Koter Info - La G...
Follow
Find
244.3K views | +0 today
 
Scooped by Koter Info
onto Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL
Scoop.it!

Système de santé belge

Système de santé belge | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 

Les personnes appartenant aux classes sociales défavorisées bénéficient d'une moins bonne santé, selon le rapport "La performance du système de santé belge", réalisé par le Centre Fédéral d'Expertise des Soins de Santé (KCE), l'INAMI et l'Institut Scientifique de Santé Publique (ISP).

 

Cet état des lieux du système de santé belge, présenté vendredi, révèle également d'importantes différences régionales.

 

Selon le rapport, les catégories sociales moins éduquées souffrent plus souvent de surcharge pondérale, présentent une mortalité infantile plus élevée et mènent un mode de vie moins sain (plus haut taux de tabagisme ou de surcharge pondérale).

 

Parmi les autres points négatifs du système de santé belge, le rapport signale la prescription trop importante d'antibiotiques, des mammographies hors du groupe cible (les femmes de 50-69 ans), le suivi des patients chroniques trop faible ou encore l'inquiétante augmentation de l'âge moyen des médecins généralistes.

 

Le système de santé belge comporte également d'importantes différences régionales, selon le KCE. En 2008, la Flandre présentait par exemple de meilleurs chiffres d'activité physique par habitant, et des taux de tabagisme et de suicide moins élevés qu'en Région bruxelloise et en Wallonie.

 

Mais le rapport souligne également les bonnes performances du système de santé belge, notamment le taux de vaccination chez les enfants, la survie à cinq ans après un cancer du sein et du colon, le relation avec le médecin généraliste ou encore l'utilisation croissante des médicaments bon marché.

 

En 2010, les dépenses de santé en Belgique ont atteint 37 milliards d'euros (10,5% du PIB), soit 3.430 euros par habitant.

 

more...
No comment yet.
Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL
La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).
Curated by Koter Info
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Etudiant(e)

Si vous êtes à la recherche d'un KOT (chambre) de qualité à louer auprès d'un "bon" propriétaire, alors, cliquez directement  ICI .


- - - - - - - - - - - - - - - - - -


Koter Info 

Site "Koter Info" LLN-WSL-UCL


=  plus de 102.000 lecteurs du site

 

Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

------------------------------

   

"La Gazette" de LLN-WSL-UCL


=  plus de 109.000 lecteurs de La Gazette

 

Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

------------------------------

  

Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


------------------------------


Services gratuits directs



Koter Info's insight:

 

Site web et Gazette, les différentes publications de Koter Info sont suivies par plus de


211.000 lecteurs

 

more...
Koter Info's curator insight, January 14, 6:51 PM

 

Site web et Gazette, les différentes publications

de Koter Info sont suivies par plus de


211.000 lecteurs

 

Scooped by Koter Info
Scoop.it!

L'art (?) de Mons 2015

L'art (?) de Mons 2015 | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Question de besoin réel, d'utilité ou de bon goût, mais sans être pseudo-artiste ou architecte, assembler des bouts de bois de manière solide, cela fonctionne depuis longtemps et pour moins de 400.000 euros !


Duc


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

LLN - Facebook UCL confessions

LLN - Facebook UCL confessions | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Louvain-la-Neuve > La page Facebook «UCL : Confessions» réunit les meilleurs secrets des étudiants.


En quelques jours, la page Facebook baptisée « UCL : Confessions » a fait le tour du campus universitaire. Plus de 11.500 personnes s’amusent à lire les meilleurs secrets ou blagues des étudiants.


« UCL : Confessions » est la nouvelle page Facebook à la mode sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve.


Lancée en plein blocus, elle pourrait vite devenir un objet de distraction pour les milliers d’étudiants qui se cassent actuellement la tête sur leurs cours. En quelques jours, plus de 11.500 personnes s’y sont inscrites. Et son aspect addictif n’est plus à démontrer. «  Nous avons fondé cette page ce mardi 23 décembre. Nous avions repéré une page similaire pour la KUL.


On avait aussi remarqué qu’à chaque période de blocus, les étudiants cherchent une nouvelle manière de perdre leur temps, ce qui a fait des moments de gloire pour pas mal de pages Facebook telles que « spotted » ou « les perles ». Lundi soir, l’un de nous deux avait lancé l’idée de créer une page pour les francophones  », nous expliquent les deux fondateurs, étudiants en ingénieur civil pour l’un et en ingénieur industriel pour l’autre.


Source : Sudinfo.be


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Familles animales touchantes

Familles animales touchantes | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : des oisillons sous les ailes de leur mère

 


31 photographies de familles animales

qui prouvent que nos amies les bêtes

sont des êtres au grand cœur

 

 

En général, lorsqu’on parle de portraits de famille, on fait surtout référence aux humains.

Mais figurez-vous que nos amies les bêtes sont également très friandes des photos souvenirs avec leurs petits ! La preuve avec ces 31 clichés qui prouvent que les animaux aussi ont le sens de la famille ; clichés qui peuvent être vus ici !

 

Ces animaux avec leur progéniture sont tous plus adorables les uns que les autres ! On fond littéralement devant ces photos de famille qui ne dégagent qu’amour et tendresse.

 

 

Par Romain Pernet - dailygeekshow.com – le 25 décembre 2014

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Un « deuxième Israël » en Ukraine

Un « deuxième Israël » en Ukraine | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo ci-dessus : le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk (Thetan opérant de niveau 6 au sein de l’Église de scientologie) en pleine discussion avec le mafieux Ihor Kolomoïsky, qu’il a nommé gouverneur de l’oblast de Dnipropetrovsk. Ce dernier est impliqué dans le massacre d’Odessa du 2 mai 2014 à la tête de sa propre armée, le bataillon Dnipro-1. Il s’est attaché les services de R. Hunter Biden (fils du vice-président états-unien Joe Biden) et de Devon Archer (président du Comité de soutien à la campagne présidentielle de l’actuel secrétaire d’État, John Kerry) en tant que membres du conseil d’administration de sa holding d’infrastructures gazières.

 

En dessous : carte de l’empire khazar au Xe siècle tirée du livre de Koestler.

 


 ***



Le projet secret d’un « deuxième Israël » en Ukraine

Par Wayne Madsen (*)

 

Le rôle joué par les personnalités juives et l’État d’Israël dans la crise ukrainienne n’est pas passé inaperçu, sachant que cette communauté représente moins d’un pour cent de l’ensemble de la population. Cependant, l’administration Netanyahou a en sa possession un rapport confidentiel confirmant que les juifs ashkénazes ne sont pas originaires du Levant, mais sont les descendants des Khazars, ce peuple mal connu fondateur d’un empire juif au dixième siècle sur les rives de la mer Noire. Ceci explique pourquoi certains sionistes voient en l’Ukraine un possible second Israël.

 

Le Times of Israel, journal israélien indépendant dont le comité de rédaction compte des anciens journalistes du quotidien Ha’aretz, a publié un papier passionnant qui n’a pourtant pas fait grand bruit. L’article en provenance de Jérusalem et Zhitomir, daté du 16 mars 2014 et écrit par Hirsh Ostropoler et I. Z. Grosser-Spass, correspondants russes et ukrainiens du journal, fait mention d’un rapport confidentiel remis au gouvernement israélien [1].

Ce rapport, établi par un comité d’experts en histoire juive et reposant sur des sources universitaires, parvient à la conclusion que les juifs européens descendent en réalité des Khazars, peuple guerrier d’origine mongole et tatare ayant dominé l’Ukraine et la Russie méridionale et s’étant converti en masse au judaïsme au VIIIe siècle.


Les sionistes prétendent depuis longtemps que la terre revendiquée d’Israël revient de droit au peuple juif, que les conquêtes successives de différents empires ont évincé et dispersé, ce que l’on a appelé la diaspora. Apporter la preuve que les ashkénazes, qui forment l’essentiel de la population israélienne, ne sont pas historiquement liés à la Palestine remettrait en question le principe même d’Israël comme étant la patrie millénaire du peuple juif.

 

Les journalistes israéliens ont souligné que toute discussion entre Khazars et l’État d’Israël avait toujours été méprisée par les responsables israéliens. Ils citent ainsi le Premier ministre Golda Meir, qui aurait déclaré : « Khazar, Schmazar. Il n’y a pas de peuple khazar. Je ne connais pas de Khazars à Kiev. Ni à Milwaukee. Montrez-les-moi, ces Khazars dont vous parlez. » Les preuves génétiques d’une population khazare migrante venue d’Europe et qui revendique aujourd’hui des origines ancestrales en Palestine disqualifient sérieusement les prétentions sionistes sur cette terre.


L’établissement du fait que les juifs d’Europe centrale et d’Europe de l’Est n’ont pas de légitimité historique en ce qui concerne leurs revendications sur la Palestine a créé bien des remous en Israël et ailleurs. La Knesset se prépare à voter une loi présentée par le gouvernement faisant d’Israël une « nation » juive. Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, après avoir lu le rapport confidentiel au sujet des Khazars, a déclaré qu’Israël était « l’État nation du peuple juif. » Les prétentions ashkénazes en Israël étant diminuées, pour ne pas dire plus, Netanyahou, ses amis du Likoud, ses alliés du parti orthodoxe juif comme les colons de Cisjordanie n’ont pas d’autre choix que de jouer la carte de la revendication nationaliste, non seulement pour Israël, mais aussi pour la Cisjordanie (ou « Judée-Samarie », comme l’appellent les nationalistes juifs).

 

Toutefois, certains juifs, en Israël comme ailleurs, ne souhaitent pas prendre de risques. Une des raisons principales pour qu’Ihor Kolomoïsky — le richissime magnat juif ukrainien et gouverneur de la province de Dnipropetrovsk, qui est aussi citoyen israélien et chypriote — dépense des dizaines de millions de dollars pour recruter des nationalistes ukrainiens de droite et des néonazis venus d’ailleurs en Europe pour combattre la majorité russophone de la région du Donbass en Ukraine orientale, c’est la peur de voir capoter le projet de transformation de l’Ukraine en « Israël-bis ». Les mesures de protection prises par la Russie vis-à-vis de la région du Donbass, tout comme son intégration à la Crimée par voie référendaire (cette région étant convoitée par les nationalistes khazars juifs renaissants) menacent la transformation de l’Ukraine en deuxième patrie pour les juifs ashkénazes qui, déjà, s’inquiètent au sujet de leur emprise sur la terre d’Israël.

 

Le papier retentissant du Times of Israel à propos des origines khazares des juifs ashkénazes a aussi mis en lumière qu’Israël, ayant conscience qu’un État palestinien est inévitable compte tenu des pressions européennes en ce sens, se prépare à déplacer ses colons ashkénazes de Cisjordanie en Ukraine. La recherche de pointe dans le domaine de la génétique en Israël a permis d’établir un lien direct entre les ashkénazes d’Israël et les Khazars qui se sont jadis dispersés en Europe de l’Est et en Europe centrale après la conquête de l’empire khazar par la Russie au XIe siècle.

 

Les Israéliens et leurs alliés sionistes du monde entier ont toujours accusé les tenants du lien génétique entre ashkénazes et Khazars d’antisémitisme primaire. Cependant, les éléments de recherche génétique contenus dans le rapport confidentiel israélien ne font que confirmer ce qu’avait révélé l’historien juif Shlomo Sand dans son livre Comment le peuple juif fut inventé. Le concept de descendance khazare, lui, avait été pour la première fois évoquée en 1976 par l’historien hongrois Arthur Koestler dans son livre La Treizième tribu.

 

Les journalistes du Times of Israel relayent les révélations d’un assistant anonyme de Netanyahou au sujet des projets d’émigration israélienne vers l’Ukraine. « Nous avons d’abord pensé que reconnaître être des Khazars serait une façon pour nous de contrer l’inflexibilité d’Abbas (le président de l’autorité palestinienne) sur l’impossibilité d’une présence juive dans un État palestinien. Nous tentions sans doute ce faisant de nous raccrocher à ce que nous pouvions. Mais son incapacité à accepter la chose nous a poussés à chercher des solutions plus ingénieuses. L’invitation au retour des juifs en Ukraine fut une véritable aubaine. Mais le déplacement rapide de tous les colons d’Israël n’irait pas sans poser problème au niveau logistique et économique, et il va de soi que nous ne souhaitons pas revivre une expulsion des colons semblable au plan de désengagement de Gaza. »

 

Ostropoler et Grosser-Spass rapportent aussi les propos d’une source israélienne anonyme selon laquelle « Il ne s’agit pas de renvoyer tous les ashkénazes en Ukraine. Cela n’est, de toute évidence, pas faisable. Comme souvent, les médias exagèrent et font dans le sensationnel… C’est bien pourquoi il faudrait une censure militaire. »

 

Le Projet conjoint d’Israël et de l’Ukraine consiste à déplacer les colons de Cisjordanie en République Autonome de Crimée (Russe), et ce après une éventuelle rétrocession de la péninsule à l’Ukraine, comme ils l’espèrent.


Pour les sionistes ukrainiens comme Kolomoïsky, ou leurs alliés états-uniens tels que Victoria Nuland (secrétaire d’État adjointe, déléguée aux Affaires européennes et eurasiennes) et Geoffrey Pyatt (ambassadeur US en Ukraine), l’objectif ultime consiste à établir une région juive autonome en Crimée et à redonner à la péninsule son nom khazar d’origine, Chazerai.


Comme les Tatars qui vivent aujourd’hui en Crimée, et ailleurs, sont en majorité musulmans, le projet de création d’une nation khazare en Ukraine reposerait aussi probablement sur un fort prosélytisme de la part des Israéliens et des Ukrainiens déterminés à réinstaurer la Khazarie comme alternative à l’État d’Israël. Le prosélytisme juif (qui se concentre actuellement sur les « crypto-juifs » métis catholiques au Mexique, les chrétiens, hindous et bouddhistes en Inde, les orthodoxes russes et les bouddhistes de Birobidjan en Sibérie, les musulmans du Pakistan et d’Afghanistan, les chrétiens, musulmans et animistes d’Ouganda, du Ghana, du Mali du Nigeria du Zimbabwe, du Mozambique et du Malawi et sur quelque groupes de descendants juifs supposés en Chine, à Sao Tomé-et-Principe, à Tahiti, au Suriname, au Vietnam, au Brésil et au Pérou) traduisent la volonté d’Israël de renforcer la présence juive dans un but de colonisation en dehors des territoires illégalement occupés que sont le Cisjordanie et le plateau du Golan.

 

Outre l’Ukraine, le nord de l’Irak, l’est de la Libye, la ville d’Alexandrie en Égypte, certaines parties de la Turquie, la Patagonie en Argentine ainsi que l’Ouganda sont tous des territoires qui ont été envisagés comme colonies juives en remplacement ou en complément de la Cisjordanie. Les Bnei Menashe des États de Manipour et de Mizoram au nord-est de l’Inde, ces soi-disant « tribus perdues d’Israël », sont considérées par la majorité des Indiens, non comme des juifs, mais comme des migrants économiques à la recherche d’une vie meilleure en Israël.


Les expansionnistes israéliens veulent tellement gonfler leurs rangs et développer leurs prétentions territoriales qu’ils ont fait réaliser des études génétiques douteuses en vue de classer comme « tribus perdues » d’Israël les Sorbes d’Allemagne de l’Est, l’ethnie Bantou Lemba (au Zimbabwe, Malawi et Mozambique) et aussi certains Italiens du sud, certains Arméniens, et certains Grecs.

 

En Ukraine, ce prétendu « deuxième Israël », Kolomoïsky et le pouvoir de Kiev ont enrôlé des ex-membres des Forces de défense israéliennes dans leurs bataillons de volontaires, notamment le bataillon Azov. Une des unités israéliennes, commandée par un certain « Delta » est connue sous le nom des « Casques bleus de Maidan » [2]. Si Israël n’avait pas un intérêt direct à développer son influence en Ukraine, le pays pourrait facilement empêcher ces unités de se rendre sur place.

 

On trouve aussi en Cisjordanie des colons juifs sépharades qui sont les descendants des juifs Marranos d’Espagne sous domination musulmane, qui furent chassés de la péninsule ibérique au cours de l’inquisition espagnole et portugaise du XVe siècle et qui n’ont aucun lien avec les ashkénazes ou les khazars. Récemment, dans une démarche similaire à l’invitation des ashkénazes de Cisjordanie à venir s’installer en Ukraine, l’Espagne et le Portugal ont promulgué des lois permettant aux juifs sépharades du monde entier en mesure d’attester de leurs origines Marranos d’acquérir la nationalité dans les deux pays.

 

Certains russophones du Donbass en ont assez des intentions des pro-Israéliens au sein du gouvernement de Kiev. Curieusement, Kolomoïsky a fait appel à un certain nombre de néonazis d’Ukraine occidentale et d’Europe pour rejoindre les rangs de ses bataillons et il faut savoir que les organisations droitistes auxquelles ils appartiennent ont toujours défendu l’idée d’une « mêlée générale » opposant la Russie aux descendants des Khazars d’Israël, d’Ukraine, de Pologne et de Géorgie pour venger la victoire de l’Empire russe sur l’empire khazar au XIe siècle.

 

Israël a mis à disposition du gouvernement géorgien de Mikheil Saakachvili (dont un certain nombre de représentants ont la double nationalité israélo-géorgienne et sont d’origine khazare) une aide au niveau militaire comme au niveau du renseignement dans la guerre de 2008 contre l’Ossétie du Sud et L’Abkhazie. Les Israéliens ont également tissé des liens étroits avec l’Azerbaïdjan, pays qui, à l’instar de la Géorgie et de l’Ukraine, est historiquement lié à la Khazarie par le biais des Subbotniks, un groupe indigène de juifs azéris.

 

Les journalistes du Times of Israel racontent aussi pourquoi, selon l’assistant anonyme de Netanyahou, le gouvernement israélien s’efforce de mettre en place une implantation israélienne massive en Ukraine : « Comme l’a dit le Premier ministre, personne ne saurait dire aux juifs où ils doivent vivre en tant que peuple souverain. Il est prêt à faire d’importants sacrifices au nom de la paix, même si cela implique de renoncer à notre terre biblique de Judée-Samarie. Par contre, il faut s’attendre à ce que nous fassions valoir nos droits historiques ailleurs. Nous avons décidé que cela se ferait sur les rives de la mer Noire, là où nous fûmes un peuple autochtone pendant plus de 2 000 ans. L’historien non sioniste Simon Dubnow lui-même a déclaré que nous étions en droit de coloniser la Crimée. Tous les livres d’histoire en parlent. Vous pouvez vérifier par vous-même. »

 

Cet anonyme a aussi révélé aux deux journalistes que Netanyahou avait beaucoup d’estime pour la vigueur des anciens Khazars et rapporte ces propos, qu’il aurait tenus : « Nous sommes un peuple ancien et fier dont l’histoire remonte à 4 000 ans. » Mais l’assistant ajoute : « On peut dire la même chose des Khazars… en Europe, mais pas sur une période aussi étendue. Mais jetez un œil à la carte : les Khazars n’ont pas eu à vivre dans les « frontières d’Auschwitz »....

 

Pour les personnes mal renseignées, dont font apparemment partie le président Barack Obama et son secrétaire d’État John Kerry, l’actuelle volonté de créer une nouvelle identité nationale israélienne est directement liée aux activités des dirigeants ukrainiens (Petro Porochenko, Arseni Iatseniouk, Ihor Kolomoïsky) et à celles de leurs soutiens états-uniens (Victoria Nuland et Geoffrey Pyatt), occupés à préparer une terre d’accueil, temporaire ou pas, pour les ashkénazes de Cisjordanie. Grâce aux révélations du Times of Israel au sujet du rapport confidentiel sur les Khazars et l’Israël contemporain, les manœuvres des États-Uniens et de l’Union Européenne visant à déstabiliser l’Ukraine sont à présent on ne peut plus évidentes.

 

 

Par Wayne Madsen (*) - Traduction Erwann - Source : Strategic Culture Foundation - RÉSEAU VOLTAIRE INTERNATIONAL | WASHINGTON D. C. (ÉTATS-UNIS) | le 28 DÉCEMBRE 2014

 

 

Notes :

[1] « Leaked report : Israel acknowledges Jews in fact Khazars ; Secret plan for reverse migration to Ukraine » , Jim Wald, The Times of Israel, March 16, 2014.

[2] « Des soldats israéliens étaient camouflés place Maidan », Réseau Voltaire, 3 mars 2014. Et « Le nouveau Gladio en Ukraine », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 18 mars 2014.

 

(*) Wayne Madsen : ancien contractant de la National Security Agency (NSA), devenu journaliste spécialisé sur le renseignement électronique, puis sur le renseignement en général. Il a notamment été chef de rubrique de la revue française Intelligence Online jusqu’à son rachat par Le Monde. Il publie le Wayne Madsen Report et intervient régulièrement sur la chaîne satellitaire Russia Today.

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

France - Bingo tragique

France - Bingo tragique | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


France - Bingo tragique

 

L’affaire, triste, occupe discrètement les réseaux sociaux en cette fin d’année. Elle a débuté, comme bien souvent, par l’une de ces consternantes décisions de justice que personne ne comprend, mais qui sont tout de même appliquées scrupuleusement. Et elle se termine, tragiquement, par un décès, parce qu’aucune autre issue ne pouvait être vraiment envisagée. Dura lex, sed lex, surtout pour les petits, les faibles, les sans-dents.

 

Et que la justice de l’État français sait y faire pour écrabouiller les petites gens ! Il est clair que six mois de sursis et plus de cent mille euros d’amende pour une dangereuse organisatrice de loto, c’était le minimum qu’on puisse attendre de la part des douanes, du fisc et de l’État français.

 

Yvette Bert, surnommée « Mamie Loto », avait organisé pendant des années des douzaines de bingos pour des associations caritatives et s’était bien sûr fait embarquer par la douane et le fisc pour organisation illégale de loteries. On ne rigole pas avec les jeux de hasard, en France, qui sont attribués à des cartels bien précis, dont, au passage, fait partie la douane (jamais inquiétée par les autres autorités pour l’organisation sauvage de ses propres bingos). L’État et ses sbires n’aiment pas la concurrence.


En août 2013, j’écrivais un petit billet sur ce problème récurrent en France. Il n’a pas pris une ride, au contraire des condamnés divers et variés (salauds de retraités qui tentent avec leurs petits bingos de survivre avec un peu plus de 400 € par mois au lieu de claboter sagement, à la prochaine canicule, pour sauver le système français!)

Il est vrai que pourchasser les organisateurs de ces collectes de fonds ludiques pour des associations caritatives est non seulement l’une des impressionnantes missions de l’État, mais constitue même l’horizon indépassable de certains de ses affidés qui ne pourront jamais supporter que des individus puissent, par leur entregent, leur affabilité, leur relationnel, rassembler dans un même lieu des douzaines de personnes pour passer un bon moment à poser des pions sur des cartons, activité ô combien louche et séditieuse, évidemment contraire au vivre-ensemble.

 

Et puis, s’il y a bien des délinquants et des criminels à pourchasser, autant commencer par les automobilistes, puis continuer par les retraités et les associations de troisième âge dont tout le monde sait qu’ils ne sont tous que des repaires de brigands, de voleurs, de mafieux dont les jeux ne servent qu’à blanchir les bénéfices de la drogue, de la prostitution et de la vente d’armes (qui n’a jamais entendu parler des proverbiaux retraités avec leurs arsenaux de putes, de drogue et d’armes lourdes ?). Ce n’est pas comme si les douanes pouvaient être utiles dans certaines citées. Ce n’est pas comme si la justice n’était pas déjà assez ferme avec les multi-récidivistes, voire les turbo-multi-récidivistes. Ce n’est pas comme si le fisc n’avait pas déjà fait rentrer dans les rangs tous ceux, connus, qui furent en délicatesse avec lui.

 

Bref : Mamie Loto, qui a commis l’imprudence de se lancer dans le jeu sans sa carte d’un parti politique (dans le sud, je lui recommanderais d’aller s’inscrire au PS, en passant par Guérini ou Andrieux, ils savent y faire, eux), a durement appris la nature réelle de l’État et de la Justice en France.

 

Bien sûr, ce n’est qu’un cas parmi tant d’autres. Bien sûr, on ne peut pas écarter la boulette d’un juge, d’un procureur, et d’un système tout entier emportés dans leur joie de servir la Justice du Peuple avec rapidité et précision (après tout, si la loi dit 6 mois de prison avec sursis et 135.000 euros d’amende, qu’y peut-on ? La loi est la loi et puis c’est tout).

 

Mais quand bien même Yvette la dépravée aurait fait de gros bénéfices, où est le mal ? Qui donc a-t-elle volé ? Qui a-t-elle tué ? Aurait-elle trafiqué des armes, des êtres humains, de la drogue ? Même si elle s’en était mis plein les fouilles (ce dont on peut largement douter, au vu de son très modeste train de vie), elle n’a jamais obligé personne à jouer à ses loteries. Les adultes consentants qui y participèrent n’ont d’ailleurs pas déposé plainte. Nombre d’entre eux ont plutôt réclamé le retour d’Yvette parmi eux, pour continuer ses activités.

 

Pendant ce temps, des gens qui ont volé, clairement, sans l’ombre d’un doute, pavanent un peu partout, y compris à l’Assemblée Nationale. Pendant ce temps, tous les jours, l’État et ses sbires, au premier rang desquels on trouve notre pépère dépensier, nous obligent à nous fader l’immense loterie qu’ils ont mise en place, celle sur la monnaie, sur le crédit et la dette colossale de la nation, celle sur nos vies, en nous imposants tous les jours un peu plus. Alors, même si Mamie Loto avait eu l’impudence de s’enrichir, peut-on, l’espace d’un instant, comparer ce qu’ils font, et ce qu’elle a fait, et voir l’immense décalage, l’injustice évidente qui frappe l’une et épargne les autres ?

 

De la même façon, on peut aussi s’interroger sur le bénéfice que la société peut bien retirer de sa condamnation. En effet, lorsqu’on condamne un voleur, un violeur, un meurtrier à de la prison, à rendre l’argent dérobé, on voit immédiatement le bénéfice de la société dans l’opération de justice. Ici, la Justice a délibérément choisi de ruiner Yvette. Où est le bénéfice de la société ? La collectivité, dont se gargarisent juges, procureurs, douaniers, bien-pensants et autres socialistes, a-t-elle remporté ici une victoire ? Si oui, laquelle ? Et où est cette justice dit-on rendue au nom du peuple français, pour le peuple français, et par le peuple français ? Au fait, le fisc, l’État, les douanes, ce n’est pas la société, ce n’est pas le peuple français, hein. On est parfaitement en droit, comme tout citoyen normalement constitué, de remettre en question le bénéfice – très hypothétique – que ces froides administrations retirent de cette condamnation.

 

D’autant que l’affaire ne s’arrête pas là : condamnée, Yvette est décédée, le soir de Noël.

 

La nature de la nouvelle et son timing seront, bien évidemment, un élément décisif sur les réseaux sociaux qui relaieront les réactions outrées des internautes. Et bien évidemment, au milieu de celles-là, on trouvera certains commentaires, fort éclairants, de ceux qui estiment qu’il faut arrêter de la plaindre, car elle aurait honteusement profité du système, et puis « la loi s’applique à tous », pensez donc (quand elle s’occupera sérieusement de ceux qui font ce commentaire, pourra-t-on les plaindre ?)

 

Car oui, mourir seulement un an après une tentative de suicide et suite à une condamnation d’une disproportion évidente, alors qu’aucune trace d’enrichissement personnel n’apparaît, c’est vraiment avoir trop profité du système… Du reste, je le redis : si on trouve bien quelques froides administrations pour porter plainte devant une si évidente infraction, aucun adulte n’ayant participé aux loteries ne semble avoir trouvé le courage de dénoncer cette abominable mafieuse. Étrange. Peut-être est-ce, finalement, le même ressort psychologique qui pousse nos semblables à voter et revoter, sans arrêt, pour les pires raclures, même et surtout lorsque tout le monde s’en plaint ? Allez savoir.

 

En tout cas, heureusement que de magnifiques douaniers, de superbes inspecteurs du fisc, de fiers gendarmes et de preux procureurs de la belle justice française ont travaillé pour ce magnifique résultat !

 

Ça manquait au vivrensemble de ce pays, tiens.

 

 

Par H. Seize - 24hgold.com – le 28 décembre 2014

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

LLN - Exposition Maja Polackova

LLN - Exposition Maja Polackova | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 

Les petits personnages poétiques

de Maja Polackova...

 

Les découpages-collages de Maja Polackova sont de vraies métaphores de notre époque, tantôt foisonnants, mais paraissant figés et attentistes sans passivité cependant, tantôt grouillants de dynamisme, en de subtiles compositions colorées. Du 3 février au 15 mars au Musée de LLN.

 

Le travail de Maja Polackova se décline en de subtiles compositions colorées dans lesquels le ou les petits personnages sont en quelque sorte nos propres reflets. Que ces petits sujets soient individualisés ou groupés en un effet de masse, tout est indéniablement d’une esthétique superbe au premier regard, mais nécessite un immédiat second degré de visionnage pour parvenir à entrer dans le message délivré par l’artiste.

 

Et ce message est extrêmement troublant, et très souvent à la limite du paradoxe. Car beaucoup de jubilation et d’humour se dégagent aussi de ce travail. Si l’on passe un degré supplémentaire de contemplation, voici qu’apparaissent tout l’intérêt et la complexité de ces créations, où nous sommes vraiment tous ces personnages à la fois. Les couleurs jouent de vrais rôles de composition, tout comme ces objets contemporains aux irisations sans cesse changeantes.

 

Du 3 février au 15 mars


- Louvain-la-Neuve
 Musée


Musée de Louvain-la-Neuve

Place Blaise Pascal, 1

1348 Louvain-la-Neuve (Belgique)

 

Entrée gratuite pour les membres du personnel et étudiants UCL

 

 

Par l’Administration des relations extérieures et de la communication - UCL – décembre 2014

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Attaque manquée vs le rouble

Attaque manquée vs le rouble | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 

La première attaque contre le rouble a déjà échoué

 

Pendant des jours et des jours, les analystes mainstream nous ont dit et répété, du haut de leur pupitre télévisuel ou journalistique, que la fin du « régime » russe était proche. D’après eux, les fameux « marchés financiers » avaient décidé du haut de leur grandeur que cette nation était destinée à revivre les jours de pénurie de l’époque Boris Eltsine. Les marchés – nous expliquaient-ils – avaient émis leur sentence, et même la Russie devait, comme toutes les autres nations, s’incliner devant leur divine volonté.

 

Laissons de côté les doutes et les questionnements sur une telle stratégie ; le plus stupéfiant est de voir que cette affaire auparavant hypermédiatisée est aujourd’hui désertée par les grands médias italiens [et français – NDT] : c’est même le blackout total. Pourquoi donc ? Nous devrions poser la question aux journalistes qui en parlaient autant voilà quelques jours pourquoi soudain ils n’en parlent plus : d’après eux, le destin est-il déjà tout tracé, ou bien s’est-il passé quelque chose qu’il vaut mieux taire ? Une chose qui met à mal aussi bien la narration immédiate (« la Russie est en crise »), que la narration permanente, celle qui doit montrer l’aigle impérial américain toujours triomphant dans le monde entier ?

 

Penchons-nous un instant sur le graphique ci-dessus qui va nous aider à savoir s’il s’est produit quelque chose digne d’intérêt depuis qu’est tombé le blackout total sur la « crise du rouble ».

 

Comme on peut le voir, le rouble a récupéré 30 % de sa valeur par rapport à l’Euro (et sa remontée a été pratiquement identique vis-à-vis du dollar).

 

Que s’est-il passé de si important pour permettre une récupération aussi spectaculaire que l’attaque spéculative qui avait poussé le rouble dans l’abysse ? À lire les journaux occidentaux, absolument rien.  Répétons-le, cette affaire est tombée aux oubliettes, au point qu’on peut parler ici de censure.

 

Mais en allant vérifier sur les sites en langue russe, il s’avère qu’en réalité un événement crucial s’est produit (lien).

 

Comme on le sait, les banques centrales de la Russie et de la Chine ont signé un contrat (swap) pour s’échanger directement leurs valeurs sans recourir à l’intermédiaire du dollar. Le taux de change prévu dans ce contrat est de 5,67 roubles pour 1 yuan renminbi. Étant donné que le Yuan s’échange avec d’autres valeurs (y compris le dollar) oscillant de +/- 2 % par rapport à la parité moyenne établie par la Banque centrale chinoise, il se crée ainsi une situation particulière où quelqu’un (disons, la Russie) peut vendre des yuans (obtenus au taux de change établi par contrat swap) en échange de dollars, et avec ces derniers, acquérir des roubles.

 

Le fait d’acheter des roubles fait immédiatement augmenter sa valeur par rapport au dollar, et cela expose à d’énormes pertes ceux qui auraient vendu des roubles « à découvert » (sans les posséder) dans l’espoir de les acquérir plus tard, certains qu’ils étaient de le voir baisser et de pouvoir alors empocher la différence.

 

En somme, la Banque centrale russe a ainsi, grâce à l’assistance de la Banque centrale chinoise, la possibilité d’effectuer une énorme opération « d’arbitrage » (lien) à même d’exposer à de grosses pertes ceux qui spéculent contre le rouble. En confirmant le taux de change sur le swap, les Chinois ont offert un arbitrage de 100 % aux Russes. Un levier capable de faire sauter n’importe quel spéculateur en l’espace de quelques jours.

 

Ce n’est qu’une hypothèse sur la façon dont les choses se sont passées, mais je pense qu’elle est extrêmement plausible, et cette thèse est renforcée, voire confirmée par le silence assourdissant dans lequel est tombée cette « crise du rouble » dans les médias mainstream. Un silence tellement impénétrable que même les lecteurs les plus fidèles ne savent probablement rien de la remontée du rouble par rapport au dollar et à l’Euro, et sont sans doute toujours convaincus que les Russes sont au bord de la crise de nerfs de ne plus pouvoir acheter le dernier iPad et que les classes les plus démunies pâtissent déjà de la faim du fait de l’augmentation des denrées alimentaires.

 

Il vaut sans doute mieux jeter un voile pudique sur cette chape de plomb qui s’est abattue sur les médias occidentaux et qui ressemble de plus en plus à une forme avérée de censure, et se concentrer un instant sur l’aspect véritablement important de cette situation : les marchés financiers occidentaux, qui ont si souvent attaqué les pays considérés comme « non alignés » sur les positions de l’Empire, ont non seulement, et pour la première fois échoué à détruire la monnaie, et par conséquent l’économie du pays attaqué, mais ils ont en l’occurrence subi un revers véritablement historique. Désormais, ceux qui commandent – et même le FMI le reconnait —, ce sont les Chinois.

 

Entretemps, l’aigle impérial américain s’est retiré dans son antre, un peu sonné, et réfléchit sans doute à une revanche.

 

Il faut cependant observer que cet aigle un peu déplumé, pour ne pas voir démentie la narration permanente qui le voit toujours triomphant, a donné l’ordre à ses vassaux de propager le tout dernier canular : la croissance de son PIB de 5 %. Un PIB en papier kraft, un peu comme les chars du carnaval de Viareggio.

 

 

 

Par Giuseppe Masala - Megachip - 24 décembre 2014 - Traduction Christophe pour ilfattoquotidiano.fr


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Les meilleurs amis du monde…

Les meilleurs amis du monde… | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


 

Ces animaux sont les meilleurs amis du monde,

peu importe leur espèce

 

« Copains comme cochons » ces animaux ?


Mieux que ça « copains comme cochons et perruche » ou « comme chien et lapin » ou encore « comme éléphant et mouton ». Car visiblement l’amitié chez les animaux est une chose universelle.


Voilà qui réchauffe le cœur.

 

Car si la solidarité au sein d’une espèce existe, comme lorsqu’une tortue vole au secours d’une autre, dangereusement retournée sur le dos, on sait désormais que la tendresse est « inter-espèce ».

 


>>> Des preuves d'amour à découvrir dans

la vidéo du HuffPost US, ici.

 

 

Par Alexis Annaix - Le HuffPost - le 27 décembre 2014

Koter Info's insight:


Si tous les humains pouvaient faire pareil  !


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Conte - Un autre Noël ?

Conte - Un autre Noël ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Un conte très moderne !

Petit papa Noël, quand tu descendras du ciel. Avec tes jouets par milliers. N’oublie pas de rester compétitif vis-à-vis du marché.


Voici une vidéo aussi amusante que terrifiante parce qu'elle transforme le charme de Noël en pure mentalité actuelle très peu morale.


Duc


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

L’empire de la consommation

L’empire de la consommation | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source dessin : jeanzin.fr

 

 

 « L’empire de la consommation »

Par Eduardo Galeano (*)


L’explosion de la consommation dans le monde actuel fait plus de bruit que toutes les guerres et crée plus de tapage que tous les carnavals. Comme dit un vieux proverbe turc, « qui boit en compte, se soûle deux fois plus ». Les festivités assomment et assombrissent la vision ; cette grande ivresse universelle semble ne pas avoir de limites dans le temps et dans l’espace. Mais la culture de la consommation raisonne beaucoup, comme le tambour, parce qu’elle est vide ; et à l’heure de vérité, quand le fracas cesse, que la fête se termine, l’ivrogne se réveille, seul, accompagné par son ombre et la vaisselle cassée qu’il doit payer. Le développement de la demande heurte les frontières que lui impose le même système qui la génère. Le système a besoin de marchés de plus en plus ouverts et plus grands, comme les poumons ont besoin de l’air, et en même temps il est nécessaire qu’ils soient au prix plancher comme le sont les prix des matières premières et de la force de travail. Le système parle au nom de tous, il donne à tous ses ordres impérieux de consommation, il diffuse parmi tout le monde la fièvre acheteuse ; mais, rien à faire : pour presque tous, cette aventure commence et finit sur l’écran du téléviseur. La majorité, qui s’endette pour avoir des choses, finit par avoir que des dettes pour payer les dettes qui génèrent de nouvelles dettes, et finit par consommer des illusions qu’il parfois matérialise en commettant un délit.

 

Le droit au gaspillage, privilège de certains, dit être la liberté de tous. Dis-moi combien tu consommes et je te dirai combien tu vaux. Cette civilisation ne laisse dormir ni les fleurs, ni les poules, ni les gens. Dans les serres, les fleurs sont soumises à une lumière continue, pour qu’elles grandissent plus vite. Dans les usines d’œufs, les poules sont aussi interdites de nuit. Et les gens sont condamnés à l’insomnie, par l’anxiété d’acheter et l’angoisse de payer. Ce mode de vie n’est pas très bon pour les gens, mais est très bon pour l’industrie pharmaceutique. Les États-Unis consomment la moitié des calmants, anxiolytiques et autres drogues chimiques vendues légalement dans le monde, et plus de la moitié des drogues interdites vendues illégalement, ce qui n’est pas rien si on tient compte du fait que les États-Unis rassemblent à peine cinq pour cent de la population mondiale.

 

« Malheureux ceux qui vivent en se comparant », regrettent une femme dans le quartier de Buceo, à Montevideo. La douleur de ne pas être, que chantait le tango autrefois, a laissé la place à la honte de ne pas avoir. Un pauvre homme est un pauvre homme. « Quand tu n’as rien, tu penses que tu ne vaux rien », dit un garçon dans le quartier de Ville Fiorito, à Buenos Aires. Et l’autre abonde, dans la ville dominicaine de San Francisco de Macorís : « Mes frères travaillent pour les marques. Ils vivent en achetant des étiquettes, et vivent en suant à grosse goutte pour payer les échéances ».

 

Violence invisible du marché : la diversité est ennemie de la rentabilité, et l’uniformité commande. À échelle gigantesque, la production en série impose partout ses règles obligatoires de consommation. Cette dictature de l’uniformisation obligatoire est plus dévastatrice que n’importe quelle dictature de parti unique : elle impose, dans le monde entier, un mode de vie qui reproduit les êtres humains comme des photocopies du consommateur exemplaire.

 

Le consommateur exemplaire est l’homme tranquille. Cette civilisation, qui confond la quantité avec la qualité, confond l’obésité avec la bonne alimentation. Selon la revue scientifique The Lancet, durant la dernière décennie l’« obésité grave » a progressé de presque 30 % parmi la population jeune des pays les plus développés. Pour les enfants nord-américains, l’obésité a augmenté de 40 % dans les 16 dernières années, selon l’enquête récente du Centre de Sciences de la Santé de l’Université du Colorado. Le pays qui a inventé la nourriture et des boissons light, le diet food et les aliments fat free, a le plus grand nombre de gros du monde. Le consommateur exemplaire descend seulement de la voiture pour travailler et pour regarder la télévision. Installé devant le petit écran, il passe quatre heures quotidiennes en dévorant de la nourriture en plastique.

 

Les ordures déguisées en nourriture triomphent : cette industrie conquiert les palais du monde et réduit en lambeau les traditions de la cuisine locale. Les coutumes du bon manger qui viennent de loin, ont, dans quelques pays, des milliers d’années de raffinement et de diversité, et c’est un patrimoine collectif qui est de quelque façon dans les fourneaux de tous et pas seulement sur la table des riches. Ces traditions, ces signes d’identité culturelle, ces fêtes de la vie sont écrasés, de manière foudroyante, par l’introduction du savoir chimique et unique : la mondialisation du hamburger, la dictature du fast food. La plastification de la nourriture à échelle mondiale, œuvre de McDonald’s, de Burger King et autres usines, viole dans sa réussite le droit à l’autodétermination de la cuisine : un droit sacré, parce que dans la bouche, l’âme a l’une de ses portes.

 

La coupe du monde de football de 98 nous a confirmé, entre d’autres choses, que la carte MasterCard tonifie les muscles, que Coca-Cola offre une jeunesse éternelle et que le menu McDonald’s ne peut pas être absent du ventre d’un bon athlète. L’immense armée de McDonald’s lance des hamburgers dans la bouche des enfants et des adultes sur la planète entière. Le double arc de ce M a servi d’étendard, pendant la récente conquête des pays de l’Europe de l’Est. Les queues devant le McDonald’s de Moscou, inauguré en 1990 en fanfare, ont symbolisé la victoire d’Occident avec autant d’éloquence que la chute du Mur de Berlin.

 

Signe des temps : cette entreprise, qui incarne les vertus du monde libre, refuse à son personnel la liberté de s’affilier à quelque syndicat. McDonald’s viole, ainsi, un droit légalement consacré dans beaucoup de pays où il est présent. En 1997, plusieurs salariés, membres de ce que l’entreprise appelle la Macfamille ont essayé de se syndiquer dans un restaurant du Montréal au Canada : le restaurant a fermé. Mais en 1998 d’autres employés de McDonald’s, dans une petite ville proche de Vancouver, ont obtenu cette conquête, digne du Guinness Book.

 

Les masses consommatrices reçoivent des ordres dans une langue universelle : la publicité a obtenu ce que l’espéranto a voulu et n’a pas pu. N’importe qui comprend, dans tout lieu, les messages que le téléviseur transmet. Dans le dernier quart de siècle, les dépenses de publicité ont doublé dans le monde. Grâce à elles, les pauvres enfants prennent de plus en plus Coca-Cola et de moins en moins de lait, et le temps de loisir devient un temps de consommation obligatoire. Temps libre, temps prisonnier : les logements très pauvres n’ont pas de lit, mais ont un téléviseur, et le téléviseur a la parole. Achetée à crédit, cette bestiole prouve la vocation démocratique du progrès : il n’écoute personne, mais parle pour tous. Pauvres et riches connaissent, ainsi, les vertus des voitures dernier modèle, et pauvres et riches connaissent les taux d’intérêt avantageux que telle ou telle banque offre.

 

Les experts savent transformer les marchandises en ensembles magiques, contre la solitude. Les choses ont des attributs humains : nourrissent, accompagnent, comprennent, aident, le parfum t’embrasse et la voiture est l’ami qui ne faillit jamais. La culture de la consommation a fait de la solitude le plus lucratif des marchés. Les trous de l’âme se remplissent en les bourrant des choses, ou en rêvant de le faire. Et les choses ne peuvent pas seulement embrasser : peuvent aussi être des symboles d’ascension sociale, des sauf-conduits pour traverser les douanes de la société de classes, des clefs qui ouvrent les portes défendues. Plus elles sont exclusives, mieux c’est : les choses te choisissent et te sauvent de l’anonymat populaire. La publicité n’informe pas du produit qu’elle vend, ou elle le fait rarement. C’est le moins important ! Sa fonction primordiale consiste à compenser des frustrations et à nourrir des illusions : En qui voulez-vous vous transformer en achetant cet après-rasage ?

 

Le criminologue Anthony Platt a observé que les délits dans la rue ne sont pas seulement le fruit de la pauvreté extrême. C’est aussi un fruit de l’éthique individualiste. L’obsession sociale du succès, dit Platt, affecte de manière décisive l’appropriation illégale des choses. J’ai toujours entendu dire que l’argent ne fait pas le bonheur ; mais tout téléspectateur pauvre a de nombreux motifs de croire que l’argent produit quelque chose de semblable, que la différence est un sujet de spécialistes.

 

Selon l’historien Eric Hobsbawm, le XXe siècle a mis fin à 7 000 ans de vie humaine centrée sur l’agriculture depuis que sont apparues les premières cultures, à la fin du paléolithique. La population mondiale s’est urbanisée, les paysans deviennent citadins. En Amérique Latine nous avons des terres sans personne et d’énormes fourmilières urbaines : les plus grandes villes du monde, et les plus injustes. Expulsés par l’agriculture moderne d’exportation et par l’érosion de leurs terres, les paysans envahissent les banlieues. Ils croient que Dieu est partout, mais par expérience ils savent qu’il se soucie des grandes villes. Les villes promettent travail, prospérité, un avenir pour les enfants. Dans les champs, ceux qui attendent regardent passer la vie, et meurent en bâillant ; dans les villes, la vie arrive et appelle. Entassés dans des taudis, la première chose que découvrent les nouveaux venus, c’est que le travail manque et qu’il y a des bras en trop, que rien n’est gratuit et que les articles de luxe les plus chers sont l’air et le silence.

 

Tandis que naissait le XIVe siècle, le frère dominicain Giordano da Rivalto a prononcé à Florence un éloge des villes. Il a dit que les villes grandissaient « parce que les gens ont le goût de se rejoindre ». Se rejoindre, se trouver. Maintenant : qui se trouve avec qui ? L’espoir rencontre-t-il la réalité ? Le désir, se trouve-t-il avec le monde ? Et les gens, se trouvent-ils avec les gens ? Si les relations humaines ont été réduites à des relations entre des choses : combien de gens se trouvent avec les choses ?

Le monde entier tend à devenir un grand écran de télévision, où les choses se regardent, mais ne se touchent pas. Les marchandises offertes envahissent et privatisent les espaces publics. Les stations d’autobus et de trains, qui étaient jusqu’à il y a peu des espaces de rencontre entre des personnes, deviennent maintenant des espaces d’exhibition commerciale.

 

Le shopping center, ou shopping mall, la vitrine de toutes les vitrines, impose sa présence envahissante. Les foules vont, en pèlerinage, à ce temple majeur de la consommation. La majorité des dévots contemplent, en extase, les choses que leurs poches ne peuvent pas payer, tandis que la minorité acheteuse se soumet au bombardement de l’offre incessante et exténuante. La foule, qui monte et descend par les escaliers roulants, voyage par le monde : les mannequins habillés comme à Milan ou à Paris et les machines sonnent comme à Chicago, et pour voir et entendre, il n’est pas nécessaire de payer une entrée. Les touristes venus de l’intérieur, ou des villes qui n’ont pas encore mérité ces bénédictions du bonheur moderne, posent pour la photo, au pied des marques internationales les plus fameuses, comme avant, ils posaient au pied de la statue d’une personnalité sur la place.


Beatriz Solano a observé que les habitants des quartiers suburbains se rendent au center, au shopping center, comme avant ils se rendaient au centre. La promenade traditionnelle du week-end au centre de la ville tend à être substituée par l’excursion à ces centres urbains. Lavés et repassés et coiffés, habillés avec leurs vêtements du dimanche, les visiteurs viennent à une fête où ils ne sont pas conviés, mais ils peuvent être les badauds. Des familles entières font le voyage dans la capsule spatiale qui parcourt l’univers de la consommation, où l’esthétique du marché a dessiné un paysage hallucinant de modèles, des marques et des étiquettes.

 

La culture de la consommation, la culture de l’éphémère, condamne tout à la désuétude médiatique. Tout change au rythme vertigineux de la mode, mise au service de la nécessité de vendre. Les choses vieillissent en un clin d’œil, pour être remplacées par d’autres choses à la vie fugace. Aujourd’hui, l’unique chose qui reste est l’insécurité ; les articles, fabriqués pour ne pas durer, semblent aussi volatils que le capital qui les finance et le travail qui les génère. L’argent vole à la vitesse de la lumière : hier il était là-bas, aujourd’hui il est ici, demain qui sait, et tout travailleur est un chômeur en puissance. Paradoxalement, les shoppings centers, les royaumes de la fugacité, offrent l’illusion la plus réussie de sécurité. Ils résistent en dehors du temps, sans âge et sans racine, sans nuit et sans jour et sans mémoire, et existent en dehors de l’espace, au-delà des turbulences de la dangereuse réalité du monde.

 

Les propriétaires du monde utilisent le monde comme s’il était jetable : comme une marchandise à la vie éphémère, qui s’épuise comme s’épuisent, à peine nées, les images que lance la mitrailleuse de la télévision et les modes et idoles que la publicité lance, sans trêve, sur le marché. Mais, dans quel autre monde allons-nous aller ? Sommes-nous tous obligés à croire le conte selon lequel Dieu a vendu la planète à quelques entreprises, parce qu’étant de mauvaise humeur il a décidé de privatiser l’univers ?


La société de consommation est un piège attrape-nigaud. Ceux qui ont la manette, feignent de l’ignorer, mais n’importe qui, qui a des yeux dans le visage peut voir que la majorité des gens consomme peu, un petit peu ou presque rien nécessairement, pour garantir l’existence de ce peu de nature qui nous reste. L’injustice sociale n’est pas une erreur qu’il faut corriger ni un défaut qu’il faut surpasser : c’est une nécessité essentielle. Il n’y a pas de nature capable de nourrir un shopping center de la taille de la planète.

 

 

 

Par Eduardo Galeano (*) - Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi - El Correo. Paris, le 26 décembre 2014.

 

(*) Eduardo Galeano, est un écrivain et journaliste uruguayen, célèbre pour avoir écrit « Les veines ouvertes de l’Amérique Latine ». Gagnant du prix Stig Dagerman, il est considéré comme l’un des écrivains les plus remarquables de la littérature latinoaméricaine.

Koter Info's insight:


La société de consommation est un piège attrape-nigaud.


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Lettre aux parents

Lettre aux parents | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 


Il y a la lettre au père Noël, et puis

il y a l’autre lettre…

 

Une fois par an, tous les enfants devraient être appelés à écrire aux parents, pour leur rappeler la vie…

 

Cette vidéo prouve que les enfants n’ont pas besoin de la surconsommation ; leur bonheur est ailleurs.

 

>>> Voir la vidéo ici

.

Par Nathan Weber - reseauinternational.net – le 27 décembre 2014


Koter Info's insight:


Puissant et émouvant, surtout la fin de la vidéo qui en surprendra plus d'un !


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

LLN - Le monde va-t-il bien ?

LLN - Le monde va-t-il bien ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : le projet de partenariat commercial suscite des craintes dans la population, mais aussi auprès des autorités communales. Des communes, dont Orp-Jauche, ont déjà voté une motion à son encontre. Ottignies-LLN devrait suivre. Reporters/MUSSCHE

 

 

« Trouvez-vous que le monde va bien ? »

 

 

Ottignies-Louvain-La-Neuve - Lors du dernier conseil, une motion sur le projet de partenariat commercial UE-USA a été longuement débattue. Finalement, son vote a été reporté.

 

Dernier conseil communal d’Ottignies-Louvain-la-Neuve. Le budget du CPAS a été voté. C’était le gros morceau de la soirée. Mais un autre sujet a été longuement débattu : la motion concernant le projet de partenariat transatlantique de commerce et d’investissement entre l’Union européenne et les États-Unis (TTIP) déposé par trois conseillères de la majorité, à savoir Julie Chantry (Écolo), Marie-Pierre Lambert-Lewalle (Avenir) et Carine Swinnen (PS).

 

Ce projet de partenariat est le plus grand accord commercial jamais négocié entre les deux parties. « Il vise à éliminer les barrières commerciales dans de nombreux secteurs économiques », lit-on sur le site de la commission européenne. Toujours en négociation, il suscite déjà bien des craintes, à l’image de la manifestation de vendredi dernier à Bruxelles. Beaucoup craignent un assouplissement de la législation européenne et donc d’un nivellement vers le bas.

 

Pourquoi débattre au conseil communal d’une motion visant à interpeller les autorités fédérales sur les inquiétudes liées au TTIP ? « Avec ce traité, la politique communale pourrait être vue comme une entrave au libre commerce. Pourrait être remise en cause, par exemple, la politique en matière d’alimentation bio dans les repas scolaires ou encore celle portant sur la gestion des espaces verts et du zéro produit phyto », déclarent les dépositaires de la motion.

 

 

« Des connards incapables ? »

 

Du côté de l’opposition Nicolas Van der Maren (OLLN 2.0) y a trouvé à redire tant sur la forme que sur le fond. Celui-ci pointe notamment que « vous souhaitez interpeller les autorités belges par rapport à vos craintes comme si le gouvernement fédéral n’était pas conscient des difficultés et des enjeux. » Ce qui dans la bouche de Jacques Otlet (OLLN 2.0) donne : « Vous prenez les gens de la commission européenne et du conseil des ministres pour des connards incapables de défendre les intérêts de leurs concitoyens ? »


Le bourgmestre Jean-Luc Roland (Écolo) a réagi : « Nous ne disons pas cela. Mais je constate que la mondialisation fascine, que les négociations des grands accords sont très techniques. Et au final, on voit le résultat maintenant : de la dérégulation et des délocalisations massives. La population est légitimement inquiète et la mobilisation citoyenne a sa place dans le débat sur le TTIP. Et même si on sait qu’on ne va pas changer le monde, le vote de cette motion est un petit pas dans la mesure de ce que l’on est. »

 

Et l’échevin Cédric du Monceau (Avenir) d’intervenir : « Trouvez-vous que le monde va bien ? Nous sommes élus pour avoir une ambition autre que celle d’aller droit dans le mur. »

 

Au final, il a été décidé de reporter le vote de la motion. « Il n’y a pas d’urgence. Discutons-en et réfléchissons ensemble à la position à prendre », a fait valoir Nicolas Van der Maren.

 

 


Par Quentin COLETTE - lavenir.net – le 26 décembre 2014

Koter Info's insight:


Bravo aux politiciens locaux plus conscients que la Commission Européenne et certains ministres, comme quoi, il n'y a pas que des connards incapables de défendre les intérêts de leurs concitoyens.


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

12 vidéos incontournables

12 vidéos incontournables | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Les 12 vidéos qu’il ne fallait pas rater en 2014

 

Vous ne les avez sans doute pas toutes vues. Toutes les vidéos qui ont usé les compteurs des sites d’hébergement de vidéos et notamment YouTube, qui a d’ailleurs révélé les noms des vidéos les plus virales de cette année 2014.

 

Le HuffPost a donc réalisé une sélection de 12 vidéos incontournables de l’année 2014, avec un invité surprise, plus réservé aux enfants de moins de 8 ans qu’aux internautes amateurs de buzz, à découvrir dans la vidéo ci-dessous.

 

12 vidéos incontournables de 2014 sélectionnées... par LeHuffPost

 

 

Et pour retrouver les références des vidéos sélectionnées par nos soins, voici la liste et les liens des vidéos utilisées dans cette sélection :

 

 

 

  

Par Alexis Annaix - Le HuffPost – le 28 décembre 2014

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Ukraine - Solidaires de la Russie

Ukraine - Solidaires de la Russie | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 

Déclaration des descendants de l’émigration blanche à l’heure de la tragédie ukrainienne

 

Encore un document pas inintéressant pas vu dans nos médias… C’est une déclaration des descendants d’émigrés anticommunistes des années 1920 – en rapport avec l’image Poutine = Russie = URSS = Communistes = Staline

 



Solidaires de la Russie à l’heure de la tragédie ukrainienne

 

Depuis bientôt un an, les événements d’Ukraine interpellent chacun de nous, descendants de l’émigration blanche, d’autant plus que nos origines nous donnent accès à une information diversifiée, contrairement à la majorité des gens qui nous entourent. La connaissance d’un passé proche, celui de la Russie d’avant 1917, nous donne la possibilité, et le devoir, de dénoncer les falsifications historiques patentes qui ont conduit au drame actuel en Ukraine.

 

Devant l’aggravation des tensions, dans le Donbass comme dans les relations internationales, une conclusion s’impose : l’hostilité agressive déployée aujourd’hui contre la Russie n’a rien de rationnel. La politique du « deux poids, deux mesures » a dépassé toutes les bornes. La Russie est accusée de tous les crimes, sans preuve, coupable a priori, tandis que d’autres pays bénéficient d’une indulgence particulièrement révoltante, au regard des droits de l’homme notamment.

 

Nous ne renonçons en rien à la défense des valeurs transmises par nos familles contraintes à l’exil après la révolution de 1917, ni à la dénonciation des crimes des bolcheviks et de leurs successeurs ni à la promotion de la vérité historique sur ces années terribles. Mais ce n’est pas une raison pour admettre les calomnies qui se déversent, jour après jour, sur la Russie actuelle, ses dirigeants et son président, sanctionnés et vilipendés contre tout bon sens. Ce processus extravagant – autodestructeur pour les pays européens – donne des arguments sérieux à tous ceux qui y voient une volonté occidentale de contrecarrer le développement de la Russie, bien plus que de résoudre la crise ukrainienne. Attaquer systématiquement tout ce qui touche à la notion de « monde russe » est particulièrement ridicule : il s’agit d’une réalité historique, géographique, linguistique, culturelle et spirituelle, d’une haute civilisation qui a beaucoup donné au monde et dont nous sommes fiers.

 

Nous ne pouvons pas non plus tolérer le honteux silence officiel et médiatique des pays européens sur les terribles bombardements de populations et d’infrastructures civiles effectués par l’armée ukrainienne dans le Donbass, soutenue par des milices arborant une symbolique nazie. Ce silence, pour les autorités de Kiev, équivaut à un véritable permis d’exterminer. Depuis des mois, des enfants et des vieillards meurent ou sont gravement blessés, des prisonniers sont torturés. Voilà maintenant que le gouvernement de Kiev a décrété un blocus intégral (gaz, électricité, trains, administrations et hôpitaux, retraites, salaires, médicaments…) pour mieux anéantir une région dont il proclame pourtant qu’elle fait partie intégrante de son territoire. Et comment ne pas dénoncer les violences commises par les partisans de Kiev contre l’Église orthodoxe russe en Ukraine – des prêtres menacés, contraints à la fuite ou même tués, une cinquantaine d’églises bombardées (vingt entièrement détruites), des fidèles persécutés.  Où sont les valeurs européennes dans tout cela ?

 

Malgré leur rejet total de l’Union soviétique, nos parents et grands-parents ont été bouleversés par les souffrances du peuple russe lors de la Deuxième Guerre mondiale. À notre tour, nous refusons l’indifférence et le silence – devant l’extermination programmée des populations du Donbass, la russophobie délirante, l’hypocrisie de procédés totalement contraires aux intérêts d’une Europe qui nous est chère. Nous voulons espérer que les pays qui ont accueilli nos familles retrouveront bientôt la voie de la raison et de l’objectivité.

 

 

Par Dimitri et Tamara SCHAKHOVSKOY - Paris, le 26 novembre 2014 - les-crises.fr – le 27 décembre 2014


 

 

La déclaration « Solidaires de la Russie » a été rédigée par Dimitri et Tamara Schakhovskoy, avec la participation du groupe de réflexion Russky Most*. Depuis le 26 novembre 2014, cette initiative a reçu l’approbation de plus d’une centaine de descendants représentatifs de l’émigration blanche, appartenant à ses différentes associations, dans des pays et des continents différents.  Quelques autres personnes – ayant ou non un lien particulier avec la Russie – ont souhaité, elles aussi, manifester leur soutien.

La liste des signataires s’allonge chaque jour et reste ouverte sur solidairesdelarussie@gmail.com.

 

  • Russky Most a été créé en février 2011 par un groupe de descendants de l’émigration blanche, désireux d’approfondir les réflexions nées de leur participation à la « croisière-pèlerinage de Bizerte à Sébastopol ». Organisé en juillet 2010 par plusieurs associations russes (Fonds André le Premier appelé, Fondation pour la Gloire nationale russe, Le Monde Russe, etc.), ce voyage commémorait l’Exode de Crimée de l’Armée Wrangel en 1920 et a été l’occasion de débats aussi vifs que riches d’enseignements. On en trouvera quelques échos sur le site www.russkymost.net.

 

 

 LISTE DES SIGNATAIRES :

LL.AA.SS. le Prince et la Princesse Georges Yourievsky (Seengen, Suisse)

Vera Albertini (Sainte-Geneviève-des Bois, France)

Olga Andreoli, née Troubnikoff (Meudon, France)

Arkady Arianoff (Bruxelles, Belgique)

Michel Avierino (Neuilly-sur-Seine, France)

Vladimir et Yolande Bariatinsky (Schiltigheim, France)

Marie-France Beglan (Walton-on-Thames, Grande-Bretagne)

Alexis et Claude Beresnikoff (Roman, France)

Nicolas et Ghislaine Bieliavsky (Roly, Belgique)

Alexandre  Bobrikoff (Asnières-sur-Seine, France)

Nicolas  Bobrinsky (Darmstadt, Allemagne)

Alexandre Boldireff (Gallardon, France)

Irène de Boreicha (Lausanne, Suisse)

Véra Boutleroff (Paris, France)

Sophie Brun de Saint-Hippolyte (Asnières-sur-Seine, France)

Roger Carmigniano (Paris, France)

Pierre Cheremetieff (Paris, France)

Tatiana Chirikova (Saint-Maurice, Suisse)

Philippe Crévieaux (Rixensart, Belgique)

Constantin Davidoff (Paris, France)

Dimitri Dourdine Mak (Bruxelles, Belgique)

Alexander Drutskoy Sokolinsky (Bruxelles, Belgique)

André Feodoroff (Fontenay-aux-Roses, France)

Tatiana Feodoroff (Chatenay-Malabry, France)

Pierre de Fermor (Nice, France)

Julia Filatova (Saintes, Belgique)

Xenia Finnsson (Versailles, France)

Vera Finnsson (Paris, France)

Nestor et Marie Genko, née Starosselsky (Le Pecq, France)

Vladimir Givoloup (Ault, France)

Nadine Goloubinoff (Versailles, France)

Gérard Gorokhoff (Paris, France)

Jean Goutchkoff (Genève, Suisse)

Michel Grabar (Paris, France)

Nicolas Grekoff (Paris, France)

Alexis Grigorieff (Paris, France)

Marie de Haut de Sigy, née de Saint-Hippolyte (Issy-les-Moulineaux, France)

Anne Henderson-Stewart, née de Pahlen (Londres, Grande-Bretagne)

André Henderson-Stewart (Londres, Grande-Bretagne)

Nicolas Ignatiew (La Rochelle, France)

Marie Ivanov, née Tatistcheff (Paris, France)

Tatiana Kameneff (Vélizy-Villacoublay, France)

Serge Kapnist (Paris, France)

Véronique Kapnist, née Lycett (Vélizy, France)

Hélène Knupffer, née Yaguello (Londres, Grande-Bretagne

Rostislav Kolla-Moussine Pouchkine (Vélizy-Villacoublay, France)

Alexandre et Janine Koltchak [Paris, France]

Ivan Kourdukoff [Nice, France]

Vladimir Kozyreff [Chaumont-Gistoux, Belgique]

Yvan Kriloff [Bruxelles, Belgique]

Oleg Lavroff (Chatenay-Malabry, France)

Jean Lazareff [Paris, France]

Anne Louis-Kisselevsky [Rueil-Malmaison, France]

Serge Loutchaninoff [Texas, Etats-Unis d’Amérique]

Georges Marschalk [Paris, France]

Georges et Nadia  Matcheret, née Wolkonsky [Paris, France]

André Matzneff [Courbevoie, France]

Alexandre et Anne Miller de la Cerda, née Tolstoï [Biarritz, France]

Anna Miloradovitch [Montréal, Canada]

Marie Mourait, née Troubnikoff [Paris, France]

Constantin et Suzanne Mourousy [Paris, France]

Xenia Muratova [Paris, France]

Peter Naryshkine [Capetown, Afrique du sud]

Tatiana Oussof [Paris, France]

Serge de Pahlen (Allaman, Suisse)

Irina Pahlen (Wezembeek Oppen, Belgique)

Serge Pascault [Paris, France]

Galina Perchitchev [Sceaux, France]

Efim Pernikoff (Mareil-Marly, France)

Rostislav et Xenia Pervychine, née Machtalere [Meudon, France]

Alexandre V. et Hélène V. Plotto [Fontenay-sous-Bois, France]

Dmitri Possylkine [Saintes, Belgique]

Alexandre et Marie-Madeleine Pouchkine, née Dournovo [Bruxelles, Belgique]

Marina Poulet, née Pervychine [Chaville, France]

Johanna Pridun [Paris, France]

Stéphane Pridun [Paris, France]

René-Marie et Marianne Rampelberg, née Parfenoff [Paris, France]

Séraphin et Hélène Rehbinder, née Pochitaloff [Mies, Suisse]

Serge et Hélène Rehbinder [Antony, France]

Daria Reine, née Rozova [Paris, France]

Alexandra de Rennenkampf, née Nefedoff [Meudon, France]

Nathalie von Rosenschild [Yerres, France]

Elisabeth Roussel, née Stephanovitch [Paris, France]

Alexis et Nathalie Rutschkowsky, née Babkoff [Paris, France]

Paul Safiannikoff [Bruxelles, Belgique]

Pierre de Saint-Hippolyte [Paris, France]

Dimitri et Tamara Schakhovskoy, née Thorgevsky [Paris, France]

Irène Schidlovsky, née Golovine [Bougival, France]

Marina Schidlovsky [Meudon, France]

André Schorochoff [Bruxelles, Belgique]

Catherine Soulatzky [Boulogne-Billancourt, France]

André Stenbock Fermor (Paris, France)

Xenia Stenbock Fermor (Albenga, Italie)

Antoine Succar [Sacharoff] [Paris, France]

Jean et Denise Swetchine [Châtenay-Malabry, France]

Alexandre Terentiev [Marly-le-Roi, France]

Colette Tolstoï [Paris, France]

Dimitri Tolstoï [Paris, France]

Marina Tolstoy [Bruxelles, Belgique]

Tatiana Toungouzova [Paris, France]

Dr Sergey Trotzky (Salzburg, Autriche)

Catherine von Tsurikoff, née Ignatieff [Bad Homburg, Allemagne]

Michel Vinogradoff [Bourg-en-Bresse, France]

Olga Wienand, née Rosine [Esher, Grande-Bretagne]

Michel et Chantal Worontzoff Weliaminoff [Concarneau, France]

Nicolas Yanoff [Boulogne-Billancourt, France]

...

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Visages de femmes dans le monde

Visages de femmes dans le monde | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Crédit Image : Collin Spears

 

 

En images : le visage « moyen »

des femmes à travers le monde

 

Mixer des milliers de photographies de femmes venues d’une même région afin d’obtenir la forme « moyenne » du visage, c’est le pari que s’est lancé le blogueur Collin Spears.

 

C’est bien connu, la beauté est subjective et dépend des goûts de chacun. Mais existe-t-il des caractéristiques communes qui définissent la beauté, mis à part une symétrie presque parfaite et un rapport équilibré des yeux jusqu’à la bouche ? Les critères de la véritable beauté transcendent-ils les âges, les cultures ou les nationalités ?

 

C’est avec cette idée en tête que le blogueur Collin Spears a utilisé le site Face Research – consacré habituellement à traquer les criminels à l’aide d’images de vidéosurveillance – pour permettre aux utilisateurs de sélectionner une douzaine de points sur un visage et de les fusionner avec d’autres. Le but étant de créer un visage uniforme, équilibré et donc censé être plus beau, mais surtout de réussir à définir « en moyenne », à quoi ressemblerait le visage d’une femme française par exemple.

 

En récoltant plusieurs portraits de femmes originaires de 41 pays différents et en les superposant, le blogueur a réussi à recréer ce fameux « visage moyen » pour nation choisie. Si on peut douter de la diversité des échantillons choisis – les femmes sélectionnées semblent être jeunes et minces – et regretter que la beauté soit de nouveau standardisée, la différence entre chaque pays reste pour autant très intéressante à étudier.

 

>>>  Pour mieux voir les photographies

en question, veuillez cliquer ici

 

 

Par Jordan Gold - traduit de l’anglais par Anais Chatellier - konbini.com – le 27 décembre 2014

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Diviser pour régner

Diviser pour régner | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Image : générique du film américain de Frank Capra « Divide and Conquer », sorti en 1943. C’est un film sur commande (donc de propagande) qui explique la stratégie de conquête des nazis. Visible sur YouTube en cliquant ici.

 

 

LA RUSSIE ET LA CHINE SE MOQUENT DE

LA STRATÉGIE DU DIVISER POUR RÉGNER

 Par Pepe Escobar (*)



ROME et BEIJING – L’Empire romain l’a fait. L’Empire britannique en a copié le style. L’Empire du chaos l’a toujours fait. Tous l’ont fait. Divide et impera : divise et règne, ou diviser pour conquérir, pour régner [1]. C’est à la fois méchant, brutal et efficace. Mais ça ne dure pas pour toujours, pas comme les diamants, car les empires, eux, finissent par s’écrouler.

 

Une chambre avec vue sur le Panthéon, ça peut être comme un hommage à Vénus, mais ça peut aussi donner une idée des œuvres de Mars. J’étais à Rome essentiellement pour participer au symposium Global WARning [2] organisé par un groupe très dévoué et très compétent, dirigé par l’ancien membre du Parlement européen Giulietto Chiesa. Trois jours plus tard, alors que se déchaînait l’attaque sur le rouble, Chiesa, déclaré persona non grata, était arrêté en Estonie puis expulsé du pays, autre illustration de l’hystérie antirusse dont sont victimes les pays baltes et de l’emprise orwellienne qu’exerce l’OTAN sur les maillons faibles de l’Europe [3]. La dissidence n’est tout simplement pas permise.

 

Lors du symposium, tenu dans un ancien réfectoire dominicain du 15e siècle décoré de fresques divines, et qui fait maintenant partie de la bibliothèque du Parlement italien, Sergey Glazyev, en communication téléphonique depuis Moscou, a donné une interprétation sévère de la Guerre froide version 2.0 :

.

  • il n’existe pas de vrai gouvernement à Kiev ;


  • l’ambassadeur américain est aux commandes ;


  • une doctrine antirusse a été concoctée à Washington, en vue de fomenter la guerre en Europe ;


  • et les politiciens européens agissent en collaborateurs.

 

 

Washington veut la guerre en Europe, car elle perd la concurrence avec la Chine

 

Glazyev a abordé la folie démente des sanctions : la Russie s’efforce simultanément de réorganiser les politiques du Fonds monétaire international, de combattre la fuite des capitaux et d’atténuer autant que possible les répercussions de la fermeture, par les banques, de la ligne de crédit de nombreux hommes d’affaires. Quoi qu’il en soit, explique‑t‑il, l’ultime conséquence des sanctions sera que l’Europe en sortira la plus grande perdante sur le plan économique. Maintenant que les géopoliticiens américains ont pris les commandes, les bureaucrates européens n’ont plus d’orientation économique.

 

Trois jours seulement avant l’attaque sur le rouble, j’interrogeais Mikhail Leontyev (attaché de presse et directeur du Service de l’information et de la publicité à Rosneft) sur les rumeurs grandissantes voulant que le gouvernement russe s’apprête à appliquer des mesures de contrôle des devises. Personne alors ne savait que l’attaque sur le rouble serait aussi rapide et qu’elle serait conçue pour faire échec et mat à l’économie russe. Après un espresso sublime au Tazza d’Oro, situé juste à côté du Panthéon, Leontyev m’a dit que la mise en œuvre de mesures de contrôle était effectivement envisagée, mais pas dans l’immédiat.

 

Ce qu’il a souligné, c’est qu’il s’agit là d’une véritable guerre financière, qui bénéficie de l’appui d’une cinquième colonne au sein des institutions russes. La seule composante égale, dans cette guerre asymétrique, concerne les forces nucléaires. Et, quoi qu’il en soit, la Russie ne se soumettra pas. Leontyev a qualifié l’Europe, non pas de sujet historique, mais d’objet : « Le projet européen est un projet américain ». Et la démocratie n’est plus qu’une fiction.

 

L’attaque sur le rouble est passée comme un ouragan économique dévastateur. Mais on ne menace pas d’échec et mat un joueur chevronné, à moins de posséder une puissance de feu supérieure à l’éclair de Jupiter. Moscou a survécu. Gazprom a tenu compte de la demande du Président Vladimir Poutine : elle vendra ses réserves de dollars américains sur le marché intérieur. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank‑Walter Steinmeier, a critiqué publiquement l’Union européenne (UE), l’accusant de « serrer davantage la vis », en adoptant d’autres sanctions contre‑productives à l’endroit de Moscou.

 

Et lors de sa conférence de presse annuelle, Poutine a insisté sur le fait que la Russie allait résister à l’orage. Malgré tout, j’étais surtout intrigué par ce qu’il n’a pas dit [4].

 

Voyant Mars prendre le dessus dans une accélération frénétique de l’histoire, je me suis réfugié dans ma chambre du Panthéon pour tenter d’invoquer l’esprit de Sénèque, en pensant aux Stoïques, qui cultivaient l’euthymie [5], ou la sérénité intérieure, et cet état d’imperturbabilité qu’ils qualifiaient d’aponie [5]. Mais pas facile de cultiver l’euthymie, quand la Guerre froide 2.0 fait rage.

 

 

Montremoi ton missile imperturbable

 

La Russie pourrait toujours déployer son option économique nucléaire, en déclarant un moratoire sur sa dette étrangère. Ensuite, si les banques occidentales décidaient de saisir les actifs russes, Moscou pourrait de son côté saisir tous les investissements occidentaux en Russie. Quoi qu’il arrive, les visées du Pentagone et de l’OTAN, de guerre chaude sur le théâtre européen, ne se concrétiseront pas, à moins qu’on ne soit devenu assez fou à Washington pour se lancer dans une pareille guerre.

 

Cela n’en pose pas moins un risque sérieux, car l’Empire du chaos accuse la Russie d’avoir violé le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, et ce, même si de son côté l’Empire se prépare à forcer l’Europe à accepter en 2015 le déploiement de ses missiles de croisière à charge nucléaire.

 

La Russie pourrait déjouer les marchés financiers occidentaux, en leur coupant l’accès à ses immenses réserves de pétrole et de gaz naturel, provoquant du coup un effondrement inévitable, le chaos non contrôlé de l’Empire du chaos (ou le chaos contrôlé, pour utiliser les mots de Poutine). Imaginez l’effritement du million de milliards de dollars (voir davantage) d’instruments dérivés. Il faudrait des années à l’Occident pour parvenir à remplacer le pétrole et le gaz naturel russes, mais l’économie de l’Union européenne s’en trouverait instantanément anéantie.

 

Cette seule attaque foudroyante de l’Occident sur le rouble, et sur les prix du pétrole, par le jeu du pouvoir écrasant des firmes de Wall Street, a déjà ébranlé les banques européennes, vulnérables jusqu’à l’os à la situation financière de la Russie : leur swap sur défaillance de crédit a monté en flèche. Imaginez ces banques s’effondrer comme autant de châteaux de cartes à la Lehman Brothers, si la Russie décidait de ne plus assurer le service de sa dette, déclenchant ainsi une réaction en chaîne. Pensez à un concept de destruction mutuelle assurée (MAD) non nucléaire, sans la guerre. De plus, la Russie est autonome du point de vue de ses réserves énergétiques, minérales et agricoles. Ce qui n’est pas le cas de l’Europe. Et ça pourrait être là le résultat mortel d’une guerre de sanctions.

 

Essentiellement, l’Empire du chaos bluffe, en se servant des Européens comme de pions. L’Empire du chaos est aussi pitoyable aux échecs qu’en histoire. Là où il excelle, c’est à faire monter les enjeux, pour forcer la Russie à reculer. Mais la Russie ne reculera pas.

 

 

La noirceur naît à la pointe du chaos

 

Pour paraphraser Bob Dylan dans When I Paint My Masterpiece [6], j’ai quitté Rome pour atterrir à Beijing. Aujourd’hui, les Marco Polo de ce monde voyagent à bord d’Air China. Dans dix ans, ils feront le trajet inverse à bord du train à grande vitesse reliant Shanghai à Berlin [7].

 

De ma chambre de la Rome impériale, je suis donc passé à celle de mon paisible hutong, réminiscence latérale de la Chine impériale. À Rome, les barbares, mafia locale comprise, fourmillent à l’intérieur des murs, pillant en douceur les miettes d’un très riche patrimoine. À Beijing, ils sont maintenus sous haute surveillance, ce qui suppose bien sûr un aspect panoptique, essentiel à la paix sociale. Depuis les réformes stupéfiantes entreprises par le Petit Timonier Deng Xiaoping, les leaders du Parti communiste chinois (PCC) sont parfaitement conscients du fait que leur Mandat du Ciel est directement conditionné par le réglage de précision du nationalisme et de ce que l’on pourrait qualifier de néolibéralisme aux caractéristiques chinoises.

 

Dans une veine autre que les lits moelleux de l’Orient qui ont séduit Marc Aurèle, les splendeurs soyeuses du Beijing chic laissent entrevoir une puissance émergente extrêmement sûre d’elle‑même. Après tout, l’Europe n’est rien d’autre qu’un catalogue de cas de sclérose en plaques, et le Japon en est à sa sixième récession en vingt ans.

 

Pour couronner le tout, en 2014, le président Xi Jinping a déployé avec ardeur une série d’efforts diplomatiques et géostratégiques sans précédent, liés en définitive au projet à long terme visant à effacer lentement, mais sûrement, la suprématie américaine en Asie et à réorganiser l’échiquier international. Ce que Xi a dit à Shanghai en mai dernier résume la nature de ce projet : « Il est temps pour les Asiatiques de gérer leurs propres affaires en Asie ». À la réunion de l’APEC de novembre dernier, il en a remis une couche en faisant la promotion du « rêve de l’AsiePacifique ».

 

Pendant ce temps, la frénésie est la norme. À part deux contrats gaziers monstres d’une valeur de 725 milliards de dollars US (les pipelines Power of Siberia et Altai) et une offensive récente liée au projet de Nouvelle route de la soie en l’Europe de l’Est [8], pratiquement personne en Occident ne se rappelle qu’en septembre dernier le Premier ministre chinois Li Keiqiang a signé pas moins de trente-huit accords commerciaux avec les Russes, dont une transaction d’échange et un accord fiscal, ce qui implique une interaction économique totale.

 

On pourrait avancer que l’évolution géopolitique axée sur l’intégration entre la Russie et la Chine est sans doute la plus grande manœuvre politique à survenir au cours des cent dernières années. Le plan directeur de Xi est sans ambiguïté : l’établissement d’une alliance commerciale entre la Russie, la Chine et l’Allemagne. Les entreprises et le secteur industriel allemands la souhaitent absolument, même si les politiciens allemands n’ont pas encore compris le message. Xi et Poutine construisent une nouvelle réalité économique en Eurasie, une réalité aux ramifications politiques, économiques et stratégiques à la fois multiples et cruciales.

 

Bien sûr, le chemin à parcourir sera extrêmement rocailleux. L’information n’a pas encore coulé dans les médias officiels occidentaux, mais en Europe des universitaires indépendants d’esprit (oui, il en existe, presque sous forme de société secrète) s’alarment de plus en plus du fait qu’il n’existe pas de modèle de rechange au racket que constituent le néolibéralisme radical, désordonné et chaotique et le capitalisme de casino vantés par les Maîtres de l’univers.

 

Même si l’intégration eurasienne devait l’emporter avec le temps, et même si Wall Street devait devenir une sorte de bourse des valeurs locale, les Chinois et le monde multipolaire émergent semblent encore enfermés dans le modèle néolibéral existant.

 

Mais, tout comme Lao Tseu, déjà octogénaire, a administré au jeune Confucius une bonne gifle intellectuelle, l’Occident pourrait bénéficier d’une bonne mise en garde. Divide et impera ? Ça ne marche pas. Et c’est une stratégie vouée à un échec lamentable.

 

Dans l’état actuel des choses, ce que nous savons, c’est que l’année 2015 sera terrifiante pour une myriade de raisons. Car, de l’Europe à l’Asie, des ruines de l’Empire romain au Royaume du Milieu qui refait surface, nous demeurons tous encore sous l’emprise d’un Empire du chaos craintif, dangereux et totalement irrationnel.

 

 

Par Pepe Escobar (*) - Traduit par Jacques pour vineyardsaker.fr - le 28 décembre 2014

 

Source : Russia, China mock divide and rule (atimes.com, anglais, 23-10-2014)

 

 

Notes

[1] En politique et en sociologie, diviser pour régner est une stratégie visant à semer la discorde et à opposer les éléments d’un tout pour les affaiblir et à user de son pouvoir pour les influencer. Divide et regna est la formule employée par Machiavel, qui signifie Divise et règne. (Wikipédia)

[2] GlobalWARning : « Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom ! » (vineyardsaker, français, 10-12-2014)

[3] Arrestato a Tallinn il giornalista Giulietto Chiesa (repubblica.it, italien, 15-12-2014) & L’Estonie, un État policier au sein de l’Union européenne (vineyarsaker, français, 24-12-2014)

[4] Ce que Poutine ne nous dit pas (vineyardsaker, français, 21-12-2014)

[5] L’euthymie constitue le concept central des pensées morales de Démocrite, qui la présente comme une disposition idéale de l’humeur correspondant à une forme d’équanimité, d’affectivité calme et de constance relative des états d’âme. Dans la philosophie épicurienne, l’aponie est l’absence totale de troubles corporels. (Wikipédia)

[6] When I Paint My Masterpiece est une chanson de Bob Dylan. Enregistrée en mars 1971, elle est parue en novembre de la même année sur la compilation Bob Dylan’s Greatest Hits Vol. 2. (Wikipédia)

[7] Eurasian Integration vs. the Empire of Chaos, (TomDispatch, anglais, 16-12-2014)

[8] China set to make tracks for Europe, China Daily, 18 décembre 2014. China’s Li cements new export corridor into Europe, Channel News Asia, 16 décembre 2014.

 

 

 

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009) et le petit dernier, Empire of Chaos (Nimble Books).

 

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Équateur - Crime de Chevron

Équateur - Crime de Chevron | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : Rainforest Action Network

 

 

« Ce qu’a fait Chevron en Équateur est un crime,

et pour que justice soit faite,

il faut que ce crime soit reconnu comme tel »

 


En 2013, la Cour nationale de justice équatorienne, la plus haute instance du pays, condamnait l’entreprise pétrolière américaine Chevron à verser 9,5 milliards de dollars d’amende. Cette décision de justice historique visait à apporter réparation aux victimes de la pollution catastrophique occasionnée par les activités de Texaco (depuis fusionnée avec Chevron) en Amazonie équatorienne (lire notre article). Depuis, les victimes et leurs avocats ont engagé un bras de fer juridique d’envergure internationale pour faire appliquer cette sentence. Car Chevron, après avoir fait des pieds et des mains pour ne pas être jugée aux États-Unis, se prétend aujourd’hui victime d’une conspiration, et refuse de payer.

 

Alors que la procédure civile a ainsi débouché sur une condamnation de Chevron qui reste à exécuter, les victimes réunies au sein de l’UDAPT (Unión de los afectados y afectadas por los operaciones de la pétrolera Texaco) et leurs avocats ont décidé, en octobre 2014, de saisir la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye pour qu’elle ouvre une enquête criminelle sur le PDG de Chevron John Watson. Celui-ci est accusé avec les autres dirigeants de l’entreprise d’avoir délibérément refusé de remédier aux problèmes de pollution, et à leurs conséquences dévastatrices pour les populations de la Région de l’Oriente (Amazonie équatorienne). C’est la première fois qu’un dirigeant d’entreprise privée est attaqué devant la Cour pénale internationale, et aussi la première fois que cette instance est saisie pour un crime de nature environnementale.

 

Eduardo Toledo, juriste argentin, est l’une des chevilles ouvrières de cette procédure devant la Cour pénale internationale, aux côtés de Pablo Fajardo, l’avocat principal des victimes. Il a répondu à nos questions en marge d’une rencontre organisée par le groupe de la Gauche unitaire européenne au Parlement européen et le réseau « Stop Corporate Impunity », qui milite pour la mise en place d’un traité international contraignant sur la responsabilité des multinationales en matière de droits humains.

 

 

>>> Lire la suite de cet article ici

 

 

Par Olivier Petitjean - multinationales.org – le 15 décembre 2014

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Barack Obama – Happy !

Barack Obama – Happy ! | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 


Barack Obama – Happy !

 

Parodie très réussie de Barack Obama sur un tube de Pharrell Williams, « Happy ». Le Président des États-Unis déclare tout son bonheur dans un contexte où tout est à feu et à sang ; Libye, Syrie, Irak, Afghanistan, Ukraine, et ailleurs.

 

C’est vrai que Barack Obama, en cette fin d’année 2014, a de quoi crier son bonheur.

 

  • Il a réussi à continuer les guerres de Bush en les intensifiant tout en passant aux yeux de ses compatriotes pour un homme de paix. Le Prix Nobel est là pour l’attester.


  • Il a régénéré contre la Russie une guerre froide mise en stand-by depuis Ronald Reagan, et a réussi à réveiller l’instinct guerrier d’une Europe qui croyait en avoir fini avec tout ça.


  • Il a mis la région du Pacifique en état d’alerte permanent avec le fameux pivot vers l’Asie des forces étatsuniennes.


  • Le Moyen-Orient brûle plus que jamais, et le projet du grand Moyen-Orient est, dans une certaine mesure, un état de fait, puisque, de la Mauritanie sur l’Atlantique, à l’Ouzbékistan en Asie Centrale, il n’y a plus qu’un problème : l’Islam.


  • Pendant son mandat, de nouveaux paramètres sont apparus en Palestine qui repoussent les espoirs de paix durable entre Israël et la Palestine de quelques décennies.


  • Il a forcé l’Europe à montrer ouvertement son allégeance aux États-Unis, et aux Européens qu’ils ne peuvent absolument rien contre leur servitude. Cela acquis, ses successeurs pourront travailler à autre chose de manière plus tranquille.


  • Il a rebattu et redistribué les cartes concernant Cuba pour tenter des percées là où l’ancien jeu ne le permettait plus.


  • Obama « l’Africain » a commencé la reconquête de l’Afrique pour la reprendre aux Européens et aux Chinois, avec le concours des pirates, des djihadistes et même des virus.


  • Et il lui reste encore deux ans de travail…

 

Mission accomplie sur toute la ligne. Comment ne pas chanter et danser ? Il sait que, d’ores et déjà, après son départ de la Maison Blanche, une fonction internationale à la Tony Blair l’attend. Et puisque le Moyen-Orient est déjà pris, pourquoi ne lui confierait-on pas l’Afrique, histoire de continuer à berner un peu plus le monde ?

 

Plus tard, il y aura un porte-avion à son nom, des avenues dans toutes les capitales occidentales et africaines. Peut-être même que l’Église ne songera pas à le canoniser, comme elle s’est crue obligée de faire pour Jean-Paul II.

 

Yes he can … be happy.

 

>>>   Voir la vidéo : Obama – Happy ici

 

 

Par AvicRéseau International - Source vidéo : http://lifenews.ru/news/147745 - le 28 décembre 2014

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Depardieu règle ses comptes

Depardieu règle ses comptes | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : Gérard Depardieu, lors de son passage à Trouville en novembre 2013.

 

 

Trouville-sur-Mer Hollande, Cohn-Bendit, Bové :

Gérard Depardieu règle ses comptes

 

En marge de sa réaction à la validation du permis de construire de sa maison à Trouville, l’acteur se lâche et règle quelques comptes. Du Depardieu dans le texte...

 


Gérard Depardieu, dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?

 

Je suis un peu comme 88 % des Français, car le reste est pour Monsieur Hollande. Ils sont un peu abasourdis par cet homme. Je ne sais pas ce que va devenir l’Europe, les paysans et les gens qui vivent dans des situations précaires. Déjà, sous d’autres gouvernements, ils avaient enlevé les pommiers de Normandie. Maintenant, les Verts se mobilisent. Autant vous dire tout de suite que je n’aime pas Daniel Cohn Bendit. Je trouve qu’il est un peu abruti. Il est exactement comme en 1968. Il n’a pas bougé.

 


Vous n’appréciez pas les écologistes ?

 

Ce n’est pas ça. Je n’aime pas les écologistes, car ils ont fait de l’écologie un mouvement politique alors que ça devrait être une culture. Si on enseignait ces choses-là dans les écoles, ça serait beaucoup plus simple. Comment voulez-vous être écologiste quand il va y avoir bientôt 9 milliards d’habitants sur la planète dans 50 ans ? Ce n’est certainement pas avec des gens comme José Bové et son père qui fait des OGM. Tout ça est ridicule et fait partie de la politique. Aujourd’hui, il y a des gens qui crèvent la faim. Des paysans à qui ont dit d’enlever les pommiers et de travailler le tournesol et le blé. Il faut tout réintégrer. Tout ça est lamentable et ce n’est pas récent. C’est depuis les années de Gaulle. Les pommiers de Normandie ont été enlevés depuis très longtemps.

 


Pour en revenir à Trouville, vous attendiez-vous à cette décision du tribunal ?

 

On ne sait pas à quoi s’attendre dans le gouvernement. Ni dans cette justice. Je ne sais pas quoi dire, car je ne connais pas la justice. J’ai confiance en elle même si la justice française, de Versailles, a tué mon fils. On l’a mis dans les mains d’un juge d’application des peines pour 2 g de drogue à 14 ans. La justice a envoyé mon fils en prison pour trois ans. Je l’ai dit dans mon livre.


Pour le reste, j’espère que les Français auront encore de la force. En 1789, ils étaient privés de nourriture. Faut-il attendre la même situation pour réagir ? Les Bretons ont donné un élan positif (NDLR les bonnets rouges) à ce qu’était le caractère de la France. Ce n’est plus la France dont il s’agit maintenant. C’est le monde. À travers le monde, il y a des états : l’Europe qui ne va pas tenir si ça continue parce que l’Amérique est en train de bousiller l’Euro, la Russie, le Brésil, l’Inde, la Chine et l’Afrique bientôt. Le dollar sera à parité avec l’Euro. Les Français sont fatigués de trop de choses. Mais il n’y a pas qu’eux. Les Italiens, les Espagnols et les Portugais sont cuits. Comment voulez-vous que l’Europe puisse intégrer l’Ukraine, alors que Monsieur Obama fait tout pour arrêter ce putain d’Euro qui l’emmerde.

 


Viendrez-vous bientôt à Trouville ?

 

Je viendrai, bien sûr. Je viendrai dès que j’aurai deux euros. La France est un pays magnifique et ce n’est pas la monnaie qui va m’empêcher de venir où je veux. Je vis en Russie, en Italie, en Algérie, je vis bien partout, mais j’évite la France. Ce n’est pas tellement le pays, mais les Français qui n’ont plus rien à faire de la France. Je vois beaucoup de gens désespérés devant ce qui leur appartient. Ils ne savent pas si ça leur appartient et à qui le donner. Même quand il donne, l’État leur prend 70 % ou 60 % des choses. Ça ne donne pas tellement envie. Surtout dirigé par un bonhomme qui se fout de la gueule du monde. En tout cas, c’est quand même lamentable.

 

 

Par lepaysdauge.fr – le 26 décembre 2014

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Les USA changent les régimes...

Les USA changent les régimes... | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Les douze étapes employées par les USA

pour changer un régime

 

Désormais, nous savons que la Russie connaît bien les méthodes des changements de régime, dont l’empire du Chaos use et abuse afin de maintenir sa suprématie. C’était apparu très clairement dans l’allocution de Poutine au Club Valdaï :

 

« De fait, depuis un bout de temps, nos collègues (les USA) ont tenté de gérer les dynamiques politiques, en utilisant les conflits régionaux et en concevant des « révolutions de couleur » correspondant à leurs intérêts, mais… le génie aux trois vœux s’est échappé de la bouteille. Il semble que les pères de la théorie du « chaos sous contrôle » ne savent plus eux-mêmes qu’en faire ; c’est une complète débandade dans leurs rangs. »

 

La Chine a aussi été l’objet de tentatives de changement de régime dans sa province du Xinjiang, dans l’ouest de la Chine, et plus récemment à Hong Kong. La question est : dans quelle mesure la Chine est-elle consciente du rôle des USA dans ces mouvements de protestation ? Une récente vidéo sur YouTube fait clairement apparaître que la Chine a une très nette compréhension de l’échiquier géopolitique et de ses enjeux, même s’il n’est pas sûr que les opinions présentées sont celles du peuple chinois en général.

 


La vidéo relève douze étapes utilisées par les USA pour changer un régime politique, et poursuit en expliquant comment ces dynamiques de changement de régime partout dans le monde, ainsi que l’antagonisme envers la Russie et la Chine, s’inscrivent dans un schéma qui pourrait mener à la troisième guerre mondiale.

 

1 — Envoyer des agents de la CIA, du M16 et d’autres officines vers le pays cible, comme touristes, étudiants, volontaires, hommes d’affaires ou encore journalistes.

 

2 — Lancer des ONG estampillées, luttant pour la démocratie et les droits de l’homme, afin d’attirer les promoteurs de la liberté et des idéaux supérieurs.

 

3 — Attirer les traîtres, en particulier des universitaires, des politiciens, des journalistes, des soldats, etc., par l’argent, ou le chantage, pour ceux qui ont commis quelque chose de répréhensible.

 

4 — Si le pays a des syndicats, les contrôler par la corruption.

 

5 — Choisir une appellation sympa ou une couleur pour la révolution, par exemple le Printemps de Prague (1968), la révolution de velours dans l’Est-européen (1969), la révolution des roses en Géorgie (2003), la révolution du cèdre au Liban (2005), la révolution orange en Ukraine, la révolution verte en Iran, la révolution de jasmin, le printemps arabe ou encore la révolution des parapluies à Hong Kong.

 

6 — Commencer des manifestations sur n’importe quel motif, juste pour lancer la révolution. Ça peut être les droits de l’homme, la démocratie, la corruption du gouvernement, une fraude électorale. Pas de preuves nécessaires, une justification suffit.

 

7 — Écrire les calicots et autres banderoles en anglais, afin qu’ils puissent être lus aux USA, et ainsi impliquer les politiciens et citoyens américains.

 

8 — Laisser les politiciens, les intellectuels et syndicalistes corrompus rejoindre les manifestations, et en appeler au peuple pour qu’il se joigne à eux, toute doléance étant la bienvenue.

 

9 — Faire en sorte que les médias officiels, tant US qu’européens, soulignent que la révolution est causée par l’injustice, de façon à gagner l’opinion de la majorité silencieuse.

 

10 — Quand le monde entier regarde, monter une opération sous fausse bannière. Le gouvernement ciblé sera très vite déstabilisé, et perdra du crédit auprès de son propre peuple.

 

11 — Faire intervenir des agents provocateurs, pour forcer la police à utiliser la violence. Le gouvernement ciblé perd alors soutien des autres pays et devient délégitimé aux yeux de la communauté internationale.

 

12 — Envoyer des politiciens locaux aux USA, en Europe et aux Nations-Unies demander des sanctions économiques à l’encontre du gouvernement ciblé, des zones d’exclusion aérienne, voire des frappes aériennes, et soutenir un soulèvement de rebelles armés.

 

Quiconque a fait un peu attention aux événements récents de ce monde peut reconnaître le schéma décrit. Les psychopathes ne sont pas à ce point, imaginatifs. Ils utilisent jusqu’à la corde les mêmes méthodes, encore et encore. Et la plupart du temps, cela bénéficie à ces psychopathes qui gouvernent, pour qui ça ne pose pas de problèmes si, une fois leur marionnette installée au pouvoir, on révèle leur rôle dans la combine.

 

Les médias de masse, serviles et obéissants, sont toujours disponibles pour poursuivre le travail de propagande et annihiler toute contestation qui dévoilerait la main du marionnettiste derrière le décor, ou salir des réputations, quand les arguments manquent.

 

Un exemple édifiant de ce genre de situation est à trouver à Hong Kong, dans les événements récents, est à voir dans un article intitulé « Le New York Times part en vrille à propos de la liberté d’association en Chine ».

 

Et, ça tombe bien, la mémoire du grand public est assez courte, avec les distractions à la sauce d’Hollywood, les médias sociaux sur internet, et carrément la Loi constitutionnelle au sens strict pour faire bonne mesure.

 

La vidéo se poursuit :

 

« Si les douze étapes n’aboutissent pas à renverser le régime, les USA trouvent une excuse pour intervenir militairement et finalement faire tomber le gouvernement ciblé par la force. En fait, cette démarche a montré son efficacité.

[…]

Ainsi ce n’est pas par des mouvements civils spontanés que des pays sont renversés. Bien au contraire, les révoltes sont préparées avec soin, et orchestrées jusqu’au moindre détail. En fait, renverser un pays par civils interposés est de loin meilleur marché qu’envoyer des troupes pour attaquer et détruire ledit pays. C’est pourquoi les USA continuent à appliquer ces douze étapes contre les pays qu’ils considèrent comme des ennemis. »

 

La vidéo blâme les francs-maçons, mais il serait plus pertinent d’accuser l’élite psychopathe. Un de ses traits majeurs est le fait qu’elle n’a aucune conscience spirituelle, et donc se moque absolument des souffrances humaines, et même du nombre de morts occasionné. On pourrait même avancer qu’elle goûte la souffrance…

 

Comme toujours, il ne tient qu’à nous de prendre conscience de ce cauchemar et de nous réveiller, de comprendre qu’il y a, parmi nous, des prédateurs dénués de valeurs éthiques ou d’humanité.

 

C’est devenu plus facile, à mesure que l’empire du Chaos, dans sa lutte désespérée pour maintenir son hégémonie, montre sa vraie nature, à qui veut voir. Et ainsi donc, une réalité que les pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), et même d’autres, commencent à pleinement saisir. Il est certain qu’une plus grande coopération parmi ces pays a permis de diffuser la prise de conscience du modus operandi de ces psychopathes. La vidéo chinoise en est une de ses illustrations.



 

 

Par Aeneas Georg - Source : http://www.manartv.com.lb/
Le 9 décembre 2014
 - Article original : Global Research http://www.globalresearch.ca/ - radioairlibre.be


Koter Info's insight:


Douze étapes de l’élite psychopathe pour créer l'empire du chaos ou le modus operandi des psychopathes qui nous dominent.


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Ukraine - Mesures d’austérité

Ukraine - Mesures d’austérité | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Légende et source photo : le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk s'adresse au Parlement à Kiev le 2 décembre 2014 (Photo Sergei Supinsky. AFP) - liberation.fr

 

 

Le gouvernement ukrainien prépare

des mesures d’austérité extrêmes

Par David Levine

 

Plus tôt ce mois-ci, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a présenté le nouveau programme économique de son gouvernement pour 2015-2020 à la Verkhovna Rada, le parlement du pays. Les législateurs ont adopté le programme le jour même.

 

Le programme propose de mettre en œuvre des politiques d’austérité extrêmes dictées par le Fonds monétaire international (FMI) et autres créanciers internationaux. Dans ses remarques devant le Parlement, Iatseniouk a affirmé que « Personne ne nous aidera gratuitement. Afin d’obtenir de l’aide, nous devons effectuer les mêmes réformes difficiles dont nous avons parlé pendant les élections. »

 

Selon le Premier ministre, l’Ukraine a reçu en 2014 « un total de 9 milliards de dollars en aide financière du FMI, de la Banque mondiale et autres institutions financières, mais dans l’ensemble a dépensé 14 milliards de dollars pour le service de ses dettes. Nous aurons besoin de plus de 15 milliards de dollars l’an prochain », a-t-il souligné.

 

Dans le programme récemment dévoilé, « la débureaucratisation, la décentralisation, la déréglementation et la responsabilisation » sont déclarées comme les principes directeurs de la politique de l’État. Les objectifs de cette dernière comprennent le doublement du volume des exportations en 2019, « la privatisation à grande échelle des biens de l’État dans les conditions économiques appropriées », la « démonopolisation de l’économie », la « capitalisation des banques d’État », la « restructuration financière de Naftogaz, l’entreprise d’État de pétrole et de gaz », la restructuration du système judiciaire, la réforme des forces de l’ordre et des efforts pour atteindre « l’indépendance énergétique».

 

Globalement, le budget de l’État doit être réduit en deux ans d’une somme équivalente à 10 % du produit intérieur brut du pays. La plupart des compressions seront effectuées dans le secteur dit social. Il s’agit notamment de la mise à pied de 10 % des employés du secteur public du pays et la privatisation partielle des soins de santé et de l’éducation. Le marché des produits pharmaceutiques doit être déréglementé. Ce qui reste des subventions et des contrôles sur les prix du gaz et de l’électricité, les avantages sociaux dits « inefficaces » et les pensions dites « spéciales » doivent être supprimés.

 

Le directeur de Naftogaz, Andriy Kobolev, a déclaré que l’élimination des contrôles sur les prix conduira à une augmentation du prix du gaz de trois à cinq fois pour les consommateurs et celle-ci viendra s’ajouter aux grandes hausses de prix dans les services publics déjà mises en œuvre cette année.

 

Une « réforme » à grande échelle de l’industrie du charbon sera entreprise, comprenant la fermeture définitive de 32 mines non rentables et la fermeture temporaire de 24 autres, ainsi que la privatisation de 37 autres de 2015 à 2019.

 

Dans le même temps, un certain nombre de taxes et d’organismes réglementant l’activité des entreprises seront abolis. Les impôts sur les bénéfices et sur les petites et moyennes entreprises seront réduits.


Iatseniouk a grondé la population à l’avance d’oser exprimer la moindre opposition à son programme. « Ne pleurez pas. N’ayez pas peur et ne demandez rien », a-t-il déclaré. Le programme est si extrême que certains membres de l’opposition parlementaire et même un membre du parti au pouvoir l’ont qualifié de « génocidaire ».

 

Au moment même où il procède à une razzia sur les conditions de vie des populations déjà pauvres de l’Ukraine, le régime de Kiev augmente ses dépenses militaires et policières, qu’il prévoit porter à l’équivalent de 5 % du produit intérieur brut (PIB). Le gouvernement a dit qu’il renoncera à son statut de « pays non aligné » et cherchera à « se conformer aux normes de l’OTAN ».

 

Parallèlement à la militarisation de la société ukrainienne, le gouvernement encourage le nationalisme et un certain nombre de politiques de maintien de l’ordre visant à attiser les sentiments de droite et à écraser toute dissidence. Un nouveau bureau des enquêtes de l’État doit être créé et on prévoit construire un mur de sécurité le long de la frontière russe. Des classes d’« éducation patriotique nationale » deviendront une composante obligatoire des programmes éducatifs scolaires.

 

Des « instructions » de 120 pages du gouvernement produites par le ministère des Finances et largement diffusées sur Internet ont révélé certaines des mesures d’austérité plus spécifiques actuellement à l’étude. Il s’agit notamment d’amendements constitutionnels faisant passer de onze à neuf le nombre d’années d’éducation gratuite et de scolarité obligatoire, l’abolition des garanties constitutionnelles des droits à l’éducation et aux soins de santé gratuits, et la réduction du nombre des députés de 450 à 150.

 

Les autres « réformes » législatives proposées comprennent l’augmentation de l’âge de la retraite à 65 ans pour les deux sexes et la fermeture d’établissements d’enseignement et de bibliothèques. Les prestations sociales devant être abolies comprennent les repas gratuits pour les enfants à l’école et les patients hospitalisés, les traitements en camp de santé gratuit pour les enfants, l’accès gratuit dans les centres jeunesse de sport, la plupart des bourses financées par l’État et les coûts réduits pour les étudiants et les enseignants dans les transports en commun. L’indexation des salaires des travailleurs du secteur public sur l’inflation doit être suspendue. Le contrôle des prix sur les médicaments doit être supprimé.

 

De nombreuses prestations sociales doivent être « monnayées » – c’est-à-dire que les avantages en nature doivent être remplacés par des subventions de trésorerie qui seront à la traîne de l’inflation. Les prestations sociales aux mères célibataires et à diverses catégories de retraités doivent être « révisées ». Les pensions pour travailleurs retraités doivent être réduites de jusqu’à 90 %, et le moratoire sur l’indexation au taux d’inflation des prestations de retraite va se prolonger indéfiniment.

 

Les avantages pour les victimes de la catastrophe de Tchernobyl de 1986 seront coupés et les limites de la zone de danger radioactive officiellement désignée seront révisées. Les militaires ne recevront plus de prestations au logement et pour l’achat d’une habitation ou d’uniformes et l’État ne paiera plus les employeurs pour conserver les emplois des travailleurs conscrits.

 

Le document du ministère des Finances recommande également que le nombre d’heures de temps de classe des enseignants passe de 18 à 20 heures par semaine en 2015, puis à 25 heures par semaine en 2016. Le Syndicat des travailleurs de l’Éducation et de la Science d’Ukraine a publié une lettre ouverte au président Petro Porochenko l’avertissant que cette mesure se traduirait par la mise à pied d’environ 100 000 enseignants en 2015-2016. Une partie importante des autres travailleurs de l’éducation du pays perdront également leur emploi dans les années à venir.

 

Le Parlement devait examiner un budget du Ministère de Finances basé sur ces recommandations le 23 décembre. Selon le projet actuellement à l’étude, environ 400 écoles comptant un faible nombre d’étudiants doivent être fermées en zones rurales. Les dépenses en éducation doivent être sabrées d’environ 20 %, tandis que les dépenses en soins de santé doivent être réduites d’environ 40 %. L’étendue réelle des compressions pourrait être encore plus grande en raison du taux d’inflation très élevé du pays.

 

Le budget de l’Académie nationale des sciences d’Ukraine (ANSU) sera également réduit de 25 %. Le président syndical de l’ANSU, Anatoly Shirokov, a noté que l’académie est actuellement financée à seulement 65 % de son exigence minimale, et que les scientifiques « ne pourront tout simplement pas être en mesure de survivre aux réductions de financement proposées ».

 

Le politicien ukrainien Volodymyr Oliynyk, un ancien membre du parlement et allié de l’ex-président Viktor Ianoukovitch, a commenté que les politiques d’austérité proposées vont inévitablement conduire à une « explosion sociale ».

 

Déjà des manifestations ont eu lieu à propos des arriérés de salaires que connaissent différentes sections de travailleurs. Dans la ville de Ternopil en Ukraine occidentale, les enseignants ont organisé une manifestation le 4 décembre pour dénoncer le défaut des autorités de payer les salaires et les primes qui leur sont dues. Les autorités provinciales de Ternopil ont expliqué par la suite qu’elles n’ont pas les fonds pour payer les salaires dus aux enseignants.

 

Les enseignants ont également protesté la semaine dernière à Ivano-Frankivsk contre les réductions proposées. Les travailleurs des transports publics de Kiev se sont mis en grève au même moment, exigeant le paiement des arriérés de salaires. Des protestations d’étudiants et de professeurs universitaires étaient prévues pour le 23 décembre à Kiev.

 

L’urgentiste de Kiev Ihor Khlobov a confié à Vesti, « Ils nous versent certes nos salaires, mais en partie seulement, et pas tous à la fois. Ils promettent de payer tous les salaires avant la fin de l’année. » Khlobov a expliqué que les travailleurs des services médicaux d’urgence sont souvent mis à l’amende par leur employeur, par exemple, lorsque leur ambulance prend plus de 10 minutes pour atteindre sa destination.

 

 

Par David Levine - wsws.org - le 27 décembre 2014

(Article paru d’abord en anglais le 23 décembre 2014)

 

Koter Info's insight:


La pseudo-démocratie à la sauce nazie ukrainienne, c'est la meilleure recette pour mettre un pays par terre !  Et n'oublions pas les épices de l'UE, des USA et du FMI.


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Un nouveau Venezuela naît

Un nouveau Venezuela naît | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Un nouveau Venezuela est en train de naître

 

L’acteur de cet accouchement n’est autre que « le peuple président », sujet politique, orphelin de Chavez, mais devenu une sorte de « Chavez collectif ».

 

Nous venons de séjourner plusieurs semaines au Venezuela, de sillonner le pays, des « llanos » (plaines) aux Andes, puis à la forêt amazonienne, de Caracas au delta de l’Orénoque, au contact des populations et communautés de base, en toute liberté de déplacement, dans un pays peu équipé pour recevoir le « tourisme international ». Un séjour en deux parties, la première plutôt brute, sans trop de médiations, à l’intérieur d’un pays-continent laboratoire, et la seconde à Caracas, plus protocolaire, afin de participer à la « Rencontre des intellectuels, artistes et mouvements sociaux, pour la défense de l’humanité ».

 

Durant notre parcours, très politique, nous avons été accueillis par des paysans, des pêcheurs, des enseignants, des « afro-descendants », des « peuples indigènes », des « comuneros » qui s’investissent dans la mise en place des « communes socialistes » (loi organique du 21 décembre 2010) et d’un « État communal » afin de consolider un « pouvoir populaire » et une révolution qu’ils veulent « irréversibles ».

 

Un premier constat s’impose : un nouveau Venezuela est en train de naître, le plus souvent dans l’invention, le tâtonnement, parfois même dans la douleur, aux forceps, dans le cadre d’une lutte des classes implacable. L’acteur de cet accouchement n’est autre que « le peuple président », sujet politique, orphelin de Chavez, mais devenu une sorte de « Chavez collectif ». La « vieille société », le système capitaliste encore dominant, l’État bourgeois, ne sont pas prêts à céder leur place démocratiquement, au nouveau-né socialisant.

 

Ils se préparent à « l’affrontement final ». Infiltrés de Colombie, des groupes paramilitaires vont et viennent, dans la plupart des États. « Lorsque l’on partage équitablement le gâteau, il y en a qui perdent un peu, et qui ne s’y résignent pas ». Tirso Cereno  préside l’association des pêcheurs du village de Querepare. « Avant Chavez, nous étions abandonnés, oubliés ». Cette fierté de « désormais exister », de compter, nous la retrouverons majoritairement partout. Tout comme l’esprit et la présence de Chavez. Présence, plus que souvenir. Les « bases chavistes » parlent du « comandante » au présent, imprégnées de sa présence absente. « Beaucoup déifient Chavez », nous confie un enseignant de l’école expérimentale de « Pueblo nuevo », à Mérida. La déification sert de ressort propulseur, mais reste sur une base essentiellement affective, insuffisante face aux nouveaux défis.

 

Incontestablement, le chavisme, un corpus doctrinal intégrant le marxisme, le « nationalisme révolutionnaire », la théologie de la libération et la pensée de Simon Bolivar, a survécu à Chavez, décédé le 2 mars 2013. L’opposition et son marionnettiste étatsunien escomptaient qu’une fois levé « l’obstacle Chavez », la révolution serait à cueillir comme un fruit mûr. D’où la tentative insurrectionnelle du printemps dernier (opération « Salida ») contre le président Maduro, mise en échec par le sang-froid du président, sa volonté pacificatrice, et le soutien populaire.

 

Malgré l’accentuation des contradictions internes du chavisme, le « camarade président-ouvrier » a consolidé son assise et pris une stature étonnante. Moins charismatique que Chavez, celui que l’opposition méprise parce que « prolétaire » (donc incompétent !), gouverne avec une assurance et une force tranquilles, compétentes, en délégant beaucoup à la base, aux autogouvernements locaux que sont les « communes socialistes », en tenant des « séances gouvernementales de rue ». Le « camarade président-ouvrier » « se ha crecido » (« s’est affirmé »), nous dit-on souvent, et a pris une dimension qui n’a rien à envier aux médiocres politiciens occidentaux de marché. Il a annoncé une « offensive socialiste » pour le début de 2015, inspirée du « Plan Patrie, 2013-2019 », sorte de testament de Chavez. Ceux qui, de l’opposition ou à l’intérieur du chaviste PSUV, voudraient pactiser, freiner le cours des changements, en seront pour leurs frais. Maduro a opté pour une stratégie de réorganisation de l’État et de la société autour « d’espaces libérés » et de l’« empoderamiento » (transfert de pouvoir) aux acteurs sociaux et aux structures de base du « pouvoir populaire ». Un nouveau modèle politique et économique de développement s’esquisse, mais il reste pour l’essentiel à inventer, en cheminant.

 

La « guerre économique » que mènent l’opposition et l’oligarchie prétend « user » la population afin qu’elle se retourne contre le gouvernement. Et tout fait ventre : sabotages, organisation de pénuries de produits de première nécessité (à Valencia, fin novembre, on ne trouvait ni antibiotiques pour enfants ni lait en poudre), stockage clandestin, marché noir, spéculation sur l’écart vertigineux entre le taux de change officiel de la monnaie, le bolivar, et celui « de la rue ».

 

Depuis deux ans, le pays doit affronter une crise économique qui affecte la vie quotidienne et peut menacer la stabilité politique. Lors de la clôture du congrès des mouvements sociaux du « Grand pôle patriotique », le 8 décembre 2014, le président a annoncé la création de « sept conseils présidentiels de pouvoir populaire », dont un de « la classe ouvrière et des courants syndicaux », et la décision de s’investir principalement sur le « front économique ».

 

Les cours du pétrole sont au plus bas depuis 2009. Les États-Unis et leurs relais au sein de l’OPEP, jouent de l’arme redoutable du pétrole. Ils inondent le marché du brut, provoquent la surabondance de l’offre afin de faire baisser le prix du baril et d’affecter les finances de pays comme le Venezuela et la Russie. Par ailleurs, le Venezuela reste prisonnier d’une politique intérieure, aberrante, des hydrocarbures, qui fait qu’un plein de cinquante litres d’essence nous a coûté 4 centimes d’euros. Le Venezuela a certes les plus grandes réserves pétrolières au monde, mais il manque de moyens pour exploiter la riche « franja » (bande) de l’Orénoque. La « rente pétrolière » pousse à la facilité, à l’importation, au « court-termisme ». Mise désormais au service de la lutte contre la pauvreté, de la construction de milliers de logements sociaux (« Gran Mision Vivienda Venezuela »), elle ne parvient pas à générer pour l’instant un système économique diversifié et solide, moins dépendant d’un seul produit et d’un « monde globalisé ». L’inflation galope au-dessus de 70 % et le gouvernement a dû augmenter les salaires de plus de 75 %.

 

La guerre économique se double d’une guerre idéologique de tous les instants. Le Venezuela, victime du « blocus financier » du FMI, de la Banque Mondiale, vient de se voir attribuer, par des mercenaires de Washington, le « risque pays » le plus élevé au monde. Ahurissant pour qui s’y est promené de long en large, mais nécessaire pour préparer le terrain à « la reconquête » d’un pays clé pour la géopolitique mondiale.

 

À Caracas, faire la revue de presse consiste à acheter des quotidiens bien faits, mais rageusement et grossièrement antichavistes, comme « El Nacional », « El Universal », « Tal Cual » (qui intitule son éditorial du 24 novembre : « L’extermination de l’intelligence » — par le chavisme —), et plus modérément : « Ultimas Noticias ». Le quotidien chaviste (gratuit) « Ciudad Caracas » n’est, lui, distribué qu’en centre-ville.


L’opposition s’est redéployée autour des secteurs les plus extrémistes, partisans de « chasser Maduro » à n’importe quel prix. Son leader, martyr préfabriqué, Leopoldo Lopez, est toujours emprisonné à la suite des violences meurtrières (« guarimbas ») du printemps 2014 (43 victimes, la plupart chavistes). Dans tous les pays démocratiques, la subversion, l’appel à la violence, à la sédition, tombent sous le coup de la loi. « Au Venezuela, il n’y a pas de prisonniers politiques, seulement des politiques mafieux et subversifs en prison », opine le jeune militant Jenny Pacheco. L’ex-candidat présidentiel de la MUD (Table de l’opposition, de « l’unité démocratique », allant des sociaux-démocrates aux groupes fascisants), Henrique Capriles, jugé trop mou, se retrouve marginalisé et sans doute hors course.

 

La révolution doit « se révolutionnner », lance le président Maduro le 15 décembre 2014, lors de la célébration du 15e anniversaire du processus constituant et de la nouvelle constitution bolivarienne. L’avenue Bolivar de Caracas, bénie des dieux par un soleil complice, a revêtu, sur des kilomètres, le rouge, dégoulinant de sueur, du chavisme. Parmi les dizaines de milliers de manifestants, une majorité d’ouvriers et de jeunes, qui scandent : « C’est ainsi, c’est ainsi que l’on gouverne !! », « Vers le haut, vers le bas, que les gringos aillent se faire foutre !! », « Ils ne reviendront pas !! », « Maduro, cogne dur sur les gringos !! », « Maduro, ami, le peuple est avec toi ». Plus que des slogans : des professions de foi et un engagement à la vie à la mort.

 

Pour ce peuple des « ranchitos » (quartiers pauvres), des usines, des ateliers, pour ces jeunes étudiants des « universités bolivariennes », pour ces femmes libérées, ces militants de la « sexo-diversité », acteurs « visibles » d’une l’histoire qui s’écrit fièrement à chaque moment, « la révolution ne peut faire marche arrière », les « Missions sociales » « ne sont pas négociables ».

 

« Palante ! », « En avant donc ! », même si le président vient d’annoncer « une réduction des dépenses publiques » et des « ajustements nécessaires » à la suite de la chute de plus de 50 % des cours du pétrole ; mais pas question de toucher aux budgets sociaux. Le gouvernement va réduire les importations, les investissements superflus, les salaires des hauts fonctionnaires, prélever sur les riches... Les couches moyennes, tiraillées, attendent de voir... Pour les chavistes, il faut gagner significativement les élections législatives de 2015, la 19e consultation électorale depuis 1998. Si le résultat s’avérait serré, l’opposition pourrait recourir au « référendum révocatoire ».

 

Les États-Unis viennent de franchir un pas supplémentaire dans leur stratégie d’hostilité et d’agressions contre un Venezuela qu’ils veulent ramener sous leur coupe. Début décembre 2014, le Congrès américain a voté un projet de loi (signé depuis par Obama), qui applique en fait des sanctions unilatérales à l’ensemble d’un peuple. Washington a décidé de s’ingérer toujours plus dans les affaires d’un pays souverain, en refusant tout visa à une liste de personnalités coupables, selon l’étalon autoproclamé étatsunien, de « violation des droits de l’homme ». La vieille ficelle, qui a beaucoup servi, relève désormais du câble attrape-nigauds. Avec « l’empire », les violeurs ne sont jamais ceux qui sont pointés du doigt. De lourds nuages s’amoncèlent sur le Venezuela, coupable de récuser tranquillement le néolibéralisme, de transformer une utopie égalitaire en réalité naissante.

 

Simon Bolivar disait : « on ne guérit pas les gangrènes politiques avec des palliatifs »

 

 

Par Jean Ortiz - humanite.fr/blogs - le 24 décembre 2014


Koter Info's insight:


Gracias Comandante por devolvernos la Patria !


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Occident & Moyen-Orient

Occident & Moyen-Orient | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


L’Occident est responsable des troubles et de la montée du terrorisme au Moyen-Orient

 

Cette vision de la Chine sur le terrorisme et le rôle caché de l’Occident est toujours une vision utile à avoir en tête. Les choses sont beaucoup plus complexes que le « prêt-à-penser » que nous servent nos chaînes de télé et notre implication, beaucoup plus ambiguë.

 

Par Charles SANNAT (*)

 

 

LE CAIRE, 22 décembre (Xinhua) – Depuis un siècle, le Moyen-Orient a été une région profondément troublée. Ce constat n’a jamais été plus vrai que cette année, lorsqu’un groupe de terroristes extrêmement violents a formellement établi le califat de l’État islamique (EI) dans certaines parties de l’Irak et de la Syrie, montrant au monde sa brutalité et sa barbarie.

 

Si l’on examine le processus de création de l’EI, on constate que l’Occident est responsable de la nouvelle montée du terrorisme dans la région. Il est à noter que l’un des objectifs de l’EI est d’inverser les effets de l’accord Sykes-Picot conclu secrètement par les puissances européennes en 1916 pendant la Première Guerre mondiale. Cet accord leur avait permis de fixer librement les frontières des États dans leurs domaines respectifs d’influence et de contrôle au Moyen-Orient.

 

Ces frontières arbitraires, visant à maintenir les nations arabes divisées et dans une position de faiblesse, ont entraîné de nombreux conflits au cours des dernières décennies. Cependant, les puissances occidentales semblent s’être à peine préoccupées des douleurs et des souffrances qu’elles ont apportées aux peuples de la région. En effet, celles-ci ont poursuivi leurs politiques interventionnistes dans les affaires régionales dès qu’elles le pouvaient.

 

Au fil des ans, pour servir leurs propres intérêts économiques et sécuritaires au Moyen-Orient, les pays occidentaux ont soit choisi de promouvoir des changements de régime impulsés de l’extérieur dans les pays dont ils jugeaient les gouvernements pas suffisamment coopératifs, soit recouru tout simplement aux moyens militaires directement.

 

Dans l’ensemble du Moyen-Orient, les terres brûlent et la paix a été déchirée en lambeaux. La Libye plonge rapidement dans une guerre civile depuis que les puissances occidentales ont lancé des frappes aériennes contre le pays et ont renversé son dirigeant Mouammar Kadhafi. L’Irak est toujours engagé dans des luttes territoriales avec les militants de l’État islamique. Enfin, plus d’un million de Syriens ont fui leur patrie au milieu d’une guerre sanglante qui fait rage depuis des années et qui ne semble pas prête de s’achever.

 

En dépit des effusions de sang massives et des troubles durables qu’elles ont provoqués, les puissances occidentales essaient de faire croire au monde qu’elles ont tout fait pour promouvoir la liberté et la démocratie pour le bien de tous. C’est exactement la déclaration que le monde a entendue lorsque le gouvernement irakien de Saddam Hussein a été renversé en 2003 par les États-Unis, lorsque des avions de combat français et britanniques ont bombardé la Libye en 2011 et en particulier à l’heure où le bloc occidental essaie de faire destituer le président syrien Bachar al-Assad en soutenant les rebelles en Syrie.

 

Pourtant, les politiques interventionnistes qui ont eu des effets contraires aux buts recherchés ont prouvé que les puissances occidentales agissaient simplement pour leurs propres intérêts, et non pour les valeurs qu’elles défendent.

 

Pire encore, leur pure poursuite d’intérêts personnels et leur refus total d’agir en puissances mondiales responsables ont largement contribué à la naissance de l’EI aujourd’hui.

 

En Irak, Washington n’a pas réussi à promouvoir la formation d’un gouvernement irakien suffisamment mixte pour parvenir à une réconciliation nationale entre les différentes confessions. À cause de cette mauvaise gestion, les problèmes les plus profonds de la nation sont restés irrésolus et des vagues d’attentats terroristes et de violences confessionnelles ont tué des dizaines de milliers d’innocents.

 

Lorsque le président américain Barack Obama a retiré toutes les troupes américaines d’Irak pour honorer sa promesse de campagne, il a laissé derrière lui une situation chaotique. Or, c’est précisément la situation difficile de l’Irak qui a joué un rôle dans la création de l’État islamique.

 

On estime aussi que les militants du groupe ont acquis une grande partie de leur expérience de combat lors d’une autre guerre dans laquelle l’Occident est impliqué, à savoir celle visant à renverser Bachar al-Assad en Syrie.

 

Ainsi, il est grand temps pour la communauté internationale d’exprimer haut et fort son opposition à l’interventionnisme militaire de l’Occident.

 

D’autre part, ces puissances interventionnistes devraient trouver des mesures globales et efficaces pour aider à mettre fin au chaos qu’elles ont semé et à guérir les blessures des nations traumatisées par leurs interventions pour le bien de toutes les parties concernées.

 

 

Par Charles Sannat (*) - lecontrarien.com - le 24 décembre 2014

 

 

(*) Charles Sannat est diplômé de l’École Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques.

Koter Info's insight:


Nos puissances occidentales n'agissent que pour leurs propres intérêts, et non pour les valeurs qu’elles "prétendent" défendre. Elles se fichent même du bien-être de leurs propres citoyens !


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

BE - Changements au 1/01/2015

BE - Changements au 1/01/2015 | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : © YORICK JANSENS, Belga

 


Voici ce qui va changer le 1er janvier 2015

 

Voici les changements prévus au 1er janvier 2015 classés par thématiques : en Belgique, en termes d’énergie, dans la vie pratique, dans le secteur professionnel et, dans une moindre mesure, en Europe.

 

 

— Plus de limite des revenus pour les retraités qui travaillent

 

Les limitations de revenus professionnels perçus en plus de la pension de retraite seront supprimées à partir du 1er janvier 2015.

La suppression de cumul vaudra pour toute personne ayant atteint l’âge de 65 ans ou ayant une carrière de 45 ans même sans avoir atteint l’âge légal de la pension.


Actuellement, il faut avoir au moins 65 ans et 42 ans de carrière pour pouvoir cumuler les revenus professionnels et la pension de retraite sans limites.


À défaut, le cumul pour les pensionnés âgés de 65 ans est limité par un plafond de 22.293 euros (21.117 euros avec charge d’enfants) pour les salariés, et de 17.835 euros (21.694 avec charge d’enfants) pour les indépendants.

 

 

— L’accès au crédit-temps devient plus complexe

 

Les crédits-temps spécifiques fin de carrière entre 50 et 54 ans disparaîtront dès le 1er janvier, selon l’accord de gouvernement. L’âge requis des travailleurs âgés (fin de carrière) pour pouvoir prétendre au crédit-temps passera par ailleurs de 55 à 60 ans pour les premières demandes à partir de cette date. L’accord de gouvernement prévoit encore la suppression de l’allocation d’interruption pour le crédit-temps non motivé, ainsi que la disparition de l’assimilation pour les droits de pension pour ces formes de crédit-temps.


L’accès au régime du crédit-temps fin de carrière était actuellement réservé aux travailleurs âgés d’au moins 55 ans. Dans certains cas l’âge limite était même de 50 ans. L’accord de gouvernement prévoit d’augmenter cet âge minimal à 60 ans dès le 1er janvier.


Le gouvernement a toutefois admis des exceptions en approuvant à la veille de Noël l’accord conclu par les partenaires sociaux. Sont concernés les métiers pénibles, le travail de nuit, les carrières longues ou les travailleurs d’entreprises en difficultés ou en restructuration.

 

 

— Le bonus pension supprimé

 

Le bonus pension, offrant un stimulant financier aux personnes qui veulent prolonger leur carrière, sera supprimé dès janvier pour ceux qui n’entrent pas dans les conditions à ce moment-là, selon l’accord de gouvernement fédéral.


Selon le PTB, cette suppression causera, pour les travailleurs pensionnés concernés, une perte pouvant aller jusque 187,2 euros par mois.

Le système de bonus pension avait pour but de maintenir davantage de personnes actives à la fin de leur carrière.


Les règles en vigueur actuelles sont maintenues pour ceux qui jusqu’au 31 décembre 2014 sont en train de se constituer un bonus de pension précise l’accord de gouvernement.

 

 

— Une augmentation de la déduction des frais forfaitaires

 

Une augmentation de la déduction des frais professionnels forfaitaires sera effective dès ce 1er janvier.

Cette mesure intervient en 2015 pour un montant de 450 millions d’euros. Le gouvernement Michel entend ensuite y réserver 900 millions d’euros par an.


Cela signifie que le contribuable verra son impôt sur les personnes physiques baisser d’environ 125 euros, en moyenne, en 2015, puis de 250 euros en moyenne par an à partir de 2016.


La mesure sera « effective » dès le 1er janvier prochain, selon l’entourage du gouvernement, mais on ne peut encore certifier qu’elle sera intégrée à la fiche de salaire dès janvier 2015.

 

 

— Finalisation du transfert de la compétence des allocations familiales

 

Le transfert de la compétence des allocations familiales du fédéral aux Communautés a été effectué le 1er juillet dernier. Le 1er janvier prochain, les moyens financiers seront ensuite transférés vers les entités fédérées.

Toutefois, l’Agence fédérale pour les allocations familiales (Famifed), le nouveau nom de l’Office national d’allocations familiales pour travailleurs salariés (ONAFTS), reste garant des paiements et de la gestion du circuit de paiement jusqu’au 31 décembre 2015 au moins. Les entités fédérées pourront, alors, décider d’assurer elles-mêmes le paiement et la gestion de leurs allocations familiales. Dans ce cas, elles devront alors en aviser Famifed avec une période de préavis de neuf mois.

 

 

— Limitation des allocations d’insertion professionnelles

 

Une limitation des allocations d’insertion professionnelle entrera en vigueur le 1er janvier 2015. En raison de cette mesure, des milliers de personnes, principalement des jeunes, devraient perdre leur allocation dans le courant de l’année 2015.


Cette allocation est accordée aux personnes qui quittent l’école en attendant de trouver un emploi. Le gouvernement Di Rupo avait décidé de limiter ce droit à une durée de trois ans et cette période expire le 1er janvier 2015.


Actuellement, des jeunes qui arrêtent leurs études et qui n’ont pas trouvé d’emploi après un an continuent à percevoir une allocation d’insertion. La durée a été limitée à trois ans par le gouvernement précédent.


Celui qui ne peut prouver une expérience professionnelle suffisante après trois ans perd le droit à l’allocation d’insertion.

Selon une nouvelle estimation réalisée par l’Onem, 16.900 personnes seront concernées au 1er janvier 2015 et 3.000 autres dans le courant de l’année.

 

— Des normes plus strictes pour les installations de chauffage


De nouvelles normes plus strictes en ce qui concerne les installations de chauffage entrent en vigueur ce 1er janvier.

Les nouvelles limites concernent notamment le niveau du CO2 rejeté et le rendement des installations, selon l’Union des Installateurs en Chauffage et Sanitaire.

Le but étant toujours de tenter de réduire la consommation.

 

 

— Baisse des prix du transport de gaz naturel

 

Dès le 1er janvier 2015, les tarifs des services de transport de gaz naturel diminueront de 7 % ou 31,5 millions d’euros. Cela réduira la part des coûts du transport dans le prix du gaz naturel pour le consommateur final.

Cette diminution se traduira par une réduction « d’environ 2 euros seulement par an pour un client particulier moyen, soit 0,18 euro par mois », selon la Fédération Belge des Entreprises Electriques et Gazières, FEBEG.

 

 

— Un moratoire sur la plupart des primes wallonnes logement-énergie

 

La plupart des primes que la Région wallonne accordait en matière de logement et d’énergie seront suspendues dès le 1er janvier pour un trimestre, le temps d’élaborer la réforme favorisant les prêts à taux réduit.


La réforme visera une simplification et une harmonisation des 20 primes au logement et 32 primes énergie existant actuellement en Région wallonne.


Le gouvernement wallon compte à la place favoriser les prêts à taux réduit, tel que l’Ecopack à taux zéro, dès le 1er trimestre 2015.

 

 

— Les voitures de société plus lourdement taxées

 

Les personnes bénéficiant d’une voiture de société paieront en moyenne une taxe de 2,5 à 3 % supérieure à celle de 2014 dès le 1er janvier, à la suite de l’adaptation annuelle de la norme d’émission de CO2 pour le calcul de l’avantage fiscal.


La norme d’émission de CO2 baissera à partir de jeudi, tant pour les voitures à essence que pour les véhicules diesel, ce qui entraînera une augmentation de l’avantage imposable et le salaire net des employées diminuera à cause de la hausse du précompte professionnel sur l’avantage de toute nature.


La baisse de la norme n’aura aucun impact pour les voitures respectueuses de l’environnement (électriques ou hybrides). Les conducteurs continueront à payer le minimum.

 

 

— Augmentation du prix de l’eau

 

La structure tarifaire de l’eau en Wallonie s’articule autour d’un coût-vérité à la distribution (CVD), diffèrent selon chaque distributeur, et d’un coût-vérité à l’assainissement (CVA), ce dernier incluant toutes les charges liées à l’assainissement public des eaux usées.


La part de la facture du consommateur dédiée au fond social de l’eau, qui permet d’intervenir dans le paiement des factures des consommateurs en difficulté de paiement, augmentera également, puisqu’elle passera le 1er janvier de 0,0125 euro par mètre cube à 0,0250 euro, soit le double, ajoute le SPGE.


Après une hausse de 11 cents en octobre dernier, le coût-vérité à la distribution devrait rester inchangé au 1er janvier.

 

 

— Une performance énergétique des bâtiments encore plus passive à Bruxelles

 

Dès le 1er janvier 2015, de nouvelles exigences PEB (performance énergétique des bâtiments) inspirées du standard passif feront leur apparition à Bruxelles. Elles entrent dans le cadre de l’effort climatique.


Ces nouvelles exigences PEB visent à diminuer la consommation d’énergie primaire et les émissions de CO2 des bâtiments.

Elle concerne les projets dont la demande de permis d’urbanisme sera déposée à partir du 1er janvier 2015.

 

 

— Régionalisation du bonus-logement

 

La réduction d’impôt régionale pour l’habitation unique, appelée bonus-logement, deviendra compétence régionale dès le 1er janvier. Chaque région décidera elle-même du taux de réduction d’impôts applicable aux ménages.


La Flandre a déjà annoncé une diminution du bonus-logement. En Wallonie et à Bruxelles, il y aura probablement aussi des ajustements.


Cette réforme prochaine a déjà modifié le comportement des candidats bâtisseurs et/ou rénovateurs en Belgique. Les demandes de crédit hypothécaire ont ainsi augmenté de 88 % en octobre par rapport à la même période en 2013. Et le montant des demandes a progressé de 81 %, indique le dernier baromètre du crédit hypothécaire de l’Union Professionnelle du Crédit (UPC). Les crédits octroyés ont eux aussi augmenté, tant en nombre qu’en montant, respectivement de 19 % et de 17 % par rapport à l’année précédente.

 

 

— Entrée en vigueur de la comaternité

 

Les coparentes pourront établir dès les 1er janvier un lien de filiation avec leurs enfants sans faire appel à l’adoption.

L’établissement de la filiation à l’égard de la coparente s’effectue de la même manière que la filiation à l’égard du père, précise le SPF Justice.


Les enfants nés dans le mariage après le 1er janvier auront automatiquement un lien de filiation avec la coparente. Les enfants nés en dehors du mariage pourront être reconnus par la coparente. Ceux nés avant le 1er janvier pourront être reconnus par la coparente, mariée ou non mariée.


Concernant le nom, la même réglementation vaut pour les enfants de couples lesbiens dont la filiation avec la coparente est établie que pour les enfants de couples hétérosexuels.

 


— La maltraitance animale sanctionnée en Wallonie


À partir du 1er janvier prochain, le fonctionnaire sanctionnateur wallon aura toute habilitation pour appliquer une sanction administrative si un cas de maltraitance animale a été constaté, dans le cas où le parquet décide ne pas poursuivre.


Les faits de maltraitance ou de négligence animale seront susceptibles d’être sanctionnés d’une amende de minimum 100 euros et d’un emprisonnement de minimum 8 jours, ou d’une de ces peines seulement.


L’abandon de son animal avec intention de s’en défaire ou l’utilisation d’un animal à des fins de dressage, d’une mise en scène ou de publicité avec pour résultat des douleurs, lésions ou souffrances évitables, sont par exemple concernés.

 


— Des sanctions plus sévères pour les récidivistes au volant


Les récidivistes au volant seront plus sévèrement punis à partir du 1er janvier, à la suite de l’introduction par le législateur de la loi du 9 mars 2014, visant à faire baisser le nombre de victimes sur la route.

Jusqu’ici, la récidive concernait tout conducteur qui commettait dans un délai de trois ans une nouvelle infraction après avoir déjà été condamné par un tribunal de police pour une infraction de même nature. Avec la nouvelle loi, la récidive prendra désormais en compte la combinaison des infractions les plus graves : conduite sans permis, délit de fuite, vitesse excessive, conduite sous l’influence de l’alcool et de drogues ou encore utilisation du détecteur de radar et infractions de quatrième degré.


Un automobiliste qui commettra une deuxième infraction grave dans un délai de trois ans se verra retirer son permis de conduire pour une période d’au moins trois mois et six mois en cas de troisième infraction. Une quatrième entraînera un retrait de permis de minimum neuf mois. Dans tous les cas de récidive, repasser les examens théoriques et pratiques du permis sera obligatoire. De plus, tout conducteur qui enregistre trois infractions graves de suite risquera une déchéance à vie du droit de conduire.

 


— Les personnes avec risque accru de santé seront mieux protégées


Les personnes présentant un risque accru de santé bénéficieront d’une meilleure protection dans l’accès à une assurance de solde restant dû et dans l’accès à la propriété dès janvier.


Un arrêté royal prévoit de contraindre les assureurs à motiver leur refus d’assurer un candidat à un crédit hypothécaire.

Par ailleurs, à partir du 1er janvier, les surprimes seront limitées à 125 % du tarif de base ou mutualisées. Une caisse financée par le secteur assurera les clients à risque.


Les questionnaires médicaux ne pourront porter que sur le caractère accru d’un risque de santé.

 


— Uniformisation du ticket modérateur chez les médecins spécialistes


À partir de ce 1er janvier, le ticket modérateur chez un médecin spécialiste fera l’objet d’une uniformisation à 12 euros. Les personnes à revenu modeste qui bénéficient d’une intervention majorée ne devront cependant verser que 3 euros.

Jusqu’ici, le ticket modérateur appliqué pour la consultation d’un spécialiste variait de 8 à 15 euros.


La mesure devrait faire économiser près de 33 millions d’euros à la sécurité sociale, selon la ministre de la Santé publique, Maggie De Block.

 

— Le prix des timbres sera plus élevé


À partir du 1er janvier 2015, le prix des timbres passera de 0,70 à 0,72 centimes en cas d’achat d’au moins 10 unités. Le tarif à l’unité restera quant à lui fixé à 0,77 centimes.


Pour les envois normalisés internationaux, le tarif passera de 1,07 à 1,10 euro (pour l’Europe) et de 1,29 à 1,32 euro (pour le reste du monde), à l’achat de 5 timbres minimum. Les tarifs unitaires internationaux de 1,17 et 1,39 euro passeront pour leur part à respectivement 1,20 et 1,42 euro.

 

— Disparition complète de Proton


Le système de paiement électronique Proton aura disparu totalement ce 1er janvier. Les paiements via ce mode ne seront plus possibles. Les terminaux seront eux retirés du marché entre cette date et le 28 février prochain.


Le processus de disparition du système avait été enclenché le 1er octobre dernier. Le rechargement de la carte aura depuis été progressivement supprimé du 1er octobre au 31 décembre 2014.

Le consommateur qui n’aura pas utilisé l’intégralité du solde chargé pour le 31 décembre pourra le récupérer via sa banque de différentes façons, selon Bancontact MisterCash Company.

 


— Hausse du coût des infractions de roulage


Les infractions de roulage les plus graves — faire demi-tour sur l’autoroute ou ignorer les ordres de circulation de la police, par exemple — coûteront 450 euros au lieu de 330 euros à partir du 1er janvier prochain.


Les infractions concernées sont celles du quatrième degré, comme par exemple forcer un conducteur à effectuer un excès de vitesse ou encore ignorer les règles relatives aux passages à niveau.



— Le coût-vérité à l’assainissement va augmenter 


Le coût-vérité à l’assainissement (CVA), qui intervient dans le prix global de la consommation d’eau en Région wallonne, augmentera à nouveau le 1er janvier 2015, à hauteur de 19 cents par mètre cube, passant de 1,745 euro à 1,935 euro, sur décision de la Société Publique de Gestion de l’Eau (SPGE).


La SPGE a été créée en 2000 afin d’équiper toutes les agglomérations en matériel d’assainissement des eaux usées (stations d’épuration, collecteurs d’égouts etc.), pour satisfaire aux normes européennes. La légère hausse pour 2015 n’est cependant pas une nouveauté. Le CVA augmente en effet quasi systématiquement depuis la création de la SPGE. L’augmentation pour 2016 et 2017 se fera à hauteur de 15 à 20 cents, prévoit déjà la société.

 


— Obligation de formation continue des pharmaciens d’officine


Tout pharmacien d’officine devra dès le 1er janvier récolter en moyenne au moins 20 crédits de formation par an, afin de suivre l’évolution des métiers de soins.


Les crédits seront attribués selon le thème de la formation : deux crédits par heure pour le domaine « Science pharmaceutique » et celui de « Soins pharmaceutiques » et un crédit pour le domaine « Santé et société ».


Chaque pharmacien d’officine pourra déterminer librement son programme de formation continue.

 

 

— Les avoirs des défunts rendus transparents

 

Dès le 1er janvier 2015, les banques belges devront informer l’administration fiscale des avoirs détenus par les Belges qui décèdent, même si ceux-ci sont établis à l’étranger.


Jusqu’à présent, cette obligation qui permet d’assurer un bon recouvrement des droits de succession ne visait que les personnes qui résidaient en Belgique.


La circulaire précise que cette obligation de transmission d’informations s’appliquera immédiatement à compter du 1er janvier, pour tous les décès et pas seulement pour les successions qui s’ouvriront à partir du 1er janvier 2015.

 

 

— Simplification de l’octroi à l’intervention majorée

 

Les données des mutualités seront croisées à partir du 1er janvier avec celles de l’administration fiscale. Les mutualités pourront dès lors mieux identifier et contacter les ménages potentiellement bénéficiaires de l’intervention majorée (BIM).


L’intervention majorée sera proposée de manière proactive par les mutualités à la suite du croisement des données avec celles du SPF Finances.


Concrètement, les mutualités communiqueront par le biais de l’Inami le nom des personnes ne bénéficiant pas encore de l’intervention majorée, qui octroie une réduction de près de 50 % sur les frais de médicaments, les consultations ou les frais d’hôpitaux. L’administration fiscale indiquera ensuite si leurs revenus sont supérieurs ou non au plafond en vigueur.


Les mutualités contacteront alors les bénéficiaires potentiels de ce ticket modérateur réduit. Ceux-ci devront réaliser une déclaration sur l’honneur simplifiée relative à l’ensemble de leurs ressources, sur base de laquelle la mutualité vérifiera si l’intervention peut être octroyée.

 

 

— Une réforme du mode de calcul des cotisations sociales des indépendants

 

Les cotisations sociales pour travailleurs indépendants seront calculées différemment dès jeudi. Jusqu’à présent, les indépendants devaient payer des cotisations chaque trimestre, basées sur leurs revenus d’il y a trois ans. Dès 2015, ils pourront payer leurs cotisations sur base de leurs revenus de l’année en cours.


Les cotisations seront toujours payées par trimestre. Une cotisation provisoire basée sur les revenus indexés d’il y a trois ans sera proposée par la caisse d’assurances à chaque échéance. Si les revenus d’un indépendant sont aujourd’hui supérieurs, il pourra choisir de payer un montant plus élevé. S’ils ont diminué, il peut payer un montant inférieur, s’il obtient l’accord de sa caisse d’assurances sociales.


« Dès que l’administration fiscale a connaissance des revenus professionnels définitifs de l’année de cotisation, la caisse d’assurances sociales établit un décompte final des cotisations sociales. Si l’indépendant a payé trop de cotisations, la différence lui sera remboursée. S’il a payé trop peu de cotisations, un supplément lui sera demandé », précise le SPF Sécurité Sociale.


La réforme permettra de garantir aux indépendants de payer chaque année des cotisations proportionnelles à leurs revenus de cette même année. Les informations sont disponibles sur le site www.reformecotisations2015.belgium.be.

 

 

— Alcool : les chauffeurs professionnels plus lourdement punis

 

Parmi de nouvelles dispositions à la loi sur la circulation qui entrent en vigueur le 1er janvier, l’une concerne l’abaissement de 0,5 g/l à 0,2 g/l le seuil maximum d’alcoolémie autorisé pour les chauffeurs professionnels transportant des passagers, soit les camions, autobus, taxis, minibus ou transport scolaire, camions de pompiers et ambulanciers.


La limite pour les autres chauffeurs et pour les déplacements privés reste de 0,5.

 

 

— Moins de substances dangereuses dans les revêtements de sol

 

Des valeurs limites d’émission des substances chimiques provenant des revêtements de sol seront instaurées à partir de ce 1er janvier 2015. L’idée est d’obtenir à terme un air intérieur plus sain. La législation s’appliquera à tous les matériaux de revêtement de sol et aux colles servant à les fixer.


La nouvelle législation imposera des valeurs maximales pour plus de 170 substances dangereuses, dont la plus connue, le formaldéhyde, et prévoit que plus aucune substance classée comme cancérogène ne pourra être émise.

 

 

— Un examen obligatoire pour devenir intérimaire en assurances

 

L’Autorité des services et des marchés financiers (FSMA) met en place à partir du 1er janvier un examen pour toute personne souhaitant devenir intermédiaire en assurances.


Les nouveaux intermédiaires en assurances (courtiers, agents, sous-agents), les collaborateurs en contact avec les consommateurs et les responsables pour la distribution qui ne sont pas exonérés sur la base de leur diplôme devront donc passer cet examen.


L’examen vise à améliorer la connaissance professionnelle des intermédiaires en assurances.

 

 

— Les caisses enregistreuses obligatoires dans l’Horeca

 

Les exploitants du secteur horeca devront disposer d’une caisse enregistreuse à partir du 1er janvier 2015. Les gérants ont jusqu’au 28 février pour s’enregistrer dans le système de caisse enregistreuse (SCE). La date d’activation ultime pour leur SCE est le 31 décembre 2015.


Seuls les exploitants dont plus de 10 % du chiffre d’affaires est dû à une consommation sur place doivent installer une caisse enregistreuse.

 

 

— Régionalisation de la gestion des implantations commerciales

 

La Région wallonne gérera dès le 1er janvier les implantations commerciales, à la suite de la sixième réforme de l’État.

Un projet de décret du ministre de l’Économie Jean-Claude Marcourt régulant les grandes implantations commerciales en Wallonie fera l’objet d’auditions début janvier au parlement.


Le décret prévoit que les implantations de moins de 400 mètres carrés devront uniquement faire l’objet d’une notification auprès des autorités communales alors que celles de 400 à 2.500 mètres carrés seront conditionnées à un permis octroyé par la commune. Les implantations ou extensions de plus de 2.500 mètres carrés et celles situées sur plusieurs communes feront l’objet d’une procédure régionale auprès du fonctionnaire délégué pour obtenir un permis régional. Les quatre critères pour analyser les demandes de permis sont la protection du consommateur, la protection de l’environnement urbain, la politique de l’emploi et la contribution à une mobilité durable.

 

 

— Le budget et le personnel des Maisons de justice transférés aux Communautés

 

Les Communautés ont hérité en juillet dernier de la compétence sur les Maisons de Justice, dans le cadre de la réforme de l’État, et en assument depuis la responsabilité politique. Dès le 1er janvier, le budget et le personnel seront aussi transférés.


Les Maisons de justice et d’autres services d’aide sociale aux détenus et d’aide juridique seront réunis au sein d’une nouvelle administration générale de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Une Maison de justice apporte un soutien aux victimes et les informe lors d’une procédure judiciaire, mais s’occupe aussi de rapports dans le cadre d’un congé pénitentiaire ou d’une libération conditionnelle.


La Fédération Wallonie-Bruxelles compte treize Maisons de justice.

 

 

— La réforme des zones de secours entre en vigueur

 

La réforme des nouvelles zones de secours sera effective dès jeudi et obligatoire pour 2016.


Les 250 services d’incendie que comptait jusqu’à présent la Belgique seront regroupés en 34 zones de secours au 1er janvier.

La réforme prévoit une amélioration de la sécurité via notamment un nouveau statut sauvegardant les droits acquis et redéfinissant les grades et fonctions. Une formation continue et un certificat d’aptitude fédéral figurent aussi parmi les nouveautés. Les barèmes pour les pompiers professionnels seront par ailleurs harmonisés.

Une évolution barémique est prévue pour les pompiers volontaires, tout comme un accès facilité au statut de professionnel.

 

 

— Le Fonds wallon des calamités naturelles activé

 

Le Fonds wallon des calamités naturelles, nouvellement créé, prendra, dès ce 1er janvier, le relais de la Caisse fédérale des calamités.


La compétence du fonds des calamités a été régionalisée le 1er juillet dernier, mais une période transitoire court jusqu’au 1er janvier. Les dossiers prêts jusqu’au 31 décembre seront encore réglés par la Caisse fédérale des calamités.

 

 

— Une nouvelle application de la PAC

 

Une nouvelle politique agricole commune (PAC) plus verte entre en vigueur au 1er janvier pour la période 2015-2020, sur fond de baisse de budget.


Le nouveau règlement européen met en place la convergence des paiements agricoles entre États membres et entre agriculteurs d’un même État membre, entraîne notamment une réduction des aides couplées à la production et instaure et un paiement additionnel pour les jeunes agriculteurs (2 % de l’enveloppe consacrée aux aides directes) ainsi qu’un paiement vert (30 %). Pour bénéficier de ce dernier, trois pratiques agricoles sont à respecter : la diversification des cultures, le maintien des prairies permanentes et consacrer 5 % des terres cultivables à des « surfaces d’intérêt écologique », plusieurs exceptions étant néanmoins prévues. Les États membres pourront aussi instaurer une surprime aux premiers ha et aux zones soumises à des contraintes naturelles.


En Wallonie, la réduction de l’enveloppe belge des aides européennes directes aux agriculteurs entraînera des efforts des plus grandes exploitations au bénéfice des plus petites menacées de faillite.

 

— La Lituanie rejoint la zone euro


La Lituanie deviendra ce 1er janvier le 19e membre de la zone euro. La Lituanie — l’un des trois pays baltes avec la Lettonie et l’Estonie — s’est séparée de l’URSS et a déclaré son indépendance en 1990.

Sa monnaie jusqu’au 31 décembre est le litas.


La Lituanie a rejoint l’Union européenne et l’OTAN en 2004 et est membre de l’Espace Schengen depuis 2007.

Ce pays grand de 65.000 km2 compte 3,3 millions d’habitants. Sa capitale est Vilnius.

 

 

D’après Belga - lesoir.be - le 27 décembre 2014

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

BE - Un compte « vie privée »

BE - Un compte « vie privée » | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : pour Bart Tommelein, chaque citoyen doit savoir dans quelles bases de données d’entreprises son nom se trouve. © BElga

 


Un compte « vie privée » en gestation



Le secrétaire d’État Bart Tommelein veut obliger les entreprises à rendre compte de ce qu’elles savent sur vous et font avec ces données. Selon lui, la Belgique ne doit pas attendre l’Europe avant d’avancer sur le sujet.

 

Chaque année, tout contribuable belge reçoit un avertissement-extrait de rôle sur la base de sa déclaration fiscale. D’après nos confrères du Standaard, Bart Tommelein (Open VLD), secrétaire d’État à la Lutte contre la fraude sociale, à la Protection de la vie privée et à la mer du Nord, souhaiterait envoyer à chacun un état de lieux de sa vie privée chaque année.

 

Une sorte de compte « vie privée », en somme. « Tout le monde doit savoir dans quelle base de données d’entreprises il se trouve, ce que ces dernières en font, et surtout comment en sortir si telle est la volonté du citoyen », estime-t-il.

 

Pour Bart Tommelein, l’État a un rôle à jouer et à tenir. « Le registre national des comptes bancaires, la Banque Carrefour de la Sécurité sociale, celle des entreprises, le SPF Finances… Autant d’institutions qui disposent de pas mal de données sur les citoyens belges. Le gouvernement sait exactement comment ces dernières utilisent ces informations. Cela ne coûte pas trop d’efforts de partager toutes ces informations avec les personnes impliquées.   Les universités de Louvain et d’Anvers, par exemple, utilisent des données qui viennent du SPF Finances pour leurs recherches sur la protection des pensions. Les données de la Banque Carrefour de la Sécurité sociale sont pour leur part partagées avec les compagnies de distribution d’eau. Les entreprises devraient elles aussi informer leurs clients des données qui sont en leur possession », estime Bart Tommelein.

 

« Les cartes de fidélité de Colruyt ou Delhaize ne servent pas seulement à vous octroyer des réductions, poursuit le secrétaire d’État. Elles servent également à cerner votre comportement d’achat, à vous envoyer de la publicité personnalisée. »

 

Le secrétaire d’État libéral se réfère également aux achats en ligne, qui facilitent la récolte des données sur les clients.

 

Souvent, ces actes d’achat impliquent des entreprises internationales qui se soucient assez peu des règles belges en matière de respect de la vie privée. Pour obtenir une réponse de leur part, Bart Tommelein compte beaucoup sur la directive européenne « vie privée » qui entrera en vigueur l’année prochaine.

 

« La vie privée va bien au-delà des données personnelles »

 

Le secrétaire d’État Bart Tommelein (VLD) estime dans les colonnes du Standaard qu’il ne veut plus attendre avant de mettre en place une véritable politique en matière de vie privée, même si cette notion manque d’une définition sur laquelle tout le monde puisse d’accorder.

 


Vous voulez être avant-gardiste ?

 

Les données privées n’ont jamais été autant utilisées par les autorités publiques et les entreprises. Le risque de problème est donc plus élevé qu’avant. Je veux, aussi rapidement que possible, faire usage de l’obligation de signalement : chaque client ou citoyen a le droit de savoir à quoi servent les données qui le concernent et à qui elles sont éventuellement vendues. Mais la vie privée, cela va bien au-delà de simples règles d’utilisation des données privées. Je veux par exemple préparer, avec mes collègues du gouvernement, un cadre légal sur l’utilisation des drones en créant un système d’enregistrement. De cette manière, vous pourrez toujours savoir à qui appartient le drone qui vole au-dessus de votre tête. Pour bien des choses, nous ne devons pas attendre l’Europe.

 


Jusqu’où voulez-vous aller ?

 

Une des priorités est de moderniser la loi sur la vie privée qui a déjà 22 ans. Il faut la rendre plus flexible, car le concept de vie privée n’existe qu’au regard d’autre chose. Chaque personne peut y mettre ce qu’elle entend. Par ailleurs, elle intervient dans des débats de sociétés plus vastes. Je pense à ce qu’on appelle les listes noires comme celle qui établit les candidats à la guerre en Syrie.

 


Comme voulez-vous éviter des usages malveillants ?

 

Chaque personne qui détient des données personnelles va devoir établir un plan de sécurité. Je suppose que c’est déjà le cas pour les autorités et les entreprises. Cela sera désormais aussi la règle pour tout le monde, quelle que soit la taille de l’entreprise ou de l’organisation. Reste que toutes les utilisations de données privées ne sont pas, en soi, négatives. Elles peuvent renforcer l’efficacité. Il y a un équilibre à trouver afin que l’utilisation de données privées ne débouche pas sur des conclusions erronées.

 

 

 

Par N.V. - lesoir.be - le 26 décembre 2014

more...
No comment yet.