Cachet des artistes-interprètes: la SPEDIDAM qui pleure, le SNEP qui rit | L'actualité de la filière Musique | Scoop.it

Le Syndicat de l’Édition Phonographique a applaudi chaleureusement l’échec de la SPEDIDAM devant la Cour d’appel de Paris.

 

La Spedidam a promis de se pourvoir en cassation et saisir les autorités européennes, mais le résultat est là : quand des pianistes, guitaristes ou batteurs ont signé ces feuilles de présence dans les années 60 ou 70, période où ils ne pouvaient évidemment pas anticiper et donc valoriser leur future présence en ligne, ils ont par la même occasion autorisé les producteurs à exploiter leurs participations en ligne.

Pour le SNEP, par la voix de David El Sayegh, directeur général, les procédures intentées par a SPEDIDAM en 2006 avaient surtout pour volonté d’ « entraver le développement de l’offre légale pour tenter d’imposer la licence globale alors débattue par le Parlement ».

 

Le SNEP, qui note que la SPEDIDAM a été condamnée à plus de 550 000 euros au titre des frais de procédure, se félicite « de ces décisions qui viennent consacrer la validité de l’offre légale de musique et celle des contrats d’autorisation conclus entre producteurs et artistes musiciens, ainsi qu’entre producteurs et plateformes ».

 

Les producteurs assurent avoir versé plus de 15 millions d’euros au titre de l’exploitation de leurs droits sur Internet. Main sur le cœur, « le SNEP réaffirme que la rémunération des artistes reste une préoccupation majeure pour les producteurs, comme en témoigne la mise en place de la convention collective de l’édition phonographique négociée avec les syndicats d’artistes. »