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Flash Mob contre les atrocités

 

Vidéo :

"Le Conflit au Congo ou la vérité dévoilée" explore le rôle joué par les Etats-Unis et leurs alliés rwandais et ougandais dans le déclenchement de la plus grande crise humanitaire à l'aube du 21ème siècle.

 

Action du 8 décembre à Bruxelles :

Afin de marquer notre soutien aux victimes des atrocités commises dans l'Est du Congo, l'ensemble des Cercles des Étudiants Congolais de Belgique a conjointement décidé d'organiser une Flash Mob.

 

Cette dernière aura lieu ce Samedi 8 décembre à 14h15 à la Place de la Monnaie, 1000 - Bruxelles (A côté de la rue neuve et de la station de métro de Brouckère).


A cette fin, nous vous prions d'être tous vêtus de noir (couleur du deuil) et d'un foulard ou mouchoir rouge (couleur du sang).


Nous sommes bien conscients que le mois de décembre est généralement fort chargé, mais nous ne vous demandons que 30 minutes de votre temps, et ça nous parait déjà bien peu à l'égard de la situation, pour témoigner notre soutien aux centaines de milliers de victimes.


Si vous êtes sensibles aux Droits de la Femme, soyez présents pour toutes ces mères et sœurs violées, puis charcutées.


Si vous êtes sensibles aux Droits de l'Enfant, soyez présents pour ces mineurs enrôlés de force.


Si vous êtes sensibles aux Droits de l'Homme, soyez présents pour tous ces humains exilés, massacrés et torturés.


Et si vous avez une quelconque foi en la Justice, venez montrer votre indignation avec nous.


Ce problème ne concerne pas seulement un pays ou un peuple, mais tout le fonctionnement et les principes sur lesquels reposent nos sociétés.  Dès lors, n'hésitez pas à mobiliser tout votre entourage sensible aux droits humains, qu'importe les origines.

 

Le comité et le Cec de LLN

 

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En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

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Koter Info 

Site "Koter Info" LLN-WSL-UCL


=  plus de 95.000 lecteurs du site

 

Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

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"La Gazette" de LLN-WSL-UCL


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Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

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Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


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Le Pen & Farage contre Juncker

Le Pen & Farage contre Juncker | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : blogs.telegraph.co.uk



Marine Le Pen et Nigel Farage s’allient

contre Juncker

 

Le groupe eurosceptique de Nigel Farage s’est allié au Front national pour déposer une motion de censure contre Jean-Claude Juncker. Un projet sans avenir, mais qui signe la première collaboration des forces eurosceptiques au Parlement européen.

 

Le scandale des LuxLeaks, le système d’évitement fiscal du Luxembourg qui déstabilise le président Juncker, a poussé les forces antieuropéennes du Parlement européen dans les bras l’une de l’autre.

 

Le 18 novembre, le groupe parlementaire de Nigel Farage a annoncé avoir rassemblé les 76 signatures d’eurodéputés nécessaires au dépôt d’une motion de censure contre le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

 

« Une motion de censure de la Commission européenne a été soumise au président du Parlement européen […]Les signatures des 76 eurodéputés nécessaires ont été remises au bureau du Président Schulz aujourd’hui. Quarante-quatre signatures proviennent du Groupe EFDD et 32 des membres non-inscrits » souligne un communiqué.

 

 

Le Front national dans la boucle

 

Parmi les signataires non inscrits figure la quasi-totalité des 23 eurodéputés du Front national, à l’exception de Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch et Édouard Ferrand.

 

Selon la procédure établie, la motion de censure doit maintenant être débattue et soumise au vote lors de la prochaine session plénière du Parlement européen. Ses chances d’être adoptée sont nulles au regard de la majorité confortable dont dispose Jean-Claude Juncker au Parlement européen.

 

« Le débat ne peut pas avoir lieu dans les 24 heures suivant le dépôt de la motion de censure, et le vote ne pourra se dérouler que minimum 48 heures après le début du débat », a précisé le président du Parlement européen, Martin Schluz, suite au dépôt de la motion, citant le code de procédure.

 

Selon toute vraisemblance, la motion de censure devrait être discutée puis soumise au vote lors de la session plénière du 24 au 27 novembre.

 

 

Première alliance

 

Il s’agit de la première alliance des différentes forces eurosceptiques au Parlement européen, jusqu’ici en opposition permanente. Après les élections européennes, Nigel Farage avait en effet réussi à constituer un groupe parlementaire grâce notamment au soutien du mouvement 5 Étoiles de l’italien Beppe Grillo, grand vainqueur des élections en Italie.

 

De son côté, la Présidente du Front national, Marine Le Pen avait échoué à rassembler un nombre suffisant de nationalités pour constituer son propre groupe parlementaire, et siège depuis ainsi que ses alliés néerlandais, italiens ou belges chez les non-inscrits.

Si tout rapprochement était jugé inenvisageable par les deux forces politiques, le front commun anti-Juncker semble avoir rapproché les anciens ennemis.

 

La gauche radicale avait également tenté un peu plus tôt dans le mois de faire voter une motion de censure contre la Commission de Jean-Claude Juncker. Mais le groupe de la Gauche unitaire européenne et de la Gauche verte nordique (GUE/NGL) avait échoué à rassembler les signatures manquantes, ayant refusé toute alliance avec des eurodéputés d’extrême droite.

 

 

Par Cécile Barbière — EurActiv.fr – le 18 novembre 2014

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1967 - Israël attaqua l'Amérique

Vidéo ajoutée le 17 nov. 2014 sur YouTube

Sous-titres en français 



Le jour où Israël attaqua l'Amérique !


Très intéressant documentaire d’Al Jazeera daté du 31/10/2014 sur le drame de l'USS Liberty. 


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Le saviez-vous ?


Si non (comme moi), il est indispensable de regarder cette vidéo, car son contenu est exceptionnel !


Duc

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Exceptionnel, vraiment à voir !


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Chapeau bas l'artiste


C’est qui le patron ? Quand Poutine force Hollande

à se relever au sommet du G20

 

C’est tel un gros sac de patates que Flamby s’en est allé s’affaler sur son siège et c’est tel un gosse rappelé à l’ordre par son papa qu’il s’est relevé pour serrer la main du président russe, Vladimir Poutine, devant les objectifs des journalistes au sommet du G20.

 

 

Commentaires de croah.fr – le 18 novembre 2014

Source : Droite TV

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USA/Orlando - Montagnes russes


VIDÉO -  Les plus hautes montagnes russes

du monde vont voir le jour en 2017 avec

le « Skycraper » d’Orlando

 

Du haut de ses 170 mètres, le « Skycraper » d’Orlando en Floride devrait devenir l’attraction la plus haute du monde, dépassant d’une trentaine de mètres le grand 8 « Kingda Ka » de Jackson Township aux États-Unis (New Jersey). La construction de la structure est prévue pour 2017, mais les internautes peuvent d’ores et déjà se faire peur grâce à une reproduction en 3D de l’attraction (la vidéo ci-dessus).

.

Comme en témoigne la vidéo, les wagons du « Skyscraper » monteront autour d’une tour et plongeront les amateurs de sensations fortes à près de 104 km/h pendant quatre minutes. Voilà de quoi faire passer « Space Mountain », le « Tonnerre de Zeus », et les autres montagnes russes des parcs français, pour des manèges de supermarchés.


Les moins téméraires pourront quant à eux regarder en direct la réaction des passagers, grâce à une plateforme munie de grands écrans.


Présentée à Orlando le 17 novembre, l’attraction sera construite sur un complexe de loisirs du nom de Skyplex.


« Avec l’ajout du « Skyscraper » et de l’incroyable Skyplex, Orlando sera une nouvelle fois le ciment de la capitale mondiale des attractions et la première destination où partir en vacances », a déclaré Joshua Wallack, le directeur de Skyplex, auprès de The Independent. « Nous sommes certains que ce nouveau manège à sensations et ses aménagements vont attirer beaucoup de visiteurs enthousiastes », rajoute-t-il.


Orlando, souvent qualifiée de capitale mondiale des complexes de loisirs, abrite déjà le fameux « SeaWorld », un « LegoLand », ou encore un parc Disney « Hollywood Studios ».



Par Valentin Etancelin Le HuffPost – le 19 novembre 2014

 

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De la nécessité de se révolter

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De la nécessité de se révolter

 

Howard Zinn (né le 24 août 1922 et mort le 27 janvier 2010 à Santa Monica, Californie) est un historien et politologue américain, professeur au département de science politique de l’université de Boston durant 24 ans. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’engage dans l’armée de l’air et est nommé lieutenant bombardier navigant. Son expérience dans l’armée a été le déclencheur de son positionnement politique pacifiste qui élève au rang de devoir la désobéissance civile. Il a été un acteur de premier plan du mouvement des droits civiques et du courant pacifiste aux États-Unis.

 

Petit texte publié par le monde diplomatique, le jour de sa mort :

 

« Militant politique puis universitaire militant, Howard Zinn n’a jamais redouté de s’engager au service des Américains, dont il a écrit l’histoire « par en bas », mémoire du peuple plutôt que mémoire des États. Radical, pacifiste, Zinn voyait « dans les plus infimes actes de protestation les racines invisibles du changement social ». Pour lui, les héros des États-Unis n’étaient ni les Pères fondateurs, ni les présidents, ni les juges à la Cour Suprême, ni les grands patrons, mais les paysans en révolte, les militants des droits civiques, les syndicalistes, tous ceux qui s’étaient battus, parfois victorieux, parfois non, pour l’égalité. Son Histoire populaire des États-Unis, publiée en 1980, a été lue par des millions d’Américains et traduite presque partout dans le monde, y compris tardivement en France (éditions Agone). Elle constitue une lecture irremplaçable. »



Un mot de son ami Noam Chomsky à son sujet :


« Howard Zinn a milité de façon réellement ininterrompue jusqu’à la toute fin de sa vie, même pendant les dernières années, marquées par l’infirmité et le deuil — ce qu’on aurait difficilement deviné en le rencontrant ou en le voyant discourir infatigablement, face à un public captivé, d’un bout à l’autre du pays. À chaque combat pour la paix et la justice, il était là, en première ligne, avec son enthousiasme indéfectible ; son intégrité, sa sincérité, son éloquence et son intelligence édifiantes ; sa légère touche d’humour face à l’adversité ; son engagement pour la non-violence ; et son absolue décence. On peut difficilement imaginer le nombre de jeunes gens dont les vies ont été marquées, en profondeur, par ce qu’il a accompli dans son œuvre et sa vie. »

 

Nous vous proposons ici quelques extraits tirés du livre « Se Révolter si Nécessaire » :

 

Extrait 1 :


« Les problèmes des États-Unis ne sont pas périphériques et n’ont pas été résolus par notre génie de la réforme. Ils ne n’expliquent pas par un excès, mais par la normalité. Notre problème de racisme, ce n’est pas le Ku Klux Klang ou le Sud, mais ce principe fondamental du libéralisme qui fait du paternalisme sa panacée. Notre problème économique, ce n’est pas la récession, mais le cours normal de l’économie, dominée par les grands groupes et le profit. Notre problème avec la justice, ce n’est pas un juge corrompu ou un jury acheté, mais le fonctionnement ordinaire, quotidien, de la police, des lois, des tribunaux, qui font primer la propriété sur les droits de l’homme. Notre problème de politique étrangère ne tient pas à une entreprise particulièrement insensée comme la guerre hispano-américaine ou la guerre du Vietnam, mais à la permanence historique d’un ensemble de présupposés quant à notre rôle dans le monde, notamment l’impérialisme missionnaire et la croyance en la capacité des États-Unis à résoudre des problèmes sociaux complexes.

 

En admettant tout ceci, alors l’activité normale de l’universitaire, de l’intellectuel, du chercheur, contribue à maintenir ces normes corrompues aux États-Unis ; de même qu’en se contentant de faire son petit travail, l’intellectuel a entretenu le fonctionnement normal de la société allemande, russe ou sud-africaine. Par conséquent, on peut attendre de notre part la même chose que ce que nous avons toujours attendu des intellectuels dans ces situations terribles : une rébellion contre la norme.


[...] Dans cette société, toute profession intellectuelle est politique. L’alternative ne se situe pas dans le fait d’être politisé ou non ; elle réside entre le fait de suivre la politique de l’ordre établi, c’est-à-dire d’exercer sa profession selon les priorités et les orientations fixées par les puissances dominantes de la société, ou bien de promouvoir ces valeurs humaines de paix, d’équité, de justice, que n’applique pas la société actuelle. »



Extrait 2 :


« Le professionnalisme est une forme puissante de contrôle social. Par professionnalisme j’entends le fait d’être presque totalement immergé dans son métier, le fait d’être tellement absorbé par l’usage quotidien de ces compétences que l’on a plus vraiment le temps, l’énergie ou le désir de réfléchir à la fonction que remplissent ces compétences dans le système social plus vaste. Je dis bien presque totalement immergé, car si l’immersion était totale, cela nous rendrait méfiants. C’est cet entre-deux qui nous permet de la supporter, ou du moins, il nous embrouille suffisamment pour que nous ne fassions rien [...].

 

Par contrôle social, j’entends le maintien des choses telles qu’elles sont, la préservation des arrangements traditionnels, le fait d’empêcher toute redistribution significative de la richesse et du pouvoir dans la société.

 

[...] Cette séparation étanche qui veut qu’on passe son temps à bûcher tout en ne s’occupant de politique qu’à ses moments perdus repose sur l’idée qu’exercer une profession ne serait pas intrinsèquement politique. Il s’agirait d’une activité neutre. »



Extrait 3 :


« À partir de ma modeste expérience, je me considère en mesure d’énoncer les points suivants — et vous laisserai poursuivre le débat à partir de là :

 

1. Dans notre société, l’existence, la conservation et la disponibilité d’archives, de documents et de témoignages sont largement déterminées par la distribution de la richesse et du pouvoir. En d’autres termes, les plus puissants et les plus riches sont les mieux placés pour trouver et conserver des documents, et décider ce qui sera ou non accessible au Oxford History public. Aussi l’état, les grands groupes et l’armée sont-ils en position dominante.


2. L’une des façons pour l’état fédéral de contrôler l’information et de restreindre la démocratie consiste à dissimuler au public des documents importants, à tenir secrète leur existence même ou à les censurer (cf. les batailles menées pour obtenir des informations sur le golfe de Tonkin, la baie des cochons, le bombardement du Laos, les activités de la CIA au Guatemala). Et si le but avoué d’un tel niveau de confidentialité est toujours la sécurité de la nation, le but véritable est presque toujours la sécurité politique des dirigeants de la nation. »



Extrait 4 :


« Que ce soit en tant qu’enseignant ou écrivain, je n’ai jamais été obsédé par « l’objectivité », qui ne m’a paru ni possible ni désirable. J’ai compris assez tôt que ce qu’on nous présente comme « l’histoire » ou « l’actualité » a nécessairement été sélectionné parmi une quantité infinie d’informations, et que cette sélection reflète les priorités de celui qui l’a réalisée.


[...] Chaque fait présenté dissimule un jugement, celui qu’il était important de mettre ce fait -là en avant — ce qui implique, par opposition, qu’on peut en laisser d’autres de côté. Et tout jugement de ce genre reflète les croyances, les valeurs de l’historien ou de l’historienne, quelles que soient ses prétentions à « l’objectivité ». »


Commentaire : On pourrait espérer malgré tout pouvoir régler ce problème de l’objectivité, essentiel, en résolvant le problème énoncé dans l’extrait 3, celui de la rétention et de la dissimulation d’information.



Extrait 5 :


« Il est dit explicitement que célébrer Christophe Colomb, ce n’est pas seulement célébrer ses exploits maritimes, mais aussi le « progrès », car son débarquement aux Bahamas marque le début de ces cinq siècles de « civilisation occidentale » dont on a dit tant de bien. Mais ces concepts doivent être réexaminés. Quand on demanda à Gandhi ce qu’il pensait de la civilisation occidentale, il se contenta de répondre : « l’idée est bonne ».


Il ne s’agit pas de nier les avantages du « progrès » et de la « civilisation » — en matière de technologie, connaissances, sciences, santé, éducation, qualité de vie. Mais une question doit être posée : le progrès, oui, mais à quel prix humain ?


Le « progrès » doit-il simplement être mesuré par les statistiques de développement industriel et technologique, indépendamment de ses conséquences pour les humains ? Accepterions-nous que des Russes justifient l’ère stalinienne, y compris son immense tribut en souffrances humaines, au motif que Staline a fait de la Russie une grande puissance industrielle ?


Je me souviens de mes cours d’histoire américaine au lycée : l’après-guerre de Sécession, c’est-à-dire en gros les années la séparant de la Première Guerre mondiale, était présentée comme l’« âge de la dorure », l’ère de la grande révolution industrielle, le moment où les États-Unis étaient devenus un géant de l’économie. Je me souviens quel enthousiasme éveillait en nous le récit du développement spectaculaire des industries métallurgique et pétrolière, la constitution des grandes fortunes et le quadrillage du pays par les voies ferrées.


Personne ne nous a parlé du coût humain de ce grand progrès industriel : du fait que la gigantesque production de coton reposait sur le travail d’esclaves noirs ; que l’industrie textile s’est développée grâce au travail de fillettes qui entraient à l’usine à 12 ans et mourraient à 25 ; que les voies ferrées furent construites par des immigrés irlandais et chinois que l’on tua littéralement au travail, dans la chaleur de l’été et le froid de l’hiver ; que les travailleurs, immigrés et natifs, durent se mettre en grève, se faire tabasser par la police et enfermer par la garde nationale avant d’obtenir la journée de huit heures ; que les enfants de la classe ouvrière, dans des quartiers misérables, devaient boire de l’eau polluée et mourraient en bas âge de malnutrition et de maladies. Tout ceci au nom du « progrès ».


Et certes, l’industrialisation, la science, la technologie, la médecine ont apporté de grands bienfaits. Mais jusqu’ici, en cinq siècles de civilisation occidentale, de domination occidentale sur le reste du monde, la plupart de ces bienfaits n’ont profité qu’à une infime partie de l’espèce humaine. Des milliards d’individus dans le Tiers Monde sont toujours confrontés à la famine, à la pénurie de logements, aux maladies, à la mortalité infantile.


L’expédition de Christophe Colomb a-t-elle marqué le passage de la sauvagerie à la civilisation ? Qu’en est-il des civilisations indiennes qui s’étaient constituées sur des milliers d’années avant l’arrivée de Christophe Colomb ? Las Casas et d’autres s’émerveillèrent de l’esprit de partage et de générosité qui caractérisait les sociétés indiennes, les constructions communales dans lesquelles ils vivaient, leur sensibilité esthétique, l’égalitarisme entre hommes et femmes.

 

En Amérique du Nord, les colons britanniques furent stupéfaits de la démocratie qui avait cours chez les Iroquois — qui occupaient l’essentiel des états de New York et de Pennsylvanie. Gary Nash, historien américain, décrit la culture de ces indiens : « Ni lois, ni décrets, shérifs ou policiers, juges ou jurés — avant l’arrivée des Européens, dans les régions boisées du Nord-Est, on ne retrouvait aucun des instruments de l’autorité propres aux sociétés européennes. Pourtant, les limites du comportement acceptable étaient fermement établies. Tout en mettant fièrement en avant l’autonomie individuelle, les Iroquois maintenaient un ordre moral stricte... »


En s’étendant vers l’Ouest, la jeune nation américaine vola les terres des Indiens, les massacra quand ils opposèrent résistance, détruisit leur moyen de se loger et de se nourrir, les repoussa dans des portions de plus en plus exiguës du territoire et s’employa à une destruction systématique de la société indienne. Dans les années 1830 — l’une des centaines d’offensives lancées contre les indiens d’Amérique du Nord — Lewis Cass, gouverneur du territoire du Michigan, qualifie de « progrès de la civilisation » le fait de leur avoir soustrait des millions d’hectares. « Un peuple barbare, dit-il, ne peut cohabiter avec une communauté civilisée ».

 

On peut mesure l’étendue de la « barbarie » de ces Indiens à la législation préparée par le Congrès dans les années 1880 : diviser en parcelles privées les terres communales sur lesquelles ils continuaient à vivre, opération que d’aucuns qualifieraient aujourd’hui avec admiration de « privatisation ». Le sénateur Henry Dawes, à l’origine de la loi, visita la nation Cherokee qu’il décrivit ainsi : « [...] Il n’y avait pas une famille dans toute cette nation qui n’eut une maison à soi. Il n’y avait pas un miséreux, et la nation n’a pas un dollar de dette [...] car elle bâtit elle-même ses propres écoles et hôpitaux. Pourtant, le défaut du système est manifeste. Ils sont allés aussi loin qu’ils le pouvaient étant donné qu’ils possèdent leur terre en commun [...], mais il n’existe aucune initiative pour rendre une maison plus belle que celle du voisin. L’égoïsme, qui est au fondement de la civilisation, n’existe pas. »


Ce fondement de la civilisation, qui n’est pas sans rappeler ce qui animait Christophe Colomb, est également à rapprocher d’une autre valeur très prisée aujourd’hui, « la motivation du profit » — dirigeants politiques et médias n’expliquent-ils pas que l’Occident rendra un grand service à l’Union soviétique et à l’Europe de l’Est en s’introduisant chez eux ?

 

On concède qu’il existe peut-être des situations dans lesquelles la motivation du profit peut contribuer au développement économique, mais dans l’histoire du « libre marché » occidental, elle a eu des conséquences catastrophiques, alimentant, pendant ces siècles de « civilisation occidentale », un impérialisme effréné.

 

[...] La quête effrénée du profit a conduit à d’immenses souffrances humaines ; elle a causé l’exploitation, l’esclavage, la violence sur les travailleurs, les conditions de travail dangereuses, le travail des enfants, la destruction des terres et des forêts, l’empoisonnement de l’air que nous respirons, de l’eau que nous buvons, de la nourriture que nous mangeons.

 

Dans son autobiographie, rédigée en 1933, le chef indien Standing Bear écrivait : « Il est vrai que l’homme blanc a apporté de grands changements. Mais les divers fruits de sa civilisation, aussi colorés et attirants soient-ils, sont porteurs de maladie et de mort. Si mutiler, piller et entraver font partie de la civilisation, alors qu’est-ce que le progrès ? Je gage que l’homme qui s’asseyait par terre dans son tipi pour méditer sur le sens de la vie, qui reconnaissait le lien de parenté unissant toute les créatures et son unité avec l’univers des choses, infusait dans son être la véritable essence de la civilisation ».



Le mot de la fin


Réinterroger notre histoire, ce n’est pas seulement se pencher sur le passé, mais aussi s’intéresser au présent et tenter de l’envisager du point de vue de ceux qui ont été délaissés par les bienfaits de la soi-disant civilisation. [...] Nous devons y parvenir au moment d’entrer dans ce nouveau siècle si nous voulons qu’il soit différent, si nous voulons qu’il soit, non pas le siècle de l’Amérique, le siècle de l’occident, le siècle des blancs ou celui des hommes, ou celui de quelques nations, de quelques groupes que ce soit, mais le siècle de l’espèce humaine.



Par fr.sott.net4emesinge.com - le 19 novembre 2014


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UE : alliée du fascisme US

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Pourquoi l’Europe demeure-t-elle l’alliée de la puissance fasciste dominante, devenue nazie ?

Par Eric Zuesse (*)

 

Les États-Unis appuient avec enthousiasme un génocide qu’ils ont créé. (Cliquez sur les liens, pour vérifier ces faits choquants. Ils sont choquants uniquement parce qu’ils sont camouflés par nos « médias ».) Pourquoi l’Europe tolère-t-elle cela, voire, y participe ?


Le 14 novembre, la France a raté la deuxième date limite pour fournir à la Russie le porte-hélicoptères Mistral que la Russie avait déjà payé en totalité, et lequel avait été fabriqué selon les spécifications russes ne convenant pas à l’OTAN.


Michael R. Gordon, un des « reporters » du New York Times (qu’il est plus réaliste d’appeler « sténographes » de l’administration étasunienne), avait « signalé » en 2002 à quel point les armes de destruction massive (ADM) fabriquées par Saddam Hussein étaient horribles, ADM qui, en réalité, n’existaient pas sauf dans les agences de désinformation gouvernementales.

 

Le 14 mai 2014, Gordon titrait en une de l’organe de propagande du gouvernement des États-Unis (qui se fait appeler « journal ») « Les États-Unis mettent la France en garde contre la vente malavisée de deux navires à la Russie ». Il y fustigeait l’ignoble fournisseur de ce que les nationalistes étasuniens appelaient avec mépris « les freedom fries », les « frites de la liberté ». En bon sténographe du pouvoir, tout comme son journal, il commençait son article ainsi : « Lors d’une réunion à huis clos en février 2010, le secrétaire à la Défense, Robert M. Gates, a exhorté son homologue français à ne pas procéder à la vente de deux navires d’assaut amphibies à la Russie, parce que cela enverrait le mauvais message à cette dernière ainsi qu’à nos alliés en Europe centrale et orientale. » Autrement dit, la Russie est l’ennemi, elle doit être traitée en ennemi, pas autrement.

 

Jennifer Rubin dans le Washington Post  titrait le lendemain avec dédain, « L‘Europe fait son propre chemin » et commençait en disant que « la tentative de la France de vendre des navires de guerre à la Russie constitue à la fois une façon de « vendre la corde qui servira à la pendre » et de « commenter la stature actuelle des États-Unis ». Elle mentait. La Russie n’est pas l’ennemie de la France, toutefois c’est précisément ce que sont devenus les États-Unis. Et la France ne « tentait » pas de « vendre de navires de guerre à la Russie ». Ces navires de guerre avaient déjà été vendus, construits et payés, mais Washington faisait pression sur son « amie » la France, pour l’inciter à ne pas livrer ce qui avait déjà été vendu et fabriqué.


Pour les fascistes des États-Unis et même pour nos fascistes-racistes ou « nazis », la guerre froide n’a jamais pris fin, pas même après la chute de l’Union soviétique, ni quand on a commencé à rejeter l’économie marxiste partout sauf à Cuba et en Corée du Nord. La guerre froide n’a jamais vraiment été à propos du communisme, si l’on en croit ces fascistes. Elle consistait à détruire la Russie.


En réalité elle n’était pour eux qu’un plan de mise en marché pour les armes de fabrication étasunienne. Maintenant que la Russie est une démocratie, peut-être même plus que ne le sont les États-Unis aujourd’hui, la vieille haine brûle encore comme des charbons ardents dans les cœurs ténébreux de Barack Obama, des républicains et de tous les autres politiciens étasuniens d’extrême droite, pro-oligarques, servant Raytheon Corporation, Lockheed-Martin, et autres fabricants de l’OTAN, ce club occidental d’acheteurs d’armes.


La France n’a pas les tripes de dire à l’Oncle Sam de se taire et se tend son propre piège, lequel lui coûtera très cher, afin de plaire aux actuels colporteurs de génocide, les États-Unis. Ce fait-ci, celui-là ou même cet autre ne sont pas rapportés dans le New York Times, le Washington Post ou le Wall Street Journal. Ces faits viennent de « l’ennemi ».

 

Je suis un Euro-américain outré que mon pays ait récupéré ce qui fut l’un des grands objectifs de Hitler, à savoir détruire et asservir les Russes, et que l’Europe participe à cette dégradation morale des États-Unis pour le bénéfice d’un groupe tout-puissant d’oligarques étasuniens et de quelques oligarques européens qui ne croient pas que leur vie soit en jeu si cela déclenche une guerre nucléaire contre la Russie.

 

Cependant, s’ils réussissent à prostituer la « démocratie » de cette façon, leurs communautés fermées et leurs limousines aux fenêtres teintées ne les protégeront même pas, eux, de la méchanceté issue de la haine et des psychopathies qu’ils abritent.

 

Les États-Unis ont besoin d’une véritable presse, pas de « médias d’information » contrôlés par des aristocrates et vendant constamment au plus offrant, soit quiconque est en mesure de sortir de gros billets pour acheter des « reportages » et des « éditoriaux » afin de modeler la « démocratie ».

 

 

Par Eric Zuesse — Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

 

Article original :  Why Is Europe Staying with the Leading Fascist Power, That’s Now Turned Nazi?

 

(*) Historien d’investigation, Eric Zuesse est l’auteur de They’re Not Even Close : The Democratic vs. Republican Economic Records, 1910-2010, et de CHRIST’S VENTRILOQUISTS : The Event that Created Christianity.

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Seul contre les Rothschild

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Seul contre les Rothschild

 

Pourquoi Raspoutine n’a pas réussi à prévenir

la Première Guerre mondiale


En cette année où l’on commémore le centenaire du début de la Première Guerre mondiale, on a vu apparaître des publications et des films qui jettent une nouvelle lumière sur les mécanismes qui l’ont déclenchée. On peut citer à cet égard le film « Grigori R. » d’Andreï Malukov.


Grigori Efimovitch Raspoutine, paysan russe natif du village de Pokrovskoïe dans le gouvernement de Tobolsk, a exercé une grande influence sur certains membres de la famille impériale à partir de 1905. Il semblerait que nous sachions déjà tout de ce personnage. Cependant, une étude plus minutieuse des faits nouvellement découverts montre que sous bien des aspects son image ne correspond pas au stéréotype.



Le complot des sodomites

 

Étudier de près les mythes concernant Raspoutine, tel est le thème de cette recherche. Nous allons tenter de commencer par la fin et nous attaquer à cette idée généralement acceptée selon laquelle, en décembre 1916, il aurait été assassiné par des patriotes russes, fervents défenseurs du trône et qui voulaient préserver l’honneur de la famille du tsar.


Posons-nous une question simple : qui sont les meurtriers ? On connait leurs noms : le prince Ioussoupov, le comte Soumarokov-Elston, héritier d’une très riche et illustre lignée, le grand-duc Dimitri Pavlovitch, l’extravagant député monarchiste à la Douma Pourichkevitch, le médecin militaire Lazovert, le lieutenant du régiment Preobrajenski Soukhotine et un certain Oswald Rayner, envoyé de la couronne britannique. À première vue tout semble clair, mais il convient de creuser plus profondément, et alors on en vient à douter de la pureté des intentions des conjurés.


Ainsi, les deux représentants de la haute société sont connus pour être des adeptes des relations et des amours sexuels non traditionnels. Le fervent monarchiste, membre des Cent-Noirs, avait pu sortir de prison en avril 1918 sur ordre personnel de Dzerjinski (alors chef de la Tchéka, note de trad.) qui se trouvait être aussi un vieil ami d’un autre membre de la conjuration à savoir le Dr Samuel Lazovert. Et enfin l’Anglais, ami d’enfance de Felix Ioussoupov, avec lequel il avait étudié à Oxford. Comme le gouvernement britannique l’a reconnu récemment, Sir Rayner avait le titre de capitaine dans les services de renseignements anglais.


Cette étrange association d’homosexuels pro-occidentaux, de provocateurs professionnels et d’agents du renseignement britannique n’aurait-elle pas eu un autre but ? Ne représentait-elle pas des forces souhaitant renverser la monarchie russe, concurrence sérieuse pour l’Empire britannique ? Mais alors, pourquoi assassiner Raspoutine dont les agissements discréditaient la famille impériale ? Nous reviendrons plus loin sur cette question.



Une puissance rivale trop puissante


Pour le moment, plongeons-nous dans la période précédant la guerre, soit les années 1910-1912. La Russie, mettant à profit son potentiel véritablement illimité (d’après la revue américaine National Geographic), voit son importance politique croître à un rythme accéléré, elle s’enrichit rapidement et se prépare à entrer dans le clan des trois Etats économiquement les plus développés. Elle revendique le titre de superpuissance et cela à juste titre : c’est le troisième pays dans le monde pour le nombre de ses ressortissants, les revenus de sa population augmentent rapidement (la famille d’un ouvrier russe qualifié ne vivait alors pas plus mal que celle de son homologue britannique), la croissance du PIB atteint jusqu’à 12 % par an, la monnaie nationale, le rouble, se renforce, des impôts les plus bas du monde associés à un fort développement de l’industrie, à la construction de voies ferrées et à l’augmentation de la production pétrolière. Cela suscitait naturellement l’inquiétude justifiée de compétiteurs envieux, et en premier lieu de la Grande-Bretagne, l’éternelle alliée/ennemie.

 

Les Anglais, toujours jaloux devant les succès des autres et passés maîtres dans l’organisation de provocations et d’intrigues politiques, ne restaient pas les bras croisés. La lutte contre l’influence croissante de la Russie est devenue l’un des objectifs du MI-6, le meilleur service de renseignements au monde, créé au début du XXe siècle à l’initiative d’un groupe de banquiers anglais sous la houlette du clan des Rothschild.



Le puzzle des Balkans


Après le traité de Portsmouth qui a mis fin à la guerre russo-japonaise et par lequel les Anglais ont pris soin de sauvegarder leurs intérêts en Extrême-Orient, leur attention s’est portée sur les Balkans. On considérait cette péninsule comme très instable principalement à cause de la politique qu’y avait menée la Grande-Bretagne. Ici, après le Congrès de Berlin (1878) qui avait été préparé à Londres, on a vu naître un foyer de problèmes graves et de revendications territoriales réciproques. Les Britanniques se proposaient de faire éclater dans les Balkans une nouvelle guerre dans laquelle ils pensaient pouvoir entraîner la Russie.


Vers le début du XXe siècle, la situation était devenue très compliquée dans la péninsule. Un Empire ottoman affaibli qui avait profité du soutien de la couronne britannique utilisait ses dernières forces pour maintenir ses possessions européennes que revendiquaient la Bulgarie, la Serbie, le Monténégro et la Grèce. Ces États étaient traditionnellement protégés par la Russie qui considérait les Balkans comme sa zone d’influence. La monarchie des Habsbourg qui avait des intérêts territoriaux précis dans la région observait tout cela avec circonspection. Tout cela créait des conditions susceptibles de déboucher sur un conflit armé.

 

La Russie est intervenue plus d’une fois pour défendre par les armes les populations orthodoxes des Balkans. Cependant, après sa victoire éclatante sur les Turcs dans la guerre de 1877-1878, le gouvernement russe s’est mis à craindre davantage le renforcement de l’influence austro-hongroise dans la région.

Au printemps de 1912, des diplomates russes ont pris l’initiative de créer « la Ligue balkanique » comme contrepoids. Cependant des processus intensifs de renaissance nationale étaient en cours dans la région et la politique interne des gouvernements se réorientait afin de résoudre au plus vite les problèmes territoriaux qui s’étaient accumulés, notamment à la suite de l’affaiblissement de l’Empire ottoman. Les Grecs tentaient de créer « La Grande Idée » (qui devait réunir tous les Grecs dans un seul état avec Constantinople pour capitale, Note du trad.), leurs voisins au NE une Grande Bulgarie et les Serbes souhaitaient étendre au maximum leurs frontières, du Danube à l’Adriatique.

Tout cela a débouché sur deux guerres balkaniques dans lesquelles non seulement le parti panslave, mais aussi les nationalistes serbes francs-maçons secrètement liés à leurs « frères » anglais, de même que la France et la Grande-Bretagne, ont essayé d’entraîner la Russie, en dépit du fait que le Foreign Office prétendait officiellement ne pas s’intéresser à la question.


Mais cela n’a pas réussi. Et qui sait, la Première Guerre mondiale aurait pu commencer deux ans plus tôt s’il n’y avait eu… Grigori Raspoutine. C’est précisément lui qui, lors de quelques rencontres personnelles, a convaincu Nicolas II de ne pas s’engager dans le conflit dans les Balkans.


Grigori Raspoutine, contrairement à l’opinion courante, n’avait pas une influence absolue sur le tsar. Personnage assez faible, Nicolas était, en bien des choses, inébranlable, voire obstiné. Il savait garder les distances nécessaires avec les gens et disposait d’informations dignes de foi sur Raspoutine.

 

Celui-ci avait été mis sous surveillance sur ordre personnel du tsar. À plusieurs reprises, une commission spéciale s’était rendue au village de Pokrovskoïe, pays de Raspoutine, pour y enquêter sur son passé et vérifier notamment s’il était membre de la secte des khlysts, ce qui en fait ne put être confirmé. Ce qui permet de dire que l’empereur connaissait assez bien l’individu qu’il avait admis dans sa famille et directement auprès de son héritier.


Il est donc évident qu’il ne pouvait ignorer les bruits qui courraient sur le sosie de Raspoutine, ses pratiques et ses aventures qui faisaient la une de la presse de l’époque, appartenant tout comme aujourd’hui à des groupes d’oligarques mus par la cupidité. Par exemple, à la suite d’un des articles les plus connus relatant avec pittoresque les bamboches de Raspoutine, le tsar avait personnellement chargé le général Andrianov, gouverneur de Pervoprestolni, de faire une enquête approfondie qui avait établi qu’en fait Grigori Raspoutine ne se trouvait pas à Zlatoglavni à ce moment-là.

 

D’autres témoins oculaires ont écrit au sujet du sosie, entre autres une personnalité aussi connue que Mikhael Rodzianko, président de la Douma, tandis que le comte Dmitri Grabbe aurait rencontré Raspoutine… après son assassinat.



Il est temps de conclure


Mais revenons aux Balkans. « Je me rappelle d’un cas seulement », écrit Fräulein Vyroubov, proche de la famille impériale et qui connaissait bien Raspoutine, « où Grigori Efimovitch a véritablement exercé une influence sur la politique étrangère de la Russie. C’était en 1912 lorsque le grand-duc Nicolas Nicolaïevitch et son épouse cherchaient à pousser le souverain à s’engager dans la guerre balkanique. Raspoutine se jeta aussitôt aux pieds du tsar et le supplia de n’en rien faire, déclarant que les ennemis de la Russie n’attendaient que cela et qu’il en résulterait immanquablement un grand malheur pour le pays ». Cette déclaration a été pleinement confirmée par le comte Serge Witte que l’on ne saurait ranger parmi les admirateurs de Raspoutine.


En témoigne aussi une lettre de la tsarine à Nicolas II écrite le 1er novembre 1915 en pleine Première Guerre mondiale : « Notre ami s’est toujours opposé à la guerre et disait que les Balkans ne valaient pas la peine que le monde entier se batte pour cette péninsule ».

 

Suivant le conseil de Raspoutine, le souverain s’était alors refusé à entraîner la Russie dans la guerre. Le tout s’est limité à des manœuvres diplomatiques pour réprimer les ambitions des Bulgares et des Serbes. C’est ainsi qu’un simple moujik né sur les rives de la Toura en Sibérie s’est dressé sur le chemin des fauteurs de guerre des bords de la Tamise. Dès lors, Raspoutine devint persona non grata pour le renseignement britannique. Londres décida d’éliminer le moujik qui avait rendu à la Russie un service qu’elle n’avait pas su estimer à sa juste valeur.


Le 12 juillet 1914, Raspoutine fut victime d’un attentat à Pokrovskoïe, le lendemain de son retour de Saint-Pétersbourg. Il fut transporté à l’hôpital dans un état grave et ce n’est qu’un peu plus de deux semaines après qu’il apprit que la guerre avait commencé. Hélas, parmi les sujets qui entouraient alors Nicolas II, il ne s’était trouvé personne capable d’empêcher le conflit qui devait se révéler fatal pour la Russie. Raspoutine, véritable patriote et pacifiste, demeurait alors loin de la cour.


Qui était donc cette Khionia Goussova, auteur d’un acte terroriste qui en fin de compte a permis de déclencher la guerre la plus meurtrière jusque-là ? Reconnue comme aliénée au cours de l’enquête, elle fut internée dans une clinique psychiatrique, mais en fut libérée dans le mois qui suivit la révolution de février, sur ordre personnel de Kérenski, lequel entretenait des liens étroits avec la Grande-Bretagne.

 

Comment s’est déroulée l’intrigue qui a engagé la Russie dans la guerre mondiale constitue un autre thème. Le problème est qu’il n’est pas possible de renouveler cette question sans « l’éclairage » anglais au sujet de l’organisation maçonnique ultranationaliste « Jeune Bosnie » dont un membre, Gavrilo Princip, avait assassiné l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône austro-hongrois et qui, en fait, éprouvait de la sympathie pour la Russie…



« Si je ne suis plus là, vous ne survivrez pas »


Revenons maintenant à la question posée au début de cet article. Il est plus facile d’y répondre si on considère que, en sortant de l’hôpital, Raspoutine a continué à être patriote et monarchiste, aspirant à la paix et la prospérité pour sa patrie. De la sorte, il entravait le jeu de l’élite pro-occidentale et des libéraux qui avaient trahi la Russie, signant du même coup son arrêt de mort.

 

Une des plus fameuses prophéties qu’il avait adressée à la famille régnante était : « Tant que je vivrai, il ne vous arrivera rien, ni à vous tous ni à la monarchie. Mais si je ne suis plus là, vous ne survivrez pas ». Deux mois après l’assassinat brutal de Raspoutine, la seconde partie du plan secret, soit le complot des généraux, entra en action, à la suite de quoi la Russie devint une république. Un an et demi plus tard, le souverain et sa famille ainsi que les sujets qui lui étaient restés fidèles furent mis à mort avec non moins de brutalité. S’il y a ou non une troisième partie à ce plan funeste pour anéantir la Russie, l’histoire ne le dit pas. Pour le moment.

 

 

Par Roman Ilioushchenkotraduit par Danielle Millioud pour Réseau International – le 19 novembre 2014

 

http://vpk-news.ru/articles/22629

via :

http://politikus.ru/articles/35450-odin-protiv-rotshildov.html

 

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LuxLeaks, les points sur les "i"

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LuxLeaks: le Premier ministre luxembourgeois

ne compte rien changer

 

Le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel met les points sur les "i", dans un entretien accordé à L'Echo mercredi, après les révélations du "Luxembourg Leaks" portant sur la mise au jour de deals conclus entre son administration fiscale et des groupes étrangers, dont 26 sociétés belges.

 

"La fiscalité est du ressort des États membres", affirme Xavier Bettel, en précisant qu'il ne "va certainement pas avancer vers une hausse du taux d'imposition au Luxembourg pour faire plaisir à d'autres pays".

 

Le libéral, ami de Charles Michel, n'a pas non plus l'intention de modifier le système de ruling qui profite tant aux grands groupes étrangers qui viennent chercher abri au Luxembourg: "Cela existe dans 22 autres pays. De plus, d'autres Etats ont aussi des mécanismes comme des intérêts notionnels pour attirer les entreprises", dit-il, en faisant allusion à la Belgique.

 

Il exhorte par ailleurs le fisc belge à "mettre fin à la chasse aux sorcières" par rapport aux frontaliers qui travaillent au Grand duché de Luxembourg, sans quoi les entreprises hésiteront peut-être un jour à engager des Belges.

 

 

Par la rtbf.be – le 19 novembre 2014

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USA - Réforme de la NSA rejetée

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Surveillance : la première réforme de la NSA

tuée dans l’œuf


Le Sénat américain a rejeté l’« USA Freedom Act », qui voulait restreindre la capacité de surveillance de l’Agence nationale pour la sécurité (NSA).


Edward Snowden, depuis l’endroit secret où il vit en Russie, doit être bien déçu. En juin 2013, lorsqu’il avait fourni des informations confidentielles à Glenn Greenwald, journaliste du Guardian, sur les programmes d’espionnage à grande échelle de l’Agence nationale (américaine) pour la sécurité (National security agency, NSA), il espérait dénoncer ces pratiques, mais également défendre la protection de la vie privée. Il voyait même plus loin ! Il espérait que ses révélations « soient un appui nécessaire pour bâtir un Internet plus égalitaire ». Dix-sept mois plus tard, force est de constater qu’il y a encore du chemin à faire : mardi soir, le Sénat américain a bloqué la première réforme de l’appareil de surveillance américain (l’« USA Freedom Act »).


Le vote fut serré : 58 pour et 42 contre. À deux voix près (il fallait soixante votes favorables pour que le texte passe à l’étape suivante), les défenseurs de la réforme (presque l’ensemble du camp démocrate, l’administration Obama, des organisations de défense de la vie privée et des piliers du net comme Google, Microsoft, Apple, Yahoo ! ou Facebook) auraient crié victoire ! Mais c’était sans compter sur les sénateurs républicains, qui ont estimé que le texte allait trop loin, et sur Rand Paul (républicain également), qui a quant à lui considéré que la réforme était… trop peu ambitieuse !



Restreindre les capacités de surveillance des USA


Mais que prévoyait exactement l’« USA Freedom Act » ? De restreindre les capacités de surveillance des États-Unis. Comment ? En obligeant la NSA à présenter à un juge des soupçons raisonnables et motivés concernant une cible spécifique avant de pouvoir la surveiller et obtenir des métadonnées sur ces appels téléphoniques – c’est-à-dire les détails pratiques de l’appel (qui est l’émetteur, qui est le récepteur, quels en sont la durée et les lieux d’émission ou de réception), mais pas le contenu de la conversation. Mais encore ? En incluant des défenseurs des libertés civiques dans la cour secrète américaine chargée du renseignement. Et enfin ? En n’autorisant plus la NSA à stocker les métadonnées collectées. Selon l’« USA Freedom Act », ces dernières devaient rester dans les mains des opérateurs téléphoniques…


Il est vrai que les ambitions de l’« USA Freedom Act » avaient été revues à la baisse, après que le texte ait fait plusieurs allers et retours en interne. L’impact de la réforme, dans sa version établie pour le Sénat, avait notamment été affaibli suite au passage de ladite réforme devant la Chambre des représentants, en mai dernier. Parmi les « points faibles » du texte : il ne concerne que les pratiques de la NSA à l’intérieur des États-Unis, alors que l’on sait grâce à Edward Snowden que la NSA espionne bien au-delà des frontières américaines…



« Le pire moment » pour une telle réforme


Mais mardi soir, à Washington, les mesures (aussi timides fussent-elles) visant à favoriser la protection de la vie privée des Américains ont été balayées par un flot d’arguments sécuritaires. La liberté contre la sécurité, une vieille lutte intestine des Américains… Les détracteurs de la réforme ont notamment fait référence aux offensives de l’État islamique (EI) en Irak et en Syrie. Mitch McConnell, le chef du groupe des républicains au Sénat : « C’est le pire moment possible pour nous lier les mains dans le dos. Alors que les États-Unis mènent une campagne militaire pour affaiblir, démanteler et vaincre l’EI, ce n’est pas le moment d’examiner une proposition de lui qui supprime les outils dont nous avons besoin pour combattre l’EI. »


Avec ce vote négatif, l’utilisation de programmes de surveillance à grande échelle par la NSA est prolongée d’au moins six mois. Il faudra attendre juin 2015 pour que l’« USA Freedom Act » revienne sur la table, par le biais d’un vote sur l’article 215 du « Patriot Act » (la loi antiterroriste américaine adoptée dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, qui autorise la NSA à pratiquer de la surveillance de masse) qui arrivera alors à expiration.


Cependant, dès le 1er janvier 2015, le Sénat américain changera de majorité politique, à la faveur des républicains (suite aux élections de mi-mandat – les midterms – du 4 novembre). Bien que les intentions de vote des onze futurs sénateurs républicains ne soient pas connues concernant l’« USA Freedom Act », il est fort probable qu’ils votent comme la majeure partie de leurs collègues républicains mardi soir : contre la réforme.



Par Catherine Joie — lesoir.be – le 19 novembre 2014


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Luxembourg-Juncker & le fichage

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Légende & source photo : Jean-Claude Juncker -  thenewfederalist.eu


« La vie des autres au Luxembourg » : quand le leader européen Juncker contribuait au fichage, à l’espionnage de ses compatriotes !

 

 

Dis-moi qui te dirige, je te dirai qui tu es. Le nouveau président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, traîne de sacrés boulets : non seulement « Luxleaks » et l’évasion fiscale couverte par l’État, mais aussi « les écoutes du SREL »


Le nouveau président de la Commission européenne, intronisé en novembre 2014, est « the right man at the right place », l’image de cette Europe en crise économique, politique, idéologique et morale, lui qui fut Premier ministre du Luxembourg de 1995 à 2013.


Il y a bien sûr « Luxleaks », ce scandale financier révélant que le fisc luxembourgeois a favorisé l’exil fiscal d’un millier d’entreprises, essentiellement européennes et américaines. L’évasion fiscale à grande échelle, au cœur de l’Europe.




Le plus grand scandale d’espionnage du XXe siècle ? C’est au Luxembourg que ça se passe !

 

Mais il y a aussi un des plus grands scandales d’espionnage de la fin du XXe siècle. Imaginez un pays qui aurait littéralement fiché la quasi-totalité de sa population. Dans l’idéologie de la Guerre Froide, on pense « La vie des autres », STASI ou KGB. Eh bien non, il faut penser SREL, le Service de renseignement de l’État du Luxembourg.

 

Le scandale est sorti en novembre 2012 dans le journal D’Letzebuerger Land, où il est révélé que l’ex-directeur du SREL se serait entretenu avec le Premier Ministre Juncker en 2007, évoquant l’existence dans les années 1980 et 1990 de 300 000 fiches sur des citoyens luxembourgeois, dans un pays qui comptait alors 400 000 habitants.


La Commission d’enquête du Parlement donne un rapport de 144 pages aux conclusions édifiantes. Sous prétexte d’antiterrorisme, de lutte contre le communisme, le SREL a d’abord fiché la plupart de ses citoyens. Ensuite, les écoutes illégales, les missions hors renseignement se sont multipliées, pour des intérêts politiques et économiques privés, loin de la Raison d’État.

 


18 attentats montés par les services secrets pour justifier l’espionnage de masse

 

Concrètement, ce fichage et cet espionnage de masse se seraient développés dans les années 1980. 18 attentats touchent le Grand-Duché du Luxembourg entre 1984 et 1986, identifiés alors aux groupes gauchistes, installant un climat de terreur.


Le SREL a utilisé ce prétexte pour ficher, espionner les membres et dirigeants du Parti communiste, l’Ambassade soviétique, puis les Verts, enfin les politiciens de tous les partis, ainsi que des citoyens aux implications diverses : du militant associatif à l’homme d’affaires.

 

En février 2013 a été ouvert un procès mettant en accusation deux membres de la « Brigade mobile » de la Gendarmerie, une unité d’élite. Ils sont accusés d’avoir participé, voire orchestré les attentats dans une « stratégie de la terreur » commanditée en plus haut lieu.

 

Les avocats des deux gendarmes ont évoqué la thèse politique de la déstabilisation, pointant du doigt l’implication des cellules « stay-behind », ces réseaux clandestins coordonnés par l’OTAN, animés par les services secrets de chaque pays, destinés à empêcher toute prise de pouvoir par les communistes.

 

Potentiellement responsable, au courant, Juncker qui fut au gouvernement de 1982 à 2013, botte en touche, renvoyant la patate chaude à son prédecesseur comme chef du gouvernement de 1984 à 1985, Jacques Santer, qui fut aussi président de la Commission européenne.

 

Mais alors, Juncker peut-il se laver les mains de ce scandale d’ampleur européenne ?

 

Juncker savait « les agissements du SREL, comme police secrète»

 

Pas du tout. C’est ce que révèle le rapport parlementaire. Le SREL a continué sa sale besogne après la fin de la Guerre froide. Selon le rapport, « les agissements du SREL sont dignes d’une structure de police secrète ».

 

Le dérapage a atteint des proportions colossales dans les années 2000, cette fois dans le type de missions prises en charge par le service, ce que révèle un entretien entre Marco Mille et Jean-Claude Juncker en 2007, enregistré clandestinement par Mille.

 

Si Mille évoque la destruction des 300 000 fiches mentionnées, il serait resté en 2012 13 000 fiches sur des entreprises, personnes, associations, et au minimum 17 000 personnes auraient été victimes d’écoutes illégales. Cela reste 5 % du pays sur écoute, une personne sur 20 !

 

Le SREL serait devenu un État dans l’État, une vaste entreprise soumise à des intérêts particuliers, quasi mafieux. Jouissant d’une grande autonomie, ses agissements étaient connus et couverts par le Premier ministre Juncker.

 

Des services secrets au service… d’oligarques russes, de dictateurs africains et de trafics mafieux luxembourgeois !

 

Le rapport évoque en 2007 une mission contre-terroriste, façade pour une mission de complaisance envers un oligarque russe qui souhaitait régler un différend commercial, en échange d’une commission de 10 % de commission.

 

Juncker arrêtera finalement la mission, sans prendre aucune sanction. Les missions à l’étranger de ce type se seraient multipliées sous la direction de Marco Mille, devenu depuis responsable du pôle de sécurité du groupe privé allemand Siemens.

 

De même, en 2006, est connue l’existence d’un compte secret de 150 millions de $ de l’ex-président congolais Pascal Lissouba, avec la complaisance du SREL.

 

On pourrait citer aussi le business des agents du SREL, habitués à acheter des grosses berlines allemandes à un prix réduit de 30 % avant de les revendre, faisant des profits substantiels.

 

L’espionnage n’a épargné personne, ni même les Grands du Duché. Le SREL a surveillé le Procureur général de l’État, que le service essayait de tremper dans des affaires de pédophilie. Mille a aussi révélé à Juncker sa mise sur écoute du chef de l’État, le Grand-duc Henri, soupçonné de collusion avec les services d’espionnage britanniques !

 

Selon le rapport parlementaire, le SREL aurait connu des dysfonctionnements graves entre 2004 et 2009, menaçant les fondements de la démocratie luxembourgeoise. Le Premier ministre Juncker, légalement responsable du contrôle de l’institution, aurait failli à réguler, stopper, sanctionner ces dérives. Il les aurait même couvertes.

 


La complicité de Juncker à cette police secrète antidémocratique

 

Une partie de la conversation entre Marco Mille et Jean-Claude Juncker, mérite même d’être citée extensivement. Elle date du 31 janvier 2007, les deux échangent sur l’impact que pourraient avoir les rumeurs d’écoutes illégales sur l’opinion publique

 

MILLE : « On est à la merci de ces gens qui disent que les services secrets font ce qui leur plaît, qui sont au-dessus du Premier ministre, du Grand-duc, et Dieu sait qui. Cela compte ».

 

JUNCKER : « L’espionnage politique, on ne fait plus cela de toute façon. Mais cela a été énorme dans le passé… »

 

MILLE : « Oui, avant 1990, pendant la Guerre Froide. Bien, il y avait les services de renseignements, ils surveillaient l’Ambassade soviétique, le Parti communiste, et au début, les Verts »

 

JUNCKER : « Mais il n’y a avait pas de raison, à mon avis, enfin pour les Verts ».

 

MILLE : « Et même dans la façon dont les gens pensaient à l’époque (…) Toute personne qui n’était pas conservatrice était considérée comme une menace pour l’État. Nous avons 300 000 fiches dans la base de données ».

 

Juncker n’est pas innocent. Le Procureur d’État Robert Biever raconte comment il a appris qu’il était sur écoute – pour allégations de « pédophilie » et « homosexualité » (sic) dans la communauté d’Esch – et il l’a appris par Juncker.

 

Juncker aurait lancé à Biever un jour, sous la forme d’une boutade : « J’ai entendu dire que tu avais ton petit bordel à Esch ». Biever raconte alors qu’il fut incapable de répondre le mot qui lui venait alors en tête : « Crétin ».

 

Comment a-t-on pu soutenir un tel personnage à la tête de l’Europe ?

 

Juncker a été contraint à démissionner en 2013 par l’ampleur d’un scandale d’État, sans comparaison en Europe. Il a pu rapidement trouver une voie de sortie honorable : la présidence de la Commission européenne.

 

Juncker a bénéficié – pour un personnage avec un tel parfum de scandale, entre évasion fiscale et espionnage de masse – d’un remarquable consensus de la part des médias, politiciens dominants, comme des milieux d’affaires, ce qui est moins surprenant.

 

Outre Daniel Cohn-Bendit, l’« opposant officiel de sa Majesté », Alexis Tsipras, a cru bon de se rallier au panache (plus très) blanc de Juncker, en appelant à forger une majorité assurant un consensus européen derrière l’ex-Premier ministre luxembourgeois.

 

Pour nous, Juncker incarne cette Europe de la finance, du secret, de la combinaison politicienne, intimement liée à l’OTAN, au FMI, aux multinationales, forgées dans l’anticommunisme, la guerre contre les peuples, le contournement de la démocratie : rompre avec cette Europe-là, ne donner aucune légitimité à sa tête, c’est indispensable.

 

 

Par AC pour solidarite-internationale-pcf.fr – le 18 novembre 2014


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Plus blanc que blanc ?  Ou très noir ?


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Ukr./Porochenko sur la Novorossia

Vidéo intitulée : « Porochenko sur Novorossia: "Leurs enfants resteront dans les caves !" ajoutée sur YouTube le 16 novembre 2014 par Thalie Thalie - le Président ukrainien Porochenko admet faire la guerre contre son propre peuple de l’Ukraine de l’Est, contre les retraités, les ouvriers et les enfants: « Bravo » m’sieur le P-resident de l’Ukraine « unie »....

 

 

Voici une phrase odieuse du champion de l’Ukraine unie, l’oligarque ultra-mondialiste Petro Porochenko (NDLGazette : président de l'Ukraine), l’ami des Américains, de l’UE, de Soros, de BHL et des néobandéristes et autres néonazis sortis des bas fonds de son glorieux pays.

 

Ces propos nauséeux ont été tenus le 23 octobre 2014 pendant sa visite à Odessa. Porochenko admet donc ouvertement faire la guerre contre son propre peuple, un conflit mené contre une population désarmée, contre des retraités, des ouvriers et des enfants. (Texte extrait d’un article de Jacques Frère du 18 novembre 2014 – NationsPresse.info)

Koter Info's insight:


Il vaut mieux être sourd que de l'entendre !  Du moins, pour un démocrate assoiffé de vérité et de droit !

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Réflexions sur le climat

Réflexions sur le climat | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


 

Réflexions hétérodoxes sur le réchauffement climatique

 

Contestées, les affirmations du GIEC ne devraient pas, même avérées, être aussi catastrophistes. 

 

Cet article se propose de montrer que :

1  Contrairement à l’opinion publique qui prévaut aujourd’hui, il n’existe pas de certitude scientifique sur le danger d’un réchauffement climatique ni sur le fait que si un tel danger existait, il serait causé par les activités humaines ;

2  Que si le réchauffement climatique se produisait effectivement, il aurait au moins autant d’avantages que d’inconvénients.

 


Il n’y a pas de certitude scientifique sur le réchauffement climatique


L’entité qui affirme inlassablement la venue d’un réchauffement climatique est une émanation des Nations Unies qui s’appelle en anglais IPPC (intergovernmental panel on climate change), et en français le GIEC (groupe intergouvernemental des experts du climat). Cette traduction est une supercherie, car l’ajout du mot expert laisse croire qu’il s’agit d’une organisation scientifique, alors qu’il s’agit simplement d’un organisme intergouvernemental chargé de représenter les positions politiques des 195 gouvernements qui la composent.

 

Dans son livre Écologie, la fin, Christian Gérondeau, donne des détails sur la composition du bureau du GIEC, où l’on découvre avec surprise que ce bureau ne contient aucun expert du climat. Désignés par le ministre de l’Écologie de leur pays, les membres du GIEC sont en majorité des croyants et non des scientifiques et lorsque ce sont des scientifiques, leur spécialité n’est pas nécessairement la climatologie. Comme la plupart des politiques qui composent les gouvernements n’ont aucune culture scientifique, beaucoup de membres du GIEC sont nommés sur la recommandation des ONG écologistes comme Greenpeace, WWF, ou les Amis de la Terre. Il y a certes des dissidents dans le GIEC, qui sont de véritables experts en climatologie, mais leurs rapports techniques ne sont pas diffusés, car c’est le bureau du GIEC qui publie le document destiné au public : le résumé à l’intention des décideurs.

 

A contrario, dans le monde scientifique, nombreux sont les savants qui doutent du réchauffement climatique et a fortiori que si ce réchauffement existe, il soit dû aux activités humaines. Ils constatent que les températures de la Terre ont beaucoup varié au cours des siècles, à une époque où les activités humaines dégageaient une quantité de CO2 négligeable, et surtout que la température n’a pas augmenté au cours des 10 dernières années alors même que la teneur en CO2 de l’atmosphère s’est considérablement accrue. On trouvera une liste d’une soixantaine de tels savants à cette adressel. En cliquant sur le nom de tel ou tel, on trouve son curriculum et son opinion sur le réchauffement climatique. Parmi eux, on notera le prix Nobel de physique français Pierre-Gilles de Gennes.

 

Le lecteur qui voudrait en savoir plus sur le sujet en général pourra parcourir le site pensee-unique.fr, qui contient de nombreuses autres rubriques exposées de façon particulièrement pédagogique et sans passion. Ce site est le violon d’Ingres de Jacques Duran, docteur en physique de l’université Pierre et Marie Curie et ancien directeur des études de l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (de 1996 à 2003) au côté de Pierre-Gilles de Gennes. (NDLGazette : voir un passage de son dernier article ci-dessous)

Si le réchauffement climatique devait reprendre, il aurait plus d’avantages que d’inconvénients.

 

D’abord, il y a hélas beaucoup de gens sur cette Terre qui meurent de froid et beaucoup qui couchent dehors la nuit, même dans les pays développés. Il ne fait pas de doute que tout réchauffement de l’atmosphère serait pour eux bienvenu.


Ensuite, nous aurions besoin de moins de combustible (fuel, charbon, bois) pour nous chauffer ce qui contribuerait à la diminution de l’émission de CO2, phénomène bienvenu pour ceux qui pensent que ce dernier est le coupable du réchauffement.


Enfin, de nouveaux territoires s’ouvriraient à l’agriculture et des territoires déjà cultivés verraient pour la plupart leur fertilité augmenter. Certes, d’autres pourraient être affectés par la sècheresse, encore que personne n’a encore démontré que le réchauffement climatique engendrerait moins de pluie, mais de toute façon on pourrait compenser cela par l’irrigation.


Comme inconvénient du réchauffement, il ne reste donc que la montée du niveau des océans. Mais dissipons tout de suite une erreur communément répandue : la fusion de la banquise n’entraînerait aucune augmentation du niveau des océans, car si le haut de la banquise dépasse le niveau de la mer, c’est parce que la glace a une densité un peu inférieure à l’eau liquide. Faire fondre la glace n’entraîne donc aucun accroissement du niveau de l’eau. Pour les sceptiques qui n’auraient pas retenu les leçons de leur cours de physique dans le secondaire, nous leur suggérons de prendre un verre gradué, d’y mettre de l’eau, des glaçons, et de noter le niveau de l’eau. Ils s’apercevront que ce niveau ne change pas lorsque les glaçons ont fondu.

 

Or l’Arctique, le continent du pôle Nord, est formé exclusivement par la banquise. Donc la fusion de cette banquise n’entraînerait pas d’augmentation du niveau des mers. En revanche, elle permettrait des itinéraires nouveaux et plus économiques pour les bateaux.

Le véritable problème est donc l’Antarctique. Celui-ci est un continent de 12,5 millions de km2 entouré de quelque 1,5 million de km2 de banquise. Sur le continent lui-même la couche de glace est d’environ 31 millions de km3, soit 2,2 % du volume total des océans qui est de 1400 millions de km3, pour une profondeur moyenne de 3 800 m. Il est estimé que la fusion totale de la couche de glace arctique entraînerait une hausse d’une soixantaine de mètres du niveau de la mer. Après, ce serait fini de l’élévation des eaux de la mer. Mais il faut bien voir que même avec les hypothèses les plus hardies de réchauffement climatique, il faudrait plusieurs siècles pour atteindre ce niveau et les investissements pour se protéger de cette hausse sur la vie d’un homme seraient bien moindres que ceux auxquels voudrait nous entraîner le GIEC pour diminuer la production de CO2.


En une vingtaine d’années, le niveau de la mer s’est élevé de 3,2 mm/an. Mais entre 1990 et 2000, les valeurs étaient de 3,5 mm/an. À partir du début des années 2000, elles sont tombées à 2,5 mm/an. Un ralentissement qui pourrait être corrélé avec la pause enregistrée dans la hausse de la température terrestre. Mais ce qui montre bien la fragilité des explications dans ce domaine, c’est que d’autres travaux attribuent cette diminution aux variations des courants marins El Niño et La Niña, le premier entraînant plus de précipitations sur mer que sur Terre, alors que c’est l’inverse pour le second.

 

Avec le GIEC, nous assistons probablement à un phénomène d’intoxication collective que nous avons déjà connu dans les années 70 avec le Club de Rome et qui a fini par disparaître avec le temps.

En conclusion :

  • Les affirmations du GIEC sur le réchauffement climatique dû aux activités humaines sont fortement contestées dans le monde scientifique.
  • Cela tient à ce que le GIEC est en réalité un simple panel intergouvernemental où chaque gouvernement envoie des représentants qui ne sont pas nécessairement des « experts».
  • Si réchauffement climatique il y a, il aurait plus d’avantages que d’inconvénients.

Le seul inconvénient sérieux serait la montée des océans, phénomène qui mériterait plus d’études que la montée du CO2.



Par Jacques de Guenin — contrepoints.org – le 16 novembre 2014

 

Jacques de Guenin : ingénieur de formation, ancien élève de l’École des Mines de Paris et titulaire d’un Master of Sciences de l’université de Berkeley (Californie). Il a fait à partir de 1958 sa carrière professionnelle au sein d’ExxonMobil puis de PSA, dont il était un des dirigeants avant sa retraite en 1993. Il a été candidat libéral aux élections législatives en 1993, puis en 1998. Élève de deux prix Nobel d’Économie (Maurice Allais et Robert Solow), il a publié lui-même divers travaux dans cette discipline. Son auteur favori est le grand économiste et humaniste landais Frédéric Bastiat, sur lequel il a écrit de nombreux articles et fait de nombreuses conférences. En 1990, il a fondé dans les Landes le Cercle Frédéric Bastiat, présidé aujourd’hui par Patrick de Casanove. Il écrit également régulièrement sur La Fayette.

 

  

***

 

Je vous invite à lire le très long article fort détaillé (nombreux schémas) intitulé : « 17 Novembre 2014 : Climat : Où en est-on ? Y a-t-il des raisons de s’inquiéter ? » qui apporte un éclairage en la matière.

 

Jacques Duran, Directeur de Recherche de première classe du CNRS en retraite depuis 2004, ancien Directeur des Études (1996-2003, maintenant Honoraire) de l’École Supérieure de Physique et Chimie de Paris (ESPCI), auprès de Pierre-Gilles de Gennes, et ancien Vice-Président, Chargé de la Recherche, de l’Université Pierre et Marie Curie (1986-1992)… conclut son article comme suit :

 

« Ainsi, dans l’état actuel des choses, nous ne voyons rien, ni dans les observations objectives ni dans les modèles manifestement pris en défaut qui puisse affecter le bien-être futur de nos enfants et de nos petits enfants (fréquemment invoqué dans les médias et jusque et y compris dans les déclarations politiques les plus officielles) qui, sans doute, dans quelques années, s’ils n’ont pas eux-mêmes sombré dans le pessimisme généralisé, s’interrogeront (ou s’amuseront), au sujet de l’étrange psychose collective qui s’est emparée d’une proportion notable des dirigeants et des communicants de notre planète en ce début du XXIe siècle»

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USA - Enfants SDF en 2013

USA - Enfants SDF en 2013 | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


2,5 millions d’enfants américains ont vécu

sans domicile fixe en 2013

 

Près de 2,5 millions d’enfants aux États-Unis, soit un enfant sur 30, ont connu l’année dernière une période sans domicile fixe, selon une nouvelle étude parue lundi.

 

Il s’agit d’un « record historique », reflet notamment d’un manque de logement à bas prix et de la pauvreté, affirment les instituts américains pour la recherche (AIR).

 

« Le nombre d’enfants SDF a atteint des proportions inquiétantes en Amérique », estime Carmela DeCandia, directrice du centre national pour les familles sans domicile fixe, qui dépend d’AIR.

 

« La vie dans des foyers, des caves de voisins, des voitures, en camping ou encore dans des endroits bien pires : les enfants SDF sont les personnes les plus invisibles et négligées de notre société », a-t-elle déclaré.

 

Le Minnesota, Nebraska, Massachusetts, Iowa et le New Jersey figurent parmi les cinq États américains les plus touchés, selon cette étude de 130 pages.

 

Causes

 

Parmi les autres causes de ce phénomène, l’étude recense les conséquences de la récession de 2008-2009, les disparités économiques selon les races, les familles monoparentales ou encore les violences domestiques.

 

L’étude explique que l’administration américaine a déployé beaucoup de moyens pour lutter contre le phénomène des sans-abris chez les anciens combattants et les clochards en général, mais a porté peu d’attention aux enfants.

 

Le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté aux États-Unis était en 2013 de 45,3 millions, soit un taux de pauvreté à 14,5 % en légère baisse sur un an, selon un rapport du recensement américain en septembre.

 

 

Par ledevoir.com — Agence France-Presse à Washington – le 17 novembre 2014

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Une pelle dans l'arrière train


Dans l'Etat de l'Ohio (USA), les médecins se sont demandé comment une telle situation était possible lorsqu'ils ont vu arriver aux urgences un patient très spécial.


En effet, ce patient avait un manche de pelle enfoncé dans l'anus et il se tordait de douleur.


Selon le malheureux, il était en train de réparer le toit de sa maison quand il a chuté en s'empalant sur le manche d'une pelle traînant en bas de l'habitation.


Dans une terrible douleur, le patient a finalement été délivré de cet objet plus qu'encombrant par le médecin.


Moralité : soyez très prudent si vous bricolez, sinon ... !


Duc


Koter Info's insight:


Drôle d'endroit pour ranger une pelle !


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LLN-Incubateur chinois : recours

LLN-Incubateur chinois : recours | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : l’incubateur comprendra des bureaux, un centre de services et un hôtel. Il s’installera entre l’E 411 (à g. sur l’image) et la N 4.



Un recours contre l’incubateur chinois

 

Un riverain de la rue du Génistroit a déposé un recours contre le permis unique pour la construction et l’exploitation du China-Belgium technology center à Louvain-la-Neuve. Ce permis a été délivré le 29 septembre dernier par les fonctionnaires techniques et délégués de la Région. Ce sera au ministre de l’Aménagement du territoire, Carlo Di Antonio (cdH), de trancher.


Quels sont les griefs du riverain face à cet incubateur qui doit s’installer entre la N 4 et l’E. 411 à côté du magasin Oh! Green ? Il pointe des nuisances sonores, olfactives, urbanistiques et paysagères ainsi que les rejets atmosphériques et aqueux qu’entraîne le projet. Enfin, il vise aussi la perte d’ensoleillement, la pollution lumineuse et l’atteinte à la vie privée.

 

« La présence de bâtiments au style « massif » et « monumental » (termes utilisés par les architectes eux-mêmes) modifie totalement la vue depuis le jardin des riverains », peut-on lire dans l’argumentaire du riverain.

 

Si une partie des terrains recevra moins d’ensoleillement, il ajoute que son habitation sera « même totalement dans l’ombre au moment du solstice d’hiver en raison de la présence d’une tour que l’étude d’incidence suggère de déplacer pour supprimer cette nuisance ».

 

 

Le recours n’est pas suspensif

 

L’accès au site se fera via une nouvelle route tracée entre les rues Laid Burniat et du Génistroit en prolongement de la rue Fond des Més. Le riverain souhaite que celle-ci soit limitée aux personnes se rendant sur le site et ne soit pas une nouvelle route de déviation vers la N 4.

 

Autres justifications : la perte de valeur immobilière des habitations ou encore la vue plongeante, depuis l’hôtel prévu, sur les jardins et les habitations d’où une atteinte à la vie privée. Et de conclure que le projet « nuit clairement à la qualité de vie dans la rue du Génistroit ».

 

Le recours n’est pas suspensif, le projet peut continuer à avancer. Le chantier pourrait débuter en janvier ou février.

 

 Vite dit

 

Incubateur chinois ?

 

Le projet prévoit la construction de 74.000 m2 de bureaux, d’un centre de services (dont du commerce et un centre de conférence), d’un hôtel de 160 chambres et de 1 032 places de parking dont 800 souterraines. L’objectif du projet ? « Il s’agit d’un incubateur destiné à des entreprises européennes ainsi qu’aux entreprises innovantes chinoises désireuses de s’implanter sur le marché européen ? », peut-on lire dans la description du projet. 2 000 emplois sont prévus.

 

Recours jusqu’au 4 décembre, on peut prendre connaissance du recours au service de l’Urbanisme, Espace du Cœur de Ville 2, à Ottignies. Les lundis de 12 h 30 à 19 h, du mardi au vendredi de 8 h 30 à 12 h 30 et les samedis de 9 h à 12 h.



Par Quentin COLETTE - lavenir.net - le 19 novembre 2014


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Autos électriques sans batterie

Autos électriques sans batterie | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


D’ici 5 ans, les voitures électriques

n’auront plus besoin de batterie

 

Les voitures électriques fonctionnent avec des batteries ou accumulateurs pour emmagasiner, transporter et délivrer l’énergie nécessaire à leur fonctionnement. Pourtant, des chercheurs ont prévu que d’ici 5 ans, ces véhicules en seront dépourvus grâce aux supercondensateurs. On vous explique tout sur cette technologie d’avenir.


Les batteries (notamment leur autonomie, leur encombrement et leur prix) semblent être le facteur limitant l’essor des voitures électriques. Bien qu’il y ait eu des progrès impressionnants concernant les batteries au cours de ces dernières années, une équipe de chercheurs a trouvé le moyen de s’en passer grâce à un film supercondensateur. La suppression des batteries sera donc possible d’ici 5 ans. Les travaux issus de la collaboration entre les scientifiques de l’université Rice et l’université de technologie du Queensland ont été publiés dans le Journal of Power Sources et dans la revue Nanotechnology.


« Les véhicules ont besoin d’une forte poussée d’énergie lors de l’accélération, c’est ici que les supercondensateurs entrent en jeu. Ils peuvent contenir une quantité limitée d’énergie, mais ils sont en mesure de la délivrer très rapidement, ce qui en fait le complément idéal des batteries de stockage de masse », a déclaré dans un communiqué de presse Marco Notarianni de l’université de technologie du Queensland. « Ce qui signifie un taux d’accélération rapide et un temps de charge de seulement quelques minutes contre plusieurs heures pour une batterie classique de voiture électrique. »


Le supercondensateur est constitué d’une couche d’électrolyte entourée de deux couches de graphène. Il est solide, extrêmement mince et est capable de libérer une grande quantité d’énergie dans un court laps de temps, ce qui est essentiel. Les batteries ordinaires prennent énormément de place alors que le film supercondensateur pourrait être intégré dans plusieurs zones existant déjà dans le véhicule comme les panneaux de carrosserie, le toit, le plancher et les portes. Un supercondensateur pourrait fournir à une voiture la quantité d’énergie nécessaire à son fonctionnement tout en la rendant beaucoup plus légère.


Le film supercondensateur à base de graphène pourrait être chargé plus vite et pourrait libérer l’énergie plus rapidement que les batteries standard, mais ne pourrait pas contenir autant d’énergie. C’est un aspect que les scientifiques espèrent changer avec une étude plus approfondie. « On espère que le supercondensateur pourra stocker plus d’énergie qu’une batterie lithium-ion, tout en conservant sa capacité à libérer l’énergie jusqu’à 10 fois plus rapidement. Cela signifie que la voiture pourrait être entièrement alimentée par des supercondensateurs », explique Dr Jinzhang Liu de l’université de technologie du Queensland. « Après une charge complète, cette voiture sera capable de rouler 500 kilomètres, autant qu’une voiture à essence, mais deux fois plus qu’une voiture électrique actuelle. »


Puisque les supercondensateurs sont fabriqués à partir de graphène, une seule couche d’atomes de carbone suffit, le film est donc écologique. Aussi, parce que le carbone est plus facile à produire que le lithium présent dans les batteries classiques, le supercondensateur pourrait finir par être assez économique.


« Le prix des batteries lithium-ion ne peut pas diminuer, car le prix du lithium est élevé. Le film supercondensateur ne repose pas sur ces métaux et autres matériaux toxiques, il est donc plus respectueux de l’environnement » a expliqué le directeur de recherche de l’université de technologie du QueenslandNunzio Motta.


Cette technologie qui vise à placer un film supercondensateur dans différentes parties d’une voiture électrique permet de l’alléger et de lui donner une plus grande autonomie tout en étant plus écologique. Au bureau, on apprécie l’idée d’un véhicule pouvant rouler sans batterie et on a hâte de voir les premiers prototypes. 



Par William Arsac — dailygeekshow.com – le 19 novembre 2014


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Ukr. - La guerre continue

Ukr. - La guerre continue | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : poste antichars Fagot des forces de Kiev au nord-est de Mariupol

 

 

Ukraine/Donbass : les FAN répondent

coup pour coup

 

Le président ukrainien Petro Porochenko a signé le décret instituant le retrait des services publics des régions sous contrôle des indépendantistes de Nouvelle Russie. Le Donbass ne fait donc plus partie de l’Ukraine, c’est désormais officiel, mais aucune déclaration en ce sens n’est attendue, ni le moindre geste. Mais cela ne signifie pas pour autant que la guerre va se terminer, bien au contraire. Des renforts arrivent encore de l’ouest de l’Ukraine dans le Donbass et la pression sur l’aéroport de Donetsk ne faiblit pas.



 

 

Sur la partie nord du front, l’intensité des combats sur Stanitsa Luganskaya et sur Shachtye a sensiblement diminué alors que la pression est maintenue sur les postes de contrôle encerclés au nord-est de Pervomaïsk sur la T1303.Et ce sont les agglomérations, plusieurs kilomètres en arrière, qui font les frais des salves de l’artillerie ukrainienne en réponse…



Affrontements au cœur du saillant



 

Il y a toujours autant d’affrontements à l’est de l’agglomération de Debaltsevo et les forces de Kiev n’ont pas réussi à faire reculer, ne serait-ce d’un kilomètre, les positions indépendantistes. Si l’intensité des affrontements semble avoir légèrement baissé dans le secteur de Nikishino-Mius, on notait tout de même dans la journée plusieurs tirs de mortiers lourds ukrainiens sur cette zone, de même que des accrochages (Un BTR ukrainien a été touché par un tir de RPG). Au sud-est du saillant, la batterie ukrainienne vers Orlovo-Ivanovka qui visait Nikishino et Kirovskoe a dû être déplacée suite aux attaques de DRG républicains et de tirs d’artillerie concentrés sur ses positions.



 

Les affrontements sont désormais portés par les FAN au sein du saillant, comme ces combats signalés cet après-midi sur la M04, à l’ouest du dispositif défensif ukrainien, au nord d’Elenovka et on notait de surcroît plusieurs ripostes d’artillerie de la part des forces de Kiev contre l’agglomération d’Enakievo.


Il y a quelques jours, déjà, c’est vers Debaltsevo que ce type d’opération d’infiltration des forces de Nouvelle Russie était signalé. Même situation plus au sud-ouest du périmètre défensif ukrainien et au nord de Kirovskoe, où un poste de contrôle des forces de Kiev a été attaqué. À noter que les forces de Kiev semblent incapables de mener des opérations d’infiltration (ou en très petit nombre) sur les arrières des forces indépendantistes, elles se contentent de chercher à percer au sud ou au sud-est ou bien à tenter de repousser les lignes à l’est et à l’ouest du pourtour du saillant. Gorlovka a été relativement calme, aujourd’hui, et c’est essentiellement sur l’ouest d’Avdeevka que l’activité du jour dans le secteur nord-ouest du front a été marquée : l’artillerie de Nouvelle Russie a pilonné plusieurs positions, avec succès, semble-t-il.



Donetsk : de lourdes pertes pour la 93e



 

 

À Donetsk, si la nuit dernière fut relativement calme sur la ville, le secteur aéroportuaire fut particulièrement tendu, avec des accrochages.

 

Au moins deux groupes de combat de la 93e brigade mécanisée ont été pris sous le feu des forces républicaines hier soir, dont un est tombé dans une embuscade des FAN. Le premier groupe a été sévèrement accroché vers la partie sud-ouest de l’aéroport là où habituellement les troupes de Kiev pénètrent pour tenter d’accéder aux défenses républicaines sur la zone aéroportuaire.

 

Le premier groupe, une section d’infanterie portée sur BMP et sur BTR, apparemment accompagnée de chars lourds, a tenté d’approcher par le sud-ouest les bâtiments en ruines de l’aéroport tenus par les forces de Nouvelle Russie : vers 19 h, heure locale, l’accrochage d’une rare violence a mis hors de combat au moins 10 soldats ukrainiens et 1 BMP de même que 1 BTR ont été détruits. La désorganisation des forces de Kiev n’a pas permis d’évacuation des blessés avant le lever du jour. Un soldat ukrainien est décédé pendant son évacuation sanitaire.


Le second groupe de la 93e brigade s’est fait allumer près du village de Peski en pleine nuit vers 2 h 30, heure locale, par au moins un DRG. Il est possible qu’il s’agisse de l’unité spéciale « Rusich », dernièrement arrivée sur zone du nord de Lugansk et habituée à ce genre d’action sur les lignes arrière (on se souvient de la colonne du « bataillon Aydar » totalement détruite début septembre au sud de Shachtye). Bilan côté ukrainien : la moitié d’une compagnie mise hors de combat, soit près d’une douzaine de tués et deux douzaines de blessés, 4 véhicules blindés et des véhicules d’accompagnement totalement détruits. Il est probable que ce second groupe de combat ait été pris en embuscade alors qu’il se portait en soutien du premier qui venait d’être sérieusement pris à partie par les FAN quelques heures plus tôt. Nos sources évoquent aussi la possible destruction de trois chars lourds, sans plus de précisions.


Vers 16 h 30, heure locale, les tirs de l’artillerie de Kiev se sont une fois de plus concentrés sur l’aéroport de Donetsk de même que sur Spartak à partir de deux secteurs où sont regroupées les positions des pièces ukrainiennes : vers Peski et à l’ouest Avdeevka. Des mouvements de chars lourds ont même été entendus au nord-ouest de la zone aéroportuaire. Vers 22 h, heure locale, l’artillerie de Nouvelle Russie a opéré plusieurs tirs de contre-batterie sur ces positions. Un dépôt de munitions aurait été touché.

 

On signalait dans la journée des mouvements motorisés de troupes ukrainiennes près de Krasnogorovka (ouest de Donetsk) et vers Konstantinovka. Cela signifie sans doute que les attaques vont s’intensifier dans les heures ou les jours à venir.

 

Sur le front sud, l’activité s’est essentiellement portée sur Mariupol aujourd’hui, hormis plusieurs salves d’artillerie (Grad ukrainiens) signalées sur Telmanovo. Au nord-est, près de la ligne de front sur le Kalmius, le secteur de Granitnoe a été l’objet d’accrochages importants et de tirs d’artillerie, et cela depuis la nuit dernière.

 

Dans l’après-midi, plus de 10 km plus au nord-ouest à l’intérieur des lignes ukrainiennes, on notait un affrontement au niveau de Starognatovka.

 

On note une possible avancée républicaine, qui est encore à confirmer, sur la banlieue nord-est de Mariupol, au niveau de Sartana.



Par Jacques Frère – NationsPresse.info – le 19 novembre 2014

 

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Géopolitique de H.J. Mackinder

Géopolitique de H.J. Mackinder | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


L’œuvre géopolitique de

Sir Halford John Mackinder (1861-1947)

Par Robert STEUCKERS

 

Qui était le géopoliticien britannique Mackinder, génial concepteur de l’opposition entre thalassocraties et puissances océaniques ? Un livre a tenté de répondre à cette question : Mackinder, Geography as an Aid to Statecraft, par W.H. Parker. Né dans le Lincolnshire en 1861, Sir Halford John Mackinder s’est intéressé aux voyages, à l’Histoire et aux grands événements internationaux dès son enfance. Plus tard, à Oxford, il étudiera l’Histoire et la géologie. Ensuite, il entamera une brillante carrière universitaire au cours de laquelle il deviendra l’impulseur principal d’institutions d’enseignement de la géographie. De 1900 à 1947, il vivra à Londres, au cœur de l’Empire britannique.


Sa préoccupation essentielle était le salut et la préservation de cet Empire face à la montée de l’Allemagne, de la Russie et des États-Unis. Au cours de ces cinq décennies, Mackinder sera très proche du monde politique britannique ; il dispensera ses conseils d’abord aux « Libéraux-Impérialistes » (les « Limps ») de Rosebery, Haldane, Grey et Asquith, ensuite aux Conservateurs regroupés derrière Chamberlain et décidés à abandonner le principe du libre échange au profit des tarifs préférentiels au sein de l’Empire.


La Grande-Bretagne choisissait une économie en circuit fermé, tentait de construire une économie autarcique à l’échelle de l’Empire. Dès 1903, Mackinder classe ses notes de cours, fait confectionner des cartes historiques et stratégiques sur verre destinées à être projetées sur écran. Une œuvre magistrale naissait.


Une idée fondamentale traversera toute l’œuvre de Mackinder : celle de la confrontation permanente entre la « Terre du Milieu » (Heartland) et l’« Ile du Monde » (World Island). Cette confrontation incessante est en fait la toile de fond de tous les événements politiques, stratégiques, militaires et économiques majeurs de ce siècle.


Pour son biographe Parker, Mackinder, souvent cité avec les autres géopoliticiens américains et européens tels Mahan, Kjellen, Ratzel, Spykman et de Seversky, a, comme eux, appliqué les théories darwiniennes à la géographie politique. Doit-on de ce fait rejeter les thèses géopolitiques parce que « fatalistes » ? Pour Parker, elles ne sont nullement fatalistes, car elles détiennent un aspect franchement subjectif : en effet, elles justifient des actions précises ou attaquent des prises de position adverses en proposant des alternatives. Elles appellent ainsi les volontés à modifier les statu quo et à refuser les déterminismes.


L’intérêt qu’a porté Mackinder aux questions géopolitiques date de 1887, année où il prononça une allocution devant un auditoire de la Royal Geographical Society qui contenait notamment la phrase prémonitoire suivante : « Il y a aujourd’hui deux types de conquérants : les loups de terre et les loups de mer ».


Cette allégorie avait pour arrière-plan historique concret la rivalité anglo-russe en Asie Centrale. Mais le théoricien de l’antagonisme Terre/Mer se révélera pleinement en 1904, lors de la parution d’un papier intitulé « The Geographical Pivot of History » (= le pivot géographique de l’histoire).


Pour Mackinder, à cette époque, l’Europe vivait la fin de l’Âge colombien, qui avait vu l’expansion européenne généralisée sans résistance de la part des autres peuples. À cette ère d’expansion succédera l’Âge Postcolombien, caractérisé par un monde fait d’un système politique fermé dans lequel « chaque explosion de forces sociales, au lieu d’être dissipée dans un circuit périphérique d’espaces inconnus, marqués du chaos du barbarisme, se répercutera avec violence depuis les coins les plus reculés du globe et les éléments les plus faibles au sein des organismes politiques du monde seront ébranlés en conséquence ». Ce jugement de Mackinder est proche finalement des prophéties énoncées par Toynbee dans sa monumentale « Study of History ». Comme Toynbee et Spengler, Mackinder demandait à ses lecteurs de se débarrasser de leur européocentrisme et de considérer que toute l’histoire européenne dépendait de l’histoire des immensités continentales asiatiques. La perspective historique de demain, écrivait-il, sera « eurasienne » et non plus confinée à la seule histoire des espaces carolingien et britannique.


Pour étayer son argumentation, Mackinder esquisse une géographie physique de la Russie et raisonne une fois de plus comme Toynbee : l’Histoire russe est déterminée, écrit-il, par deux types de végétations, la steppe et la forêt. Les Slaves ont élu domicile dans les forêts tandis que des peuples de cavaliers nomades régnaient sur les espaces déboisés des steppes centre-asiatiques. À cette mobilité des cavaliers, se déployant sur un axe est-ouest, s’ajoute une mobilité nord-sud, prenant pour pivots les fleuves de la Russie dite d’Europe. Ces fleuves seront empruntés par les guerriers et les marchands scandinaves qui créeront l’Empire russe et donneront leur nom au pays. La steppe centre-asiatique, matrice des mouvements des peuples cavaliers, est la « terre du milieu », entourée de deux zones en « croissant » : le croissant intérieur qui la jouxte territorialement et le croissant extérieur, constitué d’îles de diverses grandeurs. Ces « croissants » sont caractérisés par une forte densité de population, au contraire de la Terre du Milieu. L’Inde, la Chine, le Japon et l’Europe sont des parties du croissant intérieur qui, à certains moments de l’histoire, subissent la pression des nomades cavaliers venus des steppes de la Terre du Milieu. Telle a été la dynamique de l’histoire eurasienne à l’ère précolombienne et partiellement aussi à l’ère colombienne où les Russes ont progressé en Asie Centrale.


Cette dynamique perd de sa vigueur au moment où les peuples européens se dotent d’une mobilité navale, inaugurant ainsi la période proprement « colombienne ». Les terres des peuples insulaires comme les Anglais et les Japonais et celles des peuples des « nouvelles Europes » d’Amérique, d’Afrique Australe et d’Australie deviennent des bastions de la puissance navale inaccessibles aux coups des cavaliers de la steppe. Deux mobilités vont dès lors s’affronter, mais pas immédiatement : en effet, au moment où l’Angleterre, sous les Tudor, amorce la conquête des océans, la Russie s’étend inexorablement en Sibérie. À cause des différences entre ces deux mouvements, un fossé idéologique et technologique va se creuser entre l’Est et l’Ouest, dit Mackinder.


Son jugement rejoint sous bien des aspects celui de Dostoïevsky, de Niekisch et de Moeller van den Bruck. Il écrit : « C’est sans doute l’une des coïncidences les plus frappantes de l’histoire européenne, que la double expansion continentale et maritime de cette Europe recoupe, en un certain sens, l’antique opposition entre Rome et la Grèce... Le Germain a été civilisé et christianisé par le Romain ; le Slave l’a été principalement par le Grec. Le Romano-Germain, plus tard, s’est embarqué sur l’océan ; le Greco-Slave, lui, a parcouru les steppes à cheval et a conquis le pays touranien. En conséquence, la puissance continentale moderne diffère de la puissance maritime non seulement sur le plan de ses idéaux, mais aussi sur le plan matériel, celui des moyens de mobilité ».


Pour Mackinder, l’histoire européenne est bel et bien un avatar du schisme entre l’Empire d’Occident et l’Empire d’Orient (an 395), répété en 1054 lors du Grand Schisme opposant Rome et Byzance. La dernière croisade fut menée contre Constantinople et non contre le Turc. Quand celui-ci s’empare en 1453 de Constantinople, Moscou reprend le flambeau de la chrétienté orthodoxe. De là, l’anti-occidentalisme des Russes. Dès le XVIIe siècle, un certain Kridjanitch glorifie l’âme russe supérieure à l’âme corrompue des Occidentaux et rappelle avec beaucoup d’insistance que jamais la Russie n’a courbé le chef devant les aigles romaines. Cet antagonisme religieux fera place, au XXe siècle, à l’antagonisme entre capitalisme et communisme. La Russie optera pour le communisme, car cette doctrine correspond à la notion orthodoxe de fraternité qui s’est exprimée dans le « mir », la communauté villageoise du paysannat slave. L’Occident était prédestiné, ajoute Mackinder, à choisir le capitalisme, car ses religions évoquent sans cesse le salut individuel (un autre Britannique, Tawney, présentera également une typologie semblable).


Le chemin de fer accélérera le transport sur terre, écrit Mackinder, et permettra à la Russie, maîtresse de la Terre du Milieu sibérienne, de développer un empire industriel entièrement autonome, fermé au commerce des nations thalassocratiques. L’antagonisme Terre/Mer, héritier de l’antagonisme religieux et philosophique entre Rome et Byzance, risque alors de basculer en faveur de la Terre, russe en l’occurrence. Quand Staline annonce la mise en chantier de son plan quinquennal en 1928, Mackinder croit voir que sa prédiction se réalise.


Depuis la Révolution d’Octobre, les Soviétiques ont en effet construit plus de 70.000 km de voies ferrées et ont en projet la construction du BAM, train à voie large et à grande vitesse. Depuis 70 ans, la problématique reste identique. Les diplomaties occidentales (et surtout anglo-saxonnes) savent pertinemment bien que toute autonomisation économique de l’espace centre-asiatique impliquerait automatiquement une fermeture de cet espace au commerce américain et susciterait une réorganisation des flux d’échanges, le « croissant interne » ou « rimland » constitué de la Chine, de l’Inde et de l’Europe ayant intérêt alors à maximiser ses relations commerciales avec le centre (la « Terre du Milieu » proprement dite). Le monde assisterait à un quasi-retour de la situation précolombienne, avec une mise entre parenthèses du Nouveau Monde.


Pour Mackinder, cette évolution historique était inéluctable. Si Russes et Allemands conjuguaient leurs efforts d’une part, Chinois et Japonais les leurs d’autre part, cela signifierait la fin de l’Empire Britannique et la marginalisation politique des États-Unis. Pourtant, Mackinder agira politiquement dans le sens contraire de ce qu’il croyait être la fatalité historique. Pendant la guerre civile russe et au moment de Rapallo (1922), il soutiendra Denikine et l’obligera à concéder l’indépendance aux marges occidentales de l’Empire des Tsars en pleine dissolution ; puis, avec Lord Curzon, il tentera de construire un cordon sanitaire, regroupé autour de la Pologne qui, avec l’aide française (Weygand), venait de repousser les armées de Trotsky. Ce cordon sanitaire poursuivait deux objectifs : séparer au maximum les Allemands des Russes, de façon à ce qu’ils ne puissent unir leurs efforts et limiter la puissance de l’URSS, détentrice incontestée des masses continentales centre-asiatiques. Corollaire de ce second projet : affaiblir le potentiel russe de façon à ce qu’il ne puisse pas exercer une trop forte pression sur la Perse et sur les Indes, clef de voûte du système impérial britannique. Cette stratégie d’affaiblissement envisageait l’indépendance de l’Ukraine, de manière à soustraire les zones industrielles du Don et du Donetz et les greniers à blé au nouveau pouvoir bolchévique, résolument anti-occidental.


Plus tard, Mackinder se rendra compte que le cordon sanitaire ne constituait nullement un barrage contre l’URSS ou contre l’expansion économique allemande et que son idée première, l’inéluctabilité de l’unité eurasienne (sous n’importe quel régime ou mode juridique, centralisé ou confédératif), était la bonne. Le cordon sanitaire polonocentré ne fut finalement qu’un vide, où Allemands et Russes se sont engouffrés en septembre 1939, avant de s’en disputer les reliefs. Les Russes ont eu le dessus et ont absorbé le cordon pour en faire un glacis protecteur. Mackinder est incontestablement l’artisan d’une diplomatie occidentale et conservatrice, mais il a toujours agi sans illusions. Ses successeurs reprendront ses catégories pour élaborer la stratégie du « containment », concrétisée par la constitution d’alliances sur les « rimlands » (OTAN, OTASE, CENTO, ANZUS).


En Allemagne, Haushofer, contre la volonté d’Hitler, avait suggéré inlassablement le rapprochement entre Japonais, Chinois, Russes et Allemands, de façon à faire pièce aux thalassocraties anglo-saxonnes. Pour étayer son plaidoyer, Haushofer avait repris les arguments de Mackinder, mais avait inversé sa praxis. La postérité intellectuelle de Mackinder, décédé en 1947, n’a guère été « médiatisée ». Si la stratégie du « containment », reprise depuis 1980 par Reagan avec davantage de publicité, est directement inspirée de ses écrits, de ceux de l’Amiral Mahan et de son disciple Spykman, les journaux, revues, radios et télévision n’ont guère honoré sa mémoire et le grand public cultivé ignore largement son nom... C’est là une situation orwellienne : on semble tenir les évidences sous le boisseau. La vérité serait-elle l’erreur ?




Par Robert STEUCKERS — Archives de SYNERGIES EUROPEENNES — 1986  — robertsteuckers.blogspot.com.es – le 12 novembre 2014

 

W.H. PARKER, Mackinder. Geography as an Aid to Statecraft, Clarendon Press, Oxford, 1982, 295 p., 17.50 £.  

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Canada - Opinion manipulée

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Canada : stratégie de manipulation

de l’opinion publique de grande envergure

Par Ahmed Bensaada

 

Scandale au pays de l’érable ! TransCanada, une compagnie canadienne spécialisée dans le transport du pétrole et du gaz, cherche à obtenir coûte que coûte un mégaprojet de 12 milliards de dollars. Il s’agit d’un projet de pipeline de 4 600 km susceptible d’acheminer le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta vers l’Est du Canada, via le Québec.



Le pipeline du projet Énergie Est


Devant une opinion publique québécoise réticente, TransCanada a fait appel à Edelman, le géant américain des relations publiques en lui donnant comme mission d’élaborer une stratégie de « vente » du projet à l’opinion publique de la « société distincte » du Québec.

 

Les documents secrets élaborés par Edelman se sont retrouvés, grâce à un informateur anonyme, dans les mains de Greenpeace qui les a transmis aux médias.

 

La centaine de pages exposant la stratégie Edelman contient des méthodes jugées très déloyales par certains observateurs, « aussi sales que leur pétrole » selon d’autres.

 

Jugez-en :

 

Créer de toutes pièces une mobilisation citoyenne en recrutant 35000 activistes pour écrire des articles favorables ou en commenter d’autres sur Internet et en particulier sur les médias sociaux.

 

— Tenter de mettre de leur côté des universitaires « car ils sont particulièrement crédibles aux yeux des Québécois » en organisant « une campagne de financement majeure » d’une université québécoise pour la recherche environnementale.

 

Tenter d’entrer en relation avec des « personnes d’influence, potentiellement favorables au projet ». Une liste contenant plusieurs noms est fournie : on y trouve d’anciens Premiers ministres, des maires de grandes villes (Montréal, Québec), différents PDG, etc.


— Contrer les opposants au projet en travaillant avec des tierces parties que « nous armerons de l’information dont ils ont besoin pour leur mettre de la pression et les distraire de leur mission ».


— Faire une « recherche de fond détaillée sur les principaux groupes d’opposition ».

 

Etc.

 

Vidéo : https://fr-ca.actualites.yahoo.com/...

 

 

Cette stratégie a fait bondir Keith Stewart, responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace Canada qui a déclaré :

« Ils adoptent un modèle politique américain qu’ils reconnaissent comme étant « agressif » et font appel à des spécialistes américains de relations publiques connus pour leurs pratiques déloyales utilisant de faux groupes citoyens pour attaquer les détracteurs de l’industrie.

En ayant recours à des groupes factices pour décrédibiliser leurs détracteurs, les compagnies pétrolières portent atteinte au débat démocratique ».

 

La preuve que business et éthique sont souvent antinomiques. Même en démocratie.

 

Coïncidence ? Le projet Keystone XL vient d’être rejeté par le Sénat américain. Ce projet d’oléoduc qui devait transporter le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta vers les raffineries du golfe du Mexique (États-Unis) était lui aussi porté par TransCanada.

 

Un mauvais présage pour le projet Énergie Est ?



Par Ahmed Bensaada — Investig’Action – le 19 novembre 2014


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Portugal - Sortie de l'euro

Portugal - Sortie de l'euro | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : Mário Soares, ancien premier ministre et président de la République portugaise, a été l’un des grands artisans de l’entrée de son pays dans la Communauté économique européenne.



Vu d’Espagne – « La solution pour le Portugal consiste en une sortie négociée de l’euro » 



Le texte qui suit est la traduction dans son intégralité de l’article intitulé « La solución para Portugal es una salida negociada del euro », publié le 16 mai 2013 sur le site du journal El País. Il s’agit de l’interview accordée au principal quotidien d’information espagnol par João Ferreira do Amaral, professeur portugais d’économie et ancien conseiller de plusieurs présidents du Portugal. Bien que déjà ancien (il a plus d’un an), il témoigne du fait que le débat sur la sortie de l’euro n’est pas du tout tabou en Espagne et que, contrairement à la France, même les journalistes des grands médias laissent la parole à des personnalités sérieuses opposées à un maintien de leur pays dans la zone euro. Plusieurs penseurs et personnalités publiques espagnoles qui ont pignon sur rue ont déjà témoigné de leur scepticisme vis-à-vis de l’euro, voire de leur rejet de la monnaie unique, sans que cela ne suppose pour eux un anathème généralisé. Le 7 mai 2013, cinq récipiendaires du prix Nobel d’économie (James Mirrlees, Paul Krugman, Joseph Stiglitz, Christopher Pissarides et Thomas Sargent) enjoignaient l’Espagne de sortir de l’euro dans une tribune qui avait fait grand bruit. De même, plusieurs économistes et politologues proches de la gauche radicale ont demandé à ce que le Gouvernement espagnol abandonne l’euro dans un manifeste cinglant. Si nous ne partageons pas toutes les opinions de João Ferreira do Amaral, son point de vue s’avère néanmoins intéressant et prouve que la question est loin d’être close.


João Ferreira do Amaral, âgé de 65 ans, est professeur à l’Institut supérieur d’Économie et de Gestion de l’Université technique de Lisbonne et a été conseiller de deux présidents de la République, les socialistes Mário Soares et Jorge Sampaio. Il révolutionne aujourd’hui le panorama politico-économique portugais, déjà bien agité, avec un livre qu’il a récemment publié, qui s’oppose aux courants majoritaires et qui s’intitule tout simplement Pourquoi nous devons sortir de l’euro. Le professeur a parcouru journaux et chaînes de télévision portugaise en y défendant sa thèse, rappelant qu’elle ne date pas d’aujourd’hui, mais remonte à l’instauration de la monnaie unique européenne, alors qu’une majorité d’experts la considéraient non seulement comme un succès non seulement incontestable, mais aussi durable. Ferreira de Amaral est catégorique : seul un traitement de choc comme l’abandon de la monnaie européenne peut réanimer l’économie moribonde du Portugal et la sortir de cette agonie dans laquelle elle se débat.



Question. Est-ce là l’unique solution, sortir de l’euro ?

Réponse. Pour le Portugal, oui. Car notre problème n’est pas financier, mais économique. Il concerne la destruction de notre propre structure économique. Depuis l’entrée dans la monnaie unique, nous structure productive se détruit peu à peu. Voyez donc : aujourd’hui, l’industrie ne représente guère plus de 13 % du PIB portugais. Au milieu des années 90, elle atteignait 25 % du PIB. Et pour redresser notre économie, les programmes mis en place par le gouvernement ne sont d’aucune utilité.


Question. Vous faites référence aux programmes d’austérité ?


Réponse. Oui, bien entendu. Ils n’ont aucun sens. J’aime, à titre personnel, comparer la situation actuelle avec celle du plan Marshall. Si, dans les années 40, les Américains étaient venus et avaient dit, « d’accord, nous vous aidons, mais vous devez veiller à avoir un budget équilibré, faire ceci et cela », eh bien ils n’auraient rien fait. Nous avons besoin, au Portugal, d’un important plan de stimulation qui favorise, entre autres, les exportations. Et cela ne s’obtient qu’avec une dévaluation de la monnaie, ce qui n’est possible qu’avec une politique monétaire propre. C’est un point fondamental.


Question. Une dévaluation de combien ?


Réponse. Eh bien, d’environ 30 %. C’est ce que nous avons perdu en compétitivité.


Question. N’avez-vous pas peur d’une panique bancaire [« corralito », expression espagnole qui traduit couramment l’anglais bank run] à l’Argentine qui vienne mettre à bas tous ces projets ? N’y aurait-il pas une vague de peur collective qui verrait tous les Portugais se rendre à leur banque pour y retirer leur argent ?


Réponse. Ce qui s’est passé en Argentine est quelque chose que nous devons éviter, bien entendu. Car, même si le pays s’est redressé, les deux années qui ont suivi la panique bancaire ont été très préjudiciables. Ce que moi je propose, c’est qu’il y ait un accord entre le Portugal et l’Union européenne pour une sortie négociée de l’euro. Il en va de notre intérêt commun : d’un côté, nous y gagnons des possibilités de croissance économique et, de l’autre, l’Union européenne se décharge d’un problème. Ainsi le processus serait-il contrôlé. L’on annoncerait la sortie et durant un processus long de six mois, l’on introduirait la nouvelle monnaie. La grande crainte des citoyens est que leurs économies en sortent diminuées ou disparaissent. L’important est que celui qui a des dépôts ne perde rien suite à la dévaluation, qu’il ne soit pas pénalisé.


Question. Et cela n’est-il pas inévitable ?


Réponse. Si on procède de façon contrôlée, non. Il est possible de le faire.


Question. Mais le Portugal doit 78 milliards d’euros à la troïka. Combien de milliards de milliards d’escudos cela ferait-il ?


Réponse. Le Portugal payerait cela en euro. Dans les faits, en dévaluant sa monnaie, le pays aurait plus de revenus en euros. L’on peut toujours objecter que la dette en escudos serait multipliée. Et c’est vrai. Mais à ce moment-là, l’État aurait enfin la possibilité d’émettre sa propre monnaie. Ce qu’il faut, c’est obtenir des euros. Et l’on n’en obtient qu’en exportant plus et en important moins. Et nous en revenons donc à ce que j’expliquais précédemment.


Question. Et n’y aurait-il pas un problème d’inflation galopante ?


Réponse. Il y aurait de l’inflation, mais pas galopante. Une certaine inflation est inévitable, mais elle ne serait pas galopante.


Question. Mais les Portugais, du coup, seraient beaucoup plus pauvres…


Réponse. Non. N’oublions pas que la dette existe déjà. C’est l’inverse qui se produirait. Il s’agirait de croître pour réduire le taux de chômage. Et en mettant la machine en mouvement, il serait possible de baisser certains impôts comme celui sur le revenu, car l’État en obtiendrait autant en TVA du fait de la reprise de la consommation. Et cela donnerait un peu de répit aux familles. Il est certain que si un Portugais voulait acheter des produits à l’étranger, cela lui coûterait plus cher. Mais il n’y a pas d’autre choix. Sinon, nous ne nous en sortirons pas. Si nous continuons ainsi, nous nous appauvrirons encore plus. En fait, je crois que nous sommes bien plus pauvres en restant au sein de l’euro que nous ne l’aurions été si nous en étions sortis avant. Ou nous sortons, ou l’économie portugaise continue sur le chemin de la récession permanente et arrive le jour où nous ne pouvons plus payer ce que nous nous sommes engagés à payer et où l’on nous jette hors de l’euro.


Question. Et vous aviez la même opinion lorsque le Portugal est entré dans l’euro ?


Réponse. Oui. Chose étrange, j’avais beaucoup de débats avec des collègues économistes et des personnes liées au monde de l’économie. Moi, j’apportais davantage d’arguments en défaveur de l’entrée dans l’euro. Et les économistes étaient d’accord avec moi, mais, par la suite, on avait l’impression que ça leur était égal, qu’ils pensaient que le plus important était d’entrer dans l’euro. J’ai dit que nous ne pourrions pas supporter une telle décision, qu’adopter une monnaie forte comme l’euro allait créer une forte pression sur nos exportations.


Question. Et ce modèle monétaire bénéficie à l’Allemagne ?


Réponse. Oui, mais moi, je ne critique pas l’Allemagne, qui fait ce qui lui convient. Si nous étions à la place de l’Allemagne, nous ferions la même chose. L’euro a été conçu avec les paramètres désirés par les Allemands. Le problème, c’est que cela n’a pas de sens d’utiliser une même monnaie pour un pays comme l’Allemagne et un pays comme le Portugal. D’un point de vue monétaire, ce qui convient à l’un est préjudiciable pour l’autre.


Question. Mais si le Portugal n’en sort pas, pensez-vous qu’il finira par être expulsé de l’euro ?


Réponse. C’est quelque chose de possible. Je ne dis pas que ça sera inéluctable. Mais c’est possible.


Question. Quand ça ?


Réponse. Je ne sais pas si ça va se produire. Mais si ça se produit, cela ne tardera pas au vu de la dégradation de l’économie portugaise, qui est très rapide.


Question. Croyez-vous que d’autres pays doivent aussi en sortir ?


Réponse. La Grèce est dans un pire état que le Portugal, mais ensuite… L’Espagne a une structure économique plus solide que la portugaise, peut-être suffisamment pour tenir. Le problème de l’Irlande est uniquement financier, elle peut donc y rester sans problème.



Par Nicolas KLEIN – News360x – le 19 novembre 2014

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BRICS - La peur change de camp

BRICS - La peur change de camp | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : ce qui énerve Londres et Wall Street, c’est que désormais toutes les routes mènent à Beijing. Voici la ville de Xi’an. Crédit : apn.gr

 


BRICS, quand la peur change de camp

 

L’affrontement s’intensifie entre d’un côté Londres et Washington, à la tête d’un parti « occidental », et de l’autre, les pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), déterminés à créer une nouvelle architecture économique et financière mondiale.


Le nombre d’anciens alliés prêts à quitter le bateau occidental augmente de jour en jour, tant la crainte des politiques de guerre et de pillage promues par Washington dépasse celle des pays qu’ils diabolisent depuis des années. Serions-nous devant un phénomène similaire à celui qui conduisit à la chute du mur de Berlin ? À cette époque aussi, la peur avait changé de camp. Face à un système qui s’effondrait, les populations osèrent enfin braver l’interdit, et ce qui, au départ, n’était qu’une petite fente devint la brèche qui fit tomber le Mur.


C’est le phénomène qui se développe depuis l’été dernier à travers l’Amérique latine. Constatant qu’Obama avait lâché ses fonds vautours contre l’Argentine, ces pays qui ont vécu pendant des décennies sous la botte ont participé en masse au Sommet des BRICS de Fortaleza, qui leur a ouvert la voie à une politique de développement scientifique, technologique et infrastructurel.


Au Brésil, les Occidentaux ont raté toutes leurs manœuvres pour provoquer la défaite de Dilma Roussef, via notamment la promotion de Marina Silva. Et maintenant c’est le Mexique – si loin de Dieu et si près des États-Unis ! – qui sort du rang, en décidant de maintenir sa visite d’État en Chine, après le sommet de l’APEC, malgré toutes les pressions de Washington. Dans une autre partie du monde, les Philippines, on a vu un retournement tout aussi spectaculaire. Ce pays, destiné à devenir une base militaire clé du « pivot asiatique » des États-Unis, sans l’appeler ainsi, car la Constitution du pays l’interdit, a soudain stoppé net ce processus. Seul pays asiatique au bord de la faillite, il a choisi la survie en rejoignant l’AIIB, la nouvelle banque asiatique d’investissement dans les infrastructures créée par la Chine. Deux personnalités de premier plan, proches alliés des États-Unis, Fidel Ramos, successeur de Corazon Aquino à la présidence, et l’ancien ambassadeur Roberto Romulo, ont déclaré à la presse vouloir coopérer avec la Chine et non lui faire la guerre.



Les héritiers des frères Dulles à la rescousse


Dans ce contexte, l’oligarchie anglo-américaine n’a pas hésité à envoyer au front deux de ses porte-flingues...


Dans une tribune datée du 23 octobre 2014, publiée dans la New York Review of Books et dans Le Monde, Georges Soros, grand financier des « révolutions de couleur », lance à l’Europe un appel aux armes contre la Russie qui menacerait son existence même. Ses États membres doivent « agir comme des pays placés indirectement en situation de guerre » et donner 20 milliards de dollars d’aide militaire à l’Ukraine pour la combattre. Que redoute-t-il ? Qu’après l’élection de Porochenko à la présidence, Poutine lui propose un accord gazier favorable en échange de la nomination d’un Premier ministre russocompatible. Si Porochenko acceptait, avertit Soros, il « serait répudié par les défenseurs de Maidan ; les forces de la résistance seraient ainsi réveillées » !


Dans le magazine Foreign Affairs du Council on Foreign Relations (CFR), créé par les frères John Foster et Allen Dulles en 1921, Elizabeth Economy lance quant à elle un appel terrifiant contre le nouveau « président impérial de la Chine », Xi Jinping.


Décrivant son projet de Nouvelle route de la soie vers l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, ainsi que les structures bancaires créées par la Chine et les BRICS pour financer ces grands projets infrastructurels, elle appelle les États à le contrer tant sur le plan militaire que par la guerre économique et la subversion, en lançant des « révolutions de couleur ». Ce « défi » lancé à Washington demande « une réponse vigoureuse » de sa part : les États-Unis doivent renforcer le pivot par une forte présence militaire dans la région Asie-Pacifique et dissuader ou contrer l’agression chinoise.

 

 

Par Christine Bierre – Solidarité & Progrès – le 19 novembre 2014

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Face à votre ex !


Quelle serait votre réaction face à votre ex ?


Vous inventeriez aussi une vie très stylée pour montrer que vous vous en sortez très bien sans lui ou sans elle ?


Vous seriez sincère et honnête ?      Ou ????


Regardez cette vidéo où le sujet est rencontré avec beaucoup d'humour, mais ce qui n'enlève rien à l'hypocrisie dont font preuve trop de gens lors de contacts inopinés du genre.


Duc


Koter Info's insight:


Vive la sincérité !


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Ukr.-Lâcheté de trois salopards

Vidéo ajoutée sur YouTube le 17 novembre 2014



Donbass - La lâcheté totale de trois salopards qui terrorisent une jeune femme sortant de sa voiture. Après ça, ils doivent se sentir être de vrais hommes. Les néo-bandéristes préfèrent de loin le charme des Femen… Gloire à l’Ukraine !

 

(Texte extrait d’un article de Jacques Frère du 18 novembre 2014 – NationsPresse.info)


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Je rappelle aux personnes mal informées par nos médias que ce sont ces gens-là que l'UE et les USA soutiennent en accusant leurs victimes de terrorisme, alors qu'elles ne revendiquent que leurs droits élémentaires.


Duc

Koter Info's insight:


Les nazis que "nous" soutenons !


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Ukr. /Donbass : neige & guerre

Ukr. /Donbass : neige & guerre | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : beau spécimen de démocrate ukrainien « proeuropéen » avec un joli casque à boulons : ça ne s’invente pas ! Encore un ami de Fabius, BHL, McCain, Obama, Caroline Fourest et compagnie ! Heil Hitler (même mort) !

 

 

Ukraine/Donbass : les premières neiges et

une guerre qui dure

 

Il a neigé aujourd’hui sur le Donbass. La Banque Nationale ukrainienne n’a quasiment plus de réserves d’or (source). Avec ce que Yatseniuk s’est permis de prélever en février dernier pour « remercier » ceux qui l’avaient aidé à renverser le régime légitime en place, c’est même un miracle qu’il y ait encore un peu d’or dans les caisses nationales de l’Ukraine. Le front du Donbass n’enregistre pas de mouvements particuliers ces dernières 24 heures, après les reconnaissances offensives au nord-est de Lugansk et les très violents combats du week-end et d’hier sur l’aéroport de Donetsk. Et on apprend que l’OSCE entend augmenter ses effectifs sur place, avec des éléments de pays de l’OTAN, bien entendu. Kiev ne semble pas avoir suffisamment de renseignements sur ce qui se passe dans le Donbass…


Chaque jour, ce qui reste de l’Ukraine s’enfonce un peu plus dans la dictature euromondialiste, dans le déshonneur et l’innommable. La déclaration courageuse d’Elena Bondarenko, élue de l’opposition à la Rada, n’est qu’une illustration parmi d’autres du niveau de démence d’un régime inique porté à bouts de bras par Washington et Bruxelles, et soutenu (en France notamment) par des moins que rien.

 

 

 

Au nord de Lugansk au-delà de la Seversky Donets, les éléments de la 128e brigade d’infanterie de montagne de Transcarpathie qui tiennent le secteur de Stanitsa Luganskaya et d’autres positions dans le saillant de Debaltsevo ont sérieusement été secoués ces derniers jours avec les opérations offensives menées par les FAN (un autre groupe de combat de la 128e se trouve sur le front sud vers Volnovakha). Aujourd’hui, encore, vers 12 h 45 (heure locale), un camion militaire Ural appartenant à cette unité a été soufflé par une mine près de Debaltsevo. L’explosion a tué trois soldats, deux ont été blessés, l’un d’entre eux est dans un état très grave.

 

 

 

Sur la piste Bahmutka (T1303) au nord-ouest de Lugansk, les cosaques maintiennent la pression sur les points de contrôle ukrainiens encerclés avec des mortiers et des Grad-P. Vers 17 h (heure locale) on signalait un assaut sur le poste fortifié n° 29 (au carrefour près de Novotoshkovki).

 

La ligne de front au nord de Pervomaïsk s’échauffe : accrochages, tirs d’artillerie, plusieurs points de contrôle des forces de Kiev ont été attaqués depuis ce matin. En riposte les Ukrainiens ont tiré des salves sur le secteur de Pervomaïsk, de Stakhanov et de Kirovsk. En réponse aux tirs incessants contre les agglomérations de Pervomaïsk et de Kirovsk, les FAN ont pilonné les positions ukrainiennes et les points de contrôle près du village de Zolotoe.

 

Le 9e « bataillon Vinnitsa » de la garde nationale a beaucoup souffert ces derniers temps sur le front nord. Plusieurs de ses éléments, dont des officiers, sont en ce moment soignés à l’hôpital de la ville de Lisichansk. Officiellement composé de 520 gardes nationaux, ce « bataillon » pourrait être prochainement relevé (le 27 août dernier, le journal Nouvelles de Vinnitsa signalait que l’unité avait reçu 220 gilets pare-balles et casques en acier pour 100 % de ses effectifs. De plus, ce « bataillon » ne possède en tout et pour tout en matière de véhicules blindés que 6 BRDM-2 rénovés).


Cette rotation des effectifs pourrait aussi toucher le « bataillon Saint-Nicolas » de Nikolaev.

 

Plus au nord, une importante position d’artillerie ukrainienne, sur l’aéroport de Severodonetsk, a été la cible des DRG républicains aujourd’hui, petites unités mobiles de reconnaissance et de sabotage qui opèrent sur la zone depuis plusieurs semaines et qui ont intensifié leurs opérations depuis quelques jours. Nous signalions, hier, le fait que les forces de Kiev avaient fait reculer plus au nord leurs batteries (sauf les mortiers de 82 et de 120) pour les rendre inaccessibles à des frappes de contre-batterie des FAN. Désormais, même repositionnées vers Lisichansk – Severodonetsk, ces batteries qui vont de 122 D-30 au 300 mm Smerch en passant par du 152 et du 220 Uragan, ne sont plus en zone sécurisée.

 

Le secteur est de Debaltsevo continue d’être touché par les tirs d’artillerie et les accrochages, de même que Nikishino plus au sud. Autour de 17 h 46 17 h 30 (heure locale), la milice a ouvert le feu sur des positions ukrainiennes près de la mine Bulavin (sud de Debaltsevo) et touché un dépôt de munitions. Les forces de Kiev tentent de repousser plus à l’est les positions républicaines, notamment celles sur le village de Vergulevka, au nord-est de Debaltsevo.

 

Et c’est vraisemblablement pour soutenir les forces qui tiennent le secteur de Nikishino que les FAN ont lancé depuis plusieurs jours des opérations offensives sur la partie sud et sud-ouest du saillant. Aujourd’hui encore, une position d’artillerie de Kiev sur une hauteur a été très largement pilonnée par les républicains. Mais si cette pression perdure, on ne peut pas affirmer que les lignes générales du saillant bougent d’un côté comme de l’autre.

 

Cette insistance à vouloir absolument chercher à percer les lignes républicaines au sud de Debaltsevo, vers Nikishino–Mius notamment, nous amène à penser que les forces de Kiev cherchent absolument à percer au sud-sud-est du saillant en direction de Krasny Luch, important nœud routier dans la région entre Donetsk et Lugansk.


La milice a tenté une reconnaissance offensive sur le flanc ouest du saillant fortifié, vers Uglegorsk, avec une tentative de pénétrer dans la ville, mais a dû battre en retraite.

 

Le secteur de Gorlovka a été relativement calme aujourd’hui, hormis le fait que les troupes ukrainiennes continuent de cibler, par leurs attaques d’artillerie, les structures de la ville comme les centrales électriques, les réseaux d’eau potable, etc.

 

Le DSHRG « Rusich » opère désormais au sud d’Avdeevka et traite cette zone tous les matins aux mortiers de 120.

 

La nuit dernière a été agitée à Donetsk. Les tirs d’artillerie des forces de Kiev ne cessent pas et les Ukrainiens continuent de cibler sans distinction les zones civiles et les positions républicaines. La journée sur la zone aéroportuaire a été ponctuée d’accrochages et de tirs d’artillerie.

 

Les batteries d’artillerie des Ukrainiens sur Peski, mais aussi vers Avdeevka et au nord-ouest de Donetsk continuent de maintenir une pression énorme sur les lignes républicaines. On note encore plusieurs tirs de contre-batterie des FAN.

 

Au sud-ouest de Marinka, un important groupement mécanisé a été repéré ces dernières heures. Il est possible qu’il s’agisse de renforts ukrainiens amenés sur ce secteur.

 

La nuit dernière, vers Volnovakha, les DRG de Nouvelle Russie auraient tendu une embuscade aux forces de Kiev. Bilan : 3 combattants ont été capturés (dont un grièvement blessé). Le secteur de Dokuchaevsk a reçu encore aujourd’hui son lot de salves de BM-21 des forces de Kiev.

 

Sur le secteur nord-ouest de Mariupol, il y a eu plusieurs accrochages, y compris des frappes de l’artillerie républicaine, notamment sur Granitnoe. Et à l’est de Berdianskoe, à l’est de Mariupol, plusieurs salves d’artillerie ont tenté d’atteindre des positions de 2e échelon des FAN.

 

Et pour terminer cette chronique du jour, cette phrase du champion de l’Ukraine unie, l’oligarque ultra-mondialiste Petro Porochenko, l’ami des Américains, de l’UE, de Soros, de BHL et des néobandéristes et autres néonazis sortis des bas fonds de son glorieux pays.

 

 

 

Par Jacques Frère – NationsPresse.info – le 18 novembre 2014

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Piste cyclable lumineuse


Parcourez cette somptueuse piste cyclable lumineuse le temps d’une balade nocturne éblouissante

 

Les Pays-Bas sont vraiment un paradis pour les amateurs de vélo ! Daan, un artiste et designer, a réalisé une piste cyclable composée de diodes qui s’illuminent dans la nuit pour donner vie à des motifs envoûtants. Pédaler sur une œuvre d’art en toute sérénité, c’est désormais possible !


Daan Roosegaarde est un artiste et designer hollandais dont la nouvelle œuvre n’est autre qu’une piste cyclable longue d’un kilomètre. Elle est composée de diodes électroluminescentes alimentées par l’énergie solaire ainsi que de cailloux fluorescents. Le tout a été agencé de telle manière que ce chemin ressemble à la célèbre peinture de Van Gogh appelée La Nuit Étoilée. Si jamais l’envie vous prend d’aller y faire un tour, cette piste est située dans le Brabant du Nord, là où est né le célèbre peintre.



Par Tristan Blancharddailygeekshow.com – le 18 novembre 2014


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