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FEF - Cédric Gervy - 17/11/12

 

Cédric Gervy nous fait une petite présentation bilingue pour le concert qui aura lieu dans le cadre de la Journée des Etudiants organisée par la FEF et la VVS le 17 novembre 2012. - Duc

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La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).
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En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

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Koter Info 

Site "Koter Info" LLN-WSL-UCL


=  plus de 91.000 lecteurs du site

 

Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

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"La Gazette" de LLN-WSL-UCL


=  plus de 94.000 lecteurs de La Gazette

 

Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

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Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


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Services gratuits directs



Koter Info's insight:

 

Site web et Gazette, les différentes publications de Koter Info sont suivies par plus de


185.000 lecteurs

 

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Koter Info's curator insight, January 14, 6:51 PM

 

Site web et Gazette, les différentes publications

de Koter Info sont suivies par plus de


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24 photos "magiques"

24 photos "magiques" | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Voici un monde aussi coloré que magique où tout marche au ralenti.


Cliquez sur le lien dans le titre pour consulter les diverses magnifiques photos d'escargots.  -  Duc

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TAFTA-Initiative citoyenne rejetée

TAFTA-Initiative citoyenne rejetée | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


La Commission européenne rejette l’initiative citoyenne sur le GMT/TAFTA


Lors du débat sur le traité constitutionnel européen, l’introduction de l’initiative citoyenne européenne (ICE) fut présentée comme « une grande avancée de la démocratie ». Cette disposition qui s’est retrouvée dans le traité de Lisbonne n’est rien d’autre que le droit d’adresser une pétition à la Commission européenne. Celle-ci peut refuser d’enregistrer l’ICE avant même que les signatures soient recueillies. Elle peut aussi classer sans suite le million de signatures exigé collecté dans au moins sept pays de l’UE.

 

Un collectif d’associations s’est créé « l’Alliance stop Tafta » et a introduit la procédure d’enregistrement. Celle-ci vient d’être rejetée par la Commission européenne.

 

Au-delà des arguties juridiques avancées pour justifier ce rejet, il y a bien un refus politique du débat sur un projet de première importance pour la vie des gens et les choix de société qui ont été opérés au cours des décennies dans chacun des pays de l’UE.

 

La Commission montre, une fois de plus, qu’elle n’est pas au service des peuples, mais bien au service des firmes privées qu’elle a, de son propre aveu, consultées 119 fois entre janvier 2012 et avril 2013 pour préparer le mandat de négociation accepté par les gouvernements, dont le nôtre. La Commission écoute le monde des affaires et de la finance ; elle refuse d’entendre les peuples.



Par rmj — stoptafta.wordpress.com – le 12 septembre 2014


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LLN - Demotte et Van Rompuy

LLN - Demotte et Van Rompuy | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Le premier est invité par les Sciences Po, le second par les Etudes européennes.


L’an dernier, les politologues de l’UCL avaient reçu le Premier ministre de l’époque Elio Di Rupo.


Cette année, comme la coalition "suédoise" est encore dans les limbes, ce sera Rudy Demotte, ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui donnera ce 16 septembre à 10h45, la leçon inaugurale du cours de Sciences politiques à un millier d’étudiants, à l’Aula Magna.


Après un exposé du ministre-président, les étudiants pourront interpeller l’Excellence communautaire. L’objectif est de permettre aux étudiant(e)s d’écouter et d’échanger avec une personnalité politique de premier plan et débuter l’année en étant plongé dans la réalité politique.


Tout au long du cours, les éléments évoqués seront mobilisés pour illustrer les concepts et théories étudiées. Ce cours est reconnu pour son dispositif innovant qui allie un cours MOOC (en ligne), une évaluation de certains travaux par les pairs (formule dite du "student peer review") et une formule d’apprentissage de "classe inversée" reposant sur le MOOC et sur un nouveau manuel.



Les Etudes européennes au top


Un autre invité prestigieux de l’UCL sera Herman Van Rompuy. Durant un an, le président européen sortant sera professeur invité à l’UCL et distillera son savoir et ses connaissances aux étudiants de master en études européennes. Mais auparavant, il donnera une conférence grand public intitulée : "L’Europe dans la tempête", le 6 octobre à 18h30, à l’auditoire Socrate 10. Une initiative de l’Institut d’Etudes européennes dirigé par Vincent Dujardin qui a déjà amené d’autres très grandes pointures à Louvain-la-Neuve…


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Netflix en Belgique

Netflix en Belgique | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


D’ici quelques jours, le fameux service américain de vidéos en ligne sera disponible en Belgique : une révolution pour le grand public mais aussi pour le secteur de l’audiovisuel. Comment s’abonner, quels avantages, quels inconvénients, qu’en pensent les auteurs, producteurs et le ministre  ? Vieux films ou vraies nouveautés, le dossier est dense. On vous éclaire.


Quels sont les points forts et points faibles de l’abonnement à Netflix ?


Bon marché , facile d’utilisation et extrêmement mobile, le service Netflix possède de nombreux avantages pour les cinéphiles et “sériesphiles” passionnés. L’assurance de toujours trouver une fiction qui corresponde à vos goûts.


Son imposant catalogue : avec un millier de titres (pour commencer) de ce côté-ci de l’Atlantique, contre deux mille aux États-Unis, même en phase de démarrage, la manne fait forcément des envieux.


Son système de recommandations. La grande force de Netflix, c’est sa capacité à anticiper vos désirs en analysant vos choix précédents et en vous suggérant des films ou séries que “vous aimerez aussi” . Des algorithmes ultra-sophistiqués qui donnent l’impression à l’internaute d’être au centre de toutes les attentions de Netflix qui, dans les faits, se base sur ces données pour faire ses choix de créations futures.

Nouveautés 2015, etc. Toutes les nouvelles productions attendues en 2015 et après, seront disponibles sur Netflix. “Narcos”, “Marco Polo”, “Daredevil”, “Marseille”… Détails à trouver sur le blog laloidesseries.be.


La chronologie des médias interdit à Netflix, malgré son dynamisme et son développement ultra rapide, de diffuser des films sortis depuis moins de trois ans en salles. Ce qui fait dire aux diffuseurs habituels (Be TV, Voo, Belgacom) que les exclusivités seront toujours chez eux puisqu’ils en ont acheté les droits de diffusion prioritaires (cf. infographie ci-dessus). Reste un impressionnant catalogue de “classiques” du 7e art qui plaira aux amateurs du genre.


Séries “exclusives”. Connue pour ses séries “House of Cards”, “Orange is the New Black” ou “Lilyhammer”, Netflix en a déjà vendu les droits à certaines chaînes européennes comme Be TV, la RTBF ou Arte. Ce qui signifie qu’elles continueront à les diffuser en priorité jusqu’à ce que l’intrigue parvienne à son terme. De même, lorsque Netflix se vante d’avoir acquis les droits “mondiaux” d’une nouvelle série comme “Gotham”, elle se base sur les 40 pays dans lesquels elle est présente sans préciser que les nouveaux territoires où elle va s’implanter (France, Belgique, etc.) ne l’ont pas forcément attendue pour faire leur shopping… 

À l’internaute de se méfier de ces déclarations parfois trop enthousiastes.



Netflix, comment ça marche ?


L’abonnement à Netflix est mensuel (entre 7,99 € et 11,99 €/mois). Son prix varie en fonction du nombre d’écrans sur lesquels les contenus peuvent être visionnés en simultané. La 1re étape consiste à s’inscrire sur le portail belge du géant de l’abonnement vidéo. Une fois inscrit, vous pourrez visualiser en streaming le catalogue sur ordinateurs et appareils connectés : smartphones, tablettes, télévisions connectées à Internet et consoles de jeux vidéo.


Télévision numérique. À terme, le catalogue de Netflix pourrait être disponible via les décodeurs (Belgacom TV, Voo, Telenet, etc.). Il semblerait en effet que des négociations soient en cours entre les opérateurs belges et le géant de la Svod.


Désabonnement. Les membres peuvent se désabonner quand ils le souhaitent, sans frais.



Quelle est l’attitude adoptée par le ministre des Médias et le CSA ?


Alors qu’elle était encore ministre de l’Audiovisuel, Fadila Laanan nous avait indiqué, au printemps dernier, n’avoir aucun contact avec Netflix. 

À l’époque, la France bataillait déjà – par l’intermédiaire d’Aurélie Filippetti – avec le géant américain pour exiger des contreparties financières à son grand débarquement annoncé dans l’Hexagone. “Pour l’instant, (leur arrivée) est encore du domaine de la fiction”, confiait Madame Laanan.


Aujourd’hui, c’est Jean-Claude Marcourt qui occupe le poste de ministre des Médias (en ce compris les nouvelles technologies). S’est-il saisi du dossier Netflix ? “Nous y travaillons”, nous a-t-on répondu auprès de son cabinet. Le ministre, manifestement, ne veut pas précipiter les choses. Le dossier est “touchy” et dépasse largement le cadre francophone belge.


Au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) , on n’a pas attendu l’arrivée de Netflix, la semaine prochaine, pour s’en préoccuper. “Nous avons eu des contacts informels avec Netflix, dès le mois de juin 2013”, indique Geneviève de Bueger, responsable des “nouvelles plateformes” au CSA. Mais Netflix agissant depuis le Luxembourg (et, à présent, des Pays-Bas), il échappe au cadre réglementaire et régulatoire de la Communauté française. En clair, rien ne contraint le nouvel entrant de contribuer à la production audiovisuelle “locale”…



Quelle place pour les auteurs face aux internautes ? Le scénariste Luc Jabon répond pour la SACD


L’ombre de la majorité. C’est la principale crainte à l’égard de Netflix. “Quid du système de recommandation très sophistiqué de Netflix ? C’est un système analytique de plus en plus prédictif qui anticipe vos désirs ou attentes. Cela peut être une bonne chose, mais cela peut aussi mettre en danger des contenus innovants. Comment assurer une vraie diversité culturelle ? D’autant que le choix des internautes intervient même au moment de la conception de l’œuvre, via les épisodes pilotes sur lesquels le public est appelé à se prononcer ou via parfois le choix des acteurs, comme ce fut le cas pour Kevin Spacey plébiscité pour devenir le héros de ‘House of Cards’. Le risque avec ce type de démarche, c’est de mettre en avant ce qui existe déjà, ce dans quoi le public se reconnaît, en mettant dès lors un frein à l’inventivité, à l’inconnu et à l’inédit que l’auteur est justement censé proposer.”


Complémentaire. “On rejoint les analyses qui disent que Netflix est une offre complémentaire. Be TV/VOO et Belgacom TV vont garder les exclusivités sur un grand nombre de films et de séries. Mais, bien sûr, cela peut changer la façon de regarder les œuvres avec cette rapidité de transfert d’un écran à un autre (tablette, smartphone, etc.), cette grande disponibilité et cette mobilité retrouvée.”


Contrats signés. Bonne nouvelle : des contrats d’autorisation ont été signés. Des négociations avaient été engagées dans ce sens avec la Sacem (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de musique) et la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatique) précisant que “ Netflix pourrait utiliser notre répertoire à condition de payer les droits d’auteur. Cela tord le cou à la rumeur qui disait qu’ils refuseraient de le faire.”  En outre, Netflix et la Sabam (Société d'Auteurs Belge) ont signé ce vendredi un accord qui  assure une rémunération appropriée aux membres de la Sabam dont le répertoire figure dans le catalogue Netflix. Il garantit ainsi une licence à Netflix pour utiliser les répertoires audiovisuel et musical de la Sabam.


Rester créateurs d’œuvres. Une bataille reste encore à mener : “que Netflix puisse contribuer à la production d’œuvres inédites. Mais on compte sur le soutien du politique à ce sujet. Il faudra veiller à ce que le système de création ne soit pas inversé et que le vote des internautes ne prime pas sur la créativité des auteurs. Il ne faut pas que nos œuvres soient réduites à l’état de produits, de commandes.”



Comment réagissent et s’organisent les producteurs français  ?


Prudence. “L’effet de l’arrivée de Netflix en France pour la production originale sera marginal en volume, au moins au début ”, nuance Jean-François Boyer (Tetra Media Studio). Thomas Anargiros, président d’EuropaCorp TV et de l’Union syndicale des producteurs audiovisuels, rappelle que “ Netflix a produit avec succès les séries ‘House of Cards’, ‘Orange is The New Black’, ‘Lilyhammer’ et va produire ‘Marseille’ en France, mais n’est pas une chaîne de télé. C’est une offre de catalogue, avec un algorithme qui s’adapte aux choix de chaque abonné, et permet de visionner des dizaines de milliers d’heures de programmes, qui pour 90 % d’entre eux ont plus de trois ans  ! Alors que Netflix a explosé aux États-Unis, la chaîne cryptée HBO a conservé ses 30 millions d’abonnés. 


Netflix menace-t-il l’exception culturelle en servant de “ prétexte ” pour certains diffuseurs “ de faire exploser le système des quotas et obligations de production, dans la fiction mais aussi l’animation et le documentaire ” ? Jean-François Boyer craint que la plateforme “ ne participe pas au système vertueux mis en place dans les années 60 pour participer au financement des œuvres francophones ”. Thomas Anargiros propose au projet européen de faire payer dès 2015 la TVA dans le pays où le public reçoit l’œuvre, soit étendue à l’impôt sur les sociétés. Et que la France perçoive une taxe sur la somme que Netflix versera aux fournisseurs d’accès Internet pour s’assurer une bonne qualité de bande passante.


Le patron d’EuropaCorp TV cite en exemple le rachat par Netflix de sa série “Taxi Brooklyn”, numéro 1 aux États-Unis, produite en anglais pour NBC (où se termine la diffusion) et TF1. “ Les (primo) diffuseurs français vont pouvoir faire entrer dans les plans de financement ces nouvelles fenêtres de diffusion sur des plateformes SVOD .” Jean-François Boyer d’ajouter : “ Netflix a installé une nouvelle façon de consommer les séries, le binge watching (possibilité de voir tous les épisodes sans attendre), mais aussi l’absence de coupures pub. Qui dit absence de pression publicitaire dit plus grande liberté créatrice. ” 


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Arnaques au consommateur 

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Arnaques au consommateur 

 

La liste des entourloupes est longue. Certaines marques :

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  • réduisent le format de leurs produits tout en conservant le même prix,
  • remplacent les bons ingrédients par des ingrédients bas de gamme,
  • profitent de la confiance du client pour le berner dans les calculs (« Packs familiaux » parfois plus chers que la vente à l’unité).

 

Certains supermarchés « retardent » la mise à jour du différentiel de prix, entre prix en rayon et prix au passage en caisse, afin que la marge soit encaissée en leur faveur.


Je vous invite fortement à prendre connaissance de toutes les arnaques signalées sur Pourquoi il est si rentable de vous vendre des biscuits.



Palmarès des plus belles arnaques


Plusieurs ont été signalées et notamment :


  • Les fromages de chèvre au lait… de vache. Toujours vérifier l’étiquette de vos fromages de chèvre. Beaucoup sont fabriqués à partir de lait de vache aromatisé au chèvre sans que cela soit clairement indiqué sur l’emballage.


  • Les glaces vendues au litre : les fabricants de glace injectent un maximum d’air dans les crèmes glacées afin que la recette soit « plus onctueuse ». Ce qui réduit considérablement le poids du bac de glace : le litre de glace pesait auparavant 1 kg. Bien souvent, il ne pèse plus que 700 g. Attention en particulier aux glaces Mövenpick, autrefois de bonne qualité, et qui se sont dégradées depuis qu’elles ont été rachetées par Nestlé (poids réduit de 1 kg à 900 g, sucre remplacé par sirop de glucose, prix… en augmentation).


  • Œufs : la « douzaine » ne compte plus que 10 œufs (un problème que nous avions déjà signalé ; inconvénient supplémentaire : les produits vendus à la douzaine sont divisibles par deux, par trois, par quatre, par six ; à la dizaine, ils ne sont divisibles que par deux).


  • Les pâtes Barilla sont plus chères si l’on achète un paquet de 1 kilo que 2 paquets de 500 g.


  • Les barres chocolatées qualifiées d’énergétiques Ovomaltine ont diminué de taille, mais pas leur paquet d’emballage, tout comme la plupart des barres de céréales types « Grany » et autres Mars. Une raison supplémentaire pour ne plus acheter aucun de ces produits désastreux pour la santé.

 

  • Se méfier du nouveau Ricoré, plus fluide qu’autrefois, mais dont la chicorée noble a été remplacée par de la « fibre de chicorée », du chocolat Poulain dont la boîte est passée de 1 kg à 800 g (sans diminution de prix), et du jambon blanc Fleury-Michon dont les tranches seront bientôt aussi fines que du papier à cigarette.

 


Mention spéciale enfin pour :


1) Les rillettes Bordeau-Chesnel, dont le célèbre pot rouge a récemment été redessiné pour compter un fond à triple défoncement (du jamais vu dans le domaine) afin de réduire encore le volume réel. Si vous ajoutez l’épaisse couche de saindoux à la surface, la quantité de rillettes que vous récupérez est d’à peine la moitié de ce que la taille du pot vous laissait imaginer. Et là encore, le prétendu « format familial » est aussi désavantageux que les autres.


2) Le cas pathétique des « After Eights », dont le carré occupait autrefois toute la taille de son emballage individuel. Un lecteur avisé fait remarquer que « La petite encoche en haut de celui-ci était d’ailleurs faite pour qu’on puisse se saisir facilement de ce carré de chocolat fourré à la crème de menthe. Aujourd’hui, l’emballage est resté le même, mais tout le monde pourra constater que l’encoche ne sert plus à rien puisque l’After Eight a diminué, je dirais, d’un bon 25-30 % à vue de nez. Impossible d’atteindre l’After-Eight à partir de l’encoche : celui-ci est bien trop petit !!!! »



La tarte aux cerises en plastique


Pour rester sur le thème des cochonneries vendues en grande surface, j’ai été très intéressé par un article qu’a signalé un lecteur sur un blog listant les produits chimiques utilisés pour la fabrication d’une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu’à l’usine agroalimentaire. Extrait :


« Les cerises ont reçu entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années. Les cerises sont décolorées à l’anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine.


Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d’aluminium, et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202). Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui ont reçu leur bonne dose d’engrais et de pesticides. Ce sucre est extrait par défécation à la chaux et à l’anhydride sulfureux, décoloré au sulfoxylate de sodium, puis raffiné au norite et à l’alcoolisopropylique. Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.


Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d’ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l’odeur à partir d’éléments artificiels issus de la chimie du pétrole.


L’exemple développé est ici la cerise, mais est identique à de nombreux autres parfums. Le parfum artificiel de cerise se compose donc des molécules synthétiques suivantes : acétate d’éthyle, acéthyl méthylcarbinol, butyrate d’isoamyle, caproate d’ethyle, caprylate d’isoamyle, caprate d’ethyle, butyrate de terpenyle, géraniol, butyrate de geranyl, acetylacetate d’ethyle, heptanoate d’ethyle, aldéhyde benzoïque, aldéhyde p-toluique. »


Vous pouvez lire la suite ici.



Trois conseils pour survivre au supermarché


  • Bien regarder les prix au kilo : les camouflages que permet le packaging sont infinis.


  • Manger les produits les moins transformés possible : un ingrédient simple n’est pas aussi facilement trucable qu’un aliment cuisiné, cuit, coupé, mis en sauce, hydrogéné, pulvérisé, pasteurisé.


  • Plus de trois ingrédients sur l’étiquette : danger. Moins il y a d’ingrédients différents, plus vous pourrez être confiant dans la nourriture que vous mangez. Un exemple, les jus d’orange : si vous voyez « jus d’orange à base de concentré », cela signifie qu’on a pris des résidus de purée d’orange mélangés à de l’eau et du sucre (oui, ils rajoutent du sucre). Alors que la mention « 100 % pur jus » saura vous garantir une boisson sans sucres ajoutés (ne vous réjouissez pas trop : les jus de fruit sont mauvais à haute dose, car ils contiennent trop de sucre).

 

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Par Jean-Marc Dupuis – Santé Nature Innovation – le 14 septembre 2014

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CE - "Insulte à la démocratie"

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Anti-écolos et promarchés financiers peuplent la Commission européenne


« Nous nous réjouissons du portefeuille arraché par Pierre Moscovici face aux conservateurs en Europe : non seulement il obtient les affaires économiques, mais il sera également en charge de la fiscalité. C’est un portefeuille essentiel pour lutter contre les paradis fiscaux. »


Les socialistes français élus au Parlement européen sont bien les seuls à s’enthousiasmer de l’arrivée de l’ancien ministre des Finances à Bruxelles. La réforme bancaire qu’il a mise en place en France est jugée « dérisoire », Moscovici s’étant largement soumis aux exigences du lobby bancaire (lire notre enquête).


Sur la question des paradis fiscaux, ce sont les députés et les sénateurs qui ont durci in extremis la loi, malgré les réticences du ministre. Et lorsque le précédent commissaire européen français Michel Barnier (UMP) présente en janvier 2014 un projet de réforme européenne du secteur bancaire, qui vise à limiter la taille des banques, le ministre des Finances socialiste juge sa proposition trop radicale !


Le collègue de Pierre Moscovici en charge des services financiers est lui directement issu du milieu des marchés financiers. Le conservateur britannique Jonathan Hill a fondé en 1998 une entreprise de lobbying, Quiller Consultants. Une société dont il est toujours actionnaire. Parmi ses clients : des poids lourds du secteur financier comme la banque HSBC, la société interbancaire de télécommunication financière (Swift), et l’organisation gérant la City de Londres... Ou dans un tout autre domaine, MigrationWatch, un think-tank considéré comme proche de l’extrême droite.



Un pétrolier au climat


En matière d’écologie, ce n’est guère plus enthousiasmant : le nouveau commissaire en charge du climat et de l’énergie, Miguel Arias Cañete, est l’ancien ministre de l’Agriculture et de l’Environnement du gouvernement conservateur espagnol. Il a présidé jusqu’en 2012 une compagnie pétrolière, Compañía Mercantil Petrolífera Ducar S.L, domicilié dans un paradis fiscal et dont il est toujours actionnaire. Il est aussi critiqué par les écologistes espagnols pour avoir autorisé l’extraction de gaz de schiste et la fracturation hydraulique et pour avoir fait de l’Espagne « la porte d’entrée des OGM en Europe ». Il avait également créé une polémique lors de la campagne électorale européenne en affirmant, après avoir débattu avec la candidate socialiste : « Le débat entre un homme et une femme est très compliqué. Si l’on abuse de sa supériorité intellectuelle, on a l’air d’un machiste en train de coincer une femme sans défense. »


« C’est inouï et immoral que la Commission européenne ait choisi pour ce poste quelqu’un qui est l’antithèse du défenseur de l’environnement et des énergies renouvelables », commente Florent Marcellesi, le porte-parole du mouvement écologiste espagnol Equo à Bruxelles. « À un an de la Conférence de Paris sur le climat, (…) le choix de monsieur Cañete au portefeuille climat énergie est choquant », renchérit le député européen écologiste Yannick Jadot. Le Parti de gauche appelle de son côté les députés européens à s’opposer à cette nomination.



Une « insulte » à la démocratie


L’environnement, la mer et la pêche sont placés sous la houlette de l’ancien député et homme d’affaires maltais Karmenu Vella. Investi dans plusieurs sociétés hôtelières et de BTP maltaises, Karmenu Vella préside également jusqu’en 2013 le groupe de tourisme Orange Travel Group associé à plusieurs sociétés de croisière, comme Croisières de France ou les tristement célèbres croisières Costa. Le prisme touristique du personnage prendra-t-il le pas sur la protection de l’environnement ?


« La composition de la commission Juncker annonce le renforcement des politiques néolibérales qui entraînent l’Europe dans le gouffre. Pour Attac France, il s’agit d’une véritable insulte pour les millions de citoyens européens qui souhaitent rompre avec le dogme de l’austérité et la domination de la finance, pour engager la transition écologique et sociale », estime l’association altermondialiste.


Un néolibéralisme qui ouvre aussi une porte à la droite dure : l’ancien ministre hongrois Tibor Navracsics, membre du très réactionnaire parti Fidesz s’occupera de l’éducation, de la culture, de la jeunesse et de la citoyenneté… Malgré son enthousiasme pour la nomination de Pierre Moscovici, « la délégation socialiste française s’inquiète de l’équilibre politique » de la Commission. Pouvait-on réellement attendre autre chose d’un Président de la Commission, Jean-Claude Juncker, qui a gouverné un paradis fiscal pendant 20 ans ?



Par Ivan du Roy (avec Nathalie Pédestarres à Madrid) - bastamag.net - le 11 septembre 2014

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SVP : un peu de social aussi !


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Ukr.-Troupes de l’OTAN & combats

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Photo : sous les tirs de la junte dans une zone résidentielle de Donetsk – source : photo extraite d’une vidéo  datée du 14 septembre 2014



Ukraine/Donbass : des troupes de l’OTAN dans l’Ouest, Donetsk sous les tirs


Ceux qui parlent encore de trêve dans le Donbass sont soit des imbéciles, soit des menteurs. Les événements de ces dernières 24 heures montrent, s’il en était besoin, que la trêve en question n’est qu’une illusion médiatique, alors que l’OTAN est sur le point de débuter des manœuvres sur le territoire ukrainien.


Nous assistons ces dernières heures aux prémisses de la contre-offensive que tous les observateurs avisés annonçaient depuis plusieurs jours. Elle sera en tous les cas meurtrière, destructrice et n’aura pas forcément les effets escomptés par Kiev, parce que du côté des forces armées de Nouvelle Russie, les troupes de la junte sont attendues de pied ferme.

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L’échange de prisonniers dans le cadre des accords de Minsk est au point mort en raison du fait qu’un grand nombre de personnes figurant sur les listes présentées par les autorités de Nouvelle Russie n’ont pas été retrouvées.


Ces prisonniers manquants étaient censés être détenus par le SBU ou par les « bataillons » spéciaux du ministère de l’Intérieur d’Arsen Avakov ; ce qui signifie qu’elles sont vraisemblablement décédées à l’heure qu’il est, exécutées froidement ou mortes sous la torture. Il pourrait s’agir d’au moins 200 combattants et civils kidnappés par les unités chargées des basses œuvres du régime kiévien.

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L’OTAN en manœuvres d’intimidation


Les manœuvres atlantistes sous le dénominatif de Rapid Trident 2014 commencent ce lundi dans l’Ouest de l’Ukraine près de la frontière polonaise.


De plus, du 24 septembre au 3 octobre se déroulera en Pologne Anakonda, un exercice d’entraînement de commandement opérationnel interarmes destiné à valider la possibilité d’intervention rapide d’une Task Force en Europe centrale. Le but de l’exercice sera d’harmoniser les forces destinées à mener des opérations « défensives » (sic) et de créer les conditions pour la réception de contingents alliés en renfort.

Déjà, des manœuvres navales de l’Alliance atlantique avec la flotte ukrainienne se déroulent en mer Noire. Elles ont déjà démontré que ce qui reste des forces navales de Kiev semble totalement inapte à mener la moindre opération militaire, même limitée.


Rapid Trident 2014 rassemblera quelque 1.300 soldats de l’Ukraine (non adhérente de l’OTAN !), d’Azerbaïdjan (non adhérente de l’OTAN !), de Bulgarie, du Canada, de Géorgie (non adhérent de l’OTAN !), d’Allemagne, de Grande-Bretagne, de Lettonie, de Lituanie, de Moldavie (non adhérente de l’OTAN !), de Norvège, de Pologne, de Roumanie, d’Espagne et bien entendu des États-Unis avec, entre autres, au moins une compagnie de la 173rd Airborne Brigade basée en Italie.


Il s’agit en fait d’une série d’essais de procédures de déploiement de l’OTAN sur une petite échelle.


Il s’agit aussi d’une opération d’intimidation destinée à faire croître la tension en Ukraine alors que les combats recommencent très sérieusement dans le Donbass entre forces fidèles à la junte et troupes indépendantistes.


Il y a sans doute pas mal de travail à réaliser sur ces questions d’intervention planifiée du côté de l’OTAN puisqu’on apprend que deux hélicoptères Black Hawk de la « force de réaction rapide » de l’Alliance se sont perdus en Pologne à environ 220 kilomètres au nord de Varsovie… et ont même dû demander leur chemin aux paysans polonais (source) !


Et comme par grand hasard, juste au moment où l’OTAN engage un exercice majeur près de Lviv, Kiev lance sa contre-offensive sur Donetsk…



Contre-offensive ukrainienne

 .

.

 

.

Depuis ce matin, Donetsk n’a cessé d’être pilonnée, notamment les quartiers résidentiels Nord et Ouest. Environ 20 personnes ont été tuées, il y a 6 blessés graves et 18 autres personnes ont été blessées légèrement ou contusionnées. Même situation sur le secteur de Gorlivka plus au Nord, où la bataille fait rage.

Entre Donetsk et Mariupol, au Nord-Ouest de Telmanove, il semblerait que les FAN aient réussi à repousser les forces ukrainiennes au-delà du Kalmius, Gratine seraient entre les mains indépendantistes. Une information qui nécessite confirmation, mais qui semble fiable.

.

L’essentiel des informations se porte ce soir sur Donetsk et Gorlivka où les combats continuent, y compris des duels d’artillerie. Il semblerait qu’une compagnie de la garde nationale (peut-être appartenant au « bataillon Kiiv-1), appuyée par des mortiers lourds, serait engagée pour tenter de désenclaver les troupes prises au piège sur l’aéroport. Une partie de la population de Donetsk fuit les zones résidentielles de l’Ouest de l’agglomération qui sont partiellement en flammes. La nuit sera longue dans le secteur de Donetsk.



Par Jacques Frère

NationsPresse.info – le 14 septembre 2014


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11 Septembre : révélations - 2/2

11 Septembre : révélations - 2/2 | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo : ‪ecouterlesilence.over-blog.com

 

Révélations sur le 11 Septembre… « Trop secret pour être publié », un rapport d’une agence du ministère de l’énergie américain (DOE) révèle que les attentats du 11 septembre 2001 de New York furent une attaque nucléaire — 2e partie.


Cette traduction fait suite à l’article " Le jour où le monde s’écroula… Le 11 Septembre a été une attaque nucléaire". — 1re partie — voir sur cette même page. 


Dans l’article ci-dessous, Gordon Duff nous livre un rapport des services de renseignements russes, qui à notre avis, lâche pas à pas le morceau devant la trahison irrécupérable commise par les dirigeants corrompus yankees et occidentaux. En 2005, lors de conférences, l’ancien chef d’état-major russe en fonction au moment des attentats, le général Ivashov, avait déjà laissé entendre que la Russie "savait". Devant les agressions répétées dont elle fait l’objet, la Russie a sans doute décidé que le moment était venu de larguer la clique criminelle occidentale en rase campagne devant leurs peuples… Ces deux dernières traductions que nous venons de faire comptent parmi les plus importantes de notre historique.


On ingurgite toujours, le processus de digestion n’est pas encore enclenché… – Résistance 71 –



Trop secret pour être publié : Le piratage nucléaire de Bush exposé.

La Russie ouvre ses dossiers sur le 11 Septembre nucléaire et la prolifération israélienne — Par Gordon Duff

 

 

Le rapport reproduit ci-dessous provient d’une fuite réalisée par des sources du renseignement russes. Comme l’origine est d’une agence de renseignement sous la forme d’une “fuite”, il y a toujours des questions qui se posent (intox ou pas ?).


Jusqu’ici, nous avons trouvé non seulement la confirmation de la très vaste majorité du matériel d’information fourni, mais aussi que plusieurs solutions à de sérieux problèmes impliquant les attentats du 11 Septembre y sont inclues.


J’ai très peu écrit ici. Ceci est arrivé avec une grosse documentation soutenant les dires et qui pourra être publié sur SCRIBD dans le futur pour accès public. Un des éléments clés est que les États-Unis ont fourni à Israël des surplus d’armes nucléaires.


(Note de l’éditeur : On nous a conseillé de dire qu’une certaine documentation ne pourra jamais être téléchargée en ligne ou distribuée pour des raisons qui seront évidentes)


Nous avons obtenu une très solide confirmation de tout ceci. Pendant les années 1980, Israël a montré son inventaire de mini-nuke tactiques de modèle Davy Crockett (NDT de fabrication américaine) à un de nos éditeurs, qui était à cette époque haut fonctionnaire du renseignement à l’OTAN. Ces mini armes nucléaires des premiers temps furent retirées de l’inventaire américain en 1978 et “disparurent”.


Ce rapport hautement classifié secret défense est publié sans changement aucun à l’exception d’une mauvaise traduction provenant d’un logiciel (NDT Rappelons que le rapport original est en russe). Mon opinion personnelle est que ceci N’EST PAS un fuitage de désinformation, mais que cela représente plutôt une très sérieuse avancée (concernant le 11 Septembre). Je pense que ceci constitue un des rares moments où on peut observer ce qu’il se passe derrière le rideau. Je publie ceci à toutes fins utiles pour ceux qui sont qualifiés pour comprendre combien très peu de tout ceci est actuellement connu sous forme d’information. Les choses nouvelles qui apparaissent ici sont stupéfiantes. Pour ceux qui trouvent que tout cela leur passe au-dessus de la tête, je ne peux pas faire grand-chose si ce n’est que de vous dire que cela constitue le monde dans lequel “vos anciens” vivent vraiment et que vous avez finalement une chance unique de pouvoir regarder ce qu’il y a dans le tiroir du haut de la commode de papa et maman.



Trop secret pour être publié


D’après un agent de renseignements à la retraite du FXX se spécialisant dans le contre-espionnage israélien : le type d’engins nucléaires utilisés durant le 11 septembre ont été une version modifiée des obus d’artillerie nucléaires W-54, qui furent fournis en secret aux Israéliens entre 1988 et 1998 en provenance de stock de surplus américains exportés durant la période Bush/Clinton.


Une analyse chimique faite par le laboratoire Sandia du ministère de l’énergie américain (DOE ou Department of Energy) a été capable d’identifier l’empreinte chimique/radioactive des têtes nucléaires en se basant sur des échantillons récoltés après les retombées de Ground Zero du 11 Septembre. (Note de l’éditeur : l’utilisation d’une arme nucléaire à Ground Zero est confirmée par plusieurs sources)


Toutes les têtes nucléaires au plutonium ont une empreinte chimique qui peut identifier le type de fabrication de l’arme et où le PU a été fabriqué ainsi que son âge. Ceci a constitué le chantage sur Bush 1 et Bush 2 le 11 Septembre avec le transfert illégal de surplus d’armes nucléaires américaines aux Israéliens et pourquoi la couverture continuelle fut appliquée ainsi que pour la fraude sur le marché boursier qui se produisait à Wall Street et le vol d’or, d’après le fichier ENW57.pdf page 66.

(Note de l’éditeur : Document reçu et confirmé)


Il n’y a eu besoin que d’une charge de 2 kilotonnes pour faire s’effondrer les bâtiments. Un engin de 2 Kt produira une boule de feu d’environ 50 à 70 m de diamètre à plus de 4000oC. Suffisamment grande pour faire fondre les poutres d’acier du cœur de la structure des bâtiments et les faire s’effondrer sur place. Le flash lumineux serait de moins de 1 seconde et serait essentiellement dans l’échelle ultra-violette (UV). La surpression serait de 60 PSI (4 bars) maximum et serait dirigée vers le haut avec l’explosion. Voir l’effet de sous-sol.


Les retombées radoactives demeureraient minimums et se situeraient seulement aux alentours de Ground Zero seulement. Le niveau de radiation baisserait à des niveaux acceptables 72 heures après l’explosion.


La vaste majorité de la radioactivité a été prise dans les poussières de ciment et de béton, ce qui a causé toutes les morts récentes par cancer que nous avons vu et voyons encore parmi les membres des équipes de premiers secours de la ville de New York, qui sont intervenus sur place ce jour-là.

(Note de l’éditeur : Consistant avec les données observées)


L’acier fondu et l’oxyde de fer ou “nanothermite” sont des déchets de l’extrême flux induit de rayons gammas/Neutrons dans le cœur d’acier des bâtiments. Les radiations dissolvent l’acier en oxyde de fer consumant le carbone et le silicone dans l’acier. Ceci explique la disparition des énormes colonnes d’acier et donne un indice très important sur la “vaporisation” de l’antenne de 20 tonnes qui se trouvait au sommet de la tour sud. La projection ascensionnelle des radiations l’a littéralement vaporisé. Des preuves de cela se trouvent sur les vidéos.

(Note de l’éditeur : Le problème de la tour est vital.)


La taille totale de XXOO du fichier de données en provenance de Sandia Labs du DOE sur les évènements du 11 Septembre est de plus de 72 MB, Snowden n’avait pas l’autorisation Q, il n’a donc pas pu y avoir accès.

Carnaberry avait une bonne pile de documents sur le sujet (tout sous le coup du transfert). L’histoire complète de la non-prolifération de matériel nucléaire volé venant de Russie était une couverture israélienne pour cacher la source originale du matériel d’armement en provenance des stocks américains.

(Note de l’éditeur : Totalement confirmé)


La distribution illégale de matériel d’armement nucléaire américain aux alliés étrangers ne fut pas limitée à Israël. Virtuellement tous les alliés de l’OTAN croquaient de cette escroquerie également. Dick Cheney est le coupable sur cette question. Bush 2/Cheney ont négocié des noyaux nucléaires avec des pays étrangers en échange d’IOUs (NDT : “IOU” en anglais se prononce “I owe you” c’est à dire “je vous dois”, faisant référence à un système d’échange impliquant des renvois d’ascenseur sur des questions essentielles de la politique américaine) afin de pouvoir faire ce qu’ils voulaient. Tom Countryman, un agent israélien bien connu, est maintenant bizarrement en charge du NNP (National Non Proliferation) au ministère des Affaires étrangères sous Obama (?). Il y fut mis par Rahm Emanuel.


Il apparaît que l’arme de choix des Israéliens fut le W-54 et s’ensuivit des séries de noyaux nucléaires pris du site de stockage poubelle d’Amarillo au Texas. C’est sur quoi Carnagerry travaillait pour Bush senior à Houston.


Un total de plus de 350 noyaux nucléaires furent transférés aux Israéliens sur une période couvrant 10 à 20 ans. Le type de fabrication de noyau pour W-54 était le plus désirable à cause du mode de fabrication donnant 2 points d’implosion. Ceci est le plus facile à reconstruire et à modifier en comparaison des autres fabrications circulaires de noyau atomique.


La fabrication en forme de pilule de l’arme de type W-54 fait que le noyau contient 1,5 fois plus de plutonium qu’un noyau standard. Ceci permettrait que suffisamment de plutonium enrichi au niveau requis pour l’armement soit récupéré, même après 32 ans de stockage. L’Americium qui se produit au fil du temps dans le noyau, fait que le noyau devient inutilisable en tant qu’arme nucléaire et donne une date de péremption au matériel, basée sur la vitesse de production du plutonium dans le réacteur de Stanford.


De manière courante, cela prend environ 150 jours maximum. Le temps d’irradiation dans le réacteur pendant la production détermine la durée de vie du noyau en tant qe matériel fissile d’armement nucléaire.

Toutes les mini armes nucléaires utilisées par les Israéliens sont reconstruites à partir d’engins W-54.

Ces engins furent utilisés dans l’attentat à la bombe de Bali, dans l’attentat de Londres et sur les réacteurs nucléaires japonais.

(Note de l’éditeur : L’utilisation d’une arme nucléaire à Bali est confirmée)



Ces engins furent aussi utilisés à Damas, en Irak et en Afghanistan par les États-Unis

(Note de l’éditeur : multiples confirmations avec échantillons de terrain.)


Ces engins sont stockés dans la plupart des ambassades israéliennes afin qu’ils soient plus faciles à déployer et à mettre en œuvre. Les engins qui furent utilisés durant les attentats du 11 Septembre 2001 furent gardés au consulat israélien de New York jusqu’à ce qu’ils furent mis en place. Après le 11 Septembre, le FBI teste maintenant les valises diplomatiques avec un compteur Geiger à l’entrée et au départ des États-Unis. Les armes (nucléaires) sud-africaines étaient aussi des surplus d’obus d’artillerie nucléaires de type W-54, acquis d’Israël, leur assemblage final et leur test étant faits en Afrique du Sud avec l’assistance d’Israël.

(Note de l’éditeur : Ceci explique les problèmes de production de Pelendaba.)


Ceci fut fait parce qu’Israël avait besoin d’un endroit d’assemblage et de test afin de s’assurer que la reconstruction des armes se passerait de la bonne manière et qu’elles fonctionneraient efficacement

(Note de l’éditeur : test effectué le 22 septembre 1979, confirmé de sources multiples)


Les armes nucléaires nord-coréennes sont aussi des obus d’artillerie nucléaires de 155 mm, fournis par Israël. Le véritable programme nucléaire nord-coréen est basé sur l’utilisation d’artillerie nucléaire et non pas de missiles. Le plan est d’utiliser un énorme barrage d’artillerie sur la Corée du Sud si une guerre venait à éclater, incluant l’utilisation d’obus d’artillerie nucléaires pour contrer les chars américains, les roquettes et leur artillerie.


Les Saoudiens ont aussi quelques W-54 acquis des États-Unis sous Bush 2 (Note de l’éditeur : Confirmé). Les Israéliens ont aussi fourni ces engins à L’Inde, au Brésil, la Chine, Taiwan, le Japon et la Corée du Sud (Note de l’éditeur : tout est confirmé sauf pour la Corée du Sud. Le Canada était pensé être la source des armes nucléaires brésiliennes).


La centrale (israélienne) de Dimona abrite un réacteur thermique ouvert de 75 MGW comme celui utilisé en France, pour leur programme de production d’armes au plutonium, leur version de Stanford.

(Note de l’éditeur:  probablement “Hanford”).


Due à sa surutilisation comme réacteur générateur rapide de plutonium par les Israéliens, Dimona a été victime d’une “explosion de vapeur”, un flash dû à l’aspect critique des neutrons à la fin des années 1980 sous Bush 1. Ceci ferma les opérations d’enrichissement pendant plusieurs années jusqu’à ce que des réparations puissent être faites.


Maintenant la centrale ne peut opérer qu’à bas régime à cause des dégâts causés par l’absorption des neutrons dans le vaisseau d’isolation de la centrale. Le réacteur est maintenant essentiellement utilisé pour la production d’isotopes. Ceci a forcé les Israéliens à se tourner vers des stocks de matériels nucléaires volés des États-Unis pour la continuation de leur programme nucléaire.


Les Israéliens, sachant que le matériel nucléaire qu’ils avaient acquis avait une durée de vie limitée avant qu’il ne soit plus utilisable en tant qu’arme, essayèrent de le refourguer sur le marché des surplus le plus rapidement possible avant qu’il ne soit plus d’aucune utilité pour eux. Ainsi ils le refourguèrent à des nations ne se doutant de rien qui ne feraient que le conserver étant incapables de le tester. Ce furent les tests de fission en Corée du Nord.

(Note de l’éditeur : confirmé de sources multiples)


Lorsque tout le monde s’est rendu compte de la supercherie, comme le firent le Japon et la Corée (l’épisode des sous-marins coréens qui ont coulé, etc.), ils furent en colère, car ils se rendirent compte qu’ils avaient payé beaucoup d’argent pour de la camelote. Ceci vit le début d’une mini guerre froide avec Israël et ses vieux clients. Quoi qu’il en soit, avec des microarmes nucléaires, même lorsque le plutonium prend de l’âge, il produira toujours une fission suffisante pour une petite détonation sous la barre des 2 Kt en amplitude.

Ainsi elles peuvent toujours être utilisées comme petites “bombes sales” ou comme de petites munitions nucléaires tactiques par exemple lors des attaques à l’artillerie nucléaire à Damas avec des W-54 sous forme de roquettes.

(Note de l’éditeur : Attaque confirmée du 4 mai 2013)

Dans la fabrication en W-54, le noyau est toujours de la forme d’une pilule et fait environ 10 cm de diamètre et pèse environ 9,5 kg.

La très vaste majorité du combustible nucléaire est consumé dans la boule de feu plasmique lors de l’explosion, il y a donc très très peu de plutonium dans les retombées radioactives. S’il est mélangé à d’autres matériaux, les retombées radioactives peuvent même être réduites à un très bas niveau tout comme dans les engins à radiation intensifiée appelée également “bombe à neutrons”. C’est ce qui a été utilisé en ce 11 septembre 2001.


Le but principal de l’arme nucléaire utilisée le 11 Septembre fut de produire un énorme flux de rayons gammas/neutrons qui vaporiseraient alors environ 60 à 90 m de grosses poutres d’acier épaisses de 15 cm, qui constituaient le cœur de la structure des tours du WTC.


Ceci créa un phénomène de chute libre comme tout le monde l’a vu à la télévision ce jour-là

(Note de l’éditeur : Information critique ici…)


Le flash lumineux serait caché de la vue à cause de la détonation qui se produit sous terre. La vaste majorité de la lumière était dans le spectre non visible de toute façon. La surpression serait réduite à 6 PSI à cause de la détonation voyageant vers le haut et vers le cœur de la structure des bâtiments et les radiations à neutron vaporisant la grosse antenne de télévision se situant au sommet du bâtiment comme vu à la télévision.

Les retombées radioactives seraient essentiellement du ciment et du béton armé vaporisé et de l’oxyde de fer. C’est pourquoi après les évènements, ils ont dit a tout le monde à la télé que les brûlures de la peau dues aux rayons béta, étaient dues à la causticité du ciment des bâtiments et non pas aux radiations des retombées radioactives. (Note de l’éditeur : Information totalement confirmée)


L’oxyde de fer trouvé partout sur place était ce qu’il restait des poutres d’acier. Ceci représente ce qui a été appelé nanothermite et qui fut trouvé partout. Les retombées radioactives ont été limitées à une zone 1,5 km dans le centre de New York. Voir les cartes. (Note de l’éditeur : Les cartes ont été reçues)

La chute du niveau de radiation a ramené la zone dans la norme de sécurité radiologique après 72 heures (Note de l’éditeur : Information totalement confirmée) juste en dehors de Ground Zero.


Voilà pourquoi la zone a été fermée au public pendant 3 jours après les événements afin de permettre aux radiations de retourner à des niveaux de sécurité établis.

 


Par Gordon Duff — Traduit de l’anglais par Résistance 71 – le 13 septembre 2014

 

 

URL de l’article original :

http://www.veteranstoday.com/2014/05/20/too-classified-to-publish-bush-nuclear-piracy-exposed/

Koter Info's insight:


Suite de la partie 1


11 Septembre : révélations - 2 / 2


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Courageuse petite Géorgie ?

Courageuse petite Géorgie ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Courageuse petite Géorgie ?


Non, aborder la situation à travers la grille

d’analyse de la guerre froide ne tient pas.


par Mark Almond


Mark Almond est maître de conférences en histoire à l’Oriel College de l’université d’Oxford. Je reprends ici un de ses intéressants articles de 2008 à propos de la russophobie déjà répandue à l’époque. Voir la page Wikipedia sur ce conflit.

***


Il serait simpliste de faire porter à la seule Russie la responsabilité des affrontements autour de l’Ossétie du Sud. L’Occident serait bien avisé de ne pas s’en mêler.


Pour beaucoup, voir des tanks russes franchir une frontière en plein mois d’août rappelle les tristes souvenirs de Prague en 1968. Ce réflexe de guerre froide est parfaitement naturel, mais, après deux décennies de retrait des Russes hors de leurs anciens bastions, il est trompeur. Tout événement dans l’ex-Union soviétique n’est pas une répétition de l’histoire soviétique.


Le conflit entre la Russie et la Géorgie au sujet de l’Ossétie du Sud a en réalité plus de points communs avec la guerre des Malouines de 1982 qu’avec un épisode de la guerre froide. Alors que la junte argentine, qui venait de récupérer Las Malvinas sans qu’une goutte de sang ne soit versée, se félicitait de l’approbation de sa population, Henry Kissinger anticipa la réaction britannique que personne ou presque ne prévoyait en déclarant : « Aucune grande puissance ne bat éternellement en retraite. » Peut-être que, aujourd’hui, la Russie a arrêté la longue retraite vers Moscou qui a débuté sous Mikhaïl Gorbatchev.


À la fin des années 1980, alors que l’URSS amorçait son déclin, l’Armée rouge se retira de plusieurs pays d’Europe orientale qui, à l’évidence, considéraient qu’elle n’était là que pour protéger des régimes communistes impopulaires. Ce retrait se poursuivit dans les nouvelles républiques de l’ex-URSS, et jusque sous la présidence de Vladimir Poutine, durant laquelle les troupes russes furent même évacuées de leurs bases en Géorgie.


Aux yeux de nombreux Russes, cette vaste retraite géopolitique de pays qui faisaient partie de la Russie bien avant l’instauration du régime communiste n’a amélioré en rien les relations du pays avec l’Occident. Plus la Russie se rognait les griffes, plus Washington et ses alliés dénonçaient les ambitions impériales du Kremlin.


Contrairement à ce qui se passait en Europe de l’Est, par exemple, les troupes russes sont aujourd’hui populaires dans des États sécessionnistes comme l’Ossétie du Sud ou l’Abkhazie. Le portrait de Vladimir Poutine y est plus largement affiché que celui du président de l’Ossétie du Sud, l’ancien champion de lutte soviétique E.Kokoïty. Les Russes y sont considérés comme une protection contre une éventuelle reprise du nettoyage ethnique pratiqué par les Géorgiens.


En 1992, l’Occident a appuyé Édouard Chevardnadze lorsqu’il a voulu rétablir le contrôle de la Géorgie sur ces régions. La guerre fut un désastre pour son pays. Le « nettoyage » opéré dans les régions rebelles entraîna la fuite de plus de 300 000 réfugiés, mais pour les Ossètes et les Abkhazes, c’est le pillage brutal auquel se livrèrent les troupes géorgiennes qui est resté gravé dans les mémoires.


Depuis lors, les Géorgiens n’ont cessé de ruminer leur humiliation. Tandis que Mikheïl Saakachvili n’a pas fait grand-chose pour les réfugiés depuis son accession au pouvoir au début de 2004 – si ce n’est les expulser de leurs hôtels du centre de Tbilissi pour favoriser le marché immobilier –, il a consacré 70 % du budget du pays aux dépenses militaires. En août 2008, il a décidé de montrer ses muscles.


Bien décidé à assurer l’entrée de la Géorgie dans l’OTAN, le président géorgien a envoyé des troupes en Irak et en Afghanistan – et estimé du même coup qu’il bénéficiait du soutien américain. Les rues de la capitale géorgienne sont tapissées d’affiches du président américain au côté de son protégé géorgien. C’est une avenue George W. Bush qui mène à l’aéroport de Tbilissi. Mais Mikheïl Saakachvili a ignoré une autre maxime d’Henry Kissinger : « Les grandes puissances ne se suicident jamais pour leurs alliés. »


Peut-être que ses alliés néoconservateurs à Washington l’ont également oubliée. Espérons que non.


Comme Galtieri en 1982, Mikheïl Saakachvili est confronté à une crise économique intérieure et à la désillusion de la population. Dans les années qui ont suivi ce que l’on a appelé la « révolution des roses », le copinage et la pauvreté qui caractérisaient la période Chevardnadze n’ont pas disparu.


En novembre 2007, les allégations de corruption et de favoritisme à l’égard du clan de la mère du président, ainsi que les soupçons de fraude électorale ont provoqué des manifestations de masse contre Mikheïl Saakachvili. Ses forces de sécurité – entraînées, équipées et financées par l’Occident – ont réprimé les protestataires. S’en prendre à l’ennemi commun des Géorgiens en Ossétie du Sud permettra sans doute, au moins sur le court terme, de les rassembler autour du président.


En septembre 2007, le président Saakachvili s’en est pris à celui qui avait été son plus proche allié durant la « révolution des roses », le ministre de la Défense Irakli Okruachvili. Les deux hommes s’accusèrent d’entretenir des liens avec la pègre et de se livrer à la contrebande. Quelle que soit la vérité, le fait que des hommes considérés par l’Occident comme des héros du grand ménage opéré après la période Chevardnadze s’accusent de délits aussi monstrueux devrait nous mettre en garde contre la tentation de choisir un héros local dans la politique caucasienne.


Les commentateurs géopolitiques occidentaux s’en tiennent à des simplifications de la guerre froide à propos de la Russie intimidant la courageuse petite Géorgie. Quiconque connaît un tant soit peu le Caucase sait que l’État qui se plaint d’être la victime de son grand voisin peut lui-même se comporter de manière tout aussi odieuse à l’égard de ses propres minorités. Les petits nationalismes sont rarement angéliques.


Pire encore, le soutien occidental à des programmes d’ » équipement et entraînement » dans l’arrière-cour de la Russie ne contribue en rien à la paix et à la stabilité si des responsables locaux grandiloquents tels que M. Saakachvili les voient comme une promesse de soutien inconditionnel, même à l’occasion de crises qu’ils ont eux-mêmes provoquées. M. Saakachvili semble avoir pensé que le précieux oléoduc qui passe par son territoire, ainsi que les conseillers de l’OTAN mêlés à ses troupes, empêcheraient la Russie de réagir militairement à une incursion en Ossétie du Sud. Ce calcul s’est avéré désastreusement erroné.


La question à présent est de savoir si le conflit peut être contenu ou si l’Occident va s’y trouver entraîné. Jusqu’à présent, l’Occident a adopté des approches différentes à l’égard des sécessions dans les Balkans, où des micro-États obtiennent des ambassades, et dans le Caucase, où les frontières tracées par Staline sont considérées comme sacro-saintes.


Dans les Balkans, l’Occident a encouragé la désintégration de la Yougoslavie multiethnique, processus qui a culminé avec la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo en février. Si un micro-État dominé par la mafia tel que le Monténégro est capable d’obtenir la reconnaissance de l’Occident, pourquoi des États défectueux, prorusses et non reconnus ne pourraient-ils pas eux aussi aspirer à l’indépendance ?


Avec son extraordinaire complexité ethnique, la Géorgie est une post-URSS en miniature. Si les Occidentaux se sont empressés de reconnaître le droit des républiques non russes de se séparer de l’URSS en 1991, quelle logique y a-t-il à proclamer que des non-Géorgiens devraient demeurer au sein d’un micro-empire qui se trouve être pro-occidental ?


Les nationalismes des autres ressemblent aux histoires d’amour des autres, ou, à vrai dire, aux combats de chiens. Ce sont des choses dans lesquelles les gens avisés s’abstiennent d’intervenir. Une guerre dans le Caucase n’est jamais une croisade morale claire – mais combien de guerres le sont ?



Par Marc Almond, The Guardian, le 9 août 2008.

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TOURISME CLIMATIQUE ET...

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Source photo : notreterre.org


TOURISME CLIMATIQUE ET PRIORITÉS HUMANITAIRES


Le 23 septembre, une nouvelle grand-messe climatique est convoquée à New York par le Secrétaire Général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-Moon. Les dirigeants politiques mondiaux, ceux de la finance et de l’industrie ainsi que la société civile sont invités à y participer « pour donner un nouvel élan à la lutte contre les changements climatiques ».


La prochaine étape est prévue à Paris en décembre 2015, où on espère cette fois imposer des normes restrictives impératives aux États qui douteraient de l’existence d’un thermostat climatique sur lequel l’homme règlerait à volonté la température ambiante. Tout ceci sera appuyé, n’en doutons pas, par des interventions médiatiques de plus en plus apocalyptiques à l’approche de cette date.


Tout ce beau monde préfère occulter un fait incontestable : le réchauffement global plafonne depuis 1998, en dépit de tous les modèles climatiques qui n’ont pas prévu ce phénomène embarrassant, parmi d‘autres réalités tout aussi déconcertantes et tout aussi occultées d‘ailleurs.


Dans le billet repris ci-dessous, Viv Forbes s’émeut du fait que la seule Australie a envoyé une équipe de 114 personnes, dont son Premier ministre, à la Conférence de Copenhague. Que dire alors des Belges, dont la délégation à Copenhague comptait 120 personnes, à Cancún, 108 participants, les autres conférences à l’avenant. Un somptueux « Magical Climatic Tour » !


La seule conférence de Rio +20 en 2012 a rassemblé à elle seule 50.000 participants, dont plus d’une centaine de chefs d’État.


Ces dernières années dans le monde, des millions de personnes sont mortes dans des conflits armés, d’autres dans des famines ou par manque d’eau potable, et jusque dans nos pays des citoyens meurent de froid, car ils n’ont pas les moyens de se chauffer ou même de s’abriter, tandis que des populations entières sont parquées dans des camps de réfugiés.


Personne n’est mort par la faute du réchauffement climatique. (Un réchauffement global de 0,7 °C — sept dixièmes de degré — sur tout le XXe siècle).


Alors, où sont les priorités, et est-il judicieux que les contribuables continuent à financer directement ou indirectement les séjours de nos (ir) responsables dans des paradis touristiques souvent tropicaux, afin qu’ils fassent acte de présence dans des conclaves cycliques qui débouchent d’ailleurs sur autant d’échecs ? Il serait aussi amusant de calculer « l’empreinte écologique » de ces gigantesques conventions destinées à rebooster le catastrophisme climatique.


Voici les passages significatifs du billet publié par Viv Forbes dans le site WUWT de Anthony Watts (1) (traduction maison)



Par Jo Moreau - belgotopia.blogs.lalibre.be - le 10 septembre 2014



Il y a vingt-deux ans, un groupe de militants verts se faisant appeler « Le Sommet de la Terre » s’est réuni à Rio et a inventé une façon de visiter le monde aux frais des contribuables : initier des conférences sans fin sur les alarmes menaçant l’environnement.


(…) Mais ils ont découvert le plus juteux des filons avec leur création appelée « Réchauffement Global », et ses sous-branches « Changement Climatique » et « Phénomènes Météorologiques Extrêmes ».


Ces « nobles causes » ont généré une profusion de comités de pilotage, comités de référence, les comités politiques, sous-groupes scientifiques, des comités de travail, les évaluateurs et les organismes de pointe, et ont généré des réunions avec 20.000 participants de 178 pays en des lieux tels que Rio, Berlin, Genève, Kyoto, Buenos Aires, Bonn, La Haye, Marrakech, New Delhi, Milan, Montréal, Nairobi, Bali, Poznan, Copenhague, Cancún, Durban, Qatar, Doha, Varsovie, Stockholm, Lima, Abu Dhabi et New York.


Le circuit des Conférences climatiques est devenu une véritable aubaine pour les compagnies aériennes, les hôtels et restaurants raffinés, plus encore que les Jeux olympiques ou le G20.


Les contribuables du monde entier ont financé depuis 21 ans des dépenses inutiles, qui auraient été bien mieux employées dans une infrastructure pour la maîtrise des inondations, l’approvisionnement en eau potable des populations victimes de la sécheresse endémique, et à la lutte contre la pollution.


(1) http://wattsupwiththat.com/2014/08/25/cut-the-costly-climate-chatter/ 

 

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Euromaidan : tout ça pour rien ?

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Euromaidan : tout ça pour rien ?

 

Rappelez-vous.


1er épisode : L’UE avait proposé un accord d’association à l’Ukraine présidée alors par Victor Ianoukovitch. Après acceptation du principe, les autorités de l’époque, tenant compte des intérêts de l’Ukraine étroitement liés à ceux de la Russie, décident de reporter la signature de l’accord pour tenir compte des préoccupations de Moscou.


2e épisode : L’UE, furieuse de cette volte-face, crie à la trahison. Comment Ianoukovitch osait-il lui tenir tête ? Ça n’allait pas se passer comme ça. Ensuite manifs, contestations, émeutes, quelques morts, et enfin coup d’État. Exit le récalcitrant Ianoukovitch, et Welcome aux europhiles qui ont vaillamment gagné leur européanité.


3e épisode : Ça se complique. En Ukraine, il n’y a pas que des europhiles. Pour commencer, les Ukrainiens se réveillent avec un morceau de territoire en moins, la Crimée, et d’autres régions se préparent à la suivre, ce qui n’était pas du tout prévu.


4e épisode : En attendant de régler leur compte aux séparatistes, la procédure de signature de l’accord d’association est accélérée et est enfin finalisée. Dieu soit loué, la révolution Euromaidan n’aura pas été vaine. Vite que cet accord entre en vigueur…


5e épisode : Heu… c’est-à-dire que… En fait, Ianoukovitch avait raison, ce ne sera pas possible tout de suite. Il faudra d’abord en discuter avec la Russie…


En attendant le prochain épisode, l’entrée en vigueur de l’accord d’association Ukraine-UE est reportée en 2016 (le 31 décembre 2015, plus exactement). Avec Ianoukovitch, l’Ukraine se serait épargnée bien des drames, aurait remis son économie sur les rails grâce à l’aide de la Russie, et aurait quand même signé l’accord d’association avec l’UE qui serait entré en vigueur peut-être plus tôt, et tout le monde aurait été content… sauf les USA.



Par Avic – Réseau International – le 13 septembre 2014


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LLN - Chambres à louer

LLN - Chambres à louer | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Voici les dernières chambres "Duchenne-Rochus" à louer via l'agence Graas-Brison - IGB.


  • 1/305  rue de la Sarriette
  • 5/301  rue de la Citronnelle
  • 5/307  rue de la Citronnelle
  • 25/407  rue de l'Hocaille
  • 3/404  Impasse Picardie


... avec nouveau revêtement de sol spécial commandé pour 3 d'entre-elles (les 2 autres étant déjà en ordre).


Si vous désirez repeindre votre chambre à votre goût, vos marchandises seront offertes (remboursées) par le propriétaire.


Sachez également que ce propriétaire est connu pour soutenir les locataires et faire procéder à la rénovation immédiate de tout ce qui ne serait plus en ordre.


Lors de votre visite, ayez à l'esprit qu'un nettoyage de masse complet aura lieu avant votre installation et que la plupart des locataires actuels ne seront plus là.  Les détails éventuels restant à améliorer dans la chambre seront également résolus dans les plus brefs délais.


En clair, vous aménagerez dans un commu en ordre et non dans son état visuel au moment de votre visite. Par la suite, le maintien de cet ordre dépendra de votre manière de vivre.


IGB - Place de l’Équerre, 29/104

Louvain-La-Neuve

 010.45.08.25


du lundi au vendredi de 09.00 hr à 12.30 hr.



Via Koter Info
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Koter Info's curator insight, September 6, 8:05 PM


Vous cherchez un kot à louer ?


Koter Info's curator insight, September 8, 7:16 PM


Louvain-La-Neuve

Kots à louer


Koter Info's curator insight, September 9, 7:25 PM


Un kot avec le soutien d'un bon propriétaire


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Les racistes israéliens ...


Tiens, tiens !


J'ai pourtant l'habitude (très ennuyeuse) d'entendre les diverses ligues de défense sioniste vouloir luter contre le racisme dans le Monde entier, mais excepté en Israël bien entendu !


Osez critiquer la politique de l'Etat d’Israël et vous serez d'office taxé d'antisémite, non pas d'antisioniste, mais bien de raciste. Alors que c'est totalement différent puisqu'il s'agit d'une simple opinion politique et nullement de racisme antisémite.


Regardez cette vidéo surprenante et vous serez étonné de constater qu'une masse d'Israéliens se comporte comme de purs racistes nazis envers les gens de couleur noire.


Constatez effectivement que ceux-là même qui n'arrêtent pas de brandir la Shoah pour justifier leurs pseudo droits extrémistes pratiquent les mêmes horreurs que celles des nazis à l'époque dont ils font si / trop facilement référence.


Et c'est chez nous que nous sommes soi-disant racistes envers eux, mais qui et où ?


Antisionistes oui, racistes non !


Duc

Koter Info's insight:


Encore une info boudée par nos médias !


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L’Ukraine : le Waterloo US ?

L’Ukraine : le Waterloo US ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


L’Ukraine sera-t-elle le Waterloo des États-Unis ?

Par Mario PELLETIER (Québec) 



La guerre civile — en grande partie occultée — qui a cours en Ukraine depuis le printemps dernier est devenue le conflit le plus lourd de conséquences pour l’Europe, voire le plus inquiétant pour toute la planète.


Préparée et attisée par les États-Unis et l’OTAN, cette guerre hypocrite (qu’on ne veut pas nommer) révèle, plus que toute autre, la folie hégémonique de Washington, l’assujettissement de l’Europe et le totalitarisme idéologique des grands médias alignés sans réserve sur la propagande US.


Mais, en fin de compte, on peut se demander si ce champ de bataille, à la fois militaire et idéologique, ne sera pas le Waterloo de l’empire américain.


Cet été, en suivant avec effarement les développements de la crise en Ukraine et l’escalade des sanctions et menaces contre la Russie, je me suis dit que les dieux étaient tombés sur la tête. Les médias étaient remplis d’appels à la guerre sans retenues, comme un écho fantôme démentiel du déclenchement de la Première Guerre mondiale, il y a cent ans. Une poussée de fièvre belliqueuse sans précédent, à Washington, à Bruxelles et dans les capitales européennes. Les pires invectives et de graves accusations (sans fondements) lancées contre la Russie, au risque de déclencher un conflit nucléaire apocalyptique.


On a cru un moment que le cessez-le-feu intervenu au moment du sommet de l’OTAN au pays de Galles, le 5 septembre, allait contribuer à la détente. Il n’en est rien. En réalité l’axe Washington-Bruxelles tient mordicus à en découdre avec Moscou. L’OTAN a décidé d’installer des bases militaires aux frontières de la Russie. De nouvelles sanctions sont décrétées. Des manœuvres conjointes des Occidentaux et de l’Ukraine auront lieu, la semaine prochaine, en mer Noire, au large de la Crimée. Et, aux dernières nouvelles, les Américains trameraient une « révolution orange » en Russie même. Bref, l’escalade se poursuit.



Une sorte d’ebola de l’esprit


Le conflit en Ukraine est donc devenu le catalyseur d’une folie hégémonique, une sorte d’ebola de l’esprit, qui a contaminé l’opinion publique en Occident. Par le vecteur des grands médias, troupes de choc alignées sur le front des communications contre la Russie.


Cette guerre occultée, mais néanmoins féroce, qui aurait fait jusqu’ici 30 000 victimes (évaluation récente, trop peu connue) — dont bien des civils, femmes et enfants —, est la poursuite d’une stratégie agressive des USA et de l’OTAN, une politique extrémiste qui aura détruit, en quelques années, au moins quatre pays — la Libye, la Syrie, l’Irak, l’Ukraine — et déstabilisé bien d’autres, tout en mettant l’Europe à genoux, économiquement et politiquement. On se demande où s’arrêtera la casse.


Au milieu de l’hystérie guerrière, le seul dirigeant impliqué qui a gardé la tête froide jusqu’ici s’appelle Vladimir Poutine. Et c’est lui justement qui a été la cible des pires attaques. C’est sur lui que s’est abattue une tornade de haine et de russophobie sans précédent, une véritable hystérie.



La vraie nature de la presse


Et c’est là que la crise ukrainienne a été particulièrement révélatrice. Plus que tout autre conflit — en Irak, à Gaza ou ailleurs — elle a mis à nu la vraie nature d’une presse dévouée aux intérêts d’un système politico-financier dont la tête se trouve à Washington et à Wall Street.


Comment peut-on, désormais, faire confiance aux agences de presse et aux grands médias qui ont propagé mensonge sur mensonge depuis les violentes manifestations de la place Maidan à Kiev, l’hiver dernier, et le renversement d’un gouvernement qui a eu le tort de tourner le dos à l’Europe pour conclure une entente commerciale avec Moscou ?


Il ne fait pas de doute — c’est documenté depuis longtemps (sauf dans les médias mainstream) — que le coup d’État à Kiev, le 22 février, a été fomenté par Washington. Les ONG américaines, les agents de la CIA, les conseillers militaires de l’OTAN y ont travaillé sans relâche, en se servant de néonazis armés pour faire le sale boulot d’une prétendue « révolution » populaire.


Les propos de la sous-secrétaire d’État Victoria Nuland sont éclairants à cet égard. La veille du putsch, au cours d’une conversation téléphonique (interceptée) avec l’ambassadeur US en Ukraine, Mme Nuland, qui dirigeait les opérations de déstabilisation à Kiev, désignait d’avance — avant la destitution du président Ianoukovitch — celui qui serait le prochain dirigeant de l’Ukraine. C’est lors de cet entretien qu’elle avait lâché le fameux « fuck Europe »... dont elle dût s’excuser par la suite. On se croirait dans un épisode de la série House of cards.



La filière du gaz


Plusieurs observateurs bien informés, comme le journaliste d’enquête Robert Parry, se sont demandé ce qui pouvait justifier le coup d’État en Ukraine.


Quel enjeu pouvait valoir le risque d’un affrontement militaire avec la Russie. Le gaz saute aux yeux. La Russie en est le plus grand fournisseur à l’Europe, par des conduits qui traversent notamment l’Ukraine. Il est manifeste que Washington joue son va-tout pour couper ce lien économique. Et pour prendre la place. D’ailleurs, sautant sur l’occasion, le Premier ministre du Canada s’est empressé, le printemps dernier, de proposer son sale pétrole bitumineux à l’Europe.


Ce qui renforce l’hypothèse du gaz, c’est le rôle joué par le vice-président US Joe Biden lors du putsch de Kiev et l’entrée de son fils, Hunter Biden, au conseil d’administration de la plus grande entreprise de gaz d’Ukraine, quelques mois plus tard. C’est Joe Biden, en effet, qui a pressé le président Ianoukovitch de retirer les forces de police de la place Maidan, le 21 février. Ce qui a permis aux milices néonazies d’envahir le palais présidentiel, le lendemain.


On sait que, pour leurs « bons services », les extrémistes de droite ont obtenu plusieurs ministères au gouvernement. Un fait que la presse occidentale a toujours minimisé, sinon ignoré sciemment.


Mais, entre nazis et gaz, il y a toujours de fortes associations. Comme l’a rapporté Robert Parry, Burisma Holding — la grande gazière ukrainienne dont le fils Biden est devenu administrateur — appartient à la Privat Bank. Or, cette banque est contrôlée par l’oligarque ukrainien Kolomosky, lequel finance les forces paramilitaires néonazies qui tuent férocement des russophones dans l’est du pays.


Le sous-sol de l’Ukraine est réputé comme l’un des plus riches d’Europe en gaz de schiste. Les forages ont donc commencé, dès le moins de juin, dans l’Est de l’Ukraine, près de villes qui subissaient des bombardements intensifs de l’armée ukrainienne, chargée de réprimer les insurgés russophones.


Notamment la ville de Nikolaïevka, qui a été rasée, et Slavianks, détruite en grande partie. La guerre permet de passer outre aux objections de la population, et la nouvelle oligarchie installée à Kiev est tout ce qu’il faut pour donner libre cours à une exploitation bloquée ailleurs en Europe pour des raisons écologiques.



Le nouvel Hitler


S’il a été applaudi en Occident, le renversement du gouvernement légitime à Kiev — par des troupes de choc néonazies, répétons-le — n’a pas eu l’air de plaire à tout le monde en Ukraine. Et d’autant moins que le nouveau régime a décrété, dès le départ, que le russe ne serait plus langue officielle en Ukraine. Une large proportion d’Ukrainiens est russophone, surtout dans le sud-est : les provinces du Donbass et la Crimée.


Révoltées, ces régions ont organisé des référendums d’autodétermination : un droit reconnu dans toutes les démocraties, mais que le régime de Kiev et ses souteneurs en Occident ont décrié.


La population de Crimée a opté, à une majorité écrasante, pour le rattachement à la Fédération de Russie. Ce que Moscou a accepté. Les cris d’indignation ont fusé à Washington et dans toutes les capitales affiliées. On s’est mis à décrier les ambitions annexionnistes de Poutine, ses visées expansionnistes, sa prétendue volonté de récréer l’Union soviétique, etc. C’était devenu le nouvel Hitler, qu’il fallait arrêter coûte que coûte.


Pour apaiser les esprits et montrer sa bonne volonté à un Occident qui, de toute façon, ne voulait rien entendre — hégémonie et gaz obligent —, Poutine a refusé de reconnaître les résultats des référendums au Donbass, dans les oblasts de Donetsk et de Lougansk.


Pour le plus grand malheur des populations russes de ces provinces, car elles ont subi une attaque militaire d’envergure — appelée à la manière washingtonienne « opération antiterroriste » — qui a entraîné la mort de plusieurs milliers de civils et l’exode de plus d’un million de personnes.


Une catastrophe humaine, encore pire qu’à Gaza. Mais, étrangement, à la différence de Gaza, les médias occidentaux sont restés muets sur cette tragédie. En particulier, sur le massacre d’Odessa, le 2 mai : 38 personnes brûlées vives dans la Maison des syndicats par des bandes d’écorcheurs néonazis.


Et quand Poutine, par souci humanitaire, a envoyé, le mois dernier, 300 camions chargés de vivres aux sinistrés de Donetsk et de Louganks — qui manquaient d’eau, d’électricité, de médicaments et d’articles de première nécessité depuis des semaines — on l’a accusé d’invasion !



Jusqu’où la mauvaise foi ne va-t-elle pas !


À cet égard, le conflit en Ukraine a été un grand révélateur. Jamais on n’avait vu autant de recours systématiques aux mensonges, aux photos satellites falsifiées et aux opérations sous fausse bannière pour faire avancer une cause aussi éhontée et aussi néfaste pour l’Europe.


Depuis le début de la crise, les bobards se sont succédé et amplifiés. Une série d’accusations qui n’ont jamais été prouvées. La plus grosse, la plus grave, étant la destruction en plein vol d’un avion de la Malaysia Airlines, le 17 juillet. D’ailleurs, le Boeing avec ses malheureux passagers était à peine désintégré que Kiev accusait dare-dare Poutine. Avant même que l’avion ne s’écrase, semble-t-il. Quelques minutes avant, selon un contrôleur aérien de l’aéroport de Kiev, qui a tweeté ce jour-là : « À peine le B777 de la Malaysia Airlines avait-il disparu, que les autorités militaires de Kiev nous avertissaient de sa destruction. Comment le savaient-ils ? »


Mais on l’a vite fait disparaître, le contrôleur, ainsi que les boîtes noires et tout ce qui pourrait montrer que le Boeing malaisien a été descendu, en réalité, par un avion de chasse de l’armée ukrainienne.


C’est ce qu’indiquent clairement les trous de balles sur le cockpit de l’appareil. Si les boîtes noires (expédiées à Londres) révélaient autre chose, ne croyez-vous pas que les dieux qui règnent à Washington nous l’auraient fait savoir depuis longtemps ?



À qui profite le crime ?


De fait, un rapport vient d’été publié par les « experts néerlandais » commis à l’élucidation du mystère. Il confirme que le Boeing de la Malaysia Airlines a bien été mitraillé en plein air : ce qui exclut la thèse du missile, mais le rapport ne le dit pas. Sans doute sur ordre, pour ne pas incriminer Kiev et faire s’écrouler tout le château de cartes des fabulations occidentales.


Alors, les médias peuvent persister dans leur version du missile lancé par les résistants du Donbass. Sans jamais se poser la question élémentaire : à qui profite le crime. Il faut avoir les yeux — et l’entendement — bien bouchés pour ne pas constater, jour après jour, à qui il a profité et continue de profiter !


Les médias alignés sur l’axe Kiev-Washington-Bruxelles se fichent bien des preuves et de la vérité des faits. Comme à l’époque des prétendues « armes de destruction massive » de Saddam Hussein. Ils orientent l’opinion vers la guerre.


Quand on voit des titres à la une des grands médias présentant Poutine comme le diable en personne, « l’ennemi numéro un » de l’Occident — comme le proclamait Newsweek, cet été, en affichant une photo du président russe affublé de lunettes noires reflétant des explosions nucléaires — ou Poutine coiffé du titre « A Web of lies » (un tissu de mensonges — de qui, au fait ?) sur la page couverture du magazine The Economist, on constate toute la force de la propagande.


Et cette leçon bien apprise du propagandiste nazi Goebbels : à force d’être répété, un mensonge devient vérité. Ou encore, par la même alchimie diabolique, le mal peut finir par apparaître comme le bien.



Une opinion publique intoxiquée


Une telle intoxication de l’opinion publique est dénoncée sur le Web par plusieurs observateurs lucides et informés ; et notamment aux États-Unis par Robert Parry, Paul Craig Roberts et Tyler Durden (site Zero Hedge).


Voilà, sans nul doute, le fruit pourri de la grande concentration des médias réalisés dans les principaux pays de l’Occident dans les dernières décennies.


En 1983, aux États-Unis, 90 % des médias appartenaient à 50 entreprises. Aujourd’hui, six entreprises seulement contrôlent plus de 90 % des médias.


En France, cinq empires financiers détiennent la plus grande partie des médias. La concentration est du même ordre en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Italie, sans parler du Canada et du Québec, où la situation est pire encore.


Et ces entreprises qui contrôlent la presse font partie, la plupart du temps, de conglomérats industriels et financiers... intéressés au premier chef au maintien d’un système qui asservit les États et les peuples au pouvoir démesuré des banques.


L’uniformisation de la communication sert, en effet, un système qui cautionne la fraude fiscale et le blanchiment à grande échelle par le biais d’une chaîne bien établie de paradis fiscaux et de chambres de compensation — comme Clearstream, au Luxembourg — qui blanchissent jour et nuit l’argent du crime et les pillages de guerre aux quatre coins du monde ; y compris, fort probablement, les millions engrangés chaque jour par le calife autoproclamé de l’EI, qui vend au rabais le pétrole pillé en Irak et en Syrie par ses corsaires islamiques sous drapeau noir. Le marché noir de l’or noir, blanchi dans les « boîtes noires » de la mondialisation financière, comme on a appelé les chambres de compensation.



Une grossière manipulation


Washington étant la tête de ce système — cette grande pieuvre impérialiste qui étend ses tentacules sur toute la planète —, il n’est pas étonnant que tous les médias de masse — presse, télévision, radio — soient alignés dévotement sur ce qui sort de la bouche du président américain et de ses acolytes.


Ils attendent tous le « la » donné par la Maison blanche pour chanter en chœur et répandre sur la planète ce qu’il faut croire et ce qu’il faut penser.



Ils sont devenus, en réalité, les agents de communication du State Department. La crise ukrainienne l’a montré on ne peut plus. Le « quatrième pouvoir » est nu... et de plus en plus indécent. Désormais, dans les agences de presse du Système et dans la plupart des salles de rédaction, les journalistes pourraient être remplacés par des robots sans qu’on voit la différence. Ne sont-ils pas déjà, en esprit et en pensée, robotisés ?


Mais pourquoi n’y a-t-il pas plus de voix qui s’élèvent — au sein des masses, dans les intelligentsias, parmi les élites pensantes — pour contrer cette grossière manipulation ? On peut présumer que les populations désinformées et manipulées — y compris les élites liées au système — ne pensent guère au-delà de ce que leur dictent les médias.


Et ceux qui pensent autrement se taisent. De peur d’être vilipendés, excommuniés, ostracisés. C’est ce que la sociologue allemande Elisabeth Noelle-Neumann a appelé la « spirale du silence », en montrant, dès 1974, que les médias ne font pas qu’orienter l’opinion publique, ils la créent.



La paix c’est la guerre ?


En tout cas, c’est la preuve qu’un système est devenu totalitaire quand il intimide à ce point la dissidence.


Comme le dit Philippe Grasset (deDefensa.org), ce système est totalitaire parce qu’il « écarte systématiquement et excommunie toute autre façon de voir le monde ». Et il pervertit le langage au point où les mots « démocratie » et « liberté », par exemple, sont appliqués maintenant à des réalités contraires à leur définition.


Le travail c’est la liberté, comme les nazis le placardaient à l’entrée des camps de concentration. Aujourd’hui, Washington nous dit que la paix c’est la guerre. Et, en avant, les drones et les mercenaires ! L’ennemi est en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie, en Ukraine... et, de nouveau, en Syrie. Une chose dont on peut être sûr, il ne sera jamais en Israël !



Des voix s’élèvent


Heureusement, pour nous tous, qu’au-dessus de la « masse-média » des voix s’élèvent, aux États-Unis mêmes, pour ramener à la raison. À la veille du sommet de l’OTAN au pays de Galles, un groupe bien informé d’anciens officiers du renseignement américain — justement appelé Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS) — a adressé une lettre à la chancelière allemande Angela Merkel pour lui dire de rentrer la hache de guerre parce qu’il n’y a pas la moindre preuve d’invasion de l’Ukraine par la Russie et qu’on n’assiste plutôt à la reprise du vieux scénario monté par Bush pour l’invasion de l’Irak en 2003.


Pour peu qu’on jette un regard en arrière sur les dernières décennies, on comprend vite que la crise ukrainienne n’est que le dernier avatar d’une série de manœuvres et de renversements de gouvernement amorcés dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale.


Les innombrables complots de la CIA, les opérations Gladio en Europe, l’expansion de l’OTAN. Une stratégie anticommuniste, devenue antiterroriste depuis le 11 septembre 2001 et qui a pris un tour de plus en plus vicieux et agressif, sous la présidence d’Obama.


On se souvient que c’est Poutine, l’an dernier, qui a stoppé net les préparatifs de Washington et de Paris pour bombarder Damas. Maintenant que les faucons américains pensent avoir mis le président russe hors-jeu avec l’Ukraine, ils reviennent — par la bande (d’un califat fantoche) — à leur projet initial de renverser Assad en Syrie. Et, après, ils pourront s’attaquer à l’Iran, à la Russie et à la Chine, pourquoi pas ?



Une sinistre roulette russe


On sent là, de plus en plus, la fixation, la crispation d’une oligarchie bancaire, financière et militaire qui veut garder à tout prix son emprise... et l’agrandir encore, quitte à risquer l’extinction de l’humanité. Une sinistre roulette russe. C’est le cas de le dire.


Dans le non-dit du pouvoir étatsunien, il y a cette conviction profonde : nous sommes le plus grand empire de l’histoire du monde, et nous allons le rester. Parce que nous sommes une nation « exceptionnelle », comme l’a dit Obama cette année. Bref, un empire de droit divin.


Seul cet empire, bien consolidé sur toute la planète, peut guider le monde vers la démocratie du dollar et la liberté des plus riches. Et la « nation exceptionnelle » est liée, de façon inconditionnelle, sinon fusionnelle, avec le « peuple élu » d’Israël. C’est simple et cela explique tout.


La Sainte-Alliance de David et de Goliath. On l’a vue constamment, depuis des décennies. On l’a observée avec colère encore cet été avec les bombardements de Gaza qui poursuivent inexorablement la politique d’épuration ethnique du gouvernement hébreu — cet État pourtant fondé par et pour les rescapés des fours à gaz nazis. Le racisme appelle le racisme, comme la violence appelle la violence. Un juif autrefois a dit cela. Un non-conformiste, un dissident, qu’on s’est empressé de crucifier à Jérusalem.



La loi de l’Histoire


Quoi qu’il fasse, l’empire US finira par s’écrouler. Tôt ou tard. C’est la loi d’airain de l’Histoire. Pour un observateur profond de la crise comme Philippe Grasset, les manœuvres américaines en Ukraine et la campagne russophobe à l’encontre de Poutine traduisent, au fond, la panique d’un système au bord de l’effondrement.


L’Ukraine, en effet, apparaît comme la réaction frénétique d’un empire, qui se débat à mort pour retarder sa chute inévitable. La démesure atteint son point limite. Comme dans les tragédies grecques, l’hybris connaîtra bientôt sa némésis. Les signes sont écrits sur le mur à Wall Street.


Le dollar gonflé à l’hélium de la Fed depuis des années menace de se dégonfler comme une baudruche, et les bulles des actions et des obligations de crever en même temps. Et, comme par hasard, deux fléaux endémiques sont apparus dans l’air vicié de ce temps : les corsaires islamiques de l’EI et l’Ebola, et les deux se propagent comme la peste.


Et puis, il y a l’Écosse... L’indépendance de l’Écosse, qui pourrait créer, dès la semaine prochaine, une première fissure à l’intérieur du système. Et en entraîner d’autres en Catalogne, en pays flamand et.... au Québec, où la question de l’autodétermination — jamais réglée, quoi qu’on en pense — pourrait rebondir plus fort que jamais, au cœur même de l’Empire.


Les temps sont mûrs. La semaine à venir promet d’être mouvementée. Et que dire de l’automne ?



Par Mario PELLETIER (journaliste) - vigile.net (*) - le 13 septembre 2014

(*) Vigile.net, ou Vigile, est un site web politique du Québec.

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LLN - « Un toit pour elles »

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L’un des projets du Collectif des Femmes de Louvain-la-Neuve ASBL est l’accompagnement des femmes séropositives.


Lancé en mars 2004, ce projet appelé Nyampinga (ce qui signifie générosité en langue rwandaise) est dirigé par Theresie Bizimungu et ne disposait jusqu’ici d’aucun toit. «Nous étions sans domicile fixe. Nous prenions nos affaires pour nous rendre dans un lieu puis dans un autre, pour développer nos activités», explique Theresie Bizimungu.


Mais voici peu, un habitant de la rue de la Citronnelle, dont l’épouse est décédée l’an dernier, a accepté de mettre son habitation à la disposition de l’association moyennant un loyer modéré: «Le Collectif des Femmes loue la maison, que nous avons appelée “Un toit pour elles”. C’est un lieu où les gens peuvent venir se poser, se reposer, souffler. Nous offrons un accueil de jour», poursuit Theresie Bizimungu.


Le projet Nyampinga est «un réseau de solidarité entre pairs. Nous offrons un cadre de convivialité et d’accompagnement où les femmes vulnérables se retrouvent pour rompre l’isolement, échanger, s’entraider, se soutenir mutuellement à travers l’entretien individuel. Nous les accompagnons à l’hôpital, à domicile, nous effectuons des accompagnements sociaux, des groupes de paroles, des ateliers au service de la santé et de l’estime de soi. Nous tentons de les rendre autonomes, explique Theresie Bizimungu.


Pour diversifier nos activités, nous devrions pouvoir engager du personnel. Nous avons de temps en temps des Articles 60 venant du CPAS pour une durée limitée. Le durcissement des conditions d’octroi du permis de séjour oblige de plus en plus de personnes malades, logées dans les abris de nuit, à errer dans la rue, à lutter pour la survie. La santé passe au second plan.


En Afrique, les traitements contre le virus du sida sont souvent interrompus, faute de stocks suffisants de médicaments. Or, le traitement ne peut pas être arrêté. Nous sommes présentes pour accompagner ces femmes fragilisées. Elles veulent travailler, produire des choses pour les vendre. C’est pour cela que nous nous battons.


La maison de la rue de la Citronnelle sera donc un espace de ressourcement.«Nous effectuons un travail d’éducation thérapeutique des femmes séropositives et nous accompagnons aussi les femmes victimes de violences», explique Christiane De Wan, directrice du Collectif des Femmes de Louvain-la-Neuve.


L’inauguration de la maison «Un toit pour elles» fut aussi l’occasion de fêter les dix ans du projet Nyampinga.


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Frayeur de l'USS Donald Cook

Frayeur de l'USS Donald Cook | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Qu’est-ce qui a tant effrayé l’USS Donald Cook en mer Noire ?

 

Le Département d’État a reconnu que l’équipage du destroyer USS Donald Cook est gravement démoralisé depuis qu’il a été survolé en mer Noire par un chasseur-bombardier russe Sukhoï-24 (Su-24) qui ne portait ni bombes ni missiles, mais uniquement un dispositif de guerre électronique.

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Le 10 avril 2014, le destroyer USS Donald Cook arrivait en mer Noire et le 12 avril un chasseur-bombardier russe Su-24 survolait ce vaisseau au cours de l’incident qui, d’après plusieurs médias, aurait totalement démoralisé l’équipage du navire US, à tel point que le Pentagone a émis une protestation [1].


L’USS Donald Cook (DDG-75) est un destroyer lanceur de missiles de quatrième génération dont l’arme fondamentale sont les missiles de croisière Tomahawk, ayant une portée maximale de 2 500 kilomètres et étant capables de porter des ogives nucléaires. Dans le cadre d’une mission de routine, l’USS Donald Cook est porteur de 56 Tomahawks, mais en configuration d’attaque il est muni de 96 de ces missiles de croisière.


Ce destroyer US est équipé du système de combat de dernière génération Aegis. Il s’agit d’un système intégré capable de relier entre eux les moyens de défense antimissile de tous les navires où il est embarqué créant ainsi un grand réseau qui garantirait la détection, la poursuite et la destruction de centaines de cibles en même temps. L’USS Donald Cook est muni aussi de 4 énormes radars, dont la puissance est comparable à celle de plusieurs stations. Pour assurer sa protection, il est porteur en plus d’une cinquantaine de missiles antiaériens de divers types.


Or, le Su-24 russe qui survola l’USS Donald Cook ne portait ni bombes ni missiles, mais uniquement une nacelle, installée sous son fuselage, qui, selon la publication russe Rossíyskaya Gazeta [2], contenait un dispositif russe de guerre électronique dénommé Jibiny.


Quand l’avion russe a entamé la phase d’approche, ce dispositif de guerre électronique aurait inutilisé tous les radars, circuits de contrôle, systèmes de transmission d’informations, etc. embarqués à bord du destroyer US. Autrement dit, le tout-puissant système Aegis, aujourd’hui incorporé – ou en phase d’installation – aux systèmes embarqués de défense des navires les plus modernes de l’OTAN, a été tout simplement déconnecté comme un poste de télé qu’on éteint avec une télécommande.


Le Su-24 russe a ensuite simulé une attaque au missile contre l’USS Donald Cook, déjà rendu littéralement sourd et aveugle. Comme s’il réalisait un exercice d’entraînement, l’appareil russe – non armé – a répété la même manœuvre d’attaque au missile à 12 reprises avant de s’éloigner du destroyer US de quatrième génération.


Après cela, l’USS Donald Cook a tout de suite mis le cap sur un port en Roumanie.


Depuis cet incident, qui reste soigneusement occulté par la presse atlantiste malgré le foisonnement de commentaires parmi les spécialistes du secteur de la défense, le navire US n’a plus approché les eaux territoriales russes.


Selon quelques médias spécialisés, 27 marins de l’USS Donald Cook auraient demandé à être relevés du service actif.


Le directeur du centre de recherches sur la guerre électronique et d’évaluation des moyens dits de « réduction de la visibilité » de l’Académie de l’aviation militaire russe, Vladimir Balybine, a émis le commentaire suivant :


« Plus un système radioélectronique est complexe, plus simple il devient d’interrompre son fonctionnement par l’utilisation de moyens de guerre électronique. »



Par le Réseau Voltaire – le 14 septembre 2014



Notes :

[1] Pentagon Protests Russian Jet Buzzing Antimissile Ship in Black Sea, Global Security Newswire, 15 avril 2014.

[2] Rossíyskaya Gazeta, édition du 30 avril 2014.

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Ukr. - Nationalisme Donbassien

Ukr. - Nationalisme Donbassien | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Ukraine — Nationalisme Donbassien

Par Leonid Savine*

 

Les événements en cours dans le Sud Est de l’Ukraine dévoilent un phénomène extrêmement important.


Il s’agit non seulement de l’indicateur d’un front de la lutte géopolitique entre l’Occident et un club de la construction mondiale multipolaire ; de la rupture au sein même de la nature de l’État ukrainien qui, ces derniers temps, intervient en qualité de satellite et client de Washington et de Bruxelles ; de la croissance de la conscience politique des citoyens (dans le sens où les citadins défendent leurs droits et libertés les armes à la main plutôt que d’être les sujets d’un État wébérien faible et incapable de les protéger de l’arbitraire de leurs opposants politiques ni encore de continuer à remplir ses obligations sociales) ; mais aussi la manifestation d’un nouveau nationalisme, unique en ses caractéristiques et objectifs.


Nombreux sont ceux qui ont l’habitude d’envisager le nationalisme selon deux caractéristiques fondamentales, basées l’une sur la culture, y compris la langue (version allemande) et l’autre sur la politique (variante française). Toutefois, le nationalisme a au fond un assortiment d’attributs beaucoup plus large, dans lequel entrent l’ethnicité, la solidarité de groupe, les autoreprésentations et identifications. C’est précisément selon cette approche que nous examinerons les processus de désintégration de l’État ukrainien se développant actuellement dans le Sud-est, et que nous identifions comme l’expression du nationalisme donbassien.


Le caractère politique du processus apparaît de façon suffisamment évidente dès lors qu’à Lougansk, à Donetsk, à Slaviansk et dans une série d’autres cités, nous voyons clairement s’incarner la notion de sujet politique. Cette qualité de sujet politique entra dans sa phase active de formation dans la période de conflit tout comme ce fut le cas en Abkhazie et en Ossétie du Sud, lorsque dans le contexte de l’aversion aiguë de la politique extrêmement chauviniste du président géorgien Gamsakhourdia, s’enflammèrent des foyers de résistance et résonnèrent les déclarations d’indépendance vis-à-vis de la Géorgie.


Dans d’autres régions du monde, nous pouvons observer de semblables aspirations à devenir sujet politique. Elles y sont liées au facteur ethnique et connaissent des voies de résolution diverses.


Il s’agit en Grande-Bretagne des nationalismes irlandais et écossais, et en Espagne des nationalismes basque et catalan. Les partisans de l’unification et de la création d’une nation ukrainienne unitaire passent cela intentionnellement sous silence, malgré que ce soit précisément ces mouvements nationalistes européens qui viennent à l’esprit dès qu’on fait appel à l’idée de nation.


Évidemment, l’Ukraine était vouée aux différentes formes d’ethnonationalisme, du moins si on se place du point de vue de la géographie politique : par comparaison aux autres pays d’Europe, cette ancienne république soviétique est trop grande pour être une seule masse uniforme, homogénéisée en termes de culture nationale, d’histoire et de pratique sociopolitique.


Il est clair qu’en dehors du nationalisme artificiel et en grande partie théorique des débordements bandéristes, il existe en Ukraine d’autres formes identitaires, depuis la Ruthène à l’extrême Ouest jusqu’à la Slobode et à celle propre à l’empire russe à l’Est.


Selon la typologie, le nationalisme donbassien peut être défini comme étant du type mixte. D’une part il est situationnel, c’est-à-dire doté d’une spécificité constructiviste, à laquelle se sont heurtés les agissements de la junte de Kiev. Mais en outre, il est primordial, c’est-à-dire qu’il dispose de profondes racines historiques et de ce qu’il est convenu d’appeler une connaissance sous-jacente.


La déficience de la politique libérale-Galicienne des officiels de Kiev au cours des dix dernières années, eut pour conséquence que l’embryon de nationalisme donbassien pu croître et se renforcer, et ce sous différentes variantes, toutes enracinées dans une seule plate-forme globale. Si en son temps l’on eut introduit le fédéralisme, il est possible que l’Ukraine eût échappé à la situation actuelle.


Et dans le cadre d’un nationalisme inclusif officiel, à différents niveaux, linguistiques et culturels, il nous serait donné de voir quelque chose de semblable à ce qui existe avec les länder de l’Allemagne et les cantons suisses (nous prenons de telles variantes en considération, compte tenu de l’apparition fréquente du vecteur et du choix européen de l’Ukraine de la part de ses différentes forces politiques au cours des quinze dernières années). Mais ceci ne se produisit pas.


Dans la mesure où des aspects primordiaux se situent le plus souvent dans l’argumentation des mouvements nationalistes (et de libération nationale), il est nécessaire d’examiner en détail toutes les phases historiques qui y sont liées afin de proposer une succession unique de couches, qui peut inclure une mythologie propre, ainsi que la mémoire historique. Une première phase concerne la période protoétatique, lorsque manquait l’expression claire des spécificités de l’État moderne, liées à la compréhension de la souveraineté. Nous y décelons toutefois des facteurs intéressants, tels que la présence des Alains (sarmates et scythes) dans la région du Don inférieur, et plus haut, sur la rive gauche du Dniepr et au Nord du littoral de la mer d’Azov. Ainsi, alors que la Crimée est intégrée dans la sphère du monde hellénique, le Donbass fait partie de la sphère culturelle Alano sarmatienne.

 

La deuxième phase, relative à la période des grandes migrations des peuples, témoigne du passage de nombreux peuples à travers le territoire que nous examinons, ainsi que de l’installation de certains d’entre eux dans ce dernier.


Outre les slaves arrivèrent des peuples turcophones ; Petchenègues, Torques, Polovtses, Bérendiens, souvent désignés sous l’appellation de « chapeaux noirs ». Le territoire lui-même passa sous l’emprise du Kaghanat Khazar, et ensuite fut intégré dans la Horde d’Or.

 

Au cours de la troisième phase, la région devint terra nullius, étendue sauvage dépourvue de structure politique claire, contiguë à la périphérie des possessions de différentes puissances (Empire russe, Royaume polonais, Khanat de Crimée et Empire Ottoman) dont les intérêts rivaux pouvaient se traduire en conflits guerriers. Il est opportun de se souvenir du courrier qu’adressa Yvan le Terrible au Khan de Crimée, lui indiquant que les cosaques vivant sur ce territoire et importunant les Tatares n’avaient aucun lien avec l’empire moscovite ; il s’agissait d’un peuple libre. Mais de tels limes ne demeurent pas longtemps autonomes, car les « gros joueurs » ont besoin de contrôler les voies de communication terrestres, fluviales et marines, ainsi que de constituer des zones tampons destinées à protéger la métropole de toute surprise.

 

C’est ainsi que fut créée la « Nouvelle Russie », quand au cours de la guerre contre l’Empire Ottoman elle s’appropria la région riveraine de la mer Noire ainsi que des districts plus éloignés.

Il est extrêmement important d’observer que la région du Donbass fut influencée par le facteur de croisement des cultures, celles-ci étant toutefois reliées par une identité chrétienne orthodoxe commune : dans les districts actuels de Lougansk et de Donetsk apparut une unité militaro-agricole portant la dénomination de « Slaviano-Serbie », et de même, lors de l’avancée turque dans les Balkans émigrèrent dans la région des Serbes, des Monténégrins et des Valaques (ainsi, une autre unité apparut dans le district de Kirovograd : la « Nouvelle Serbie ».)

 

De fait, sur le territoire de Slaviansk apparut, plus tôt encore, un détachement de guerriers monténégrins qui s’installèrent dans la place fortifiée de Tor (La localité d’Ostrojets apparut à cet endroit en 1637). Nous observons en ce nom de lieu une connotation intéressante. L’homme de sciences norvégien, grand voyageur et explorateur, Thor Heyerdahl, alors qu’il tentait de remonter aux sources de la mythologie scandinave, parvint à la conclusion que la divinité suprême du panthéon païen, Odin, fut un personnage historique, chef d’une peuplade, qui remonta du Don inférieur jusqu’au Nord de l’Europe. Comme nous le savons, Odin comptait dans sa suite Thor, porteur du foudre, et concerné directement par la guerre et les pratiques guerrières. Thor sacrifia son bras afin que les dieux trompent la ruse du loup Fenrir, incarnation du mal dans la mythologie scandinave.

 

La phase suivante fut l’unification territoriale et politique par l’Empire de Russie, à travers la constitution de la Terre (plus tard « Oblast ») de l’Armée du Don. Ici se combinent les facteurs cosaque et religieux. La majorité des cosaques rejeta les réformes du Patriarche Nikon et s’en tint à la « vieille foi ». À cette phase succéda la période de la révolution d’octobre, marquée par la tentative de création de la République de la Grande Armée du Don, de Donetsk et Krivoï Rog. Toutefois, le territoire fut intégré aux composantes de l’Ukraine.

 

Ensuite vient l’époque de la modernisation stalinienne, au cours de laquelle un flot de nouveaux arrivants contribua à établir l’industrie régionale. Il est clair que le caractère travailleur et les exploits héroïques des mineurs et des métallurgistes par opposition aux figures laborieuses des marchands et des politiciens (la cryptobourgeoisie) exercèrent également une influence dans le processus profond de prise de conscience de l’identité « donbassienne ».


Cette phase se prolonge organiquement dans la période postsoviétique, au cours de laquelle on put entendre de la bouche même des habitants de la région l’expression « nous sommes du Donbass » plutôt que d’évoquer toute notion d’appartenance au territoire ukrainien dans son ensemble.


Le facteur industrie minière prit également une signification déterminante dans la formation de la vision du monde propre aux habitants du Donbass. Le métier de mineur est dangereux. Souvent la mort est au rendez-vous, pour une personne, ou pour un groupe d’entre elles. Une perception de la mort et une relation à celle-ci, toutes particulières, se sont développées, étrangères aux habitants de Polésie ou de Lvov. Les nationalistes de Lvov préfèrent à la mort l’évasion vers l’« Europe des Lumières » ou vers une nouvelle patrie, comme le Canada, ou la Chicago nord-américaine. C’est ce que firent leurs prédécesseurs après qu’ils eurent décidé de se joindre à la lutte de la CIA contre l’Union soviétique. Au Donbass, les résistants actuels témoignent d’un esprit élevé et passionné propre aux habitants de la région.

 

En 1991, à l’appel de Kravtchouk, l’intelligentsia (y compris la diaspora) s’impliqua dans le processus de formation d’un nouvel État ukrainien. La construction d’une semblait extraordinaire, telle l’élaboration d’un mythe, narrant les grands ancêtres, les « ukrainopithèques », les ariens. Il fallait fixer les fondements d’une primordialité de l’idéologie ukrainienne. Cela s’apparentait plutôt au délire intense et aux hallucinations d’esprits malades qu’à l’investigation scientifique et à un programme devant présider à la naissance de nouvelles élites de l’État et à l’éducation dans un esprit de patriotisme. Le nationalisme bandérovien est par nature exclusif, et les contradictions internes au nationalisme ukrainien, sévissant entre autres parmi une série d’idéologues du vingtième siècle, exerce plus une fonction répulsive qu’attractive (de telles contradictions sont habituellement bien dissimulées dans les rangs des intellectuels nationalistes actuels, bien que dans leur grande majorité ils soient loin de disposer des connaissances théoriques de Dontsov, Lipa, Stetsko, Mikhnovski et d’autres apologètes du nationalisme ukrainien).

 

En outre, il convient de remarquer que la région du Donbass n’a pas soutenu l’expansion gréco-catholique dont a dû souffrir l’Ukraine occidentale. Ainsi, c’est à l’Église orthodoxe russe du Patriarcat de Moscou que revient la position dominante. Quelques poignées d’hérétiques se proclamant fidèles au Patriarcat de Kiev (les philarétiens), certaines extensions tardives de l’uniatisme et différents courants protestants ne jouent aucun rôle significatif dans la formation de l’état d’esprit dans les oblasts de Lougansk et de Donetsk, où ces adeptes et leurs prédicateurs suscitent l’aversion.


En somme, nous observons l’apparition d’un phénomène nouveau, unique et intéressant : le nationalisme donbassien. En même temps, il se manifeste en tant que partie intrinsèque d’un nationalisme russe plus vaste, car sa structure est mise en œuvre sur les mêmes fondements que le nationalisme russe, celui-ci exerçant une fonction de coupole, et en tant que lien avec la Russie, tout particulièrement dans les districts du Sud, historiquement liés au Donbass.


Et, indépendamment de l’issue de la guerre qui sévit actuellement entre Don et Dniepr, il est évident que le nationalisme donbassien s’intègre organiquement dans le monde russe de l’Eurasie.

 



Par Leonid Savine - geopolitika.ru - gaideclin.blogspot.fr - le 11 septembre 2014

 

 

* Leonid Savine est rédacteur en chef du Portail/Magazine Geopolitika (http://www.geopolitika.ru/), édité par la Chaire de Sociologie des Relations internationales de l’Université d’État Lomonossov de Moscou, Leonid Savine, aujourd’hui moscovite, est né, a vécu et étudié en Ukraine, où il a exercé la profession de journaliste et de rédacteur en chef de plusieurs magazines. Il est l’auteur de plus d’un millier d’articles dans la presse ukrainienne et la presse russe. (trad. SP — BDD)

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Ukr.-L'Occident seul condamnable

Ukr.-L'Occident seul condamnable | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it



« L’Occident est le seul condamnable dans le conflit ukrainien »

 

Le débat en Occident sur la crise ukrainienne est biaisé, parce que l’Occident refuse de voir qu’il est le seul responsable de cette situation, affirme le chroniqueur Zlatko Dizdarevic sur le portail web croate forum.tm :


« Pour dire les choses simplement, l’Occident est entré dans l’arrière-cour de la Russie et s’est arrêté à sa frontière nationale. Ce n’est pas la Russie qui a traversé la frontière dans la sphère d’influence de l’Occident, ou son arrière-cour. (…)


Les relations pacifiques entre la Russie et l’Occident ont donc duré un quart de siècle, et elles ont été rompues unilatéralement par Washington.


L’accord même qui avait été signé par Gorbatchev a été piétiné. À la suite de la chute du Mur de Berlin, et de l’accession à l’OTAN de l’Allemane réunifiée, le secrétaire d’État de l’époque, James Baker, avait déclaré expressément que l’OTAN ne bougerait pas d’un pouce en direction de l’Est et de la frontière russe.


Mais cette promesse a été rompue au fur et à mesure de l’adhésion rapide des anciens pays de l’Est à l’UE et à l’OTAN.


Le débat sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE avait seulement pour but d’ouvrir la porte de l’OTAN à l’Ukraine et la Russie, et pour la Russie, cela a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. De ce fait, la Russie a totalement changé sa politique de défense ».



PAR MYLÈNE VANDECASTEELE - l'Express.be - le 11 septembre 2014

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11 Septembre : révélations - 1/2

11 Septembre : révélations - 1/2 | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo : ‪ecouterlesilence.over-blog.com


Révélations sur le 11 Septembre… "Trop secret pour être publié", un rapport d’une agence du ministère de l’énergie américain (DOE) révèle que les attentats du 11 septembre 2001 de New York furent une attaque nucléaire…


Par ces révélations officielles, beaucoup de choses concernant les attentats du 11 Septembre s’éclaircissent.


Certains articles connexes se doivent d’être traduits pour mieux comprendre cette information.


C’est du lourd…    Cela doit être divulgué.


En fait, l’affaire ukrainienne s’ajoutant à celle de la Syrie énerve particulièrement un pays qui possède des informations depuis plus d’une décennie qu’il gardait sous le coude pour des jours plus sombres… Nous y sommes ! L’empire  ne devrait pas s’en relever si tout le monde fait son boulot.


Ground Zero: "The origins of the term ground zero began with the Manhattan Project and the bombing of Japan. The Strategic Bombing Survey of the atomic attacks, released in June 1946, used the term liberally, defining it as: "For convenience, the term ‘ground zero’ will be used to designate the point on the ground directly beneath the point of detonation, or ‘air zero.'"[4] William Laurence, an embedded reporter with the Manhattan Project, reported that "Zero" was "the code name given to the spot chosen for the atomic bomb test" in 1945.[5]

The Oxford English Dictionary, citing the use of the term in a 1946 New York Times report on the destroyed city ofHiroshima, defines ground zero as "that part of the ground situated immediately under an exploding bomb, especially an atomic one."
~ Source: Wikipedia ~



Le jour où le monde s’écroula… Le 11 Septembre a été une attaque nucléaire

 

La lettre courriel de Veterans Today sur le 11 Septembre envoyée à 100 000 officiels d’état aux Etats-Unis 

 … par Jim W. Dean,  VT Editor      … en compagnie d’Américains loyaux qui ont contribué pour le peuple américain et le peuple du monde

11 Septembre 2014

 

url de l’article original :

http://www.veteranstoday.com/2014/09/11/the-day-the-world-fell-down-9-11-was-a-nuclear-attack/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Veterans Today a rendu public le rapport officiel classifié américain de 2003 sur l’attaque de Ground Zero à New York comme étant un évènement nucléaire, ce qui a été rapidement confirmé par une analyse de spectrométrie de masse des échantillons de poussières collectés sur place.


Cet examen a été effectué depuis des décennies par les agences de renseignement nationales principales après chaque grosse explosion ayant eu lieu dans différents pays et la plupart des analyses ont révélé qu’il s’agissait d’attaque par mini bombe nucléaire.


Ce qui rend notre étude si incroyable est que les enquêteurs de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) ont confirmé l’historique des attaques par bombes nucléaires et notre propre laboratoire Sandia (américain) a mis au point les bombes qui étaient supposées être utilisées pour nous défendre. Ils sont très très en colère à l’heure actuelle.


Veterans Today est une plateforme de renseignement couvrant trois générations de professionnels du renseignement civil et militaire, allant de la guerre froide jusqu’au boulot actuel du contre-terrorisme dans lequel certains membres de notre comité directeur sont engagés.

Notre poursuite des véritables coupables ayant perpétré les attentats du 11 Septembre 2001 a été récompensée juste à temps pour l’anniversaire qui arrive. Après des années à avoir été observés à distance pour nos efforts, le rapport officiel de Sandia nuclear labs de 2003 sur le 11 septembre nous a été fuité par une source au sein d’un gouvernement étranger ; rapport qui contient beaucoup de détails décrivant comment les bâtiments de Ground Zero ont été détruits au moyen de mini armes nucléaires.


Nous avons éliminé par nos propres efforts de recherche toutes les autres théories concurrentes comme n’étant physiquement pas possible.


Nous avons eu beaucoup d’indices mettant la puce à l’oreille comme par exemple le granit fondu se trouvant sous les tours, qui n’a pu se produire que comme résultat d’une détonation nucléaire, puis plus tard les pics de radiation et les maladies résultant des ingestions de particules radioactives qui ont commencées à apparaître et mis sous couvert du secret au moyen de diagnostics volontairement erronés.


Malgré les experts que nous avons ici à VT, certains ayant une expérience dans le nucléaire, nous avons également lancé le mot dans les réseaux familiers de nos “anciens”, que nous avions besoin de la confirmation que nous n’étions pas les victimes d’une intox élaborée ourdie par nos nombreux ennemis. Nous recevons des histoires foireuses et de plus ou moins bons canulards toutes les semaines.


À notre plus grande surprise, la confirmation est venue de la meilleure source qui puisse être : du corps des inspecteurs de l’AIEA et des fabricants, concepteurs des bombes nucléaires du labo Sandia, qui ont écrit le rapport (de 2003).


Ces personnes ont non seulement confirmé que le rapport était réel, mais pire, que les empreintes nucléaires trouvées dans les échantillons de poussière de Ground Zero, ont montré que le matériel fissile de la tête nucléaire employé provenait d’ici (des Etats-Unis).


Il apparaît que nos armes nucléaires tactiques appelées ‘Mothballed Davy Crockett” (NdT: photo dans l’article original en anglais) seraient “tombées de camions” au travers d’un système de comptabilité qui fut créé pour subrepticement faire disparaître du matériel de têtes nucléaires.


L’inventaire en question est parti en Israël après l’incident de la centrale de Dimona qui a annihilé sa capacité de produire du matérial radioactif suffisamment enrichi pour produire des têtes nucléaires, mais ils avaient l’expertise pour transformer les vieux “Davy Crockett” en armes nucléaires tactiques modernes.


Les enquêteurs de l’AIEA ont confirmé ce que nous savions déjà, que de mini-armes nucléaires ont été utilisées depuis quelque temps dans les grandes attaques terroristes à la bombe, ce qui éliminait les groupes terroristes de façade comme perpétrateurs (patsies), parce qu’une très courte liste de pays majeurs ont la capacité nécessaire pour exécuter ces attaques.


À chaque fois qu’il y a eu une énorme explosion quelque part, toutes les meilleures agences de renseignement ont dépêché sur place leurs équipe d’évaluation pour récupérer des échantillons de poussière afin de faire un test routinier de spectrométrie de masse et pour voir s’il y avait des résidus radiologiques, qui furent toujours trouvés, incluant les empreintes de ceux utilisés en particulier pour les comparer à leur base de données sur les explosions précédentes.


Voici, ci-dessous, une liste partielle des attaques suicides "fausse-bannière" où ont été utilisées de mini-bombes nucléaires.


Ceci constitue une campagne de terreur pour laquelle, non seulement rien n’a été fait pour faire rentrer le génie dans sa lampe, mais dont rien n’a été dit au peuple américain, ni aux peuples du monde, ce qui rend la chose aisée à continuer.


  • Les camps militaires des Marines américains et des parachutistes français à Beyrouth (Drakkar), Liban en 1983.
  • Le bâtiment Alfred P. Murrah d’Oklahoma City en 1995.
  • L’ambassade égyptienne d’Islamabad, Pakistan, 1995.
  • Les tours Khobar de Dahran, Arabie Saoudite, 1996.
  • Les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, 1998.
  • Le consulat britannique d’Istanboul
  • Les attentats du WTC du 11 Septembre 2001
  • La boîte de nuit Sari, Bali, 2002
  • Le bureau de l’ONU à Bagdhad, 2003
  • Ambassade d’Australie, Djakarta, 2004
  • Attentat pour l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafik Hariri, mini bombe nucléaire implantée dans les égoûts, Beyrouth, 2005
  • Attentat sur l’école de police algérienne, 2008
  • Et beaucoup d’autres non rapportées.

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***

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Les États-Unis sont sujets d’une grosse pénétration de leur système de sécurité, la plus grosse de l’histoire mondiale et cela a été classifé afin de protéger ceux responsables des transferts de matériaux fissiles vers Israël et ceux après eux pensant que si le peuple américain venait à le savoir, cela déclencherait une révolution ici.

Mais il y a eu un groupe dans le domaine de la sécurité et du renseignement qui pensait juste l’inverse, que cacher ce qui s’est passé et permettre aux véritable perpétrateurs de s’en sortir en étant toujours en possession d’un large stock de ce type d’arme, nous laissait littéralement pieds et poings liés et sous la menace.


L’autre problème fut aussi le laisser-faire de long terme en Amérique concernant toute traduction en justice d’Israël pour espionnage, pas seulement dû à l’ambarras politique que cela provoquerait, mais aussi à cause des Américains de haut niveau, toutes branches étatiques de notre gouvernement confondues, qui l’ont assistés depuis des années.


L’ordre de non poursuite judiciaire était en fait un outil de recrutement pour eux, montrant qu’ils étaient intouchables.


Les médias de masse ont jusqu’ici complètement occulté notre entière série d’articles. Nous n’avons pas eu d’appels de ces médias manifestant un quelconque désir d’en savoir plus. La peur est la cause sous-jacente dans bien des cas, parce que nous parlons ici de meurtres, d’assassinats de masse et les perpétrateurs n’ont plus rien à perdre et tuer quelques personnes supplémentaires n’a plus vraiment d’importance.


Mais tous n’ont pas peur. Nous allons jouer les cartes qui nous ont été distribuées, mais nous ne pouvons pas espérer de succès sans votre aide.


Nous vous demandons de travailler avec nous et de traquer ces personnes et de faire en sorte que les armes encore à leur disposition soient neutralisées avant qu’ils ne s’en servent encore.


La première des choses à faire est de déclencher une demande publique de masse pour que le rapport de Sandia Labs soit rendu public et que soient aussi rendus publics tous les dossiers accumulés et classifiés sur l’espionnage d’Israël aux Etats-Unis, dont nos amis membres du FBI nous disent qu’ils seraient largement suffisants pour expliquer toute l’affaire.


Nous ne serons jamais en sécurité tant que nous ne ferons pas face et que nous ne nettoierons pas cette horrible partie de notre histoire.


Si nous ne faisons rien, nous devenons les complices de ces assassins. Aucun d’entre nous ici, à "Veterans Today", ne fera jamais cela et ce, quelqu’en soient les risques et les coûts.


Il est plus que temps d’appuyer sur le bouton “reset / redémarrage” de cette affaire du 11 Septembre.

.

***

 

Lettre courriel de "Veterans Today "sur le 11 Septembre envoyée à 100 000 officiels d’état aux Etats-Unis

 

 … par Jim W. Dean,  VT Editor      … en compagnie d’Américains loyaux qui ont contribué pour le peuple américain et le peuple du monde

11 Septembre 2014

 

url de l’article original:

http://www.veteranstoday.com/2014/09/11/the-day-the-world-fell-down-9-11-was-a-nuclear-attack/

 

Traduit de l’anglais par Résistance 71 – le 13 septembre 2014


Koter Info's insight:


11 Septembre : révélations - 1 / 2


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L'indépendance de la Catalogne

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Référendums en cascade :


Aprés la Crimée, la Catalogne veut quitter l’Espagne


Le référendum de Crimée était le premier plébiscite européen de l’année consacré aux problèmes de l’indépendance.


Après les Criméens, les Écossais et les Catalans se prépareront également à faire valoir leur droit à l’autodétermination. Enrique Ravello, député catalan du parlement espagnol, s’est rendu en Crimée en tant qu’observateur lors du référendum.


En janvier 2013 déjà, le parlement de Catalogne a voté la Déclaration de souveraineté de la communauté autonome, permettant à ses habitants de déterminer de façon indépendante leur avenir politique.


Lorsque l’on parle du séparatisme en Espagne, on pense tout d’abord aux Basques et à l’organisation terroriste ETA. Cependant, il n’y a pas qu’eux qui rêvent de se soustraire au contrôle de Madrid. Ces dernières années, ce sont surtout les Catalans qui évoquent de plus en plus le droit à l’autodétermination. Certes, contrairement aux Basques, ils ont l’intention de conserver ce droit par des moyens strictement pacifiques. Pour cela, les Catalans font valoir les différences culturelles et linguistiques avec les autres sujets du royaume.


« Le fait est que les Catalans sont effectivement un autre peuple. L’Espagne est un État multinational. Il y a les Castillans, les Basques, et surtout les Catalans... Ils ont toujours voulu une autonomie élargie dans le cadre du Royaume d’Espagne », estime Alexeï Kouznetsov, directeur du Centre des études européennes de l’institut russe IMEMO.


La Catalogne a plusieurs fois émis le souhait de devenir un État souverain. Ce sont surtout les répressions contre les Catalans lors de la dictature de Franco qui ont favorisé la montée du mouvement séparatiste. Depuis 1978, la Catalogne est une communauté autonome. Elle est une des 17 régions d’Espagne ayant un gouvernement et un parlement propres. En outre, les autorités catalanes ont en charge les tribunaux, la police et l’éducation, mais elles n’ont pas le droit de disposer de l’argent gagné par la Catalogne.


Vladislav Belov, directeur du département des pays et régions de l’Institut de l’Europe, pense que cela a une signification fondamentale pour la région la plus riche d’Espagne.


« La Catalogne est une région qui repartage les impôts collectés sur ce territoire en faveur des autres régions de l’Espagne. Les Catalans, en parlant de la nécessité de renforcer leur indépendance, sont arrivés à la conclusion qu’ils peuvent tout à fait vivre seuls, qu’ils n’ont besoin d’aucun ordre de la capitale. Ils peuvent définir eux-mêmes leur axe de développement, ils sont autosuffisants et, en principe, la Catalogne a non seulement le droit d’exister en tant qu’entité étatique indépendante, mais elle peut également se suffire à elle-même. »


Les Catalans prévoient de faire le pas décisif afin de retrouver une souveraineté longuement attendue à la fin de cette année. Le référendum sur l’indépendance est fixé au mois de novembre. Peu de personnes doutent qu’une majorité soutienne le divorce entre Madrid et Barcelone. Les autorités centrales espagnoles ne devraient pas reconnaître les résultats de ce vote. Le statut international de la Catalogne sera également un problème.


Elle souhaite rester membre de l’Union européenne, mais elle ne pourra pas y adhérer automatiquement. L’UE est circonspecte par rapport au séparatisme catalan. C’est que la sécession de cette région de l’Espagne pourrait pousser d’autres parties de l’Europe, comme l’Écosse et la Flandre, à agir de la même façon.

 


Par BlogBuster — wikibusterz.com – le 14 septembre 2014

Koter Info's insight:


Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ou le droit à l’autodétermination, mais ce sera un peu plus clair après le résultat du référendum en Ecosse, sauf que "cela" ne s'applique que quand "cela" arrange la volonté des "Maîtres" dominants ...

(cfr le cas de la Crimée & du Donbass)


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L'indépendance de l'Écosse

L'indépendance de l'Écosse | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : des manifestants pro-indépendance agitent un drapeau écossais lors de la venue de David Cameron à Glasgow, le 28 août 2014 - AFP/Andy Buchanan



ROYAUME-UNI • Écosse :


Voter contre l’indépendance serait une aberration

 

Comment les Écossais pourraient-ils choisir de voter « non » au référendum alors qu’ils ont une chance de s’émanciper de l’Angleterre, un pays dysfonctionnel, corrompu et très inégalitaire ?



Le coup de gueule d’un chroniqueur de gauche.


Imaginez qu’on pose la question dans l’autre sens. Un pays indépendant est appelé à décider s’il renonce à sa souveraineté pour entrer dans une plus grande union. Il se verrait accorder une certaine autonomie, mais pour l’essentiel la gestion de ses affaires publiques serait confiée à un autre pays. Il servirait de base militaire à la puissance dominante et serait attelé à une économie sur laquelle il n’aurait aucun contrôle.


Pour en arriver là, il faudrait qu’il soit vraiment dans une situation catastrophique. Seul un pays, dont les institutions politiques se sont effondrées, un pays ruiné économiquement, menacé d’invasion, de guerre civile ou de famine pourrait recourir à une telle extrémité. Même lorsqu’elles en arrivent là, la plupart des nations préfèrent garder leur indépendance – en fait, elles sont prêtes à se battre pour la préserver – plutôt que d’y renoncer au profit d’une puissance étrangère.


Alors que diriez-vous d’un pays qui aurait sacrifié sa souveraineté sans s’être effondré ou sans y être contraint ? Un pays qui n’aurait pas d’ennemis évidents, un pays doté d’une économie saine et d’une démocratie fonctionnelle et qui pourtant déciderait de troquer sa souveraineté contre la mainmise de l’élite héréditaire d’un autre pays, sous la dépendance d’un centre financier corrompu ?



Justification du système


Que diriez-vous d’un pays qui passerait d’une économie fondée sur la liberté d’entreprise et la redistribution à une économie fondée sur la spéculation et la rente ? Un pays qui choisirait de se soumettre à un gouvernement qui espionne ses propres citoyens, se sert de la planète comme d’une poubelle, gouverne au nom d’une élite transnationale qui ne rend de comptes à aucun pays, cède ses services publics à de grandes entreprises, oblige des malades en phase terminale à travailler ? Un pays à qui l’on ne pourrait même pas confier une boîte de feux d’artifice, et à plus forte raison une flotte de sous-marins nucléaires ? Vous concluriez que ce pays a perdu la raison.


Oui, mais, me direz-vous, l’Écosse doit décider si elle veut prendre son indépendance, et non pas si elle souhaite y renoncer. Je vous répondrai que l’argument tient toujours : cela revient au même. Car les partisans du non – d’après un nouveau sondage, ils seraient une majorité en forte baisse – sont peut-être victimes de ce qu’on appelle [en psychologie sociale] la « justification du système ».


La justification du système est « un processus par lequel certains individus légitiment les structures sociales, même si c’est aux dépens de leurs intérêts personnels et collectifs ». Elle traduit un désir de défendre le statu quo, quelles qu’en soient les répercussions. La justification du système est d’autant plus forte que les inégalités économiques et sociales sont plus extrêmes. En effet, les gens cherchent à rationaliser leur situation défavorisée en l’expliquant par des raisons légitimes. Il arrive que les communautés défavorisées soutiennent plus largement le statu quo que les populations privilégiées.


Une étude a en effet démontré qu’aux États-Unis les inégalités économiques étaient davantage perçues comme légitimes et nécessaires par les travailleurs à faibles revenus que par leurs compatriotes à hauts revenus. Cela explique peut-être pourquoi tant d’Écossais sont tentés de voter contre l’indépendance.



Un modèle d’inégalités


Les craintes qu’attisent avec tant de zèle les partisans du non ne sont que chimères comparées à ce à quoi on demande aux Écossais de renoncer. Quantité de pays plus petits que l’Écosse possèdent leur propre monnaie et réussissent à prospérer. La plupart des nations les plus riches du monde sont de petite taille. Cette réduction d’échelle ne présente par nature aucun inconvénient.


L’avenir de l’Écosse est aussi incertain et risqué au sein du Royaume-Uni qu’en dehors. La bulle immobilière anglaise peut éclater à tout moment. On dit aux Écossais qu’ils n’auront aucun contrôle sur leur monnaie s’ils ne font plus partie du Royaume-Uni, mais ils n’en ont déjà pas aujourd’hui. Le comité de politique monétaire se trouve à Londres et obéit aux banques. La force de la livre sterling, qui nuit à l’industrie que l’Écosse s’efforce de promouvoir, ne reflète que les intérêts de la City.


Voter non, c’est choisir de vivre dans un système politique qui entretient un niveau d’inégalité et de carence sociale parmi les plus élevés des pays développés, un modèle qui privilégie les politiques néolibérales à toute autre aspiration et ne propose aucune autre voie. Ce système traite l’environnement, la société civile, l’égalité, la santé publique et les services publics comme des luxes superfétatoires tout en octroyant aux riches le droit inaliénable d’exploiter les pauvres.



Liberté contre autodestruction


L’indépendance offre aux Écossais, qui sont de plus en plus nombreux à le comprendre, une chance de réécrire les règles du jeu politique. De rédiger une Constitution écrite, un processus par définition stimulant et porteur de changement. De construire une économie bénéfique pour tous. De promouvoir la cohésion, la justice sociale, la défense du monde vivant et la fin des guerres « choisies ».


Se priver de cette liberté, rester soumis aux caprices d’une élite aussi distante qu’indifférente, succomber à la morosité et à la négativité servile des partisans du non, accepter les mythes d’un autre peuple à la place de votre propre histoire, voilà qui serait un acte stupéfiant d’autodestruction. Imaginez que vous êtes un pays indépendant et faites le cheminement inverse. Et demandez-vous pourquoi vous seriez prêt à sacrifier votre liberté.

 

Par GEORGE MONBIOT  - THE GUARDIAN 

courrierinternational.com – le 3 septembre 2014

Koter Info's insight:


Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes

ou ... droit à l’autodétermination


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Nos enfants n’ont pas connu le réchauffement climatique

Nos enfants n’ont pas connu le réchauffement climatique | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source image : www.ginisty.com



Nos enfants n’ont pas connu

le réchauffement climatique

 

Cela fait maintenant 19 ans que la température du globe est stable. Telle est la conclusion de Ross McKitrick (université de Guelph, Canada), qui publie dans l’Open Journal of Statistics une nouvelle étude sur les données globales de température.


Les émissions de gaz à effet de serre, qui progressent, elles, à un rythme toujours aussi soutenu, laissent décidément notre planète de marbre. À ceux qui annonçaient que bientôt nos enfants ne sauraient plus ce que c’est que de voir la neige tomber, notre bonne vieille planète oppose une tranquille indifférence.


Ces 19 ans de stabilité font que plus aucun de nos enfants n’a désormais connu le « réchauffement global » dont ils ont pourtant tant entendu parler à l’école et à la télévision. Nous sommes entrés dans l’ère du Plateau des températures, que les carbocentristes, éternellement certains que le retour de la hausse est pour demain, appellent la « Pause ».


Aux États-Unis, le Wall Street Journal a ouvert ses colonnes à Matt Ridley, qui dresse un bilan impitoyable des prévisions alarmistes du GIEC. En Australie, où l’un des principaux enjeux des élections générales de l’an passé a été la taxe carbone, les électeurs ont tranché : le nouveau gouvernement ne veut plus entendre parler de climat. Les Australiens suivent ainsi la voie ouverte par le Canada qui, fin 2011, s’est officiellement retiré du protocole de Kyoto. Pour des raisons diverses, la plupart des grands pays appuient désormais sur la pédale de frein dans leurs politiques climatiques.


Et pendant ce temps-là, en France, un nouveau rapport vient de nous être pondu. Rédigé sous la direction de l’immarcescible Jean Jouzel, il nous promet une fois encore la poële à frire : jusqu’à + 5,3 C° dans l’Hexagone d’ici la fin du siècle, sans oublier le cortège habituel de catastrophes collatérales dont le lecteur aura un aperçu en relisant l’Apocalypse selon Saint Jean.


Inutile de dire que les journaux impartiaux sur la question que sont Le Monde ou Libération en ont aussitôt menée une lecture critique copiée-collée la dépêche AFP, y adjoignant bien sûr les ornements iconiques traditionnels du genre : une cheminée d’usine dont s’échappe du gaz carbonique de la vapeur d’eau chez Libération, des enfants terrassés par la chaleur allongés sur l’eau chez Le Monde.


En revanche, ces journaux ne se sont pas donné la peine de porter à l’attention de leurs lecteurs l’existence d’un autre rapport, norvégien cette fois, qui conclut à la quasi-impossibilité d’obtenir un accord international sur une limitation des émissions de gaz à effet de serre lors de la conférence de Paris de 2015.


Parmi les motifs : il faudrait impliquer les parties les plus émettrices de gaz à effet de serre (Chine et États-Unis notamment), les faire s’engager sur des réductions drastiques, et enfin être en mesure de vérifier qu’elles honorent effectivement ces engagements. Rien de tout cela n’est acquis, on en est même très loin. Il est donc à prévoir que, après Copenhague en 2009, Paris sera en 2015 un nouveau coup d’épée dans l’eau pour les promoteurs de politiques climatiques. En attendant, comme le chantait Joe Dassin, nous pouvons continuer à boire À la santé de cette vieille Terre qui s’en fout.



Par Benoît Rittaud — skyfall.fr – le 8 septembre 2014

Benoît Rittaud est enseignant-chercheur à l’université Paris-13. Mathématicien, ses travaux académiques concernent les systèmes dynamiques, la théorie des nombres et les systèmes de numération...

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Somnifères - Risque d'Alzheimer

Somnifères - Risque d'Alzheimer | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


DES SOMNIFÈRES AU RISQUE D’ALZHEIMER

 

En 2012, 131 millions de boîtes de médicaments contenant des benzodiazépines ont été vendues en France. Ce qui est inquiétant, c’est que, sur le long terme, ces médicaments qui aident à dormir et à lutter contre l’anxiété peuvent s’avérer dangereux. Un lien avec la maladie d’Alzheimer vient d’être suggéré.


Les benzodiazépines sont des molécules qui agissent sur le système nerveux central et qui possèdent des propriétés anxiolytiques, hypnotiques, myorelaxantes et anticonvulsivantes. En d’autres termes, ce sont des tranquillisants prescrits dans le traitement de l’anxiété et des troubles du sommeil.


En 2012, environ 11,5 millions de Français en ont consommé au moins une fois. Âgées en moyenne de 56 ans, les personnes ayant recours aux benzodiazépines sont majoritairement des femmes. Cette consommation importante pendant des durées souvent trop longues n’est pas sans effet sur la santé. Selon l’Ansm (Agence nationale de sécurité du médicament), chez les personnes âgées, cela peut favoriser les chutes et perturber la mémoire.


C’est ce qu’ont voulu confirmer des chercheurs[1] canadiens et français en suivant pendant 6 ans 1 796 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer répertoriées dans un programme d’assurance médicale canadien. En les comparant à 7 184 personnes en bonne santé, de même âge et de même sexe, ils ont constaté que la prise de benzodiazépines durant plus de trois mois augmentait le risque d’avoir la maladie d’Alzheimer de 51 %. Un risque qui s’accroit avec la durée du traitement.


D’après les auteurs de cette étude, si les benzodiazépines constituent incontestablement des outils précieux pour traiter des troubles de l’anxiété et des insomnies temporaires, les traitements devraient être de courte durée et ne pas dépasser trois mois.

 

En 2012, une précédente étude[2] de l’INSERM menée auprès de 1 063 personnes âgées de 78 ans en moyenne, avait déjà montré que le risque de démence augmentait de 50 % chez les personnes qui prennent des benzodiazépines.


Afin de limiter la consommation et les risques liés à la prise de ces médicaments, les autorités sanitaires françaises ont mis en place depuis 20 ans un certain nombre d’actions comme l’amélioration de l’information des professionnels de santé et des patients, l’encadrement de la prescription et de la délivrance, la prévention du risque de soumission chimique et d’abus ou la surveillance sanitaire. En savoir plus sur ces actions…



Par J.Maherou — asef-asso.fr- le 11 septembre 2014

 

 

 Références bibliographiques :

[1] Yaffe K, Boustani M., Benzodiazepines and risk of Alzheimer's disease. BMJ. 2014 Sep 9 ; 349:g5312.

[2] Billioti de Gage S, Bégaud B, Bazin F, Verdoux H, Dartigues JF, Pérès K, Kurth T, Pariente A. Benzodiazepine use and risk of dementia: prospective population based study. BMJ. 2012 ; 345:e6231


***


À mettre en parallèle avec cet article : 

Le Belge consomme toujours plus de somnifères

 

 

Le nombre de tranquillisants, d’hypnotiques et de sédatifs prescrits en Belgique a encore grimpé cette année. Un monitoring va être mis en place pour surveiller la consommation des Belges, rapporte le journal Le Soir vendredi.


Le nombre de doses distribuées par les grossistes entre juillet 2013 et juin 2014 dans les pharmacies et les hôpitaux du pays a sensiblement augmenté par rapport à la même période un an auparavant. C’est particulièrement le cas pour les tranquillisants, avec une hausse de 3,9 %. Le marché des hypnotiques et des sédatifs enregistre, quant à lui, une croissance plus ténue de 1,1 %.

Ces données interpellent le SPF Santé publique, d’autant que le Belge est l’un des plus grands consommateurs mondiaux de somnifères et de calmants.


Selon Le Soir, un monitoring va être mis en place d’ici à 2016 afin de mieux surveiller la consommation des Belges en matière de psychotropes, de somnifères, de calmants, d’antidépresseurs et d’antipsychotiques.



Par La Libre Belgique — le 12 septembre 2014


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Ukr./Novorossia/ Strelkov - 11.09

 

Vidéo sous-titrée en français

« STRELKOV NAGEAIT AVEC DES PIRANHAS, MAINTENANT IL NAGE AVEC DES GRANDS REQUINS BLANCS »



INTRODUCTION :

La conférence de presse de Strelkov, hier [NDT : 11 septembre], est, je crois, un moment historique, car elle marque le passage de Strelkov de la lutte armée novorossienne à une lutte de bien plus grande ampleur, et beaucoup plus dangereuse : la lutte pour l’avenir politique de la Russie. En soi, cela n’est pas nécessairement inattendu, mais la façon dont il l’a fait a créé une surprise, en tout cas pour moi. Avant de revenir sur la situation d’ensemble, il me semble utile d’essayer de résumer ici les points clés de sa présentation. Voici comment je résumerais ce qu’il m’a semblé être les éléments clés de sa présentation :


Les facteurs externes (la mise en scène), la symbolique du message :

.

  • il est clairement vivant et en bonne santé ;
  • les raisons de son départ : ce furent à la fois des luttes intestines au sein de la direction novorossienne et le fait qu’il lui avait été dit que l’approvisionnement ne viendrait que s’il partait ;
  • il y a au mur, dans son dos, la photo de Poutine ;
  • devant lui, sur la table, est posé un drapeau russe monarchiste, et il a derrière lui un drapeau russe et un drapeau novorossien (aucun symbole soviétique ou communiste).

.

Son point de vue sur l’accord de cessez-le-feu :

.

  • Ce cessez-le-feu a désormais créé une situation militaire pire que ce qu’elle était au printemps.

  • Ce n’est pas tant le cessez-le-feu en lui-même qui est une honte, mais bien plutôt « les conditions actuellement en cours de discussion à Minsk ».

  • Il existe un plan visant à faire retomber sur Poutine l’accusation d’avoir trahi la Novorossia.

  • De puissants intérêts veulent une guerre sans fin, afin de faire de l’Ukraine un ulcère hémorragique pour la Russie.

.

Comment il décrit la 5e colonne :

  • Les racines de cette 5e colonne remontent aux années Eltsine.
  • La libération de la Crimée a pris la 5e colonne par surprise.
  • La 5e colonne se trouve dans l’entourage du président.
  • Il y a une 5e colonne locale au Donbass, qui a déjà négocié et continue à négocier avec les oligarques ukies.
  • La 5e colonne est composée de « libéraux ».
  • Pour eux, Poutine représente une menace morale, parce qu’il bénéficie d’un soutien populaire massif.
  • Ils veulent renverser Poutine.
  • Ils veulent démembrer la Russie.
  • Ce sera une guerre longue contre la Russie.
  • Nous sommes à nouveau confrontés à une situation similaire à celles de 1905 et de 1917.
  • En sauvant la Novorossia, la Russie peut se sauver elle-même.
  • les sanctions occidentales vont nuire à la Russie, et elles seront utilisées pour discréditer Poutine.


Les plans de Strelkov :

.

  • Strelkov entend se battre en Russie pour appuyer Poutine (c’est la seule option).
  • Son objectif principal est la dénonciation des véritables traîtres en Russie.

.

C’est là mon interprétation personnelle des éléments clés de la présentation de Strelkov ; il se peut bien sûr que j’aie raté ou mal compris l’une ou l’autre chose, c’est pourquoi je vous encourage tous à visionner à nouveau la vidéo.

.

RETOUR SUR LE CONTEXTE ÉLARGI :


Avant d’aller plus loin dans mon analyse des déclarations de Strelkov, je pense qu’il est essentiel de garder à l’esprit le contexte plus général dans lequel elles se situent. Ses paroles ne sont pas seulement les mots d’un homme qui parle au nom des Forces armées novorossiennes (FAN) ou ceux d’un héros de la Novorossia ; cette fois, Strelkov plonge directement dans le grand et dangereux monde de la politique de « l’État profond » de la Russie (bien que le terme d’« état profond » ne s’applique pas vraiment à la Russie). Je vais donc revenir à un sujet que j’évoque depuis de nombreuses années maintenant.


Mes lecteurs de longue date se rappelleront probablement que j’ai souvent parlé d’une lutte en coulisse entre ce que j’ai appelé les « souverainistes eurasiens » (SE) et les « intégrationnistes atlantistes » (IA). Je ne vais bien sûr pas tout répéter ici, mais je vous encourage à lire les articles suivants (en anglais):


.

http://vineyardsaker.blogspot.com/2013/02/russia-and-islam-part-three-internal.html


•http://vineyardsaker.blogspot.com/2013/03/russia-and-islam-part-six-kremlin.html


•http://vineyardsaker.blogspot.com/2013/04/the-power-struggle-inside-kremlin-is.html

http://vineyardsaker.blogspot.com/2013/10/1993-2013-is-twenty-years-long-pas-de.html


http://vineyardsaker.blogspot.com/2014/04/a-new-cold-war-has-begun-let-us-embrace.html

.

Les deux premiers articles font partie d’une série bien plus longue en sept parties sur l’islam, mais ils introduisent le contexte historique du développement des factions SE et IA. Quant aux deux suivants, j’aurais tendance à estimer qu’il est impératif pour vous de les lire si vous n’êtes pas familier avec le sujet. Pour ce qui est du dernier, c’est simplement une discussion plus récente du rôle de ces deux factions dans l’actuelle guerre froide n° 2. Cela dit, ma thèse clé est la suivante :



La « 5e colonne » à laquelle Strelkov fait référence, ce sont les mêmes personnes que j’appelle intégrationnistes atlantistes.


Strelkov ne donne aucun nom, mais il les décrit de manière très précise (voir ci-dessus) et il ajoute qu’ils n’accordent de valeur qu’à « l’argent et aux autres ressources matérielles ». Ils sont l’équivalent russe des 1 % anglo-sionistes.


Leur principal objectif politique est d’intégrer pleinement la Russie dans le système international anglo-sioniste aux plans financier, politique, économique et culturel. Ils voient la Russie comme « européenne » et ils croient que « l’Occident » (c’est à dire l’Empire anglo-sioniste) et la Russie doivent s’unir contre l’Islam, la Chine et toute autre idéologie, religion, nation ou alliance non impériale. Ils croient dans le capitalisme et ils sont opposés à un « état social » (pour reprendre la façon dont Poutine décrit la Russie moderne) ; ils n’ont également que mépris systématique à l’égard des « masses », quoiqu’ils s’efforcent de ne pas laisser voir cet aspect de leur vision du monde. Ce sont les gens qui ont pris progressivement le pouvoir dans les années 1980 et qui ont eu, dans les années 1990, un véritable instinct de prédateur les conduisant à profiter du bon moment pour acquérir rapidement et impitoyablement une part absolument incroyable de la richesse nationale, ainsi volée au peuple russe.


Maintenant, il est vrai que suite à une opération tout à fait brillante des services de sécurité russes au cours des années 1990, et grâce au chaos dans lequel la Russie était plongée, ces IA (membres de la 5e colonne) ont fait une erreur fatale. Leur plan était de mettre en avant un bureaucrate plutôt terne et peu apte à susciter l’intérêt de ses concitoyens, lequel aurait accédé au pouvoir en étant entouré d’hommes issus de leurs propres cercles. Ce qu’ils n’avaient pas prévu, c’est que ce bureaucrate plutôt insipide et terne se transformerait en l’un des hommes d’État les plus redoutables de l’Histoire russe – Poutine – et qu’il entreprendrait immédiatement de décapiter les couches supérieures des IA – ceux que l’on dénomme « oligarques », et les voyous qui faisaient appliquer leur domination – et leur branche armée, l’insurrection tchétchène wahhabite.


Poutine a agi si vite qu’il est parvenu rapidement à pleinement contrôler ce que l’on peut appeler les « ministères du pouvoir » (la sécurité de l’État, la sécurité présidentielle, le ministère de l’Intérieur, celui des forces armées, les services d’urgence) et, ce qui est crucial, à gagner un immense soutien populaire. En un sens, cette combinaison de pouvoir d’État et de soutien populaire fait de Poutine un intouchable, mais cela a également limité son pouvoir.


Alors que les IA les plus haut placés et les plus fameux ont soit quitté la Russie (Berezovski), soit été mis en prison (Khodorkovsky), ou bien sont morts, le système qu’ils avaient créé est, lui, encore en place. La banque, l’industrie des ressources naturelles, le commerce des armes, les services financiers et, bien sûr, les médias sont encore dans une large mesure entre leurs mains. Ainsi, lorsque le plus arrogant d’entre eux, Khodorkovski, fut emprisonné, les deux factions (SE et IA) parvinrent à ce qui ressemble à un compromis, ou à un cessez-le-feu temporaire, si vous préférez. L’accord était le suivant : en premier lieu, tant qu’ils ne chercheraient pas à prendre le contrôle du Kremlin et, de manière générale, tant qu’ils se tiendraient à l’écart de la politique, les IA seraient autorisés à conserver leurs richesses et à continuer à faire des profits énormes ; deuxièmement, les premières marches du pouvoir seraient partagées entre les SE (Poutine, Rogozine, Patrouchev, etc.) et les IA (Medvedev, Koudrine, Sourkov, etc.).


Le premier grand coup que Poutine porta contre les IA fut le limogeage de Serdiukov et, « pire » encore, son remplacement par Choïgou [NDT : Sergueï Choïgou est général d’armée. Il a dirigé le ministère des Situations d’urgence de 1994 à 2012. Vladimir Poutine en a fait le ministre de la Défense de la Fédération de Russie le 6 novembre 2012.]. Le deuxième coup de massue fut, selon Strelkov (et je suis d’accord avec lui), l’opération de libération de la Crimée. À entendre Strelkov, cette opération a été un coup extrêmement dur pour les intérêts de ces membres de la 5e colonne, parce qu’ils ont immédiatement réalisé que cela plaçait la Russie et les anglo-sionistes sur une trajectoire de collision. Ils ont donc rassemblé toutes leurs forces pour a) prévenir une intervention militaire russe dans le Donbass, et b) passer un accord avec les oligarques aujourd’hui au pouvoir à Kiev. Je partage entièrement cette analyse.



Intérêts stratégiques russes contre intérêts stratégiques novorossiens


Voici la partie la plus délicate. On lit ici et là sur de nombreux blogs un certain nombre d’hypothèses qui sont le résultat d’une erreur de logique fondamentale :

.

  • 
les intérêts russes et novorossiens se confondent ;

  •  tout ce qui a le soutien des IA est mauvais pour la Russie ;

  •  Poutine a le contrôle total et peut faire ce qu’il veut ;

  •  les dirigeants novorossiens sont forcément dans le vrai du fait de leur lutte héroïque ;

  •  être en désaccord avec les dirigeants novorossiens est une marque de stupidité, de trahison ou de malhonnêteté (y compris pour Poutine lui-même).


.

La réalité est loin d’être aussi simple que cela. D’une part, les intérêts russes et novorossiens ne sont pas une seule et même chose ; ils sont même en opposition directe sur une question cruciale, puisque la Novorossia veut l’indépendance totale vis-à-vis de Kiev (quels que soient ceux qui y sont au pouvoir) tandis que la Russie veut un changement de régime à Kiev et le maintien d’une Ukraine unitaire.

Deuxièmement, malgré le fait que ce soient des oligarques russes et des oligarques ukrainiens qui tentent de mettre au point un accord afin de mettre un terme à la guerre et de maintenir une Ukraine unitaire, cela pourrait être mauvais pour la Russie comme cela pourrait tout aussi bien ne pas l’être. Si vous le permettez, avant d’être accusé de Dieu sait quoi, je m’explique :


Pendant les années 1980 et les années 1990, une étrange espèce de « fusion partielle » s’est opérée entre la mafia russe et le KGB. Je sais que cela semble fou, mais ce n’en est pas moins vrai et votre serviteur l’a personnellement vu de ses yeux, comme il a rencontré personnellement d’anciens officiers du KGB travaillant au sein de la mafia russe. Comme le disent certains, un « ex-officier du KGB », cela n’existe pas. Eh bien, en réalité, si, cela existe ; et dans la plupart des cas, des contacts ne serait-ce qu’informels sont maintenus. Voici donc comment je pourrais résumer très grossièrement cette bizarre association :


Dans les années 1980 : des agents du KGB corrompus réalisent qu’il est possible de se faire beaucoup d’argent dans le monde souterrain, et plusieurs fonctionnaires de la Direction de la sécurité intérieure du KGB (2e Directorat principal) ont trouvé le moyen de tirer profit de certains de leurs contacts étroits avec la mafia.


Au début des années 1990 : un grand nombre d’agents du KGB jeunes et intelligents, ayant compris que leurs compétences étaient devenues inutiles au KGB, démissionnent et trouvent immédiatement de très bonnes situations dans le « Nouveau monde russe » (à l’époque composé à 100 % de mafieux), où précisément ils utilisent leurs compétences (en langues, en éducation, en capacité de travail, en courage) et gagnent beaucoup d’argent.


Ce furent des années terribles pour le KGB/FSB, mais elles eurent également un impact positif: les dirigeants les plus corrompus et les moins patriotes s’en furent, laissant derrière eux de nombreux idéalistes, des idéalistes qui, avec le temps, grimperaient les échelons.


Maintenant, voici la partie vraiment intéressante :


Du milieu des années 1990 à 2000 : les successeurs du KGB, le FSB et le SVR [1] se rendirent compte de ce qu’ils disposaient d’un fantastique réseau de collaborateurs potentiels dans le monde nouvellement créé des entreprises russes, dans la finance, le commerce, le tourisme, etc. Ils se mirent à s’en servir et commencèrent à utiliser ce réseau mondial composé surtout d’« ex-mafieux revenus à la légalité » à des fins de sécurité de l’Etat et d’espionnage industriel et commercial. Même le service de renseignement militaire, le GRU, a commencé à faire la même chose avec d’ex-agents qui travaillent aujourd’hui dans l’aérospatiale, l’électronique, les communications, etc.


[Hors sujet, mais aparté intéressant : il est un autre réseau des plus précieux que les SVR/FSB/GRU ont également commencé à utiliser au cours de cette période, qui n’est autre que le grand nombre de Juifs originaires de Russie et ayant émigré aux États-Unis ou en Israël. Gardez cela à l’esprit lorsque vous pensez aux relations russo-israéliennes]


De 2000 à aujourd’hui : Poutine et ses soutiens commencent, en coulisse, une guerre impitoyable contre les intégrationnistes atlantistes, lesquels fondamentalement s’opposent aux souverainistes eurasiens qui sont maintenant fermement derrière Poutine. Surtout, les services de sécurité, à présent contrôlés par des alliés de Poutine, développent un réseau de sympathisants potentiels à l’intérieur même de la base du pouvoir des intégrationnistes atlantistes.


Voyez à quel point les choses deviennent complexes.


Ainsi, alors que certains analystes superficiels sont dans le vrai lorsqu’ils disent que les oligarques russes appartiennent généralement à la 5e colonne et sont de dangereux ennemis de Poutine, ce qui leur manque, c’est que :


a) tous les oligarques ne sont pas à placer dans cette catégorie, et que

b) Poutine a les moyens d’influencer ou même de contraindre certains oligarques anti-Poutine grâce au contrôle qu’il exerce sur les services de sécurité et sur leur réseau, interne à la base de pouvoir des oligarques.


Voici donc le point crucial : la relation entre le Kremlin et l’oligarchie russe est très complexe. Oui, dans l’ensemble, il est juste de dire qu’il y a d’un côté Poutine, les services de sécurité, l’armée et les Russes ordinaires, et de l’autre les oligarques, l’intelligentsia libérale, les grandes entreprises, les banques, la finance et les agents de la CIA.


Mais en réalité, il s’agit là d’un modèle trop basique, car la réalité est infiniment plus complexe. Je sais que je vais me faire encore davantage détester de dire cela, mais certains oligarques sont (quelle qu’en soit la raison) des alliés de Poutine ou des personnes qu’il contrôle. J’en ai rencontré personnellement à la fin des années 1990, et je suis sûr qu’ils sont toujours là. Pourquoi ?


Parce qu’il y a beaucoup d’argent à se faire en Russie en étant du côté de Poutine. D’une part, si vous êtes en bons termes avec le Kremlin, vous devenez intouchable pour le reste du monde plus ou moins légal « des affaires ». Vous obtenez également de juteux contrats. Et il se pourrait que les autorités fiscales ne se montrent pas aussi méticuleuses lorsque vous remplissez vos déclarations d’impôts. Encore une fois, cette vision en noir et blanc d’une lutte opposant Poutine aux oligarques, si elle est vraie de manière générale, n’est qu’une représentation schématique de la réalité.



RETOUR À LA CONFÉRENCE DE PRESSE DE STRELKOV


Rappelons-nous d’où Strelkov est venu. Si l’on sait sur lui assez peu de choses de façon certaine, il semble qu’il soit un ex-colonel du FSB (antiterrorisme) qui a combattu en tant que volontaire en Yougoslavie, en Transnistrie et en Tchétchénie. C’est également un historien, quelqu’un qui écrit des articles, et il aime prendre part à des reconstitutions militaires. C’est un monarchiste, un chrétien orthodoxe et un admirateur de la lutte des Blancs pendant la guerre civile.


En Novorossia, cependant, il est tout à coup passé, d’un bond gigantesque et particulièrement réussi, à un niveau totalement différent : le colonel de l’antiterrorisme est devenu ce que l’on pourrait plus ou moins décrire comme un commandant de division ou même de corps d’armée, qui a changé une milice de volontaires en une armée plus ou moins régulière.


C’est là un exploit énorme : alors qu’il n’était quasiment personne, il est devenu le héros et le commandant n° 1 de l’ensemble de la résistance novorossienne. Et cependant, la Novorossia est minuscule par rapport à la Russie, et la politique novorossienne de haut niveau est chose tout à fait minime en comparaison de la politique russe de haut niveau. Et voilà pourtant qu’avec sa conférence de presse d’hier, Strelkov a fait encore un autre bond de géant : il a sauté des questions militaires novorossiennes directement dans le combat le plus complexe et dangereux qui soit : la lutte secrète pour le pouvoir qui se déroule derrière les coulisses du Kremlin.


Il est beaucoup trop tôt pour dire si cette initiative sera couronnée d’autant de succès que la précédente : Strelkov cette fois ne nage plus avec des piranhas, mais avec des grands requins blancs. Je suis malgré tout prudemment optimiste. Voici pourquoi :


Le potentiel de Strelkov dans la lutte pour le pouvoir russe


Poutine est parfaitement conscient du fait que la base de son pouvoir officiel (l’appareil d’État) est remplie à craquer de membres de la 5e colonne. La meilleure preuve en est qu’il a fait deux choses très intéressantes :


a) Il a créé un front du peuple de toute la Russie (le Front populaire panrusse, FPP) qui, contrairement au parti officiel au pouvoir, Russie unie, n’est pas né avec une forte composante Medvedev ou intégrationniste atlantique, mais a été créé par Poutine seul.


Officiellement, le FPP n’est pas un parti, mais un « mouvement politico-social » censé rassembler une grande partie des organisations et des individus favorables au Kremlin en général, et fournir aux gens ordinaires un moyen de faire passer leurs préoccupations à Vladimir Poutine. En réalité, cependant, c’est également un « parti politique en attente », très grand, très bien connecté et que Poutine peut « mettre en route » à tout moment, notamment en cas de contestation à l’intérieur de Russie unie.


b) les services de sécurité de Poutine ont contribué à la création d’une pléthore d’«entités proches du Kremlin»

(околокремлевскиекруги, cercles connectés au Kremlin) 

qui n’ont officiellement aucun lien de subordination envers le Kremlin, mais qui permettent d’obtenir beaucoup de choses sans que le gouvernement ait à intervenir ni même à être informé. Ces entités proches du Kremlin comprennent certains organes de presse, certaines structures commerciales, un certain nombre de clubs, des organisations de jeunesse, des agences de presse, etc. Il n’y a pas de liste officielle, aucune procédure d’admission, pas de leader. Mais d’une façon ou d’une autre, il y a toujours, à proximité ou à l’intérieur de ces cercles, des gens en contact avec les agences de sécurité.


C’est là ce dans quoi s’inscrit Strelkov.


Strelkov entend représenter d’abord et avant les intérêts de la population de Novorossia, mais puisqu’il a correctement identifié la 5e colonne russe comme constituant la principale menace pesant sur la Novorossia, il devient également un allié objectif de Poutine dans une lutte commune contre les intégrationnistes atlantistes.


Maintenant, soyons clairs : Strelkov et Poutine ne seront pas d’accord sur un certain nombre de questions. Strelkov l’a clairement indiqué quand il a dit :


« Peu importe à quel point je peux être critique à l’endroit de certaines décisions de politique intérieure ou extérieure du président, dans l’état de guerre où nous sommes, puisque la guerre a commencé contre nous, je considère qu’il est nécessaire de le soutenir comme le seul commandant suprême légitime, le principal garant de la liberté et de l’indépendance de l’État ».


Le fait qu’il ait conclu qu’il fallait soutenir Poutine n’empêche pas qu’il a clairement indiqué être très réservé quant à certaines décisions de celui-ci. Ma conjecture est que les sujets évidents de désaccord auxquels il pense sont les suivants :


a) le cessez-le-feu et les négociations ultérieures ;


b) le fait que Poutine s’accommode de certains oligarques russes ;


c) que Poutine veuille une Ukraine unie.


Ces désaccords sont normaux et ne doivent pas être interprétés comme le signe d’une certaine forme d’opposition. Encore une fois, la Novorossia et la Russie ont simplement des intérêts différents.


En revanche, là où Strelkov et Poutine sont en plein accord, c’est sur la nécessité d’écraser la 5e colonne. Poutine a été le premier à parler d’une « 5e colonne russe » (quand il s’est adressé à l’Assemblée fédérale) et Strelkov a repris l’expression qu’il avait utilisée. Cette 5e colonne de souverainistes atlantistes constitue un danger mortel aussi bien pour Poutine que pour Strelkov et, comme ce dernier le souligne à juste titre, Poutine constitue un danger mortel pour eux.


Lorsque Strelkov parle d’une « révolution Poutine » et d’un « printemps russe », il se réfère à la même lutte que j’ai dans le passé décrite comme une lutte entre les intégrationnistes atlantistes et les souverainistes eurasiens.


Les dénominations qu’il choisit sont différentes, mais le processus qu’il décrit est le même.


Dans ce contexte, Strelkov pourrait devenir un allié très puissant pour Poutine. En prenant la parole pour la Novorossia, Strelkov promeut lui aussi très clairement la même idéologie, la même vision du monde que Poutine. De fait, je vous recommande à tous à prendre le temps d’écouter (ou de lire) :

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Poutine, Zakharchenko et Strelkov réalisent tous les trois pleinement que ce qui se passe n’est rien de moins qu’une guerre contre la Russie, mais menée, en tout cas pour le moment, avec des moyens non militaires.

Tous les trois savent que la plus grande menace qui pèse sur la Russie est une menace interne. Tous les trois sont en position de proclamer qu’aucun des deux autres ne parle pour lui. Après tout, l’un est le président de la Russie, le second est le plus haut représentant de Donetsk et de la Novorossia, tandis que le troisième n’est, techniquement parlant, qu’un officier en retraite et un simple particulier. Et pourtant, à eux trois, ils encerclent politiquement la 5e colonne russe à l’intérieur d’un « chaudron politique », chaudron dans lequel chacun se trouve en situation d’avoir à soutenir Poutine ou de passer pour un traître. Une technique potentiellement très efficace.


Le second rôle que joue Strelkov, c’est de dénoncer et de discréditer les détracteurs de Poutine, ceux qui passent leur temps à rabâcher que « Poutine poignarde la Novorossia dans le dos, ou qu’il la trahit ». Je prédis que dans un proche avenir, les mêmes cercles qui jusqu’à présent avaient fait le choix de proclamer que si Poutine est le méchant, Strelkov, lui, est le héros, se mettront à déclarer que Strelkov est lui aussi un méchant et un traître. Certains de ces gars-là sont manipulés par des spécialistes PSYOP de l’occident, d’autres sont tout simplement payés par les occidentaux, mais leur but en tout cas est de convaincre le monde de ce que Poutine est l’affreux jojo, et de ce qu’il faut absolument qu’un « vrai » patriote le remplace.


En d’autres termes, de ce que la Russie ne peut être sauvée que si elle permet au rêve anglo-sioniste d’un changement de régime dans le pays de devenir réalité. Ce sont là les mêmes personnes qui disaient vouloir sauver la Novorossia en réalisant l’autre rêve anglo-sioniste, celui d’amener les Russes à intervenir militairement de façon ouverte dans le Donbass. Mon conseil est simple en ce qui concerne ces « patriotes du chagrin », ainsi qu’on les appelle en Russie : méfiez-vous de ceux qui prétendent sauver la Russie en permettant aux rêves anglo-sionistes de se réaliser. En gardant cela à l’esprit, vous ne devriez pas avoir trop de mal à repérer les ennemis de la Russie. 



CONCLUSION


J’ai été stupéfié et fantastiquement encouragé par la manière extrêmement sophistiquée dont Strelkov a présenté hier sa position. Bien qu’il soit sans doute trop tôt pour tirer une quelconque conclusion, et même si je pourrais à ce sujet faire preuve d’un optimisme inhabituel, je crois que Strelkov a réellement le potentiel pour devenir ce leader de la Novorossia que j’espérais voir émerger un jour. Si cela advient, alors c’est avec joie que je plaiderai coupable de l’avoir sous-estimé.


Je dois pourtant vous avouer aussi que je suis très inquiet pour lui. Le fait qu’apparemment, les médias de Russie n’aient accordé à sa petite conférence de presse que peu voire pas d’attention du tout, combiné avec le bruit qui a couru au sujet de son suicide, c’est là un message fort que lui envoie la 5e colonne pour bien lui montrer à quel point elle reste puissante.


Et j’interprète en particulier cette rumeur de suicide comme une menace de mort particulièrement grave. Pire encore, mais peut-être sont-ce mes inclinations paranoïaques qui s’exprime ici, il y a beaucoup de gens des deux côtés pour qui la mort de Strelkov serait la bienvenue. Les intégrationnistes atlantistes et leur 5e colonne aimeraient le voir mort parce qu’il ose les dénoncer aussi ouvertement, mais ne vous méprenez pas, il se pourrait également qu’il y ait des souverainistes eurasiens pour vouloir sa mort, afin qu’il leur serve de martyr et de symbole de l’héroïsme russe. Est-ce cynique et moche ? Oui. Il en est ainsi de la lutte pour le pouvoir en Russie. À quel point cette lutte peut être impitoyable, la plupart des gens de l’Ouest n’en ont aucune idée. Contrairement à Poutine, Strelkov n’est pas protégé par un dispositif de sécurité de l’État extrêmement puissant. Alors si l’on considère qu’un coup pourrait lui venir de n’importe lequel des deux camps, il vaudrait mieux pour lui qu’il se montre très *très* prudent.


Ne serait-ce que pour avoir accepté de jouer le rôle qu’il joue maintenant (et lui, étant un ex-colonel du FSB, connaît parfaitement les risques), je le considère comme un héros ; il a mon admiration sincère. « Ils » vont essayer de l’utiliser, de le menacer, de le manipuler, de le discréditer et d’utiliser tous les coups tordus possibles pour le contrôler ou pour l’écraser.


En vérité, son sort est déjà un sort tragique, et son courage est remarquable. La lutte contre les nazis ukies, les wahhabites tchétchènes ou les oustachis croates, c’était comme des vacances relaxantes par rapport au genre de « guerre » qui a cours dans la lutte pour le contrôle de la Russie.


Et comme la Russie est le leader de facto à la fois des BRICS et de l’OCS, la lutte pour la Russie est véritablement une lutte pour l’avenir de la planète. Je crois que Strelkov le comprend.



Par Le Saker - vineyardsaker.fr - le 13 septembre 2014


Original :

http://vineyardsaker.blogspot.fr/2014/09/strelkov-from-swimming-with-piranhas-to.html


[1] NDT : Le SVR, Service des renseignements extérieurs de la Fédération de Russie, est depuis 1991 le successeur officiel de la Première direction générale du KGB de l’URSS ; le FSB, Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie, principal successeur du KGB soviétique dissous en novembre 1991 après le putsch de Moscou, est un service secret de la Russie chargé des affaires de sécurité intérieure. Il est responsable de la sécurité intérieure de la Russie, du contre-espionnage, et de la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et le trafic de drogue. Le FSB est engagé principalement dans les affaires intérieures ; les fonctions de renseignement à l’étranger sont assurées par le SVR (ancien Premier directorat). Cependant, le FSB inclut également le Service fédéral des communications et informations gouvernementales (FAPSI), impliqué dans la surveillance électronique à l’étranger. En outre, le FSB est compétent pour agir dans les territoires des anciennes républiques soviétiques, et il peut conduire des opérations militaires antiterroristes n’importe où dans le monde sur ordre du président, à la suite de l’adoption des nouvelles lois antiterroristes. Tous les services d’ordre et de renseignement en Russie travaillent si nécessaire sous le contrôle du FSB : à titre d’exemple, le service de renseignement militaire (GRU), les forces spéciales militaires (Spetsnaz) et les détachements de troupes du Ministère de l’Intérieur russe (sorte de gendarmerie) ont travaillé sous la direction du FSB en Tchétchénie.


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