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FEF - Cédric Gervy - 17/11/12

 

Cédric Gervy nous fait une petite présentation bilingue pour le concert qui aura lieu dans le cadre de la Journée des Etudiants organisée par la FEF et la VVS le 17 novembre 2012. - Duc

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La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).
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En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

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Koter Info 

Site "Koter Info" LLN-WSL-UCL


=  plus de 91.000 lecteurs du site

 

Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

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"La Gazette" de LLN-WSL-UCL


=  plus de 94.000 lecteurs de La Gazette

 

Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

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Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


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Services gratuits directs



Koter Info's insight:

 

Site web et Gazette, les différentes publications de Koter Info sont suivies par plus de


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Koter Info's curator insight, January 14, 6:51 PM

 

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Moscou comprend tout

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BAD BOYS II : MOSCOU COMPREND TOUT


Préambule


Ces Russes, on les dirait souvent tiraillés, en proie aux affres de l’incertitude, voire irrésolus, attentistes mêmes. Et l’on s’étonne souvent de leur (apparente) absence de réaction. Sans doute sont-ils moins portés sur le scoop médiatique, moins enclins à la précipitation et aux effets d’annonce. Ils savent pourtant ce qu’ils veulent, et tout autant ce qu’ils ne veulent pas. Et l’on dirait bien que des nuages s’amoncellent à l’horizon, si l’on en croit Sergeï Viktorovitch Lavrov… sur le vif.


C’est un homme qui connait ses dossiers : diplomate depuis 1972, il a été pendant dix ans, de 1994 à 2004, le représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de l’ONU ; aujourd’hui ministre des Affaires étrangères, avec rang d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Russie, il est membre permanent du Conseil de sécurité de Russie.


The French Saker



Il est rare, très rare, que l’on puisse entendre ce qu’on pourrait appeler « le texte direct », c’est-à-dire les paroles d’un politique de premier rang qui dit ce qu’il pense, et non ce que demandent les règles de la diplomatie internationale ou l’opportunité politique. Je soupçonne que les dernières déclarations de Lavrov tombent à point pour ceux qui se posent la question russe maudite : « Le Kremlin comprend-il ce qui se passe ? »


Dans l’interview qu’il a donnée à l’Agence TASS (à propos, je félicite les collègues de ce retour au nom historique !!), Lavrov a mis tous les points sur les i ; sur la question de savoir comment le Kremlin voit la situation sur le front de l’ouest, il le dit clairement : le conflit entre les États-Unis et nous a un caractère fondamental, important et prémédité.


Je cite :

« S’il n’y avait pas eu de Crimée et de sud-est de l’Ukraine, l’Ouest inventerait tout de même quelque chose. Le but qu’ils se sont fixé : faire à tout prix perdre l’équilibre à la Russie. Cette tâche, elle a été formulée il y a longtemps. Prenez la Syrie. Il y a de cela deux ans, tout le monde nous a montrés du doigt comme les défenseurs du dictateur qui tyrannisait son propre peuple. »


Pour les particulièrement doués, Lavrov répète son message encore une fois, et le texte en est tout ce qu’il y a de direct :


« Je répète : s’il y a un désir, le prétexte se trouvera. Ce n’est pas d’hier que Washington et certains États européens ont décidé d’isoler la Russie. »


En conséquence, ce n’est pas d’hier non plus que le Kremlin a compris cela : il voit la situation sur l’axe Syrie-Iran-Ukraine comme les maillons d’une chaîne et comme les épisodes d’une grande campagne visant à détruire la Russie.



Dans ce contexte, je veux commenter rapidement quelques derniers événements.


1. L’armistice : à mon avis il lui reste peu de temps à vivre. 
Sur l’examen de son opportunité : mettre en place le réseau électrique, réparer et remettre en état de fonctionnement le gazoduc Lougansk-Donetsk qu’on n’utilisait plus depuis nul ne sait combien d’années, acheminer les convoyeurs de l’aide humanitaire et « l’aide humanitaire » elle-même : ce sont là des choses qu’il vaut mieux faire dans le calme et non sous les bombardements.


La présence du gaz et de la lumière en RPL sera un atout fort pour les futures étapes du conflit. Je parie à 9 contre 1 que le conflit militaire (avec des négociations périodiques) est appelé à durer, longtemps, et prions Dieu pour que la finale intermédiaire soit visible cette année.


2. Le blocage par Gazprom du détournement du gaz sur l’Ukraine. Aux Européens on a envoyé le signal que « l’hiver est tout proche » et que Gazprom et le Kremlin sont tout à fait sérieux dans leurs intentions de mener le conflit du gaz jusqu’au bout.


3. Strelkov à Moscou. Il est vivant : c’est bien. Il croit à certaines personnes et travaille avec certaines personnes : c’est mal. Très mal. En premier lieu pour lui-même.


4. L’Association EU-Ukraine a été reportée à l’année 2016. Trop tard, messieurs. Poutine (à travers Ianoukovitch) proposait cette variante de compromis pendant la première étape, l’étape passée, du conflit. Maintenant, on peut considérer cela comme la reconnaissance par Bruxelles que Moscou avait initialement raison, mais pas plus. Les enchères sont montées fortement, depuis le temps où une telle variante était d’actualité.


5. Les sanctions : plus il y en a, mieux c’est. L’essentiel c’est qu’elles s’étirent dans le temps, car chez nous tout n’est pas encore tout à fait prêt pour les alternatives au SWIFT et aux autres composants du système financier, mais on y travaille obstinément. La vitesse avec laquelle tout cela progresse aujourd’hui est presque idéale.


6. Le contrat avec l’Iran sur le pétrole commence à se concrétiser. Il faut en remercier nos compagnons très farfelus de Washington, qui ont décidé d’introduire à la fin août ces nouvelles sanctions contre l’Iran : c’était là un pas inattendu, pour ainsi dire de « la diplomatie à la Klitchko », que tout le monde n’apprécie pas forcément. À Téhéran, on n’a pas apprécié. On peut dire que la direction iranienne a passé avec succès son test de QI.


7. Poutine a invité l’Inde, l’Iran et le Pakistan dans l’Organisation de coopération de Shanghai. Si ne serait-ce qu’une seule de ces invitations aboutit, ce sera une immense victoire pour la coalition antiaméricaine.


8. Les allusions sur la possibilité d’une sortie de la Russie de divers accords internationaux. Pas au sujet de la CEDH [Convention Européenne des Droits de l’Homme], non. La CEDH est une bagatelle de la vie. Beaucoup plus intéressants sont les divers accords sur les armements nucléaires, y compris ceux interdisant le positionnement d’armes nucléaires dans l’espace et sur les hauts-fonds sous-marins (près des côtes des États-Unis) : ces directions-là sont beaucoup plus intéressantes. Elles ne requièrent pas d’investissements spéciaux, plusieurs de ces technologies on les a déjà, et pour les États-Unis c’est cauchemardesque à souhait.


La fin de l’automne sera très chaude. Même trop.


Par crimsonalter, auteur – blogueur russe
 - Traduit par Olka, revu par Goklayeh


Source :

http://crimsonalter.livejournal.com/38821.html (crimsonalter.livejournal.com, russe)

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LLN - Nouvelle salle de spectacle

LLN - Nouvelle salle de spectacle | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Légende photo : les écuries (aile de droite sur la photo) accueilleront bientôt une salle de 100 à 200 places — RTBF


Louvain-la-Neuve : nouvelle salle de spectacle à la Ferme du Biéreau


Les nouvelles écuries pourront accueillir des petits concerts, un club de jazz, des soirées dansantes, et des répétitions, par exemple. Une salle moyenne qui manquait à Louvain-la-Neuve, pour l’accueil des artistes émergents ou les organisateurs avec des budgets plus restreints. Pour David da Câmara Gomes, l’échevin de la culture, il fallait une salle plus adaptée :


« La grande grange coûte très cher, on ne peut pas laisser les organisateurs monter eux-mêmes le matériel, parce qu’il est de grande valeur. Ces écuries sont pensées comme quelque chose de clé sur porte, et pourront accueillir des artistes débutants, et des petits organisateurs. »


Des écuries qui garderont leur cachet et qui répondront aux normes du point de vue du bruit, pour le voisinage. Un projet coûteux : 1 000 000 d’euros d’argent public. Reste à trouver 170 000 euros, et pour le directeur de la ferme, Gabriel Alloing, il ne faut pas compter uniquement sur des donateurs :


« On va essayer d’impliquer des artistes, et j’ai déjà eu de chouettes retours d’artistes confirmés qui vont nous apporter leur soutien, avec un concert, ou quelque chose qu’on va pouvoir valoriser. »


Les travaux commenceront en 2016 et l’ouverture des écuries est prévue pour la saison 2017.



Par Simon Bourgeois, Christine Pinchart — rtbf.be – le 16 septembre 2014

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Les OGM stériliseront l'humanité

Les OGM stériliseront l'humanité | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Une étude russe qui prouve que les OGM stériliseront l’humanité au bout de 3 générations

 

On soupçonnait déjà que la perte de la fertilité était au nombre des graves dégâts occasionnés, une étude récente va dans ce sens. Une étude qui, si elle n’est pas étouffée, pourrait avoir un grand impact sur les décisions à prendre à l’avenir !


En 2009, près de 3 % des terres agricoles étaient couvertes d’OGM avec 134 millions d’hectares, selon l’ISAAA, qui, chaque année, fait état des cultures des plantes transgéniques dans le monde. Et le dossier des OGM alimentaires – dont de très nombreuses pages restent encore floues à ce jour – pourrait bien s’alourdir prochainement alors qu’une nouvelle pièce en provenance de Russie est sur le point d’y être ajoutée.


Celle-ci prend la forme d’une étude, dont les résultats les plus frappants viennent d’être présentés à la presse en Russie dans le cadre de l’ouverture dans ce pays des Journées de Défense contre les Risques Environnementaux. Elle est même évoquée par Jeffrey Smith, fondateur de l’Institute for Responsible Technology aux États-Unis et auteur de référence dans le monde des OGM avec notamment son ouvrage Seeds of Deception (littéralement « les semences de la tromperie ») publié en 2003.


Menée conjointement par l’Association Nationale pour la Sécurité Génétique et l’Institut de l’Écologie et de l’Evolution, cette étude russe a duré deux ans, avec pour cobayes des hamsters de race Campbell, une race qui possède un taux de reproduction élevé. Ainsi, le Dr Alexey Surov et son équipe ont nourri pendant deux ans et d’une manière classique les petits mammifères, à l’exception près que certains d’entre eux ont été plus ou moins nourris avec du soja OGM (importé régulièrement en Europe) résistant à un herbicide.


Au départ, quatre groupes de cinq paires (mâles/femelles) ont été constitués : le premier a été nourri avec des aliments qui ne contenaient pas de soja, le second a, quant à lui, suivi un régime alimentaire qui comportait du soja conventionnel, le troisième a été alimenté avec en complément du soja OGM et enfin le quatrième groupe a eu des plateaux-repas dans lesquels la part de soja transgénique était encore plus élevée que dans ceux du troisième.


À la fin de cette première phase, l’ensemble des quatre groupes a eu en tout 140 petits. L’étude s’est poursuivie dans une deuxième phase par la sélection de nouvelles paires issues de chacun de ces premiers groupes. Et, dans la logique du déroulement, les nouvelles paires de la deuxième génération ont, elles aussi, eux des petits, créant de fait la troisième et dernière génération de cobayes. Ainsi, il y a eu au final 52 naissances parmi les spécimens de troisième génération qui n’ont pas consommé du tout de soja, 78 parmi ceux qui ont consommé du soja conventionnel.


Mais le troisième groupe, celui qui a été nourri avec du soja OGM, n’a eu que 40 petits, dont 25 % sont morts. Et, pire, dans le groupe qui a mangé le plus de soja génétiquement modifié, une seule femelle a réussi à donner naissance, soit 16 petits au total, dont 20 % sont finalement morts.


Ainsi, à la troisième génération, les hamsters qui, pour les besoins de l’étude, ont eu, dans leur menu, une part importante de soja OGM n’étaient plus capables de se reproduire


Mais une autre surprise de taille a été observée : certains de ces hamsters issus de la troisième génération se sont retrouvés avec des poils… dans la bouche, un phénomène d’une extrême rareté.


Selon Jeffrey Smith, l’étude du Dr Surov et de son équipe pourrait bien « déraciner » une industrie qui vaut plusieurs milliards de dollars. L’affaire est donc à suivre, mais, quoi qu’il en soit, depuis l’introduction en 1996 dans l’environnement et dans la chaîne alimentaire de produits agricoles transgéniques (issus de semences dans lesquelles y sont ajoutées un ou plusieurs gènes étrangers afin de conférer à la plante une propriété spécifique), les risques qui y sont liés restent encore très largement inconnus, car très peu observés, faute d’études suffisamment longues et indépendantes, mais aussi à cause du refus des semenciers de publier leurs propres études (sauf sous la contrainte juridique) pour des raisons de stratégies industrielles et commerciales.


Aussi surprenant que cela puisse paraître, le principe de précaution, dans ce domaine, semble effectivement illusoire, alors que les incertitudes scientifiques qui demeurent devraient justement le mettre au cœur du processus d’évaluation. Et, d’ailleurs, l’on peut même supposer que cette absence de précaution large et de manque de transparence vis-à-vis du public nuisent par la même occasion aux OGM agricoles expérimentaux (de seconde génération) qui ne peuvent pas être évalués dans les meilleures conditions puisque ceux qui sont actuellement sur le marché ne l’ont été que partiellement (voir le proverbe de la « charrue avant les bœufs »…).


Car l’ennui, au fond, c’est que nous tous, les consommateurs, sommes au bout de cette chaîne alimentaire : alors finalement dans l’histoire, qui sont réellement les cobayes ?



Par Rusty Jamessante-nutrition.org – le 11 septembre 2014


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2015, refroidissement climatique?

2015, refroidissement climatique? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Illustration : schéma extrait du site Watts Up With That (en anglais). La courbe illustre la tendance au réchauffement, atteignant son maximum lors de la décennie écoulée, et qui pourrait repartir à la baisse.



2015 : début du refroidissement climatique ?


Il en va de la climatologie comme de la « pause fiscale » ou de « l’inversion de la courbe du chômage » : on peut interpréter les chiffres de différentes manières et en tirer diverses conclusions.


Pour le GIEC, il ne fait aucun doute « à 90 % » que le réchauffement climatique contemporain est directement lié aux activités humaines et aux émissions de gaz à effet de serre (les GES) : c’est un raisonnement certes logique, mais sans doute un peu simpliste tel qu’il est présenté via les médias.


Plus généralement, il est admis dans la communauté scientifique que le réchauffement climatique « a été exacerbé par l’effet de serre d’origine anthropique », tout en admettant que ce réchauffement ait pu avoir aussi une origine cyclique naturelle.


Ainsi, dans ses différents rapports rendus publics, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) se base principalement sur la corrélation des courbes d’augmentation du taux de gaz carbonique dans l’atmosphère depuis le début du XXe siècle et la hausse simultanée des températures planétaires pour se persuader du lien de cause à effet direct.



Le réchauffement climatique est en pause depuis 1998


Dans ce contexte, et en simplifiant les nombreuses études liées à ce sujet, comment expliquer que le réchauffement climatique global est en « pause » depuis 1998 alors que les émissions de gaz à effet de serre poursuivent leur inéxorable augmentation ?


Certes, les années les plus chaudes depuis le XXe siècle sont observées dans la décennie 2000 — 2010, ce qui est normal, car en phase de plateau, les températures planétaires restent à peu près au même niveau. Un niveau très élevé. Mais il ne fait pas plus chaud désormais.


La grande question qui se pose aux scientifiques est de savoir ce qui a pu entraîner cette pause — non prévue par les modèles climatiques qui servent de base aux rapports du GIEC ; la deuxième question est de savoir ce qui va ensuite se produire : la hausse des températures mondiales va-t-elle reprendre, ou au contraire, la courbe va-t-elle entamer une lente baisse ? C’est cette deuxième hypothèse qui est désormais abordée comme une possibilité « officieuse ».



Refroidissement global en perspective ?


Pour expliquer cette pause dans le réchauffement climatique, de nombreuses hypothèses sont émises, telle la capacité des océans à absorber davantage de chaleur que prévu, le rôle des multiples éruptions volcaniques qui diffusent des aérosols dans la haute atmosphère et qui filtrent un infime pourcentage du rayonnement solaire, ou encore la baisse d’activité du cycle solaire en cours depuis 10 ans. « N’oublions pas la variabilité naturelle du climat qui a toujours fonctionné par cycles bien avant notre ère contemporaine », rappelle Régis Crépet, météorologue à MÉTÉO CONSULT.


« D’autres paramètres comme l’assombrissement global (augmentation des aérosols dans la haute atmosphère liée à la pollution atmosphérique) peuvent aussi tirer les températures vers le bas, à l’image du volcanisme », précise le météorologue.


Ces paramètres auraient donc pour conséquence d’amoindrir « temporairement » les effets du réchauffement climatique avant la reprise de la hausse : c’est, en tout cas, la version officielle émise dans les conclusions du GIEC.


Cependant, il subsiste de grandes inconnues. Et si tout cela reposait sur une énorme erreur d’interprétation de cause à effet depuis le début ? Si le réchauffement climatique n’était en définitive qu’un cycle naturel tel que la planète en a connu sans cesse, bien avant notre époque industrielle ? (Rappelons à cet égard qu’il faisait aussi chaud au Moyen-Age avant une baisse drastique des températures entre le 16e et le 19e siècle)...


À ce sujet, Régis Crépet souligne que les cycles naturels de la planète ainsi que les phénomènes extérieurs (cycles solaires notamment, ou encore variation de l’orbite terrestre) seraient nettement supérieurs aux influences anthropiques quant aux changements climatiques.



Al Gore et ses 6 mètres d’élévation du niveau de la mer : réalité 3 mm


Face à ces interrogations auxquelles on n’a pas de réponse, des climatologues vont plus loin dans leurs recherches ; ainsi, l’élévation du niveau des océans, stigmatisée par Al Gore en 2006 (« Une vérité qui dérange ») devait atteindre 6 mètres à l’horizon 2100 : or, les relevés altimétriques par satellite (projet Topex-Poséïdon) révèlent que l’élévation globale fut quasi nulle au cours du XXe siècle, et serait proche de 13 millièmes de millimètre par an.


En outre, le très sérieux MetOffice britannique avait rendu public l’année dernière trois gros rapports expliquant la fameuse pause du réchauffement climatique et proposant des modélisations climatiques selon lesquelles les températures commenceraient à baisser dans la prochaine décennie 2020.


Des scientifiques américains, dont le très connu Anthony Watts, anticipent même la poursuite de cette baisse qui pourrait atteindre son niveau le plus froid en 2100, à peu près au même niveau qu’à la fin du 19e siècle ; rien de catastrophique, mais un retour aux hivers rudes et à l’avancée des glaciers. Avant d’en arriver là, nos climats tempérés retrouveraient des hivers similaires à ceux des années 1960 entre 2020 et 2030.



2015 : année charnière ?


Dans cette perspective, l’année 2015 pourrait jouer le rôle de charnière avant l’amorce d’une baisse des températures planétaires plus sensible en 2020, après avoir été stable depuis 17 ans environ.


À l’heure actuelle, on constate la reprise de l’extension des glaces de l’arctique (plus de 1,7 million de km2 regagnés depuis 2012), tandis que la surface des banquises de l’Antarctique n’a jamais été aussi immense depuis le début des mesures satellitales en 1979; l’Antarctique qui a aussi battu ses records de froid pendant l’hiver austral qui vient de s’écouler. Au vu de tous ces paramètres, on peut penser que l’hiver à venir risque d’être particulièrement froid aux hautes latitudes de l’hémisphère nord.


Il est amusant de constater que cette question risque de ressurgir en 2015, année où se tiendra à Paris la conférence mondiale sur le climat et au cours de laquelle on risque surtout de parler de réchauffement.



Par La Chaîne Météo – le 15 septembre 2014


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UN PROTECTIONNISME EFFICACE

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UN PROTECTIONNISME EFFICACE

L’autoblocus décidé par la Russie

Par Auran Derien

 

Il est probable que les membres de la Commission Européenne ont oublié de lire François Crouzet (De la supériorité de l’Angleterre sur la France, Perrin, 1985) avant de s’aligner sur les positions américaines dans l’affaire ukrainienne.


Les conséquences des guerres du Premier Empire sont pourtant intéressantes pour comprendre ce qui va se passer en Russie en lui appliquant des sanctions qui n’ont, dans la plupart des cas, jamais été dissuasives. 



Petit rappel historique


François Crouzet a montré clairement que le blocus était une politique très fructueuse. D’abord, l’économie européenne du XVIIIe siècle était en bonne partie tournée vers l’extérieur. Lorsque, à la fin de 1807, les pays du continent furent soumis par les Britanniques à un blocus maritime rigoureux, cela entraîna un déclin accéléré de quelques industries, comme les toiles, mais la dislocation introduite par la mesure aura finalement des effets positifs à long terme sur le développement de l’industrie continentale. Puis Crouzet établit les avantages de l’autoblocus imposé par Napoléon, mesure que la Russie reprend face aux Européens.

 

L’autoblocus est en pratique un système protectionniste qui a pour effet de favoriser la croissance des activités les plus menacées par la concurrence étrangère. Au début de XIXe, l’exemple paradigmatique fut le coton. Il y a un lien incontestable, explique Crouzet, entre la prohibition des marchandises anglaises et le boom de la filature mécanique du coton qui commença en 1806. L’autoblocus sauva aussi l’industrie du coton de la Suisse tout comme celle de la Saxe. 

 

Vers 1800, la suprématie de l’Angleterre pastoralisait les pays situés dans son orbite. L’Europe était menacée par le sort de l’Inde. À laisser faire le dominant, personne ne pouvait entrer en concurrence. Il en est exactement de même aujourd’hui où la finance anglo-saxonne pastoralise les pays, zones et continents. Avec l’autoblocus russe, c’est une aide imprévue qui surgit en faveur des nouvelles élites de ce pays.



Vers un effondrement de l’Europe


Le blocus anglais de 1807 avait touché les activités portuaires. Aujourd’hui, le blocus européen va réduire la voilure de certaines entreprises russes, par exemple le groupe Rosnef (pétrole) supprime un millier de postes de cadres.


Mais le désastre s’abat sur le continent. Le Finlandais Valio commence à diminuer son personnel ; les Espagnols ont signalé que toutes les exportations directes de viandes et de fruits et légumes en particulier affectaient les provinces d’Almería, Murcia, Valencia et Cordoba. Non seulement les ventes directes chutent, mais aussi celles destinées à d’autres pays européens qui les transforment en d’autres produits avant de les exporter en Russie.


L’embargo d’un an sur les produits alimentaires occidentaux causera aussi un préjudice de centaines de millions d’euros aux fermiers français producteurs de porc et de fromage. Quand au Comité oriental de l’économie allemande (Ost-Ausschuss der Deutschen Wirtschaft - OADW) son service de presse a déclaré que « d’ici la fin de l’année, les exportations vers la Russie pourraient chuter de 20 % à 25 %. Cela affecterait près de 50.000 emplois en Allemagne ».


Le Premier ministre anglais a déclaré qu’il convenait d’exclure la Russie du système de paiement Swift. S’il est clair que les perturbations immédiates sont importantes pour la Russie, car elle devrait vendre sans être payée, par exemple pour le gaz qu’elle fournit à l’Europe, il n’est pas douteux que la Russie, comme le fit l’Allemagne après que divers milieux financiers lui eurent déclaré la guerre en 1933, crée d’autres circuits avec d’autres partenaires.


Le lien Chine-Russie se renforce. Les deux pays ont créé une commission intergouvernementale pour la coopération d’investissement qui a déjà plus de 30 projets à l’étude . Et la liste des pays qui souhaitent coopérer avec la Russie ne cesse de s’allonger : la Turquie et l’Amérique du Sud, où Poutine est allé rencontrer les principaux dirigeants, mais aussi le Maroc puisque le Roi doit se rendre en Russie à l’automne, sans oublier l’État d’Israël.



Des janissaires placés à la direction de l’Europe


La géographie économique de l’Europe se trouve à un tournant : elle va se transformer durablement. Des zones industrielles vont décliner, mais par contre en Russie une activité agricole et industrielle va démarrer, car l’autoblocus russe aura un effet positif sur son industrie. Le temps des bolchéviques et de la planification totale a passé.


Depuis 1990, une nouvelle élite monte. Une partie de ses membres potentiels pliait sous la tyrannie installée à l’époque de Boris Eltsine entre 1991 et 1999. Poutine a bloqué le processus de pillage. Cette mesure protectionniste permettra le remplacement de beaucoup d’importations par des produits russes, en même temps que, pour les activités difficiles à créer en Russie, de nouveaux circuits d’échange apparaîtront, notamment avec les BRICS et divers pays d’Amérique latine. L’Europe est condamnée. La technologie chinoise ne laissera aucune chance de rattrapage dans les années à venir. La chute peut être définitive.



L’effondrement européen


Il est difficile de pronostiquer les délais nécessaires au redéploiement russe. Il est par contre facile d’observer l’effondrement européen. Tout s’écroule à un rythme croissant, sous les regards vides des membres de la Commission européenne.


À la question de savoir pourquoi les membres de la Commission sont si ignobles, Paul Craig Roberts a donné la réponse, très banale : « Lors de mon doctorat, mon directeur de thèse, qui est devenu un haut fonctionnaire du Pentagone assigné à la tâche de mettre un terme à la guerre du Vietnam, en réponse à ma question sur la façon dont Washington a toujours réussi à imposer aux Européens ce que Washington voulait m’a répondu : « l’argent, nous leur donnons de l’argent ». « L’aide étrangère » ai-je demandé ? « Non, nous donnons aux dirigeants politiques européens des valises pleines d’argent (« bag fulls of money ») ». Ils sont à vendre, nous les avons achetés. Et ils viennent rapporter ». 



Par Auran Derien — metamag.fr – le 13 septembre 2014


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UE - Austérité & dette publique


Vidéo — L’austérité expliquée en trois graphiques : ce qu’ils nous disent, ce qu’il se passe et comment s’en sortir…


Pourquoi les politiques d’austérité menées en Europe sont inefficaces et pourquoi les efforts imposés aux Européens sont vains.


Olivier Bonfond, économiste au CEPAG (FGTB Wallonne) décortique (en 9 h 13 minutes) les mécanismes de la politique budgétaire européenne et propose une alternative de gauche.



Par Olivier Bonfond – CADTM – le 15 septembre 2014


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UKR./OTAN : Breedlove a étonné !

UKR./OTAN :  Breedlove a étonné ! | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Ukraine : Le commandant suprême de l’OTAN, Philip Breedlove, aux pays de l’Europe de l’Est


Le Général américain quatre étoiles Philip Breedlove a été autorisé à parler pour la première fois depuis la crise ukrainienne. Et il a étonné tous ceux qui se sont intéressés à ce qu’il a dit.



Breedlove qui est le commandant suprême de l’OTAN en Europe (SACEUR), a confirmé la déconnexion complète des troupes ukrainiennes de leurs centres de commandement et de contrôle, mené avec succès par les Russes, grâce à la nouvelle génération de systèmes de brouillage et cyber attaque. Une opération qui neutralise définitivement n’importe quelle armée, la transformant automatiquement en une sorte de punching-ball, et la cueillant sans qu’elle soit en mesure de combattre. Jusqu’à présent, seule l’armée américaine a été en mesure de réaliser, à cette échelle, une telle opération.


À propos de cette réalité, désormais incontestée par les autorités et généraux américains, j’en avais parlé dans un précédent article. J’y décrivais en détail la méthode « soft » de l’armée russe, qui consiste en l’utilisation massive des systèmes C4I, en particulier les installations de mémoire, des microprocesseurs et des équipements de communication par satellite. Tous ces systèmes C4I sont coordonnés par des serveurs dédiés, avec une puissance de traitement de la dernière génération, le tout sécurisé par un cryptage numérique sur toute la largeur du spectre de fréquences.


Le résultat de cette opération est que tous les écrans des canaux de recherche-détection de toutes les catégories de forces armées ukrainiennes ont commencé à jouer tout seuls à « Age of Empire » indiquant une invasion à grande échelle inexistante, créant ainsi des vulnérabilités létales pour l’armée ukrainienne.

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http://reseauinternational.net/le-bombardement-de-la-yougoslavie-versus-linvasion-russe-en-crimee

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Dans la foulée, l’opération russe à proprement parler aurait pu se transformer en une manœuvre d’occupation de l’Ukraine. Poutine a préféré s’abstenir de concrétiser l’avantage que lui fournissait le C4I pour l’occupation de l’Ukraine. En se limitant au rattachement de la Crimée à la Russie, il envoie à l’OTAN un message clair. À savoir que les troupes américaines actuellement stationnées en Europe et ses alliés occidentaux ne pourront pas non plus faire face.


Les États-Unis se retrouvent dans une situation où ils doivent prendre une décision désagréable : soit déplacer de nombreuses troupes supplémentaires de l’ouest du Pacifique à l’Europe, laissant l’initiative à la Chine sur le théâtre d’action de l’ouest du Pacifique, soit restreindre le champ d’action des troupes américaines stationnées en Europe. Dans le second cas, le parapluie de l’OTAN ne couvrira qu’une petite partie des États membres en l’Europe.

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http://reseauinternational.net/poutine-na-pas-choisi-loption-offensive-en-ukraine

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Le fait qu’un professionnel redoutable comme Breedlove ne mentionne rien dans son discours, même en passant, à propos de l’intention du déploiement des troupes américaines en Europe comme une solution pour contrer les Russes, c’est d’une gravité absolue. C’est une reconnaissance du fait que la Russie a maintenant une force militaire extrêmement bien préparée, prête n’importe quand pour une action beaucoup plus importante que celle de Crimée, n’importe où en en Europe.


À partir de cette réalité, la conclusion du Général suggère quelque chose comme : sauve qui peut. Cela veut dire, le redéploiement et la restructuration du dispositif actuel de l’OTAN aux fins de le réduire strictement dans les limites de la « vieille Europe », laissant la main à Poutine pour presque tous les anciens pays communistes d’Europe de l’Est, sauf la Pologne et les pays baltes.



Breedlove a démontré, sans le moindre doute, que l’OTAN n’a pas de solution, ni n’a fait une analyse approfondie de la situation pour savoir : à qui la faute ?

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  1. Le coupable est-il à chercher dans l’économie russe qui a été en mesure de fournir des fonds énormes pour le développement de l’industrie de la défense ?
  2. Ou est-ce le fait que la Russie s’est intéressée à stimuler l’intelligence créative au sein de son intelligentsia technique, contrairement aux pays d’Europe orientale, où les valeurs authentiques font cruellement défaut ?
  3. Si ce ne sont pas les États-Unis, ce sont peut-être les conditions imposées aux nouveaux états membres de l’OTAN en Europe de l’Est les obligeant à renoncer à la mission de défense des territoires nationaux, annulant les techniques de combat de haute complexité qui étaient en place ?
  4. Si ce n’est pas des États-Unis, ce pourrait être l’obligation faite aux nouveaux états membres de l’OTAN en Europe de l’Est de restructurer leurs forces armées pour servir exclusivement comme des troupes d’occupation dans des aventures américaines dans l’ex-Yougoslavie, en Irak et en Afghanistan ?



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Par Valentin Vasilescu - mondialisation.ca - le 15 septembre 2014 - traduction du roumain Avic, Réseau international


Valentin Vasilescu : pilote d’aviation, ancien commandant adjoint des forces militaires à l’Aéroport Otopeni, diplômé en sciences militaires à l’Académie des études militaires à Bucarest 1992.

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11 Septembre : révélations (Suite)

11 Septembre : révélations (Suite) | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo : ‪ecouterlesilence.over-blog.com



Révélations sur le 11 Septembre… "Trop secret pour être publié", un rapport d’une agence du Ministère de l’Énergie américain (DOE) révèle que les attentats du 11 septembre 2001 de New York furent une attaque nucléaire ~ 3ème partie

Par Ian Greenhalgh and Don Fox

 

***


Les deux premières parties de ce dossier sur le 11 septembre 2001 nucléaire ont déjà été publiées : 


1ère partie: "Le jour où le monde s’écroula… Le 11 Septembre fut une attaque nucléaire" voir ici : http://sco.lt/5Ux0ID


2ème partie: "Trop secret pour être publié: Le piratage nucléaire de Bush" – voir ici : http://sco.lt/81DSRl.


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Smash ! Révélations sur le plus classifié du 11 Septembre

 

C’est le Dr. James Fetzer qui m’a introduit à Veterans Today. Nous avons travaillé ensemble sur le 11 Septembre où mon expertise photographique et l'analyse d’image  ont aidé sa recherche.


Plusieurs équipes de Veterans Today (VT) étaient en train de travailler sur les attentats du 11 Septembre lorsque je les ai rencontrés ; toutes ces personnes étaient arrivées à la conclusion que le 11 Septembre était un évènement nucléaire. Ils étaient aussi arrivés à la conclusion que d’autres chercheurs, des amateurs et certaines expertises, mais aussi une certaine rancœur, des théories conspirationnistes à chouchouter ou des bouquins à vendre, ont handicapé tout effort d’aller de l’avant.


Bien d‘autres, beaucoup “d’activistes” étaient, un rien, inconvaincants, et parfois travaillant clairement pour ceux qui ont perpétré les attentats du 11 Septembre. Comme beaucoup de ces gens pour ne pas dire la plupart ne sont pas très malins, la chose fut évidente.


La véritable percée dans cette enquête se produisit lorsque Veterans Today eut accès à des documents “empruntés” au Ministère de l’Énergie et donnés aux renseignements russes. Les Russes, à leur tour, énervés contre les États-Unis au sujet du coup d’État en Ukraine, se sont mis en quête d’une source américaine fiable pour faire publier les informations. Seul VT voulait y toucher.


Tout ce travail fut le produit d’une vaste enquête fouillant et recherchant d’où les armes nucléaires avaient été acquises, qui les avaient volées, comment avaient-elles été reconfigurées, où étaient-elles placées et bien plus. Quoi qu’il en soit, toute l’information que nous voulions n’était pas là.


Don Fox et moi-même nous adressâmes à Gordon Duff qui nous introduisit auprès d’un vétéran de haut niveau de l’armée américaine et de l’OTAN qui avait commandé des forces nucléaires en Europe. Il conclut que le 11 Septembre était nucléaire, répondit à ce qu’il put et nous aida à aller de l’avant.


Bien que nous ayons alors fait pas mal de progrès, il y avait toujours des trous dans nos connaissances, donc quand nous avons appris que Gordon Duff avait des sources au sein du labo américain des armes nucléaires et que des infos sortaient comme jamais auparavant, nous fûmes excités de voir si nous pouvions les utiliser pour boucher des trous des connaissances existantes.


On nous donna un accès direct à des documents, non seulement liés à l’étouffement de l’enquête nucléaire sur le 11 Septembre, mais aussi à des notes privées des enquêteurs. Duff nous a alors dit que nous pouvions soumettre des questions. Un jour plus tard, nous recevions ces réponses que vous allez découvrir ci-dessous.


Cette information est époustouflante. Elle provient du plus haut niveau de la conception américaine des armes nucléaires et est hautement classifiée. Après avoir lu ce qui suit, vous ne pourrez plus jamais penser au sujet des attentats du 11 Septembre, ni à la menace des armes nucléaires de la même façon… Plus jamais !


Alors que pendant des années, de soi-disant enquêteurs, blogueurs, imposteurs, mauvais narcissistes pensant à mal ont pondu des théories comme des aboyeurs de foire, les véritables concepteurs et fabricants d’armes nucléaires, beaucoup d’entre eux faisant partie de l’équipe qui a écrit le rapport de 2003 du Ministère de l’Énergie sur le 11 Septembre, n’avaient aucun besoin de fabriquer ou de cacher l’information.



Q : Combien d’engins de type différent furent-ils utilisés à New York lors des attentats du 11 Septembre 2001 ? Je comprends qu’il pourrait s’agir de 2 ou 3 différents types d’engins.


A :  Au moins deux types d’armes nucléaires furent utilisées. L’une étant une mini-arme nucléaire standard de type W-54 de moins de 3 Kt et de plus de 500 t minimum en puissance d’explosion.

Les engins plus importants et améliorés qui servirent à détruire les tours 1 et 2 étaient de 1 à 3 Kt minimum en puissance. La taille de la boule de feu (plasmique) limite la taille en kilotonne de l’engin à moins de 70 m de diamètre à cause de la taille des bâtiments. Pour chaque kilotonne d’effet explosif, vous avez une boule de feu d’environ 15 m de rayon. La taille de la boule de feu peut-être bien moindre quand elle est contenue dans une structure d’acier. Ainsi un engin de 3 Kt produira une boule de feu plasmique de l’ordre de 50 m.


Dans une construction d’arme thermo-barique, le plasma de la boule de feu demeurera de la même taille, mais elle sera sous une pression bien plus importante et aura plus de densité due à l’apport d’oxyde de fer dans la boule de feu. Quand la boule de feu s’étend à son maximum de 50 m et, juste après qu’elle ait consumé tous les matériaux du bâtiment dans cette zone (plus de 150 tonnes dans cette zone), elle commence à se refroidir rapidement. Lors de son refroidissement, elle va cracher le plasma d’acier fondu sous haute pression comme un véritable volcan, propulsant le plasma liquide directement vers le haut du cœur de la structure du bâtiment. Cette éruption volcanique de fer liquide plasmique va littéralement dissoudre tout l’intérieur du bâtiment et tout ce qui entre en contact avec. La suite de la Pulsion electro magnétique (PEM) va même ajouter encore plus de chaleur thermique aux composants structurels du bâtiment. La PEM détruira et effacera tout disque dur d’ordinateur survivant dans la zone.



Q : Les engins nucléaires opérant au-dessus de la surface du sol apparaissent être beaucoup plus petits que les engins nucléaires opérant en sous-sol et les charges nucléaires se trouvant sous les tours apparaissent être différentes de celles étant placées sous le bâtiment 7 du WTC.


A : Oui, chaque bâtiment a besoin d’une charge explosive différente afin de le démolir. Ceci dépend de la taille, de la forme et de la masse du bâtiment. Ceci correspond à des calculs physiques de démolition de base. Les bâtiments 4-6 étaient plus petits demandant des charges moins importantes pour les amener au sol. Le bâtiment 7 était plus important et demanda plus d’une charge. Les bâtiments 1 et 2 demandèrent bien plus de charges explosives et ils ont eu besoin d’un bien plus grand trou au centre de leur structure pour les amener au sol. Les charges thermo-bariques furent utilisées et faites spécifiquement pour juste cet objectif.



Q : Nous voyons des preuves de l’utilisation de bombes à neutron dans les résultats d’analyse de poussières de l’USGS et dans celles de l’eau du DOE. Le composant principal apparaît avoir été l’uranium, car on retrouve de l’uranium dans les poussières et non pas du plutonium. Le second composant apparaît être du deuteride de lithium alors que nous voyons du tritium dans les échantillons d’eau analysés par le DOE. Est-ce qu’un engin nucléaire thermo-barique pourrait utiliser de l’uranium en ingrédient primaire ?



A : Oui. Une arme à l’uranium ou au plutonium peut-être utilisé primairement. L’engin primaire n’a besoin que d‘être construit pour être une arme de fission. L’uranium est aussi utilisé dans un engin à plutonium comme miroir à neutrons et décupleur d’énergie. Il réduit la quantité nécessaire de plutonium de 25 à 50 %. L’uranium ne va pas complètement se consumer parce que c’est un miroir à neutrons, il va donc être détectable dans les retombées radioactives. Environ 500 g de plutonium ou d’uranium vont produire jusqu’à 85 g de déchets radioactifs par 500 g de carburant fissile consumés par la détonation primaire.


Donc si l’arme a utilisé 7,5 kg de carburant, cela produira environ 1 275 g ou 1,275 kg de retombées radioactives. La vaste majorité de cela sera absorbée par la combustion secondaire du résidu de carburant nucléaire dans la réaction thermo-barique. Ajouter de l’oxyde de fer dans la secondaire va réduire les retombées radioactives à un niveau acceptable après plusieurs jours. C’est une arme thermique propre. C’est pourquoi elle a été utilisée : moins de retombées radioactives a gérer.


Pour chaque Kt d’énergie produite dans une explosion nucléaire, elle va consumer jusqu’à 50 tonnes de fer ou d’acier lorsqu’il est pompé dans la boule de feu plasmique les transformant en gaz. Lorsque cela se refroidit ou est exposé à l’air ou à de la vapeur d’eau, il forme des microgranules d’oxyde de fer de forme sphérique de 7 à 10 nanomètres de taille.


Toutes les sphères de métal formées par le plasma vont varier en taille lors du refroidissement, variation basée sur leur poids atomique et la longueur d’onde de la lumière qu’elles absorbent. La taille est déterminée par la longueur d’onde de la lumière irradiée par la boule de feu plasmique et elles auront une taille allant de 30 nanomètres (lumière infrarouge) jusqu’à moins de 1 nanomètre pour les expositions aux rayons x et gamma. Le fer n’absorbe la lumière que dans une échelle de l’ordre de 7 à 10 microns, c’est pourquoi elles sont de cette taille, l’or, l’argent et l’aluminium absorbent tous des longueurs d’onde plus courtes, elles sont donc plus petites par la taille.


Si l’échantillon de retombées n’est pas pris directement de l’épicentre de Ground Zero, il révèrera de moins en moins de plutonium ou d’uranium dans les échantillons relevés ; au plus loin on s’éloigne de l’épicentre de la détonation. Ceci est dû au fait que la plus grande partie du matériau radioactif non consumé ne voyage pas très loin de la boule de feu plasmique.


Le but secondaire de l‘oxyde de fer est de convertir l’excès de rayons gamma, x et des radiations à neutron en énergie thermique. Sa troisième fonction est de convertir les radiations alpha et bêta en chaleur. Sa quatrième fonction est de convertir l’excès d’électrons libres produits par la détonation en une PEM plus importante. Sa cinquième fonction est de contenir ou même d’absorber les retombées radioactives et de réduire les niveaux de radioactivité, aidant en cela le nettoyage a posteriori.


Si un coffrage épais ferreux est utilisé, il se fragmentera comme une grenade ou un obus d’artillerie, une poudre de fer plus douce est alors utilisée. Il y a aussi besoin d’une grande surface afin de produire l’effet thermobarrique. Lorsque ce plasma très chaud qui a plus de 1 000 000 °C en son centre et environ 5 000 °C sur sa périphérie vient en contact avec quelque matériau que ce soit, il va soit le vaporiser immédiatement, ou le faire fondre. Même s’il ne le fait pas fondre entièrement, si les éléments structurels du bâtiment montent en température au-delà de leur point Curie, ils perdront toute intégrité structurelle et plieront comme des fétus de paille.


Ceci est une arme plasmique de première génération quand elle est utilisée dans un bâtiment fermé en acier. La construction fermée en acier va aussi aider à contenir les radiations, quand l’engin est utilisé dans une structure très haute comme ce fut le cas le 11 Septembre. Le cœur central en acier de 300 m de long ou de hauteur du bâtiment joue le rôle de guide d’une vague thermique pour le plasma très chaud transformant le cœur central d’acier du bâtiment en une arme à énergie dirigée. Il agit aussi en tant que guide de la vague de la PEM et dirige l’énergie produite par l’engin directement vers le haut du cœur de la structure centrale. Cela fondamentalement forme de fait une arme à énergie dirigée.


La Pulsion electro magnétique (PEM) est polarisée verticalement et est primairement absorbée par la structure d’acier des bâtiments. Les effets d’élargissement du champ de la PEM ne radient pas plus loin que le proche champ magnétique produit par l’explosion initiale. Le bâtiment en acier agit comme une cage de Faraday absorbant et re-irradiant l’énergie de la PEM comme énergie thermique, ajoutant ainsi à l’effet thermobarrique. Les rayons x, gammas et les neutrons sont rapidement absorbés par la plupart des matériaux lourds du bâtiment, ainsi très peu de radiations se retrouvera à plus de quelques blocs de voisinage de la structure extérieure du bâtiment. Afin de prévenir qu’une contre-pulsation électromagnétique endommage les sources électriques du bas de Manhattan, le bâtiment doit être mis hors secteur juste avant l’explosion. Ceci demanderait que quelqu’un coupe le courant dans la substation électrique qui était utilisée par le complexe du WTC et la compagnie d’électricité.

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***



Voilà, vous avez les secrets nucléaires des attentats du 11 Septembre nus devant vous pour que tout le monde puisse comprendre. Il ne peut plus y avoir de doute ni de contestation sur le fait que la ville de New York a été victime d’une attaque nucléaire en ce 11 Septembre 2001. La théorie de la nanothermite fut une opération psychologique depuis le départ pour masquer l’attaque nucléaire sur les tours.


Nous devons saluer et remercier ceux qui ont choisi de relâcher cette information hautement classifiée secret défense, ils ont rendu un énorme service en répondant finalement à la question du “comment” de la destruction des tours du WTC.


Nous nous sommes demandé pourquoi cette information sort maintenant, la réponse nous a donné plus de vue sur les gens responsables de ce crime terrible du 11 septembre. Cette courte remarque se trouvait à la fin du texte envoyé.


“Bush, Cheney et Rahm Emmanuel sont partis. Tout comme le sont la majorité des co-conspirateurs. Ils ont quitté ou ont été écartés du pouvoir. Ceci rend les choses plus sûres pour les lanceurs d’alerte.”


Notez les noms utilisés et l’ordre dans lequel ils sont placés. Ceci ouvre bien d’autres questions, cette fois-ci des questions qui pourraient bien avoir des réponses et des conséquences.


Dick Cheney a récemment averti ou peut-être menacé devrait-on dire, “qu’un événement plus mortel que le 11 septembre nucléaire” pourrait se produire, maintenant que nous savons que le 11 Septembre était nucléaire et que Cheney était au cœur de la conspiration, cette prédiction devient vraiment terrifiante.


L’information divulguée ci-dessus est loin d’être tout ce qui a été publié, fourni en provenance des documents du Ministère de l’Énergie (DOE) ou divulguée par de loyaux Américains travaillant dans nos programmes nucléaires. Ceci n’est que la réponse à des questions sans réponse jusqu’ici, les détails auxquels nous pensons pouvoir apporter les réponses nécessaires.


Veterans Today a déjà publié des articles sur la fabrication de bombes, où les engins du 11 Septembre ont été placés et plus extensivement sur ceux qui avaient accès à ces armes. Tous les articles revus ici ainsi que celui-ci, ont détaillé pas mal de science. Ce qu’il vaut la peine de noter est le fait que jamais autant d’informations non publiées sur des programmes d’armement spécialisé n’ont été divulguées dans une même décennie, encore moins en quelques jours.


Ce que j’ai également appris en travaillant avec VT, est que bien que les médias de masse boycottent l’information, la communauté militaire et du renseignement ne le fait pas. Quelques personnes très dangereuses sont maintenant très en colère et encore plus motivées.

 

 

Par Ian Greenhalgh and Don Fox - 18 Juillet 2014 - Traduit de l’anglais par Résistance 71

 

url de l’article original :

http://www.veteranstoday.com/2014/07/18/slam-dunk-most-classified-911-revealed/

 

Koter Info's insight:


11 Septembre : révélations

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L’impuissance de la violence

L’impuissance de la violence | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Légende photo : « Apothéose de la guerre » Vassili Verechtchaguine, 1871

 

Images de guerre : l’impuissance de la violence

Par Marina Akhmedova

 

La correspondante de la revue Rousskiï Reporter Marina Akhmedova est allée au cœur de la guerre qui déchire actuellement le Sud-Est de l’Ukraine. Parcourant les zones de combats, elle a recueilli quelques récits poignants qui montrent un conflit atroce dans sa nudité et ne font souhaiter qu’une seule chose : que les affrontements cessent le plus rapidement possible.

 

Récit n° 1 : 
Les pieds sales


Ce sont les hôpitaux de Rostov-sur-le-Don (NDLGazette : ville de Russie) qui accueillent principalement les soldats blessés au combat : on y croise des insurgés, mais aussi des soldats ukrainiens qui se retrouvent sur le territoire russe. Le médecin d’un de ces hôpitaux s’est confié à Marina Akhmedova.


On nous a parlé. On nous a prévenus : aucune communication publique, me dit l’homme, plus tout jeune, qui me demande de l’appeler « médecin clinicien ». Nous sommes installés dans un café qui croule sous les statues de plâtre. Mais pour vous causer rapidement, je vais réduire l’information au minimum, poursuit mon interlocuteur.


Les militaires ukrainiens qui ont fui chez nous, en Russie, ne sont pas tous enregistrés. Beaucoup sont entrés sur le territoire russe en contournant les points de contrôle. Et nous en acceptons beaucoup dans les hôpitaux. On ne peut pas refuser de l’aide à un blessé. Ce serait monstrueux, il change de position sur son siège et effleure de ses doigts enflés par l’âge son front charnu.


Au début, nous les aidons, et ensuite nous leur demandons qui ils sont. Et que ça ne vous étonne pas. Jusqu’à présent, nous n’avons pas refusé notre aide à un seul Ukrainien, et nous ne la refuserons pas. Mais tout le monde ne se comporte pas de la même façon. D’ailleurs, au sein même du personnel médical, ils sont considérés et reçus différemment. J’ai eu, dans mon département, un cas assez frappant… Il y avait, dans la même chambre, un insurgé et un membre de la garde ukrainienne.


Eh bien, les infirmières, pour l’insurgé, se sont donné un mal fou, elles lui approchaient de la bouche des compresses humides, pour qu’il suce. Le garde ukrainien est mort. Ses blessures étaient graves. Mais nous l’avons soigné de la même façon que l’insurgé. Exactement de la même façon ! Et puis on a nettoyé son corps, mais ses pieds…


Vous savez, il est mort comme ça, avec les mêmes pieds sales qu’il avait en entrant. Au moment de l’admission, quand on lui a retiré ses bottes, les infirmières ne lui ont pas lavé les pieds. Je leur ai ordonné de le faire. Mais elles m’ont dit : « Il a foulé nos frères de ses pieds, et il faudrait qu’on les lui lave ?! » Et pas moyen. « Nous ne le ferons pas, et puis c’est tout ».



Récit n° 2 :
 Les morts qui reviennent


Marina Akhmedova a accompagné deux insurgés de retour sur un champ de bataille où, plus tôt, ils s’étaient battus contre des Ukrainiens.


Un champ. L’horizon lointain se teinte de rose. Un camion de la Croix Rouge se détache en blanc. Les portes sont béantes, on aperçoit l’intérieur calciné, noir. Des chars incendiés gisent sur le bas-côté. Les tournesols penchent la tête sous le poids des graines mûres. Les deux insurgés pénètrent dans les tournesols. Ils marchent avec assurance à travers champ, comme s’ils en connaissaient tous les passages secrets, cachés par les hautes fleurs jaunes. Et effectivement, en entrant dans le champ, on le découvre plein de tranchées qui, depuis des monticules de terre, conduisent dans la forêt.


« C’était la dernière ligne de défense des Allemands, dit un des deux hommes, en montant sur un monticule. Debout, les mains sur les hanches, il passe en revue l’horizon. Tu te souviens, Vassia, comme ils nous ont canardés, ici ? Et nous voilà maintenant, comme deux bouffons de cérémonie. »


Vassia est préoccupé. La tête baissée, il erre parmi les tournesols. Il ramasse des cartouches à terre. « Tu te souviens, comme on les jetait ? demande-t-il au premier. Une sur deux était trempée. » « Toutes les munitions avaient été apportées de Crimée, répond l’autre. Au temps de l’Ukraine, c’est comme ça qu’ils les conservaient, explique-t-il, pour moi. Ces tranchées, me dit-il en montrant les fossés qui se détachent en noir sur la terre, je les ai percées pour qu’on puisse rejoindre les buissons sans danger sous le feu ennemi — il ramasse à terre des restes de projectiles. Ils nous tiraient dessus à coups de Nona [le Nona-C est un char à canon 120mm, NDLR].


« Et dans cet abri, dit-il, en rejoignant l’autre côté du champ, Vassia s’est fait avoir. Mais la Reine des Cieux l’a couvert de son saint suaire, et il a juste eu le dos égratigné. »


« Et j’ai rampé dans cette tranchée tout contusionné, Vassia saute dans la tranchée et la traverse. C’est juste dommage pour le commissaire soviétique, dit-il à son camarade. Nous l’avons déterré en creusant les tranchées, et pas moyen de se rappeler où on l’a rejeté. Il saute de nouveau dans la tranchée et tente d’extraire une boîte solidement enfoncée dans le sol de balles allemandes de l’époque de la Grande Guerre patriotique. Pendant ce temps, l’autre insurgé s’arrête au-dessus d’un masque à gaz de soldat soviétique.

Les tournesols n’ont pas poussé sur ce morceau de terre. Les têtes ont à peine la taille d’un poing. On dirait que les fleurs, effrayées par les projectiles, ont arrêté de grandir.



Récit n° 3 :
 Un livre de prières


Le village de Stepanovka, dans l’Est de l’Ukraine, est devenu le théâtre de combats entre insurgés et bataillons ukrainiens. Les habitants qu’a rencontrés Marina Akhmedova témoignent.


Près d’une palissade verte sont assis deux grands-pères, une vieille en robe bleue, une femme rondelette en T-shirt rose et une adolescente aux yeux gonflés. Face à eux, sur l’herbe, se tiennent deux hommes. Le premier est maigre et chauve, le deuxième, bien nourri au contraire, tient dans ses bras une petite fille aux nattes blondes. Sur les portes métalliques de la maison voisine, il est écrit à la peinture rouge : « Maison occupée. » Le long de la route, on aperçoit des chars incendiés.


« Vous voyez ce que notre garde nationale ukrainienne a fait de nous, entament-ils en chœur à mon approche. Combien de temps nous sommes restés dans nos caves ! Ça fait trois mois qu’il n’y a plus de lumière. Nous ne savons pas ce qui se passe. Que faire ? Comment survivre ? Ils marchaient dans les rues en tirant sur les fenêtres ! Nous, nous allons nous cacher, nous restons un peu dans la cave, et puis nous ressortons – et c’est reparti pour la fusillade ! »


« Nous sommes des travailleurs, dit la femme en T-shirt rose. Nous gardons du bétail et vivons de nos potagers. Nous n’avons pas besoin de la guerre. Nous avons des enfants. Nous n’étions ni pour les Ukrainiens, ni pour les Russes. Nous voulions juste qu’on nous laisse tranquilles. »


« C’est le Secteur droit qui est entré le premier, dit un grand-père. Ils ont écrit sur nos maisons qu’ils les avaient occupées. » Et là, les habitants commencent, en chœur :
— Il n’y a pas de pouvoir.
— Le pouvoir nous a laissé tomber.
— Il n’y a pas de lumière depuis trois mois. Au magasin, ils ne livrent rien, même pas de pain. Les maisons sont détruites. Les fenêtres brisées. Il n’y a pas Internet, pas de télévision. Ensuite, les soldats russes sont arrivés. Nous leur demandons : « Comment allons-nous continuer de vivre ? » Ils répondent : « Maintenant, vous allez vivre. »
— Seulement pas avec l’Ukraine !
— Mais l’Ukraine, elle n’a pas besoin de nous.
— L’Ukraine nous a trahis !
— Ils ont tiré sur nos femmes et nos enfants.
— Quelqu’un est mort ?, demandé-je – et tous se taisent, en tournant leurs regards vers l’homme chauve. Il baisse les yeux. « Les gardes nationaux les ont chassés de la cave, ils ont dit Fichez le camp d’ici ! La prochaine salve, c’est sur votre maison, répond-il. Ils étaient sept.


Ils se sont enfuis. Les plus jeunes devant. Ma belle-mère a été tuée. La sœur cadette de ma femme blessée au dos. Et son garçon de quinze ans a été tué aussi. Ils sont restés allongés là deux jours. Ensuite, les soldats les ont couverts de terre, comme des chiens. Je suis allé là-bas aujourd’hui, j’ai garni l’endroit avec des pierres. »

De la cour voisine sort une autre femme. Elle se tient là, écoutant la conversation.


« Ils disent que toutes les chaînes rapportent que Stepanovka a été nettoyée de la surface de la Terre, finit-elle elle par prononcer. Ils ont dit que Stepanovka n’existe plus. Mais nous, nous sommes vivants !


Et les gens vont revenir. Ils vivront peut-être dans des cabanons, mais sur leur terre. »


« Le vol, ça a été terrible, dit la femme. Ils n’étaient pas dégoutés même par nos culottes. »

« Pour ne pas arriver en Europe le cul nu », crache un homme en jaune.


« Moi, j’ai arrêté un des soldats et je lui demande : Mais c’est contre qui, que tu te bats ? dit un grand-père, en balançant la jambe. Il m’a regardé dans les yeux et a dit : Il se trouve que c’est contre vous, mes frères et sœurs.


Et alors, une telle rage s’est levée en moi. Je suis parti compter leurs cadavres près de l’hôpital. Ils ne m’ont pas vu, mais moi, je les ai vus. J’ai compté soixante-dix morts. Ils les ont ramassés et fourrés dans des sacs noirs, ils leur ont attaché les pieds et la tête avec du scotch et leur ont fiché une feuille là, – il agite sa main enflée sous sa chemise. Ils ont commencé de les charger dans un camion, mais il y en avait un qui ne voulait pas rentrer. Ils l’ont pris et me l’ont balancé dans le potager. Il est resté comme ça deux jours. Et moi, vous savez, ça m’est comme devenu égal. Je n’ai même pas fait attention à lui. »


Au moment où je m’en vais, les habitants de Stepanovka rient en se remémorant des choses amusantes de pendant la guerre. Sur la route, regardant de tous côtés, se traîne un berger allemand décharné. Il passe le long d’une voiture blindée à l’intérieur de laquelle on aperçoit un livre de prières de poche, à la couverture de couleur kaki. Le soleil éclaire les lettres dorées : Новий заповiт. Книга псалмiв (« Nouveau Testament. Livre des psaumes » en ukrainien). La couverture est pleine de boue. Les pages sont écornées. On voit que quelqu’un l’a lu sans s’arrêter, surtout ces derniers jours.


Nous n’avons traduit que des extraits du reportage de Marina Akhmedova. Le texte intégral est disponible, en russe, sur le site www.rusrep.ru.

 

Par Marina Akhmedova – Le Courrier de Russie — Traduit par : Julia BREEN – le 15 septembre 2014

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24 photos "magiques"

24 photos "magiques" | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Voici un monde aussi coloré que magique où tout marche au ralenti.


Cliquez sur le lien dans le titre pour consulter les diverses magnifiques photos d'escargots.  -  Duc

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TAFTA-Initiative citoyenne rejetée

TAFTA-Initiative citoyenne rejetée | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


La Commission européenne rejette l’initiative citoyenne sur le GMT/TAFTA


Lors du débat sur le traité constitutionnel européen, l’introduction de l’initiative citoyenne européenne (ICE) fut présentée comme « une grande avancée de la démocratie ». Cette disposition qui s’est retrouvée dans le traité de Lisbonne n’est rien d’autre que le droit d’adresser une pétition à la Commission européenne. Celle-ci peut refuser d’enregistrer l’ICE avant même que les signatures soient recueillies. Elle peut aussi classer sans suite le million de signatures exigé collecté dans au moins sept pays de l’UE.

 

Un collectif d’associations s’est créé « l’Alliance stop Tafta » et a introduit la procédure d’enregistrement. Celle-ci vient d’être rejetée par la Commission européenne.

 

Au-delà des arguties juridiques avancées pour justifier ce rejet, il y a bien un refus politique du débat sur un projet de première importance pour la vie des gens et les choix de société qui ont été opérés au cours des décennies dans chacun des pays de l’UE.

 

La Commission montre, une fois de plus, qu’elle n’est pas au service des peuples, mais bien au service des firmes privées qu’elle a, de son propre aveu, consultées 119 fois entre janvier 2012 et avril 2013 pour préparer le mandat de négociation accepté par les gouvernements, dont le nôtre. La Commission écoute le monde des affaires et de la finance ; elle refuse d’entendre les peuples.



Par rmj — stoptafta.wordpress.com – le 12 septembre 2014


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LLN - Demotte et Van Rompuy

LLN - Demotte et Van Rompuy | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Le premier est invité par les Sciences Po, le second par les Etudes européennes.


L’an dernier, les politologues de l’UCL avaient reçu le Premier ministre de l’époque Elio Di Rupo.


Cette année, comme la coalition "suédoise" est encore dans les limbes, ce sera Rudy Demotte, ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui donnera ce 16 septembre à 10h45, la leçon inaugurale du cours de Sciences politiques à un millier d’étudiants, à l’Aula Magna.


Après un exposé du ministre-président, les étudiants pourront interpeller l’Excellence communautaire. L’objectif est de permettre aux étudiant(e)s d’écouter et d’échanger avec une personnalité politique de premier plan et débuter l’année en étant plongé dans la réalité politique.


Tout au long du cours, les éléments évoqués seront mobilisés pour illustrer les concepts et théories étudiées. Ce cours est reconnu pour son dispositif innovant qui allie un cours MOOC (en ligne), une évaluation de certains travaux par les pairs (formule dite du "student peer review") et une formule d’apprentissage de "classe inversée" reposant sur le MOOC et sur un nouveau manuel.



Les Etudes européennes au top


Un autre invité prestigieux de l’UCL sera Herman Van Rompuy. Durant un an, le président européen sortant sera professeur invité à l’UCL et distillera son savoir et ses connaissances aux étudiants de master en études européennes. Mais auparavant, il donnera une conférence grand public intitulée : "L’Europe dans la tempête", le 6 octobre à 18h30, à l’auditoire Socrate 10. Une initiative de l’Institut d’Etudes européennes dirigé par Vincent Dujardin qui a déjà amené d’autres très grandes pointures à Louvain-la-Neuve…


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Russie - L'opinion de Lavrov

Russie - L'opinion de Lavrov | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo : rferl.org


LAVROV (*) : LA RUSSIE LARGUE LES AMARRES AVEC L’OUEST


J’ai regardé hier [13 septembre 2014] avec intérêt un talk-show appelé Le Droit de Savoir, qui présentait une interview d’une heure avec Sergei Lavrov (ceux qui comprennent le russe peuvent regarder ). C’était un échange intéressant entre Lavrov et cinq journalistes russes. Ce n’était pas assez important pour justifier un sous-titrage en anglais, mais je veux partager avec vous quelque chose que j’avais déjà noté par le passé et qui a été puissamment exprimé durant cette interview.


Comme c’était prévisible, les thèmes abordés ont concerné la guerre civile en Ukraine, l’état des investigations sur le crash du vol MH17, les sanctions contre la Russie, l’expansion de l’OTAN, les négociations de Minsk et l’engagement de la Russie avec les pays du BRICS.


Sur tous ces sujets, les questions/réponses avaient le même format. L’un des journalistes demandait à Lavrov de commenter ce qui semblait être une situation de cul-de-sac et Lavrov confirmait disant on a fait de notre mieux, mais, à notre grand regret, cela n’a eu aucun effet. L’effet général a été celui d’une réunion de parents d’élèves discutant du cas désespéré d’un élève incapable. Sauf que l’élève, dans ce cas, c’est tout l’Occident.


Par exemple, pour ce qui concerne le vol MH17, les journalistes ont exprimé leur stupéfaction au vu de la stérilité et du flou du dernier rapport rendu public. Ils notèrent que, à l’époque des faits, un comportement hystérique absolu s’était emparé de la une des journaux, du style PUTIN LE TERRORISTE !!!! ou TROP C’EST TROP, oubliant complètement que les investigations étaient en cours.


La réaction de Lavrov a été : oui, je suis d’accord, nous avons agi au Conseil de sécurité, nous avons soumis nos questions, nous voulions un cessez-le-feu complet pour mener une investigation minutieuse des débris, nous avons partagé nos propres informations, nous avons parlé aux Malaisiens, nous voulions parler aux experts, mais ils ont passé trois semaines à Kiev en discussions avec des officiels de la junte, nous avons d’autres questions, mais apparemment nous sommes les seuls à être encore intéressés à obtenir des investigations transparentes et responsables (ce n’est pas une citation, mais une paraphrase fidèle, je pense). L’impression qu’on a gardée de ce qu’il a dit était franchement, ils sont désespérants, que peut-on faire de plus ?


Au sujet des sanctions, les journalistes ont dit que beaucoup de pays ont été surpris de la rapidité avec laquelle la Russie s’était détournée de l’ouest et commençait à établir des relations avec l’Asie, l’Afrique, l’Amérique latine et le sous-continent indien, et là encore, Lavrov répliqua : oui, nous avons nous-mêmes été surpris par le rythme des événements, mais nous n’avions pas le choix.


Ce n’est pas la seule occasion que j’ai eue d’entendre le même message. L’impression que je ressens est que la Russie a renoncé à l’ouest. Bien sûr elle va continuer à discuter, et elle va essayer, contre toute évidence, de susciter des comportements responsables de la part des politiciens occidentaux, mais personne en Russie ne retient son souffle.


Dans un autre débat (Sunday Evening avec Vladimir Soloviev) les participants ont remarqué que l’Allemagne avait pris la tête des pays qui faisaient pression sur la Finlande, la Slovaquie et d’autres nations qui ne voulaient pas de nouvelles sanctions. À nouveau, le message était oublié les Allemands, ils sont désespérants.


Je crois qu’il y a un sentiment de dégoût et de désespérance sincère et très répandu en Russie à l’encontre des pays de l’UE. Quant aux USA, ils sont essentiellement vus comme des lunatiques messianiques pleins de haine qui feront tout et même plus que tout pour nuire à la Russie de toutes les façons possibles, aussi folles, absurdes, inutiles et hypocrites soient-elles.


Tout cela produit un consensus selon lequel, bien que la guerre avec les USA et l’OTAN doive être évitée, évidemment, il n’y a plus rien à gagner à faire quelque effort. Beaucoup de politiciens disent maintenant : notre politique étrangère a été beaucoup trop axée à l’ouest et il faut que cela cesse, notre futur est ailleurs.


L’adoption récente de sanctions contre la Russie est un exemple parfait de cela. Alors que quelques mordus inconditionnels des libéraux US se plaignaient, et je rigole pas, que les huîtres françaises Belon ne seraient plus disponibles à Moscou, la majorité des gens comprennent que ces sanctions sont une bénédiction, car elles forcent la Russie à se débarrasser de ses liens avec l’ouest, ce qui aurait dû, à leur avis, être fait depuis longtemps. À court terme, les sanctions occidentales vont mordre, particulièrement pour certains produits de haute technologie, mais, dans l’ensemble, la plupart des gens comprennent que s’être rendu dépendant de l’ouest pour de tels produits était une erreur au départ.


Encore une fois, ce qui prévaut est un sentiment de dégoût, de perplexité et de fatigue. Bien qu’une personne aussi diplomate que Lavrov ne le dira jamais en ces termes, la réaction générale est lumineuse : eh, les mecs, vous êtes désespérants et en plus en déclin, on n’a pas besoin de vous, salut ! Cela dit sans animosité, presque avec tristesse, vraiment.


Je ne crois pas que les diplomates russes feront une grande déclaration anti-occidentale à l’ONU ou ailleurs. Le contraire de l’amour n’est pas la haine, mais l’indifférence. Et les officiels Russes continueront de parler à nos partenaires ou même à nos amis, mais malgré cette douce rhétorique, les relations avec l’Ouest vont cesser graduellement d’être une priorité pour la diplomatie russe, pour les affaires commerciales, et même pour le public en général.


En fait, la Russie est déjà en train de construire un monde multipolaire et si l’ouest n’en veut pas sa part, ce sera dur pour lui. Les Russes savent que l’Ouest ne peut empêcher l’émergence de ce Nouveau Monde, et ils ne se préoccupent pas de savoir s’il refusera cette réalité ou acceptera de jouer selon les nouvelles règles.


Encore une chose, les Russes en ont vraiment marre des déclarations agressives de l’OTAN, car ils pensent, à juste titre, que c’est une marque d’hostilité. Mais, à rebours de ce que beaucoup de blogueurs disent, les Russes n’ont pas peur de la menace militaire de l’OTAN.


Leur réaction aux derniers mouvements de l’OTAN (nouvelles bases et troupes en Europe centrale, plus de dépenses, etc.) consiste à les dénoncer comme des provocations, et tous les officiels Russes s’accordent à dire que la Russie peut gérer cette menace militaire.


Comme l’a dit un député russe : cinq groupes de forces de réaction rapide est un problème que nous pouvons régler avec un seul missile. Une formule simpliste, mais correcte.


Poutine a clairement dit la même chose, en cas d’attaque conventionnelle massive par qui que ce soit la Russie engagerait des missiles nucléaires tactiques. En fait, si l’OTAN continue à avancer avec son plan stupide de déploiement de forces en Pologne et/ou dans les pays Baltes, je m’attends à ce que la Russie se retire du traité IRNF et qu’elle installe les successeurs modernes des fameux RSD-10 (SS-20).


Comme je l’ai dit précédemment, les décisions de doubler le format des forces aéroportées russes et d’augmenter à la taille d’une division la brigade d’élite du 45e Régiment spécial aéroporté sont déjà prises, quoi qu’il arrive. On peut dire que la Russie a préempté la création par l’OTAN de sa force de 10.000 hommes en faisant passer ses propres forces mobiles de 36.000 à 72.000 hommes.


S’étant ainsi préparé à la menace, le Kremlin va maintenant retourner tout simplement à des affaires plus importantes ailleurs.

Parmi les nombreuses idées fausses que nous apprenons pendant notre conditionnement (je ne peux pas appeler ça une éducation), nous, à l’ouest, avons tendance à voir notre part du monde comme le centre de la planète, d’autres diraient même la part indispensable et la plus importante.


Cela peut se remarquer sur nos mappemondes systématiquement centrées sur l’Europe ou les US et dans la croyance quasi dogmatique que personne ne compte autant que nous. C’est faux. En fait, alors que l’empire anglo-sioniste est en phase de déclin lent, mais constant et inéluctable, le reste du monde lui rend les hommages nécessaires du bout des lèvres et simplement continue son chemin.


Si les centres de conditionnement qu’on appelle écoles avaient des éducateurs dignes de ce nom, ils suspendraient dans leurs classes des mappemondes centrées sur la Chine et ils diraient aux jeunes élèves que plus personne ne prend désormais au sérieux les soi-disant valeurs occidentales. Non pas parce qu’elles sont mauvaises, mais parce que, pour commencer, nous-mêmes en Occident ne les prenons définitivement pas au sérieux.


Obama a annoncé un pivotement vers l’Asie, mais, d’une façon typiquement anglo-sioniste, ce pivotement ne signifiait en réalité qu’un accroissement de la présence militaire et des pressions pour forcer l’obéissance aux exigences de l’empire.


À la différence des US, la Russie n’a annoncé aucun pivotement, mais Poutine a déjà rencontré Xi Jinping quatre fois cette année et ils ont tous deux déclaré que leur partenariat stratégique était le plus fort qui ait jamais existé dans l’histoire des relations entre les deux pays.


La Russie est vraiment en train de tourner son regard vers la Chine, l’Amérique Latine, l’Afrique et ailleurs. Ses diplomates continueront à discuter, sourire, parler de partenaires et d’amis, mais je crois que nous sommes témoins d’un événement historique : pour la première fois depuis le treizième siècle, la Russie s’éloigne à nouveau de l’Ouest et parie sur son avenir avec l’Asie (et le reste du monde).



Par Le Saker
 - Traduit par Jean-Jacques pour vineyardsaker.fr - le 16 septembre 2014

Source : Listening to Lavrov giving up on the West (anglais, 14-09-2014)



(*) Sergueï Viktorovitch Lavrov est un diplomate et homme politique russe, membre du parti Russie unie. Il est ministre des Affaires étrangères depuis 2004. (Source Wikipédia)

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Bourbier en Irak et en Syrie

Bourbier en Irak et en Syrie | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Un bourbier semblable à celui du Vietnam en Irak et en Syrie, autour d’enjeux énergétiques ?

Par Rodrigue Tremblay (*)



— La règle du magasin de poterie : « Si vous cassez un morceau, vous en êtes le propriétaire ».

Colin Powell (1937), ministre des Affaires étrangères de George W. Bush, (2001-2004) quand il mit en garde le président George W. Bush, à l’été de 2002, des conséquences d’une invasion militaire de l’Irak (cité dans le livre Plan d’attaque, 2004, du journaliste américain Bob Woodward).


— [Le projet secret des États-Unis d’armer les combattants islamistes moudjahidin en Afghanistan] « a été une excellente idée. Cela a eu pour effet d’attirer les Russes en Afghanistan. Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai écrit au président [Jimmy] Carter : nous avons maintenant l’occasion de faire en sorte que l’URSS ait sa propre guerre du Vietnam. En effet, pendant près de 10 ans, le gouvernement de Moscou dut mener une guerre insupportable, un conflit qui a entraîné la démoralisation et finalement l’éclatement de l’empire soviétique ».

Zbigniew Brzezinski (1928), conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter de 1977 à 1981 et l’un des principaux conseillers du président Barack Obama sur la politique étrangère (entretien du 15 janvier 1998, avec Le Nouvel Observateur, Paris).



— « Le recours à la force n’est légal [au plan international] seulement quand il s’agit d’un cas de légitime défense [contre une attaque armée] ou avec l’autorisation [formelle] du Conseil de sécurité de l’ONU. »

Ban Ki-Moon (1944— ), Secrétaire général des Nations Unies, 2013.

 

Si la situation politique et militaire dans un Moyen-Orient riche en pétrole apparaît chaotique, complexe et confuse, c’est parce qu’elle l’est. Comment pourrait-il en être autrement quand il y a une vingtaine de gouvernements étrangers qui jouent d’influence, chacun essayant de mettre la main sur les robinets de pétrole et de gaz, et qu’ils n’ont aucun scrupule à s’impliquer, si nécessaire, dans les affaires des autres pour atteindre leurs fins. En effet, il n’y a aucun endroit au monde où l’intervention étrangère dans les affaires intérieures des autres pays par une toute une panoplie de gouvernements est aussi répandue et est même devenue monnaie courante.


En tête de liste des puissances interventionnistes, nous retrouvons les États-Unis d’Amérique et leur arsenal militaire déployé à travers le monde. Rappelons qu’en mars 2003, c’est le gouvernement américain de George W. Bush, avec l’appui du gouvernement britannique de Tony Blair, et aiguillé en cela par le gouvernement israélien, qui partit le bal de l’interventionnisme au Moyen-Orient avec une invasion militaire de l’Irak. Ce faisant, il ouvrit une véritable « boîte de Pandore » pleine de malheurs pour cette région. Le but ultime du gouvernement de Bush et de Cheney était de renverser le gouvernement sunnite de Saddam Hussein et de le remplacer par un gouvernement chiite plus malléable. Cette invasion a été le principal élément déclencheur d’instabilité pour l’ensemble du Moyen-Orient, en ravivant les vieux antagonismes entre sunnites et chiites, ce qui s’est traduit par une série de guerres civiles et de guerres par adversaires interposés dans de nombreux pays de la région. Bien sûr, de telles guerres opposent des populations sunnites et des populations chiites dans un conflit politico-religieux, mais elles mettent aussi en cause de nombreuses loyautés ethniques et tribales.


En 2011, l’administration américaine du président Barack Obama croyait que les États-Unis pourraient se retirer en douceur d’un Irak dévasté et se laver les mains de tout le désordre qu’ils laissaient derrière eux. Et bien, cela ne s’est pas passé de cette façon.


L’insurrection des musulmans sunnites à la fois en Syrie et en Irak est une retombée directe de l’invasion américaine de l’Irak en 2003.

La guerre civile faisant rage en Syrie a été un terrain fertile pour des Sunnis désenchantés de créer l’organisation djihadiste de l’État Islamique (EI) [aussi connue sous le nom de l’État Islamique en Irak et au Levant (EIIL). Leur but est de se tailler un territoire qui chevauche la Syrie et l’Irak et qu’ils appellent un Califat islamique pour montrer l’imbrication entre la politique et la religion.


Après avoir laissé derrière un pays gouverné par un gouvernement irakien chiite et sectaire en décembre 2011, le gouvernement Obama a très peu d’options pour contrer la montée des milices barbares de l’EI dans cette partie du monde. Cependant, pour des raisons de politique intérieure, M. Obama se doit de montrer qu’il est prêt à relancer la guerre au Moyen-Orient. (Il pourrait y avoir une raison plus logique pour laquelle Obama veut bombarder la Syrie, comme cela est expliqué ci-dessous).


Ainsi donc, le 10 septembre dernier, le président Obama a annoncé que son gouvernement avait décidé de renvoyer des centaines de « conseillers » militaires en Irak et d’intensifier la campagne de frappes aériennes contre les milices de l’État islamique (EI), en Irak, mais aussi en Syrie, avec l’aide d’un certain nombre d’autres pays appelés à fournir des troupes au sol pour occuper les territoires « libérés » de l’organisation djihadiste de l’EI.


Une telle stratégie soulève quelques questions fondamentales.

Tout d’abord, il y a la question juridique. Comment le gouvernement des États-Unis peut-il ouvertement dire qu’il a l’intention de violer l’espace aérien de la Syrie pour attaquer les djihadistes de l’EI sans un accord formel avec le gouvernement syrien de Bashar al-Assad et/ou sans une résolution de soutien en bonne et due forme du Conseil de sécurité des Nations Unies ?


Deuxièmement, il y a la question du succès anticipé d’une opération militaire terrestre en Irak et en Syrie lorsque les trois gouvernements les plus directement impliqués dans la région, à savoir le gouvernement syrien de Bashar al-Assad, le gouvernement turc sunnite et le gouvernement iranien chiite ne participent pas à l’opération.


Si on considère que plusieurs pays du Moyen-Orient ont des intérêts contradictoires, leur implication militaire directe en Syrie apparaît discutable… à moins que le véritable objectif de l’opération Obama de bombarder la Syrie soit de compléter le renversement du régime Assad à Damas. Dans ce cas, l’objectif de combattre l’organisation de l’EI ne serait qu’un prétexte commode pour atteindre un objectif encore plus important, soit le renversement du gouvernement syrien Assad.


Il est vrai que les milices de l’EI (ou toute autre instance manipulatrice qui se cache derrière elles) ont délibérément provoqué les médias américains et la conscience américaine avec la mise en scène de décapitations sauvages de prisonniers. Il ne faut pas oublier qu’en septembre 2013, des groupes rebelles syriens avaient organisé une opération sous fausse bannière et avaient utilisé des armes chimiques contre des civils, dans le but de provoquer une riposte américaine. Cette fois-ci, un an plus tard, ils semblent avoir réussi.


Plus fondamentalement, quels sont au juste les véritables objectifs politiques et militaires en Syrie ? Est-ce que le Département d’État des États-Unis veut toujours renverser le gouvernement Assad ? Si oui, pourquoi ? Qu’a fait le gouvernement syrien aux États-Unis ? Et, si ce gouvernement était renversé, qui lui succéderait ?


Ce serait une « stratégie » bien curieuse, en effet, si les États-Unis combattaient à la fois les milices de l’État islamique (EI) et le gouvernement syrien laïc de Bachar al-Assad, et finissaient par créer un vide politique comme celui qu’ils ont créé en Libye. La politique ne s’accommode guère d’un vide de pouvoir. Dans un pays où 60 pour cent de la population est sunnite, comparativement à seulement 20 pour cent en Irak, le remplaçant probable au gouvernement Assad en Syrie serait un gouvernement islamiste sunnite et sectaire, que son nom soit EI ou qu’il porte tout autre nom. Il s’en suivrait également un désordre complet tel que celui qui prévaut aujourd’hui en Libye, où différentes factions armées se battent entre elles pour s’accaparer une part du pouvoir.


À qui profiterait un tel état de choses ? On peut se faire une idée si on a recours à l’analyse économique. En effet, la toile de fond de tous ces conflits a trait à la géopolitique des différents gazoducs proposés pour écouler le gaz naturel du Moyen-Orient. De tels pipelines serviraient à acheminer le gaz naturel du golfe Persique vers l’Europe afin que cette dernière diversifie et réduise sa dépendance énergétique par rapport au gaz russe.


Il existe deux projets principaux de pipeline pour acheminer le gaz naturel du Moyen-Orient vers une Europe affamée d’énergie, laquelle est de surcroit en conflit plus ou moins ouvert avec la Russie et souhaiterait diversifier ses sources d’approvisionnements en gaz naturel et réduire la domination russe sur ses marchés :


— Premièrement, Il y a ce qui a été surnommé le « pipeline islamique », (également appelé « Pipeline de l’Amitié » par les gouvernements concernés), parce qu’il s’agit d’un gazoduc est-ouest de 5 570 kilomètres de long allant de l’Iran vers l’Irak, en traversant la Syrie, pour expédier le gaz liquéfié vers l’Europe à partir des ports de la côte méditerranéenne de la Syrie et du Liban.


— Deuxièmement, il y a un autre projet de pipeline pour acheminer du gaz naturel vers l’Europe et c’est le gazoduc Qatar-Turquie, lequel prendrait plutôt une direction sud-nord et irait du Qatar (premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié), en passant par l’Arabie saoudite via la Syrie pour aboutir en Turquie, où il serait raccordé au gazoduc Nabucco et servirait à approvisionner les clients européens à travers l’Autriche, ainsi qu’une Turquie en manque de sources énergétiques.


Ce dernier projet a reçu l’approbation de nombreux pays européens de même que des États-Unis, et d’Israël, ce dernier pouvant bénéficier d’un raccordement au pipeline proposé. Il ne faudrait pas se surprendre si plusieurs pays essaient de s’immiscer dans la guerre civile syrienne à cause de l’intérêt qu’ils portent à ce deuxième tracé de gazoduc.


Cependant, le gouvernement Assad de la Syrie a rejeté ce deuxième tracé, lui préférant le premier tracé. C’est une raison importante pour laquelle la Syrie se retrouve au centre des décisions concernant la construction d’un pipeline pour acheminer le gaz naturel vers l’Europe. C’est aussi une source importante de frictions politiques et de conflits dans cette partie du monde. Cela nous aide à comprendre pourquoi les gouvernements du Qatar, de l’Arabie saoudite, de la Turquie, d’Israël et de l’Union européenne (UE) font tout en leur possible pour renverser le gouvernement syrien de Bachar al-Assad et ont financé divers groupes rebelles, y compris l’organisation djihadiste de l’EI.



Conclusion


La production de pétrole et de gaz, la construction d’un oléoduc et les approvisionnements en gaz vers l’Europe sont des facteurs importants qui peuvent en partie expliquer les frictions politiques et les conflits actuels au Moyen-Orient. Cela nous aide à comprendre pourquoi tant de gouvernements veulent renverser le gouvernement syrien de Bachar al-Assad. Toutes ces intentions, ouvertement déclarées ou camouflées, ne feront qu’accroître le chaos au Moyen-Orient.


Pour que la paix règne au Moyen-Orient, il faudrait, plutôt que des guerres ruineuses qui s’étendent sur des décennies, un esprit de compromis et de concession, et des négociations politiques sérieuses sur des projets économiques communs. En effet, des solutions politiques seraient de beaucoup préférables à des affrontements militaires permanents, surtout quand on considère le cortège de carnages que ces guerres imposent aux populations.


Le plus tôt on en arrivera à cette conclusion, le mieux ce sera pour tous les peuples du Moyen-Orient et pour le monde.




Par Rodrigue Tremblay - mondialisation.ca - le 16 septembre 2014

(*) Rodrigue Tremblay est professeur émérite d’économie à l’Université de Montréal.

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Espèce ... d'humour

Espèce ... d'humour | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


L'évolution est la transformation des espèces vivantes, mais ...


Et ... si on revisitait "Darwin" avec humour ?  - Duc


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LLN - Kots à louer

LLN - Kots à louer | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo du kot 3/404 : sol neuf, peinture fraîche et commu entièrement remis à neuf y compris cuisine + 2ème WC



Plus que 4 chambres "Duchenne-Rochus" à louer via l'agence Graas-Brison - IGB.


  • 1/305  rue de la Sarriette
  • 5/301  rue de la Citronnelle
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... avec nouveau revêtement de sol spécial pour 2 d'entre-elles (les 2 autres étant déjà en ordre).


Si vous désirez repeindre votre chambre à votre goût, vos marchandises seront offertes (remboursées) par le propriétaire (excepté pour les 2 kots déjà fraîchement repeints).


Sachez également que ce propriétaire est connu pour soutenir ses locataires et faire procéder à la rénovation immédiate de tout ce qui ne serait plus en ordre.



IGB - Place de l’Équerre, 29/104

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Via Koter Info
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Les visiter, c'est ... signer !


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Koter Info's curator insight, September 6, 8:05 PM


Vous cherchez un kot à louer ?


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Kots à louer


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Un kot avec le soutien d'un bon propriétaire


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Crash frontal en direct


Suisse

Une caméra embarquée a filmé un crash frontal entre deux voitures. Inutile de rappeler que c'est le risque encouru si on entame un dépassement dans un virage !


Duc


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BE - Guerre contre le livre

BE - Guerre contre le livre | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo : ici.radio-canada.ca



La guerre économique contre le livre


La librairie Libris, Galeries Louise à Bruxelles, fermera définitivement ses portes en août 2015. Un bref article de presse en tirera le portrait sur le mode de la nécrologie distraite : après quarante années d’existence, triste nouvelle pour les amoureux du livre et patati. À peu près au même moment, en ce mois de juin 2014, à Bruxelles encore, le bruit court qu’une sorte de souscription humanitaire a été lancée pour sauver la librairie La Licorne, une petite maison indépendante tenue à bout de bras par ses deux fondateurs, qu’on sent épuisés et démoralisés – on ajouterait volontiers : et patata. Pour couronner le tout, faire triptyque ce même mois est celui de la faillite des éditions Aden.


Le trait commun qui unit ces faits divers est leur nature économique. Pour Libris, c’est évident. L’argument massue, raconte l’articulet de presse [La Libre, 19 juin 2014] tient en une addition sur un coin de table : loyer écrasant, salaires devenus ingérables et, recul des ventes en découlant, concurrence impitoyable des diffuseurs en ligne, dont Amazon incarne le rouleau compresseur. Évident ? Disons plutôt : du journalisme paresseux. Ouvrons une parenthèse.


Par parenthèse, le blabla médiatique


Le lecteur qui aura lu ces explications sera, une fois encore, amené à penser que la fermeture d’une entreprise, ici une librairie, est due à une rentabilité insuffisante, salaires trop élevés, etc. C’est ainsi, en effet, que le pédégé de Libris, Nicolas Lebeau, justifie la chose, et le journaliste de recopier les yeux fermés. Dans les comptes de Libris (consultables sur le site de la Banque Nationale), il aurait en effet  appris que la librairie fait en réalité partie du conglomérat français Actissia (ex-groupe Bertelsmann, entre-temps passé entre les mains du fonds spéculatif états-uniens Najafi Companies), que ce dernier a déboursé 1,8 million d’euros en 2012 pour acquérir le "fonds de commerce" de Libris, qu’en date du 31 décembre de cette année le rapport de gestion du sieur Lebeau (gérant) esquissait pour Libris un programme de développement prometteur (fidélisation de la clientèle, actions de marketing en vue d’augmenter la fréquentation de la librairie) et puis que, seulement douze mois plus tard, au rapport de gestion suivant, patatras, on arrête tout, on parle de "plan de sauvegarde" et on ferme la librairie. D’évidence – bis –, il y a quelque chose qui cloche. Libris ? Un pion sacrifié par un fonds spéculatif. La messe est dite.

 


Résister ? Pourquoi non...


La librairie, le livre, l’édition affrontent donc une guerre économique. Et, pour le souligner d’emblée, un champ de bataille où chacune et chacun peut relever le gant, refuser la fatalité de l’économiquement correct et poser des actes positifs (un autre monde est possible, ici et maintenant) : en achetant régulièrement un livre, en boycottant Amazon et ses filiales, en le faisant savoir par tous les moyens possibles, en prenant pour habitude de visiter le libraire et le marchand de journaux, en lui en prenant un quotidiennement, voilà qui est concret.


On regrettera juste, sans doute, sans s’en étonner, que l’affaire fasse si peu débat. Présidents de parti, chefs d’État et tribuns costumés de toutes obédiences ont tous leur mot à dire sur la sécurité sociale, le produit intérieur brut, les immigrés, l’état des routes, les volutes de tabac, l’équipe nationale de foot, mais rien ou presque sur la culture pour s’inquiéter de la voir moribonde. Pourquoi diable se taisent-ils ? Joli sujet de thèse.


Acheter tantôt un livre, tantôt un journal. Les nouvelles ne sont guère plus réjouissantes de ce côté-là. 2014 signera également la mort des Lettres françaises, fondées en 1942, dirigées entre 1953 et 1972 par Louis Aragon, qu’on trouvait encartées dans L’Humanité chaque premier jeudi du mois : il n’existera plus désormais, perdant toute âme, que sous forme de produit "téléchargeable", imprimé à la demande (coûts externalisés), chacun pour soi, rideau sur une scène vide. Il en ira de même, en début d’année, avec l’hebdomadaire Solidaire, dernier organe de presse offrant au lecteur belge francophone une information socioéconomique de gauche : sur les étals du marchand de journaux, près d’un million de gens dont le cœur penche à gauche, soit les quelque 787.000 électeurs du parti socialiste et les près de 133.000 de la "gauche de la gauche" [élections à la Chambre, 25 mai 2014] n’ont plus, pour s’informer, que des médias de droite. [1]


Organe du Parti du Travail de Belgique, Solidaire gagnerait en audience, à l’entendre, selon un calcul demeuré obscur, au travers du tam-tam des canaux électroniques, ce qui reste à voir. La décision laisse en tout état de cause tout un peuple orphelin – et marque la fin du lien séculaire tissé dans le concret d’un journal qui donne vie à la volonté collective de transformer le monde. Il est remplacé par rien. C’est peu.


À ne pas en douter, ce calcul était, pour une part, économique. Publier un hebdomadaire coûte cher. À l’autre bout de la chaîne, chez l’acheteur, idem, la culture coûte. Dans le petit ouvrage publié par Vincent Chabault à la Documentation française ("Vers la fin des librairies ?", 2014), l’observation vaut son pesant d’or. Notant que, en France, on assiste à un recul de 2 à 3 % des ventes de livres depuis 2010, l’auteur poursuit en soulignant que "cette contraction du marché s’explique par la diminution du pouvoir d’achat des Français." Voilà qui est assez rare pour être mesuré à sa juste valeur. La culture devient un luxe lorsqu’on paupérise. C’est un combat sur deux fronts.


Le vieux continent européen est sans doute mieux placé pour résister. Les chiffres de progression de la lecture électronique sur liseuse sont parlants : entre 20 et 25 % du chiffre d’affaires total du livre aux États-Unis contre environ 1 % en France [Les Échos, 25 mars 2014]. Ce qui ne doit pas étonner.


Les États-Unis sont le quartier général où s’opère la conquête mondiale des esprits par les oligopoles des télécommunications (Apple, Amazon, Microsoft, Google, etc.) et le peuple, séduit, y est culturellement arriéré. On pense par exemple au compositeur Schönberg qui, fuyant les nazis, contraint à l’exil en Californie, "maudissait Hitler qui l’avait obligé à se réfugier dans ce pays inculte" [rapporté par Jean-Michel Palmien dans sa préface au Journal du docteur Faustus de Thomas Mann, éd. Christian Bourgois, 1994]. Là-bas, l’affaire semble sans issue. [2]


Ce n’est guère plus reluisant de ce côté. À preuve, la pitoyable tentative en France pour protéger les librairies indépendantes contre la concurrence "déloyale" (terme consacré) d’Amazon en interdisant au géant de la vente en ligne (deux tiers de ce marché en France) d’offrir à sa clientèle la gratuité des frais d’envoi : à peine votée, fin juin 2014, la loi sera illico contournée par un pied de nez aussi prévisible que ricanant, tout envoi étant désormais facturé 1 centime [Les Échos des 27 juin et 11 juillet 2014].


Ce dispositif que les mêmes sources disaient avoir alarmé la Commission européenne (jugeant la mesure "disproportionnée" jusqu’à menacer la France de "sanctions") n’aura donc été au final, aux dires du ministère de la Culture, qu’une loi "avant tout symbolique". Il est des symboles qui servent d’anesthésiant. Amazon ? Intouchable. (Y compris par ses actionnaires, ouvrons une nouvelle parenthèse.)



La parenthèse Amazon, "magie sauvage" du capitalisme


Amazon, notait le journal financier Les Échos [11 juillet 2014] pour situer les choses en France, "détient peu ou prou deux tiers du marché du livre en ligne et profite de ses moyens financiers immenses pour asphyxier ses adversaires avec un catalogue gigantesque et une logistique impeccable." Cela résume bien. Dans un dossier sur le géant états-unien, l’hebdomadaire financier londonien The Economist [21 juin 2014] se faisait pour sa part presque lyrique.


Amazon lit-on ici, serait l’expression de "la magie sauvage du capitalisme" : la société tue certes les petites librairies, mais, poursuit le magazine, ne se distingue guère des multinationales de la grande distribution comme Tesco et Walmart qui ont tué les petits magasins de quartier.


Raison du succès des uns et des autres : ils ont ouvert "la voie à des achats moins chers et plus commodes". Amazon, c’est par un simple "clic" que, presque instantanément, le livre convoité atterrit dans la boîte à lettres. Séduisant, très moderne. 
Certes, note le magazine, ce modèle conquérant repose sur un choix consistant à fonctionner avec des "marges nulles, voire négatives" (profits à quasi zéro) et voilà "qui ne saurait continuer indéfiniment. La crainte est qu’Amazon attende juste que ses concurrents disparaissent pour augmenter ses prix." C’est d’évidence une raison majeure pour boycotter Amazon avant qu’il ne soit trop tard et qu’il puisse, seul, dicter ses conditions sur le marché, tant en matière de prix que d’édition grâce à un contrôle absolu sur toute la chaîne de production, en décidant qui sera édité (par ses propres soins), comment et à quel prix. Quelques chiffres avant d’enfoncer le clou.



Ils témoignent de son gigantisme. Son patron, Jef Bezos, est célébré comme le symbole de la réussite sociale made in USA, parti de rien pour trôner aujourd’hui, avec un matelas de 32,8 milliards de dollars, au 18e rang des fortunes mondiales (derrière Bill Gates de Microsoft, n° 1 avec quelque 85 milliards de dollars, derrière Mark Zuckerberg de Facebook, mais si peu, n° 16 avec environ 33 milliards, rappelle The Times [26 juillet 2014], tous deux également dans l’e-business, domaine où l’Europe se signale par une impuissance révélatrice).


Les revenus de son département "médias" (livres, etc.), note le Financial Times [21 juillet 2014], ne représentent plus que 22 milliards au cours des douze derniers mois (croissance annuelle de 8 %), contre 52 milliards pour le commerce dit "général" (croissance annuelle de 27 %) et quelque 4 milliards au prometteur, mais obscur département "autres", dont les services de publicité (croissance annuelle de 57 %).


Le déclin du livre explique cela pour partie, ses ventes chutant de 1 % l’an aux États-Unis et, en Europe, affichant un cardiogramme plat : "Amazon a jusqu’ici réussi en augmentant ses parts de marché, mais se heurtera peu à peu aux limites de ce dernier." Valeur à la Bourse : quelque 154 milliards de dollars selon The Economist, déjà cité, sa puissance de feu résidant dans ses 96 entrepôts gigantesques où s’échinent une masse corvéable sous-payée. Ils sont quelque 50.000 aux quatre coins du monde, à peine mieux considérés que des "poulets de batterie" pour reprendre l’expression du journaliste Jean-Baptiste Malet à la suite d’un reportage en immersion dans l’entrepôt de Montélimar [Le Midi Libre en ligne, 18 juillet 2013].


Ce capitalisme à la magie sauvage n’est pas seulement asocial dans son objet, il l’est aussi dans l’illusion séduisante (achats faciles et commodes) dont s’entoure son commerce qui n’est pas de vendre des livres, mais de livrer à leurs égards une guerre d’extermination.


Jeff Bezos, le patron d’Amazon, a été très explicite à ce sujet. Pour lui, le livre en papier, "analogue" (sic) dans son jargon, est voué à disparaître. Et il s’y emploie activement. La pièce maîtresse dans cette stratégie est la tablette Kindle, souligne Steve Coll dans sa recension du livre que Brad Stone a consacré, sous le titre The Everything Store ("Amazon, la boutique à tout vendre", Hachette), à l’empire Amazon [The New York Review of Books, 10 juillet 2014].


En lançant sa tablette, en 2007, Bezos l’a aussitôt assortie d’un piège diabolique dans lequel le monde de l’édition se voyait invité à faire hara-kiri. La tablette, disait-il, allait offrir des versions numériques de livres nouveaux au prix unitaire de 9,99 dollars – soit bien en dessous du prix moyen du livre traditionnel. Tels étaient les termes du marché de dupes. Soit les éditeurs traditionnels s’empressaient de "numériser" leur production pour être agréables à Amazon (et progressivement passer sous sa coupe), soit ils relevaient le gant pour refuser en bloc. C’est, comme on sait, la première voie, suicidaire, qui a été choisie – avec la complicité souvent, ce n’est pas un hasard, des pouvoirs publics : les subsides pour la "numérisation" de l’édition fleurissent de toutes parts...



Alors, c’est foutu ?


Le tableau peut paraître pour le moins déprimant. Où qu’on regarde d’ailleurs, plus de trente années de démantèlement social et culturel ont le don de faire considérer l’échec comme l’issue fatale à toute velléité d’opposition.


Dans le domaine de l’écrit, joliment nommé graphosphère par Régis Debray, l’emploi dans la presse a baissé de 44 % entre 2001 et 2011 aux États-Unis, et la diffusion des quotidiens de 25 % sur la même période en Grande-Bretagne [TLS n° 5777-78 du 20 décembre 2013], ce qui n’incline guère à l’optimisme. Il y a lieu cependant de relativiser un peu. Le percée de la lecture électronique, on l’a dit, paraît nettement plus maigrichonne en France, comparée aux USA, et ce malgré tous les efforts commerciaux pour "booster" la marchandise, dont le recrutement de courtiers ès best-seller pour en anoblir le marketing tel Michel Serres (le plus connu, son Petit Poucette, 2012, un empilement de platitudes).


Et, puis, résistance organisée, il y a.
 On ne citera ici que l’Appel des 451, lancé en France par un collectif œuvrant dans le monde de l’édition, un jeudi de septembre 2012, mais d’ores et déjà en liaison avec des initiatives similaires en Italie et en Espagne. Pour expliquer son geste, le collectif a produit une petite brochure [3] dont le propos vaut d’être résumé, tant il va au cœur du problème. D’abord parce qu’elle redonne à l’économie son primat : le livre est avant toute chose une marchandise et, comme telle, à l’instar de l’agriculture auparavant, soumis à un procès "de massification, de baisse de la qualité, d’aristocratie du goût et de monopolisation". Si on oublie cela, on n’y comprendra rien. D’où les phénomènes de surproduction et de saturation, d’où Amazon, etc. Et ensuite parce qu’elle élargit la critique à l’acculturation générale dont Internet est le véhicule et dont le livre transformé en "fichier numérique" (le Collectif lui refuse à juste titre l’appellation de livre, précédé ou non d’un petit "e") n’est qu’un succédané : la toile, la numérisation de nos vies, la connexion du matin au soir, tout "ça va trop vite, c’est trop grand" – et, curieusement, sans faire débat, sans qu’il y ait même eu une décision politique démocratique venant légitimer que nous nous engagions tous dans cette voie.


Là encore, bis repetitia, primat de l’économie. Apple, Microsoft, Amazon dictent l’ordre de marche, les États font office d’auxiliaires.
Idem pour le livre. Dont le sort serait donc de finir sous la forme d’une tomate de merde ? Là, c’est emprunté à la brochure qui rapporte cette anecdote goûteuse. C’est qu’un paysan rencontré par le collectif lui avait résumé la question agricole en disant ceci : "Avant il y avait la tomate. Puis, ils ont fabriqué la tomate de merde. Et au lieu d’appeler la tomate de merde « tomate de merde », ils l’ont appelé « tomate » ; tandis que la tomate, celle qui avait un goût de tomate et qui était cultivée en tant que telle, est devenue « tomate bio ». À partir de là, c’était foutu."


Ce qui menace, via Amazon en premier, en d’autres termes, est le livre de merde.
 Terminons, pour "positiver" un peu, sur une note guillerette. Elle est fournie par Ken Loach, le réalisateur ciné dont la combativité lucide et joyeuse vaut modèle à imiter. Interviewé par Fernand Denis qui s’inquiète du recul des syndicats et de la solidarité [La Libre du 27 août 2014], Loach réfute. Ce n’est absolument pas le cas : "Regardez toutes ces petites mobilisations locales qui se créent pour empêcher la délocalisation d’un hôpital, la fermeture d’une librairie ou la suppression du guichet de vente de tickets au nom de l’automatisation." C’est, poursuit-il, certes "au départ toujours une décision individuelle", mais elle cadre "dans une lutte contre l’individualisme". Rien à redire.
 Sinon que : la librairie, l’usine délocalisée, le guichet automatisé, même cause, même combat.




Par Erik Rydberg - Gresea ASBL - le 12 septembre 2014



Notes : 

[1] Qui débitent sans surprise tous un même point de vue sur les sujets de l’heure. Faut-il s’étonner que l’affaire se solde par un recul des ventes dans la presse payante et que, de plus en plus, la recherche d’information s’effectue du côté des médias parallèles circulant sur Internet ? À preuve, ce commentaire désabusé d’un dirigeant syndical : "J’ai cessé d’acheter un journal. L’information, je la trouve ailleurs."

[2] On jugera symptomatique le cas de cette ville du Texas, Laredo, comptant quelque 225.000 habitants, devenue en 2012 la plus grande ville des États-Unis ne disposant pas d’une seule librairie, la plus proche étant à 150 kilomètres [Financial Times, 14 avril 2012].

[3] Téléchargeable à l’adresse URL http://les451.noblogs.org/ .


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UCL - Semaine de la Mobilité

UCL - Semaine de la Mobilité | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Semaine de la Mobilité

 

La Semaine de la Mobilité se déroule à Bruxelles et en Wallonie chaque année du 16 au 22 septembre afin de prôner une utilisation rationnelle de la voiture et de favoriser, quand cela est possible, l’utilisation de moyens alternatifs tels que la marche, le vélo, les transports en commun ou le covoiturage.

 

En 2014 encore, l’UCL s’associe à cette semaine d’actions et de sensibilisation avec sa communauté universitaire en proposant des « midis mobilité » et en mettant en avant ses partenaires grâce à la Maison du Développement durable.

 

Cette année, l’accent sera mis sur le covoiturage puisque l’UCL, en collaboration avec la Maison du Développement Durable (MDD) et l’Assemblée Générale des Étudiants de Louvain (AGL), vient de lancer une base de données en ligne pour vous aider sa communauté universitaire à trouver un covoitureur. Plus d’infos sur la page covoiturage.


 

MIDIS MOBILITÉ — Information et échanges sur le thème « Essayons une autre mobilité »


Louvain-la-Neuve

Mardi 16/09, mercredi 17/09, vendredi 19/09 — De 12 h à 14 h


Où ? Maison du développement durable.

Mons

Mardi 16/09 — De 12 h à 14 h


Où ? Faculty bar, rez-de-chaussée du bâtiment B

Woluwe

Jeudi 18/09 — De 12 h à 14 h


Où ? Salle Administration A/B au Centre Faculté

Saint-Gilles

Mercredi 17/09 — de 12 h à 14 h


Où ? Cantine



RENDEZ-VOUS PARTENAIRES


Où ? Louvain-la-Neuve — Maison du Développement durable — Place Agora, 2



Mardi 16/09 — De 9 h à 18 h


Quoi ? Déposer/Acheter un vélo d’occasion avec le Gracq.


Infos : 010/43.62.51


Mardi 16/09 — De 12 h 30 à 14 h


Quoi ? « Le vélo comme alternative » avec Pro Velo, le Gracq et Tous Vélos Actifs !


Infos : 010/47.39.59


Mercredi 17/09 — De 12 h à 14 h

Quoi ? Séance d’information sur le covoiturage avec Carpoolplaza.


Mercredi 17/09 — De 14 h à 17 h 30


Quoi ? Initiation aux Roller Games pour enfants de 4 à 12 ans (rollers, trottinettes, longboard, waveboard) avec la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve. Une balade est organisée à partir de 17 h.


Infos : cdc@olln.be.


Samedi 20/09 — De 10 h 30 à 12 h 30

Quoi ? Atelier gratuit de réparation vélo avec le Gracq sur la Place de l’Université.


Infos : ottignies@gracq.org

 

D’autres actions sont à découvrir sur le site de la Maison du Développement durable. 

 

 

Éditeur responsable : Benoît Macq – UCL – le 15 septembre 2014

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Agression US...contre la Syrie ?

Agression US...contre la Syrie ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Les probabilités d’agression contre la Syrie

 

Nombreux sont les partisans de la Résistance qui éprouvent une inquiétude légitime face aux manœuvres des États-Unis avançant sous le masque de la lutte contre le terrorisme après des années passées à monter et à entretenir, financièrement et logistiquement, des réseaux terroristes dans le but de frapper puis d’abattre l’État syrien.


Toutes les marionnettes locales des agences de renseignement occidentales et des milliards de dollars ont été mis à la disposition du duo terroriste international, David Petraeus et Bandar bin Sultan, pour mener campagne contre la Syrie.


Il n’empêche que ces deux éminentes personnalités du « Renseignement occidental et du Tiers Monde », ont perdu leur pari et ont fini par être congédiées en raison du fiasco de toutes leurs tentatives devant la solidité de l’État, du Peuple, de l’Armée nationale et de son commandant en chef, le Président résistant Bachar al-Assad.


Mais voilà qu’on se demande, à nouveau, si l’Empire américain vaincu et sa pupille saoudienne, menacée par le « cataclysme daechien » [de l’EIIL en arabe], ne vont pas user de leur guerre contre le terrorisme pour couvrir leur agression contre la Syrie, les raids de l’aviation US sur des positions de l’Armée nationale syrienne facilitant le déploiement des groupes terroristes sur le terrain ; ceux qui seront entraînés en Arabie saoudite [1], plus ceux déjà entraînés en Jordanie [2] ayant reçu pour mission de se répartir sur la bande frontalière jouxtant le Golan et les fermes de Chebaa sous commandement des agents du renseignement sionistes [3].


La réponse, évidente et immédiate, est que toutes les sottises sont envisageables de la part des puissances coloniales et des forces réactionnaires inféodées à l’Occident lorsqu’elles sont confrontées au désespoir et à la défaite. Par conséquent, la première chose à faire est de nous préparer au pire. Et c’est ce qui a toujours figuré à l’ordre du jour pour la Direction syrienne et ses Forces armées, tout comme cela est toujours pris en compte par l’Axe de Résistance et ses alliés en Russie, en Chine, en Inde et dans la plupart des Pays du BRICS.


En effet, une telle aventure stupide et potentiellement très dangereuse est rendue d’autant plus probable que les circonstances et les raisons qui ont obligé Obama à annuler l’agression, dont il a menacé la Syrie l’année dernière, sont encore plus pesantes aujourd’hui ; les capacités de défense de l’Armée nationale syrienne s’étant renforcées dans tous les domaines notamment celui de la défense aérienne, de l’aveu même du chef d’état-major des armées des États-Unis, le Général Martin Dempsey, et le partenariat ainsi que la coopération dans le domaine militaire entre la République arabe syrienne, la Fédération de Russie et l’Iran étant passés à un niveau supérieur.


La Russie, qui avait adressé son message désapprobateur en interceptant les missiles dirigés contre la Syrie en Septembre 2013 [4], a aujourd’hui des raisons supplémentaires qui l’inciteraient à lancer des messages plus forts et plus sévères ; l’affrontement américano-russe en Ukraine et la série de sanctions occidentales à son encontre l’ayant rendue encore plus convaincue de la justesse de la vision syrienne concernant la mentalité colonialiste des USA et de l’OTAN, une mentalité qui menace le monde entier !


Quant à l’Iran, sa position est toujours aussi claire à l’égard de la Syrie considérée comme la première forteresse de défense d’un Moyen-Orient libre !


Ce n’est pas par hasard que le « cirque US » à Jeddah [5] a coïncidé avec l’annonce du décuplement des échanges russo-iraniens et avec la volonté déclarée de Moscou de pousser la stratégie de développement de l’Organisation de coopération de Shangai [OCS] jusqu’à en faire une alliance internationale d’entraide [6] dans tous les domaines et, particulièrement, avec l’Iran. Par ailleurs, une même grille de lecture doit être appliquée aux communiqués publiés par la Russie, la Chine et l’Iran [7] : un avertissement nettement suffisant contre toute attaque à la souveraineté des États ; sous-entendue, la souveraineté de la République arabe syrienne.


Des prises de position qui doivent se traduire effectivement sur le terrain syrien, le système de coopération militaire et sécuritaire avec les alliés de la Syrie pouvant être activé et développé au moment opportun. Ceci nous paraît indispensable pour dissuader les USA de cesser leur brutalité orgiaque contre un État qui se bat contre le terrorisme, seul, et à la place de ses alliés et de ses ennemis à la fois !

Ceci dit, et en prévision d’une agression idiote quand même, il est nécessaire de rappeler la déclaration du ministre syrien, M. Walid Mouallem, se résumant à dire que toute opération aérienne sur le territoire syrien, sans coordination préalable avec le gouvernement syrien, sera considérée comme une agression nécessitant une réponse défensive légitime [8].


Les États-Unis dans leur prétendue guerre contre le terrorisme, qu’ils ont couvé pour frapper la Syrie, ont choisi de continuer à entrainer, à armer et à financer encore plus de groupes terroristes pour la démolir et l’empêcher de se récupérer. Ils habillent leurs agents et leurs mercenaires de mille masques, avec la collaboration des gouvernements turc, qatari et saoudien embourbés dans le terrorisme takfiriste jusque par-dessus la tête. Ce qui confirme que « l’alliance de Jeddah » n’a pas pour but d’endiguer le terrorisme ou de l’anéantir, mais de le réemployer ! D’ailleurs, les dérobades turques [9] et les réticences britannique et allemande sont venues compléter l’image floutée de la situation.


Certes, la visite de M. Staffan de Mistura [nouvel émissaire de l’ONU pour la Syrie] à Damas et sa rencontre avec le Président Bachar al-Assad mettant l’accent sur la priorité de la lutte contre le terrorisme, parallèlement avec la tenue de la conférence carnavalesque de Jeddah, a suggéré à beaucoup d’observateurs que les États-Unis tentaient de rassurer Damas. Certains vont même jusqu’à croire qu’ils se sont enfin décidés à dompter leurs agents avant de modifier leur langage envers l’État syrien.


Mais l’Histoire nous pousse à toujours tenir compte des mauvaises intentions US et à nous comporter sur cette base en premier lieu. Et si jamais il fallait serrer des mains et sourire, il n’est pas interdit de montrer ses crocs, comme la Syrie sait le faire face au loup américain et à ses hyènes régionales, quand il le faut !



Par Ghaleb KandilNew orient news12/09/2014 - Traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Monsieur Ghaleb kandil est Directeur du Centre New Orient News (Liban).



Notes :

 

[1] L’Arabie saoudite accueillera des camps d’entraînement pour rebelles syriens

http://www.lemonde.fr/moyen-orient/article/2014/09/11/l-arabie-saoudite-accueillera-des-camps-d-entrainement-pour-rebelles syriens_4485450_1667081.htm

[2] Washington participerait à l’entraînement des rebelles syriens [en Jordanie]

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/03/15/washington-participerait-a-entrainement-des-rebelles-syriens_1848840_3218.html

[3] Israël sur le terrain syrien : une bande frontalière jusqu’à Damas

http://www.al-akhbar.com/node/214959

Résumé :

« L’Axe de la Résistance surveille de près le versant est du mont Hermon. De sources sûres, Israël a la ferme intention d’occuper la bande frontalière de villages druzes s’étendant jusqu’au rif de Damas, sous prétexte de les défendre contre les massacres perpétrés par les groupes terroristes syriens… En même temps, Israël ne ménage pas sa peine pour fournir aux terroristes de « Jabhat al-Nosra » armes, soins médico-chirurgicaux et soutien logistique dans le but d’imposer sa domination sur les positions de l’Armée nationale syrienne dans le secteur central de Quneitra. En somme, l’Axe de la Résistance se prépare à faire face à une situation déjà vécue avec l’« armée de LAHD » au Sud Liban ».

[Antoine Lahd est un ancien général de l’armée libanaise. Il a été entre 1984 et 2000 le commandant de l’ASL, milice libanaise alliée à l’armée israélienne au Sud du Liban :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Lahd].

[4] Les dessous du tir des deux missiles en Méditerranée

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=130437&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

[5] Coalition contre EI : les pays du Golfe réunis à Djeddah

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20140911-arabie-saoudite-djeddah-ei-kerry-coalition-pays-golfe-/

[6] L’OTAN n’est plus la principale alliance militaire de la planète – les premiers résultats du sommet de l’OCS à Douchanbé

http://histoireetsociete.wordpress.com/2014/09/13/lotan-nest-plus-la-principale-alliance-militaire-de-la-planete-les-premiers-resultats-du-sommet-de-locs-a-douchanbe/

[7] Guerre contre l’EI : Washington veut « violer la souveraineté des Etats », selon Téhéranhttp://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/0203773193912-guerre-contre-lei-washington-veut-violer-la-souverainete-des-etats-selon-teheran-1042120.php

[8] Mouallem : La Syrie est disposée à collaborer aux deux niveaux, régional et international, dans la lutte anti-terroriste

http://www.sana.sy/fr/?p=9435

[9] La Turquie ne participerait pas aux opérations contre les jihadistes de l’EI

http://www.opex360.com/2014/09/11/la-turquie-ne-participerait-aux-operations-les-jihadistes-de-lei/

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Ukr : 100 jours de guerre & crimes

Ukr : 100 jours de guerre & crimes | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Ukraine/Donbass : cent jours de guerre et de crimes pour Porochenko

 

Porochenko fête ses « cent jours », avant de célébrer son Waterloo ? Napoléon attendait Grouchi, il a eu Bülow ; Porochenko attend Flanby, il aura Bezler qui vient justement d’être élevé au rang de général de brigade. Les récentes et très opportunistes propositions du maître de Kiev en vue de créer un « statut d’autogestion spécial » dans les régions de Donetsk et de Lugansk n’occulteront pas sa politique revancharde, belliciste et même criminelle contre ses concitoyens du Donbass, au moment où l’OTAN commence ses manœuvres dans l’Ouest du pays. Ses revirements politiciens plombent encore un peu plus son peu de crédit auprès d’une population qui, tôt ou tard, finira par se retourner contre lui. Reste à savoir dans combien de temps.


Le potentat kiévien souffle le chaud et le froid : alors que ses forces ont lancé depuis avant-hier une offensive limitée sur Donetsk, accompagnée de tirs d’artillerie meurtriers contre la population,


Petro Porochenko a soumis à la Rada un projet de loi prévoyant d’appliquer pendant trois ans un « statut d’autogestion spécial » à certains districts de la région de Donetsk et de celle de Lugansk, quitte à se mettre à dos ses alliés d’extrême droite. En outre, le droit d’employer le russe ou toute autre langue « dans la vie publique et privée, d’étudier le russe ou n’importe quelle autre langue, ainsi que développer et d’assurer l’égalité de ces langues » est garanti par ce texte de loi. Et aucune poursuite pénale, aucune responsabilité administrative ou pénale ni châtiment ne sera appliqué « aux participants aux évènements dans les régions de Donetsk et de Lugansk. »


Mais, alors, pourquoi avoir poursuivi l’opération de répression après son élection en juin dernier ? Pourquoi toutes ces destructions, tous ces tués et ces blessés, tous ces déplacés, tout ce traumatisme au sein de l’ensemble de la population ukrainienne ? Les élections législatives approchent, le dictateur en chocolat se veut rassembleur, après avoir été un diviseur, un destructeur et même un tueur implacable. Tout ceci n’est que pure manœuvre, mensonge, tricherie et autre forfaiture.



Des armes occidentales pour Kiev


L’expansion de l’OTAN aux frontières de la Fédération de Russie se poursuit. Alors que des manœuvres d’intimidation des troupes de l’Alliance atlantique se déroulent près de Lviv en Galicie ukrainisée, fief des extrémistes bandéristes et des néonazis, le gouvernement de Kiev vient de confirmer la fourniture d’armements aux forces répressives de la part de pays membres de l’OTAN. Ces derniers ont commencé à livrer des armes à l’Ukraine pour combattre l’opposition dans les régions de l’Est et du Sud-Est, a annoncé le ministre de la Défense de Kiev.


Valery Geletey n’a pas donné de détails sur ces armes en cours de livraison. Mais, déjà sur place, on note l’arrivée de camions italiens IVECO dans les rangs de la garde nationale, en plus des équipements militaires occidentaux individuels (polonais, américains…), de missiles antichars US Javelin, de radars de surveillance terrestre, de systèmes numériques de commandement d’artillerie tactique, d’appareils de vision nocturne, on évoque aussi des systèmes de lance-roquettes multiples roumains et espagnols, on sait que les États-Unis ont fourni des Hummers à certaines brigades aéromobiles (la 95e notamment).


Et, cerise sur le gâteau, Air & Cosmos évoquait il y a 15 jours la livraison de systèmes sol-air américains Patriot à Kiev.


L’annonce d’un contrat publié par le département de la Défense américain (DoD) laisse penser que des systèmes de défense aérienne Patriot ont été livrés aux forces armées ukrainiennes. Dans une annonce publiée le 15 août 2014 sur le site officiel du DoD, le Pentagone révèle en effet avoir attribué à Raytheon un contrat d’une valeur de 109 millions de dollars pour la fourniture de travaux « d’ingénierie et de services » sur le système de poursuite du système Patriot.


Au Sud, les positions des Forces armées de Nouvelle Russie ont été réorganisées, plus en retrait à l’Est de Mariupol de manière à rendre le front plus cohérent, plus résistant à toute éventuelle contre-attaque. Par manque de moyens, les FAN ont préféré laisser du terrain que de risquer de se faire contourner par le flanc Nord, ce qui pouvait avoir de fâcheuses conséquences. Au Nord du front du Donbass, en revanche, le secteur de Debaltseve ressemble de plus en plus à un chaudron au détriment des forces ukrainiennes qui s’y sont retranchées. Mais l’essentiel des opérations se situe depuis 48 heures sur Donetsk et Gorlivka.



Donetsk sous l’assaut


Ce matin, un convoi d’observateurs de l’OSCE a tenté de se rendre sur un marché local pour enquêter sur les tirs d’artillerie survenus hier sur cette zone, au centre de Donetsk. Des tirs qui ont fait au moins 6 morts parmi la population.

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Immédiatement dès l’arrivée des véhicules de l’OSCE, des tirs de mortiers en provenance de positions ukrainiennes ont empêché les observateurs internationaux de rester sur place pour leurs investigations. Selon le Premier ministre de la République populaire de Donetsk, la batterie de mortiers de 120 qui se situait vers Avdiivka au Nord de Donetsk, aurait été détruite par les FAN dans la foulée.


Les combats se poursuivent sur les secteurs de l’aéroport encore aux mains des troupes de Kiev : un groupe de combat complet de la 93e brigade mécanisée y est retranché, avec des éléments des forces spéciales et des « contractors » occidentaux. Fin août, début septembre, les Ukrainiens y ont amené une compagnie mécanisée renforcée dans les bâtiments encore tenus par eux, comme ces images le démontrent.

 

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Plus au Nord, Igor Bezler, qui vient d’être élevé au grade de général de brigade, a reçu des renforts pour la défense du secteur de Gorlivka. Et encore plus au Nord-Est, au-delà de Permovaisk, un détachement des forces de Mozgovoi a tenté une reconnaissance offensive hier, sans succès, vers Stakhanov. Dans le même secteur, à environ 15 km au Sud-Est de Lysychansk, vers Novotoshkivske, une colonne de ravitaillement kiévienne a quand même pu être détruite aujourd’hui.



Les Ukrainiens manquent de ressources


Les forces ukrainiennes, même si elles ont reçu quantité de renforts tant en hommes qu’en matériels divers et en armements ces derniers jours, ne semblent plus aptes à mener une offensive aussi importante que celles tentées sans succès depuis le mois de mai contre la poche du Donbass. Et cela en raison des pertes accumulées depuis 4 mois et surtout celles résultant de la contre-offensive des FAN fin août. À ce sujet, il nous semble opportun de tenter un bref inventaire des unités qui ont le plus souffert, essentiellement celles sur le secteur Sud de Donetsk.


Avant la contre-offensive de la fin août des forces indépendantistes, les troupes ukrainiennes disposées au Sud de Donetsk s’arcboutaient autour de deux groupes tactiques formés des éléments de la 28e brigade mécanisée de la garde et de la 51e brigade mécanisée (avec son 3e bataillon retranché à Elenovka), appuyés par des bataillons des 27e et 55e brigades d’artillerie.


À cela s’ajoutaient des compagnies renforcées de la 93e brigade mécanisée de la garde et de la 17e brigade de chars et pas moins de 7 « bataillons spéciaux » de la garde nationale : « Ivano-Frankivsk », « Azov », « Dnepr-1 » [1], « Shakhtarsk » (commandant de la 1re compagnie, Anatoly Kurochka, tué le 19 août), « Kherson » (commandant : Ruslan Storchius, tué le 28 août), « Svityaz » et « Myrotvorets », auxquels se sont ajoutés le 3e « bataillon Donbass » (tous les chefs des cinq compagnies ont été tués !), puis plus à l’Est vers Amvrosiivka, le « bataillon » de défense territoriale « Saint-Nicolas » et le 40e « bataillon Krivbass », en plus d’une compagnie de gardes-frontières.



Désormais, toutes ces unités citées sont soit très réduites en effectifs et en moyens, soit totalement anéanties.
 Et la plus belle prise des forces indépendantistes a été la capture de l’officier chargé du renseignement au sein du 8e corps de l’armée ukrainienne.
 En plus des erreurs continuelles de commandement opérationnel, l’état-major de Kiev, encadré par des « conseillers » américains et de l’OTAN, a totalement sous-estimé la capacité de combat, de mobilité et de résistance des unités de la milice du Donbass.


Aussi, pour tenter de camoufler ces carences, Kiev fait accroire que ce désastre militaire serait dû à des « troupes russes » (sans préciser lesquelles) qui seraient intervenues miraculeusement dans ce secteur…

Kiev réduit son front


Aussi, d’aucuns s’interrogent en ce moment quant aux multiples destructions de ponts observées ces dernières 24 heures aux abords Ouest du front du Donbass (10 ponts détruits aujourd’hui).


Normalement, détruire des ouvrages d’art franchissant des coupures humides est un acte défensif ou s’intégrant dans une manœuvre de freinage. Or, ici, aucune offensive majeure des troupes indépendantistes n’est en cours. Le commandement opérationnel à Kiev manque cruellement d’effectifs de première ligne pour mener à bien les opérations à venir et maintenir une première ligne cohérente et continue. Il lui fallait donc réduire la ligne de front à occuper, sans laisser de terrain à l’adversaire.



Kiev cherche donc à réduire de manière artificielle les zones de front à occuper afin de pouvoir concentrer un maximum de troupes sur des secteurs précis et laisser d’autres secteurs dépourvus de forces conséquentes, mais néanmoins sécurisés par l’impossibilité qu’aurait l’adversaire à franchir rapidement ces coupures humides.


En cas de contre-attaque des FAN sur ces « trous » dans le dispositif ukrainien, les forces mécanisées indépendantistes, qui ne disposent pas de génie militaire suffisamment développé (ponts mobiles, etc.), se retrouveraient stoppées naturellement pendant des heures, voire des jours entiers, ce qui aurait pour avantage du côté ukrainien d’avoir le temps d’organiser une contre-attaque.
 Aussi, il n’est pas étonnant que, du côté des forces indépendantistes, on a observé durant toute la journée divers regroupements de matériels du génie mécanisé et motorisé au Nord et au Sud-Ouest de Donetsk.



Kiev veut tuer les mineurs du Donbass


Le gouvernement « proeuropéen » de Kiev n’a pas l’intention de reprendre le Donbass aux indépendantistes pour sauver l’industrie ou les mines, bien au contraire. Des contrats juteux avec des firmes américaines sont déjà signés pour l’exploitation du gaz de schiste qui ne rapportera rien au peuple ukrainien. C’est pour cela que Kiev vient d’adresser une menace en bonne et due forme aux mineurs du Donbass : sept ans de réclusion criminelle leur sont promis s’ils vont travailler dans les mines sous le contrôle de la Nouvelle Russie, a annoncé ministère de l’Énergie et des Mines de l’Ukraine.


L’Association minière du Donbass a reçu une lettre le 12 septembre, interdisant aux mineurs d’aller gagner leur pain. La plupart des mines sont inondées, d’autres sont arrêtées en raison des pilonnages de l’artillerie ukrainienne. Les mineurs n’ont pas été payés depuis plus d’un mois, Kiev a bloqué tous les salaires. Rien de tel pour pousser ces travailleurs à rejoindre les FAN et combattre le régime les armes à la main.


Plus de gaz, plus de charbon et bientôt plus d’électricité. Dans les grandes villes, l’eau froide ne peut être pompée en hiver, car les canalisations gèleraient ; et l’eau chaude est déjà manquante depuis plusieurs semaines à Kiev.


Il est beau le paradis « proeuropéen » de Porochenko et Yatsenyuk. Gloire à l’Ukraine !

 


Par Jacques Frère – NationsPresse.info – le 15 septembre 2014

 

 

 

Note :

[1] Détail édifiant concernant le « bataillon Dnepr-1 » financé par Ihor Kolomoisky et dont Dmytro Yarosh commandait une compagnie : en juin, quand cette unité est arrivée sur zone, elle comptait environ 320 combattants (sur un effectif théorique de 430 soldats, dont 32 officiers et sous-officiers). Après les combats d’Ilovaisk, fin août, il n’y en a plus que 60, et une centaine de disparus.

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LLN - Chambres à louer

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Koter Info's curator insight, September 15, 11:07 PM

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Les racistes israéliens ...


Tiens, tiens !


J'ai pourtant l'habitude (très ennuyeuse) d'entendre les diverses ligues de défense sioniste vouloir luter contre le racisme dans le Monde entier, mais excepté en Israël bien entendu !


Osez critiquer la politique de l'Etat d’Israël et vous serez d'office taxé d'antisémite, non pas d'antisioniste, mais bien de raciste. Alors que c'est totalement différent puisqu'il s'agit d'une simple opinion politique et nullement de racisme antisémite.


Regardez cette vidéo surprenante et vous serez étonné de constater qu'une masse d'Israéliens se comporte comme de purs racistes nazis envers les gens de couleur noire.


Constatez effectivement que ceux-là même qui n'arrêtent pas de brandir la Shoah pour justifier leurs pseudo droits extrémistes pratiquent les mêmes horreurs que celles des nazis à l'époque dont ils font si / trop facilement référence.


Et c'est chez nous que nous sommes soi-disant racistes envers eux, mais qui et où ?


Antisionistes oui, racistes non !


Duc

Koter Info's insight:


Encore une info boudée par nos médias !


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L’Ukraine : le Waterloo US ?

L’Ukraine : le Waterloo US ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


L’Ukraine sera-t-elle le Waterloo des États-Unis ?

Par Mario PELLETIER (Québec) 



La guerre civile — en grande partie occultée — qui a cours en Ukraine depuis le printemps dernier est devenue le conflit le plus lourd de conséquences pour l’Europe, voire le plus inquiétant pour toute la planète.


Préparée et attisée par les États-Unis et l’OTAN, cette guerre hypocrite (qu’on ne veut pas nommer) révèle, plus que toute autre, la folie hégémonique de Washington, l’assujettissement de l’Europe et le totalitarisme idéologique des grands médias alignés sans réserve sur la propagande US.


Mais, en fin de compte, on peut se demander si ce champ de bataille, à la fois militaire et idéologique, ne sera pas le Waterloo de l’empire américain.


Cet été, en suivant avec effarement les développements de la crise en Ukraine et l’escalade des sanctions et menaces contre la Russie, je me suis dit que les dieux étaient tombés sur la tête. Les médias étaient remplis d’appels à la guerre sans retenues, comme un écho fantôme démentiel du déclenchement de la Première Guerre mondiale, il y a cent ans. Une poussée de fièvre belliqueuse sans précédent, à Washington, à Bruxelles et dans les capitales européennes. Les pires invectives et de graves accusations (sans fondements) lancées contre la Russie, au risque de déclencher un conflit nucléaire apocalyptique.


On a cru un moment que le cessez-le-feu intervenu au moment du sommet de l’OTAN au pays de Galles, le 5 septembre, allait contribuer à la détente. Il n’en est rien. En réalité l’axe Washington-Bruxelles tient mordicus à en découdre avec Moscou. L’OTAN a décidé d’installer des bases militaires aux frontières de la Russie. De nouvelles sanctions sont décrétées. Des manœuvres conjointes des Occidentaux et de l’Ukraine auront lieu, la semaine prochaine, en mer Noire, au large de la Crimée. Et, aux dernières nouvelles, les Américains trameraient une « révolution orange » en Russie même. Bref, l’escalade se poursuit.



Une sorte d’ebola de l’esprit


Le conflit en Ukraine est donc devenu le catalyseur d’une folie hégémonique, une sorte d’ebola de l’esprit, qui a contaminé l’opinion publique en Occident. Par le vecteur des grands médias, troupes de choc alignées sur le front des communications contre la Russie.


Cette guerre occultée, mais néanmoins féroce, qui aurait fait jusqu’ici 30 000 victimes (évaluation récente, trop peu connue) — dont bien des civils, femmes et enfants —, est la poursuite d’une stratégie agressive des USA et de l’OTAN, une politique extrémiste qui aura détruit, en quelques années, au moins quatre pays — la Libye, la Syrie, l’Irak, l’Ukraine — et déstabilisé bien d’autres, tout en mettant l’Europe à genoux, économiquement et politiquement. On se demande où s’arrêtera la casse.


Au milieu de l’hystérie guerrière, le seul dirigeant impliqué qui a gardé la tête froide jusqu’ici s’appelle Vladimir Poutine. Et c’est lui justement qui a été la cible des pires attaques. C’est sur lui que s’est abattue une tornade de haine et de russophobie sans précédent, une véritable hystérie.



La vraie nature de la presse


Et c’est là que la crise ukrainienne a été particulièrement révélatrice. Plus que tout autre conflit — en Irak, à Gaza ou ailleurs — elle a mis à nu la vraie nature d’une presse dévouée aux intérêts d’un système politico-financier dont la tête se trouve à Washington et à Wall Street.


Comment peut-on, désormais, faire confiance aux agences de presse et aux grands médias qui ont propagé mensonge sur mensonge depuis les violentes manifestations de la place Maidan à Kiev, l’hiver dernier, et le renversement d’un gouvernement qui a eu le tort de tourner le dos à l’Europe pour conclure une entente commerciale avec Moscou ?


Il ne fait pas de doute — c’est documenté depuis longtemps (sauf dans les médias mainstream) — que le coup d’État à Kiev, le 22 février, a été fomenté par Washington. Les ONG américaines, les agents de la CIA, les conseillers militaires de l’OTAN y ont travaillé sans relâche, en se servant de néonazis armés pour faire le sale boulot d’une prétendue « révolution » populaire.


Les propos de la sous-secrétaire d’État Victoria Nuland sont éclairants à cet égard. La veille du putsch, au cours d’une conversation téléphonique (interceptée) avec l’ambassadeur US en Ukraine, Mme Nuland, qui dirigeait les opérations de déstabilisation à Kiev, désignait d’avance — avant la destitution du président Ianoukovitch — celui qui serait le prochain dirigeant de l’Ukraine. C’est lors de cet entretien qu’elle avait lâché le fameux « fuck Europe »... dont elle dût s’excuser par la suite. On se croirait dans un épisode de la série House of cards.



La filière du gaz


Plusieurs observateurs bien informés, comme le journaliste d’enquête Robert Parry, se sont demandé ce qui pouvait justifier le coup d’État en Ukraine.


Quel enjeu pouvait valoir le risque d’un affrontement militaire avec la Russie. Le gaz saute aux yeux. La Russie en est le plus grand fournisseur à l’Europe, par des conduits qui traversent notamment l’Ukraine. Il est manifeste que Washington joue son va-tout pour couper ce lien économique. Et pour prendre la place. D’ailleurs, sautant sur l’occasion, le Premier ministre du Canada s’est empressé, le printemps dernier, de proposer son sale pétrole bitumineux à l’Europe.


Ce qui renforce l’hypothèse du gaz, c’est le rôle joué par le vice-président US Joe Biden lors du putsch de Kiev et l’entrée de son fils, Hunter Biden, au conseil d’administration de la plus grande entreprise de gaz d’Ukraine, quelques mois plus tard. C’est Joe Biden, en effet, qui a pressé le président Ianoukovitch de retirer les forces de police de la place Maidan, le 21 février. Ce qui a permis aux milices néonazies d’envahir le palais présidentiel, le lendemain.


On sait que, pour leurs « bons services », les extrémistes de droite ont obtenu plusieurs ministères au gouvernement. Un fait que la presse occidentale a toujours minimisé, sinon ignoré sciemment.


Mais, entre nazis et gaz, il y a toujours de fortes associations. Comme l’a rapporté Robert Parry, Burisma Holding — la grande gazière ukrainienne dont le fils Biden est devenu administrateur — appartient à la Privat Bank. Or, cette banque est contrôlée par l’oligarque ukrainien Kolomosky, lequel finance les forces paramilitaires néonazies qui tuent férocement des russophones dans l’est du pays.


Le sous-sol de l’Ukraine est réputé comme l’un des plus riches d’Europe en gaz de schiste. Les forages ont donc commencé, dès le moins de juin, dans l’Est de l’Ukraine, près de villes qui subissaient des bombardements intensifs de l’armée ukrainienne, chargée de réprimer les insurgés russophones.


Notamment la ville de Nikolaïevka, qui a été rasée, et Slavianks, détruite en grande partie. La guerre permet de passer outre aux objections de la population, et la nouvelle oligarchie installée à Kiev est tout ce qu’il faut pour donner libre cours à une exploitation bloquée ailleurs en Europe pour des raisons écologiques.



Le nouvel Hitler


S’il a été applaudi en Occident, le renversement du gouvernement légitime à Kiev — par des troupes de choc néonazies, répétons-le — n’a pas eu l’air de plaire à tout le monde en Ukraine. Et d’autant moins que le nouveau régime a décrété, dès le départ, que le russe ne serait plus langue officielle en Ukraine. Une large proportion d’Ukrainiens est russophone, surtout dans le sud-est : les provinces du Donbass et la Crimée.


Révoltées, ces régions ont organisé des référendums d’autodétermination : un droit reconnu dans toutes les démocraties, mais que le régime de Kiev et ses souteneurs en Occident ont décrié.


La population de Crimée a opté, à une majorité écrasante, pour le rattachement à la Fédération de Russie. Ce que Moscou a accepté. Les cris d’indignation ont fusé à Washington et dans toutes les capitales affiliées. On s’est mis à décrier les ambitions annexionnistes de Poutine, ses visées expansionnistes, sa prétendue volonté de récréer l’Union soviétique, etc. C’était devenu le nouvel Hitler, qu’il fallait arrêter coûte que coûte.


Pour apaiser les esprits et montrer sa bonne volonté à un Occident qui, de toute façon, ne voulait rien entendre — hégémonie et gaz obligent —, Poutine a refusé de reconnaître les résultats des référendums au Donbass, dans les oblasts de Donetsk et de Lougansk.


Pour le plus grand malheur des populations russes de ces provinces, car elles ont subi une attaque militaire d’envergure — appelée à la manière washingtonienne « opération antiterroriste » — qui a entraîné la mort de plusieurs milliers de civils et l’exode de plus d’un million de personnes.


Une catastrophe humaine, encore pire qu’à Gaza. Mais, étrangement, à la différence de Gaza, les médias occidentaux sont restés muets sur cette tragédie. En particulier, sur le massacre d’Odessa, le 2 mai : 38 personnes brûlées vives dans la Maison des syndicats par des bandes d’écorcheurs néonazis.


Et quand Poutine, par souci humanitaire, a envoyé, le mois dernier, 300 camions chargés de vivres aux sinistrés de Donetsk et de Louganks — qui manquaient d’eau, d’électricité, de médicaments et d’articles de première nécessité depuis des semaines — on l’a accusé d’invasion !



Jusqu’où la mauvaise foi ne va-t-elle pas !


À cet égard, le conflit en Ukraine a été un grand révélateur. Jamais on n’avait vu autant de recours systématiques aux mensonges, aux photos satellites falsifiées et aux opérations sous fausse bannière pour faire avancer une cause aussi éhontée et aussi néfaste pour l’Europe.


Depuis le début de la crise, les bobards se sont succédé et amplifiés. Une série d’accusations qui n’ont jamais été prouvées. La plus grosse, la plus grave, étant la destruction en plein vol d’un avion de la Malaysia Airlines, le 17 juillet. D’ailleurs, le Boeing avec ses malheureux passagers était à peine désintégré que Kiev accusait dare-dare Poutine. Avant même que l’avion ne s’écrase, semble-t-il. Quelques minutes avant, selon un contrôleur aérien de l’aéroport de Kiev, qui a tweeté ce jour-là : « À peine le B777 de la Malaysia Airlines avait-il disparu, que les autorités militaires de Kiev nous avertissaient de sa destruction. Comment le savaient-ils ? »


Mais on l’a vite fait disparaître, le contrôleur, ainsi que les boîtes noires et tout ce qui pourrait montrer que le Boeing malaisien a été descendu, en réalité, par un avion de chasse de l’armée ukrainienne.


C’est ce qu’indiquent clairement les trous de balles sur le cockpit de l’appareil. Si les boîtes noires (expédiées à Londres) révélaient autre chose, ne croyez-vous pas que les dieux qui règnent à Washington nous l’auraient fait savoir depuis longtemps ?



À qui profite le crime ?


De fait, un rapport vient d’été publié par les « experts néerlandais » commis à l’élucidation du mystère. Il confirme que le Boeing de la Malaysia Airlines a bien été mitraillé en plein air : ce qui exclut la thèse du missile, mais le rapport ne le dit pas. Sans doute sur ordre, pour ne pas incriminer Kiev et faire s’écrouler tout le château de cartes des fabulations occidentales.


Alors, les médias peuvent persister dans leur version du missile lancé par les résistants du Donbass. Sans jamais se poser la question élémentaire : à qui profite le crime. Il faut avoir les yeux — et l’entendement — bien bouchés pour ne pas constater, jour après jour, à qui il a profité et continue de profiter !


Les médias alignés sur l’axe Kiev-Washington-Bruxelles se fichent bien des preuves et de la vérité des faits. Comme à l’époque des prétendues « armes de destruction massive » de Saddam Hussein. Ils orientent l’opinion vers la guerre.


Quand on voit des titres à la une des grands médias présentant Poutine comme le diable en personne, « l’ennemi numéro un » de l’Occident — comme le proclamait Newsweek, cet été, en affichant une photo du président russe affublé de lunettes noires reflétant des explosions nucléaires — ou Poutine coiffé du titre « A Web of lies » (un tissu de mensonges — de qui, au fait ?) sur la page couverture du magazine The Economist, on constate toute la force de la propagande.


Et cette leçon bien apprise du propagandiste nazi Goebbels : à force d’être répété, un mensonge devient vérité. Ou encore, par la même alchimie diabolique, le mal peut finir par apparaître comme le bien.



Une opinion publique intoxiquée


Une telle intoxication de l’opinion publique est dénoncée sur le Web par plusieurs observateurs lucides et informés ; et notamment aux États-Unis par Robert Parry, Paul Craig Roberts et Tyler Durden (site Zero Hedge).


Voilà, sans nul doute, le fruit pourri de la grande concentration des médias réalisés dans les principaux pays de l’Occident dans les dernières décennies.


En 1983, aux États-Unis, 90 % des médias appartenaient à 50 entreprises. Aujourd’hui, six entreprises seulement contrôlent plus de 90 % des médias.


En France, cinq empires financiers détiennent la plus grande partie des médias. La concentration est du même ordre en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Italie, sans parler du Canada et du Québec, où la situation est pire encore.


Et ces entreprises qui contrôlent la presse font partie, la plupart du temps, de conglomérats industriels et financiers... intéressés au premier chef au maintien d’un système qui asservit les États et les peuples au pouvoir démesuré des banques.


L’uniformisation de la communication sert, en effet, un système qui cautionne la fraude fiscale et le blanchiment à grande échelle par le biais d’une chaîne bien établie de paradis fiscaux et de chambres de compensation — comme Clearstream, au Luxembourg — qui blanchissent jour et nuit l’argent du crime et les pillages de guerre aux quatre coins du monde ; y compris, fort probablement, les millions engrangés chaque jour par le calife autoproclamé de l’EI, qui vend au rabais le pétrole pillé en Irak et en Syrie par ses corsaires islamiques sous drapeau noir. Le marché noir de l’or noir, blanchi dans les « boîtes noires » de la mondialisation financière, comme on a appelé les chambres de compensation.



Une grossière manipulation


Washington étant la tête de ce système — cette grande pieuvre impérialiste qui étend ses tentacules sur toute la planète —, il n’est pas étonnant que tous les médias de masse — presse, télévision, radio — soient alignés dévotement sur ce qui sort de la bouche du président américain et de ses acolytes.


Ils attendent tous le « la » donné par la Maison blanche pour chanter en chœur et répandre sur la planète ce qu’il faut croire et ce qu’il faut penser.



Ils sont devenus, en réalité, les agents de communication du State Department. La crise ukrainienne l’a montré on ne peut plus. Le « quatrième pouvoir » est nu... et de plus en plus indécent. Désormais, dans les agences de presse du Système et dans la plupart des salles de rédaction, les journalistes pourraient être remplacés par des robots sans qu’on voit la différence. Ne sont-ils pas déjà, en esprit et en pensée, robotisés ?


Mais pourquoi n’y a-t-il pas plus de voix qui s’élèvent — au sein des masses, dans les intelligentsias, parmi les élites pensantes — pour contrer cette grossière manipulation ? On peut présumer que les populations désinformées et manipulées — y compris les élites liées au système — ne pensent guère au-delà de ce que leur dictent les médias.


Et ceux qui pensent autrement se taisent. De peur d’être vilipendés, excommuniés, ostracisés. C’est ce que la sociologue allemande Elisabeth Noelle-Neumann a appelé la « spirale du silence », en montrant, dès 1974, que les médias ne font pas qu’orienter l’opinion publique, ils la créent.



La paix c’est la guerre ?


En tout cas, c’est la preuve qu’un système est devenu totalitaire quand il intimide à ce point la dissidence.


Comme le dit Philippe Grasset (deDefensa.org), ce système est totalitaire parce qu’il « écarte systématiquement et excommunie toute autre façon de voir le monde ». Et il pervertit le langage au point où les mots « démocratie » et « liberté », par exemple, sont appliqués maintenant à des réalités contraires à leur définition.


Le travail c’est la liberté, comme les nazis le placardaient à l’entrée des camps de concentration. Aujourd’hui, Washington nous dit que la paix c’est la guerre. Et, en avant, les drones et les mercenaires ! L’ennemi est en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie, en Ukraine... et, de nouveau, en Syrie. Une chose dont on peut être sûr, il ne sera jamais en Israël !



Des voix s’élèvent


Heureusement, pour nous tous, qu’au-dessus de la « masse-média » des voix s’élèvent, aux États-Unis mêmes, pour ramener à la raison. À la veille du sommet de l’OTAN au pays de Galles, un groupe bien informé d’anciens officiers du renseignement américain — justement appelé Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS) — a adressé une lettre à la chancelière allemande Angela Merkel pour lui dire de rentrer la hache de guerre parce qu’il n’y a pas la moindre preuve d’invasion de l’Ukraine par la Russie et qu’on n’assiste plutôt à la reprise du vieux scénario monté par Bush pour l’invasion de l’Irak en 2003.


Pour peu qu’on jette un regard en arrière sur les dernières décennies, on comprend vite que la crise ukrainienne n’est que le dernier avatar d’une série de manœuvres et de renversements de gouvernement amorcés dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale.


Les innombrables complots de la CIA, les opérations Gladio en Europe, l’expansion de l’OTAN. Une stratégie anticommuniste, devenue antiterroriste depuis le 11 septembre 2001 et qui a pris un tour de plus en plus vicieux et agressif, sous la présidence d’Obama.


On se souvient que c’est Poutine, l’an dernier, qui a stoppé net les préparatifs de Washington et de Paris pour bombarder Damas. Maintenant que les faucons américains pensent avoir mis le président russe hors-jeu avec l’Ukraine, ils reviennent — par la bande (d’un califat fantoche) — à leur projet initial de renverser Assad en Syrie. Et, après, ils pourront s’attaquer à l’Iran, à la Russie et à la Chine, pourquoi pas ?



Une sinistre roulette russe


On sent là, de plus en plus, la fixation, la crispation d’une oligarchie bancaire, financière et militaire qui veut garder à tout prix son emprise... et l’agrandir encore, quitte à risquer l’extinction de l’humanité. Une sinistre roulette russe. C’est le cas de le dire.


Dans le non-dit du pouvoir étatsunien, il y a cette conviction profonde : nous sommes le plus grand empire de l’histoire du monde, et nous allons le rester. Parce que nous sommes une nation « exceptionnelle », comme l’a dit Obama cette année. Bref, un empire de droit divin.


Seul cet empire, bien consolidé sur toute la planète, peut guider le monde vers la démocratie du dollar et la liberté des plus riches. Et la « nation exceptionnelle » est liée, de façon inconditionnelle, sinon fusionnelle, avec le « peuple élu » d’Israël. C’est simple et cela explique tout.


La Sainte-Alliance de David et de Goliath. On l’a vue constamment, depuis des décennies. On l’a observée avec colère encore cet été avec les bombardements de Gaza qui poursuivent inexorablement la politique d’épuration ethnique du gouvernement hébreu — cet État pourtant fondé par et pour les rescapés des fours à gaz nazis. Le racisme appelle le racisme, comme la violence appelle la violence. Un juif autrefois a dit cela. Un non-conformiste, un dissident, qu’on s’est empressé de crucifier à Jérusalem.



La loi de l’Histoire


Quoi qu’il fasse, l’empire US finira par s’écrouler. Tôt ou tard. C’est la loi d’airain de l’Histoire. Pour un observateur profond de la crise comme Philippe Grasset, les manœuvres américaines en Ukraine et la campagne russophobe à l’encontre de Poutine traduisent, au fond, la panique d’un système au bord de l’effondrement.


L’Ukraine, en effet, apparaît comme la réaction frénétique d’un empire, qui se débat à mort pour retarder sa chute inévitable. La démesure atteint son point limite. Comme dans les tragédies grecques, l’hybris connaîtra bientôt sa némésis. Les signes sont écrits sur le mur à Wall Street.


Le dollar gonflé à l’hélium de la Fed depuis des années menace de se dégonfler comme une baudruche, et les bulles des actions et des obligations de crever en même temps. Et, comme par hasard, deux fléaux endémiques sont apparus dans l’air vicié de ce temps : les corsaires islamiques de l’EI et l’Ebola, et les deux se propagent comme la peste.


Et puis, il y a l’Écosse... L’indépendance de l’Écosse, qui pourrait créer, dès la semaine prochaine, une première fissure à l’intérieur du système. Et en entraîner d’autres en Catalogne, en pays flamand et.... au Québec, où la question de l’autodétermination — jamais réglée, quoi qu’on en pense — pourrait rebondir plus fort que jamais, au cœur même de l’Empire.


Les temps sont mûrs. La semaine à venir promet d’être mouvementée. Et que dire de l’automne ?



Par Mario PELLETIER (journaliste) - vigile.net (*) - le 13 septembre 2014

(*) Vigile.net, ou Vigile, est un site web politique du Québec.

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LLN - « Un toit pour elles »

LLN - « Un toit pour elles » | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


L’un des projets du Collectif des Femmes de Louvain-la-Neuve ASBL est l’accompagnement des femmes séropositives.


Lancé en mars 2004, ce projet appelé Nyampinga (ce qui signifie générosité en langue rwandaise) est dirigé par Theresie Bizimungu et ne disposait jusqu’ici d’aucun toit. «Nous étions sans domicile fixe. Nous prenions nos affaires pour nous rendre dans un lieu puis dans un autre, pour développer nos activités», explique Theresie Bizimungu.


Mais voici peu, un habitant de la rue de la Citronnelle, dont l’épouse est décédée l’an dernier, a accepté de mettre son habitation à la disposition de l’association moyennant un loyer modéré: «Le Collectif des Femmes loue la maison, que nous avons appelée “Un toit pour elles”. C’est un lieu où les gens peuvent venir se poser, se reposer, souffler. Nous offrons un accueil de jour», poursuit Theresie Bizimungu.


Le projet Nyampinga est «un réseau de solidarité entre pairs. Nous offrons un cadre de convivialité et d’accompagnement où les femmes vulnérables se retrouvent pour rompre l’isolement, échanger, s’entraider, se soutenir mutuellement à travers l’entretien individuel. Nous les accompagnons à l’hôpital, à domicile, nous effectuons des accompagnements sociaux, des groupes de paroles, des ateliers au service de la santé et de l’estime de soi. Nous tentons de les rendre autonomes, explique Theresie Bizimungu.


Pour diversifier nos activités, nous devrions pouvoir engager du personnel. Nous avons de temps en temps des Articles 60 venant du CPAS pour une durée limitée. Le durcissement des conditions d’octroi du permis de séjour oblige de plus en plus de personnes malades, logées dans les abris de nuit, à errer dans la rue, à lutter pour la survie. La santé passe au second plan.


En Afrique, les traitements contre le virus du sida sont souvent interrompus, faute de stocks suffisants de médicaments. Or, le traitement ne peut pas être arrêté. Nous sommes présentes pour accompagner ces femmes fragilisées. Elles veulent travailler, produire des choses pour les vendre. C’est pour cela que nous nous battons.


La maison de la rue de la Citronnelle sera donc un espace de ressourcement.«Nous effectuons un travail d’éducation thérapeutique des femmes séropositives et nous accompagnons aussi les femmes victimes de violences», explique Christiane De Wan, directrice du Collectif des Femmes de Louvain-la-Neuve.


L’inauguration de la maison «Un toit pour elles» fut aussi l’occasion de fêter les dix ans du projet Nyampinga.


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