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Guide pour la fraude fiscale

Guide pour la fraude fiscale | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 

Le petit guide pour la fraude fiscale et le blanchiment d’argent : ces 20 pays sont ceux où il est le plus facile de conserver votre fortune en toute discrétion

 

L’Allemagne fait partie des pays qui aident le plus les fraudeurs à dissimuler leur argent, indique le dernier classement « Financial Secrecy Index » (indice d’opacité financière) publié la semaine dernière par le Tax Justice Network. 

 

Le classement est établi tous les deux ans en fonction des législations de 82 pays, du niveau de discrétion qu’ils offrent, et de l’échelle de leurs activités, pour montrer quels sont les pays où l’évasion fiscale est la plus aisée. Une fois de plus, c’est la Suisse qui arrive première à ce classement.

 

Hormis le Luxembourg (second), l’Allemagne (8e) est le seul pays de l’UE classé dans le top 10. L’Autriche apparait à la 17e place, les Pays-Bas à la 39e place, la Belgique à la 40e place. De façon remarquable, Chypre, vivement décriée l’année dernière pour être un paradis fiscal et une place financière idéale pour le blanchiment d’argent et la fraude fiscale, n’apparait… qu’à la 41e place.

 

Ce qui révolte le journal chypriote Politis : « De toute évidence, les Chypriotes qui avaient une bonne opinion de la troïka doivent être dépités. La même troïka qui venait ici, avec le soi-disant objectif d’améliorer notre situation et de nous montrer comment lutter contre la corruption. (…) Et voilà que cet indice est publié et c’est la belle image du « Saint-Empire germanique », qui lutte contre la corruption et l’évasion fiscale, qui est détruite ».

 

Le classement montre également que le Royaume-Uni est bien représenté, non pas directement (il n’apparait qu’à la 21e place, mais surtout au travers de ses dépendances ou des territoires d’outre-mer qu’il contrôle. Le Tax Justice Network a ainsi trouvé 21 places liées au Royaume-Uni, notamment les îles Caïmans [4e place] ou Jersey [9e place].

 

« L’indice montre que la Grande-Bretagne demeure le plus grand acteur du monde en matière d’opacité financière, si on la regroupe avec ses dépendances dans les îles de la Manche, des Caraïbes et ailleurs », écrit The Economist.

 

« La Grande-Bretagne elle-même ne figure qu’à la 21e place, mais deux de ses satellites [Jersey et les Iles Caïman] figurent dans le top 10, et les Bermudes et Guernesey ne sont pas loin derrière. Ensemble, ils comptent pour entre un tiers et la moitié du marché mondial des services financiers offshore et des services aux entreprises off-shore mondiaux.

 

Une grande partie de l’argent qu’ils collectent transite par la City de Londres ».

 

Selon le Tax Justice Network, ce seraient entre 15.000 à 23.000 milliards d’euros de fortune non enregistrée que les individus les plus riches de la planète auraient dissimulé dans des paradis fiscaux à la fin de l’année 2010. Ce montant correspond à la somme des économies des États-Unis et du Japon…

 

 

Pour obtenir plus d'informations à ce sujet, veuillez cliquer sur le titre de l'article. 

 

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La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).
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En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

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Koter Info 

Site "Koter Info" LLN-WSL-UCL


=  plus de 88.000 lecteurs du site

 

Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

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"La Gazette" de LLN-WSL-UCL


=  plus de 87.000 lecteurs de La Gazette

 

Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

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Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


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Koter Info's insight:

 

Site web et Gazette, les différentes publications de Koter Info sont suivies par plus de


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Koter Info's curator insight, January 14, 3:51 PM

 

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Norman Finkelstein sur Gaza


Interview de Norman Finkelstein sur "Democracy Now", en date du 15 juillet 2014.


Juif, Norman Finkelstein est le co-auteur, avec Mouin Rabbani, de "Comment résoudre le conflit israélo-palestinien".

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Discours juif exemplaire


Monsieur Finkelstein met les points sur les "i" concernant la réalité du massacre en Palestine.


Si vous aviez un cœur, vous n'accepteriez pas le massacre en Palestine en utilisant le prétexte de la seconde guerre mondiale, donc la shoah.


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TAFTA, un paradis ?


En 2015, l'Union Européenne prévoit de conclure avec les Etats-Unis un accord multilatéral nommé le TAFTA.


Ce traité s'avère très dangereux pour les citoyens de tous les pays européens comme pour les Américains.


Après une rétrospective historique du capitalisme européen, ce documentaire décrit les tenants et aboutissants de ce grand marché transatlantique.


C'est long, mais important pour ceux qui ne connaissent pas le sujet, mais qui vont en subir les conséquences.


Duc


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Conjuguez le verbe mentir


Selon Bush et les hauts-responsables de son Administration, l’utilisation d’avions comme bombes volantes n’avait jamais été envisagée avant le 11-Septembre. Le rapport final de la Commission d'enquête soutient également que la Défense américaine n’était pas préparée pour contrer des attaques terroristes utilisant des avions de ligne.


Mais la réalité est autre, comme vous le prouve cette vidéo.


Rien de neuf, sinon vous rappeler qu' "ils" mentaient, qu' "ils" mentent et qu' "ils" mentirons encore !


Donc, essayez d'écouter d'autres sources d'infos que les seules infos officielles !


Duc


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De la déflation à la précarité

De la déflation à la précarité | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 

« De la déflation à la précarité… »


Ces deux informations sur lesquelles je souhaitais revenir montrent bien à quel point il est nécessaire de se préparer pour la grande majorité d’entre nous à un avenir de précarité et de difficultés financières. Encore une fois, un médecin arrivera toujours à manger et à « gagner » sa vie en sauvant celle des autres, car il dispose d’un véritable savoir-faire. Mais ceux qui sont légion et sans compétences rares ou particulières, ceux qui sont abonnés au SMIC et aux petits salaires, ceux-là sont les plus fragiles d’autant plus qu’ils disposent rarement d’une épargne pléthorique.



Entre pressions déflationnistes et risques géopolitiques, le Bund inscrit un record


La première information donnée par l’AFP revient sur le fait que « dans à un environnement assombri par les pressions déflationnistes en zone euro et les tensions géopolitiques la dette allemande a bénéficié à plein de son statut de valeur refuge inscrivant mardi un record historique ».


Il s’agit dans le cas des obligations, c’est-à-dire des dettes d’État, d’un record à la « baisse ». Plus le taux d’intérêt est bas, plus les investisseurs souhaitent acheter la dette du pays concerné. Dans le cas de l’Allemagne, le taux d’emprunt à dix ans (appelé « Bund ») a atteint un nouveau point bas historique en s’établissant à 1,19 %.


En clair, vous faites un crédit d’une durée de 10 ans à l’Allemagne en échange d’une rémunération, c’est-à-dire d’un taux d’intérêt, de 1,19 % ! Autant dire que cette rémunération est plus symbolique qu’autre chose et dieu sait qu’il peut en arriver des choses en 10 ans !!


La France n’est pas en reste puisque notre pays s’endette à un taux de 1,51 %, ce qui n’est vraiment pas cher pour un pays en faillite !!


La question qui doit être posée est donc combien de temps les taux d’intérêt pourront rester aussi bas avant qu’ils ne remontent. Et lorsque ce sera le cas, quelle sera l’ampleur des krachs boursiers et obligataires qu’une telle remontée ne manquera pas d’entraîner ?



Plus de 8 embauches sur 10 ont été faites en CDD, un record


D’un côté, des taux qui s’effondrent tant l’inflation de long terme semble absente avec un risque de déflation réel dans une Europe qui s’enfonce dans un marasme économique rarement vu depuis la dernière guerre mondiale, de l’autre côté un endettement qui n’a jamais été aussi élevé le tout sans perspective de croissance forte permettant d’anticiper un remboursement peu douloureux.


C’est dans ce contexte que logiquement l’emploi se porte mal, très mal même. Cet article de Challenges démontre sans ambiguïté qu’au « 1er trimestre 2014, 84 % des embauches hors intérim se sont faites en contrat à durée déterminée (CDD), un nouveau record, selon des données du ministère du Travail publiées mardi 29 juillet».


Vous avez exactement le même phénomène aux USA où plus de 75 % des nouveaux jobs « créés » le sont à temps partiel non volontaire… La formulation en dit long sur la réalité de la reprise économique à laquelle on souhaite nous faire croire de force même si nos yeux, nos oreilles et la réalité que nous voyons nous disent l’exact contraire.


Il faut comprendre que, dans un environnement sans visibilité et sans croissance, les entreprises ne recruteront pas ou très peu en CDI et pour le long terme préférant les contrats les plus flexibles. Comme elles font toutes cela, elles empêchent également le marché de l’emploi de repartir et ce faisant une éventuelle croissance de revenir. Ce n’est pas une critique, mais la simple constatation des faits. N’oubliez pas que dans le capitalisme, les sommes des intérêts individuels ne sont pas forcément égales à l’intérêt collectif.


Évidemment, ce n’est pas la seule raison, loin, très loin de là d’ailleurs. Il est à noter par exemple que dans les grandes entreprises, il n’y a pas de recrutement en CDD. Pourquoi ? Parce que les grandes entreprises ne recrutent même pas !! Elles laissent partir les baby-boomers massivement à la retraite et évitent ainsi pour la majorité d’entre elles de faire un plan de licenciement. Mais le résultat est le même. L’emploi connaît une hémorragie et lorsqu’il y a un recrutement, ce sera dans 84 % des cas un emploi précaire.


Préparez-vous et restez à l’écoute.

 À demain… si vous le voulez bien  !

 

 

Par Charles SANNAT, directeur des études économiques – lecontrarien/matin – le 30 juillet 2014


« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

 

Source 1- dépêche AFP taux d’intérêt allemands ici

Source 2 - 84 % de recrutement en CDD… Challenges.com ici

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Les vaccins en cause


Erreur, aberration, escroquerie ou ... ?


Ecoutez d'abord, puis complétez votre information et, ensuite, jugez !  Moi, je l'ai fait depuis longtemps et je sais comment prendre mes décisions.  -  Duc

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Rabbin antisioniste


Juste pour savoir que cela existe, voici un avis de rabbin. Selon lui, la vie serait meilleure en Palestine si Israël n'existait pas.


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Va-t'en guerre nucléaire !

Va-t'en guerre nucléaire ! | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


L'intention de restituer à Kiev le statut de puissance nucléaire n'est qu'un prétexte utilisé par Washington pour déployer des armes nucléaires en Ukraine, considère Konstantin Sivkov, président de l'Académie russe des problèmes géopolitiques.


A la chute de l'Union soviétique, l'Ukraine a hérité d'un stock d'armes nucléaires. Toutefois, Kiev y a renoncé en 1993 en adhérant au mémorandum de Budapest. En échange, la Russie, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis s'engageaient à garantir la sécurité de l'Etat ukrainien.


Il y a une semaine, sur fond de poursuite de la confrontation dans le sud-est du pays, les députés du parti nationaliste Svoboda ont proposé de restituer à l'Ukraine son statut de puissance nucléaire.


"De quelle puissance nucléaire peut-il s'agir si l'Ukraine ne possède (…) ni écoles scientifiques, ni technologies nécessaires à la fabrication d'armes nucléaires? Elle ne possède même pas les matières premières destinées à ces fins. La réponse est évidente: des armes nucléaires américaines y seront déployées", a indiqué M.Sivkov lors d'une conférence de presse à RIA Novosti.


Les Etats-Unis accusent la Russie d'avoir violé le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF). Dans le même temps, selon l'expert, Washington bafoue les accords internationaux.


"Les Etats-Unis installent à bord de chasseurs tactiques appartenant à des pays dénucléarisés des équipements permettant d'utiliser des armes nucléaires de fabrication américaine, faisant de ces Etats des pays nucléaires. Voici une preuve d'une violation directe de la loi et du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires", a expliqué M.Sivkov.


Selon lui, tout ceci peut être perçu comme une démarche antirusse : "Pourquoi l'Ukraine aurait-elle besoin d'armes nucléaires américaines ?  Bien entendu, contre la Russie".


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Citoyen de l'UE ou ... ?

Citoyen de l'UE ou ... ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Un nouveau casse-tête pour le Parlement de l’UE ?


Un Européen sur trois ne se sent pas citoyen de l'UE, selon le dernier sondage effectué par Eurobaromètre.


Au total, cela représente environ 170.000.000 de personnes.


"Et moi et moi et moi", comme le chantait si bien Jacques Dutronc.


En effet, s'il me restait un doute, il est disparu avec toutes les saletés que l'UE a faites ces dernières années et qu'elle fait en Ukraine actuellement.


Duc

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Ukraine - L'Europe accusée

Ukraine - L'Europe accusée | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Cobianchi, auteur populaire d'un blog relayé régulièrement sur le site du journal Panorama, a décidé de publier son dernier billet en date sous le titre :


"Le sang ukrainien coule sur Bruxelles".


"L'Union européenne est responsable de la guerre civile en Ukraine, et de la mort des passagers de l'avion de Malaysia Airlines. Elle est coupable de la mort de milliers de civils et militaires tués au "cœur" de l'Europe, ainsi que des milliers qui pourraient encore mourir", commence le journaliste.


Marco Cobianchi est persuadé que les dirigeants européens sont responsables de la division de l'Ukraine. Pour lui, sans l'intervention d'"agents étrangers", la population n'aurait jamais songé à s'engager sur le chemin de la guerre civile.


"L'accord d'association préparé par l'Europe a provoqué une réaction de la population russophone. La suprématie illusoire que s'accorde l'Europe lui fait croire que les nations de l'Est doivent renier leur histoire et qu'elles peuvent en accepter aussi facilement une nouvelle : "Une histoire juste des pays justes", explique le blogueur.


Le journaliste italien accuse ouvertement l'UE d'impérialisme et d'imposer sa vision du monde. Selon lui, si l'Europe était réellement un espace des "nations et des Etats", tel qu'elle se positionne, elle aurait respecté l'aspiration de la population russophone vivant en Ukraine de se détacher et de s'unir avec "sa véritable Patrie : la Russie".


"Comment se fait-il que l'UE n'ait pas réalisé qu'en intégrant un Etat vivant dans un équilibre si délicat entre deux civilisations, elle pourrait provoquer une guerre civile ?", s'interroge Cobianchi. Il affirme que Bruxelles a agi négligemment et naïvement en pensant qu'il était possible de tirer un trait sur une histoire séculaire par l'adhésion à la monnaie européenne commune.


Qui plus est, selon le journaliste, toute la critique entendue ces derniers jours à l'égard du gouvernement russe de la part de certains dirigeants occidentaux est complètement infondée. L'Occident ne cherche pas les coupables au bon endroit.


Déclarer la guerre à la Russie pour se partager l'Ukraine ?


Je te félicite, Bruxelles, ces 298 morts sont sur ta conscience. Si tant est que tu en aies une", conclut Marco Cobianchi.

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Nourrir des chats errants ?

Nourrir des chats errants ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Ce qui semble une généreuse idée est un délit. 


Une retraitée a été condamnée à 500 euros d'amende pour avoir nourri des chats errants.


Déjà propriétaire de quatre chats, elle avait pris l'habitude de nourrir quotidiennement tous les chats du quartier.


Excédée par les allées et venues quotidiennes des chats errants, sa voisine l'a dénoncée.


Le tribunal l'a condamnée, car des gestes répétés et continus concernant l’assistance à animal en difficulté sont interdits, notamment pour des motifs d'hygiène et de santé publique.


J'imagine la probable réaction indignée de certaines bonnes âmes devant cette information.


Moi, j'ajouterais un bémol en soulignant que, avoir bon coeur, ne permet pas d'engendrer des nuisances au voisin qui collectionne au moins un caca par jour et par chat dans sa pelouse.


En effet, les chats de "la" maison ayant établi leur territoire local, les chats errants restent à proximité de l'abondance de nourriture tout en se cantonnant dans les propriétés voisines où, naturellement, ils ne manquent pas de faire leurs besoins.


Et si les voisins ont de petits enfants ne pouvant jouer à l'extérieur sans marcher dans des cacas de chats, l'importance de la nuisance dépasse la générosité.


Sans aller si loin, prenez le simple cas de l'obligation de ramasser un seau de crottes par semaine ou de prendre le risque de tondre la pelouse sans l'avoir fait.  J'ai le déplaisir d'avoir connu cette situation et de devoir tondre une bonne heure avec une "fameuse" odeur émanant de la tondeuse (et sans la quitter).


L'appréciation globale de la situation se mesure à la quantité de chats présents, mais s'ils sont une bonne trentaine, faites travailler votre imagination ! 


Duc


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Astérix à Gaza

Astérix à Gaza | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Une histoire de résistants contre l'Empire !


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UE vs Afrique : pire que TAFTA

UE vs Afrique : pire que TAFTA | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


L’Europe impose à l’Afrique un traité pire que le TAFTA


L’Union européenne a signé avec seize pays d’Afrique de l’Ouest un accord dit de partenariat économique. Pire que le Traité transatlantique avec les États-Unis, l’APE est un blanc-seing donné par la Commission européenne aux multinationales pour piller les ressources et le marché africains. Un appel est lancé pour appeler les élus européens à ne pas ratifier cet accord.


Nous avons pris à quelques-uns (Jacques Berthelot, Jean Gadrey, Susan George et Majdouline Sbaï) l’initiative d’un appel dont l’ambition est de bloquer l’adoption par le Parlement européen d’un projet très avancé, qui a exigé des années de négociations souterraines, à l’abri du regard et des exigences de la société civile : un APE, accord dit de partenariat économique avec seize pays de l’Afrique de l’Ouest, sous la pression de l’UE.


C’est pour nous un TAFTA (le grand marché transatlantique entre l’UE et les États-Unis) en pire. En pire en tout cas pour les peuples d’Afrique de l’Ouest. J’ai déjà consacré un billet à ce projet funeste et deux billets au projet TAFTA ou GMT, dont celui-ci.


Cet appel est assez court. J’aurai l’occasion, avec les trois personnes qui l’ont initié, d’expliciter certains aspects de cet APE, dont un mécanisme de règlement des différends entre les États et les firmes multinationales qui serait à coup sûr bien plus désastreux encore pour des pays pauvres que celui qui figure dans le projet TAFTA.


Nous espérons également que notre appel confortera la société civile africaine, mobilisée depuis quatorze ans contre ces projets d’APE, et qui va encore mener des mobilisations dans les pays concernés, dont il semble que les Parlements doivent se prononcer.


ATTENTION : n’envoyez pas de signatures individuelles à ce stade. Notre intention est de réunir au cours de l’été des signatures d’une part d’ONG et associations en Europe et en Afrique, d’autre part d’élu-e-s ou anciens élu-e-s aux Parlements nationaux et au Parlement européen.


Nous en avons déjà recueilli plusieurs en quelques jours, et non des moindres. Beaucoup d’autres vont arriver. Nous en rendrons la liste publique probablement vers la fin août et nous déciderons alors, en relation avec les organisations signataires, de lancer ou non une pétition « grand public » hébergée par un site approprié.


 

TEXTE DE L’APPEL :


Le Parlement européen ne doit pas ratifier l’accord « de partenariat » entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest


Le 10 juillet 2014, à Accra, capitale du Ghana, les seize chefs d’État d’Afrique de l’Ouest ont signé un projet d’accord dit de partenariat économique entre l’Union européenne (UE) et les quinze États de la CEDEAO (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest) plus la Mauritanie. Il s’agit en fait d’un accord de « libre-échange » visant à supprimer 75 % des droits de douane sur les importations venant de l’UE et à limiter leur politique commerciale au-delà des exigences de l’OMC (1).


Cet accord, s’il est ratifié par le Parlement européen, sera un désastre pour les peuples d’Afrique de l’Ouest, mais aussi pour ceux de l’Europe.


Il résulte de pressions exercées par les firmes multinationales européennes, au service desquelles s’est mise la Commission européenne, parvenant à entrainer des chefs d’État africains qui sont restés insensibles devant les mises en garde répétées de leurs sociétés civiles, mobilisées depuis quatorze ans.


Les peuples européens n’ont rien à y gagner, au contraire. Cet accord va favoriser leur agriculture la plus productiviste, pollueuse, destructrice d’emplois, ainsi que certains secteurs industriels non moins productivistes, exportateurs de biens de médiocre qualité, au détriment de politiques d’agriculture durable, de souveraineté alimentaire et de transition industrielle écologique.


Il va encourager l’importation par l’UE de matières premières brutes plutôt que la réduction des bilans matières de la production européenne.


Les peuples d’Afrique de l’Ouest et des autres pays d’Afrique subsaharienne et des quatorze petites îles du Pacifique sous la menace de semblables accords ont tout à y perdre. L’APE SADC de six États de l’Afrique australe a aussi été paraphé le 22 juillet. Les douze Etats sur seize d’Afrique de l’Ouest ayant le statut de PMA (pays les moins avancés) ne pourront plus taxer les 10,6 milliards d’euros de produits qu’ils importent de l’UE, d’où des pertes budgétaires considérables.


Ce que l’UE promet de leur verser comme contrepartie est un mirage : il n’y a rien de plus que les sommes habituelles du Fonds européen de développement – 4 euros par habitant et par an ! –, qui est un financement des États membres hors budget communautaire, plus le « recyclage » marginal d’autres fonds communautaires déjà programmés. C’est lâcher la proie pour l’ombre.


Mais surtout, pour tous les pays concernés, c’est l’ensemble de leur agriculture paysanne et vivrière, leur sécurité alimentaire et tous les projets actuels de transformation sur place et de développement de l’industrie régionale, qui seront frappés de plein fouet par une concurrence européenne déloyale, destructrice d’emplois, et par une dépendance accrue vis-à-vis des cours des marchés mondiaux.


C’est le pillage programmé de leurs ressources naturelles, du sol et du sous-sol. Le développement endogène de la région et les projets d’intégration régionale seront sacrifiés au bénéfice d’une économie tournée vers l’exportation et fortement carbonée, avec des peuples réduits à importer des produits subventionnés et de qualité douteuse venant concurrencer leurs propres productions.


L’une des conséquences prévisibles sera une migration massive de populations privées d’avenir dans leur pays, dans une situation où la population d’Afrique de l’Ouest devrait passer de 302 millions d’habitants en 2010 à 510 millions en 2030 – autant que dans l’UE aujourd’hui comme en 2030 ! – et 807 millions en 2050, et dans un contexte de réchauffement climatique particulièrement accentué dans cette région.


Nous, citoyens, citoyennes, organisations de la société civile en Europe et en Afrique, nous demandons aux élus européens et en particulier à ceux du Parlement européen :


 DE REFUSER de ratifier cet accord humainement et économiquement scandaleux ;
 de ne pas sacrifier les peuples sur l’autel des profits d’une poignée de multinationales prédatrices ;
 d’exiger des études d’impact indépendantes ;
 de s’engager en faveur d’Accords de Coopération et de Solidarité (ACS) qui ne soient pas basés, comme le sont les APE, sur un « libre-échange » qui menace les libertés et l’émancipation humaines.



Par JEAN GADREY pour reporterre.net - le 30 juillet 2014


Note

(1) Voir « Les principales raisons de ne pas ratifier l’APE UE-Afrique de l’Ouest « .

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Argentine/Espagne - Vautours

Argentine/Espagne - Vautours | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo :  diariochaco.com


 

Elliott Management a racheté des crédits défaillants à Bankia et Santander

Les fonds vautours qui dépècent l’Argentine se jettent sur l’Espagne


Le fonds vautour NML Capital, qui avec d’autres, maintient l’Argentine au bord de la suspension de paiement, est déjà en train de dévorer la charogne sur le marché espagnol. Elliott Management, fonds opportuniste du multispéculateur étatsunien Paul Singer, a déjà récupéré un milliard d’euros en crédits défaillants de Bankia et 300 millions d’euros de Santander. Selon Auraree.com, il aurait payé à peine 50 millions pour les deux portefeuilles.


En mars 2013, la presse économique signalait qu’Elliott avait acquis 300 millions d’euros de crédits à la consommation en souffrance de Santander Consumer Finance, avec un rabais d’environ 96 %. Le prix payé laisse songeur : près de 12 millions d’euros, selon la presse (Cinco Días). 



En août de la même année 2013, Bankia, l’entité nationalisée qui a le plus profité du sauvetage bancaire espagnol, ce qui a considérablement élevé la dette publique, informait qu’elle avait vendu 3 portefeuilles de crédits défaillants pour un volume total de 1,35 milliard d’euros de dette.


Dans l’information communiquée à l’organisme chargé de la supervision des marchés financiers, la CNMV (Comisión Nacional del Mercado de Valores), Bankia n’indiquait ni à qui les prêts avaient été vendus ni à quel prix. Malgré un manque flagrant de transparence, la presse économique a donné des détails de l’opération, pour laquelle elle estime que les acheteurs peuvent avoir bénéficié d’un rabais de 95 % : parmi ceux-ci figureraient le vautour Cerberus (conseillé par José María Aznar Jr., fils de l’ex-président du gouvernement), Elliott et l’entreprise de recouvrement norvégienne Lindorff.


Selon l’information publiée par Finanzas.com, « le portefeuille est estimé à 1,35 milliard, mais ils ont seulement payé 68 millions ». Bankia, que nous avons contactée pour confirmer ces données, nous a répondu : « Pour des raisons de confidentialité, nous ne donnons jamais les chiffres et les acheteurs ne veulent pas être identifiés. »



Quelques mois plus tard, on apprenait qu’Eliott achetait l’agence de gestion de dettes espagnole Gesif pour en faire sa base d’opérations sur le marché espagnol. Sa directrice générale, Melania Sebastián est l’ancienne responsable de Gestion de l’Information de la Banque Commerciale Caja Madrid. C’est ainsi qu’une ex-directrice de Caja Madrid sert d’intermédiaire entre Bankia déjà nationalisée et le fonds vautour Elliott.


Que s’est-il passé en Argentine ?


Les fonds vautours se font de l’argent en spéculant sur les pays en difficultés, comme en Argentine durant la crise de 2001. Ils achètent alors des bons de la dette à bon prix avant d’en exiger, le moment opportun, le remboursement à un prix élevé par voie judiciaire, en y incluant des intérêts de retard et des frais de justice.


Ils spéculent ainsi sur la dette publique, en compromettant les dépenses sociales pour la grande majorité de la population. Ces fonds vautours ont choisi le litige après avoir refusé de faire partie des 93 % des créanciers qui avaient négocié avec le gouvernement argentin.


Et maintenant le juge du district de New-York Thomas Griesa, donne la priorité au paiement aux fonds vautours. Ce qui ouvre la porte à une avalanche de demandes en justice qui pourrait déboucher sur le défaut de paiement de l’Argentine le 30 juillet.



Comme le dit bien Julio C. Gambina, « Personne ne sait avec exactitude à combien peut s’élever la demande des créanciers de la dette impayable » |1|, mais nous savons que le prix pour le peuple argentin peut être catastrophique.



Qui se cache derrière ces fonds vautours ?


NML Capital est une filiale du fonds d’investissement Elliott Management Corporation enregistré dans le paradis fiscal des îles Caïman. C’est l’empire du millionnaire Paul Singer, ferme défenseur du parti Républicain aux USA et proche de l’ultraconservateur Tea Party.


Elliott spécule, entre autres, sur les dettes publiques, en violant toute souveraineté des États et de leurs peuples. Mais il spécule aussi sur les dettes privées et était entré en possession de 2 millions de dollars de celle de Lehman Brothers en 2011.



Singer a été le plus important bailleur de fonds pour la campagne présidentielle de George W. Bush en 2004, il finance aussi celle de Mitt Romney en 2012, et celle du maire de New-York, Rudolph Giulani. En tant que principal fournisseur de fonds pour le parti Républicain, il joue un rôle important dans la politique nord-américaine et, vu la prédominance du pays au-delà des frontières, influe sur la politique internationale.



La fondation qui porte son nom, The Paul E.Singer Foundation, fait l’éloge de sa philanthropie, de son rôle dominant pour l’expansion du libre-échange, sa gestion en faveur de la sécurité nationale des États-Unis et pour le « futur d’Israël ».


Singer est aussi le président de la boîte à idées conservatrice Manhattan Institute for Policy Research. 
En ce qui concerne l’Argentine, NML est le principal bailleur de fonds de l’organisation American Task Force Argentina (AFTA), lobby qui influe sur la justice et le Congrès US afin de porter préjudice à l’Argentine. Pour se faire une idée du pouvoir de ces vautours, NML est même allé jusqu’à faire saisir le navire-école de la marine argentine, la frégate Libertad, au Ghana en octobre 2012, en exigeant de l’État argentin environ 370 millions de dollars pour des bons impayés.


Ce qui se passe en Argentine est emblématique de ce que commence à vivre la Grèce, où opèrent des fonds vautours comme Dart Management, dont le siège se trouve aux îles Caïman et qui opère aussi en Argentine.


Déjà en 1999, NML a obtenu, grâce à un jugement aux USA, le paiement de 58 millions de dollars du Pérou pour une dette que le fonds avait achetée 11 millions. Il a aussi fait des affaires avec la RDC.



Vague de solidarité internationale face à un capitalisme vautour dévastateur


L’agissement des vautours en Argentine a déclenché une vague d’indignation partout dans le monde contre la spéculation qui joue avec la souveraineté et la vie d’une grande majorité des peuples endettés. Depuis la Plateforme d’Audit Citoyen de la Dette en Espagne (PACD) dont nous faisons partie, nous lançons un communiqué de solidarité avec le peuple argentin, et affirmons que « l’Argentine devrait désobéir à la sentence du juge Griesa, (…) puisque, en accord avec le droit international, elle a l’obligation de satisfaire les besoins de sa population avant le paiement d’une dette. » Comme le stipule bien le communiqué, ce qui se passe n’est pas seulement un problème argentin, mais plutôt un conflit mettant en jeu la suprématie du pouvoir financier au détriment de la souveraineté des peuples.



Par Fatima Fafatale, Jérome Duval pour CADTM le 30 juillet 2014



Source : http://www.tlaxcala-int.org/article...

 

Voir en ligne : https://www.diagonalperiodico.net/g...


Notes

|1| “Nadie sabe en rigor a cuánto puede llegar la demanda de acreedores de la impagable deuda”

 

 


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Vivez, prospérez, consommez !


Dans la société de consommation moderne, le neuf et le beau ne suffisent plus : il faut posséder (parfois en plusieurs exemplaires) les produits dernier cri les plus performants. Les achats ne sont plus destinés à répondre à des besoins fondamentaux, mais à satisfaire nos désirs, à être enviés, à épater.


Conséquence : le bonheur que procure l'acquisition d'un nouvel objet est toujours plus éphémère ; nous sommes en proie à un sentiment d'insatisfaction permanente.


De plus, la durée de vie des produits ne cesse de diminuer, conduisant à l'épuisement des ressources et à l'accumulation des déchets.


Derrière l'attitude de ces acheteurs boulimiques se profile un véritable scénario catastrophe. Est-il trop tard pour arrêter la machine que nous avons lancée ?


Sociologues, psychologues, philosophes, spécialistes du marketing et de la publicité reviennent dans ce documentaire de Gene Brockhoff sur les limites du consumérisme et notre recherche effrénée du bonheur.


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Microdrones de l'US AIR FORCE

Traduction : hussardelamort


MAV, les microdrones de l’US AIR FORCE


L’armée états-unienne mettrait au point des microdrones qui devraient jouer un rôle important dans de futurs conflits.


Effrayant, car cela peut être utilisé contre les peuples par des dictateurs ou des Etats non démocrates.


Duc

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Folie, cécité… nouvelle guerre ?

Folie, cécité… nouvelle guerre ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source du dessin : cerclenonconforme.hautetfort.com



Folie et cécité pour une nouvelle grande guerre ?


30/07/2014 — Washington vient de concocter un projet de loi (loi S.2277/« The Russian Aggression Prevention Act ») qui prépare ni plus ni moins le terrain à une guerre contre la Russie.
 Alors j’aimerais comprendre.



Résumons :



Ces vingt dernières années, les USA ont provoqué la mort d’un million et demi de personnes en Irak, et sont responsables de la guerre qui ravage maintenant ce pays, sans parler du sanglant bourbier afghan ;



Avec le soutien de leurs laquais européens, ils ont encore largement participé à la destruction de la Syrie en soutenant à coup de pétrodollars les djihadistes les plus sanguinaires ;



Ensemble, ce petit Bloc occidental a ensuite provoqué la destruction de la Libye ;



Aujourd’hui, aux pires heures des massacres à Gaza, ce même Bloc soutient sans réserve le terrorisme d’État israélien, comme il le fait depuis 50 ans ;



Par calcul stratégique, il s’est aussi allié à des néonazis pour provoquer un putsch en Ukraine, putsch qui a abouti à la relance d’une guerre froide avec, désormais, la possibilité d’un conflit militaire entre puissances nucléaires.


Washington vient en effet de concocter un projet de loi (« The Russian Aggression Prevention Act») qui prépare ni plus ni moins le terrain à une guerre contre la Russie.



Et pourtant, on reste les gentils.



L’UE considère toujours les États-Unis comme ce grand frère cool bien qu’un peu turbulent, dont il faut juste ne pas trop regarder les morceaux de cervelles d’enfants accrochés à son parka.





Honte et misère



Alors j’aimerais comprendre.



Comprendre comment, malgré ce bilan puant le massacre de masse passé et à venir, les so called journalistes de la Presse-Système réussissent encore à soutenir le bellicisme dévastateur de notre vertueux Occident.


À se croire du bon côté de l’Histoire. 
Sont-ils aveugles parce qu’endoctrinés jusqu’au slip, incultes ou simplement crétins ?



Sont-ils aveugles par choix, c’est-à-dire par paresse, par lâcheté, juste pour toucher leur petit chèque sans faire de vagues en se donnant l’illusion de tenir enfin leur Guerre d’Espagne ?



Il y a forcément un peu de tout cela.



Le prix à payer pour eux ?



Un océan de honte et de misère intérieure sans fond qu’il faut sans cesse se cacher à soi-même pour pouvoir durer dans le confort de la cécité.



Pour les autres, tous les Palestiniens de la terre, la double souffrance d’être victimes et coupables à la fois.



Et pour nous, peuples d’Europe trahis par des élites imbéciles, désormais le risque d’une guerre, la dernière peut-être, désirée par des fous à Washington, et soutenue ici par des aveugles.



Bravo l’artiste.


 

Par entrefilets.com le 30 juillet 2014

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Crime (Israël)-Châtiment (Russie)

Crime (Israël)-Châtiment (Russie) | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo : news.yahoo.com



Crime (Israël) et Châtiment (Russie) — (Asia Times)



L’horrible, dans ces Deux Minutes de la Haine, était, non qu’on fût obligé d’y jouer un rôle, mais que l’on ne pouvait, au contraire, éviter de s’y joindre. Au bout de trente secondes, toute feinte, toute dérobade devenait inutile. Une hideuse extase, faite de frayeur et de rancune, un désir de tuer, de torturer, d’écraser des visages sous un marteau, semblait se répandre dans l’assistance comme un courant électrique et transformer chacun, même contre sa volonté, en un fou vociférant et grimaçant.George Orwell, 1984




Donc, Obama, Merkel, Cameron, Hollande et le Premier ministre italien Matteo Renzi — appelons-les le Club des Cinq – s’organisent une petite conférence pour rassembler leur courage et « augmenter la pression » pour demander un cessez-le-feu à Gaza. Plus tard dans la journée, Benjamin « Bibi » Netanyahu expédie sa réponse, dans un langage clair : il reste inflexible sur son projet d’achever sa version d’une solution finale à Gaza. [1] Avec ou sans « pression ».


Alors, que fait le Club des Cinq après avoir eu leurs illustres fesses collectives occidentales bottées avec application ? Ils décident de laisser tomber Gaza et de sanctionner la Russie — encore ! Quelle brillante stratégie de sortie.


Le spectaculairement fade Tony Blinken, qui sert aussi de conseiller adjoint à la sécurité nationale de Barack Obama, a tenu à souligner dans les grands médias occidentaux que la meute indisciplinée de Europoubelle est désormais « déterminée à agir ». Non, pas contre Israël à cause de Gaza, mais contre la Russie à cause de l’Ukraine.


Quelle belle symétrie orwellienne : les Deux Minutes prolongées de Haine d’Israël envers les habitants de Gaza se transforment en Deux Minutes prolongées de Haine de « l’Occident » vers la Russie, à l’image des Deux Minutes de Haine de Kiev envers les Ukrainiens de l’Est.


Même Hollywood n’aurait pu pondre un tel scénario ; Israël s’en tire pour un assassinat en masse avec préméditation contre des civils, alors que la Russie tombe victime d’un coup monté autour d’un assassinat en masse (de moindre envergure) aérien de civils qui a tous les ingrédients d’avoir été organisé par les vassaux à Kiev des « partenaires » occidentaux de la Russie.


J’ai déjà exposé ici comment les sanctions, sanctions et sanctions sont la seule et unique « politique » officielle de l’administration Obama envers la Russie. En plus des prochaines sanctions de l’Union européenne, à venir, les États-Unis vont y ajouter – devinez quoi – encore plus de sanctions. Après tout, Washington est lui « préoccupé » du fait que Moscou envahisse tôt ou tard l’Ukraine ; ce qui serait sûrement la réponse enfin à toutes leurs prières.



Où nous en sommes.


Voyons les faits. Dès le début Washington a dit que c’était un missile du président russe Vladimir Poutine qui avait abattu le vol MH17. Ils ont juré qu’ils avaient les preuves. Vous savez, comme dans « Nous savons. Faites-nous confiance ». Mais si l’histoire des 60 dernières années nous enseigne quelque chose c’est qu’on ne peut justement par leur faire confiance. Il n’y a jamais eu de preuves. Juste des opérations de communication.


Moscou, par l’intermédiaire du ministère de la Défense, a présenté des preuves tangibles. Et a réclamé une enquête internationale impartiale. Washington a tout ignoré — l’appel et les preuves.


La Marine US, bourrée de systèmes de radars antimissiles les plus sophistiqués qui soient, est stationnée dans la mer Noire depuis des semaines. À l’instar des Russes, ils suivent chaque particule qui survole l’Ukraine. La NSA traque les communications ; la National Geospatial-Intelligence Agency traque les images ; la Defense Intelligence Agency complète le tout avec du renseignement humain ; il y a la CIA ; et il y a le directeur du renseignement national qui entend et voit tout. Pourquoi un système de surveillance complet valant plusieurs milliards de dollars est-il incapable de fournir le moindre élément de preuve ?


La seule « preuve » dérisoire présentée jusqu’à présent donne une idée de ce micmac d’agences de renseignements américains qui passent leur temps à lire des blogs et à twitter. Comme le chef du Département d’État à Kiev qui a twitté une image satellite que le New York Times a aussitôt répercutée comme une « preuve » que la Russie bombarde l’Ukraine par-dessus la frontière.


Les fameux « hauts responsables américains » ont même dû admettre laconiquement et officiellement qu’ils n’avaient aucune preuve à propos du « missile de Poutine ». S’ils en avaient, l’OTAN serait déjà en train de se préparer à servir des hamburgers sur la Place Rouge.


Sur la base des informations désormais accessibles à tous, la probabilité la plus forte et que la tragédie du vol MH17 fut provoquée par le tir d’un missile air-air R-60M depuis un avion de combat ukrainien SU-25 — et non d’un (missile sol-air) BUK (il y a aussi la possibilité d’un double tir, d’abord d’un R-60M, puis d’un BUK). Le R-60M est très rapide, avec une distance d’engagement idéal qui peut atteindre cinq kilomètres. C’est à cette distance que le SU-25 détecté par les Russes (ils ont montré les images) se trouvait du vol MH17.


Le SBU — le service de renseignement ukrainien – a pour sa part confisqué les enregistrements de la tour de contrôle de Kiev qui parlaient du vol MH17. Et qui expliqueraient certainement pourquoi le vol MH17 survolait une zone de guerre (Malaysian Airlines a révélé que l’avion a été contraint de changer de route). Il y a fort à parier que les enregistrements sont en train d’être « trafiqués ».


Puis il y a les boîtes noires, qui ne seront décodées ni par les Malaisiens ni par les Hollandais, mais par les Britanniques — qui agissent sous les ordres de Washington. Le blogueur Le Saker a résumé le point de vue des meilleurs spécialistes russes, « les Britanniques vont maintenant laisser la NSA falsifier les données et la falsification sera coordonnée avec le SBU à Kiev qui finira par communiquer les enregistrements et qui « confirmera » l’« authenticité » des enregistrements truqués par la NSA au Royaume-Uni ». Pour rendre le tout plus crédible, et effacer les soupçons sur un acte criminel anglo-américain, ce sont les Néerlandais qui feront l’annonce. Nous voilà tous prévenus.


Quant aux chefs de l’OTAN, ils en bavent déjà. Les forces/milices de Kiev tiendront des « exercices conjoints » avec l’OTAN dans un peu plus d’un mois, le 1er Septembre ; l’alerte rouge est de rigueur, parce que c’est justement à cette date que le président ukrainien Petro Porochenko a déclaré que le lent mouvement de nettoyage ethnique à Donbass sera terminé.


Quant à invoquer la R2P (« responsabilité de protéger »), cela semble tout à fait improbable. Certes, Moscou peut toujours dire que si le mouvement lent de nettoyage ethnique à Donbass ne s’arrête pas, ils reconnaîtront les républiques de Donetsk et Luhansk. Dans ce cas, Moscou rejouerait l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud ; une R2P de facto appuyée par la force militaire.


Selon le droit international — que Washington ne respecte jamais, soit dit en passant — ce ne serait pas la même chose qu’une « invasion » de l’Ukraine. La franchement effrayante Samantha Power, ambassadrice américaine aux Nations Unies, paniquerait à coup sûr — mais ce ne serait que lui rendre la monnaie de sa pièce. Ce serait en effet comparable à ce que font les Américains pour ces salafistes-djihadistes en Syrie ; et mieux encore, ce que les États-Unis ont fait au Kosovo.



Les vautours à 50 milliards de dollars


Et maintenant, en plus des sanctions, Moscou doit également composer avec une énorme tentative de vol de 50 milliards de dollars. La Cour d’arbitrage internationale de La Haye a conclu que les poursuites du Kremlin contre Ioukos et son principal actionnaire, Mikhaïl Khodorkovski, il y a dix ans étaient politiquement motivées. Moscou ne peut pas faire appel — mais poursuivra toutes les voies légales pour tenter de « neutraliser » cette décision.


En réalité, c’est la décision de La Haye elle-même qui est politique. Khodorkovski a été reconnu coupable non seulement par le système judiciaire russe, mais aussi par la Cour européenne des droits de l’homme. Les actionnaires de Ioukos et Menotep étaient et sont toujours une bande de gangsters oligarques — et c’est un euphémisme.


Alors, voici l’Empire du Chaos de nouveau en action, en train de manipuler un tribunal néerlandais après avoir littéralement volé l’or de l’Allemagne et collé une amende à la France pour la vente de navires de guerre à la Russie. Dans ce cas, cependant, « l’Occident » a plus d’investissements en Russie que le gouvernement russe n’a en Occident. Les représailles pourraient faire mal — à Moscou, par exemple, en gelant tous les investissements américains et européens dans le domaine de l’énergie en particulier dans la nouvelle frontière ultra-rentable, les champs pétroliers de l’Arctique. Ce que les Grandes Compagnies Pétrolières Occidentales ne permettront jamais.


Tout ceci pourrait durer éternellement. Le résultat final est que l’État russe ne se laissera tout simplement pas voler par une décision douteuse au nom d’un groupe d’oligarques. En parallèle, on pourrait parler du Retour des Morts-Vivants (les néoconservateurs), mais aussi de sections importantes de l’État profond à Washington DC et de ses environs — ainsi que la ploutocratie « occidentale » — qui veulent provoquer une sorte de guerre de l’OTAN contre la Russie, le plus tôt étant le mieux.


Et encore parallèlement à cela, la rumeur à Moscou dit que le Kremlin estime que cette longue bataille post-Ioukos n’est qu’un avant-goût de la guerre économique qui est sur le point de bouleverser l’Europe et éventuellement opposer l’Europe à la Russie : exactement ce pour quoi l’Empire du Chaos prie – et ce à quoi il œuvre. Deux Minutes de Haine ? Disons plutôt heures, jours, semaines et années.



Par Pepe Escobar - Asiatimes - Le Grand Soir - le 30 juillet 2014


Source : 

http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MID-02-300714.html

(1) Netanyahu :. Nous sommes prêts pour une opération prolongée dans la bande de Gaza, le Jerusalem Post, 28 juillet 2014.


Traduction « en parallèle aussi, tous les trolls qui ne comprennent rien ou font semblant de ne rien comprendre » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

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Bachar el-Assad métamorphosé

Bachar el-Assad métamorphosé | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Légende photo : dès sa première rencontre avec Bachar el-Assad, Hugo Chávez affirmait que le Syrien deviendrait un jour le principal leader révolutionnaire dans le monde.


La métamorphose de Bachar el-Assad


Depuis la retraite de Fidel Castro, la mort d’Hugo Chávez et l’interdiction faite à Mahmoud Ahmadinejad de présenter un candidat à l’élection présidentielle iranienne, le mouvement révolutionnaire n’a plus de leader mondial. Ou plutôt, n’en avait plus. Cependant, l’incroyable ténacité et sang-froid de Bachar el-Assad a fait de lui le seul chef d’Exécutif au monde qui ait survécu à une attaque concertée d’une vaste coalition coloniale conduite par Washington et qui ait été largement réélu par son peuple.


Bachar el-Assad ne souhaitait pas entrer en politique. Il se destinait à être ophtalmologue. Cependant, à la mort de son frère Bassel, il rentra du Royaume-Uni où il poursuivait ses études et accepta de servir sa patrie et son père. À la mort de celui-ci, il consentit à lui succéder pour maintenir l’unité du pays. Ses premières années de gouvernement furent une tentative de modifier la composition des classes sociales de manière à rendre possible un système démocratique que personne ne lui réclamait. Patiemment, il démantela le système autoritaire du passé et commença à associer la population à la vie publique.


Cependant, à peine arrivé au pouvoir, il fut informé que les États-Unis avaient décidé de détruire la Syrie. Aussi sa présidence fut-elle principalement tournée vers le renforcement de l’Armée arabe syrienne, l’élaboration d’alliances extérieures, et des tentatives de déjouer le complot. Dès 2005, avec la commission Mehlis, il dut affronter l’opposition du monde entier qui l’accusait de l’assassinat de Rafic Hariri. Mais ce n’est qu’en 2011, que les puissances coloniales s’unirent à la fois contre lui personnellement et contre la Syrie.


Quelle ne fut pas sa surprise, au début des événements, en recevant une délégation de la bourgade syrienne où s’était tenue la plus importante manifestation, d’entendre celle-ci lui réclamer pour toute revendication l’expulsion des alaouites de la ville. Révolté, il mit fin à l’entretien et décida de défendre jusqu’au bout la civilisation syrienne du « vivre ensemble ».


Durant trois ans, le timide médecin se transforma en chef de guerre. D’abord soutenu presque exclusivement par son armée, puis progressivement rejoint par son peuple, il fut élu en pleine guerre pour un troisième mandat par 88,7 % des suffrages exprimés, soit 65 % du corps électoral. Son discours d’investiture exprime à quel point il a changé au cours des événements [1].


L’idéal qu’il y exprima est d’abord celui du service de la Patrie républicaine. Il s’est battu pour défendre ces hommes et ces femmes que l’on destinait à vivre sous la férule d’une dictature religieuse au service de l’impérialisme. Et parfois, il s’est battu pour eux, et contre leur volonté. Il s’est battu pour eux en doutant de parvenir à la victoire, préférant mourir pour la Justice que d’accepter l’exil doré, mais honteux que lui proposaient les « Occidentaux ».


Pourtant, peu avant, les dictateurs Zine el -Abidine Ben Ali et Hosni Moubarak avaient cédé dès les premières injonctions de Washington, et laissé leur pays aux mains des Frères musulmans. Pis, l’autocrate Hamad ben Khalifa Al Thani avait abdiqué, comme un enfant docile, au premier froncement de sourcils de Barack Obama, préférant jouir de sa fortune volée que de combattre.


Il s’agissait au départ pour Bachar el-Assad de résister aux coups de l’impérialisme. Mais alors que s’approche la victoire, la volonté lui est venue d’aller plus loin, de remettre en cause le désordre mondial.


Il s’est découvert comme un vrai leader révolutionnaire, exactement comme Hugo Chávez l’avait perçu alors que le monde le prenait encore pour un simple fils à papa. Et à ce titre, et quelle que soit la félonie de certains politiciens, il ne peut pas ne pas prendre la défense du peuple palestinien que les colons israéliens massacrent à Gaza.


La Révolution de Bachar el-Assad est d’abord un combat de libération contre l’obscurantisme religieux, que les monarchies wahhabites d’Arabie saoudite et du Qatar incarnent dans le monde arabe. Elle entend garantir le libre épanouissement de chacun quelle que soit sa religion et s’affirme donc comme laïque, c’est-à-dire qu’elle s’oppose au conformisme religieux. Elle pose que Dieu ne soutient aucune religion en particulier, mais la Justice commune à tous. De fait, elle renvoie la croyance en Dieu dans la sphère privée, pour en faire la source de la force qui permet à chacun de lutter contre un ennemi supérieur en force et de le vaincre collectivement.


Comme tous ceux qui ont traversé une guerre, Bachar el-Assad n’a pu admettre l’idée que les horreurs commises l’aient été par des hommes mauvais plantant « leurs crocs dans le corps syrien, semant mort et destruction, dévorant cœurs et foies humains, égorgeant et décapitant ». L’accepter aurait été perdre tout espoir en l’espèce humaine. Aussi a-t-il vu derrière leurs agissements l’influence du Diable, les manipulant à travers les soi-disant « Frères musulmans ».


Le nom du « Diable » fait étymologiquement référence au double discours qu’il tient. Le président el-Assad a donc démonté le slogan des « printemps arabes », imaginés par le département d’État pour placer les Frères musulmans partout au pouvoir au Maghreb, au Levant et dans le Golfe. Partout l’asservissement à l’impérialisme suivait les drapeaux coloniaux, celui de la monarchie wahhabite des Sénoussi en Libye, celui du mandat français en Syrie, tout en se réclamant paradoxalement de « la Révolution » aux côtés des tyrans de Riyad et de Doha.


La guerre fut pour lui un long cheminement personnel. Il l’a vécue guidé par sa morale : le « service de l’intérêt public », ce que les Romains appelaient « la République », mais que les Britanniques considèrent comme une chimère masquant des ambitions autoritaires. Comme Robespierre « l’Incorruptible », il a compris que ce service ne souffrait aucune trahison, donc aucune corruption.


À l’instar de son père Hafez el-Assad, il vit sobrement et se méfie du luxe ostentatoire de certains capitaines du commerce et de l’industrie, fussent-ils de ses proches.


Il est devenu un leader révolutionnaire ; le seul chef d’Exécutif au monde qui ait survécu à une attaque concertée d’une vaste coalition coloniale conduite par Washington. Ce faisant, il entre dans l’Histoire.



Par Thierry Meyssan (*) — Réseau Voltaire — le 16 juillet 2014.

Source 
Al-Watan (Syrie)



[1] « Discours inaugural du président Bachar el-Assad », par Bachar el-Assad,

(*) Thierry Meyssan est consultant politique, président fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace.

 


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Le boycott, ça marche !

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Le 22 janvier dernier, la filiale de Coca-Cola en Espagne annonçait un plan social massif avec la fermeture de quatre usines et plus d’un millier de licenciements.


«En plus de la grève et des manifestations, les salariés ont appelé leurs compatriotes à ne plus consommer les produits de la marque», rapporte le site de Courrier International. Leur slogan: «Si Madrid ne fabrique plus de Coca-Cola, Madrid n’en boira plus».


Et le message a été entendu !


« La plus grosse chute jamais enregistrée »


Dans le centre de l’Espagne, «les ventes de la marque ont diminué de moitié», a révélé Le journal El Economista. «Il s’agit de la plus grosse chute jamais enregistrée par Coca-Cola», explique le quotidien économique.


Il y a quelques mois, le président de Coca-Cola Espagne avait reconnu dans les colonnes d’El País que le plan social «ne servait pas vraiment l’image de la marque».

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Forces du Donbass : bon moral

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Légende photo : la colère gronde dans l’Ukraine bandérisée de force par l’UE et les USA : manifestation hier devant le bureau de la conscription à Novoselitsk, dans la région de Tchernivtsi dans l’Ouest. Le pseudo cosaque ukrainien d’extrême droite qui veut envoyer les autres se faire tuer à sa place n’en mènait pas large devant ces femmes légitimement en colère.


Ukraine/Donbass : l’avantage reste aux indépendantistes



L’offensive lancée, il y a moins d’une semaine pour prendre en tenailles la poche du Donbass, s’est essoufflée sur la plupart des objectifs assignés par l’état-major de Kiev et aucun d’entre eux n’a été atteint. Même à Gorlivka, où la tâche semblait la plus facile, les forces ukrainiennes se sont heurtées face à un redoutable rempart défensif.


Hier, plusieurs heures avant que John Kerry, le secrétaire d’État américain aux Affaires étrangères, n’annonce un possible cessez-le-feu de la part de Kiev, le général Valery Geletey, le patron de la défense, a remis en cause « la capacité de l’armée ukrainienne à poursuivre l’offensive à l’Est, tellement elle est épuisée ». Porochenko a donc demandé à son homologue biélorusse, Aleksandr Lukachenko, d’intervenir auprès des indépendantistes du Donbass pour entamer une médiation.


Tom Parfitt du Daily Telegraf confirme que la communication du pouvoir à Kiev est en dessous de tout (comme le reste) : tout le week-end dernier, ils ont fanfaronné à qui voulait bien les entendre, que les troupes ukrainiennes avaient pris possession du site du crash du Boeing de la Malaysia Airlines.

Des allégations mensongères reprises par les médias français, comme de bien entendu, sans vérifications aucunes. En fait, elles ne n’ont jamais été en mesure de l’atteindre. Aujourd’hui, le journaliste britannique s’est rendu sur les lieux et a même rencontré Natalya Volosyna, maire de Petropavlivka. « Il n’y a eu aucun combat sur les quatre sites des débris du MH17 que j’ai visité aujourd’hui, écrit le journaliste sur son compte Twitter. Mais les habitants ont entendu des bombardements, des tirs à proximité ces derniers jours. »



À bout de souffle


L’armée ukrainienne, épuisée, éreintée même, manquant de réserves stratégiques, devant gérer tant bien que mal des pertes inquiétantes, tant en hommes qu’en matériels et armements divers, a désespérément besoin d’une pause pour se regrouper, se réorganiser et se reconditionner. En dépit d’une position difficile, la situation est clairement aujourd’hui en faveur des forces de Nouvelle Russie, qui maîtrisent parfaitement le terrain et manœuvrent remarquablement bien malgré un déficit tant en effectifs, qu’en matériels et en moyens d’artillerie sol-sol et sol-air.


Situation militaire au 30 juillet au soir. On note que nous avons maintenant trois zones d’encerclement, trois chaudrons : le plus grand, celui à la frontière russe (éléments épars des 24e, 72e, 51e et 25e brigades) ; un deuxième plus petit au sud de Lugansk, sur une partie de la zone aéroportuaire (éléments du 80e régiment aéromobile de Lviv) et enfin une toute nouvelle poche au nord de Shakharsk (sans doute des éléments de la 95e brigade aéromobile de Zhytomyr). Pour ce qui est de cette dernière, elle est due à la percée du week-end qui a été colmatée et le piège tendu par la milice de Nouvelle Russie s’est refermé sur ces éléments qui n’ont pas su faire demi-tour à temps.


Du côté des forces du Donbass, le moral est bon et les efforts considérables consentis ces derniers jours n’ont affecté en rien les capacités défensives, et même parfois offensives des troupes indépendantistes. En face, il en est tout autrement, et la situation politique critique du pays n’arrange rien. À Kiev, c’est la paranoïa qui prime sur la raison. La chasse aux sorcières a même débuté au sein d’une société qui commence à s’interroger sérieusement sur le bien-fondé de l’action politique de ceux qui ont été imposés à la tête de l’État à l’hiver dernier. Le SBU, tout à la botte de la CIA et autres « agences » occidentales, tout comme le Conseil national de sécurité et de défense contrôlé par l’extrême droite galicienne, voient des ennemis partout. Dernière perle en date : le SBU vient de publier une liste hallucinante de 152 militaires de la 95e brigade aéromobile de Zythomyr considérés comme « peu fiables » (sic). Les troupes de cette unité qui sont, en ce moment, en première ligne ont dû apprécier (source)… Mais dans ce pays de cinglés qu’est devenue l’Ukraine « proeuropéenne » est-ce si étonnant ?



Échec de l’attaque au nord, stabilisation au sud


Yasinuvata, au nord de Donetsk, connaissait hier soir de terribles combats de rues. Après la tentative infructueuse de prise de contrôle d’Avdiivka (Les Ukrainiens tiennent seulement les abords ouest de l’agglomération, en limite de champs), à environ 2 km à l’ouest, quelques heures plus tôt, la milice a contre-attaqué. 3 T-64BV ukrainiens ont été détruits, de même que 3 BTR et un automoteur de 152 mm Akatsyia.


Évacuation de la population de Shakhtarsk organisée par les indépendantistes : 7 bus ont été affrétés.


Une information non vérifiée circule sur les réseaux sociaux comme quoi entre Torez et Shakhtarsk, le week-end dernier et en début de semaine, pas moins de 125 véhicules (chars, véhicules divers et transports de troupes blindés) ukrainiens auraient été détruits en 72 heures de combats acharnés. Le chiffre paraît énorme, mais au regard la masse employée par les forces de Kiev lors de leur attaque, dès vendredi dernier, soit au moins deux brigades et des éléments de la garde nationale (« bataillon Dnepr »), ce chiffre est plausible ; d’autant que, depuis mardi soir, les combats se sont sérieusement calmés dans ce secteur sud, sans perte de terrain du côté de la milice. L’offensive s’est arrêtée en raison de l’épuisement des assaillants, qui ont même reculé sur leurs bases de départ, environ 20 km plus au sud.


Vers environ 9 h (heure locale) ce matin, un avion (sans doute un An-26, d’autres sources évoquent des Su-27 et Su-25) a été abattu au-dessus Khartsyzsk, entre Donetsk et Shakhtarsk, selon l’agence ukrainienne UNIAN. 6 à 7 parachutes étaient visibles dans le ciel, de même que des leurres thermiques antimissiles sol-air.


Avant le début de l’opération répressive de Kiev, l’armée ukrainienne ne disposait seulement que de 36 Su-25M1 (sur environ 60 exemplaires) et 20 Su-27.

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Entre Donetsk et Lugansk, Krasny Luch a subi plusieurs attaques aériennes. Ce croisement de routes stratégiques est un enjeu essentiel dans la bataille du Donbass.


Au nord, sur Pervomaisk, au-delà de Stakhanov, les bataillons indépendantistes « Mryzrak » et « Nord » sous le commandement d’Aleksei Mozgovoi, ont établi des positions défensives qui leur permettent à la foi d’interdire toute progression des troupes ukrainiennes, mais aussi de mener des opérations de guérilla sur les colonnes de ravitaillement.

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Sur Lugansk, la ligne de front s’est déplacée au nord-est, au-delà de la Siversky Donets, vers le village de Makarove, à plus de 15 km, à proximité de Staytsia Luhanska. Là des éléments de la 30e brigade et de la 1re brigade de chars se sont retranchés et subissent un harcèlement régulier de la part de la milice.



Tirs de missiles balistiques


Au sud-est de la poche du Donbass, la bataille de Saur Mogila se poursuit. En 72 heures, les forces ukrainiennes semblent avoir subi de très lourdes pertes pour tenter de déverrouiller le chaudron en prenant cette position clé. Au moins 2 T-64BV, 2 BTR, 1 BRDM-2, plusieurs camions Kamaz ont été détruits. Une tentative de percée sur Snizhne en contournant Saur Mogila s’est soldée pour les forces de Kiev par la destruction de 2 chars lourds et 3 BMP-2. Hier, dans la journée, quatre tirs de missiles balistiques Tochka-U étaient signalés sur cette zone. Kiev a déployé ces batteries d’artillerie tactique depuis une semaine. Elles auraient dû auparavant être utilisées contre Slaviansk si les forces de Strelkov n’avaient pas évacué la ville.

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Un autre front pourrait bientôt s’ouvrir. Au cours des derniers jours à l’est du territoire ukrainien le long de la frontière avec la Transnistrie, un certain nombre de provocations ont eu lieu. Des individus non identifiés ont tenté d’affoler la population sur l’imminence d’une attaque des forces de Transnistrie contre l’Ukraine. Plusieurs unités de l’armée ukrainienne ont même été prépositionnées à proximité de la frontière.



Par Jacques Frère pour NationsPresse.info - le 30 juillet 2014

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L'accident !


Plus de peur que de mal, aucun blessé n'étant à déplorer dans cet accident rarissime, mais impressionnant !


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Pris en flagrant délit

Pris en flagrant délit | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Il se donne corps et âme pour vous câliner, jouer ou vous protéger, mais il lui arrive aussi de déraper.


Lorsqu'un chien est pris la patte dans le sac, il n'a plus qu’à s’asseoir et afficher un regard coupable.


En cliquant sur ce lien, vous pourrez consulter un longue série de photos amusantes sur le sujet.


Duc


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Le verdict Yukos, l’esprit TAFTA

Le verdict Yukos, l’esprit TAFTA | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo : khodorkovsky.com



Le verdict Yukos, ou l’inversion de la loi : l’« esprit de TAFTA »



NDLGazette : les longs extraits en anglais ne sont pas reproduits ici – Ils sont consultables en cliquant sur le titre de l’article ou sur la photo ci-dessus.

 



La Cour Internationale d’Arbitrage de La Haye a statué sur les plaintes (en 2004) d’actionnaires de l’ancienne société pétrolière russe Yukos et ordonné à la Russie de payer autour de $ 50 milliards.


L’un des actionnaires principaux parmi les trois sociétés plaignantes est l’oligarque russe Khodorkovski, emprisonné pour fraudes diverses après le démantèlement (équivalent à une nationalisation) de Yukos en 2004 et récemment gracié par le pouvoir russe (voir le 24 décembre 2013).


Depuis, le cas général a été l’objet de diverses procédures et batailles légales, au cours desquelles la position russe a été en général favorisée, – y compris pour le cas personnel de Khodorkovski, effectivement considéré par la Cour Européenne de Strasbourg comme un délinquant majeur et non pas comme une victime d’un pouvoir politique soi-disant oppressif comme lui-même a argué après sa libération, avec l’appui de tout l’appareil de communication-Système du bloc BAO (bloc américaniste-occidentaliste). L’affaire fleure donc la politique et si la décision tombe aujourd’hui (hier), en pleine crise ukrainienne et peu après l’affaire du vol MH17, on sera pardonné de n’y pas voir qu’une coïncidence ; par contre, il est recommandé d’y voir un cas remarquable par sa pureté absolue de l’inversion totale de la notion de justice.


Dans tous les cas, la Russie est condamnée au nom de l’article 26 de la « Charte énergétique » européenne, dans le cadre du traité de la CNUDCI que la Russie des années Eltsine a signé, mais a eu le réflexe salvateur de ne pas ratifier. Elle n’est donc pas légalement tenue d’appliquer les décisions prises dans ce cadre. Sur son site RussiaPolitic, la juriste française résidant en Russie Karine Bechet-Golovko commente cette affaire le 28 juillet 2014. Elle reproche à la Russie d’avoir participé à ce procès, fait selon les normes anglosaxonnes, totalement manipulées dans ce sens, avec cabinets d’avocats anglosaxons, en langue anglaise, selon les habituelles procédures labyrinthiques US, etc., – c’est-à-dire, d’avoir complètement « joué le jeu » de ses adversaires anglosaxons sans avoir aucun moyen de le faire, sans détenir aucun atout à cet égard.


On reconnaît là une critique qui s’adresse à l’obsession légaliste de la Russie poutinienne, et à sa tendance (peut-être en cours de révision avec la crise ukrainienne) à vouloir s’intégrer dans le système occidental du bloc BAO (bloc américaniste-occidentaliste), tout en maintenant avec une grande force la souveraineté russe.


Les deux, constate Bechet-Golovko, ne sont tout simplement pas compatibles : qui veut jouer le jeu anglosaxon, c’est-à-dire américaniste, c’est-à-dire le jeu du Système, celui-là laisse les principes au vestiaire, et notamment celui de la souveraineté.


« Sans entrer dans le fond de l’affaire, quelles leçons peuvent être tirées ? Tout d’abord, si la Russie veut jouer selon les règles anglo-saxonnes, elle doit former ses propres juristes à cela. Quand une affaire est technique, il est possible de la « sous-traiter ». Ici et maintenant c’est du suicide. La preuve en est faite. »


Il est peut-être temps pour la Russie de sortir de sa traditionnelle position défensive pour être plus offensive. Pour cela aussi, elle a besoin d’avoir ses spécialistes à l’intérieur du pays. Mais elle doit surtout faire un choix. Car elle ne peut pas laisser jouer « les grands Occidentaux » sur son dos, sans maîtriser ni le processus ni les règles. C’est un renoncement de souveraineté et cela contrevient totalement à sa politique et à son discours souverainiste. Les effets s’annulent donc les uns les autres et entraînent une certaine confusion, notamment à l’intérieur. »


Les réactions peuvent être de contester en justice, mais en attaquant réellement cette fois-ci. Ou alors le moment est peut-être venu de sortir de certains organismes internationaux dont les processus sont de plus en plus politisés. Rappelons que les États-Unis sont particulièrement réticents à reconnaître la juridiction internationale»


Une autre intervention est intéressante à lire, qui est celle d’un gestionnaire de fonds énergétiques résidant à Moscou, Éric Kraus. Interviewé par Russia Today le 28 juillet 2014, il prend l’affaire du point de vue technique, mais selon un arrière-plan politique marqué, et aussi développe le contexte politique et les conséquences politiques de cette affaire. Selon Kraus, la Russie ne payera pas, et aucun mécanisme juridique n’existe qui puisse l’y obliger. Mais au-delà, Kraus voit dans ce jugement, d’abord un acte d’agression indirect, mais puissant du bloc BAO, spécifiquement les USA, contre la Russie, et d’autre part un point de rupture supplémentaire, et peut-être majeur, entre la Russie et le susdit bloc BAO.


Cette affaire Yukos-Russie apparaît comme archétypique, comme exemplaire des conditions nouvelles, post-postmodernes de l’affrontement en cours. Le Système (les USA) y tient une place essentielle, en utilisant tous les artifices des structures financières et juridiques étendues au niveau international d’une part, en utilisant ses alliés, les élites-Systèmes internationaux corrompus, et, nouvel allié qui prend une place privilégiée avec tout ce qui gravite autour du centre de fusion ukrainien, le crime organisé du monde ex-communiste, les oligarques profiteurs de l’effondrement de l’URSS devenus internationalistes, etc.


De ce point de vue, l’affaire Yukos est un acte de guerre, d’une guerre menée contre tout ce qui est structurant, contre les principes organisant cette structuration, dont le principe de la souveraineté d’abord.


Il y est bien sûr question de la souveraineté des nations, de la légitimité des gouvernements, attaquées par la poussée de surpuissance-autodestruction du Système, ce qui nous ramène à l’affrontement Système versus antiSystème.


Encore une fois, il est impératif, pour bien situer l’enjeu et les modalités de son opérationnalité, d’établir un lien serré entre ces divers événements, éléments d’une même crise, et, pour le cas qui nous intéresse ici, entre la crise ukrainienne et cette affaire du jugement sur le cas Yukos.


Nous voulons dire par là que l’affrontement n’est pas d’essence géopolitique, même s’il emploie ici (en Ukraine) l’outil de la géopolitique, – mais aussi, on le voit bien, l’outil de la communication. Derrière les outils, c’est la lutte suprême du Système contre l’antiSystème, une lutte à mort qui se fait sans nécessité de savoir ce qui pourrait en résulter, y compris en cas de « victoire » de l’antiSystème, puisque tout tourne autour d’une seule question, d’un seul enjeu dont tout dépend et à partir duquel, si c’est l’issue de l’affrontement, tout sera différent, – dito, la destruction du Système et rien de moins.


D’autre part, on a pu voir à l’œuvre, avec ce jugement, un avant-goût extrêmement prononcé de l’« esprit TAFTA », ou de ce que deviendrait la situation des pays européens en cas de réalisation du monstrueux accord de libre-échange transatlantique TAFTA (TTIP en anglais).


L’essentiel de cet accord ne porte pas sur le libre échange, sur le commerce, etc., mais sur la destruction assurée des principes de souveraineté et de légitimité, avec la réduction totale des gouvernements pour l’administration et le contrôle des pays qu’ils sont censés conduire, puisque ces gouvernements seraient à la merci de l’attaque permanente des grands groupes industriels transnationaux, souvent avec des organismes de « justice » absolument acquis à leur cause.


Là aussi, le raccourci est saisissant, à partir de la crise ukrainienne, de la poussée hystérique de russophobie, et du lien véritable qu’il faut établir avec l’accord TAFTA/TTIP en cours de négociation. C’est dire également, avec ce dernier cas, combien le désordre est grand, puisqu’on voit qu’au jugement fondé de Kraus sur l’affaire Yukos (« a true divorce between Russia and the West ») se substitue une perspective plus complexe, également fondée, où l’« Ouest » lui-même se trouve agressé par ses propres productions-Système, – justifiant l’énoncé surpuissance-autodestruction de sa dynamique. (On peut même ajouter, pour renforcer encore la complexité, que TAFTA/TTIP est considéré avec une extrême méfiance, sinon avec hostilité par une grande partie du public US, et une partie importante de la représentation législative, notamment les démocrates du Sénat, et particulièrement le leader de cette majorité démocrate, Harry Reid. TAFTA/TTIP est bel et bien une production du Système.)



Par Philippe Grasset et son équipe pour dedefensa.org – le 29 juillet 2014



NDLGazette : les longs extraits en anglais ne sont pas reproduits ici – Ils sont consultables en cliquant sur le titre de l’article ou sur la photo ci-dessus.


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La guerre se prépare en Europe

La guerre se prépare en Europe | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it



« Qu’importe... Puisqu’une guerre se prépare en Europe »

 

NDLGazette : les longs extraits en anglais ne sont pas reproduits ici – Ils sont consultables en cliquant sur le titre de l’article ou sur le dessin ci-dessus 

 

ZeroHedge.com signalait à notre attention, le 29 juillet 2014, la raison pour laquelle Poutine serait totalement indifférent au jugement condamnant la Russie à une amende d’autour de $50 milliards dans l’affaire Yukos (voir ce 29 juillet 2014). Il s’agit d’un commentaire recueilli par le Financial Times du 28 juillet 2014, en fin d’un article qui distille, la plume ourlée d’un mépris typiquement british, son gallon de poison anglo-saxon garanti « tueur-de-Poutine » ; justement, il s’agit d’un commentaire d’un proche de Poutine qui dit qu’au Kremlin, on se fout royalement du jugement de La Haye, et ainsi faisant tout aussi royalement le rapprochement que nous recommandons entre cet événement et la crise ukrainienne...


Diantre, la guerre ? Il semble que la loi 2277 du Sénat des États-Unis (loi S.2277) en soit, disons d’un point de vue légal, sinon le plus court du moins le plus sûr chemin pour y parvenir.


C’est Patrick Buchanan, l’étrange républicain de type « paléoconservateur » qui ne cache pas son admiration pour Poutine, qui la décortique en la présentant pour ce qu’elle est, – une loi concoctée par les républicains du Sénat, par le sénateur Bob Corker qui dirige les républicains à la commission des relations extérieures, pour menacer directement la Russie : « A GOP Ultimatum to Vlad », tel est le titre de l’article du 29 juillet 2014 de Patrick Buchanan. C’est en effet Crocker qui a concocté 2 277, laquelle a déjà le soutien de la moitié des sénateurs républicains, et qui, de toutes les façons, passera si les républicains l’emportent en novembre prochain et retrouvent la majorité au Sénat. Voici la description de 2 277 par Buchanan...


 « Un petit pays céderait », observe Buchanan, mais pas la Russie, où l’on est de plus en plus antiaméricaniste, où Poutine est soutenu à plus de 80 % par sa population où, ajouterait-on, règne un patriotisme ardent (« un chauvinisme mystique », dit Zbigniew Brzezinski, d’une voix sépulcrale et roulant des yeux terribles).


(D’ailleurs, la Russie n’a jamais douté du risque que la situation présente. Medvedev lui-même, qui n’est certainement pas un fauteur de guerre, avertissait ses amis du G8, lorsque la Russie s’y trouvait encore, des risques de « guerre nucléaire régionale » [voir le 18 mai 2012]. Tout cela vient de loin.)


Bref, poursuit Buchanan, non seulement les Russes ne céderont pas, mais ils se seraient déjà accoutumés à l’idée de la chose, semble-t-il (si l’on en croit la source du Financial Times), et se tiendraient prêts à riposter à la loi 2 277 du Sénat.


Dans sa phrase de conclusion, Buchanan constate bien plus qu’il ne menace que si un tel programme qu’implique la loi 2277 (dite « Russian Aggression Prevention Act of 2014 ») est adopté d’une façon ou d’une autre, il y aura une rupture dans le parti républicain, et cela impliquerait essentiellement le départ de l’aile paléoconservatrice libertarienne. Ce constat illustre un climat en train de se développer aux USA, autour de l’évolution de la politique russe de Washington, et, bien entendu, des perspectives de conflit.


Le vieux Ron Paul, qui n’a pas perdu son énergie ni mis sa langue dans sa poche, est de plus en plus souvent accusé de trahison par la presse-Système, à cause de ses prises de position hostiles à cette politique, et par conséquent proches de la position de Poutine. Cela signifie-t-il que la crise ukrainienne, avec sa dimension transformatrice vers un conflit impliquant la Russie et les USA, commence à entrer dans la perception politique aux USA, et cela pouvant alors figurer dans la campagne électorale des élections mid-term (novembre prochain), et peser sur les résultats ?


Cela signifie-t-il que la psychologie américaniste, comme la psychologie russe, chacune à sa façon et chacune avec ses motivations et ses responsabilités, finissent par percevoir la perspective d’un affrontement comme quelque chose d’inévitable ?


La loi 2277 est un de ces mécanismes dont le Congrès US a le secret, qui favorisent effectivement l’évolution mécanique vers une aggravation des tensions comme s’installe un processus normal, et cela interdisant par conséquent toute tentative de résolution du différend à propos duquel grandissent ces tensions.


Peu à peu, au milieu des polémiques, des coups fourrés et des coups montés, au milieu des affrontements où les incendiaires agissent à visage découvert et sans que personne ne songe à les arrêter, s’installe effectivement le sentiment de la possibilité de l’inéluctabilité, sinon du conflit, dans tous les cas de la tension rupturielle.


Nous ne sommes plus ici sur le terrain des responsabilités historiques, voire des responsabilités de machination, mais sur le terrain plus élevé où l’Histoire côtoie la métahistoire. Cette « possibilité de l’inéluctabilité... de la tension rupturielle » correspond surtout, essentiellement, à la perception de la perte totale du contrôle des événements dans leur plus grande tendance.


Certes, les uns et les autres agissent à leur niveau, la machine de provocation et de montage du bloc BAO (bloc américaniste-occidentaliste) marche à fond, mais nous parlons bien d’un sentiment puissant qui domine le reste. Plus personne ne contrôle cette crise, qui est désormais plus qu’une crise, qui est en train de devenir un destin, et qui est le destin de cette civilisation devenue contre-civilisation.


Sera-ce la guerre ou bien sera-ce un autre événement d’une grande rupture ? Dans tous les cas, la « crise ukrainienne » a définitivement quitté l’aire géographique et politique où elle se trouvait primitivement enfermée, et d’où elle a surgi. Elle est complètement installée au cœur de la politique de sécurité nationale des deux grandes puissances nucléaires stratégiques, et d’autre part chacune représentant le mieux le Système et l’antiSystème. Les événements évoluent comme si l’on trouvait au bout du chemin d’une époque, d’une « ère » historique, au moment où l’influence de la métahistoire prend le dessus.


 

Par Philippe Grasset et son équipe pour dedefensa.org – le 29 juillet 2014

 


NDLGazette : les longs extraits en anglais ne sont pas reproduits ici – Ils sont consultables en cliquant sur le titre de l’article ou sur le dessin ci-dessus.

 

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