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FEF - Cédric Gervy - 17/11/12

 

Cédric Gervy nous fait une petite présentation bilingue pour le concert qui aura lieu dans le cadre de la Journée des Etudiants organisée par la FEF et la VVS le 17 novembre 2012. - Duc

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La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).  -  Duc
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En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

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Le Site "Koter Info" UCL


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Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

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Duc

  

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"La Gazette" de LLN-WSL-UCL


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Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

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Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


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Site web et Gazette, les différentes publications de Koter Info sont suivies par plus de


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Koter Info's curator insight, January 14, 2014 6:51 PM

 

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Cyprien - Le technophobe

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Cyprien nous revient avec une petite comédie qui étonne de plus en plus lorsque qu'on s'approche de la fin.


Regardez cette vidéo et vous découvrirez, qu'au deuxième degré, elle contient un message profond sous un couvert humoristique.


Certaines personnes se souviendront d'un passé qui n'est pas si lointain, mais tout un monde que les plus jeunes n'imaginent même pas qu'il ait pu exister.


Duc


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LLN - Olivier Maroy s'inquiète

LLN - Olivier Maroy s'inquiète | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Olivier Maroy s'inquiète des kots à Louvain-La-Neuve

"La situation est préoccupante"


C’est connu, la recherche d’un kot à Louvain-la-Neuve s’avère souvent fort compliquée. Olivier Maroy (MR), député wallon, s’est inquiété de la situation. Il dénonce les pratiques de certaines agences immobilières actives sur le campus et soumet trois propositions pour « mettre de l’ordre » dans tout cela.


« Il y a urgence à mettre de l’ordre dans certaines pratiques où l’on profite de l’inexpérience de l’étudiant ». Tel est l’objectif visé par le député wallon Olivier Maroy (MR) dans sa question orale au ministre du Logement Paul Furlan (PS).


Le constat du député orp-jauchois est limpide : « à Louvain-la-Neuve, il y a les kots loués par l’UCL et ceux loués par des privés. Souvent, ces derniers confient la gestion à des agences. Certaines d’entre elles, je ne dis pas toutes mais bien certaines, ont des pratiques douteuses. »


Olivier Maroy pointe l’exemple des remises de kot à la fin du bail.


« Lors de l’état des lieux, il peut y avoir de l’abus. C’est-à-dire que l’usure normale ou les dégâts, car ça peut arriver aussi, sont parfois facturés à la tête du client. C’est pourquoi je propose l’idée d’une grille objectivée des dégâts. Par exemple, dire un cordon de douche, c’est autant. On éviterait ainsi d’avoir parfois des montants exorbitants. Le recours à des méthodes proches de l’intimidation au moment de l’état des lieux de sortie a également été dénoncé par différents intervenants. »


Davide Cacciatore

Source : La Capitale.be


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Réponse ouverte à Monsieur Maroy


Monsieur Maroy s'inquiète à tort, car, actuellement, il y a suffisamment de kots sur le campus de LLN, les étudiants ont donc le choix et peuvent faire la fine bouche. En clair, il y a trop de kots et certains restent non loués après la rentrée académique !


En ce qui concerne le constat des dégâts locatifs, ils sont majoritairement établis par des experts agréés qui pratiquent légalement la politique de valeur à attribuer aux dégâts. Généralement, les dégâts sont bien inférieurs à 50 euros après une année de guindaille, chercher l'excès.


Quant aux agences en place, elles sont majoritairement très sérieuses.


J'invite donc Monsieur Maroy à ne pas généraliser ce qui relève peut-être de l'exception, car c'est trop facile de jeter le discrédit engendrant une mauvaise réputation dont LLN se passerait volontiers.


Je précise également que la majorité des propriétaires ne cesse d'investir de grosses sommes pour moderniser, améliorer et entretenir les bâtiments.


Croyez-moi ou non, mais après ces investissements, les frais normaux annuels, les taxes (PrI) et les impôts (IPP), il ne reste pas grand chose en net dans la poche des propriétaires trop souvent désignés à tort comme de vulgaires capitalistes sans foi ni loi.


Pour ceux qui l'ignoreraient, les loyers des kots à Louvain-La-Neuve comprennent tous les frais (chauffage, électricité, nettoyage, gestion, syndic, etc), alors quand vous entendez le prix du loyer brut, dites-vous bien qu'en net, le propriétaire n'en perçoit que le tiers avant d'envisager d'investir en rénovations.


Je pense qu'il est nécessaire de remettre les pendules à l'heure et de parler franchement pour faire cesser les ragots une fois pour toute.


Aujourd'hui, les pratiques dans Louvain-La-Neuve ne sont plus celles que Monsieur Maroy aurait pu connaître durant ses études. Une nouvelle génération de propriétaires responsables a remplacé l'ancienne qui se reposait effectivement sur les agences et les agences ont également changé de génération de gestionnaires.


Nous sommes en 2015 et plus au siècle dernier !


Duc


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La vérité sur les kots à LLN


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Hélène Carrère d’Encausse : « Sur l’Ukraine, l’Europe s’est complètement trompée »

Hélène Carrère d’Encausse : « Sur l’Ukraine, l’Europe s’est complètement trompée » | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : l’historienne française spécialiste de la Russie, Hélène Carrère d’Encausse, était de passage à Genève ce mardi. Image : DR

 


Hélène Carrère d’Encausse : « Sur l’Ukraine,

l’Europe s’est complètement trompée »

 

L’historienne française spécialiste de la Russie, Hélène Carrère d’Encausse, était de passage à Genève ce mardi. Invitée par le Centre européen de culture, la Société des membres de la Légion d’honneur et le Cercle français de Genève, elle a évoqué les conséquences de la crise ukrainienne. Connue pour sa liberté de parole et son indépendance d’esprit, l’académicienne n’a pas mâché ses mots.

 


— Faut-il s’inquiéter de la reprise des combats autour de l’aéroport de Donetsk ? Jusqu’où cela peut-il aller ?

 

L’enjeu, ce n’est pas l’aéroport de Donetsk. Derrière l’assaut lancé par le gouvernement ukrainien et le président Porochenko, il y a surtout le désir de voir les Occidentaux et l’OTAN s’investir plus loin en prétextant une intervention russe.

 

 

— Que doit faire l’Europe pour sortir de cette impasse ? À quel moment s’est-elle trompée ?

 

Depuis la révolution orange de 2004, l’Europe s’est complètement trompée. La Commission européenne a mal travaillé. Elle a été incapable de comprendre la situation. Elle n’a jamais tenu compte des éléments réels. Elle a traité avec l’Ukraine, mais pas avec la Russie. Au fil des ans, cela s’est aggravé. Le partenariat oriental qui excluait les Russes a été une très mauvaise affaire. Quand Vladimir Poutine a dit, il y a quelques jours, qu’il respectait et reconnaissait l’intégrité territoriale de l’Ukraine, l’Europe aurait dû se réveiller. C’était une déclaration fondamentale. Personne n’a bougé.

 

— Que fallait-il faire ?

 

C’était le moment de faire un geste en levant quelques sanctions. Au lieu de cela, on est resté sur la même ligne. Je crois que François Hollande a compris que la Commission européenne n’avait fait que des sottises. C’est à lui, et accessoirement à la chancelière Angela Merkel de reprendre la main. Il avait déjà commencé à le faire lors de la commémoration du débarquement en Normandie le 6 juin dernier, mais il n’avait pas été soutenu. Il faut relancer une médiation conduite par la France et l’Allemagne. Et surtout, que les États-Unis ne s’en mêlent pas.

 

 

— Quelle est la marge de manœuvre de Vladimir Poutine ?

 

Il n’en a presque pas. Il réagit à ce qui se passe en tirant parti des circonstances. D’un côté, il y a les sanctions. De l’autre côté, il y a des russophones en Ukraine orientale qui lui demandent assistance. Il ne peut pas laisser tomber ces gens, même son opinion publique ne lui pardonnerait pas. Voilà le problème. C’est pour cela qu’il attend un geste des Occidentaux. Une négociation ça se fait à deux. Il a dit qu’il ne toucherait pas à la territorialité de l’Ukraine. Il est obligé d’attendre que le président Porochenko reconnaisse qu’il ne peut pas entrer dans l’OTAN. Il faut trouver un statut pour l’Ukraine orientale.

 

 

— Parmi les faits, il y a le réarmement de la Russie que mettent en évidence plusieurs rapports. Ne faut-il pas s’en alarmer ?

 

Face au déploiement de l’OTAN en Tchécoslovaquie et en Pologne, la Russie considère qu’elle a besoin d’exister militairement. Je ne dis pas qu’il ne faut pas s’en inquiéter. Mais il ne faut pas oublier qu’après l’effondrement de l’Union soviétique, la Russie s’est retrouvée avec une armée en très mauvais état.

 

 

— Quel sera selon vous l’effet des sanctions économiques ? L’économie russe est-elle en péril ?

 

Elle est en difficulté, mais les conséquences de la chute des prix du pétrole sont beaucoup plus graves que les sanctions. Son économie n’est pas assez diversifiée. C’est là, la grande responsabilité de Poutine et Medvedev. Ils n’ont pas conduit les réformes nécessaires. La Russie est trop dépendante de la rente pétrolière. C’est un vrai problème. Mais ça ne se gérera pas au niveau de l’Europe. Ce sont les États-Unis et l’Arabie saoudite qui sont responsables.

 

 

— Quelles sont les chances de succès de la réunion sur la Syrie organisée par Moscou à la fin du mois ?

 

Il y a actuellement deux dossiers sur lesquels la Russie peut jouer un rôle important. C’est le dossier syrien et le dossier du nucléaire iranien. Dans la mesure où ces négociations sont très importantes, on a intérêt à retrouver une certaine sérénité dans les relations avec la Russie. Cela pourrait aussi aider à résoudre le problème ukrainien. En ce qui concerne la Syrie, il est clair qu’il y a une évolution dans l’appréciation que le monde occidental fait de la situation. On considère que Bachar el-Assad n’est pas le danger principal. C’est la position russe et c’est autour de cela que peuvent s’organiser les discussions. Cette réunion est importante. Il faudra voir ce qu’il en sort. Cinq présumés terroristes tchétchènes ont été arrêtés à Béziers en France ce mardi.

 

 

— Est-ce que cela peut amener la France et l’Europe à revoir leur coopération avec la Russie ?

 

Il est clair que la France doit réamorcer sa coopération avec la Russie. Les sanctions ont tout arrêté. La Russie est confrontée au même défi sécuritaire que les Occidentaux. Le départ des troupes d’Afghanistan les inquiète énormément. Ils vont être menacés directement à leurs frontières. Les Européens ont donc intérêt à réfléchir au problème de la lutte contre le terrorisme avec la Russie, mais aussi l’Iran qui se trouve confrontée au même problème.

 

 

Par la Tribune de Genève – le 20 janvier 2015

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Ukraine/Donbass : le commandement kiévien est désemparé face à l’offensive indépendantiste

Ukraine/Donbass : le commandement kiévien est désemparé face à l’offensive indépendantiste | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Ukraine/Donbass : le commandement kiévien est désemparé face à l’offensive indépendantiste

 

L’offensive républicaine se poursuit dans toutes les directions sur le front du Donbass. Alors que les villages au nord-ouest de l’aéroport de Donetsk sont à portée de fusil des forces indépendantistes, que les troupes de Kiev à Dzerzhynsk au nord-ouest de Gorlovka sont sur la défensive, voilà que les FAN progressent sur le saillant de Debaltsevo. Plus au nord-ouest, Popasna serait libérée ou sur le point de l’être, les lignes de défense ukrainiennes semblent enfoncées ; plus à l’ouest, la M04 (axe vital pour les forces dans Debaltsevo) est désormais à portée des éléments de pointe des FAN qui doivent encore nettoyer de très nombreux nids de résistance au nord-ouest de la poche. En face, le commandement ukrainien paraît désemparé devant une situation qu’il ne semble pas avoir anticipée. 

 

48 heures après le lancement par les FAN d’attaques d’envergure sur les premières lignes des forces de Kiev dans cinq directions différentes, le commandement ukrainien paraît plus désemparé que jamais. Il a engagé ses réserves dans la bataille et ne semble plus en avoir suffisamment pour mener une contre-attaque aux cinq principaux endroits de la ligne de front qui craquent. De plus, sa logistique paraît très éprouvée, ses moyens sanitaires sont insuffisants et sa capacité de réaction totalement absente. Seule son artillerie se concentre encore sur les agglomérations, contre des cibles civiles.

 

Mais dans les salons cossus de Kiev, la junte ne capitule pas encore, et préfère mettre les femmes en avant, question de courage physique sans doute : on envisage de les enrôler à partir de 25 ans et jusqu’à 50 ans pour combler les manques dans les services médicaux, dans l’administration et dans les communications de l’armée. L’heure est à évoquer une mobilisation générale, alors que des rumeurs persistantes font état de la mise en œuvre de la loi martiale sur l’ensemble du territoire ukrainien. Un moyen d’asseoir un peu plus la dictature « proeuropéenne », à défaut d’avoir des solutions viables et cohérentes après près d’un an d’errances de toutes sortes.

 

 

 

Au nord-ouest de Lugansk, les Ukrainiens manquent de renforts

 

Au nord-est de Lugansk, à Shachtye, il n’y a quasiment plus de quoi se chauffer pour les civils comme pour les occupants kiéviens. Et la température est d’environ 15 degrés en dessous de zéro. Les habitants quittent en masse la localité. Il n’y aurait plus que 5.000 personnes alors qu’il y en avait plus de 12.000 avant-guerre. Plus à l’est, le 25e « bataillon Tchernihiv » (Tchernigov) serait à proximité de Stanitsa-Luganskaya où les combats redoublent d’intensité ces dernières heures.

 

 

 

Le « bataillon Donbass » (du moins ce qu’il en reste) ne semble pas avoir été jugé fiable pour monter en première ligne relever une partie des éléments de la 24e brigade mécanisée aux prises avec les FAN sur la « Piste Bakhmutka ». Contrairement aux allégations de Semen Semenchenko sur Facebook, qui ne commande plus l’unité depuis septembre, la compagnie renforcée qui est issue historiquement de « Donbass » est encore en réserve vers Lisichansk. Oleg Istraty, chef de compagnie dans la 24e brigade, assure qu’il n’y aura « personne pour remplacer » son unité. Cela va être très dur de tenir face aux cosaques de Dremov et aux éléments de la 2e brigade d’infanterie de la RPL.

 

Toujours sur le secteur de la « Piste Bahmutka », les FAN ont repoussé une attaque sur Novtoshkovskoe, position républicaine la plus à l’ouest de la T1303. Les derniers éléments kiéviens qui s’étaient laissé déborder au sud de Krymskoe rejoignent progressivement les lignes ukrainiennes au nord de la Seversky Donets.

 

Dans Popasna, on signale que des éléments républicains (brigade « Prizrak ») seraient aux prises, dans des combats de rues, avec les forces de Kiev. Certaines sources (comme le journaliste de Komsomolskaïa Pravda, Dmitriy Steshin) évoquent la prise de Popasna par les FAN, d’autres font état de combats intensifs dans l’agglomération. Popasna se trouve à 15 km à l’est d’Artemovsk. La reprise de cette agglomération permettrait aux FAN de foncer sur Artemovsk (important centre logistique de 2e et 3e échelons pour les Ukrainiens) et de désorganiser une grande partie de l’armée ukrainienne sur le front nord.

 

 

Le saillant n’est pas encore refermé

 

Au nord-est du saillant de Debaltsevo, les dernières poches de résistance kiévienne dans Krasny Pakhar sont en train d’être neutralisées. Selon certains rapports, les troupes ukrainiennes, privées d’appui, sans artillerie, ont cédé à la panique et abandonné une partie de leurs positons retranchées. Pour autant, les forces ukrainiennes auraient pris des mesures pour restaurer leur capacité de combat et préserver leurs équipements sur leurs positions dans ce secteur. Ils ont obtenu en renfort une compagnie motorisée d’infanterie, 4 chars lourds et une section de mortiers de 120 près du village de Sanzharovka.

 

 

 

Le commandant de la 128e brigade a déclaré sur la chaîne de télévision ukrainienne « 112 » que, dans le secteur de Debaltsevo, il y a des combats sur tous les fronts, de même que des pilonnages d’artillerie intenses. Il a également déclaré qu’il espérait que l’armée ukrainienne lui vienne en aide, mais qu’il n’avait pas reçu de renseignements en ce sens. Ce qui signifie en d’autres termes qu’à l’heure d’aujourd’hui, aucun soutien significatif n’est parvenu aux forces kiéviennes coincées dans la poche de la part du commandement ukrainien.


Avec la 128e, c’est le 40e « bataillon Kryvbas » qui défend ce secteur. Un porte-parole de cette unité de la garde nationale a affirmé sur LB.ua qu’en raison de pertes trop importantes, certaines unités ont été « forcées de battre en retraite ». Selon lui, l’attaque de la position ukrainienne impliquait des chars, de l’infanterie et de l’artillerie.

 

 

  

Plus au sud, le secteur de Nikishino reste en proie aux affrontements : hier, une attaque ukrainienne à coûté à la milice 7 tués et 10 blessés, avant d’être repoussée.

 

Au nord-ouest du saillant, au niveau des agglomérations de Svetlodarsk et de Mironovsky, là où la voie stratégique M03 doit être défendue coûte que coûte par les forces ukrainiennes pour que la poche ne devienne pas un chaudron, un bataillon mécanisé de la 92e brigade a été positionné. L’intensification des combats dans Svetlodarsk où les milices ont réussi à prendre Novoluganskomu (ouest de Svetlodarsk) ne semble pas plaider en faveur de la tactique adoptée par les forces de Kiev sur cette zone.

 

Sur la partie occidentale du saillant, Uglegorsk est en proie aux combats de rue, mais aucune progression significative n’est signalée ce dimanche.

 

 

Devant Dzerzhynsk et dans Avdeevka

 

Les premières compagnies d’assaut de la milice sont dans les quartiers est de Dzerzhynsk. Les Ukrainiens y ont renforcé leurs moyens : environ 400 soldats et 2 compagnies de chars.

Les médias ukrainiens ont indiqué que, dans la nuit du 22 au 23 janvier, au point fort n° 7, situé dans les environs du nord-ouest de Gorlovka, une section du 17e « bataillon » de défense territoriale de Kirovograd, aurait été anéantie, y compris son chef, le lieutenant Andrey Ilyin.

 

La progression républicaine entraîne des représailles sanglantes contre les populations : autour de 15 h 45 (heure locale), une batterie de BM-27 Uragan ukrainienne (roquettes de 220 mm) a frappé le centre de l’agglomération de Gorlovka. Les dégâts et les victimes seraient nombreux.

 

Ce soir, les tirs d’artillerie de part et d’autre résonnent du côté du secteur nord-ouest de Gorlovka.

 

Sur Avdeevka, les forces de Kiev auraient environ 10 chars (blindés d’infanteries et chars lourds) embossés prêts à repousser toute avancée républicaine sur le centre-ville. Il semblerait qu’une compagnie de 14 chars, une batterie de 6 BM-21 Grad et 18 camions de soutien et de logistique seraient arrivés par le nord-ouest de l’agglomération pour tenter une contre-attaque. Ce soir encore, on signale l’approche d’une autre colonne de 30 blindés composée de 2 compagnies de chars (2 x 13 chars lourds) renforcées d’une section d’infanterie mécanisée de 4 BMP. Malgré les combats incessants, la ligne de front n’a pas changé de manière significative. Les forces républicaines tiennent toujours quelques quartiers au sud-est de la ville et semblent bloquées pour le moment.

 

Dans le voisinage de l’aéroport, les forces ukrainiennes ont continué à perdre du terrain au nord et au nord-ouest de la piste. Si hier, les hommes de la compagnie « Abkhazie » ont évincé du bunker sous la tour radar ce qui restait comme « Cyborgs » bien mal en point, dans la journée, des éléments de pointe des FAN ont réussi à atteindre Tonenkoe, à quelque 6 km au nord-ouest de l’aéroport, important point fort ukrainien où sont positionnées nombre de batteries d’artillerie qui tirent sur Donetsk.

 

Peski est, aujourd’hui, quasiment sous le contrôle total des forces républicaines, le gros des troupes ukrainiennes ayant reculé légèrement plus au nord-ouest, sur le village de Pervomaïsk (à ne pas confondre avec la ville de Pervomaïsk à l’ouest de Lugansk !).

Au sud-ouest, Marinka est encore en proie aux difficiles combats de rues, alors que l’artillerie ukrainienne se déchaine sur les zones résidentielles.

 

 

 

 

 

Pression kiévienne sur Dokuchaevsk

 

Le « bataillon » territorial « Tcherkassy » (devenu 14e bataillon d’infanterie mécanisée, sans véhicules blindés adéquats) est retiré du front de Volnovakha pour 10 à 25 jours, le temps de le reconstituer. Après près de 4 mois passés en première ligne, ce qui reste du « bataillon » rassemble à peine une compagnie…

 

Pour autant, la présence ukrainienne sur ce secteur s’est encore renforcée. Il est possible que l’état-major ukrainien prévoie une contre-attaque dans cette zone du front du Donbass pour faire diversion et soulager les secteurs ouest et nord-ouest du front et surtout Debaltsevo. On note depuis quelques heures une augmentation de groupements tactiques blindés près d’Elenovka, verrou vers le sud de Donetsk qui se situe au nord de Dokuchaevsk. Autour de 17 h 25 (MSK), à partir de la position fortifiée de Volnovakha, l’artillerie kiévienne a frappé massivement Dokuchaevsk. Vers 17 h 50 (heure locale), on signalait un important accrochage sur Elenovka. En début de soirée, on apprenait qu’une énième reconnaissance offensive kiévienne sur le secteur venait d’échouer.

 


Mariupol : pas d’assaut républicain pour le moment

 

 

 

Il n’y aura pas d’assaut frontal sur Mariupol, la ville sera prise par contournement et devrait tomber d’elle même, une fois encerclée. C’est une décision du commandement des forces de la République populaire de Donetsk, dans le but d’épargner la population.

 

Sur le secteur nord-est de Mariupol, vers Granitnoe, les unités répressives « Azov » et « Dnepr-1 » auraient essuyé plusieurs tués et blessés ces dernières 24 heures, essentiellement suite à des frappes de l’artillerie des FAN. Et Andriy Biletsky, le « Führer » des Patriotes ukrainiens et du « bataillon Azov », de se fendre d’un appel pleurnichard sur la « situation critique » sur le front du Donbass, de regretter que la puissante Amérique d’Obama n’ait pas déclaré la guerre aux Russes, puis de reprocher aux huiles de la junte de ne pas savoir prendre la mesure de la situation. Au fait, il attend quoi, le « Führer », pour risquer sa peau en première ligne avec ses ouailles ?


Hier, vers 14 heures, des éléments blindés du 18e bataillon de la 28e brigade mécanisée, se portant à la rencontre des forces de Nouvelle Russie sur Vinogradnoe (est de Mariupol), ont été touchés par un tir fratricide de l’artillerie ukrainienne. 115 combattants ukrainiens ont été tués et blessés, et on signale la destruction d’une quantité importante de blindés d’infanterie et de camions.


 

  

Une « opération spéciale » serait en cours dans Mariupol destinée à faire la chasse aux éventuels » espions » et « saboteurs » infiltrés dans la ville et qui mènent des actions de renseignement au bénéfice des FAN. 300 hommes des forces spéciales du SBU (Unité « Sokol ») et des éléments du « régiment Azov » (à l’effectif d’un bataillon) sont mobilisés à cet effet. C’est une opération répressive supplémentaire dans la ville portuaire qui vit sous occupation de la soldatesque kiévienne depuis juin dernier.

 

 

Catastrophe sanitaire pour les forces de Kiev

 

Les corps de 52 combattants kiéviens tués dans la bataille pour l’aéroport de Donetsk viennent d’être amenés à Dniepropetrovsk. Une partie est en cours d’identification, le reste devrait être enterré très prochainement dans un des nombreux cimetières militaires qui sont apparus ces derniers mois dans la région.

 

L’armée ukrainienne minimise considérablement ses pertes. La presse kiévienne, pourtant soumise à la censure, en vient même à évoquer ce scandale.

 

Dans le Kyiv Post, un médecin témoigne sous anonymat qu’au moins 280 combattants ont été blessés en une seule journée la semaine dernière, en plus de 30 ou 40 tués. « Il y avait beaucoup plus de tués cette semaine », commente-t-il, Debaltsevo et Konstantinovka sont les pires secteurs question pertes. Il y aurait dans les 18 blessés par jour envoyés à Kharkov. Les menaces d’encerclement du saillant fortifié rendent encore plus pessimistes les médecins ukrainiens qui commencent à manquer de tout vu l’affluence des blessés à soigner d’urgence.

 

Le 22 janvier, les observateurs de l’OSCE à Kostiantynovka ont signalé le fait que les urgences avaient « augmenté de façon spectaculaire, avec des chiffres comparables à ceux en d’août et de septembre. » Avec ces lourdes pertes, l’armée est débordée. Les hôpitaux civils, déjà mal équipés, doivent désormais faire face à un grand nombre de blessés, mais aussi fournir des soins d’urgence pour les soldats. « Habituellement, notre hôpital peut fournir des services pour 23.000 personnes, mais maintenant il doit en fournir pour environ 100.000 personnes », explique Olga Vladimirovna, le directeur de l’hôpital de Kurakhovo. « Nous fournissons uniquement les premiers soins, nous stabilisons les blessés graves et les traitons, puis ils sont transportés à l’hôpital de Dniepropetrovsk ou à l’hôpital militaire de Zaporozhye. Nous avons dû mettre plus de lits dans chaque chambre : où il y avait quatre lits il y en a maintenant six, où il y avait deux, il y en a quatre. » L’hôpital de Kurakhovo accueille les blessés des secteurs où les combats sont les plus violents. Pourtant, il n’a reçu aucune aide supplémentaire du gouvernement. Et Olga Vladimirovna d’ajouter : « Nous recevons plus de bénévoles, d’organismes de bienfaisance, même de Privat Groupe (de Kolomoïsky). Notre hôpital n’est pas un hôpital militaire, c’est un hôpital pour les citoyens de notre district, mais en temps de guerre, nous devons aider tout le monde. »

 

La situation à l’hôpital central d’Artemovsk, où les blessés de Debaltsevo sont emmenés en tout premier lieu, est sensiblement la même. Le chirurgien Dmitriy Bondar décrit ce qu’il vit quotidiennement sans détour : « Il y a beaucoup de soldats chaque jour. Il y a de nombreux blessés. Mais dans les trois derniers jours, il y a eu plus. Je traite entre 10 et 15 personnes chaque jour en provenance de Troitskoe, de Debaltsevo, de Popasna et de Dzerzhynsk. Nous ne recevons pas de médicaments du gouvernement […] La situation est mauvaise dans Debaltsevo. Oui, les soldats sont encore debout à leurs positions, prêts à se battre. Mais nous ne voyons aucune aide venir. »

 

En Transcarpathie, dans l’ouest de l’Ukraine, 47 soldats appartenant à la brigade 128 doivent répondre devant la justice de leur pays pour avoir refusé de retourner dans la zone des opérations de guerre. Ce genre de désertion est désormais courant au sein des forces kiéviennes et les derniers événements dans le Donbass ne risquent pas d’arranger les choses.

 

 

Par Jacques FrèreNationsPresse.info – le 25 janvier 2015

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Beauvechain, aéroport national

Beauvechain, aéroport national | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Déménager l'aéroport national à Beauvechain :

la solution aux nuisances ?  ...  des AUTRES !!!!



L'aéroport de Bruxelles-National situé actuellement à Zaventem pourrait-il être déplacé sur l'aéroport de Beauvechain ?


Jean-Noël Lebrun est un ingénieur de Woluwé-Saint-Lambert qui a rédigé une étude qui propose ni plus ni moins de déménager l'aéroport de Zaventem à Beauvechain. Une solution qui répond au problème de survol de la capitale.


Jean-Noël Lebrun fait partie d’un groupement international de spécialistes qui ont étudié plusieurs solutions relatives au survol de Bruxelles. Ils en sont venus à la conclusion qu’idéalement il serait préférable de déménager l’aéroport Bruxelles-national à Beauvechain.


Pour cet expert, il s’agit là d’une solution structurelle à l’ensemble des riverains et des acteurs économiques. Cette idée de déménagement a été longuement étudiée. Elle semble apparaître comme étant une des meilleures solutions parmi les treize qu’ils ont pu dégager.


Les différents acteurs économiques liés à l’exploitation de l’aéroport s’en trouveraient avantagés également. Notre aéroport se trouve dans l’axe Schipol-Francfort-Paris. Si nous fallait élargir davantage la plateforme aéroportuaire, ce développement serait soumis à des contraintes environnementales, moins fortes à Beauvechain.


Les entreprises flamandes ne sont pas lésées par ce déménagement car Beauvechain reste très proche. Il serait d’ailleurs relativement facile d’organiser rapidement les secteurs tels que les cargo et charter qui s’avèrent être essentiellement des vols de nuit.


Les populations survolées sont moins denses que la capitale, ce qui semble également être un atout.


Pour les Bruxellois qui désirent se rendre à l’aéroport, il ne se situera qu’à une trentaine de kilomètres. Cette distance reste tout à fait acceptable et est comparable à beaucoup d’autres villes européennes.


Le gouvernement y verrait un win-win notamment pour le développement économique. Les bourgmestres des grandes communes y voient un soulagement pour leur concitoyen


Le coût d’un tel déménagement (+/- 120 millions d’euros) semble surprendre positivement les responsables politiques.


Geoffroy Fabre, Anne Moulard
Source : RTBF



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Pas d'accord !


À Beauvechain et dans sa région, les habitants ne veulent pas de votre idée pourrie Monsieur Lebrun !


Nous ne sommes pas la poubelle dans laquelle il faut déposer "le" vieux problème national pour s'en débarrasser. Et pourquoi ne pas agrandir ce qui existe déjà à Liège Airport et à Charleroi Airport ? Les dirigeants de ces aéroports ne demandent que cela.


De plus, vous faites de la désinformation honteuse en avançant vos ridicules 120.000.000 € en négligeant de parler de la fortune que coûterait le principal, c'est-à-dire toutes les autres infrastructures nécessaires qu'il faille envisager : un aérogare, des hangars à dimensions adaptées pour l'entretien des avions, des aires de stationnement pour les avions, etc (hall de fret, entrepôts...) ainsi que prévoir les liaisons routières rapides (voies express, autoroutes) et les transports en commun adéquats.


À titre indicatif, selon une étude de la "Libre Belgique", le coût de la desserte ferroviaire vers l'aéroport de Charleroi est estimé entre 500.000 et 600.000 €, mais on est très loin de ce qu'il faudrait construire à Beauvechain situé en moyenne à 20 km de toute autoroute ou voie ferroviaire.


En France, le tant contesté aéroport RÉGIONAL "Notre-Dame-des-Landes" était estimé basiquement à +/- 600.000.000 €,  mais il aurait coûté plus de 3 milliards d’euros tout compris et avec les infrastructures ferroviaires.


Actuellement, à part une structure militaire, rien de tout cela n'existe à Beauvechain, faut-il le rappeler ?


Et comme les dégâts collatéraux ne sont jamais envisagés, en plus de la nuisance locale que vous créez, que faites-vous de toutes les sociétés commerciales liées aux activités aéroportuaires implantées à Zaventem ? Elles devront aussi déménager à Beauvechain, c'est à dire construire tous les locaux indispensables à leur fonctionnement.


Ma conclusion, c'est que vous êtes peut-être "ingénieur", mais pas "un génie", car vous ne semblez vraiment pas savoir ce que représente un aéroport national à construire, soit un "tout petit peu plus" qu'une piste. En clair, vous êtes un homme dangereux si les politiciens vous prêtent la moindre écoute.


Duc


Koter Info's insight:


Beauvechain n'est pas une poubelle !


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25 peintures aux illusions d’optique à vous retourner le cerveau ! Vous n’en croirez pas vos yeux…

25 peintures aux illusions d’optique à vous retourner le cerveau ! Vous n’en croirez pas vos yeux… | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it



25 peintures aux illusions d’optique à vous retourner le cerveau ! Vous n’en croirez pas vos yeux…

 

Les superbes (et hallucinantes) illusions de l’artiste-peintre canadien Robert Gonsalves sont capables de modifier vos sens, et vous obligent à remettre en question la réalité de tout ce que vous voyez dans ses tableaux.

 

La plupart de ces tableaux stupéfiants narrent en effet plusieurs histoires simultanées, et la limite entre celles-ci reste constamment floue, ce qui oblige le spectateur à passer de l’une à l’autre, comme face à une illusion d’optique changeant à chaque regard.

 

Passionné d’art dès son plus jeune âge, Gonsalves est devenu particulièrement doué pour peindre de tels leurres visuels. À 12 ans à peine, il possédait déjà une vaste expérience en matière de technique, de perspective, et d’art architectural. Et sa rencontre avec Salvador Dali et René Magritte a clairement laissé une très forte impression sur Gonsalves et son art. Admirez le travail ! (plus d’info : Facebook)

 

 

>>> Pour voir ces 25 peintures, veuillez cliquer ici

 


Par bridoz.com – janvier 2015

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Bientôt le carnaval

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Humour, tout simplement !  -  Duc


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Indignation sélective

Indignation sélective | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

ADessin : lequotidienalgerie.org


 

Indignation sélective

 

Hollande se précipite en Arabie Saoudite où une femme vient d’être décapitée en public et un jeune homme condamné à 1.000 coups de fouet pour délit d’expression, aucune réaction dans les médias et les officiels « je suis Charlie ».


Mme Lagarde salue dans le roi Abdallah « un défenseur des droits de la femme », aucune réaction des « féministes » françaises et autres défenseurs des « droits de l’homme ».


Chez ces gens-là, l’indignation est sélective.

 

 

Par José Fort (journaliste à l’Humanité)

josefort.over-blog.com - le 24 janvier 2014




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Fort heureusement et à contrario, sur les réseaux sociaux, on peut constater que de nombreuses personnes ne sont pas dupes et émettent même des commentaires très virulents sur le sujet et à l'encontre de Mme Lagarde, de Mr Hollande et d'autres très mauvaises compagnies similaires !


La politesse élémentaire m'empêche de vous en recopier quelques exemples ici, ce qui est clair en soi !


Si vous n'êtes pas encore convaincu de la fausseté de la mascarade en cours, regardez la fameuse, mais horrible vidéo une femme saoudienne est décapitée en public tout en ne cessant pas de crier qu'elle était innocente.


Mais tous ces gugusses politiques internationaux "manifestaient" pour la liberté d'expression à Paris suite à l'attentat malheureux contre ceux qui avaient aussi écrit "Le roi des cons est mort" lorsque le roi Baudouin était décédé.


À l'époque, beaucoup de Belges étaient également vexés suite à ce "Le roi des cons est mort", imaginez aisément ce que cela peut provoquer chez d'autres personnes pour des raisons de religion ou de culture. La liberté d'expression ne doit-elle pas s'arrêter là où la moralité est dépassée ?


Bien sûr que cela ne mérite pas un attentat criminel, mais la récupération politique qui s'en est suivie m'a encore plus écoeuré que l'attentat lui-même, ce qui n'est pas peu dire.


Surtout, ne déformez pas mon point de vue personnel que je résumerai autrement pour être certain d'être correctement entendu, je suis écoeuré parce que :


  1. tout attentat est condamnable, celui contre Charlie, mais aussi tous les autres contre les populations du Donbass, du Congo,  d’Irak, etc (longue liste)
  2. l'attentat contre Charlie n'est pas le plus important par rapport à ce qui se passe dans le reste du monde chaque jour, mais c'est malheureusement le seul crime qui a engendré une réaction massive des gens.
  3. quand c'est chez nous, c'est donc très grave, mais "on" s'en fiche quand c'est ailleurs ?  C'est peut-être valable pour vous, mais pas pour moi !
  4. la plupart des politiciens présents à Paris n'y avaient pas leur place puisqu'ils ne respectent pas la liberté d'expression dans leur propre pays ou tentent de la réduire lorsqu'elle existe encore un peu ! Je citerai surtout le nazi Porochenko, celui qui m'a le plus dégoutté, mais avant certains autres !


Même si je juge positivement la réaction honnête et pure de la population pour le cas de Charlie, je déplore l'inertie permanente de cette dernière vis-à-vis des autres injustices commises par leur gouvernement ou par leurs protégés (via UE, USA...) tous les autres jours.


Duc


Koter Info's insight:


Indignation sélective écoeurante !


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L’état réel de l’économie des États-Unis

L’état réel de l’économie des États-Unis | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Image :  chaos-controle.com


 

L’état réel de l’économie des États-Unis

 

Dans un article précédent, nous avons suggéré que les statistiques du PIB des USA n’étaient pas fiables et que l’économie états-unienne se porte mal, beaucoup plus mal que les propos lénifiants des médias du système. En ce début d’année 2015, il convient de faire le point sur l’état réel de l’économie états-unienne.

 


Chômage de masse

 

Le nombre d’allocataires de bons d’alimentation, en clair des chômeurs dans l’incapacité pratique de vivre par eux-mêmes de leur travail, a continué d’augmenter. Il est 2,5 fois plus élevé que dans les 30 années précédentes et approche les 50 millions d’habitants.

 

On peut également noter que la durée du chômage a également doublé. Le nombre de personnes inactives, restant en dehors du marché de l’emploi, ne cesse d’augmenter et qu’il dépasse maintenant les 90 millions d’habitants.

 

Les USA s’enorgueillissent d’être le pays de la libre entreprise. Jusqu’à une époque récente, le solde entre les créations et les fermetures d’entreprises était positif. En moyenne, il y avait 100 000 entreprises supplémentaires chaque année, les nouvelles étant plus nombreuses que les défuntes. Depuis 2008, le solde est négatif et se situe maintenant entre -50 000 et -100 000 fermetures.

 

En résumé, on peut dire que la situation de l’emploi est mauvaise aux USA parce qu’il y a de moins en moins d’emplois, et aussi de moins en moins d’entreprises.

 

Je ne suis pas le seul à noter que le PIB états-unien est officiellement annoncé en hausse alors que le salaire médian est en baisse continue depuis 1999. Je continue de m’étonner de ce mystère.

 

Pour ajouter une note positive, il faut préciser que le secteur pétrolier est l’un de ceux qui créent des emplois, qui plus est, bien payés, alors que les autres secteurs (all-non-farm) sont en moyenne plutôt en berne.

 


Baisse du niveau de vie moyen


Globalement, le niveau de vie aux USA est en baisse et la médiane séparant les 50 % les plus pauvres des 50 % les plus riches est en baisse. Elle se situe au niveau des années 1960.

 

Notons, à titre d’exemple, que les ventes de MacDonald sont en baisse depuis mi-2012.

 


Comprendre la crise des subprimes de 2007

 

Une étude statistique de grande ampleur concerne l’ensemble des 3 144 « counties » (comtés) et renseigne sur l’année où le revenu médian est passé par son maximum dans le comté en question.

 

Le revenu médian maximum a été atteint il y a moins de 15 ans dans la moitié est des USA et il y a entre 25 et 45 ans dans le tiers ouest.

 

En 1ère approximation, et en mettant de côté les exceptions locales, ce sont les deux grandes régions des USA qui souffrent le plus de la baisse du niveau de vie médian.

 

De façon détaillée, le revenu médian maximum a été atteint :

 

— il y a 1 an dans 380 comtés, soit 12 % d’entre eux.

— il y a 2 à 5 ans dans 213 comtés, soit 7 %.

— il y a 6 à 15 ans dans 1 623 comtés, soit 52 %.

— il y a 16 à 25 ans dans 141 comtés, soit 4 %.

— il y a 26 à 35 ans dans 572 comtés, soit 18 %.

— il y a 36 à 45 ans dans 210 comtés, soit 7 %.

 

 

Cette étude met en évidence le fait que la fameuse « crise de 2007 » ne date pas de 2007, mais a en réalité commencé plus tôt, il y a environ 15 ans, au début des années 2000.

 

Si l’on s’intéresse maintenant à l’évolution de la richesse par quartiles, c’est-à-dire en divisant la population en quatre quarts égaux, on voit que la crise de 2007 a été précédée par un autre décrochement. On observe à partir de 2005 une baisse spectaculaire de la richesse du quartile le plus pauvre. En clair, 1 Américan sur 4, appartenant au quartile le plus pauvre, a vu sa richesse divisée par 4, une baisse de 75 %.

 

Cette baisse spectaculaire de 75 % de la richesse des plus pauvres à partir de 2005 permet de comprendre la mécanique de la crise des subprimes, qui est une crise en deux temps. 

 

Pour des raisons qui restent à déterminer, l’emploi est structurellement mauvais aux USA depuis 2000. Les travailleurs les plus pauvres ont été apparemment les premières victimes de cette dégradation. Dans un 1er temps, les banques ont prêté à ces pauvres, qui ont été incapables de rembourser ces prêts pourris, dits subprimes.

 

Dans un 2e temps, l’onde de choc provoquée par l’écroulement du pouvoir d’achat du quartile le plus pauvre s’est propagée entre 2005 et 2007 au reste de l’économie états-unienne, générant une déflagration en 2007 et 2008, en particulier dans le secteur bancaire.

 


La crise politique de l’ultralibéralisme

 

Le résultat de la crise en deux temps révélée en 2007 est que plus de la moitié des habitants des USA est maintenant moins riche qu’en 1984, trente ans plus tard.

 

Tout se passe comme si les mesures mises en œuvre par Reagan au début des années 1980 avaient dans un premier temps apporté un certain nombre de bienfaits : chute du communisme soviétique, hausse de l’économie, emploi amélioré, etc.

 

Mais dans une nouvelle période initiée dans les années 1990, l’économie états-unienne est devenue une machine à drainer les richesses vers une minorité infime. En effet, seul 0,01 % de la population américaine a vu sa richesse s’accroître, et ce de façon exponentielle.

 

On met ici le doigt sur une question qui n’est pas économique, mais politique. Une ultra-minorité de 0,01 % des habitants accapare de façon rapace la richesse du pays, alors que la majorité de la population s’appauvrit. Est-ce normal ?

 

 

 

Par FORTUNIN REVENGÉ - medias-presse.info – le 23 janvier 2015

 


>>> De nombreux graphiques, photos et vidéo étayant les commentaires de cet article sont consultables en cliquant sur le lien ici

 

Koter Info's insight:


Délocalisez au maximum, dépensez les deniers publics prioritairement en armements et en guerres, laissez tout faire par les banques, les financiers et autres mafieux, puis constatez le résultat !


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Quand l’attentat de Charlie hebdo pourrait déteindre sur Areva au Niger

Quand l’attentat de Charlie hebdo pourrait déteindre sur Areva au Niger | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 

 

 

Quand l’attentat de Charlie hebdo

pourrait déteindre sur Areva au Niger

 

Simple coïncidence ? Permettez-moi d’en douter… alors que le géant du nucléaire français Areva éprouve quelques « difficultés » au Niger dirons-nous poliment, sous fond de négociations de la manne générée par l’exploitation de l’uranium, une dizaine de morts est à déplorer dans le pays, suite à des émeutes anti-France.

 

On voudrait profiter de « l’occasion » de l’attentat ayant frappé Charlie Hebdo pour chasser de bien gênants concurrents qu’on ne s’y prendrait pas autrement…

 

En tout état de cause, plusieurs dizaines de fondamentalistes ont saisi la perche tendue par l’attentat de Charlie Hebdo pour s’en prendre à la minorité chrétienne du Niger et aux Occidentaux, faisant plusieurs victimes et d’importants dégâts. Les autorités musulmanes appellent quant à elles au calme. Prouvant ainsi, s’il en était besoin, qu’elles sont bien loin de tout ce vacarme, voire de ce qui pourrait bien être une manipulation.

 

Cerise sur le gâteau, oserais-je dans un cynisme le plus total, Zinder, la deuxième ville du Niger d’où sont parties les violences se situe à la frontière du Nord Nigéria, une région frappée de manière sanglante par Boko Haram ces derniers jours. Alors même que, ministres de la Défense et diplomates s’alarmaient le 15 décembre dernier, lors du Forum Paix et Sécurité à Dakar, d’un fort risque de recrudescence des violences et du terrorisme dans ce pays riche en pétrole, à quelques semaines d’élections stratégiques.

 

En tout état de cause, plusieurs dizaines d’hommes, certains arborant l’étendard de Boko Haram, sèment la terreur dans la ville depuis le début du weekend, faisant 5 morts et 45 blessés.

 

Armés de barres de fer, ils ont détruit le centre culturel français, s’en prenant aux églises et aux chrétiens. Environ 300 d’entre eux ont dû être placés sous protection militaire à Zinder. Environ 70 autres se sont retranchés dans une église évangélique, protégés par des gendarmes et des policiers.

 

Les violences se sont poursuivies à Niamey, la capitale, où environ 300 jeunes hommes armés s’en sont à nouveau pris à des églises, faisant au moins 5 nouvelles victimes. Des drapeaux français ont également été brûlés. À Niamey, de nombreux bars, hôtels, débits de boisson ou commerces appartenant à des non-musulmans ont également été détruits. Les expatriés français ont été appelés par l’ambassade de France à ne pas sortir de chez eux.

 

Vous avez dit manipulation ? Alors qu’on est en droit de s’interroger à qui profite le crime, une vingtaine d’oulémas (des théologiens) sont intervenus à la télévision du Niger ce weekend, exhortant cette jeunesse, « si elle agit au nom de l’Islam, d’arrêter ces violences qui nous détruisent ».

 

Si l’Islamisme radical semble être une méthode toute trouvée pour motiver les foules et les mercenaires à moindre coût, l’orientation des cours des matières premières à la baisse pourrait être la nouvelle arme du 21e siècle, avais-je suggéré le 25 décembre dernier dans un article relatant mon échange avec le Général de Division Dominique Rakotozafy, ministre de la Défense nationale de Madagascar, lors du  Forum Paix et Sécurité en Afrique qui s’est tenu à Dakar le 15-16 décembre dernier.

 

J’indiquais alors que si la dégringolade du cours du pétrole plombe littéralement des économies dépendantes de la manne pétrolière, telles notamment la Russie et le Vénézuéla, la chute du cours de l’uranium pourrait diminuer la rentabilité de vastes projets comme ceux d’Areva au Niger.

 

Ajoutant que – comme le disait lui-même Dominique Rakotozafy – « la nature ayant horreur du vide », cette situation était propice à l’implantation d’autres multinationales, concurrentes d’Areva. Et rappelant ma réponse à sa remarque fort judicieuse : certains pourraient être enclins à créer eux-mêmes le vide….

 

 

 

Par Élisabeth Studer leblogfinance.com - le 18 janvier 2015

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À Bruxelles, les ministres de l’UE discutent attaques liberticides et provocations contre la Russie

À Bruxelles, les ministres de l’UE discutent attaques liberticides et provocations contre la Russie | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


 

À Bruxelles, les ministres de l’UE discutent attaques liberticides et provocations contre la Russie

 

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne s’étaient réunis lundi à Bruxelles dans des conditions proche de l’État de siège ; devant le bâtiment du Conseil européen patrouillaient les soldats armés.

 

La réunion eut lieu dans un contexte de mobilisation massive de troupes en France et en Belgique suite aux attaques contre Charlie Hebdo et un supermarché casher à Paris. Se sont produites aussi des descentes policières et des arrestations en Allemagne, en Espagne et en Grèce, alors que l’affirmation circule que l’Europe est confrontée à une menace existentielle de la part d’extrémistes islamiques.

 

On se sert du climat de peur et d’hystérie créé délibérément pour introduire des mesures antidémocratiques qui accroîtront les pouvoirs répressifs de l’État. Les ministres des Affaires étrangères ont discuté d’un plus vaste échange des données personnelles des passagers aériens au sein de l’UE, de la réintroduction de contrôles aux frontières et de propositions de retrait du passeport et de la carte d’identité de citoyens de l’UE considérés être des « menaces pour l’ordre public. » Ces propositions doivent être présentées le 12 février au sommet de l’UE.

 

En vertu d’une directive de l’UE sur la cybersécurité, la surveillance de l’Internet par l’État doit être intensifiée. Ceci reprend des mesures identiques annoncées le mois dernier par le président américain Barak Obama et la demande du Premier ministre britannique David Cameron que Facebook, Twitter et d’autres réseaux sociaux en ligne soient contraints de communiquer leurs données aux services de renseignement.

 

La réunion de Bruxelles a également débattu d’une plus grande coopération entre l’UE et les pays arabes pour combattre l’extrémisme islamique. À cette fin, des pourparlers furent tenus avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil El-Araby.

 

On a été avare de précisions, mais ces plans cadrent avec un sommet qui s’est ouvert hier à Londres et qui est organisé par le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond, et le secrétaire d’Etat John Kerry. Ce sommet qui regroupe une vingtaine de pays, dont des États arabes, doit préparer la voie à une plus grande implication militaire des pouvoirs occidentaux en Irak, en Syrie, au Moyen-Orient en général et en Afrique du Nord.

 

Les discussions actuelles des ministres des Affaires étrangères soulignent le fait que les machinations des puissances impérialistes constituent le plus grave danger pour les peuples d’Europe et du monde.

 

La rencontre fut initialement convoquée pour discuter le conflit avec la Russie sur l’Ukraine suite à la décision de l’UE l’an dernier de s’associer à des sanctions américaines contre Moscou. Ces sanctions ont entraîné une stagnation économique accrue et une réelle déflation dans la zone euro. Ceci a soulevé des inquiétudes parmi les États de l’UE qui pensent qu’on sacrifie la compétitivité européenne aux intérêts géopolitiques américains.

 

Le 5 janvier, deux jours à peine avant l’attentat contre Charlie Hebdo, le président François Hollande avait réclamé un assouplissement des sanctions contre la Russie en échange d’une avancée dans la résolution de la crise ukrainienne. « Je pense que les sanctions économiques doivent s’arrêter, s’il y a des progrès, » a-t-il dit.

 

L’attitude de Hollande aurait été appuyée par l’Autriche, la Hongrie, l’Italie, Chypre, la Slovaquie et la République tchèque.

 

Dans un mémoire confidentiel divulgué à la presse, la haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires européennes, Federica Mogherini, a demandé aux ministres de tenir compte « de possibles éléments en vue d’un réengagement sélectif et progressif » avec Moscou. Une coopération avec la Russie était nécessaire, a-t-elle expliqué, en raison de préoccupations communes au sujet de l’expansion en Irak, Syrie, Libye et ailleurs de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EI).

 

Hollande avait souhaité voir des progrès lors de discussions prévues pour le 12 janvier à Berlin entre l’Ukraine, la Russie, la France et l’Allemagne – dans le cadre du format dit « Normandie ». Mais la réunion ne parvint pas à un accord ; Moscou a affirmé que l’Ukraine avait rejeté ses propositions de cesser les combats entre troupes du gouvernement de Kiev et milices et forces prorusses dans l’Est de l’Ukraine.

 

Le 14 janvier, le président ukrainien Petro Porochenko a, au lieu d’un cessez-le-feu, signé un décret autorisant une vague de nouvelles conscriptions pour ses opérations à l’Est. Les conscriptions qui s’effectueront en quatre étapes devraient rassembler au total 50.000 hommes.

 

Cela fait partie d’une opération de grande envergure dans la région du Donbass, au centre de laquelle se trouve l’aéroport de Donetsk. Alors que Kiev accuse la Russie d’envoyer des troupes pour aider ses adversaires, ses bombardements à l’artillerie lourde ont tué au moins neuf civils ces derniers jours.

 

Les provocations de l’Ukraine ont servi à empêcher toute discussion sur des concessions à la Russie de la part de l’UE. Avant même que les ministres des Affaires étrangères ne se rencontrent, Mogherini fut accusée par la presse américaine et britannique d’adopter un ton « conciliant » à l’égard de Moscou.

 

Le Times de Londres a écrit que le mémo de Mogherini « s’appuyait sur l’hypothèse sortie d’un conte de fées que le dirigeant du Kremlin n’avait besoin que d’un peu d’encouragement de la part de l’Occident pour reconnaître ses erreurs. »

En alléguant que la Russie était « déterminée à démanteler l’Ukraine, » le journal insiste pour dire que les sanctions dureraient jusqu’à ce que Moscou cède à Kiev le contrôle de la Crimée et de Sébastopol où est basée la flotte russe de la mer Noire.

 

« Se montrer intransigeant sur les sanctions, saper l’économie russe et réduire ainsi le pouvoir de Moscou dans le monde est le seul moyen sûr de forcer M. Poutine à repenser ses actes irresponsables en Ukraine, » a-t-il commenté.

 

Une telle assertion représente le monde à l’envers. Ce furent les puissances occidentales, menées par les États-Unis et l’Allemagne, qui ont fomenté le coup d’État droitier de Kiev en février 2014. Le but était d’attirer plus solidement l’Ukraine dans l’orbite des États-Unis, de l’UE et de l’OTAN dans le cadre d’un encerclement géopolitique de la Russie. Le résultat en est une guerre civile sanglante dans laquelle près de 5.000 civils et combattants ont été tués, des villes et des villages détruits et 1,5 million de personnes déplacées.

 

La Pologne et la Lituanie, qui jouent un rôle de premier plan dans le déploiement des forces de l’OTAN à la frontière russe, ont dénoncé toute altération de la politique de l’UE. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Grzegorz Schetyna, a dit que ceci était inacceptable « compte tenu de ce qui est en train de se passer actuellement à Donetsk et à Lugansk, une reprise des combats et de la guerre. »

 

La chancelière allemande Angela Merkel a également insisté pour dire qu’une levée des sanctions était impensable tant que Moscou ne se plierait pas entièrement aux exigences de l’UE.

 

Sur cette toile de fond, Mogherini fut contrainte de nier le fait que l’UE était trop « molle » avec la Russie. « Il n’y a pas de normalisation, pas de reprise du cours normal des choses, » a-t-elle souligné en maintenant ouverte la possibilité de sanctions plus dures.

 

Vladislav Seleznyov, porte-parole du ministère ukrainien de la Défense, a annoncé qu’une délégation du commandement des forces américaines, conduite par le commandant des forces américaines en Europe, le lieutenant général [Frederick Ben] Hodges, arriverait cette semaine en Ukraine. Si les États-Unis ont fourni une aide militaire à l’Ukraine, c’est la première fois qu’une implication militaire américaine directe a été mentionnée.

 

Yuriy Chizhmar, de la Société d’aide à la défense, a confirmé la présence de l’OTAN sur le terrain. La société qualifiée par euphémisme d’« organisation sportive sociopatriotique » s’est vantée d’entraîner des « spécialistes » pour l’armée et les milices ukrainiennes – plusieurs parmi celles-ci sont ouvertement fascistes.

 

« Nous participons activement aux négociations afin d’attirer des spécialistes de l’OTAN venus des États-Unis, » a-t-il précisé lors d’une conférence de presse mentionnée par ITAR-Tass, de façon à « enseigner l’art de la guerre à des Ukrainiens mobilisés. »

 

L’OTAN dispose déjà de programmes d’entraînement militaire en Ukraine a-t-il dit. « Nous formons une centaine de personnes lors de nos cours hebdomadaires intensifs d’entraînement OTAN. Elles sont formées à l’usage de la mitraillette, du pistolet-mitrailleur, etc. » Une délégation ukrainienne participe cette semaine aux réunions de la commission militaire de l’OTAN.

 

Le Danemark, la Lituanie, l’Estonie et la Grande-Bretagne ont également demandé à l’UE de financer une chaîne TV en langue russe comme outil de propagande anti-Poutine. Ces pays ont soumis un document, Communication stratégique de l’UE en réponse à la Propagande, et exigé que la « désinformation » russe sur l’Ukraine soit contrecarrée plus efficacement.

 

 

 

Par Julie Hyland - mondialisation.ca – le 23 janvier 2015

Article original, WSWS, paru le 22 janvier 2015

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Au fond de la caverne - Lettre ouverte aux intellectuels de pacotille

Au fond de la caverne - Lettre ouverte aux intellectuels de pacotille | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


 

 

Au fond de la caverne

Lettre ouverte aux intellectuels de pacotille

Par Fabrice AUBERT

 

IL ÉTAIT UNE CAVERNE : « Il était une fois des hommes enchaînes au fond d’une caverne, qui discutaient sur les ombres en mouvement, qu’ils pouvaient discerner, sur les parois. Un d’entre eux put s’affranchir de ses chaînes, et chercha d’abord à gravir le mur pour SE « libérer ». Il tomba de multiples fois, avant de parvenir au sommet. En sortant de la caverne, son premier réflexe fut de se protéger de la lumière du soleil, tellement la luminosité était intense, lui dévoilant un monde inhabituel. S’habituant progressivement à la lumière il découvrit, à l’entrée de la caverne…. un « montreur de marionnettes »… Ravi de s’être libéré, il décida cependant de redescendre au fond de la caverne. Sa descente fut, là aussi, difficile, devant à nouveau s’habituer à la pénombre structurante. Enfin, de retour parmi les siens, racontant son aventure, ses ex-codétenus le condamnèrent à mort ».

 

 

LE MYTHE DE LA CAVERNE : Cette histoire est de Platon, philosophe grec d’Athènes. Il critiqua fortement les sophistes, qui usaient et abusaient de leur connaissance reconnue, pour maintenir le peuple dans l’ignorance. Dans ce texte, « le mythe de la caverne », les hommes enchaînés sont en fait l’Humanité des hommes, à qui on fait miroiter des débats apparents (ombres projetées sur le fond de la caverne). Le philosophe est celui qui se libérant des apparences (des ombres projetées) [1] gravit avec difficulté [2] (expliquant les chutes), la caverne, en sort et découvre….. la réalité. D’où son besoin de se protéger du soleil, tellement les connaissances réelles sont aveuglantes.


Les ombres discutées par les hommes enchaînés ne sont que des discussions sur le reflet des marionnettes, ce qui ne peut que percuter le philosophe. Le débat avec les sophistes, consiste à se demander ce qu’il faut faire à ce moment-là ? Rester dans le monde des idées en brillant à la télé (c’est ce qui se passe avec les « philosophes médiatiques »), ou redescendre dans l’obscurité de la caverne, pour chercher à amener une réflexion critique ?


Est philosophe, celui qui redescend dans la caverne, et qui par avance, sait qu’il subira la condamnation des apparences. C’est ce qui se passe, car les vérités et les « guetteurs sociaux » ne sont pas aimés. Il est toujours difficile aux « grands dirigeants » des structures (y compris progressistes) de reconnaître qu’ils n’ont pas su écouter, leurs « guetteurs sociaux ».

 

 


LA FAUTE AUX ROMS, AUX IMMIGRES, AUX ISLAMISTES, AUX FONCTIONNAIRES, AUX JEUNES, AUX STATUTAIRES, AUX SERVICES PUBLICS :

Depuis la crise de 2008, dont la cause est due au comportement erratique des marchés et notamment des banques (25.000 milliards de dollars brulés en 10 mois), on n’a jamais vu autant de « chasse aux sorcières » visant à segmenter le monde du travail. Le discours est facile, car s’appuyant sur le mouvement des apparences (des marionnettes), les médias mettent en scène et en boucle la culpabilisation individuelle systémique portée par les gouvernements successifs (reproduction du pouvoir).

 

  • Le chômage c’est la faute aux chômeurs, qui, c’est connu, ne cherchent pas d’emplois (ils font semblant de chercher, juste pour toucher les indemnités). Qu’importe la réalité des statistiques qui disent que seul un chômeur sur deux touche des indemnités, la condamnation est absolue.


  • La délinquance et l’insécurité ce sont les immigrés, et les Roms, justifiant les politiques de contrôle au faciès, dans les cités abandonnées par la République, justifiant les politiques pénales.


  • La violence serait due aussi, aux islamistes, qui font de leur religion le glaive de la domination de Mahomet, oubliant au passage combien toutes les religions ont utilisé le glaive (dont la religion catholique), et surtout sans s’interroger sur le pourquoi du retour religieux, dans la République ???


  • La crise serait due aussi aux fonctionnaires, trop protégés, trop payés, et ne foutant rien…


  • Les Jeunes, qui par nature foutent le bordel la nuit en bas de cités, « ils n’ont qu’à bosser au lieu de traîner »… et ne parlons pas des services publics qu’il faut supprimer pour des services payants.

 

Voilà l’ensemble des ombres qui nous sont quotidiennement projetées par les médias, triste spectacle « d’intellectuels de pacotille » vendus au plus offrant… Quel est le salaire de PUJADAS ??? 12.000 euros par mois, pour nous réciter la leçon du marché « libre et non faussé », du journaliste enchaîné.

 

NOTRE COMBAT : Le combat des philosophes d’aujourd’hui (économistes, sociologues, philosophes, intellectuels), n’est pas de dénoncer des « cas particuliers médiatisés », mais de montrer que derrière toutes les injustices et violences individuelles, il y a un système, un système d’exploitation qui porte le nom de « capitalisme mondialisé ». Derrière le théâtre des ombres projetées sur le mur de la caverne des « esclaves de notre temps », dénommés précaires, rmistes, jeunes, immigrés, Roms, S.D.F, fonctionnaires, chômeurs, prolétaires, se cachent dans les faits de l’analyse du mouvement réel, un système d’exploitation inique, jamais encore atteint à aujourd’hui, que les « philosophes de pacotilles » appellent MONDIALISATION [3], qui n’est que le capitalisme, tel que Marx l’a décrit, mais accumulé à l’échelle mondiale, ce que le « spectre » avait aussi analysé et anticipé (relisez les passages du manifeste sur « la mondialisation du capital »).

 

 

LA COOPÉRATION DU CAPITAL : Au niveau mondial, les capitalistes ne se font pas la guerre et encore moins concurrence, ils s’entendent entre eux, pour le partage des dividendes, en exploitant le prolétariat à l’échelle du monde, dénommé « libre échange » (ce que les experts appellent Division Internationale du Travail). La phrase terminale du film « le Capital » de Costa-Gavras est : « continuons notre métier de banquier, nous allons continuer d’enrichir les riches en piquant aux pauvres ». Tout est dit. Nul ne peut se prétendre philosophe, économiste, sociologue, intellectuel, s’il ne dénonce pas cette prédation… de la « finance libre » dans un « marché libre et non faussé » sur le « travail libre » (traduisez, « prolétariat esclave »).

 

 

LE THÉÂTRE DES OMBRES : Les « intellectuels de pacotille » ne sont là, que pour attirer la lumière sur le « théâtre des ombres », autrement dit, la médiatisation des culpabilisations individuelles successives et en boucle, permettant de justifier le capitalisme libéral et l’économie de marché comme système indépassable (thèse sur la « fin de l’Histoire », donc de la fin de « la lutte des classes »)..

 

 

LA LIBÉRATION PHILOSOPHIQUE : Comme Diogène, dans son tonneau, « revendiquant son soleil », un « philosophe authentique », ne peut se reconnaître sans ce préalable de la dénonciation de la domination de la finance sur la société, qui a pour effet, de cacher effectivement le soleil, empêchant de ce fait, tout « développement humain durable ». La finance de marché, c’est le « trou noir » de la société. Sans ce préalable fondamental, pas de philosophes ni de philosophies possibles. La libération philosophique ne vise plus à comprendre le monde, et en discuter entre initiés, mais à le transformer : « les philosophes n’ont fait qu’interpréter diversement le monde, il faut désormais le transformer » [4].

 

 

LA LUTTE DES CLASSES : La seule logique du capital étant l’accumulation du capital « accumulez, accumulez, c’est la loi et les prophètes » [5], le rôle principal du philosophe, de l’économiste, du sociologue, de l’intellectuel, dans ce système imposé de l’extérieur, est de dénoncer cette logique de courte vue, en vue d’inciter les prolétaires du monde [6] à se libérer de leurs chaînes, quitte à être dénoncés par des médias « enchainés » dans leur promotion permanente du système (d’où l’ultra-médiatisation du FN).

 

 

À L’ÉCHELLE DE L’HISTOIRE : Le philosophe et la philosophie ne sont pas « une chanson à la mode », car ils combattent le mouvement de l’apparence des ombres projetées sur le fond de la caverne, mais la ritournelle patiente et têtue qui rentre dans l’Histoire. Le philosophe ne vise pas une reconnaissance d’opérette digne du C.A.C 40 et de ses mouvements erratiques, il vise « l’émancipation de l’Humanité », sans se soucier préalablement du jugement premier ou dernier… selon la mode en vigueur.

 

 

AU FOND DE LA CAVERNE : Le philosophe se juge à l’échelle de « l’Histoire de l’Humanité », pas moins, ce que ne peuvent concevoir et réaliser, vu leurs sauts de lilliputiens, les « intellectuels de pacotilles » promus par des médias « bien en cour » (du pouvoir), qui ne portent comme « discours », que celui des marchés, c’est-à-dire le « croisement entre une courbe d’offres et de demandes », fixant un prix instantané, celui du marché, d’un équilibre des apparences, cause de l’esclavage des temps modernes, matrice des déséquilibres et des crises mondiales de l’Humanité enchaînée… au fond de la caverne.



De ma caverne, le 31 décembre 2014, Fabrice.

 

 

 

Par Fabrice AUBERT - legrandsoir.info – le 24 janvier 2015

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Simple à comprendre, non ?


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Grèce - Un souffle d’espoir 
pour tourner la page 
de l’austérité

Grèce - Un souffle d’espoir 
pour tourner la page 
de l’austérité | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : Orestis Panagiotou/AFP

 


Un souffle d’espoir 
pour tourner

la page 
de l’austérité

 

Avec six points d’avance sur Nouvelle Démocratie, Syriza incarne l’aspiration des Grecs
à la dignité, après cinq années de mise sous tutelle par la troïka. À l’heure où ces lignes étaient écrites, Syriza frôlait de quelques sièges la majorité absolue de 151 députés.

 

 

Athènes (Grèce), envoyée spéciale. Il y avait hier soir à Athènes quelque chose de léger dans l’atmosphère, qui éclairait les visages et réchauffait les cœurs. Après cinq années de calvaire social, de gâchis économique et de tutelle politique, le peuple grec a exprimé un rejet sans appel des politiques d’austérité qui ont laissé le pays exsangue. Ils ont placé leurs espoirs bien à gauche, en offrant une victoire historique à Syriza. Avec 35,38 % des suffrages, selon les premières projections officielles, sondages sortis des urnes, le parti d’Alexis Tsipras devance largement la Nouvelle Démocratie du Premier ministre conservateur, Antonis Samaras (28,93 %), sévèrement sanctionné. Si les électeurs ont entendu l’appel de Tsipras à donner à la gauche anti-austérité un mandat clair, une ombre terrible plane, comme au printemps dernier, sur ces élections : c’est le score des néonazis d’Aube dorée, qui arrivent en troisième position (6,35 %), devant les libéraux de To Potami (5,69 %). Concurrencés par Syriza, les communistes du KKE, avec 5,28 %, maintiennent leur base électorale et seront représentés au Parlement. De leur côté, les sociaux-démocrates du Pasok, autour de 5 %, paient au prix fort leur participation à la coalition d’Antonis Samaras. Les Grecs indépendants (souverainistes) recueillent 4,69 %. À l’heure où ces lignes étaient écrites, Syriza frôlait de quelques sièges la majorité absolue de 151 députés.

 

 

Les politiques de privatisation
ont provoqué une véritable 
crise humanitaire

 

Première impression, il y a dans ce scrutin dont les résultats résonnent sur tout le continent un irrépressible élan de dignité. Par-delà les clivages politiques et les bulletins choisis dans l’isoloir, tous les électeurs rencontrés hier nous ont fait part du sentiment d’humiliation suscité par la mise sous tutelle du pays par la troïka (Banque centrale européenne, FMI, Commission européenne). Dans le laboratoire grec, les politiques de privatisations, de démantèlement du droit du travail, de précarisation, de compression des dépenses sociales ont provoqué une véritable crise humanitaire, sans pour autant alléger le fardeau de la dette, passé 115 % du PIB en 2009 à 175 % aujourd’hui. Dans ces conditions, comment les Grecs auraient-ils pu acquiescer aux exhortations déplacées à consentir encore de nouveaux « sacrifices » ?

 

 

« Mettre fin à la trahison
 de ceux qui ont vendu
 la Grèce à vil prix »

 

En prônant la renégociation et l’effacement partiel d’une dette non viable, Alexis Tsipras est paradoxalement apparu comme le responsable politique le plus réaliste. « J’ai l’espoir que ma patrie se libère de la dictature des marchés. Les Grecs ne sont pas les profiteurs paresseux décrits pour justifier le choc d’austérité que nous avons subi. Les responsables de cette faillite sont les usuriers qui se font de l’argent sur la dette. Unies, les forces de gauche peuvent ouvrir un autre chemin, non seulement pour la Grèce, mais pour toute l’Europe », nous confiait avant de se rendre aux urnes Kostas Katramanos, un habitant de Petroupouli, ville de la banlieue rouge d’Athènes. Ancien cadre de l’industrie pharmaceutique, passé par trois interminables années de chômage, il a vu ses revenus divisés par trois depuis 2011. En votant pour Syriza, cet ancien électeur du KKE dit aussi vouloir « mettre fin à la trahison de ceux qui ont vendu la Grèce à vil prix ». C’est sans doute là l’une des clés de cette victoire de la gauche anti-austérité. Elle a su promouvoir de nouveaux visages, qui tendent un cruel miroir aux vieux responsables politiques jugés corrompus, dogmatiques et serviles face aux injonctions de la troïka.

 

Après cette large victoire, pour Syriza et pour Alexis Tsipras, le plus difficile commence aujourd’hui. La gauche s’est engagée à former, qu’elle dispose ou non de la majorité absolue au Parlement, « un gouvernement de tous les Grecs ». Avec une extrême droite tapie en embuscade, Syriza n’a pas le droit à l’erreur. Dans les bureaux de vote d’une école d’Ambelokipi, près du stade de football qu’occupe le Panathinaïkos, les militants d’Aube dorée pariaient déjà, hier, sur l’échec. « Tsipras ne fera rien pour les pauvres, pour ceux qui ont vu leurs retraites et leurs salaires amputés. Le seul espoir pour nettoyer la Grèce des immigrés, sortir de l’euro et retrouver les fondements de notre civilisation chrétienne, c’est Aube dorée », écumait Hélène, une nostalgique de la dictature des colonels, entrée dans l’organisation néonazie il y a cinq ans alors qu’était entériné le premier plan d’austérité.

 

Guetté à Bruxelles et à Berlin, attendu au tournant par ses adversaires politiques autant que par une partie de l’oligarchie qui redoute ses promesses de justice sociale et fiscale, Alexis Tsipras espère pouvoir compter sur la mobilisation du peuple grec pour imposer la renégociation de la dette et rompre avec des choix néolibéraux destructeurs. C’est sans doute là que réside le plus grand défi pour Syriza, jeune parti au fragile enracinement social et militant. Par-delà les frontières du pays, c’est aussi l’avenir européen d’une gauche capable de se confronter aux forces de l’argent qui se joue sur la scène grecque. Les attentes sont immenses, la tâche est prométhéenne.

 

 

Par ROSA MOUSSAOUIL’HUMANITÉ – le 25 janvier 2015

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Que pense le Monde Juif.info au sujet de Syriza !

Que pense le Monde Juif.info au sujet de Syriza ! | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : Alexis Tsipras, le leader de Syriza. Crédit photo : DR

 

 

Que pense le Monde Juif.info

 au sujet de Syriza !

 

Voici l’article du 25 janvier 2015 :

 

Grèce : le parti antisioniste et antisémite

Syriza accède au pouvoir

 

Selon un premier sondage sorti des urnes, le parti d’extrême gauche Syriza devance d’une dizaine de points le parti de droite au pouvoir et pourrait ainsi détenir la majorité absolue au Parlement grec. Un séisme politique pour l’Europe mais aussi pour Israël.

 

Syriza est un parti farouchement antisioniste, il appelle explicitement à la fin de la coopération militaire entre la Grèce avec l’Israël, à l’abrogation de l’accord de libre-échange entre l’État juif et l’Union européenne ou à la levée du blocus de gaza.

 

L’ancien dirigeant de Syriza, Nikos Konstandopoulos, est l’avocat de plusieurs terroristes arabes arrêtés ces dernières années en Grèce. Sofía Sakoráfa, médaillée de bronze aux Championnats d’Europe de 1982, proche du Hamas, avait demandé la nationalité palestinienne pour représenter la Palestine aux Jeux Olympiques. Elle est à présent députée européenne.

 

En février dernier, le Congrès Juif Mondial avait appelé le parti Syriza à retirer un candidat, Theodoros Karypidis, à l’élection pour le poste de gouverneur régional, après des déclarations antisémites de ce dernier au sujet du Premier ministre grec, Antonis Samaras, et de la nouvelle chaîne de télévision publique du pays, NERIT.

 

Sur sa page Facebook, Karypidis avait prétendu que l’acronyme NERIT venait en réalité du mot hébreu « ner » (bougie) et l’avait relié à la fête juive de Hanukka, qui commémore la révolte des Maccabim contre les Grecs.

 

« Samaras allume les bougies du candélabre à sept branches des Juifs et met le feu à la Grèce après sa visite à la synagogue de Thessalonique », avait écrit Karypidis, d’après une dépêche de l’Agence Télégraphique Juive. « Il est en train d’organiser un nouveau « Hanukka contre les Grecs. », avait-il ajouté.

 

 

 

Par Éric Hazan – Le Monde Juif. info – le 25 janvier 2015

Koter Info's insight:


Ne pas tomber dans le piège moderne ! "Antisionisme" (opinion politique) ne signifie pas "antisémitisme" (racisme), car aujourd'hui il y a une malsaine tendance à vouloir prétendre que que c'est la même chose !


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