L'enseignement da...
Follow
Find tag "Travailler/étudier"
17.8K views | +2 today
L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
Curated by Vincent DUBOIS
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les étudiants et leurs « petits boulots » / Revue Regards croisés sur l’économie - Idées - France Culture

Les étudiants et leurs « petits boulots » / Revue Regards croisés sur l’économie - Idées - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les emplois étudiants sont-ils, comme on l’entend souvent, une expérience professionnelle formatrice et une initiation aux réalités du monde du travail, ou au contraire une entrave aux études, un apprentissage précoce de la précarité et le reflet des inégalités sociales dans le monde étudiant ? Dans son enquête quantitative et qualitative, Vanessa Pinto semble répondre : « les deux à la fois ». S’il est vrai que certains emplois peuvent constituer un espace de socialisation professionnelle, qu’ils permettent aux étudiants de découvrir la valeur de leurs ressources et de leurs titres ou d’élargir l’espace des possibles, les nombreux entretiens qu’elle a menés dans la partie ethnographique de son enquête montrent que pour une bonne partie d’entre eux, notamment lorsque l’activité n’a que peu de rapport avec la nature des études, comme dans la restauration rapide, la double occupation induit des effets d’« incohérence statutaire, caractérisée par des difficultés d’organisation et des problèmes de définition de soi ». C’est ainsi que sont engendrées ou renforcées les inégalités au sein de la jeunesse étudiante, en particulier dans le rapport au temps et à l’avenir. Le phénomène a une véritable ampleur, il concerne en gros la moitié des étudiants, lesquels déclarent selon une enquête récente de l’Observatoire de la vie étudiante avoir exercé au moins une activité rémunérée en cours d’année universitaire et 58% avoir travaillé au cours de leur dernières vacances d’été. Malgré l’augmentation constante du nombre d’inscrits dans l’enseignement supérieur, passé de 100 000 en 1945 à 2,3 millions aujourd’hui, cette proportion est restée relativement stable. Les chiffres révèlent aussi l’impact des inégalités sociales. Parmi les jeunes âgés de 21 ans, 70% des fils et 80% des filles de cadre sont étudiants, contre 27% des fils et 30% des filles d’ouvriers. Tous âges confondus, l’exercice d’une activité non liée aux études concerne 37% des fils et 41% des filles de cadres, contre 46% des fils et surtout 63% des filles d’ouvriers. Et d’après l’UNEF, le salariat étudiant augmente de 40% le taux d’échec, sans surprise il constituerait la première cause de l’absentéisme en cours et aux examens....
more...
SES-BANK's curator insight, March 25, 11:30 AM

Intéressante enquête qui confirme qu'en ce domaine rien ne change :  comme par le passé, le statut étudiant à temps complet compatible avec une pleine réussite des études engagées semble réservé aux enfants de cadres...  Je me souviens avoir lu la même chose à la fin des années 80. Qu'as-t-on fait entre temps ?

Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Bourses étudiantes : François Hollande démine la rentrée

Bourses étudiantes : François Hollande démine la rentrée | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Geneviève Fioraso a annoncé 118 millions d'euros dès 2013 et 200 millions pour la rentrée 2014-2015.55.000 étudiants vont percevoir une nouvelle aide.

 

François Hollande met la main au portefeuille pour déminer la rentrée universitaire. La réforme des bourses étudiantes, annoncée hier par la ministre de l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, et concoctée avec l'Elysée, prévoit une enveloppe supplémentaire de 118 millions d'euros dès la rentrée 2013 et encore 200 millions pour 2014-2015. « La réforme s'inscrit dans le cadre de la priorité à la jeunesse du président de la République », s'est félicitée Geneviève Fioraso. Le chef de l'Etat veille surtout à éviter que les étudiants ne descendent dans la rue à la rentrée alors que des syndicats de salariés appellent déjà à manifester contre la réforme des retraites. L'annonce d'hier a d'ailleurs été bien accueillie par les organisations étudiantes.

La réforme a trois cibles et va permettre d'améliorer la situation de 92.000 étudiants, explique-t-on au ministère. D'abord, les étudiants dont les parents sont les plus en difficulté. Ainsi, 30.000 étudiants qui avaient atteint l'échelon maximal (échelon 6) et touchaient 4.019 euros sur dix mois. Ils percevront désormais 5.500 euros, grâce à la création d'un échelon 7.

L'aide s'adresse aussi, selon la ministre, « aux étudiants qui sont dans le bas des couches moyennes ». Les revenus de leurs parents leur permettent d'être à l'échelon 0, c'est-à-dire d'être exonérés des paiements des droits universitaires et de la cotisation à la Sécurité sociale étudiante. Sur ces 135.000 étudiants, 55.000 vont bénéficier d'une aide de 100 euros par mois, grâce à la création d'un échelon « 0 bis ». « Ce sont ces étudiants qui travaillent le plus pour financer leurs études, commentait hier Geneviève Fioraso. Or, au-delà de 16 heures de travail par semaine, ils compromettent durablement leurs études. En leur donnant 1.000 euros sur dix mois, nous attendons un gain de 6 à 8 points sur leur réussite en licence et en master. »

La réforme concerne aussi les étudiants en rupture familiale, non éligibles aux bourses classiques et qui touchent une aide du Fonds national d'urgence. Ils sont 6.000 dans cette situation. Le gouvernement a promis 1.000 allocations supplémentaires dès 2013, d'un montant supérieur au niveau moyen actuel : entre 4.019 et 5.500 euros, contre 3.600 euros aujourd'hui. Enfin, les 562.000 étudiants déjà boursiers verront leur bourse augmenter de 1 %, soit « plus que l'inflation », précise-t-on au ministère....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

La grande déprime des étudiants français

La grande déprime des étudiants français | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les résultats de l’enquête réalisée par l’Observatoire de la vie étudiante révèlent que plus de la moitié des étudiants se dit stressée, déprimée ou en difficulté financière.
Les jeunes Français sont de plus en plus nombreux, étudiants ou jeunes professionnels, à aller tenter leur chance à l’étranger .Et si les conditions de vie des étudiants français étaient en cause? L’enquête nationale de l’oObservatoire de la vie étudiante sur les conditions de vie des étudiants est publiée ce mardi. Et ses conclusions sont plutôt pessimistes. Les étudiants français vont mal: 53% d’entre eux se sont sentis déprimés et/ou stressés dans la semaine précédant leur réponse à l’enquête. Ils sont également nombreux à devoir faire face à des difficultés financières: 54% des sondés ont déclaré être confrontés à des difficultés de «moyennes à très importantes», qu’ils habitent ou non chez leurs parents. Julie fait partie de ceux là: «J’ai du faire un prêt pour payer mon école, et au quotidien, ce n’est pas la joie. Mes parents me payent mon loyer, ce qui est déjà conséquent à Paris. Pour le quotidien, j’ai 300 euros par mois. Mais une fois retiré les transports, l’électricité, le téléphone… Il ne reste plus grand chose.» Au déjeuner et au dîner, «ce sont souvent des pâtes»! Les étudiants sont un peu moins nombreux qu’en 2010 à travailler: ils ne sont plus que 46% aujourd’hui, contre 50% il y a trois ans. Plus d’un étudiant sur deux déclare le faire par nécessité financière, même si ils sont près de 70% à considérer que cela leur permet également d’acquérir une expérience professionnelle. «En licence, je faisais des stages en parallèle de mes études, car j’avais le temps. J’apprenais beaucoup, et gagnais un peu d’argent. En master, ce n’est plus possible, la charge de travail est beaucoup trop importante» explique Paul, en master à Sciences Po .Parmi les étudiants qui cumulent études et petits boulots, près d’un sur cinq déclare avoir une activité «concurrente ou très concurrente de leurs études», et cette proportion est passé de 16% en 2010 à 19% en 2013. Lorsque le temps manque à ces «cumulards», c’est leur temps d’études qu’ils sacrifient, et non leurs loisirs: activité rémunérée ou non, le temps alloué à la détente avoisine les douze heures par semaine....
more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

La double vie des étudiants qui travaillent

La double vie des étudiants qui travaillent | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Au prix de lourds sacrifices (échecs, fatigue...), de plus en plus de jeunes mènent de front études et emploi.

 

La décision est prise et c'est un soulagement. David Darmon vient de démissionner. Le jeune homme de 21 ans, en deuxième année d'histoire à l'université de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise), se pose à la cafétéria. Il parle longuement, semblant goûter ce moment où le dilemme, enfin, est tranché. "Entre travail et études, j'ai choisi mes études", lâche-t-il.

Depuis septembre 2012, David était employé polyvalent chez McDonald's. Travailler n'a jamais rebuté cet étudiant qui vient d'un BEP vente, suivi d'un bac professionnel services. A 16 ans, il faisait déjà des extras dans un restaurant, certains soirs. Mais chez McDo, il a craqué, renonçant à son contrat de 20 heures hebdomadaires payées 600 euros par mois. Deux soirs de semaine en cuisine ou en salle, de 19 heures à 23 h 30. Les samedis et dimanches de 12 à 15 heures, puis de 19 à 22-23 heures. Avec des cours tous les jours.

 

"On me rajoute des heures, je ne peux pas dire non. Je rentre à la maison à minuit passé, je démarre en fac à 8 h 30. Je suis limite en train de m'endormir en cours. Avant, je lisais dans le bus, maintenant je dors. C'est fac-boulot-dodo. Je ne vis plus. Et je vais avoir 22 ans ! Ce n'est pas humain." Par rapport aux autres, David, qui a déjà redoublé une année, sent qu'il a pris du retard. Son inquiétude monte. Il va chercher un boulot moins prenant.

Entre-temps, il faudra vivre chichement parce qu'à la maison c'est "ric-rac". "Je vais limiter les sorties. Diminuer les clopes. Le midi, prendre un sandwich chez Auchan à 1,20 euro plutôt que ceux de la cafète à 3 euros. Ça peut faire 60 euros de différence à la fin du mois..."

Chaque année, davantage d'étudiants travaillent durant l'année universitaire pour alléger le poids financier que portent leurs parents. Selon la dernière enquête de l'Observatoire de la vie étudiante en 2010, ils seraient 50 % dans ce cas – soit 4 points de plus qu'en 2006. Si l'on tient compte des mois d'été, la proportion grimpe à 73 %.....

more...
No comment yet.