L'enseignement da...
Follow
Find tag "élections"
18.0K views | +0 today
L'enseignement dans tous ses états.
Actualités, perspectives, débats... autour du monde de l'éducation et de l'enseignement.
Curated by Vincent DUBOIS
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Elections au Québec : «Un choc pour les étudiants»

Elections au Québec : «Un choc pour les étudiants» | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
La très courte victoire du Parti québécois face aux Libéraux aux législatives révèle la division de la société québécoise, souligne le sociologue Eric Pineault.

 

Le Parti québécois reprend la main dans la province francophone. Cette formation souverainiste de centre gauche a remporté les législatives de mardi. Jean Charest, Premier ministre qui a tenu une ligne dure cette année face aux étudiants mobilisés contre la hausse des frais de scolarité, laisse le poste qu'il occupait depuis 2003 à Pauline Marois. Mais il limite la casse.

Avec 54 sièges au Parlement, contre 50 pour les Libéraux, la nouvelle Première ministre, dont le programme de centre gauche était ambitieux, n'aura que très peu de marge de manœuvre, nuance Eric Pineault, professeur au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal.

 

La victoire du Parti québécois a-t-elle de quoi surprendre ?

      Ce qui me surprend surtout, c’est que le Parti libéral, arrivé en deuxième position, ait si bien résisté, y compris à Montréal où la mobilisation contre la hausse des frais de scolarité a été la plus dure. A Laval, une banlieue du nord de Montréal plutôt classe moyenne, le vote pour les Libéraux a été massif. Ce sont les parents des manifestants ! Pour les étudiants, il y a un effet de choc. Portés par l'ampleur des manifestations et l'entre-soi des réseaux sociaux, ils pensaient avoir infligé un sérieux coup aux Libéraux. Ce résultat, qui montre qu'une partie de la société québécoise continue à se reconnaître dans le parti libéral, les oblige à une prise de conscience sur la division de la société. Ce qu’ils pensaient être un consensus n’en était pas un.

Je crois qu’on a aussi sous-estimé l’impact de la couverture de la mobilisation par la presse traditionnelle de droite, qui présentait les manifestants comme des vandales. Ce message a porté auprès d’une partie de la population.

...

Quelle position devrait tenir le Parti québécois sur la hausse des frais de scolarité ?

Il devrait, comme il s’y est engagé, abroger la loi 78, [qui limite fortement le droit à manifester, ndlr] et indexer les frais de scolarité sur l’inflation. Mais il n’est pas certain qu’il puisse y arriver, avec deux partis de droite en face au Parlement. Il devra aussi compter avec les recteurs des universités. La hausse des frais enclenchée par les Libéraux se fondait sur deux forces distinctes. D’abord, la volonté d’un changement de culture, d’en finir avec le modèle de la gratuité, du tout social. Mais aussi sur un consensus chez les recteurs des universités québécoises autour de cette source de revenus qui a pour eux l’avantage, par rapport aux autres financements, d'être discrétionnaire. Augmenter les frais leur donne plus d’autonomie dans le management de leurs universités. Ce deuxième aspect du débat reste ouvert, et la lutte, menée jusqu'ici dans la rue, va peut-être se déplacer dans les salons bourgeois...

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

L'éducation, pas un enjeu majeur | Pascale Breton | Élections Québec 2012

L'éducation, pas un enjeu majeur | Pascale Breton | Élections Québec 2012 | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it

Au jour 1 de la campagne électorale, le premier ministre Jean Charest voulait faire des élections un référendum sur le conflit étudiant. Le constat, une trentaine de jours plus tard, est que les enjeux en éducation ont été pratiquement absents des débats.

 

Le fait que la majorité des étudiants et cégépiens en grève a voté pour un retour en classe au cours des dernières semaines, ou à tout le moins une trêve électorale, n'est pas étranger à la situation, croit le politologue Jean-Herman Guay, professeur à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke.

«M. Charest a perdu son principal levier qui était d'opposer la loi et l'ordre au chaos et à la rue. Cette thématique lui a échappé parce qu'elle n'a pas fait la manchette», explique-t-il.

Quant au financement des universités, à la source de la hausse des droits de scolarité et du mécontentement qui a jeté des milliers d'étudiants dans la rue le printemps dernier, le sujet a été complètement occulté....

...

En 2007-2008, les universités québécoises ont bénéficié de 620 millions de moins que les autres universités canadiennes, rappelle la CREPUQ.

Ce sous-financement chronique a été reconnu par l'ensemble des acteurs du milieu. «Même les associations étudiantes le reconnaissaient», affirme M. Zizian. Depuis le début de la crise, le discours s'est modifié. Les étudiants parlent plutôt de «mal financement».

L'avenir des universités a été occulté par les manifestations du printemps et la position des étudiants. «C'est malheureux, laisse tomber M. Zizian. Le coût le plus important pour un étudiant aux études, ce n'est pas les droits de scolarité, mais le manque à gagner de ne pas être sur le marché du travail», dit-il en rappelant l'importance d'une formation de qualité....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Les rejetons du "printemps érable"

Les rejetons du "printemps érable" | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Alors que le Québec élit mardi son nouveau Parlement, les étudiants du "printemps érable" espèrent un taux de participation "historique" des jeunes.

 

Je ne verrai plus jamais les cours de philo de la même manière", lâche Julien Sirois, 20 ans, étudiant en génie mécanique au Cégep du Vieux-Montréal, l'un des collèges assurant au Québec la transition entre lycée et université. La grève du printemps, lancée pour protester contre l'augmentation des frais d'inscription à l'université, les manifestations, les négociations avortées avec le gouvernement, l'adoption d'une loi limitant le droit de manifester et les concerts populaires de casseroles lui "ont ouvert les yeux sur une autre façon de voir de monde. Comme beaucoup, je suis nettement plus intéressé par la politique et la philosophie". Les questions de justice et de liberté ont trouvé selon lui dans le "printemps érable" un terrain concret de réflexions.

Julien Sirois n'est pas un intello. Il rêve de courses automobiles depuis qu'il est petit et passe, depuis trois ans, ses moments de temps libre au collège pour construire des voitures de course en vue de la compétition annuelle américaine Formule SAE, réservée aux projets étudiants. Mais celle de mai 2012, à laquelle il projetait de participer, lui est passée sous le nez : le collège a fermé ses portes en février pour cause de grève et risques de casse.

"Tout est tombé à l'eau", regrette le jeune étudiant, qui a repris fin août sa session d'hiver avant d'entrer, en octobre, à l'Ecole de technologie supérieure de Montréal. Avoir raté la compétition de mai l'a "un peu déprimé mais c'était pour une bonne cause". Même si ses parents paient ses études, Julien a voté pour la grève, jugeant "absurde que les étudiants paient pour la mauvaise gestion des finances publiques et des universités" et dénonçant la "marchandisation de l'éducation".

Du passage en mai du conflit étudiant à une vraie crise sociale, il dira que "la goutte d'eau a fait déborder le vase" pour ceux qui rêvent d'une "société moins capitaliste et plus socialiste". Le mouvement étudiant a "réveillé les gens et lancé un débat de société alors que les libéraux au pouvoir laissaient pourrir la situation"....

more...
No comment yet.
Scooped by Vincent DUBOIS
Scoop.it!

Que reste-t-il du printemps érable ?

Que reste-t-il du printemps érable ? | L'enseignement dans tous ses états. | Scoop.it
Les étudiants, qui n'ont toujours pas obtenu gain de cause sur la question de la hausse des frais de scolarité, comptent sur les élections législatives du 4 septembre.

 

Le printemps érable refleurira-t-il cet automne ? Tout dépendra des élections législatives du 4 septembre. Déclenchées de manière anticipée début août par le Premier ministre libéral, Jean Charest, pour tenter de sortir de la crise étudiante, elles pourraient bien lui coûter son poste, qu’il occupe depuis neuf ans. Etonnamment, alors que le conflit s'était emballé mi-février sur le refus de la hausse brutale des frais universitaires, le thème de l'éducation a été peu présent dans la campagne, plutôt focalisée sur l’emploi, la santé, l’indépendance, la corruption. Tout en se gardant de faire de l'élection un référendum pro ou anti-hausse, les organisations étudiantes sont dans l’expectative. «Tout dépendra des annonces du gouvernement élu. Mais quel que soit le vainqueur, le mouvement pourra repartir à tout moment», prévient Jeanne Reynolds, porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (Classe), un syndicat plutôt radical.

En attendant le verdict des urnes, le mouvement a marqué le pas en cette fin d'été. Cette semaine, les cours ont repris dans la plupart des universités. Un retour à la fac un peu la mort dans l'âme pour les plus mobilisés. Car le gouvernement Charest n’a rien lâché, hormis un étalement de cette hausse sur sept ans au lieu de cinq (mais une hausse de + 82% à l'arrivée) et des concessions sur le système des prêts étudiants.

«A l'évidence, la grève ne nous a pas permis d’atteindre notre objectif final. Pour ceux qui étaient très impliqués au quotidien durant quatre mois, le retour à l’université est un choc, observe Eliane Laberge, présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (Fecq), qui regroupe 23 associations étudiantes. Mais ce n'est pas la fin du mouvement. Nous verrons quoi faire après le 4 septembre.» Une manifestation est déjà prévue pour le 8 septembre à l’appel des «profs contre la hausse»....

more...
oliviersc's comment, September 1, 2012 10:09 AM
Et, justement, peut-être élire une femme ? http://seenthis.net/messages/84623