L'enseignement dans tous ses états.
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Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Le manque de considération pour les Atsem, cet accroc qui dévalorise l'école

Le manque de considération pour les Atsem, cet accroc qui dévalorise l'école | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Ces professionnelles de l'école maternelle demandent davantage de reconnaissance. Elles sont en grève ce mercredi 14 décembre.


Si vous êtes déjà rentré dans une classe de maternelle, vous avez rencontré des Atsem ou agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles. Mais si cela fait un peu longtemps pour vous, il est utile de rappeler que ce sont des agents qui travaillent dans les écoles auprès des enfants et des enseignantes, surtout dans les petites et moyennes sections. Comme l'explique avec enthousiasme Gaelle Le Notre, porte-parole du collectif Atsem de France, qui exerce cette profession depuis seize ans dans une commune du Var: «Une journée d'Atsem, c'est neuf heures par jour à l'école. Cela commence par l'accueil des enfants le matin. La préparation des ateliers et dans la matinée le passage aux toilettes. Pour organiser les ateliers, on sort le matériel demandé par l'enseignante par exemple les éléments à manipuler pour la numération [apprendre à compter, ndlr] ou le matériel de graphismes. L'instit se met à un atelier, moi à un autre, deux sont en autonomie. Dans mon école, les instits ne font plus trop d'art plastique, mais ce n'est pas comme ça partout, je fais de la poterie, par exemple, du collage, de la peinture en fonction de ce que la maîtresse veut travailler. ...

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Être debout en classe pourrait aider les enfants à apprendre

Être debout en classe pourrait aider les enfants à apprendre | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it


Bouger en classe, c’est bon pour la santé et aussi pour l’attention et la concentration. Les études sont unanimes: il existe un lien entre l’inactivité et les problèmes de santé, dont les maladies cardiaques, le diabète et l’hypertension. Mais la plupart de ces études portent sur des adultes dans un environnement professionnel et soulignent les conséquences néfastes de la position assise sur la santé. D’où la mode des bureaux debout en entreprise. Bouger, c’est bon pour la santé. Ces dernières années, de nombreux chercheurs se sont penchés sur l’utilisation de bureaux debout à l’école (devant lesquels les élèves choisissent de s’asseoir sur un tabouret ou de rester debout) en lieu et place des traditionnels pupitres. Les résultats sont prometteurs mais, jusqu’à présent, les chercheurs ont surtout envisagé ces bureaux comme un moyen de combattre les comportements sédentaires. Différentes études ont démontré que ces «bureaux debout» permettaient de brûler des calories. Mais ils favoriseraient également une meilleure écoute et un comportement plus studieux chez les élèves, selon les enseignants. Ces témoignages sont-ils dignes d’intérêt? Notre équipe du Texas A&M Ergonomics Center a décidé d’enquêter sur les éventuels bénéfices neurocognitifs des bureaux debout pour les élèves. Il s’avère que le fait d’autoriser les enfants à se déplacer dans la classe aide à stimuler leur attention et leur concentration.....

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Une fac sur internet pour les réfugiés prépare son arrivée en France

Une fac sur internet pour les réfugiés prépare son arrivée en France | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En Allemagne, 1.300 personnes ont commencé à prendre des cours grâce à Kiron, une université en ligne gratuite dédiée aux réfugiés. Des étudiants parisiens espèrent répéter ce succès en France.

 

Les deux étudiants espèrent réitérer en France le succès de Kiron University, un projet devenu réalité en Allemagne. Après avoir levé 500.000 euros grâce au financement participatif et noué des partenariats avec des universités et entreprises allemandes, Kiron a accueilli une première promotion de 1.300 réfugiés en octobre 2015. Au terme de deux ans de formation en ligne et d’une troisième année «physique» à l’université, ils obtiendront une licence de commerce, d’architecture, d’ingénierie ou encore d’informatique.

 

«Au début, le projet n’était pas centré sur les réfugiés», raconte Juan David Mendieta, l’un des fondateurs de Kiron en Allemagne. Fin 2014 , il rend visite à son ami Vincent Zimmer, un entrepreneur allemand qui passe quelques mois en Turquie. Ce dernier s’intéresse depuis un moment au «blended learning», ou apprentissage mixte, une méthode éducative basée sur un mélange de cours physiques et en ligne, dans laquelle il voit une chance de réduire drastiquement le coût de l’enseignement supérieur. «Mais à ce moment-là en Turquie la crise des réfugiés devenait alarmante, se souvient Juan David Mendieta, et c’était évident qu’elle allait toucher l’Europe.»...

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Les logiciels de vie scolaire: l'outil de surveillance de l'Education nationale | Slate.fr

Les logiciels de vie scolaire: l'outil de surveillance de l'Education nationale | Slate.fr | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Bulletins ou cahiers de texte numériques: l'Education nationale se modernise mais ne songe pas que certains de ses outils déresponsabilisent les élèves et laissent libre cours au flicage.

 

Il est déjà bien loin le temps où les professeurs devaient remplir à la main les bulletins trimestriels de leurs élèves… Bombardé enseignant en 2007, j’avoue à regret ne jamais avoir connu l’époque des bulletins manuscrits et des copies carbone, ce qui m’aurait permis de jouer les anciens combattants en salle des profs. Les logiciels de vie scolaire (citons ProNote, VieScolaire.net ou Educ’Horus) fournissent depuis désormais quelques années une assistance clé en main non seulement pour les bulletins, mais également pour la gestion des absences et des retards et du cahier de textes de la classe.

Le cahier de textes de la classe, c'est le «cahier» dans lequel le prof doit détailler pour chaque heure de cours ce qui a été fait pendant la séance (en joignant les documents utilisés) et les devoirs à faire pour la fois suivante, le but étant de permettre aux élèves absents pendant la séance de savoir tout ce qui a été fait pendant qu'il n'était pas là, et de rattraper. Plus pratique en version numérique qu'à l'époque où il était en papier, lourd, et trimballé par les élèves chargés de le porter d'une classe à l'autre, du cours de français au cours de maths, puis d'anglais...

D'ailleurs, le remplissage du cahier de textes est devenu une obligation en 2010: 

«De façon permanente, il doit être à la disposition des élèves et de leurs responsables légaux qui peuvent s'y reporter à tout moment. Il assure la liaison entre les différents utilisateurs. Il permet, en cas d'absence ou de mutation d'un professeur, de ménager une étroite continuité entre l'enseignement du professeur et celui de son suppléant ou de son successeur.»


Soyons honnêtes: le cahier de textes est la bête noire d’une majeure partie des enseignants, moi le premier. Son remplissage est une activité chronophage, de celles qui poussent à la procrastination... sauf que pour servir à quelque chose, il doit se faire de façon quotidienne et exhaustive. Gare à nous si les chefs d’établissements ou les inspecteurs réalisent qu’il est mal ou peu rempli.


Pour autant, les logiciels de vie scolaire ne risquent pas de disparaître: le passage au tout-numérique est une obsession mal contrôlée, et le côté pratique et exhaustif de tels logiciels peut difficilement donner envie de revenir au papier et au stylo; et ce n'est pas aux professeurs qu'ils peuvent nuir le plus: mais aux élèves.....

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Les universités californiennes permettent aux futurs étudiants de choisir entre six identités de genre

Les universités californiennes permettent aux futurs étudiants de choisir entre six identités de genre | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les personnes qui envoient leurs dossiers de candidature dans les universités publiques de Californie auront un vaste éventail de choix à la place du traditionnel homme ou femme.

 

À partir de cet automne, les personnes qui envoient leurs dossiers de candidature dans les universités publiques de Californie auront un vaste éventail de choix à la place du traditionnel homme ou femme. Les six identités de genre disponibles incluent homme, femme, transgenre homme, transgenre femme, queer ou différent, rapporte le Los Angeles Times.

Le transgenre homme («trans male» en version originale) est né avec un sexe féminin mais a une identité de genre masculine, et c'est l'inverse pour le transgenre femme («trans female»). Pour l'identité queer, l'université précise «gender queer/gender non-conforming», soit «les personnes qui refusent de se conformer au genre assigné à la naissance et au système sexe/genre normatifs imposé par l’environnement social et culturel», comme l'expliquait Marie-Hélène Bourcier sur Slate.fr. Et pour ceux qui ne se sentent représentés par aucuns de ces termes, reste l'option «différent».....

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C'est quoi l'autorité?

C'est quoi l'autorité? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Pour Maryse Emel, professeure de philosophie, vouloir faire de l'autorité le fondement de l'éducation est une grosse erreur.

 

Etymologiquement, l’autorité renvoie à l’auteur, celui qui est reconnu par la communauté des savants. Les institutions du savoir ne cessent de le rappeler. L’auteur qui fait autorité à l’école, c’est le professeur investi par ses pairs du savoir légitime. Que d’efforts pour y arriver! Que de renoncements pour atteindre ce paradis! Mais, comme l’aurait dit Platon, il est temps de redescendre et de retourner à la Caverne. La Caverne de l’ignorance, la Caverne des ombres, la Caverne où la brutalité est souvent préférée à la politesse. L’autorité du professeur ne saurait émaner que de ce savoir acquis avec tant de labeur. Le travail en effet est le premier garant de l’autorité. Les parvenus du savoir, ceux qui y sont arrivés sans fournir les efforts nécessaires, sans dresser la volonté à se mettre à la tâche, ceux-là ne méritent que mépris ou indifférence. Ce poids de la volonté et de l’effort, on le retrouve dans la démarche lente du conférencier qui porte le savoir acquis dans l’oubli de soi. Nous voici face à la seconde valeur de l’école: l’oubli de soi,...

 

Le problème avec les professeurs, dont je fais partie, c’est qu’ils apprennent à évaluer: eux-mêmes ou le concurrent. Les concours d’enseignement sont concurrentiels, l’amitié s’arrête au seuil des postes à pourvoir. Si je réussis, oui je pourrai le plaindre, lui qui n’a pas eu le concours…

Réussir le concours, c’est intégrer la caste des pairs.

Et les élèves dans tout cela? Ils perçoivent, bien souvent dans la confusion, ce monde de l’excellence humaniste auquel certains accéderont, d’autres pas.

Les professeurs viennent de partout. Des terres de l’excellence comme des terres de la précarité. Des grandes écoles comme des errances hasardeuses de la vacation. Jadis, on qualifiait ces derniers de «maîtres auxiliaires». Des moyens pour les autres maîtres… ceux qui n’ont pas échoué aux concours… Mais qui souvent échouent sur les bancs de la classe, et ne savent plus repartir.

Echouer, comme un bateau à la dérive. Echouer et se sentir perdu.

 

La parité c’est cela… Exclure pour créer une communauté, au risque de ne pas rencontrer les exclus du groupe.

Le modèle éducatif implicite, c’est celui-là. Celui de l’excellence et du rejet, de la mise à l’écart de ceux qui n’ont pas su comprendre. Devenir un moyen, au sens marxiste, c’est être aliéné. C’est à cela que sert l’enseignement des humanités… de quoi terrifier Montaigne.

L’autorité alors devient autoritarisme, le respect, soumission et crainte, le travail, corvée… et la peur s’installe.

Vincent DUBOIS's insight:

Il est nécessaire de rappeler que l'autorité, c'est absolument le contraire de l'autoritarisme (qui ne fait pas naturellement autorité utilise la force et la peur pour s'imposer et ruine par là les raisons mêmes qui l'ont pousser à agir ainsi).

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La Finlande veut abandonner les matières à l'école au profit des «sujets»

La Finlande veut abandonner les matières à l'école au profit des «sujets» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

La Finlande se prépare à amorcer un changement radical de l'organisation de son enseignement, nous apprend The Independent. Le pays, qui fait partie des mieux notés au classement international Pisa, compte en effet «s'engager dans un des programmes de réforme de l'éducation les plus radicaux jamais mis en place par un Etat-nation, l'abandon du traditionnel "enseignement par matière" pour "l'enseignement par sujet"», dont le quotidien donne plusieurs exemples:

«Un adolescent suivant un cursus professionnel pourra prendre des cours de "services de restauration", qui incluraient des éléments de mathématiques, de langues étrangères (pour pouvoir servir des clients étrangers), de compétences écrites et orales.

 

Des élèves engagés dans un cursus général se verraient enseigner des sujets transversaux comme l'Union européenne –qui mélangeraient des éléments d'économie, d'histoire des pays concernés, de langues étrangères et de géographie.»

Cette réforme est actuellement testée, à raison d'une ou plusieurs périodes de cours par an, dans les écoles finlandaises, notamment à Helsinki.

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La rentrée des profs ressemble à celle des élèves: des angoisses et des jugements hâtifs

La rentrée des profs ressemble à celle des élèves: des angoisses et des jugements hâtifs | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
L'un de nos chroniqueurs, professeur de maths dans un lycée, raconte comment il a préparé sa rentrée et les erreurs à ne pas commettre les premiers jours.

 

Quand j’étais gamin, je pensais que mes profs n’avaient pas de vie en dehors de l’école. Qu’ils étaient juste profs. Je ne pouvais pas les imaginer en train d’aller au cinéma, de faire du sport, de jouer avec leurs enfants (pour cela il aurait déjà fallu qu’ils fassent des enfants, beurk). Mes camarades semblaient partager ce point de vue hyper paradoxal: faire cours ne nécessitait aucun travail préparatoire, mais être prof voulait dire l'être vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

En rejoignant à mon tour les rangs de l’Éducation nationale, j’ai réalisé que personne ne me demanderait de faire vœu de chasteté ou de renoncer à boire de la Guinness. J’allais être prof 18 heures par semaine (plus les heures supplémentaires, les réunions et le boulot à la maison); le reste du temps, je serais juste moi.

Ayant exercé en collège pendant une demi-douzaine d’années, j’ai pu constater que la croyance sur la non-humanité de l’enseignant a la dent dure, en particulier chez les plus jeunes. J’ai croisé plus d’une fois des élèves stupéfaits de me voir promener l’un de mes enfants en poussette ou écouter de la musique avec un casque (rendez-vous compte: avec un casque). J’ai pourtant l’air d’un type normal, qui porte des jeans et des t-shirts pas repassés. Mais rien n’y fait: fin juin début juillet, quand sonne l’heure des vacances d’été, je sais que beaucoup d’entre eux imaginent que je vais passer deux mois enfermé dans l’armoire de ma salle de classe, comme l’écorché de la salle de biologie, avant d’en ressortir comme si de rien n’était aux premiers jours de septembre.

Les vacances, c'est les vacances

Il est temps de dévoiler un secret qui va bouleverser plus d’un élève: à quelques détails près, les profs sont des gens comme les autres. Dans les jours qui précèdent les grandes vacances, ils prennent des bonnes résolutions pour l’année suivante. Puis beaucoup s’emploient à procrastiner, encore et encore, jusqu’à ce que les derniers jours d’août se fassent inévitables....

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Vous voulez lutter contre la violence à l'école? Emmenez un bébé dans la classe

Vous voulez lutter contre la violence à l'école? Emmenez un bébé dans la classe | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Les Canadiens ont une stratégie unique pour limiter la violence et le harcèlement à l’école: faire venir des bébés dans les classes.

Depuis 1996, le programme Roots of Empathy (Racines de l’Empathie) introduit des nourrissons dans les écoles primaires et les collèges. Assis par terre en cercle, les élèves observent, l’œil attendri, les bambins qui pleurent, bavent, rient et rampent. Plusieurs études ont montré que ces sessions permettaient de réduire les comportements agressifs chez les élèves, avec des effets qui durent jusqu'à trois ans après.

Un parent bénévole amène son petit une fois par mois pendant neuf mois, et les cours sont animées par un enseignant spécialisé.

Au début, le bébé a entre deux et quatre mois, et à chaque session, les élèves suivent son développement jusqu'à un an environ. La rencontre avec le bébé (qui porte un t-shirt sur lequel est écrit «petit prof») est suivie d’une session plus scolaire, avec lecture de textes et écriture d’histoires inspirées par le nourrisson.

Lors de ces cours, les enfants décrivent les émotions du bébé, le dessinent, posent des questions aux parents et chantent des comptines. L’idée est que la présence de ce bébé qui ne juge personne (et ne voit pas les hiérarchies sociales) a un effet calmant et libérateur.

Après avoir parlé des émotions du bébé, les élèves apprennent à nommer leurs propres émotions, et à développer leur capacité à se mettre à la place des autres pour imaginer ce qu’ils ressentent.

Si le bébé pleure, les élèves ont immédiatement envie de l’aider. Ensuite, ils auront une discussion sur ce qui les rend eux-mêmes tristes, et sur les circonstances dans lesquelles ils pleurent. Au fil de la séance, ils parleront aussi de comment réagir lorsqu’un de leurs camarades est en larmes.

Selon les organisateurs, cette sorte de thérapie de groupe impulsée par le bébé favorise les comportements altruistes....

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Comment concilier sport de haut niveau et école | Slate

Comment concilier sport de haut niveau et école | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La tâche n'est pas simple. Cependant, de plus en plus de cursus spécifiques sont mis en place.

 

Depuis l'âge de 10 ans ou 12 ans, ils passent plusieurs heures par jour à taper dans la balle, pédaler, courir, nager, ou encore batailler sur un tatami. Sans compter les multiples compétitions qui monopolisent leurs week-ends et une bonne partie de leurs vacances. Contraints par le temps, bien plus soumis à la pression sportive qu'à celle de l'école, les sportifs de haut niveau qui n'entendent pas renoncer aux études n'ont pas la vie facile. C'est à ce thème, notamment,  qu'étaient consacrés les récents Entretiens de l'Insep intitulés «Regards de sportifs(ves) sur leur carrière». 

Benjamin Brossier, 19 ans, pongiste, a en la matière un cursus tout à fait représentatif: dès la fin du CM1, il a dû faire une croix sur sa vie d'écolier traditionnel. Son CM2, il l'a certes effectué dans une école «classique», mais, déjà, loin de chez lui, hébergé par une famille d'accueil.

Son jeune collègue Andréa Landrieu, 17 ans, lui aussi pongiste, a quitté les bancs de l'école dès le collège, avec deux années d'études à distance. Accueilli ensuite dans les structures fédérales, l'adolescent a été bien heureux de «retrouver enfin une vraie classe». 

Aujourd'hui à l'Insep, où les horaires sont aménagés, il étudie en première S et espère décrocher un bac avec mention pour intégrer une école d'ingénieurs. Une ambition qui ne va pas de soi, puisque le jeune homme, sous statut professionnel, gagne déjà sa vie grâce à son sport. D'autres, sans nul doute, éprouveraient bien du mal à ne pas se laisser aveugler par cette situation tout à fait inhabituelle chez des jeunes de leur âge. 

 

L'affaire se corse encore après le bac. C'est le temps, souvent, du début de la maturité sportive, des grandes compétitions internationales, de ces étapes que le sportif ne saurait manquer. Comment alors doser efforts scolaires et sportifs? Comment  bachoter lorsqu'une importante compétition internationale s'approche?

Bien souvent, le «double-projet» (sportif et scolaire) dont l'Insep rebat les oreilles à ses pensionnaires, ressemble plutôt à une succession de priorités qui s'empilent au gré des agendas sportifs...

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L'éducation, le parent pauvre de l'Egypte | Slate Afrique

L'éducation, le parent pauvre de l'Egypte | Slate Afrique | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les élèves des écoles gouvernementales égyptiennes attendent toujours leur révolution. L'avenir du pays est en jeu.

 

Des semaines et des semaines de débats, de violents accrochages et une Constitution adoptée, sans que le mot éducation n’apparaisse une seule  fois. Si ce n’est pour rappeler une fois de trop l’ignorance et la crédulité des Egyptiens.

Or, la déliquescence des services publics comme celui de l’éducation est un défi pour l’Egypte post-Moubarak.

L’ignorance pointée du doigt par les libéraux ne naît pas de nulle part. C’est le système éducatif égyptien qui en est le concepteur. Mohammed El-Baradei, alors président de l’Agence internationale de l’énergie atomique, disait déjà, en 2010:

«Nous pouvons transformer l'Egypte en un Etat moderne et en un Etat modéré, grâce à l'éducation.»

Selon l'Unicef, 95,4% de la population âgée entre six et 18 ans est inscrite à l'école. Malgré cela, l'agence onusienne observe que «la qualité de l'enseignement reste un défi majeur qui entrave la capacité des enfants à développer leur plein potentiel».


Près de deux ans après la révolution égyptienne, l’éducation demeure le parent pauvre du pays, au même titre que tous les services publics délaissés par l’Etat depuis la libéralisation de l’économie égyptienne, dans les années 1970, puis à plus grande échelle, dans les années 1990.  

Iman Farag, spécialiste de l’éducation en Egypte espérait pourtant, quelques mois après la révolte populaire qui a mis fin au règne d’Hosni Moubarak, que le thème de l’éducation fasse enfin son apparition dans les débats politiques. Elle était alors persuadée que tout changement viendrait d’une refonte du système éducatif égyptien.

Or, ce système ne semble pas être remis en question par le président islamiste Mohammed Morsi. Ce dernier ne cesse d’appeler à la nahda (renaissance) égyptienne dont les Frères musulmans seraient les grands instigateurs....


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Premier débat: Mitt Romney a lancé une idée très à gauche sur l'éducation | USA 2012

Premier débat: Mitt Romney a lancé une idée très à gauche sur l'éducation | USA 2012 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

L’idée la plus à gauche de la soirée à propos de l’éducation a été lancée… par le candidat républicain!

 

Mitt Romney a lancé l’idée la plus radicale et la plus clairement marquée à gauche du débat sur l’éducation: permettre aux écoliers pauvres et/ou handicapés de continuer de bénéficier des bourses fédérales même en cas de changement de secteur scolaire. Romney avait déjà évoqué cette idée dans un rapport publié en mai et il a réitéré sa proposition lors du débat de ce mercredi.

Venant d’un Républicain, cette idée est révolutionnaire: historiquement, les parents blancs et riches, ainsi que les responsables des secteurs scolaires, ont toujours fait leur maximum pour éviter que des enfants pauvres et non-blancs ne se retrouvent pas dans les classes de leurs enfants.

Ceux d’entre nous qui se sentent concernés par cette forme de reségrégation (un terme américain qui désigne le recul déguisé de la déségrégation, NdT) sont depuis très longtemps les partisans d’un partenariat plus resserré entre les districts urbains et les banlieues aisées (aux Etats-Unis, ce sont souvent les centres urbains historiques qui sont pauvres, la périphérie étant généralement peuplée par la classe moyenne blanche, NdT), par le biais des Magnet schools (ces écoles proposant des cursus spécifiques et qui attirent donc de nombreux élèves hors-secteur, NdT) et des systèmes de ramassages scolaires.

Mais tout ceci est généralement présenté comme une proposition tellement à gauche que même le Parti démocrate ne peut s’en emparer.

La réforme scolaire entreprise par l’administration Obama, baptisée Race to the Top, n’a en rien encouragé l’intégration scolaire et n’a pas non plus permis aux enfants d’être scolarisés en dehors de leur quartier –un droit important, car la plupart des écoles en grande difficulté sont situées dans des secteurs scolaires où la plupart des écoles sont dans le même cas (et celles qui ne le sont pas ont une liste d’attente longue comme le bras)....

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Et si on rémunérait les profs à la performance | Slate

Et si on rémunérait les profs à la performance | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
De la puissance de l’aversion aux pertes appliquée à l'éducation.

Dans un précédent article intitulé «Payer les élèves pour travailler à l'école», nous abordions la notion d'aversion aux pertes appliquée à l'éducation. Approfondissons un peu.

Pour l’analyse économique standard, les choix des agents économiques résultent simplement d’un calcul rationnel visant à maximiser leur utilité dans un environnement risqué ou incertain. L’homo economicus n’a aucune raison rationnelle de manifester une plus grande aversion aux pertes (qu’elles soient certaines, probables, improbables ou incertaines) qu’aux gains. Aucune raison, autrement dit, que la désutilité associée à une perte soit, chez lui, supérieure à l’utilité associée à un gain équivalent.

 

Deux figures majeures de l’économie comportementale, les psychologues Daniel Kahneman (récipiendaire du Prix Nobel d’économie 2002) et Amos Tversky, ont cependant démontré l’existence d’une aversion aux pertes particulièrement marquée des agents économiques. Autrement et trivialement dit, j’ai moins de plaisir à gagner 100 euros que je n’ai de déplaisir à perdre la même somme. Ce qui doit logiquement se traduire, chez moi, par une plus forte incitation à faire des efforts pour conserver mes 100 euros que pour en gagner 100 autres.

Les économistes Roland Fryer Jr., de l’université Harvard, Sally Sadoff, de l’université de San Diego, John List et Steve Levitt, tous deux de l’université de Chicago, semblent en apporter une nouvelle fois la démonstration dans un document de travail publié le 30 août dernier par le National bureau of economic research. Ces derniers ont en effet mis en place, dans neufs écoles d’une commune située à 50 kilomètres au sud de Chicago, au cours de l’année scolaire 2010-2011, une expérimentation visant à mesurer l’effet sur la qualité du travail des professeurs d’incitations monétaires reposant sur l’aversion aux pertes.

 

Si les études actuellement disponibles concernant l’efficacité des systèmes de prime à la performance visant à améliorer la «productivité» des enseignants ont démontré leur efficacité dans les pays en développement, il ne semble pas en aller de même dans un pays comme les Etats-Unis, où les résultats des dispositifs d’incitation mis en place n’apparaissent, pour l’heure, pas significatifs....

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Les illusions de la démocratisation scolaire

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Une scolarisation précoce et une conception élargie de l'éducation sont nécessaires pour espérer réduire les inégalités sociales par le biais de l'école.


Les chercheurs américains des années 1960 qui travaillaient sur la mobilité sociale plaçaient beaucoup d’espoir dans l’école. Les travaux de Blau et Duncan avaient montré que l’école jouait un rôle important dans les mécanismes de reproduction sociale, mais qu’elle pouvait aussi favoriser la réussite individuelle indépendamment de l’origine sociale des élèves. On pouvait donc espérer qu’une politique éducative bien menée contrecarre les effets de la reproduction sociale liée au milieu familial. Ces espoirs ont été en partie déçus. D’après les travaux les plus récents (ceux de Richard Breen et de ses collègues), les inégalités d’éducation en fonction de l’origine sociale se seraient certes réduits sur le long terme (Breen et ses collègues examinent le destin de cohortes nées en 1900 et 1954) mais ce mouvement est lent et relativement modéré. Les inégalités de réussite en fonction du milieu social d’origine restent extrêmement marquées. Cette lenteur du processus de démocratisation peut trouver une explication rationnelle, celle qu’avançait déjà Raymond Boudon dans son fameux livre sur l’inégalité des chances en 1973. Il ne faut pas juger des différences de réussite de manière absolue, mais de manière relative en fonction de la distance que les individus ont à parcourir pour atteindre un point donné de la hiérarchie sociale et scolaire. Plus cette distance est grande (du fait d’un point de départ peu élevé), plus les coûts et les risques pour l’atteindre sont élevés. Les individus et leurs familles évaluent évidemment ces coûts et ces risques à chaque seuil d’orientation et font la balance avec les bénéfices escomptés pour décider de leur orientation et du niveau visé....

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Une école vraiment pas comme les autres

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L’école Pajol, mentionnée dans les médias récemment parce que l'un des parents d'élèves a été menacé d'expulsion, est une école ouverte, soudée, qui créé du lien. Une école qui n'a rien avoir avec la plupart de celles qui peuplent le système éducatif français.

 

L'actualité vous déprime, moi aussi: parlons d'une belle histoire. Un fait divers, pas une première, mais qui a eu un écho notable dans la presse locale et nationale: en ce mois de janvier 2015, des parents d’élèves parisiens se sont mobilisés pour un papa sans-papiers placé en centre de rétention, ils ont réussi à obtenir sa remise en liberté et son retour dans sa famille.

Gao Peng est arrivé en France il y a cinq ans. Sa propre mère y était déjà depuis cinq ans. Ils sont sans papiers. L’épouse de Gao Peng est, elle, demandeuse d’asile. Leur petite fille est scolarisée dans leur quartier à l’école polyvalente de la rue Pajol dans le 18ème arrondissement de Paris, vers la Goutte d'or. Madame Gao est enceinte. Le soir du 22 décembre, Monsieur Gao allait chercher du linge. Il a été interpellé, arrêté et placé en centre de rétention. Au retour des vacances de Noël, la nouvelle de l’arrestation s’est répandue dans l’école.

Les parents se sont massivement mobilisés: ils ont occupé l’école tous les soirs (sans perturber les cours) et ont alertés la presse et leur réseau d’amis. J’ai par exemple reçu l’information par trois canaux différents… et puis les papiers sont sortis assez rapidement dans les journaux.

Fin de l’histoire? Peut-être, me suis-je dit, qu’il y a quelque chose de particulier dans cette école, quelque chose qu’on pouvait lire entre les lignes des mails et des articles. Cela méritait d’y voir de plus près.

 

Paris XVIIIème. En passant devant l’école Pajol, un lundi de janvier à 16h20, le promeneur peut prendre le temps de lire les panneaux d’informations publiques: l’un, de l’association RESF (Réseau Education sans frontière), donne des conseils aux sans-papiers. RESF existe depuis 2004, le réseau doit sa naissance à l’indignation suscitée par des cas de parents se faisant arrêter à la sortie des écoles. Ce n’est pas le cas de Monsieur Gao, mais il n’a pas été remis en liberté après examen de son cas et de sa situation familiale. L’autre panneau informe sur sa situation particulière....

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Les associations de parents d'élèves sont plus politiques qu'on ne le croit

Les associations de parents d'élèves sont plus politiques qu'on ne le croit | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
FCPE, PEEP, et associations qui se disent «indépendantes»: les représentants des parents d'élèves n'échappent pas toujours aux logiques politisées.

 

Comme chaque début d'année scolaire, les parents d'élèves ont été amenés à voter les 9 et 10 octobre derniers pour leurs représentants. Des représentants qui se rendent aux conseils de classe, échangent avec les directeurs d'écoles ou les chefs d'établissements, les mairies, et défendent les intérêts des quelques 12 millions d'élèves en France, en primaire et secondaire. En regardant de plus près ces parents qui s'engagent à l'école, il y a comme une odeur de politique, même s'ils n'en ont parfois pas la couleur. Alors les parents d'élèves sont-ils plus politisés que ce que l'on croit?

Lorsque vous votez pour les représentants des parents d'élèves (moins d'un parent sur deux le font en primaire, et à peine un quart au collège et lycée), le choix est parfois restreint: quelques candidats sur une liste, parfois non constituée en association. D'autres fois, les fédérations, dont les plus connues sont la FCPE et la PEEP, s'opposent à des associations dites «indépendantes». «Nous leur préférons le terme “non affiliées”», précise Liliana Moyano, présidente de la Fédération des conseils de parents d’élèves. La grande majorité de ces listes revendiquent leur indépendance, voire leur caractère apolitique. Mais que l'on ne s'y méprenne pas: défendre les intérêts des élèves, quels qu'ils soient, touche nécessairement à des questions politiques...

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Devenir prof? Rien de plus simple (c'est après que ça se complique)

Devenir prof? Rien de plus simple (c'est après que ça se complique) | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Poussée par un ami principal de collège, notre journaliste éducation s'est jetée à l'eau en enseignant le français au collège pendant quelques mois. Récit.

 

Journaliste éducation et productrice d’une émission sur France Culture, «Rue des écoles», depuis 2009, je pensais bien connaître l’école. L’année dernière, un vieil ami, principal adjoint de collège, m’a mise au défi de venir y voir de plus près. De vraiment plus près, en enseignant moi-même. Rien de plus simple en fait, l’Éducation nationale manque terriblement de professeurs: si vous êtes titulaire d'un master, il suffit d’envoyer un CV et une lettre de motivation sur le site du rectorat choisi pour devenir enseignant. Fin décembre 2014, j'ai sauté le pas.

Me voilà convoquée dès février pour un entretien avec une inspectrice de français. J’ai choisi cette discipline car la maîtrise de la langue est présentée comme la priorité des priorités par tous les ministres de l'Éducation nationale. Je veux également essayer de me rendre compte par moi-même quel est le niveau des élèves, puisqu’on dit tant qu’il baisse.....

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Jean Zay, réformateur contrarié de l'école française

Jean Zay, réformateur contrarié de l'école française | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En panthéonisant l'ancien ministre fusillé en 1944, la République honore un politique volontaire et un pédagogue original. Mais dont, à l'époque, les projets de réformes avaient rencontré beaucoup de difficultés, voire de haines.

 

C’est Jean Zay lui-même qui l’écrit dans une lettre à l’écrivain Maurice Genevoix: «Souvent des universitaires, des instituteurs anonymes sortent des rangs pour me serrer la main. Quatre ans de gouvernement ne m’ont rien procuré dont je puisse être plus fier.» Nous sommes en septembre 1939; l’ancien ministre de l’Education nationale, panthéonisé ce mercredi 27 mai, a 35 ans. Il est déjà sur le front, en tant que sous-lieutenant, mais la guerre, il l’attend toujours.

Le déclenchement de l’offensive allemande marque pour lui le début de la fin, même s’il ne meurt pas au champ d’honneur. En juin 1940, il quitte son unité, avec la bénédiction de ses officiers supérieurs, pour rejoindre ses collègues parlementaires repliés à Bordeaux. En désaccord avec la volonté de Pétain de signer un armistice, il souhaite pousser à la continuation du combat contre les nazis depuis l’Afrique du nord. 

C’est pourquoi le 20 juin, il se retrouve avec d’autres hommes politiques sur le paquebot Massilia, en route vers l’Algérie. Une fois débarqué au Maghreb, il est arrêté et renvoyé en métropole, où il comparaîtra pour désertion. S’ensuivront quatre années de captivité avant que, deux semaines après le Débarquement, la Milice ne le sorte de sa cellule pour l’exécuter au coin d’un bois d’une rafale de mitraillette...

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Comment enseigner l'histoire afro-américaine aux enfants?

Comment enseigner l'histoire afro-américaine aux enfants? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Comment enseigner l'histoire afro-américaine, et en particulier celle de ses principales figures féminines, aux enfants? Le photographe Marc Bushelle, et sa femme, Janine Harper, ont eu l’idée géniale de proposer à leur fille de 5 ans et demi, Lily, d’aller à la rencontre des noires américaines qui ont fait l’histoire. Mais en entrant dans leur peau.

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Comme le rappelle Marc Bushelle, Josphine Baker a assisté, enfant, à l’émeute raciale qui a éclaté à Saint-Louis en 1917 au cours de laquelle 40 Afro-Américains furent tués. Malgré sa grande popularité en France, et en Europe, elle s’est toujours attachée à militer pour les Noirs américains, apportant notamment son soutien au mouvement des droits civiques de Martin Luther King. |  A l’origine, l’expérience ne devait durer que quelques jour, à l’occasion du «Black month history». Cette période durant laquelle, depuis 1976, l’Amérique se penche sur l’histoire des Afro-Américains, revenant sur son lourd passé et tentant d’envisager les façons d’améliorer leur conditions de vie. Mais après avoir avoir été encouragé sur les réseaux sociaux, Marc Bushelle a décidé de prolonger l’exercice...

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Matsushita, l'école qui veut former les hommes politiques du renouveau japonais

Matsushita, l'école qui veut former les hommes politiques du renouveau japonais | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Promotions réduites, discipline stricte, valeurs morales ambitieuses: cette école créée par le fondateur de Panasonic ambitionne de façonner des politiques de «haute valeur morale». Elle a formé un Premier ministre, Yoshihiko Noda, et a accueilli quelques rares Français.

 

L'accession au poste de Premier ministre du Japon de Yoshihiko Noda en septembre 2011 ne marquera sans doute pas l'histoire politique de l'archipel. Succédant à la hâte à un prédécesseur, Naoto Kan, laminé par les suites de l'accident nucléaire de Fukushima, ce dernier a clôturé une séquence d'instabilité politique du Japon qui a vu se succéder six chefs de gouvernement en six ans (dont un premier passage raté –qui semble oublié de tous– de l'actuel Premier ministre Shinzô Abe).

Cet homme politique d'allure discrète, reconnu comme intègre, largement réélu député malgré la déroute de son parti en 2012, et dont le principal tort est d'être devenu Premier ministre au pire moment possible pour espérer durer, est pourtant le précurseur de ce qui pourrait marquer profondément la vie politique japonaise dans les prochaines années  il est en effet le premier chef de gouvernement diplômé d'un institut privé de formation fondé en 1979, le Matsushita Seikei-juku, qui intrigue autant par sa discrétion et sa prétention à créer des hommes politiques de «haute valeur morale», que par la personnalité de son fondateur, Kônosuke Matsushita, le fondateur du géant de l'électronique Panasonic, décédé en 1989......

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Au XIXe siècle, l'université d'Heidelberg réservait un endroit spécial aux étudiants: une prison

Au XIXe siècle, l'université d'Heidelberg réservait un endroit spécial aux étudiants: une prison | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les conditions de détention n'étaient pas des plus horribles.

 

Au cours du XIXe siècle, les étudiants turbulents de l'Université d'Heidelberg, en Allemagne, étaient ostracisés dans un lieu insolite: la prison du campus.

Le «studentenkarzer», ou cachot des étudiants, détenait des étudiants de premier cycle coupables de menus larcins, souvent sous l'emprise de l'alcool, comme du tapage, des duels ou des lâchers inopinés de cochons dans la ville.

Les punitions allaient de quelques jours à quelques mois dans la prison, suivant le degré de gravité du délit. Les étudiants devaient continuer à suivre leurs cours durant leur incarcération.

Les conditions de détention n'étaient pas vraiment des plus horribles: les cellules étaient spacieuses et dotées de bureaux et de vrais lits.

Un séjour dans le studentenkarzer est donc vite devenu un rite de passage pour les fortes têtes, qui griffonnaient leur nom et les symboles de leur fraternité étudiante sur les murs. Dans ses dernières années de service, quand les visites extérieures furent autorisées, les détenus y faisaient venir leurs amis et la prison devint un lieu de fêtes.

Après sa fermeture en 1914, le studentenkarzer a été transformé en musée, avec ses graffitis et autres curiosités, ouvert au public.

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La lutte des classes à l'école n'aide pas la réforme des rythmes | Slate

La lutte des classes à l'école n'aide pas la réforme des rythmes | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

 

Les syndicats des professeurs des écoles ont prévu un mouvement social ce jeudi; on annonce 25% dans toute la France et 50% pour l’académie de Paris. Car oui, la capitale et ses 663 écoles concentre beaucoup de problèmes. D’ailleurs mardi, c’était les animateurs de la ville qui étaient en grève ainsi que les Asem (Atsem dans le reste de la France), les personnels qui aident les enseignants des écoles maternelles et qui prennent maintenant en charge une partie des activités périscolaires (ARE à Paris)…

Les rythmes scolaires révèlent un mauvais climat, des incompréhensions mutuelles et des frustrations.

Malgré des communiqués très optimistes de l’Education nationale qui indique que «dans la quasi-totalité (93,5%) des communes, la mise en œuvre des rythmes scolaires se déroule sans difficulté (aucun signalement recensé des personnels, des mairies, ou des parents)», une grande partie des difficultés de la réforme se joue aussi là, dans cette difficulté de faire travailler ensemble toute la communauté scolaire.

 

Que les Atsem/Asem soient parfois employés par les écoles pour assurer des activités périscolaires –Bertrand Delanoë parlait en avril dernier d’un «recentrage sur le cœur de métier au contact des enfants grâce à une décharge de leurs tâches de ménage»– passe mal. En maternelle donc et pas qu’à Paris, on a vu des Asem assurer l’animation de temps périscolaire. Pas du goût de certains enseignants. L'une d'elles nous confie:

«Je vous assure que voir l’Asem s’installer seule avec mes élèves, dans ma classe, quitter la salle et lui laisser ma place ça a vraiment été un grand choc.»

Sébastien Sihr, secrétaire nationale du SNUipp, LE syndicat majoritaire du premier degré, tempère: les professeurs ne remettent pas en cause la présence des Atsem et Asem, mais les nouvelles fonctions de ces dernières privent parfois les enseignants de leur présence en classe (et leur faut aussi parfois faire le ménage dans l’école).

Les enseignants de maternelle ont vraiment besoin de leur appui. Les petits de deux, trois ans (et parfois plus) ne vont pas aux toilettes tous seuls, la mise en place de certaines activités nécessite de l’aide, surtout avec une trentaine d’élève dans la classe, ce qui est monnaie courante en maternelle en France, rappelons-le.....

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Un professeur de biologie dit «vagin», les parents d'élèves portent plainte | Slate

Un professeur de biologie dit «vagin», les parents d'élèves portent plainte | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En dix-huit ans d'enseignement, le professeur de biologie Tim McDaniel n'a jamais reçu une seule doléance de la part de parents d'élèves. Mais récemment, quatre d'entre eux se sont plaints de ses méthodes d'enseignement.

 

Lors d'un cours sur le système reproductif humain dispensé à des élèves d'une quinzaine d'années (ils sont en 10th grade, l'équivalent de notre seconde), ce professeur de l'Idaho, aux Etats-Unis, a utilisé le mot «vagin», rapporte le site MagicValley. Une enquête de la commission d'étique professionnelle de l'Idaho est en cours.

Dans une lettre adressée à Tim McDaniel, le ministère de l’Education de l’Etat accuse le professeur d'avoir employé le mot «vagin» et d'avoir enseigné à ses élèves la mécanique biologique d'un orgasme ainsi que les différentes méthodes de contraception, explique MagicValley. Il aurait également diffusé en classe la vidéo d'un herpès génital et raconté des blagues inappropriées.

«Tout ce que j'enseigne sort tout droit du manuel, affirme Tim McDaniel à MagicValley. Je n'enseigne rien que le manuel ne mentionne pas. De plus, je donne à chaque étudiant la possibilité de ne pas assister à ce cours sur la reproduction s'il ne se sent pas à l'aise.»

Le professeur est également accusé d'avoir diffusé Une vérité qui dérange, le documentaire du démocrate Al Gore, candidat à l'élection présidentielle de 2000. Selon la commission d'éthique professionnelle de l'Idaho, la diffusion de ce documentaire dans l'école est une prise de position politique du professeur.

Tim McDaniel affirme avoir demandé ensuite à ses élèves d'écrire un devoir sur le climat:

«Je n'attendais pas une réponse précise, je voulais seulement qu'ils soient capables d'expliquer ce qu'ils croient.»

Selon Neil Hollingshead, l'administrateur de l'école, «il est très peu probable que tout ceci finisse avec son renvoi. Mais il recevra peut-être une lettre de réprimande de la commission de l'école»....

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Vangauguin's curator insight, March 29, 2013 6:52 PM

Certains Etats-Uniens naissent encore dans les choux ou apportés par des cigognes. Certains européens devraient se sentir moins seuls... La connerie nait un peu partout, pas forcément dans les choux ou sous l'aile des cigognes. Certains européens devraient se sentir inquiets...

 

Et Darwin n'a jamais existé, le premier qui le dit, premier qu'il est brûlé!

oliviersc's comment, March 30, 2013 12:15 PM
Partagé via Seenthis = http://seenthis.net/messages/126373
oliviersc's comment, March 30, 2013 12:18 PM
Le vagin, ça s'affiche ! https://plus.google.com/u/0/114108954249717412482/posts/JhHDhjxLWjY
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Ecole: un si sombre tableau? | Slate

Ecole: un si sombre tableau? | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Cette semaine, pour sa 19e livraison, Slate.fr-Les tablettes se penche sur les débats récurrents sur l'école, sans lesquels la France ne serait sans doute plus tout à fait la France...

 

Rien ne serait plus ennuyeux, et moins français à vrai dire, qu’une école débarrassée de ces grands débats fondamentaux et réminiscents de la querelle Blefuscu-Lilliput sur la meilleure façon d'aller se faire cuire un oeuf… Voyons voir... Il y a d’abord cette homérique bagarre sur les rythmes hebdomadaires:

―La semaine de quatre jours est une évidence! C’est la norme chronobiologique idéale!
―N’importe quoi! C’est une semaine de cinq jours qu’il faut! Votre position est purement idéologique!

Il y a aussi ce terrible combat sur la durée des vacances:

―Il y en a bien trop! Il en faut moins!
―Mais non, voyons, il en faut davantage!
―Il n’en faut ni plus ni moins: ce sont évidemment les périodes qu’il faut réaménager!

Vient ensuite le cruel écharpage sur la meilleure manière de former les maîtres:

―C’est la pédagogie qui compte désormais: il faut des IUFM ou des écoles normales! La salle de classe est une scène de théâtre!
―Vous êtes totalement à côté de la plaque: c’est la matière qui prime! Le reste, c’est du baratin pour soixante-huitard non-reconstruit!

Mais il y a bien sûr l'épineuse controverse sur les priorités:

―Il faut remettre l’élève au centre du système, c’est là la clé!
―Grotesque! Ce sont les savoirs qu’il faut revaloriser, et le rôle de l'enseignant comme architecte de l'édifice!...

 

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Profs sans élèves: mais combien sont-ils au juste? | Slate

Profs sans élèves: mais combien sont-ils au juste? | Slate | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Des dizaines de milliers d’enseignants ne sont pas devant les élèves mais l’Etat ne sait pas dire exactement combien. Ça ne l'empêche pas de vouloir en recruter de nouveaux.

 

François Hollande s’était engagé à recruter 60.000 enseignants et Vincent Peillon programme déjà l’arrivée de 40.000 nouveaux hussards de la République dans les casernes de la grande bavarde. Chouette alors! Mais comment calcule-t-on les besoins en postes et le nombre de places supplémentaires proposées aux concours? Je veux dire, au-delà de la nécessité de renvoyer l’ascenseur aux électeurs qui cotisent à la Maif et portent encore le deuil de la Camif?

Voyons voir… D’abord, il y a le «taux d’encadrement», c’est-à-dire la mesure du ratio maîtres-élèves. Mais la France est à peu près dans la moyenne des pays de l’OCDE et il ne semble pas qu’il y ait véritablement péril en la demeure de ce côté-là: elle est en dessous de la norme dans le primaire avec 19,7 élèves par prof contre 14,3, mais un poil au-dessus dans le secondaire avec 12,2 contre 13,5....

 

En 2005, d’après le rapport d’un parlementaire UMP, Jean-Yves Chamard, quelque 97.000 enseignants étaient, à des titres divers, dégagés de l’obligation d’animer une classe. 97.000?! Argh, ça fait pas mal de monde, ça, sur 800.000 profs et instits au total... Bon, en réalité, et justement parce que les situations sont si diverses, il ne s’agit pas de 97.000 tire-au-flanc. Le rapport le précise, il existe au moins quatre grandes catégories de profs sans classe:

1. Les enseignants sans classe mais ayant des activités pédagogiques....

2. Les enseignants temporairement hors du système éducatif

Là, ils étaient 21.000 dont il faut distinguer les personnels en disponibilité (qui ne sont pas rémunérés), des «détachés» auprès d’organismes divers...

3. Les enseignants exerçant en dehors du secondaire ou du ministère de l’Education nationale

Dans cette catégorie, Jean-Yves Chamard en dénombrait 26.500. Le rapport n’est pas clair sur la question des rémunérations.

4. Les enseignants sans classe et sans activité pédagogique

Ça, c’est la catégorie la plus rock’n’roll, puisqu’elle regroupait 32.000 enseignants en 2005, dont 9.500 «remplaçants inoccupés», 1.900 «surnombres disciplinaires», 1.000 «remplaçants incapables d’enseigner», 700 «enseignants en réadaptation», ainsi que de nombreuses décharges diverses jugées «obsolètes ou aux justifications mal contrôlées par la Cour des comptes»......

 

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