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LLN - The Cat Hell Team

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Plus que quelques jours avant "le" grand jour !


Elles l'ont bichonnée corps et âme jusque dans les moindres détails, même les écrous ont été ponçés !

 

Souvenez-vous, le 14 avril 2012, je vous annonçais que Evelyne Hemstedt et Clotilde Vromman, étudiantes à LLN et originaires de Dion-Le-Mont, fondaient "The Cat Hell Team".  Amies par les scouts, portant toutes deux un totem de chat, elles ont toujours été l'équipe des félines, d'où... "The Cat Hell Team" !

 

Les 2 jeunes femmes participent au raid 4L Trophy 2013, un des plus grands, si ce n'est le plus grand événement sportif étudiant en Europe.  Sous leur nom de "The Cat Hell Team", leur numéro d'équipage est le 851.

 

Créé en 1997 par Jean Jacques Rey, pilote et passionné de rallye-raid, le 4L Trophy a su devenir en 15 ans un rendez-vous incontournable des étudiants prêts à en découdre sur les pistes marocaines. 

 

En 2012, la quinzième édition du raid 4L Trophy battait tous les records avec 1.350 voitures engagées et près de 3.000 personnes qui s'élançaient pour un périple d'environ 6.000 km jusqu'au Maroc.

 

On ne parle pas de vitesse sur le 4L Trophy (n'oubliez pas que la 4L a fêté ses 50 ans l'année dernière), mais bien d'une course d'orientation.  Le but est de rallier l'arrivée en faisant le moins de km possible tout en ayant validé les différents points de contrôle.  Pas de GPS, les concurrents ont pour seules armes une boussole, une carte, un road-book et leur flair.

 

Evelyne et Clotilde, nos deux pilotes néo-louvanistes ont ouvert une page spéciale sur Facebook pour permettre de partager et de relater leur aventure, vous les trouverez en cherchant "The Cat Hell Team".

 

Duc

 

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La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).
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En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

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Site "Koter Info" LLN-WSL-UCL


=  plus de 95.000 lecteurs du site

 

Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

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"La Gazette" de LLN-WSL-UCL


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Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

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Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


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Ukr./Donbass - La triste vérité


Vidéo entièrement traduite en français 

à voir impérativement pour se faire

une idée de ce que ces gens subissent. 



Voici le témoignages de Alla, habitante de Gorlovka,

et de Yvan (Vania), membre de la milice populaire du Donbass. 


Ils exposent ici leurs souffrances et leurs sentiments profonds au sujet de cette guerre odieuse commise par la junte de Kiev contre la population du Donbass, une région d’expression russophone d’Ukraine. Pour ceux ou celles qui ne le sauraient pas encore, sachez que ce conflit est honteusement soutenu par les politiciens des USA et de l’UE qui prétendent être de véritables humanistes et démocrates. À cela, il faut ajouter l’insupportable quasi-silence de nos médias au sujet de ce conflit ainsi que leurs mensonges ou leurs non-dits. Cherchez l’erreur ! Dan 



Vidéo ajoutée sur YouTube par Thalie Thalie le 24 octobre 2014

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EBOLA : bon pour le commerce ?



À l'époque de Occupy Wall Street, il y a eu assez rapidement des vendeurs de pizzas ou de t-shirt qui profitaient du mouvement pour faire du fric.


Et aujourd'hui, c'est avec EBOLA….


Et ils ont été encore plus rapides. Des peluches, des t-shirts, des strings...


Et ça à l'air de se vendre.



Vidéo ajoutée sur YouTube par stazzou le 23 octobre 2014

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Crash MH 17 - L'histoire cachée



Cette vidéo très objective retrace l'histoire du MH17 avec des témoignages et des explications qui ne laissent aucun doute quant au fait que c'est bien un avion de chasse ukrainien qui l''a abattu (et non les indépendantistes). 


À peine quelques heures après que cet avion se soit fait descendre, Obama a commencé sa poussée de fièvre anti russe qui dure maintenant depuis 3 mois.



Vidéo ajoutée sur YouTube par stazzou le 24 octobre 2014

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MH17, la vérité !


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Faillite & fermeture de banques

Faillite & fermeture de banques | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Accord secret entre les USA et l’UE pour fermer rapidement les banques en cas de panique



Crise bancaire : les États-Unis et la commission Européenne montent un scénario de fermetures rapides des banques en cas de faillites !


Les autorités fiscales américaines ont expliqué à des représentants de l’UE, comment fermer une banque en une seule nuit, si celle-ci se retrouvait en faillite. Avant l’annonce de la BCE de stress tests, la nervosité augmente dans l’UE et les États membres : apparemment, la BCE estime que plusieurs banques pourraient ne pas SURVIVRE… Les banques défaillantes devraient être reprises par des banques concurrentes, au risque de déclencher un BANK- RUN.


Des représentants et l’UE et du FDIC simulent en secret le démantèlement rapide de banques en faillites. Lors de ces exercices, les représentants de l’UE apprennent comment fermer des banques ruinées en UNE SEULE nuit. Lors de la crise, les USA ont été obligés de fermer près de 500 banques. Cette opération se compare à une OPÉRATION COMMANDO, ou chaque seconde compte !!!


La BCE est actuellement en train de vérifier les BILANS des grandes banques de la zone euro ! Les résultats de ces tests seront connus DIMANCHE, mais plusieurs fuites indiquent déjà que plusieurs banques sont classées « en danger ».


Dès novembre, la BCE prendra en charge la supervision bancaire. À cet effet, un mécanisme unique de traitement est mis sur pied, qui comprend un procédé de fermeture de banques dans la zone euro.


Un aspect jusqu’ici négligé de la supervision est la pratique de la fermeture des banques : la banque en faillite peut être fermée du jour au lendemain. Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a déclaré à l’occasion de la crise de Chypre que les dépôts bancaires sont une chose sensible, et que dans la mesure du possible, ces mesures-là devaient être prises le week-end.


L’Association Globale des Risques Professionnels (GARP) rapporte que pour être au point le jour « J », les représentants de l’UE et des USA se sont sérieusement « entrainés » ensemble. La responsable du GARP, Pamela Farwig : « Si vous avez à dire à quelqu’un que sa banque est fermée, cela doit être fait un laps de temps très très court » ! l’Union européenne a été formée à la procédure de fermeture des banques en juin, a rapporté Bloomberg. Les petites villes doivent être particulièrement bien surveillées, afin d’éviter toute panique générale ! « Dans ce cas de figure, un nombre important de véhicules inconnus pourraient semer le trouble dans ces localités ! » dit Farwig.


Sur demande de la Commission européenne « les Nouvelles économiques allemandes » (journal) ont été informées que l’UE et la FDIC travaillent régulièrement ensemble. Par conséquent, des réunions conjointes étaient organisées deux fois par an : une à Bruxelles et une à Washington. La réunion la plus récente a eu lieu en mai à Washington.


La coopération avec la FDIC a la forme de courts détachements de fonctionnaires et des séminaires ad hoc, telle que celles qui avaient été organisées à la fin de juin à Bruxelles.


Les 24 et 25 juin, la Commission a organisé un séminaire de deux jours avec des experts financiers et juridiques de la FDIC. À cette occasion, la FDIC a présenté son approche de la résolution de la Banque avec un accent particulier sur les banques d’importance systémique telle que la Commission européenne a annoncé la demande.


L’objectif était d’échanger les expériences entre les deux parties, en particulier dans le cadre du mécanisme de règlement bancaire (SRM résolution simple du mécanisme) et de régler les résolutions du Conseil unique (fonds bancaire à la crise).


À la fin de l’année, les ministres des Finances de la zone euro avaient adopté la résolution qu’un nouveau comité de règlement (le soi-disant « Conseil ») devra prendre en charge la fermeture de banques zombies. Mais ce n’est pas tout.


Le « monstre bureaucratique » devant mettre ce plan à exécution en un week-end donne une bonne image des responsables européens, dit la députée européenne Sven Giegold.


Selon un communiqué de presse du Parlement européen pour s’assurer « que les déposants récupèrent leur argent beaucoup plus rapidement si leur banque fait faillite » les pays de l’UE doivent également construire leurs propres systèmes financés par la Banque pour compenser les dépôts garantis des déposants (…) Le soi-disant « bail-in », qui a été écrit dans les deux lois pour faire face à la crise bancaire, cependant, veille à ce que les principaux bénéficiaires (actionnaires et les détenteurs d’obligations) doivent adhérer d’abord, si une banque est en difficulté » .


Le cas du « sauvetage » du groupe bancaire portugais Banque Espirito Santo (BES) a montré que, même ici ont a respecté les contribuables européens. En fait, les banques en difficulté peuvent être fermées.


Dans le cas de la Corpbank, depuis des mois les clients ne peuvent plus avoir accès sur leurs dépôts. Maintenant, la banque est sur le point de faire faillite après avoir eu la promesse il y  a quelques semaines d’une extension de la ligne de crédit de l’UE. Dans quelle mesure l’argent des contribuables européens pourrait être perdu pendant une faillite, n’est actuellement pas encore clair.


Il n’est pas encore certain que la BULGARIE puisse réussir à survivre jusqu’à la mise en place du SRM ! Auquel cas, les autres États Européens et leurs contribuables devront à nouveau rempiler !


Il y a quelques mois, il y a eu panique bancaire sur la Banque Corp. Le gouvernement bulgare avait alors affirmé que la banque était en bon état, et que ces paniques bancaires étaient le résultat d’activités criminelles sur Internet.


Quelques jours après la banque de Bulgarie a annoncé son adhésion à l’union bancaire de l’UE. Les observateurs estiment que les risques importants peuvent découler d’une telle déclaration unilatérale de l’adhésion d’un pays et demande qu’il devrait y avoir avant l’adhésion d’un pays à la Banque de l’Union un examen détaillé du secteur bancaire concerné.


Par  Mickael - Fondateur de News360x - le 25 octobre 2014


Source : Deutsche Wirtschafts Nachrichten - Traduction News360x 

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2e largage d'armes US à Daesh

2e largage d'armes US à Daesh | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Nouvelle cargaison d’armements US,

larguée pour Daesh !!!!

 

Après avoir largué armes et vivres, pour les terroristes de Daesh, à Kobani, cette fois, c’est, à Jaloula, en Irak, que les avions de la coalition ont largué des armes, à destination des terroristes ! Selon le député irakien, Sattar Ghanam, les avions américains ont largué « plusieurs convois d’armements », pour « les terroristes de Daesh, assiégés dans la région de Jaloula, dans la province de Diayla » !!


« Un avion militaire, de type 341, a largué trois convois d’armements, pour les terroristes, alors qu’ils sont assiégés, par les forces populaires, et que l’étau se resserre, sans cesse, autour d’eux. Selon le député, « seuls, les États-Unis, la Turquie et les autres pays de l’OTAN sont en possession de ce genre d’avion ».


Il y a, à peine, une semaine, les avions US ont largué une grande cargaison d’armes, de médicaments et de vivres, à l’adresse de Daesh, en pleine guerre contre les Kurdes syriens, à Kobani. Le Pentagone a, d’ailleurs, confirmé ce largage, prétendant qu’il s’agissait d’une erreur. Le Pentagone a, aussi, prétendu avoir ouvert une enquête, sur cet » incident ».


La cargaison contenait des grenades lacrymogènes, des roquettes RPG, entre autres. Les observateurs dénoncent le jeu trouble des États-Unis, dans ce qu’ils qualifient de lutte antiterroriste. La stratégie américaine consiste, en effet, non pas à détruire Daesh, mais à le contrôler, de façon à ce qu’il reste, constamment, dans la zone des pays de la Résistance.



Par reseauinternational.net - le 25 octobre 2014

Source : ici 

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L’ours de la taïga a parlé

L’ours de la taïga a parlé | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : Vladimir Poutine au Club de Valdaï le 24 octobre 2014


L’ours de la taïga, la dédollarisation et la question du fou

 

Le discours du président russe Poutine (*) lors de la onzième rencontre du Club Valdaï (Valdai International Discussion Club) (**) a permis d’entendre pour la première fois de façon claire et précise de son chef, l’affirmation que la dédollarisation est en marche.


Ce fut une étrange occurrence où Poutine joua à la fois son rôle de chef d’État et de leader antiSystème, et d’autre part le rôle d’une sorte d’anthropologue incrédule, demandant au bloc BAO (“bloc américaniste-occidentaliste”), et particulièrement aux USA  : « Mais pourquoi faites-vous cela ? » (« pourquoi faites-vous ce que vous faites ? »), – c’est-à-dire, votre politique, votre frénésie de désordre et de pressions unilatérales, qui nous conduisent évidemment à chercher des alternatives au dollar ? Ou dit encore autrement, selon une expression employée par Poutine, « mais pourquoi sciez-vous la branche sur laquelle vous êtes assis, en nous poussant à diverses mesures contre vous, dont cette dédollarisation ? »


Pas de réponse certes, et aucun espoir d’en avoir, mais un discours intéressant et, effectivement, ces questions qui ne le sont pas moins. Nous nous concentrons sur cet aspect du discours de Poutine (la dédollarisation effective, déclenchée par les sanctions contre la Russie), mais on trouve d’autres aspects intéressants, tous marqués par une critique aiguë des USA et du bloc BAO et par l’affirmation que la Russie, plus que jamais symbolisée par ce noble et puissant animal qu’est l’ours de la taïga, a décidé de suivre sa propre voie qui est de se tourner vers d’autres partenaires (« [L’ours] est considéré comme le maître de la taïga et, je le sais d’expérience, il ne veut pas vivre sous un autre climat où il ne serait pas à son aise. Quoi qu’il en soit, il ne cédera devant personne ; je pense que cela devrait être clairement compris... [...] La Russie a fait son choix – nous voulons développer notre économie et les valeurs démocratiques. Nous y travaillons, notamment avec nos partenaires de l’Organisation de Coopération de Shanghai et avec les BRICS. Nous voulons que nos opinions soient respectées. Nous devons tous être prudents pour éviter de prendre des initiatives hâtives et dangereuses. Certains des acteurs de la scène mondiale semblent avoir oublié cette nécessité... »)


Russia Today (RT) donne, le 24 octobre 2014, un rapide résumé de l’intervention de Poutine sur le double thème des sanctions et de la dédollarisation...


— l'extrait en anglais n'est pas repris ici —


... Ainsi pourrait-on parler d’une « doctrine Sinatra » pour la Russie, en souvenir amical de ces temps heureux où la rupture et la fin brutale de la Guerre froide semblaient pleines de promesses.

En 1990, le ministre des Affaires étrangères de Gorbatchev, Édouard Chevardnadze, avait qualifié le désir manifesté par les satellites est-européens de l’URSS en processus accéléré d’émancipation, de sortir du Pacte de Varsovie qui se dissolvait à une très grande vitesse, de « doctrine Sinatra ». Il faisait allusion à la chanson My Way, adaptation par Sinatra du Comme d’habitude de Claude François, exprimant dans la version US le constat et la volonté de suivre sa propre voie pour faire sa propre vie.


Poutine a donc proclamé sa propre version de la « doctrine Sinatra « dissipant un malentendu né autour de 1990, avec l’arrivée d’Eltsine, vodka en bandouillère. Cette circonstance oiseuse, d’ailleurs favorisée par tous les agents américanistes du monde, avait fait croire à l’Ouest, futur bloc BAO, que la Russie, entretemps mise à l’encan par le même futur bloc, abdiquerait toute prétention identitaire et souveraine pour se couler docilement dans le moule de la « gouvernance mondiale » que prétendaient et prétendent toujours assurer, chacun d’ailleurs avec ses illusions propres qui ne cessent d’accentuer de plus en plus les perceptions faussaires impliquées, les USA et l’UE constitués en un bloc BAO.


Mais à part le nom, la « doctrine Sinatra » de Poutine diffère de fond en comble de celle de Chevardnadze. Le temps des sourires et des visites à l’OTAN des chefs d’état-major des forces armées soviétiques puis russes a laissé place à des crispations extraordinaires de tension et de puissance contenues.


Le ton et les termes du discours de Poutine sont calmes et mesurés, mais la résolution est évidemment inflexible, parce qu’il ne peut en être autrement. Manifestement, on a l’impression constante qu’en même temps qu’une affirmation politique résolue, mais classique, le président russe ne cesse d’exsuder une stupéfaction sans fin. Il semble que ses affirmations évidentes soient soulignées, en arrière-plan, de l’interrogation constante, concernant la politique russe du bloc BAO : « mais comment et pourquoi font-ils cela et à qui croient-ils donc avoir à faire quand ils ont à faire à la Russie ? »


Effectivement, un tel discours fait s’interroger de savoir si tous nos distingués dirigeants, surchargés de diplômes et de réformes postmodernistes, savent ce dont il s’agit quand il s’agit de la Russie, – ou, disons, comme dit Poutine, du grand ours qui est le maître de la taïga. Tout cela culmine avec l’interrogation effectivement stupéfaite de Poutine, qui semble répétée sans fin : « Ma question est, – pourquoi font-ils cela ? » (« My question is – why would they do it? »)


Cette question concerne effectivement la dédollarisation comme acte concret et extraordinairement déstructurant de l’ordre du bloc BAO, en plus de diverses autres avancées politiques. C’est la première fois que Poutine l’évoque en des termes si concrets, selon un constat si clair et sans détour. Il n’est plus temps de jouer au plus fin : la Russie « dédollarise » et elle n’est pas la seule, elle ne fait que caractériser, susciter, démarrer un mouvement qui va priver les USA de l’une de leurs armes principales... « Je pense que nos homologues [américains] sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis ». Ces diverses affirmations, – toujours le ton, la mesure et la résolution, avec cette constante stupéfaction en une sorte de basse continue, – montrent combien Poutine agit sans intention agressive ou mobilisatrice, mais bien qu’il y est contraint par la politique du bloc, qu’il le fait parce qu’il le faut, sans joie particulière, mais aussi sans la moindre hésitation, et finalement sur la voie (« doctrine Sinatra ») d’y trouver évidemment des avantages considérables pour la Russie et ses amis.


En fait, l’impression dominante serait que ce discours serait plus important par l’interrogation à propos de l’étrange comportement des « homologues » du bloc BAO, que par l’affirmation de la Russie qui, elle, va évidemment de soi, sans nécessité de discours finalement. On comprend d’autant mieux ce constat inattendu que, de tous côtés, – sauf du côté de l’Ouest du monde certes, – s’accumulent les rapports et les commentaires sur les catastrophiques conséquences pour le bloc BAO de la « politique » du bloc BAO.


(Voir par exemple l’article de Edward Lozansky et de Martin Sieff, – Martin Sieff, ancien journaliste-vedette de United Press, – deux dirigeants universitaires US de l’American University de Moscou qui n’ont rien de « dissidents » US pro-Poutine, dans Inside Russia, ce 25 octobre 2014

[« Sanctions Policy Is a Massive Fail. Hurting Europe, Helping China, and Isolating... the US. The policy is short-sighted, petulant, and self-destructive. It’s making Putin more popular and strengthening Russia's resolve on Ukraine. EU and Washington are “deluded”. »] « It is indeed an extraordinary strategic fantasy to imagine that the United States and the EU can “isolate” Russia and China, which are not so lonely after all... [...] Policymakers in Washington and Brussels continue in the delusion that they live in an “End of History” world where their shared liberal and democratic values are bound to win – and quickly – over every alternative economic and political system... [...] Economic sanctions are not isolating Russia: They are isolating the United States and straining the bonds of the European Union. Those outcomes are already clear. »)


Ainsi soit-il... Le discours de Poutine, au Club Valdaï dans sa onzième session annuelle, constitue l’annonce officielle de l’ouverture de la voie de la dédollarisation. C’est l’événement conjoncturel le plus important qui résulte de l’étrange crise ukrainienne, ouverte et poursuivie sans aucun frein par le bloc BAO, selon une perception extraordinairement faussaire de la situation. Ce que va montrer cette voie de la dédollarisation, encore plus que le considérable basculement géopolitique qu’elle amorce, c’est l’extraordinaire enfermement de la perception du monde des dirigeants des USA et de l’UE, la fantastique autosuggestion qui anime cette perception, cette « extraordinary strategic fantasy » dénotant en fait une situation encore plus hors du commun, une « extraordinary psychological fantasy »...


C’est-à-dire que si l’on comprend parfaitement Poutine, la logique de sa démarche, sa volonté de préserver et d’affirmer la « voie » sociale et culturelle de la Russie, la puissance de la Russie, la réalité des soutiens extérieurs de la Russie, l’évidence de la démarche de la dédollarisation, etc., on doit aussi savoir que l’important, sinon l’essentiel réside dans cette « extraordinary fantasy » caractérisant le comportement du bloc BAO (du terme fantasy tel qu’introduit dans notre idée de fantasy-narrative inauguré dans notre texte du 1er septembre 2014). Ce n’est pas une situation normale, et c’est bien pourquoi l’importance réelle du discours de Poutine réside dans cette question (« My question is – why would they do it? ») ; car c’est bel et bien la question de l’état de l’esprit d’un bloc BAO complètement sous l’empire du Système qui est posé, et c’est bel et bien la question du fou...



Par Philippe Grasset - dedefensa.org - le 25 octobre 2014 

 

 

(*) RETRANSCRIPTION DU DISCOURS DE VLADIMIR POUTINE AU CLUB VALDAÏ, LE 24 OCTOBRE 2014Traduit par sayed7asan

Sources : Заседание Международного дискуссионного клуба «Валдай» (kremlin.ru, russe, 24-10-2014) et Meeting of the Valdai International Discussion Club (kremlin.ru, anglais, 24-10-2014)

Par vineyardsaker.fr - le 25 octobre 2014.




(**) Le Club de Discussion Valdaï est un forum international annuel qui vise à rassembler des experts pour débattre de la Russie et de son rôle dans le monde. 

La mission du club est de créer une plateforme internationale pour permettre aux élites russes de débattre du développement du pays et de son rôle dans le monde, avec des experts étrangers issus du monde académique, de la politique et des médias.

Le club Valdaï défend la vision d'un monde multipolaire, par opposition à un monde unipolaire dominé par les États-Unis d'Amérique.

Le club a été créé en 2004 par l'agence de presse RIA Novosti et d'autres publications russes. Il a été nommé d'après le lieu de la première rencontre à Novgorod, près du lac Valdaï. (Source du texte : Wikipédia)


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Ukr.- Donbass : dans l’attente...

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Photo : un T-64BM Bulat récemment pris aux forces de Kiev

 

 

Ukraine/Donbass : dans l’attente de l’offensive de Kiev


À Kiev, dans le Banderistan « proeuropéen », c’est veille d’élections législatives : tout le monde a pu se présenter, toutes les tendances politiques ont eu droit à la liberté d’expression garantie par la constitution. Toutes ? Toutes ! Sauf bien sûr celles de l’opposition au coup d’État du Maidan ! Ceux qui refusent les oukases de Washington et de Bruxelles ont eu droit à des tabassages en règle, des interdictions de se réunir, d’avoir accès aux médias et même de se présenter.


Dans le banderistan, on ne badine pas avec la liberté version Soros ou BHL ! À l’est, dans le Donbass rebelle, la situation reste tendue sur l’ensemble du front. Le long de la ligne de contact, les troupes ukrainiennes ont intensifié leur pression militaire, surtout au nord, à l’ouest et au sud-ouest de Donetsk. Là bas, on n’attend rien des urnes, rien de l’Union européenne, rien de Washington ni de sa « Communauté internationale » : dans le Donbass, on s’apprête à résister à l’attaque à venir, on se prépare à tenir bon.


La situation a été relativement calme sur l’ensemble du front, aujourd’hui, en dépit de tirs sporadiques sur les agglomérations de la part de l’artillerie ukrainienne. À noter une recrudescence de l’activité de petites unités de reconnaissance ukrainiennes infiltrées dans l’agglomération de Donetsk à des fins de renseignement et de guidage de l’artillerie.


Selon les renseignements des forces armées de Nouvelle Russie, ces derniers jours, les troupes ukrainiennes ont reçu quantité de matériels et divers réapprovisionnements, de même que des troupes fraiches et des moyens en artillerie et en génie sur les positions occupées sur la ligne de contact.


De plus, les drones ont intensifié leur surveillance aérienne sur les zones nord, ouest et sud de la ligne de front.


Enfin, les observations des forces républicaines confirment plusieurs mouvements de véhicules blindés près de Donetsk ces dernières 48 heures.


L’attaque, qui devrait avoir lieu à partir de dimanche, s’orienterait dans quatre directions : à partir de Debaltseve, avec une poussée nord-sud ; à l’ouest à partir de Pisky-Marinka en direction ouest-est ; au nord, à partir d’Avdiivka en direction nord – sud-est et enfin à partir de Volnovakha en direction sud-ouest – nord-est. L’objectif principal est la prise de Donetsk, après l’avoir isolé du reste du territoire de Nouvelle Russie.


 

Donetsk, dans l’attente…

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L’aéroport de Donetsk est maintenu fermement entre les mains des forces de Nouvelle Russie. Plusieurs reconnaissances offensives ont bien eu lieu ces derniers jours de la part des forces de Kiev, mais sans réel succès. Les troupes ukrainiennes semblent incapables d’affronter leurs adversaires en zone urbaine.

 

Dans le centre-ville de Donetsk, la nuit a été agitée (importants tirs d’artillerie) et ce matin des coups de feu ont été entendus : il pourrait s’agir d’unités de reconnaissances ukrainiennes infiltrées en missions de renseignement, prises en chasse par la milice.

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50 dans un chaudron par moins 10


Au nord-ouest de Lugansk, le mini chaudron est totalement verrouillé par le bataillon « Saint-Georges » des éléments du 32e détachement de l’armée des cosaques du Don et l’unité de reconnaissance (RRG) « Batman » d’Aleksandr Bednov. Les forces républicaines tiennent fermement les positions dans la zone au sud-ouest de Smile et Geivka sur la T1303 au sud de la vallée de la Siverskiy Donets. Il y aurait en tout et pour tout une cinquantaine de combattants ukrainiens (militaires et paramilitaires) pris au piège dans ce point de contrôle n° 32, dont une demi-douzaine de blessés. 

Les tentatives pour briser l’encerclement ont déjà coûté aux Ukrainiens une trentaine de véhicules blindés, dont trois BTR-4E, et environ une centaine de combattants de la 24e brigade mécanisée, du 80e régiment aéromobile indépendant de Lviv et de ce qui reste du « bataillon Aydar ». En outre, la milice a capturé plusieurs militaires ukrainiens.



Terreur néonazie à Mariupol


Sur la partie sud du front, on note cet après-midi, une reconnaissance offensive de DRG républicains sur la N20 au niveau de Bugas au nord de Volnovakha : il s’agit de tâter le dispositif adverse qui s’est sérieusement renforcé ces dernières heures. On sait déjà qu’à quelques kilomètres plus au nord-ouest, le village d’Olhynka est tenu par une section de 20 à 25 soldats sur BPM-2 appartenant au 3e bataillon de la 72e brigade mécanisée.


La tension grandit à grande vitesse dans la ville occupée de Mariupol : le mécontentement latent des habitants envers les représentants du pouvoir kiévien s’extériorise de plus en plus. D’aucuns craignent une révolte populaire, mais on n’en est pas encore là. D’ailleurs, les paramilitaires veillent au grain et toute velléité de révolte serait immédiatement matée dans le sang.


Le site officiel de la ville est désormais contraint de signaler les cas fréquents de pillages commis par les unités de la garde nationale. Comme notamment dans le bourg de Pavlopol du secteur de Novoazovsk, où le pillage, viol et assassinat par les paramilitaires néonazis de l’escadron de la mort « Azov » (qui se prend désormais pour un « régiment », après s’est pris pour un « bataillon », mais dont les effectifs ne dépassent pas trois compagnies) sont devenus monnaie courante. On parle également des cas fréquents d’enlèvements de civils (source).


Si les russophones du Donbass vivent dans la terreur à Mariupol sous la botte néobanderiste, il en est de même pour les hellénophones. Il y en a beaucoup dans le port de la mer d’Azov.


La majorité de la diaspora grecque, soit 77.000 de quelque 91.000 personnes, est concentrée dans la région de Donetsk. Le consulat de Grèce avait été transféré à Dniepropetrovsk le 28 août dernier en raison de la détérioration des conditions de sécurité dans la région de Marioupol.


Mais le consul y a été blessé, lors d’une attaque contre une église orthodoxe de la part des nervis néonazis de Praviy Sektor protégé de Kolomoisky et dans le cadre de la campagne de purification ethnique lancée par Svoboda et consorts. Finalement, le ministère grec des Affaires étrangères a fait revenir le 13 octobre son consulat général à Mariupol. Les hellénophones ont désormais intérêt à ne pas s’exprimer en grec en dehors de chez eux (désormais, comme le russe, son enseignement est interdit depuis le coup d’État du Maidan).


Pourquoi en vouloir aux hellénophones ? Ils n’ont pas de méchant Poutine à la tête de leur pays, eux ? Mais parce que ce conflit est aussi une guerre de religion voulue par quelques illuminés manipulés par des idéologues occidentalistes (Soros, Kagan, Brzezinsky…) qui soutiennent une secte orthodoxe schismatique (les uniates) contre le monde chrétien orthodoxe en général.


En juin 1941, les uniates avaient déjà pris fait et cause pour le plus mauvais camp, celui de l’Allemagne hitlérienne, alors que l’Église catholique polonaise, par exemple, avait choisi Londres. Un choix que cette « Église » continue d’assumer pleinement, toute honte bue.



Par Jacques Frère - NationsPresse.info - le 25 octobre 2014


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UCL - JOURNÉES DÉCOUVERTES

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JOURNÉES DÉCOUVERTES À LA TOUSSAINT !


Scienceinfuse organise des journées d’expériences en labo pour les jeunes de 4e, 5e et 6e secondaire curieux de découvrir les laboratoires de l’UCL pendant les vacances de Toussaint. Ce sera également l’occasion de vous familiariser avec le site de Louvain-la-Neuve et de vous informer concernant les études scientifiques à l’UCL.

 

Pendant les vacances de la Toussaint :

 

Pour les jeunes de 4e secondaire, « Manips à la Toussaint », le jeudi 30 octobre 2014. La demi-journée comprend un labo d’électricité, plus une information sur les études supérieures. Début à 13 h 30 (accueil à 13 h 20), fin à 16 h 30.

 

Pour les jeunes de 5e et de 6e secondaire, Scienceinfuse et le CIO vous proposent une journée découverte

 

Au programme : un atelier d’aide au choix d’études supérieures, un outil pour s’évaluer en math, une visite des nouvelles serres de l’UCL.... le jeudi 30 octobre 2014. 

 

Scienceinfuse organise également le 30 octobre 2014 un après-midi familial de jeux de mathématique et de logique, plus d’informations ici

.


Par l'Université catholique de Louvain - octobre 2014


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Dur, dur... pour Charles Michel !

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Dessin de Kroll


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Wall Street contre la France…

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Wall Street prépare une attaque

en règle contre la France…

Par Charles Sannat (*)

 

Si nous vivons pour le moment avec des taux bas en France qui rendent le service de la dette (les intérêts à payer chaque année) supportable, c’est uniquement parce que SMS1er, le roi du mobile et accessoirement le mamamouchi en chef de notre république en déclin, s’aligne sans vergogne sur toutes les positions des États-Unis d’Amérique, fussent-elles contre les intérêts à long terme de notre pays, mais que voulez-vous, le porte-monnaie ne peut être ignoré et si Paris valait bien une messe, éviter l’insolvabilité vaut bien quelques capitulations en rase campagne.


En clair, tant que nous sommes gentils et bien obéissants à l’égard de l’oncle Sam, ses chiens de garde financiers restent sages ou plutôt attentistes.


Pourtant, cette veillée d’armes semble toucher à sa fin et nous prochainement à notre faim (d’où l’idée des pâtes en solde chez Intermarché sans oublier, message de l’un de nos camarades contrariens, de recharger aussi les stocks avec quelques boîtes de concentré de tomate à 32 centimes ; je connais les prix vu que j’en avais pris hier), et certains à Wall Street, sans doute la « mauvaise » finance, semblent fourbir ses armes et commencent à avoir du mal à patienter.



Le buzz des États-Unis : une star de Wall Street parie sur l’effondrement de la France


C’est le titre d’un article des Échos revenant sur David Einhorn, PDG du fond activiste Greenlight, qui recommande de spéculer à la baisse sur les obligations françaises… Pas franchement une bonne nouvelle, mais somme toute une nouvelle parfaitement logique et qui ne surprendra aucun de nos camarades lecteurs contrariens. En fait, ce qui est surprenant c’est que les « zinvestisseurs » continuent effectivement encore à prêter à la France, cependant cette question vaut aussi pour l’Italie, l’Espagne, le Portugal et même l’Allemagne qui se croit très forte, mais qui va perdre un grand paquet de sa population dans les 20 ans qui viennent, va subir de plein fouet la nouvelle révolution robotique et qui se traîne tout de même elle aussi une sacrée dette.



Alors voilà l’essentiel de ce que nous raconte le Einhorn et c’est assez énorme (on pourrait même dire Einhorme !!) :


« Pariez sur les banques grecques, et contre la France ! Tel est le conseil prodigué lundi par l’une des grandes stars de Wall Street, David Einhorn, lors d’une conférence d’investisseurs à New York. Le PDG du fond activiste Greenlight Capital, à qui l’on doit plusieurs coups de maître (dont l’anticipation de la faillite de Lehman Brothers dès 2007), a dressé un tableau dramatique de la situation en France :


Les marchés obligataires considèrent la France comme l’Allemagne, alors qu’elle ressemble bien davantage à la Grèce », indiquait-il dans sa présentation. Il voit d’ailleurs Athènes dans une meilleure situation que Paris : « La Grèce a bu la potion amère, elle a restructuré ses obligations et son économie. Elle a cessé de vivre au-dessus de ses moyens. La France, elle, semble trop fière pour se réformer », indique-t-il en dénonçant en vrac la taxe à 75 %, les 35 heures et les tensions avec la Commission européenne autour du dernier budget « anti-austérité ». Chiffres à l’appui, il montre que la charge de la dette payée par la Grèce est désormais inférieure à celle de la France (en pourcentage de leur croissance).


Et pourtant : la dette à 10 ans se négocie à 1,3 % en France et à 9 % en Grèce. « Si les marchés révisent le risque souverain français à sa juste valeur, le service de la dette française va devenir insupportable. C’est pourquoi nous recommandons de vendre (à découvert) la dette française », conclut-il. Il recommande, à l’inverse, d’acheter des obligations de banques grecques (Alpha, Piraeus, NBG,Eurobank, etc.). « Les investisseurs s’inquiètent tous de la Grèce, mais ils devraient s’inquiéter davantage de la France. Le rendement des obligations françaises, tel qu’on le connaît aujourd’hui, ne devrait pas exister. »



Le « Made in USA » gagne encore du terrain


« Plus d’une entreprise américaine sur deux (54 %) envisage de relocaliser sa production aux États-Unis, selon l’étude publiée mercredi par le cabinet de conseil BCG. Près d’un quart d’entre eux affirment même avoir enclenché le processus de relocalisation de leur production aux États-Unis. Grâce à une énergie bon marché et une grande flexibilité du marché du travail, le pays est ainsi redevenu la destination la plus choisie (27 %) pour implanter de nouvelles usines américaines, dépassant la Chine (23 %) et le Mexique (24 %). Cette tendance devrait encore se renforcer dans les prochaines années, estime le BCG : d’ici à cinq ans, près de la moitié des forces de production américaines (47 %) devraient se retrouver sur le territoire américain. La Chine n’abritera ainsi plus que 11 % de la production des compagnies américaines vendue aux États-Unis. »

La stratégie américaine ? Couler l’Europe et faire dérailler la Chine pour sauver le leadership américain…


Lorsque vous êtes un « empire » et que vous raisonnez uniquement en terme de puissance et de leadership, vous ne voulez pas voir un concurrent sérieux émerger. Il est évident qu’une Europe politiquement et économique efficiente avec un euro qui marcherait serait un concurrent sérieux pour les USA, comme l’est une Chine prospère et qui désormais atteint des standards de qualité parfaitement « occidentaux ».



Alors donner un petit coup de pied dans tout ça et secouer le cocotier peut s’avérer une stratégie payante.


En gros, les USA exploitent à fond leur gaz de schiste pour proposer une énergie pas cher à leurs industriels qui, du coup, veulent relocaliser (bien qu’en automatisant tout donc avec assez peu de création réelle d’emplois, mais c’est un autre sujet). En faisant cela, ils laminent la croissance chinoise qui reste basée avant tout sur le fait que la Chine est l’usine low cost du monde.


Ils attaquent le plus gros des maillons faibles de l’Europe, à savoir la France, ce qui aura pour conséquence de faire exploser l’euro puisqu’aucun plan d’aide européen ne sera suffisant et possible pour sauver la France, ce ne sont pas les Grecs qui vont payer pour nous, bien que l’inverse fut vrai. Résultat ? Dislocation de l’Europe et mort de l’euro. Avec le bazar que ne manquerait pas de créer l’explosion de la monnaie unique, les peuples européens seraient vaccinés sur plusieurs générations contre toute tentation de monnaie unique.


Tout bon pour maintenir le statut du roi dollar qui se verrait apprécié, et les États-Unis verraient affluer des fonds du monde entier qui viendraient s’investir sur les bons du Trésor américain dont les taux, du coup, baisseraient même sans l’aide de la FED…


Entre-temps, on stresse un peu les Russes avec cette histoire ukrainienne, on distend les liens entre l’Europe et la Russie pour affaiblir les deux et au passage, on fait signer un beau traité transatlantique afin de pouvoir acheter de beaux actifs dont les prix seront fracassés lors de la grande crise que l’on n’aura pas manqué de créer.


Comme ce fameux traité est censé être signé en 2015… Évidemment, tout cela n’aura jamais lieu, car il s’agit uniquement du délire d’un pauvre contrarien derrière son clavier qui voit le mal partout et vraiment… aucune raison d’espérer.


Bon, je vais aller acheter quelques boîtes de raviolis péremption 2018… On ne sait jamais. Il est déjà trop tard. Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

 


Par Charles Sannat (*) — AuCOFFRE – le 24 octobre 2014

(*) Charles Sannat est diplômé de l’École Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques.

 

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)


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Pourquoi l'Occident va perdre ?

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Photo : le 29 août 2010, à Skorovodino, en Sibérie, le Premier ministre russe Vladimir Poutine inaugure la partie russe de l’oléoduc entre la Sibérie orientale et l’océan Pacifique. Photo : EPA

 

 

POURQUOI L’OCCIDENT VA PERDRE SA NOUVELLE GUERRE FROIDE AVEC LA RUSSIE

 

Les sanctions à propos de l’Ukraine, heurteront beaucoup plus l’Allemagne et la France que quiconque, y compris Moscou.


Après des mois de tension croissante à propos de l’Ukraine et d’évocations de l’arrivée d’une nouvelle guerre froide, la Russie et l’Occident pourraient, d’une manière surprenante, bientôt parvenir à un rapprochement. L’économie de la zone euro souffre beaucoup, et les sanctions contre la Russie en sont partiellement la cause. L’hiver est aussi sur nous, et cela rappelle à tout un chacun que Vladimir Poutine tient les cartes, quand il s’agit de la fourniture de gaz.


Cependant, ce qui fait pencher la balance, c’est que l’Ukraine s’achemine vers la déliquescence financière. À moins qu’un très grand plan de sauvetage ne vienne prochainement à son aide, l’Ukraine fera défaut, et cela enverra des ondes de choc à travers toute l’économie globale. C’est un risque que personne ne veut prendre, surtout pas Washington, ni Londres, ni Berlin.


Les sanctions contre la Russie allaient inévitablement frapper durement l’Europe occidentale. L’an dernier la zone euro a fait douze fois plus de commerce avec la Russie qu’avec les États-Unis (c’est une des raisons pour laquelle Washington est plus ferme à l’égard de l’isolement de la Russie).


La plupart des grandes économies européennes, en particulier celle de l’Allemagne, n’ont clairement soutenu les sanctions occidentales qu’après le drame du vol MH17, abattu au-dessus de l’espace aérien ukrainien en juillet, où 298 personnes ont trouvé la mort. Après cette tragédie, immédiatement imputée à Moscou, il était politiquement impossible de suggérer que des sanctions pourraient être contreproductives. Il en a résulté la plus grande restriction sur le commerce russe depuis l’époque soviétique (ciblant principalement les secteurs de l’énergie, de la défense et de la finance) et la détérioration des relations Est-Ouest, les plaçant à leur plus bas niveau depuis la guerre froide.


L’économie occidentale, qui a le plus souffert, et de loin, est aussi la plus grande de la zone euro. Au cours des dernières années, les pur-sang de l’industrie allemande ont investi des dizaines de milliards d’euros dans des installations de production russes. Volkswagen a plusieurs sites complets de production en Russie, où sont fabriquées les marques préférées de la classe moyenne, dans ce qui sera bientôt le plus grand marché automobile d’Europe. Siemens est au cœur de la mise à niveau du vaste réseau ferroviaire russe, alors que le fabricant spécialisé Liebherr y a aussi une assise importante.


De nombreuses entreprises dites Mittelstand [l’équivalent de nos PME, elles représentent plus de la moitié de l’économie allemande] ont également établi des liens commerciaux lucratifs depuis l’ouverture de la Russie, il y a 20 ans, vendant de tout, depuis le placoplatre jusqu’aux machines-outils. Plus de 6 000 d’entre elles fonctionnent à travers le pays, avec 350 000 emplois allemands dépendant directement du commerce avec la Russie. Elles en ressentent les effets.


Cela contribue à expliquer pourquoi, après une hausse de 0,8 % au cours des trois premiers mois de 2014, le Produit intérieur brut allemand a reculé de 0,2 % au deuxième trimestre. Le poumon économique qu’est la zone euro est maintenant au bord de la récession. La production industrielle a baissé en août de 4 %, ce qui représente la plus forte baisse mensuelle depuis le début de 2009. Les exportations ont diminué de 5,8 %, soit la plus forte baisse depuis la faillite de Lehman Brothers, en 2008.


Si les industriels allemands sont tranquillement en colère à propos des sanctions étasuniennes, les agriculteurs français sont bruyamment furieux. Le boycott réciproque de douze mois par Moscou, sur l’importation de produits agricoles occidentaux, touche à peine les agriculteurs étasuniens, alors qu’il provoque les hurlements de protestation gaulois. L’année dernière, un tiers des fruits et légumes frais exportés par l’Union européenne, et plus d’un quart de la viande bovine, étaient destinés à la Russie. L’embargo soigneusement ciblé par Moscou a provoqué une surabondance de produits agricoles en Union européenne, entraînant une chute des prix de gros. En se mobilisant de leur manière habituelle, les agriculteurs français ont mis le feu à des centres d’impôts régionaux. Réunis aux constructeurs allemands, ils constituent un puissant lobby anti-sanctions.


La raison principale, celle qui brisera très rapidement les sanctions Est-Ouest, est que l’économie ukrainienne est en train d’imploser, soulevant ainsi le spectre de la contagion financière. En juin, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) estimait que PIB ukrainien allait diminuer de 7 % en 2014.


Le mois dernier, cette prévision a été réestimée à -9 %, et accompagnée d’un commentaire de la BERD, avertissant qu’il y aurait d’énormes difficultés, si l’approvisionnement en énergie provenant de la Russie n’était pas entièrement restauré avant l’hiver. Gazprom fournit généralement à l’Ukraine plus de la moitié de ses besoins en gaz, à un tarif fortement subventionné. Mais comme il n’y a pas eu d’accord entre Moscou et Kiev sur un nouveau prix, le robinet est coupé depuis juin.



Par Liam Halligan - Traduit par les Éditions Démocrite (Alexandre et Marie José Moumbaris) pour vineyardsaker.fr - le 22 octobre 2014


Source : Why the West will surrender in its new cold war with Russia (spectator.co.uk, anglais, 18-10-2014)

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USA - Guerre contre les pauvres

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La guerre sans merci contre les pauvres aux États-Unis (Black Agenda Report)

 

 

Du philosophe Alain :


« Les lois justes sont celles qui s’ingénient à faire que les hommes, les femmes, les enfants, les malades, les ignorants soient tous égaux. Ceux qui disent, contre le droit, que l’inégalité est dans la nature des choses, disent donc des pauvretés ».


Cité dans « 200 CITATIONS POUR COMPRENDRE LE MONDE passé, présent et à venir ». VD et MV, éditions La brochure. LGS



Texte I — La réalité des sans-abri aux

États-Unis en dix points.

 

Par Bill QUIGLEY (*)


Voici, d’abord, trois histoires vraies :

Renee Delisle faisait partie des 3 500 sans-abri à Santa Cruz quand elle s’est retrouvée enceinte. Le journal, le Santa Cruz Sentinel explique qu’elle n’avait pas pu aller dans un refuge parce qu’ils n’avaient pas de place pour elle. Alors que d’autres sans-abri dormaient dans des voitures ou sous des ponts, Renee avait trouvé refuge dans une cage d’ascenseur désaffecté jusqu’à ce qu’elle perde les eaux.


Jerome Murdough, 56 ans, ancien marine sans domicile fixe, avait été arrêté pour intrusion à New York quand on l’avait trouvé un soir de grand froid en train de dormir dans la cage d’escalier de logements sociaux. Le New York Times raconte qu’une semaine plus tard, Jerome était mort d’hyperthermie dans une cellule de la prison, où la température dépassait les 37°.


Paula Corb et ses deux filles ont vécu, à la suite de la saisie de leur maison, quatre ans dans leur mini van. Elles faisaient la lessive dans l’annexe d’une église, allaient se laver dans les stations-service et les filles faisaient leurs devoirs sous des lampadaires.



Dix réalités concernant les sans-abri


N° 1 – Plus d’un demi-million de personnes sont sans-abri

Le rapport du « US Department of Housing and Urban Development (HUD) » (« Département du logement et du développement urbain ») sur les sans-abri aux US indique qu’il y a, chaque nuit et sur toute l’année, plus de 600 000 sans-abri aux États-Unis. La majorité d’entre eux passe la nuit soit dans des refuges soit dans quelque abri de transition à court terme. Un peu plus qu’un tiers vivent dans des voitures, sous les ponts ou ailleurs.



N° 2 – Un quart des sans-abri sont des enfants


Le HUD indique que plus de 138 000 sans-abri aux États-Unis sont des mineurs. Parmi ces enfants, il y en a des milliers qui ne sont pas accompagnés, toujours selon le HUD.


Un autre programme fédéral, « No Child Left Behind » (« Aucun enfant abandonné », réforme de l’Éducation des années G. W Bush, NDT), donne une définition plus large des enfants sans-abri, qui englobe non pas uniquement ceux qui vivent dans des refuges ou dans des logements de transition, mais également ceux qui cohabitent avec d’autres personnes à cause des difficultés économiques, qui vivent dans des voitures, dans des parcs, des gares routières ou ferroviaires, ou qui attendent un placement dans une famille d’accueil.


En s’appuyant sur cette définition, le « National Center for Homeless Education » signalait en septembre 2014 que les secteurs scolaires locaux (LEA) comptaient qu’il y avait plus d’un million d’enfants sans abri qui fréquentaient les écoles publiques.



N° 3 — Des dizaines de milliers d’anciens combattants sont sans-abri.


Plus de 57 000 anciens combattants de l’armée sont sans abri de façon permanente. 60 % d’entre eux dorment dans des refuges, les autres n’ont pas d’abri. Parmi eux, il y a près de 5 000 femmes.



N° 4 – la violence domestique est la cause principale pour laquelle les femmes se retrouvent à la rue.


Plus de 90 % des femmes sans abri ont été victimes de violences sexuelles et physiques graves et c’est pour échapper à ces violences qu’elles ont été contraintes de quitter leur domicile.



N° 5 – Beaucoup sont sans domicile parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer un loyer.


Selon le HUD, le manque de logements à loyer modéré est la première cause de la multiplication des cas de sans-abri. Le budget du HUD a été réduit de plus de 50 % au cours de ces dernières décennies, ce qui s’est traduit par la perte chaque année de 10.000 logements subventionnés destinés aux personnes à faible revenu.



N° 6 – Il y a aujourd’hui moins de locations abordables pour les pauvres


Un logement social sur huit a disparu définitivement depuis 2001. Il manque sept millions de logements à loyer modéré pour les familles à faibles revenus et, en conséquence, des millions de ménages dépensent plus de la moitié de leurs revenus mensuels en loyer.



N° 7 – Ces dernières années, des millions de personnes ont perdu leur maison


Plus de 5 millions de maisons ont été saisies depuis 2008, parmi lesquelles une sur 10 était hypothéquée. C’est la raison pour laquelle de plus en plus de personnes se sont retrouvées en concurrence pour trouver des logements abordables.



N° 8 — L’État ne fournit pas autant d’aides qu’on le pense


Il y a des aides au logement pour environ un quart des ménages à très bas revenus. Ceux qui ne reçoivent pas d’aides sont sur des listes où l’attente dure des années.


Ainsi, la ville de Charlotte, en Caroline du Nord, qui vient, pour la première fois en quatorze ans, d’ouvrir les inscriptions pour l’obtention de logements à loyers modérés a enregistré plus de 10.000 candidatures pendant la journée d’inscriptions.



N° 9 – Un sans-abri sur 5 souffre de maladie mentale grave non traitée


Selon les chiffres officiels, si environ 6 % de l’ensemble de la population souffre de maladie mentale grave, ils sont 20 à 25 % dans ce cas parmi les sans-abri.


La moitié d’entre eux se soignent tout seuls et sont plus susceptibles de souffrir de dépendance et d’être en mauvaise santé physique.


Une étude réalisée par le « Penn Center for Mental Health Policy and Services Research » de Pennsylvanie montre que les sans-abri qui souffrent de maladie mentale coûtent, en moyenne, à l’État 40 500 dollars par an.


Cette somme sert à payer leurs séjours en prison, dans les refuges ou à l’hôpital alors que, avec la même somme, on pourrait leur offrir un logement supervisé qui leur fournirait non seulement un toit, mais également les services nécessaires pour se soigner et se réinsérer.



N° 10 – Les villes criminalisent de plus en plus l’impossibilité de se loger


Une enquête réalisée en 2014 par le « National Law Center on Homelessness & Poverty » (organisation nationale qui défend les droits des personnes sans abri et/ou économiquement faibles) montre que :

  • 24 % d’entre elles pénalisent la mendicité dans l’ensemble de la ville ;
  • 33 % interdisent le vagabondage ;
  • 18 % pénalisent ceux qui dorment dans les espaces publics ;
  • 43 % pénalisent ceux qui dorment dans leur voiture ;
  • 53 % interdisent de s’asseoir ou de s’allonger dans des lieux publics spécifiques.

Et le nombre des villes qui criminalisent l’itinérance est en constante augmentation.




Par Bill Quigley (*) 


(*) Bill Quigley enseigne le droit à l’Université de Loyola à La Nouvelle-Orléans.

 

***



Texte II — Comment on fait payer les pauvres

Par Rebecca Vallas (*) 


http://talkpoverty.org/2014/10/07/punished-for-being-poor

Le week-end dernier, j’ai participé à une table ronde sur MSNBC avec le journaliste du New York Times, Michael Corkery, dont l’enquête sur l’essor des prêts automobiles « subprime » est à la fois grave et terrifiante (système mis en place en 2009, NDT).


Car il s’agit d’une nouvelle offensive des pratiques prédatrices qui ont déclenché la crise des prêts hypothécaires à risque.


Les particuliers à faible revenu sont incités à contracter des prêts automobiles deux fois plus élevés que la valeur effective de la voiture, avec des taux d’intérêt atteignant jusqu’à 29 %.


Ils peuvent, ainsi, se retrouver avec des remboursements mensuels de 500 dollars — une somme plus élevée que celle que la plupart des emprunteurs dépensent en alimentation en un mois, et certainement bien plus élevée que ce qu’ils peuvent raisonnablement se permettre.


De nombreux concessionnaires seraient donc prêts en substance à piéger les emprunteurs à bas revenus.


En outre, les concessionnaires ont fait installer sur le GPS des voitures des emprunteurs à risque un nouveau dispositif qui leur permet, d’une part, de savoir à quel endroit se trouve l’emprunteur et, d’autre part, de bloquer le starter à distance depuis un ordinateur ou un téléphone portable. Ainsi, la voiture peut être aussitôt immobilisée en cas de non-versement des remboursements, même s’il n’y a qu’un ou deux jours de retard.


Une habitante du Nevada raconte la frayeur qu’elle a eue quand sa voiture a soudain été bloquée alors qu’elle roulait sur l’autoroute.

[NDT Une autre, parent isolé, raconte ici qu’elle devait, un jour de mars, conduire d’urgence à l’hôpital sa fille de 10 ans, dont la fièvre était montée à 40° et qui était en pleine crise d’asthme, mais qu’il lui avait été impossible de faire démarrer sa voiture. Cette femme ayant un retard de paiement de trois jours, le prêteur avait immobilisé sa voiture. Pour la débloquer, il lui fallait débourser plus de 389 dollars, somme qu’elle n’avait pas ce jour-là].


Et, pour beaucoup d’emprunteurs, l’affaire est loin de se terminer avec la saisie du véhicule, ils peuvent être poursuivis des mois et même des années plus tard pour les contraindre à rembourser le reste du crédit.


Les prêts automobiles « subprime » sont les toutes dernières trouvailles dans une longue liste de pratiques qui font qu’être pauvre, ça coûte très cher – ce que j’ai pu constater tous les jours quand je représentais des clients à faibles revenus en tant qu’avocate commise d’office.


Les personnes à faibles revenus risquent beaucoup plus que les autres d’avoir à acquitter des frais bancaires, comme des frais de gestion mensuels, si le solde de leur compte courant descend en dessous du minimum requis – des sommes qui peuvent s’élever à

1500 dollars dans des banques importantes comme la Bank of America et Wells Fargo — sans parler des agios exorbitants.


Pour les plus de 10 millions de ménages étasuniens qui n’ont pas de compte bancaire, ceux qui encaissent les chèques prennent une commission qui peut atteindre 5 % de la somme. Cela ne semble peut-être pas grand-chose, mais, sur un salaire d’employée à faible revenu d’environ 1 500 dollars par mois, cela signifie qu’il faudrait qu’elle verse 75 dollars uniquement pour pouvoir toucher son salaire. Si on ajoute à cela le coût de l’envoi d’un mandat – ce qu’elle est obligée de faire pour payer son loyer et les autres factures –, on en arrive à environ 1 000 dollars par an juste pour payer les services financiers.


Qu’ils aient un compte bancaire ou pas, les ménages à très faibles revenus ont rarement des fonds d’épargne d’urgence, et plus de 2/3 d’entre eux disent qu’ils ne pourraient pas réunir 2 000 dollars en 30 jours en cas de frais urgents comme le remplacement d’un chauffe-eau ou une facture médicale imprévue. Sans solution de rechange, beaucoup ont recours à des prêteurs sur salaire pour avoir l’argent liquide nécessaire.


Jon Oliver, présentateur de Last Week Tonight, traite cette question cruciale de façon remarquable, expliquant en détail comment les familles qui ont recours à ces agences de prêts sur salaire peuvent se retrouver piégées dans une spirale infernale d’endettement à 400 % d’intérêts annuels.


Ensuite, il y a le secteur du « crédit-bail » (« rent-to-own »). Avec des échéances hebdomadaires, les ménages à faibles revenus qui ont un mauvais score de crédit ou pas de crédit du tout peuvent finir par rembourser jusqu’à deux fois et demie le coût effectif de produits de base comme un lave-linge, un séchoir à linge, ou l’ordinateur portable pour que leur enfant puisse faire ses devoirs.


Les achats de produits alimentaires peuvent également entrainer des surcoûts. Les ménages qui n’ont pas les moyens d’acheter en grosse quantité ne peuvent pas bénéficier des économies que fait réaliser Costco. Quant à ceux qui n’ont pas de voiture et qui habitent dans un quartier pauvre où il n’y a pas de grandes surfaces, il leur faut, soit payer le taxi ou le bus pour pouvoir rapporter les courses, soit acheter chez les petits commerçants du coin, où les prix sont plus élevés.


Et ensuite, il y a la question de la perte de temps. Quand je m’occupais d’aide juridique, j’ai souvent entendu mes clients se plaindre du temps qu’on perd pour tout quand on est pauvre. Beaucoup m’ont raconté qu’ils (/elles) prenaient trois bus différents pour aller travailler et pour revenir, et qu’ils avaient jusqu’à 5 heures de trajet aller-retour tous les jours.


Ceux qui sont obligés d’avoir recours aux aides sociales pour joindre les deux bouts parlent des journées passées à attendre leur tour au bureau d’aides sociales, parfois juste pour signaler un changement dans leur revenu.


À tout cela, s’ajoutent également la criminalisation de la pauvreté et les couts élevés que cela entraine.


Selon l’enquête du National Law Center on Homelessness and Poverty, il y a, actuellement, au niveau national, un nombre croissant d’États et de municipalités qui ont voté des lois qui peuvent paraitre innocentes – comme l’interdiction de s’asseoir sur le trottoir, d’uriner en public, de « mendier de façon agressive » – mais qui, en fait visent les sans-abri (une citation d’Anatole France me vient à l’esprit :" la majestueuse égalité des lois interdit aux riches comme aux pauvres de coucher sous les ponts, de mendier dans la rue et de voler du pain »).

Arrêter un sans-abri pour avoir uriné en public quand il n’y a pas de toilettes publiques n’est pas seulement une piètre utilisation des ressources policières, mais cela déclenche également une spirale infernale : l’individu qui a été arrêté ne pourra pas payer la caution ni une amende éventuelle, et le non-paiement de ces frais pourrait bien se traduire par un retour à la case prison.


Dans un cas extrême, en Arkansas, le défaut de paiement d’un mois de loyer est considéré comme un délit. Si un locataire a, ne serait-ce qu’un jour de retard de paiement, la loi autorise son propriétaire à l’expulser – et si le locataire n’est pas parti dans les dix jours, il peut être incarcéré.


Les États et les municipalités, qui cherchent actuellement à racler les fonds de tiroirs, comptent de plus en plus renflouer leurs caisses grâce au paiement des infractions au Code de la route – et les amendes et les frais de justice – qui sont infligés à ceux qui ont commis une infraction.

À Ferguson, Missouri, la municipalité comptait, en 2013, sur l’augmentation des tarifs des amendes pour gonfler de 20 % son budget annuel de 12,75 millions de dollars.


Que la personne soit solvable ou non n’est pas souvent pris en compte quand il s’agit de ces amendes et frais de justice qui rendent les particuliers encore redevables bien longtemps après qu’ils ont payé leur dette à la société. Alors que la prison pour dette a été déclarée anticonstitutionnelle depuis bien longtemps, le défaut de paiement peut ouvrir la voie au retour en prison dans de nombreux états.



Par Rebecca Vallas (*)

 

(*)  Rebecca Vallas est directrice-adjointe du « Poverty to Prosperity Program » au « Center for American Progress » et a été avocate aux services d’aide judiciaire de Philadelphie.

(Traduction Leo Lerouge)

 

 

Par legrandsoir.info – le 23 octobre 2014

 

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Ukr. - Exécution de prisonniers


Ukraine : Exécution de prisonniers

par un escadron de la mort ukrainien  

 

Cette vidéo fournie par les forces armées de la République de Donetsk (FAN) a été trouvée dans un camion de la Garde Nationale ukrainienne capturé par les FAN lors des combats. On y voit des soldats de la Garde Nationale (supposément du bataillon « Donbass », bien que les insignes ne soient pas clairement identifiables sur les images) pousser trois hommes dans une fosse et les exécuter sommairement à l’aide une arme à feu. Il est impossible de savoir, à priori, si les victimes sont des miliciens prisonniers ou des civils.

 

Un élément à charge supplémentaire qui vient s’ajouter à la déjà longue liste des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par les troupes ukrainiennes sous le gouvernement de Petro Porochenko, l’ami intime du philosophe Bernard-Henri Levy.


Dans le Donbass, on attend toujours avec anxiété la réaction des médias occidentaux sensés informer l’opinion publique internationale, généralement si sensible à la défense des droits de l’homme et du droit international.


Mais pour l’instant, l’attention de ceux-ci semble irrésistiblement attirée ailleurs...

 

Par gaideclin.blogspot.be – le 22 octobre 2014

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Secret de la banque des BRICS

Secret de la banque des BRICS | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : Mme Jayshree Sengupta

 

Jayshree Sengupta : le secret de la banque des BRICS

 

Voici la transcription de l’intervention de Mme Jayshree Sengupta, économiste et membre éminente (Senior Fellow) de l’Observer Research Foundation de New Delhi en Inde, lors de la conférence internationale de l’Institut Schiller du 18 et 19 octobre 2014 en Allemagne.



Les BRICS sont l’aube d’une nouvelle ère


Un groupe de pays émergents dénommé les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) a vu le jour au début du XXIe siècle, lorsque Goldman Sachs inventa ce terme en 2002. Aujourd’hui, le mot BRICS signifie l’aube d’une nouvelle ère. Pour la première fois, on a un ensemble qui incarne la nouvelle puissance du monde derrière cinq nations émergentes, riches en ressources humaines et matérielles et pouvant se vanter d’une riche histoire de civilisation et de culture.


Il dispose aussi d’un énorme potentiel de croissance, même si on peut parler de pays « en voie de développement ». Ce groupe est divers, mais il existe une espèce de colle ou « ciment » qui les liera à l’avenir. Trois pays membres ont des ressources abondantes et sont peu peuplés, les deux autres sont fortement peuplés et parmi les plus grands consommateurs de ressources.


Ils se sont donné un agenda comprenant la recherche d’un « nouvel ordre mondial » dans lequel ils joueraient un rôle majeur, ce qui pourrait mettre un terme au monde unipolaire actuel et faire émerger un monde polycentrique et multipolaire. La première réunion des BRICS s’est tenue à Ekaterinbourg, en Russie, le 16 juin 2009, suite à la crise financière mondiale. L’Afrique du Sud s’y est jointe en 2011.


Le groupe des BRICS est très important et le sera plus encore à l’avenir du point de vue de leur part dans la production mondiale, le commerce, la démographie, l’investissement et les revenus. Aujourd’hui, ces pays représentent 18 % du commerce mondial, hébergent 46 % de la population mondiale et possèdent un PIB cumulé de 24 milliards de dollars. Ils couvrent 26 % de la surface terrestre.


Comme l’a dit le Premier ministre indien Narendra Modi,

Pour la première fois, il réunit un groupe de nations autour du paramètre du « potentiel futur », plutôt que de la prospérité existante ou des identités partagées. Ainsi, l’idée même des BRICS est tournée vers l’avenir.


Un tel groupe est déjà une « source d’inquiétude » pour les pays qui dominent l’ordre mondial actuel, notamment pour les institutions de Bretton Woods, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale.


Les BRICS cherchent à obtenir un rôle de leadership dans le paradigme de gouvernance politique et économique mondial et aspirent à une plus grande équité pour le monde en développement. Ils exigent des réformes drastiques des institutions telles que le Conseil de sécurité de l’ONU, la Banque mondiale ou le FMI.


 

Le cas de l’Inde et les BRICS


L’Inde, pays connu pour sa civilisation ancienne et son riche héritage culturel, est membre des BRICS. Bien que possédant quelques-uns des plus beaux monuments du monde et des artisans et tisserands parmi les plus qualifiés, c’est un pays en voie de développement. Toutefois, en termes de PIB, en raison de son immense population de près de 1,3 milliard d’âmes, c’est la troisième économie du monde. L’Inde a un énorme potentiel de croissance si tout marche bien, mais si les politiques déraillent, ce sera le chaos.


Elle a une population jeune (65 % ayant moins de 40 ans) et une classe moyenne montante qui avoisine les 350 millions de personnes. Elle se bat encore contre le dénuement et une pauvreté abjecte, et doit créer des millions d’emplois à l’avenir. Après avoir subi durant deux cents ans la domination coloniale britannique, marquée par l’exploitation et l’oppression, l’Inde a gagné son indépendance en 1947. Les dirigeants Mahatma Gandhi et Jawaharlal Nehru entrevoyaient une Inde autogouvernée de valeurs démocratiques et de non-violence, et une humanité plus harmonieuse.


Ils ont opté pour la self-reliance (c’est-à-dire la souveraineté économique) et Nehru a fortement encouragé la consolidation d’une industrie de biens d’équipement pour permettre l’industrialisation rapide et la croissance économique. En 1950, il a lancé le premier plan quinquennal de l’Inde.


Toutefois, beaucoup de problèmes se sont posés au cours des deux premières décennies de l’indépendance, et l’Inde a traversé de nombreuses crises marquées par des pénuries alimentaires, une croissance lente, des difficultés de change et des guerres avec ses voisins.


En 1991, menacée d’insolvabilité, elle a dû se tourner vers le FMI pour un plan de sauvetage et elle a choisi la réforme des marchés et la libéralisation comme voie de développement.


Depuis lors, la libéralisation de l’économie indienne a engendré des avantages comme des désavantages. La mondialisation a permis un enrichissement énorme pour certains, avec une dizaine de milliardaires (en dollars) et 14 800 millionnaires. Elle a favorisé la corruption et la création d’une élite qui s’est attribué des privilèges et des actifs. Mais une très grande partie de la population, privée d’atouts et de qualifications, a été laissée pour compte.


Ainsi, après deux décennies de libéralisation, on se retrouve avec deux Indes. L’une est prospère et jouit d’un style de vie comparable à celui du Premier monde, tandis que dans l’autre, les gens vivent dans l’indignité et endurent de multiples privations. Les disparités régionales ont mené à des niveaux de vie disparates. Dans certains États, l’absence de loi et de gouvernance est plus forte que dans d’autres. Les valeurs comme le patriarcat et la classe ou la discrimination de caste et de genre n’ont pas changé malgré la libéralisation de l’économie.


Un aspect central de la libéralisation – l’acquisition de terrains pour construire de l’immobilier, des usines, des zones industrielles pour l’exportation (EPZ) – a joué contre les pauvres, car ils n’ont pas reçu de juste compensation pour les terres utilisées. Tout en apportant une richesse immense à certains, la libéralisation a entraîné la paupérisation d’importantes tranches de la population. Il nous faut donc atteindre un équilibre à travers une meilleure gouvernance et un leadership dévoué.


L’économie informelle occupe encore 90 % de la force de travail indienne, forte de 465 millions de personnes. La mondialisation a donné un rôle plus important au secteur privé, mais il n’occupe que 8 % de la force de travail. De même, le secteur ITC (technologies de l’information et communication) n’en représente que 2 %. Le problème auquel l’Inde fait face est la création d’emplois pour les 12,8 millions de jeunes qui rejoignent chaque année la population active.


Après dix ans de politique néolibérale, nous avons connu un changement de gouvernement. Un modeste vendeur de thé est devenu Premier ministre. C’est un homme qui veut faire de l’Inde un grand pays, mais en suivant sa propre voie de développement, contrairement aux diktats de l’OMC, de l’UE, de la Banque mondiale et du FMI. Il a déjà refusé d’ouvrir le secteur de la distribution, un marché de 500 milliards de dollars, aux multinationales étrangères telle que Walmart, Tesco, etc. En effet, si les géants de la distribution parvenaient à s’implanter en Inde, cela menacerait les moyens d’existence de 40 millions de petits commerçants.


Il a également refusé de signer le TFA (Trade Facilitation Act – loi facilitant le commerce. [1]) de l’OMC, parce que cette loi compromettrait la position indienne en matière de sécurité alimentaire. On espère que la présidence de Narendra Modi adoptera des réformes différentes, qui contribueront à aider les gens ordinaires au lieu des seuls riches.


Pendant ces années de politique néolibérale, les ressources en minerais de l’Inde ont été volées et les tribus indigènes se sont fait confisquer leurs terres par la mafia foncière.


Mécontents et appauvris, sans qualification ni atouts, les pauvres des tribus dans un tiers des 600 districts de l’Inde ont lancé une lutte armée, ce qui reste une grande menace sécuritaire non traditionnelle dans le pays. Le secteur minier, sous la pression des multinationales, est aussi infecté d’escroqueries et de corruption.


Plus que de tout autre chose, l’Inde a besoin d’infrastructure pour assurer sa croissance et sa prospérité. Si les investissements directs étrangers cherchent à pénétrer le marché indien pour y vendre à la classe moyenne en croissance leurs biens de consommation, notamment en prenant le contrôle du commerce au détail, très peu d’entreprises de développement de l’infrastructure veulent miser sur l’avenir de l’Inde.


C’est dans ce contexte que l’Inde saluerait cette Nouvelle Banque de développement des BRICS qui accordera au monde en développement des prêts sans condition pour l’infrastructure.



La Nouvelle banque de développement


La création de la Nouvelle banque de développement (NBD) lors du sommet des BRICS à Fortaleza, au Brésil, suscite beaucoup de scepticisme. Elle est considérée comme une concurrente de la Banque de développement asiatique (ADB) et un défi aux institutions jumelles de Bretton Woods (FMI et Banque mondiale), qui ont dominé l’architecture financière internationale dans l’après-guerre.


Le discours du développement mondial a malheureusement été conçu, pour l’essentiel, par des institutions créées au cours du XXe siècle et qui ne reflètent pas les réalités contemporaines. Aujourd’hui, par exemple, le seul consensus de développement semble être « le consensus de Washington », qui vise à maximiser le rôle du marché et réduire le rôle des gouvernements dans les pays en développement. Il est clair que pour le XXIe siècle, ce n’est pas forcément la panacée.


Le concept de « taille unique pour tous » n’a pas été couronné de succès, comme le démontre la disparité des progrès accomplis par les pays en développement pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).


La Nouvelle banque de développement des BRICS sera ainsi une alternative viable pour ces pays, dépourvus de représentation adéquate au sein des instances dirigeantes du FMI et de la Banque mondiale. Les réformes du système de quotes-parts et de droits de vote n’ont jamais abouti, du fait que la législation le permettant est bloquée par le Congrès américain depuis 2010. Cette réforme aurait pu réduire le poids prédominant des pays industrialisés au sein du FMI au profit des émergents. Les BRICS pèsent un cinquième de l’économie mondiale, mais ne disposent que de 11 % des droits de vote au sein du FMI. La Chine, deuxième économie mondiale après les États-Unis, y dispose de moins de voix que le Benelux !


La Russie mise à part, les BRICS demeurent un forum de pays en développement et ce qui compte pour eux, c’est le développement, en particulier les grands emprunts pour les travaux infrastructurels. Espérons que lorsque la banque sera en place, il y aura moins de retards dans la disponibilité du crédit et moins de « conditionnalités ». Elle offrira aux pays membres une protection contre les pressions des marchés et inclura des swaps de devises lorsque leurs monnaies nationales seront malmenées par des turbulences financières mondiales. À cet effet, les BRICS ont signé au Brésil un « accord-cadre non contraignant » (Contingent Reserve Arrangement, CRA), instaurant une réserve de change commune de 100 milliards de dollars.


La Chine en sera le premier contributeur, ce qui fait craindre à certains qu’elle cherche à dominer la banque. Elle apportera 41 milliards de dollars, la Russie, le Brésil et l’Inde 18 milliards de dollars chacun et l’Afrique du Sud, 5 milliards. Bien qu’ayant son siège à Shanghai, la NBD ne sera pas dominée par la Chine. La banque fonctionnera selon une approche démocratique et chaque membre obtiendra des droits de vote égaux. En ce qui concerne sa gestion, le premier président sera un Indien, le président du conseil des gouverneurs sera un Russe et le président du conseil d’administration sera brésilien. Le premier centre régional sera implanté en Afrique du Sud.


Il existe bien sûr des problèmes entre membres des BRICS, par exemple la Chine et l’Inde ont depuis très longtemps un problème frontalier qu’on doit résoudre. Ce problème nous a même amenés à nous faire la guerre en 1962. Le besoin existe également de relancer la croissance économique dans tous les pays membres des BRICS, et il est donc de la plus haute importance pour eux de disposer d’un forum et d’une banque qui leur soit propre et qu’ils contrôlent.


La banque des BRICS ne cherche pas à se substituer au FMI et à la Banque mondiale, mais jouera un rôle complémentaire répondant aux besoins des pays en développement. Beaucoup de petits pays d’Asie du Sud et d’Afrique pourraient frapper à sa porte pour des prêts dont les conditions seraient moins sévères que celles exigées naguère par les grandes banques régionales. La NBD réussira si elle adopte un mécanisme robuste d’appréciation des projets qu’elle décide de financer. L’adhésion à la Banque sera ouverte à d’autres pays, mais la part BRICS ne peut descendre en dessous de 55 %. En fait, quand elle commencera à fonctionner pleinement, l’ère sera terminée où les pays du G-7 imposent leur monopole et la voix des pays du Sud se fera entendre.


Équipés de leur propre banque, les BRICS auront une plus grande flexibilité dans l’élaboration de la politique monétaire et par conséquent sur les marchés mondiaux. Avec l’aide de la NBD, ils peuvent travailler ensemble sans être cadenassés par le cadre rigide du Consensus de Washington.


L’accent sera mis sur le renforcement des capacités productives des pays emprunteurs. Les financements iront aussi bien soutenir les capacités nationales existantes pour la gestion et l’exécution de projets que financer de nouvelles institutions permettant de mesurer plus facilement l’impact du développement des pays bénéficiaires. Cela pourrait se faire grâce à des facilités de financements de la NBD prévues à cet effet.

Le protocole d’accord entre les fonds de garantie à l’exportation et l’accord interbancaire sur l’innovation stimulera encore davantage la coopération entre les BRICS.



Agenda des BRICS


L’ordre du jour des BRICS est forcément complexe si l’on cherche à créer un puissant forum d’importance mondiale. Il faut travailler dur pour identifier de nouveaux domaines de convergence. Ce n’est plus le moment de se conformer aux anciens modèles et paradigmes, car nous vivons une ère où les regroupements se feront autour de thèmes.


Le premier point de l’agenda est d’apporter des changements dans l’architecture financière mondiale et de réformer les institutions financières mondiales. La mise en place de la NBD signifie que les pays émergents ont besoin de leur propre système financier et suivent leurs propres règles et droits de vote puisque les réformes du FMI ont été renvoyées aux calandres grecques.


La deuxième tâche consiste à établir une coopération entre pays membres des BRICS sur le plan de la sécurité alimentaire, le stress hydrique, la santé, la croissance inclusive, l’urbanisation, l’éducation, le commerce et l’investissement. Les membres ont des besoins différents, leur niveau de développement humain et leurs infrastructures sont différents et dans de nombreux cas, nécessitent une amélioration conséquente.


Par exemple, dans le domaine de la santé, les BRICS souffrent d’un développement inégal qui nécessite un immense effort de coopération. La NBD des BRICS peut faciliter l’accès aux ressources pour améliorer le fonctionnement du secteur de la santé, en particulier en Inde, en Russie et en Afrique du Sud.


Une coopération s’élabore dans les domaines de l’urbanisme et de la santé pour presque la moitié de la population mondiale que représentent les BRICS. Le partage des ressources, la technologie, la R&D, ainsi que la coordination entre des secteurs clés tels que l’informatique, l’énergie et la haute technologie, sont également à l’ordre du jour pour les cinq membres.


Les BRICS ont l’intention de partager leurs pratiques et expériences autochtones afin d’apprendre comment répondre aux immenses défis économiques et sociaux, internes et externes

Les BRICS ont souligné à plusieurs reprises l’importance de réduire les inégalités et la pauvreté. Si l’on prend pour mesure l’indice de développement humain, la plupart des membres sont à la traîne de ceux des pays développés. Les BRICS ont un coefficient de Gini [2] de 0,49 contre 0,31 dans les pays développés, et l’espérance de vie y est de 68,1 ans, tandis qu’il est de 80 dans le secteur développé. De même, en termes de scolarisation, la durée moyenne chez les BRICS est de 8,14 années contre 13 dans les pays développés.


La moyenne pondérée des investissements en infrastructure chez les BRICS nécessitera environ 7 % du PIB du pays concerné, ce qui est beaucoup plus élevé que le pourcentage requis dans les pays développés. L’Inde aura besoin d’y investir 9,6 % de son PIB dans les cinq prochaines années.


Troisièmement, les BRICS visent à accroître l’utilisation des devises des cinq pays membres afin de promouvoir le commerce intra-BRICS et de faciliter un mécanisme dynamique permettant une plus grande coopération entre les places financières des cinq pays.


Quatrièmement, l’ordre du jour des BRICS comprend également des enjeux de politique mondiale, notamment de renoncer à utiliser la « menace de la force » dans les relations internationales, l’importance d’une approche multilatérale des problèmes mondiaux et la reconnaissance du G-20 comme la première institution en charge des questions économiques et financières.

Il vise à établir une feuille de route pour un monde multipolaire. Les BRICS aspirent à jouer un rôle de chef de file dans le paradigme de la gouvernance politique et économique mondiale et à une plus grande équité pour les pays en développement.


Il s’agit également d’intégrer le marché et de veiller à ce que les cinq membres deviennent moins dépendants de l’évolution cyclique de l’économie mondiale et des soubresauts de la valeur du dollar américain à cause des changements de politique monétaire. L’émergence des BRICS reflète le mouvement du tiers monde du XXIe siècle et l’émergence d’une solidarité Sud-Sud.


Le commerce Sud-Sud s’élève déjà à 2 200 milliards de dollars, dépassant le commerce Nord-Sud. La NBD porte la promesse de devenir une source majeure de capitaux pour le monde en développement désireux de développer des infrastructures. L’Inde et le Brésil en particulier ont besoin d’améliorer à la fois leurs infrastructures physiques et sociales, ce qui nécessitera des milliards de dollars.


Les BRICS ont également l’intention d’intensifier leur coopération dans la lutte contre le terrorisme, la cybersécurité et le changement climatique. Les BRICS abritent certains des territoires les plus précieux pour la biodiversité. Ils travailleront de façon préventive afin de protéger ces zones en promouvant le développement durable et préservant la base écologique dans chacun des pays membres. Ils entendent également coopérer en prévision de conflits migratoires potentiels résultants du changement climatique dans les zones exposées du littoral ou ailleurs.


Le Premier ministre indien a déclaré que les échanges entre les BRICS devraient dépasser les niveaux d’échanges entre leurs propres régions, villes et organismes locaux. Il a insisté sur le fait que les BRICS doivent être guidés par les contacts entre les peuples et que les jeunes devraient être au premier rang.


Gagnant en puissance, les BRICS deviendront un défi majeur pour cet ordre ancien, né dans l’après-guerre et qui doit être modifié en fonction des réalités du XXIe siècle et de l’exigence d’un monde multipolaire.


Les BRICS sont appelés à se développer et certains pays sont déjà en attente pour les rejoindre : la Turquie, l’Indonésie et le Mexique. D’autres pays plus petits pourront également demander leur adhésion au fur et à mesure que la voix des BRICS s’affirme.


Par la Rédaction de Solidarité & Progrès - le 25 octobre 2014

 

 

Notes :

[1] L’Inde est hélas obligée d’accorder des subventions indirectes à 80 millions de ses paysans pour la simple raison qu’ils ne disposent d’aucun compte en banque. Prévoir des réserves physiques de nourriture pour 1,2 milliard de personnes est donc une nécessité absolue. L’Organisation mondiale du commerce (OMC) s’en méfie, du fait que cela pourrait provoquer des distorsions de prix au cas où l’Inde déciderait de vendre ses excédents sur les marchés. Le montant total des subventions s’élève désormais à près de 10 % de la valeur de la production alimentaire et dépasse la limite fixée par l’OMC. Puisque l’on doit calculer la valeur de la production alimentaire au prix de 1 986 et que le taux d’inflation alimentaire en Inde est aujourd’hui élevé, celle-ci a refusé de signer le TFA.

[2] Le coefficient de Gini est une mesure statistique de la dispersion d’une distribution dans une population donnée, développée par le statisticien italien Corrado Gini.

 

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L'heure d'hiver


L'heure d'hiver, c'est cette nuit !


Notre regretté commandant de "Faux Contact" vous explique très clairement l'heure d'hiver...


Avis aux lecteurs français :  c'est du Belge !


Duc


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L'étudiant qui dupe les puissants

L'étudiant qui dupe les puissants | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Francisco Nicolás Gómez Iglesias, 20 ans, est parvenu à se faire passer pour un représentant du gouvernement, des services de renseignements, voire de la Maison royale, alors qu'il n'était qu'étudiant en droit.


Son coup d'esbroufe a fonctionné pendant plusieurs années.


Surnommé le "petit Nicolas", Francisco Nicolás Gómez Iglesias, 20 ans, est parvenu à se faire passer pour un émissaire du gouvernement espagnol, s'affichant avec les plus grands et s'invitant dans les plus prestigieuses cérémonies.


Des photos avec les puissants en guise de "passeport"


Les aventures du jeune homme ont pris fin le 16 octobre, avec son interpellation et son arrestation pour escroquerie et usage de faux, à la suite de son dernier coup d'éclat. Il s'était fait passer pour un conseiller de la vice-présidente du gouvernement espagnol pour demander 25.000 euros à un entrepreneur contre une promesse d'aide pour la vente d'un immeuble.


Avant cela, le "petit Nicolas" était parvenu à se forger une incroyable biographie, de représentant du gouvernement, des services de renseignements, voire de la Maison royale, alors qu'il n'était qu'étudiant en droit. Surtout, il s'appuyait sur un impressionnant album photo : "son passeport", dit-il, qui lui servait à montrer son entregent et convaincre les personnes qu'il rencontrait, affirme le journal El Mundo(en espagnol).


Une révérence face au roi


Sur les réseaux sociaux, Francisco Nicolás Gómez Iglesias s'affichait avec l'ex-chef du gouvernement conservateur José María Aznar ou l'ancien directeur du FMI Rodrigo Rato. Il a même réussi à faire une révérence face au roi Felipe VI lors de prestation de serment en juin. Le tout "accompagné d'un sourire jubilatoire", une"consécration" pour le jeune homme, estime Le Figaro.


L'histoire fait rire beaucoup de monde en Espagne, mais pas les services de sécurité espagnols, note le New York Times (en anglais), qui s'interrogent sur l'aisance avec laquelle le "petit Nicolas" a pu tromper son monde. D'après un rapport médical, le jeune homme est sujet à "une imagination délirante de type mégalomaniaque".


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Stress - Killer Clown 3


Le nouveau phénomène des « Killer Clowns » suscite la peur et la crainte. Des jeunes gens déguisés en clown plongent leurs victimes dans un scénario ne pouvant que les terroriser

C'est très amusant à regarder en vidéo, mais beaucoup moins si vous êtes la victime du "Killer Clown".

Duc


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Record et véritable exploit


Le vendredi 24 octobre 2014, un haut responsable de Google a battu le record d'altitude en ballon détenu depuis 2012 par le parachutiste autrichien Felix Baumgartner, mais il a raté de peu celui de la vitesse atteinte en chute en libre.


Protégé dans un scaphandre pressurisé spécialement conçu pour cette expérience, rappelant ceux des astronautes, Alan Eustace, 57 ans, directeur-général du géant du web, s'est élevé à l'aube dans le ciel du Nouveau-Mexique (Etats-Unis) attaché à un ballon gonflé à l'hélium à partir de la piste d'un aérodrome abandonné.


Après un peu plus de deux heures d'ascension, il a atteint 41.419 mètres, soit 2.374 mètres de plus que Felix Baumgartner le 14 octobre 2012.


Il s'est ensuite décroché du ballon à l'aide d'un petit mécanisme explosif pour plonger vers la Terre, atteignant au maximum 1.322,9 km/heure, ou 1,24 fois la vitesse du son, déclenchant un petit bang supersonique, avant d'ouvrir son parachute. Felix Baumgartner avait atteint la vitesse de 1.357,6 km/h, un record de vitesse en chute libre qui tient toujours. La descente d'Alan Eustace a pris au total quinze minutes.


"Voir l'obscurité de l'espace"


"C'était étonnant, magnifique, j'ai pu voir l'obscurité de l'espace et les couches de l'atmosphère ce que je n'avais jamais vu avant", a-t-il déclaré au New York Times (article en anglais). Après environ quatre minutes et demi de descente, il a ouvert son parachute principal et s'est posé dix minutes après à une centaine de kilomètres du lieu d'où il s'était envolé. 

Contrairement à Felix Baumgartner, il n'était pas abrité dans une capsule de haute technologie pour l'ascension mais n'avait que son scaphandre.


Il n'a pas non plus disposé de millions de dollars de sponsors ni de la publicité et de la couverture médiatique étendue de l'exploit de l'Autrichien.


Alan Eustace a préparé son exploit dans le plus grand secret pendant près de trois ans avec un petit groupe d'ingénieurs qui ont conçu et fabriqué le scaphandre et son système de pressurisation, ainsi que le parachute et le ballon.


Source du texte : Francetv info avec AFP


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Ukr.- Le Cyber Berkut en action

Vidéo — Cyber Berkut a piraté les panneaux publicitaires de Kiev

L’organisation déclare avoir fait cela pour rappeler à la population ukrainienne que les élections « bidon » n’allaient rien changer dans le pays.

Le slogan du clip est : « Êtes-vous prêts à voter pour les criminels de guerre ? »


Source du texte : fr.novorossia.today


***


L’organisation Cyber Berkut a aussi déclaré avoir perturbé le fonctionnement du dépouillement électronique des votes du site de la Commission Centrale Électorale de l’Ukraine. L’annonce a été faite sur le site de l’organisation.

 

Aujourd’hui en Ukraine, on voit se dérouler une nouvelle étape d’une farce politique sous le nom « les élections parlementaires 2014 ». « Les soi-disant « serviteurs du peuple » ont transformé la Commission en un outil de la démocratie illusoire qui leur permet de se partager le pouvoir. Le peuple de l’Ukraine est « la source unique du pouvoir », il est donc le seul à être légitime », — déclare l’organisation.


« Nous, Cyber Berkut, déclarons contrôler l’espace cybernétique de la Commission Centrale Électorale de l’Ukraine. Aujourd’hui, la journée du « silence électoral » la veille du scrutin nous avons perturbé le fonctionnement du dépouillement électronique des votes. Nous ne cesserons pas de nous opposer à la junte kiévienne jusqu’à l’écroulement du régime antipopulaire dans le pays », — a conclu Cyber Berkut.


Source du texte : fr.novorossia.today


Par fr.novorossia.today - le 25 octobre 2014

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Danger : "Killer Clown"


Actuellement, certains clowns suscitent la peur et la crainte via le nouveau phénomène à la mode des « Killer Clowns ».



Amusant ou crapuleux ?


Cela dépend du fait que vous regardez cette vidéo en rigolant bien ou du fait que vous êtes victime du "Killer Clown".


Le principe est facile à comprendre : des jeunes gens déguisés en clown plongent leurs victimes dans un scénario ne pouvant que les terroriser (enfants ou adultes).


Bientôt, ce sera Halloween et cette nouvelle mode pourrait surgir rapidement chez nous.


Néanmoins, gare aux policiers, car si des "Killer Clowns" agissent, une tolérance zéro risque d'être appliquée avec fouille, PV et mise en cellule des plaisantins.


Duc


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UCL - Ateliers-blocus

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L’UCL propose des ateliers-blocus à ses étudiants

 

Le blocus est souvent redouté par les étudiants. Cette période, parfois longue de plusieurs semaines, peut s’apparenter à une course de fond. Pour tenir sur la longueur, il est primordial que chacun s’y prépare de la meilleure manière : organiser, planifier, trouver les bons endroits d’étude, bouger, dormir suffisamment, manger correctement, etc. Sans pour autant se couper du monde.


Il est très important de se ménager des moments de détente pour souffler. Sur les différents sites de l’UCL (Louvain-la-Neuve, Woluwe, Mons, Tournai, Saint-Gilles et Charleroi), des pédagogues, conseillers aux études, psychologues mettent tout en œuvre pour aider les étudiants à passer cette étape avec succès.



Une nouveauté cette année


Avant le blocus d’hiver, durant les congés de Toussaint, Univers santé, en partenariat avec le Support Kot, le service d’aide de l’UCL et le centre de développement pédagogique de l’UCL, propose des ateliers du blocus, les 03, 04 et 06/11, à Louvain-la-Neuve et Woluwe. L’objectif ? Démystifier le concept de blocus, rassurer les étudiants et les guider dans l’acquisition d’une méthode de travail efficace. Professeurs, psychopédagogues, anciens étudiants disposeront de trois journées complètes pour encadrer les étudiants et les aider à s’organiser.

 

Enfin, durant le blocus, l’UCL propose des aides très concrètes :

  • Les auditoires et bibliothèques sont ouverts, avec horaires élargis
  • Le service d’aide aux étudiants est à l’écoute des craintes ou angoisses qu’ils pourraient ressentir, via des consultations individuelles
  • Le service sport propose, en podcasts, des exercices faciles et utiles pour se défouler en toute autonomie ;
  • Univers santé, asbl de l’UCL, édite des fiches info (bons réflexes à avoir en matière d’alimentation et d’hygiène de vie), organise des quizz sur le stress, des cours de relaxation et de sophrologie et distribue un « kit de la bloque » en partenariat avec Jeunesse et santé.



Sur les sites 


Par ailleurs, les sites de l’UCL mettent en place d’autres initiatives plus spécifiques :

 

À Louvain-la-Neuve, cette aide est apportée par le personnel UCL, mais également par les étudiants. Le kot-à-projet Support Kot organise de nombreuses activités telles que le Run & bloque (rendez-vous sportifs, pour se défouler en groupe, conseils à l’appui).

 

À Mons, la cellule d’accompagnement pédagogique, active toute l’année auprès des Bacs 1, organise des ateliers sur la gestion du blocus : conseils pour la planification du travail durant le blocus et les examens : quels scénarios d’étude, par quoi commencer, comment évaluer le temps nécessaire à l’étude de chaque cours ? Possibilité aussi de rendez-vous individuels avec les conseillers pédagogiques.

 

À Woluwe, le centre de développement pédagogique (CDP) propose des outils innovants pour les 1er Bac : podcast de gestion d’un blocus, tableau de bord pour l’organisation de son temps de travail, blocus assisté. Tout est mis en place pour aiguiller les étudiants dans leur étude. Le médecin des étudiants est également disponible pour des conseils santé.



Par l'Université catholique de Louvain - octobre 2014


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UCL - Le soleil en tranche

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Des étudiants de l’École polytechnique de Louvain inventent... le soleil en tranche


Dans un monde de plus en plus régi par l’électronique, qui n’a pas rêvé de posséder une source d’énergie portable, fiable et presque illimitée ?


Les chargeurs solaires répondent à ce besoin, mais ils peuvent s’avérer peu pratiques, car ils sont souvent destinés à un seul type d’appareil. Comment faire, par exemple, si l’on a besoin de charger une lampe de poche et un smartphone, dont les besoins en énergie sont différents ?

 

Des étudiants de l’École polytechnique de Louvain ont résolu ce problème en inventant un concept de chargeur solaire modulable. Baptisé Sunslice (tranche de soleil), ce chargeur est constitué de petites cellules solaires de 8 cm sur 8 que l’on attache ou détache en fonction des besoins. Un jeu de puzzle en somme, qui permet de moduler la quantité d’énergie fournie par le chargeur et procure ainsi une flexibilité, une liberté et une résistance aux chocs inédites.

 

Cette idée toute simple a valu à Henri Gernaey et Geoffroy Ghion, tous deux étudiants en 3e BAC ingénieur, de remporter récemment la finale de Startech, le concours entrepreneurial wallon des étudiants ingénieurs organisé par l’incubateur technologique wallon WSL et l’Agence de stimulation économique (ASE).

Leur récompense : un voyage tous frais payés en Californie en mai prochain pour présenter leur projet devant des investisseurs internationaux réunis à la conférence TiEcon 2015 à Santa Clara. D’ici là, ils travailleront à la mise au point de prototypes et comptent bien, dès qu’ils seront prêts, faire breveter leur invention. Comme quoi, prendre au sérieux un travail demandé dans le cadre d’un cours peut mener loin.



Par l'Université catholique de Louvain - octobre 2014


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L'énigme de Kobané

L'énigme de Kobané | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : femmes en armes à Kobané


TURCS, KURDES, AMÉRICAINS ET

L’ÉNIGME DE KOBANÉ

Par Pepe Escobar

 

Portez une attention particulière aux femmes de Kobané, où les Kurdes syriens combattent avec la force du désespoir l’EIIS/EIIL/Daech. Elles luttent également contre les plans perfides des USA, de la Turquie et du gouvernement du Kurdistan irakien. Qui l’emportera ?


Commençons par parler du Rojava, qui correspond aux trois provinces en majorité kurdes du nord de la Syrie. Le plein sens de l’existence du Rojava est rapporté dans un éditorial [1] écrit (en turc) par le militant incarcéré Kenan Kirkaya. Il soutient que le Rojava propose un modèle révolutionnaire qui remet en cause l’hégémonie du système capitaliste d’État-nation, ce qui dépasse de loin sa signification régionale pour les Kurdes, pour les Syriens ou pour le Kurdistan.


Kobané, une région agricole, est à l’épicentre de cette expérimentation non violente de la démocratie, rendue possible en vertu d’une entente entre Damas et le Rojava (vous n’appelez pas à un changement de régime, nous vous laissons tranquilles). Dans l’article indiqué en note [2] (en persan), par exemple, il est précisé que même si la survie d’un seul aspect du véritable socialisme y était assurée, des millions de mécontents convergeraient vers Kobané.


Au Rojava, les décisions sont prises par des assemblées populaires multiculturelles et multiconfessionnelles. Les trois principaux dirigeants de chaque municipalité se composent d’un Kurde, d’un Arabe et d’un Assyrien ou d’un Arménien chrétien, l’un d’eux devant être une femme. Les minorités non kurdes ont leurs propres institutions et peuvent s’exprimer dans leurs propres langues.


Parmi une myriade de conseils formés de femmes et de jeunes se distingue une armée féministe, qui fait de plus en plus parler d’elle : la milice YJA Star (Union des femmes libres), l’étoile (Star) faisant référence à l’ancienne déesse mésopotamienne Ichtar).


La charge symbolique est on ne peut plus manifeste. L’armée d’Ichtar (Mésopotamie) combat l’armée de l’EIIS (dont l’acronyme anglais ISIS [3] correspond au nom d’une déesse égyptienne), qui s’est métamorphosé en califat intolérant. En ce début du XXIe siècle, les barricades derrière lesquelles se postent les femmes de Kobané sont à la ligne de front de la lutte contre le fascisme.


Inévitablement, quelques lignes parallèles pourraient être tracées entre les Brigades internationales qui luttaient contre le fascisme en Espagne en 1936 et ce qui se passe au Rojava, comme le souligne l’article indiqué en note [4], un des rares sur le sujet à être publié dans les médias grand public occidentaux.


Si ces éléments ne suffisaient pas à rendre fous les wahhabites profondément intolérants (et leurs puissants partenaires du Golfe bourrés de pétrodollars), il y a aussi la réalité politique mondiale.


Le combat au Rojava est essentiellement mené par le PYD [5], qui est la branche syrienne du PKK turc [6], le mouvement de guérilla marxiste en guerre contre Ankara depuis les années 1970. Washington, Bruxelles et l’OTAN, sous la pression continuelle de la Turquie, ont toujours officiellement classé le PYD et le PKK comme terroristes.


Une lecture attentive de Confédéralisme démocratique [7], le livre du chef du PKK Abdullah Ocalan qu’il faut absolument lire, démolit l’équation qui en fait un terroriste stalinien (Ocalan est confiné dans l’île-prison d’Imrali depuis 1999).


Ce à quoi le PKK et le PYD aspirent, c’est le municipalisme libertaire. En fait, c’est exactement ce que le Rojava tente d’implanter : des communautés autonomes qui pratiquent la démocratie directe en s’appuyant sur des conseils, des assemblées populaires et des coopératives gérées par des travailleurs, que défendent des milices populaires. Le Rojava se trouve ainsi à l’avant-garde d’un mouvement mondial favorisant l’économie et la démocratie fondées sur la coopération, dont l’objectif ultime serait de s’éloigner du concept de l’État-nation.


Outre cette expérimentation politique en cours dans le nord de la Syrie, sur le plan militaire, ce sont les combattants du PKK et du PYD qui ont secouru ces dizaines de milliers de Yazidis qui étaient encerclés par l’EIIS/EIIL/Da’ech sur les hauteurs du mont Sinjar, et non pas les bombes américaines comme on l’a prétendu. À l’heure actuelle, comme l’indique la coprésidente du PYD, Asya Abdullah [8], ce qu’il faut, c’est un corridor pour briser l’encerclement de Kobané par les brutes du calife Ibrahim.



Le jeu de puissance du sultan Erdogan


De son côté, Ankara semble être résolu à poursuivre sa politique d’avoir beaucoup de problèmes avec nos voisins.


Pour le ministre turc de la Défense Ismet Yilmaz, la principale cause de la présence de l’EIIS, c’est le régime syrien. N’étant pas en reste, le Premier ministre Ahmet Davutoglu, à qui l’on doit la doctrine zéro problèmes avec nos voisins, aujourd’hui morte et enterrée, a souligné à maintes reprises qu’Ankara n’interviendra sur le terrain à Kobané pour défendre les Kurdes que si Washington présente un plan post-Assad.


Puis il y a ce personnage plus grand que nature, le président turc Tayyip Erdogan, alias le sultan Erdogan.


Les conditions du sultan Erdogan sont bien connues. Les Kurdes syriens devront lutter contre Damas, sous le commandement de cette fiction nulle qu’est l’Armée syrienne libre reconstituée (dont l’entraînement se fera en Arabie saoudite, rien de moins). Ils devront abandonner toute forme d’autonomie. Ils devront soutenir béatement la demande de la Turquie à Washington, qui est de créer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie ainsi qu’une zone frontalière sécurisée en territoire syrien. Le PYD et Washington ont tous les deux rejeté ces demandes et il n’y a pas de quoi s’étonner.


Le sultan Erdogan rêve de reprendre le processus de paix avec le PKK, mais en position de force. Sa seule concession jusqu’ici a été d’autoriser les peshmergas kurdes irakiens à entrer dans le nord de la Syrie pour faire contrepoids aux milices du PYD et du PKK, et ainsi éviter le renforcement de l’axe kurde anti turc.


Le sultan Erdogan sait aussi que l’EIIS/EIIL/Da’ech a déjà recruté pas loin de 1 000 titulaires de passeport turc. Un autre de ses cauchemars est que le mélange toxique en Syrak finisse tôt ou tard par déborder les frontières jusqu’en Turquie.



Les barbares sont aux portes


Les brutes du calife Ibrahim ont déjà télégraphié leur intention de massacrer ou de réduire en esclavage la population civile au complet de Kobané. Pourtant, cette ville n’a aucune valeur stratégique pour l’EIIS/EIIL/Da’ech (c’est d’ailleurs ce qu’a dit le secrétaire d’État américain John Kerry la semaine dernière, avant de se rétracter comme on pouvait s’y attendre). Le commandant du PYD dont il est question dans l’article indiqué en note [9] est très convaincant, mais il n’en demeure pas moins conscient de la menace que représente l’EIIS/EIIS/Da’ech.


Kobané n’a pas une importance capitale comme Deir ez-Zor (avec son aéroport qui permet de ravitailler l’Armée arabe syrienne) ou Hassaké (où se trouvent des champs pétrolifères contrôlés par les Kurdes avec l’aide de l’Armée arabe syrienne). Kobané n’a ni aéroport ni champs pétrolifères.


Il faut dire toutefois que la chute de Kobané serait un excellent coup de relations publiques pour les brutes du calife, car elle renforcerait l’impression qu’elles forment une armée victorieuse, notamment auprès des nouvelles recrues potentielles titulaires de passeport de l’Union européenne. Elle leur permettrait aussi d’établir une base solide tout près de la frontière turque.


Pour l’essentiel, le jeu du sultan Erdogan consiste à combattre à la fois Damas (à long terme) et les Kurdes (à moyen terme), en laissant le champ libre (à court terme) à l’EIIS/EIIL/Da’ech. Sauf que si l’on regarde un peu plus loin, il faut donner raison à Fehim Tastekin : l’entraînement des rebelles syriens modérés [10] fictifs en Arabie saoudite finira inévitablement par la pakistanisation de la Turquie.


Comme si les choses n’étaient pas suffisamment embrouillées, voilà maintenant que Washington fait volte-face et renie son dogme à propos des terroristes, en parlant maintenant avec le PYD. De quoi causer un nouveau mal de bloc au sultan Erdogan.


La nature des tractations entre Washington et le PYD n’est pas encore déterminée. Mais certains faits sur le terrain ne trompent pas : plus de bombes et plus de largage de matériel par les USA. Il convient toutefois de ne pas prendre à la légère un élément important. Dès que Washington a plus ou moins reconnu le PYD, son chef, Salih Muslim, a rendu visite à Massoud Barzani, le chef rusé du Gouvernement régional du Kurdistan (GRK). C’est à ce moment que le PYD a promis un partage du pouvoir au Rojava avec les peshmergas de Barzani.


Les Kurdes syriens forcés d’abandonner Kobané et de s’exiler en Turquie, qui soutiennent le PYD, ne peuvent retourner en Syrie. Les Kurdes irakiens eux, peuvent aller et venir sans problème. Cet accord louche a été négocié par le chef du service du renseignement du GRK, Lahur Talabani. Point crucial, le GRK s’entend très bien avec Ankara.


Cela permet de mieux saisir encore le jeu d’Erdogan. Il souhaite que les peshmergas, qui sont les ennemis jurés du PKK, tiennent le haut du pavé dans la lutte contre l’EIIS/EIIL/Da’ech, pour mieux saper l’alliance PYD/PKK. Là encore, la Turquie oppose Kurdes contre Kurdes.


Pour sa part, Washington manipule Kobané pour légitimer sa croisade contre l’EIIS/EIIL/Da’ech (n’oublions surtout pas que tout a commencé par un déluge de baratin à propos du Khorasan, ce groupe fantomatique bidon qui s’apprêtait à refaire le coup du 11 septembre).


Ce que tout cela signifie à long terme, c’est une menace sérieuse à l’expérimentation de la démocratie directe en cours au Rojava, que Washington interprète comme un retour du communisme.


Kobané est devenu un énorme pion d’un jeu manipulé par Washington, Ankara et Irbil. Aucun de ces joueurs ne souhaite que l’expérimentation de la démocratie directe à Kobané et au Rojava s’épanouisse, s’étende et attire l’attention dans le grand Sud. Les femmes de Kobané sont non seulement en danger mortel d’être réduites à l’esclavage, mais aussi d’être amèrement trahies.


C’est encore plus inquiétant lorsqu’on voit le jeu de l’EIIS/EIIL/Da’ech à Kobané pour ce qu’il est essentiellement : une tactique de diversion, un piège pour l’administration Obama. Ce que les brutes du calife veulent vraiment, c’est la province d’Anbar en Irak, qu’ils contrôlent en grande partie, et la ceinture de Bagdad, d’une importance cruciale. Les barbares sont aux portes non seulement de Kobané, mais aussi de Bagdad.



Par Pepe Escobar - Traduit par Daniel pour Vineyardsaker.fr - le 24 octobre 2014

 

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), de Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007) et de Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009).


Notes 

[1] Rojava, sadece bir yön tayini değildir, Özgür Gündem, 29-08-2014

[2] جذابیت کوبانی برای جوانان در چیست؟, Hafteh.de, 04-10-2014

[3] ISIS est l’acronyme anglais de Islamic State in Iraq and Syria, appelé en français l’État islamique en Irak et en Syrie (EIIS).

[4] Why is the world ignoring the revolutionary Kurds in Syria ?, The Guardian, 08-10-2014

[5] Partiya Yekîtiya Demokrat ou Parti de l’union démocratique

[6] Partiya Karkerên Kurdistan ou Parti des travailleurs du Kurdistan

[7] Confédéralisme démocratique, par Abdullah Ocalan, première édition, 2011[8] Asya Abdullah : Kobane corridor is essential, Kurdish Question, 2014

 [9] Interview With YPG Commender : ISIS Has Lost in Kobané, The Rojava Report, 17-10-2014

 [10] Turkey to train Syrian rebels, but at what cost ?, Al Monitor, 16-10-2014



Source : Turks, Kurds, Americans : the Kobani riddle, Russia Today, 22-10-2014


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The Tree of Life - Lacrimosa

 

The Tree of Life - Lacrimosa


Attention, le morceau risque de vous faire pleurer, tant il est beau. En même temps, c’est le but puisqu’il s’agit d’un Lacrimosa.

 

Zbigniew Preisner, compositeur polonais de 57 ans, écrivit en 1998 son Requiem for a Friend, le « friend » en question étant le réalisateur Krysztof Kiéslowski, mort deux ans plus tôt.

 

La mélodie qu’on pourrait, à en juger par le titre, croire morbide est en réalité très lumineuse et méditative, tel un cri dirigé vers le mystère que constitue la fin de la vie sur Terre.

 

Il s’agit également d’une des musiques utilisées dans le film de Terrence Malick Tree of Life, pendant la longue scène poétique peignant la création de l’univers (voir la vidéo ci-dessus) ; le film remporta d’ailleurs la Palme d’Or au Festival de Cannes 2011.

(Source du texte : lamusiqueclassique.com)


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Citoyen contre lobby

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Couverture © Benjamin Sourice

 

Citoyen contre lobby, ou comment

lutter contre la corruption douce


PAR BENJAMIN SOURICE


Ce texte est l’introduction de mon livre « Plaidoyer pour un contre-lobbying citoyen » publié chez les Éditions Charles Léopold Mayer le 20 février 2014 et aujourd’hui disponible en ligne gratuitement en version ebook.


Dans cet ouvrage, j’ai étudié en détail les méthodes de lobbying moderne et les mécanismes conduisant à la capture de la prise de décision publique par des intérêts privés, en particulier avec l’articulation des phénomènes de conflits d’intérêts et de portes tournantes entre le public et le privé.

 

Je me suis appuyé sur l’étude de divers scandales – amiante, Mediator, OGM – et j’ai tenté d’illustrer mon propos d’exemples récents pour éclairer les rouages opaques d’un système évoluant aux marges du lobbying et de la corruption.

 

Développant une analyse des alternatives, cet ouvrage est aussi un appel aux citoyens pour ériger de nouveaux contre-pouvoirs afin de penser la démocratie de demain, entre ouverture et participation citoyenne.

 

 

Introduction

 

« Le lobbying, c’est l’argent, l’alcool et les femmes », proclame un dicton américain, réduisant ainsi les stratégies d’influence des décideurs à une caricature mêlant espèces sonnantes et trébuchantes et abus de convivialité alcoolisée, quand ne s’y ajoute pas faiblesse charnelle tarifée. Ce stéréotype du « pourri », largement entretenu par les romans de gare et le cinéma hollywoodien, a tellement imprégné l’imaginaire populaire que le grand public a bien du mal à s’en affranchir lorsqu’il s’agit de juger de la probité de ses élus.

 

Il n’est dès lors pas rare d’entendre des citoyens comme des militants en arriver à la conclusion qui s’imposerait : si le lobbying n’est rien d’autre que de la corruption, alors il suffit de l’interdire ! Mais a-t-on jamais réussi à interdire la corruption ? Cette confusion caricaturale et prompte à nourrir tous les populismes n’est donc en rien adaptée à la réalité du lobbying en politique, même s’il ne faut pas complètement évacuer que la corruption puisse être la poursuite du lobbying par des moyens illégaux.

 

Il serait donc simpliste de confondre trop facilement lobbying et corruption. « L’appréciation de la « corruption » est bien plus complexe qu’elle n’y paraît », explique en effet le politologue Pierre Lascoumes, spécialiste des questions relatives aux rapports ambigus qu’entretiennent le citoyen et son représentant par rapport aux différentes atteintes à la probité publique. Dans Une démocratie corruptible (Seuil, 2011), Lascoumes souligne que « les actes de corruption et d’enrichissement sont massivement réprouvés et judiciairement punis », car il y a là quelque chose de l’ordre du flagrant, de la déviance et de l’abus qui mérite d’être unanimement condamné.

 

Mais, poursuit-il, « dans les faits, certains abus de fonction, la distorsion des règles d’impartialité, les ruptures d’égalité entre citoyens et la distribution de passe-droits sont souvent acceptés, voire justifiés » au nom du pragmatisme et de l’efficacité de l’action politique, ou plus prosaïquement parce que les citoyens en tirent avantage.


Il existerait donc deux types de corruption, celle qui serait honteuse et répréhensible, et celle qui serait douce et tolérable, ces « petits arrangements » avec la probité publique parfois maladroitement justifiés au nom de quelque « particularisme culturel » régional ou national. Ce sont ces dernières pratiques qui forment, toujours pour reprendre une expression de Lascoumes, une « zone grise du pouvoir » où lobbying et corruption s’entrecroisent aux dépens de la démocratie.

 


Cette ambiguïté démocratique par rapport à la « corruption douce » a cela de saisissant qu’elle pose d’emblée la question de la double responsabilité tant de l’élu que du citoyen dans les attitudes de complaisance quant au favoritisme et aux conflits d’intérêts, des pratiques aussi mal encadrées que trop souvent tolérées. Toujours à la limite de la légalité, ces petits arrangements et gros conflits d’intérêts sont caractérisés par un « usage intéressé des marges de la loi » impliquant une grande maîtrise des textes juridiques.


Ces comportements prennent racine dans la « zone grise du pouvoir » où s’expriment, en dehors du regard des citoyens, les antagonismes d’intérêts et les jeux d’influence voilés. Hors de la lumière médiatique, les stratégies de corruption douce menant à une confusion entre décision publique et intérêts privés échappent d’autant plus facilement à la vigilance publique que la machinerie politique est devenue opaque et peu compréhensible. C’est pourtant au cœur de cette complexité bureaucratique de l’État que se forge la décision publique dans le choc des intérêts et le souffle des lobbies.

 

Selon Pierre Lascoumes, « pour comprendre les enjeux de la période contemporaine, il importe de dépasser le schématisme du « pur » et de « l’impur » », une démarche qui nécessite de sortir d’une opposition fictive entre la défense d’un intérêt général immanent et une décision publique corrompue au service d’intérêts financiers. Au contraire, « il faut plutôt s’interroger sur la façon dont la tension entre les intérêts privés et publics est pensée, sa visibilité assurée, et leur ajustement pratiqué et justifié ». Cette réflexion peut également s’étendre vers l’identification des intérêts en présence, les différents modes d’expressions des acteurs et les leviers, licites et illicites, dont ils disposent pour faire prévaloir leurs intérêts.


Ainsi, le lobbying s’inscrit dans cet affrontement des intérêts comme l’ensemble des mécanismes de l’influence exercée par certains acteurs privés pour orienter la décision publique ; le contre-lobbying – auquel nous appelons dans ce livre – apparaît alors comme le moyen de construire un véritable contre-pouvoir citoyen garant des règles du jeu démocratique et de la prévalence de l’intérêt général.



De la modernité du lobbying et de ses dérives


Polymorphe, alternant entre opacité maîtrisée et transparence calculée, souvent critiqué pour sa volonté permanente de s’autodéfinir, le lobbying se fait insaisissable pour mieux échapper à toute tentative de régulation contraignante. Récemment, dans un ouvrage consacré aux « coulisses de l’influence en démocratie », deux lobbyistes de profession (Daridan et Luneau, 2012) tentaient de définir les contours de leur métier : « Le lobbying est une démarche visant à influencer la décision publique ou, plus largement, à assurer la promotion et la défense d’intérêts particuliers auprès des pouvoirs publics. »


Un autre auteur (Farnel, 1994) vient compléter cette définition en considérant que la démarche du lobbyiste aura pour but d’« influencer, directement ou indirectement, les processus d’élaboration, d’application ou d’interprétation de mesures législatives, normes, règlements et, plus généralement, toute intervention ou décision des pouvoirs publics ». Cependant, aucune de ces définitions ne s’attarde sur les moyens de cette influence, la discrétion des méthodes employées restant un point d’honneur pour tout bon professionnel.


Ces dernières années, le lobbying a évolué vers des formes d’actions modernes et sophistiquées, cherchant à faire de « porteurs d’intérêts » des partenaires incontournables du politique. Cette image policée d’un lobbying légaliste, loin des stéréotypes du passé, évacue adroitement l’utilisation de méthodes douteuses ayant fait la réputation sulfureuse du métier.



Rien ne démontre aujourd’hui que la tromperie et la manipulation n’ont plus cours. Tout au plus s’évanouissent-elles derrière les promesses de bonne conduite et autres codes de déontologie avancés par les professionnels. Demeure pourtant un certain nombre de questions sur la légitimité du lobbying et des acteurs qui le pratiquent. Qui fait du lobbying ? Comment ? Toutes les formes d’influence se valent-elles pour défendre ses intérêts ? Quelle déontologie pour les professionnels du secteur ?


Pour juger de l’influence du lobbying sur la prise de décision en politique, il importe de faire la lumière sur ses méthodes de travail, les espaces où s’expriment son pouvoir et les règlements encadrant son action. Cette observation attentive permet d’identifier plus aisément les failles de la loi, ces « zones grises » où s’engouffrent les moins scrupuleux pour assurer la prévalence de leurs intérêts. Car si nous évoquions précédemment la coresponsabilité du citoyen et du politique, il va sans dire que le corrupteur abusant des marges de la légalité est le premier des coupables. Bien souvent, le scandale (politique, financier, sanitaire) est l’unique et pitoyable révélateur de ces stratégies d’influence dévoyées jouant sur la confusion des intérêts et l’utilisation de méthodes antidémocratiques.



Si le lobbying vise à orienter, la corruption tend à diriger.


Lorsque le souhait d’influencer le pouvoir cède la place à la volonté de le contrôler, le lobbying se transforme alors en stratégie de capture de la décision publique au profit d’intérêts privés. Dans cet essai, qui prend bien souvent la forme d’une enquête journalistique, nous aborderons les risques de dérives qu’induit une capture du pouvoir entendue comme la situation dans laquelle l’entité régulée – dans notre cas, une entreprise ou un groupement industriel – se trouve en situation de dicter ses règles à l’entité régulatrice – qu’il s’agisse d’une agence d’expertise ou de régulation d’un marché, plus largement de toute structure de gouvernance nationale et internationale responsable de la production de normes.


Le financement de données biaisées par des experts, l’infiltration des administrations et les conflits d’intérêts, la rémunération de « conseils » à des personnalités publiques, la confusion volontaire entre les intérêts publics et privés, la multiplication des « portes tournantes » entre administration et industrie sont autant de comportements caractérisant le désir de capture de la décision publique par des intérêts privés. Nous démontrerons que cette situation, en substituant la recherche d’intérêts financiers court-termistes à l’intérêt général, finit inévitablement par mettre en échec les politiques publiques, décrédibiliser les décideurs et menacer les populations.


Les nombreux scandales sanitaires et politiques que nous évoquerons dans cet ouvrage attestent que si le lobbying a su évoluer, la corruption s’est aussi modernisée pour maintenir son emprise sur le pouvoir. En d’autres termes, celle-ci ne se réduit plus à quelques enveloppes maladroitement glissées sous une table ; bien au contraire, elle vise désormais à offrir, en échange d’un service rendu, des opportunités économiques tout à fait légales – comme l’entrée au capital d’une société, la participation à un conseil d’administration ou la rémunération de conseils et de travaux de recherches. Le principal effet de cette corruption douce et légale est de confondre l’intérêt du décideur avec celui du corrupteur, provoquant ce qu’il convient désormais d’appeler des conflits d’intérêts.



Remettre le citoyen au cœur des choix de société


Dans une société où la création de normes concerne avant tout la régulation des marchés et la commercialisation de produits innovants, détenteurs de savoirs techniques et représentants politiques ont dû apprendre à se partager le pouvoir pour assurer une cogestion du risque et la responsabilité partagée du bien commun. Ce processus a été plus particulièrement marqué par l’irruption de l’expert dans le champ politique. En introduisant ainsi la science au cœur de la décision publique, il s’agissait avant tout d’appuyer et de justifier la décision publique sur des critères supérieurs de rationalité, mais aussi d’ouvrir un nouvel espace de création de normes dans lequel le pouvoir serait confié aux experts, dégageant ainsi le politique de certaines de ses responsabilités.

 

Ce transfert de pouvoir s’est fait au prix d’une moindre lisibilité du processus de décision, écartant progressivement le citoyen dans l’orientation des choix de société. En effet, la justification scientifique et technique qui prévaut désormais dans l’explication des décisions politiques a entraîné une marginalisation du citoyen profane. Pourquoi la population ignorante serait-elle consultée sur l’introduction des bios ou nanotechnologies, quand seul le débat entre scientifiques éclairés peut permettre de trancher ?


Malheureusement, ce processus de transfert a longtemps ignoré, volontairement ou non, d’établir les conditions nécessaires à la production d’une expertise indépendante, seule capable d’assurer la poursuite de l’intérêt général. Devenues des cibles de lobbying du fait de leurs activités normatives, les agences d’expertises ont été d’autant plus faciles à capturer que le législateur a longtemps fait l’économie de règles contraignantes pour lutter contre les conflits d’intérêts ou encadrer les modalités de passage au privé. Cette absence de contrainte réglementaire peut également s’expliquer par une moindre transparence des décideurs publics, eux-mêmes étant la cible de tentatives de corruption qu’ils ne savent pas toujours déjouer.


Dans ces conditions, il faut s’interroger sur la dépossession du citoyen des moyens d’influencer la décision publique. Les barrières scientifiques, techniques ou intellectuelles au débat sont avant tout érigées pour créer les conditions d’un entre-soi antidémocratique visant à renforcer la position de quelques acteurs forts, sinon monopolisateurs. Si le citoyen ne dispose pas du même arsenal technique que les grands lobbies, il n’en reste pas moins la source première de toute légitimité démocratique quant à l’orientation des choix de société. Mettre en place les conditions d’un contre-lobbying revient donc à recentrer la décision publique autour de l’intérêt du citoyen et à rappeler les fondements éthiques qui doivent prévaloir dans la vie politique de nos sociétés modernes.


Ainsi, la transparence du processus décisionnaire doit-elle être conçue comme un outil de lecture pour mieux appréhender la construction de la norme et révéler plus clairement les intérêts en présence. Plus qu’un simple enjeu de lisibilité, cette transparence doit permettre de rechercher une responsabilité supérieure du décideur, politique comme scientifique, dépassant la simple délégation de pouvoir pour atteindre une véritable « redevabilité » envers les citoyens, ce que les Anglo-Saxons nomment « accountability ».


Par ailleurs, ne serait-il pas temps de faire entrer la science en démocratie et de reconnaître l’intelligence collective ? Ainsi, les citoyens et la société civile doivent s’emparer des moyens techniques d’intervention sur les enjeux de société liés aux innovations et aux choix technologiques afin de se réapproprier la maîtrise des risques. Finalement, ce qui est au cœur de ce Plaidoyer pour un contre-lobbying citoyen, ce n’est pas la seule dénonciation d’une usurpation du pouvoir par les lobbies, mais un questionnement sur les conditions modernes de la participation réelle du citoyen à la décision publique, les outils à sa disposition pour y parvenir et le nécessaire partage des responsabilités dans le cadre d’une démocratie renouvelée et réconciliée avec son temps et l’idée d’un progrès pour tous.

 

 

PAR BENJAMIN SOURICE - blogs.mediapart.fr – le 23 octobre 2014

 

Référence : Introduction, Plaidoyer pour un contre-lobbying citoyen, Benjamin Sourice, Ed Charles Léopold Mayer, Fev 2014

En vente en librairie et en ligne.

 

Version ebook en libre accès :

http://docs.eclm.fr/pdf_livre/365PlaidoyerPourUnContreLobbyingCitoyen.pdf

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