Réflexions sur le monde de l'art et de la culture
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“expositions, mécénat, marché de l'art...”
Curated by Laurine Fabre
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www.telerama.fr - March 19, 9:16 AM

Nos enfants et la culture - Idées - Télérama.fr

  Infos pratiques : intervenants, horaires, descriptif des débats… > Télécharger le programme en PDF > Pour...
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www.lemonde.fr - January 27, 3:36 AM

La dérive financière des grands travaux

Les grands chantiers culturels, un gouffre ! L'idée n'est pas nouvelle. Depuis les travaux lancés par François Mitterrand dans les années 1980 (Grand Louvre, Bibliothèque nationale de France, Opéra-Bastille...), l'administration financière n'a cessé de s'émouvoir du coût des opérations. La Cour des comptes revient à la charge. Dans un prérapport que Le Monde a pu se procurer, la haute juridiction dénonce : "Le bilan médiocre des performances enregistrées dans la conduite des grands chantiers achevés ou en cours entre 2007 et 2011." Avec deux conséquences : le glissement des délais et la flambée des coûts.
Ce rapport résulte de ce que la cour nomme une "enquête de suivi". En décembre 2007, les magistrats s'en étaient déjà pris aux conditions de réalisation des projets et à leurs estimations souvent sommaires. Principal responsable, écrivait-elle, le ministère de la culture, incapable d'assurer correctement son rôle de maître d'ouvrage. Quatre ans après, ils ont passé au crible les 35 principaux chantiers lancés depuis pour voir si ses recommandations étaient suivies.

Premier constat, la cour salue "des changements notables dans la gestion immobilière et la direction des travaux". L'organisation a en effet été simplifiée. Deux opérateurs rivaux se partageaient jusqu'à 2010 la fonction de pilotage : le Service national des travaux et l'Etablissement de la maîtrise d'ouvrage des travaux culturels. Ils ont été fusionnés pour créer l'Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture (Oppic). De même, des indicateurs communs entre l'administration centrale et les établissements publics culturels ont été créés, et une Commission ministérielle des projets immobiliers instaurée pour vérifier en amont la faisabilité des investissements immobiliers. Certes, la réorganisation interne du Centre des monuments nationaux, engagée en 2003, "n'est toujours pas achevée", regrette la cour. "Il n'est donc pas possible de tirer un premier bilan" de la réforme. Mais ce retard n'est qu'un simple nuage dans un ciel administratif dégagé.

En vérité, l'orage est à venir. Car à quoi bon simplifier les procédures, clarifier les missions si les résultats ne suivent pas ? Passant en revue ces chantiers de plus de 10 millions d'euros, la juridiction fait un examen approfondi de neuf constructions ou restructurations dont les budgets dépassent tous 50 millions d'euros : Grand Palais, Musée d'Orsay, Salle Favart, Musée Picasso, Carré Richelieu de la Bibliothèque nationale, département des arts de l'islam au Louvre, Philharmonie de La Villette, Musée des civilisations d'Europe et de Méditerranée (Mucem) à Marseille, Maison de l'histoire de France. Et le constat est sévère.

Seul motif possible de satisfaction pour le gendarme financier, le nombre de très grands projets est en baisse. Après des années 1980 et 1990 florissantes, la mesure s'est imposée. Le Musée du quai Branly dans les années 2000 et la Philharmonie pour la décennie actuelle sont les seuls chantiers à 300 millions d'euros. Mais le mouvement de concentration sur la région parisienne s'est accentué avec trente des trente-cinq opérations d'envergure conduites en Ile-de-France.

Pis : le zoom opéré sur les neuf plus gros chantiers "révèle les hésitations, les atermoiements et les imprécisions dont pâtissent certaines opérations depuis leur lancement". Absence de schéma directeur au Grand Palais, modification complète du programme à Orsay, révision et retard considérables dans le lancement des travaux au Musée Picasso... Au Mucem, le projet, lancé en 2001 afin de décentraliser la collection des arts et traditions populaires, est resté longtemps en rade... jusqu'à ce qu'il change d'objet en 2008 et se tourne vers les cultures de Méditerranée. Mêmes tâtonnements à la Philharmonie. Envisagé dans les années 1980, décidé dans les années 1990, officialisé en 2006, le projet a encore subi de multiples modifications de programme, de régime légal, de tour de table... Entre 2004 et 2011, le budget est passé de 204 à 336 millions d'euros.

Là réside pour la cour le principal point noir. Les sept opérations achevées depuis 2007 présentent un surcoût de 30 %. Parmi les chantiers en cours, neuf connaissent un doublement du devis annoncé. Une des causes réside dans l'allongement des délais, en moyenne de 34 mois, eux-mêmes provoqués par les "dysfonctionnements politico-administratifs". Instruction du dossier insuffisante, annonces anticipées, évaluations financières hâtives "vont ensuite contaminer les autres étapes du processus, entraînant des recadrages brusques, des retards et des surcoûts."

Ce schéma de dérive permanente conduit les magistrats à s'interroger sur "le poids des grands chantiers dans les investissements culturels". A eux seuls, les surcoûts des 35 opérations étudiées correspondent à une année de crédits d'investissement du ministère. De quoi rogner sérieusement les marges budgétaires. S'immisçant en terrain politique, la Cour juge "difficilement soutenable" tant en matière d'investissement aujourd'hui, que de fonctionnement demain, un tel niveau d'engagement. Le signal d'alarme est tiré. Au conducteur de réagir.

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www.lemonde.fr - January 22, 7:59 AM

Artprice amène l'art sur le terrain des enchères en ligne

L'opération était annoncée comme une petite révolution dans le monde feutré de l'art et faisait trépigner les investisseurs depuis des mois – l'action a pris plus de 600 % en un an. Mercredi 18 janvier, Artprice.com a officiellement étendu ses services aux enchères en ligne.
Jusqu'alors, l'activité et la notoriété de l'entreprise lyonnaise reposaient sur ses informations. Artprice est la première base de données sur le marché de l'art au monde. Selon son PDG, Thierry Ehrmann, "plus d'un petaoctet", soit des millions de renseignements sur les artistes, les œuvres, les transactions et les cotes y ont été répertoriés ces dernières années.

Mais le père de la controversée Demeure du Chaos, où se situe le siège social de la société, avait fait de la libéralisation des enchères de l'art son autre cheval de bataille. Ce juriste de formation a lutté pendant quatorze ans pour mettre fin au monopole des maisons de vente. "Pour certaines, nous sommes le Mal incarné", regrette-t-il.

Il y a quelques jours encore, un bras de fer juridique l'a opposé au Conseil des ventes, l'autorité de régulation du marché des ventes aux enchères publiques. Artprice est finalement parvenu à lever cette dernière barrière, faisant valoir la loi n° 2011-850 du 20 juillet 2011 (article 5) qui lui permet d'affirmer son nouveau statut d'"opérateur de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique".

PLATEFORME SÉCURISÉE

D'un point de vue technique, M. Ehrmann ne dénie pas la comparaison avec le géant du courtage sur Internet, eBay, tout en soulignant des différences fondamentales. "Sur eBay, la mise à prix moyenne est de 50 euros, quand elle est de 12 000 euros chez nous." Artprice insiste par ailleurs sur la sécurisation de sa plateforme : l'entreprise est en liaison permanente avec Interpol, ce qui exclut a priori les pièces volées. Seules les œuvres identifiées dans la base de données peuvent être vendues. La perception et le déblocage des fonds sont confiés à une société tierce spécialisée dans la gestion sous séquestre en ligne, Escrow.fr. "Voilà pourquoi nos clients peuvent acheter chez nous des œuvres à 100 000 euros", souligne Thierry Ehrmann.

Le vendeur fixe les modalités des enchères, lesquelles sont accessibles au réseau d'abonnés d'Artprice, soit 1,3 million de personnes dans plus de 90 pays. A ce jour, près de 5 000 œuvres ont été enregistrées, pour une mise à prix totale de 820 millions de dollars.

BOULEVERSEMENT DU MODÈLE ÉCONOMIQUE

Pour le PDG, l'évolution des services d'Artprice représente un changement quasi philosophique. "On s'affranchit des commissaires-priseurs et des marchands qui peuvent faire ou défaire les artistes à l'envi", se félicite-t-il. Le bouleversement aura toutefois surtout lieu sur le plan économique. Jusqu'à présent, l'entreprise se rémunérait seulement avec les abonnements, les ventes à prix fixe étant gratuites.

Chaque enchère lui rapportera désormais de l'argent, entre 5 et 9 % selon la valeur de l'œuvre. Ce taux de commission reste très compétitif pour les vendeurs, en comparaison avec les 37,5 % perçus par les maisons d'enchères traditionnelles.

Signe annonciateur de l'attractivité de la nouvelle offre : mercredi, le site a comptabilisé 909 000 visiteurs uniques, contre près de 150 000 en temps normal.

Pauline Turuban

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www.lemonde.fr - January 20, 5:01 AM

Le Centre Pompidou bientôt en vacance de pouvoir ?

Le Centre Pompidou voguera-t-il bientôt sans capitaine ? Le bruit agite le monde des musées depuis le 11 janvier. Lors de ses voeux aux parlementaires, Nicolas Sarkozy a annoncé, ce jour-là, que "les postes vacants d'ici la prochaine élection présidentielle ne seront pas pourvus s'il s'agit de responsables d'établissements publics qui jouent un rôle essentiel dans la mise en oeuvre de la politique économique et sociale de la nation".
Un rôle essentiel ? Peu d'établissements culturels risquaient de se sentir concernés. Une poignée, parmi lesquels le Centre Pompidou. Or son directeur, Alain Seban, 48 ans, voit son premier mandat arriver à son terme début avril. Nommé en 2007, il attend de savoir s'il sera reconduit.

Jusqu'au 11 janvier, le petit jeu des pronostics semblait des plus classiques. Les uns constataient que le sortant avait pour lui un bilan flatteur, tant en termes de fréquentation que d'initiatives nouvelles (Centre Pompidou Metz, Centre Pompidou mobile, projet de centre virtuel), ce que Frédéric Mitterrand a une nouvelle fois souligné, mardi 17 janvier, lors de ses voeux à la presse. Les autres faisaient valoir un calendrier défavorable : à quelques semaines des élections, le pouvoir ne manque jamais de bons serviteurs à placer (même si aucun n'a jusqu'ici fait acte de candidature). Alain Seban, nommé à deux mois de la précédente présidentielle par Jacques Chirac, dont il était conseiller chargé de la culture, en sait quelque chose.

L'annonce du 11 janvier a-t-elle changé les paramètres ? Le choix pour Beaubourg pourrait-il revenir au prochain président ? Au ministère de la culture, personne ne veut croire à une vacance du pouvoir au centre. Mais à l'Elysée, même, on semblait hésiter, mardi 17 janvier. Pas essentiel, Pompidou ? L'article 13 de la Constitution donne un indice : il dresse la liste des postes qui, en raison de leur importance dans "la vie économique et sociale de la nation" imposent au président une consultation du Parlement avant toute nomination. Du patron d'Aéroports de Paris à celui des voies navigables, ils sont quarante-sept. Aucun établissement culturel n'y figure.

Sur le Web : www.centrepompidou.fr.

Nathaniel Herzberg

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January 10, 8:59 AM
Les critiques d'art voyagent-ils assez ?

A l'heure du bilan, la réalité apparaît, effrayante : les critiques d'art sont au mieux parresseux, au pire chauvins.
Quoi ? Nos amis, nos confrères, grands découvreurs devant l'Eternel, réputés et influents ? Eh oui, à regarder leurs choix, et l'exposition de l'année 2011 qui leur a paru la plus remarquable, on se dit que, mondialisation de l'art ou pas, les habitudes locales ont la vie dure...

Certes, l'Italienne Daniele Perra a adoré la rétrospective du Bulgare Nedko Solakov. Mais elle est présentée à la Fondazione Galleria Civica de Trento, en Italie. Et c'est à Venise qu'elle a découvert Serena Vestrucci, qui l'impressionne "par sa capacité à questionner le système de l'art et ses mécanismes, sans aller dans la provocation facile dont certains abusent".

Pour Richard Dorment et Andrew Graham-Dixon, tous deux du Daily Telegraph de Londres, l'exposition de l'année ne saurait être, naturellement, que "Leonard de Vinci" à la National Gallery de Londres. Andrew Graham-Dixon ajoute "Afghanistan : Crossroads of the Ancient World"au British Museum, "Degas and the Ballet" à la Royal Academy et n'oublie pas de congratuler le Victoria and Albert Museum. Richard Dorment ajoute une autre exposition de la National Gallery, "Jan Gossaert's Renaissance". Ses seules visites loin de la Tamise ont été à Paris, au Grand Palais pour les collections de la famille Stein et au Musée d'Orsay pour Manet - rien de trop aventureux.

Son confrère Sean O'Hagan, critique photo du Guardian, privilégie la rétrospective Paul Graham à la Whitechapel Galery - à Londres toujours : "Je le suis depuis son travail sur l'Irlande du Nord dans les années 1980. Je connais bien cet endroit, j'en suis originaire. Il en a tiré des images extrêmement fascinantes, et très loin des clichés." Ses découvertes de l'année sont aussi britanniques. L'une est Chloe Dewe Mathews, jeune photojournaliste, auteure d'une série sur la mer Caspienne. Il en apprécie la "façon de traiter ce sujet avec une absence de prétention et une vision humaniste". Côté peinture, il attire l'attention sur George Shaw, au Baltic Centre for Contemporary Art : "Des toiles très photographiques, qui montrent des choses triviales, mais de façon très mystérieuse : des garages, des terrains vagues, des routes. Il utilise pour ses toiles la peinture Humbrol, qui a été utilisée par tous les petits garçons anglais dans les années 1960 et 1970 pour peindre leurs modèles réduits d'avions." Soit.

A New York, on aime principalement ce qui se passe à Manhattan. Pour Roberta Smith, du New York Times, les expositions de l'année ont été celles de David Hammons à la galerie L &M Arts, de Christian Marclay à la Paula Cooper Gallery et d'Ellsworth Kelly chez Matthew Marks : trois artistes nord-américains dans trois galeries new-yorkaises. Mais pas Maurizio Cattelan au Guggenheim, qu'elle a éreinté. Jerry Saltz, du New York Magazine, a aussi choisi The Clock, de Marclay, et classe aux places suivantes de son palmarès la rétrospective de William De Kooning au MoMA et Alexander McQueen au Metropolitan Museum. "Le réduire à "juste une expo de mode", ce serait comme dire que Mozart a juste écrit des chansons." Tout cela ne nous éloigne toujours pas de l'East River.

Retour au New York Times avec Holland Cotter, qui cite à son tour McQueen au Met et De Kooning au MoMA, ajoutant "Picasso : Guitars 1912-1914", toujours au MoMA. Mais son jugement sur "sa" ville en 2011 est sévère : "Si l'on considère que New York compte des centaines de galeries, et des centaines et des centaines de nouvelles expositions chaque année, le niveau de stimulation était bas."

Dans ce cas, pourquoi ne pas aller avoir ailleurs ? C'est ce qu'a fait Robert Storr, commissaire général de la Biennale de Venise en 2007 et contributeur régulier de grandes revues. Son premier choix est new-yorkais, mais singulier. Le plus important pour lui a été l'ouverture des salles d'art islamique du Metropolitan : "En un temps où tant est dit à propos d'un "choc des civilisations" entre l'Ouest et le Moyen-Orient, voici qui nous rappelle combien peu d'entre nous connaissent les civilisations de cette partie du monde - et qui offre une chance de les découvrir. L'oeil est ébloui, l'esprit captivé. On voit combien l'art musulman est profondément enraciné dans celui de cultures plus anciennes et avec quelle fluidité il s'est mêlé à peu près à tout ce qui lui était contemporain. J'attends avec impatience que cette collection soit prolongée vers l'art moderne et contemporain."

Ses autres choix sont ceux d'un voyageur. A Londres, il a été impressionné par la rétrospective de Gerhard Richter à la Tate Modern - que ne cite cependant aucun critique britannique. "Voici une oeuvre à partir de laquelle une douzaine d'expositions différentes pourraient être conçues sans épuiser sa richesse esthétique et ses énigmes conceptuelles." Sa meilleure surprise, il l'a eue à Bologne, au Musée d'art moderne, avec les vidéos, performances et installations du collectif Zimmer Frei. "Sans doute bien peu de ceux qui sont allés à la Biennale de Venise ont-ils fait le détour, mais les travaux de Zimmer Frei font preuve d'une très rafraîchissante économie de moyens, particulièrement opportune après tant de surproductions artistiques encombrant les expositions de l'été. Ils ont ce qui manquait tant, la poésie."

Et nous-mêmes ? Avons-nous assez voyagé et assez loin de Paris en 2011 ? S'il fallait ne garder que peu de manifestations, ce ne serait assurément pas l'ennuyeuse et confuse Biennale de Venise, ni celle d'Istanbul, si sage cette année-là, mais, pêle-mêle, sans hiérarchie, la rétrospective Richter à la Tate Modern, la Biennale de Lyon - pour l'abondance des jeunes artistes qu'elle révèle et l'excellence de l'accrochage -, les paysages de Max Beckmann au Kunstmuseum de Bâle, "Danser sa vie" au Centre Pompidou et la rétrospective du peintre Marc Desgrandchamps au Musée d'art moderne de la Ville de Paris. Un choix parisien, celui-ci ? Si l'on veut. Mais Desgrandchamps vit et travaille à Lyon.

Philippe Dagen

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www.lemasc.fr - January 9, 8:17 AM

Expo temporaire à venir en Vendée

Marlène Mocquet
Du 17 mars au 17 juin 2012
Marlène Mocquet est une toute jeune pousse de la peinture, très vite mise sur orbite par le monde de l'art. Ses images décapantes et échevelées saisissent immanquablement le regard comme autant de prétextes à discuter des enjeux et de l'avenir d'une technique longtemps considérée moribonde, qui reprend ses derniers temps du poil de la bête.

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blogs.lesechos.fr (via @PiArt_Caroline) - January 6, 8:50 AM

Pourquoi tout le monde se fout de la critique d'art et adore le marché de l'art - Blog Judith Benhamou-Huet

Voici le texte au titre un peu racoleur de ma conférence prononcée à St Pétersbourg il y a quelques jours dans le cadre de "Art& Reality" de (...) (Pourquoi tout le monde se fout de la critique d'art et adore le marché de l'art -
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fr.wikipedia.org - December 5, 2011 7:07 AM

Projet:Musées - Wikipédia

Le Projet Musées est un Projet Wikipédia lancé pour développer et coordonner la rédaction d'articles traitant des musées et des objets qui y sont conservés. Il est destiné à faciliter les travaux dans ce domaine pour l'ensemble des contributeurs, même occasionnels. C'est également le projet d'améliorer le portail sur les musées et de se coordonner pour contribuer aux 3 198 articles que rassemble le portail.

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www.centrepompidou-metz.fr - December 3, 2011 6:23 PM

Ronan & Erwan Bouroullec, Bivouac | Centre Pompidou Metz

Pensée comme un Bivouac merveilleux, l’exposition consacrée aux designers Ronan & Erwan Bouroullec en Galerie 3 du Centre Pompidou-Metz présente sur plus de 1000 m⊃2; les réalisations et les recherches de près de quinze années de travail commun. Cette première grande exposition monographique en France souligne un parcours exceptionnel international, ponctué de collaborations avec les plus grands éditeurs de design, salué par une présence de leurs réalisations dans les collections publiques et distingué par de nombreux prix.

L’exposition – conçue comme un campement temporaire - est réalisée sans le support d’aucun élément scénographique autre que le travail des designers•: elle est rythmée par des jeux d’échelle, de transparence et de superposition de leurs créations. Le visiteur est invité à déambuler librement dans cet espace, entre projets de recherche et objets finis, productions industrielles ou artisanales. Bivouac met en évidence la grande variété des créations, des économies de production et aborde des concepts clés de leur recherche•: nomadisme, éphémère, modularité, inspiration organique, liberté des usages et des fonctions.
Loin d’être un bilan ou une rétrospective, cette présentation traduit l’état de leur travail et de leurs recherches, en constante évolution.

Cette première exposition monographique proposée par le Centre Pompidou-Metz met à l’honneur le design, une discipline fondamentale et féconde de la création contemporaine, territoire de recherche à la jonction de l’expérimentation et du quotidien. Elle souligne, dans la lignée du Centre Pompidou, la volonté d’embrasser « l’art sous toutes ses formes », pour permettre aux visiteurs de découvrir un large spectre de la création.

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www.france24.com (via @gaztivist) - December 3, 2011 5:46 PM

Le Louvre fait appel au mécénat individuel pour préserver des trésors égyptiens

Le Louvre en appellera au mécénat individuel pour la restauration de deux éléments architecturaux égyptiens. Les pièces concernées seront exposées à l'été 2012 dans le futur département des Arts de l'islam du célèbre musée parisien.
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www.asso-maisondelaculture.fr - February 14, 5:11 AM

Le Syndeac et le Cipac lancent un appel à la défense de la création

Le Syndeac et le Cipac lancent un appel à la défense de la création

 

Dans un communiqué, le Syndeac (Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles) et le Cipac (Fédération des professionnels de l’art contemporain) appellent à la défense de la création. Contre l’action du gouvernement, ils appellent à manifester le 24 février devant les Drac.

 

Communiqué :

 

APPEL A LA DÉFENSE DE LA CRÉATION

 

"Le gouvernement attaque les budgets culturels, principalement ceux du spectacle vivant et des arts plastiques suivant quatre axes :
◗ refus, contrairement à la promesse publique de Nicolas Sarkozy, du dégel des crédits 2012 : -6 %, à savoir -47 millions d’euros consacrés à la création, et -20 millions sur la transmission des savoirs et la démocratisation,
◗ proposition soumise au Parlement d’un collectif budgétaire qui prévoit des annulations de crédits pour la création, la transmission des savoirs, l’action culturelle internationale,
◗ création d’un Centre National de la Musique, agence destinée, à terme, à « siphonner les missions et les financements du ministère de la Culture » contraint depuis 2002 à la résignation. Ce nouveau centre ponctionnera, contrairement à ce qui avait été promis, 15 millions d’euros au minimum sur le budget dès 2012,

◗ augmentation des taux de TVA. Ces baisses de financement, en cours d’année, sur un secteur déjà « lourdement taxé », vont priver les artistes, les équipes artistiques, les lieux de spectacles vivants et d’arts visuels de moyens essentiels, avec des conséquences graves :

◗ plus d’un millier d’emplois permanents seront détruits dans les théâtres, festivals, compagnies, centres d’art, lieux d’expositions, orchestres ou opéras,
◗ des comédiens, musiciens, chanteurs, danseurs, circassiens, techniciens, plasticiens seront encore plus nombreux touchés par la précarité et le chômage,
◗ le saccage des programmations des saisonsou des festivals débutera dès l’été 2012. Le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles et la Fédération des professionnels de l’art contemporain refusent de voir dévastés les secteurs publics, dont celui de l’art et de la création. Au même titre que l’éducation, la recherche et la santé, la culture est un bien commun qui doit être au coeur des projets de société des partis de progrès.
Nous demandons aux organisations professionnelles du secteur, au nom de la défense du service public de la culture, de nous rejoindre pour exiger de toute urgence :
• la levée du gel de 6 % sur tous les crédits du ministère de la Culture,
• la préservation des crédits de ce ministère d’un collectif budgétaire,
• le refus du financement par l’État de toute agence d’inspiration libérale.
Nous appelons les artistes, les responsables culturels, les personnels administratifs et techniques, les parlementaires, les élus et les citoyens à manifester dans toutes les régions le 24 février 2012, devant les DRAC (Directions régionales des affaires culturelles). Nous préparons un grand rassemblement à Paris le 19 mars pour interpeller les candidats à l’élection présidentielle.

 

À SUIVRE…

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www.huffingtonpost.fr - January 25, 5:13 AM

Quelles priorités pour le ministère de la Culture ?

Le ministère de la Culture a 50 ans et il est moribond. Depuis dix ans, les ministres de la Culture successifs se sont souvent contentés de gérer l'existant, en bons pères de famille. L'offre culturelle étant pléthorique, variée et, la plupart du temps, de qualité, il était en effet tentant pour les locataires de la Rue de Valois de se consacrer exclusivement à son entretien, sans prétendre la faire évoluer.
Les rares fois où les ministres successifs sont sortis de leur gestion prudente, c'est malheureusement pour adopter une attitude défensive et conservatrice face aux mutations de la création et des pratiques culturelles des Français. Ce fut le cas avec Internet : alors que celui-ci constitue une formidable opportunité pour la démocratisation culturelle et la création artistique, le ministère est revenu trois fois devant le Parlement pour lutter contre l'échange d'œuvres culturelles sur le réseau, alors qu'il aurait du accompagner son développement.

Cet attentisme et ce conservatisme ont contribué à affaiblir le ministère et, surtout, l'ont privé de sa capacité à anticiper et inventer. Le ministère n'a ainsi pas mené de réflexion ni dessiné de stratégie pour accompagner les mutations de la création artistique et des pratiques culturelles à long terme.

Aujourd'hui, il est temps de sortir du carcan du court terme et de recommencer à imaginer la culture et les politiques culturelles de demain. La campagne pour l'élection présidentielle de 2012 peut en être l'occasion, même si on peut craindre que les candidats négligent cette question, compte tenu de l'ampleur des défis à relever dans les domaines de l'économie, de l'emploi ou de l'éducation. Il ne faut cependant pas s'y résigner. La culture n'est pas condamnée à être éternellement perçue comme une distraction ou l'éternel appendice des politiques publiques. Facteur de richesse, de créativité et d'épanouissement collectif et individuel, elle mérite d'être un des enjeux de cette élection présidentielle. Le moment peut donc être venu de mettre en débat les priorités du ministère de la Culture. C'est un exercice éminemment subjectif, mais, selon moi, elles pourraient être les suivantes :

Il serait avant tout nécessaire de mettre en place un grand plan en faveur de l'éducation artistique, permettant l'éveil à la culture tout au long de la vie. L'éducation artistique reste en effet marginale aujourd'hui au sein de la politique culturelle nationale. Depuis 2002, le budget qui lui est consacré a été considérablement diminué et les ministres successifs ne sont pas passés des discours aux réalisations concrètes. Il y a beaucoup à faire et les idées ne manquent pas : formation des enseignants dans le domaine artistique ; développement de la pratique artistique; apprentissage de l'histoire de l'art ; jumelages des écoles et des collèges avec des institutions culturelles etc... Les collectivités territoriales ont expérimenté certaines de ces pistes, mais c'est au ministère de la Culture, en partenariat avec le ministère de l'Education nationale de leur donner une dimension nationale.

Il faudrait ensuite prendre à bras le corps la question de la culture numérique, qui a été traitée par le petit bout de la lorgnette depuis dix ans. Il est plus qu'urgent de rompre avec l'attitude défensive adoptée par les derniers gouvernements et, comme l'a écrit Patrick Zelnik, dans son rapport sur la Création et internet (2010), "plutôt que de redouter Internet et de chercher à s'y adapter tant bien que mal, il convient de prendre les devants et d'investir l'univers numérique pour en saisir toutes les opportunités". Dans ce domaine, la priorité me semble être d'associer davantage les fournisseurs d'accès à Internet au financement de la culture et d'accélérer le virage numérique des établissements culturels et des chaînes de télévision et de radio publique. Il serait injuste de dire que rien n'a été fait en la matière, mais les initiatives ont été trop souvent disparates et parfois incomplètes. Or, un des rôles essentiels du ministère de la Culture est d'impulser et de coordonner les initiatives en la matière et, surtout, de leur donner du sens.

La troisième priorité serait la lutte contre les déserts culturels que l'on trouve dans certaines de nos régions. La cartographie de la France des institutions culturelles publiques est très riche, mais les institutions culturelles restent encore très concentrées. Le jacobinisme culturel n'est pas mort, l'Etat ayant décidé d'accorder des moyens importants à la création ou à la rénovation d'établissements culturels situés à Paris ou en Ile-de-France. Avec la rénovation de l'auditorium de Radio France, les nouveaux espaces du Louvre et du musée d'Orsay, les travaux au musée Picasso, la création d'une Maison de l'histoire de France dans le centre de Paris, l'Etat a fait le choix d'une concentration de son investissement sur un territoire déjà bien doté dans le domaine culturel. La culture ayant cependant plus besoin de Girondins que de Jacobins, il faudrait donc franchir une nouvelle étape de la décentralisation culturelle. Au lieu d'affaiblir les collectivités territoriales, il s'agirait en effet plutôt de leur accorder de nouvelles responsabilités et les moyens correspondants.

La dernière priorité devrait être le renforcement du rayonnement de la culture française à l'international. Beaucoup prédisent la fin de l'influence de la culture française dans le monde ; pour autant la France dispose toujours d'une voix, d'artistes, d'une ambition qui l'obligent. La culture française doit continuer à être présente dans le monde tant la culture est désormais un axe essentiel de la diplomatie. La création de l'Audiovisuel Extérieur de France (AEF) et de l'Institut Français n'ont malheureusement pas été à la hauteur des attentes et il reste encore beaucoup à faire pour la diffusion de la culture française dans le monde, pour la construction d'une véritable politique culturelle européenne et pour le renforcement de l'accueil des artistes et créateurs étrangers sur le territoire français.

Education artistique, culture numérique, lutte contre les déserts culturels et rayonnement de la culture française dans le monde, les chantiers et les défis sont nombreux. Espérons que l'élection présidentielle de mai prochain permettra d'en débattre et surtout d'avancer sur ces sujets, sans faire l'économie d'une réflexion stratégique sur la place du ministère de la Culture dans l'organisation institutionnelle et sur son budget.

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next.liberation.fr - January 20, 5:03 AM

Yayoi Kusama chez Louis Vuitton

La plasticienne japonaise s’associe au styliste de la griffe, Marc Jacobs, pour une ligne de vêtements, bijoux et sacs.
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www.lemonde.fr - January 16, 1:02 PM

Pauvre ministère de la culture !

Pauvre ministère de la culture !

 

par Pierre Sauvageot, compositeur, directeur de Lieux publics, centre national de création, Marseille

 

A l'approche de l'élection présidentielle, on attend toujours le débat public sur l'art et la culture. Mais, mises à part les propositions de Martine Aubry déjà enterrées, on voit se profiler une campagne où l'art et la culture n'ont guère de place, ou juste à travers le prisme pour le moins restreint des industries culturelles ou du téléchargement sur Internet.
On ne parlera pas d'art vivant, de théâtre, de danse, de création musicale, d'arts plastique, d'arts visuels, sauf autour de la grande idée consensuelle qui revient à chaque campagne électorale : l'éducation artistique, toujours promise, jamais réalisée. Quant aux paroles issues du milieu culturel, elles sont bien souvent en forme de "re-". Il faudrait re-fonder, re-donner, re-construire, re-penser, comme si la situation ne demandait qu'à "re-venir" à des solutions anciennes.

Pourtant, dans un pays obnubilé par la dette et le chômage, dans un pays où les intégrismes prospèrent, dans un pays écartelé entre consommation et environnement où même la marchandise ne fait plus rêver, l'art vivant n'est pas un supplément d'âme pour public cultivé, il est d'une absolue nécessité pour une société qui explore ses transformations, qui réfléchit à son avenir, qui s'invente des possibles.

Dans ce paysage, le ministère de la culture semble hagard. Sa parole ne compte plus en région, il court derrière les directives de la Commission européenne, il subit les décisions prises ailleurs sur l'intermittence, la fiscalité ou le droit du travail, et il se recroqueville sur son dernier pouvoir, celui des nominations, souvent arbitraires. Pourtant ce ministère n'a jamais semblé aussi nécessaire qu'aujourd'hui. Dans une situation nouvelle, dans une dynamique nouvelle, on pourra proposer quatre pistes concrètes :

1. Jamais la superstructure culturelle n'a été aussi pesante, jamais les contraintes n'ont été si lourdes : fiscalité embrouillée, social labyrinthique, sécurité tatillonne, financements complexes, priorités changeantes et réglementations en maquis... La marge artistique, comme on nomme poliment ce qui va aux artistes quand on a financé tout le reste, est en baisse constante. Les subventions "coûtent" de plus en plus cher, toute mesure nouvelle est engloutie par une contrainte nouvelle.

Trop d'artistes, comme il se dit sous le manteau ? Plutôt trop de frais autour de l'artistique : moins il y a d'argent, plus il y a de personnes qui sont payées pour bien le dépenser... Aller à une simplification radicale des contraintes administratives, fiscales, sécuritaires et réglementaires, contractualiser sur le long terme, laisser les artistes inventer de nouveaux modes d'organisation, libérer les initiatives, voilà un chantier qui n'est pas très médiatique et qui ne permet guère d'envolées lyriques, mais qui est pourtant impératif.

2. "Je paye donc je décide", semblent penser de plus en plus les personnes élues ou désignées pour gérer l'argent de tous, pour faire des choix politiques, mais ni artistiques ni culturels. La lente dégradation de la parole du ministère de la culture, qui n'apparaît ni comme un arbitre ni comme une référence, laisse les artistes en tête à tête avec des responsables locaux qui, trop souvent, en attendent des retours électoraux. Il ne peut y avoir de place importante de l'art et de la culture dans la société si on ne laisse pas une totale indépendance - y compris économique - et une possibilité d'impertinence aux artistes et aux responsables des structures culturelles. L'Etat, par son éloignement, par ses soutiens financiers sur la durée, par son exigence artistique, doit s'affirmer comme le garant de cette liberté impérative sans laquelle il n'y a pas de création. Pour que l'art soit utile, il ne doit pas être utilisé.

3. Alors que la Commission européenne devient l'autorité principale de réglementation de nos professions (fiscalité, statut social, concurrence, services d'intérêts généraux, appels d'offres...), le ministère de la culture n'a pas pris à bras-le-corps l'Europe, qui est devenue l'échelle pertinente. Il suffit d'observer l'importance que l'art et la culture ont prise dans une ville aussi sinistrée que Marseille à l'aube d'être capitale européenne de la culture.

Alors que les artistes circulent de plus en plus sur le continent, et que les théâtres ou les collectivités multiplient les partenariats, l'Etat a peu de compétence dans ce domaine et n'a pas compris qu'il lui faut définir sa doctrine et ses outils, qu'il lui faut être le porteur de cette dimension en région, être très présent dans les arcanes de l'Union mais aussi par des initiatives multilatérales (Arte franco-allemand en est un bel exemple) pour enfin aboutir à un début de politique culturelle européenne. Cette dimension européenne est aussi fondamentale pour étendre notre présence artistique sur les autres continents, sortir de notre diplomatie culturelle qui fleure bon son XIXe siècle et les lambris d'ambassades d'ancienne puissance coloniale.

4. Les artistes ont une inextinguible soif d'ailleurs. Ils veulent participer au débat toujours recommencé de l'art et de la ville, de l'art et de la société. Pourtant, les politiques ne savent répondre à cela qu'en inaugurant de plus en plus d'équipements culturels dont les seuls budgets de fonctionnement vont assécher les maigres mesures nouvelles que chaque ministre s'efforce de grappiller. Jamais le rôle du ministère de la culture n'a été aussi déterminant, non pas pour être une forteresse pour chefs-d'oeuvre en péril, mais pour être le chef de file de la présence de l'art hors des lieux consacrés, et pour être le poisson pilote des artistes dans leur dialogue avec les autres ministères.

L'art et la culture ne sont pas les souvenirs vieillots d'une France obsolète. Ils sont florissants, ils donnent des lectures du monde, ils ouvrent les esprits et les frontières, ils parlent à toutes les catégories de la société. Simplifier l'exercice des professionnels, être garant de la liberté des équipes artistiques, prendre à bras-le-corps la réalité européenne dans toutes ses dimensions, accompagner le formidable désir d'un art sorti des conventions, ces quatre axes dessinés à grands traits pourraient être un beau défi pour un futur ministre de la culture.

Pierre Sauvageot est le chef de file d'INSITU, réseau européen de la création en espace public.

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www.lemonde.fr - January 10, 7:59 AM

"Ces pratiques avaient déjà évolué avant l'arrivée d'Internet"

Olivier Donnat, sociologue au département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS) au ministère de la culture, est l'auteur de l'analyse rétrospective des cinq enquêtes sur les pratiques culturelles des Français, réalisées entre 1973 et 2008.
En trente-cinq ans, il n'y a guère eu de rattrapage entre les pratiques culturelles des ouvriers et celles des catégories supérieures. Mais vous refusez l'idée que la démocratisation culturelle a échoué... La société a considérablement changé depuis 1973 : un jeune ouvrier n'a plus les mêmes pratiques que ses parents. Et les cadres supérieurs d'aujourd'hui ne sont pas tous des héritiers. Les progrès de la scolarisation ont permis à des personnes d'origine modeste de devenir cadres, et d'acquérir des pratiques correspondant à leur nouveau statut, si l'on peut dire. Le diplôme reste le critère le plus important en termes d'accès à la culture.

La politique culturelle n'a donc qu'un effet secondaire sur les pratiques des Français ? Disons qu'il existe plusieurs leviers. Citons les progrès technologiques, qui ont rendu plus accessibles certaines pratiques : dans le cas de la musique, le matériel n'a cessé d'évoluer, il est devenu moins coûteux et plus mobile. En résumé, on est passé de la chaîne hi-fi dans les années 1970 au MP3 aujourd'hui. Autre facteur émancipateur : la palette des disciplines s'est élargie. Et l'on sait que l'intérêt pour la culture grandit avec la diversité des offres. Mais cette diversification a sans doute un autre effet : cela a peut-être amoindri le désir d'accéder à la culture dite "institutionnelle". Une personne qui se passionne pour les arts de la rue ou le nouveau cirque n'éprouvera peut-être pas le besoin d'aller voir la dernière pièce d'un grand metteur en scène...

La révolution numérique facilite l'accès aux oeuvres. Quel effet a-t-elle sur le désir de culture ? Internet est un outil formidable pour les amateurs, ceux qui aiment ou pratiquent. Mais pour les autres, le problème de l'accès à la culture reste entier ! On atteint là les limites du discours sur la "révolution numérique", qui pourrait tout changer ou serait à l'origine de ruptures radicales. Il faut nuancer le tableau. L'étude que nous publions aujourd'hui montre qu'un certain nombre de pratiques culturelles avaient déjà évolué avant Internet. Prenons le cas du téléchargement : depuis les années 1970, la musique est un marqueur fort de la jeunesse ; les jeunes montent des groupes, se sont branchés sur les radios libres dans les années 1980, se sont équipés de baladeurs dans les années 1990, etc. Quand Internet est arrivé, il n'y avait "plus qu'à" appuyer sur le bouton pour récupérer un fichier... De même, le recul du livre ou de la presse quotidienne est bien antérieur à Internet. Je ne cherche pas à minimiser la révolution numérique, mais à lui donner de la profondeur.

A vous écouter, il faut multiplier les grilles de lecture pour appréhender le phénomène... Pas plus tard que jeudi 5 janvier, une étude de l'Institut national des études démographiques a été rendue publique : de plus en plus de gens vivent seuls... Parce que le temps de la jeunesse s'allonge, que l'on s'installe de plus en plus tard en couple, que l'on divorce plus souvent. Or, on sait que les sorties culturelles sont davantage le fait de personnes célibataires - et tout particulièrement des femmes, dans le domaine de la danse ou du théâtre. Voilà une autre façon de comprendre comment les salles se remplissent.

Propos recueillis par Cl.F.

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www.lemonde.fr (via @SylvainRenault) - January 6, 8:52 AM

Le marché de l'art au plus haut - LeMonde.fr

Le Monde.fr - Selon la société Artprice, base de données et d'analyse spécialisée, "l'année 2011 aura été la plus prolifique jamais observée sur le marché de l'art, (qui) a connu une hausse de ses volumes de ventes de 15 %".
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www.palaisdetokyo.com - December 11, 2011 12:17 PM

SESSION 4 / ALL OF THE ABOVE / CARTE BLANCHE A JOHN M ARMLEDER / WALLACE BERMAN, TROY BRAUNTUCH, VALENTIN CARRON, DELPHINE COINDET, GUY DE COINTET, BRUCE CONNER, PHILIPPE DECRAUZAT, EMILIE DING, SY...

Cartographie du cerveau de l’artiste, de ses désirs, de ses influences, la carte blanche à un artiste est l’occasion d’aborder par un biais inédit les processus de création et de recoupements esthétiques. All of the Above est la reprise inversée de « None of the Above », expression idiomatique anglophone et titre d’un précédent commissariat d’exposition de l’artiste au Swiss Institute de New York en 2004. Chacune des oeuvres se révélait par sa taille extrêmement réduite voire par son immatérialité. De None of the Above à All of the Above, l’invisibilité laisse place à la photogénie.
Le Palais de Tokyo entamant des travaux tout au long de l’année 2011, les artistes sont invités à concevoir une exposition dans l’ancien auditorium, transformé tour à tour en chantier (Karsten Födinger), en théâtre (Alexandre Singh) et en laboratoire scientifique (Robin Meier & Ali Momeni). Chacun d’entre eux s’était servi d’un plateau successivement architectural, théâtral ou scientifique. John M Armleder décide à son tour d’employer ce plateau à la manière d’une scène où il invite une trentaine d’artistes à y présenter une oeuvre. Quelle que soit leur nature (peinture, sculpture, vidéo), les oeuvres posées sur cette scène seront soumises à un point de vue frontal et à une superposition visuelle faisant osciller l’ensemble entre enchevêtrements chaotiques, rencontres inédites et mélanges des genres.
All of the Above inverse une logique que Marc-Olivier Wahler a volontairement initiée au Palais de Tokyo et qui nous a conduit, au fil de sa programmation, du super-visible à la furtivité. Le dispositif de ce projet malmène également les fondements mêmes de l’exposition que sont le corps en mouvement et l’oeil fixe. Autant de preuves qui attestent que seul John M Armleder était à même de clore ce cycle 2006-2011. La boucle est bouclée.

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www.culture-communication.fr (via @LaMlleAudrey) - December 5, 2011 6:19 AM

Le mécénat enfin reconnu comme un métier

Le site des professionnels de la culture (RT @AudeMathey: Rencontre avec Marianne Maillot, le #mecenat enfin reconnu comme un métier http://t.co/CeHFP3vx...)...
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www.telerama.fr - December 3, 2011 5:53 PM

Beaux-Arts : faut que ça bouge ! - Arts et scènes - Télérama.fr

Parmi les écoles des beaux-arts, celle de Paris peine à se réformer. Enquête, à l'occasion de Start, le salon des formations artistiques et culturelles (3 et 4 décembre à Paris).

Tandis que sous nos pieds craque un auguste plancher, autour de nous se déploie l'élégance classique des hauts lieux du pouvoir français : lustre, lambris, miroirs et dorures. Sommes-nous à Versailles, à l'Elysée ? Dans le bureau du directeur de l'Ecole des beaux-arts de Paris (ENSBA). Une personnalité certes stratégique, et nommée par le président de la République - mais tout de même : le cadre a quelque chose de... décalé. Aux murs, deux oeuvres d'Annette Messager et de Patrick Faigenbaum sont toutefois là pour l'assurer : malgré ses allures d'annexe du ministère de la Culture, la prestigieuse maison (héritière de l'Académie royale de peinture et de sculpture créée par Louis XIV en 1648) veut continuer de vibrer d'audace et de vitalité (Delacroix ou Matisse n'en ont-ils pas fréquenté les ateliers ?). Et entend bien rester le coeur névralgique de la création nationale : un laboratoire du genre explosif, un lieu d'expérimentation d'où sortent les artistes qui demain assureront le prestige de la France à l'étranger.

« Dès qu'ils arrivent, nos étudiants prennent conscience du privilège qu'il y a à travailler dans un cadre aussi fabuleux - même si, c'est vrai, il y fait un peu froid en hiver... » insiste, fier et souriant, Tanguy Grard, le responsable communication de l'ENSBA, lors de la visite quasi touristique qu'il nous propose du célèbre palais d'études, situé à trois pas de Saint-Germain-des-Prés. Mais n'est-ce pas là précisément le hic ? Cette double dimension, patrimoniale et institutionnelle, ne finit-elle pas par être encombrante pour les quelque cinq cent cinquante jeunes créateurs - dûment sélectionnés et assurés d'être les meilleurs - qui s'efforcent de trouver ici leur propre voix pendant les cinq années de leur scolarité ?

En coulisse, le petit monde de l'art français s'accorde en tout cas sur ce constat : il existe un « style Beaux-Arts de Paris », qui, loin de se distinguer par son esprit nouveau, brille surtout par son académisme - « un côté attendu qu'il faudrait absolument éradiquer », estime Eric Dupont, fondateur de la galerie du même nom, à Paris. Ce que confirme d'ailleurs l'exposition en cours à l'ENSBA, « 2001-2011 : Soudain, déjà », sorte de bilan de la création artistique de l'école ces dix dernières années... Et que dire de la scène internationale, qui s'obstine à bouder la France depuis plusieurs décennies - même si la rengaine doit être nuancée -, laissant la part belle aux Allemands, aux Américains et aux Anglais ? Pour l'artiste Pascal Convert, lui-même conseiller artistique de l'école supérieure d'art des Rocailles, à Biarritz, la solution est simple : « Il faut raser les Beaux-Arts de Paris ! »

Une boutade, bien sûr, une provocation. Mais qui en dit long. Conscient de cette tendance à l'institutionnalisation - une sorte de confinement, d'autosatisfaction ? -, Henry-Claude Cousseau, l'ex-directeur de l'ENSBA, qui vient de céder sa place à Nicolas Bourriaud, nommé le 31 octobre, a eu à coeur de moderniser coûte que coûte la vénérable académie, dès son entrée en fonction, en septembre 2000. Derrière ses airs de conservateur du patrimoine un peu sévère, ce fonctionnaire de l'Etat a beaucoup fait, mine de rien, pour inscrire dans son époque, celle d'un marché de l'art hyper concurrentiel et mondialisé, « le no man's land bohème, ayant gardé sa physionomie à l'ancienne », qu'était l'école à son arrivée.

 

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