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Rapport Pisa sur l’éducation : la France championne… des inégalités scolaires

Rapport Pisa sur l’éducation : la France championne… des inégalités scolaires | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
L’OCDE publie mardi matin le rapport Pisa sur l’éducation. Vincent Peillon prédit un recul en maths et une hausse «terrible» des inégalités. Le ministre de l’Education, Vincent Peillon, prédit le pire . Les résultats de l’enquête Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), dirigée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui sont publiés mardi matin, ne devraient pas être très bons. Lancée en 2000, cette étude sort tous les trois ans et s’est imposée comme la principale évaluation internationale des systèmes éducatifs : 470.000 élèves de 15 ans et 65 pays y avaient participé en 2009. Dans les trois domaines étudiés par Pisa, la France s’était alors classée 21e (compréhension de l’écrit), 22e (mathématiques) et 27e (sciences), loin derrière le trio de tête du classement (Shanghai, Corée du Sud et Finlande). Et elle devrait faire encore moins bien cette année, si l’on en croit le ministre. « La France décroche totalement dans les performances de ses élèves sur dix ans, affirmait Vincent Peillon, le 10 octobre. Sur un certain nombre de compétences, cela devient dramatique. Ce n’est pas seulement la lecture. Ce sont les mathématiques. C’est la confiance des élèves en eux-mêmes. (…) Et en plus, et ça, c’est terrible pour nous tous, c’est le pays dans lequel les inégalités sociales et scolaires s’accroissent le plus. On laisse sur le côté 25 % de notre jeunesse. » Le ministre est bien décidé à utiliser les résultats de Pisa pour justifier ses réformes, alors que « le système scolaire commence à très mal marcher pour une proportion de plus en plus importante d’élèves », de 20 % à 25 % des jeunes étant en difficulté lorsqu’ils entrent au collège. Dans son « Portrait social » publié il y a deux semaines, l’Insee soulignait que les décrocheurs se distinguent des autres élèves par leur origine sociale, rejoignant en cela ce que pointait déjà l’OCDE en 2009. La proportion des enfants de cadres est bien plus faible parmi les décrocheurs que parmi les non-décrocheurs (5 % contre 18 %) et la proportion d’enfants d’ouvriers y est, à l’inverse, plus élevée (48 % contre 31 %). « Les inégalités sont plus fortes qu’ailleurs, c’est le plus grand échec du système français, renchérit Eric Charbonnier, expert à l’OCDE. Et elles démarrent dès la maternelle. » En lecture, en 2009, la France faisait partie des pays où l’écart entre les élèves les plus forts et les plus faibles était le plus important. Et cet écart avait déjà augmenté de 5 % entre 2000 et 2009. Les inégalités valent aussi en mathématiques....
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Liberian women battle against 'sex for grades' at universities

Liberian women battle against 'sex for grades' at universities | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Female university students are mobilising to change a culture where academic success is often dependent on sexual favours. Liz Ford meets them

 

During her first few days at the University of Liberia, a male student asked Famata Adrekis if she was taking the "Sex 101" class. "I said: 'What do you mean?' I was shocked," says the fourth-year sociology student.

"Sex 101" was a reference to the expectation that female students will have sex with their male lecturers to get good grades or pass their degree courses. The practice is often referred to as "transactional sex" – sex for grades – and it's common not only in Liberian universities but also throughout sub-Saharan Africa.

A 2011 survey conducted by ActionAid in three Liberian universities found that about 85% of female students had been sexually harassed or involved in transactional sex while they studied. Some women said they were forced to keep repeating classes if they refused to have sex with their male lecturers. If a woman reported her lecturer and he was sacked, the teacher would often simply move to another institution, the survey revealed.

Adrekis is now involved in setting up a women's forum at her university. The forum will provide a safe space to report incidents, find support and lobby the university's student affairs office to take action against perpetrators. The forum will also seek to educate men about a woman's right not to be harassed. The forum met for the first time in February, following weeks of leaflet drops and awareness-raising among students.

"I'm trying to organise a women's forum so people are able to speak out," Adrekis said at a meeting of the forum's steering committee in Monrovia last month. "We will be talking to students about the issues affecting women at university and what is the way forward."...

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Les Inrocks - "Les inégalités n'ont pas disparu, elles ont juste été repoussées plus loin dans le cursus scolaire."

Les Inrocks - "Les inégalités n'ont pas disparu, elles ont juste été repoussées plus loin dans le cursus scolaire." | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En France, en 2013, 70 % des enfants d’ouvriers n’ont pas d’opportunités de promotion sociale. Face à ce constat, le sociologue Camille Peugny appelle à réinventer une école “vraiment” démocratique.

 

Dénoncé dès 1970 par Pierre Bourdieu, le mécanisme du déterminisme social se perpétue depuis les années 80. Selon le sociologue Camille Peugny, pour déjouer les pièges de notre école méritocratique et élitiste, il faut mettre l’accent sur le primaire et promouvoir la formation tout au long de la vie.

 

Qu’avez-vous voulu démontrer avec votre nouveau livre ?

Camille Peugny - Que la France de 2013 est loin d’être un paradis de la mobilité sociale et de l’égalité des chances. Quelques années après la fin de leurs études, 70 % des enfants d’ouvriers exercent aujourd’hui un emploi d’ouvrier ou d’employé. A l’inverse, 70 % des enfants de cadres exercent un emploi d’encadrement. C’est dire à quel point la reproduction des inégalités demeure forte. En réalité, depuis le début des années 1980, elle n’a pas diminué. Cela a des conséquences importantes en termes de défiance, de pessimisme, de cohésion sociale.

 

Est-ce un constat partagé par tous les sociologues, même par ceux qui insistent sur la mobilité sociale ?

La mobilité sociale existe : 30 % des enfants d’ouvriers connaissent une vraie promotion sociale et il n’y a heureusement pas de déterminisme absolu. Mais personne ne peut nier que notre milieu social a une influence sur nos destins et nos parcours. En trente ans, l’égalité des chances entre les enfants favorisés et les défavorisés n’a pas du tout progressé. Ce qui interroge notamment notre système éducatif. L’école s’est largement massifiée mais cela ne s’est pas traduit par une augmentation de la mobilité sociale. C’est un constat qui doit interpeller la société tout entière....

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