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Voilà... !

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C'est dit et il y a du vrai... !

 

Il y a beaucoup de gens qui, malgré de bons revenus, n'arrivent jamais à clôturer aisément les fins de mois parce qu'ils vivent au-dessus de leurs moyens.

 

Le plus ridicule de l'histoire, c'est que, dans 99% des cas, la cause est futile et résulte de la frime.  Ces gens existent et j'en ai rencontré beaucoup (trop).

 

Duc

 

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La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).
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En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

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Koter Info 

Site "Koter Info" LLN-WSL-UCL


=  plus de 88.000 lecteurs du site

 

Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

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"La Gazette" de LLN-WSL-UCL


=  plus de 80.000 lecteurs de La Gazette

 

Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

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Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


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Koter Info's curator insight, January 14, 6:51 PM

 

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Où était le soleil ?

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Et c'est déjà lundi !


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L'Irak sauvé par la Russie ?

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L’Irak sauvé par la Russie d’une guerre civile semblable à celle de la Syrie ?

 

Qui a formé ces rebelles islamistes de l’EIIL (ND La Gazette : État islamique d’Irak et du Levant), bien armés, spécialement préparés à un usage efficace d’armes aussi sophistiquées que les armes antichars, dans les conditions spécifiques de combats urbains dans les villes irakiennes ?


En mars 2013, Der Spiegel rapporte que des instructeurs des forces des opérations spéciales américaines avaient été déployés, depuis février 2012, à la base militaire de Safawi, dans le nord de la Jordanie. Par coïncidence, le déploiement militaire américain en Jordanie s’est produit juste après la rencontre entre Hillary Rodham Clinton et le roi Abdallah II de Jordanie qui a eu lieu le 18 janvier 2012.


La base Safawi utilisée pour entraîner les rebelles islamistes, considérés comme « modérés » par les Américains, entre dans le cadre d’un plan secret d’aide fournie aux insurgés par les États-Unis et leurs alliés pour lutter contre le régime du président Bachar al-Assad. L’entraînement des combattants islamistes à la base de Safawi était la première information qui filtrait pour démentir le discours officiel qui affirmait que Washington n’avait pas de liens avec des groupes extrémistes ennemis des États-Unis.


Les États-Unis ont formé en Jordanie, dans la période 2012-2013, plus de 200 rebelles, dont des membres de l’État islamique d’Irak et du Levant, en particulier dans l’utilisation des armes antichars et dans les combats de guérilla urbaine. Par la suite, le quotidien The Guardian a complété l’information de Der Spiegel, en affirmant que d’autres séries de rebelles islamistes avaient été préparées par des instructeurs des forces spéciales britanniques et françaises dans une autre base dans le sud de la Jordanie.


Pour compléter ces informations, la publication wnd.com a révélé l’existence d’un troisième camp de formation du groupe État islamique d’Irak et du Levant (EIIL), en plus des deux en Jordanie, encadré par des instructeurs des armées des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France. Ce camp est situé non loin de la base aérienne d’Incirlik près d’Adana en Turquie. La base aérienne d’Incirlik est utilisée à la fois par l’armée turque et l’armée américaine et se trouve à 40 km à l’ouest de Ceyhan, terminal pétrolier sur la mer Méditerranée.


Les combattants de l’EIIL ont surpris par leur équipement, aussi performant que celui de l’armée irakienne. Ils sont équipés d’uniformes de camouflage américains, avec des gilets pare-balles et sont dotés d’appareils américains de vision nocturne AN/PVS-7.


Les armes individuelles sont composées de fusils d’assaut M-16 avec des lance-grenades M-203 cal. 40 mm déjà montés, et des mitrailleuses M60 E3. C’est l’équipement standard des fantassins américains. La défense AA est assurée par des missiles portables américains FIM-92C Stinger, et la mobilité des sous-unités de l’EIIL est facilitée par plusieurs moyens blindés tels les Humvee, les MRAP et les APC.


Toutes ces armes ont été acquises à la suite d’une attaque-surprise, entraînant la capture de Mossoul dans le nord de l’Irak, où il y avait des dépôts de matériel, d’armes et de munitions de la 2e Division d’infanterie irakienne, responsable de la défense du nord du territoire. Comme toutes ces cibles militaires de la 2e Division d’infanterie étaient appuyées par des pelotons de chars américains M1 A1 Abrams appartenant à la 36e Brigade de chars, les combattants de L’EIIL étaient dotés de moyens antichars, et avaient prouvé leur expertise dans leur utilisation. Sur place, 28 chars furent détruits, cinq d’entre eux furent transformés en gruyère dès les premiers projectiles antichar tirés sur eux.


Et encore, l’EIIL n’a pas utilisé les missiles antichars 9M133 Kornet à guidage laser qui peuvent pénétrer un blindage de 1 000 à 1 200 mm sur une distance maximale de 8 000 m, pour la simple raison qu’ils n’en possédaient pas beaucoup. En revanche, L’EIIL possédait des lance-grenades portables RL90 M95 (version modernisée du M79 OSA) fabriqués en Croatie, qui sont capables de percer des blindages allant jusqu’à 400 mm. Le RL90 M95 fait partie de l’arsenal qui a été livré aux rebelles islamistes en Syrie par la Croatie, pays membres de l’OTAN, à la demande d’Hillary Clinton, Secrétaire d’État des États-Unis.



 

En juillet 2008, la Defense Security Cooperation Agency des États-Unis a approuvé la demande irakienne d’achat d’armes pour une valeur de plusieurs dizaines de milliards de dollars. La plupart des armes avaient été retirées de la dotation de l’armée américaine depuis des années. Vers la fin de 2 012, l’armée irakienne s’est vue doter de :

.

  • 140 chars américains M1 A1 Abrams
  • 64 véhicules blindés M1151A1B1-Hummer
  • 92 véhicules M1152
  • des centaines d’APC

 

Les trois bataillons blindés de la 36e Brigade ont tous abandonné les chars soviétiques pour être équipés de chars américains M1 A1.

L’attaque de la garnison de Mossoul montre que les chars américains M1 A1 Abrams ne sont pas à l’abri des armes moins coûteuses, même si les États-Unis s’étaient vantés, jusque-là, que leurs chars étaient invincibles.


Après l’occupation de l’Irak par l’armée américaine, tous les avions à réaction MIG-21, MIG-23, MIG-29, Su-22, Su-24, L -39, Mirage F-1Q et les hélicoptères d’attaque MI-24, restés intacts après les bombardements aériens, ont été donnés à fondre par les troupes d’occupation. À la place, les États-Unis ont autorisé l’Irak à acheter :


  • 36 avions-turbopropulseurs américains de type Beechcraft AT-6B Texan II pour l’attaque au sol
  • 8 avions avec des moteurs à piston Cessna 208 Caravan adaptés pour porter des missiles antichars
  • 10 hélicoptères de reconnaissance américains Bell OH-58 Kiowa
  • 24 hélicoptères civils Bell 407

 

Les deux types d’hélicoptères sont armés de mitrailleuses et de blocs de roquettes. Durant les combats contre les groupes de l’EIIL, 6 hélicoptères de production américaine furent abattus à la mitrailleuse lourde par les rebelles, car ils ne disposent d’aucun blindage.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a sollicité l’aide de la Russie pour combattre le terrorisme grâce à l’achat d’un premier lot de 12 hélicoptères Mi-35 blindés. Ceux qui aujourd’hui portent le poids de la bataille contre le groupe EIIL.

 

 


 En plus du matériel cité plus haut, l’armée irakienne avait été équipée par les Américains de :


  • 10 avions de reconnaissance bimoteurs Beechcraft King Air 350
  • 18 avions monomoteurs jordaniens Seabird SBL-360 Seeker/Westar équipés de capteurs (vitesse maximale 207 km/h)
  • 6 avions de transport C — 130J Hercules

 

Tous ces dispositifs se sont révélés vulnérables aux tirs des mitrailleuses lourdes et aux frappes des missiles portables, et ont été inefficaces contre les petites colonnes et petits groupes de djihadistes EIIL en mouvement.


Bien qu’en mars 2009, le gouvernement irakien ait payé et reçu l’approbation du Congrès pour l’achat d’une escadrille de 18 avions F-16 E/F block 60 ou F-16 C/D block 52 + (Desert Falcon), à ce jour, aucun de ces avions n’a encore été livré par les Américains à l’Irak. Pressé par l’offensive de l’EIIL, le Premier ministre irakien a, à nouveau, fait appel à la Russie qui le 25 juin 2014 a livré les deux premiers des cinq avions d’attaque au sol Su-25, armés et prêts au combat, qui devaient prendre part à la bataille 3-4 jours après leur arrivée.



 

 

Par Valentin Vasilescu (*) pour Réseau International – le 13 juillet 2014

Traduit par Avic – Réseau International

 

 

 

(*) Valentin Vasilescu : pilote d’aviation, ancien commandant adjoint des forces militaires à l’Aéroport Otopeni, diplômé en sciences militaires à l’Académie des études militaires à Bucarest 1992.

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France - Propagande anti-russe

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La propagande anti-russe de Pierre Avril (NDLGazette : journaliste de Le Figaro) s’étale sur les pages d’un quotidien français

 

— « l’économie russe est au bord de la récession ». Mais l’auteur se garde bien de dire que c’est à cause de l’Europe en récession, principal partenaire commercial de la Russie. Il ment par omission en ne disant pas à son lecteur que le niveau de vie a plus que doublé en dix ans !


— « chaque semaine, le Code pénal s’enrichit de nouvelles lois répressives », mais l’auteur se garde bien de les nommer : chaque semaine ? J’ai été 13 ans parlementaire et cela me parait impossible de faire voter un changement de code pénal chaque semaine à un parlement quel que soit le pays. C’est se moquer du lecteur que d’écrire cela !


— « le pays reste toujours plus dépendant de ses matières premières » : des chiffres ! Où sont-ils ? Selon l’ONU, pas spécialement poutinienne, le poids du pétrole et du gaz dans le produit national russe serait de 15 % (contre 40 % pour l’Arabie saoudite) : on est dans l’exagération « marseillaise » !


— « la corruption s’épanouit » : elle existe (mais en France aussi !) ; sur quoi affirmer qu’elle s’épanouit ? Je pense qu’elle est moins forte que sous Eltsine. Pas un mot sur la législation anticorruption votée grâce à Poutine à la Douma !


— « les tares d’un système créé par Poutine » : Poutine a tout créé ? Je pensais que comme tout chef d’État, il avait hérité de la situation laissée par son prédécesseur !


86 % de Russes approuvent Poutine : l’auteur suggère que ce sont 86 % de crétins atteints par des « bouffées d’optimisme ». Monsieur Avril, lui seul, est lucide : bonjour l’humilité !


— « la société russe, très conservatrice, a salué la loi punissant la propagande de l’homosexualité » : monsieur Avril oublie exprès de dire que cela vise la propagande auprès des enfants uniquement ! Belle malhonnêteté une fois encore !


— « dans la plus pure tradition soviétique, des figures autrefois réputées pour leur indépendance comme le cinéaste Pavel Louguine, ont signé des lettres de soutien au chef du Kremlin » : Avril veut absolument faire croire que la Russie de Poutine continue l’Union soviétique ! Les quelque 2 000 entrepreneurs français qui travaillent en Russie pourraient attester du contraire !


— les Russes se disent « patriotes » : où est le crime ? Mon père officier de marine qui a commencé sa carrière sous la 3e république, membre du parti radical, et résistant du réseau Combat était patriote ! Et alors ? Avril aurait certes pu lui reprocher d’avoir été l’allié de Staline puisqu’il combattait Hitler !


— « l’ambiance de ce banquet patriotique était surréaliste, dans les vapeurs d’alcool, alternaient parades militaires et spectacles pop ou kitch » : on voit bien le mépris du peuple pour l’oligarque qu’est monsieur Avril ! Vapeurs d’alcool ? Vous croyez qu’on ne buvait pas de vin dans les banquets républicains français ?


— « les résultats des sondages (pro Poutine) témoignent du fait que notre société est malade » juge l’écrivain antisoviétique Lev Rubinstein cité avec admiration par Pierre Avril. Ce monsieur voudrait envoyer le peuple russe tout entier dans des asiles psychiatriques ?


— « le vocabulaire évoque les sombres heures de l’ère stalinienne » puisqu’on parle de « traitres à la patrie » : avec ce genre d’amalgames, les discours de Clémenceau et de la troisième République étaient tous staliniens, ceux de De Gaulle en tête !


— « les gens se soumettront à cette cure de patriotisme forcé tant que les gamelles seront pleines » : l’auteur ment car où est le côté « forcé » sinon dans ses fantasmes ? De plus il ignore l’histoire, car en période de pauvreté, le patriotisme est plus fort que lorsque la richesse coule à flots : « les pauvres n’ont que la patrie », disait justement Jean Jaurès !


— « derrière le patriote russe se cache le contribuable de plus en plus réticent » : on croit rêver ! Le total des prélèvements obligatoires en Russie atteint 35 % du PNB contre plus de 50 % en France ! L’impôt sur le revenu est un flat tax (impôt à taux unique) de 13 %. La très peu poutinienne « Heritage Foudation » de Washington établit chaque année un classement des pays avec un index des libertés : elle dit que la Russie a une économie plus libre que la France sur deux points : le droit du travail et la fiscalité : c’est sans doute pour cela que le chômage russe est deux fois plus faible que le taux de chômage français !


Avril à Moscou, ce n’est pas « Tintin au pays des Soviets », car il n’y a plus d’Union soviétique, mais c’est plutôt Philippe Henriot (secrétaire d’État à la propagande sous Vichy) au bord de la Moskova ! La propagande anti russe bat son plein et nous rappelle en effet des pages sombres de notre histoire !

 

 

Par Ivan Blot pour La Voix de la Russie – le 11 juillet 2014

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Making-of de Star Wars


30 ans après, l’un des premiers making-of de Star Wars en ligne


On vous propose de découvrir ou redécouvrir une précieuse archive de la trilogie originale de Star Wars. Une heure d’images, racontant les coulisses d’une des plus légendaires sagas de l’histoire du cinéma.


Le documentaire From Star Wars To Jedi : The Making of a Saga est disponible depuis peu sur la chaîne YouTube de Star Wars. Il rappellera des souvenirs à certains, et fera découvrir des images inédites à ceux qui seraient passés à côté de ce document.


C’est le site Rockyrama qui a déniché cette pépite, diffusée en 1983 sur la chaîne de télé américaine PBS. Rares images du making-of, scènes coupées, processus de création expliqué par le jeune George Lucas… on vous laisse découvrir les secrets de tournage de la trilogie originale de Star Wars, commentés par la voix de Luke Skywalker (Mark Hamill) en personne.



Pour visionner l’ensemble des épisodes, c’est par ici.

 

 

Par Rachid Majdoub - konbini.com – le 11 juillet 2014

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Maladie de Crohn - Matière fécale

Maladie de Crohn - Matière fécale | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Les personnes atteintes de la maladie de Crohn seront bientôt soignées avec des greffes de matière fécale


Des scientifiques français ont fait une découverte très étonnante qui guérirait la maladie de Crohn. Très gênante et handicapante au quotidien, cette altération du système digestif pourrait être soignée grâce à… une greffe de matière fécale ! DGS vous explique tout sur ce traitement insolite.


La maladie de Crohn est très difficile à vivre du fait de ses symptômes, qui se traduisent par des diarrhées chroniques, une perte de poids importante et de violentes douleurs abdominales. Elle affecte environ 1 % de la population française et certaines personnes touchées sont obligées de vivre avec une poche qui récupère les selles.


Des chercheurs pensent désormais avoir trouvé le moyen de soigner cette maladie très handicapante. À l’hôpital Saint-Antoine de Paris, une vingtaine de patients suivent actuellement un traitement qui consiste à leur greffer de la flore intestinale, un ensemble de micro-organismes composé de bactéries, virus et champignons qui vivent de manière naturelle dans nos intestins.


Le docteur Harry Sokol explique : « Il ne s’agit pas d’une greffe en tant que telle, mais on introduit par coloscopie la flore d’un donneur dans l’intestin d’un autre en espérant qu’elle ait un effet positif sur la maladie. »


Les résultats de l’expérience sont attendus dans les 18 à 24 mois qui viennent. Cette technique existe déjà pour soigner d’autres maladies similaires, telles que celle de la bactérie « Clostridium difficile ». C’est plus compliqué pour la maladie de Crohn, dont les causes sont plus subtiles et font intervenir à la fois les gènes, l’environnement du patient et sa propre flore intestinale. Harry poursuit : « La flore est essentielle pour notre propre physiologie. Les bactéries fabriquent un tas de métabolites qui ont un impact sur les cellules de l’intestin et les cellules immunitaires qui circulent dans l’organisme, à travers le sang. »


Les transplantations de matière fécale ne s’arrêteront pas là. Elles seront expérimentées pour soigner le diabète, les inflammations du foie, certaines maladies cardiovasculaires ou neurologiques, comme la dépression.


Les médecins ont également imaginé de fabriquer des gélules contenant de la flore intestinale à administrer directement par voie orale. Pratique à l’usage, mais peut-être un peu plus compliqué à avaler lorsque l’on sait ce que c’est.



Par Tritan Blanchard – 20 minutes – daily geeks show – le 12 juillet 2014


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Ukr. - Tactique de la Russie - 2/2

Ukr. - Tactique de la Russie - 2/2 | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Légende de la photo : la galerie des monstres ukies.



POUR LA RUSSIE, C’EST UNE QUESTION DE TACTIQUE, PAS DE STRATÉGIE - Partie 2



Le seul plan réellement envisageable


De ce qui précède, nous pouvons tirer trois conclusions simples et élémentaires :


1. En aucune circonstance la Russie ne peut permettre la chute de la Novorossia.



2. Un changement de régime à Kiev est un objectif stratégique vital pour la Russie.



3. Moscou enverra ses forces militaires seulement en dernier ressort.


À présent, le plan de Poutine devient clair, je pense : garder la Novorossia en état de résister en attendant un changement de régime à Kiev. Cela, bien sûr, ne signifie pas que l’aide des Russes va devenir officielle, quoiqu’il se pourrait que cela arrive, particulièrement dans le cas où les Ukies deviendraient fous et où la situation humanitaire empirerait. De plus, et même si cela peut sembler cynique, la guerre en Novorossia est un fantastique facteur de mobilisation psychologique des populations en Russie et en Novorossia.


De nouveau, soyons réalistes, ce que j’appelle le « potentiel de résistance » en Novorossia est loin d’être déjà atteint, et la plupart des Novorossiens ne font encore que suivre le tout à la télé. Mais maintenant que Slaviansk est tombée, et qu’il semble que Donetsk et Lugansk soient les suivantes sur la liste, et maintenant aussi que l’artillerie ukie s’entend depuis le centre-ville, vous pouvez être assurés que de plus en plus de Novorossiens vont prendre conscience que ce n’est pas une guerre qu’ils peuvent se contenter de regarder sur leur poste de télé : ils ont voté pour l’indépendance en masse [NDT : en français dans le texte], ils vont maintenant devoir défendre ce choix, en masse [NDT : en français dans le texte] également.


En ce qui concerne la Russie, je peux vous assurer que les nouvelles en provenance d’Ukraine qui déferlent quotidiennement horrifient le public, le scandalisent, le mettent en fureur ; elles ont eu déjà un impact énorme en Russie. Considérez seulement ces chiffres qu’un officiel du Kremlin a publiés hier. Officiellement, il y a maintenant 481.268 réfugiés d’Ukraine en Russie, 414.726 dans la seule région frontalière (Rostov), et 20.461 ont déjà demandé le statut de réfugiés.


Ainsi alors que le Département d’État des États-Unis nie la réalité du phénomène ou, parfois, l’explique par le bon air des « montagnes de Rostov » (il n’existe rien de tel) ou par un grand nombre de gens « en visite chez grand-mère », les Russes, eux, voient bien les énormes et lourds avions de transport IL-76 qui déversent des familles entières, ils voient bien les longues files de réfugiés aux postes-frontière russes (sur lesquels, d’ailleurs, les Ukies tirent « par erreur »), ils voient des groupes de musique populaire (comme DDT) qui organisent des concerts afin de récolter des fonds, ils voient des villes entières de tentes montées par EMERCOM [NDT : le ministère russe des situations d’urgence] (sur le coup, de classe mondiale !) et des réfugiés en grand nombre logés à travers toute la Russie, dans des hôtels, dans des familles ou dans des centres spécialement construits pour eux.


Donc, je vous en prie, ne vous leurrez pas : quoique les sionistes-médias occidentaux soient, eux, « incapables » de voir les horreurs du Donbass, celles-ci constituent l’actualité quotidienne de tous les médias d’information russes, et ce déluge d’événements a un effet profond et durable sur la population.



La bonne nouvelle pour la Novorossia et la Russie


Le Banderastan est condamné. Pour le moment, il est maintenu en vie par l’aide occidentale, par le gaz russe (illégalement détourné dans des réserves au printemps dernier) et, surtout, par la force d’inertie. Tout comme un grand train ne peut s’arrêter pile, un grand État comme l’Ukraine (maintenant défunte) ne peut se planter en une nuit. Ce qui n’empêche qu’elle soit en train de perdre son élan à une vitesse vertigineuse. Moscou a coupé les robinets du gaz, les prêts étrangers couvriront à peine les intérêts de la dette ukrainienne, et la guerre dans l’est du pays ne coûte pas seulement des milliards, elle détruit l’infrastructure de ce qui était la partie la plus riche de l’ancienne Ukraine.


La junte de Kiev est composée de fanatiques incompétents qui n’ont pas la moindre idée de la manière d’aborder les problèmes réels, et qui, de ce fait, se bornent à exécuter les ordres de l’Oncle Sam. Quant à l’Oncle Sam, non seulement il se fiche éperdument des Ukies et de leur pathétique Banderastan, mais il est tout à fait satisfait d’avoir provoqué une crise aussi énorme pile entre l’Union Européenne et la Russie.


Qu’en est-il de la prétendue « opération anti terroriste » contre la Novorossia ? Et bien, disons simplement que le nouveau ministre de la Défense du Banderastan a une expérience militaire parfaitement nulle et qu’il a déjà annoncé que la stratégie ukie sera d’encercler et de mettre sous blocus Lugansk et Donetsk. Eh oui, c’est vrai, les Ukies ont d’ores et déjà annoncé qu’ils n’essaieront pas de prendre ces deux villes. Bien sûr, comme la junte a jusqu’ici toujours menti au sujet de tout, nous pouvons être à peu près sûrs qu’ils lanceront une attaque, mais comme leurs chances de succès sont à peu près nulles (des opérations offensives en milieu urbain annulent à peu près tous les avantages des Ukies), ils ont déjà annoncé que ce n’était pas, pour eux, un objectif.


[En encadré, je tiens à observer ici que quelque chose d’intéressant s’est produit : à la suite de la « victoire » ukie à Slaviansk, un certain nombre d’officiels de sécurité ukies de haut rang ont été virés et remplacés. Qu’est ce que cela indique, à votre avis, sur la réelle signification de ce qui s’est passé ?]


Il n’y a aucun doute : le temps est du côté de la Russie, et l’effondrement de la totalité de l’Etat banderastanais est inévitable d’ici les 4 à 6 mois prochains. Ce qu’il reste à voir, c’est si la Novorossia sera capable de résister aussi longtemps sans que les Russes ne lui apportent leur aide ouvertement. Mon hypothèse est que oui, elle le pourra, mais avec la prise de contrôle par les Ukies de toute la partie nord-ouest de la Novorossia (la grande zone autour de Slaviansk-Kramatorsk), les Novorossiens n’ont plus de profondeur stratégique.


À présent, c’est le temps du « plus un pas en arrière », que ce soit pour la Novorossia ou pour la Russie elle-même. Un autre succès ukie pourrait renverser la vapeur, en particulier sur le plan psychologique. C’est une chose d’abandonner une ville indéfendable, c’en est une toute autre de perdre Gorlovka ou Snezhnoe et de risquer de perdre le nœud Krasnyi Luch – Antartsit. Si ces nœuds clés viennent à être envahis par les Ukies, la défense de Lugansk et de Donetsk deviendra le baroud d’honneur de la Novorossia.



En conclusion : dissiper quelques mythes


Il y a quelques mythes qui, je pense, doivent être dissipés pour conclure. Le premier est que la résistance a été vaine, que Strelkov ou Poutine (ou les deux) ont fait aux Novorossiens ce que Papa Bush avait fait aux chiites d’Irak : leur dire de se soulever seulement pour les laisser ensuite être massacrés. En fait, cette idée suppose que les nazis puissent agir sans terreur ni massacres. Aussi, laissez-moi vous rappeler ici qu’il n’y pas eu de soulèvement, ni de Strelkov, ni à Odessa, laquelle néanmoins a eu son massacre et vit maintenant sous un régime quotidien de terreur.


De plus, c’est le même régime de terreur que l’on trouve à présent à Kharkov, qui initialement voulait aussi rejoindre la Novorossia, mais dont la résistance fut très efficacement écrasée par le SBU [NDT Le Service de sécurité d’Ukraine, nom donné aux services secrets de l’État ukrainien] et les voyous du Secteur Droit. La même chose vaut pour Marioupol. Toutes ces villes vivent maintenant dans une atmosphère de peur, dirigées par les escadrons de la mort et les gangs de voyous des oligarques locaux à qui ces villes furent littéralement « offertes » par la junte (des types comme Kolomoisky, ou Palitsa, son suppôt à Odessa). Contre les nazis, il est toujours préférable de résister jusqu’à la dernière balle, et la solution pour la partie d’Ukraine occupée par les nazis est toujours la même : résistance, lutte et changement de régime à Kiev. Imputer la guerre à Poutine et/ou Strelkov est tout simplement absurde.


Ensuite, il y a la comparaison entre la Crimée et le Donbass. Pour le dire simplement, il n’y a là rien de comparable. Ce sont des régions complètement différentes, avec des géographies profondément différentes et avec des tempéraments complètement différents tant au plan ethnique qu’au plan idéologique. Affirmer simplement que Poutine aurait pu faire dans le Donbass ce qu’il a fait en Crimée, c’est oublier la réalité du terrain. Il n’y a absolument aucune raison du tout de croire que la population de Novorossia soit entièrement unie dans le désir de devenir une partie de la Russie, comme c’était le cas de la population de Crimée.


C’est sûr, ils ont voté pour la souveraineté, mais cela peut signifier beaucoup de choses, de devenir une entité souveraine au sein d’une Ukraine fédérale ou confédérale, à devenir une partie de la Fédération de Russie, en passant par l’obtention pure et simple d’un statut d’État indépendant. Nous ne devons pas confondre sentiments antinazis et sentiments anti-ukrainiens. On peut très bien haïr la junte nazie de Kiev et cependant vouloir rester ukrainien dans son identité. Donc oui, il y a des signes clairs montrant que le Donbass ne veut rien avoir à faire avec le régime nazi désormais au pouvoir à Kiev, mais de cela nous ne pouvons pas conclure automatiquement que la majorité des Novorossiens veuillent que le Donbass fasse partie de la Russie. Cela pourrait changer dorénavant, avec la guerre, mais nous ne le savons pas encore.


Enfin, il y a la question du pouvoir global russe. Certains pensent que la Russie est faible et ne peut simplement pas se permettre un conflit mondial déclaré contre l’Empire anglosioniste. Ils font remarquer, à juste titre, que la Russie est dans une situation de dépendance à l’égard de nombre d’importations étrangères (produits pharmaceutiques, composants informatiques, etc.). D’autres affirment que la Russie est pratiquement invulnérable, qu’elle pourrait parfaitement se permettre une confrontation économique frontale avec l’Ouest et réussir à s’imposer. Aucune de ces affirmations n’est vraie.


La Russie est dépendante des importations pour beaucoup de choses. Et il y a beaucoup d’argent russe à l’étranger, dans les banques du Royaume-Uni et dans des comptes offshore. L’économie russe fait de son mieux, mais avec toute l’Union Européenne en récession, il y a d’assez bons signes que la Russie soit vouée à y entrer elle aussi. Et c’est normal, il y a seulement quinze ans la Russie n’était pas loin de devenir un état en faillite, comme l’Ukraine aujourd’hui, et ce que Poutine a réussi est presque un miracle. Pourtant, même les quasi-miracles demandent du temps, et la Russie est loin, très loin, d’avoir vraiment recouvré la santé.


Il y a aussi des problèmes systémiques majeurs en Russie, comme la corruption, la fuite des capitaux, une politique folle des taux d’intérêt, la plupart des compagnies russes établies à l’étranger, un système d’imposition en dessous de la moyenne, etc. Oui, la Russie va de mieux en mieux, elle a d’énormes réserves financières, des ressources naturelles et humaines, et les perspectives à long terme sont tout à fait excellentes. Hélas, c’est déjà arrivé dans l’histoire russe.

 

« Donnez à la Russie vingt années de paix »


Le brillant réformateur et premier ministre de Russie Piotr Stolypin a prononcé un jour une phrase qui est restée célèbre : « Donnez à la Russie vingt années de paix intérieure et extérieure et vous ne la reconnaîtrez pas ». Il fut assassiné par un révolutionnaire en 1911, et nous savons tous ce qu’il advint ensuite.


Poutine n’a jamais eu non plus ses vingt ans de paix, et en vérité, il ne semble pas qu’il les aura jamais, et la Russie non plus, en tout cas pas tant que les anglosionistes occuperont la planète. Et cela signifie que la Russie ne retrouvera pas non plus de sitôt sa pleine santé et son plein potentiel. En d’autres mots, que la Russie puisse ou non, d’une manière ou d’une autre, survivre à une confrontation totale avec l’Ouest n’est pas la question ; ce qui importe, c’est que la Russie a un intérêt stratégique de faire tout ce qui est en son pouvoir pour l’éviter.


C’est pourquoi Poutine est si prudent et c’est probablement pourquoi 60 % des Russes ne veulent pas que l’armée russe entre en Novorossia : ils ne veulent pas compromettre ce qui a été accompli à un si grand coût et avec tant d’efforts dans la Russie de Poutine ces quinze dernières années. Je le dis à nouveau, s’il n’y a vraiment pas d’autre moyen de sauver la Novorossia d’une prise de contrôle nazie, l’armée russe entrera très probablement en Novorossia. Mais je pense que le Kremlin a mandat du peuple russe de conserver cette option comme étant celle de l’absolue dernière chance (des actions militaires mineures et même limitées étant toujours, par définition, envisageables).



Par Le Saker - vineyardsaker.fr - le 11 juillet 2014

Traduit par Zéro Décibel et Goklayeh
Source :

http://vineyardsaker.blogspot.fr/2014/07/for-russia-issues-is-tactics-not.html

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France - Blogueuse condamnée

France - Blogueuse condamnée | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


France - Une blogueuse condamnée suite à une critique de restaurant

 

Où s’arrête la critique ? Où commence la médisance ? Dans l’affaire qui a opposé une blogueuse à une gérante de restaurant, le tribunal de grande instance de Bordeaux a considéré que l’article pointant la désorganisation du service, le manque de professionnalisme des équipes et l’attitude de la patronne relevait davantage du dénigrement que de l’opinion constructive, même sévère.


Le site Arrêts sur Images rapporte en effet que l’internaute "L’Irrégulière" officiant sur Les Chroniques Culturelles a été condamnée en première instance le 30 juin dernier à 1 500 euros à titre de provision sur dommages et intérêts et 1 000 euros de frais de procédure pour avoir dit le fond de sa pensée quant à ses impressions sur un restaurant du Cap Ferret.



Visibilité dans Google


Le billet que la blogueuse a écrit à la suite de son expérience malheureuse était-il à ce point malveillant ? Pour la gérante, cela ne fait aucun doute. Le papier « relevait plus de l’insulte que de la critique », a-t-elle affirmé dans les colonnes de nos confrères. « Elle écrit un article où elle qualifie une de mes serveuses de harpie. Je ne peux pas laisser passer ça ».


Mais plus encore que la critique elle-même, c’est surtout sa visibilité dans Google qui a réellement posé problème à la propriétaire du restaurant, dans la mesure où l’article était perçu comme une menace pour ses affaires.


« Cet article montait dans les résultats Google et faisait de plus en plus de tort à mon commerce, alors qu’on bosse sept jours sur sept depuis quinze ans, je ne pouvais pas l’accepter », a-t-elle indiqué, reconnaissant qu’un service en plein été peut entraîner des erreurs, mais que la critique doit se faire « dans le respect ». Respect qui aurait donc manqué à la blogueuse.



Pas d’avocat pour se défendre


Il apparaît toutefois que la condamnation de L’Irrégulière doit s’analyser aussi dans la manière dont elle a organisé sa défense au tribunal. Celle-ci s’est représentée elle-même, au risque de ne pas être en mesure de citer les bons articles de code pour plaider sa cause ni d’avoir le talent théâtral que les avocats déploient parfois pour emporter l’adhésion.


Selon la blogueuse, la plainte en référé ne lui a pas permis de réagir avec sérénité. « Ils ne m’ont même pas demandé de supprimer l’article ou de modifier le titre avant de m’attaquer en référé. J’ai donc été complètement prise de cours et j’ai choisi de ne pas prendre d’avocat pour des raisons pratiques, je n’avais même pas le temps d’en trouver un ! », a-t-elle expliqué à ASI.


C’est peut-être là le tournant de l’affaire. N’ayant pas un professionnel du droit à ses côtés, la blogueuse était une proie facile pour le camp d’en face. C’est d’ailleurs ce qu’il ne faut pas faire. Comme le rappelle l’avocat Maître Eolas sur son blog, « si vous vous sentez dépassé, faites appel à un avocat ». En plus de libérer du stress, l’affaire sera toujours entre de meilleures mains plutôt que dans les vôtres.


L’affaire n’ira pas en appel, la blogueuse préférant arrêter les frais. L’article a depuis été retiré du site (seul le titre devait être modifié, pourtant) mais il est encore accessible dans certains caches.

 


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Un simple fait divers à ne pas prendre à la légère, puisque pour la première fois une blogueuse a été condamnée pour une critique émise sur internet. Car non seulement ce cas pourra servir de jurisprudence, mais c’est également quelque chose que les USA aimeraient mettre en place avec le traité transatlantique, nous en avons eu un récent exemple au Brésil récemment avec la « Loi FIFA » : toute critique contre la FIFA ou l’un de ses sponsors est maintenant considéré comme étant un crime pénal et sera traité devant des tribunaux compétents.


Le traité transatlantique est là pour le profit, et tout ce qui peut mettre en danger le moindre profit doit être proscrit, évité, condamné ! Un gouvernement veut empêcher les OGM ? Il peut être condamné. Un blogueur critique une marque ou un établissement ? Cela risque de jouer sur le profit, et là aussi, possibilité de passage devant un tribunal.


Ce fait divers n’est qu’un exemple à ne pas prendre à la légère, car une critique, même justifiée, peut être condamnée.



Par Benji – Les Moutons enragés – le 10 juillet 2014


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Mange tes tomates


"Mange tes Tomates mon amour"


Fun et rétro, mais vrai, surtout si les tomates sont issues du bio !!!


Duc


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Pilar_Mun's comment, Today, 7:26 AM
Très amusant :-)
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Pour la paix en Ukraine


Manifestation pour la paix en Ukraine : les citoyens russes et ukrainiens dénoncent les manipulations occidentales


C’est sur le lieu symbolique de la Fontaine des Innocents[1] que les tenants de la Paix en Ukraine se sont rassemblés ce vendredi 11 juillet 2014 à Paris. La manifestation a été menée à l’initiative du Comité des Citoyens russes et ukrainiens, organisateurs qui se sont déjà exprimés le 22 juin Place de la République et se sont ici vus épaulés par le comité du Mouvement de la Paix[2].


L’ensemble des responsables s’est accordé à dénoncer les manipulations occidentales et les velléités martiales des organismes tels que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, estimée en partie responsable des dommages causés aux villes de Donetsk et de Lougansk par les « insurgés » ; le Mouvement de la Paix compte d’ailleurs organiser prochainement un contre-sommet pour endiguer les agissements de ce groupe jugé inique.


L’indifférence médiatique des journalistes français a également été soulignée, silence coupable d’une presse en accord avec un pouvoir soumis à « l’oligarchie politique et aux enjeux américains[3] ». L’événement a été peu relayé sur les réseaux sociaux, à l’exception de la Voix de la Russie, qui appelait à la mobilisation ; la télévision russe semblait d’ailleurs être la seule représentation d’un média officiel – voir les images de Rutply (ci-dessus).


Des témoignages de citoyens russes ont suivi dont le rappel de la situation de nombreux patriotes voyant leurs proches contraints de fuir les zones de combats – les organisateurs ont annoncé le chiffre de 120 000 réfugiés quittant l’Ukraine vers l’Est, notamment la Russie. Le Comité des Citoyens russes et ukrainiens a aussi fait savoir que le nombre de morts annoncé par les autorités de Kiev était vraisemblablement minoré.


Une collecte de dons (jouets, vêtements) a été mise en place ; une autre manifestation se tiendra à Paris au début du mois d’août, appelant à la paix en Ukraine par l’intermédiaire de négociations. Enfin, une lettre ouverte à destination de l’ONU, l’UNICEF et du Président de la République François Hollande circule afin que soient prises des mesures menant à la paix.


PAR ALOYSIA BIESSY - Médias Presse Info - le 12 juillet 2014

 

Notes : 

[1] À l’origine, la Fontaine des Innocents était un cimetière dans lequel des enfants étaient inhumés ; les animateurs ont trouvé important d’établir des corrélations entre ces défunts et les nombreuses victimes majoritairement civiles de la guerre en Ukraine.

[2] Le drapeau arc-en-ciel, dont les origines remontent à la création du mouvement, n’a d’autres symboliques que de représenter la paix dans son caractère universel.

[3] Selon les manifestants interrogés.

 

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Justiciers des mers


Cette nouvelle saison de "Whale Wars" continue de documenter les campagnes de défense des baleines menées par l'ONG « Sea Sheperd Conversation Society ».


Fondée en 1977 par l'écologiste canadien Paul Watson, les équipes de la "Sea Sheperd" sillonnent l'Océan Austral où elles mènent une bataille à haut risque afin de trouver et arrêter les navires japonais pratiquant la chasse à la baleine.


Cette activité commerciale japonaise est pourtant interdite depuis 1986, mais le Japon traque les baleines sous couverture d'un (faux) programme de recherche scientifique.


Si vous n'avez pas la chance de recevoir les chaines TV diffusant ces reportages, il existe un site ou vous pourrez les regarder en entier via le web en cliquant ICI .


Les ayant tous regardés, je vous assure que c'est aussi prenant qu'intéressant, vous ne serez pas déçus !  De plus, il n'est pas permis d'ignorer l'existence de ces héros complètement désintéressés, si ce n'est par la protection des baleines.


Duc


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Manifestation de soutien


Lyon, 12 juillet 2014, plus de 6.000 personnes se sont retrouvées place de la République, puis place Bellecour, en soutien au peuple palestinien.


Ecoutez, car c'est très intéressant d'entendre les points de vue repris dans cette vidéo, ceux qui ne "passent" pas dans nos médias.


NB : Il y a eu, il y a et il y aura bien d'autres manifestations du même genre dans d'autres villes du monde.


Duc

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Ukr. - Forces de Kiev bloquées

Ukr. - Forces de Kiev bloquées | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Légende photo : derrière feu le soldat Vlassov, la symbolique des images résume tout ce pour quoi se battent aujourd’hui les forces de Nouvelle Russie. Loin des clichés néo-cons d’une extrême droite occidentale consanguine, rétrograde et totalement déconnectée des réalités de ce début de millénaire.



Ukraine/Donbass : coup d’arrêt à la progression de Kiev


Coup d’arrêt à l’ouest, devant Donetsk, coup d’arrêt au nord, de Gorlivka à Lugansk, et enfin coup d’arrêt aux frontières depuis 24 heures. Les forces ukrainiennes ne peuvent plus progresser depuis leur avancée au nord après le départ des troupes de la milice du Donbass de la poche de Slaviansk-Kramatorsk. Résultat : les bombardements massifs et les pilonnages d’artillerie à l’ouest de Donetsk et dans le secteur de Gorlivka se multiplient. Plus au sud-est, en revanche, ce sont les forces indépendantistes qui ont repris l’initiative : après les tirs de lance-roquettes multiples sur un camp de base de l’armée ukrainienne hier, c’est une colonne de ravitaillement qui a été détruite dans le même secteur aujourd’hui. La bataille du Donbass n’est pas finie et elle risque encore de nous apporter quelques surprises.


Si les forces kiéviennes doivent décompter chaque jour leurs pertes, souvent très lourdes, il en est de même pour celles de Nouvelle Russie. Ainsi, une figure de Dniepropetrovsk, Alexander Vlasov a été tué avec son ami le champion de kickboxing Nikolai Leonov lors des derniers affrontements dans le secteur de l’aéroport de Donetsk.


Mais les pertes militaires ne sont pas tout. Porochenko avait juré, craché : les agglomérations ne seraient plus bombardées ! Dans la nuit, le village de Maryinka à un peu plus de 10 km à l’ouest de Donetsk a été pilonné et 30 civils ont été tués. D’autres tirs massifs ont eu lieu à la mi-journée.


 

 

 



La guerre civile dans le Donbass voulue par Kiev, à l’instigation de Washington, n’est pas terminée et, pour l’heure, aucune partie n’est en mesure de crier victoire. Comme le souligne le géopolitologue Pascal Gauchon, « la leçon des cartes est sans appel, c’est leur supériorité sur les mots qui peuvent toujours se retourner : les élections ukrainiennes n’ont pas apaisé les divisions du pays, elles les révèlent au contraire, les avivent peut-être ; elles autorisent Poroshenko à utiliser la manière forte pour reconquérir l’Est, elles l’y forcent même sous la pression des plus radicaux de ses soutiens, au risque de rendre la fracture du pays irréversible. Poutine n’a pas encore perdu. Il attend. »



Crise et répression


La crise sociale dans ce Bandéristan qu’est devenue l’Ukraine se fait déjà très sérieusement ressentir. Au lieu de s’employer à tenter d’améliorer le quotidien de son peuple, la clique putschiste lui fait la guerre dans le Donbass. Résultat, Vitaly Klitschko, le chef de file d’UDAR et nouveau maire de Kiev (qui a refusé de faire partie du gouvernement) vient d’affirmer que sa municipalité ne pourra pas payer à temps les salaires des employés du secteur public… Et cela vaut pour l’ensemble du pays (source).


Parce que l’argent des USA, de l’Union européenne et du FMI sert à équiper des bandes armées néonazies, à acheter des chars et à mettre en place des camps de « filtration » (sic) pour les « sous-hommes » (dixit Yatseniuk) que sont les populations de l’Est et du Sud-est ukrainien, d’après les critères raciaux imposés par une extrême droite au nationalisme de détestation avéré et qui n’hésite pas à se prostituer outre-Atlantique pour tenter d’arriver à ses fins : la revanche sur la défaite de 1945 !


Les « sous-hommes » qui n’entendent pas, pour autant, se laisser massacrer sans se défendre : Igor Ivanovich Strelkov, le commandant en chef des forces de la résistance du Donbass, assure que les volontaires sont très nombreux à se présenter dans les centres de recrutement de Nouvelle Russie. À tel point que la milice n’a pas assez d’uniformes et de chaussures pour les équiper tous. Et de lancer un appel : « Nous demandons à toutes les personnes concernées de fournir tous les uniformes militaires qu’ils peuvent et par tous les moyens possibles. Même d’occasion, « Berezka », « Afganka » ou même des camouflages de chasse, ainsi que des chaussures adaptées au combat (bottines, bottes militaires). »


Dans les zones « libérées » par les forces gouvernementales, la répression est quotidienne, alors que Slaviansk et Kramaorsk attendent toujours que l’eau courante et l’électricité soient enfin rétablies définitivement et durablement. Du côté des forces ukrainiennes, la parole se libère pour certains. Ainsi, un dénommé « Oleg Dub » a témoigné sur les réseaux sociaux de son expérience de la « libération » de Mykolaivka (à côté de Slaviansk), une fois les forces indépendantistes parties. Intégré au « Bataillon Donbass », ce patriote ukrainien vit aujourd’hui caché. Ce vétéran du Maidan est accusé de trahison pour avoir raconté le « nettoyage » d’une petite agglomération avec des méthodes comparables à celles employées par les SS-Einsatzgruppen sur les arrières du Front de l’Est de 1941 à 1944 : tirs à vue sur tout ce qui bouge (y compris des chiens et des cochons), assassinats de personnes âgées et autres civils inoffensifs (comme un jardinier), lancers de grenades dans des habitations, etc, etc.


L’histoire d’Yevgeny Gunko, sous-officier de carrière, devenu entrepreneur local dans l’ouest, est un peu différente. Menacé de 7 ans de prison s’il refusait de reprendre du service après 20 ans dans l’armée, il est aujourd’hui prisonnier à Lugansk. Il a préféré se rendre à l’occasion d’un énième affrontement au nord de la ville. Kiev manque de cadres pour ses troupes : aussi, il est facile d’aller chercher ceux qui se sont reconvertis dans le civil, en les menaçant de prison.


Comme la racaille ukrainienne n’est plus incarcérée, mais bel et bien enrôlée dans les escadrons de la mort des paramilitaires qui dépendent d’Andriy Parubiy, le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense issu de la mouvance néonazie, il est aisé de menacer de bon père de famille de représailles pour les forcer à aller risquer leur vie pour Washington et Bruxelles. Près de 300 membres des forces de sécurité ukrainiennes déployées dans la zone de l’aéroport de Donetsk ont fait défection ces derniers jours.


L’ancien maire de la ville de Slaviansk Nelli Shtepa a été arrêté par le ministère de l’Intérieur pour « atteinte à l’intégrité territoriale et à l’inviolabilité de l’Ukraine ». Elle a reçu une convocation au SBU (police politique) à Kharkov. Elle avait été démise de ses fonctions lors de la formation d’une administration fédéraliste en mars dernier, parce qu’elle était en opposition avec l’idée de remettre en cause le pouvoir de la junte.



La bataille des frontières est mal engagée pour Kiev


L’affaire des tirs de roquettes de 122 mm Grad, hier, sur un camp de base de l’armée ukrainienne près de Zelenopolye à quelques kilomètres de la frontière russe, au sud de Lugansk (60 km) semble poser de réels problèmes au commandement ukrainien qui doit gérer la logistique et le déploiement d’un certain nombre d’unités engagées dans ce corridor en bordure de la frontière avec le risque permanent de voir ces unités se retrouvées isolées, coupées de tout ravitaillement ou encore dans l’impossibilité de manœuvrer.



On sait maintenant, via des sources ukrainiennes (notamment des familles de soldats qui ont témoigné sur Internet) que sur 240 soldats du 1er bataillon de la 79e brigade aéromobile, seulement 32 sont en capacité de combattre. La compagnie d’artillerie de la brigade est totalement hors de combat : à la 1re batterie ne restent que 20 soldats valides, il y aurait eu 80 tués : la 2e batterie a eu toutes ses pièces complètement détruites ; il reste à la 3e batterie, une pièce de 122 D -30 en état d’être engagée et seulement 12 soldats valides sur un effectif de 80.
 Le nouveau bilan de Kiev est de 23 tués et 93 blessés.




Le secteur frontalier où tentent de progresser une partie des forces ukrainiennes est loin d’être des plus sécurisés. Large d’environ 5 à 10 km maximum, parfois moins, il pause d’énormes difficultés à la logistique kiévienne. Aujourd’hui encore, un convoi a été pris dans une embuscade près du village de Dyakove (10 km à l’ouest de Zelenopolye). Ce couloir est exposé à l’artillerie de la milice du Donbass qui, de la colline de Saur-Mogila (le point le plus élevé de la région), contrôle un secteur pouvant aller jusqu’à 60 km.


Tous les deux ou trois jours, les rapports de Kiev ou des forces indépendantistes font mention d’attaques sur le secteur, parfois avec des moyens d’artillerie. Le ravitaillement des troupes gouvernementales se fait le plus souvent la nuit. Ce qui n’empêche pas d’avoir des problèmes récurrents de logistique : ainsi, le détachement de la 72e brigade mécanisé a stoppé son avance le long de la frontière. Plus au sud, Kiev cherche toujours à sécuriser au mieux le secteur frontalier avec la Russie. Mais comme les forces gouvernementales sont limitées en troupes, elles y envoient ce qu’elles peuvent… Et elles peuvent parfois peu…


Les néonazis d’« Azov » seraient victimes des vipères russes… Les grands guerriers du « Bataillon Azov » (ou ce qu’il en reste après les combats de Saur Mogila qui a vu l’unité réduite de 70 % de ses effectifs) sont en ce moment cantonnés à moins d’un kilomètre de la frontière russe, à Khomutovskaya step, un endroit au milieu de nulle par situé à environ 15 km au nord de Novoazovsk sur la mer d’Azov.


Le lieu étant habité par des colonies de vipères, ces glorieux combattants ont demandé en urgence des antidotes contre les morsures de ces charmants reptiles qui, à l’évidence, n’apprécient guère la présence des sbires du régime « proeuropéen » de Kiev… Encore un coup du GRU, du SVR, du méchant Poutine ou, qui sait, du fantôme de Staline en personne !


Le fait est que l’armée ukrainienne et les paramilitaires qui dépendent du ministère de l’Intérieur n’ont pas de moyens illimités, d’autant que les lignes de ravitaillement s’allongent. De plus, les « brigades » engagées sont tout au plus des régiments renforcés. Mais en raison du très très mauvais état de l’armée ukrainienne (situation déplorable qui date de Yanukovitch et même bien avant) chaque brigade ne peut fournir seulement qu’un ou deux bataillons tout au plus, équipés et prêts pour les opérations.


Ainsi, tout comme les Russes en Tchétchénie, qui ont eu des problèmes similaires, les Ukrainiens doivent mettre en place des groupes de combat mixtes incluant plusieurs unités différentes, afin de pouvoir avoir un groupe de combat relativement cohérent.

 

  

En raison de la permanence de tirs d’artillerie sur le territoire russe de la part des forces de Kiev, Moscou a déclaré se garder le droit de prendre les « mesures nécessaires pour protéger son territoire en cas de nouvelles provocations à la frontière russo-ukrainienne ».


Plusieurs tirs ont visé directement des postes-frontière russes, blessant même parfois des gardes-frontières. « En cas de poursuite de telles provocations, la partie russe se garde le droit de prendre toute mesure prévue par la législation de la Fédération de Russie en vue de protéger son territoire et d’assurer la sécurité de ses citoyens », a annoncé le ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie.



Par Jacques Frère pour NationsPresse.info – le 12 juillet 2014


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Le rôle des médias


Michel Collon - Le rôle des médias dans les guerres


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Irak 2003 : les USA & l’or

Irak 2003 : les USA & l’or | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Guerre d’Irak de 2003 : faute d’ADM (NDLGazette : ADM = armes de destruction massive), les États-Unis ont trouvé de l’or

 

C’est bien connu, les empires vivent sur le dos des pays conquis. Le moteur principal de leur expansion est justement la nécessité sans cesse renouvelée d’alimenter un insatiable appétit qui grandit au fur et à mesure de leur développement. De l’Égypte antique à nos jours, cette réalité ne s’est jamais démentie. Nous avons eu, par exemple, un Charlemagne qui a mené, durant tout son règne, des expéditions contre les Saxons, soi-disant pour les christianiser, mais, en réalité, à des fins de pillage, tout comme sa guerre contre les Avars (*) qui n’avait comme seul et unique but que de s’emparer de leur fabuleux trésor, lui-même fruit de pillages et de rapines.


L’empire américain, lui-même entièrement issu de la logique de la ruée vers les El Dorado de l’Ouest qui a suivi les grandes découvertes, ne pouvait faire exception. Quelles que soient les raisons invoquées pour les agressions menées par les États-Unis, nous retrouvons toujours les mêmes constantes tournant autour des richesses potentielles ou réelles des pays agressés. Si les richesses minières et les hydrocarbures ont toujours retenu l’attention des analystes, on parle peu de celles qui sont stockées dans les banques sous forme d’or, de diamants ou de platine, ni de celles qui proviennent de la fabrication et de la manipulation de la monnaie du pays.


L’Irak a été une manne pour les États-Unis et la Grande-Bretagne, à tous les points de vue, et pas seulement à cause du pétrole et la reconstruction. Du jour au lendemain, des tonnes d’or prirent le chemin de l’exil d’une manière ou d’une autre. Avant même la fin de la guerre, d’innombrables objets archéologiques avaient disparu des musées irakiens pour se retrouver à des dizaines de milliers de kilomètres du pays. Le pillage fut systématique, un peu à la manière nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.


Comme si ça ne suffisait pas, l’occupant s’attela à la refonte de la monnaie irakienne en créant le nouveau dinar irakien. Tous les anciens dinars furent retirés de la circulation avec, comme on peut s’en douter, tous les trafics qui peuvent accompagner ce genre d’opérations. À la place, des cargos entiers bourrés de nouveaux dinars fraichement imprimés décollaient des bases américaines en Allemagne, autre pays occupé, à destination de l’Irak.


Si on rajoute à cela le fait que les pays du Golfe, en particulier l’Arabie Saoudite, ont mis la main à la poche pour financer cette guerre de vol et de prédation, ceux qui pleurent le coût exorbitant de l’opération peuvent se rassurer : elle a été très rentable pour les deux (trois ?) larrons qui l’ont voulue.



Par Avic – Réseau International - le 13 juillet 2014

 

 

(*) Les Avars ou Avares sont un peuple turc de cavaliers nomades dirigés par un Khagan, parfois identifiés aux Ruanruan qui menaçaient la Chine au IIIe siècle. (Source Wikipédia) 

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Lettre à François Hollande...



(Vidéo) Lettre ouverte à François Hollande et autres racistes qui nous dirigent [Christophe Oberlin]

 

Attention : images difficiles à supporter (+ 18 ans). Il faut absolument écouter le message du chirurgien C. Oberlin


— NDLGazette : seul le texte en français est reproduit ici —


Vous président, voulez-vous que je vous montre les photos des enfants palestiniens coupés en deux par les bombes israéliennes ?


Vous président, savez-vous qu’un enfant palestinien est tué par Israël chaque trois jours, depuis dix ans ?


Vous président, vous vous inscrivez dans la lignée d’une classe politique détestable : celle qui a fait fonctionner la guillotine pendant la guerre d’Algérie, celle qui a signé pour l’assassinat de Larbi ben Mhidi, celle de l’expédition de Suez, celle qui a donné la bombe atomique à Israël.


Vous président n’avez décidément rien retenu des cours d’histoire et des cours de droit de l’Institut d’Études Politiques de Paris.


Vous président, alors qu’Israël agrandit tous les jours son territoire par la force, vous prétendez nier le droit des Palestiniens à résister par la force ?


Vous président, en soutenant un état qui agrandit ses frontières par la force, vous violez la charte des Nations Unies !


Vous président, par la coopération militaire que vous entretenez avec Israël, vous êtes juridiquement complice de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.


Vous président, alors que les Palestiniens sont majoritaires sur le territoire de la Palestine, en soutenant la minorité vous niez la démocratie !


Vous président, je vous accuse de l’une des pires formes de racisme : le racisme en col blanc !


Vous président, vos déclarations n’engagent que vous, vous êtes la honte de la France !

 

 

Par la Rédaction d’Arrêt sur Info — le 13 juillet 2014

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Ukr.-Donbass : assaut s/Lugansk

Ukr.-Donbass : assaut s/Lugansk | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source de la carte : ‪salzenstein.over-blog.com

 

 

Ukraine/Donbass : assaut sur Lugansk


Après le coup d’arrêt à l’avance ukrainienne opéré ces derniers jours par les forces indépendantistes, c’est une attaque en règle qui se déroule en ce moment dans le secteur de Lugansk de la part des forces kiéviennes. À l’heure actuelle, de violents affrontements opposent au moins trois brigades (incomplètes) de l’armée ukrainienne renforcées par des éléments de la garde nationale et de la 3e brigade des forces spéciales, aux unités de Nouvelle Russie. L’assaillant a voulu percer au nord de la ville et des hélicoptères auraient déposé des troupes dans certains secteurs de l’agglomération. Un contournement de la ville par l’ouest serait en ce moment tenté.


La nuit dernière, une reconnaissance offensive par l’ouest de l’agglomération de Lugansk a été suivie d’une attaque massive des forces gouvernementales ce matin sur la ville avec quelque 70 blindés, en outre des hélicoptères auraient débarqué des « forces spéciales » en centre-ville. La situation est extrêmement confuse depuis le début de la journée et nombre d’informations sont contradictoires.


Une douzaine de blindés auraient pénétré en fin de matinée au nord de la ville, dans la zone résidentielle, d’intenses combats sont entendus en ce moment. Deux colonnes mécanisées se sont progressivement avancées au sud de Metalist, à l’entrée même de l’agglomération de Lugansk, appuyées par des tirs de batteries de mortiers de 120 et de salves de BM-21. Il est aussi possible qu’au sud de Metalist, les forces ukrainiennes aient employé une batterie de 152 mm automoteur MTSA-S pour « traiter » la zone. Une école a été touchée dans la ville de Lugansk.


Il y aurait au nord de Metalist pas moins de trois batteries d’artillerie lourde : une de 6  automoteurs de 152 2S3 Akatsya ; 12 BM-21 Grad ; 8 BM-27 Uragan.


L’attaque serait appuyée par deux avions, dont au moins un a violé l’espace aérien russe. Il semblerait que des cluster-bombs aient été larguées de la part de l’aviation ukrainienne sur des positions supposées de la milice. Un drone russe d’observation aurait été abattu par les forces de Kiev au-dessus de Lugansk.


À l’ouest de l’agglomération, à moins de 5 km, les forces kiéviennes semblent avoir pénétré dans le village de Sabivka. Oleksandrivsk, encore plus proche de Lugansk, serait aussi menacée. On signale aussi des affrontements à 10 km au sud de Lugansk, dans les bourgades d’Heorhiivka et de Rozkishne.



 

Le secteur nord de l’agglomération, ce soir, est un vrai champ de bataille, mais les quelques éléments blindés qui ont tenté une percée dans l’après-midi semblent avoir été soit détruits, soit repoussés. La milice a utilisé massivement des postes de missiles antichars Fagot et Metis-M, de même que des pièces antichars lourdes de 100 mm BS-3 « Rapira » (aperçues dans les vidéos). Plusieurs blindés ont été détruits du côté des assaillants.

Ce soir, des salves de roquettes de 122 mm (BM-21) sont tirées toutes les demi-heures sur l’agglomération, notamment dans le secteur nord, à l’emplacement du Bataillon Zarya.



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Dans le secteur de Snizhne (juste à l’est de Torez et au nord-ouest de Saur-Mogila), exactement entre Lugansk et Donetsk, la milice a touché un hélicoptère d’assaut Mi-24 hier, au moyen d’un tir de missile sol-air, alors que les combats s’intensifiaient sur Saur-Mogila. Embuscade dans le secteur sud de Snizhne dans la journée : la milice, conduite par le commandant Evgenii Gorbik, a détruit 27 véhicules (dont des blindés) sur une colonne de 30, subissant pour sa part 5 blessés et 2 tués.


Des combats, ce soir, sont signalés à l’est de Krasnodon, près de la frontière russe. Contrairement à ce que Kiev annonce, à la tombée de la nuit l’aéroport de Lugansk n’est toujours pas « dégagé » de l’encerclement des forces du Donbass. Un important incendie (citernes de carburant ?) est même signalé à proximité.


Ce matin, plus à l’est de Lugansk et dans le secteur nord de la poche du Donbass, Severodonetsk a été l’objet de violents tirs d’artillerie gouvernementaux, la ville a subi des dommages importants, mais il n’y a pas eu de morts et de blessés.


La situation évolue aussi autour de Donetsk : l’armée ukrainienne rassemble des véhicules blindés, des unités d’artillerie et des troupes en quantité, essentiellement à la périphérie sud et ouest de la ville. Le front ouest s’étale sur une ligne nord-sud à une quinzaine de kilomètres de Donetsk. C’est dans ce secteur qu’un chef de compagnie du « Bataillon Donbass », Dmitry Kuzmin, a été tué hier. Des tirs de mortiers sur Mariynka ont fait deux blessés dans les rangs de la milice.


 

 

 

Le rapport de forces tend à s’inverser


À Donetsk, depuis le retrait des forces indépendantistes de l’ex-poche de Slaviansk-Kramatorsk, le commandant des unités combattantes de Nouvelle Russie, Igor Strelkov (Girkin), a mis de l’ordre dans l’organisation de la défense de la ville et de la ligne de front, tout en unifiant le commandement et a commencé à régler divers problèmes : manque d’effectifs, sous-équipement en artillerie, blindés et munitions, querelles entre chefs de groupes, tentatives de trahisons politiques…


Dans ces conditions, la situation risque donc de durer encore un petit moment et on comprend mieux pourquoi le gouvernement de Kiev cherche désormais à provoquer un conflit en Crimée. Selon l’analyste Louis-Benoît Greffe, il faut détourner l’attention de l’opinion nationale et surtout internationale sur la situation dans le Donbass où les unités gouvernementales sont pour le moment bloquées dans leur offensive.


Attaquer la Crimée, amènerait immanquablement Moscou à réagir fermement et engagerait l’ensemble de la région dans un conflit généralisé avec, vraisemblablement, l’intervention de l’OTAN. Car, en quelques heures seulement, les forces russes basées en Crimée ne feraient qu’une bouchée des unités ukrainiennes.


À peine le ministère des Affaires étrangères russe a-t-il averti que les provocations de Kiev consistant à tirer des obus sur le territoire russe devaient cesser, sous peine de riposte, que l’on apprend que des obus tirés depuis le territoire ukrainien ont explosé dans la cour de deux maisons à Donetsk, village russe de la région de Rostov-sur-le-Don (à ne pas confondre avec la Donetsk ukrainienne – NDLR), à plus de 40 km à l’est de Lugansk, faisant un mort et deux blessés.


Kiev ne parvient pas à couper les milices de Nouvelle Russie de leur ravitaillement en provenance du territoire russe, pire, le « corridor » de pénétration semble être un échec. D’ailleurs, cette tactique pousse nombre d’observateurs, y compris des moins hostiles à la junte, à s’interroger sur le bon sens du commandement ukrainien : comment justifier le fait d’engager autant d’unités sur un secteur dont on peut être sûr que les artères logistiques seront immanquablement attaquées en permanence par l’adversaire ? La dernière salve d’artillerie des forces du Donbass dans ce secteur a touché, ce matin, des éléments de la 72e brigade mécanisée au sud de Serdlovsk, faisant 7 morts et une douzaine de blessés.


De Donetsk à Lugansk et passant par Gorlivka, les forces indépendantistes tiennent bon, d’autant que désormais, elles disposent de plusieurs dizaines de chars lourds (T-64BV, T-64BM Bulat), de blindés d’infanterie (BRDM-2, BMP-2, BMD-2, BTR-70 et 80, MT-LB…), de moyens d’artillerie réduits en nombre, mais très efficaces bien employés (Nona, mortiers de 120 Sani, BM-21, canons de 100 mm…), de systèmes sol-air portables et mobiles (Strela -10), pris à l’ennemi. Aussi, le rapport de forces tend à s’inverser.


À noter la multiplication des opérations de diversion et les attaques sur les arrières des forces gouvernementales (notamment à Mariupol, à Kramatorsk et à Slaviansk) et aussi à Kharkov (sabotages), à Odessa (contribution humanitaire ; renseignement ; attaque de postes isolés ukrainiens) ou même à Uzhgorod dans l’ouest du pays.




 

 

Une presse US pas si dupe


La presse qui n’est pas aux ordres n’est pas bien vue en Ukraine « proeuropéenne » et atlantisée. Beaucoup trop de journalistes ont été tués depuis le printemps (essentiellement des Russes). Le journaliste de Mariupol, Sergueï Dolgov, qui était porté disparu depuis le 18 juin, a été tué à Dniepropetrovsk. Très hostile au putsch de l’hiver dernier et dénonçant régulièrement les magouilles de l’oligarque Ihor Kolomoisky, le fourrier de Praviy Sektor, Dolgov avait été enlevé par des éléments du « Bataillon Dnepr », escadron de la mort justement financé par Kolomoisky. Son corps a été retrouvé dans la banlieue de Dniepropetrovsk. Reporters sans frontières n’a pour le moment pas trouvé utile d’évoquer ce crime.


D’autres journalistes, Américains ceux-là, risqueraient gros s’ils s’aventuraient en Ukraine « proeuropéenne ». En effet, une partie de la presse US commence à se poser les bonnes questions. 
Faisant suite à la dénonciation légitime de Stephen Cohen (The Nation) quant à l’attitude veule de l’Administration Obama et des élites américaines sur le drame que subissent les Ukrainiens de l’Est à cause de la politique belliqueuse de Kiev poussé par Washington, le journaliste américain Michael Birnbaum, dans le très influent Washington Post du 12 juillet, dresse un portrait peu amène de la « libération » de Slaviansk et de la manière dont est menée l’opération « antiterroriste » en Ukraine. Un œil critique que l’on aimerait avoir dans la presse française.


« Le gouvernement de l’Ukraine a claironné récemment sur la retraite des rebelles de cette ville, carrefour clé, comme une grande victoire après un long mois de bataille contre les insurgés dans l’est.
 Mais chez les habitants de Slaviansk qui nettoient les décombres des maisons et des commerces détruits, le triomphe est loin dans l’esprit des gens. Le combat semble loin d’être terminé ; l’autorité centrale est largement absente ; et un grand nombre de divisions, ressenties depuis longtemps au sein de cette nation, sont plus profondes que jamais.
 Les policiers sont à peine présents dans Slaviansk, et les responsables de la sécurité disent qu’ils ne savent pas qui est responsable des opérations au jour le jour dans la ville. Les rebelles sont allés dans une ville beaucoup plus grande, Donetsk, de près d’un million de personnes, ce qui pose un défi encore plus grand pour une armée désorganisée.
 Pendant ce temps, le scepticisme au sujet du gouvernement à Kiev, qui a fait de Slaviansk de terrain fertile pour les séparatistes, est plus présent que jamais. »


Même approche dans le New York Times, où Sabrina Tavernise souligne que ce sont tout d’abord les civils qui paient le prix fort de l’avancée des forces gouvernementales.


Le très radical Oleg Lyachko (qui cornaque le « Bataillon Azov », l’escadron de la mort de Svoboda) demande à ce que la loi martiale soit instaurée dans les régions de Donetsk et de Lugansk, précisant qu’il ne s’agit plus d’une « opération antiterroriste », mais bien d’une « guerre » (source). Ce sur quoi nous sommes entièrement d’accord, une fois n’est pas coutume, il s’agit bien d’une guerre faite par Kiev à son propre peuple. 



Par Jacques Frère pour NationsPresse.info – le 13 juillet 2014


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Bravoure des soldats du feu


Soyez les témoins de la bravoure de ces soldats du feu qui luttent contre un incendie au péril de leur vie.


Un cinéaste américain rend hommage de la plus belle des façons au quotidien des soldats du feu qui n’hésitent pas à braver les flammes au péril de leur vie. DGS vous fait vivre un incendie aux premières loges à travers une vidéo époustouflante en slow motion. Chaud devant !


Gregory Wilson est un réalisateur américain qui a suivi les pompiers des comtés d’Hébron et Glastonbury, dans l’État du Connecticut aux États-Unis, afin d’immortaliser leur quotidien rempli de danger à travers un mini-film bourré d’adrénaline. Intitulée « Let me know when you see fire », cette vidéo donnerait presque chaud !



Par Romain Pernet - Laughing squid – daily geek show – le 12 juillet 2014

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Ukr. - Tactique de la Russie - 1/2

Ukr. - Tactique de la Russie - 1/2 | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Légende de la photo : la galerie des monstres ukies.

 

POUR LA RUSSIE, C’EST UNE QUESTION DE TACTIQUE, PAS DE STRATÉGIE - Partie 1


Je pense que la chute imprévue de Slaviansk nous touche tous très durement. Nous étions habitués à la considérer comme une nouvelle Stalingrad, comme une version « Donbass » de Bint Jbeil, et le soudain retrait des forces de Strelkov fut une surprise pour nous tous. Et je veux vraiment dire, nous tous, y compris les Ukies (qui avaient prédit que Strelkov combattrait là-bas jusqu’à la dernière balle). Et c’est exactement ce que Strelkov voulait.


Je pourrais ressasser tous les arguments d’Auslander ou ceux du Général Ukie anonyme, mais tout ce que je puis ajouter, c’est que je suis d’accord avec eux. D’ailleurs, pourquoi refaire ça ? J’ai déjà discuté de l’évolution de la situation des combats dans le Donbass (voir ici) et déjà discuté spécifiquement de la seule importance réelle qu’avait Slaviansk : symbolique.


Si quelqu’un croit encore sincèrement que le départ de Strelkov fut autre chose qu’une retraite très élégante et parfaitement chronométrée depuis une position intenable, je n’ai plus d’arguments pour contrer une telle croyance. Aux autres je dirai ceci : reculer est une des compétences les plus difficiles et les plus importantes qui soient, lorsqu’on fait la guerre, une compétence complètement sous-estimée et méconnue des civils ; cela constitue un test épuisant et très révélateur de la qualité des forces qui exécutent la manœuvre. Il apparaît que Strelkov a réalisé un retrait quasi parfait, impeccablement ordonné et réglé depuis Slaviansk déjà encerclée, et c’est la meilleure preuve possible de son habileté tactique.


Ce que je veux faire maintenant, c’est regarder non les aspects tactiques, mais les options stratégiques russes. Pas comment la Russie essaierait de faire ceci ou cela, mais plutôt ce qu’est probablement l’objectif final russe.



Les motivations et les objectifs de Poutine


D’abord, je dois vous dire que la seule hypothèse logique de réflexion au sujet de Poutine est qu’il fait ce qu’il croit être le mieux pour la Russie et pour la population russe. L’idée qu’il est un « lâche » ou qu’il est « vendu » est de prime abord ridicule : si cela avait été le cas, il n’aurait pas ordonné aux forces russes de souffler la péninsule de Crimée sous le nez des États-Unis et de l’OTAN. Il n’aurait pas non plus osé défier ouvertement les anglosionistes en Syrie. Non, si Poutine n’envoie pas les forces russes dans le Donbass, cela n’a rien à voir avec de la crainte ou une supposée faiblesse russe. Cela a tout à voir avec le fait qu’il est arrivé à la conclusion que cela ne serait pas la bonne tactique pour réaliser son objectif stratégique. C’est la seule explication logique.


Je voudrais mentionner qu’un récent sondage montre que 60 % (soixante pour cent !) des Russes sont d’accord avec lui et ne veulent pas envoyer de troupes dans le Donbass. Est-ce que ça signifie que 60 % des Russes sont lâches ou ont été achetés par le nouvel ordre mondial ? Pas le moins du monde.


Envoyer des troupes russes en Novorossia est une tactique, un moyen de réaliser quelque chose d’autre. Ce n’est pas un but en tant que tel, n’est-ce pas ? Alors quel est le but ?


Je pense que la première chose que l’on doit se demander, c’est ceci : la Russie peut-elle accepter, ou d’une certaine manière vivre avec, le projet étatsunien ? Quel est au fait ce projet ? Une Ukraine unie (non fédérale) menée par des nazis russophobes complètement sous le contrôle des États-Unis, avec l’OTAN en Ukraine et toutes formes d’influence russe exclues. Au mieux, cela signifierait que la Crimée serait sous la menace constante d’une attaque et, au pire, cela signifierait une attaque Ukie/OTAN/États-Unis en Crimée aussitôt que suffisamment de forces auraient été rassemblées.


Demandez-vous si c’est là une issue acceptable pour la Russie ? Y a-t-il une seule chance que Poutine puisse être persuadé d’accepter ça ? Ma réponse est un catégorique : « En aucune façon ! » Ce n’est tout simplement pas une issue que la Russie peut accepter, indépendamment de celui qui siège au Kremlin.


Bon, et un accord avec Poroshenko ? Quelque chose comme : « Vous abandonnez la Crimée, et j’abandonne le Donbass » ?

Absurdité. D’abord, Poroshenko n’existe pas. Bon d’accord, il y a un type appelé Poroshenko à Kiev, mais il n’a aucun pouvoir. Le pouvoir réel n’est même pas Obama, c’est l’« État profond » étatsunien : les marionnettistes d’Obama et les marionnettistes de Poroshenko. Maintenant posez-vous cette question simple : l’« État profond » étatsunien a-t-il besoin du Donbass ? Bien sûr que non !



Le Donbass : qui en a besoin, qui n’en a pas besoin ?


Le Donbass, c’est quoi ? En quelques mots, le Donbass est une région complètement russe qui, du fait des bizarreries de l’Histoire, s’est retrouvée à faire partie de l’Ukraine, exactement comme la Crimée. De plus, le Donbass est une région presque exclusivement orientée vers les échanges avec la Russie. Il a du charbon et des capacités industrielles de haute technologie (y compris militaires).


Les États-Unis, l’Europe ou même l’empire anglosioniste dans son ensemble n’ont strictement aucun besoin du Donbass. La Russie oui, la Russie pourrait sans aucun doute faire grand usage du potentiel du Donbass, mais personne d’autre qu’elle n’est dans ce cas. Maintenant, si le Donbass est transféré à l’Ukraine croupion sous contrôle nazi (ce que j’appelle le Banderastan), il perdra ainsi et automatiquement toute valeur : coupé de la Russie, le Donbass est inutile. Tout comme une clé est utile seulement s’il y a une serrure, le Donbass est utile seulement par ses relations avec la Russie. Supprimez-les et le Donbass est sans valeur.


Qu’arriverait-il à un Donbass partie intégrante d’un Banderastan unifié ? Et bien, tout d’abord, la Russie serait contrainte de l’isoler immédiatement de l’Union Douanière, pour protéger : Russie, Biélorussie, Kazakhstan, Arménie et les futurs membres de cette union des marchandises en provenance de l’Union Européenne. De plus, les fanatiques de la junte ont déjà annoncé que le Banderastan ne fournira pas l’industrie militaire russe. D’ailleurs, le Donbass est déjà en chute libre – depuis le début de l’année, les exportations vers la Russie ont chuté, si je ne me trompe pas, de quelque chose comme 1/4, soit 25 %. Il nous faut donc nous rendre à l’évidence, si la junte nazie ne met jamais la main sur le Donbass, ce ne sera qu’une région dévastée, et non l’importante source de revenus qu’il a été depuis 1991.


Si l’on met de côté la valeur « patriotique », pour un état imaginaire (l’Ukraine), qu’il y aurait à « reprendre » ses territoires historiques (au moins dans leur imagination), le Donbass n’a aucune valeur, et par conséquent ni la junte ni les États-Unis ne permettront jamais un tel marché.


Peut-être demanderez-vous pourquoi les Ukies combattent si dur pour mettre la main sur un morceau de territoire inutile. C’est vraiment simple.



Pourquoi donc se bat-on, en réalité ?


En premier lieu, souvenez-vous que les Ukies ne décident de rien. C’est l’Oncle Sam. Et l’Oncle Sam veut une nouvelle guerre froide, l’Oncle Sam suscite des guerres et des crises partout, parce que c’est crucial pour justifier l’existence de l’OTAN et parce que cela maintient le dollar à flot. Pour l’Oncle Sam, une guerre d’une décennie dans le Donbass est parfaite : faire payer ces maudits Russkofs pour la Syrie, amener l’OTAN encore plus près de la frontière russe, flanquer une peur de tous les diables aux Européens, ce faisant en profiter pour torpiller l’Euro, et justifier l’existence de l’OTAN. Que peut-il y avoir de mieux ?


Mais la junte aussi a besoin de la guerre. Déjà, parce que cela lui fournit le parfait bouc émissaire : Poutine, les « Moscovites », le tout puissant FSB, etc. Cela crée aussi une atmosphère de peur, ce qui est excellent pour les pouvoirs de police, les violations des droits civils et humains, etc. Cela permet aussi aux nazis de faire la chasse aux « saboteurs » et aux « agents russes » (quiconque est en désaccord avec leur idéologie et leurs politiques). Une guerre, c’est aussi le moyen parfait pour justifier la crise. C’est même un moyen de faire beaucoup d’argent : Kolomoiski a déjà gagné des millions en surfacturant le carburant à l’armée Ukie. Dernière chose, et non des moindres, les guerres engendrent le chaos, et les voyous, partout, aiment le chaos et l’anarchie : c’est là un environnement dans lequel ils prospèrent.


Donc, l’Oncle Sam et sa junte nazie à Kiev veulent tous deux la guerre, mais ils ne veulent pas le Donbass.


Qu’est-ce que cela signifie pour la Russie ?


Et bien, nous avons déjà établi que la Russie ne peut permettre que le plan étatsunien pour l’Ukraine réussisse. La Russie ne peut permettre un état unifié nazi et appartenant à l’OTAN sur sa frontière ouest. Nous avons aussi établi qu’aucun accord n’est possible, qu’il n’y a rien à négocier simplement parce que ni l’Oncle Sam ni la junte nazie n’ont aucun intérêt à une quelconque forme de négociation. La seule conclusion possible à ce qui précède, c’est qu’il ne reste à la Russie qu’une seule option : la victoire. Ou, si vous préférez, une totale défaite de la junte de Kiev et de l’Oncle Sam.



En fait, la Russie n’a pas le choix.


Je veux souligner ici que ce n’est pas à proprement parler une question de choix. Représentez-vous les choses ainsi : si je pointe une arme sur votre poitrine en vous disant « la bourse ou la vie », vous avez, il me semble, une sorte de choix, mais ce n’est pas vraiment un choix, n’est-ce pas ? C’est la même chose ici : la Russie a bien sûr le choix de mettre en péril son existence même, mais il n’est pas un seul dirigeant russe sain d’esprit qui puisse accepter de laisser une Ukraine nazie unifiée à la frontière russe. La Russie se doit par conséquent de résister à une telle issue. La Russie doit vaincre cette alliance États-Unis/Nazis et ses objectifs. Et pour cela, la junte nazie de Kiev doit tomber.


Pour le dire simplement : le but véritable de la Russie en Ukraine est un changement de régime.


Rien de moins ne saurait faire l’affaire. La Russie doit absolument dénazifier au moins la plus grande partie de l’Ukraine, au strict minimum tout ce qui se trouve l’ouest du Dniepr et probablement aussi Kiev. Si la Russie avait une frontière commune avec une Ukraine normale, décente, et que l’Ukraine, elle, avait une frontière commune avec une sorte de petit Banderastan galicien, alors la Russie pourrait probablement vivre avec ça. Mais un tel mini Banderastan serait hautement subversif pour le reste de l’Ukraine, ou alors non viable, je ne peux l’imaginer. D’ailleurs, il y a des chances que même les gens d’Ukraine occidentale reprennent leurs esprits tôt ou tard et se rendent compte que le nazisme n’est bon pour personne, pas même pour eux.


Actuellement, la population ukrainienne est clairement devenue folle. Le dernier sondage présente ce maniaque pédophile de Liasshko comme étant l’homme politique la plus populaire du Banderastan. Suivi par Iulia Timoshenko et Vitalii Klishko. Cela paraît terrible, bien sûr, mais regardez les chiffres encore une fois : à eux tous, les candidats qui apparaissent sur l’image totalisent 74 % de l’opinion. Que sont donc devenus les 26 % restants ? Qui choisiraient-ils ?


Quand le politicien le plus populaire est à 23,1 % et que les six plus populaires totalisent 74 % à eux tous, vous savez que vous avez un pays en crise politique profonde. Et encore, il ne nous est pas dit pourquoi les Ukrainiens interrogés ont choisi ces personnages-là.


Bon, pour choisir Liashko, il faut être un fou furieux ou un idiot qui bave ou les deux. Mais les autres ? Peut-être ont-ils été choisis non comme les meilleurs, mais comme les « moins pires » ? Quoi qu’il en soit, je soupçonne que la plupart des Ukrainiens sont corrects, sains d’esprit, et au fond de bonnes personnes. Bien sûr, il y a un grand nombre de fanatiques parmi eux, mais c’est normal dans un pays qui est en fait en faillite et qui a subi vingt années de lavage de cerveau néonazi et russophobe. Il faut que cela change. Tôt ou tard, cela doit changer.


Si l’on ajoute à cela le fait que l’Ukraine est en fait finie économiquement, morte pour n’importe quel usage pratique, et que, quoi qu’il arrive, la crise économique explosera avant la fin de l’année, on peut voir pourquoi un changement de régime pourrait très bien se produire même sans aucune intervention russe.



Par Le Saker - vineyardsaker.fr - le 11 juillet 2014

Traduit par Zéro Décibel et Goklayeh
Source :

http://vineyardsaker.blogspot.fr/2014/07/for-russia-issues-is-tactics-not.html

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Un monde idéal


Voilà comment notre environnement pourrait être si tout le monde voulait y mettre un peu du sien, pourtant c'est très simple à appliquer.


Regardez et imitez, vous vous en porterez mieux.


Duc


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Facebook & les mythomanes


Facebook, un repaire de mythomanes qui s’inventent une vie géniale ?


Une vidéo percutante dénonce une tendance perverse qui gangrène le réseau social : l’adoption de lunettes roses et mensongères à l’heure de parler de son quotidien.


  • «Je m’éclate avec ma petite famille à Tahiti !»
  • «Quel plat incroyable dégusté avec mes meilleurs amis…»
  • «C’est simple le bonheur : une balade avec mon amoureux.»


Qui n’a jamais été submergé par le vague à l’âme à la lecture des statuts Facebook dégoulinants de bonheur et de bons sentiments ?


Au moment de sombrer dans la déprime dès que vous osez une comparaison avec votre quotidien, posez-vous la question : ces messages, ces déclarations, ces photos, ces vidéos sont-ils 100% honnêtes ?


La vie incroyable et digne d’un roman-photo distillée par nos « amis » sur Facebook peut tout simplement être déformée par le prisme de lunettes aussi roses que mensongères consciemment ou inconsciemment adoptées par votre collègue, votre belle-sœur, votre ami d’enfance…


Concoctée par trois frères installés en Norvège, cette vidéo féroce soulève la question avec pertinence et panache. Au fil des événements malheureux qui ponctuent sa vie, un anti-héros du quotidien parvient en toutes circonstances à donner le changer sur Facebook.


Source du texte : L'Avenir.net


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Église catholique, schisme ?


Vers un schisme dans l’Église catholique en raison d’une altération de la doctrine ? Entretien exclusif avec Roberto de Mattei (vidéo)


Roberto de Mattei est un spécialiste des questions vaticanes. Professeur d’Histoire moderne et d’Histoire du Christianisme à l’Université européenne de Rome, il y dirige le département des Sciences historiques. Il est aussi le Président de la Fondation Lépante, dont le siège est à Rome, et dirige la revue mensuelle Radici Cristiane ainsi que l’agence d’information Correspondance européenne.


De passage à Paris, le Professeur Roberto de Mattei a accepté de répondre aux questions de Médias Presse Info. Un entretien qui va faire du bruit…



PAR PIERRE-ALAIN DEPAUWMédias Presse-Info – le 12 juillet 2014


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Le bout du nez & plus


Pourquoi en Europe y a-t-il plus de manifestations de soutien à la Palestine qu'envers le Donbass en Ukraine ?


Tout simplement parce que les braves gens manquent d'informations correctes à propos de l'Ukraine.  Merci à nos médias silencieux !   Pourtant, s'ils savaient …


Voir plus loin que le bout de notre nez ?


Les médias n'y tiennent pas, car on se poserait trop de questions, y compris sur les média-mensonges.


Mais si on veut comprendre un conflit comme l'Ukraine, nous devons absolument le mettre en perspective, le voir sur la longue durée. Les médias nous disent que l'Europe et les Etats-Unis réagissent à des manifestations, mais en réalité, l'Ukraine est une cible depuis vingt ans.


Au début du conflit, Michel Collon éclairait les stratégies dont on ne vous parle pas, mais qui restent d'actualité.


Il est essentiel de connaître les dessous et les motivations politico-économiques, si on veut réellement comprendre ce qui est en jeu.


Ignorer les faits, c'est avaler bêtement ce que les médias disent ou ne disent pas, ce qui signifie ne rien comprendre à ce sujet et mal juger la guerre civile en cours.


En fait, c'est une simple question de devoir citoyen, mais ce n'est que mon avis. - Duc


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San Diego, immense masse noire


Un spectacle époustouflant à San Diego


On n’avait pas vu ça depuis plus de 30 ans ! Au large des côtes de La Jolla (San Diego), des millions d’anchois ont offert un spectacle hallucinant aux scientifiques et aux vacanciers.


Immense masse noire


Les spécialistes ignorent toujours la raison qui a poussé ces poissons à se regrouper si près des côtes. Se déplaçant en groupe comme s’ils ne formaient qu’un, les anchois formaient une immense masse noire au fond de la mer. La pêche n’aura jamais été si simple dans cette zone.


30 ans


Sur leur site, les océanographes de l’institut Scripps ont souligné qu’ils n’avaient pas vu un banc d’anchois aussi important depuis 30 ans.



Par Christophe Da Silva Costa - 7sur7.be – le 11 juillet 2014


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Manifeste ukrainien

Manifeste ukrainien | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Deuxième phase révolutionnaire : le Manifeste du Front Populaire de Libération Ukrainien


Dans un premier temps, le mécontentement populaire, organisé et structuré, a donné Maïdan. Pour les droits sociaux, contre les oligarques et le pouvoir de la corruption qui détruit l’État. Avec le coup d’État à Kiev, les oligarques ont pris les régions, se sont appuyés sur des forces armées radicales, et certaines néonazies, pour assurer leur pouvoir par la force.


Une autre voie n’était pas possible : il fallait asservir la population par la peur. Finalement, les radicaux sont surreprésentés à la rada et un autre oligarque a pris le pouvoir, grâce à l’élection présidentielle, dont la campagne fut téléguidée, préparée et financée de l’étranger.


Maïdan a perdu, le peuple ukrainien est à nouveau dépossédé et pressuré. En réaction, le sud-est se soulève et prend les armes. D’une intervention « antiterroriste », Kiev a fini, par incompétence politique ou par volonté profonde, par provoquer une guerre civile qui permet un nettoyage ethnique.


Dans ce contexte, Novorossia est reconstituée par référendum local, les armes grondent, les civils meurent sous les coups de l’armée ukrainienne ou sont évacués malgré l’absence de corridor humanitaire. Dans ce contexte difficile, les dirigeants de Novorossia tentent de se positionner politiquement.


Non, ils ne sont pas séparatistes, ils veulent vivre en Ukraine, mais dans une autre Ukraine. Non ils ne sont pas pro-russes, ils sont ethniquement russes, pour une Ukraine libre, réellement européenne comme elle l’a toujours été et non corrompue, ce qu’elle n’est pas. Le Manifeste du Front Populaire de Libération Ukrainien est adopté.

 

Le 7 juillet, à Yalta, des représentants de différentes régions d’Ukraine, de différentes forces politiques, de différentes organisations agissant en Ukraine, ont adopté un Manifeste qui, pour la première fois, pose la vision politique de ce mouvement de résistance armée.


Habituellement, les combattants dans le Donbass sont considérés comme pro-russes, car contre le pouvoir à Kiev, comme si le seul fait de s’opposer au coup d’État faisaient d’eux des séparatistes pro-russes. Habituellement, ils sont montrés comme des marionnettes à la solde de Moscou qui tire les ficelles dans la région pour déstabiliser l’Ukraine, voire « annexer » les territoires contestataires, pour reprendre une expression qui plait aux médias occidentaux.


Or, ce Manifeste a pour but non seulement d’expliquer les buts politiques de la démarche des résistants, mais également de casser certaines images un peu trop confortables et trop éloignées de leur réalité.


On remarquera que l’internet russe le diffuse pour l’instant sans réels commentaires. On le trouve même sur le site des Échos de Moscou, ce qui est à la fois intéressant et surprenant. Il semble s’agir d’un acte important pour la compréhension de l’évolution politique de la situation en Ukraine, mais un acte que pour l’instant aucun média internet ne prend le risque de vraiment analyser. Un virage politique est pris ici, mais l’on ne sait pas encore ni sur quoi il va déboucher ni s’il peut arriver à son terme.


En ce qui concerne le texte lui-même, je ne vais pas le traduire, mais en donner les points qui me semblent les plus importants. Il montre ici l’échec de la révolution du Maïdan, car celle-ci a débouché sur la prise de pouvoir des oligarques, aidés par le bras armé des groupes extrémistes, constitués et de fanatiques et de contractuels. Il s’agit donc de revenir aux débuts de la contestation : un pouvoir qui appartienne au peuple, fonctionnant sur le mode de la représentation par des délégués, par l’intermédiaire d’élections et de référendums, contre la corruption, le pouvoir des oligarques, des bandits et contre l’intervention des forces étrangères.


Le but est l’établissement en Ukraine d’un régime social (par opposition au néolibéralisme prôné actuellement comme parangon des valeurs européennes), orienté vers l’individu, mais également un État libéral qui permette de créer son entreprise sans risque d’être attaqué par les bandits et les fonctionnaires corrompus, un État fédéral ou confédéral — comme les régions en décideront elles-mêmes. Bref, un État qui permet le respect de chacun, qui permette de reconstruire le lien social entre tous les habitants de l’Ukraine, qui, rappelons-le, sont ethniquement très diversifiés (russes, roumains, bulgares, polonais, etc.). Pour restaurer le Vivre ensemble. C’est idéaliste ? C’est un idéal, comme tout projet politique.


Si la population de l’Est s’est soulevée en premier, c’est parce qu’elle est doublement attaquée, rappelle le Manifeste : comme les autres, elle est attaquée sur le plan social et économique (réduction des salaires, des pensions, augmentation des prix, réduction des aides sociales, déstructuration de la médecine, etc., sous le joug du FMI ou de l’Union européenne, pour obtenir des aides financières, sans lesquelles l’Ukraine ne peut plus vivre).


Mais cette population est également attaquée dans ses fondements culturels, avec l’interdiction d’enseigner la langue russe, de tourner des films en russe, etc. Cette double attaque, est fondamentale, car contre le « banditisme néolibéral » caché sous des couleurs européennes, et culurelle pour l’identité russe, a provoqué la révolte du Donbass.


Mais comme cette révolte n’a pas été écoutée, comme la volonté du nouveau pouvoir néolibéral extrémiste de Kiev a été d’empêcher toute contestation politico-juridique par la destitution immédiate de la Cour constitutionnelle, l’intimidation contre les députés et les demandes d’interdiction des partis politiques de réduire par les armes toute contestation, les habitants de la région ont pris les armes. Pour eux, le recours à la force est nécessaire pour se défendre, c’est un moyen de lutte pour arriver au résultat espéré, la libération de l’Ukraine.


Quant au soutien de Moscou, ils estiment que leur combat, principalement, dérange les élites russes, qui auraient préféré rapidement négocier avec Kiev la fin des hostilités, trouver un compromis et continuer leur business. Mais comme la population révoltée ne baisse pas les bras, comme une grande partie de la population russe les soutient, les élites russes sont obligées, au minimum, de faire semblant de soutenir le combat mené et de ne pas complètement le lâcher.


Bef, dans l’ensemble, nous sommes face à la seconde phase révolutionnaire ukrainienne. Sur le plan institutionnel, le modèle politique présenté est très simpliste, c’est un modèle populaire/révolutionnaire intermédiaire, fondé sur les représentants et les assemblées, mais permettant de sortir de cette gabegie sanglante et de construire ensemble des institutions qui correspondent à la volonté des habitants du pays.


Le premier Maïdan fut objectivement un échec, aucune des demandes des premiers manifestants ne fut satisfaite, bien au contraire. Aujourd’hui, en fait, ces demandes premières sont reprises par les combattants de l’Est.


Je serai vraiment curieuse de voir si nos élites bienpensantes, nos chercheurs et sociologues, qui se sont tellement attachés aux revendications du premier Maïdan, vont mettre autant de vigueur pour soutenir ce mouvement populaire là. Car, pour eux la question est simple : ils sont contre la corruption, les oligarques, l’extrémisme, pour le respect de l’autre, le combat pour le vivre ensemble, ou bien cela dépend-il de qui formule ces revendications ?




Par Karine Bechet-Golovko — russiepolitics.blogspot.ru – le 11 juillet 2014


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BE - Taxe au kilomètre

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Taxe au kilomètre : le GRACQ estime qu’il faut passer à l’acte



L’analyse des résultats de la phase test confirme que le système de taxe kilométrique « intelligente » a un impact réel sur les comportements, selon le GRACQ.


Le Groupe de recherche et d’action des cyclistes quotidiens — le GRACQ — a plaidé ce mercredi pour la mise en œuvre prochaine de la taxe kilométrique, sans renoncer complètement aux taxes actuelles sur la possession d’une voiture privée.


Le Soir a levé un coin du voile sur les premières conclusions de la phase de test d’un dispositif de taxation intelligente dans la zone RER. Il en ressort notamment que les participants ont moins utilisé leur voiture, le nombre de kilomètres parcourus ayant diminué en moyenne de 5,5 %, et jusque 8 % en zone urbaine.


Les automobilistes-cobayes ont également opté pour d’autres modes de déplacement et ont changé leurs lieux de destination, par exemple en privilégiant les commerces de proximité.


« L’analyse des résultats de la phase test confirme les attentes : le système de taxe kilométrique « intelligente » a un impact réel sur les comportements de mobilité des citoyens. Le prochain gouvernement bruxellois ne pourra ignorer ces conclusions s’il veut s’attaquer concrètement au problème de congestion dont est victime la capitale », a souligné le GRACQ, dans un communiqué.


Pour le Groupe des Cyclistes Quotidiens, ces conclusions démontrent que le dispositif permet de répondre aux grands objectifs du plan de mobilité bruxellois IRIS 2 : la maîtrise de la demande en mobilité, la valorisation des modes durables et le renforcement du transfert modal (réduction de la charge de trafic). En proposant de tarifer l’usage de la voiture en fonction de plusieurs critères (kilomètres parcourus, itinéraire emprunté, période d’usage et performances environnementales du véhicule), la taxe kilométrique « intelligente » amène le citoyen à réfléchir à chacun de ses déplacements et à adopter le mode de déplacement le plus adapté.


Appelant à la mise en œuvre prochaine de la taxe kilométrique, l’association a néanmoins rappelé que si l’utilisation de la voiture a un coût sociétal certain, il en est également de même pour la possession d’une voiture privée, raison pour laquelle elle ajoute que la taxe kilométrique ne doit pas se substituer complètement aux taxes actuelles.



Par L’Avenir.net – le 9 juillet 2014


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