L'enseignement dans tous ses états.
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Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Apprendre dans la société numérique : temps, lieux, ressources, attitudes. - A.F.A.E.

Apprendre dans la société numérique : temps, lieux, ressources, attitudes. - A.F.A.E. | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
par Jean-Louis Durpaire et Paul Mathias, Inspecteurs généraux de l’Éducation nationale.

 

La réflexion sur la place des technologies de l’information et de la communication à l’école a été longtemps centrée sur leur rôle pédagogique et sur la plus-value qu’elles pouvaient apporter. Cette approche est devenue insuffisante dans une société bouleversée par le numérique : il faut repenser les conditions mêmes de l’enseignement et de l’éducation, c’est-à-dire les temps où ils sont organisés et structurés, les lieux de leur mise en œuvre, les ressources qui les rendent possibles, ainsi que les attitudes des élèves – futurs citoyens de cette nouvelle société.

 

Les temps de l’éducation et de l’instruction

Faire venir les élèves à l’école pendant une certaine durée fut un combat républicain, et la première condition pour qu’ils fussent instruits. Dans son Premier mémoire sur l’instruction publique , Condorcet, en 1791, définissait le cadre d’« une instruction commune » pour chaque enfant, « suivant la durée du temps dont il peut disposer », et suggérait à cet effet une durée de quatre ans (Second mémoire), de 9 à 13 ans, « âge avant lequel les enfants ne sont pas encore d’une grande utilité à leurs familles ». Condorcet n’envisageait pas que toute l’instruction fût donnée par le maître, mais souhaitait qu’une partie fût confiée à des élèves qualifiés de « répétiteurs » : « La moitié de la leçon serait donnée par le maître et l’autre moitié par un élève des premières classes chargé de cette fonction ». Il faudra presque un siècle pour que les idées de Condorcet se traduisent par une obligation scolaire, condition pourtant fondamentale pour que tous les élèves puissent recevoir une instruction. La loi du 28 mars 1882 rendit ainsi l’école obligatoire de 6 à 13 ans. L’allongement de ce temps de scolarité obligatoire sera porté à 14 ans en 1936, puis à 16 ans en 1959....

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La marchandisation de l'enseignement supérieur dans le monde | fírgoa

La marchandisation de l'enseignement supérieur dans le monde | fírgoa | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Le vendredi 5 octobre 2012, l'ARESER organise à Paris 1 un colloque international intitulé: "L'Université à l'heure de la marchandisation des savoirs". En voici l'argument:

Depuis le milieu des années 1990, l’histoire des universités s’est accélérée. L’emprise croissante de la doxa néolibérale sur tous les secteurs de la vie sociale aboutit à l’université, comme dans le monde de la recherche, à une dévaluation progressive des valeurs académiques comme à un recul de l’autonomie scientifique. Dans la plupart des pays, la marchandisation des savoirs se manifeste par l’explosion des frais d’inscription (et corrélativement l’endettement des étudiants et de leurs parents), une diminution des budgets pérennes des laboratoires au profit de concours sur appels d’offre, une relégation croissante de la recherche fondamentale comme de la pensée critique, une précarisation accrue des personnels notamment débutants, administratifs, techniques ou d'enseignement, un renforcement des inégalités entre établissements au nom de la course à l’excellence et au classement international, une pression accrue sur les étudiants pour une formation finalisée et accélérée. Ces politiques se traduisent aussi par un recul de la démocratie universitaire au profit d’une gouvernance autoritaire calquée sur le modèle de l’entreprise ou des administrations gérées selon les normes du New Public Management. Le désengagement de l’Etat et les divisions croissantes du monde académique s’accompagnent d’une colonisation par de nouveaux modes de gestion avec notamment la prolifération d’une novlangue managériale vectrice de nouvelles procédures d’évaluation et de classement plus ou moins arbitraires et gaspilleuses de temps et de personnel. Et - malgré leur indigence intellectuelle reconnue même par certains responsables - ces classements prennent un ascendant croissant sur des « décideurs » pressés et de plus en plus sommés par les marchés financiers de réduire à sa plus simple expression l’Etat providence, redistributeur, mais aussi éducateur, pour faire advenir un univers concurrentiel, source supposée de tous les bienfaits économiques, sociaux, intellectuels comme politiques à venir....

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