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LLN - The Cat Hell Team

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Plus que quelques jours avant "le" grand jour !


Elles l'ont bichonnée corps et âme jusque dans les moindres détails, même les écrous ont été ponçés !

 

Souvenez-vous, le 14 avril 2012, je vous annonçais que Evelyne Hemstedt et Clotilde Vromman, étudiantes à LLN et originaires de Dion-Le-Mont, fondaient "The Cat Hell Team".  Amies par les scouts, portant toutes deux un totem de chat, elles ont toujours été l'équipe des félines, d'où... "The Cat Hell Team" !

 

Les 2 jeunes femmes participent au raid 4L Trophy 2013, un des plus grands, si ce n'est le plus grand événement sportif étudiant en Europe.  Sous leur nom de "The Cat Hell Team", leur numéro d'équipage est le 851.

 

Créé en 1997 par Jean Jacques Rey, pilote et passionné de rallye-raid, le 4L Trophy a su devenir en 15 ans un rendez-vous incontournable des étudiants prêts à en découdre sur les pistes marocaines. 

 

En 2012, la quinzième édition du raid 4L Trophy battait tous les records avec 1.350 voitures engagées et près de 3.000 personnes qui s'élançaient pour un périple d'environ 6.000 km jusqu'au Maroc.

 

On ne parle pas de vitesse sur le 4L Trophy (n'oubliez pas que la 4L a fêté ses 50 ans l'année dernière), mais bien d'une course d'orientation.  Le but est de rallier l'arrivée en faisant le moins de km possible tout en ayant validé les différents points de contrôle.  Pas de GPS, les concurrents ont pour seules armes une boussole, une carte, un road-book et leur flair.

 

Evelyne et Clotilde, nos deux pilotes néo-louvanistes ont ouvert une page spéciale sur Facebook pour permettre de partager et de relater leur aventure, vous les trouverez en cherchant "The Cat Hell Team".

 

Duc

 

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La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).  -  Duc
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En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

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Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

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Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

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Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


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Koter Info's curator insight, January 14, 2014 6:51 PM

 

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Des nouvelles de "Martine" ?

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"Martine dans la vraie vie ?"


Depuis que "Martine", la fameuse héroïne d'albums pour petites filles, reste scotchée à l'âge de huit ans, Pierre Kroll a "légèrement" actualisé son image.


Bien entendu, c'est de l'humour !


Duc


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Juncker dit « non » à la Grèce et menace la France

Juncker dit « non » à la Grèce et menace la France | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it



Juncker dit « non » à la Grèce et menace la France

 

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens », affirme notamment le président de la Commission européenne.

 

Intraitable. Dans un entretien au Figaro (29 janvier, édition abonnés), le président de la Commission européenne adresse une fin de non-recevoir au gouvernement grec conduit par Alexis Tsipras. Sur l’annulation de la dette, Jean-Claude Juncker oppose à la Grèce un « non » catégorique :

 

« Athènes a accepté deux plans d’ajustement (de redressement, NDLR), elle doit s’y sentir tenue. Il n’est pas question de supprimer la dette grecque. Les autres pays européens ne l’accepteront pas. »

 

On a connu le président de la Commission plus conciliant quand, Premier ministre du Luxembourg, il autorisait des dizaines de multinationales à s’affranchir des législations fiscales des pays membres de l’UE.

 

Lire > Juncker au centre d’un scandale fiscal impliquant 340 multinationales

 

Les élections ne changent rien, affirme en substance le président de la Commission européenne. Sans prendre beaucoup de gants :

 

« Dire qu’un monde nouveau a vu le jour après le scrutin de dimanche n’est pas vrai. Nous respectons le suffrage universel en Grèce, mais la Grèce doit aussi respecter les autres, les opinions publiques et les parlementaires du reste de l’Europe. Des arrangements sont possibles, mais ils n’altèreront pas fondamentalement ce qui est en place. »

 

Vous n’êtes pas certain d’avoir compris ? « Dire que tout va changer parce qu’il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c’est prendre ses désirs pour des réalités », ajoute encore Jean-Claude Juncker, qui lâche une phrase terrible, qui résume toutes les limites de la démocratie dans l’Union européenne :

 

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

 

 

Interrogé sur la France, et notamment sur la question de savoir si la Commission va accepter d’accorder à notre pays un délai supplémentaire pour réduire le déficit à 3 % du PIB, Jean-Claude Juncker se montre également rigide et menaçant.

 

Rigide quand il radote le credo de toutes les Commissions : « Nous voudrions voir la France renforcer ses réformes, en nombre comme en intensité. » Selon lui, « la France soufre d’un manque de réformes dites structurelles, de réformes qui portent sur l’essentiel (…). Elle doit soigneusement examiner les faiblesses de son droit du travail. » Menaçant lorsqu’il réaffirme qu’« il n’y a pas d’autres remèdes que de la consolidation budgétaire » (sic) et n’exclut pas de sanctionner la France si son déficit n’est pas réduit : « Un pays ne peut pas échapper aux sanctions s’il ne respecte pas les règles. »

 

 

Il n’y a pas de « diktat » allemand, affirme le président de la Commission européenne. « Cette impression d’un diktat, d’une machine allemande qui laminerait toute contradiction est parfaitement erronée », soutient-il. Avant de lever un coin du voile de secret qui entoure les sommets européens : « D’autres gouvernements, parfois même socialistes, étaient beaucoup plus sévères à l’égard de la Grèce, par exemple. » Une confidence dont la véracité ne nous paraît pas contestable. Allez savoir pourquoi…

 

 

Par Michel Soudais - Politis.fr - le 29 janvier 2015

Koter Info's insight:


Au moins c'est avoué et reconnu !


PAS de choix démocratique

contre les traités européens !


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Réveil de la Grèce, mais interrogation européenne

Réveil de la Grèce, mais interrogation européenne | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 


Le réveil de la Grèce et l’interrogation européenne

 Par Karine Bechet-Golovko (*)

 

Les élections de dimanche en Grèce marquent un tournant dans la politique européenne. Beaucoup de choses ont déjà été écrites sur le sujet, donc je ne voudrais soulever que deux questions : 

 

1) Est-ce la fin de la distinction classique droite/gauche au profit d’une distinction souverainiste/globaliste ?

 

2) L’UE aura-t-elle la force et les moyens politiques de remettre en cause sa politique néo-libérale communément appelée politique d’austérité ?

 

 

Vers la fin de la distinction droite/gauche ?

 

Le parti de gauche Syriza, dimanche, a remporté les élections haut la main, obtenant 149 sièges au Parlement sur 300. À deux sièges de la majorité absolue, il forme une coalition non pas avec le PC, mais avec le parti de droite des Grecs indépendants. Cette décision provoque une rupture dans la conscience européenne. 

 

En effet, le clivage politique classique en Europe était droite/gauche. La première branche économiquement libérale prévoyait un retrait de l’État et une libéralisation du marché. La seconde branche prônait l’intervention de l’État pour soutenir l’économie et le développement des programmes sociaux envers les plus démunis. Et les deux tournaient autour du même projet de société. En France notamment, l’on passait allègrement de l’un à l’autre, appelant cela l’alternance, gage de démocratie. Sans vraiment se rendre compte de grands changements. Et plus le temps passait, plus l’intégration européenne avançait, moins de divergences existaient entre ces partis dont la marge de manœuvre est de toute manière très réduite. 

 

Globalement :


le libéralisme politique et économique est accepté par tous ; le déficit public fait que, de toute manière, les pays européens n’ont pas vraiment les moyens d’une politique sociale, surtout avec des frontières ouvertes ; 

 

l’affaiblissement de l’État conduit au renforcement du marché et donc des acteurs économiques face aux acteurs politiques, ainsi qu’au renforcement de structures internationales sur les structures nationales. 

 

 

Or, la grande question n’a plus le droit d’être posée. Est-il possible de remettre en cause le bien-fondé de la politique européenne telle que nous la connaissons aujourd’hui ?

 

S’interroger en ces termes conduit à être rejeté en marge du système accepté de pensée politique. L’opposition normale reste la droite ou la gauche. Et d’une certaine manière c’est juste. L’opposition ne peut être que systémique, sinon elle est destructrice pour le système donné et l’on ne peut plus parler d’opposition, mais d’un autre projet de société. Remettre en cause la politique européenne oblige à remettre en cause la suprématie de l’UE et donc repenser le modèle politique dans lequel nous vivons et à le repenser de manière critique.

Donc cela entraîne automatiquement un bannissement : l’existence même de ce discours, considéré comme trop dangereux. 

 

Pour autant, la question existe et elle est posée, de manière discrète, à l’intérieur des formations politiques existantes. D’où la remise en cause de cette distinction droite/gauche, non pas de manière structurelle, mais encore individuelle. Avec la Grèce, nous sommes passés à un nouveau stade. Pour la première fois, la question existentielle est posée ouvertement et la réponse est non conformiste : le véritable paradigme politique se trouve autour d’un axe souverainiste/globaliste. C’est en cela que consiste le premier choc. Et l’alliance entre un parti de droite et un parti de gauche, tous deux eurosceptiques et souverainistes est une première. L’alliance pourra-t-elle tenir ?


Est-ce suffisant d’avoir un ennemi commun pour construire une politique nationale ? L’avenir nous le dira. Mais déjà un mythe est tombé. Et ne serait-ce que pour cela, ces élections sont historiques.

 

 

Le système de l’UE est-il encore

apte à se remettre en cause ?

 

Là est la deuxième question. Tous les intervenants européens ont compris le message : la politique d’austérité est allée trop loin. L’on ne peut demander à un État de privatiser les services publics de santé, d’enseignement, etc. Les soins doivent être pris en charge par l’État. C’est un acquis européen continental. Il n’est pas acceptable de vendre l’histoire nationale au plus offrant.


Bref, le marché ne peut pas tout résoudre. Et chacun a pu voir à quel point ces mesures d’austérité furent contre-productives.

 

L’UE ne peut pas se permettre de remettre totalement en cause sa politique à l’égard de la Grèce, car derrière, évidemment, l’Espagne attend, tout comme l’Italie. Pour ne citer qu’eux.


Mais l’UE ne peut pas se permettre de laisser sortir la Grèce de l’euro et encore moins de l’UE.


En terme d’image, la Grèce est le berceau de l’Europe. Si elle sort, cela montrera à la face du monde que l’UE n’a plus rien à voir avec l’Europe. Et il est trop tôt pour faire son coming out.

 

Sur un plan plus pragmatique, cela donnerait des idées aux autres pays, qui pourraient également vouloir sortir du système de l’UE. Le pire, pour l’UE, serait que la Grèce s’en sorte après avoir quitté le système. Celui-ci imploserait immédiatement.

 

Mais donner des facilités financières à la Grèce, et donc également à d’autres pays pourrait aggraver la crise à l’intérieur de la zone euro. Par ailleurs, il n’est pas certain que A. Merkel, autrement dit que les États-Unis, y trouvent leur intérêt. Autrement, l’UE aura-t-elle la volonté économique et politique ?


C’est à en douter.

 

D’une manière ou d’une autre, l’UE se trouve face à une crise majeure, qui dépasse largement les enjeux économiques. C’est la question du bien-fondé de son existence en ces termes qui est posée. Et il est intéressant que ce soit la Grèce, berceau de la Démocratie, qui nous rappelle qu’un État souverain n’a pas à se mettre à genoux devant des organismes internationaux, mais doit défendre avant tout les intérêts de sa population.

 

 

Par Karine Bechet-Golovko  (*) - russiepolitics.blogspot.ru – le 27 janvier 2015

(*) Karine Bechet-Golovko est une Française et une experte en droit russe, professeur invité à la faculté de droit l’Université d’État de Moscou (Lomonossov). Elle anime le blog RussiePolitics dédié à l’analyse politico-juridique de l’actualité en Russie. (Source : fr.sputniknews.com)


Koter Info's insight:


Stop à la dictature avouée de l'UE !


Un État souverain n’a pas à se mettre à genoux devant des organismes internationaux, bien au contraire, il doit défendre avant tout les intérêts et le bien-être de sa population.


C'est aussi le leitmotive de "Koter Info" qui souhaite bon vent à "Syriza" en Grèce, à "Podemos" en Espagne, etc.  -  Duc


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Ukraine/Donbass : assaut sur Uglegors (poche de Debaltsevo)

Ukraine/Donbass : assaut sur Uglegors (poche de Debaltsevo) | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo : photo extraite de la vidéo « Pilonnages du quartier Petrovski de Donetsk par l'armée ukrainienne, le 26.01.2015 »


 

Ukraine/Donbass : assaut sur Uglegorsk

(poche de Debaltsevo)

 

La situation sur la ligne de front n’a pas changé de manière significative. Les pilonnages d’artillerie des forces ukrainiennes se poursuivent contre les zones résidentielles de Gorlovka, de Donetsk et de Lugansk, notamment, faisant des dizaines de morts et des blessés.


L’information du jour vient du secteur ouest de la poche de Debaltsevo : à Uglegorsk, ce matin à l’aube, les forces de Nouvelle Russie ont lancé un assaut en règle sur le bourg situé à 7 km à l’ouest de Debaltsevo.


Les combats ont fait rage durant toute la journée.


Ce soir, Kiev prépare une contre-attaque par le nord de la poche afin de la maintenir ouverte. La nuit sera longue.

 

 

>>> Voir la suite de l’article apportant tout les détails de l’évolution des combats (et de ses tragédies) dans le Donbass (+ des vidéos et cartes) ici

 

 

 

Par Jacques FrèreNationsPresse.info – le 29 janvier 2015


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Redéfinition de la démocratie en Suède

Redéfinition de la démocratie en Suède | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : Stefan Löfven, Premier ministre de Suède.

 

Redéfinition de la démocratie en Suède

 

La démocratie n’est plus seulement malmenée en Europe, elle est en train d’être redéfinie par divers coups d’État insidieux, et se transforme peu à peu, sous nos yeux, en micro dictature.


La Suède vient de franchir un grand pas vers une démocratie orwellienne. Ce pays a au moins le mérite de montrer les choses telles qu’elles sont et ont toujours été :


les votes ne servent absolument à rien.

 

Par Avic


***

 

Coup d’État en Suède ?


Le putsch tranquille de l’establishment suédois, et l’étonnante intuition de Michel Houellebecq

Par Pascal Titeux

 

La nouvelle n’a pas fait la « une » des médias, et c’est pourtant un des événements les plus inquiétants de ce début de siècle. Le dernier masque de la démocratie représentative, dans sa version postmoderne et corrompue, vient en effet de tomber.

 

Cela ne surprendra pas les libéraux, qui savent à quel point l’étatisme électif peut se rapprocher à pas de loup des « vraies » dictatures, et de quoi il est capable lorsqu’il se sent menacé de perdre ses prébendes. On le voit déjà montrer les crocs, à grand renfort d’HADOPI, LPM et autres mesures « antiterroristes ». Mais en Suède il vient de mordre pour de bon, et saigner peut-être à mort une démocratie déjà bien abîmée par le très politiquement correct « modèle suédois ».

 

Les faits sont simples dans leur crudité cynique. Les dernières élections ont vu surgir un parti, disons atypique, le mot « populiste » étant, en Suède comme ailleurs, un mot dépourvu de sens (tous les partis courtisent le peuple !). Avec ses 12 %, le SD ne pouvait qu’être un parti d’opposition, mais lorsqu’un autre s’est joint à lui pour rejeter le budget, le gouvernement a été mis en minorité, et son budget invalidé : situation classique de « crise gouvernementale ». Dans toute démocratie, cela entraîne la démission du gouvernement, et chez nous ce serait un des cas où la dissolution s’imposerait. C’est si évident que dans un premier temps, le chef du gouvernement suédois, Stefan Löfven, a décidé, et annoncé pour le 22 mars 2015, la tenue de nouvelles élections.

 

Jusqu’ici tout va bien, me direz-vous, le peuple va trancher.

 

Mais voilà : les sondages se sont mis à dessiner une forte hausse du SD, l’amenant à des niveaux tels que ni l’alliance socialistes verts, ni le centre droit, ne puissent espérer gouverner. Craignant de perdre, avec leurs dernières plumes, les places qu’ils occupaient chacun leur tour dans une aimable alternance, ces partis ont décidé de se répartir les postes non plus alternativement, mais simultanément, et pour toujours. En tout cas jusqu’en 2022, première date de révision de leur accord.

 

 

Le coup d’État

 

Stefan Löfven vient donc de revenir sur sa décision : les élections prévues pour 2015 n’auront pas lieu, et le résultat de celles de 2019 est d’avance neutralisé puisque l’entente des sortants, ou plutôt de ceux qui ne veulent pas sortir, est organisée jusqu’en 2022. La Suède aura donc la « chance » d’être la première démocratie du monde à connaître la composition de son gouvernement avant les élections, et à savoir qu’il restera en place indépendamment de leur résultat. C’est sûr que ça renouvelle le concept de démocratie, tellement même qu’il faudrait trouver un nouveau nom.

 

Mais ce nom existe déjà : comment nomme-t-on un événement où les élections annoncées sont brutalement reportées, le pouvoir annonçant que de toute façon il restera en fonction, quel qu’en soit le résultat ?

 

Bien sûr, cela n’a pas été proclamé sur fond d’hymne national par un colonel dont la garde prétorienne vient de s’emparer de la télévision : la Suède n’est pas une république bananière. C’est du moins ce que les naïfs croyaient jusqu’ici. Car si la Junte est habillée en civil, et que le parlement fait partie de la farce, c’est quand-même, très exactement, ce qu’on nomme un coup d’État. C’est d’ailleurs ainsi qu’il est vécu de l’intérieur (cf. I.Carlqvist et L. Hedegaard) :

 

« L’accord de décembre peut valablement être décrit comme un coup d’État en douceur, qui engage la Suède sur la route de l’autodestruction.

 

En apparence, les institutions démocratiques de la Suède semblent intactes, mais à partir de maintenant elles ne sont plus qu’une coquille vide. L’accord de décembre organise ce qu’on pourrait définir comme un système parlementaire à deux faces. Le parlement officiel reste en place, mais dans l’ombre se tapit le parlement réel, constitué des chefs des sept partis du spectre politique traditionnel. Cette officine d’arrière-cour mène ses délibérations en secret, à l’abri de tout regard public. De temps à autre, elle présentera ses décisions au parlement, où la ratification ne sera qu’une formalité.

 

Le nouveau système peut aussi être décrit comme une « dictature consensuelle ». Quel qu’il soit, celui qui gouvernera dans les huit prochaines années aura dans la réalité des pouvoirs de type dictatorial : ses budgets, fondements de toute politique, disposent d’avance d’une garantie d’approbation. En plus du budget, les partis de l’union ont annoncé qu’ils rechercheraient l’unanimité sur les questions de défense, sécurité, pensions et énergie. »

 

 

Indifférence générale ou complicité ?

 

Si cela s’était passé dans n’importe quelle Ukraine ou Zimbabwe ordinaire, la levée de boucliers aurait été unanime. Pas cette fois : à l’exception d’un bref article dans Valeurs Actuelles, aucun « Indignez-vous ! » vengeur. Pire : un « grand journal du soir », le même qui avait applaudi l’entrée des Khmers Rouges dans Phnom Penh (décidément, on ne se refait pas), n’en a parlé que pour en faire un modèle : « Une fois de plus, la Suède donne l’exemple. Confrontés à la perspective d’une crise politique prolongée, les partis politiques traditionnels, de gauche à droite, ont décidé de s’unir pour permettre au gouvernement de fonctionner en neutralisant la capacité de nuisance parlementaire du parti populiste. »

 

On admirera incidemment un des plus beaux exemples de langue de bois jamais énoncés dans la presse française. Des élus d’opposition qui votent contre le gouvernement, rejettent ses projets de loi, déposent des amendements, bref, des opposants qui s’opposent ? De la « nuisance parlementaire ». Vite, le parti unique, seule garantie d’un parlement sans nuisance !

 

La question n’est pas celle des programmes des uns ou des autres ; elle est celle de l’honnêteté de ceux qui s’affirment démocrates, pour aussitôt s’accorder sur la neutralisation des votes qui ne leur conviennent pas. On est démocrate ou on ne l’est pas, le concept ne se divise pas plus que celui de liberté.

 

On justifie parfois les « exceptions » en ressortant la vieille fable : « Hitler a été élu démocratiquement, donc il y a des limites à la démocratie ». C’est historiquement faux, chacun le sait, mais finalement cela aide à mieux voir la connivence entre le fascisme et la démocratie « avec limites ». Car si Hitler n’a jamais eu de majorité dans un cadre pluraliste, la manière dont il s’est imposé est typique : il était minoritaire lorsque Hindenburg l’a nommé chancelier, dans un gouvernement « d’union nationale » où ne siégeaient de son parti que deux autres ministres. Saisissant leur chance, les nazis ont très vite organisé un changement des règles du jeu qui les rendrait aussi indéboulonnables que nos malins Suédois. Même ainsi, après que l’incendie du Reichstag leur eut donné prétexte à supprimer toutes les conditions d’un débat démocratique, ils n’ont cependant atteint que 43,9 %. Hitler n’a donc jamais représenté démocratiquement le peuple allemand (dont on peut critiquer la passivité, mais c’est un autre sujet). Son arrivée au pouvoir n’est pas la preuve d’une « faille » de la démocratie, mais le résultat d’une de ces manœuvres de couloirs qu’on habille du joli nom de gouvernement d’union, négation même des choix différenciés de l’électorat. Les grands partis suédois ne font pas autre chose aujourd’hui, tout en jouant la vertu outragée, car désormais le totalitarisme est pleurnichard. À la naissance…

 

 

La menace se rapproche

 

Selon le traditionnel clin d’œil, « Toute ressemblance avec une situation française… », etc. Mais la plaisanterie ne fait pas vraiment rire : le fait est que cette histoire suédoise valide pour de bon, avec une variante, mais l’essentiel y est, l’intuition de Michel Houellebecq. Qu’on n’aime ou pas ses thèmes et son style, cette sorte d’empathie sociale, cette aptitude à percevoir l’état du monde qui l’entoure, font de lui un prophète qui en vaut bien d’autres (aïe, blasphème !). Nous avons peu de temps devant nous pour en tirer les leçons.

 

Le premier enseignement du coup d’État suédois comme du scénario de M. Houellebecq, c’est que les nobles envolées sur la démocratie, les valeurs républicaines, etc., explosent en un quart de seconde lorsque la caste au pouvoir se sent menacée. Le deuxième est que, contre cela, il n’y a aucune défense par le vote : le putsch se fait discrètement, en une nuit de négociations secrètes, et ensuite il est trop tard. Sauf à prendre les armes, ce qui nous amène à la troisième leçon : la seule solution pacifique est préventive et libérale : réduction maximale des pouvoirs de l’État. Au moins les dégâts seront-ils limités si les larrons de la foire aux voix s’entendent, et gageons qu’ils ne se gêneront pas plus ici qu’en Suède.

 

Évidemment, le réalisme impose de songer au sevrage progressif des hommes de l’État, que la drogue du pouvoir rend dangereux, surtout à l’approche de l’état de manque. Au fond, c’est une sorte d’assurance-vie que les politiciens suédois ont cherché à se procurer. Mais le moyen qu’ils ont choisi, le coup d’État, fondé sur un déni de réalité et donc gros de catastrophes futures, est celui qui finit toujours mal. Il y aurait un autre moyen, plus élégant : en échange de son renoncement à s’occuper de nos vies, garantir une forme d’existence rémunérée à la classe politique, même lorsqu’elle ne représentera plus rien (j’écris au futur pour ne blesser personne).

 

Ce ne serait pas une mauvaise affaire : un économiste plein d’humour, mais plus sérieux qu’il n’y paraît a récemment montré que payer les plus inutiles des agents de l’État en leur demandant de rester chez eux aurait un bilan positif, sachant bien sûr qu’on n’en recruterait pas de nouveaux, et qu’il s’agirait d’une forme d’extinction en douceur. Car un emploi inutile, mais inactif ne coûte que son salaire, tandis qu’un parasite actif coûte en supplément les dégâts qu’il fait tous les jours. C’est dire le gain potentiel dans le cas d’un gouvernement…

 

C’est une piste à creuser, je vous la livre pour détendre un peu l’atmosphère prédictatoriale qui doucement se met en place. Une bouffée d’optimisme, avant la lutte qui s’annonce difficile, mais qui n’est pas encore perdue : la démocratie en Suède vient de mourir, la lucidité de Michel Houellebecq est assez pessimiste, mais je m’efforce de croire, pour le temps qui nous reste, qu’un diagnostic lucide est la première phase d’un traitement réussi. Encore faut-il que le patient sorte du sommeil. Réveillons-nous, la Suède n’est pas loin.

 

 

Par reseauinternational.net – le 29 janvier 2015

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Suède :

coup d’État insidieux + micro dictature


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RDC et Afrique du Sud se donnent la main pour réaliser le plus grand projet hydroélectrique de tous les temps

RDC et Afrique du Sud se donnent la main pour réaliser le plus grand projet hydroélectrique de tous les temps | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Carte : le barrage de grand Inga sur le fleuve Congo fournira plusieurs pays africains en énergie. Crédit : geodutienne.blogspot.fr

 

 

RDC et Afrique du Sud se donnent la main

pour réaliser le plus grand

projet hydroélectrique de tous les temps

 

Dans son message adressé à la conférence organisée le 17 janvier 2015 par l’Institut Schiller à New York, en l’honneur de Martin Luther King et d’Alexander Hamilton, l’ambassadeur d’Afrique du Sud aux Nations unies, Kingsley Mamabolo, a souligné l’importance de l’accord entre l’Afrique du Sud et la République démocratique du Congo (RDC) pour la construction d’une série de barrages hydroélectriques sur le fleuve Congo.

 

Signé en octobre 2013 par les présidents Jacob Zuma et Joseph Kabila, cet accord a été entériné le 21 août 2014 par le gouvernement sud-africain, et doit être bientôt ratifié par le Parlement. Le Parlement congolais l’a pour sa part ratifié le 22 octobre dernier.

 

Une fois toutes les phases complétées, le projet Grand Inga sera le plus grand site de production d’électricité du monde, avec une puissance installée de 44 000 MW (deux fois celle du Barrage des Trois gorges en Chine), soit l’équivalent de 40 centrales nucléaires!

 

Le secret d’un tel potentiel réside dans le fait que le fleuve Congo a le deuxième plus grand débit du monde après l’Amazone, en Amérique du Sud. Son potentiel hydroélectrique total est de 100 000 MW, plus du tiers de tout le potentiel hydroélectrique du continent africain. Mais la majeure partie est concentrée dans le segment des rapides d’Inga qui présentent, en même temps que leur fort débit, un dénivelé de 96 mètres sur une distance de 16 kilomètres seulement.

 

La puissance installée totale de la RDC est actuellement de quelque 2 500 MW mais en raison du mauvais état des installations, la production effective est inférieure à la moitié de son potentiel. Seuls 9 % de la population congolaise a aujourd’hui accès à l’électricité.

 

Cette électricité provient essentiellement des deux barrages construits sur le fleuve en 1972 et 1982, Inga I et II. D’une puissance installée de 351 MW et 1 424 MW respectivement, les deux centrales sont en cours de réhabilitation.

 

Le grand espoir pour le développement du pays réside toutefois dans la construction des 7 phases successives constituant le projet Grand Inga.


Avec le traité signé le 29 octobre 2014 à Kinshasa, l’Afrique du Sud s’engage à acheter 2 500 MW des 4 800 MW que produira la première phase, baptisée Inga 3 pour faire suite aux barrages existants. 1 500 MW iront aux compagnies minières évoluant dans la province du Katanga, et les 1 000 restants seront disponibles pour la population. Bien qu’elle ne soit pas en mesure de financer la construction du projet lui-même (le coût de la première phase est estimé à quelque 12 milliards de dollars), sa décision de s’engager à acheter, par voie de traité, une quantité fixe d’électricité (et de construire à ses frais la ligne de transport à haute tension) a permis d’assurer la viabilité du projet ; et ce alors que de nombreux investisseurs internationaux se sont montrés jusqu’ici réticents, en raison de l’instabilité politique de la RDC au cours des dernières décennies.

 

La RDC doit choisir dans les prochains mois le consortium qui construira Inga 3, ainsi que les conditions de son financement et de son exploitation, probablement sous forme de concession. Des consortium chinois, coréo-canadien et espagnol sont sur les rangs. Pour l’ensemble des sept phases, la RDC et l’Afrique du Sud détiendront entre 10 et 15 % des actions de la société de développement du site.

 

Le site AllAfrica.com rapporte que l’ambassadeur d’Afrique du Sud en RDC, Ntshikiwane Mashimbye, a répondu aux inquiétudes sur l’instabilité de la RDC en expliquant que « les conflits ne s’arrêteront jamais jusqu’à ce que nous ayons l’énergie requise et que nous industrialisions le continent ». Quant à la ministre adjointe pour l’Énergie, Thembisile Majola, elle a déclaré que l’Afrique du Sud reste optimiste et poursuit ses efforts, notamment par la présence de ses soldats en RDC, pour éliminer les tensions politiques, car « nous savons que le jour où le géant s’éveillera, tout le continent s’éveillera aussi ». Le ministre responsable de la Planification, de la surveillance et de l’évaluation, Jeff Radebe, a déclaré de son côté que le « projet est susceptible d’assurer le développement rapide des pays du sud du continent africain, de stimuler la croissance économique et faciliter le développement de l’infrastructure » :

 

« Ceci est l’un des projets les plus ambitieux jamais entrepris sur le continent africain, qui restera pour longtemps le symbole de la montée en puissance de l’Afrique et de ses peuples. »

 

Une fois amorcée la première phase du Grand Inga, l’Afrique du Sud parie sur la dynamique de développement pour hausser le niveau de vie du peuple congolais, phase par phase. Ici encore, la logique gagnant-gagnant des BRICS est à l’œuvre.

 

 

 

Par Benoit ChalifouxSolidarité & Progrès – le 28 janvier 2015

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Le prochain sommet des BRICS discutera d’une station spatiale commune

Le prochain sommet des BRICS discutera d’une station spatiale commune | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : le projet de station spatiale chinoise auquel les autres pays des BRICS envisagent s’associer. Crédit : http://tsfx.net/post


 

Le prochain sommet des BRICS

discutera d’une station spatiale commune

 

Lors d’une rencontre avec la presse le 16 janvier, le directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA) Jean-Jacques Dordain a déclaré que la Chine a été intégrée officiellement à la liste des partenaires clé de l’ESA, avec les États-Unis et la Russie.

 

Dordain a expliqué que des astronautes de l’ESA s’étaient rendus en Chine pour visiter les sites d’entraînement des taïkonautes. Plusieurs d’entre eux sont d’ailleurs en train d’apprendre la langue de Confucius dans le cadre d’un partenariat entre l’ESA et le Bureau chinois des vols habités.

 

Aucun plan précis n’a été arrêté pour qu’un astronaute européen puisse se rendre sur la future station spatiale chinoise, mais les discussions sont manifestement en cours. L’ESA se prépare déjà à contribuer à certaines expériences qui seront conduites à bord de l’une des futures missions lunaires chinoises.

 

Un exemple des efforts de coopération en train d’être mis en place : le programme, amorcé l’an dernier, pour concevoir, développer, lancer et exploiter un satellite conjoint.

 

L’Académie chinoise des sciences et l’ESA ont publié le 19 janvier un appel conjoint définissant la prochaine étape de cette mission, dont le lancement est prévu pour 2021. Les propositions doivent être déposées avant le 15 mars prochain. D’ici la fin de 2015, l’une des propositions soumises sera choisie, étudiée pendant deux ans et développée pendant les quatre années qui suivront.

 

Les autorités russes sont par ailleurs en train de considérer l’idée de se joindre à la Chine pour la construction d’une nouvelle station spatiale internationale. Dans un contexte de relations tendues entre la Russie et les États-Unis, le site indien zeenews rapporte que le Conseil des experts de la Commission militaire-industrielle de Russie a rédigé un rapport, où ils recommandent « d’étudier les possibilités d’un projet habité international avec les BRICS ».

 

Le document affirme : « Nous pouvons débuter ce travail dès maintenant et inclure cette question à l’ordre du jour de la réunion de travail des BRICS à Oufa. » [Le prochain sommet des BRICS aura lieu cet été à Oufa, capitale de la Bachkirie, en Russie].

 

Les Chinois, exclus par les Américains de l’actuelle station spatiale internationale (ISS), doivent déployer les premiers éléments de leur future station spatiale à partir de 2018. Elle devrait être opérationnelle deux années plus tard. L’Inde a de son côté pris des dispositions pour développer son propre programme habité, mais les astronautes indiens (de même que les Sud-africains et les Brésiliens) pourraient se retrouver dans l’espace plus rapidement que prévu, à bord de la station chinoise.

 

Tous ces pays, à part la Russie, ne participent pas à l’ISS. Une future « BRICS Space Station » viendrait cependant bousculer la donne puisque la Russie, obligée de revoir son budget spatial à cause des sanctions imposées par les États-Unis et l’Europe, pourrait consolider ses activités et suspendre à partir de 2020 ses vols vers l’ISS.

 

Cette dernière se trouverait ainsi, même si elle devait rester opérationnelle jusqu’en 2024 comme le souhaite la NASA, sans résident puisqu’aucun autre pays, parmi les « alliés spatiaux » des États-Unis, n’est en mesure d’assurer des vols habités dans l’espace.

 

 

Par la Rédaction de Solidarité & Progrès - le 29 janvier 2015


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Charlie Hebdo - Ahmed, un écolier de 8 ans, convoqué au commissariat de Nice pour « apologie du terrorisme »

Charlie Hebdo - Ahmed, un écolier de 8 ans, convoqué au commissariat de Nice pour « apologie du terrorisme » | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 

Charlie Hebdo - Ahmed, un écolier de 8 ans, 

convoqué au commissariat de Nice 

pour « apologie du terrorisme »

 

Révélée par son avocat sur Twitter, l’histoire a fait aussitôt polémique. Ahmed, un écolier niçois âgé de 8 ans, a été entendu ce mercredi après-midi dans un commissariat de la ville pour « apologie du terrorisme ».


« Le 9 janvier à l’école, on lui a demandé « Est-ce que tu es Charlie ? » Il a répondu « Non, je suis avec les terroristes ! » Le directeur de l’établissement [école Nice Flore située à Nice Ouest, NDLR] l’a convoqué » confie son avocat, joint par metronews à l’issue de l’audition.

 

Selon l’académie de Nice, contactée par metronews, l’enfant a tenu en classe des « propos inadmissibles ». « Il y a eu un signalement auprès de la cellule de protection de l’enfance » précise le rectorat.

 

Convoqué par le chef d’établissement, le père de l’écolier aurait eu une « attitude menaçante ». L’école a alors déposé plainte contre le parent d’élève pour « intrusions » dans l’établissement et « menaces».

 

 

« Il dessine des "Pokemon" sur ses cahiers »

 

L’affaire est prise très au sérieux puisque le garçonnet a été convoqué par la police, et entendu par un officier de police judiciaire.


L’avocat est effaré par cette situation.


« Il a 8 ans, il dessine des Pokemon sur ses cahiers ! Il ne sait pas ce que c’est que le terrorisme. Ses parents ne comprennent pas ce qui leur arrive, ils condamnent évidemment le terrorisme ! » précise à metronews l’avocat de la famille.

 

Contactée, la mairie de Nice avoue ne pas être au courant de ce cas particulier, mais indique que « malheureusement, des enfants de 8 ans tiennent ou ont tenu des propos faisant l’apologie du terrorisme. S’ils tiennent ces propos, c’est qu’ils les ont entendus dans leur famille, donc nous faisons remonter l’information ».


Le dossier serait désormais entre les mains du parquet.

 

Le 20 janvier, le tribunal correctionnel de Nice avait placé sous contrôle judiciaire quatre Niçois qui seront prochainement jugés pour « apologie du terrorisme » au cours d’une manifestation « anti-islamophobie ».

 

 

Par metronews.fr – le 28 janvier 2015

Koter Info's insight:


Mais jusqu'où ira cette folie ?


À quand les Français à nouveau dans la rue pour rappeler aux politiciens ce que signifie la démocratie, la "vraie" liberté d'expression et la modération ?


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Le TGV transsibérien reliera l’Europe de l’Ouest à la côte du Pacifique en 48 heures

Le TGV transsibérien reliera l’Europe de l’Ouest à la côte du Pacifique en 48 heures | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 

Le TGV transsibérien reliera l’Europe

de l’Ouest à la côte du Pacifique en 48 heures

Par Valentin Vasilescu (*)

 

Kawasaki (Japon), Siemens (Allemagne) et Alstom (France) sont les principales firmes spécialisées dans l’infrastructure des chemins de fer à grande vitesse. La compagnie française Alstom avait été presque déclarée par les Russes comme la gagnante de l’appel d’offres pour la réalisation du premier tronçon de chemin de fer à grande vitesse (TGV) Transsibérien. Dans la première étape, le Projet TGV de la firme alsacienne Alstom aurait relié Moscou à la capitale du Tatarstan (803 km) en 3 heures et demie, en roulant à une vitesse moyenne de 320 km/h. Aujourd’hui, la distance est parcourue par les trains russes en presque 11 heures. En 2007, sur le tronçon LGV-Est : Vaires-sur-Marne (Paris) – Baudrecourt (Strasbourg), le TGV d’Alstom a établi le record mondial de vitesse, en touchant 574 km/h.

 

 

>>> Voir la vidéo Record du monde de vitesse TGV 574,8 : 2007 (version intégrale) ici

 

À la suite du refus de la France de remplir les tâches contractuelles dans la livraison des porte-hélicoptères Mistral, la place de la compagnie Alstom dans le mégaprojet ferroviaire russe sera prise par la China Railway Corporation (CRH), la partenaire de la firme autochtone Ouralvagonzavod. Pratiquement, CRH veut monopoliser la modernisation des chemins de fer russes par un joint-venture avec les Russes. C’est pourquoi CRH a déjà inclus ce premier tronçon sur la route Moscou-Kazan dans un projet TGV pour la distance Moscou-Pékin, avec une longueur totale de 7.000 km.

 

Dans des circonstances dans lesquelles les principales banques russes sont visées par les sanctions des États-Unis et de l’Union européenne, pendant la rencontre d’octobre 2014 entre les Premiers ministres russe et chinois, Dmitri Medvedev et Li Keqiang, a été conclu un mémorandum qui résout le problème du financement.

 

L’intérêt de la compagnie chinoise CRH pour le réseau ferroviaire transsibérien est généré par les milliers de rames de containers qui circulent chaque jour sur les chemins de fer depuis les centres logistiques allemands (BMW, Mercedes, Audi, Volkswagen) de Leipzig et Munich vers les fabriques de la région Shenyang en Chine. Ainsi, CRH réduit la durée du voyage d’une semaine à 48 heures sur la ligne TGV Moscou-Pékin (qui est trois fois plus longue que la ligne Pékin – Guangzhou, la ligne à grande vitesse la plus étendue de Chine).

 

 

>>> Voir la vidéo « Beijing - Shijiazhuang on Chinese High-Speed Train Beijing – Guangzhou » ici

 

CRH a commencé en 2004 le transfert technologique de Kawasaki et Siemens, les rivaux au niveau mondial d’Alstom. À présent, le train à grande vitesse CRH (China Railway High-Speed) roule à la vitesse maximale de seulement 468,1 km/h. La Chine exploite 1 050 wagons CRH qui parcourent régulièrement la distance de 1 200 km entre Pékin et Shanghai en 5 heures.

 

Le TGV est un projet majeur d’infrastructure ferroviaire de Vladimir Poutine qui comprend aussi deux ceintures concentriques couvrant la zone autour de Moscou. À mentionner que Shanghai est la seule ville au monde qui possède aussi des trains à grande vitesse à sustentation magnétique qui ont déclenché l’admiration de Poutine. Baptisé Maglev par les firmes allemandes Thyssen Krupp et Siemens, le train relie l’aéroport au centre-ville, en recouvrant les 30 kilomètres en 7 minutes 21 secondes, à une vitesse maximale de 430 km/h.

 

 

>>> Voir la vidéo « Shanghai Maglev January 2014 » ici

 

Par Valentin Vasilescu (*) - reseauinternational.net – le 29 décembre 2014

Publié en Roumain le 28/12/2014 sur son site :