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FEF - Cédric Gervy - 17/11/12

 

Cédric Gervy nous fait une petite présentation bilingue pour le concert qui aura lieu dans le cadre de la Journée des Etudiants organisée par la FEF et la VVS le 17 novembre 2012. - Duc

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La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).
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En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

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Site "Koter Info" LLN-WSL-UCL


=  plus de 91.000 lecteurs du site

 

Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

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"La Gazette" de LLN-WSL-UCL


=  plus de 90.000 lecteurs de La Gazette

 

Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

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Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


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Tous victimes !

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Partout où il y a des conflits armés, vous trouverez aussi ces petites victimes innocentes !  Et ces victimes ont un visage, comme sur cette photo !  -  Duc


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Donbass - Interview d'1 milicien

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Ukraine - Interview d’un milicien du Donbass


Par Ilja Degtjarov, le 18 août 2014


Préambule : Par principe nous nous retenons de publier des vidéos dans lesquelles des prisonniers de guerre se font interroger. Toutefois dans cet article nous faisons une exception, parce que la vidéo confirme ce que l’insurgé interviewé affirme lui aussi dans le texte qui suit : que l’armée ukrainienne commet des crimes de guerre et enterre ses propres morts dans des fosses communes. Il vaut donc la peine de lire le texte et de regarder la vidéo – deux sources complètement indépendantes.


Une interview avec un insurgé de l’est de l’Ukraine. Il vit et combat dans une région où l’armée ukrainienne a été fracassée il y a trois semaines, près de la frontière russe dans la région de Donetsk. Il a gardé le silence sur son nom avec moi, mais il était un riche homme d’affaires avant la guerre. L’interview a été enregistrée à la mi-août et directement traduite en allemand puis de l’allemand [en anglais et maintenant en français, NDLR]. Quelques détails ont pu être perdus lorsque l’allemand a été traduit en anglais.


***


Pourquoi êtes-vous devenu un insurgé ?


Parce que je ne suis pas d’accord avec ce gouvernement et avec ce qui se passe. Je n’accepte pas cette attitude envers le peuple. Je ne pouvais plus supporter de voir le peuple se faire tourmenter. Donc, je suis devenu un insurgé bien que j’aie déjà 53 ans. Je n’accepte pas qu’ils soient venus dans ma région. Je protègerai mes arbres, mes pierres, les maisons, les enfants, les femmes et tout le reste.



Où puisez-vous votre optimisme ? Vous vous battez contre l’armée ukrainienne et des milliers de mercenaires étrangers. Tout l’Occident soutient l’Ukraine. Pourquoi restez-vous confiant que vous allez prendre le dessus ?


Nous avons un peuple héroïque qui n’a jamais plié le genou. La victoire sera nôtre, et si nous mourons quand même, alors mieux vaut que ce soit debout qu’à genoux. Nous avons notre vision, nous avons une chose pour laquelle nous voulons nous battre. Nos petits-enfants grandiront ici. Et si nous mourons nous-mêmes, nos petits-enfants vivront comme il faut vivre, c’est-à-dire dans un pays libre.



Dans beaucoup des médias de masse occidentaux, il est rapporté qu’en fait les insurgés sont composés d’unités spéciales russes ou d’éléments de l’armée russe régulière. Qu’en pensez-vous ?


Nous ne nous battons pas pour la Russie, nous nous battons pour notre peuple. La Russie est un pays libre, un pays où l’on peut vivre librement sans courbettes soumises aux États-Unis et à l’UE. Nous savons comment vous pouvez vivre en Russie et nous voulons vivre ainsi aussi. Nous ne voulons nous prosterner devant personne, ou adorer qui que ce soit. Nous sommes un peuple libre.



Qu’est-ce qui ne va pas avec le gouvernement ukrainien, selon vous ? Qu’est-ce qui a provoqué ce mouvement dans la région du Donbass ?


Ces gens sont arrivés au pouvoir par le sang. Maintenant ils veulent noyer l’Ukraine tout entière dans le sang. Bien qu’ils parlent de « l’Ukraine libre » ce pays n’a jamais été libre, il a toujours été subordonné à un autre. Maintenant l’Ukraine plie devant les États-Unis d’Amérique, un pays qui opprime tous les pays et provoque des guerres partout. En réalité, ce pays [USA] devrait être complètement rayé de l’Atlas. Bon, pour l’instant nous allons atteindre la Pologne, là nous laverons nos bottes et ensuite nous continuerons.



Retour à la question précédente : les insurgés sont-ils principalement des citoyens locaux ou sont-ils surtout des volontaires russes ou même la méchante armée russe, vêtue d’uniformes étrangers, ainsi que l’affirment certains ?


Les insurgés sont des gens qui encore hier travaillaient avec une houe et une pelle ; qui s’occupaient de leurs jardins. Ils ont posé leurs outils et désormais ils protègent leurs jardins avec des fusils automatiques. Nous sommes un peuple qui aime la liberté. Même les femmes, les enfants et les anciens viennent se battre avec nous.



Comment décririez-vous l’idéologie des gens qui sont arrivés au pouvoir à Kiev ? En Occident ils disent, bien sûr, que ce sont de parfaits démocrates, qui veulent juste être différents des Russes. Les appelleriez-vous des parfaits démocrates ou alors peut-être autre chose ?


Je comprends la démocratie en ce qu’il est possible d’exprimer sa volonté ; et pas que quelqu’un d’autre parle à votre place. Je me souviens encore comment vous avez voté la séparation [de l’URSS] : à l’époque aussi, personne n’a pris la peine de nous écouter. Encore maintenant ils poursuivent une politique unilatérale. Ils ne veulent voir que ce qui se passe de l’autre côté [à l’ouest de l’Ukraine].


Ils sont inconscients de la souffrance de nos mères et de nos pères. Ceci n’est pas une démocratie, mais le fascisme sous sa pire forme. Même les fascistes n’ont pas bombardé les enfants comme ça, détruit les maisons, empoisonnant la terre avec des bombes écologiquement dangereuses. Ils nous bombardent avec des bombes au phosphore blanc et des bombes à sous-munitions. Ils nous bombardent avec des bombes à sous-munitions, pour que des millions de petites particules de métal volent dans toutes les directions et sur des rues entières, tout le monde se fait tuer, y compris les femmes et les enfants. Après de tels bombardements il ne reste rien, même plus d’animaux, mais que de la terre brûlée. Est-ce la démocratie ? Se battent-ils ainsi pour la démocratie ? Non, c’est du fascisme.



Qui combat du côté de l’armée ukrainienne ? Qu’est-ce qui est entendu par étrangers ?


Nous avons eu des prisonniers de guerre de Pologne. Il y a beaucoup d’instructeurs étrangers, de lanceurs de grenades. Nos soldats [ukrainiens] ne veulent pas se battre, selon les prisonniers de guerre, donc ils les menacent ainsi que leurs familles de mort. Dans l’armée ukrainienne, ils tuent même les blessés.


Donc des gens dans le voisinage de Kramatorsk ont été massacrés, leurs organes ont été récupérés ; ensuite leurs corps ont été enterrés avec des tracteurs et compactés par dessus avec des véhicules blindés. Ils cachent donc les preuves de leurs crimes. Ceci s’applique aussi à Krasnodon : ils ont détruit leur propre peuple. (Note de l’éditeur : comparer avec la vidéo)


Les insurgés, les prétendus « terroristes », n’ont laissé aucun blessé dans la panade. Ils aident aussi les civils, les malades, tous ceux qui sont dans le besoin.



Donc il y a vraiment des instances où ils ont prélevé des organes, sensiblement pour les vendre ?


Oui. Il y a quelqu’un à qui ils peuvent le demander, n’est-ce pas ? [demande à un autre insurgé] Nous avons des gens de Kramatorsk, qui en ont été témoins.



L’avez-vous vu de vos propres yeux ?


Oui, de mes propres yeux. (Un autre insurgé en arrière-plan) : Nous ne pouvons pas révéler nos sources.



Vous n’en avez pas besoin. Cette information était auparavant au niveau de « quelqu’un a entendu quelqu’un dire qu’il a entendu que… »


Mais bien sûr ! Cela a même été vu par nos éclaireurs. Même les prisonniers de guerre le confirment. Des corps ont été enterrés avec des tractopelles.



À part les Polonais, qui se bat [contre vous] ?


Si nous nous branchons sur leurs conversations par radio, nous entendons des langues étrangères. Mais je ne sais pas lesquelles ? Et on trouve les Polonais partout.



Pourquoi sont-ils venus ? Sont-ils des mercenaires ou des unités régulières, envoyées ici par contrainte ?


Ce sont des gens, entre autres, qui sont prêts à payer pour qu’on les laisse chasser des gens. Ils payent pour pouvoir tirer sur des gens vivants avec des fusils de snipers. S’il n’y a pas d’insurgés, ils tirent sur des civils. Par exemple, il y avait un homme qui allait au travail sur son vélo et ils lui ont arraché la tête juste pour s’amuser.



Vous parlez d’un cas spécifique ?


Oui, il y a une semaine. L’homme était totalement inoffensif. Un tireur d’élite l’a abattu, juste pour s’amuser. (Un autre insurgé en arrière-plan) : Nous l’avons vu, c’était à cent mètres de nous. Il ne faisait que se rendre à son travail.



J’ai lu sur de tels cas, mais n’en avais jamais directement entendu parler.


C’était à Krasnopartisansk.



Pourquoi vos nouveaux dirigeants se croient-ils permis de tuer un si grand nombre de gens ? Ils se plaignaient à travers le monde, que soi-disant quelques étudiants du Maïdan s’étaient fait rosser. Maintenant des milliers de personnes meurent, et tout le monde s’en fout. Pourquoi ? Pourquoi le deux poids deux mesures – de quelle idéologie s’agit-il ?


[Sur] cette duplicité, j’en comprends ce qui suit : l’Ukraine exécute les ordres de l’Occident, et n’a pas de volonté propre. L’Ukraine élimine des gens qui dérangent la production de charbon et de gaz des USA. Ils n’ont pas besoin de notre peuple ici et les ont détruits par le passé, à travers la région. Ce n’est pas une question de l’élimination de certains d’entre nous, il s’agit de nous anéantir méthodiquement, en utilisant des lanceurs [de missiles] Grad, des mines, des systèmes sol-sol [missiles balistiques]. Il y a des bombes qui laissent un cratère de trois mètres de profondeur et de huit mètres de large. Dans un rayon de 300 mètres, il ne reste plus rien de vivant. Donc, ils détruisent des villes. Des femmes et des enfants se cachent dans des caves et ils les y brûlent avec des lance-flammes et des explosifs. Ils ne tuent pas « seulement » des familles, mais les résidents d’immeubles entiers d’appartements. Le meurtre des épouses des insurgés est particulièrement apprécié. Est-il même possible de ne pas se battre contre ces types ? Nous sommes tout simplement obligés de neutraliser cette infection contagieuse qui se répand dans notre pays.




Si nous regardons la situation avec réalisme : à la fin de 2013 l’armée ukrainienne avait à peu près 400 véhicules blindés selon les données officielles. Les insurgés n’en ont que quelques-uns, donc vous ne pouvez pas comparer les forces en présence. Cette énorme horde [l’armée ukrainienne] est écrasante et en plus il y a ces, par exemples, ces véhicules blindés polonais. Comment pouvez-vous vaincre cette ruée sans fin ?


Ils se battent pour l’argent ou de peur qu’il arrive du mal à leurs familles s’ils se battent mal, ou quelque chose comme ça. Nous nous battons pour les vies de nos enfants, pour notre pays. C’est une grande différence. Ils se battent sans vision et nous en avons une. C’est ce qui gagnera toujours. Nous ne mangeons pas aussi bien, mais notre esprit est plus fort que le leur. Aucun doute, nous gagnerons parce que nous nous battons pour notre peuple, alors qu’ils sont venus dans notre région pour nous la dérober.



Y a-t-il eu des cas où l’armée ukrainienne a bombardé des bus ou des voitures dans lesquels il y avait clairement des réfugiés ?


Plusieurs fois – même si c’était écrit en grandes lettres [sur les voitures] qu’il y avait des enfants. Ils ont tiré sur des grandes foules devant des postes de douane. Ils ont tiré sur un cortège de sept kilomètres de long avec des lance-grenades et de l’artillerie. Les gens couraient dans tous les sens et ont laissé leurs affaires derrière eux. Comme exemple légèrement différent, près de la frontière un système d’alarme a retenti très fort pour une quelconque raison ; les enfants de la région de Donetsk, de Kramatorsk ont pensé qu’ils allaient bientôt se faire bombarder. Dans quel état psychique peuvent être ces enfants ?



Que fait d’autre l’armée ukrainienne qui n’est vraiment pas connue en Occident ?


Même les gens de l’Âge de Pierre n’ont pas agi comme ces gens du 21e siècle. Ils torturent, ils tuent les gens, ils cassent des bras, tranchent des doigts, coupent des têtes et voient combien de temps vous pouvez encore marcher sans votre tête. Tout ce que vous pouvez imaginer d’horrible, ils le font déjà. Nous parlons la même langue, nous avions les mêmes abécédaires à l’école, donc c’est incompréhensible pour moi, par le biais de quelle influence ils sont devenus comme ça.



Pouvez-vous donner des exemples spécifiques ? Sans donner de nom.


Ils ont tiré sur des réfugiés, c’est-à-dire des gens qui ont déjà peur, avec des lance-grenades ; avec des mitrailleuses comme dans un champ de tir, si les gens étaient clairement visibles dans une rue. Ils n’ont pas tiré en sommation, mais pour tuer. Sur le côté de la route, des voitures y sont laissées et ils [l’armée ukrainienne] ne permettent pas que les corps en soient enlevés. Par conséquent l’odeur était nauséabonde à cause de la décomposition des corps. C’est seulement après que la zone ait été libérée que les corps ont pu être récupérés. Donc ils se battent contre les enfants, contre les femmes ; et pourtant dès qu’ils voient des hommes armés ils déposent leurs armes et se rendent avec un drapeau blanc.



Concernant le Boeing [MH17] : en Occident il a été immédiatement proclamé – sans tergiverser – que les insurgés avaient abattu l’avion. [Ils ont dit que] Poutine avait donné à la fois l’argent et le système [de missiles] BUK, donc Poutine est personnellement responsable. Quelque chose à dire ?


Je ne sais rien là dessus, mais il est clair que les insurgés n’abattraient jamais un avion de ligne. Les insurgés se battent pour la vie des gens et il est inimaginable de sauver les gens d’une main et d’exécuter les gens de l’autre main.



Y a-t-il eu des cas où l’armée ukrainienne ait bombardé des villes et des villages quand il ne s’y trouvait aucune insurrection ?


C’est leur mode opératoire : d’abord ils utilisent des mines et des missiles et après ils pénètrent dans les villes. D’abord ils détruisent et ensuite ils commencent à « protéger » ce qui est détruit. Ils détruisent absolument tout. Ils détruisent les gens comme on abat une forêt. Ils n’ont cure de savoir si ce sont des femmes ou des enfants, des personnes handicapées en chaise roulante, qu’il y ait des insurgés dans la ville ou pas.



À quoi cela sert-il de tirer sur des villes paisibles et des civils ? Que veulent-ils accomplir en faisant ça ?


Nous avons ici la ville de Molodogwardejsk. Bien qu’il ne s’y trouve aucun rebelle du tout, cette ville a été détruite d’une distance sûre avec de l’artillerie. Pour eux c’est juste pour détruire des villes et laisser un désert. Pourquoi ils le font, vous devez leur demander vous-même. En attendant, nous ne pouvons même pas faire confiance à leur drapeau blanc. Sous le drapeau blanc, ils opèrent un regroupement de leurs forces et ensuite ils recommencent à tirer. Vous ne pouvez plus leur faire confiance – ni à l’armée ni au gouvernement. C’est la lie de l’humanité. Quand on lit leurs CVs, il est clair qu’ils sont à leur place dans un zoo. Jusqu’à ce qu’ils soient assis dans des cages, les enfants n’auront plus à avoir peur d’eux. C’est mon seul souhait.



Comment pouvez-vous expliquer que dans certaines zones mêmes du sud-est [de l’Ukraine] la junte ait actuellement de facto gagné, par exemple à Dnepropetrovsk ? Pourquoi de grandes portions de la population ont-elles changé de camp idéologique ? Pourquoi n’y a-t-il pas de résistance significative ?


Notre pays est pauvre. Tout d’abord les gens ont gagné de leur participation au Maïdan. Vous n’y alliez [à Kiev] que pour l’argent. Là ils ont pris des gens, pour créer de grandes foules – je dirais des hordes de gens. On leur a donné des drogues, par exemple dans le thé. Au fait, après leur retour chez eux ils ont détecté des symptômes de manque chez eux. En plus, ils ont reçu un lavage de cerveau au Maïdan. Et il n’y a que les gens du Donbass qui n’y sont pas allés ; ils devaient travailler dans cette région industrielle, il fallait qu’ils gagnent l’argent pour le pays tout entier, nourrissant le pays. Par conséquent, ils ne peuvent toujours pas nous soumettre. Nous l’avons supporté aussi longtemps que nous le pouvions. Mais à un moment donné nous ne le pouvions plus, ce qui a mené au soulèvement. Cela a toujours été ainsi en Russie : ils sont longs à harnacher, mais ils chevauchent vite.



Que va-t-il maintenant se passer avec ces villes [à l’extérieur du Donbass] ? L’on peut certainement présumer que l’immense majorité d’entre elles sont aussi contre le gouvernement de Kiev, mais cette majorité est réprimée et demeure silencieuse. Mais à mon avis, elles devraient aussi être libérées, sinon elles seront prises un jour ou l’autre, pour qu’elles soutiennent la junte. Après elles seront perdues pour toujours.


Mais nous libérerons ces villes aussi. Nous ne punirons personne ; tout le monde peut avoir sa propre opinion. Nous présenterons notre point de vue, mais nous n’imposerons pas notre opinion. Si quelqu’un veut nous suivre qu’il le fasse, mais sinon, qu’il ne le fasse pas. Ils peuvent ensuite continuer leurs vies, travailler.


C’est l’été. Il fait encore chaud et les rues sont bien praticables. Mais en hiver il fait froid, les routes sans asphalte deviendront de la boue infranchissable, et donc il est presque impossible de faire parvenir l’aide humanitaire depuis la Russie. Dans beaucoup de villes maintenant il n’y a plus d’électricité, plus d’eau, plus de chauffage. Comment survivront-ils alors ?


Nous sommes un peuple fort. Nous avons l’habitude des difficultés. Et nous surmonterons ces obstacles aussi, que ce soit sous la pluie ou les tempêtes de neige. Nous sommes sérieux à propos de ce que nous avons initié, et nous ne nous arrêterons pas maintenant comme ça. Nous nous battrons jusqu’au bout, il n’y a pas de retour en arrière possible.



Y a-t-il des preuves de la présence d’États-Uniens dans l’administration militaire et qui donnent les ordres ?


Je ne peux rien dire là-dessus. Tout le monde accomplit sa tâche ici et comme je ne suis pas un éclaireur je ne suis pas en mesure de répondre à la question.



Jusqu’à quel point la population locale soutient-elle les insurgés : est-ce 95 %, 70 %, 50 % ?


Vous n’avez qu’à juger par vous-même : les gens récoltent des pommes de terre et nous en donnent une partie. Les gens récoltent trois tomates dans le jardin et nous en donnent deux.



Si nous regardons en arrière à l’époque où il n’y avait pas d’insurgés armés, mais que la junte avait déjà beaucoup progressé ; comment les gens se battaient-ils contre eux alors ?


Ils se battaient avec des bâtons contre des mitraillettes. Ils ont quitté leur emploi, quitté leurs familles et sont venus vers nous de partout. Cela a aussi concerné ceux qui ignoraient tout de l’affaire. Entretemps, ils ont changé d’avis et ont protégé leur pays. Beaucoup ont changé leurs mauvaises habitudes, s’abstenant de l’alcool. Parmi les insurgés, en général, règne une discipline de fer et ils est strictement interdit de boire de l’alcool. Les gens ne sont pas payés. Ils se battent pour une idée. Ils mangent ce que leur donnent les civils. Tous sont hautement motivés, mais le plus tôt toute cette affaire se termine, le mieux ce sera.



Qu’est-ce qui a changé dans les villes et villages sous le contrôle des insurgés ? Par exemple, je lis qu’ils ferment les casinos et poursuivent les trafiquants de drogue…


La police ukrainienne s’est battue pendant 23 ans contre de tels phénomènes que la corruption et le trafic de drogue, mais sans succès. Nous y avons immédiatement remédié. Les drogues sont devenues d’une rareté absolue. Quelque chose change dans l’esprit des gens et même les alcooliques et les toxicomanes changent leurs habitudes. Dans nos magasins vous pouvez facilement acheter de la vodka, mais personne ne le fait. Les toxicomanes se disent – peut-être en plaisantant – qu’ils ne prendront plus de drogues avant la victoire. De toute façon, il n’y a plus de drogues.



À l’intérieur des villes libérées, les usines et les mines de charbon sont détruites ; il n’y a pas de travail. Comment pouvez-vous y vivre ?


Nous les reconstruirons, comme nous l’avons fait après la Grande Guerre Patriotique [Seconde Guerre mondiale]. Notre enthousiasme y suffira. Même si notre génération vit dans la pauvreté, la génération suivante vivra mieux. Nous n’avons pas peur.



Du côté des Russes vous recevez une aide humanitaire, ce qui est largement connu. Mais qui délivre cette assistance : l’état, des partis politiques, l’église, des particuliers ?


Vous avez accès à ces paquets. Prenez des photos, les paquets ont des étiquettes.



Dans le magasin pour l’aide humanitaire, j’ai vu beaucoup de paquets du Parti communiste, d’églises…


Aussi de vétérans de la guerre d’Afghanistan, de vétérans de Tchernobyl, du Parti Communiste, de gens qui savent ce qu’est une guerre.



Des organisations occidentales fournissent-elles aussi une assistance humanitaire dans le sud-est ?


Et comment ! Ils livrent des mines et des projectiles à l’armée ukrainienne. De cette façon ils aident l’Ukraine et cette assistance les aide à détruire des gens normaux.



Donc, il n’y a pas d’aide humanitaire [de l’Occident] ?


Elle n’existe pas, je n’en ai jamais vu. La même chose est vraie pour l’aide médicale.



 



Par WILLSUMMER – Global Relay Network – le 21 août 2014

Source :

http://slavyangrad.org/2014/08/18/interview-with-a-rebel-part-1/

 

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Carrefour et le "Bescherelle"

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Les amateurs de correction grammaticale et de précision orthographique sur Internet connaissent bien "Bescherelle ta mère" qui traque les fautes partout où elles se cachent.


A l'origine de ce concept, décliné sur Twitter et Facebook, un jeune amateur de langue française.


La dernière trouvaille de "Bescherelle ta mère" est plutôt croustillante : une pub pour la plus célèbre des grammaires (en compétition constante avec "notre" Grevisse national") qui comporte une erreur (on vous laisse deviner où) !


En France, le cliché n'a pas manqué de faire sourire. "Le seul panneau où il fallait se relire, tu fais une faute de frappe", s'insurge-t-on sur bescherelletamere.fr.


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Migraine chez les espions

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Source du dessin : www.liveleak.com



Migraine chez les espions


par Volker Hermsdorf


Washington recrute des jeunes en tant qu’agents contre Cuba... Après l’arrestation de son agent Alan Gross par les autorités cubaines chargées de la sécurité en décembre 2009, l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a envoyé des jeunes du Venezuela, du Costa Rica et du Pérou en mission secrète sur l’île des Caraïbes communiste afin d’y fonder un mouvement d’opposition conduit par des jeunes et de déclencher une rébellion.


Lundi, plusieurs médias américains, parmi lesquels le quotidien Washington Post, ont publié une enquête de l’agence de presse AP (Associated Press), enquête qui, appuyée par de nombreux documents, dénonce la dernière ingérence du gouvernement américain dans les affaires internes de Cuba.


Ces rapports stipulent que, depuis 2009, l’USAID a employé plus d’une dizaine de jeunes dans les pays susmentionnés et les a préparés pour leur mission grâce à des cours accélérés. À Cuba, les agents se faisaient passer pour des représentants de programmes alternatifs pour la jeunesse et pour la santé. La mise en place d’un atelier de prévention du VIH était également « l’excuse parfaite » prêchée par le service américain.


D’après nos récentes découvertes, ces jeunes ont été entraînés par leurs supérieurs américains dans le but, entre autres, de tromper les autorités cubaines chargées de la sécurité. En outre, ils ont reçu des instructions quant au comportement à adopter si l’on découvre leurs véritables intentions. Dans un document cité par l’AP, on peut lire : « … tu peux avoir confiance. Les autorités ne vont pas essayer de te faire du mal… ; le gouvernement cubain tente d’éviter les rapports négatifs des médias... et un étranger battu n’est pas bon pour eux. »


L’agence a ajouté que les jeunes agents percevaient un salaire de 5,41 dollars par heure par leurs commanditaires. Les médias américains critiquent surtout le fait que l’opération des services secrets a vu le jour après la capture de l’agent américain, Alan Gross. Les membres de l’USAID étaient dès lors conscients que la mission menée par les jeunes impliqués pourrait s’avérer très risquée.


De nombreux éléments portent à croire que ces jeunes étaient délibérément exposés à ce danger. Les documents contiennent également des exemples de codes secrets utilisés au cours de conversations cryptées entre les jeunes agents et leurs dirigeants professionnels. À l’instar d’un bon James Bond, les échanges téléphoniques contenaient des messages comme « J’ai mal à la tête », qui signifiait que l’agent avait le sentiment d’être observé et désirait se mettre à l’abri pendant un moment. Le message « Rentre tout de suite à la maison. Ta sœur est malade » signifiait que l’espion exigeait son rapatriement imminent.


La mission, pour laquelle l’USAID avait enjoint à son partenaire « Creative Associates International » de recruter des Latino-Américains, était menée sur l’ensemble de l’île, mais principalement dans les villes universitaires. Ni les familles des jeunes recrutés ni leurs points de contact à Cuba ne se doutaient que l’agence américaine se cachait derrière ces programmes.


L’édition en ligne du journal de la Havane Juventud Rebelde parlait lundi de l’étudiant cubain Hector Baranda, qui avait été contacté par un groupe du Venezuela. L’étudiant figurait en tête de la liste des dirigeants possibles des « rebelles » antigouvernementaux dressée par ce groupe. Baranda explique : « Ils ont confondu notre disposition naturelle, à nous les Cubains, à être ouverts aux discussions et aux critiques avec le fait d’avoir des tendances dissidentes. Nous considérions ces jeunes comme nos amis et nous n’avions pas la moindre idée qu’ils travaillaient pour le gouvernement américain. »


La tentative, aujourd’hui discréditée, de renverser l’ordre constitutionnel de Cuba est déjà la deuxième bavure enregistrée cette année par l’USAID, qui fait la une des journaux et dénonce la subversion de la soi-disant organisation humanitaire américaine.


Ce n’est qu’en avril que les médias du monde entier avaient mentionné le projet confidentiel, aujourd’hui suspendu, « ZunZuneo », une sorte de Twitter cubain spécialement développé qui devait également aider à mettre en place un coup d’État.


Entre 2009 et 2012, « ZunZuneo » avait attiré les jeunes cubains en leur offrant des échanges d’informations gratuits par téléphone. Les victimes ne se doutaient pas que derrière l’offre apparemment inoffensive se trouvait un service secret américain qui, depuis Washington, rassemblait des numéros de téléphone, des adresses de courrier électronique ainsi que des informations personnelles sur des Cubains avec un budget de 1,6 million de dollars.


L’objectif était, au moyen d’informations erronées, d’inciter les jeunes à se retourner contre leur pays et à l’avenir à mettre en scène une protestation massive au même titre que le « Printemps arabe ».

 


Par Volker Hermsdorf — Source : Investig’Action Traduction : Collectif Investig’Action - le 21 août 2014

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Les USA ne cessent de semer le

chaos pour leurs seuls intérêts !


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Le vrai désastre des Tornado

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Le vrai désastre des Tornado


La collision [mardi matin, 19 août, province d’Ascoli Piceno dans les Marches] entre deux chasseurs Tornado, qui a provoqué la mort des quatre membres d’équipage et aurait pu avoir des conséquences encore plus graves, nous met devant une réalité que la politique officielle se garde bien d’appeler par son vrai nom : guerre.


Dans une uniformisation avec cette « règle », l’Aéronautique militaire informe que les Tornado, avions de combat acquis à partir de 1982, se trouvent aujourd’hui utilisés essentiellement pour les « opérations de riposte aux crises avec des objectifs conformes à la vocation pacifique de notre pays ».


Ces chasseurs-bombardiers – rappelle l’Aéronautique — furent utilisés dans le Golfe Persique en 1990/91 (c’est-à-dire dans la première guerre contre l’Irak). Puis à partir de 1993 dans les Balkans, c’est-à-dire dans la série d’opérations OTAN qui ont culminé dans la guerre contre la Yougoslavie, dans laquelle les Tornado effectuèrent avec d’autres avions 1440 missions d’attaque.


Ils ont ensuite été utilisés en Afghanistan, où à partir de novembre 2009 ils ont été relayés par les chasseurs Amx. Enfin, en 2011, ils ont été utilisés dans la guerre contre la Libye, où pendant plus de sept mois les avions de l’Aéronautique militaire ont conduit plus de 1 900 missions d’attaque, en lançant des centaines de bombes et missiles.


Au cours de ces opérations – nous dit l’Aéronautique —, « l’efficacité des Tornado a été accrue par l’acquisition de systèmes d’arme d’avant-garde ». Parmi les plus récents, deux nouveaux armements Usa de précision, l’Advanced Anti Radiation Guided Missile (Aargm) et la Small Diameter Bomb (Sdb), qui permettent aux chasseurs-bombardiers de supprimer les défenses aériennes ennemies et d’atteindre les objectifs terrestres. Ce n’est pas par hasard que les deux Tornado touchés volaient à très basse altitude, technique employée pour ce type d’attaque conduite en profondeur en territoire ennemi.


Les deux chasseurs – engagés dans une mission d’entraînement propédeutique de préparation à une manœuvre OTAN programmée pour l’automne prochain — avaient décollé de Ghedi (Brescia), base du 6e Stormo (Groupe d’aviation).


D’après le communiqué de l’Aéronautique. Qui ne dit pas par contre que Ghedi-Torre est, avec Aviano (province de Pordenone), le site où sont déposées 70-90 bombes nucléaires étasuniennes B-61. Ceci ressort du rapport U.S non-strategic nuclear weapons in Europe, présenté à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN. Les bombes nucléaires sont gardées dans des hangars spéciaux, avec des chasseurs-bombardiers étasuniens F-15 et F-16 et des Tornado italiens, prêts pour l’attaque nucléaire.


Le déploiement des armes nucléaires étasuniennes en Europe est réglementé par des accords secrets, que les gouvernements n’ont jamais soumis à leurs parlements respectifs. L’accord qui réglemente le déploiement des armes nucléaires en Italie établit le principe de la « double clé » : c’est-à-dire qu’il prévoit qu’une partie de ces armes puisse être utilisée par l’Aéronautique italienne sous commandement étasunien. À cette fin – indique le rapport —, des pilotes italiens sont entraînés à l’utilisation des bombes nucléaires.


Ce qu’on sait officiellement c’est que les B-61 seront transformées de bombes à chute libre en bombes « intelligentes », qui pourront être larguées à grande distance de l’objectif. Les nouvelles bombes nucléaires B61-12 à guidage de précision, qui auront une puissance moyenne de 50 kilotonnes (environ quatre fois la bombe de Hiroshima), « seront intégrées avec le chasseur F-35 Joint Strike Fighter ».


Les pilotes italiens – qui sont aujourd’hui entraînés à l’utilisation des B-61 avec les chasseurs Tornado — seront donc sous peu préparés à l’attaque nucléaire avec les F-35 armés de B61-12. Ce faisant l’Italie continuera à violer le Traité de non-prolifération, qui interdit aux Etats en possession d’armes nucléaires de les transférer à d’autres (Art. 1) et aux États non nucléaires de les recevoir de qui que ce soit (Art. 2).


Le désastreux accident des deux Tornado aux environs d’Ascoli Piceno devrait donc tirer la sonnette d’alarme, non seulement en regard de la sécurité des habitants sur la tête desquels les avions s’entraînent à la guerre, mais sur la guerre qui nous menace tous.



Par Manlio Dinucci - mondialisation.ca - le 21 août 2014

Édition de jeudi 21 août 2014 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/il-vero-disastro-dei-tornado/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


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Pentagone/Afghanistan & achat d'hélicoptères russes

Pentagone/Afghanistan & achat d'hélicoptères russes | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Le Pentagone souhaite le maintien d’achat d’hélicoptères russes pour l’Afghanistan, défiant le Congrès


Énième épisode de la guerre froide entre des ennemis intimes ? La presse russe affirme que le Pentagone souhaite – à nouveau – acheter des hélicoptères russes pour des opérations militaires en Afghanistan, et ce, malgré les protestations du Congrès US.


Information, certes très peu diffusée dans la presse francophone, mais belle et bien confirmée par les médias américains… soit dit en passant.


La presse russe ne fait quant à elle que relayer ainsi l’annonce faite jeudi dernier par le chef de la délégation de Rosoboronexport Igor Sevastianov lors du salon d’armements à Joukovski.


« Malgré les protestations des membres du Congrès qui proposent des possibilités de remplacement, comme un passage à une production américaine, le Pentagone insiste avec opiniâtreté sur l’achat d’hélicoptères russes », a ainsi indiqué le responsable.


Mieux encore, selon Igor Sevastianov, lors d’entretiens avec leurs collègues russes, certains militaires américains haut placés auraient plusieurs fois déclaré qu’ils équiperaient volontiers des unités de l’armée américaine avec des armes russes, notamment des hélicoptères, si telle était la volonté politique du Pentagone.


Plusieurs sénateurs américains ont d’ores et déjà proposé un amendement au budget 2015 de la Défense US en vue d’interdire de traiter avec Rosoboronexport. En cas d’approbation, ce texte pourrait conduire à la suspension des livraisons de 88 hélicoptères russes prévue par un contrat avec le Pentagone.


Rappelons qu’à la mi-juillet, Washington a imposé de nouvelles sanctions à l’encontre de plusieurs entreprises et institutions financières russes. Ces mesures visent notamment des groupes militaro-industriels, parmi lesquels le consortium Almaz-Antei et l’usine Ouralvagonzavod, ainsi que plusieurs structures faisant partie du holding de hautes technologies Rostec, dont le consortium Kalachnikov, le groupe Sozvezdie et le groupe de recherche et de production Bazalt.


Néanmoins, l’Agence Rosoboronexport ne figure pas sur la liste des sociétés sanctionnées.


En juin 2013, le Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique (FSVTS) avait indiqué dans un communiqué que « dans le cadre des efforts antiterroristes conjoints, le russe Rosoboronexport et l’Armée de terre des États-Unis » avaient signé à Paris un contrat portant sur la livraison de 30 hélicoptères russes Mi-17V-5 à l’Armée nationale afghane en 2014.


Le texte indiquait alors que les parties signataires espéraient « intensifier et élargir leurs liens de partenariat dans le domaine de la coopération militaro-technique ».


En mai 2011, l’agence russe d’exportation d’armements Rosoboronexport et le département US de la Défense avaient également signé un contrat sur la livraison de 21 hélicoptères de combat et de transport Mi-17V5 en Afghanistan pour un montant de 367,5 millions de dollars. Le coût total du contrat, les pièces de rechange et le matériel d’entretien au sol compris, s’élevant au final à 900 millions de dollars. Le contrat prévoyait en outre une option d’achat de 12 autres hélicoptères russes pour l’armée afghane.



Par Élisabeth Studerleblogfinance.com – le 19 août 2014

Sources : Ria Novosti, La Voix de la Russie

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Turquie/Kurdistan - Émeute

Turquie/Kurdistan - Émeute | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source de la carte : www.le-blog-de-roger-colombier.com



Turquie : émeute mortelle liée au Kurdistan, encore une odeur de pétrole ?


Simple hasard ? Alors que la Turquie est très nettement partie prenante dans les opérations d’exportations de pétrole en provenance du Kurdistan, et ce au grand dam des autorités de Bagdad, un manifestant a été tué et deux autres blessés dans les troubles qui frappent actuellement l’Est de la Turquie. Ces dernières auraient officiellement éclaté à la suite de la démolition d’un monument dédié à la révolution kurde.


Selon les agences de presse, les autorités turques de la ville de Lice ont tenté de démonter la statue de Makhsum Korkmaz, l’un des dirigeants du Parti des travailleurs du Kurdistan, interdit dans le pays. Les manifestants ont alors agi en vue d’empêcher les militaires de s’approcher à la statue, et le conflit a dégénéré. Une personne a été tuée par balle dans les émeutes, selon les médias présents sur place.


L’état-major de l’armée turque a tenté quant à elle de justifier le recours à la force contre les manifestants en arguant que « les unités en route pour Lice » avaient « été attaquées par des individus armés de lance-grenades, de carabines et d’engins explosifs ».
Le vice-premier ministre turc, Besir Atalay, a dénoncé pour sa part un « acte de provocation » destiné à faire dérailler le processus de paix engagé en 2012 entre Ankara et le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan).



À noter parallèlement que des combattants du PKK participent depuis plusieurs jours en Irak à la contre-offensive – soutenue par des frappes aériennes américaines – engagée avec d’autres troupes kurdes contre les forces de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL)… Ainsi, même si les combattants du PKK étaient jusqu’à présent considérés comme des terroristes par l’Europe et les États-Unis, ils n’en demeurent pas moins des alliés très utiles pour lutter contre les jihadistes…


Autres éléments notables : ces événements interviennent alors que dimanche dernier, une nouvelle cargaison d’un volume conséquent de pétrole brut en provenance du Kurdistan irakien a été chargée dans un port de Turquie, à destination de la Croatie. Un tel événement est loin de devoir être pris à la légère, car il démontre qu’en dépit de ses désaccords avec le gouvernement central de Bagdad sur l’exportation du pétrole, le Kurdistan a pu trouver des débouchés pour sa production.


Selon David Rigoulet-Roze, spécialiste des questions énergétiques au Moyen-Orient, s’exprimant sur TV5Monde, du pétrole du Kurdistan est exporté depuis janvier, via des camions-citernes vers la Turquie. Autre alternative en dehors de la voie maritime : depuis mai 2014, un pipeline ayant pour destination le port turc de Ceyhan permet également de fournir la Turquie en hydrocarbures. Laquelle assume pleinement ses relations économiques avec cette région d’Irak. Elle affirme même haut et clair destiner ce pétrole au marché international.


Le gouvernement du Kurdistan a en effet décidé d’octroyer des concessions pétrolières à des entreprises étrangères (Exxon Mobil, Chevron, Total) sans l’aval de Bagdad, avec l‘ouverture d’un oléoduc partant de Tak Tak (raffinerie dans la région d’Erbil), d’une capacité actuelle de transit vers la Turquie de 100 000 barils jour, pouvant atteindre à terme 400 000 barils jour.


Rappelons à toutes fins utiles que l’intervention militaire américaine qui a débuté le 8 août dernier a officiellement pour objectif de protéger les minorités religieuses du Kurdistan irakien, massacrées par les djihadistes de l’État islamique. Néanmoins, certains analystes soulignent que cette partie de l’Irak s’avère être particulièrement riche en pétrole, puisqu’elle constitue le deuxième pôle exportateur d’Irak.


Après être rentrés à Qaraqosh, et avoir massacré les populations chrétiennes, les miliciens de l’État islamique d’Irak ont accru leur pression sur les champs de pétrole du Kurdistan. Toutefois, ils pourraient se heurter, au sud du gisement de Kirkouk, aux populations yézidies. Lesquelles, de culture et de langue iranienne, viennent de recevoir l’aide logistique et militaire des États-Unis et de la Grande-Bretagne.



Cette région, située autour de la ville d’Erbil, disputée entre les Kurdes et l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), suscite un intérêt particulier. Si l’on superpose la carte des gisements pétroliers du nord de l’Irak et celle des minorités, on s’aperçoit que le foyer yézidi, situé au sud de Kirkouk, pourrait constituer un territoire tampon susceptible de protéger les gisements pétroliers du nord contre les appétits de l’EIIL.



Par Élisabeth Studer – leblogfinance.com  – 19 août 2014

Sources : La Voix de la Russie, French.irib, egaliteetreconcialiation, TV5Monde, AFP

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Espagne - Dette publique

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Espagne : la dette publique dépasse le seuil des 1,000 milliards


Information assez peu relayée par les médias… et pourtant, elle a son importance.
 La Banque d’Espagne vient d'« annoncer la semaine dernière que la dette publique de l’Espagne avait augmenté de 10,3 milliards d’euros en juin, dépassant tout juste les 1.000 milliards d’euros. Chiffre sans précédent.


Pire encore, la dette représente dorénavant l’équivalent de 98,5 % du PIB de 2013, si l’on en croit les calculs de Reuters. 


Madrid table sur un rapport dette/PIB de 99,5 % pour fin 2014, et 101,7 % en 2015.


Un niveau bien supérieur au seuil limite de 60 % fixé par l’Union européenne.


Et on ose nous dire que la reprise est au rendez-vous en Espagne ? Voire même que tout va mieux dans le meilleur des mondes ?


À noter parallèlement que selon des chiffres publiés jeudi par la Banque d’Espagne, la dette des banques espagnoles envers la Banque centrale européenne (BCE) a enregistré une nouvelle forte baisse en juillet, atteignant 20,4 % en valeur glissante annuelle.


Cet indicateur, qui reflète la capacité des banques du pays à se financer sur le marché plutôt qu’auprès de la BCE, affichait le mois dernier un montant de 160,69 milliards d’euros contre 201,87 milliards en juillet 2013. rappelons toutefois que fin 2011, la dette des banques espagnoles envers la BCE n’était que de 118,9 mrd EUR.



Par Élisabeth Studer leblogfinance.com - le 21 août 2014

Sources : Reuters, AFP

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France - Sanctions russes

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Sanctions russes : les agriculteurs français en ont marre


Les agriculteurs français ont décidé de taper du poing sur la table afin de se faire entendre et de faire cesser le plus rapidement possible les sanctions russes ; voilà en somme le message délivré par la filière aux décideurs français à peine rentrés de vacances. Ils appellent le ministère de l’Agriculture à compenser les pertes qu’ils subissent depuis janvier pour le porc et depuis le début de l’été pour d’autres filières (viande, fruits et légumes principalement).


La Commission Européenne a déjà annoncé le déblocage de 125 millions d’euros pour aider les agriculteurs concernés dans l’Union, alors que les plaintes affluent depuis la Finlande (pisciculture), l’Italie (viticultures et fromageries), la Grèce, l’Espagne et la France (fruits et légumes), la Pologne (vergers de pommes et cidreries), l’Estonie (conserveries), la Lituanie (produits laitiers) ou encore les élevages porcins bretons, espagnols, polonais, allemands et hollandais.
 



Mais plusieurs organisations paysannes – la FNSEA, les JA et des fédérations ou coopératives de producteurs (Légumes de France, FNPF, Gefel, Felcoop, Coop de France) estiment que « Au regard des conséquences de cet embargo, les montants financiers annoncés ne suffiront pas » et appellent le ministre de l’Agriculture Stéphane le Foll à les rencontrer, ce qu’il fera le 3 septembre pour discuter avec les syndicats agricoles représentatifs et les interprofessions concernées.
 



En attendant, la colère monte aussi chez les éleveurs de porc français ; leurs instances professionnelles estimaient au début de l’été que le coût de l’embargo avait fait plonger les cours de plus de vingt centimes au kilo, les faisant passer sous le coût de rentabilité (1.32 euros/kilo) alors qu’ils devaient s’établir à 1.56 pour l’année.


Le comité régional porcin de Bretagne a estimé ces jours-ci que les éleveurs en avaient marre d’être pris pour de « la chair à canon au service de la stratégie géopolitique de l’Union européenne ayant décidé d’engager un bras de fer avec la Russie concernant l’Ukraine ».
 



Pendant ce temps, les négociations entamées par plusieurs pays directement auprès de la Russie, court-circuitant ainsi l’UE, ont fait leur effet : la Russie a assoupli un peu la liste des produits interdits retirant plusieurs produits laitiers et issus de la pisciculture ; cela devrait faire le bonheur de producteurs finlandais et baltes et souligner que leurs pays se détachent, pour des raisons de realpolitik économique exclusivement, de l’acharnement de l’UE à coller à la position américaine en matière de politique internationale en général et d’Ukraine en particulier.
 



Par LOUIS-BENOIT GREFFE pour politicvisio.com – le 21 août 2014

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USA - Chemin de la guerre

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Source photo : eburnienews.net.



Washington a placé le monde sur le chemin de la guerre


Le monde a-t-il des envies suicidaires ?


Les tambours de guerre résonnent à Washington, dans les capitales européennes et dans les médias occidentaux « presstitués ». L’un des gros titres de l’Asia Times est « L’OTAN est prêt à tout pour la guerre. » http://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/CEN-01-080814.html.


Cette fois la cible est la Russie, une puissance nucléaire majeure.


Au-delà de la Russie, de l’Europe, et des USA, les conséquences mortelles d’une telle guerre s’étendraient au monde entier. L’usage de mensonges fait par l’Occident met en danger la vie sur Terre et révèle que l’Occident est à la fois imprudent et irresponsable. Pour le moment, peu de voix se sont élevées contre cette imprudence et cette irresponsabilité.


Ron Unz porte à notre attention la voix importante d’un journaliste néerlandais distingué, Karel Van Wolferen. Wolferen http://www.unz.com/article/the-ukraine-corrupted-journalism-and-the-atlanticist-faith/  

et Unz lui-même http://www.unz.com/runz/american-pravda-who-shot-down-flight-mh17-in-ukraine/  sont d’importants contrepoids à ce qu’Unz considère, correctement à mon avis, comme « la corruption complète et le manque de fiabilité des médias mainstream américains. »


L’article de Wolferen est long, mais très important. Les lecteurs y trouveront des analyses proches de la mienne. Wolferen montre comment l’hégémonie de Washington a enfermé l’Europe dans une idéologie atlantiste qui interdit aux Européens toute pensée ou politique étrangère indépendante, réduits qu’ils sont à l’état de vassaux. Wolferen conclut que tandis que Washington mène l’Europe à la guerre, « les Européens ne parviennent pas à se convaincre du dysfonctionnement et de la totale irresponsabilité de l’État américain ».


Sans contrôle interne de l’irresponsabilité de Washington par les alliés, les médias et les sénateurs américains, le seul frein à son bellicisme est la diplomatie russe, chinoise, indienne et sud-américaine. Si cette diplomatie échoue, le drame de Fukushima, aussi grave soit-il, ne sera plus qu’une goutte d’eau dans l’océan. http://www.globalresearch.ca/weve-opened-the-gates-of-hell-fukushima-spews-radiation-world-wide/5395912


Le massacre de civils dans les anciens territoires russes entre les frontières est et sud de l’actuelle Ukraine par Washington, ses larbins de Kiev et ses vassaux européens est non seulement largement ignoré par les médias occidentaux, mais il est aussi nié, ou imputé à la Russie.


Les crimes perpétrés par les États-Unis, et imputés à la Russie, ont provoqué une grande colère au sein du peuple russe. Une telle colère est dangereuse, car elle pourrait obliger Poutine, qui continue à préférer la non-confrontation http://rt.com/news/180268-putin-russia-mobilize-confrontation/, à abandonner la diplomatie pour la violence.


Egor Prosvirnine, le rédacteur en chef d’un site d’information russe, nous montre l’étendue de la colère en Russie causée par le dangereux mélange de promesses non tenues par Washington et de propagande belliciste sournoise contre la Russie avec la complicité du gouvernement allemand.

http://sputnikipogrom.com/europe/germany/18213/russian-appeal/


Prosvirnine exprime une ardente colère : « Les Allemands ont échoué à l’examen. Le Mal est revenu en Europe, et vous n’essayez même pas de lui résister, vous vous prosternez immédiatement à ses pieds comme des esclaves. » Pour les Russes, toute l’Europe est esclave du mal qui vient de Washington.


Pourquoi Merkel a-t-elle permis à Washington de pousser l’Allemagne au conflit avec la Russie, déclenchant une énorme colère des Russes envers l’Allemagne ? Comment expliquer l’échec total de Merkel en tant que dirigeante ?


Les gouvernements Clinton, Bush et Obama ont mené le monde sur le sentier de la guerre finale. Comment se fait-il que leur malfaisance ne soit toujours pas reconnue ?


Les États les plus meurtriers sont les États-Unis et Israël. En tolérant leurs massacres sans fin et leurs mensonges sans fin, le monde prépare sa propre disparition.


Le seul espoir pour la vie et la vérité est que le monde s’unisse contre ces deux gouvernements criminels, les isole diplomatiquement et économiquement, et rende impossible à leurs représentants officiels de voyager à l’étranger sans être arrêtés et jugés.


Pourquoi le monde a-t-il besoin des États-Unis et d’Israël ?


À moins que le monde n’ait un désir de mort, le monde n’a besoin ni des États-Unis ni d’Israël [pour vivre].




Par Paul Craig Roberts (*), www.paulcraigroberts.org, le 14 août 2014 — Traduction collective par les lecteurs du site www.les-crises.fr  - le 21 août 2014



(*) Paul Craig Roberts est un économiste et journaliste paléoconservateur américain ; il a été sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan (1981-1982), et est un des pères fondateurs des Reaganomics. Il a également été rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal.


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Crash du vol MH17

Crash du vol MH17 | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Le crach de l'avion Boeing 777 de la Malaysia Airlines dans la zone de conflit de l'Ukraine a conduit à une crise diplomatique majeure entre la Russie et l'Occident.


L'Occident, sans un début de commencement de preuve, a immédiatement accusé la Russie. L'ours a réagi (hier) à l'ONU de façon magistrale.


La Russie a accusé l'Ukraine de refuser de livrer au monde entier tous les enregistrements des communications de ses contrôleurs du trafic aérien, avant et après la catastrophe.  Ce qui est vrai et ce qui empêche de procéder à une vraie enquête internationale. 

Au lieu d'accuser les combattants russophones d'avoir abattu cet avion, il faut commencer par le début.


Pourquoi cet avion a survolé cet espace-là ?


Du coup, Kiev se défile, une fuite en avant qui en dit long sur ses réelles intentions. 

En demandant à Kiev de livrer ses "secrets", l'ambassadeur russe au Conseil de sécurité de l'ONU, Vitaly Tchourkine, a visé juste.


Les transcriptions des conversations des contrôleurs aériens avec l'équipage du vol MH17 montreront certainement que Kiev ment.

En accusant les indépendantistes russophones d'avoir abattu l'avion avec un système de missiles BUK, l'Occident et Kiev mettent la charrue avant les boeufs.


Il y a quand même 298 personnes mortes dans ce crash et, selon nos informations, l'une des boites noires disculpe les russophones.


Pourquoi les éléments pertinents ne sont-ils pas rendus publics ?

Koter Info's insight:


Vol MH17 Malaysia Airlines,

vérité cachée et mensonges

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Les USA et leurs conquêtes


Pour comprendre correctement les actualités mondiales, voici un excellent documentaire :


" Les États-Unis à la conquête de l'Est "


 
La plupart des révolutions sont le fruit de manipulations américaines, cette enquête le démontre clairement, mais à vous de la découvrir pour comprendre le mécanisme.  -  Duc
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La paix made in USA


Il faut savoir que les USA ont provoqué plus de 201 conflits armés à eux seuls sur les 60 dernières années.


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Combats en Ukraine

Combats en Ukraine | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Combats en Ukraine


Les combats qui se déroulent dans l’Est de l’Ukraine depuis plus de trois mois sont restés largement ignorés de la presse française, à l’exception – évidente – de la destruction toujours pas élucidée du vol MH17.


Ces combats sont décrits par le gouvernement ukrainien comme une opération « antiterroriste », ce qui est une absurdité. Les combattants de l’Est ukrainien sont des indépendantistes que l’on peut, si on le veut, qualifier de séparatistes, mais ils ne sont certainement pas des « terroristes », et l’usage de ce vocabulaire en dit long sur l’état d’esprit qui règne à Kiev.


Les sources d’information sont rares. Les sources officielles ukrainiennes (Ministère de la Défense), à part des communiqués ronflants de propagande ne contiennent pas beaucoup d’informations vérifiables (ou pas…). Les sources des insurgés de l’Est de l’Ukraine sont elles aussi remplies de propagande. Mais, elles contiennent des informations qui, elles, sont (parfois) vérifiables. On citera deux sites internet :

http://cassad-eng.livejournal.com/tag/war%20in%20ukraine

http://slavyangrad.org


Par ailleurs, on a pu rassembler d’autres sources, essentiellement provenant de journalistes, soit Italiens, soit Russes, qui travaillent actuellement dans l’Est de l’Ukraine.



État des forces


Les forces restées loyales au gouvernement de Kiev, et déployées dans l’Est de l’Ukraine se composent de 3 groupes :


  • (a) On a des unités de l’armée régulière, dont la qualité, et la détermination, sont extrêmement variables. Certaines de ces unités se sont débandées, d’autres ont combattu avec ténacité.
  • (b) On a les unités de la Garde Nationale, créées en mars 2014, et qui sont constituées de bataillons formés sur des bases politiques, par des mouvements extrémistes (Pravyy Sektor, Svoboda). Ces unités semblent être déterminées, mais n’ont qu’une faible valeur militaire.
  • (c)  Les oligarques ukrainiens entretiennent des unités constituées à partir des sociétés de sécurité américaines. Ces unités ont été employées en mai et juin, mais depuis ne semblent pas avoir une grande valeur militaire.



Les forces des insurgés se composent de :


  • (a) la milice et les unités d’autodéfense de Lougansk et Donetsk.
  • (b) Des bataillons de volontaires, essentiellement composés de Russes, dont certains ont une excellente pratique du combat.
  • (c)  On a beaucoup parlé ces derniers jours d’unités de l’armée régulière russe. Les « preuves » de leur présence sont, pour l’instant, inexistantes. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de troupes, ou de « conseillers ». Mais, il est curieux que les forces loyalistes ukrainiennes aient été dans l’incapacité de fournir des preuves. Seuls, des journalistes britanniques ont pour l’instant corroboré ces assertions, et dans le cas d’une seule colonne. Or, des journalistes occidentaux travaillent régulièrement, et relativement librement, dans la zone des combats.


Ces forces sont équipées par du matériel saisi sur les bases de l’armée à Donetsk ou Lougansk, mais aussi de matériels capturés (lance-fusées « Grad », mortiers lourds, chars…) abandonnés en grande quantité par l’armée ukrainienne lors de défaites en juillet et en août 2014. Les forces insurgées font ainsi état, photographies à l’appui, de près de 170 chars qui auraient été récupérés dans ces combats.



Situation militaire


La situation actuelle semble marquée, depuis le 18 août, par un épuisement de l’offensive des forces loyales au gouvernement de Kiev, et par une succession de victoires tactiques de la part des insurgés. Les forces de Kiev ont – semble-t-il – échoué à couper le territoire tenu par les insurgés en deux et à reprendre le contrôle de la frontière russo-ukrainienne. Les pertes qu’elles ont subies semblent très lourdes, avec la destruction complète de plusieurs unités[1].



 

On peut voir, sur la carte ci-dessus, les combats de ces derniers jours. Les pertes subies, et la démoralisation des autres unités tendent à égaliser le rapport des forces, au profit des insurgés. Il est frappant que les manœuvres des forces loyalistes semblent avoir été dictées par


  • (a) une volonté politique de reprendre au plus vite Lougansk et Donetsk. Cette volonté a conduit à des « poussées », dans des situations où les flancs des unités engagées n’étaient pas sécurisés, ce qui a permis aux insurgés de les couper de leurs bases arrière et de les encercler, puis de les détruire. Par ailleurs, des groupes d’insurgés opèrent dans la région de Kharkov, attaquant la logistique des forces loyalistes.


  • (b) La volonté de « punir » la population en procédant à des bombardements aveugles sur les agglomérations. Ces bombardements, réguliers depuis le mois de juin, expliquent l’ampleur du mouvement de fuite des populations civiles vers la Russie voisine.


Il est ainsi probable que les forces de Kiev vont se cantonner dans des bombardements par l’artillerie. Une source fait état d’un projet de retrait de ces forces sur une ligne Slavyansk-Mariupol.



Situation politique


Si la situation militaire se stabilise, voire si elle tourne à l’avantage des insurgés, le gouvernement de Kiev sera face à un dilemme qu’il ne peut résoudre. Soit, il prend acte de cette situation, mais l’on va s’acheminer vers une partition de fait de l’Ukraine, car, désormais, les populations n’accepteront plus une solution « ukrainienne », soit il maintient le conflit, mais l’Ukraine va se trouver pratiquement privée d’électricité, car une bonne partie du charbon utilisé à cette fin provient de Donetsk et de sa région.


La poursuite de la guerre durant l’hiver 2014-2015 va la rendre de plus en plus impopulaire dans la population ukrainienne. La première solution est, pour l’heure, inacceptable pour le gouvernement ukrainien. Mais la seconde va provoquer, à terme, la désintégration de l’Ukraine.


Le gouvernement ukrainien va probablement chercher à « internationaliser » la guerre civile, en tentant, par diverses provocations, d’y impliquer les États-Unis et des pays de l’Union Européenne. Il est cependant peu probable qu’il y réussisse. Il est donc urgent que les combats cessent au plus vite et qu’un accord soit trouvé entre le gouvernement de Kiev et les insurgés, entérinant l’autonomie de fait des régions de Lougansk et Donetsk, mais les maintenant formellement en Ukraine. Seule la paix peut permettre une réconciliation, mais cette dernière désormais prendra du temps.




Par Jacques Sapir - russeurope.hypotheses.org - le 21 août 2014

Jacques SapirSes travaux de chercheur se sont orientés dans trois dimensions, l’étude de l’économie russe et de la transition, l’analyse des crises financières et des recherches théoriques sur les institutions économiques et les interactions entre les comportements individuels. Il a poursuivi ses recherches à partir de 2000 sur les interactions entre les régimes de change, la structuration des systèmes financiers et les instabilités macroéconomiques. Depuis 2007, il s’est impliqué dans l’analyse de la crise financière actuelle, et en particulier dans la crise de la zone euro.


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Vacances, vomissements, diarrhées

Vacances, vomissements, diarrhées | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Les vacances de 400 touristes (dont 11 Belges) en Grèce ont tourné au cauchemar, la semaine dernière, dans un hôtel de Rhodes.


La raison ?


Une épidémie de gastro ayant frappé tous les vacanciers...


Payer ses vacances 20 000 euros (pour toute la famille) et voir celles-ci tourner au cauchemar, c’est possible! C’est en effet la mésaventure qu’ont connu Marcelle et Jean-Pierre Lacaux, un couple français originaire de Toulouse.


Alors qu’ils passaient de superbes vacances à l’hôtel 5 étoiles «Lindos Imperial», à Rhodes (Grèce) avec leur fille, leur gendre et leurs cinq petits-enfants, ils ont été frappés par un virus faisant tourner leur séjour en un véritable fiasco.


«La première semaine s’est formidablement déroulée», explique Jean-Pierre Lacaux au site français ladepeche.fr. «La seconde, du 10 au 17 août, a par contre viré au cauchemar... Comme des centaines d’autres touristes, nous avons été subitement pris de vomissements et de fortes diarrhées. Ma femme a même fait un malaise au restaurant.


J’ai vu des gens vomir dans la piscine, dans les couloirs,... C’était dantesque, pour ne pas dire apocalyptique».


Professeur de télé-épidémiologie à l’Université Paul Sabatier, à Toulouse, le malchanceux est bien placé pour analyser ce genre de symptômes. «Ce qui m’étonne, c’est la rapidité avec laquelle autant de monde a été décimé aussi rapidement.»


Face au manque de réaction de l’hôtel (qui faisait payer... 100€ la consultation chez un médecin), plusieurs familles touchées par le virus se sont regroupées afin de porter plainte contre le tour-opérateur français FRAM, qu’ils accusent de «négligence».


L’hôtel se défend : «129 cas sur 1500 touristes», 11 Belges concernés


Mais l’hôtel grec et le tour-opérateur ne l’entendent pas de cette oreille et ont donné leur version des faits. «Seuls 129 personnes ont été touchées par le virus, alors que nous avions 1500 visiteurs», se défend Vassilis Goulopoulos, le directeur de l’établissement. «Sur six hôtels de l’île, il y a eu une espèce d’épidémie», explique de son côté le tour-opérateur. Une version démentie par le centre de contrôle et de prévention des maladies.


L’hôtel Lindos Imperial a demandé des analyses, mais les premiers résultats de celles-ci ont été négatifs, rendant l'hypothèse de la gastro la plus crédible. Selon le site ladepeche.fr, de nouveaux vacanciers continuent à être contaminés par le virus.


Face à ces vacances pour le moins cauchemardesques, les touristes se sont vus offrir un chèque de 150€ pour leurs prochaines vacances. Un geste de leur voyagiste qu’ils risquent bien de trouver insuffisant...


Notons que 11 voyageurs belges, tous néerlandophones, étaient présents au moment de l'épidémie.


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Perte de 130.000 emplois !

Perte de 130.000 emplois ! | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


L'interdiction d'importation des produits agricoles belges en Russie menace 3.000 emplois, selon des données du service d'étude d'ING, répercutées par De Standaard.


L'économie belge pourrait subir 165.000.000 d'euros de dommages en raison du boycott russe, notamment dans le secteur de la viande de porc et des poires. Cet embargo menace 3.000 emplois en Belgique.


A l'échelle de l'Union européenne,

130.000 emplois pourraient être perdus.


En termes relatifs, ce sont principalement les économies des États baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) qui sont les plus touchées. En Pologne, 23.000 emplois seraient menacés. En Allemagne et aux USA, ce sont respectivement 21.000 et 11.000 emplois qui pourraient disparaître.


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Une perte de 130.000 emplois, sans parler de la perte financière ! 


Voilà donc une estimation de source sérieuse à propos du "cadeau" volontaire offert par l'UE à sa population ! Pour les élites dirigeantes, c''est facile de "crâner" quand on encaisse des salaires mirobolants !


Croyez-vous que nous ayons vraiment besoin de tout cela pour satisfaire des ambitions politiques sans logique ? Quand j'écris "sans logique", je ne vise que l'intérêt des citoyens, car toutes les mauvaises raisons de l'UE et des USA ont été suffisamment développées dans "La Gazette".


Notez également que l'UE aurait pu se rapprocher de la Russie depuis la chute du "mur" et, ainsi, développer un avenir économique nettement plus prometteur, mais il n'est jamais trop tard.


L'économie de l'UE aurait certainement eu plus à gagner en s'ouvrant à la Russie et à ses ressources immenses plutôt que d'incorporer les anciens pays de l'Est complètement "fauchés", toutefois, l'un n'empêchait nullement l'autre !


Ah oui, j'oubliais ... les USA et l'OTAN n'auraient pas apprécié que leur vassal UE aille dans ce sens !


L'arrogance américaine n'a aucune limite et sa diplomatie n'a plus rien de diplomate. Je rappelle les propos de Victoria Nuland, chargée de l'Europe au département d'Etat US :

« And, you know… fuck the EU ! ».


Hé bien moi, je réponds volontiers à Mme Nuland :

« I fuck you Miss Nuland and I fuck the USA ».


Pour mémoire, l'Europe, c'est aussi une grande partie de la Russie. Et pour les sots : le communisme est tombé depuis longtemps déjà !


Duc


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Ott. LLN - Premier panneau B22

Ott. LLN - Premier panneau B22 | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Un tourne-à-droite pour cyclistes est placé au carrefour de la clinique. Il permet aux cyclistes de passer au feu rouge vers la rue du Bon Air.

«Commune pilote Wallonie Cyclable», la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve a voulu mettre en œuvre rapidement une nouvelle disposition du code de la route qui permet aux cyclistes de franchir un feu rouge pour tourner à droite, voire pour aller tout droit. Certaines conditions sont nécessaires aux carrefours où ces nouvelles dispositions peuvent être mises en œuvre, notamment la présence d’une piste cyclable.


La première des conditions est d’avoir un carrefour à feux. Ils ne sont pas nombreux sur le territoire communal. En fait, il n’en reste que quatre : les trois feux sur l’avenue des Combattants, au carrefour des Coquerées, au Douaire et devant l’église d’Ottignies. Le quatrième carrefour à feux se situe à l’angle des avenues du Roi Albert et Reine Astrid et de la rue du Bon Air. En revanche, il n’existe pas de carrefour à feux sur Louvain-la-Neuve.


«Nous avons tenté d’organiser un tourne-à-droite pour les cyclistes sur les feux de l’avenue des Combattants. Il se fait que cette voirie est régionale et que nous n’avons pas pu obtenir l’autorisation de la Région wallonne, notamment parce que nous n’y avions pas de piste cyclable. La seule possibilité était d’installer ce tourne-à-droite au carrefour de la clinique puisque nous venons de réaliser une piste cyclable bidirectionnelle sur la rue du Bon Air», explique l’échevin de la mobilité, David da Câmara.


Au carrefour de la clinique, venant du rond-point de la clinique, le cycliste peut griller le feu rouge ou orange de l’avenue du Roi Albert pour prendre à droite vers la rue du Bon Air. Le cycliste doit néanmoins céder la priorité aux véhicules aux autres usagers circulant sur la chaussée.


Cette possibilité de franchir le feu rouge est signalée par la pose du panneau B22 «C'est le premier carrefour à disposer de cet aménagement en région wallonne».


La législation permet également aux cyclistes de passer le feu pour continuer tout droit: «Nous n’avons pas pu activer cette deuxième disposition. Nous ne disposons pas de piste cyclable aux autres embranchements du carrefour», poursuit l’échevin.


À moins d’installer des pistes cyclables sur l’avenue des Combattants, il ne sera pas possible de placer ce tourne-à-droite aux trois autres carrefours.



Une première rue cyclable


Ottignies-LLN compte donc le premier tourne-à-droite de Wallonie pour les cyclistes, mais elle compte aussi de la première rue cyclable : la rue du Ry, une rue pas très longue, qui relie la rue Berthet à l’avenue des Combattants à Mousty, à hauteur du garage Renard.


La rue cyclable est aussi une nouveauté du code de la route. L’échevin David da Câmara : «Les véhicules à moteur peuvent circuler dans une telle rue mais la vitesse y est limitée à 30 km/h. Les vélos y sont prioritaires et les véhicules à moteur ne peuvent pas les dépasser. Les vélos sont aussi prioritaires par rapport aux piétons.


Pour créer une rue cyclable, la voirie doit être un axe important pour les cyclistes et la circulation des véhicules motorisés doit y être faible. Les véhicules qui entrent dans la rue du Ry cherchent le plus souvent à se garer. Cette rue se prête donc bien au concept de rue cyclable».


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Confiance des consommateurs ?

Confiance des consommateurs ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


L’indicateur de confiance des consommateurs a continué de s’affaiblir légèrement en août et est ainsi descendu à son niveau le plus bas en douze mois, annonce jeudi la Banque Nationale de Belgique.


«Les attentes relatives à la situation économique se sont significativement assombries pour le deuxième mois consécutif. Par contre, la crainte d’une hausse du chômage a été fortement tempérée en août, après un net regain de pessimisme le mois dernier», explique la BNB.


Sur le plan personnel, les ménages s’attendent à une dégradation de leur situation financière, accompagnée d’une forte diminution de leur capacité d’épargne.


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Et bien plus encore si la politique négative envers la Russie continue, les conséquences économiques deviendront dramatiques pour un bon nombre de la population.


Mais comment faire réagir les Belges afin qu'ils fassent cesser une position politique infondée et destructrice ?


Duc

Koter Info's insight:


Faites-vous entendre tant qu'il est encore temps !

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LLN - Centre sportif & haut-niveau

LLN - Centre sportif & haut-niveau | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Le projet de centre sportif de haut-niveau lancé sous la précédente législature est plus que jamais d'actualité en Fédération Wallonie-Bruxelles. De nouvelles étapes concrètes seront bientôt franchies, selon le nouveau ministre des Sports, René Collin. Ouverture probable en 2017.


Le ministre des Sports, René Collin, a confirmé ce jeudi matin que le centre sportif de haut-niveau verra bien le jour à Louvain-la-Neuve.


Il n'est donc pas question de revenir sur ce projet, d'autant qu'un budget avait déjà été débloqué en 2013 pour sa concrétisation.


L'ouverture des offres aura lieu en septembre prochain. Si tout va bien, l'adjudication pourrait intervenir en mars 2015. "On me dit même que le centre serait déjà fini en 2016, déclare le ministre. Mais je veux rester prudent et ne pas crier victoire trop vite". L'inauguration des nouvelles installations aura lieu (probablement) en 2017.


Le dossier du centre sportif de haut-niveau, ardemment soutenu par l'ancien ministre André Antoine, a fait couler beaucoup d'encre ces dernières années, en raison de son coût et du choix de son implantation. Le site de Louvain-la-Neuve avait finalement été préféré à Liège, et le budget avait été ramené à 22 millions d'euros.


Il est prévu de construire une piste d'athlétisme indoor et d'autres espaces pour les entraînements et les compétitions, le tout sur une surface d'environ 10 000 mètres carrés. 800 000 euros seront par ailleurs alloués à l'achat de matériel, et un budget complémentaire de sept millions d'euros a été octroyé pour la construction d'un nouvel hôtel de l'ADEPS, à proximité immédiate de l'actuel centre sportif du Blocry.


Louvain-la-Neuve accueillera également le pôle "judo" de la Fédération Wallonie-Bruxelles en 2016. L'appel d'offres sera publié d'ici la fin du mois et les travaux devraient commencer en janvier 2015.


Hugues Van Peel

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LLN - L'Esplanade veut s'agrandir

LLN - L'Esplanade veut s'agrandir | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Le propriétaire a introduit une demande de permis socio-économique. Il souhaite ajouter 18 000 mètres carrés de surfaces commerciales au site. Cela permettrait d'accueillir une cinquantaine de nouvelles enseignes.


Le projet était dans l'air depuis 2010 déjà. Il se précisait en 2012, lors du MAPIC, le marché international des professionnels de l'immobilier commercial. Le groupe Klépierre, propriétaire de l'Esplanade, annonçait avoir réuni les fonds nécessaires pour agrandir la galerie commerciale.


Vingt mois plus tard, un nouveau pas est donc franchi. La demande de permis socio-économique est introduite. Le propriétaire demande à pouvoir créer de nouveaux commerces, dans le prolongement du bâtiment actuel, d'une part vers la pompe à essence et la Nationale 4, et d'autre part à côté du complexe existant, pour recouvrir les voies de chemins de fer.


Les autorités locales décideront de délivrer ou non le permis d'ici le 22 septembre.  Mais elles ne sont à priori pas opposées au dossier.  "Nous ne voyons pas autre chose que du commerce à cet endroit.  Ce projet d'extension est une bonne chose dans le cadre de l'achèvement de la ville", confie Jean-Luc Roland, le bourgmestre d'Ottignies.


L'Esplanade a été inaugurée en 2005.  La galerie affiche depuis une hausse constante du nombre de visiteurs (près de 8 millions par an) et un taux d'occupation des surfaces commerciales de 100%.


S.Remacle

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L'allié arménien menacé

L'allié arménien menacé | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


L’ambassadeur américain menace l’allié arménien.

 

L’ambassadeur des USA en Arménie, John A. Heffern a officiellement informé le gouvernement arménien et les entreprises et structures commerciales locales « sur les risques en cas de coopération avec les sociétés russes et les personnes physiques, reprises dans la liste des sanctions des États-Unis à cause de la crise ukrainienne ».





« Nous demandons à tous les États et à leurs résidents de tenir compte du risque causé à leur bonne réputation, qui pourrait se poser en cas de collaboration avec les compagnies et les particuliers (russes), ainsi que de suspendre toutes les transactions contraires aux sanctions appliquées par nous et d’autres.


Comme les ambassades des États-Unis dans les autres pays, l’ambassade américaine à Erevan a elle aussi transmis des informations sur les dernières sanctions aux représentants du gouvernement de l’Arménie et les entreprises » — a déclaré le communiqué de l’Ambassade des États-Unis dans ce pays.




Les sanctions des USA et de l’Union européenne contre l’Iran (seul allié permettant de désenclaver l’Arménie), à la suite desquelles de grands projets communs entre les deux pays avaient été reportés, avaient déjà porté un coup sévère à l’économie arménienne.


Maintenant, c’est le tour de la Russie, l’allié principal de l’Arménie...

 Si l’Arménie suivait l’ambassade américaine pour sa « bonne réputation » la recommandation « de suspendre toutes les transactions » avec, par exemple « Rosneft », cela voudrait dire que l’activité de cette société en Arménie n’est pas souhaitable, donc abandonner les espoirs de reprise dans ce pays de la production de caoutchouc !


Et cela alors que la société russe a l’intention de procéder en Arménie à un projet commun avec l’italien Pirelli, qui, premièrement, n’est pas encore approuvé, et deuxièmement, il n’y a pas encore de messages sur le fait que Pirelli lui-même pour le bien de sa « bonne réputation » refuserait la coopération avec Rosneft.




Ou, peut-être, dans l’esprit de « risques », dont avertissent les Américains, les entreprises arméniennes doivent abandonner le service des filiales des deux banques russes en Arménie (dont une est précisément une banque systémique dans le pays) ? Alors, c’est le financement d’une grande partie de l’économie arménienne qui sera en danger.

 Les USA recommandent donc aussi le gel, par exemple, les travaux de modernisation de la mine de cuivre-molybdène de Tekhout, qui représente la plus importante modernisation d’une infrastructure industrielle pour toute la période de l’indépendance de l’Arménie, un projet financé par la banque publique russe VTB ?


Ou abandonner le projet de redémarrage de la cimenterie de Radzan, qui, en raison de la dette de l’ancien propriétaire, a été confisquée par cette même banque ? Mais il ne s’agit que de deux projets parmi d’autres : les actifs arméniens des deux banques russes réunis, ont prêté et continuent de prêter à des dizaines, voire des centaines d’entreprises dans le pays, et même « la Banque VTB — Arménie » est en terme de crédit d’investissement le leader incontesté du système bancaire arménien, et "Аreksimbank - Groupe Gazprombank » est la 8e.


À la fin de l’année dernière, ces deux banques ont prêté à l’économie et à la population arméniennes un montant total de plus de 310 milliards de drams (soit 565 millions €).

Cette annonce a, sans nul doute, deux buts :


— reconquérir le cœur de l’allié azéri, qui, ayant été effrayé par le coup d’État ukrainien, s’est rapproché de Moscou depuis le début de l’année, en lui montrant la capacité des USA à mettre à genoux l’Arménie ;


— flatter la russophobie de la diaspora arménienne aux USA et en France (qui avait soutenu, aux côtés de l’UE et des USA la tentative de Maïdan à Erevan au mois de décembre 2013), en essayant de faire capoter l’adhésion de la République d’Arménie à l’union eurasiatique.


Toutefois, le gouvernement et le peuple arméniens savent que, en plus du financement de son économie et de ses livraisons de gaz à tarif réduit, c’est la Russie qui assure leur sécurité avec les 5 500 hommes de la 102e base militaire de Gyumri et les 4 500 militaires du service des gardes-frontières du FSB qui surveillent les 375 kilomètres de frontières de l’Arménie avec la Turquie et l’Iran. Tout cela vaut bien quelques sanctions américaines...



Par lemonderusse.canalblog.com - le 19 août 2014

Sources :

http://www.golosarmenii.am/article/24604/zhiraf-predlagaet----otkinutsya

http://www.trend.az/regions/scaucasus/armenia/2217413.html


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Les USA "ordonnent" et les économies nationales vont s'effondrer !


Durant combien de temps nos élites européennes vont-elles encore obéir à une politique qui va aggraver la crise actuelle jusqu'à la catastrophe ?


Une "bonne" guerre mondiale est-elle la solution qu'ils préconisent tous ? C'est la seule explication logique à la situation absurde actuelle.


Duc

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A quand une réelle prise de conscience des Belges ?


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Ukr./Donbass - Mystère Strelkov

Ukr./Donbass - Mystère Strelkov | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Légende photo : le Colonel Igor Strelkov


Ukraine/Novorossia : À propos du « mystère Strelkov »


Extrait d’une interview d’Alexandre Prokhanov, écrivain et homme politique russe, Président de l’association « Izoborskii Klub » dont est proche le camarade Igor.



Pourquoi Strelkov (*) est-il parti, ou pourquoi l’a-t-on fait partir, que s’est-il passé là ?


Nous voici de nouveau dans le domaine des vastes conjectures, de la conspirologie… D’aucuns disent que Strelkov n’est plus en vie, certains disent qu’il est blessé, d’autres qu’il a été mis aux fers, etc. que s’est-il passé avec Strelkov ? Je ne peux rien affirmer avec cent pour cent de certitude, car je ne l’ai pas vu dernièrement.


Mais j’ai été informé de ce que Strelkov a pris beaucoup sur lui, en cette période épouvantable, terrible, affreuse, la première étape d’opposition, concrétisée par l’organisation de la lutte et de la résistance. Et il s’y est épuisé. Voilà une situation toute naturelle pour un chef d’État-Major non professionnel devant supporter une tension aussi monstrueuse. Il fut donc décidé de le sortir du Donbass et de lui permettre de souffler, de reprendre ses esprits. Des blessures, il en a subi de différentes sortes.


Il y en eut, causées par des éclats de projectiles, d’autres par des gaz toxiques, et d’autres encore, psychologiques, morales. Personne n’a congédié Strelkov, personne ne l’a démis ou évincé. Strelkov reviendra là-bas, et il continuera à s’occuper de la mise en œuvre des forces armées.



Que se passe-t-il maintenant dans cette zone de combats ?

 

Une première étape a pris fin, importante, la plus difficile, la plus énorme. Au cours de cette étape, il s’agissait de parvenir à constituer un réseau armé, une armée en réseau, une armée constituée d’une multitude de commandants locaux, dispersés sur un territoire énorme, chacun basé dans son village, sa petite ville, sa région autour de Donetsk ou de Lougansk.


Ce sont des petites unités, autonomes, et d’une taille suffisamment significative. Chacune doit se débrouiller pour survivre, pour se nourrir. Chacune doit trouver ses armes et ses munitions. Cette étape est dépassée. Strelkov est la figure clé de cette étape.


Maintenant a commencé l’étape de constitution d’une armée régulière. Il est nécessaire de convertir ce réseau constitué surtout de volontaires répartis en petites unités, en une armée sous un commandement unifié, avec un État-Major, une structure, une ligne stratégique. Ce processus est en route.




Par Bertrand Gaideclin — gaideclin.blogspot.fr – le 21 août 2014

 

Source : dynacon.ru

 

(*) Igor Ivanovitch Strelkov : pour plus de détails, voir ici

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Danger : vaccination antigrippale

Danger : vaccination antigrippale | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Le vaccin antigrippal ou le mépris total du système immunitaire des seniors

 


La propagande en faveur de l’inutile et dangereuse vaccination antigrippale commence désormais de plus en plus tôt : Vers l’Avenir y consacrait encore un article en plein mois d’août. Mais ce qui change encore la donne, c’est qu’il s’agit ici d’insister sur la fausse bonne idée d’administrer aux seniors un vaccin « renforcé », entendez donc un vaccin surdosé... quand on voit déjà que même à dose normale, le vaccin antigrippal est l’un des plus dangereux (avec le vaccin HB, le Prevenar et les vaccins HPV), voilà qui fait vraiment froid dans le dos.


L’article "Un vaccin antigrippe à haute dose plus efficace chez les personnes âgées" claironne que le vaccin à haute dose permettrait d’éviter 24 %, soit une grippe sur 4 chez les personnes âgées. Les pigeons de la vaccination garderont quand même 3 chances sur 4 de faire la grippe en étant vaccinés et il faudra encore y ajouter les "chances" des divers effets secondaires additionnés les unes aux autres, quelle "aubaine" !


On peut notamment lire dans cet article de Vers l’Avenir : « Les chercheurs ont comparé un vaccin trivalent à haute dose contre la grippe à un vaccin normal chez des personnes de plus de 65 ans. Ils ont conclu que le vaccin à haute dose était sûr et générait une réponse des anticorps nettement plus élevée, protégeant ainsi davantage cette population, plus vulnérable. »


Bien que l’étude en question ait été publiée dans une revue ayant pignon sur rue, à savoir le New England Journal of Medicine, il y a pourtant deux biais majeurs qui rendent ses conclusions ridicules aux yeux de toute personne encore capable de réfléchir de façon critique :


1°) En comparant un vaccin à un vaccin, vous ne pouvez obtenir aucune donnée honnête et sérieuse en matière de sécurité et de tolérance, tout simplement, car même "un vaccin normal" est déjà en lui-même pourvoyeur d’effets secondaires, y compris graves, qui sont constamment sous-estimés et qui relèvent d’un tabou. Par conséquent, comparez quelque chose à un tabou et vous aurez... un autre tabou, car il s’agit d’un même type de produit et d’une même idéologie. Notre article sur le vrai scandale des faux placebos vous renseignera sur cette façon commode, mais ô combien dangereuse et fallacieuse de prétendre à tort qu’un vaccin est sûr !



2°) Déduire de la seule présence d’anticorps et de simples comparaisons quantitatives d’anticorps l’efficacité accrue ou même l’efficacité tout court d’un vaccin constitue une extrapolation abusive que tout scientifique digne de ce nom doit être en mesure de débusquer !


D’ailleurs, même la notice de vaccins antigrippaux (de GSK ou autres) mentionne qu’il n’y a PAS de corrélation entre le taux d’anticorps produits et le degré de protection effective dans la réalité ! Ensuite, il faut aussi rappeler les résultats obtenus par d’autres chercheurs, selon lesquels la présence d’anticorps n’est même pas strictement nécessaire pour la défense du corps contre certains virus. Voilà donc qui relativise fameusement la valeur d’une telle étude parue dans le NEJM, mais à laquelle nos bons infectiologues s’abreuveront avec un délice sans doute non dissimulé !


En conclusion, il convient une fois encore de ne pas être dupe et de ne pas laisser son plus élémentaire bon sens au vestiaire : si la Nature a prévu que le système immunitaire des seniors soit moins puissant, c’est qu’il y a des raisons et des subtils équilibres internes dont ces grands savants, semblent tout ignorer (d’ailleurs, le Dr Saluzzo, directeur de la production des vaccins viraux chez Sanofi Pasteur et aussi consultant pour l’OMS, n’a-t-il pas avoué en ligne dans un cours de vaccinologie aux médecins qu’ils ne comprennent pas comment marchent les vaccins et que si on veut produire à l’avenir d’autres vaccins, il faudra d’abord commencer par étudier le système immunitaire ??).


Forcer leur système immunitaire comme on veut forcer une serrure ne pourra qu’accroître les risques neurologiques et auto-immuns de ces populations plus vulnérables et il faut dire que la santé globale des seniors n’est déjà pas au beau fixe après des décennies de vaccination antigrippale annuelle : 80 % des 65 ans et plus ont une maladie chronique et 85 % des 75 ans et plus en ont au moins 3 ! (cf p. 5/41 du document des Mutualités Libres sur "l’Avenir des soins de santé en Belgique")


Déjà avec le vaccin dit "normal", des personnels soignants et des directrices de maisons de retraite avaient décelé des gros problèmes et des décès suspects et avaient par conséquent décidé de cesser de vacciner eux-mêmes :


"Contrairement aux apparences, ce n’est pas une pension de famille, mais une maison de repos bruxelloise, la Résidence Augustin. « Je m’occupe d’un lieu de vie, pas d’un hôpital : les résidents et le personnel sont autonomes. Ils décident librement s’ils veulent se faire vacciner contre la grippe. Pour ma part, je n’en vois aucunement l’utilité. Bien au contraire », assure Catherine Goor, la directrice.


Catherine Goor a travaillé quatorze ans comme infirmière, en salle d’opération. Elle a ensuite géré une maison de repos qui abritait de nombreuses personnes démentes. « Les médecins devaient souvent décider, à leur place, de les faire vacciner contre la grippe. Or, il s’avère qu’à plusieurs reprises, après des vaccinations pratiquées systématiquement, l’état de ces personnes fragiles s’est considérablement détérioré. Nous avons eu des décès.


En toute conscience, avec les infirmières, nous avons préféré arrêter de pratiquer les injections nous-mêmes », raconte-t-elle."  (source : Communauté française qui a supprimé son document, heureusement sauvegardé ici sur ce site, car c’est sans doute le seul document qu’ils avaient essayé, et encore, de rendre un peu plus objectif que les autres, voir en page 7/8 !)


Prévenir et traiter la grippe de façon sécurisée est possible, quantité de remèdes naturels peuvent y aider : huiles essentielles (achetez-vous un bon guide via Amazon.fr ou une bonne librairie), homéopathie, plantes et composés immunostimulants (echinacéa, astragale, propolis, etc.), formules phytothérapeutiques (Sambucol par exemple), oligo-éléments, vitamines et minéraux (vitamine D, vitamine C, chlorure de magnésium).


Demandez conseil à un thérapeute qualifié et informé — surtout en cas de maladie auto-immune préexistante — plutôt qu’aux "dérapeutes" du vaccin et n’oubliez surtout pas de faire doser votre taux sanguin de vitamine D, cette vitamine ayant même un effet protecteur contre des poussées de scléroses en plaques, maladie que tout vaccin peut d’ailleurs provoquer.



Par initiativecitoyenne.be - le 18 août 2014

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UE & Canada - La justice privée

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Légende photo : pour ses opposants, l’accord Europe-Canada est un cheval de Troie des multinationales dans l’enceinte démocratique. | REUTERS/© Mark Blinch /Reuters

 


L’Europe et le Canada disent « oui » à la justice privée



C’est un document aride de 519 pages qui, en temps normal, n’aurait jamais attiré l’attention de quiconque en dehors du cénacle des multinationales et des spécialistes du commerce international. « Fuité » le 13 août par le journal télévisé allemand « Tagesschau » sur son site, le texte confidentiel de CETA, l’accord de libre-échange conclu entre l’Union européenne et le Canada, a pourtant été accueilli avec grand intérêt. Et pour cause : il montre que l’Europe a accepté de déléguer une partie de sa justice à des tribunaux arbitraux privés. Une répétition générale avant d’appliquer cette logique à grande échelle avec le traité transatlantique Europe–Etats-Unis ?



1. De quoi s’agit-il ?


Comme de nombreux traités commerciaux signés ces vingt dernières années (mais c’est une première pour l’Europe), le CETA (« Comprehensive Economic and Trade Agreement ») installe un tribunal privé au nom barbare : le mécanisme de règlement des différends investisseurs-Etats, appelé ISDS en anglais.


Si elles s’estiment lésées par les décisions des États dans lesquels elles exercent leurs activités, les entreprises canadiennes et européennes pourront porter plainte devant cette instance composée non pas des juges professionnels, mais d’arbitres triés sur le volet, le plus souvent issus de grands cabinets d’avocats d’affaires.


Ce mécanisme fait également partie des dispositions les plus critiquées du traité transatlantique en cours de négociation.



Lire : Le traité Tafta va-t-il délocaliser notre justice à Washington ?



2. Quel intérêt ?


A l’origine, l’ISDS était intégré aux accords commerciaux pour pallier les carences des systèmes judiciaires des pays en développement et rassurer les multinationales occidentales : garanties contre le risque d’expropriation arbitraire, elles étaient censées investir davantage. Pourquoi donc l’intégrer à un traité entre deux économies modernes comme l’Europe et le Canada ?


« Les multinationales n’ont pas confiance dans la justice des pays de l’Est, comme la Roumanie ou la Bulgarie », souffle un vieux routard de l’arbitrage international. Elles pourront donc réclamer des dommages et intérêts devant l’ISDS, au nom du respect des principes de libre-échange inscrits dans le CETA.


Délocaliser le règlement des conflits vers un tribunal arbitral permettra également, selon les entreprises, une plus grande neutralité dans les décisions, les juridictions nationales étant susceptibles d’être influencées par les États attaqués.



3. Quels sont les risques ?


Pour ses (nombreux) opposants, l’ISDS pourrait coûter très cher aux États qui ne se soumettent pas aux desiderata des multinationales. Attaqué 35 fois en vingt ans dans le cadre de l’ISDS de son accord commercial avec les États-Unis, le Canada a ainsi été condamné à six reprises et forcé de verser au total 170 millions de dollars (130 millions d’euros) de compensations à des entreprises américaines (sans compter les frais de procédure), selon un rapport récent du Canadian Centre for Policy Alternatives. Les arbitres ont jugé que les règles de non-discrimination et de non-expropriation fixées par l’accord avaient été enfreintes.


Un cas récent, encore en cours d’instruction, fait grand bruit au Canada : estimant que la justice canadienne a invalidé injustement deux de ses brevets, le laboratoire pharmaceutique américain Eli Lilly réclame 100 millions de dollars (75 millions d’euros) de compensation pour ses profits gâchés. Pour l’ONG américaine Public Citizen, Eli Lilly tente d’utiliser l’ISDS pour détruire le système canadien de validation des brevets, au mépris des choix démocratiques opérés par les Canadiens.


Dans la négociation du CETA, les Européens ont refusé de prendre en compte cette crainte, en déclinant la proposition canadienne d’exclure clairement les questions de propriété intellectuelle du champ de l’ISDS.


Plus généralement, les craintes se focalisent sur l’absence de garde-fous dans l’ISDS : les arbitres sont libres de livrer leur propre interprétation de notions juridiquement floues comme « l’utilité » d’un investissement, ou « l’expropriation indirecte d’un investissement ». Il n’existe aucun mécanisme d’appel ou de responsabilisation des arbitres.



Pour connaître tous les détails, lire notre analyse de la version fuitée de l’accord de CETA


.

Tout juste les négociateurs ont-ils introduit la possibilité pour l’Union européenne et le Canada d’adopter des déclarations contraignantes fixant l’interprétation de points problématiques, auxquels les arbitres devront se conformer.

 

Campagne du Conseil des Canadiens contre la plainte de Lone Pine sur le gaz de schiste. 


Cela suffira-t-il à empêcher les multinationales de contester les choix politiques des gouvernements, comme le pétrolier américain Lone Pine, qui réclame 250 millions de dollars (190 millions d’euros) au Québec pour avoir imposé un moratoire sur la fracturation hydraulique et l’exploration du gaz de schiste, annulant « arbitrairement » des permis déjà accordés ? Le texte du CETA reste flou à ce sujet : il précise que les mesures servant des « objectifs légitimes d’intérêt public, tels que la santé, la sécurité ou l’environnement » ne sauraient être contestés, « sauf dans les rares circonstances où l’impact de la mesure [...] apparaît manifestement excessif ».



4. Le texte va-t-il entrer en vigueur ?


Nous en sommes encore loin. Le CETA doit être officiellement dévoilé et signé le 25 septembre prochain, mais devra passer par de nombreuses étapes de validation avant d’entrer en vigueur – pas avant 2016. Côté européen, il devra être approuvé par les 28 chefs d’État et de gouvernement, puis par le Parlement européen, avant de faire le tour des 28 parlements nationaux.


C’est là que les choses pourraient se compliquer. Dans le cadre des discussions sur le traité transatlantique, la France et l’Allemagne ont exprimé publiquement leurs réticences sur l’ISDS, jugé inutile, comme le nouveau président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et un nombre croissant de parlementaires européens. On imagine mal comment ils pourraient le soutenir dans le CETA.

 

La société civile fait également monter la pression, en préparant une « initiative citoyenne européenne » rassemblant un million de citoyens pour interpeller la Commission européenne sur les dangers du CETA et du traité transatlantique.


Les négociateurs se retrouvent donc face à un dilemme : soit ils retirent in extremis le chapitre de l’accord consacré à l’ISDS, comme le demandent certains opposants, pour faciliter son adoption ; soit ils tentent de passer en force, prenant le risque d’un échec cuisant comme lors du rejet de l’accord ACTA, en 2012.


Le texte de l’accord « fuité » étant présenté comme définitif (avant « toilettage juridique » et traduction), il semble y avoir peu de chance qu’il soit profondément modifié d’ici sa signature.



Pour approfondir : Ce que révèle la version fuitée de l’accord de libre-échange Europe-Canada




Par Maxime Vaudano - Le Monde - le 16 août 2014

Koter Info's insight:


La Gazette de Koter Info dit

« non » à la justice privée


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Le burn-out et les étudiants

Le burn-out et les étudiants | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Pratiquement galvaudé dans le milieu professionnel, voilà que le terme de burn-out apparaît désormais dans la sphère étudiante.


Psychologue au Service d’Aide aux étudiants de l’UCL, Françoise Voglaire côtoie régulièrement des étudiants stressés ou anxieux.


Jusqu’à il y a peu, je pensais que les étudiants ne pouvaient pas connaître le burn-out, réservé à la sphère professionnelle. Et puis, cette année, j’ai reçu pour la première fois deux étudiants qui en présentaient tous les symptômes.


Les deux jeunes ont été diagnostiqués tels par leurs médecins respectifs puis ils ont été pris en charge par leur généraliste et par une psychologue. Bien qu’on manque de statistiques en la matière, le phénomène reste encore marginal dans le monde étudiant.


En juin dernier, Françoise Voglaire a participé à un colloque portant sur l’épuisement et le burn-out. Les conférences lui ont permis d’avoir les idées beaucoup plus claires sur le sujet.


Il est dans un premier temps important de préciser qu’un état de fatigue avancé voire de dépression n’équivaut pas à celui de burn-out.


Le phénomène de la dépression existe depuis longtemps, bien avant que le terme de burn-out n’apparaisse. Pour autant, tous les étudiants épuisés ou déprimés ne sont pas susceptibles de vivre un burn-out, loin s’en faut !


Les profils les plus à risque sont ceux qui sont très perfectionnistes, qui ont un idéal extrêmement exigeant pour eux-mêmes, au point de s’investir au maximum dans leurs études, et ressentent ensuite un sentiment d’échec car les résultats obtenus ne sont pas aussi bons qu’espéré.


Si le jeune reste dans sa logique d’idéal inaccessible, il risque de s’enfoncer dans une spirale négative et sent que plus rien ne va pour lui. Un état duquel il pourrait mettre un an à sortir, s’il accepte de se remettre en question et de se faire aider.


Des symptômes physiques, tels que des maux de dos, de tête, de ventre, de l’hypertension ou une baisse générale d’énergie, ne sont pas non plus à exclure. “En parallèle, on constate que l’étudiant perd le sens de l’humour, ne sait plus pourquoi il fait les choses, manque de confiance en lui et devient indécis, le tout dans un sentiment d’anxiété flottante, d’impuissance et de vulnérabilité.


A ne pas confondre avec la dépression dont les symptômes peuvent être parfois très proches du burn-out, mais où l’on observe un ralentissement général du psychomoteur, une auto-dévaluation, des idées morbides, des troubles du sommeil et de l’appétit, ainsi qu’un manque d’envie généralisé. Le burn-out, lui, donne la sensation d’être consumé de l’intérieur mais pas au point de se négliger. Il rend irritable, mais laisse encore la place à des moments où tout va bien.


La personne se (re) donne parfois à fond, avant de s’effondrer par moments, et a une mauvaise image d’elle-même, mais pas de la vie en général. En cas d’hésitation entre les deux troubles, il peut être bon d’avoir l’avis d’un médecin, préconise Mme Voglaire.


Que le diagnostic ait déjà été posé ou pas, comment se prémunir efficacement du burn-out ?


“Le Dr Michel Delbrouck a beaucoup traité la question et conseille de mettre des limites au quotidien et de savoir dire non.


Prendre conscience de ses capacités, savoir se reposer et se savoir imparfait est l’attitude la plus sûre à adopter, tout comme celle de trouver du sens à ses activités. De nos jours, les étudiants peuvent subir des pressions sociales, familiales et financières, en plus de celles liées à l’emploi qu’ils rencontreront sur le marché du travail.


Un tel contexte peut créer du stress ou des angoisses gênantes, d’où l’existence de services comme le nôtre pour apprendre aux jeunes à acquérir de bonnes méthodes de travail, à sortir de leur isolement et à avoir des points de repère fiables.


Annabelle Duaut


Lecture recommandée : Michel Delbrouck, “ Comment traiter le burn-out ”, Editions De Boeck, 37,50 euros.


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