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LLN - The Cat Hell Team

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Plus que quelques jours avant "le" grand jour !


Elles l'ont bichonnée corps et âme jusque dans les moindres détails, même les écrous ont été ponçés !

 

Souvenez-vous, le 14 avril 2012, je vous annonçais que Evelyne Hemstedt et Clotilde Vromman, étudiantes à LLN et originaires de Dion-Le-Mont, fondaient "The Cat Hell Team".  Amies par les scouts, portant toutes deux un totem de chat, elles ont toujours été l'équipe des félines, d'où... "The Cat Hell Team" !

 

Les 2 jeunes femmes participent au raid 4L Trophy 2013, un des plus grands, si ce n'est le plus grand événement sportif étudiant en Europe.  Sous leur nom de "The Cat Hell Team", leur numéro d'équipage est le 851.

 

Créé en 1997 par Jean Jacques Rey, pilote et passionné de rallye-raid, le 4L Trophy a su devenir en 15 ans un rendez-vous incontournable des étudiants prêts à en découdre sur les pistes marocaines. 

 

En 2012, la quinzième édition du raid 4L Trophy battait tous les records avec 1.350 voitures engagées et près de 3.000 personnes qui s'élançaient pour un périple d'environ 6.000 km jusqu'au Maroc.

 

On ne parle pas de vitesse sur le 4L Trophy (n'oubliez pas que la 4L a fêté ses 50 ans l'année dernière), mais bien d'une course d'orientation.  Le but est de rallier l'arrivée en faisant le moins de km possible tout en ayant validé les différents points de contrôle.  Pas de GPS, les concurrents ont pour seules armes une boussole, une carte, un road-book et leur flair.

 

Evelyne et Clotilde, nos deux pilotes néo-louvanistes ont ouvert une page spéciale sur Facebook pour permettre de partager et de relater leur aventure, vous les trouverez en cherchant "The Cat Hell Team".

 

Duc

 

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La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).
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En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

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Koter Info 

Site "Koter Info" LLN-WSL-UCL


=  plus de 78.000 lecteurs du site

 

Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

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"La Gazette" de LLN-WSL-UCL


=  plus de 69.000 lecteurs de La Gazette

 

Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

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Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


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USA : une oligarchie

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Source photo : telegraph.co.uk


Une étude universitaire le prouve. « Les États-Unis sont une oligarchie »


Voici une étude qui commence à faire grand bruit de l’autre côté de l’Atlantique : « Les États-Unis sont une oligarchie », conclut le rapport intitulé mené par équipe d’universitaires de Princeton et Northwestern. « Testing Theories of American Politics: Elites, Interest Groups, and Average Citizens » (Tester les théories sur les politiques américaines : élites, groupements d’intérêts et citoyens moyens).


« Le point central qui émerge de nos recherches est que les élites économiques et les groupes organisés représentant les intérêts des milieux d’affaires ont un impact direct sur les politiques du gouvernement tandis que les groupements d’intérêts représentant un grand nombre de personnes et les citoyens ordinaires n’ont aucun impact sur ces politiques », assure cette étude.


Par la Rédaction de Paris-Match

Source de l'article - telegraph.co.uk : ici 


Voir l’étude en question (en anglais) : ici


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Leaders mondiaux aveuglés 

Leaders mondiaux aveuglés  | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Alexei Poushkov : les principaux leaders mondiaux aveuglés par leur volonté de domination


Alexei Poushkov préside actuellement la Commission des affaires étrangères du Parlement russe, la Douma. Il est par ailleurs le directeur de l’Institut des études internationales contemporaines (ICIS) attaché à l’Académie diplomatique du ministère des Affaires étrangères de Russie.


Auteur de plusieurs livres, il est professeur à l’Institut des relations internationales de Moscou. Il a accordé cet entretien exclusif à Claudio Celani et Dean Andromidas de l’Executive Intelligence Review (EIR), l’hebdomadaire fondé par l’économiste américain Lyndon LaRouche.



EIR : Hier, Tony Blair a déclaré à la BBC qu’il considérait comme une chose « terrible » le fait que l’Occident ne soit pas intervenu par la force en Syrie l’été dernier. Vous avez vous-même, à plusieurs occasions, parlé des dangers associés à une telle intervention militaire. Pensez-vous que ceux qui souhaitaient une « grande guerre » autour de la question syrienne cherchent aujourd’hui à se reprendre avec l’Ukraine ?


Alexei Poushkov : M. [le Sénateur John] McCain et tous ceux qui sont fâchés de l’absence d’intervention en Syrie sont des partisans de la doctrine du « changement de régime ». Il s’agit pas de démocratie, mais de changements de régime dans des pays où les forces néoconservatrices, auxquelles appartient assurément M. Blair, considèrent que le gouvernement au pouvoir est en contradiction avec les intérêts du monde occidental. Pour renverser ces gouvernements, des personnalités comme M. Blair sont prêtes à sacrifier la vie d’autant de soldats américains et britanniques que nécessaire.


Je pense que M. Blair hait sincèrement son propre pays. Il y a eu plusieurs tentatives de juger publiquement M. Blair, pour avoir entièrement fabriqué les raisons permettant de justifier la guerre contre l’Irak. Il a trompé son propre pays. Ses actions ont conduit à la mort de 1 000 soldats britanniques environ, et selon les normes juridiques en vigueur, des gens comme M. Blair devraient être jugés par un tribunal international. Malheureusement, le fait demeure qu’il n’est pas [poursuivi], et il appelle à de nouvelles guerres – une guerre contre la Syrie.


Pour l’heure, son plan a échoué et je pense donc que ceux qui sont derrière une guerre contre la Syrie ont décidé qu’ils pourraient utiliser la situation du Maidan, en Ukraine, pour arriver à un changement de régime dans ce pays. Cela a été accompli, car nous n’entretenons en réalité aucune illusion à ce sujet : il y avait une forte présence occidentale sur le Maidan. Nous avons vu des ministres étrangers et des membres des parlements des pays occidentaux se rendre sur place, et appeler essentiellement au renversement du gouvernement en place, un gouvernement légitime, élu par la population. Et c’est la raison pour laquelle les mêmes politiciens et les mêmes cercles politiques cherchent à fermer les yeux face aux forces d’extrême droite et néonazies en Ukraine, ainsi que face au caractère illégal des autorités ukrainiennes, et au fait qu’il s’est agi sans l’ombre d’un doute d’un coup d’État.


Par conséquent oui, je pense qu’ils ne cherchent pas seulement à se reprendre aujourd’hui en Ukraine, mais qu’il s’agit d’une approche systématique consistant à changer le régime dans tous les pays qu’ils cherchent à intégrer dans la sphère d’influence de l’OTAN et des États-Unis. Ainsi, je pense que tel est l’objectif, et que cela peut arriver en Ukraine, mais également au Kirghizstan, de même qu’en Syrie et dans tant d’autres pays.


Alors oui, l’Ukraine fait partie de la succession de changements de régime qui ont eu lieu dans le monde au cours des dernières années, en commençant par la Serbie, puis l’Irak, la Libye et bien d’autres.



Derrière le danger de guerre : la faillite du système transatlantique



Le fondateur d’EIR, Lyndon LaRouche, a déclaré maintes fois que la force motrice derrière cette politique d’affrontement qui peut conduire à la guerre est la faillite de tout le système financier transatlantique, celui de la City de Londres et de son partenaire junior, Wall Street. Après la crise de 2008, la bulle des produits dérivés spéculatifs a encore grossi, et se trouve plus que jamais sur le point d’exploser. Pensez-vous, comme l’ont mentionné certains en Russie, que votre pays puisse saisir cette l’occasion « offerte » par ces sanctions pour accélérer le processus de « déoffshorisation » et découpler votre économie du système chancelant de Londres, de New York et de Bâle ?


Je pense qu’indépendamment du fait que la Russie saisisse cette occasion ou non, les sanctions qui lui sont imposées par l’Occident la conduiront inexorablement à revoir ses politiques économiques et financières. Je ne crois pas que ce soit là le choix de la Russie, d’une certaine manière ; c’est que nous sommes placés dans une situation où nous devenons beaucoup plus indépendants.


Sur le découplage de l’économie du système de Londres, New York et Bâle : Je ne crois pas que ce soit une chose facile. Londres et New York sont des centres extrêmement importants sur les plans économiques et financiers, et nous pouvons voir que tous les acteurs de ce monde entretiennent des liens importants avec ces centres de pouvoir : les Chinois, le monde arabe, etc. Ainsi, je ne pense pas que le monde des affaires russe se donne pour objectif de rompre tous ses liens avec les marchés boursiers de Londres et de New York, et avec les banques qui s’y trouvent, et ainsi de suite.


Jusqu’à un certain point cependant, nous serons obligés d’opérer sur une base plus nationale. Par exemple, la Russie n’a pas de système de cartes de paiement [crédit] national ; nous avons recours à Visa, MasterCard et aux autres cartes acceptées à l’échelle internationale. Nous allons maintenant créer un système de carte national, qui ne sera bien évidemment utilisable que sur le territoire de la Fédération de Russie, et la seule devise utilisée sera le rouble. Jusqu’ici, nous n’avions rien de semblable ; nous étions totalement dépendants de systèmes existants à l’extérieur de la Russie, et qui étaient contrôlés par le gouvernement américain. Mais lorsque Visa et MasterCard ont décidé de bloquer l’activité de certaines banques, et qu’ils se sont ravisés (dans un cas au moins, car ils ont affirmé qu’il y avait eu une erreur d’évaluation), nous avons compris le message.


Nous avons compris le message que nous ne pouvons pas nous fier entièrement à ces sociétés, car étant domiciliées aux États-Unis, elles doivent se soumettre à la loi américaine. Ceci est un exemple modeste, mais il montre bien comment le système financier russe est en train de revoir ses liens.


Aussi, je pense que les conséquences de ce changement de politique économique auront à voir avec l’approfondissement de nos relations avec les économies d’Extrême-Orient, comme la Chine, ainsi que celles du sud-est. Ces pays n’ont pas imposé de sanctions à la Russie. Même le Japon, qui a, je crois, gelé les négociations sur le régime des visas libres [permettant de voyager sans visa entre la Russie et le Japon, NDLR], n’a pas imposé de sanctions économiques à la Russie. Les Chinois nous ont soutenus le plus fortement au cours de cette crise, et les pays d’Asie, tel que la Corée du Sud, la Malaisie ou Singapour ont leur propre approche, qui n’a rien à voir avec celle des pays de l’OTAN.


Ainsi, je crois que la Russie devra réorienter une partie de son économie, incluant ses exportations de gaz et de pétrole, vers l’Est, là où se situe, de plus en plus, le centre du pouvoir économique. Il ne s’agira pas d’un découplage conscient de son économie, mais seulement le fait que les conséquences des sanctions nous conduiront à faire quelque chose que nous n’aurions pas fait dans une situation différente. Nous devrons seulement trouver de nouveaux marchés et de nouvelles opportunités pour nous développer.



La coopération sur l’Afghanistan en danger



Ceci nous amène à notre prochaine question, qui concerne le développement de l’Asie. Victor Ivanov, le chef du Service de contrôle des stupéfiants, a annoncé en novembre dernier un plan de lutte ambitieux contre la production de narcotiques en Afghanistan. Celui-ci devait inclure un effort d’industrialisation conséquent, ainsi que des projets hydroélectriques et d’autres projets d’infrastructure. Ces idées, qui incluaient également la création d’une Société pour le développement de l’Asie centrale, ont été accueillies de manière positive par des personnalités européennes, comme le député européen Pino Arlacchi, ancien dirigeant du Bureau des Nations unies contre le crime et les stupéfiants. Le G8 a été annulé depuis.


Vous avez déjà partiellement répondu à cette question, mais pensez-vous que la Russie puisse poursuivre cette politique de développement de l’Eurasie en particulier, avec la Chine, l’Inde et d’autres pays du sud et de l’est de l’Asie ?


Cette décision de l’OTAN de geler notre collaboration sur l’Afghanistan jusqu’en juin prochain va définitivement, si elle est suivie d’un autre gel, conduire à une absence de collaboration entre la Russie et l’Occident sur l’industrialisation de l’Afghanistan. Elle conduira probablement à une révision des voies de retrait des troupes de l’OTAN, du matériel, ainsi que des installations en Afghanistan vers l’Occident. Deux routes étaient prévues : l’une par voie aérienne, l’autre par voie ferroviaire, passant par le territoire de la Fédération de Russie. Et je pense que le plan d’industrialisation de l’Afghanistan paiera le prix de cette décision politique.


Nous n’avons pas fait ce choix ; nous aurions aimé poursuivre la collaboration sur l’Afghanistan, mais ici, bien entendu, l’OTAN nous a également, je dirais, placés dans une situation très difficile en coupant tous les programmes communs avec la Russie. À partir d’un certain moment, si l’OTAN continue sa politique de restriction concernant ses relations avec la Russie, la Fédération de Russie peut elle aussi prendre certaines décisions qui ne seront pas, probablement, accueillies avec plaisir par l’OTAN. Ces décisions rendront toute collaboration future en Afghanistan impossible.


Si nous parlons d’un développement plus ambitieux en Eurasie, je pense que la Russie s’est déjà engagée dans un projet important, qui est le projet d’Union douanière. L’Union douanière fonctionne déjà, et je crois que l’Arménie s’y joindra probablement en 2014, amenant le nombre de pays participants à quatre. D’autres pays devraient s’y joindre également ; je sais que l’Inde aimerait avoir un certain statut à cet égard, et que d’autres pays ont exprimé de l’intérêt.


Ainsi, définitivement, les nouveaux leaders en termes de développement économique, tels la Chine, l’Inde et d’autres, seront pour nous d’importants partenaires de notre développement économique futur. Malheureusement, les liens économiques avec l’Occident peuvent souffrir de certaines décisions politiques. Ceci ne devrait pas avoir lieu dans le cas des pays asiatiques. Ces pays ne cherchent aucunement à nous dicter quelque condition politique que ce soit ; ils n’ont adopté aucune sanction à l’égard de la Russie. Ils nous considèrent comme un partenaire et pas seulement comme un pays qui devrait suivre les conseils de l’Occident. Et ceci est une grande différence dans nos relations avec les pays orientaux, comparativement aux pays occidentaux.


Lorsque nous faisons affaire avec l’Occident, nous avons toujours l’impression d’être soumis à des pressions, d’être critiqués, on nous dit ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire, comme si, à Washington et à Bruxelles, ils savent mieux que nous ce que nous devrions faire, nous les Russes, et ce qui convient le mieux à nos intérêts nationaux. Les Chinois, les Indiens, les Malais et les Sud-Coréens, même les Japonais, ont une approche complètement différente. Ils pensent que, de la même manière qu’ils décident à Tokyo et à Séoul, les Russes peuvent tout aussi bien décider par eux-mêmes à Moscou. Et ceci créé un cadre politique très positif pour le développement de la coopération économique.



Défense de la Terre contre fantasmes géopolitiques



Un nombre croissant d’Américains, incluant dans les milieux militaires et politiques, sont d’accord avec LaRouche pour dire que le président des États-Unis joue à un jeu dangereux, qui est celui de la guerre thermonucléaire, une guerre impliquant les États-Unis et d’autres pays contre la Russie et la Chine. Certains vont même jusqu’à dire qu’Obama devrait être immédiatement destitué pour cela. D’autres sont très perturbés par la cessation de toute coopération entre la Russie et les États-Unis dans bien des domaines, allant de l’exploration spatiale à la recherche sur l’énergie nucléaire.


Vous avez déclaré que les pays devraient travailler ensemble pour défendre la planète contre les astéroïdes et les comètes – l’Initiative de défense de la Terre. Que diriez-vous aujourd’hui de l’importance d’une coopération internationale pour résoudre des problèmes communs à toute l’humanité ?


Je dirai qu’il y a malheureusement une bonne partie de la classe politique de plusieurs pays influents (et j’entends par là les États-Unis en premier lieu) qui est aveuglée par des considérations géopolitiques, par son désir de dominer le monde. On appelle cela le « leadership américain », mais je pense que M. [Zbigniew] Brzezinski l’a exprimé de manière plus directe : l’« hégémonie américaine ». Cet objectif, qui est d’arriver à l’hégémonie américaine, est un faux objectif. C’est mauvais pour les États-Unis, car cela détourne le potentiel du pays vers quelque chose qui peut les mettre en danger, bien plus que de promouvoir ses intérêts.


Lorsque j’ai dit que les pays devraient travailler ensemble pour défendre la Terre contre les astéroïdes et les comètes, cela peut donner l’impression d’être un danger distant, mais en réalité, si vous regardez les données scientifiques de la dernière décennie, vous verrez qu’à deux ou trois occasions, des astéroïdes de grande taille sont passés à une distance de la Terre qui est, à l’échelle cosmique, l’équivalent d’un cheveu. 300 millions de km, ce n’est presque rien ! Un petit changement le long de leur trajectoire et ces objets nous frappent.


Et alors, rien n’aura plus d’importance : savoir si madame Hillary Clinton sera la prochaine présidente des États-Unis ou non ; ou bien ce que M. Robert Kagan pense à Washington, ou ce que les États-Unis pensent de la réunification de la Russie et de la Crimée. Les choses reprendraient, nous pourrions dire, d’un seul coup leur vraie valeur. Et la vraie valeur des choses nous dira que nous avons raté la possibilité de nous défendre contre une malédiction aussi grande, car nous étions en train de suivre les fantasmes de M. Robert Kagan sur la manière dont les États-Unis pourraient dominer le monde.


Ainsi, je pense que ces faux objectifs sont quelque chose qui aveugle la classe politique américaine. Pas tous : je sais que certains au Congrès, je dirais, 10 % des sénateurs et des députés font preuve de bon sens. Mais la majorité est aveuglée par cette question. C’est comme si la chose la plus importante dans le monde était de dire aux autres comment ils doivent se comporter, à quoi ils devraient ressembler à l’intérieur et à l’extérieur, et quel type de démocratie ils devraient avoir ! Mais si vous avez une crise climatique globale, si le niveau des océans devait augmenter d’un seul mètre, la moitié de New York serait submergée et ainsi, en un seul instant, nous verrions que cela n’est pas important – ce qu’ils sont en train de débattre en ce moment aux États-Unis. Ce qui importe est de savoir comment va survivre l’humanité.


Malheureusement, j’ai bien peur que nous soyons bien plus près d’une telle situation que nous le pensons, et rien n’est fait à ce sujet. Il n’y a aucun programme pour utiliser les capacités que nous avons en termes de missiles pour combattre les astéroïdes, par exemple. Ce problème « n’existe pas ! » Mais il y a, bien sûr, un programme coûtant des milliards et des milliards de dollars – pour construire un système antimissile qui cherchera à neutraliser le potentiel nucléaire de la Russie.


Qu’en penser ? De quoi s’agit-il ? D’une forme d’aveuglement ? D’un manque de compréhension ? Ou seulement se donner l’illusion de puissance ? J’ai bien peur que quelque chose n’arrive venant nous montrer à quel point certains objectifs géopolitiques ont une importance toute relative, et qui sont mis de l’avant comme la chose la plus importante au monde. Il y a d’autres choses qui sont plus importantes, et si nous n’en prenons pas conscience par nous-mêmes, le cours des événements nous montrera que nous avons eu tort.



Par la Rédaction de Solidarité & Progrès


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GB - 1re Guerre mondiale - 1/2

GB - 1re Guerre mondiale - 1/2 | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Légende photo : pour le roi britannique Édouard VII (à droite), la coopération continentale eurasiatique nouée par le chancelier allemand Bismarck, le ministre français des Affaires étrangères Gabriel Hanotaux et le ministre russe des Finances Serge de Witte (à gauche) était un {casus belli}. En effet, elle menaçait l’hégémonie de l’Empire britannique fondée sur sa domination des océans.

 

 

Comment l’Empire britannique orchestra la Première Guerre mondiale - 1/2


Lors d’une discussion informelle à Berlin le 5 novembre, Helga Zepp-LaRouche, présidente du Büso (notre parti frère en Allemagne), a dépeint, pour ceux qui estiment qu’un nouveau conflit est impossible, le danger d’une troisième guerre mondiale, en comparant la situation géopolitique actuelle avec celle ayant préfiguré la Première Guerre mondiale. Extraits.



Voyons brièvement ce qui a conduit à la Première Guerre mondiale, car il existe de nombreux parallèles avec la situation présente. Les motifs sont très similaires, bien que les prédicats soient différents, de même que la situation historique. En réalité, les préparatifs de la Première Guerre mondiale se sont graduellement mis en place durant une trentaine d’années.


On entend toujours dire que la Première Guerre mondiale était un conflit entre nations. C’est une ineptie. Les États qui se sont fait la guerre à l’époque étaient tous des empires. L’Empire austro-hongrois, le royaume de Prusse, l’Empire britannique, la Russie tsariste – ce n’étaient pas des États-nations souverains, mais des empires.


On pourrait faire remonter très loin le début des préparatifs de cette première guerre dite mondiale. Mais pour traiter le sujet, on pourrait peut-être commencer par s’intéresser à la guerre franco-allemande de 1870-71, qui livra l’Alsace-Lorraine à l’Allemagne, et à la façon dont le chancelier Otto von Bismarck (1815-1898) réussit à réunir les différentes petites principautés allemandes en un État-nation unifié.


La France n’a jamais accepté le traité de Francfort de 1871, qu’elle considérait comme extrêmement humiliant. C’était donc une bombe à retardement dont on entendait déjà le tic-tac. En réalité, Bismarck a plutôt bien fait en renonçant à poursuivre la guerre.


Bismarck est en dernière analyse (même si ce n’est pas notre thème de ce soir) un personnage extrêmement intéressant, parce que c’est lui qui introduisit en Allemagne le « système américain d’économie politique ».


Auparavant, il avait défendu le système féodal de libre-échange, le libéralisme, mais après avoir pris connaissance des idées de l’économiste américain Henry C. Carey, notamment, il devint un défenseur du protectionnisme. C’est lui qui dirigea toute la révolution industrielle allemande, de telle sorte que, d’Etat féodal et agricole, l’Allemagne se transforma très rapidement en nation industrielle. Cela jouera aussi un rôle par la suite.


En tout cas, Bismarck était intelligent, et à vrai dire un peu humaniste par certains côtés, même s’il eût rechigné à l’admettre. Mais c’est quelqu’un qui a très bien compris la diplomatie. Il a organisé toute une série de traités – avec l’Autriche, la Roumanie, l’Italie et la Russie – pour s’assurer que les divers conflits nationaux ne dégénèrent pas en guerre.


Le plus important d’entre eux est le Traité de réassurance qu’il conclut avec la Russie le 18 juin 1887, prévoyant que si la France attaquait de nouveau l’Allemagne, la Russie resterait neutre, autrement dit qu’elle ne s’allierait pas dans ce cas avec la France contre l’Allemagne. Vu la bombe à retardement que représentait l’Alsace-Lorraine, c’était un aspect très important.


Au départ, l’accord fut conclu pour seulement trois ans, de 1887 à 1890, mais au moment où il devrait être renouvelé, au printemps 1890, l’empereur congédia pratiquement Bismarck, avec la bénédiction des Britanniques qui avaient tout intérêt à l’écarter. D’abord, parce qu’il comprenait les manipulations de Londres mieux que tout autre, et aussi parce qu’il avait fait de l’Allemagne une puissance industrielle de premier plan. Bref, pour les Anglais, il était une épine dans le pied.


Son successeur à la chancellerie, le général Georg Leo von Caprivi (1831-1899), ne voyait pas du tout l’intérêt de proroger le Traité de réassurance et ne le renouvela donc pas, ce qui eut des conséquences dramatiques.

Comme je l’ai dit, Bismarck avait conclu tous ses traités, et surtout l’alliance avec la Russie, pour faire contrepoids à l’alliance entre l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie. Or, pratiquement dès l’expiration du Traité de réassurance, la Russie et la France entamèrent des négociations secrètes en vue d’une nouvelle alliance militaire. Les chefs militaires de tous les États se disaient alors qu’il y aurait une nouvelle guerre, que la guerre était inévitable et tous commencèrent à s’armer.


Je pense qu’à partir du moment où l’on se dit que la guerre est inévitable, on finit par l’avoir. Si, au contraire, on se dit qu’une autre politique est possible afin d’éviter la guerre, alors on l’évitera. Il n’existe aucune force naturelle, aucun automatisme en matière de guerre ou de paix.


En tout cas, le tsar Alexandre III de Russie (le fils d’Alexandre II, qui était un proche allié d’Abraham Lincoln) ne voyait pas non plus l’utilité de garder le Traité de réassurance. Les militaires russes pensaient, quant à eux, que l’Allemagne n’attaquerait de toute façon pas la Russie, car si elle le faisait, la France lui déclarerait la guerre, et comme les Allemands ne pouvaient se permettre une guerre sur deux fronts, il n’y avait aucun souci à se faire.


Tous se confortaient dans cette opinion, en dépit des avertissements de l’ambassadeur allemand en Russie, le général Von Schweinitz, mettant en garde contre l’ouverture de négociations entre la Russie et la France. Quant à Caprivi, il croyait que la Russie ne s’intéressait qu’aux détroits, Bosphore et Dardanelles, et pas à la France.


De plus, tous ces monarques, rois et empereurs, étaient apparentés entre eux – cousins, beaux-frères, etc. – dans des liaisons plutôt incestueuses. Et ils se supportaient de moins en moins. Le tsar russe nourrissait une profonde aversion pour l’empereur allemand Guillaume II, attisée par les rumeurs de cour qui circulaient. Ces ragots étaient savamment entretenus, si bien que les souverains se détestaient tous de plus en plus.


M. Lambsdorff, l’attaché du ministre russe des Affaires étrangères Nicolas Giers, aurait affirmé par exemple que le tsar disait vouloir anéantir l’Allemagne à la première occasion venue. Dans son journal, Lambsdorff écrivait que ces dirigeants semblaient ignorer que ces guerres d’anéantissement finiraient par faire disparaître l’empire et le régime tsariste eux-mêmes, qui seraient remplacés par des gouvernements républicains, socialistes, sociaux-démocrates ou autre. Cela prouve qu’il y avait à l’époque des gens qui comprenaient la situation. Voilà pour ce qui est des intérêts divergents.


 

Par Helga Zepp-LaRouche (20 novembre 2011)


Source du texte : 

http://www.solidariteetprogres.org/documents-de-fond-7/histoire/article/comment-l-empire-britannique.html

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Les BRICS "consolidés"

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Les BRICS « consolidés » face à la rhétorique antirusse de l’Occident


Les actions antirusses entreprises par l’Occident sur fond de crise en Ukraine n’ont fait que rapprocher les pays de la zone BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), considère Vadim Loukov, coordinateur du ministère russe des Affaires étrangères pour le G20 et les BRICS.


« La crise ukrainienne et les actions antirusses de l’Occident ont déjà eu une influence sur les BRICS. Ils ont contribué à la consolidation de l’alliance. Suite aux appels lancés par certains hommes politiques afin d’empêcher la Russie de participer au sommet du G20 prévu en Australie, nos partenaires des BRICS ont riposté en condamnant les sanctions contre la Russie », a indiqué le diplomate dans une interview à RIA Novosti.


En marge du sommet sur la sécurité nucléaire tenu fin mars dernier à La Haye, les ministres des Affaires étrangères des pays BRICS ont condamné les sanctions occidentales en tant qu’instrument de règlement de la situation en Ukraine.


Un changement de pouvoir s’est opéré en Ukraine le 22 février à l’issue de plusieurs semaines de contestation populaire meurtrière. La Rada suprême a destitué le président Viktor Ianoukovitch, reformé la constitution et fixé l’élection présidentielle anticipée au 25 mai prochain.


Le renversement du régime ukrainien a débouché sur des protestations populaires dans les régions du sud-est du pays, notamment dans la république autonome de Crimée, qui a fini par proclamer son indépendance vis-à-vis de Kiev avant d’adhérer à la Fédération de Russie.


À l’heure actuelle, plusieurs villes de l’est et du sud de l’Ukraine, dont Donetsk, Kharkov et Lougansk, connaissent une mobilisation de militants prorusses qui réclament la tenue de référendums sur le statut politique de leurs régions à l’instar de celui organisé en Crimée.



Par David Von Teuscher


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La police de LLN va flasher

La police de LLN va flasher | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Il faudra penser à lever le pied ce jeudi 17 avril dès 6 heures. La police d’Ottignies-Louvain-la-Neuve procèdera à un contrôle de police.


La police d’Ottignies-Louvain-la-Neuve participera à la Journée européenne du contrôle de la vitesse, ce jeudi 17 avril, dès 6 h. Deux radars fixes seront activés pendant 24 heures : il s’agit des radars situés sur la chaussée de Bruxelles (dans le sens Rixensart vers Ottignies) et la RN238 (dans le sens Louvain-la-Neuve vers Wavre).


En outre, le service Roulage effectuera deux contrôles avec son radar mobile, en cours de journée, sur la RN4 et le bd de Lauzelle. Il sera secondé par le service Intervention puisque – en plus d’être flashés et verbalisés – les automobilistes qui ne respectent pas les limitations de vitesse sont susceptibles d’être interceptés.


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BE - Commerce d’organes

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Commerce d’organes : plusieurs affaires ces dernières années

 

Quatre procès-verbaux relatifs à des faits de commerce d’organes ont été rédigés en Belgique entre 2009 et le premier semestre de l’année 2013. Selon des estimations, quelque 10.000 transplantations illégales d’organes seraient réalisées chaque année à l’échelle mondiale.


Quatre procès-verbaux relatifs à des faits de commerce d’organes ont été rédigés en Belgique entre 2009 et le premier semestre de l’année 2013, dont deux rien qu’en 2009, un en 2011 et le dernier en 2012, selon des chiffres livrés par la ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet (cdH) en réponse à une question écrite du député Theo Francken (N-VA).


Selon des estimations, quelque 10.000 transplantations illégales d’organes seraient réalisées chaque année à l’échelle mondiale. L’observatoire mondial du don et de la transplantation évoque même le chiffre de 100.000 transplantations.


Ces personnes vont généralement en Chine, en Inde ou au Pakistan pour ces opérations. Ils déboursent jusqu’à 200.000 dollars pour un rein, enrichissant ainsi les trafiquants d’organes.


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UCL - R.S. LINDZEN & LE CLIMAT

UCL - R.S. LINDZEN & LE CLIMAT | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Conférence exceptionnelle du Professeur RICHARD S. LINDZEN Alfred P. Sloan Professor of Atmospheric Sciences, Massachusetts Institute of Technology (MIT), USA
 (*) intitulée :   
«GLOBAL WARMING, LANGUAGE, MODELS AND REALITY» le 07 mai 2014, à 19h, Auditoire SUD 18, Place Croix du Sud, à Louvain-la-Neuve.

 


(*) Richard S.Lindzen, né le 8 février 1940, est un physicien américain, professeur de météorologie au Massachusetts Institute of Technology (MIT).


Richard Lindzen est connu pour son travail sur la dynamique de la moyenne atmosphère, les effets de marée atmosphérique et la photochimie de l'ozone. Il a publié plus de 200 articles et ouvrages scientifiques.


Il est l'un des principaux auteurs du chapitre 7, "Processus climatiques physiques et rétroactions", du troisième rapport d'évaluation du GIEC sur le changement climatique.


Il a émis en 2001 l'hypothèse de l'effet iris. C’est l’un des climatologues les plus renommés et respectés de sa profession.


Richard Lindzen dénonce l'alarmisme en matière de réchauffement climatique et est critique vis-à-vis des pressions politiques exercées sur les climatologues pour les conformer à ce qu'il appelle le catastrophisme climatique. 



Entrée gratuite mais inscription souhaitée.

Pour s'inscrire, veuillez cliquer sur le titre de l'article. 


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Grèce - Austérité et décès

Grèce - Austérité et décès | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source dessin :  chronique-libre.com



Avec l’austérité imposée à la Grèce, les gens meurent faute de soins.


Un tiers de la population grecque est aujourd’hui privée d’assurance maladie et n’a plus d’accès aux soins de santé. Des milliers d’enfants ne sont plus vaccinés. La santé publique est-elle en péril en Grèce ?


Le site Solidaire du Parti du travail de Belgique vient de publier en trois parties un long entretien avec Olga Siantou, infirmière à Athènes, membre du secrétariat du PAME, le Front militant syndical, et membre du conseil général d’ADEDY, la confédération syndicale des travailleurs du secteur public. Extrait.


À la télévision, on a pu voir des images de services d’urgences bondés, de malades qui ne peuvent payer leur traitement, de manque de personnel… Et, entre 2009 et 2012, le budget de la santé a été réduit de 30 %. Les mesures d’austérité imposées dans la santé publique sont apparemment lourdes de conséquences…


Olga Siantou : Effectivement, et le budget 2014 prévoit une nouvelle réduction de 12,5 % des dépenses sociales et de 19,7 % des dépenses publiques de santé. Le financement public de l’Office national des services de santé (EOPYY) est réduit de 30 %, et, pour les hôpitaux, de 32 %, c’est-à-dire 5 milliards en moins ! Chaque année, les coupes sont plus importantes.


Ces chiffres expliquent les scènes d’horreur dans les hôpitaux, mais aussi dans les quartiers populaires et les îles. Le service des urgences de l’hôpital Evangelismos d’Athènes, un des plus grands hôpitaux publics, ressemble à une zone de guerre depuis que le gouvernement de coalition Nouvelle Démocratie (conservateurs) et PASOK (sociaux-démocrates) a fermé plusieurs hôpitaux à Athènes.


Il y a des queues interminables devant les guichets, des listes d’attente de 5-6 mois pour une consultation. Des patients qui ont eu un accident vasculaire cérébral (AVC) doivent attendre 8 à 10 heures pour subir un scanner cérébral, d’autres attendent des examens sur des civières aux urgences pendant 24 heures avant d’être transférés dans une chambre.


C’est une véritable cruauté. Malgré les efforts du personnel, cette situation coûte des vies humaines. Des lits avec tout l’équipement nécessaire dans des unités de soins intensifs ne sont pas opérationnels à cause du manque de personnel. En même temps, des patients ayant besoin d’une assistance respiratoire sont installés sur des lits d’appoint au lieu d’être aux soins intensifs.


Des patients quittent l’hôpital, livrés à leur sort, parce qu’ils ne peuvent pas payer les examens ni l’hospitalisation. D’autres ne peuvent acheter leurs médicaments. Des gens meurent parce qu’ils n’ont pas eu le traitement nécessaire à temps.


Quatre hôpitaux des caisses d’assurance maladie et huit hôpitaux publics d’Athènes et de Thessalonique ont été fermés. D’autres hôpitaux ont été fusionnés. D’ici 2015, des hôpitaux psychiatriques et d’autres hôpitaux fermeront et le personnel sera mis en disponibilité ou purement licencié. Le nombre de lits d’hôpitaux dans tout le pays comme celui de postes de personnel statutaire a diminué. 10.000 lits ont été supprimés. Le recrutement de personnel statutaire a été arrêté.


Le taux de chômage en Grèce a atteint, en novembre 2013, le record de 28 %, soit plus du double de la moyenne européenne (12,1 %). Chez les jeunes, il est de 61,4 % ! Quand on sait que ces chômeurs sont privés d’allocations et de couverture sociale après un an, la gratuité des soins pourrait être à l’ordre du jour ?


Olga Siantou : Pas du tout ! Au contraire, des mesures sont prises pour renforcer la gestion des hôpitaux comme des entreprises, selon la logique recettes-dépenses. La plus grande partie des dépenses est couverte par les caisses d’assurance et les patients. Les personnes qui ne sont pas assurées doivent payer leurs soins dans certains hôpitaux, tandis que, dans d’autres, elles doivent remplir une « déclaration d’engagement » à payer le coût des soins. Si elles ne payent pas, cette dette sera prélevée par le service des impôts. Les dettes des milliers de chômeurs et de non assurés sont transmises aux impôts. Ces dettes se rajoutent aux nouveaux impôts qui frappent les familles grecques.


Alors que les contributions pour la sécurité sociale, les impôts et les taxes sur les produits de consommation populaire augmentent, des acquis du passé sont retirés. Une grande partie des examens médicaux étaient gratuits pour les assurés. Aujourd’hui, certains examens sont facturés aux assurés, entièrement ou partiellement, et certains remboursements ont été plafonnés. Un plafond a par exemple été imposé au remboursement des tigettes de taux de sucre et d’autre matériel nécessaire aux diabétiques.


Les assurés doivent désormais payer de leur poche les mammographies et les examens prénataux, y compris les échographies. De nos jours, le suivi prénatal devrait être gratuit et obligatoire, à charge de l’État, pourtant il coûte extrêmement cher. Cela a conduit à la naissance d’enfants atteints de malformations incurables qu’on aurait pu prévenir.

Les campagnes publicitaires publiques essaient de nous convaincre que se faire vacciner contre telle ou telle maladie est une responsabilité personnelle, à l’instar des messages comme « fumer nuit gravement à la santé ».


L’allocation d’accouchement a été supprimée pour les femmes qui accouchent dans un hôpital public, ensuite pour celles qui accouchent dans une clinique privée. Le manque de matériel dans les laboratoires du secteur public a obligé les assurés à s’adresser au secteur privé et à payer 15 % des frais.


Les hôpitaux publics subissent la pression des monopoles des médicaments, du matériel sanitaire, de la gestion des déchets, de la restauration, de l’informatique (Intracom par exemple), des services de sécurité et de propreté, des banques et compagnies d’assurance, etc.


En même temps, le gouvernement veut baisser le coût du fonctionnement des hôpitaux avec le démantèlement des droits des travailleurs. De plus en plus de travailleurs travaillent dans plusieurs programmes que le gouvernement met en place avec des fonds de l’UE au nom de la lutte contre le chômage.


Par ailleurs, des mesures sont prises pour « libéraliser » les métiers de la santé et réduire le taux de profit des pharmaciens au bénéfice des monopoles des médicaments.


La bonne volonté du personnel ne suffit pas pour traiter des milliers de patients tous les jours quand l’État ne fournit pas les moyens nécessaires en infrastructure, personnel, équipement, matériel sanitaire, etc.


L’hôpital Métaxa, spécialisé dans le traitement du cancer, ne dispose que 50 % du personnel nécessaire. Presque toutes les équipes n’atteignent pas le personnel minimum prévu par le seuil de sécurité. Dans le même hôpital, la liste d’attente d’un patient atteint du cancer pour une radiothérapie varie entre 2 et 4 mois. Or le cancer n’attend évidemment pas !



Quelles en sont les conséquences des mesures d’austérité pour les patients et le personnel de santé ?


Olga Siantou : Presque toutes les mesures d’austérité ont un impact sur la santé du peuple. Citons les diminutions de salaire, l’augmentation des formes flexibles de travail, la suppression des conventions collectives, l’augmentation des heures de travail et de l’âge de départ à la retraite, la libéralisation des licenciements, la plus large marchandisation de la santé et de la sécurité sociale, l’augmentation du coût des médicaments pour les patients, les coupes dans les services publics de santé et de sécurité sociale, l’augmentation du prix de l’électricité et du mazout de chauffage…


Les coupes dans le secteur de la santé conduisent à une détérioration du niveau des services offerts et à leur marchandisation accrue.


La prévention du premier niveau est cédée à des monopoles, ainsi que de nombreux autres services des hôpitaux publics (nettoyage, repas pour les patients, etc.). Le gouvernement se prépare à céder les laboratoires d’analyses à des monopoles et à vendre des hôpitaux entiers.


Les cliniques privées ont été longtemps soutenues par les lacunes du système de santé publique. Les médecins étaient obligés (et le sont toujours) de rediriger des patients vers le privé, même malgré eux. Par exemple, quand le scanner d’un hôpital public est en panne, le patient est envoyé vers le privé, où il doit bien sûr payer. Une petite partie du personnel scientifique a aussi contribué au renforcement du système clientéliste du secteur public vers le privé.


De façon plus générale, la coexistence des secteurs public et privé de santé a conduit à la situation misérable d’aujourd’hui et au renforcement des monopoles. Résultat : des travailleurs épuisés, des patients qui ne sont pas soignés même s’ils payent une fortune. D’ailleurs, même le système public est celui du capitaliste collectif, de l’État. C’est le peuple qui trinque, tant pour le secteur privé que pour l’État. Un cadre du gouvernement a récemment déclaré : « L’État gardera tout ce dont le secteur privé ne veut pas. »


Il faut aussi noter que, en matière de prévention et de soins de première ligne, les bénéfices sont plus importants, parce que les personnes en bonne santé ou qui n’ont pas de problème grave y vont aussi. Ce n’est pas un hasard si, dans notre pays, les marchands d’armes investissent dans le secteur de la santé et dans les centres de diagnostic.



La Rédaction de Solidarité & Progrès


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Du sang artificiel ?

Du sang artificiel ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Du sang artificiel fabriqué en usine coulera peut-être bientôt dans vos veines


Un labo, des hommes en blouse blanche avec des calepins et des cuves remplies de sang, non ce n’est pas un cauchemar futuriste, cela pourrait tout simplement être l’avenir. D’ici quelques années, produire du sang artificiel à grande échelle devrait être possible. Selon une information du Telegraph, le procédé devrait bientôt être testé sur des patients en Grande-Bretagne. Des résultats concluants pourraient entraîner sa généralisation.


Derrière cette prouesse, un homme, le professeur Marc Turner, financé par la très sérieuse fondation Wellcome Trust. Le chercheur a mis au point une technique de culture de globules rouges à partir de cellules souches pluripotentes. Première étape, prélever des cellules humaines qui sont ensuite reconfigurées en tant que cellules souches. La seconde, créer des conditions biochimiques semblables à celles du corps humain pour cultiver des cellules du sang de groupe O.


« Bien que des recherches similaires ont été entreprises ailleurs, c’est la première fois que quelqu’un produit du sang, dont la qualité et la sécurité sont suffisantes pour transfuser un être humain," a assuré au Telegraph le professeur Turner. Si le sang a déjà été fabriqué, l’essai clinique devrait débuter fin 2016 début 2017. Trois patients devraient y participer, tous étant atteints d’anémie, une maladie qui nécessité d’être transfusé régulièrement.


À terme, cette nouvelle technique ouvre la possibilité à la production sans limites de sang de groupe O, compatible avec tous les patients. Pourraient-elles se révéler dangereuses ? "Les cellules ne poseront pas de problème," avance Marc Turner même si, par sécurité, un procédé a été mis au point pour les retirer des patients en cas de besoin.


Il reste néanmoins du chemin à faire avant de pouvoir répondre intégralement à la demande. En Grande-Bretagne, ce sont 2 millions d’unités de sang qui sont transfusées chaque année alors qu’en France, près de 3 millions de personnes donnent leur sang chaque année. À ce stade, la production d’une unité de sang coûterait 120 livres environ (145 euros), un chiffre qui pourrait être réduit si le laboratoire du professeur Turner trouve le moyen d’en produire à échelle industrielle, et d’en réduire les coûts.


Par Stanislas Kraland


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Qui sont les assaillants du Sud-Est de l’Ukraine ?


Qui sont les assaillants du Sud-Est de l’Ukraine ?


Durant le week-end des 12 et 13 avril, la rébellion contre le pouvoir central a commencé dans le Sud-Est de l’Ukraine. Des hommes armés non identifiés ont pris d’assaut les bâtiments officiels des villes de la région de Donetsk. Qui sont ces hommes, et que veulent-ils ? Le journal ukrainien Vesti décrypte les événements récents.


Les 12 avril et 13 avril, des hommes armés se déclarant « membres de l’autodéfense de Donetsk » ont pris d’assaut des bâtiments officiels à Slaviansk, Krasniï Liman, Kramatorsk, Makeevka et Marioupol. Partout, les assaillants ont ôté le drapeau ukrainien du fronton des édifices et hissé le drapeau russe à la place.


Slaviansk, surnommée « la passerelle du Donbass » pour sa ligne de chemin de fer qui relie Kharkiv à Rostov-sur-le-Don (sud de la Russie), a été la première à passer aux mains des activistes prorusses, samedi 12 avril.


Dans la matinée, un groupe d’hommes armés a ainsi pris d’assaut le siège de la police de la ville, sous des « Bravo » et « Russie ! » scandés par des habitants rassemblés à proximité. Parmi ces derniers se trouvait notamment la maire de la ville, Nelly Chtepa, qui a affirmé soutenir entièrement les assaillants. « Ce sont des gars de chez nous, a-t-elle déclaré. Ils viennent de Slaviansk et d’autres villes de notre région du Donbass. Ils sont contre la junte de Kiev et veulent simplement être entendus. »


Le même jour, d’autres groupes d’hommes armés ont pris possession des sièges de la police de Kramarorsk, Droujkovka et Konstantinovka, sans rencontrer la moindre résistance de la part des policiers eux-mêmes.


À Donetsk, les manifestants prorusses se sont emparés du bâtiment du ministère régional des affaires intérieures, forçant le ministre Konstantin Pojidaev à démissionner.


Des combattants des ex-forces spéciales ukrainiennes Berkout de Donetsk, rubans de Saint-Georges au bras, ont également fait irruption dans le bâtiment. Ils ont déclaré aux habitants de Donetsk, réunis pour une manifestation, qu’ils étaient désormais « avec le peuple du Donbass».


Les Berkout, dissous par le nouveau pouvoir de Kiev à la fin février dernier, signent ici le premier cas de passage ouvert des forces spéciales du côté des forces protestataires sur le territoire de l’Ukraine continentale. Pour l’heure, les activistes prorusses contrôlent toujours le bâtiment de l’administration régionale de Donetsk et celui des services de la sécurité ukrainienne (SBU) de Lougansk.



Qui sont ces hommes armés ?


Samedi 12 avril, la question était sur toutes les lèvres et les spéculations allaient bon train. La rumeur selon laquelle il s’agit de forces spéciales russes s’est répandue rapidement.


L’hypothèse a notamment été soutenue par le ministère ukrainien des Affaires étrangères, qui a déclaré détenir des preuves concrètes de l’implication de la Russie dans les assauts armés en région du Donbass.


De nombreuses figures officielles ont également assuré que l’Ukraine faisait face à une « agression russe ». Le politologue du groupe Information résistance Dmitri Timtchouk a pour sa part annoncé que ces hommes armés étaient en outre contrôlés par des oligarques locaux.


Cependant, notre correspondant [du journal ukrainien Vesti, ndlr] a pu s’entretenir avec les assaillants de Slaviansk – et n’a rencontré parmi eux aucun Russe (excepté un homme, qui réside à Slaviansk depuis plus de dix ans). Les dirigeants de ces groupes armés sont en réalité des anciens militaires, des parachutistes, des anciens combattants des forces spéciales ukrainiennes, des membres des unités cosaques et des vétérans de la guerre d’Afghanistan.


Beaucoup, parmi les activistes de base, n’ont par ailleurs même jamais servi dans l’armée ni tenu d’arme en main. À les en croire, ils se sont organisés spontanément, au cours du mois dernier, et ont participé aux diverses actions de protestation contre la « junte de Kiev », comme ils qualifient le nouveau pouvoir ukrainien.


« Nous sommes pour une république de Donetsk au sein de l’Ukraine. Nous ne sommes pas des séparatistes. Nous avons pris les armes pour défendre le Donbass de l’invasion de Secteur droit », a expliqué à Vesti le leader de l’unité d’autodéfense locale, Viatcheslav Ponomarev, vétéran de l’Afghanistan et directeur d’une fabrique de savon, qui a été désigné maire de Slaviansk le 13 avril.



Le sang a coulé


Bien que le ministre ukrainien de l’Intérieur par intérim Arsen Avakov ait annoncé dès samedi matin sur sa page Facebook que le commissariat de Slaviansk serait libéré par la force dans la journée, l’opération antiterroriste n’a débuté que le dimanche 13 avril.


Des affrontements ont notamment eu lieu près du village de Semionovka, où les manifestants de Slaviansk avaient dressé un barrage routier. Selon les témoignages des habitants, une voiture immatriculée à Vinnytsia, ville de l’Ouest du pays, est arrivée au check point, puis ses occupants ont ouvert le feu sur les manifestants ainsi que sur les véhicules blindés de l’armée ukrainienne d’une garnison située à proximité.


Une autre confrontation a eu lieu à l’entrée de Slaviansk, près du village de Cherevkovka, où un échange de tirs a opposé manifestants prorusses et forces spéciales ukrainiennes (les protestataires ont affirmé que ces troupes incluaient soit des membres du Secteur droit, soit des mercenaires occidentaux travaillant pour la sécurité ukrainienne). Les forces spéciales ukrainiennes ont finalement échoué à entrer dans Slaviansk et dû faire marche arrière.


Le bilan de ces confrontations : entre un et trois morts – issus des deux côtés – et neuf blessés, dont un officier des forces spéciales ukrainiennes de 42 ans, originaire de Poltava.


Dimanche soir, Slaviansk et d’autres villes étaient toujours sous le contrôle des manifestants. La protestation a même gagné deux grosses villes de la région, Marioupol et Makeevka, et d’autres plus petites.


Parallèlement, dans le centre-ville de Slaviansk, la population régionale s’est mobilisée. Face à l’emploi de la force par Kiev, plus d’un millier de personnes originaires de toutes les villes de la région de Donetsk ont ainsi rejoint les parvis de l’hôtel de ville et du siège de la police pour soutenir les assaillants.


« Nous nous sommes organisés via les réseaux sociaux, confie Olga, une habitante du Donbass. Nous avons mis en place des covoiturages, le transport de pneus pour la construction de barricades et des collectes de nourriture. Nous avons tous des rapports très différents à la Russie : certains voudraient le rattachement, comme dans le cas de la Crimée, d’autres veulent simplement élargir les droits de la région du Donbass… Mais nous sommes en tout cas tous d’accord sur une chose : il n’est plus question que nous nous pliions aux règles actuelles du gouvernement.


Ces petits gars n’ont pas eu peur de prendre les armes pour s’opposer à la junte. C’est pour nous qu’ils se battent – et nous, nous devons les soutenir. »


Par Manon Masset (Source : vesti.ua)


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C'est relatif ...

C'est relatif ... | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Question de points de vue !


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Le Japon brave le verdict de la CIJ

Le Japon brave le verdict de la CIJ | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Aujourd’hui, l’ICR a remis au tribunal un mémoire déclarant qu’il a l’intention de retourner chasser les baleines en Antarctique en 2015-2016 et qu’il va chercher à étendre à d’autres entités Sea Shepherd l’interdiction de faire obstacle à ses opérations


Bravant le récent verdict de la Cour Internationale de Justice à La Haye (CIJ), l’Institut japonais de Recherche sur les Cétacés (ICR) vient de rendre un mémoire au tribunal déclarant qu’ils ont l’intention de retourner chasser les baleines dans l’Océan Austral pendant la saison 2015-2016 avec un nouveau programme de "recherches", qu’ils demanderont la délivrance d’une injonction permanente contre Sea Shepherd USA - bien que l’entité USA ne soit plus active dans l’Océan Austral – et qu’ils la demanderont également pour les autres entités Sea Shepherd.


L’affaire Australie c/Japon a été entendue par la CIJ en juillet dernier pour décider si le Japon enfreint ses obligations internationales en mettant en œuvre son programme de "recherche" JARPA II dans l’Océan Austral, et pour exiger qu’il stoppe JARPA II et qu’il annule tous les permis du même type jusqu’à ce qu’il soit en mesure de démontrer que ses activités sont conformes à la loi internationale.


Par un vote de 12 voix contre 4, le 31 mars, la CIJ a jugé que le programme japonais de chasse baleinière JARPA II n’était pas mené à des fins de recherche scientifique telle que définie par les règlements de la Commission Baleinière Internationale. La cour a ordonné au Japon de révoquer les permis scientifiques délivrés dans le cadre de JARPA II, et de ne plus accorder de nouveaux permis dans le cadre de ce programme. Aujourd’hui, cependant, l’ICR a remis un mémoire à la Cour de District de Seattle aux USA, déclarant clairement son intention de continuer à chasser les baleines malgré ce jugement.


Le fondateur de Sea Shepherd Conservation Society, Paul Watson, réagit: "Lorsque la CIJ a rendu son verdict, je savais que, bien que ce soit une grande victoire qui justifie notre opposition à la chasse baleinière illégale dans l’Océan Austral, on pouvait s’attendre à ce que l’ICR réécrive son programme pour pouvoir reprendre la chasse. J’avais prédit qu’ils le feraient pour la saison 2015-2016.


On dirait bien que c’est ce qu’ils ont l’intention de faire", dit-il. "Je suis convaincu que le Japon n’était pas sincère lorsqu’il a déclaré qu’il respecterait le verdict de la CIJ. Le Japon a tout un passé de duplicité pour ce qui concerne la chasse à la baleine. Je suis sûr que Sea Shepherd Global devra se préparer pour repartir pour l’Océan Austral en décembre 2015 pour, une fois de plus, défendre l’intégrité du Sanctuaire Baleinier de l’Océan Austral", a ajouté le capitaine Watson.


En apprenant les projets de l’ICR, le directeur du Renseignement et des Enquêtes de Sea Shepherd USA, Scott West, a déclaré: "Clairement, les Japonais ont l’intention de violer l’esprit, si ce n’est la lettre, du jugement de la Cour Internationale. Ils ridiculisent la Cour Internationale de Justice, et se présentent devant les tribunaux américains avec les mains pas très propres. Ils sont les premiers à crier à l’injustice dès que quelqu’un ose mettre leurs mensonges en doute, mais ils veulent que le monde respecte les décisions des tribunaux qui sont en leur faveur. Ce sont des braconniers et ils agissent de façon malhonnête."


Clairement, l’ICR est déstabilisé non seulement par le jugement de la CIJ, mais aussi par la recommandation récente du Commissionnaire Peter Shaw à la Cour du Neuvième Circuit demandant que Sea Shepherd USA ne soit pas reconnu coupable d’outrage à magistrat. Dans ses conclusions, l’ICR a menacé: "Si le Neuvième Circuit estime que ce ne sont pas les défendeurs qui se sont rendus coupables d’outrage à magistrat, alors les plaignants pourraient devoir étendre leur action aux parties qui ont effectivement commis cet outrage."


Il a également noté: "Les plaignants pensent que, parmi les autres parties auxquelles ils souhaiteraient étendre leur action, il pourrait y avoir des parties étrangères." Mais comment ils pensent faire comparaître des parties étrangères devant une Cour américaine, cela reste à voir.


Une conférence de mise en état aura lieu le mercredi 16 avril à 10h à la Cour US du district de l’état de Washington, 700 Stewart Street à Seattle, pour fixer la date d’audience au cours de laquelle sera examinée la requête d’injonction permanente visant à interdire à Sea Shepherd USA de faire obstacle à la chasse baleinière illégale dans l’Océan Austral. L’audience est ouverte au public.


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Rien ne marche ? Ils marchent

Rien ne marche ? Ils marchent | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it



Rien ne marche ? Ils marchent


Le mouvement citoyen « Acteurs des Temps Présents » réunit des acteurs syndicaux, associatifs, agricoles et culturels. Du 22 au 26 avril prochain, ils organisent 14 marches à travers la Wallonie. Objectif de ce front social inédit : dénoncer les politiques économiques actuelles.


Ces marches dont le slogan est « Marchons pour nous faire entendre » se clôtureront par un rassemblement à Namur le samedi 26 avril, a précisé jeudi Aïcha Magha, responsable communication de la FGTB wallonne.

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Ce mouvement citoyen organise deux marches dans le Hainaut, trois en province de Namur, cinq en province de Liège et trois en province de Luxembourg. Les groupes rejoindront ensuite Namur, au départ de chaque province, pour le rassemblement du 26 avril.


Les marcheurs iront à la rencontre des citoyens chez eux ou sur leur lieu de travail, dans des entreprises en voie de fermeture ou en faillite, et assisteront à des débats sur le chômage, l’immigration ou la mobilité.


Les « Acteurs des Temps Présents » ont dressé « le sinistre bilan de plus de trente ans de politiques libérales et des mesures d’austérité actuelles ». « Les exigences de profit maximum et l’austérité ont fait des ravages dans tous les secteurs de la société civile : l’agriculture, l’enseignement, l’industrie... Les politiques économiques actuelles nous appauvrissent financièrement, socialement, culturellement et intellectuellement », remarque le collectif, « soucieux du bien-être des générations futures et de ce que nous leur léguons ».


Ce « front social inédit » veut « changer un système économique devenu fou et incontrôlable et dont la plupart des citoyens sont les victimes. » « L’enjeu est de recréer un rapport de force afin de faire bouger les choses », conclut le mouvement.


Par la Rédaction de lavenir.net


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Intestins des chasseurs-cueilleurs

Intestins des chasseurs-cueilleurs | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Légende photo : le peuple hadza est l’un des derniers peuples africains à vivre encore de la chasse et de la cueillette. Un mode de vie qui change leur flore intestinale et qui nous poussent à revoir quelles sont les bonnes et les mauvaises bactéries commensales. © Woodlouse, Flickr, cc by sa 2.0

 


L'étrange flore intestinale des chasseurs-cueilleurs


Les bactéries de nos intestins jouent un rôle crucial dans notre santé et peu à peu, les scientifiques établissent la liste des bonnes et des mauvaises. Mais celle-ci doit être remise à plat, puisque le peuple Hadza, des chasseurs-cueilleurs africains, ne porte pas certains des probiotiques jugés importants, mais ne déclare pourtant pas les nombreuses maladies métaboliques ou intestinales rencontrées dans le monde occidental…

 

Nos entrailles constituent un terrain de jeu privilégié pour de nombreux micro-organismes. Il faut dire que nos intestins sont une aubaine pour de nombreuses espèces bactériennes, qui profitent de la nourriture qui passe dans ce long tuyau pour trouver de l’énergie. En retour, elles nous aident à la digestion, et interviennent en réalité à de nombreux niveaux, facilitant certaines fonctions et nous protégeant de maladies.


Elles sont si importantes qu’il est souvent préconisé de reconstituer les populations disparues après une prise d’antibiotiques ou des diarrhées, à l’aide d’une alimentation saine et équilibrée, ou avec des probiotiques, des compléments alimentaires contenant des bactéries. Les spécialistes savent quelles espèces nous sont les plus utiles, tandis que d’autres sont associées à des maladies.


Le profil microbiotique idéal pourrait-il être universel ? La dernière étude publiée dans Nature Communications semble répondre par la négative, parce que l’humanité est variée et que des modes de vie très différents génèrent d’autant plus de diversité. La preuve avec les Hadzas.



Des chasseurs-cueilleurs à la flore intestinale inédite


Ce peuple tanzanien se compose encore de tribus de chasseurs-cueilleurs, vivant probablement comme le faisaient nos ancêtres avant qu’ils ne maîtrisent lagriculture. Leur régime alimentaire est évidemment très différent de celui du monde occidental. Pourtant, aucune étude sur le microbiote intestinal n’avait été menée chez des groupes humains avec un tel mode de vie.


La tâche (peu enviable) de récupérer les fèces de ces hommes et ces femmes incombait à Stephanie Schnorr, doctorante à l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutionniste, basé à Leipzig (Allemagne). Lorsqu’il a fallu leur demander l’autorisation, celle-ci a été agréablement surprise par la réponse de l’un d’eux, nommé Panda, qui lui dit qu’ils en faisaient normalement cadeau à la terre, mais qu’ils feraient une exception pour elle et lui donneraient volontiers.


En tout, la jeune femme a collecté des échantillons auprès de 27 individus, âgés de 8 à 70 ans. Ceux-ci ont rejoint l’Italie, et plus précisément l’université de Bologne, pour une extraction en règle de l’ADN bactérien présent dans les déjections. Les analyses révèlent une plus grande diversité du microbiote des Hadzas par rapport à celui des Italiens. La comparaison avec deux tribus agricultrices africaines révèle également que les chasseurs-cueilleurs sont les seuls à ne pas présenter l’un des probiotiques les plus communs : Bifidobacterium.


Surprenant ? Pas forcément, puisque ce genre bactérien est associé aux produits laitiers, qui n’entrent pas dans l’alimentation du peuple hadza.



Une coévolution entre l’Homme et ses bactéries


Autre différence remarquable : les hauts niveaux de bactéries du genre Treponema chez les nomades tanzaniens. Ces micro-organismes sont plutôt associés à des maladies : l’un d’eux est à l’origine de la syphilis par exemple. Pourtant, les Hadzas se portent bien, très bien même. Chez eux, pas de diabète, pas d’obésité ni de troubles auto-immuns. Le cancer du côlon ? Ils ne le connaissent pas, ou peu. Les inflammations intestinales comme la maladie de Crohn ? Ils ne se sentent pas concernés. Malgré ces profils microbiotiques qui surprendraient plus d’un spécialiste, les chasseurs-cueilleurs sont en bonne santé. De quoi battre en brèche certaines idées reçues sur la composition idéale des populations bactériennes des intestins !


Une dernière surprise attendait les auteurs de ce travail, dirigé par Alyssa Crittenden, de l’université du Nevada, à Las Vegas. Ils ont noté une nette différence dans les microbiotes des hommes et des femmes hadzas. Une divergence issue de la division des tâches au sein de ce peuple nomade : les hommes sont chasseurs et se nourrissent principalement de viande et de miel. Les femmes, quant à elles, collectent les fruits ou les tubercules, qu’elles mangent en plus grande quantité. Chaque sexe doit avoir l’équipement bactérien adapté à ses besoins.


De telles informations sont importantes à plusieurs titres. D’une part, elles confirment l’importance de l’alimentation sur les populations composant le microbiote intestinal, tout en démontrant l’intérêt de la diversité pour assurer une bonne santé. Or, la nourriture riche en graisses ou en produits transformés, fréquente en Occident, génère des troubles métaboliques devenus source d’inquiétude dans nos sociétés modernes, comme l’obésité ou le diabète.


Enfin, ce travail permet aussi de retracer la coévolution qui s’est produite entre nos ancêtres, chasseurs-cueilleurs, et leurs bactéries intestinales, jusqu’au moment où ils ont commencé à se sédentariser.

 

Par Janlou Chaput, Futura-Sciences

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Brésil - Moustiques OGM

Brésil - Moustiques OGM | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Des millions de moustiques OGM sur le point d’être commercialisés au Brésil


Ce n’est malheureusement pas un scénario de série B. Pour la première fois, des animaux génétiquement modifiés vont être commercialisés en milieu ouvert. Le Brésil est sur le point d’autoriser l’usage de moustiques génétiquement modifiés. Le 10 avril, la Commission brésilienne en charge des OGM (CNTBio) a approuvé, à 16 voix contre une, la dissémination dans l’environnement du moustique transgénique Aedes aegypti commercialisé par l’entreprise britannique Oxitec [1]. Le nom de code de cette lignée de moustiques génétiquement modifiés est OX513A. Pour les autorités brésiliennes, l’enjeu est de lutter contre la dengue, une infection virale potentiellement mortelle transmise à l’être humain par la piqûre de moustiques femelles. En 2013, 2,35 millions de cas de dengue, dont plus de 37 000 étaient des cas d’infection sévère, ont été signalés sur le continent américain, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).


D’après la société Oxitec, qui a déposé la demande de commercialisation en juillet 2013, ces moustiques transgéniques permettraient de « contrôler » la population des moustiques porteurs de dengue en les rendant stériles. Des essais ont eu lieu dans plusieurs villes du Brésil depuis 2011, notamment à Juazeiro dans l’État de Bahia (nord-est du pays). 17 millions de moustiques mâles y ont été relâchés en deux ans, selon un reportage vidéo de France 24.


C’est dans cette même ville qu’a été inaugurée à l’été 2012 l’usine Moscamed, cogérée par le ministère de l’Agriculture brésilien, qui multiplie les œufs de moustique conçus par Oxitec. Du ministère de la Santé aux sociétés Oxitec et Moscamed, les propos sont unanimes : les lâchers de moustiques mâles génétiquement modifiés réduisent drastiquement – de 79 % à 90 % – la population de moustiques sauvages au bout de six mois.



Aucune étude indépendante


La technique utilisée par Moscamed consiste à insérer un gène perturbateur dans des œufs de moustiques qui les rend dépendants à un antibiotique, la tétracycline. Ce médicament est indispensable pour leur croissance, explique Oxitec. L’usine Moscamed se charge de détruire les œufs femelles et assure ne relâcher que les mâles qui ne peuvent pas piquer, donc transmettre la dengue. Ces moustiques mâles génétiquement modifiés sont censés s’accoupler dans la nature avec des femelles « sauvages » et engendrer des descendants non viables, contribuant ainsi à leur extinction progressive. « Ces moustiques, lâchés dans la nature en quantité deux fois supérieure à celle des moustiques non transgéniques, attireront les femelles pour copuler, mais leur progéniture n’atteindra pas l’âge adulte, ce qui devrait réduire la population de l’Aedes aegypti », avance le ministère de la Santé brésilien.


Or, aucune étude indépendante n’a validé les données avancées par Oxitec. Pour de nombreuses organisations écologistes, « le dossier est lacunaire. Aucun plan de suivi post-commercial n’est fourni par l’entreprise, et les soi-disant « résultats probants » des essais en champs (commencés en février 2011) n’ont pas été publiés », rappelle l’association Inf’OGM. Les essais réalisés avec ce même moustique génétiquement modifié, dans les îles Caïmans, ont également montré que la technologie n’était pas si efficace, et qu’il faudrait plus de sept millions de moustiques génétiquement modifiés stériles, par semaine, pour avoir une chance de supprimer une population sauvage de seulement 20 000 moustiques [2].



Reproduction incontrôlée d’insectes OGM ?


N’y a-t-il par ailleurs aucune chance que ces OGM, présentés comme « stériles », se reproduisent ? Selon un document confidentiel rendu public par l’ONG anglaise GeneWatch – qu’elle a pu obtenir grâce aux lois britanniques sur la liberté d’information –, les moustiques génétiquement modifiés par Oxitec ne sont pas aussi stériles que prévu.


La tétracycline, le fameux antibiotique dont dépendent ces insectes, est très largement présente dans les eaux usées et dans la viande issue d’élevage industriel. « Or, les moustiques qui transmettent la dengue se reproduisent dans des environnements largement pollués par les eaux usées, souligne Christophe Noisette, d’Inf’OGM. En présence de cet antibiotique, leurs progénitures ont un taux de survie de 15 % environ et leur descendance est capable d’atteindre l’âge adulte ».


L’étude citée par GeneWatch mentionne aussi que les moustiques GM peuvent survivre, même sans la présence de tétracycline, à hauteur de 3 %, ce qui rend impossible le contrôle de millions de moustiques lâchés dans la nature. « C’est un défaut fondamental de la technologie d’Oxitec qui devrait donc arrêter ses expériences », réagit Helen Wallace, directrice de GeneWatch. Aux côtés d’autres organisations [3], GeneWatch exprime également sa crainte que le nombre de « moustiques tigre » (Aedes albopictus), originaires d’Asie et également vecteurs de la dengue, n’augmente.


Cette espèce extrêmement invasive pourrait en effet occuper la niche écologique laissée par l’élimination des moutisques Aedes aegypti. C’est sur la base de cette absence d’étude d’impacts indépendante qu’une pétition a été lancée en Floride où la firme Oxitec avait prévu des essais à ciel ouvert. La pétition a recueilli près de 130 000 signatures et l’expérience dans cet État américain a été repoussée jusqu’à nouvel ordre.


Du côté d’Oxitec, on assure que cette technique serait « réversible ». « Les moustiques sauvages reviennent lorsque l’on arrête de traiter la zone ». Et c’est là une des clés financières pour Oxitec. Car les moustiques OGM fonctionnent comme des insecticides : pour qu’ils soient efficaces, il faut inonder les zones à traiter en permanence, ce qui implique une production continue de millions de moustiques transgéniques. En bout de course, des millions d’euros pour Oxitec qui a le monopole de cette « technologie ». Et qui a d’ores et déjà breveté l’idée dans la plupart des pays touchés par la dengue. Or, la moitié de la population mondiale environ est exposée au risque d’après l’OMS. Il ne reste plus à Oxitec qu’à attendre la confirmation de l’autorisation par l’État brésilien avant de commencer à percevoir ses royalties.


Le moustique OX513A deviendra alors le premier animal OGM librement commercialisé. D’autres animaux génétiquement modifiés ont déjà été autorisés, comme des poissons transgéniques fluo, nommés Glofish et Night Pear, destinés à un usage décoratif en aquarium. Mais ils sont censés demeurer en milieu confiné.



Par @Sophie_Chapelle

Notes

[1] Voir le communiqué de la CNTBio.


[2] Winskill P, Harris AF, Morgan SA, et al. (2014) Genetic control of Aedes aegypti : data-driven modelling to assess the effect of releasing different life stages and the potential for long-term suppression. Parasites & Vectors 7(1):68.


[3] Third World Network, AS-PTA, Red América Latina Libre de Transgénicos, GeneWatch UK


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GB - 1re Guerre mondiale - 2/2

GB - 1re Guerre mondiale - 2/2 | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Légende de la carte : la construction du chemin de fer transsibérien était un véritable travail de pionnier, qui permit d’ouvrir les vastes espaces de la Russie.



Comment l’Empire britannique orchestra la Première Guerre mondiale - 2/2 (suite de la première partie - voir ci-dessus)



L’alternative du comte Witte


Cependant, il y avait bel et bien une alternative, du fait que Gabriel Hanotaux, devenu ministre des Affaires étrangères de la France depuis 1894, collaborait avec Serge de Witte, lui-même ministre russe des Finances de 1892 à 1903.


Ce dernier avait dans l’idée de réunir les pays eurasiatiques en un bloc pacifié, afin de rendre la guerre impossible. Serge de Witte se réclamait aussi de Friedrich List, c’est-à-dire qu’il avait compris l’idée d’économie nationale, à la différence du libre-échange. Il avait compris que la source de la richesse est le développement de la population, l’éducation populaire et la promotion de la créativité des citoyens. Peu avant, en tant que ministre des Transports, il avait créé la Commission du chemin de fer sibérien. Pendant son mandat, il fit construire 22 000 km de rails, dont le Transsibérien en comptait 8000 à lui seul, reliant Moscou à Vladivostok.


Il avait un collaborateur très proche : le scientifique Dmitri Ivanovitch Mendeleïev (inventeur de la Table périodique des éléments chimiques), qui inspirera plus tard Vladimir Vernadski. Leur dessein était de développer la Russie.


A l’époque, la construction du chemin de fer transsibérien était un véritable travail de pionnier, qui permit d’ouvrir les vastes espaces de la Russie. Neuf mille personnes s’installèrent alors en Sibérie, peuplant ce territoire pour la première fois.


Le comte Witte disait en 1892 :

Personne ne peut plus nier la signification globale de la Route sibérienne. Elle est reconnue dans le pays et à l’étranger. Reliant l’Europe et l’Asie par une liaison ferroviaire ininterrompue, cette route devient un moyen de transit uniformisé par où devront passer les échanges de biens entre l’Ouest et l’Est. La Chine, le Japon et la Corée ont un demi-milliard d’habitants. Et déjà, avec un commerce international s’élevant à plus de 600 milliards de roubles et ce grand système de circulation continentale à vapeur, permettant un transport plus rapide et meilleur marché d’hommes et de marchandises, nous pouvons entrer en relations plus étroites avec l’Europe, un marché ayant une culture manufacturière développée, et y créer par là même une plus grande demande pour les matières premières de l’Est.


Grâce à la Route sibérienne, il y aura aussi une demande plus importante d’usines européennes et de savoir-faire européen, et le capital trouvera un nouveau domaine d’investissement dans l’exploration et le développement des richesses naturelles des nations orientales. Le chemin de fer sibérien peut être d’une grande aide pour l’industrie chinoise du thé, car il pourrait y jouer un rôle dominant. Si les États européens persistent dans la voie actuelle, ils risquent un grand malheur.



Casus belli pour l’Empire britannique


Telle était la situation : grâce à cette coopération eurasiatique, on aurait pu réaliser une grande voie terrestre, ce qui constituait, pour l’Empire britannique, l’exemple absolu de casus belli. Les Britanniques, qui contrôlaient à l’époque le commerce maritime, se disaient que si le Transsibérien se mettait en place, si l’Europe et l’Asie travaillaient ensemble à bâtir cette route terrestre, ils perdraient leur influence.


Tous les pères spirituels de la géopolitique – Mackinder, Milner – montèrent au créneau pour proclamer que les puissances contrôlant les masses terrestres eurasiatiques contrôleraient la planète. Du coup, les pays transatlantiques, l’Angleterre et la France, seraient en perte de vitesse et verraient leur influence diminuer.


Tel était le raisonnement qui inspira la planification de cette guerre par la Grande-Bretagne, notamment par le prince de Galles, Edouard Albert, le futur roi Édouard VII. Au cours d’un long processus, il avait manipulé l’Entente cordiale, la Triple alliance et conclu une alliance militaire avec le Japon.


Fort du soutien de la Grande-Bretagne, le Japon attaque en 1904 la ville portuaire russe de Port-Arthur, déclenchant la guerre russo-japonaise de 1905, qui durera onze mois et sera très meurtrière.


C’est ainsi que l’on avait placé un pion après l’autre sur l’échiquier. Les coups de feu tirés à Sarajevo furent le dernier détonateur, mais non la cause de la guerre. Ce sont ces manipulations géopolitiques qui avaient constitué l’échiquier, préparé longtemps à l’avance.


Quels sont les parallèles avec la situation aujourd’hui ? La Russie, la Chine, l’Asie connaissent à nouveau une croissance. À travers le Pont terrestre eurasiatique, que nous proposons depuis plus de vingt ans, l’Europe et l’Asie se rapprochent de plus en plus. C’est de là que découle aujourd’hui, tout comme avant la Première Guerre mondiale, le danger de guerre.


La réponse doit donc être celle-là même que proposait Serge de Witte, c’est-à-dire une coopération mutuelle entre pays eurasiatiques autour de grands projets économiques communs.


Cela implique, aujourd’hui, que les États-Unis, la Russie et la Chine s’unissent pour réaliser le projet NAWAPA, ce gigantesque chantier d’aménagement hydraulique allant de l’Alaska jusqu’au Mexique en passant par le Canada, et construire un tunnel sous le détroit de Béring, entre l’Alaska et la Sibérie, en liaison avec un ambitieux programme d’infrastructures pour l’extrême orient de la Russie.


Par Helga Zepp-LaRouche (20 novembre 2011)


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BE - Concurrence anormale

BE - Concurrence anormale | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Des ouvriers portugais payés 3,4 € l’heure : « une concurrence anormale des entreprises étrangères »

 

La Confédération Construction a dénoncé mardi « l’usage abusif » du détachement, « qui donne lieu à une invasion d’ouvriers étrangers très bon marché dans notre pays », après l’annonce d’un contrôle sur un chantier à la gare de Bruxelles-Nord ayant révélé que des ouvriers portugais n’étaient payés que 3,40 euros de l’heure par leur employeur portugais.


La Confédération Construction souligne qu’en un an, 6.000 emplois ont été perdus dans la construction.

« C’est totalement inacceptable. Ce type de pratiques nuit gravement au secteur de la construction belge. La lutte contre le dumping social doit rester en haut de la liste des priorités », affirme Robert de Mûelenaere, administrateur délégué de la Confédération Construction, cité dans un communiqué.


Selon l’organisation sectorielle, « les entrepreneurs belges font toujours face à la concurrence anormale des entreprises étrangères qui font usage de prix impossibles à contrer ». Ainsi, en 2013, environ huit entrepreneurs sur 10 auraient perdu un marché au profit d’une entreprise étrangère.



Recréer une concurrence saine


En outre, « de nombreuses entreprises étrangères détachent du personnel dans notre pays, ce qui renforce encore la distorsion de concurrence et entraîne beaucoup de cas de fraude sociale », poursuit la Confédération Construction, pour qui les répercussions pour l’emploi sont également importantes puisque sur une année, 6.000 emplois ont été perdus dans le secteur de la construction.


La Confédération affirme soutenir les contrôles menés et « les sanctions sévères du gouvernement » mais dit attendre davantage.


« Il faut recréer des conditions propices à une concurrence saine dans notre pays. À cette fin, nous devons oser nous poser les bonnes questions par rapport à notre position concurrentielle, mais aussi exiger de l’Europe que le droit social et fiscal soit appliqué de la même manière dans les différents États membres », conclut-elle.


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Casiers judiciaires en réseau

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Les casiers judiciaires en réseau


Le casier judiciaire central belge est connecté avec son homologue croate. Une demande est traitée en quelques heures, pour 3 semaines auparavant…


On l’appelle Ecris. Rien à voir, en l’espèce, avec la conjugaison du verbe écrire… Par contre, il s’agit bel et bien de l’acronyme de European Criminal Records Information System. Tout le monde connaît ? Pas sûr…

Il s’agit en réalité d’un système informatisé permettant d’interconnecter les casiers judiciaires des pays de l’Union européenne. Lancé en 2012, Ecris étend donc progressivement ses tentacules à travers l’Europe. En ce mois d’avril par exemple, le casier judiciaire central belge (CJ.-C.) se voit connecté au casier judiciaire d’un 22e pays, en l’occurrence celui de la Croatie.


Concrètement, qu’est-ce que cela veut dire pour le commun des mortels ? « Les juges d’instruction des pays respectifs peuvent directement voir si un suspect ou un auteur des faits a déjà été condamné dans l’autre pays, explique-t-on au SPF Justice. Prenons un exemple. Si un braqueur de banques condamné à 5 ans de prison en Belgique se fait arrêter en Croatie pour un fait pénalement punissable, il suffira de quelques heures au juge d’instruction pour savoir que le bonhomme qu’il a devant lui a déjà été condamné en Belgique. Ce qui lui permet de prendre des mesures qu’il estimera plus appropriées. Quelques heures donc, c’est considérablement mieux que les trois semaines qui étaient auparavant nécessaires après la demande du juge d’instruction croate, alors expédiée par fax ou par la poste… Le système fonctionne dans l’autre sens aussi, bien sûr. Tout comme cela marche avec les 21 autres pays avec lesquels la Belgique est connectée. »


Bref, c’est rapide, c’est sur demande (automatisée) et c’est directement traduit dans la langue du pays demandeur. Et en prime, la qualification des faits (vol à main armée, coups et blessures, etc.) est comparée avec celle du pays demandeur « car les appellations varient d’un pays à l’autre ».


Autrement dit, le système Ecris remplace les antiques fax, envois postaux, mails, quand il ne comble carrément pas un vide abyssal. Car oui, il fut un temps où le système judiciaire d’un pays ignorait parfois complètement qu’un prévenu avait déjà été lourdement condamné dans un pays voisin. Le juge ne pouvait donc pas tenir compte des antécédents pour prononcer une peine plus appropriée. La sinistre affaire Fourniret en a été un triste exemple… Aujourd’hui donc, c’est terminé, un casier judiciaire suit son propriétaire au-delà des frontières belges. « C’est d’ailleurs un excellent outil de lutte contre la criminalité transfrontalière. »



Par Tom EVRARD


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BE - ça va « flasher » !

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ça va « flasher » dans tous les coins


Il y aura intérêt à lever le pied sur les routes : c’est ce jeudi qu’ont lieu les contrôles suggérés par l’initiative « Je flashe aussi ».


À moins d’avoir vécu « dans une grotte » depuis l’annonce de l’opération, le 1er avril dernier, impossible d’ignorer que ce jeudi est « la » journée du « flashage » général sur les routes, explique Benoît Godart, porte-parole de l’Institut belge de sécurité routière (IBSR). Dans 131 des 195 zones de police du pays, « soit deux sur trois » explique Tine Hollevoet, à la police fédérale, des contrôles de vitesse vont être effectués. Les radars fixes vont être activés ; et les radars mobiles installés aux endroits (il y en a eu 52 000 !) désignés par la population.


1. Le choix de la date


Pourquoi ce jeudi de vacances, où la circulation est plus fluide qu’en temps normal ? Les visites des présidents états-unien puis chinois en Belgique ont mobilisé les forces policières, avance Benoît Godart. « Surtout, on s’inscrit dans la semaine européenne de lutte contre la vitesse inadaptée, et cela cadre avec la campagne de l’IBSR sur le même sujet », précise Tine Hollevoet.


2. Sensibiliser


Le but n’est pas de récolter un maximum de PV, mais de sensibiliser les usagers « qui sont bien informés de l’opération », insistent les deux porte-parole. « La vitesse excessive provoque un tiers des accidents », rappelle Bruno Godart. « Elle coûte la vie à 750 personnes par an : c’est l’équivalent de trois Boeing », illustre Tine Hollevoet.



3. Au bon endroit ?


Les endroits désignés par le public sont-ils les plus dangereux, ou bien la plupart des gens ont-ils désigné un endroit proche de chez eux, quitte à laisser les usagers appuyer sur le champignon un peu plus loin ? « La plupart des contrôles ne sera pas effectuée sur autoroute, et il est logique que les personnes aient suggéré des endroits qui leur sont proches : près de leur domicile, de l’école des gosses, ou de la crèche », explique Tine Hollevoet. « Mais ces endroits ont été communiqués aux zones de police locale, qui jugent de la pertinence d’y effectuer ou non des contrôles ».



4. Permis à point ?


Le seul moyen de réduire la vitesse ne serait-il pas, en fin de compte, l’introduction du permis à points ? « En France, c’est surtout l’installation de radars automatiques qui a fait chuter la vitesse moyenne de 10 km/h », rappelle Benoît Godart. « Mais on a constaté aussi que le nombre de conducteurs circulant sans permis y augmentait. Et que certains « vendaient » illégalement leurs points par internet ».



Par Philippe LERUTH


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Le vrai visage de l'UE

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Le vrai visage de l’Union européenne


Suite à l’augmentation du prix du gaz livré à l’Ukraine passant de 300 USD à 485 USD par 1 000 mètres cubes, en raison du défaut de paiement des 16 milliards de dollars de dette à la Russie, le pays est encouragé par l’UE à refuser le nouveau prix fixé par Gazprom.


L’UE, qui n’a pas donné à l’Ukraine un euro et n’est pas disposée à dépenser le moindre sou pour le redressement de l’économie ukrainienne, fait tout son possible pour que le fardeau de la dette de l’Ukraine soit à la charge de Moscou. L’UE veut abandonner l’Ukraine, mais seulement après l’avoir bien plumée par le biais des dirigeants pro-occidentaux arrivés par la force au gouvernement.


En accord avec la Slovaquie, l’incorruptible UE, symbole de la justice et de la liberté au niveau planétaire, a décidé d’approvisionner l’Ukraine en gaz sans qu’elle ait à débourser un euro, c’est à dire par des méthodes frauduleuses. L’UE joue un jeu dangereux en s’appuyant sur la vulnérabilité du réseau de transit du gaz russe vers l’Europe qui passe par l’Ukraine. Si la situation était autre, l’Ukraine aurait été déconnectée du gaz russe depuis longtemps.



La Slovaquie dispose-t-elle de gisements de gaz ?


La Slovaquie a zéro ressource pétrolière et dépend à 100 % du gaz livré par Gazprom.



Peut-on envisager le gaz de schiste américain promis par le président Obama pour les pays de l’UE ?


Rainer Seele, le président du conseil d’administration de la société allemande Wintershall, a expliqué que la construction de terminaux de regazéification, la création d’une flotte de tankers et d’autres infrastructures autres que ceux de Gazprom existants vont prendre au moins cinq ans. Et le prix du gaz importé par l’UE des États-Unis va démarrer à 550-600 USD.


Alors en quoi consiste le prétendu approvisionnement en gaz à l’Ukraine par l’UE ?


Commettre une petite escroquerie balkanique par la réexportation du gaz russe à l’Ukraine, en inversant le sens des livraisons des quatre pipelines transportant du gaz russe à la Slovaquie via l’Ukraine. Bien sûr, sans l’approbation de Gazprom. Ça ne vous rappelle pas ces « petits malins » en Roumanie qui parviennent à siphonner de l’énergie ? Vous pouvez parier que c’est ce que va faire l’UE.



Mais pourquoi l’UE a-t-elle choisi, parmi les voisins de l’Ukraine, la Slovaquie précisément ?


Par avarice, car le prix par 1 000 mètres cubes de gaz russe livré à la Slovaquie est de 416 USD. Les Russes ont fixé le prix du gaz livré aux Slovaques et, en plus, leur remboursent 10 % de ce prix, en contrepartie de l’hébergement des pipelines et des installations de Gazprom, en raison de la confiance qu’ils avaient dans la Slovaquie, où se trouvent la plupart des éléments des systèmes qui permettent le transit de gaz russe en Europe. Les prix du gaz payés par les voisins de la Slovaquie sont : la République Tchèque, 503 USD (100 % dépendant du gaz russe) et la Pologne 525 USD (80 % dépendant du gaz russe).


Donc en façade, l’UE affiche une série de déclarations et de principes angéliques, tout en exigeant que la Russie et les États membres de l’UE de troisième zone comme la Roumanie et la Bulgarie appliquent les caprices des poids lourds de l’UE. Seulement l’attitude sournoise de l’UE démontre que sous ses airs d’agneau se cache en réalité un loup.


Toutefois, le président Poutine a appelé Gazprom à ne pas appliquer la hausse des tarifs jusqu’à ce que de nouvelles consultations aient lieu. La Fédération de Russie ne reconnaît pas la légitimité des autorités de Kiev, mais continue à fournir un soutien économique et de subventionner l’économie ukrainienne avec des milliards.


Le président Vladimir Poutine a envoyé aux 18 chefs d’État de l’UE qui reçoivent le gaz russe une lettre les mettant en garde sur les conséquences possibles découlant de la mise en œuvre du plan de l’UE.


Et la Slovaquie a commencé à battre en retraite en raison de l’attitude dure de la Russie dans son interposition dans le conflit avec l’Ukraine.




Par Valentin Vasilescu, pilote d’aviation, ancien commandant adjoint des forces militaires à l’Aéroport Otopeni, diplômé en sciences militaires à l’Académie des études militaires à Bucarest 1992 - Traduction Avic


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Couper les tomates cerises !


Aussi délicieuses qu'elles soient, les tomates cerises ont un gros défaut: elles sont vraiment pénibles à couper.


Pour peu que vous vouliez les utiliser en salade et que vous ayez invité 10 personnes, vous vous retrouvez à devoir couper un par un ces petits fruits. Une horreur. Sans compter les risques que vous prenez à chaque fois de faire déraper la lame et de vous blesser.


Grâce à la technique ci-dessus, postée sur YouTube le 11 avril, dîtes adieu à toutes ces inquiétudes. Couper des tomates cerises va devenir un véritable jeu d'enfant !


Source du texte : huffingtonpost.fr


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A VOIR !!!!


La société Card Store a posté en ligne et dans les journaux une annonce pour un faux emploi. Ils ont ensuite fait passer des vrais entretiens via webcam à des prétendants au poste.


Mais les candidats vont vite déchanter quand le recruteur va décrire le poste. Un poste physique où on reste debout presque toute la journée sans pause et qui demande de l'endurance. Il faut également un diplôme en art culinaire, médecine et finance.


C'est un emploi à 135 hr par semaines, 7 jours sur 7.


Et le pire c'est qu'il n'ait pas payé !         Une blague ?


Non pas vraiment, quand on sait que des centaines de millions de personnes ont ce poste !


Une publicité virale réalisé par Card Store pour la fête des mères.


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La réalité !

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Avec une bonne crise pour bien mettre tout cela en place ! - Duc


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Une légion étrangère russe ?

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Bientôt une Légion étrangère russe ?


Une proposition forte intéressante est venue au gouvernement russe de la part de la Fédération des migrants de Russie : celle de permettre aux migrants de différentes nationalités, vivant et travaillant en Russie, de pouvoir servir dans les rangs des forces armées russes. Cette initiative lancée par l’une des principales ONG russes qui assiste les migrants en Russie et qui regroupe des représentants de diasporas de plus de 40 pays, permet d’entrevoir effectivement des perspectives très intéressantes.


Selon le communiqué officiel transmis via son président, Muhammad Amin Madjoumder (originaire du Bangladesh), « Les migrants vivant et travaillant en Russie, dont les ressortissants des ex-républiques soviétiques, ne désirent pas rester les bras croisés au moment où les pays occidentaux font injustement pression sur la Russie et toute la communauté internationale.


À cet effet, la Fédération des migrants de Russie demande officiellement aux autorités russes de permettre aux migrants de différentes nationalités se trouvant sur le territoire de la Russie, de servir dans les forces armées de la Fédération de Russie, ainsi que de pouvoir défendre les intérêts russes. Notre unité avec les citoyens de la Russie se renforce chaque jour qui passe. La Russie a toujours été un pays multiethnique et multiconfessionnel. Les personnes ayant servi dans l’armée russe tout au long de son histoire étaient elles aussi d’origines très variées ».


Les migrants se disent également inquiets des tentatives de l’Occident visant à poursuivre ses actions de domination du monde. La proposition n’est pas vraiment nouvelle. Il y avait eu précédemment des propositions en ce sens, notamment la possibilité de créer une Légion étrangère slave. Cette dernière initiative, elle, élargit beaucoup plus la composition éventuelle d’une telle légion.


Il est à rappeler que la Russie est classée deuxième pays au monde (derrière les USA) pour le nombre de migrants étrangers (11 millions de personnes au total), la principale ville d’accueil étant Moscou. La majorité de ces migrants sont originaires des pays issus de l’ex-Union soviétique, notamment des pays d’Asie centrale (Tadjikistan, Kirghizistan, Ouzbékistan), d’Europe orientale (Ukraine et Moldavie principalement) et de Transcaucasie (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie). Depuis 2000, d’autres diasporas ont vu leur nombre considérablement augmenter, notamment de ce qui est appelé en Russie « l’étranger lointain ». Plusieurs raisons à cela, dont principalement et bien évidemment la croissance économique et les opportunités sur le marché du travail russe.


Parmi ces diasporas, on retrouve aussi bien les représentants du continent asiatique (Chinois et Vietnamiens principalement), et de plus en plus de ressortissants d’Afrique, d’Europe occidentale, d’Amérique latine et nordique. L’idée donc d’avoir une Légion étrangère russe, composée de personnes souhaitant professionnellement servir dans les forces armées de la Russie est tout à fait légitime et d’actualité. Pas seulement au vu des derniers événements de l’actualité internationale, ni en raison du fait de compter un nombre si important de citoyens étrangers sur le sol russe, mais également pour la simple et bonne raison que si cela rejoint la volonté de représentants des différentes communautés étrangères vivant en Russie, il serait probablement erroné de ne pas y réagir positivement.


Nous suivrons cette initiative. D’autant plus qu’elle provient d’une organisation importante, dirigée par une personnalité engagée sur bon nombre de questions d’ordre social importantes. En effet, Muhammad Amin Madjoumder est une personnalité reconnue dans le domaine de la lutte contre toute forme de racisme et de xénophobie.


Il a également lutté avec succès contre les différents groupes extrémistes ayant opéré en Russie. Il est par ailleurs souvent l’invité de différentes discussions et débats télévisés russes où il s’exprime sur différentes questions nationales. Enfin, c’est quelqu’un qui aime sincèrement et véritablement la Russie, son pays d’accueil et où il a parfaitement réussi. Tout cela fait que cette proposition est à considérer avec la plus grande attention.


Source :

http://french.ruvr.ru/2014_04_14/Bientot-une-legion-etrangere-russe-0747/

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Des agents secrets russes ?


Ukraine - Que voyez-vous sur cette vidéo ? Des agents secrets russes ?

 

Selon Obama, Kerry, Samantha Power, Jen Psaki et le reste des 1 % États-Uniens, la plupart des membres du Conseil de sécurité des Nations Unies et selon les clowns de l’UE à l’OSCE ou de l’APCE, ce que vous voyez dans cette vidéo ce sont : « des agents russes créant le chaos là où il n’y en avait pas et diffusant la haine ».


Selon les énergumènes du régime néonazi de Kiev, ceux que vous voyez là sont des terroristes.


Selon moi, ceux que vous voyez sont de simples civils prêts à se dresser devant un char avec leurs voitures et leurs corps pour l’arrêter.


Ce que je les entends dire, c’est « Sur qui, diable, avez-vous l’intention de tirer ? Arrêter le moteur ! Arrêter le moteur ! Sur quoi allez-vous tirer avec votre fusil d’assaut ? Pensez-vous que si nous sautons sur votre char, il vous protégera ? « .


À en juger par la grande quantité d’imprécations, les civils sont vraiment très en colère parce qu’ils soupçonnent que ce char a pour destination la ville de Slaviansk.


J’ajouterais que le pauvre équipage du char est clairement effrayé et honteux, et le chef de char fait la seule bonne chose à faire : il monte sur le char, supplie la foule de ne pas y toucher (il en est personnellement responsable) et tente de convaincre la foule qu’ils n’avaient pas l’intention de tirer sur qui que ce soit. Le commandant de char ressemble à un gentil jeune homme placé dans une situation impossible, et j’espère que les civils comprendront cela. Ils sont en colère parce que dans un premier temps l’équipage du char a essayé de les éviter.


La bonne nouvelle c’est qu’on entend clairement une voix disant « arrêter de crier ! Arrêter de crier ! » pour tenter de calmer la foule en colère. Et non, je ne vois aucun Spetsnaz GRU déguisé ni le moindre signe de Russes.


Décidez vous-même ce que vous voyez : 

Une chose encore. Au bruit du moteur, le char semble avoir un problème de transmission (bien que n’étant pas familier des armes, je ne suis donc pas sûr). C’est un vieux char, c’est sûr. Mais ce qui est absolument certain, c’est que la tactique militaire la plus basique interdit catégoriquement l’envoi d’un char se balader seul en rase campagne. Si ces civils avaient été des militaires, même sans armes antichars, ils auraient pu facilement le réduire en cendres. En d’autres termes, ce que je vois ici n’est pas quelque chose qui ressemblerait à un assaut militaire sur la ville de Slaviansk, mais plutôt à un chaos total.


Par The Saker - Traduction Avic

Source de l'article : http://reseauinternational.net/voyez-video-agents-secrets-russes/


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