L'enseignement dans tous ses états.
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Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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Les Inrocks - Quand une institutrice raconte ses 30 ans d'enseignement dans le 9-3

Les Inrocks - Quand une institutrice raconte ses 30 ans d'enseignement dans le 9-3 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it


Véronique Decker, institutrice et directrice d'une école primaire à Bobigny, évoque dans son livre "Trop classe" une vie de luttes et de solidarité pour sauver l'école. Rencontre avec une femme de valeurs.


On peut survivre à trente ans d’enseignement en Seine-Saint-Denis, Véronique Decker en est la preuve. Cette institutrice raconte dans Trop classe (éditions Libertalia) sa longue carrière au sein de ce département de mauvaise réputation. Militante, syndiquée, elle est aussi directrice d’une école primaire à Bobigny qui use de la pédagogie dite Freinet. Une méthode où les élèves apprennent à leur rythme, par “tâtonnement expérimental”, en coopérant. Cette pédagogie a pour objectif de développer la créativité et l’autonomie des enfants. Femme de valeurs, après s’être beaucoup exprimée dans des blogs, elle a voulu avec ce livre pousser un cri d’alarme et exprimer son mécontentement face aux dérives du système. La situation qu’elle dénonce ne se résume pas au 9-3. Ce triste portrait de notre société va bien au-delà du débat éducatif. Depuis plusieurs années, les réformes concernant le système éducatif et scolaire se succèdent. Ce débat passionne toujours autant, pourtant nous avons tendance à croire en la stabilité de nos institutions. L’école publique n’a pas toujours existé et pourrait ne pas survivre à ces bouleversements…...

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Les Inrocks - Au lycée Bergson, le calme est revenu après les violences policières

Les Inrocks - Au lycée Bergson, le calme est revenu après les violences policières | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

La nouvelle journée de manifestation contre la loi Travail s'est déroulée dans le calme au lycée Bergson malgré le traumatisme des récents événements.


Sous la devanture de la piscine Pailleron, en face du lycée Bergson dans le 19ème arrondissement, une dizaine de journalistes patientent à l’abri de la pluie. A ce même endroit, quelques jours auparavant, les images d’une altercation entre des policiers et des jeunes avaient submergé les réseaux sociaux. Mais ce jeudi, la rue est déserte. Le calme semble être revenu. A l’entrée de l’établissement, une silhouette, isolée sous son parapluie orange, veille. Impassible et lapidaire, le proviseur Patrick Hautin, distille quelques renseignements : les cours sont suspendus mais une salle a été mise à la disposition des professeurs grévistes et des lycéens pour préparer le défilé.


Gwenaël Cau, une élue de la Fédération des Conseils des Parents d’élèves (FCPE), est venue pour anticiper de possibles débordements. Déjà signataire d’une tribune contre les bavures policières dans le Huffington Post, la mère de famille ne dissimule pas ses inquiétudes. ‘’Nous avions peur d’un effet de masse, nous voulions que les lycéens puissent manifester sans la présence de casseurs. ‘’ Car les parents d’élèves ne craignent pas seulement l’attitude des policiers. ‘’Certains actes contre les commissariats ont été revendiqués par des groupes d’ultra, donc des adultes’’, précise la membre de la FCPE en s’indignant que les lycéens puissent être assimilés à des actions dont ils ne sont pas forcément responsables. Une petite dizaine de parents était donc présente pour éviter que les jeunes ‘’se fassent embarqués’’ par des ‘’casseurs’’.....

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Une école vraiment pas comme les autres

Une école vraiment pas comme les autres | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
L’école Pajol, mentionnée dans les médias récemment parce que l'un des parents d'élèves a été menacé d'expulsion, est une école ouverte, soudée, qui créé du lien. Une école qui n'a rien avoir avec la plupart de celles qui peuplent le système éducatif français.

 

L'actualité vous déprime, moi aussi: parlons d'une belle histoire. Un fait divers, pas une première, mais qui a eu un écho notable dans la presse locale et nationale: en ce mois de janvier 2015, des parents d’élèves parisiens se sont mobilisés pour un papa sans-papiers placé en centre de rétention, ils ont réussi à obtenir sa remise en liberté et son retour dans sa famille.

Gao Peng est arrivé en France il y a cinq ans. Sa propre mère y était déjà depuis cinq ans. Ils sont sans papiers. L’épouse de Gao Peng est, elle, demandeuse d’asile. Leur petite fille est scolarisée dans leur quartier à l’école polyvalente de la rue Pajol dans le 18ème arrondissement de Paris, vers la Goutte d'or. Madame Gao est enceinte. Le soir du 22 décembre, Monsieur Gao allait chercher du linge. Il a été interpellé, arrêté et placé en centre de rétention. Au retour des vacances de Noël, la nouvelle de l’arrestation s’est répandue dans l’école.

Les parents se sont massivement mobilisés: ils ont occupé l’école tous les soirs (sans perturber les cours) et ont alertés la presse et leur réseau d’amis. J’ai par exemple reçu l’information par trois canaux différents… et puis les papiers sont sortis assez rapidement dans les journaux.

Fin de l’histoire? Peut-être, me suis-je dit, qu’il y a quelque chose de particulier dans cette école, quelque chose qu’on pouvait lire entre les lignes des mails et des articles. Cela méritait d’y voir de plus près.

 

Paris XVIIIème. En passant devant l’école Pajol, un lundi de janvier à 16h20, le promeneur peut prendre le temps de lire les panneaux d’informations publiques: l’un, de l’association RESF (Réseau Education sans frontière), donne des conseils aux sans-papiers. RESF existe depuis 2004, le réseau doit sa naissance à l’indignation suscitée par des cas de parents se faisant arrêter à la sortie des écoles. Ce n’est pas le cas de Monsieur Gao, mais il n’a pas été remis en liberté après examen de son cas et de sa situation familiale. L’autre panneau informe sur sa situation particulière....

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La revue de presse des journaux scolaires et lycéens 2015

La revue de presse des journaux scolaires et lycéens 2015 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Comment finir cette terrible année 2015 par un peu d’espoir ? Peut-être en lisant la désormais traditionnelle Revue de presse des journaux scolaires et lycéens


Via Fidel NAVAMUEL
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Fidel NAVAMUEL's curator insight, December 31, 2015 4:20 AM

L'année 2015 vue à travers le regard des jeunes journalistes de la presse scolaire. #formidable

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Attaques à Paris : les enseignants s’efforcent de gérer le « cours d’après »

Attaques à Paris : les enseignants s’efforcent de gérer le « cours d’après » | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Après les attentats, l’éducation nationale se met en ordre de bataille pour faire face aux questions des quelque 12 millions d’élèves qui reviennent en classe, lundi.

 

« Après les maux, il faudra trouver les mots », résume une enseignante sur son compte Twitter. « Il faudra surtout que ce soit les élèves qui s’expriment même si c’est désordonné », relève un autre. Car qu’ils le reconnaissent ou non, tous s’interrogent sur cette émotion que les élèves, la tête pleine d’images violentes, vont venir déverser en cours et lors de la minute de silence, lundi à midi.

Sur Twitter, un mot-dièse, #educattentats, a très vite rassemblé les conseils et idées, les ressources et documents pour aborder au mieux ce « jour d’après ». On y trouve une séquence sur « c’est quoi le terrorisme », une autre sur « terrorisme et liberté ». D’autres, encore, sur l’éducation aux médias, la distinction entre rumeurs et informations, le complotisme…

Nombreux sont les professeurs à avoir eu envie de mettre en commun le « canevas » de ce que sera leur premier cours, ce lundi. Tel cet instituteur de Lyon qui propose de faire le tour de la question en six points : « observer l’image de Marianne qui pleure », « rapporter les faits », « rassurer », « définir le terrorisme », étudier une citation de Martin Luther King sur la nécessité d’« apprendre à vivre ensemble », « réaliser une œuvre pour dire ce que l’on ressent »...

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Nelly Renard's curator insight, November 16, 2015 12:27 PM

Nombreux sont les professeurs à avoir eu envie de mettre en commun le « canevas » de ce que sera leur premier cours, ce lundi. Tel cet instituteur de Lyon qui propose de faire le tour de la question en six points : « observer l’image de Marianne qui pleure », « rapporter les faits », « rassurer », « définir le terrorisme », étudier une citation de Martin Luther King sur la nécessité d’« apprendre à vivre ensemble », « réaliser une œuvre pour dire ce que l’on ressent »...

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Programmes scolaires : toute une histoire - Libération

Programmes scolaires : toute une histoire - Libération | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Après les vifs débats du printemps, Najat Vallaud-Belkacem, a reçu vendredi une copie remaniée. Trois profs la commentent pour «Libé».

 

Alors, ces nouveaux programmes ? «Ils sont extrêmement riches, cohérents, solides. Et ambitieux, mesdames et messieurs. Je vous parie qu’ils vont résister aux petites polémiques». Michel Lussault, le président du Conseil supérieur des programmes (CSP), a joué plein pot l’autosatisfaction, avec un sens théâtral indéniable. Vendredi matin, il remettait officiellement à la ministre de l’Education nationale la dernière mouture des programmes scolaires (du CP à la troisième), largement remaniée après la polémique du printemps dernier. La première version avait fait sauter au plafond un paquet d’historiens et d’intellectuels, remontés comme des coucous contre les programmes d’histoire du cycle 4 (regroupant les classes de cinquième, quatrième et troisième). L’exercice était donc périlleux : éviter tout départ de feu, au lendemain d’une nouvelle grève d’enseignants contre la réforme du collège (16 % de grévistes selon le ministère, le double selon les syndicats).

Tactique adoptée pour l’occasion : la diversion. La ministre Najat Vallaud-Belkacem est montée au front dès l’aube vendredi (interview radio, tribune dans la presse), pour annoncer la nouveauté du siècle : le retour à la dictée quotidienne pour les élèves du cycle 2 (CP-CE1-CE2), mais aussi des récitations et du calcul mental. Cap sur les fondamentaux donc. «Il faut des entraînements quotidiens pour que le cerveau automatise», a insisté la ministre, se félicitant qu’«enfin», des programmes soient en cohérence avec le socle commun de connaissances et de compétences adopté sous l’ancienne majorité de droite.

«Quand on dit dictée, ce n’est pas forcément à la Bernard Pivot, cela peut simplement consister à écrire une consigne d’exercice d’arts plastiques, par exemple», a tempéré Lussaul, ....

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Des milliers de bacheliers n'ont toujours pas de place en fac

Des milliers de bacheliers n'ont toujours pas de place en fac | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
A quelques semaines de la rentrée universitaire 7500 bacheliers attendent encore une place. Le ministère de l’Éducation promet que tout sera réglé d’ici septembre.

 

L’angoisse. A quelques semaines de la rentrée, plus de 7500 bacheliers n’ont toujours reçu aucune proposition de place à l’université. Ils étaient pourtant inscrits sur Admission post-bac (APB). La plate-forme d’orientation est le passage obligé pour poursuivre des études universitaires. A chacune des trois phases du processus, ils ont croisé les doigts. Mais au 12 août, toujours rien, ils ne connaissent ni le lieu, ni la filière qu’ils étudieront.

Thierry Mandon a assuré que «chaque cas individuel sera traité». Dans un entretien accordé au journal Les Échos le 5 août, le secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur précisait que le problème n’a rien de nouveau et existe «depuis deux ou trois ans et tend à se développer».

Les espoirs de ces laissés pour compte reposent maintenant sur la quatrième phase d’acceptation ouverte jusqu’au 15 septembre. Au-delà de cette date, Thierry Mandon et Najat Vallaud-Belkacem rappellent que «tout jeune qui n’aura reçu aucune proposition sera pris en charge par le rectorat de son académie et recevra une proposition d’admission au sein de son académie, conformément à la loi», selon un communiqué du ministère de l’Éducation nationale transmis ce mercredi....

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Les chiffres du bac 2015 - France Inter

Les chiffres du bac 2015  - France Inter | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
INFOGRAPHIES - Qui est le doyen ? Qui est le benjamin ? Combien sont-ils ? Comme chaque année, le stress monte pour les élèves de Terminale et leurs proches. Le coup d'envoi des épreuves est donné dans trois jours.
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Dès 2016, Toulouse comptera une école supérieure du manga

Dès 2016, Toulouse comptera une école supérieure du manga | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Toulouse va compter dès 2016 une école supérieure dédiée à la bande-dessinée japonaise, qui formera de vrais mangakas. A l'initiative de ce projet, Claire Pélier, la créatrice de Toulouse Manga. Toulouse compte la troisième école française spécialisée dans la bande-dessinée japonaise. Toulouse Manga est encore dédiée uniquement aux loisirs, mais s'est pourtant imposée comme le représentant français de l'école mondiale du manga, dont ses élèves sont les premiers diplômés français. L'association emploie (...)
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Les Inrocks - Sarah K., 15 ans, aurait été exclue de son collège pour une jupe jugée trop longue

Les Inrocks - Sarah K., 15 ans, aurait été exclue de son collège pour une jupe jugée trop longue | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Selon le quotidien régional L'Ardennais, une collégienne musulmane de 15 ans, Sarah K., aurait été exclue à deux reprises de son collège à Charleville-Mézières au motif qu'elle portait une jupe trop longue. Depuis, des internautes lui apportent leur soutien sur Twitter sous le hashtag #JePorteMaJupeCommeJeVeux.

 

La photo publiée par L’Ardennais montre une jeune fille souriante, portant un voile et une jupe longue, tous deux noirs, assortis d’une veste rose poudrée. C’est Sarah K., 15 ans, scolarisée au collège Léo La Grange de Charleville-Mézières (Ardennes). Selon le quotidien régional, l’adolescente se serait vue exclure à deux reprises de son établissement. Non pas, comme on pourrait le croire, pour le port du voile, qu’elle enlève “tous les matins avant d’entrer au collège” assure-t-elle, mais en raison de sa jupe, jugée “trop longue” par la principale du collège Maryse Dubois.

Dans un courrier adressé le 24 avril aux parents de la jeune fille, que s’est procuré le quotidien, la principale de l’établissement se réfère à la loi sur la laïcité à l’école et affirme que le “caractère religieux [de la jupe] est manifeste”, et demande donc de “faire rectifier la tenue vestimentaire de la jeune fille [s’ils] souhaite[nt] qu’elle poursuive sa scolarité au collège”.

 

La loi sur la laïcité votée en 2004 dispose que “dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit.” Dans quelle mesure une jupe longue constitue-t-elle un signe ostensiblement religieux? Interrogé par Buzzfeed France, Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité auprès du Premier ministre Manuel Valls, n’est pas convaincu:

“Ce que dit la loi de 2004 c’est que les signes et tenues qui sont portés pour revendiquer une appartenance religieuse sont interdits. On pense évidemment au voile, à la kippa, à une grande croix, à un turban sikh ou une tenue de moine bouddhiste. Une jupe noire ne contrevient donc pas à la loi à priori.”

Sarah K. ne comprend pas non plus la décision de sa principale. Elle raconte à L’Ardennais avoir acheté sa jupe “chez Kiabi, pour deux euros“, et ne rien lui trouver “de particulier”:

“Elle est toute simple, elle n’a rien d’ostentatoire. Il n’y aucun signe religieux du tout.”..;

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Les enfants sont-ils moins bien élevés qu'avant ? - Information - France Culture

Les enfants sont-ils moins bien élevés qu'avant ? - Information - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Selon un sondage réalisé par BVA pour Doméo et la Presse régionale, trois quarts des Français estiment que les enfants sont moins bien élevés qu’à leur époque.

 

"Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l'autorité et n'ont aucun respect pour l'âge. A notre époque, les enfants sont des tyrans. "Ce pourrait être la synthèse du dernier sondage BVA-Doméo-Presse régionale sur l’éducation des enfants, publié le 28 février dernier. Sauf qu’il s’agit de Socrate qui a vécu 400 ans avant Jésus Christ ! Les sondés d’aujourd’hui ne disent pas autre chose : 74% d’entre eux jugent les enfants d’aujourd’hui moins bien élevés qu’à l’époque où ils étaient eux-mêmes enfants. Dommage que la notion de bonne éducation ne soit pas détaillée. Tous âges confondus, 85% des sondés estiment que les parents ne sont pas assez sévères. Ce pourcentage dépasse 90% en province, dans les zones rurales et chez les personnes qui se situent à droite. Et ils ne sont que 1% à estimer les parents trop sévères....

Vincent DUBOIS's insight:

Durée: 6 minutes

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Le témoin du vendredi : Mara Goyet, professeur d'histoire-géographie et d'éducation civique / France Inter

Le témoin du vendredi : Mara Goyet, professeur d'histoire-géographie et d'éducation civique / France Inter | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Il y a les injonctions, généralement vaines, des politiques. La ministre : « Nous voulons construire l’école du socle avec une continuité de la fin du primaire au début du collège »...

 

Et elle ajoute : « c’est formidable qu’au collège, on donne envie aux élèves de créer leur propre entreprise ». C’est la dernière marotte en date.

Il convient de suivre la nouveauté comme le chien l’os. Mais la difficulté, c’est qu’on ne sait où donner de la tête. Les spécialistes de l’éducation poussent comme chiendent en France. Et il y a aussi les nouveaux baromètres de l’évaluation : les mêmes qui maudissent les notes s’agenouillent devant les classements PISA.

En revanche, l’idée de mettre l’enfant au centre finit par faire consensus. L’élève dont on cherche parfois comment ouvrir les portes et fenêtres. En douceur, en poussant sur l’espagnolette ? Ou en force avec une barre à mines ? L’élève tel qu’il est, avec son univers de représentations : la terre sans frontières, le présentisme qui aplanit tout, comme l’esprit de parodie dominant aujourd’hui.

Le net est le plus fort, et le jeu vidéo et les groupes musicaux… Reste à faire du judo avec ce qui est le plus fort. Ou, puisque que nous allons parler, notamment, de l’enseignement de l’Antiquité, à procéder comme Ulysse, avec la même ruse – la métis- et le même esprit d’amitié qui le liait à ses compagnons.

Vincent DUBOIS's insight:

Durée de l'émission: 29 minutes

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«Apologie du terrorisme» : un prof de philo suspendu

«Apologie du terrorisme» : un prof de philo suspendu | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Enseignant au lycée Victor-Hugo de Poitiers, il est suspendu quatre mois et une enquête est ouverte. Des actions de soutien sont mises en place.

 

Après les meurtres perpétrés par Coulibaly et les frères Kouachi, la plupart des enseignants, souvent démunis, ont voulu faire circuler la parole, organiser des débats, poser des mots sur ces événements glaçants. Dans le même temps, la ministre de l’Education nationale prévenait : tous les élèves ou les enseignants qui tiendraient des propos discutables seraient sanctionnés, voire signalés à la police.

 

Un exercice difficile qui pourrait coûter cher à Jean-François Chazerans, professeur de philosophie au lycée Victor-Hugo de Poitiers. Il s’est vu reprocher d’avoir «tenu des propos déplacés» lors de la minute de silence (à laquelle il assure cependant n'avoir pas assisté), jeudi 8 janvier, en hommage aux victimes, rapporte la Nouvelle République. «Il y a eu des plaintes de familles, a expliqué au journal régional le recteur de l’académie de Poitiers, Jacques Moret. L’enseignant aurait tenu des propos déplacés […]. J’ai immédiatement diligenté une enquête. Le professeur a été suspendu. Il fallait l’éloigner de ses élèves. La procédure suit son cours. Le conseil de discipline statuera [le 13 mars, ndlr] sur la suite de sa carrière.» Sa suspension de quatre mois maximum a été agrémentée d’une plainte en justice. Le parquet de Poitiers a ouvert une enquête pour «apologie d'actes de terrorisme». Il encourt 75 000 euros d'amende et jusqu'à 5 ans d'emprisonnement. La teneur des propos en question n’a pas été précisée.....

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Réforme des rythmes scolaires à la campagne : pas si mal ! - France Inter

Réforme des rythmes scolaires à la campagne : pas si mal ! - France Inter | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Une mission parlementaire a été menée auprès de 1 000 communes, petites communes et communes rurales pour faire un bilan de l'application de la réforme des rythmes scolaires et identifier les points de blocage.


La mission, menée par Françoise Cartron, sénatrice socialiste de Gironde, s'est appuyée sur des auditions, des visites de terrain dans 12 départements, un questionnaire en lignes et des témoignages. La sénatrice Françoise Cartron était partie avec l'idée, idée reçue, que dans les communes rurales l'application de la réforme des rythmes était plus difficile et que les activités étaient de moindre qualité. Il n'en est rien d'après ce rapport. Même s'il pointe aussi les améliorations nécessaires. En milieu rural, entre 75 et 90% des enfants participent aux activités périscolaires et aussi bien les communes que les parents ou les enfants sont globalement satisfaits. Néanmoins le rapport montre que le choix de placer les activités en fin de journée n'est pas judicieux si l'on veut respecter le rythme de l'enfant notamment en maternelle, comme le dit la sénatrice Françoise Catron, auteur de ce rapport.....

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A quoi ressemble la première année d’études de psychologie ?

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Non enseignée au lycée, la psychologie fait partie des filières les plus demandées par les bacheliers. Pour éviter l’erreur d’aiguillage, quatre étudiants en première année de licence racontent leur quotidien et les difficultés qu’ils rencontrent.


Angèle, 19 ans : « J’étais impressionnée par le nombre d’étudiants, nous étions plus de 800 »

Le premier jour, j’ai été impressionnée par le nombre d’étudiants, nous étions plus de 800. Je me suis assise à côté d’une fille, on a bien sympathisé. Mais je ne l’ai jamais revue, même si je l’ai cherchée. On est un peu noyés dans la masse ici !

La première semaine, j’étais complètement perdue : dans les couloirs, les salles portent des numéros qui ne se suivent pas, ce n’est pas évident. Je vis chez mes parents et heureusement, parce que cela me fait moins de choses à gérer. Une première année à l’université, c’est bien suffisant. Plus tard, j’aimerais me spécialiser en neuropsychologie, mais je peux encore changer d’avis : en début d’année, je voulais être criminologue…


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Une fac sur internet pour les réfugiés prépare son arrivée en France

Une fac sur internet pour les réfugiés prépare son arrivée en France | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En Allemagne, 1.300 personnes ont commencé à prendre des cours grâce à Kiron, une université en ligne gratuite dédiée aux réfugiés. Des étudiants parisiens espèrent répéter ce succès en France.

 

Les deux étudiants espèrent réitérer en France le succès de Kiron University, un projet devenu réalité en Allemagne. Après avoir levé 500.000 euros grâce au financement participatif et noué des partenariats avec des universités et entreprises allemandes, Kiron a accueilli une première promotion de 1.300 réfugiés en octobre 2015. Au terme de deux ans de formation en ligne et d’une troisième année «physique» à l’université, ils obtiendront une licence de commerce, d’architecture, d’ingénierie ou encore d’informatique.

 

«Au début, le projet n’était pas centré sur les réfugiés», raconte Juan David Mendieta, l’un des fondateurs de Kiron en Allemagne. Fin 2014 , il rend visite à son ami Vincent Zimmer, un entrepreneur allemand qui passe quelques mois en Turquie. Ce dernier s’intéresse depuis un moment au «blended learning», ou apprentissage mixte, une méthode éducative basée sur un mélange de cours physiques et en ligne, dans laquelle il voit une chance de réduire drastiquement le coût de l’enseignement supérieur. «Mais à ce moment-là en Turquie la crise des réfugiés devenait alarmante, se souvient Juan David Mendieta, et c’était évident qu’elle allait toucher l’Europe.»...

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Les associations de parents d'élèves sont plus politiques qu'on ne le croit

Les associations de parents d'élèves sont plus politiques qu'on ne le croit | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
FCPE, PEEP, et associations qui se disent «indépendantes»: les représentants des parents d'élèves n'échappent pas toujours aux logiques politisées.

 

Comme chaque début d'année scolaire, les parents d'élèves ont été amenés à voter les 9 et 10 octobre derniers pour leurs représentants. Des représentants qui se rendent aux conseils de classe, échangent avec les directeurs d'écoles ou les chefs d'établissements, les mairies, et défendent les intérêts des quelques 12 millions d'élèves en France, en primaire et secondaire. En regardant de plus près ces parents qui s'engagent à l'école, il y a comme une odeur de politique, même s'ils n'en ont parfois pas la couleur. Alors les parents d'élèves sont-ils plus politisés que ce que l'on croit?

Lorsque vous votez pour les représentants des parents d'élèves (moins d'un parent sur deux le font en primaire, et à peine un quart au collège et lycée), le choix est parfois restreint: quelques candidats sur une liste, parfois non constituée en association. D'autres fois, les fédérations, dont les plus connues sont la FCPE et la PEEP, s'opposent à des associations dites «indépendantes». «Nous leur préférons le terme “non affiliées”», précise Liliana Moyano, présidente de la Fédération des conseils de parents d’élèves. La grande majorité de ces listes revendiquent leur indépendance, voire leur caractère apolitique. Mais que l'on ne s'y méprenne pas: défendre les intérêts des élèves, quels qu'ils soient, touche nécessairement à des questions politiques...

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Les logiciels de vie scolaire: l'outil de surveillance de l'Education nationale | Slate.fr

Les logiciels de vie scolaire: l'outil de surveillance de l'Education nationale | Slate.fr | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Bulletins ou cahiers de texte numériques: l'Education nationale se modernise mais ne songe pas que certains de ses outils déresponsabilisent les élèves et laissent libre cours au flicage.

 

Il est déjà bien loin le temps où les professeurs devaient remplir à la main les bulletins trimestriels de leurs élèves… Bombardé enseignant en 2007, j’avoue à regret ne jamais avoir connu l’époque des bulletins manuscrits et des copies carbone, ce qui m’aurait permis de jouer les anciens combattants en salle des profs. Les logiciels de vie scolaire (citons ProNote, VieScolaire.net ou Educ’Horus) fournissent depuis désormais quelques années une assistance clé en main non seulement pour les bulletins, mais également pour la gestion des absences et des retards et du cahier de textes de la classe.

Le cahier de textes de la classe, c'est le «cahier» dans lequel le prof doit détailler pour chaque heure de cours ce qui a été fait pendant la séance (en joignant les documents utilisés) et les devoirs à faire pour la fois suivante, le but étant de permettre aux élèves absents pendant la séance de savoir tout ce qui a été fait pendant qu'il n'était pas là, et de rattraper. Plus pratique en version numérique qu'à l'époque où il était en papier, lourd, et trimballé par les élèves chargés de le porter d'une classe à l'autre, du cours de français au cours de maths, puis d'anglais...

D'ailleurs, le remplissage du cahier de textes est devenu une obligation en 2010: 

«De façon permanente, il doit être à la disposition des élèves et de leurs responsables légaux qui peuvent s'y reporter à tout moment. Il assure la liaison entre les différents utilisateurs. Il permet, en cas d'absence ou de mutation d'un professeur, de ménager une étroite continuité entre l'enseignement du professeur et celui de son suppléant ou de son successeur.»


Soyons honnêtes: le cahier de textes est la bête noire d’une majeure partie des enseignants, moi le premier. Son remplissage est une activité chronophage, de celles qui poussent à la procrastination... sauf que pour servir à quelque chose, il doit se faire de façon quotidienne et exhaustive. Gare à nous si les chefs d’établissements ou les inspecteurs réalisent qu’il est mal ou peu rempli.


Pour autant, les logiciels de vie scolaire ne risquent pas de disparaître: le passage au tout-numérique est une obsession mal contrôlée, et le côté pratique et exhaustif de tels logiciels peut difficilement donner envie de revenir au papier et au stylo; et ce n'est pas aux professeurs qu'ils peuvent nuir le plus: mais aux élèves.....

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Devenir prof? Rien de plus simple (c'est après que ça se complique)

Devenir prof? Rien de plus simple (c'est après que ça se complique) | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Poussée par un ami principal de collège, notre journaliste éducation s'est jetée à l'eau en enseignant le français au collège pendant quelques mois. Récit.

 

Journaliste éducation et productrice d’une émission sur France Culture, «Rue des écoles», depuis 2009, je pensais bien connaître l’école. L’année dernière, un vieil ami, principal adjoint de collège, m’a mise au défi de venir y voir de plus près. De vraiment plus près, en enseignant moi-même. Rien de plus simple en fait, l’Éducation nationale manque terriblement de professeurs: si vous êtes titulaire d'un master, il suffit d’envoyer un CV et une lettre de motivation sur le site du rectorat choisi pour devenir enseignant. Fin décembre 2014, j'ai sauté le pas.

Me voilà convoquée dès février pour un entretien avec une inspectrice de français. J’ai choisi cette discipline car la maîtrise de la langue est présentée comme la priorité des priorités par tous les ministres de l'Éducation nationale. Je veux également essayer de me rendre compte par moi-même quel est le niveau des élèves, puisqu’on dit tant qu’il baisse.....

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«Le bac est bien le seul moment où la constante macabre disparaît»

«Le bac est bien le seul moment où la constante macabre disparaît» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
André Antibi, professeur émérite de mathématiques, milite pour une réforme du système d'évaluation scolaire, qui crée, dit-il, de «l'échec artificiel».

Un jour, «le déclic». Il s’en souvient comme si c’était hier. C’était en 1988. A l’époque, André Antibi enseignait les maths à l’université Paul-Sabatier, à Toulouse. Désormais à la retraite, il passe son temps à prêcher la bonne parole. La semaine dernière, il organisait un colloque, fier comme la justice d’avoir fait venir l’ancien ministre Benoît Hamon et Jean-Paul Delahaye, auteur d'un récent rapport sur «La grande pauvreté et la réussite scolaire».

 

...on crée de l’échec artificiel. Surtout, sans que les professeurs n’en aient conscience ! J’étais comme eux, jusqu’au jour où j’ai compris. Inconsciemment, quand vous notez les élèves, vous avez tendance à faire trois piles : un tiers de bonnes notes, un tiers autour de la moyenne et un tiers de mauvaises… Imaginez qu’un professeur mette des excellentes notes à toute la classe, que penserait-on ? A quelques exceptions près (en musique et en arts), il serait taxé de laxiste. A commencer par les parents !

De fait, il y a toujours un pourcentage d’élèves dans une classe qui se retrouvent avec des mauvaises notes quoiqu’ils fassent. Ce que j’appelle la «constante macabre».

 

J’ai mené l’enquête en rencontrant plus de 3 000 enseignants dans 20 académies : et bien, après mes explications, 96% ont reconnu que oui, cette constante macabre existe. Et vous savez le plus dramatique dans cette histoire ? Ceux qui en pâtissent sont d'abord les élèves venant de milieu défavorisé. Ceux-là même dont les parents n’ont pas les moyens de payer des cours privés pour mieux déjouer les pièges lors des évaluations.

le bac est le seul examen de toute la scolarité où cette constante macabre a disparu. Cela n'a pas toujours été le cas, c'est vrai depuis une quinzaine d’années, quand la volonté politique a été affichée de démocratiser le bac. Des consignes ont été données : plus de «questions piège» dans les épreuves, et de nouveaux critères de notation....

 

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Les concours de l’enseignement toujours en manque de bons candidats

Les concours de l’enseignement toujours en manque de bons candidats | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Face à l’augmentation du nombre de postes ouverts, le nombre de candidats admissibles aux Capes ne suffit pas.

 

Une discipline est d’ores et déjà déficitaire pour cette session 2015 : les lettres classiques. 114 candidats seulement se présenteront aux épreuves d’admission pour 230 postes ouverts. Un résultat encore inférieur à celui de l’année 2013 – les comparaisons avec l’année 2014 sont plus ardues car deux concours simultanés étaient organisés. L’augmentation du nombre de postes – 200 en 2013 – n’a donc pas attiré assez de candidats ayant le niveau requis. En plein débat sur la place des options latin et grec au collège, ce résultat ne laisse pas indifférente la présidente de la Société des agrégés, Blanche Lochmann. « Au lycée, si on avait une filière littéraire qui reposait vraiment sur les langues anciennes, comme la série scientifique repose sur les maths, le niveau des étudiants à la fac, et donc des candidats, en serait amélioré », estime l’enseignante de lettres classiques.

Sauf que les mathématiques, bien qu’en meilleure posture qu’il y a deux ans, ne jouissent pas encore d’une situation enviable. Quelque 1 800 candidats seront présents aux épreuves d’admissions pour 1 440 postes. « Si ces candidats sont excellents, alors on pourra combler tous les postes », veut croire Caroline Lechevallier, du SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré. Rien n’est moins sûr car en 2013, malgré un ratio « admissibles/postes » positif – 1 326 candidats pour 1 210 postes – près de 400 postes avaient été « perdus », comme elle dit, faute de candidats au niveau. Autrement dit, si la politique de création de postes portée depuis quatre ans par les différents ministres de l’éducation nationale a bien créé un appel d’air parmi les étudiants en mathématiques, cela ne signifie pas que la qualité est au rendez-vous.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/education/article/2015/06/05/les-concours-de-l-enseignement-toujours-en-manque-de-bons-candidats_4647809_1473685.html#HFxl6k2W21qxCC8e.99
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Jean Zay, réformateur contrarié de l'école française

Jean Zay, réformateur contrarié de l'école française | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En panthéonisant l'ancien ministre fusillé en 1944, la République honore un politique volontaire et un pédagogue original. Mais dont, à l'époque, les projets de réformes avaient rencontré beaucoup de difficultés, voire de haines.

 

C’est Jean Zay lui-même qui l’écrit dans une lettre à l’écrivain Maurice Genevoix: «Souvent des universitaires, des instituteurs anonymes sortent des rangs pour me serrer la main. Quatre ans de gouvernement ne m’ont rien procuré dont je puisse être plus fier.» Nous sommes en septembre 1939; l’ancien ministre de l’Education nationale, panthéonisé ce mercredi 27 mai, a 35 ans. Il est déjà sur le front, en tant que sous-lieutenant, mais la guerre, il l’attend toujours.

Le déclenchement de l’offensive allemande marque pour lui le début de la fin, même s’il ne meurt pas au champ d’honneur. En juin 1940, il quitte son unité, avec la bénédiction de ses officiers supérieurs, pour rejoindre ses collègues parlementaires repliés à Bordeaux. En désaccord avec la volonté de Pétain de signer un armistice, il souhaite pousser à la continuation du combat contre les nazis depuis l’Afrique du nord. 

C’est pourquoi le 20 juin, il se retrouve avec d’autres hommes politiques sur le paquebot Massilia, en route vers l’Algérie. Une fois débarqué au Maghreb, il est arrêté et renvoyé en métropole, où il comparaîtra pour désertion. S’ensuivront quatre années de captivité avant que, deux semaines après le Débarquement, la Milice ne le sorte de sa cellule pour l’exécuter au coin d’un bois d’une rafale de mitraillette...

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Les lycées qui marchent - France Inter

Les lycées qui marchent  - France Inter | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Chaque année, le ministère de l'Éducation nationale publie les Indicateurs de valeur ajoutée des lycées (IVAL). Il évalue la capacité d'un lycée à faire progresser les élèves.

 

Pour connaître les bons lycées, il ne suffit pas de regarder les taux de réussite au baccalauréat, il faut examiner ce taux de réussite en fonction du "taux attendu", qui est calculé selon le profil des élèves et le secteur de l'établissement. La différence entre taux de réussite et taux attendu correspond à la valeur ajoutée.....

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La maîtrise du français, facteur clé de l’insertion des enfants d’immigrés

La maîtrise du français, facteur clé de l’insertion des enfants d’immigrés | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

 

Au pays de l’égalité républicaine, la discrimination finit par se voir. En tout cas, l’organisme France Stratégie, officiant auprès du premier ministre, l’a repérée dans son dernier travail intitulé « Jeunes issus de l’immigration : quels obstacles à leur insertion économique ? » « Une fois les effets de l’origine sociale des parents, du niveau de diplôme et du lieu de résidence neutralisés, le risque de chômage persiste pour les descendants d’immigrés », conclut l’étude. Le message est clair : à diplôme égal et même s’il habite en centre-ville, un enfant d’immigré connaît davantage de difficultés à trouver un emploi que ses camarades qui ont des parents nés en France.

 


Via Alcofribas
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Harcèlement scolaire : les élèves aussi peuvent agir

Harcèlement scolaire : les élèves aussi peuvent agir | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Alors que le ministère de l’éducation nationale a dévoilé vendredi un bilan de son action, des initiatives lycéennes prennent forme.

 

Léa, 16 ans, pouvait déjà s’enorgueillir d’être déléguée de sa classe de seconde, au lycée Edouard-Vaillant de Vierzon (Cher). Depuis peu, elle avance un second motif de fierté : la jeune fille est devenue, au terme d’une formation-express proposée par l’éducation nationale, « ambassadrice lycéenne ». Apte à intervenir, à la demande d’enseignants, dans des classes du secondaire mais aussi du primaire pour « parler harcèlement », explique-t-elle.

Cette forme de violence entre élèves semble s’être banalisée sur les réseaux sociaux puisque, selon les chiffres évoqués par la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, sur i-Télé vendredi 6 février, si 1 jeune sur 10 est victime de harcèlement, le ratio atteint 1 sur 5 pour le cyberharcèlement.

 

Ce vendredi après-midi, Léa s’apprête à passer aux travaux pratiques : avec son camarade Enzo, 15 ans, elle va intervenir face à une classe de CM1-CM2 dans une école du quartier voisin de Chaillot. « Il ne faut pas croire que l’école primaire est préservée, souligne l’adolescente : on sait que des tentatives de suicide, ça existe aussi chez les enfants, c’est pour ça qu’on va parler avec eux de harcèlement physique mais aussi moral. On va les faire dessiner sur ce thème, et on sélectionnera le meilleur dessin pour en faire une affiche. »

Enzo est, lui, un peu stressé par cette première prise de parole, mais sûr de l’intérêt de la « prévention entre pairs », qui lui a été expliquée durant sa formation. « Les insultes qui fusent entre élèves, la vanne facile, on finit par ne plus en mesurer les effets, dit-il. Devenir ambassadeur lycéen m’a ouvert les yeux, j’ai pris conscience que le harcèlement est banal, flagrant… même si, entre potes, on a du mal à reconnaître que ça fait mal… ».

Ce type de formation délivrée aux élèves, expérimentée pour la première fois au cours de l’année scolaire 2013-2014, est l’une des actions phares menée par la « délégation ministérielle en charge de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire »....

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