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L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
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« En France, l'enseignement n'est pas pertinent »

« En France, l'enseignement n'est pas pertinent » | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Andreas Schleicher, directeur de l'éducation de l'OCDE, juge qu'en France plus qu'ailleurs, on n'enseigne pas suffisamment ce qui sera utile pour réussir sa vie.

 

...

L'enseignement n'est pas pertinent en France. On y est en décalage. Le monde moderne se moque bien de ce que vous savez. Il s'intéresse à ce que vous savez en faire. Il a besoin de gens créatifs, capables de croiser les sujets quand l'école française fait encore trop réciter des leçons. En France plus qu'ailleurs, on n'enseigne pas suffisamment ce qui sera pertinent pour réussir sa vie !

 

Les pays asiatiques, premiers dans les classements, enseignent aussi beaucoup de « par cœur », non ?

On se protège par des stéréotypes sur l'école asiatique. Allez dans une classe japonaise. Le professeur sait optimiser le temps qu'il passe avec chaque élève dans une classe et mobiliser chacun d'eux. Avoir 40 élèves ne lui pose pas problème ; il les met en activité. En Chine, c'est de plus en plus la même chose. Les enseignants sont formés à la gestion de classe, bien mieux qu'en France.

 

Pourquoi ne parvient-on pas à la même chose en France ?

J'ai rencontré beaucoup d'enseignants formidables, très investis. Mais le système ne leur facilite pas le travail. En France, les maîtres ne collaborent pas. Ils ne se perçoivent pas comme membres d'une communauté professionnelle. L'institution les traite comme des exécutants qui sont là pour faire passer un programme. Ils sont comme à l'usine, font leur travail dans leur coin. S'ils étaient à Shanghaï, on viendrait tous les jours dans leur classe leur donner des conseils. A Singapour, ils auraient 100 heures annuelles de formation...

 

Vous seriez ministre, vous commenceriez par quoi ?

Déjà, la formation initiale est trop académique. Il y aurait plus de pratique, ce ne serait que meilleur… même s'il faut reconnaître que les réformes vont fort heureusement dans ce sens. Mais le vrai défi est de changer le quotidien des enseignants, les rendre acteurs de leur métier, arrêter de les considérer comme s'ils étaient des ouvriers. Ça changera l'attrait du métier. Aujourd'hui, même si vous payiez mieux les professeurs, vous ne les attireriez pas. Qui a encore envie d'être un exécutant ?

 

Vous proposez de leur fixer des objectifs… et d'en finir avec des programmes très précis ?

Exactement. Avec un point à ne pas oublier, puisque la France est en pleine réécriture de son socle commun de connaissances, de compétences et de culture : il faut se fixer un idéal élevé. La Suède et la Finlande ont deux écoles assez proches. A une limite près : la Finlande a défini des standards qui disent ce qu'est l'excellence ; la Suède s'est contentée de rappeler le minimum à acquérir par tous. En termes de résultats, la Finlande arrive bien devant la Suède, car chaque enseignant, chaque famille sait ce qu'est l'excellence et tend dans cette direction. C'est important pour les enfants des familles les moins favorisées pour qui l'école est la seule chance....

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Et si les étudiants notaient leurs profs de fac ?

Et si les étudiants notaient leurs profs de fac ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
C'est ce que propose un député socialiste dans un rapport sur la refondation de l'université, remis à Jean-Marc Ayrault la semaine dernière.

 

«Cette proposition avait été formulée durant les assises de l’enseignement supérieurs les 26 et 27 novembre 2012», indique le quotidien qui y voit un double avantage : «Améliorer la qualité de l’enseignement et augmenter leur poids dans les évolutions de carrière». «Aujourd’hui, à l’université, l’évaluation des enseignants-chercheurs est presque exclusivement basée sur la recherche», écrit le Figaro. En clair, poursuit le journal, «la qualité des cours dispensés importe peu».

«Cette proposition, inspirée des pays anglo-saxons, où elle est entrée dans les moeurs depuis longtemps, figurait dans la réforme Bayrou en 1997 et avait été relancée en 2008 avec la loi LRU, dite "d’autonomie des universités"», rappelle le quotidien.

«C’est un outil formidable, qui a été très bien accueilli par les professeurs. Il nous permet d’aider avant tout les enseignants en difficulté à améliorer leurs cours», explique le professeur Cuny, responsable de ce dispositif à l’université de Bordeaux Segalen, l’un des rares établissements à l’avoir mis en place....

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Performances scolaires : la Finlande c’est fini, l’Asie arrive !

Performances scolaires : la Finlande c’est fini, l’Asie arrive ! | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Performances scolaires : la Finlande c’est fini, l’Asie arrive !

 

Le modèle finlandais c’est fini… Le pays nordique n’offre plus le système éducatif le plus performant au monde. Désormais, il faut compter avec les asiatiques dont les écoliers de 8 ans, dominent en lecture, sciences et mathématiques.C’est la première fois que la Finlande est réellement distancée et que l’Asie se pose en championne du monde de l’enseignement scolaire. Ce bouleversement est révélé par deux enquêtes qui font référence et sont publiées aujourd’hui, PIRLS et TIMSS.

 

TIMSS évalue le niveau de maîtrise des mathématiques et des sciences de 600 000 écoliers de 63 pays et PIRLS les compétences en langue maternelle de 300 000 enfants de 49 pays. Ces deux travaux sont réalisés par l’Association internationale pour l’évaluation de la réussite scolaire (IEA), basée aux Pays Bas. C’est le même type de tests que PISA qui contrôle, lui, le niveau des élèves à 15 ans. C’est d’ailleurs dans les classements PISA que la Finlande se distingue depuis le début des années 1990.

 

Les écoliers de Singapour, de Corée et de Hong-Kong arrivent donc en tête en maîtrise des mathématiques à 8 ans. Ils sont suivis de Taïwan et du Japon. Quand on mesure les performances en milieu de collège, ce qui a été aussi réalisé par les mêmes instances, la hiérarchie est conservée : « Il y a un fossé important entre les cinq pays asiatiques et le groupe des pays suivants qui comprend la Russie, Israël, la Finlande, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne », notent les enquêteurs. Ce fossé est de 100 points entre la Corée et la Grande-Bretagne, alors que les scores moyens sont de 600 ! En fait, L'IEA a constaté qu’à Singapour 43 % des élèves sont de très bon niveau. Un groupe très large qui tire tout le pays vers le haut.

La mesure des performances en sciences au même âge arrime cette fois la Corée et Singapour en tête, suivis par la Finlande et le Japon.

En maîtrise de la langue maternelle, qui est mesurée à cet âge par le niveau en lecture, l’Asie domine encore. Cette fois Hong-Kong arrive en tête suivi de la Russie, de la Finlande et de Singapour...

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Education : les principaux points du discours de Hollande

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Rythmes scolaires, redoublement... Le président a présenté les grands axes de la politique de l'éducation.

 

François Hollande a présenté mardi 9 octobre, dans un discours à la Sorbonne, "les grands axes de la politique de l'éducation", priorité de son quinquennat, à l'occasion de la remise officielle du rapport sur la refondation de l'école, prélude à un projet de loi. En voici les principaux points :

"Chaque fois que l'Education nationale subit une agression, c'est tout le pacte républicain qui est mis à mal", a prévenu le chef de l'Etat, qui veut renforcer la lutte contre les violences scolaires.

François Hollande veut faire changer le système éducatif de façon profonde : "non pas une réforme de l'école, mais une refondation", prévient-il. "Il y faudra du temps et des moyens."

"L'école a subi trop de réformes qui l'ont d'avantage fragilisée que confortée"

"Nos enfants ont besoin de professeurs. Dès cette année ce seront près de 10.000 postes qui seront créés."

"La formation des professeurs sera rétablie, sans revenir aux anciennes écoles normales ni aux IUFM"

L'école pour les moins de 3 ans sera relancée dans les zones en difficulté

Le nombre de redoublements, pas toujours utiles, "devra être réduit"

"Les devoirs doivent être faits dans l'établissement"

"La notation à l'école doit indiquer un niveau plutôt que sanctionner"

"Je suis favorable à la semaine de quatre jours et demi d'école"

"J'ai donné mon plein accord au projet d'enseigner la morale laïque. Ce n'est pas vouloir enrégimenter, imposer des dogmes, une orthodoxie, où je ne sais quelle raison d'Etat. C'est permettre à chacun de construire sa liberté dans le respect de celle de tous les autres."

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Éducation. Les Français contre la suppression des notes à l’école - Éducation - ouest-france.fr

Éducation. Les Français contre la suppression des notes à l’école - Éducation - ouest-france.fr | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

 80 % des Français sont opposés à la suppression des notes à l'école selon un sondage à paraître lundi dans le quotidien gratuit Métro.

 

Alors que le ministre de l’Education Vincent Peillon s’est récemment dit lui aussi opposé à cette suppression des notes mais favorable à une « évolution » du système de notation, une immense majorité des personnes interrogées a souhaité conserver le système de notation sur 20.

77 % des personnes interrogées pour cette enquête sont des parents d’élèves de moins de 18 ans.

Frédéric Dabi, directeur-général de l’Ifop qui a réalisé cette étude précise que « les 50-64 ans, c’est-à-dire la génération 68, sont les plus opposés à une réforme du système de notation, à 85 % ».

« Les notes sont, pour les parents, une façon de garder le contrôle sur leur enfant », a ajouté M. Dabi. « Elles permettent de savoir précisément où il se situe et quelles sont ses difficultés. C’est donc un système qui les rassure. »...

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La fin des notes à l'école ?

La fin des notes à l'école ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
EXCLU - Une enquête du syndicat enseignant Unsa indique que l'idée fait son chemin chez les profs.

 

Le syndicat enseignant Unsa dévoile mardi une enquête fouillée, menée auprès de 6.500 professeurs*, sondés sur les principales pistes envisagées par le gouvernement pour réformer l'Education nationale. Europe 1 s'est procuré cette enquête en exclusivité. Globalement, il ressort de cette étude que les enseignants sont attachés au respect de leur autonomie dans les salles de classe et qu'ils souhaitent être mieux reconnus. Plus surprenant, et c'est la première fois qu'une étude le mesure à ce point, l'idée d'un abandon des bonnes vieilles notes sur 20 commence à faire son chemin chez les enseignants eux-mêmes. De quoi relancer le débat ?

 

Jusqu'à présent, les parents d'élèves étaient en première ligne dans ce débat sur le système de notes à la française, le jugeant trop subjectif, trop stigmatisant. Mais désormais, le débat s'invite jusque dans les salles de profs. De plus en plus d'enseignants, un gros tiers (39%) d'après l'étude de l'Unsa, se disent ainsi favorables à l'abandon des notes.

Selon Christian Chevalier, secrétaire général du Syndicat des enseignants de l'Unsa joint par Europe 1, "c'est une surprise d'avoir ce résultat". "Le fait qu'on s'interroge aujourd'hui sur les modalités d'évaluation des élèves est tout à fait nouveau. Jusqu'à présent, la note, c'était l'habitude, c'était comme ça et on voit bien qu'aujourd'hui elle ne permet pas de mesurer finement les évolutions des élèves. C'est souvent un couperet qui tombe, au-dessus de 10 et en dessous de 10. Y a-t-il une grande différence entre 9/20 et 11/20 ? C'est assez subjectif", rappelle-t-il au micro d'Europe 1....

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Les notes dans le collimateur de l'Éducation nationale

Les notes dans le collimateur de l'Éducation nationale | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Bruno Julliard, conseiller de Vincent Peillon, a parlé jeudi d'une « bataille culturelle » à mener dans ce domaine.

 

La question de l'évaluation et de la notation à l'école fait son chemin. Geste remarqué, Vincent Peillon a dépêché avant-hier son conseiller Bruno Julliard, par ailleurs adjoint au maire de Paris chargé de la jeunesse, au colloque annuel du méconnu «Mouvement contre la constante macabre», créé en 2003 et présidé par un professeur de mathématiques à Supaéro et chercheur en didactique, André Antibi.

Selon cette théorie de la «constante macabre», les professeurs répartiraient, inconsciemment, les élèves en trois tiers: les bons, les moyens et les mauvais. «Imaginons une classe excellente, avec un professeur excellent, explique André Antibi. Si, dans un tel contexte, toutes les notes sont bonnes, il est suspecté de laxisme. Il lui faut donc toujours une part d'élèves en échec», explique André Antibi dont l'association prône «l'évaluation par contrat de confiance», suivant lequel l'enseignant annonce en amont les notions à réviser, traitées préalablement en cours, et instaure un précontrôle…...

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Réforme de l’évaluation des professeurs : le gouvernement de Hollande abrogera le texte

Réforme de l’évaluation des professeurs : le gouvernement de Hollande abrogera le texte | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
En cas de victoire aux élections législatives, le décret sur l'évaluation des professeurs devrait être abrogé par le futur gouvernement de François Hollande.

 C'est ce qu'a annoncé Vincent Peillon, pressenti comme futur ministre de l'éducation, dans un communiqué diffusé ce mercredi 9 mai."Dès la prise de fonction de François Hollande et la mise en place du nouveau gouvernement, ce texte sera abrogé", écrit Vincent Peillon."La gestion de ce dossier important a constitué, de la part du gouvernement sortant, un modèle de mépris du dialogue social dont il fut coutumier, mais la date retenue pour la publication constitue aussi un passage en force du point du vue politique peu compatible avec les usages républicains et tout à fait inacceptable",...

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Maternelle : un nouveau projet sur la table

Maternelle : un nouveau projet sur la table | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le ministère de l'Education nationale a revu sa copie et ne parle plus d'"évaluation" des élèves.

Quelques mois après l'abandon d'un projet qui avait suscité la polémique, le ministère de l'Education nationale remet la question des difficultés en maternelle sur la table. Le projet abandonné en octobre avait provoqué l'ire des syndicats et des parents d'élèves, qui dénonçaient un "étiquetage" des élèves dits "à risque".

Pour la rentrée 2012, le ministre Luc Chatel propose aux enseignants des outils d'"observation" des élèves. Cette fois, la notion de catégorisation des enfants a disparu et le ministère insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas d'évaluations, comme dans le projet d'octobre, mais de simples outils pour repérer les difficultés...

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Etudiante, je hais les partiels, marathon des nerfs pour perroquets

Etudiante, je hais les partiels, marathon des nerfs pour perroquets | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Si l’on se réfère à la terminologie en vogue, je suis actuellement étudiante en quatrième année dans une "grande école" dont on ne cesse de vanter la qualité de l’enseignement.On évoque souvent le désintérêt des jeunes pour l’école.

 Pourtant, il y a quatre ans lorsque j'étais encore la candidate n°4307, j'ai senti mon cœur faire des claquettes sur mon estomac en remettant ma copie aux surveillants.Je sors d'une session d'examens. Et je partage les conclusions d'un rapport de juillet 2007 remis au ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche sur les modalités d'évaluation des étudiants.

Il y est souligné que la correction n'aide en aucun cas l'étudiant à progresser, puisque les fameux « partiels » ne donnent lieu à aucun retour. A ceux qui répondront qu'il reste la consultation des copies, je précise que la seule explication trouvée à un 9/20 consistait en trois traits tirés à des endroits hasardeux et un « Peu clair » esseulé au bout de 8 pages. Désormais, je m'efforce donc d'être claire.

De même, le rapport souligne que le contrôle continu est rarement assorti d'un réel travail sur les difficultés de l'étudiant. Ce qui fait du semestre une vague loterie où la moyenne obtenue est hasardeusement proportionnelle au temps d'étude. Ça a un côté rock mais pour la pédagogie on repassera...

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Une nouvelle réforme de l'Éducation nationale?

Une nouvelle réforme de l'Éducation nationale? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Voici une ébauche de proposition de texte comme réponse à la réforme de l’évaluation des personnels de l'Éducation nationale rédigée par quelques enseignants grévistes le 15 décembre 2011. Par Jean-François Vergnes.

 

Une nouvelle réforme sur l’évaluation ?

Nous la refusons comme nous refusons le modèle managérial qu’elle sous-tend, importé du monde de l’entreprise privée que la politique actuelle cherche à nous imposer. Cette caporalisation de l’éducation n’est pas la seule voie pour la mutation de l’école.

Un autre projet est possible dans lequel l’école doit être pour tous. Elle passe par le choix d’une démocratie éducative réelle qui commence au sein même des établissements.

Nous ne prétendons pas réinventer l’école en quelques lignes. Mais nous qui sommes au contact direct de l’acte éducatif qui fonde la réalité de l’école, nous souhaitons faire émerger quelques-unes de nos réflexions dans le grand débat organisé par toutes «ces éminences grises» qui ne voient des élèves qu’en statistiques ou en images. Pour penser l’école, il faut la pratiquer au quotidien!...

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Grève, bataille de chiffres et mensonges dans l'Education nationale

Le ministère de l'Education nationale a publié très tôt dans la matinée du 15 décembre une "estimation provisoire" des taux de participation à la grève: 11,18 % dans le premier degré, 16,43 % dans le second degré. Les deux chiffres après la virgule donnent une impression de solidité du résultat.C'est comique quand on sait comment ces chiffres sont obtenus.

Pour le 1er degré, l'inspecteur appelle chaque école de sa circonscription et demande au directeur combien il compte de grévistes. Encore faut-il qu'il ait pu joindre le directeur, parfois débordé quand ses collègues n'accueillent pas les enfants, à moins qu'il (elle) fasse grève... On assiste donc à quelques "extrapolations", dont l'impact est difficile à estimer, mais n'est pas négligeable. Mais c'est surtout pour le second degré que la méthode employée est, par nature, mensongère. Le chef d'établissement constate combien il lui manque d'enseignants à 8 heures, et dès qu'il a fait le tour de son bahut, il appelle l'inspecteur d'académie. Problème, seuls 60% environ des profs ont cours à 8h. Imaginons un lycée de 100 profs, 60 ont cours à 8h. Il y a 30 grévistes. Pour le ministère, il y a 30 % de grévistes, là où il faudrait compter 50 % (+60%)...

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«Une réforme à contre-courant»

Nathalie Mons, spécialiste de la comparaison internationale des politiques éducatives :...

 

Nathalie Mons, maître de conférences à l’Université Paris Est-Marne la Vallée, est spécialiste de la comparaison internationale des politiques éducatives (1). Elle analyse le projet de réforme d’évaluation au regard des pratiques en Europe.. Entretien.

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Avec le projet du ministère qui donne un rôle clé aux chefs d’établissement, la France se situerait où dans ce cadre européen ?

Si l’inspecteur n’est plus qu’une aide à la décision du chef d’établissement qui, lui, porte le jugement final, la France adopterait un modèle ultraminoritaire, en vigueur dans deux pays, et en plus en voie de disparition - la Belgique l’a abandonné il y a quelques années en décidant d’avoir recours aussi à des inspecteurs. Elle irait ainsi à contre-courant des tendances actuelles qui vont vers le collectif et un regard externe.

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Y a-t-il un système qui marche ?

S’il n’y a pas un bon modèle, on connaît aujourd’hui les conditions nécessaires : il faut une multiplicité de regards - intérieur comme, pourquoi pas, celui du chef d’établissement, extérieur comme celui de l’inspecteur - et des critères les plus larges possibles. La grande tendance, aujourd’hui, c’est d’avoir «plusieurs regards évaluatifs». En fait, on superpose les évaluations. Ainsi, quatorze pays en Europe ont ajouté à leur dispositif une autoévaluation des établissements. Ceux-ci retiennent un certain nombre de points - résultats des élèves, projets interdisciplinaires, etc. - et mesurent leurs manques et leurs progressions. On a montré que cela avait un effet mobilisateur.

Ce qui est important aussi, car il ne s’agit pas d’évaluations-sanctions, c’est de faire le lien avec des incitations...

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La parole aux parias de l'école

La parole aux parias de l'école | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Si son niveau moyen n'a pas à rougir sur la scène internationale, notre enseignement est marqué par une terrible inégalité des chances. L'Unicef fait entrer les jeunes défavorisés dans le débat sur l'enseignement.

 

Si son niveau moyen n’a pas à rougir sur la scène internationale, notre enseignement est marqué par une terrible inégalité des chances. Redoublement, relégation et décrochage scolaire, trois spécialités belges, sont intimement liés à l’origine socio-économique des élèves qui les vivent. Le système scolaire reproduit les inégalités sociales. Le constat n’est pas neuf. Les études internationales se suivent et se ressemblent, toujours plus cruelles pour l’école belge, du nord comme du sud du pays. Mais cette inégalité, cette vulnérabilité sociale - l’absence de connaissances linguistiques, d’un bon suivi par les parents, de pair avec une influence positive, qui entraîne une diminution des chances de réussir le parcours scolaire - est rarement vue par le prisme des principaux intéressés.

C’est la raison pour laquelle la section belge d’Unicef (le Fonds des Nations unies pour l’Enfance) a donné la parole à près d’un millier de ces enfants et jeunes "vulnérables" dans le débat sur l’enseignement...

 

Le fruit de ce travail (1), intitulé "Egalité des chances à l’école ? Voilà ce qu’ils en pensent", montrent d’abord comment ces jeunes voient leurs enseignants. Parfois comme des personnes de confiance qui font vraiment la différence dans leur vie. Souvent comme des adultes "qui vivent beaucoup trop dans leur propre petit univers" et "ne savent pas combien la vie est dure" ; qui "ne savent pas comment gérer certains élèves" et, du coup, "sont stressés parce que cela leur pose des problèmes, et au final c’est sur nous que ça retombe" . Les jeunes peuvent cependant se montrer compréhensifs vis-à-vis des profs : "Il n’y a pas de bons ou mauvais élèves. Il n’y a que de bons ou de mauvais enseignants. Parce que c’est un métier qui a été malheureusement sous-évalué et dévalué, ne fût-ce que par les conditions financières et de travail, la charge de travail en permanence."

Les élèves d’origine étrangère constatent pour leur part une différence de traitement : "Quand un Flamand a six échecs, on lui dit : Bon, on va t’aider et tu pourras réussir ton année. Et on le laisse passer à l’année suivante. Quand cela concerne un allochtone, on lui dit simplement : Non, ça ne va pas. Passe en technique."...

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Université et recherche : en attendant le changement. - Globe - France Culture

Université et recherche : en attendant le changement. - Globe - France Culture | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
C'est l'un des problème de la LRU (loi instaurant l'autonomie des universités sous N. Sarkozy) : tel le carrosse de Cendrillon en citrouille, la LRU a transformé du jour au lendemain des enseignants-chercheurs Présidents et VP d'universités en cadres dirigeants de sociétés. Ils ne sont bien sûr pas élus sur leur goût pour le management, auquel ils sont d'ailleurs bien peu formés ; et ils ne peuvent s'appuyer sur un 'staff' correspondant. Cette inadéquation douloureuse a été rendue visible dans l'espace médiatique par la lettre des 14 présidents d'universités demandant à la Ministre de reprendre en direct la GRH et la paye de tous leurs personnels. Circonstance aggravante : l'Etat a profité de cette autonomie de gestion pour diminuer ses dotations budgétaires. Moralité : l'effet pervers de l'autonomie version Valérie Pécresse (ministre du secteur sous le quinquenat précédent) , c'est la casse des universités non accompagnées dans la mise en oeuvre de l'autonomie ('aide toi le ciel t'aidera, si tu dévisses, tant pis pour toi').


Quelle évaluation ?

En France, les enseignants-chercheurs sont confrontés à la pesanteur bureaucratique de l'évaluation et de la réponse aux appels d'offre distribuant le financement de la recherche. L'une et l'autre sont inspirés par le new public management (NPM). Les difficultés similaires au Royaume-Uni et en République Fédérale d'Allemagne indiquent que le NPM est problématique en soi. L'hybridation avec la bureaucratie typiquement française (celle des 'grands organismes de recherche', une quasi exclusivité hexagonale - comme les 'grandes écoles' d'ailleurs) génère cependant une forme problématique propre. Un certain nombre de chercheurs progressistes, ou modernistes, ou sociaux-démocrates, ou réformistes - selon l'angle - font le pari qu'il y a moyen de décliner dans le paysage sup-recherche français des pratiques d'évaluation socialement utiles et professionnellement réussies - à rebours de l'utilisation dite 'libérale' qui met les individus en concurrence, méprise la coopération, met l'intérêt au centre et les Centres (labos) à la périphérie.
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repenser l’évaluation de l’école ; une contribution pour alimenter la concertation « Refondons l’école de la république » | Les déchiffreurs de l’éducation

repenser l’évaluation de l’école ; une contribution pour alimenter la concertation « Refondons l’école de la république » | Les déchiffreurs de l’éducation | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

C’est en fait, la politique d’évaluation de l’École qu’il faut repenser, en s’efforçant de donner à cette politique, à la fois, une cohérence et une légitimité politiques fondées sur des valeurs explicites – évidemment différentes de celles que l’on a connues ces dernières années – et une cohérence et une légitimité techniques fondées sur des compétences scientifiques reconnues.

On ne doit pas penser séparément l’une et l’autre de ces cohérences et de ces légitimités : les finalités et les modalités d’usage d’un dispositif ou d’un outil d’évaluation devraient être envisagées, affichées et mises en place, en même temps que celui-ci.

Par ailleurs, repenser une politique implique que l’on tienne compte de la situation dont on part ; les discussions du « sous-groupe évaluation » font ressortir quelques points forts, parfois contradictoires à ce sujet.

 

Du côté négatif, nombreux sont ceux qui soulignent que l’évaluation « n’a pas bonne presse aujourd’hui » : elle a toujours fait peur à certains, qui la voient comme l’outil d’une mise en concurrence au sein du service public, d’une « marchandisation » de l’École.

Mais, de plus, les pratiques de ces dernières années ont plutôt aggravé ce sentiment, avec :

- une « évaluationnite forcenée » dont les finalités sont souvent restées obscures, ambigües ou vivement contestées ;

- des « évaluations-cautions » produisant des indicateurs destinés plus à justifier les politiques qu’à la réguler ;

- une appropriation de l’évaluation (de sa conception à son interprétation) par les responsables de la politique éducative, qui se sont ainsi érigés en juges et parties de leurs propres politiques ;..

 

On peut cependant noter des points positifs :

- il existe incontestablement des compétences reconnues au Ministère, tant à la DEPP – notamment en matière de statistiques publiques et d’évaluation standardisée des acquis élèves – qu’à l’Inspection Générale – ce qu’on a pu le constater lorsque le Ministre a rendu publics les rapports restés dans les tiroirs ces dernières années. Ces compétences sont différentes et devraient être complémentaires ;

- las critique des pratiques du gouvernement précédent a permis – à toute chose, malheur est bon – de débattre des modalités et des orientations à donner à une politique d’évaluation et des précautions méthodologiques et techniques à respecter en la matière. A titre d’exemple, on peut citer le rapport du HCE : les indicateurs relatifs aux acquis des élèves – Bilan des résultats de l’École – 2001 . Elle a notamment renforcé l’exigence d’une réelle indépendance des instances chargées de l’évaluation....

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A l'école des bureaucrates

A l'école des bureaucrates | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Comment enseigner face à l'obsession de l'évaluation? Avec humour, une professeure, Maya Goyet, se demande de quelle manière donner le goût de la culture aux enfants du Net.

 

Les ministres successifs de l'éducation endossent, sur le modèle des Village People, période YMCA, des costumes aussi voyants que séduisants. Subtils et soucieux d'à-propos, ils ont cependant renoncé au motard, à l'ouvrier ou au cow-boy. Ils leur ont préféré le hussard lunetté d'écaille qui parle en patois de la IIIe République, le directeur des ressources humaines à cravate moche qui cache sa joie de tout casser sous un pragmatisme erratique, l'artiste qui sauve les banlieues en subventionnant un échange avec une chorale moldave.

Faute de croire qu'ils peuvent faire grand-chose dans une situation qu'ils savent, sinon désespérée, du moins extrêmement préoccupante, ils nous font rêver ou pleurer. Mais pas évoluer. Ni avancer.

Les enseignants, il n'y a pas si longtemps, aimaient aussi prendre la pose : l'un se voulait pédago, s'habillait et parlait en conséquence ; l'autre s'aimait républicain, il en avait les lectures et les regrets. D'autres s'en fichaient : après tout, enseigner, c'est aussi un travail. Au milieu des gobelets à moitié vides, des éclairs de la photocopieuse, la salle des professeurs avait ses joutes, certes convenues, mais stimulantes et structurantes. Cela a bien changé.

Si ces débats existent toujours ils semblent aujourd'hui animés par des combattants qui ne sont pas sans ressemblance avec ces messieurs qui se déguisent en soldats napoléoniens pour aller rejouer, le dimanche matin, dans la gadoue périurbaine, la bataille de Wagram entre deux supermarchés. La conviction et la vraisemblance ne sont plus vraiment là...

 

Le professeur, dans cette perspective, ne doit plus se contenter d'enseigner. Il doit aussi, et surtout, renseigner. A tout bout de champ : cahier de textes, notes en lignes, validation des items. Le bon enseignant, c'est celui qui fait des diagrammes, des progressions, remplit des fiches, monte des projets, se lance dans le tout-numérique, remplit des cases, fait des synthèses, des appels d'offres, fait remonter l'info, connaît les protocoles, obéit aux chefs...

Il devient, avant tout, l'administrateur de son enseignement. L'air de rien, la bureaucratie que l'on croyait terrassée revient hanter le quotidien des professeurs sous la forme d'un contrôle a posteriori. Après tout, cela débarrasse le corps enseignant d'un sentiment de culpabilité qui le taraude et dont il ne sait que faire : le niveau des élèves, c'est à la fois de notre ressort et hors de notre portée. La technocratisation contribue à dissimuler l'état des classes...

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Education : ce qui va changer (ou pas) à la rentrée

Education : ce qui va changer (ou pas) à la rentrée | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le ministre de l'Education Vincent Peillon a dû composer avec une rentrée 2012 encore fortement marquée par les décisions du précédent gouvernement.

A quelques jours de la reprise des cours, le ministre de l’Education Vincent Peillon s’est livré mercredi à sa première conférence de presse pré-rentrée scolaire. Contraint de jongler avec l’héritage de son prédécesseur Luc Chatel, qui avait prévu la suppression de 14 000 postes cette année, et l’ambition de François Hollande, qui a fait de l’Education nationale un des secteurs prioritaires de son mandat. Du coup, la rentrée 2012 s’annonce ambivalente : quelques mesures d’urgence ont été annoncées, mais l’héritage du quinquennat passé reste très présent.

 

Ce qui change

*Une formation pour les profs «sacrifiés».....

*Les emplois d’avenir: Entre 2013 et 2015, 6 000 emplois d’avenir «professeurs» seront attribués chaque année à des étudiants boursiers en deuxième année de licence, qui se destinent à l’enseignement...

*Des profs expérimentés au CP...

*Un nouveau métier, les APS...

*Des recrutements dans les personnels scolaires...

*Suppression du décret sur l'évaluation des enseignants....

*L’ARS en hausse...

*Un nouveau calendrier scolaire....

*Un brevet des collèges revu...

*La réforme du lycée arrive en terminale...

 

Ce qui n’a pas encore changé

*Les suppressions de postes. Pour la sixième année de suite, la rentrée est marquée par une baisse des personnels, conséquence logique du non-remplacement d’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux, pierre angulaire des années Sarkozy.

*Les rythmes scolaires....

*L’accès à la maternelle. C'était une des autres priorités du candidat socialiste : faciliter l’accès à l'école maternelle pour les enfants de moins de 3 ans...

 

Ce qui va être évalué

C’est le leitmotiv de Vincent Peillon : la con-cer-ta-tion. Le ministre souhaite évaluer plusieurs dispositifs mis en place par ses prédécesseurs. Notamment les internats d’excellence, l’aide personnalisée, le dispositif Eclair, qui permet aux directeurs de recruter leurs professeurs, et l’assouplissement de la carte scolaire.

 

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Prof au jury du bac, comment j’ai cogité pour noter vos copies - Rue89

Prof au jury du bac, comment j’ai cogité pour noter vos copies - Rue89 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
« Alors, on lui donne ? » Vous avez eu entre 10 et 10,1 de moyenne au bac ? Alors probablement, vous ne l’avez pas eu. Ce n’est pas grave, on vous a repêché.

 Pour un jeune prof comme moi, qui corrige le bac pour la première fois et qui a été convoqué aux jurys de délibération, voilà une des premières choses que je découvre. Une demi-découverte, pas la plus grande.Les coulisses du baccalauréat ne manquent pas de piquant. C’est déjà l’occasion de voir du pays. Après avoir surveillé le bac dans mon lycée, assisté à une « commission d’entente » dans un autre (réunis par discipline, les professeurs s’entendent sur le barème de notation), corrigé les copies à domicile, m’être rendu à une « commission d’harmonisation » (les mêmes professeurs harmonisent leurs notes et débattent des copies difficiles à évaluer), je me rends au « jury de délibération ».

 

Quatrième ville et ultime étape de la correction du bac. Hormis les oraux de rattrapage qui reproduisent cinq jours plus tard le même principe, le jury de délibération est la fin du parcours. Et l’occasion d’apprendre beaucoup de choses. On y discute les moyennes des candidats au bac, la veille de l’affichage public des résultats nationaux.

Nous sommes jeudi 5 juillet. Mon premier jury est à 8h30. J’en ai deux et je suis un peu stressé. Objectif : traiter le cas de 70 candidats au bac en série technologique. Il est composé de :

*nous (les professeurs qui ont corrigé les candidats) ;

*le président du jury, un universitaire qui n’a pas corrigé de copies car il doit diriger les débats et donner un avis impartial. Il est un peu perdu : c’est aussi sa première fois ;

*cinq personnes de l’administration du lycée (principalement des CPE) qui expliquent au président du jury la procédure à suivre, mais ne participeront pas aux délibérations (ils l’assisteront et tamponneront les procès-verbaux).....

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Peillon veut faire évoluer la notation des élèves

Peillon veut faire évoluer la notation des élèves | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a dit samedi vouloir "faire évoluer la notation" des élèves, estimant que l'évaluation scolaire était source de trop de "souffrance" à l'école, lors de l'assemblée générale de la Peep, seconde fédération de parents d'élèves. "Nous sommes le pays où la note sert toujours de sanction et jamais d'encouragement (...). Nos élèves ne sont pas heureux comme ils devraient l'être", a estimé le ministre, face à quelque 130 représentants de parents d'élèves réunis à Paris....

 

"Il faut faire évoluer la notation pour qu'elle ne soit pas perçue comme une sanction", a-t-il ajouté, invitant à un "changement de pédagogie" afin de placer le "bien-être des élèves" au coeur du projet scolaire et éviter "l'échec auquel sont confrontés de nombreux élèves". Des déclarations accueillies avec satisfaction par la présidente de la Peep, Valérie Marty. "Cela fait longtemps que nous parlons de ce problème. Il faut un sytème plus encourageant, plus performant. Si on y arrive, beaucoup de choses changeront à l'école", a-t-elle estimé....

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Le ministère surévalue ses évaluations

Primaire. Les résultats des tests en CE1 et CM2 sont un argument de campagne pour le gouvernement.

 

«Nos réformes dans l’éducation font merveille. La preuve, le niveau des élèves monte grâce aux nouveaux programmes que nous avons introduits en primaire en 2008 !» A l’heure du bilan, c’est en résumé ce que le gouvernement clame, brandissant tel un trophée les résultats des évaluations de CE1 et de CM2. Ces tests nationaux, introduits en 2008, restent pourtant très contestés et plusieurs candidats, notamment à gauche, promettent de revenir sur ces évaluations souvent jugées trop politiques pour être honnêtes.

 

Officiellement, ces évaluations ont deux buts. D’abord, elles doivent servir aux enseignants pour repérer les faiblesses de leurs élèves et éventuellement réajuster le tir, mais aussi pour voir les points du programme qu’ils ont eu du mal à faire passer. Le problème est que ces tests - une batterie d’exercices de français et de maths - se déroulent la dernière semaine de mai, ce qui est tard pour mettre en place un dispositif pour les plus faibles. L’enseignant peut aussi transmettre ses observations à son collègue de la classe supérieure, ainsi qu’aux parents. Mais ces tests stressent les familles et il lui faudra ne pas les angoisser davantage....

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Georges Felouzis, Siegfried Hanhart (dir.), Gouverner l'éducation par les nombres ? Usages, débats et controverses

Passionnant, complexe, quoiqu’un peu inégal, l’ouvrage coordonné par Georges Felouzis et Siegfried Hanhart intéressera (ou devrait intéresser) tant les sociologues, que les chercheurs en sciences de l’éducation, les économistes de l’école, les acteurs du système scolaire (enseignants, élèves, directeurs, parents d’élèves…) et les évaluateurs privé ou public, qu’ils travaillent avec des méthodes qualitatives ou quantitatives. 2Parfois un peu redondants, parfois au contraire très singuliers, les dix articles réunis dans Gouverner l’éducation par les nombres ? offrent une succession de points de vue sur la place de l’évaluation dans l’éducation, et en particulier la place des indicateurs quantitatifs dans l’évaluation. Ils décrivent les effets positifs et négatifs de l’évaluation selon les aspects géographiques : différents niveaux (local, national,..) et dans différents pays francophones (Canada, Suisse, Belgique, France). L’ouvrage s’intéresse également à la forme des effets selon les publics : constitution d’un groupe, estime de soi des élèves, motivation ou démotivation des enseignants, utilisation de l’outil « évaluation » par les chefs d’établissement, ou insertion dans l’emploi selon les résultats aux évaluations par exemple....
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Grève dans l'éducation : les syndicats satisfaits de la mobilisation

Grève dans l'éducation : les syndicats satisfaits de la mobilisation | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les enseignants protestaient contre les suppressions de postes et la réforme de l'évaluation. ...

 

Le ministère annonce un taux de grévistes de 15,55% dans le primaire et de 12,41% dans les collèges et lycées.

Selon le SNUipp-FSU (principal syndicat du premier degré), l'appel était suivi dans 52 départements, avec un taux moyen global de grévistes de 40%. Selon le Snes-FSU (principal syndicat du secondaire), la grève était suivie par 42% des enseignants.

La journée nationale d'action est appelée par le Snes-FSU, FO, le Snalc et le SNUipp-FSU, mais pas par le Sgen-CFDT ni le SE-Unsa....

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Evaluation des profs : Lettre ouverte à Luc Chatel d'un inspecteur de l'éducation nationale | Humanite

Tribune d'Alcide Carton, Inspecteur de l’Education Nationale Honoraire

À Monsieur Luc Chatel, Ministre de l’Education nationale.


Monsieur le Ministre,

J’ai exercé la mission d’Inspecteur de l’Éducation Nationale pendant 17 années.
Aujourd’hui, les enseignants rejettent, dans leur ensemble, vos nouvelles propositions d’évaluation. Je les comprends.
En remettant en cause l’évaluation des enseignants c’est la mission d’inspection que vous videz de sons sens.
Votre étroite vision de celle-ci trahit la cohérence de vos arrières-pensées politiques en matière d’éducation: déconstruire le socle républicain de l’école et faire des établissements des lieux autoritaires de compétition et de concurrence marchande de la transmission des savoirs.
Oserait-on demander à un Inspecteur de la Cour des Comptes d’exercer sa mission en la limitant à un rapide dialogue avec le responsable d’une institution sans vérifier in situ la validité de ses comptes? C’est pourtant ce que vous prétendez faire s’agissant de l’action pédagogique des en-seignants....

 

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«Chatel tu perds ton triple A»

«Chatel tu perds ton triple A» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Ils étaient entre 3.200 et 7.500 profs dans les rues de Paris ce jeudi pour protester contre le projet du ministre de l'Education de réformer le système d'évaluation des professeurs.

 

Plusieurs milliers d'enseignants ont manifesté jeudi en France contre le projet de réforme de l'évaluation des professeurs, qui conduit selon eux à une gestion «managériale» de leur profession.

Dans les écoles primaires, les enseignants étaient 11,2% à faire grève selon le ministère, et plus de 21% selon le SNUipp-FSU, principal syndicat de la profession.
Dans les collèges et lycées, le ministère a dénombré 16,4% de grévistes, et le Snes-FSU (principal syndicat) 47%.

La manifestation à Paris a réuni entre 3.200 et 7.500 personnes selon les sources. Des cortèges ont aussi défilé à Marseille (2.000 à 3.000), à Lyon (1.100 à 2.000), à Toulouse (800 à 1.700), à Nice et Saint-Etienne (700 à 1.000). Plusieurs centaines de manifestants ont été dénombrés à Montpellier, Rouen, Bordeaux, Bayonne, Angoulême, Poitiers, Rennes, Nantes, Lille ou encore Clermont-Ferrand.

«Chatel tu perds ton triple A», ont scandé les manifestants niçois et parisiens. «Non aux agences de notations», «l'ère Chatel, clientélisme, arbitraire», «Papa Noël, apporte-moi un vrai ministre de service public», pouvait-on lire sur les pancartes à Marseille...

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