Rachat  de EMI par Sony Music et Universal Music: Revente de certains actifs. "Aux grandes fusions, les grands remèdes" - So_cult’ElectronLibre. | L'actualité de la filière Musique | Scoop.it

Sony Music et Universal Music sont toutes les deux sous le microscope des autorités de la concurrence européennes. Sony Music pour le rachat des activités d’éditions musicales d’EMI et Universal Music pour le rachat des activités visant le "recording".

 

Warner Music, qui a échoué à reprendre EMI, a décidé de s’opposer au rachat, tout comme Impala, le syndicat des producteurs indépendants européens.

 

Impala est dans une situation compliquée. Lors de la fusion entre Sony Music et BMG, ils avaient avancé qu’un tel rapprochement allait nuire à la diversité du marché de la musique, et plus particulièrement aux producteurs indépendants, laissés à la merci de quatre grands groupes en situation d’oligopole ! Or dans les faits, la part des indépendants sur le marché de la musique a augmenté dans l’intervalle. En France, grâce au succès des ventes de labels comme Wagram ou Atmosphérique, elle a progressé de 10 points en moins de dix ans.


Warner Music se retrouve isolée par ces deux opérations de rachat. Universal Music et Sony Music caracoleraient loin devant avec plus de 40 % de parts de marché dans le recording pour l’un et plus de 30% dans le publishing pour l’autre au niveau monde...et beaucoup plus en France sur le classique notamment.

 

Universal Music propose de mettre en vente des actifs d’EMI en France et en Allemagne. Selon Bloomberg, UMGI a ainsi mandaté Meryll Linch et Bank of America pour la cession de catalogues de classique.

 

Sony Music aurait proposé à la Commission de céder des pans entiers de Virgin Publishing en Europe et aux Etats-Unis...


La Commission va sans doute demander pour la forme une série de remèdes, comme des engagements de la part des acquéreurs concernant, des seuils à respecter, ou l’interdiction de certaines pratiques...