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FEF - Cédric Gervy - 17/11/12

 

Cédric Gervy nous fait une petite présentation bilingue pour le concert qui aura lieu dans le cadre de la Journée des Etudiants organisée par la FEF et la VVS le 17 novembre 2012. - Duc

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La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).
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En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

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Koter Info 

Site "Koter Info" LLN-WSL-UCL


=  plus de 95.000 lecteurs du site

 

Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

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"La Gazette" de LLN-WSL-UCL


=  plus de 105.000 lecteurs de La Gazette

 

Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

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Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


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Koter Info's insight:

 

Site web et Gazette, les différentes publications de Koter Info sont suivies par plus de


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Koter Info's curator insight, January 14, 6:51 PM

 

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Silicon Valley-Robots policiers


Les robots policiers Knightscope patrouillent

la Silicon Valley

 

 

À la croisée entre un Robocop et R2D2, la startup américaine Knightscope a commencé à mettre en circulation plusieurs de ses robots patrouilleurs Knightscope K5, chargés d’aider les forces de l’ordre à assurer la sécurité.


Robocop existe. La jeune société de robotique Knightscope a commencé à déployer au moins cinq de ses robots patrouilleurs Knightscope K5 dans la Silicon Valley, dans l’objectif d’aider à assurer la sécurité des lieux. Équipés d’un grand nombre de capteurs en tous genres, les robots K5 peuvent « voir », « entendre », « ressentir » et « sentir », et amassent ainsi des tonnes de données en temps réel, qui sont traitées au travers d’un moteur d’analyse prédictive. S’il détecte une activité suspecte, un bruit tel qu’un bris de verre, ou même une odeur anormale par rapport à ce qu’il sait de la zone surveillée et de ce qui s’y déroule, le robot peut déclencher une alerte et mettre tous ses capteurs en éveil pour enregistrer le maximum d’informations.


En cas d’alerte, tous les internautes peuvent ainsi consulter les données ou regarder les flux vidéo transmis en temps réel, pour confirmer le problème de façon collaborative, enrichissant au passage les algorithmes prédictifs utilisés (la société affirme avoir des processus pour préserver le droit à la vie privée, mais il ne dit pas lesquels). Le robot se déplace grâce à des roues motorisées, à une centrale inertielle, à un module GPS qui lui permet de savoir où se déplacer et aller se recharger, et utilise des capteurs lasers ou encore des radars pour anticiper les obstacles :

 

Mesurant 1,5 mètre pour 136 kg (et ressemblant étrangement à un cousin russe présenté en 2007), le robot Knigtscope K5 est notamment capable de voir et d’enregistrer des vidéos à 360 degrés grâce à quatre caméras, de reconnaître du texte (tel que des plaques d’immatriculation) pour les comparer à une base de données, de mesurer des écarts de température, de mesurer la qualité de l’air, ou encore de voir dans le noir grâce à des caméras infrarouges. 


« Des budgets serrés impliquent de trouver des manières de travailler de façon plus intelligente et d’utiliser la technologie comme un multiplicateur de force », se félicite la police de Mountain View sur le site de la start-up. « Nous avons hâte de tester les machines autonomes et d’être à la pointe des nouvelles technologies dans l’arène du maintien de l’ordre ».

 

Le robot est toutefois encore loin du Robocop du film de science-fiction. Il ne se déplace que lentement (autour de 8 km/h), et n’est heureusement pas encore doté d’armes à feu ou de matraques. Il ne peut pas non plus passer les menottes aux poignets d’éventuels délinquants. Sa seule mission reste de patrouiller, et de prévenir en cas de problème.

 

Néanmoins, la société dit vouloir réduire de 50 % le taux de criminalité dans les zones où le robot est déployé, et assure qu’il sera progressivement dans les centres commerciaux, les quartiers d’habitation, les stades, les aéroports ou même les écoles. 

 


Par Guillaume Champeaunumerama.com – le 21 novembre 2014

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Nigeria/Chine - Contrat ferroviaire

Nigeria/Chine - Contrat ferroviaire | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 

 

Mégacontrat ferroviaire au Nigeria :

la Chine tient ses promesses

 

Le gouvernement nigérian et le géant du rail China Railway Construction Corporation (CRCC) ont signé le mercredi 19 novembre à Abuja un contrat géant de 11,97 milliards de dollars pour la construction d’une ligne ferroviaire, a précisé l’agence de presse Chine nouvelle.

 

La ligne de chemin de fer, de 1 402 kilomètres, reliera, en suivant la côte et en traversant notamment le delta du Niger, la capitale économique nigériane, Lagos, à la ville de Calabar dans l’est du pays, en passant par Port Harcourt et le complexe pétrochimique de Warri. 200 000 personnes seront embauchées pour réaliser ce projet qui, une fois achevé, emploiera en permanence 30 000 salariés.

 

Si pour l’instant, les 24 arrêts seront desservis à 120 km/h, la coopération sino-nigériane entend progresser vers la grande vitesse. Le patron de CRCC, Meng Fengchao, a assuré que le projet au Nigéria ferait appel à tout le savoir-faire récent de la Chine en matière de train et de matériel ferroviaire. La Chine est fière en particulier de sa technologie pour la grande vitesse, qu’elle tente d’exporter dans le monde où elle affronte des multinationales comme le français Alstom, l’allemand Siemens et le canadien Bombardier.

 

La société chinoise n’en est pas à son coup d’essai au Nigéria. En 2012, la compagnie avait déjà obtenu la construction du chemin de fer reliant Lagos à Ibadan, à 130 kilomètres au nord, pour 1,5 milliard de dollars.

 

Pour CRCC, la signature du contrat intervient deux semaines après que le Mexique, sous pression américaine, a remis à plus tard, l’attribution de la construction de sa première ligne de TGV à un consortium mené par CRCC.

 

Le Nigéria représente pour le constructeur un marché d’avenir. Première puissance économique et premier producteur de pétrole d’Afrique, le pays exporte environ 2 millions de barils de brut par jour. Une manne qui finance notamment de grands projets d’infrastructures dont manque cruellement le pays. Des entreprises chinoises sont déjà impliquées dans la construction d’infrastructures routières au Nigeria, et dans un projet de métro aérien à Lagos.

 

 

Promesses dures comme des BRICS

 

Dès juillet 2012, la Chine, un des piliers des BRICS, avait annoncé, à l’occasion d’un sommet Chine-Afrique organisé tous les trois ans, qu’elle entendait doubler le montant de ses prêts aux pays africains à 20 milliards de dollars entre 2013 et 2015.

 

Cette année, lors de sa tournée sur le continent africain, le Premier ministre chinois Li Keqian avait confirmé cet engagement. Et le 5 mai, lors d’un discours prononcé au siège de l’Union africaine situé dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, Li Keqian avait précisé que « la Chine va augmenter les lignes de crédit à l’Afrique de 10 milliards de dollars et apporter 2 milliards de dollars supplémentaires au China-Africa Development Fund, pour en porter les actifs à 5 milliards de dollars ».

 

Li Kijang avait ajouté qu’il « rêve de voir toutes les capitales africaines interconnectées grâce à des trains à grande vitesse, afin de renforcer l’intégration régionale et le développement ». Et que la Chine est « prête à coopérer avec l’Afrique pour transformer ce rêve en réalité ».

 

La Chine est régulièrement accusée de chercher uniquement à vouloir s’accaparer les matières premières ou encore de vouloir inonder le marché africain de produits manufacturés à bas prix sans le moindre transfert de savoir-faire. Avant de s’envoler vers Addis-Abeba, M. Keqiang avait réfuté ces accusations. « Je voudrais affirmer à nos amis africains, avec toute ma sincérité, que la Chine n’entend aucunement agir de façon impérialiste comme certains pays l’ont fait auparavant sur le continent africain. Le colonialisme doit appartenir au passé », a-t-il déclaré. Il a également sommé les entreprises chinoises présentes en Afrique de « se conformer aux lois et règlements locaux et à prendre leurs responsabilités pour protéger les intérêts des communautés locales ».

 

Depuis 2009, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l’Afrique. Le commerce bilatéral s’est élevé à 210 milliards de dollars en 2013 en constante augmentation. Le volume des investissements directs chinois en Afrique a atteint 25 milliards de dollars fin 2013.

 

 

Par Karel Vereycken – Solidarité & Progrès — le 21 novembre 2014

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TTIP Jour Un

Vidéo : ajoutée sur YouTube le 11 octobre 2014 par Agir pour la Paix



STOP-TTIP : QUEL EST LE PROBLÈME ?

 

Prochainement, l’UE souhaite signer deux accords commerciaux de grande portée : l’un avec le Canada (AECG = Accord Économique et Commercial Global) et l’autre avec les États-Unis d‘Amérique (TAFTA =Trans-Atlantic Free Trade Agreement). Il est dit officiellement que ceci créerait des emplois et accroîtrait la croissance économique. Mais en réalité, les bénéficiaires de ces accords ne sont pas les citoyens et citoyennes, mais des grands Groupes :

 

1—  Par l’introduction d’une justice parallèle, l’État de droit se trouve miné : les entreprises canadiennes et des États-Unis obtiennent le droit de faire valoir un droit à des dommages-intérêts si elles considèrent que sur la base de lois ou de mesures prises par l’UE ou par certains pays membres de l’UE, elles ont subi des pertes. Cela peut aussi concerner des lois qui ont été promulguées dans l’intérêt commun, par exemple pour la protection de l’environnement et des consommateurs.


La décision sur le paiement de dommages-intérêts est rendue par des chambres arbitrales privées, siégeant, dans la plupart des cas, de manière secrète, en lieu et place de tribunaux publics. Les paiements s’effectuent à partir de la caisse de l‘État, donc avec le produit de l‘impôt. Avec des clauses semblables contenues dans d’autres accords, des entreprises ont déjà obtenu, à de nombreuses reprises, des indemnités se chiffrant en millions, parfois en milliards. [C’est ainsi que, à titre d’exemple, la société Vattenfall, opérant dans le secteur de l’énergie, intente une action en justice contre la République fédérale d’Allemagne pour obtenir des dommages-intérêts d’un montant de 3,7 milliards d’euros en raison de l’arrêt de deux réacteurs nucléaires délabrés dans le cadre de la sortie du nucléaire.]


De telles plaintes s’accumuleraient au travers du TAFTA et de l‘AECG. Seules des entreprises étrangères (« investisseurs ») doivent tirer profit des droits de saisine spéciaux. Cet instrument n’est pas à la disposition des entreprises domestiques. Les tribunaux arbitraux se prononcent de manière définitive, un recours n’est pas possible, cela également est en contradiction avec les principes de l’État de droit.



2— Les Groupes doivent être impliqués dès l’élaboration de nouveaux règlements et de nouvelles lois dans la mesure où leurs intérêts pourraient être affectés. Cela est dénommé : une « coopération régulatrice ». Cela signifie que les représentants de Groupes sont invités par des gouvernements, dans des comités d’experts, à exercer une influence sur de nouveaux projets de loi, avant même que ceux-ci aient été débattus dans les parlements élus. Cela mine la démocratie. La volonté politique doit être l’émanation du peuple, non pas de représentants de Groupes !



3— Les Groupes ont exercé et exercent une influence excessive sur les négociations secrètes relatives à l’AECG et le TAFTA. Selon les indications officielles, il y a eu durant la seule phase de préparation relative au TAFTA 590 rencontres de la Commission de l’UE avec des représentants des lobbys. 92 % de ces rencontres ont eu lieu avec des représentants d’entreprises tandis qu’uniquement dans un faible nombre de cas il y a eu des entretiens avec des représentants de consommateurs et de syndicats. Les représentants de l’industrie exercent une influence également au cours des négociations. Quelques formulations figurant dans les ébauches des accords devenues publiques, proviennent directement de la plume de lobbyistes d‘entreprises.



4— Les négociations sont conduites dans le secret. Même nos représentants du peuple ne savent rien de leur déroulement. Ils reçoivent les résultats, sous la forme de longs traités (le contrat AECG, comporte, p. ex., environ 1.500 pages) qu’après la fin des négociations et ne peuvent plus, alors, qu’accepter ou refuser le contrat dans son ensemble. La pression exercée pour qu’il y soit souscrit est élevée. La Commission de l’UE prétend qu’un rejet coûterait de la croissance économique et des emplois, rendrait superflues cinq années de négociation et irriterait les partenaires commerciaux. Nous voulons empêcher que TAFTA et l’AECG soient également acceptées sans broncher par les parlements. Pour y parvenir, il nous incombe de faire en sorte que le public s‘oppose massivement à cette démarche. Nous voulons montrer combien d’hommes et de femmes au sein de l’UE rejettent les contrats !



5— Les droits des employés sont soumis à des pressions et des emplois sont mis en danger dans de nombreuses branches. Les États-Unis n’ont reconnu aux employés qu’un faible nombre de droits fondamentaux (uniquement deux sur les huit normes de base de l‘OIT). Avant tout dans l’agriculture et dans l’électro-industrie plane la menace de pertes massives d’emplois en raison de la concurrence plus forte exercée par l’outre-mer.



6— La libéralisation et la privatisation doivent devenir une voie à sens unique. Avec l’AECG et TAFTA, la restitution aux municipalités de la gestion des services municipaux, des hôpitaux ou l’élimination des déchets serait rendue plus difficile, voire même impossible.


7— L’UE et ses pays membres font l’objet de pressions pour qu’ils tolèrent les technologies à risque, comme la fraction hydraulique ou le génie génétique. [Exemple de la fraction hydraulique : dans le cadre de l’utilisation de ce procédé, on introduit dans de la roche schisteuse, sous pression, de grandes quantités d’un mélange composé d’eau, de sable et de produits chimiques. Il en résulte des fissures dans la roche, à travers lesquelles le gaz naturel peut s’écouler et être extrait. Pour l’environnement et le climat, ceci est hautement préoccupant ! Dans la mesure où elle effectue déjà des forages de test en Pologne, la société américaine Chevron pourrait déjà avoir créé le fondement d’un investissement.


Le gouvernement polonais prépare actuellement une ordonnance qui définit des obligations environnementales concrètes pour la fraction hydraulique. Celles-ci influenceraient naturellement fortement les espérances de gain de Chevron. Il n’est donc pas surprenant que Chevron se soit massivement investi pour que les plaintes des pays investisseurs soient couvertes par TAFTA. La seule menace d’une plainte d’un pays investisseur serait un puissant moyen de pression sur le législateur polonais et pourrait éviter que soient imposées des obligations importantes.


Également d’autres pays membres de l’UE pourraient s’attendre au dépôt de plaintes. En Allemagne, par exemple, il existe actuellement, de fait, un moratoire contre le fractionnement hydraulique. En raison d’un tel moratorium, le Québec, qui fait partie de l‘État fédéral canadien, a été poursuivi en justice dans le cadre d’une plainte d’investisseur en dommages-intérêts introduite par le Groupe étasunien Lone Pine pour un montant de 250 Mio de dollars des États-Unis. (Informations complémentaires sur le thème du fractionnement hydraulique et de l’AECG, sous

http://corporateeurope.org/climate-and-energy/2013/05/right-say-no-eu-canada-trade-agreement-threatens-fracking-bans)

.


8— Les normes des produits alimentaires et les mesures de protection des consommateurs relatives aux produits cosmétiques et produits médicaux menacent d’être opposées à des normes des États-Unis. Nous n’avons toutefois pas besoin de normes de protection inférieures, mais supérieures, qu’il s’agisse de la mise en œuvre de pesticides, de l’élevage intensif ou de sources d’énergie propres. Une coopération régulatrice rendrait pareille évolution plus difficile, voire impossible.


L’AECG et le TAFTA renforcent le pouvoir des grands Groupes. La démocratie et le bien commun s’en trouvent affaiblis. Nous n’avons pas le droit de le tolérer ! 


Ensemble nous pouvons arrêter le TAFTA et l’AECG !


Source du texte : stop-ttip.org/fr


***



Pour obtenir plus d'informations à ce sujet, veuillez cliquer sur un des liens suivants :

 stop-ttip.org/fr 

 http://www.no-transat.be

 http://www.scoop.it/t/marche-transatlantique

 

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1e Guerre mondiale : dix mythes

1e Guerre mondiale : dix mythes | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : un soldat américain mort accroché aux barbelés sur le front occidental. Photo : American Stock Archive/Getty Images

 

 

DIX MYTHES UTILISÉS POUR JUSTIFIER LE MASSACRE DE LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

 

À l’occasion du centenaire du déclenchement de la Guerre de 14-18, Dominic Alexander décrédibilise dix mythes exploités par les politiciens et les historiens pour justifier le massacre de 20 millions de personnes. Cet article donne une nouvelle image de l’histoire à explorer.

 

Le jour du Souvenir va, sans aucun doute, voir certains développer des efforts vigoureux pour justifier le bain de sang inutile que fut la Première Guerre mondiale.

 

Les commentateurs révisionnistes ont depuis longtemps essayé de réhabiliter ce conflit, qu’ils jugent nécessaire et juste, mais leurs arguments sont infondés. La mémoire des morts n’est pas honorée, lorsque l’on entretient des illusions sur la justice et la nécessité des guerres, particulièrement lorsque ce précédent sera utilisé pour argumenter en faveur du prochain conflit indispensable. À propos des causes de la guerre, de sa perpétuation et de ses résultats, voici les contre-arguments à dix artifices communs employés par les partisans de la guerre.

 

1— La guerre était menée pour défendre la démocratie.



C’est en contradiction avec les faits les plus élémentaires. L’Allemagne pratiquait le suffrage universel pour les individus majeurs, alors qu’en Angleterre, dont l’Irlande, près de 40 % des hommes n’avaient pas le droit de vote. En Allemagne, il y avait aussi des tentatives de justifier la guerre par le fait qu’elle était menée pour défendre des vertus de civilisation contre un État militaire et répressif, sous la forme de l’autocratie russe.


2— L’Angleterre est entrée en guerre à cause de l’obligation, inscrite dans un traité, de défendre l’indépendance de la Belgique.





Il n’existait pas d’obligation claire et acceptée de la part de l’Angleterre d’agir ainsi et, en fait, avant que le sujet de la Belgique n’apparaisse, le parti de la guerre soutenait une intervention britannique sur une base entièrement différente, celle d’obligations navales envers la France. Ces obligations avaient été développées lors d’accords secrets passés entre les militaires de ces deux pays et n’avaient jamais été soumises à une quelconque forme de responsabilité démocratique. Les Allemands offraient même des garanties vis-à-vis de la souveraineté de la Belgique, que le gouvernement britannique refusait de prendre en considération.



3— L’agression allemande fut la force motrice derrière le déclenchement de la guerre.


Quelque agressifs qu’aient pu être les dirigeants allemands en 1914, l’establishment britannique était au moins autant déterminé à saisir l’opportunité d’entrer en guerre avec son rival impérial. Pour justifier l’entrée en guerre contre l’Allemagne, le ministère des Affaires étrangères britannique (le Foreign Office) avait même avancé d’imaginaires incursions allemandes en France. La lettre de déclaration avait dû être reprise à l’ambassadeur d’Allemagne, et réécrite, lorsqu’il fut découvert que les histoires reportées étaient fausses. L’enthousiasme évident de la classe dirigeante britannique pour la guerre invalide toutes les justifications selon lesquelles la guerre aurait été déclenchée par l’agression allemande.



4—  L’Allemagne avait commencé une course à l’armement naval avec l’Angleterre. Durant les quinze années précédant l’entrée en guerre et la course à l’armement associée, les deux États étaient en compétition pour régner sur les marchés et les ressources. La force navale de l’Angleterre était l’élément vital de sa capacité à restreindre l’accès des Allemands aux marchés et aux ressources de par le monde. À moins que l’Angleterre ne permette à l’Allemagne de s’étendre économiquement, la logique de la compétition impérialiste voulait que l’Allemagne remette en question la suprématie navale britannique. La violence latente de la nation impériale dominante [ici l’Empire britannique, NDT] fournit toujours le contexte de remises en question agressives du statu quo, de la part de forces en expansion [ici l’Allemagne].




5— L’impérialisme allemand était particulièrement vicieux et devait être remis en question.


Les atrocités commises contre les Herreros en Namibie furent en effet des crimes terribles, mais elles n’avaient rien d’unique : d’autres horreurs avaient été commises par tous ceux qui étaient impliqués dans l’industrie du caoutchouc au Congo Belge, pour ne prendre qu’un exemple. De plus, l’opinion européenne avait été horrifiée, quelques années seulement avant 1914, par la brutalité d’une autre force coloniale engagée à étendre impitoyablement sa domination sur des États indépendants en Afrique : la Grande-Bretagne. Lors de ses guerres d’agression contre les États Boers en Afrique du Sud, elle utilisa, pour la première fois, des camps de concentration afin de contrôler une population civile.



6— L’opinion publique était unie en faveur de la guerre, comme le montrent les images de foules en liesse en 1914.


Il est maintenant habituellement admis que le degré d’enthousiasme pour la guerre était très limité. La preuve en est que les foules rassemblées au moment du déclenchement de la guerre n’étaient en aucune manière unies dans un enthousiasme martial. En fait, des manifestations importantes et disséminées ont eu lieu, tant en Angleterre qu’en Allemagne. Si les dirigeants des partis socialistes et travaillistes d’Europe n’avaient pas cédé aux demandes émanant de leur classe dirigeante nationale pour soutenir l’entrée en guerre, il est très possible que le conflit ait pu être arrêté.



7— Le moral des troupes britanniques qui combattaient sur le front occidental resta intact jusqu’à la fin de la guerre.



La Grande-Bretagne n’a peut-être pas souffert de mutineries aussi importantes que celles des armées françaises et allemandes. Mais, à certains moments, il y avait des zones de front entières où les troupes étaient devenues si peu fiables, que les généraux n’osaient pas leur ordonner de combattre. Les preuves de cynisme généralisé au sujet des stratégies, le mépris pour la hiérarchie militaire, les doutes graves au sujet des objectifs de la guerre ne peuvent être effacées par les révisionnistes. Quant au fait que les soldats ont continué volontairement à se battre, la cause doit en être recherchée dans l’habitude d’obéir aux ordres, ainsi qu’aux exécutions ordonnées par les Cours martiales.



8— La direction militaire, surtout le général Haig, n’était pas constituée d’une bande d’ânes incompétents.


Les tentatives de réhabiliter les gens comme le général Haig s’effondrent devant quelques faits basiques relatifs aux tactiques qu’il a implacablement employées. Les assauts d’infanterie répétés contre les tranchées opposées ont constamment échoué à rapporter quelque avantage que se soit, tout en causant des pertes colossales. Le premier jour de la bataille de la Somme, le 1er juillet 1916, 57 000 soldats sur 120 000 furent tués ou blessés. En dépit du carnage perpétré à une échelle sans précédent, Haig continua à ordonner toujours plus d’attaques. Lorsque tout espoir de percées dans les lignes allemandes fut perdu, l’objectif des batailles devint alors celui pur et simple de l’usure. Le plan était maintenant de tuer plus de soldats allemands qu’en avaient perdus les Britanniques. Comme il n’existait pas de méthode fiable pour mesurer les pertes ennemies, Haig se fiait à une estimation faite par rapport aux pertes de son propre camp. Il commença ainsi à être courroucé, lorsque l’armée avait eu trop peu de pertes, comme lorsqu’il se plaignit de ce qu’une division ait, en septembre, perdu moins de 1 000 hommes. On ne peut défendre ce type de mépris pour la vie humaine.



9— La fin de la guerre marqua le triomphe du capitalisme libéral sur les empires autocratiques en délitement.


En fait, tous les États impliqués dans la guerre furent profondément déstabilisés. Même les États-Unis, dont l’implication fut la plus limitée, connue un Été rouge en 1919, avec des révoltes ouvrières sans précédent, comme la grève générale de Seattle, ainsi qu’une répression sauvage contre les socialistes et les Afro-Étasuniens. La Grande-Bretagne connut le début de la guerre d’indépendance irlandaise, ainsi que des troubles en Inde, événements qui marquèrent le début de la dislocation de l’Empire [britannique]. À l’intérieur du territoire, il y eut aussi une vague d’agitation ouvrière radicale, surtout dans la RedClydeside [la zone rouge de Clydeside, NDT], qui culmina avec l’arrivée de troupes à Glasgow pour instaurer la loi martiale.



10— En dépit du massacre et des destructions, la guerre en valait la peine.


La guerre a ouvert une période de dislocation économique endémique, ainsi qu’une crise absolue. En Angleterre, il y a eu une décennie de déclin industriel, accompagné d’un chômage important, et cela bien avant la Grande Dépression. En Effet, ce n’est que la Deuxième Guerre mondiale qui fera sortir les principaux pouvoirs capitalistes des bidonvilles. La Première Guerre mondiale fut le moment où le capitalisme commença à dépendre de la guerre et d’une économie permanente d’armement. La guerre a démontré la capacité du capitalisme à créer des destructions, des carnages, des gaspillages industrialisés à une échelle colossale.


Le souvenir de la guerre est un moment approprié pour pleurer sur les horreurs, les pertes et le gaspillage, engendrés par tout cela. Mais il devrait aussi susciter une détermination à résister à l’insistance de nos dirigeants quand ils promeuvent la guerre pour parvenir à leurs fins. La guerre ne peut rien apporter d’autre que des conditions favorables pour toujours plus d’autres guerres.
 Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, l’opinion publique s’en est toujours souvenue comme d’une période de misère et de massacres abominables, incarnant l’incompétence politique et militaire des dirigeants, ainsi qu’un manque total de respect de la vie humaine.


Le jugement populaire, qui a contribué à retourner l’opinion publique contre la guerre, était correct et nous ne devons pas laisser les fauteurs de guerre faire fi de la sagesse des gens ordinaires.

 

 


Par Dominic AlexanderTraduit par Jean-Jacques pour vineyardsaker.fr

 

 

Source : Ten lies told about World War I (counterfire.org, anglais, 09-11-2014)

 

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Ukr. : attaque sur Lisichansk !

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Légende de la carte : localisation de Lisichansk dans le Donbass



Ukraine/Donbass : attaque sur Lisichansk

 

Le ministère russe des Situations d’urgence se prépare à envoyer dans le Donbass un huitième convoi transportant de l’aide humanitaire. Il devrait arriver à la fin du mois. Les forces ukrainiennes intensifient leurs pilonnages sur les infrastructures civiles des grandes agglomérations, comme Donetsk ou encore Gorlovka, ciblant particulièrement les réseaux électriques, les centrales de gaz et d’électricité et l’alimentation en eau potable. Mais l’événement du jour est cette attaque-surprise sur le sud de Lisichansk à partir des positions républicaines au nord et au nord-est de Pervomaïsk.

 

Ce soir, le renseignement militaire de Nouvelle Russie note une nette augmentation des renforts militaires des forces ukrainiennes à l’ouest et au nord-ouest de Donetsk :

 

. à Krasnoarmeisk (44 km au nord-ouest de Donetsk) une compagnie d’une centaine d’hommes du 40e « bataillon Kryvbas » de la garde nationale vient d’arriver ;

 

. à Rozovka (23 km au nord de Donetsk), on décompte un bataillon tactique de 300 combattants, renforcés par au moins une batterie de BM-21 Grad et une compagnie de 18 chars lourds ;

 

. à Kurahovo (29 km à l’ouest de Donetsk), un bataillon mécanisé d’environ 400 soldats et 42 véhicules blindés (BMP) ;

 

. à la station de chemin de fer de Lozovaja (114 km au sud-est de Kharkov) vers Krasny-Liman une batterie de missiles sol-air de 6 Buk-M1 et une compagnie mécanisée de 11 BMP.

 

 

Front nord : attaque sur Lisichansk

 

Les tirs de mortiers de 120 à partir des positions ukrainiennes sur Shachtye, la nuit dernière, ont précédé d’intenses combats sur ce secteur durant toute la journée. À l’est comme à l’ouest de cette agglomération transformée en camp retranché par les forces de Kiev, les DRG républicains ont pris à partie les positions identifiées, appuyés par leur artillerie à laquelle celle des Ukrainiens n’a pas tardé à répondre. Même situation plus au sud-est vers Stanitsa Luganskaya, où là encore les forces ukrainiennes sont sur la défensive.


Toute la journée, la « piste Bakhmuta » (T1303) a été pilonnée par des tirs de mortiers et de Grad-P, les FAN ciblant les points de contrôle encerclés et les batteries ukrainiennes pilonnant les agglomérations autour de cet axe secondaire au nord-est de Lugansk. Plusieurs tirs de contre batterie des FAN ont eu lieu contre les positons d’artillerie de Kiev au nord de la Seversky Donets.


Mais l’information principale de la journée est cette poussée en direction du nord-nord-ouest vers Lisichansk à partir du nord de Pervomaïsk d’un groupe tactique républicain. Ce matin, après une sérieuse préparation d’artillerie contre les positions retranchées des Ukrainiens de part et d’autre de la voie qui mène à Lisichansk, les forces de Nouvelle Russie ont progressé d’une bonne dizaine de kilomètres pour atteindre les faubourgs sud de cette agglomération. Là, l’attaque républicaine s’est heurtée aux dispositifs défensifs des Ukrainiens occupés par des éléments du 39e « bataillon » (ou brigade ?) territorial de Dniepropetrovsk. L’effort indépendantiste a été secondé par l’action de deux groupements de DRG, à l’est et à l’ouest de la progression, qui harcèlent à la fois les unités ukrainiennes et empêchent toute contre-attaque sur les flancs. Nous ne connaissons pas exactement la composition du groupe d’assaut des FAN qui continue encore de se battre en ce moment sur cette zone, mais il est très possible qu’il s’agisse d’éléments de la brigade « Prizrak » d’Aleksei Mozgovoi, sans doute appuyés par des éléments cosaques.

 

Au nord-est, le terrain d’aviation de Severodonetsk a été transformé en camp retranché par les forces de Kiev, et des batteries d’artillerie y sont implantées, au moins depuis une semaine. Les réseaux sociaux pro-Kiev signalaient en milieu d’après-midi des « saboteurs » progressant « en périphérie de Severodonetsk » et « convergeant vers Lysychansk ».

 

En réponse, le secteur de Pervomaïsk a une fois de plus reçu son lot de salves d’artillerie dans la journée.


Ce soir, nous ne savons toujours pas s’il s’agit d’un simple raid en profondeur contre les positions ukrainiennes ou d’une percée.

Ajoutons que le 22e « bataillon » territorial de la région de Kharkov a perdu presque tout son matériel opérationnel (seulement 3 camions restent utilisables), y compris ses véhicules blindés et ses canons antiaériens ZU-23/2. Officiellement composée de 423 hommes, cette unité avait été envoyée en mai dans la région de Lugansk et avait jusqu’alors été engagée uniquement pour tenir des postes de contrôle dans la zone de Severodonetsk.

 

 

À Debaltsevo : rien de nouveau !

 

 

 

À l’est immédiat de Debaltsevo, vers environ 6 h (heure locale), plusieurs accrochages successifs ont eu lieu au niveau des points de contrôle ukrainiens. Plus au sud du pourtour du saillant, la nuit du 20 novembre fut relativement calme vers Nikishino – Mius et ce n’est qu’au matin que les forces de Kiev ont ouvert le feu avec leurs mortiers. Les FAN ont riposté avec des lance-grenades automatiques AGS-17.

 

 

 

 

Uglegorsk, agglomération fortifiée à l’ouest du saillant de Debaltsevo, a encore été l’objet de frappes de l’artillerie républicaine, de même que plusieurs positions de 2e échelon à l’intérieur même du dispositif défensif du saillant. Il s’agissait d’une riposte des FAN suite à des tirs de mortiers contre Enakievo. Depuis 72 heures, les forces de Nouvelle Russie semblent mieux renseignées et atteignent nettement plus d’objectifs précis au cœur du saillant qu’auparavant.

 

Le secteur nord-ouest de Gorlovka a encore été particulièrement secoué aujourd’hui, avec des accrochages et des pilonnages d’artillerie. Sur le village d’Artemovo, une batterie d’artillerie des forces ukrainiennes a pris pour cible le centre-ville de Gorlovka. Vers Novobahmutovka, au sud-ouest de Gorlovka, plusieurs positions d’artillerie ukrainiennes ont été prises pour cible par l’artillerie des FAN.

 

 

Donetsk : frappes sur les arrières ukrainiens

 

 

 

Après deux jours de pause, les DRG républicains ont recommencé leurs actions sur les secteurs nord et nord-ouest d’Avdeevka, gênant considérablement la logistique des forces de Kiev enfermées dans Avdeevka et les quelques batteries qui se trouvent sur ce secteur et qui tirent sur Donetsk et son aéroport. Des actions complétées par des salves d’artillerie ciblées des FAN sur l’agglomération transformée en camp retranché. En milieu d’après-midi, plusieurs batteries des FAN positionnées à Makeevka (est de Donetsk) ont ciblé des positions ukrainiennes (dont de nombreuses batteries de D-30 et de mortiers de 120) vers Avdeevka. Spartak a encore été touché par des salves d’artillerie, un milicien y a été blessé.

 

Fait intéressant en cours de journée : une patrouille de police de la ville de Donetsk, a semble-t-il interpellé un « saboteur » du « bataillon Donbass » (il reste ne effet quelques éléments de cette unité vers Peski) dans le quartier Petrovsky de Donetsk. Les rumeurs selon lesquelles de lieutenant-colonel « Givi », chef du bataillon spécial « Somali » (qui défend l’aéroport de Donetsk), aurait été « arrêté » (sic) par les forces de Kiev, ont été très vite démenties par une vidéo. La désinformation bat son plein, du côté du régime kiévien et ce n’est pas la première fois que la junte diffuse ce type d’information, avec parfois la complicité de médias russes comme Itas-Tass ou encore les Échos de Moscou : la mort d’Igor Strelkov, celles de Valery Bolotov, d’Igor Bezler, et dernièrement encore celle d’Arsen Pavlov dit « Motorola », pour ne citer que ces exemples. À qui le tour ?

 

En fin d’après-midi, on signalait des affrontements au nord-ouest de Peski, sur la route menant à Karlovka, en zone ukrainienne : les DRG républicains semblent avoir encore accroché sévèrement une colonne ukrainienne.

 

 

Front sud : encore des renforts sur Mariupol

 

Sur Marinka, au sud-ouest de Donetsk, les forces de Kiev sont particulièrement nerveuses : un convoi de l’OSCE a essuyé des tirs d’un poste de contrôle ukrainien, sans gravité. Ce n’est pas la première fois que ce genre d’incident se produit.

 

Salves d’artillerie des forces de Kiev, hier soir et encore ce soir sur Novotroiskoe et Dokuchaevsk, positions républicaines qui dominent par le nord les positions ukrainiennes de Volnovakha et qui verrouillent une partie de l’accès sud à Donetsk ; alors que dans l’après-midi de ce 20 novembre, on notait des accrochages au nord-ouest de Dokuchaevsk, au-delà de la N20, et quelques escarmouches vers Volnovakha en fin de journée.

 

Vers Pavlopol, au nord-est de Mariupol, une puissante explosion a été signalée au niveau d’un poste de contrôle ukrainien. À la mi-journée, sur Sartana, au nord-est immédiat de la cité portuaire, une explosion importante a été signalée.

 

Plusieurs rotations de troupes ont été signalées ces dernières 24 heures sur Mariupol avec pour conséquence une augmentation significative du nombre de chars et de véhicules blindés. Cela correspond aussi au développement ces deux dernières semaines des lignes de défense enterrées sur l’ensemble du périmètre de Mariupol et même plus au nord-ouest de la ville. Aux entrées est de l’agglomération, des canons antichars de 100 mm T-12 « Rapir » semblent avoir été positionnés dans des retranchements. On note aussi dans le secteur de Berdyansk de nombreux travaux du génie militaire. Tout cela n’empêche pas les DRG républicains infiltrés sur les lignes arrière des forces ukrainiennes d’opérer avec efficacité : ce soir, un camion militaire a sauté sur une mine terrestre et une partie de l’équipage a été transporté aux urgences à l’hôpital (deux blessés). Certaines sources évoquent un convoi dans lequel le chef d’état-major des forces de Kiev à Mariupol, Dmitry Gorbunov, était présent. 

 

Par Jacques Frère – NationsPresse.info – le 20 novembre 2014

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Merkel - Discours sur les Huns

Merkel - Discours sur les Huns | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo : tempsreel.nouvelobs.com



Le « discours sur les Huns »

de Merkel contre la Russie

 Par Johannes Stern

 

Le 27 juillet 1900, l’empereur d’Allemagne Guillaume II prononçait à Bremerhaven son tristement célèbre « discours sur les Huns ». En prenant congé du Corps expéditionnaire allemand d’Asie orientale en partance pour la Chine pour y réprimer dans le sang la révolte des Boxers, il a dit que l’armée allemande avait été « constituée au cours de trente ans de travail loyal et pacifique. »

 

Il a accusé la Chine d’avoir « renversé le droit international » et d’avoir « tourné en dérision, d’une façon inédite dans l’histoire, le caractère sacré de l’émissaire et les devoirs d’hospitalité. »

 

Finalement, il a proféré cette funeste menace que le nom des Allemands en Chine devait acquérir, comme jadis celui des Huns en Europe, « la même réputation, afin que pour mille ans plus jamais un Chinois n’osât même regarder un Allemand de travers ! »

 

L’attaque de front menée contre la Russie par la chancelière allemande Angela Merkel après le sommet du G20 en Australie rappelle ce type de politique de grande puissance. Tout comme Guillaume II, Merkel tente de présenter sa propre attitude agressive comme le moyen de défendre la paix et le droit international et stigmatise son adversaire, en l’occurrence la Russie, comme l’agresseur.

 

Lors d’une réunion au Lowy Institute for International Policy (Institut Lowy pour la politique étrangère) à Sydney, un groupe de réflexion portant le nom du multimilliardaire Frank Lowy, la quatrième fortune d’Australie, Merkel a accusé le président russe Vladimir Poutine de « bafouer le droit international, » de refuser « une résolution du conflit par des moyens démocratiques et constitutionnels, » de compter sur « un supposé droit du plus fort, » et de « remettre en question, après les horreurs de deux guerres mondiales et la fin de la guerre froide… l’ordre tout entier de la paix européenne. »

 

C’est « précisément ce qui s’est passé au début de l’année avec l’annexion illégale de la Crimée par la Russie, » a déclaré la chancelière. Maintenant, c’est ce qui « se poursuit avec les efforts de la Russie pour déstabiliser l’Ukraine orientale à Donetsk et à Lougansk. » La Russie a porté atteinte à « l’intégrité territoriale et à la souveraineté étatique de l’Ukraine. » Un État voisin, l’Ukraine, est considéré comme une « zone d’influence », a-t-elle ajouté.

 

Dans ses remarques, la chancelière s’est dite opposée à une « résolution militaire de la crise. » Cependant, ses accusations envers la Russie sont non seulement dépourvues de tout fondement, la logique même de son reproche d’une soi-disant violation de la loi internationale et de la paix par la Russie mène à la confrontation militaire. Ses remarques bellicistes étaient conçues pour empoisonner encore davantage le climat politique afin de créer les conditions d’un encerclement militaire de la Russie et de la pousser dans ses derniers retranchements.

 

Le sommet du G20 a été dominé par une intensification du conflit avec la Russie. Les chefs de gouvernement des puissances impérialistes ont resserré les rangs face à Poutine, provoquant son départ anticipé. Dans son allocution, Merkel s’est manifestement rangée derrière le gouvernement antirusse en Ukraine en promettant de vouloir le soutenir « politiquement et économiquement. »

 

Le jour même, fort de cet appui, le président ukrainien Petro Porochenko a menacé la Russie d’une « guerre totale ». S’exprimant en marge d’une commémoration se déroulant à Bratislava, il a dit, « Je n’ai pas peur d’une guerre avec les troupes russes et nous nous sommes préparés à un tel scénario de la guerre totale. Notre armée est actuellement dans un bien meilleur état qu’il y a cinq mois et nous jouissons de soutien dans le monde entier. »

 

Le gouvernement allemand joue un rôle central dans cette campagne agressive contre Moscou. En février, il avait organisé, en étroite collaboration avec le gouvernement américain et des forces fascistes, un coup d’État contre le président ukrainien de l’époque, Viktor Ianoukovitch, après que ce dernier ait refusé de signer un accord d’association avec l’Union européenne. Depuis lors, il a travaillé en étroite collaboration avec le régime de Porochenko et joué un rôle de premier plan dans l’encerclement militaire de la Russie.

 

La semaine passée, le journal Die Welt a rapporté que l’armée allemande (Bundeswehr) constituerait le fer de lance d’une force de réaction rapide que l’OTAN est en train de mettre en place pour répondre au conflit en Ukraine, dans le but d’envoyer un « signal clair à Moscou. » En septembre, l’Allemagne avait pris la tête des patrouilles aériennes menées au-dessus des États baltes en doublant son contingent au sein du Corps multinational Nord-Est à Stettin en Pologne. La semaine dernière, le général allemand de l’OTAN Hans-Lothar Domröse avait lancé la menace d’importantes manœuvres près des frontières russes.

 

C’est l’OTAN qui étend ses frontières vers l’Est depuis des années et qui prépare actuellement, de plus en plus ouvertement, une guerre contre la Russie. Mais à Sydney, Merkel a mis le monde à l’envers et accusé la Russie d’étendre systématiquement sa sphère d’influence. « Il ne s’agit pas seulement de l’Ukraine, il s’agit aussi de la Moldavie, de la Géorgie, » a-t-elle dit. « Et si ça continue, est-ce qu’il faudra aussi se poser la question de la Serbie ? Ce n’est en aucun cas compatible avec nos valeurs. »

 

« L’histoire nous a appris qu’on ne doit pas être trop pacifique, qu’il faut prendre les mots au sérieux et avoir une oreille attentive, » a-t-elle poursuivi.

 

Quand un chef de gouvernement allemand dit que l’histoire enseignait que l’Allemagne ne devait pas être « trop pacifique » envers la Russie, cela fait froid dans le dos. Il y a soixante-quinze ans, l’Allemagne a mené une guerre d’anéantissement contre l’Union soviétique, commettant les crimes les plus odieux de l’histoire de l’humanité, dont l’holocauste, le meurtre de 27 millions de citoyens soviétiques et la dévastation d’une bonne partie de l’Europe de l’Est.

 

Merkel a dit que le conflit au sujet de l’Ukraine « ne [pouvait] pas être réglé par la voie militaire », ajoutant pourtant de manière menaçante, « Il ne faut pas pour autant dire : puisque nous ne pouvons pas résoudre la crise par la voie militaire, nous ne pouvons pas la résoudre du tout. »

 

L’élite dirigeante allemande est parfaitement consciente des crimes historiques qu’elle a commis. À Sydney, Merkel a rappelé « le début de la Seconde Guerre mondiale il y a 75 ans et l’effondrement de la civilisation incarné par la Shoah, et tout particulièrement, le début de la Première Guerre mondiale il y a cent ans. »

 

Mais son évocation de la « diplomatie » et de solutions « non militaires » censées être fondées sur les expériences vécues lors des guerres du siècle dernier, est pure propagande. Elle vise à dissimuler le retour au militarisme allemand et à la politique de grande puissance, en faisant passer, tout comme sous l’empereur Guillaume, sa politique belliciste agressive pour une « politique de paix. »

 

En faisant référence à la « catastrophe originelle du 20e siècle, » Merkel a posé la question, « Mesdames et Messieurs, comment, il y a cent ans, les choses ont-elles pu en arriver là entre les peuples et les nations. »

 

Merkel devrait savoir la réponse. De nos jours comme jadis, la politique impérialiste implacable et agressive appliquée par les grandes puissances risque de précipiter l’humanité dans un abîme. Le coup d’État orchestré en Ukraine par l’Occident, l’encerclement militaire de la Russie et de la Chine et la nouvelle guerre au Moyen-Orient ont transformé le monde en une poudrière qui pourrait exploser à n’importe quel moment. Tout comme dans la première moitié du siècle dernier, l’Allemagne y joue un rôle tout particulièrement agressif.



Par Johannes Stern — wsws.org – le 20 novembre 2014

(Article original paru le 19 novembre 2014)


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Fr. - Supermarché court-circuité

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Photo : le magasin Talents de Fermes © Ville de Wambrechies

 

France/Nord : treize fermes court-circuitent un supermarché en ouvrant leur propre magasin

 

« Nous faisions tous de la vente directe sur notre propre exploitation. Mais en nous regroupant au même endroit, nous avons permis au client de trouver tous les ingrédients de ses repas », raconte Danielle Grave, exploitante maraichère de Talents de fermes. Pains, boissons, fruits et légumes, viandes, conserves... Depuis le 19 août, cette SARL (Société à responsabilité limitée) installée à Wambrechies permet à vingt-quatre producteurs de vendre directement les produits de leurs exploitations aux consommateurs.



« Un ensemble de fermes, regroupées en un seul lieu »


« Cet endroit est un ensemble de fermes, regroupées en un seul lieu. En vingt minutes, le client a ce qu’il lui faut », indique Perrine Dekeukelaire, une autre exploitante. Talents de fermes commercialise uniquement des produits frais et locaux, hormis le vin et les champagnes. « Nous assurons même des permanences sur place pour répondre aux questions de la clientèle », indique Danielle Grave. Les prix des produits, complète-t-elle, se font « en fonction de nos coûts de revient. Nous assurons une qualité qui justifie que, parfois, nos prix soient plus élevés que dans des grandes surfaces. »


En rapprochant les producteurs des clients, ce lieu ouvre de nouveaux débouchés aux agriculteurs, explique Perrine Dekeukelaire : « Nous vendons de plus grandes quantités, à un prix 20 % à 30 % supérieur à celui auquel la grande distribution achetait nos produits. »

 

 

L’impulsion de la mairie


C’est comme une alternative à la grande distribution que ce magasin a été imaginé en 2009. À l’époque, un projet d’implantation de supermarché dans la ville pousse les fermiers à manifester. « Il avait un nom qui portait à confusion, « La ferme du Sart ». Les clients auraient cru aller à la ferme, alors que ce supermarché vendait des crevettes de Madagascar ! » raconte Danielle Grave, mobilisée dès le départ.

 

Le maire de la ville, Daniel Janssens, joue pleinement un rôle d’arbitre. Il veut privilégier la vente de denrées 100 % locales. Il décide de soutenir les agriculteurs dans leur combat. Il les encourage à se regrouper en collectif (« L’Union fait la ferme ») et s’appuie sur le plan local d’urbanisme (PLU) pour s’opposer à l’ouverture du supermarché. « Les grands magasins importent beaucoup de produits que nous avons déjà sur place. De plus, ils exercent une forte pression sur les producteurs » justifie Daniel Janssens. Fin stratège, le maire modifie par la suite le PLU… pour permettre aux agriculteurs d’ouvrir leur espace de vente collectif !

 

Après cinq ans de démarches administratives et de récolte de fonds — 1,3 million d’euros ont été investis —, Talents de Fermes ouvre ses portes le 19 août 2014. Entre temps, le supermarché contre lequel les agriculteurs se battaient s’est implanté à 15 km, à Villeneuve d’Ascq, sous un autre nom. À noter, ce magasin annonce vendre plus de 50 % de produits locaux et que 95 % de leurs fournisseurs viennent de la région.



Un avenir prometteur


Aujourd’hui, Talents de Fermes affiche un chiffre d’affaires quotidien de 5 000 €, accueille 2 000 clients par semaine, emploie 8 salariés et 5 étudiants le week-end. Outre les 24 producteurs associés au sein de la SARL, trente-deux « dépôts-vendeurs » y déposent leurs marchandises. La clé du succès ? L’esprit d’équipe, assure Danielle Grave : « L’aspect humain est primordial. Cela a pris du temps, mais aujourd’hui la machine tourne et les clients reviennent. »

 

Le cas de Talents de Ferme n’est pas isolé en France. « Il y en a de plus en plus de magasins de ce type, s’enthousiasme Danielle Grave. Il en existe plusieurs centaines, de tailles différentes. Uniferme, dans la région Rhônes-Alpes, existe même depuis une trentaine d’années. » Et ce n’est pas fini. Le 13 novembre dernier, un agriculteur d’Amiens est venu visiter Talents de Ferme, visiblement disposé à transposer le concept dans sa ville.



Par Thomas Masson - Journaliste We Demain – le 17 novembre 2014

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L’OTAN : un danger pour la paix

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L’OTAN, un danger pour la paix mondiale

 Un texte du grand sociologue américain

Immanuel Wallerstein

 

Immanuel Wallerstein (né le 28 septembre1930) est un sociologue américain de renommée internationale, de l’Université de Yale.

 

Né à New York, il a fait ses études à l’université Columbia, à New York, où il obtient une licence en 1951, une maîtrise en 1954 et un doctorat en philosophie en 1959. Il est devenu professeur de sociologie à l’Université McGill à Montréal puis, à partir de 1976, professeur de sociologie à l’Université de Binghamton (SUNY), jusqu’à sa retraite en 1999. Il a en outre travaillé comme directeur du centre Fernand Braudel pour l’Étude de l’Économie, des Systèmes historiques et des Civilisations. Il a occupé plusieurs postes de professeur honoraire d’université dans plusieurs pays, reçu de nombreuses récompenses et occupé le poste de Directeur d’études associé à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris. Il a été président de l’Association internationale de sociologie entre 1994 et 1998.

 

Wallerstein a débuté sa carrière en tant qu’expert des affaires postcoloniales africaines. Jusqu’au début des années 1970, l’essentiel de ses travaux est dédié à ce sujet. Sa très précoce critique du capitalisme mondial et son soutien aux « mouvements anti-systémiques » ont fait de lui, au même titre que Noam Chomsky et Pierre Bourdieu, une référence du mouvement altermondialiste.

 

Sa contribution la plus importante, The Modern World-System, a paru en trois volumes, respectivement en 1974, 1 980 et 1 989.

Wallerstein s’inspire de trois principaux courants intellectuels :

 

  • Karl Marx, dont il reprend la prise en compte de l’importance première des facteurs économiques et de leur dominance sur les facteurs idéologiques dans la détermination des politiques mondiales.
  • Fernand Braudel, l’historien français qui a décrit le développement des grands réseaux d’échanges économiques dans les grands empires de l’époque moderne, ainsi que leurs implications politiques.
  • La Théorie de la dépendance avec ses concepts de « centre » et de « périphérie ».

 

***



OTAN : Un danger pour la paix mondiale

 Par Immanuel Wallerstein 

 

 

La mythologie officielle veut qu’entre 1945 (ou 1946) et 1989 (ou 1991), les États-Unis et l’Union soviétique (URSS) se soient affrontés en continu – politiquement, militairement, et surtout idéologiquement. C’est ce que l’on a appelé la « guerre froide ». Si c’était une guerre, le mot à souligner était « froide », car les deux puissances ne s’engagèrent jamais dans une action militaire directe l’une contre l’autre pendant toute la période.


Il y eut cependant quelques répercussions institutionnelles de cette guerre froide, et à chacune d’entre elles ce furent les États-Unis, et non l’URSS, qui firent le premier pas. En 1949, les trois pays occidentaux occupant l’Allemagne fusionnèrent leurs zones pour créer la République fédérale d’Allemagne (RFA) comme un État. L’Union soviétique répondit en transformant sa propre zone d’occupation en République démocratique allemande (RDA).

 

En 1949, l’OTAN fut créée par douze nations. Le 5 mai 1955, les trois puissances occidentales finirent officiellement leur occupation de la RFA et reconnurent cette entité comme un État indépendant. Quatre jours plus tard, la RFA fut admise comme membre de l’OTAN. En réponse à cela, l’URSS créa l’Organisation du Traité de Varsovie (OMC) et y inclut la RDA comme un de ses membres.

 

Le traité instituant l’OTAN devait s’appliquer seulement à l’intérieur de l’Europe. Une des raisons était que les pays d’Europe occidentale possédaient encore des colonies à l’extérieur de l’Europe et ne voulaient pas permettre à un quelconque organisme d’avoir le pouvoir d’intervenir directement dans leurs décisions politiques concernant ces colonies. Les moments de confrontation apparemment tendue entre les deux camps – le blocus de Berlin, la crise des missiles de Cuba – s’achevèrent tous par le statu quo ante.

Le recours le plus important aux clauses d’engagement militaire prévues par les traités fut celui qu’en fit l’URSS lorsqu’elle agit dans sa propre zone d’influence contre les développements qu’elle jugeait dangereux pour l’URSS : la Hongrie en 1956, la Tchécoslovaquie en 1968, la Pologne en 1981. Dans des circonstances semblables, les États-Unis sont intervenus politiquement, comme lors de l’entrée potentielle du Parti communiste italien dans le gouvernement italien.

 

Ce bref rappel met en lumière l’objectif réel de la guerre froide. La guerre froide n’a pas été conçue pour transformer les réalités politiques de l’autre côté (sauf à une échéance très lointaine dans le futur). La guerre froide était un mécanisme par lequel chaque camp gardait ses satellites sous contrôle, tout en maintenant l’accord de facto des deux puissances pour leur partition à long terme du monde en deux sphères : un tiers pour l’URSS et deux tiers pour les États-Unis. La priorité fut donnée par chacune des deux puissances à la garantie qu’elles n’utiliseraient pas la force militaire (et pas d’armes nucléaires en particulier) l’une contre l’autre. Ce système a été connu comme la garantie contre la « destruction mutuelle assurée ».

 

L’effondrement de l’URSS en deux étapes – le retrait d’Europe de l’Est en 1989 et la dissolution officielle de l’URSS en 1991 – aurait dû signifier en théorie la fin de tout rôle pour l’OTAN. Il est en effet bien connu que, lorsque le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev donna son aval à l’intégration de la RDA dans la RFA, il reçut la promesse que les États du Pacte de Varsovie ne seraient pas intégrés dans l’OTAN. Cette promesse a été violée. Au lieu de cela, l’OTAN a pris entièrement un nouveau rôle.


Après 1991, l’OTAN s’est octroyé un rôle de gendarme du monde pour ce qu’elle considère comme des solutions politiques appropriées aux problèmes du monde. Le premier effort majeur en ce sens a eu lieu lors du conflit entre le Kosovo et la Serbie, lorsque le gouvernement américain a jeté tout son poids en faveur de la création d’un État du Kosovo et d’un changement de régime en Serbie. Cette première initiative a été suivie par d’autres : en Afghanistan en 2001 pour chasser les talibans, en Irak en 2003 pour changer le régime à Bagdad, en 2014 pour lutter contre l’État islamique (ÉI) en Irak et la Syrie, et en 2013-2014 pour soutenir les prétendues forces pro-occidentales en Ukraine.

 

En fait, le recours à l’OTAN s’est lui-même révélé source de difficultés pour les États-Unis. D’une part, il y avait toutes sortes de réticences des États membres de l’OTAN sur les actions entreprises. D’autre part, lorsque l’OTAN a été officiellement impliquée, comme au Kosovo, l’armée américaine s’est sentie entravée dans ses actions militaires par la lenteur de la prise de décision politique.

 

Alors, pourquoi a-t-on vu l’expansion de l’OTAN au lieu de sa dissolution ? Cela tient une fois de plus à la politique intraeuropéenne, et au désir des États-Unis de contrôler ses alliés présumés. C’est sous la présidence Bush que celui qui était alors secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a parlé d’une « vieille » et « nouvelle » Europe. Par « vieille Europe », il faisait en particulier référence à la réticence française et allemande à se mettre d’accord avec les choix stratégiques des États-Unis. Il voyait les pays d’Europe occidentale comme souhaitant distendre leurs liens d’avec les États-Unis. Sa perception était d’ailleurs correcte. En réponse, les États-Unis ont espéré couper les ailes des Européens de l’Ouest en introduisant les pays d’Europe orientale à l’OTAN, que les États-Unis considèrent comme des alliés plus fiables.

 

Le conflit sur l’Ukraine révèle tout le danger de l’OTAN. Les États-Unis ont cherché à créer de nouvelles structures militaires, évidemment dirigées contre la Russie, sous le couvert que celles-ci étaient destinées à contrer une hypothétique menace iranienne. Alors que le conflit ukrainien était en cours, le langage de la guerre froide a été relancé. Les États-Unis utilisent l’OTAN pour presser les pays d’Europe occidentale à se mettre d’accord avec les actions anti-russes. Et aux États-Unis, le président Barack Obama est sous forte pression pour agir « avec force » contre la prétendue menace russe contre l’Ukraine. Ceci se combine avec la grande hostilité du Congrès américain à tout accord avec les Iraniens sur le développement du nucléaire.

 

Aux États-Unis et en Europe occidentale, les forces qui cherchent à éviter la folie militaire risquent d’être dépassées par ce qui ne peut être appelé autrement que le « parti de la guerre ». L’OTAN et ce qu’elle symbolise aujourd’hui représentent un grave danger, car elle donne corps à la prétention des pays occidentaux à intervenir partout, au nom d’interprétations occidentales de réalités géopolitiques. Cela ne peut conduire qu’à d’autres conflits, très dangereux. Renoncer à l’OTAN comme structure serait un premier pas sur le chemin de la raison et la survie de la planète.

 



Par Immanuel WallersteinDistribué par l’Agence mondiale — Source et introduction de François Asselineau sur Upr.fr — 15 novembre 2014 

 

Immanuel Wallerstein, chercheur principal de recherche à l’Université de Yale, est l’auteur du Déclin de la puissance américaine : Les États-Unis dans un monde chaotique (NewPress).


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Plan Yinon & stratégie Yaalon

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Photo : Moshe Yaalon, chef du renseignement militaire (1992-98), chef d’état-major israélien (2002-05), député du Likoud (2009-13), ministre de la Défense du cabinet Netanyahu (depuis 2013)



Du « plan Yinon » à la « stratégie Yaalon »

Par Alfredo Jalife-Rahme (*) 

 

Alors que les États-Unis d’une part, la France et la Turquie de l’autre, tentent de remodeler à leur façon le Levant, Alfredo Jalife-Rahme observe la continuité entre le plan d’Oded Yinon en 1982 et celui de Moshe Yaalon en 2014. Tout en soutenant les visions de l’un et des autres, Israël poursuit son propre projet de balkanisation de la région. Historiquement, Israël a toujours œuvré pour le démembrement des pays voisins.

 

 *

« Les structures ethniques de la Syrie l’exposent à un démantèlement qui pourrait aboutir à la création d’un État chiite le long de la côte, d’un État sunnite dans la région d’Alep, d’un autre à Damas, et d’une entité druze qui pourrait souhaiter constituer son propre État — peut-être sur notre Golan — en tout cas avec l’Houran et le Nord de la Jordanie. (…) Un tel État serait, à long terme, une garantie de paix et de sécurité pour la région. C’est un objectif qui est déjà à notre portée. »

Oded Yinon, « Une stratégie pour Israël dans les années 80 », Kivunim février 1982, traduction de Youssef Aschkar.

 

 *

 

Durant le voyage de cinq jours qu’il a effectué aux États-Unis, Moshe Yaalon, le ministre de la Défense israélien, a affirmé à Steve Inskeep, l’animateur de l’émission Morning Edition de NPR que « les frontières au Moyen-Orient étaient destinées à changer définitivement » [1].

 

M. Yaalon poursuit à la lettre le processus de balkanisation du « plan Yinon », du nom d’un ancien fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères israélien [2] : « les frontières ont déjà changé » puisque le président syrien Bachar al-Assad n’est plus en mesure d’unifier son pays et qu’il « ne contrôle plus que 25 % de la Syrie », ce qui crée un problème qu’Israël « devra régler ». Comme c’est triste !

 

De l’avis antédiluvien de M. Yaalon, il existe des pays avec une vraie histoire et d’autres pays dont les frontières ont été tracées artificiellement en 1916 par la France et la Grande-Bretagne dans le cadre des accords Sykes-Picot visant à se répartir les ruines de l’Empire ottoman.

 

Moshe Yaalon assène des vérités de La Palisse du genre « L’Égypte restera l’Égypte » ou encore « La Libye était une création récente, une création occidentale découlant de la Première Guerre mondiale. C’est la même chose pour la Syrie et l’Irak, deux États-nations artificiels (sic !), et ce à quoi nous assistons à l’heure actuelle, c’est l’effondrement de l’idée occidentale. »

 

Et le « Nouvel Israël », n’est-il pas une création des banquiers esclavagistes Rothschild et du cabinet d’avocats de Lloyd George qui plus tard deviendra Premier ministre de Grande-Bretagne ?

Après son implantation en Russie et sa persécution ultérieure en 1883, puis en 1903, le sionisme errant a caressé l’idée d’implanter « artificiellement » des colonies exogènes dans des pays de la sphère d’influence anglo-saxonne comme le Canada, l’Australie, l’Afrique orientale, la partie sud-ouest du Texas (sic !), l’Angola et l’Ouganda [3].

 

Le sionisme de la finance, un sionisme plus mortel que sa version irrédentiste, n’a-t-il pas déjà été, au XXIe siècle, incorporé intégralement aux pays de la sphère d’influence anglo-saxonne susmentionnés grâce à la déréglementation de la mondialisation bancaire ?

 

Dans une autre interview accordée à Charlie Rose, M. Yaalon s’en est pris au président turc Erdogan qu’il a accusé d’être un « partisan bien connu » des Frères musulmans [4].

 

Le journal israélien Haaretz a indiqué que M. Yaalon « n’a pas dit si les frontières d’Israël, qui ont aussi (sic) été fixées par les puissances occidentales à l’issue de la Première Guerre mondiale, changeront » [5].

 

M. Yaalon a proféré d’autres injures racistes contre les Palestiniens, allant même jusqu’à évoquer l’insultante possibilité d’un « transfert ethnique ». L’objectif du voyage de M. Yaalon aux États-Unis était de calmer les esprits au sein de l’équipe Obama après les déclarations douteuses de Naftali Bennett, le chef de The Jewish Home, le parti religieux fondamentaliste d’extrême droite, contre John Kerry, le secrétaire d’État états-unien, qui a lié l’essor de l’État islamique à la non-résolution du conflit israélo-palestinien. Auparavant, M. Kerry avait accusé Israël d’être presque un « État paria ». Presque ?

 

Le journal Haaretz a rapporté que M. Yaalon a été « humilié (sic) publiquement » par les États-Unis qui lui ont refusé de rencontrer certains des hauts fonctionnaires de l’équipe Obama : le vice-président Joe Biden, John Kerry et la conseillère à la sécurité nationale Susan Rice.

 

Abondant comme d’habitude dans le même sens, l’hebdomadaire The Economist – propriété du Financial Times, appartenant au groupe Pearson, un groupe qui contrôle la banque BlackRock, la plus grande banque d’investissement du monde dirigée par l’Israélo-États-Unien Larry Fink [6] – a affirmé que la plupart des trois millions de réfugiés syriens envisagent « la perte de leur pays » [7].

 

Le gouvernement de Bachar al-Assad contrôle 25 % de la Syrie et la majeure partie du reste se trouve aux mains des djihadistes du Califat de l’État islamique (dont la capitale Rakka est aujourd’hui contrôlée par une troupe internationale de mercenaires téléguidés). En revanche, une portion relativement faible du territoire, située au nord-est du pays à la frontière avec la Turquie, se trouve encore aux mains des Kurdes syriens dont le symbole est devenu la ville martyre de Kobani où l’État islamique aurait utilisé des armes chimiques [8], une possibilité « étrangement » occultée par la machine de propagande des États-Unis et d’Israël (la mal nommée Hasbara [9]).

 

Il existe d’autres enclaves, à Alep, en périphérie de Damas et sur le plateau du Golan (où Israël joue la carte d’Al-Nusra), qui sont aux mains d’étranges coalitions baptisées par l’« Occident » : Armée syrienne libre (sic), Al-Nusra, Al-Qaïda ou encore l’État islamique.

Le plan de balkanisation élaboré par les Israéliens Yinon et Yaalon progresse à vitesse grand V grâce à cette chose irréelle qu’est le califat de l’État islamique, dont les tentacules s’étendent au Maghreb (la partie occidentale du monde arabe et l’Afrique du Nord) pour ce qui est de la balkanisation [10] et qui a pour modèle la Libye.

 

Les djihadistes de l’État islamique ne constitueraient-ils pas l’instrument permettant de couper bien proprement le monde arabe, conformément aux plans élaborés par les fonctionnaires israéliens Yinon et Yaalon, des plans dont la portée va jusqu’au Yémen ? [11]

Comme pourraient le laisser croire les affirmations simplistes, ce qui n’est pas la caractéristique des subterfuges israélo-anglo-saxons, il semblerait que les avions états-uniens « se soient trompés » dans la livraison des armes destinées aux Kurdes syriens assiégés dans Kobani puisque les armes ont fini entre les mains des djihadistes de l’État islamique [12]. Ben voyons !

 

Personne, pas même le duo Yinon/Yaalon, les djihadistes de l’État islamique ou les stratèges états-uniens (« la formule Brzezinski/Rice/Peters/Clark/Wright ») [13], ne se rend mieux compte de la perfidie des plans de balkanisation que le tenace président turc Erdoğan qui possède sa propre politique en ce qui concerne les Kurdes, un groupe appuyé par Israël et l’OTAN, représentant 15 à 25 % de la population de la Turquie, un pays aujourd’hui au bord de l’implosion. M. Erdoğan les a qualifiés de « nouveaux Lawrence d’Arabie » en référence à l’ancien espion britannique, les accusant d’être des champions toutes catégories de la balkanisation [14].

 

Israël prépare sa énième guerre contre le Hezbollah au Liban, lui aussi prêt à imploser, alors que, à un échelon stratégique supérieur, la stratégie de balkanisation de la machine de propagande de Tel-Aviv est mise en œuvre par le MEMRI. Grâce à l’avancée fulgurante des djihadistes de l’État islamique, ce centre, dont le siège se trouve à Washington et qui a été fondé par Yigal Carmon, un espion militaire israélien, ainsi que par Meyrav Wurmser, une amazone de l’Hudson Institute liée au Likoud, le parti fondamentaliste sioniste, peut faire avancer la question du « nouvel ordre (sic) au Moyen-Orient » selon quatre axes qui sont à l’avantage exclusif du « Grand Israël ».

Ces quatre axes sont les suivants :

 

1) le contentieux nucléaire avec l’Iran (qui n’a pas le droit de posséder l’arme nucléaire contrairement aux « élus » d’Israël) ;

 

2) le conflit israélo-arabe (gelé) ;

 

3) le processus (sic) turco-kurde (implosion de la Turquie et expansion du « Grand Kurdistan » ?) et

 

4) le conflit opposant les chiites aux sunnites (refaire sur le plan théologique une « guerre de 30 ans » ?).

 

Pour des raisons esthétiques, je laisse de côté la gravissime accusation du président Poutine selon laquelle « Les États-Unis font la promotion du terrorisme en finançant les djihadistes de l’État islamique » [15].

 

La balkanisation du « Moyen-Orient élargi » et l’« Ordre nouveau » qui en découle ne seraient-ils pas la conséquence des plans du couple Yinon/Yaalon consolidés par la

« formule Brzezinski/Rice/Peters/Clark/Wright » et de l’avance irrésistible de leurs djihadistes fantoches ?

 

 

 

Par Alfredo Jalife-Rahme — voltairenet.org — Traduction : Arnaud Bréart — Source : La Jornada (Mexique) – le 19 novembre 2014

 

Alfredo Jalife-Rahme : Professeur de Sciences politiques et sociales à l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM). Il publie des chroniques de politique internationale dans le quotidien La Jornada et l’hebdomadaire Contralínea. Dernier ouvrage publié : El Hibrido Mundo Multipolar : un Enfoque Multidimensional (Orfila, 2010).

 

 

Notes :

 

[1] “Israel’s Defense Minister : Mideast Borders ’Absolutely’ Will Change”, NPR, 23 octobre 2014.

[2] “A Strategy for Israel in the Nineteen Eighties (The "Yinon Plan")”, by Oded Yinon, Translation Israel Shahak, Kivunim (Israel) , Voltaire Network, 1 February 1982.« Une stratégie pour Israël dans les années 80 » extraits en français traduits par Youssef Aschkar, Réseau Voltaire.

[3] “Zionist Congress:The Uganda Proposal”, 26 août 1903, Jewish Virtual Library.

[4] « Frères musulmans : dénonciation israélienne et enquête britannique », Réseau Voltaire, 23 octobre 2014.

[5] http://www.haaretz.com/news/diploma...

[6] « BlackRock : el mayor inversionista del mundo detrás de la privatización de Pemex », Alfredo Jalife-Rahme, La Jornada, 11 décembre 2013.

[7] “Syrian refugees : The loss of a nation”, The Economist, 23 octobre 2014.

[8] “Kurds fear Isis use of chemical weapon in Kobani”, Emma Graham-Harrison, The Guardian, 24 octobre 2014.

[9] La Hasbara est une méthode de communication factuelle. Il s’agit en théorie de rétablir la vérité en précisant les points litigieux.

[10] “Is an ‘Islamic State in the Maghreb’ following in the footsteps of ISIS ?”, Adam al-Sabiri, Al-Akhbar, 23 octobre 2014.

[11] “Southern Yemen separatists demonstrate calling for their independence”, Al-Akhbar, 23 octobre 2014.

[12] « Kobané résiste encore », Réseau Voltaire, 28 octobre 2014.

[13] « "Fórmula Brzezinski/Rice/Peters/Clark/Wright" para balcanizar Medio Oriente », Alfredo Jalife-Rahme, La Jornada, 17 août 2014. Voir aussi « La Coalition divisée sur ses objectifs », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 novembre 2014.

[14] « Turkish President Declares Lawrence of Arabia a Bigger Enemy than ISIS », Jamie Dettmer, The Daily Beast, 13 octobre 2014.

[15] “US promotes terrorism by funding Takfiris : Putin”, PressTV, 25 octobre 2014

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USA - Enfants SDF en 2013

USA - Enfants SDF en 2013 | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


2,5 millions d’enfants américains ont vécu

sans domicile fixe en 2013

 

Près de 2,5 millions d’enfants aux États-Unis, soit un enfant sur 30, ont connu l’année dernière une période sans domicile fixe, selon une nouvelle étude parue lundi.

 

Il s’agit d’un « record historique », reflet notamment d’un manque de logement à bas prix et de la pauvreté, affirment les instituts américains pour la recherche (AIR).

 

« Le nombre d’enfants SDF a atteint des proportions inquiétantes en Amérique », estime Carmela DeCandia, directrice du centre national pour les familles sans domicile fixe, qui dépend d’AIR.

 

« La vie dans des foyers, des caves de voisins, des voitures, en camping ou encore dans des endroits bien pires : les enfants SDF sont les personnes les plus invisibles et négligées de notre société », a-t-elle déclaré.

 

Le Minnesota, Nebraska, Massachusetts, Iowa et le New Jersey figurent parmi les cinq États américains les plus touchés, selon cette étude de 130 pages.

 

Causes

 

Parmi les autres causes de ce phénomène, l’étude recense les conséquences de la récession de 2008-2009, les disparités économiques selon les races, les familles monoparentales ou encore les violences domestiques.

 

L’étude explique que l’administration américaine a déployé beaucoup de moyens pour lutter contre le phénomène des sans-abris chez les anciens combattants et les clochards en général, mais a porté peu d’attention aux enfants.

 

Le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté aux États-Unis était en 2013 de 45,3 millions, soit un taux de pauvreté à 14,5 % en légère baisse sur un an, selon un rapport du recensement américain en septembre.

 

 

Par ledevoir.com — Agence France-Presse à Washington – le 17 novembre 2014

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Une pelle dans l'arrière train


Dans l'Etat de l'Ohio (USA), les médecins se sont demandé comment une telle situation était possible lorsqu'ils ont vu arriver aux urgences un patient très spécial.


En effet, ce patient avait un manche de pelle enfoncé dans l'anus et il se tordait de douleur.


Selon le malheureux, il était en train de réparer le toit de sa maison quand il a chuté en s'empalant sur le manche d'une pelle traînant en bas de l'habitation.


Dans une terrible douleur, le patient a finalement été délivré de cet objet plus qu'encombrant par le médecin.


Moralité : soyez très prudent si vous bricolez, sinon ... !


Duc


Koter Info's insight:


Drôle d'endroit pour ranger une pelle !


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LLN-Incubateur chinois : recours

LLN-Incubateur chinois : recours | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : l’incubateur comprendra des bureaux, un centre de services et un hôtel. Il s’installera entre l’E 411 (à g. sur l’image) et la N 4.



Un recours contre l’incubateur chinois

 

Un riverain de la rue du Génistroit a déposé un recours contre le permis unique pour la construction et l’exploitation du China-Belgium technology center à Louvain-la-Neuve. Ce permis a été délivré le 29 septembre dernier par les fonctionnaires techniques et délégués de la Région. Ce sera au ministre de l’Aménagement du territoire, Carlo Di Antonio (cdH), de trancher.


Quels sont les griefs du riverain face à cet incubateur qui doit s’installer entre la N 4 et l’E. 411 à côté du magasin Oh! Green ? Il pointe des nuisances sonores, olfactives, urbanistiques et paysagères ainsi que les rejets atmosphériques et aqueux qu’entraîne le projet. Enfin, il vise aussi la perte d’ensoleillement, la pollution lumineuse et l’atteinte à la vie privée.

 

« La présence de bâtiments au style « massif » et « monumental » (termes utilisés par les architectes eux-mêmes) modifie totalement la vue depuis le jardin des riverains », peut-on lire dans l’argumentaire du riverain.

 

Si une partie des terrains recevra moins d’ensoleillement, il ajoute que son habitation sera « même totalement dans l’ombre au moment du solstice d’hiver en raison de la présence d’une tour que l’étude d’incidence suggère de déplacer pour supprimer cette nuisance ».

 

 

Le recours n’est pas suspensif

 

L’accès au site se fera via une nouvelle route tracée entre les rues Laid Burniat et du Génistroit en prolongement de la rue Fond des Més. Le riverain souhaite que celle-ci soit limitée aux personnes se rendant sur le site et ne soit pas une nouvelle route de déviation vers la N 4.

 

Autres justifications : la perte de valeur immobilière des habitations ou encore la vue plongeante, depuis l’hôtel prévu, sur les jardins et les habitations d’où une atteinte à la vie privée. Et de conclure que le projet « nuit clairement à la qualité de vie dans la rue du Génistroit ».

 

Le recours n’est pas suspensif, le projet peut continuer à avancer. Le chantier pourrait débuter en janvier ou février.

 

 Vite dit

 

Incubateur chinois ?

 

Le projet prévoit la construction de 74.000 m2 de bureaux, d’un centre de services (dont du commerce et un centre de conférence), d’un hôtel de 160 chambres et de 1 032 places de parking dont 800 souterraines. L’objectif du projet ? « Il s’agit d’un incubateur destiné à des entreprises européennes ainsi qu’aux entreprises innovantes chinoises désireuses de s’implanter sur le marché européen ? », peut-on lire dans la description du projet. 2 000 emplois sont prévus.

 

Recours jusqu’au 4 décembre, on peut prendre connaissance du recours au service de l’Urbanisme, Espace du Cœur de Ville 2, à Ottignies. Les lundis de 12 h 30 à 19 h, du mardi au vendredi de 8 h 30 à 12 h 30 et les samedis de 9 h à 12 h.



Par Quentin COLETTE - lavenir.net - le 19 novembre 2014


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Vaccins anti grippaux contestés

Vaccins anti grippaux contestés | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


L’empire vaccinal s’est effondré :

Finalement les vaccins anti grippaux

ne servent à rien !

 

Ce n’est plus un secret, plus depuis le temps pour ceux s’étant un minimum intéressé au sujet : le vaccin contre la grippe n’apporte pas grand chose, et n’est en aucun cas la meilleure prévention. Plusieurs vérités méritent d’être mises en avant: la propagande fait rage de la part de compagnies pharmaceutiques qui se font des fortunes chaque année, l’ignorance de la plupart des personnes quand à la composition des vaccins (ne sachant pas si tel ou tel composant peut s’avérer dangereux pour l’organisme), la médecine est ouvertement devenue une histoire de gros sous avant même d’être devenu un moyen de soigner réellement, cela s’est vérifié avec le cancer, comme avec d’autres maladies. Si les gens étaient réellement soignés sur le long terme, les médicaments ne se vendraient plus ou tellement moins…

 

Une solution est souvent mise en avant pour lutter contre les maladies, et elle est si sérieuse que même de grands quotidiens comme Zero Hedge l’ont mise en avant: l’argent colloïdal. Quitte à vouloir faire dans la prévention, si réellement vous êtes persuadés qu’un tel vaccin peut s’avérer utile, regardez quand-même s’il existe d’autres solutions, et si celles-ci sont plus ou moins fiables/chères/reconnues non pas auprès des médias (trop souvent financés) mais mais utilisateurs eux-même.

 

Vous n’avez peut-être pas entendu cette explosion. Pourtant elle s’est bel et bien produite.

 

Une revue de la Collaboration Cocherane, une équipe de chercheurs respectée et connue du monde entier a passé en revue tous les éléments de preuve et a fourni sa conclusion.

 

Chez les adultes en bonne santé, aucun vaccin contre la grippe ne confère une protection contre la maladie. 

Boum !

 

Le vaccin ne protège pas non plus contre la transmission de personne à personne du virus de la grippe. 

Boum !

 

Donc toute la promotion, tout le proxénétisme, toutes les tactiques de peur, tous les « avis d’experts médicaux » et toute la couverture médiatique … inutile, sans valeur, non pertinente.

 

Des milliards pour des mensonges sur les vaccins contre la grippe, ce n’était que cela : des mensonges.

 

Il y a pire parce que toute la théorie vaccinale qui traite de la manière dont fonctionnent les vaccins se trouve maintenant sur le fil du rasoir, prête à tomber dans l’abîme des comtes de fées qui n’intéressent plus personne.

 

On nous a dit que les vaccins stimulaient le système immunitaire à la manière d’une répétition générale de ce qui se produira quand la maladie se présentera. Le système immunitaire sera alors fin prêt pour attaquer le germe et le détruire.

 

Mais puisque les vaccins contre la grippe ne protègent pas contre la maladie et n’arrêtent même pas la transmission de personne à personne du virus de la grippe, la soit disant « répétition générale » du système immunitaire ne relève finalement plus que de la légende, du mythe.

 

En outre, on peut aussi oublier la légende pourtant tellement vantée de l’« immunité de groupe ». Comment un groupe pourrait-il être immunisé alors que les vaccins sont incapables d’empêcher la transmission du virus de personne à personne ?

 

Comme elle l’a toujours fait, la Collaboration Cocherane a réalisé une revue exhaustive de toutes les études existantes sur les vaccins contre la grippe. Elle a rejeté les études mal faites. Dans certains cas, les responsables de la Revue ont contacté individuellement les chercheurs pour pouvoir compléter et affiner leurs données.

 

Les conclusions de Cocherane représentent le nec plus ultra de la littérature publiée sur les vaccins contre la grippe. Comme la Collaboration Cocherane ne doit rien aux compagnies pharmaceutiques, elle a dès lors analysé la littérature sur la question avec humilité d’esprit.

 

Un commentaire intéressant de leur analyse précise : notre examen a montré que les éléments de preuves fiables sur les vaccins anti grippaux sont minces, mais nous savons qu’il existe des preuves de la manipulation généralisée des conclusions…

 

Qui donc pourrait bénéficier d’une telle manipulation?… Ca c’est une autre histoire !

 

La revue Cocherane a été publiée le 7 juillet 2010 par John Wiley.

Aurions-nous raté cette immense couverture médiatique. Peut-être étions-nous en train de pêcher ce jour-là, ou avions-nous décidé d’acheter de nouveaux pneus pour notre voiture ; nous étions peut-être en vacances sur notre yacht en Méditerranée ?

 

Quoi ? Il n’y aurait pas eu de large couverture médiatique ? Impossible ! Je pense qu’il y a sûrement eu…

 

 

Par Jon Rappoport, ( Natural News) - lesmoutonsenrages.fr – le 22 novembre 2014

 

http://www.naturalnews.com/037471_vaccines_mythology_fairy_tale.html

http://www.alterinfo.net/L-empire-vaccinal-s-est-effondre_a82312.html

 

L’étude est accessible ici, en anglais :

www.thecochranelibrary.com/userfiles/ccoch/file/CD001269.pdf


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Chine - Renminbi, dollar...

Chine  - Renminbi, dollar... | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 Image : un billet de 100 renminbis (alias yuan)


 

 

PANIQUE SUR LE PÉTRODOLLAR ? LA CHINE MULTIPLIE LES ACCORDS D’ÉCHANGE DE DEVISES :

CANADA, QATAR, CORÉE DU SUD, ETC.

 

Le phénomène de dé-dollarisation continue à s’étendre, et cela au profit de la monnaie chinoise, le renminbi (ou yuan, alias RMB). Les accords d’échanges de devises directs avec la Chine se multiplient partout dans le monde : Canada, Qatar, Corée du Sud, etc., précipitant la fin du dollar US comme monnaie de référence pour les échanges commerciaux.

 

 

La Chine signe un accord avec le Canada…


Au cours des derniers jours, la Chine a signé des accords monétaires directs avec le Canada, qui devient ainsi le premier centre de Renminbi [alias yuan] offshore [1] en Amérique du Nord, comme le relatent les analystes de CBC [2], qui suggèrent que « cela pourrait doubler, voire tripler le niveau du commerce canadien avec la Chine », diminuant la nécessité d’utiliser le dollar.

 

Selon CBC [3],

« Autorisée par la Banque centrale de Chine, la transaction permettra de faire des affaires, directement, entre le dollar canadien et le renminbi chinois, court-circuitant l’élément intermédiaire (dans la plupart des cas, le dollar américain).

Les exportateurs canadiens, forcés d’utiliser la devise américaine pour faire des affaires en Chine, sont confrontés à la hausse des coûts de change et à des délais plus longs pour conclure des affaires.


« C’est quelque chose dont le Premier ministre a parlé. Il veut que les entreprises canadiennes, en particulier les petites et moyennes entreprises, fassent de plus en plus d’affaires en Chine, en y vendant des biens et des services », a déclaré depuis Pékin Catherine Cullen de CBC.»

 

Simon Black, du site sovereignman.com, émet des pensées inquiétantes concernant la décision du Canada… [4]

 

« Ça arrive. Avec une augmentation de la vitesse et de la fréquence. Samedi [8 novembre 2014], la Banque populaire de Chine et le bureau du Premier ministre du Canada ont publié une déclaration indiquant que le Canada établira à Toronto le premier centre offshore d’Amérique du Nord pour le commerce en remimbi.


La Chine et le Canada ont convenu d’un certain nombre de mesures visant à accroître l’utilisation de renminbi dans le commerce, les affaires et l’investissement. Et ils ont signé en outre un contrat bilatéral de swap de 200 milliards de renminbis.

 

De plus, juste aujourd’hui, tout chaud sortis des presses, les banques centrales de Chine et de Malaisie ont annoncé la mise en place de mécanismes de swap en renminbi à Kuala Lumpur, ce qui contribuera à accroître l’utilisation du renminbi en Asie du Sud-Est.

 

Cela vient tout juste deux semaines après que le principal centre financier de l’Asie, Singapour, est devenu une plaque tournante majeure du renminbi, avec la convertibilité directe établie entre le dollar de Singapour et le renminbi. »

 

 

… le Qatar…

 

Mais ce n’est pas la nouvelle la plus importante de la semaine à propos de la précarité du pétrodollar. Ainsi, The Examiner [5] relate que, le 3 novembre 2014, la Chine a ouvert une nouvelle brèche dans le système des pétrodollars en signant un accord avec le Qatar. Selon cet accord, le Qatar peut utiliser le renminbi pour réaliser des échanges directs de devises avec la Chine, ce qui établit les fondations d’un nouveau commerce direct entre la Chine et ce pays membre de l’OPEP, et cela au cœur même du système des pétrodollars. Comme nous en avertit Simon Black, « Ça se passe… avec une vitesse et une fréquence croissantes ».

 

Cet accord avec un producteur de pétrole aussi controversé que le Qatar pourrait déclencher la panique sur des pétrodollars… (comme le relate The Examiner) :

 

« La Banque centrale chinoise a annoncé lundi 3 novembre qu’elle a signé un accord d’échange de monnaie d’une valeur de 35 milliards de yuans (environ 5,7 milliards de dollars) avec la banque centrale du Qatar. Le contrat de trois ans pourrait être prolongé en cas d’accord par les deux parties, indique un communiqué sur le site Web de la Banque populaire de Chine (banque centrale).

 

 Bien que ce nouvel accord entre la Chine et le Qatar ne représente que 5,7 milliards de dollars sur les trois prochaines années, le Qatar devient ainsi le 24e pays à ouvrir son marché Forex à la monnaie chinoise, et consolide l’acceptation du renminbi/yuan comme une option viable pour l’avenir au Moyen-Orient.


Le 3 novembre également, les deux parties ont signé un protocole d’accord sur le règlement de compensation en renminbis à Doha. La Chine a accepté d’étendre le système « RMB Qualified Foreign Institutionnal Investor » au Qatar, avec un quota initial de 30 milliards de yuans.

 

L’accord marque une nouvelle étape dans la coopération financière entre les deux pays, pour faciliter le commerce et les investissements bilatéraux pour aider à maintenir la stabilité financière régionale, indique le communiqué de China Daily.

 

Ce n’est peut-être pas un hasard si le terme de la nouvelle convention est fixé à trois ans, et tombe dans le laps de temps exact prévu par le directeur de l’Institut des finances dans le cadre du Centre de recherches pour le développement du Conseil d’État, Zhang Chenghui, pour rendre le renminbi pleinement convertible dans le système financier mondial.

 

 Le système des pétrodollars est le cœur et l’âme de la domination de l’Amérique sur la monnaie de réserve mondiale, et leur droit d’obliger toutes les nations à acheter des dollars américains si elles veulent être en mesure d’acheter du pétrole sur le marché libre. Liée par un accord avec l’Arabie saoudite et l’OPEP en 1973, cette norme de facto a duré plus de 41 ans et a été la force motrice derrière la puissance économique, politique et militaire de l’Amérique.

 

Le besoin de nouveaux marchés et d’un commerce plus stable au Qatar pourrait être lié à un nouveau rapport publié la semaine dernière par la banque française BNP Paribas, qui a montré que le recyclage des pétrodollars est tombé à son plus bas niveau en 18 ans [6]. Cela signifie que même les nations productrices de pétrole du Moyen-Orient trouvent difficile de faire confiance au dollar américain et de faciliter son utilisation dans le commerce, en raison de sa dépréciation, depuis les massifs programmes d’assouplissement quantitatif (Quantitative Easing) [7] lancés par la Réserve fédérale.

 

 

… et de nombreux autres pays

 

Et comme Black le note, le monde entier surfe sur cette vague. Partout dans le monde, le renminbi devient rapidement la monnaie pour le commerce, l’investissement, et même pour le stockage de valeur.

 

« En Corée du Sud, par exemple, les dépôts en renminbis ont été multipliés par 55 en une seule année. C’est étonnant.

 

Le gouvernement du Royaume-Uni vient juste de publier une obligation en renminbis, devenant ainsi le premier gouvernement étranger à proposer de la dette libellée en renminbis.

 

Même la Banque centrale européenne est en train de débattre en vue d’inclure le renminbi dans ses réserves officielles, tandis que les politiciens du monde entier tirent la sonnette d’avertissements de façon pas si subtile qu’un nouveau système monétaire hors du dollar est nécessaire.

 

Rien ne va vers le haut ou vers le bas en ligne droite. Et comme les économies européennes et mondiales continuent à être volatiles, le dollar risque fort de subir des à-coups dans les prochains mois.

Mais, sur le long terme, on voit bien où cette tendance nous mène : le reste du monde ne veut plus compter sur le dollar américain, et ça va devenir une réalité, que les États-Unis le veuillent ou non. »

Pour terminer, revenons à The Examiner :

 

« Presque chaque semaine maintenant, la Chine, la Russie ou l’une des nations des BRICS finalisent des accords qui remplacent l’ancien système du commerce en dollar ou ayant recours au système des pétrodollars. Et de nombreux pays commencent à rejeter le dollar, en raison de l’inflation exportée qui se développe dans les pays qui sont contraints de les détenir pour des achats de pétrole sur le marché mondial. Ainsi des alternatives telles que le renminbi chinois deviendront une option plus viable, surtout maintenant que la puissance asiatique a pris la première place en tant que plus grande économie du monde. »

 

 

Par Tyler Durden (Zero Hedge) — Traduit par Hervé pour vineyardsaker.fr – le 22 novembre 2014-11-22

 

 

Notes

[1] Le Renminbi offshore est la variante de la monnaie chinoise utilisée pour les transactions internationales, comme l’explique cet article : The Difference Between The Confusing Onshore And Offshore Renminbi Market (businessinsider.com, anglais, 27-02-2013)

[2] Canada, China sign currency deal aimed at boosting trade (cbc.ca, anglais, 08-11-2014)

[3] Canada, China sign currency deal aimed at boosting trade (cbca.com, anglais, 08-11-2014)

[4] Still happening : Canada just became North America’s first offshore renminbi hub (sovereignman.com, anglais, 10-11-2014)

[5] China signs currency swap deal with Qatar in the heart of petro-dollar system (examiner.com, anglais, 04-11-2014)

[6] How The Petrodollar Quietly Died, And Nobody Noticed (zerohedge.com, 03-11-2014)

[7] L’assouplissement quantitatif est l’équivalent moderne de la planche à billet, en plus sophistiqué dans ses modalités toutefois. Ainsi la Banque Centrale se met à acheter des bons du Trésor (ce qui revient à prêter à l’État) et d’autres titres financiers : elle met donc de l’argent en circulation dans l’économie et augmente ainsi les réserves du secteur bancaire. (Wikipédia, français)


Source : Petrodollar Panic ? China Signs Currency Swap Deal With Qatar & Canada (zerohedge.com, 10-11-2014)

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Moldavie : l'UE et/ou la Russie ?

Moldavie :  l'UE et/ou la Russie ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source de la carte : worldwidepress.info



Après l’Ukraine, la Moldavie elle aussi déchirée

entre l’UE et la Russie

 

Moins d’un mois après le scrutin ukrainien et dix jours avant les élections législatives moldaves fixées au 30 novembre, les présidents ukrainien et polonais, Petro Porochenko et Bronislaw Komorowski, se sont rendu ensemble en Moldavie, le 20 novembre, « pour soutenir les aspirations proeuropéennes du pays », rapporte le quotidien moldave russophone Moldavskié Vedomosti.

 


En Moldavie, les Ukrainiens sont prorusses

 

Lors de la conférence de presse commune à Chisinau, le président ukrainien s’est félicité du fait que les communistes n’aient désormais plus de sièges à la Rada (le Parlement ukrainien) et a déclaré aux Moldaves : « Nous avons beaucoup d’objectifs communs au-delà de l’intégration européenne, comme le règlement du conflit avec la Transnistrie [la région moldave séparatiste prorusse, autoproclamée indépendante depuis 1991], et la coopération frontalière. »

 

Selon le journal russe Nezavissimaïa Gazeta, une importante diaspora ukrainienne, comptant environ 300 000 personnes, vit actuellement en Moldavie (et en Transdniestrie). Cependant, explique le directeur de l’Institut des politiques publiques de Chisinau, Arcadie Barbarosie, « les Ukrainiens installés dans notre pays ont évolué vers une position prorusse. Selon le sondage mené par un institut d’opinion publique, ils considèrent que le rattachement de la Crimée après le référendum populaire était justifié ».

 


Un scrutin très géopolitique

 

L’expert doute que la visite des chefs d’État ukrainien et polonais ait un impact sur les villages ukrainiens du nord du pays. Il estime en revanche que la victoire du candidat proeuropéen Klaus Iohannis à la présidentielle roumaine le 16 novembre a pu frapper davantage les esprits. « Le fait que les Roumains, orthodoxes, aient voté pour un protestant montre la force de leur désir de vivre à l’européenne, commente-t-il. Mais ce sont surtout les garanties apportées par Iohannis sur le fait que personne ne contraindra les Moldaves à la réunification avec la Roumanie, qui ont plu aux partisans de la souveraineté moldave. »

 

« Le prochain scrutin sera géopolitique. S’y affronteront deux courants intégrationnistes : le courant européen et le courant eurasiatique », poursuit Barbarosie. Or, selon le titre, le pays (hors Transdniestrie) est littéralement divisé en deux : une moitié, représentée par l’alliance proeuropéenne au pouvoir, est tournée vers l’Union européenne ; l’autre moitié, représentée par le Parti communiste, le Parti socialiste et le parti populiste Patria, vers l’Union économique eurasiatique (regroupant la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan et, à compter du 1er janvier 2015, l’Arménie).

 

De quel côté les 30 % d’indécis à ce jour feront-ils pencher la balance ?

 


PAR LAURENCE HABAY — COURRIER INTERNATIONAL – le 21 novembre 2014

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Dieudonné & les réseaux sociaux

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Dieudonné : du suicide médiatique à la résurrection

grâce aux réseaux sociaux

 

Banni en France, depuis plus de 10 ans, des médias traditionnels (presse, radio, TV), Dieudonné mise sur une présence et une communication 2.0 pour assurer sa promotion. Pour ce blog, son entourage professionnel a accepté de nous parler de la présence de l’humoriste sur les réseaux sociaux, de son succès, mais aussi de problèmes qu’il y a rencontrés. Tour d’horizon.

 

« Dans les années 2000, on le sait, il est arrivé un truc moche à Dieudonné. Il s’est pris de passion pour l’antisionisme, l’antiaméricanisme, l’anticapitalisme, l’anti-ci et l’anti-ça. A pris goût, au passage, à cette drogue dure qu’est le suicide médiatique » expliquait le journaliste Pascal Bertschy dans le bel article « L’ennui, c’est qu’il a du talent ! » paru en février 2013 dans le journal suisse indépendant « La Liberté ».

 

Le « suicide médiatique » dont parlait Pascal Bertschy peut être assez précisément daté : le 1er décembre 2003. Ce jour-là, Dieudonné interprète, en direct, en présence de Jamel Debbouze et sur le plateau de l’émission de Marc-Olivier Fogiel « On ne peut pas plaire à tout le monde » sur France 3, un sketch dans lequel il joue le rôle d’un juif extrémiste (revoir dans son contexte la séquence complète dans son contexte via ce lien). Ce sketch un peu brouillon qui semblait, lors de sa diffusion, faire rire bon nombre de personnes sur le plateau, notamment Jamel Debbouze, a rapidement été qualifié d’antisémite et suscité une polémique.

 

Ce sketch et le (bad ?) buzz qui a suivi ont fait « basculer dans une autre dimension » celui qui est « considéré comme l’un des meilleurs comiques de sa génération », rappelle une dépêche de l’AFP datée de janvier 2014. Poursuivi pour diffamation raciale à la suite de son passage chez Fogiel, Dieudonné a été relaxé par la justice. L’humoriste, qui est devenu de bon ton de qualifier de « controversé », ne l’a pas été (relaxé) par les médias traditionnels (presse, TV, radio) qui l’ont en quelque sorte diabolisé. Et, force est de constater que depuis plus de 10 ans, ceux-ci ne l’invitent plus. Dieudonné ne semble d’ailleurs plus vouloir s’y exprimer.

 

Pour faire parler de lui (et assurer la promotion de ses spectacles), Dieudonné Mbala Mbala a en effet su rebondir sur internet et en particulier grâce aux réseaux sociaux (d’où l’intérêt d’en parler sur ce blog). Et avec succès. Sans passer dans les médias, il parvient à remplir les salles lors de ses tournées, notamment pour ses dates en Suisse où il attire la foule (lire cet article : « Une salle debout pour Dieudonné »). Contacté par mes soins, le responsable médias de l’artiste a accepté d’évoquer la présence de Dieudonné sur différents réseaux sociaux. Interview.

 

 

— Depuis quand est-ce que Dieudonné est présent sur les réseaux sociaux ? Il l’est depuis 2011 sur YouTube, il l’était précédemment sur Myspace. Il l’est plus régulièrement et plus activement depuis 2011 sur Facebook. Sur Twitter, depuis 2012. Dieudonné est aussi présent sur Instagram et Vine depuis cette année. 

 


— Avez-vous des « experts » en réseaux sociaux qui supervisent la stratégie de communication de Dieudonné sur les réseaux sociaux ?
 Oui, une personne. Elle travaille secrètement pour l’instant, car elle se retrouverait sûrement au chômage si son identité était rendue publique !

 


— Les réseaux sociaux sont-ils importants dans la communication de Dieudonné ?
 Oui, car c’est son seul moyen d’expression dans la mesure où Dieudonné est exclu des « médias de diffusion » qui ont dominé au XXe siècle.

 


— Quels avantages, quels bénéfices y voyez-vous ?
 Il y a eu depuis leur apparition une liberté totale d’expression et la possibilité d’entrer en connexion directe avec les fans. Les réseaux sociaux sont des leviers d’acquisition de nouveaux fans. Avant eux, il fallait obligatoirement passer par le circuit mass media pour séduire de nouveaux fans, et vendre. On constate toutefois que la liberté d’expression est mise à mal. On observe une tendance qui s’inverse. L’État, en France en tout cas, veut reprendre le contrôle…

 

 

— En effectuant un tour d’horizon, quelle est la présence officielle de Dieudonné sur les réseaux sociaux ? Par « officielle », j’entends les comptes qui sont gérés par lui ou par son staff. Combien de comptes sur Facebook ?
 Nous avons 8 comptes Facebook dévolus à Dieudonné.

 


— Pourquoi autant de comptes ?
 On en propose « autant » afin de pouvoir accumuler des « Like ». Cela prend du temps et si un compte officiel est censuré ou saute (ce qui peut arriver) alors on aura anticipé et… hop, on a le suivant déjà actif ! Sur les réseaux sociaux, il faut s’étendre comme une toile…

 


— Qui gère les publications ? Une seule personne, plusieurs ?
 Une personne supervise l’ensemble. Plusieurs personnes anonymes, des fans ou des proches de Dieudonné alimentent les différents comptes. Les « fans » qui peuvent alimenter directement (comme administrateur des pages FB) ont été choisis avec soins par le staff de l’artiste.

 


— Dieudonné est-il personnellement actif sur Facebook ?


Non, mais une personne très proche de lui, oui. C’est pourquoi nous arrivons à produire une communication en P2P (Person 2 Person), et jamais de star à fan.

 


— Que publiez-vous sur Facebook ?
 Tout ce qui concerne Dieudonné et son univers. Contrairement à une marque, nous n’avons pas besoin de scénariser nos produits pour faire de la publicité déguisée, car Dieudonné évolue dans le monde du divertissement. L’humour, le scandale, nous avons en main tout ce qui séduit le public des réseaux sociaux !

 


— À quelle fréquence ?

Tous les jours.

 


— Avez-vous une réflexion sur le nombre de sujets/publications que vous relayez chaque jour ?
 Non, à l’image de Dieudonné, nous voulons rester libres sur ce média, sans structure éditoriale.

 


— Comment gérez-vous les commentaires postés sous les publications ? Les modérez-vous ? 
Oui, notamment quand il y a des insultes.

 


— Et sur Twitter, combien de comptes ?
 Nous en avons un seul compte officiel : @mbaladieudo (un compte qui enregistre quelque 114’000 followers)

 


— Qui le gère ?

Ce sont des messages directs de Dieudonné.

 


— Que relayez-vous sur Twitter ?

Instagram, le blog Tumblr (iamdieudo.net), le compte Google+ (supprimé avec YouTube malheureusement), la page Facebook et le compte Twitter sont reliés avec ifttt.com. Ainsi, tout ce qui est publié depuis Instagram apparaît automatiquement sur les autres réseaux pour une communication « multi-canal ».

 


— Avez-vous une réflexion sur l’usage de hashtags, avec notamment la création de hashtags propres ?

Bien-sûr, nous avons lancé le hashtag #quenelles dans une logique de SMO (Social Media Optimization), et pour inciter à publier, nous publions désormais sur les vidéos de Dieudonné les meilleures #quenelles provenant de Twitter, Vine ou Instagram.

 


— Précisément sur Instagram, là aussi, comment gérez-vous la présence de Dieudonné ?
 Sur Instagram, ce sont des photos personnelles de Dieudonné (notamment avec ses enfants) qui y sont proposées. De l’humour aussi. Nous avons lancé le hashtag #suintelahaine qui fonctionne bien et colle au contenu de ce réseau dans l’ère du selfie.

 


— Et sur YouTube ? Nous y avons connu de très gros succès d’audience. Le record de visites pour une vidéo que nous y avons relayée a été d’environ 4 millions de vues. Mais, nous sommes en pleine réflexion quant à ce réseau avec lequel nous avons eu quelques problèmes…

 


— C’est-à-dire ?

Les responsables de YouTube nous ont fermé le 1er compte youtube.com/iamdieudo pour des raisons obscures, mais sûrement pour « incitation à la haine » et pour l’utilisation frauduleuse de droits d’auteur (utilisation d’images provenant d’émission de TV) ainsi que pour l’utilisation de bandeaux publicitaires (le staff de Dieudonné avait proposé aux fans de payer pour avoir leur pub diffusée durant une vidéo de Dieudonné sous forme d’un texte défilant…). Sur YouTube, il y a 3 avertissements avant la clôture d’un compte.

 

Le problème est que nous aurions dû entrer en contact direct avec Google pour garantir la survie du compte/iamdieudo et négocier les revenus publicitaires. Nous avons été traités comme un compte lambda, alors que nous avions 400’000 abonnés et des millions de visites. Nous continuons à utiliser ce canal après avoir créé de nouveaux comptes.

 


— Que diffusez-vous sur YouTube ?
 C’est la prise de parole en direct de Dieudonné. Les débuts de la chaîne Quenelles +. Dieudonné y publie son billet d’humeur sur l’actualité. Chaque vidéo fait à chaque fois plusieurs centaines de milliers de vues.

 


— Dieudonné est aussi présent, et c’est plus original pour un artiste français, sur RuTube. Pourquoi ?
 C’est en réaction à la fermeture du compte de Dieudonné sur YouTube (lire à ce propos cet article « Exclu par YouTube, Dieudonné trouve refuge en Russie »). Sur RuTube, nous pouvons y publier tout ce que l’on veut sans risque de suppression.


 

— Pas de présence sur DailyMotion ?

On y réfléchit…

 


— Plus généralement, que retenez-vous de la présence de Dieudonné sur les réseaux sociaux ?

En 2011, nous avons décidé d’aller sur YouTube et Twitter poussés par notre conseiller social média, mais ça n’était pas une priorité, car nous remplissions déjà le théâtre de la Main d’Or (dans le XIe, à Paris) sans passer ni la TV ni à la radio. Ce choix du social média était de recruter de nouveaux fans, et que Dieudonné puisse s’exprimer en vidéo et en public, chose qui n’était plus possible depuis quelques années.


L’approche éditoriale a été de créer un univers Iamdieudo (à l’époque Puff Daddy @Iamdiddy était le plus suivi sur Twitter, d’où ce nom) de critiquer l’actualité chaude, et cela a tout de suite très bien fonctionné. Le meilleur exemple est la vidéo sur DSK qui a généré très vite un million de visites. En voyant cela, Dieudonné s’est pris au jeu et a continué cet exercice gratuit lui garantissant de nouveau le buzz sur les mass medias, les journalistes ayant les yeux rivés sur les réseaux sociaux.

 

Cette prise de parole proche de l’avis du peuple a tellement bien fonctionné que la chaine Iamdieudo est devenue plus regardée que certains programmes de TV. Nous sommes fiers d’avoir été jusqu’à déranger la plus haute sphère du pouvoir de ce pays : la présidence qui n’a pas eu d’autre choix que de nous citer et de demander à ce que notre parole soit bâillonnée en janvier 2014.

 

Nous sommes donc le meilleur exemple en France du pouvoir du social média qui en terme de consommation a dépassé la TV depuis 2013. Le sociologue Mc Luhan disait que « le message, c’est le médium » en parlant des mass medias du XXe siècle, mais le pouvoir psychologique et aveuglant de la TV et de la radio est en train de changer de mains, car le peuple a ouvert les yeux sur le gouvernement avec des gens comme Dieudonné et Alain Soral s’exprimant sur les réseaux sociaux.

 



Par arretsurinfo.ch - le 22 novembre 2014


Source : sawisms.wordpress.com

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Washington & la roulette russe

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Dessin : temps froid d’un côté, guerre froide de l’autre



WASHINGTON JOUE À LA ROULETTE RUSSE 

 

L’heure est grave. J’ai eu des discussions sérieuses avec certains interlocuteurs parmi mes principales sources, ceux qui savent, mais qui n’en font pas étalage, préférant se faire discrets. Leur inquiétude est très grande. Voici ce qu’une de ces sources, un planificateur stratégique de New York, m’a envoyé :

 

 « La propagande s’attaquant à Poutine en le comparant à Hitler est tellement extrême qu’on en vient à penser que les Russes ont du mal à en croire leurs oreilles et qu’ils ne peuvent plus faire confiance aux États-Unis en aucune circonstance.

 

 Je n’arrive pas à croire comment nous avons pu nous mettre dans cette situation pour protéger les pillards en Ukraine, dont Poutine se serait débarrassé. Nous avons même eu l’effronterie de placer en position de leadership un des pires voleurs. Mais c’est chose du passé. Ce qui est sûr, c’est que l’équilibre de la terreur n’a plus d’effet dissuasif aujourd’hui, quand chacune des deux parties croit que l’autre utilisera des armes nucléaires une fois qu’elle aura l’avantage et que la première qui jouira d’un avantage décisif y aura recours. L’équilibre de la terreur, c’est chose du passé. »

 

Ces propos peuvent paraître quelque peu alarmistes, mais il s’agit d’un prolongement logique de ce que Poutine a signifié dans l’interview déjà légendaire qu’il a accordée au réseau allemand ARD à Vladivostok la semaine dernière, à savoir que l’Occident provoque la Russie vers une nouvelle guerre froide. [1]

 

Il y a à peine quelques jours, Mikhaïl Gorbachev a souligné qu’une nouvelle guerre froide est en cours. Pour Stephen Cohen, de l’Université de Princeton, la guerre froide n’a jamais pris fin. L’œil itinérant parle de guerre froide 2.0 depuis des mois maintenant. Les Britanniques, toujours coincés dans leur nouveau grand jeu du XIXe siècle, préfèrent baratiner à propos de la personnalité hautement toxique de l’insignifiant Poutine [2]. C’est cet homme impitoyable, charmant et fondamentalement téméraire qui remet la guerre froide en vogue. De façon prévisible, le Conseil des relations étrangères [3] déplore la fin de l’après-guerre froide, s’en prend au désordre en cours et rêve de ces jours meilleurs où l’exceptionnalisme incontesté était de rigueur. [4]

 

 Pour savoir comment nous en sommes arrivés au périlleux état actuel des choses, Vladimir Kozin, de l’Institut de la recherche stratégique russe, donne une mise en contexte qui est sans doute l’une des meilleures qui soient. [5] Lisez son texte attentivement. Nous sommes effectivement en guerre froide 2.0, le remix double calamité, d’une part entre les USA et la Russie, d’autre part entre l’OTAN et la Russie.

 

 Il y a des limites !

 

Dans son interview au réseau ARD, Poutine se référait à des faits concrets sur le terrain :


« L’OTAN et les États-Unis ont des bases militaires disséminées sur toute la surface du globe, y compris dans des secteurs à proximité de nos frontières, et leur nombre augmente (…). De plus, ils ont récemment décidé de déployer des forces d’opérations spéciales, encore une fois très près de nos frontières. Vous avez fait mention de divers exercices, vols, mouvements de navire [russes] et ainsi de suite ? C’est une réalité

 

Pour les hordes s’appliquant à la diabolisation de la Russie, c’est toujours commode d’oublier que l’élargissement de l’OTAN à la Géorgie et à l’Ukraine s’est décidé lors d’une réunion à Bucarest en avril 2008. L’opération en Géorgie a échoué de façon lamentable en 2008. L’Ukraine est un projet en cours.

 

Fait crucial, dans la même interview, Poutine a également averti la coalition de l’Union européenne, formée de vassaux et de guignols inconscients, que la Russie peut facilement faire s’écrouler le château de cartes ukrainien. Moscou n’a qu’à exiger les sommes d’argent immenses qui lui sont légalement dues.

 

Poutine a également fait comprendre très clairement, de façon catégorique même, que Moscou ne permettra pas que Kiev envahisse le Donbass, l’écrase et procède à son nettoyage ethnique :

« Aujourd’hui, il y a des combats dans l’est de l’Ukraine. Les autorités centrales ukrainiennes y ont envoyé leurs forces armées et utilisent même des missiles balistiques. Est-ce que tout le monde en parle ? Pas du tout. Qu’est-ce que cela signifie ? Que doit-on en conclure ? Cela indique que vous voulez que les autorités centrales ukrainiennes anéantissent tous les gens qui s’y trouvent, tous leurs adversaires politiques et opposants. C’est ce que vous voulez ? Ce n’est certainement pas ce que nous voulons et nous allons empêcher qu’une telle chose ne se produise. » [6]

 

D’après les propres données de Kiev, pas moins de 65 % des immeubles résidentiels et 10 % des écoles et maternelles du Donbass ont été détruits. Plus de 40 000 entreprises de taille moyenne sont paralysées. Pour l’ensemble de l’Ukraine, le taux de chômage est supérieur à 40 %. La dette extérieure pourrait atteindre 80 milliards de dollars et il ne faut pas s’attendre à ce que le Fonds monétaire international, qui aujourd’hui possède l’Ukraine, se transforme subitement en fondation philanthropique. Par-dessus tout, Kiev n’arrive pas à payer ses factures de gaz à Gazprom, il y en a pour des milliards de dollars, parce qu’il a dépensé une fortune pour terroriser les habitants de l’est de l’Ukraine. La diatribe de Porochenko indiquée en note [7] le résume très bien, avec la complicité pleine et entière des USA et de l’Union européenne.

 

 L’OTAN est donc prévenue au sujet des lignes à ne pas franchir avec la Russie. Sauf qu’une bonne partie des élites de Washington et Wall Street adorent les jeux de guerre et veulent de l’action. [8] Nul ne devrait jamais sous-estimer la stupidité illimitée du Retour des morts-vivants néoconservateurs, qu’ils étalent au grand jour dans leur tribune favorite, la page éditoriale du Wall Street Journal.

 

 La logique derrière la guerre froide 2.0, qui bat maintenant son plein, n’a que faire de la stabilité en Europe. L’administration Obama l’a déclenchée, avec l’OTAN comme fer de lance, pour empêcher l’intégration eurasiatique en construisant un nouveau mur de Berlin à Kiev. L’objectif immédiat est de saper l’économie de la Russie. À plus long terme, un changement de régime serait l’idéal.



La logique de l’escalade est bien enclenchée. L’Union européenne, dont l’économie est dévastée, est une farce. Tout ce qui compte pour les USA, c’est l’OTAN, dont la très grande majorité des membres sont gagnés à la cause et partagent le sentiment qui prévaut à Washington, soit de traiter Poutine comme s’il était Milosevic, Saddam Hussein ou Kadhafi. L’équipe Obama ne montre pas la moindre volonté de désamorcer la tension. Puis lorsque la présidente en attente, la Hillarator, montera sur le trône, tout sera possible.

 

 

 

Par Pepe Escobar
 - Traduit par Daniel pour Vineyardsaker.fr – le 22 novembre 2014



Notes :  

[1] Poutine à la TV allemande : « L’important, c’est d’arrêter immédiatement l’effusion de sang et les bombardements et de créer les conditions pour entamer un dialogue politique », vineyardsaker, 19-11 — 2014

[2] The new cold war : are we going back to the bad old days?, The Guardian, 19-11-2014

[3] Council on Foreign Relations, Wikipédia

[4] The Unraveling: How to Respond to a Disordered World, foreignaffairs.com, numéro de novembre et décembre 2014

[5] The USA and NATO have hammered out the Cold War 2.0 with Russia. How to overcome it ?, rapport de conférence de Vladimir P. Kozin, 2014

[6] The broken-down beauty of Eastern Ukraine, 25 years after the end of the USSR, Quartz, 15 novembre 2014

[7] How Poroshenko will win the war, YouTube, 17-11-2014 [8] The Wall Street Journal Wants the US to Go To War in Ukraine, Russia Insider, 18-11-2014



Source : Washington plays Russian roulette, Asia Times Online, 21-11-2014


Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009) et le petit dernier, Empire of Chaos (Nimble Books).

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Des oiseaux par centaines


Des oiseaux dans un arbre s’envolent par centaines

 

Phobiques des oiseaux ou personnes ayant trop regardé le film d’Hitchcock s’abstenir.


Ces images sont impressionnantes !


Filmée aux Pays-Bas, cette vidéo s’ouvre sur un arbre immense dont les branches ploient sous le poids des centaines d’oiseaux qui sont venus y trouver refuge.


Quand tous les volatiles décident de prendre simultanément leur envol, l’homme derrière la caméra ne peut retenir un « wooooow » impressionné devant le nuage d’oiseaux qui se forme à quelques mètres de lui.

 

Par Le HuffPost – le 20 novembre 2014


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Monde merveilleux des Cuys


L’agence de pub canadienne DentsuBos a dévoilé une vidéo pour le moins humoristique afin de lutter contre le cancer des testicules. Elle met en scène des... cuys, qui sont comparés aux organes génitaux masculins. Fou rire garanti.


Bienvenue dans le monde merveilleux des Cuys, ces jolis cochons d'Inde poilus et fragiles dont il faut prendre soin. Il est donc important de les examiner une fois par mois pour détecter le moindre problème.


"Le merveilleux monde des Cuys" est une campagne réalisée par Cancer Testiculaire Canada pour inciter les hommes à l'auto-examen des testicules.


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Phrases de connards


Prétention, égoïsme, narcissisme, toutes les raisons sont bonnes pour balancer une phrase de connard, c'est ce que Norman vous explique avec son humour habituel.


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Guerre en Afghanistan : questions

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10 raisons de (ne pas) faire la guerre en Afghanistan

Par Selma Benkhelifa

 

 

Aucune des raisons avancées pour faire la guerre en Afghanistan et puis pour y rester pendant plus de dix ans ne résiste à l’analyse.

 

 

Une riposte au 11 septembre ?

 

Aucun des pilotes kamikazes n’était afghan. Les attentats n’ont pas été revendiqués par les talibans. La raison officielle de la guerre contre l’Afghanistan est que le gouvernement des talibans aurait refusé d’extrader Ben Laden. En réalité, les talibans refusent d’extrader Ben Laden, sans que leur soient données les preuves de son implication dans les attentats du 11 septembre. Rien de surprenant. C’est ce que n’importe quel pays aurait fait dans le cadre d’une demande d’extradition, l’État demandeur doit fournir un dossier qui démontre le fondement de sa demande. Rien d’inacceptable. Cependant, les États-Unis ne donneront jamais suite à cette demande. Leur intention est d’attaquer l’Afghanistan, pas de faire du droit.

 

Preuve en est, lorsque, dans le discours de guerre à la Terreur du 20 septembre, Georges Bush déclare que les talibans refusent l’extradition de Ben Laden, nous sommes la veille de l’annonce faite par l’Ambassadeur des talibans au Pakistan que son gouvernement exige des preuves de l’implication de Ben Laden dans les attentats.

 

 

La guerre contre Al Qaeda ?

 

Les moudjahidines ont été formés par la CIA, Ben Laden a été un grand ami des Américains pendant 20 ans et était au Pakistan au moment de sa capture. De plus, on l’a vu, Al Qaeda peut redevenir une amie quand il s’agit de faire la guerre en Libye.

 

 

Chasser les talibans ?

 

On négocie avec eux au Qatar en vue de les faire revenir au gouvernement.

 

 

Instaurer une démocratie ?

 

Jamais un gouvernement n’a été plus corrompu que celui d’Hamid Karzai. Le nouveau président Ashraf Ghani ne vaut guère mieux et son vice-président n’est autre que le tristement célèbre général Dostum, un des pires criminels de guerre du pays. (1)

 

 

Lutter pour les droits des femmes ?

 

La situation des femmes est intolérable, même avec la nouvelle constitution.

 

 

Lutter contre la drogue ?

 

La culture et le trafic d’héroïne n’ont pas cessé d’augmenter.

 

 

Aider le peuple afghan ?

 

La guerre humanitaire a fait des ravages en termes de crimes contre les civils.

 

 

Sécuriser le pays ?

 

Toutes les milices ont gardé leurs armes. Il est impossible de traverser le pays sans payer les miliciens ou les talibans.

 

 

Empêcher une guerre civile ?

 

Les pires criminels de la précédente guerre civile siègent toujours au gouvernement. Aurions-nous tous été bernés, floués, trahis ? Nous a-t-on tout simplement menti sans vergogne pendant plus de dix ans ? Est-il possible que toutes les opinions publiques des dizaines de pays de la coalition aient été manipulées à ce point ? Il est intellectuellement difficile de l’accepter. Difficile d’admettre que des millions de gens aient été grugés.

 

Les neuf raisons avancées pour justifier la guerre et l’occupation de l’Afghanistan sont fausses, grossièrement mensongères, inacceptables.

 

La dixième raison, la vraie, quelle est-elle ?

 

 

Mais alors que diable allaient-ils faire dans cette galère ?

 

Parce que pour entrer en guerre et dépenser des millions dans un pays montagneux perdu au milieu de nulle part, ii faut bien avoir une raison ! Et une bonne raison.

 

Les raisons qui poussent les États-Unis à faire des guerres sont d’ordre économique. Tous les Présidents, démocrates ou républicains, voient leurs campagnes financées à coup de millions de dollars par l’industrie de l’armement. Ce riche lobby attend bien évidemment une contrepartie : l’assurance que les dépenses militaires ne cesseront d’augmenter pour le profit de leurs heureux actionnaires.

 

Un lobby idéologique existe aussi. Des gens structurés entre eux, intelligents, influents, riches qui pensent réellement qu’imposer les États-Unis comme leader du monde par la force est une bonne chose. Les membres de think thanks comme Project for the New American Century ne sont pas seulement persuadés du bien fondé de leurs idées, mais ils sont paranoïaques. Ils sont intimement convaincus qu’ils doivent sans cesse attaquer pour ne pas être attaqués. Les paranoïaques sont des gens dangereux puisqu’ils pensent sincèrement devoir se défendre contre des dangers inexistants.

 

Tout cela est vrai pour toutes les guerres menées par les États-Unis. Cela n’explique pourtant pas pourquoi l’Afghanistan.

 

 

Perdu au milieu de nulle part ?

 

En grande partie désertique, parsemé de pierres, poussiéreux, l’Afghanistan est un pays magnifique par son aspect rude et inviolé. Mais l’Afghanistan est pauvre. Son sous-sol renferme bien des richesses non exploitées. Les mines de Badakhshan sont la première source de lapis-lazuli au monde ; on trouve aussi des gisements de saphirs, émeraudes et rubis, ainsi que d’autres pierres semi-précieuses aigues-marines, saphirs étoilés, etc..

 

L’exploitation des richesses naturelles du pays par un gouvernement soucieux du sort de ses citoyens pourrait sortir le peuple afghan de la misère. Toutefois au niveau macro-économique, ces richesses sont infimes et n’expliquent pas les dépenses colossales engagées dans la guerre. Si en Irak, les concessions pétrolières faites aux multinationales ont pu faire rentrer les Américains dans leurs frais, si je peux m’exprimer ainsi, la guerre en Afghanistan coûte et coûte bien plus que ce qu’elle peut rapporter.

 

Pourquoi vouloir à tout prix rester dans ce pays, somme toute, inhospitalier ? Pourquoi cette opération si peu rentable ?

 

L’hypothèse qui est la mienne est que l’Afghanistan n’est justement pas « perdu au milieu de nulle part ». Il a des frontières avec la Chine et l’Iran, avec le Pakistan et l’Ouzbékistan. Il est le cœur de l’Asie. Plus précisément l’Afghanistan est au centre de l’organisation de coopération de Shanghai.

 

 

L’organisation de coopération de Shanghai

 

La plupart des gens n’en ont jamais entendu parler. Pourtant en 2001 une organisation intergouvemementale régionale asiatique a été créée. La Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan ont pris la décision de coopérer ensemble.

 

Selon la charte de l’OCS, les missions majeures du bloc consistent à renforcer la confiance et le bon voisinage au sein des pays membres, développer la coopération dans divers domaines, surtout les domaines politique, économique, scientifique, culturelle, éducative, énergétique, du transport et de la protection de l’environnement, maintenir la paix et stabilité régionale, promouvoir la création d’un nouvel ordre politico — économique international caractérisé par la démocratie, la justice et la rationalité.

 

Un début qui ressemble à s’y méprendre aux débuts de l’Union européenne. Très vite d’autres pays s’associent au processus comme observateurs : la Mongolie (en 2004), l’Inde, l’Iran et le Pakistan (en 2005).

 

Imaginez si ces pays parvenaient à une entente économique, si la région connaissait une paix durable grâce aux traités d’entente entre les armées, s’ils avaient l’idée saugrenue d’une monnaie unique... Les puissances économiques les plus importantes de la planète, les pays émergents les plus dynamiques, se mettent ensemble et défient l’Occident. Sur son terrain, avec son arme : l’argent.

 

Si cela devait arriver, les économies américaines et européennes s’écrouleraient. L’émergence de l’organisation de coopération de Shanghai signifie ni plus ni moins que la fin de l’hégémonie occidentale telle que le monde la connaît depuis les Empires coloniaux. Le début d’un nouvel ordre politico-économique international, comme stipulé dans la charte.

 

C’est cela que les États-Unis et les États de l’Union européenne veulent à tout prix empêcher. Les empires sont prêts à tout pour ne pas s’effondrer. À livrer une lutte sans merci. C’est cette guerre-là qui se joue en Afghanistan.

 

Sur la carte l’Afghanistan est comme une tache au cœur de l’Asie. Le seul pays qui ne fait partie ni des membres ni des observateurs de l’Organisation de Shanghai. En plein milieu.

 

Ni les Américains ni les Européens ne veulent gagner cette guerre. Ils ne cherchent même pas à remporter la victoire. Ce qu’il leur faut c’est un foyer d’instabilité permanent au cœur de l’organisation de Shanghai. Un facteur de déstabilisation de l’ensemble de la région. Une dictature amie qui accepte sur son sol des bases américaines et des missiles à portée de l’Iran, de la Chine, de la Russie, de l’Inde.

 

Un accord a déjà été signé entre le gouvernement afghan et les États-Unis pour la mise en place de bases militaires jusqu’en 2024.


Noam Chomsky, interrogé par de jeunes pacifistes afghans à propos du projet de bases américaines, a répondu : sans aucun doute, le gouvernement américain a l’intention de maintenir un contrôle militaire effectif sur l’Afghanistan par un moyen ou un autre, par un État client avec des bases militaires, et le soutien à ce qu’ils vont appeler les troupes afghanes. C’est le modèle ailleurs. Par exemple, après avoir bombardé la Serbie en 1999, les États-Unis ont maintenu une énorme base militaire au Kosovo, ce qui était le but des bombardements. En Irak, ils sont encore en train de construire des bases militaires, même s’il y a une rhétorique à propos de quitter le pays. Et je suppose qu’ils vont faire la même chose en Afghanistan aussi.

 

 

Une hypothèse qui explique beaucoup de choses

 

Bien sûr ce n’est qu’une hypothèse, mais elle explique bien des choses. Elle explique pourquoi les talibans ont continué à être financés par les États-Unis eux-mêmes, via le racket ou via l’Arabie Saoudite. Quand on veut gagner une guerre, on empêche son ennemi de recevoir le moindre dollar. On ne tolère pas qu’ils s’approprient les millions qui lui servent à continuer l’insurrection.

Cela permet aussi de comprendre pourquoi les milices n’ont pas été désarmées, pourquoi tous les Afghans ou presque peuvent circuler lourdement armés, pourquoi les criminels de guerre ne sont pas jugés. Aucun être sensé ne peut imaginer construire une paix durable dans des conditions pareilles.

 

Comment expliquer les milliards de dollars que coûte cette guerre perdue, les millions de dollars d’aide humanitaire qui n’ont pas empêché un tiers de la population afghane de vivre en dessous du seuil de pauvreté absolue ? Pourquoi tout cet argent gaspillé, pour gagner les cœurs et les esprits ? Tout en Afghanistan semble incohérent. Sauf si on admet que le but n’a jamais été de gagner.

 

Les principaux acteurs de la pièce n’en connaissent pas le scénario. Les jeunes recrues américaines, abruties de jeux vidéos, croient à la guerre contre le terrorisme ; les rebelles afghans, perdus dans leurs clivages ethniques et leurs rivalités claniques ignorent que dans leur pays se joue le sort du monde au 21e siècle. Ni les uns ni les autres ne savent pas qu’ils sont tous là pour empêcher un nouvel ordre politico-économique international de voir le jour.

 

Et nous tous nous avons été trahis. Nous avons plaint les femmes afghanes, honni Ben Laden, pleuré les morts des tours jumelles... Nous avons posé la question de savoir quand cette guerre allait se terminer. La réponse n’est jamais. Tout a été mis en place pour que cette guerre ne finisse jamais.

 

L’Afghanistan doit rester un foyer d’instabilité au cœur de l’Asie. C’est de que veulent ceux qui agissent dans l’ombre et manipulent les opinions publiques. Tout a été prévu, calculé. Tout sauf la fatalité. La fatalité qui veut que l’Afghanistan soit le fossoyeur des Empires...

 

Par Selma Benkhelifa — Investig’Action – le 20 novembre 2014

 

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Candidature d’Hillary Clinton

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Cyniques, écartez-vous : c’est l’excitation générale autour de la candidature d’Hillary Clinton

Par Glenn Greenwald (*)

 

Il est facile de se montrer cynique lorsque l’on considère l’inévitable (et malheureusement imminente) campagne présidentielle d’Hillary Clinton. Au-delà du fait que c’est une habituée des jeux de pouvoir à Washington, et qu’elle est totalement dénuée de principes et assoiffée de pouvoir, c’est une personnalité politique américaine tout à fait banale. Un des aspects qui la rend unique, peut-être le seul, est la manière dont la première présidence féminine [des États-Unis] sera exploitée (suivant le modèle Obama) pour mieux cacher son véritable rôle de gardienne du statuquo.

 

Le fait qu’Hillary bénéficie de la succession d’une dynastie en fait une cible toute désignée des critiques qui mêlent le mépris à l’ennui. Les dizaines de millions de dollars que les Clinton ont « gagnés » en tirant parti de leur célébrité politique par des conférences devant des parterres de globalistes, de grands groupes industriels, de » Hedge funds », ou d’autres appendices de Wall Street qui auraient tout intérêt à la voir élue présidente, rendent le spectacle encore plus déprimant. 


Mais nous ne devrions pas être aussi cyniques. Il existe une intense et véritable excitation à l’idée d’une (nouvelle) présidence Clinton. De nombreux groupes aux USA considèrent son accession au Bureau ovale comme une opportunité pour un rajeunissement, l’occasion d’un enthousiasme symbole d’espérance et de changement, et d’avancées politiques vitales. Ces groupes toujours plus excités sont les suivants :


 

Wall Street

 

Extrait de Politico Magazine du 11 novembre 2014 (« Pourquoi Wall Street aime Hillary »)


« Là-bas à Wall Street, ils ne croient pas une seconde à la rhétorique populiste d’Hillary Clinton. Tandis que l’industrie financière déteste effectivement Warren, les grands banquiers craquent pour Hillary et la veulent absolument à la Maison-Blanche. La plupart des plus riches banquiers et industriels (parmi lesquels le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, celui de Morgan Stanley, James Morgan, le tout puissant vice-président de Morgan Stanley, Tom Nides, et les dirigeants de JP Morgan Chase et de Bank of America) considèrent Hillary Clinton comme une personne pragmatique trouvant des solutions aux problèmes, et peu encline à la rhétorique populaire. Pour eux, Hilary est de celles qui pensent que tout le monde y gagne si Wall Street et le business américain en général se portent bien. Que pensent-ils de ses incursions dans les sujets rhétoriques les plus chauds ? En réalité aucun d’eux ne croit qu’elle est sincère lorsqu’elle affiche ce populisme.

 

Même si Hillary n’a pas encore annoncé officiellement sa candidature, l’opinion de Wall Street est qu’elle est déjà en lice, et que son organisation nationale est en train de se mettre en place en coulisses. Tout cela la rend attirante. Wall Street aime par-dessus tout les vainqueurs, d’autant plus ceux qui ne toucheront pas à son énorme tirelire. […] »



Le lobby israélien

 

Traduit de Foreign Policy du 7 novembre 2014 (« Hillary Clinton serait-elle bonne pour la Terre sainte ? » d’Aaron David Miller) :

 

« Si elle devait être élue présidente, cela aurait un impact bénéfique quasiment garanti sur les rapports avec Israël. N’oublions pas que les Clinton ont aussi traité avec Bibi [surnom familier de Benjamin Netanyahu  – NDT] comme Premier ministre. Tout n’a pas été facile, mais c’était clairement beaucoup plus productif que ce que l’on voit aujourd’hui. Pour le dire simplement, en tant que politicienne conventionnelle, Hillary est bonne pour Israël, elle a des relations avec ce pays que l’actuel président n’a pas. Hillary n’est pas de la même génération, et elle a travaillé dans un milieu politique dans lequel être bon pour Israël était à la fois obligatoire et intelligent.


Soyons clairs : lorsqu’il s’agit d’Israël, il n’y a pas de Clinton 2.0. L’ex-président restera probablement unique pour la profondeur de ses sentiments pour Israël et sa disponibilité à mettre de côté ses propres frustrations au vu de certains comportements d’Israël, comme les colonies. Mais cette compréhension vaut aussi pour Hillary. Que ce soit Bill ou Hillary, tous deux sont autant amoureux de l’idée même d’Israël et de son histoire unique qu’ils sont prêts à faire des concessions sur le comportement de l’État hébreu, par exemple la continuation des constructions dans les territoires occupés. »

 


Les interventionnistes (i.e. les fous de guerre)

 

Extrait du New York Times du 15 août 2014 (« Un historien affirme que les événements en Irak ouvrent la voie à un retour des interventionnistes ») :

 

[…] Mais le meilleur exemple de ce que Robert Kagan décrit comme sa vision « conventionnelle » de la force américaine tient dans ses relations avec l’ex-secrétaire d’État Hillary Rodham Clinton, qui reste le vaisseau amiral dans lequel de nombreux interventionnistes placent leurs espoirs. […]


« Je suis très à l’aise à l’idée qu’elle prenne en main la politique étrangère, » a déclaré M. Kagan, ajoutant que la prochaine étape après l’approche très réaliste d’Obama « pourrait théoriquement être n’importe quelle initiative qu’Hillary pourrait prendre, »  si elle était élue présidente. « Si elle poursuit la politique que l’on pense qu’elle suivra, a-t-il ajouté, c’est quelque chose que l’on a autrefois appelé « néoconservatisme », mais il est clair que ses supporters ne vont pas l’appeler comme ça ; ils trouveront un autre nom. »


 

Les néocons de la vieille école

 

Extrait du New York Times, le 5 juillet 2014 (« La prochaine action des néocons :… être prêts à s’allier avec Hillary Clinton ? »)

 

« Après quasiment 10 ans d’exil politique, le mouvement néoconservateur est en train de revenir. Tandis qu’ils fustigent Obama, les néocons se préparent à une entreprise bien plus audacieuse : s’aligner sur Hillary Clinton et sa future campagne présidentielle, dans l’espoir de revenir aux postes de commande de la politique étrangère américaine.


D’autres néocons ont suivi le centrisme prudent et le respect de Robert Kagan pour Mme Clinton. Max Boot, membre historique du Council on Foreign Relations, a fait remarquer cette année dans The New Republic, que « dans les conseils d’administration, Hillary était l’une des voix de principe pour une position ferme sur des questions controversées, que ce soit pour soutenir l’insurrection afghane ou l’intervention en Libye. »

 

Le fait est que ces néocons ont raison : Mme Clinton a effectivement voté pour la guerre en Irak, soutenu l’envoi d’armes aux rebelles syriens, et comparé le président russe Vladimir Poutine à Adolf Hitler, tout en insistant sur l’importance de promouvoir la démocratie.

 

Il est facile d’imaginer que Mme Clinton fera de la place aux néocons dans son administration. Personne ne pourrait l’accuser de faiblesse en matière de sécurité nationale avec quelqu’un comme Robert Kagan dans son équipe. Loin d’être terminée, l’odyssée néocon est donc sur le point de repartir. En 1972, Robert L. Bartley, éditorialiste du Wall Street Journal et fervent soutien des néocons, donnait cette définition du mouvement néoconservateur : « un groupe à cheval sur les deux grands partis. » Malgré les âpres batailles de partis au début des années 2000, il est remarquable de noter à quel point les choses ont peu changé.

 

Alors, que tous les cyniques se rendent à l’évidence !  Il existe une vraie et vibrante excitation politique dans le pays autour d’une présidence d’Hillary Clinton. On voit apparaitre des posters, des pins, on prépare des chèques, et des rencontres sont organisées. Les groupes d’électeurs unis en synergie avec la ploutocratie et les guerres sans fin ont désormais leur candidate favorite. Et il est bien difficile de leur donner tort et d’affirmer que leur excitation et leur affection ne sont pas justifiées.

 

 

 

Par Glenn Greenwald — The Intercept – 11 novembre 2014

Traduction : IlfattoQuotidiano.fr

 

 

(*) Glenn Greenwald, journaliste politique, avocat, blogueur et écrivain américain, est à l’origine d’une bonne partie des révélations d’Edward Snowden sur les pratiques d’espionnage généralisé par la NSA (National Security Agency), la plus grande agence de renseignement américaine.

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Le Pen & Farage contre Juncker

Le Pen & Farage contre Juncker | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : blogs.telegraph.co.uk



Marine Le Pen et Nigel Farage s’allient

contre Juncker

 

Le groupe eurosceptique de Nigel Farage s’est allié au Front national pour déposer une motion de censure contre Jean-Claude Juncker. Un projet sans avenir, mais qui signe la première collaboration des forces eurosceptiques au Parlement européen.

 

Le scandale des LuxLeaks, le système d’évitement fiscal du Luxembourg qui déstabilise le président Juncker, a poussé les forces antieuropéennes du Parlement européen dans les bras l’une de l’autre.

 

Le 18 novembre, le groupe parlementaire de Nigel Farage a annoncé avoir rassemblé les 76 signatures d’eurodéputés nécessaires au dépôt d’une motion de censure contre le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

 

« Une motion de censure de la Commission européenne a été soumise au président du Parlement européen […]Les signatures des 76 eurodéputés nécessaires ont été remises au bureau du Président Schulz aujourd’hui. Quarante-quatre signatures proviennent du Groupe EFDD et 32 des membres non-inscrits » souligne un communiqué.

 

 

Le Front national dans la boucle

 

Parmi les signataires non inscrits figure la quasi-totalité des 23 eurodéputés du Front national, à l’exception de Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch et Édouard Ferrand.

 

Selon la procédure établie, la motion de censure doit maintenant être débattue et soumise au vote lors de la prochaine session plénière du Parlement européen. Ses chances d’être adoptée sont nulles au regard de la majorité confortable dont dispose Jean-Claude Juncker au Parlement européen.

 

« Le débat ne peut pas avoir lieu dans les 24 heures suivant le dépôt de la motion de censure, et le vote ne pourra se dérouler que minimum 48 heures après le début du débat », a précisé le président du Parlement européen, Martin Schluz, suite au dépôt de la motion, citant le code de procédure.

 

Selon toute vraisemblance, la motion de censure devrait être discutée puis soumise au vote lors de la session plénière du 24 au 27 novembre.

 

 

Première alliance

 

Il s’agit de la première alliance des différentes forces eurosceptiques au Parlement européen, jusqu’ici en opposition permanente. Après les élections européennes, Nigel Farage avait en effet réussi à constituer un groupe parlementaire grâce notamment au soutien du mouvement 5 Étoiles de l’italien Beppe Grillo, grand vainqueur des élections en Italie.

 

De son côté, la Présidente du Front national, Marine Le Pen avait échoué à rassembler un nombre suffisant de nationalités pour constituer son propre groupe parlementaire, et siège depuis ainsi que ses alliés néerlandais, italiens ou belges chez les non-inscrits.

Si tout rapprochement était jugé inenvisageable par les deux forces politiques, le front commun anti-Juncker semble avoir rapproché les anciens ennemis.

 

La gauche radicale avait également tenté un peu plus tôt dans le mois de faire voter une motion de censure contre la Commission de Jean-Claude Juncker. Mais le groupe de la Gauche unitaire européenne et de la Gauche verte nordique (GUE/NGL) avait échoué à rassembler les signatures manquantes, ayant refusé toute alliance avec des eurodéputés d’extrême droite.

 

 

Par Cécile Barbière — EurActiv.fr – le 18 novembre 2014

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1967 - Israël attaqua l'Amérique

Vidéo ajoutée le 17 nov. 2014 sur YouTube

Sous-titres en français 



Le jour où Israël attaqua l'Amérique !


Très intéressant documentaire d’Al Jazeera daté du 31/10/2014 sur le drame de l'USS Liberty. 


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Le saviez-vous ?


Si non (comme moi), il est indispensable de regarder cette vidéo, car son contenu est exceptionnel !


Duc

Koter Info's insight:


Exceptionnel, vraiment à voir !


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Chapeau bas l'artiste


C’est qui le patron ? Quand Poutine force Hollande

à se relever au sommet du G20

 

C’est tel un gros sac de patates que Flamby s’en est allé s’affaler sur son siège et c’est tel un gosse rappelé à l’ordre par son papa qu’il s’est relevé pour serrer la main du président russe, Vladimir Poutine, devant les objectifs des journalistes au sommet du G20.

 

 

Commentaires de croah.fr – le 18 novembre 2014

Source : Droite TV

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