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FEF - Cédric Gervy - 17/11/12

 

Cédric Gervy nous fait une petite présentation bilingue pour le concert qui aura lieu dans le cadre de la Journée des Etudiants organisée par la FEF et la VVS le 17 novembre 2012. - Duc

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La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).
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En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

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Site "Koter Info" LLN-WSL-UCL


=  plus de 94.000 lecteurs du site

 

Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

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Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

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Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


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Grèce - Mémoire collectée

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 Photo : Athènes, septembre 2014



Mémoire collectée 

Par Panagiotis Grigoriou (*)

 

La Grèce du moment commémore les siens, trépassés récents ou alors du temps d’avant. Certaines radios ont ainsi et enfin évoqué mardi 16 septembre la mémoire de Maria Callas, décédée à Paris il y a tout juste trente-sept ans, tandis que dans l’atmosphère déjà chargée de notre ville, les affiches, les manifestations et les concerts de la semaine ne feront certainement pas oublier qu’il y a un an, et plus précisément le 18 septembre 2013, le musicien et chanteur Pávlos Fýssas tombait assassiné de la main de l’Aubedorien Yórgos Roupakiás. Pays... privé de musique en quelque sorte.


Les affiches, très nombreuses, incitent à participer à cette première commémoration supposons désormais annuelle, en conséquence, une certaine presse progouvernementale s’inquiète « du risque des débordements, voire des frappes terroristes ». Certes, l’atmosphère est bien orientée à l’orage du côté de la météo et pas uniquement, sauf que le plus grand nombre ne se sent pas il faut dire particulièrement concerné par ces mises au point de la mémoire.


Les Grecs auraient peut-être la mémoire courte ou sinon saturée depuis ces événements si épais et ainsi inlassables des derniers quatre ans sous le troïkanisme intégral. Et quant à Maria Callas, n’en parlons plus, rares sont ceux qui de temps à autre, évoquent encore sa mémoire, musiciens ou alors simplement navigateurs, navigants et passagers, en route près de la zone où ses cendres ont été dispersées en 1980 en mer Égée (ou ce que l’on pense être comme telles), au large des côtes de l’Attique.


Et les débordements ont déjà eu lieu comme parfois... du côté de certaines unités de la Police. Des participants à une manifestation et concert dédiés à la mémoire de Pávlos Fýssas ont été molestés sans raison, comme on dit parfois avec naïveté, par les forces de l’ordre appartenant aux unités dites d’intervention mobile, « DIAS ».


« Ces unités agissent en dehors de tout contrôle », a déclaré à la presse le Maire de Víronas (près d’Athènes), Ákis Katopódis, victime... collatérale de cette même violence et blessé à la jambe mardi 16 septembre. Dans un entretien accordé à la radio 105.5 (17 septembre), il a voulu préciser que lorsqu’il s’est rendu par la suite au Poste de Police de sa ville, le Commissaire compatissant aurait ainsi exprimé son aporie : « Je n’en étais pas informé et je n’ai aucunement donné de tels ordres à ces unités ».


La crise c’est-à-dire la transformation radicale de notre régime politique se poursuit alors nuit et jour. Le flou policier accompagne alors le... jaunissement démocratique, un pêle-mêle de formes grises, effacées et anesthésiées, pour paraphraser le grand écrivain (Émile Zola, « Le Ventre de Paris »). « Le capitalisme actuel n’a pas besoin de la démocratie » explique dans un entretien récent accordé au journal « Drómos tis Aristerás » (« Voie de la Gauche »), l’historien Spýros Asdrachás (il a également enseigné à l’École Pratique des Hautes Études à Paris) et tel est effectivement le sens profond quant à nos nouveaux régimes déjà en Europe, européiste et occidentale.


Pour l’historien : « Il se passe alors quelque chose de radical en ce moment, sauf que les gens ne le réalisent pas suffisamment. Autrement dit, la prolétarisation de la classe moyenne en Grèce et d’ailleurs, n’est pas encore vécue, ni imaginée, surtout comme telle par ceux qui sont les premiers concernés, c’est-à-dire le plus grand nombre. Les Grecs sont donc devenus les premiers cobayes de ce Nouveau Monde et en même temps par son régime politique, façonnés par les banquiers et plus amplement par les élites financières. J’ai comme l’impression que nous nous trouverions dans un moment historique analogue à 1789 ou à 1917 ».


« J’ai déjà souligné que la faillite de la Grèce entraîne fatalement son amputation territoriale, sauf que les tenants du pouvoir ont trouvé la parade. Cela ne passe plus par la guerre, disons à l’ancienne, mais par la vente obligée... du pays, lequel est en ce moment bradé, morceau par morceau. De plus, une perte territoriale brutale, c’est-à-dire bien plus visible, irait aussitôt unir les Grecs contre les conquérants ».


En ce moment et ce non pas par hasard, la Société Ornithologique grecque propose une cartographie du pays bradé de la sorte via le TAIPED, s’agissant des territoires et des biens immobiliers dont la propriété est transférée au TAIPED, le « fonds grec chargé de valoriser et vendre les biens publics grecs » dans le cadre du large plan de privatisation exigé et planifié par les créanciers. On y découvre de tout, plages, monuments classés, sites naturels reconnus, hôtels ou même îlots, parfois dans ces zones classées Natura2000, le fameux réseau européen de sites naturels reconnus pour leur grande valeur patrimoniale du fait de la faune et la flore exceptionnelles qu’ils contiennent... indigènes compris.


C’est en cela qu’un nouveau statut... de l’indigénat général et généralisable se met alors en place, ici et ailleurs. Au même moment, nos médecins sont certainement très bien reçus en Westphalie, où d’après les déclarations du ministre de la Santé du Lander : « Les médecins Grecs sont très bien formés, ainsi, ils pourront contribuer à l’amélioration du niveau de prestations de système de santé en Allemagne » (Deutsche Welle et quotidien “Eleftherotypía”). Les morts ainsi que nos autres mourants des hôpitaux ici (ou dépourvus de Sécurité Sociale, un... petit tiers de la population en Grèce), salueront le... progrès ainsi que le postmodernisme de cette Europe très certainement ultime.


L’automne arrive, le « gouvernement » semble paniquer devant l’influence renforcée de SYRIZA dont le chef, Alexis Tsípras sera reçu par le Pape François (Jorge Mario Bergoglio) jeudi 18 septembre au Vatican... en somme, une première.


D’après les reportages de la presse grecque et italienne parmi les thèmes abordés, celui de la pauvreté sera au centre de la rencontre. Je dirais que quelque chose se prépare du côté de SYRIZA, déjà, une partie de la presse grecque estime que Samarás et les siens auraient perdu... tout crédit auprès des « créanciers » de la Grèce. C’est autant vrai que par les temps qui courent, la Grèce... n’a plus de prix.


En temporisant fatalement avec la paupérisation, Arístos, responsable marketing entame un procès contre « sa » maison d’édition où il travaillait. Son salaire étant de nouveau paupérisé, il fut ainsi... retardé de six mois et tout récemment, il vient d’apprendre qu’il souffre d’un cancer. Lui comme son salaire.


L’été grec, dont celui de Jacques Lacarrière n’est visiblement plus. Amoureux du grec ancien, de la Grèce ainsi... refaite de l’après-guerre et de la mythologie, son essai « L’Été grec » (1976) lui vaut un succès immense, il avait connu les saisons difficiles d’une autre Grèce, mais cela, avant la... nouvelle ère intergalactique.


Décédé le 17 septembre 2005 à Paris, sa mémoire et son œuvre furent évoquées lors d’une émission de la radio culturelle et musicale, le légendaire « Troisième Programme » enfin revenu en 2014, après plus de six mois de silence, et c’est tout de même une bonne nouvelle.


Une autre bonne nouvelle c’est cette manière anticonformiste de vendre et d’acheter certains produits et denrées de tous les jours, en passant par ces nouvelles structures, dites, d’épiceries solidaires et coopératives proposant uniquement ce qui est produit en Grèce. « Nous sommes là depuis quelques mois, c’est inédit et c’est autant un lieu de rencontres », assurent les gérants d’une telle enseigne au nom légendaire de « Pandore ».


Cependant, et aux dires de tous, note sociabilité poursuit alors sa chute vertigineuse hors Pandore. Temps de crise, paupérisations et rencontres parfois impossibles derrière les vitres du repli. Sauf lorsque le lien passe enfin par le collectif réinventé. Tout un programme... de ce Nouveau Monde et d’un certain Printemps à refaire.

 

La Grèce retrouvant sa musique en quelque sorte.

 


Par Panagiotis Grigoriou — greekcrisis.fr — le 17 septembre 2014


(*) Historien et ethnologue, Panagiotis Grigoriou porte un regard à la fois ethnographique et de chroniqueur (correspondant en France de NemecisMag 2000-2008). Depuis 2008, il a parcouru une bonne partie de la Grèce… 


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Ukr. : une paix de dupes

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Ukraine/Donbass : une paix de dupes

 

Les échanges de prisonniers entre belligérants se poursuivent, les combats aussi. La paix de Minsk ressemble de plus en plus chaque jour à une paix de façade, une paix de dupes. Kiev cherche à gagner du temps, acculé aux difficultés économiques et politiques et incapable de trouver les ressources nécessaires pour relancer une contre-offensive. L’hiver approche, il sera rude, il risque aussi d’être très chaud dans le Donbass.


Les accords de Minsk risquent bien d’accorder à la Nouvelle Russie le destin funeste de la République serbe de Krajina, éradiquée et nettoyée ethniquement par les bandes armées croates soutenues par l’OTAN en 1995. Mais nous n’en sommes pas encore là et les FAN n’ont pas encore dit leur dernier mot, ni Moscou d’ailleurs.


Pourtant, le régime de Kiev n’a l’intention de faire aucune concession, ni accorder une quelconque autonomie tangible à la Nouvelle Russie. Les revendications d’une autonomie et même d’une fédéralisation de la part du Sud-Est du pays ne sont pas considérées avec sérieux et ne le seront pas. Ces précisions ont été apportées par Leonid Kutchma, le représentant communiste de la partie kiévienne, la veille de la nouvelle réunion de pourparlers à Minsk le 19 septembre.


Et Kutchma d’ajouter : « Vous comprenez que nous ne pouvons pas sortir vainqueurs de cette guerre avec la Russie, je peux vous le confirmer, si notre armée, notre garde nationale se battent avec les armes du XXe siècle, tandis que la partie adverse le fait avec des armes du XXIe siècle. »


Autant dire que ce qui vient de se signer en Biélorussie ne correspond nullement à la réalité du terrain. Il s’agit bien d’une « paix » de dupes, une « paix » qui ne durera pas et qui n’existe déjà pas dans les faits. La guerre continue.

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Donetsk, cible des armes de représailles


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Donetsk, du moins une partie de son agglomération, a été la cible ces dernières 24 heures de tirs répétés de missiles balistiques SS-21 Scarab ou Tochka-U. L’un des objectifs des Tochka-U était l’usine 107 qui produit le RDX pour usage militaire et minier. Il est fort possible qu’il y ait de très nombreuses victimes, y compris des morts.


Le petit chaudron au Sud-Ouest de Debaltseve et au Nord-Est de Donetsk, se réduit de plus en plus : tenu par une compagnie très affaiblie de la 25e brigade de parachutistes montée sur BMD, le bourg de Zhdanivka vient d’être libéré par les forces du Donbass. Le drapeau russe flotte ce soir sur la mairie. D’ici lundi, il est peu probable qu’il y ait encore la moindre résistance ukrainienne significative dans cette zone.

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Pilonnage à l’Est de Mariupol


L’oblast de Donetsk, 4,5 millions d’habitants, et la ville du même nom sont les principaux centres industriels de l’Ukraine. Celui de Lugansk, 2,3 millions d’habitants, complète par ses capacités ces ressources économiques (40 % de l’industrie et des mines). Ces deux régions sont désormais hors de portée de la moindre reconquête de la part de Kiev.


Reste Mariupol, la deuxième ville du Donbass en termes de population devant Lugansk. Sa reprise est à la fois politique et stratégique, car elle ouvrirait la voie vers la Crimée ! Mais il est, pour le moment, exclu pour les FAN de mener une offensive majeure en direction de ce port stratégique pour le Donbass. Pour autant, des opérations ponctuelles des forces de Nouvelle Russie contre les positions ukrainiennes ne sont pas exclues.

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 Décidément, tout ne va pas si bien au sein des derniers « bataillons » qui restent encore moyennement opérationnels : après celui de Tcherkassy qui était sur le point, au Sud de Donetsk, de mettre crosse en l’air il y a quelques jours, voici que le 19e « bataillon Saint-Nicolas » de Nikolaev, s’est retrouvé, le 19 septembre avec environ 80 hommes en moins, qui ont quitté la zone des combats sans autorisation. Ils croyaient sans doute que la guerre était finie. De leur point de vue, ça se défend…



Les rumeurs de trafics d’organes se précisent


L’archiprêtre d’une église de Lugansk Vladimir Moretsky, libéré de de captivité, a raconté les circonstances de sa détention. L’archiprêtre avait été capturé par l’armée ukrainienne en mai 2014. On l’accusait de terrorisme (sic). En juin les médias ukrainiens ont annoncé sa libération, mais plus tard on a appris qu’il était toujours en captivité. Il n’est devenu possible de libérer le prêtre que seulement il y a quelques jours.


Selon son témoignage, les prisonniers ont été atrocement torturés par leurs geôliers ukrainiens. Nadejda Savtchenko, la tête de liste de Batkivschina (la formation politique du Premier ministre) aux prochaines élections parlementaires a même fait preuve de beaucoup de zèle : « C’était elle en personne qui proposait de prélever nos organes, car ça rapporte gros. C’était elle qui a proposé de nous fusiller lorsque ses complices ont refusé de nous éventrer pour ne pas avoir à payer le transport jusqu’au SBU. Elle essayait de nous anéantir, elle participait aux séances de sadisme, elle nous tabassait en blaguant. Je n’oublierai pas sa voix jusqu’à la fin de mes jours » (source).


Ce n’est pas la première fois, et ce ne sera sans doute pas la dernière, que l’on évoque de possibles trafics d’organes sur le corps de prisonniers ou de tués fraichement décédés, du côté des forces de Kiev. Déjà, lors du siège de Slaviansk, une affaire semblable avait été évoquée.


Terminons sur une note d’espoir et de paix. Le convoi d’aide humanitaire russe est arrivé samedi à Donetsk (et non Lugansk comme nous le supposions préalablement). Tout le voyage s’est déroulé sans incident. Environ 200 véhicules ont été présentés, à plusieurs reprises, aux représentants de la douane ukrainienne et de la Croix-Rouge. Mais ils ont refusé d’inspecter les cargaisons, sans explication. Ce soir, les habitants de Donetsk vont pouvoir bénéficier de la générosité de la Fédération de Russie, puisque la bien-pensance occidentale, toujours éprise de bons sentiments très intéressés, semble les avoir exclus de ses bonnes intentions.


Dormez en paix, habitants du Donbass, la Sainte-Russie veille sur vous tous !



Par Jacques Frère - NationsPresse.info - le 20 septembre 2014

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Du thé ou ... ?

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Jeunes gens, ne laissez jamais vos "matières premières" à la portée de vos grand-mères, sinon bonjour le délire potentiel !


Duc

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Une situation inextricable

Une situation inextricable | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Une situation inextricable

Par Pierre Leconte (*)


La plupart des banques centrales, soit continuent leurs politiques ultra laxistes de création monétaire ex nihilo quasi à l’infini et/ou de fixation de taux d’intérêt à court terme voisins de zéro (cas de la Federal Reserve US même si son Quantitative Easing diminue), soit les accélèrent (cas de la BCE, de la Banque du Japon et de la Banque de Chine). Politiques qui ne font que gonfler la bulle boursière des actions devenue déconnectée de l’économie réelle, sans évidemment stimuler les économies en panne de croissance ni diminuer le chômage de masse, puisque tout cet argent reste piégé dans la trappe à liquidité et la spéculation financière.


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http://www.bloomberg.com/news/2014-09-17/fed-keeps-considerable-time-pledge-as-growth-is-moderate-.html

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http://www.zerohedge.com/news/2014-09-16/china-launches-cny500-billion-stealth-qe

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http://www.washingtonpost.com/blogs/wonkblog/wp/2014/09/12/fed-economists-americas-missing-workers-are-not-coming-back/

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Quant à la plupart des gouvernements, ils ne parviennent pas à diminuer leurs dettes publiques qui faute de reprise de la consommation et de l’investissement, la confiance ayant disparu, ne font que s’accroitre.

Bref, c’est une situation inextricable qui s’installe sur fond de dislocation géopolitique et de menaces de guerre. L’analogie avec 1937 est évidente.

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http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20140915trib000848980/sommes-nous-en-1937.html#xtor=AL-13

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Comment tout cela va-t-il finir ? Personne n’en sait rien, mais le scénario d’un retour aux « grands équilibres » économiques et monétaires est pour longtemps à exclure. À défaut de revenir à un Système monétaire international stable et de réguler la mondialisation devenue sauvage, comme de rétablir l’équilibre rompu des États-nations, dont les politiques protégeaient jadis les populations, au lieu de les écraser par la répression financière, l’augmentation des impôts ou l’austérité, ainsi qu’ils le font actuellement pour complaire aux modèles faussement libéraux de l’UE ou des circuits financiers internationaux.

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http://www.lepoint.fr/economie/les-grandes-economies-mondiales-ralentissent-et-la-zone-euro-decroche-15-09-2014-1863255_28.php#xtor=CS3-190

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Le dollar US, surtout contre le yen, restant fort, les prix des métaux précieux et des matières premières restent faibles, d’autant que la plupart des pays ne sortant pas de leurs situations de faible croissance, de stagnation, de récession voir de déflation, la demande globale de produits de base diminue. Les actions (stimulées par la vague de fusions-acquisitions et de nouvelles introductions à des prix stratosphériques du type Ali Baba) ne corrigent toujours pas à la baisse, mais les épargnants-investisseurs ont fortement diminué leurs positions.

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http://www.reuters.com/article/2014/09/15/us-blackrck-markets-regulations-idUSKBN0HA2CF20140915

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Les Américains ont réduit leurs avoirs en actions à son plus bas niveau depuis 18 ans…

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http://www.cnbc.com/id/101980294

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Warren Buffet a augmenté son cash à un niveau record… Craint-il le krach des actions ?

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http://www.bloomberg.com/news/2014-09-08/stock-volatility-looms-as-fed-bond-buying-ends-options.html

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http://www.bloomberg.com/news/2014-09-14/record-s-p-500-masks-47-of-nasdaq-mired-in-bear-market.html

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http://blog.kimblechartingsolutions.com/2014/09/bulls-bears-favorite-way-of-looking-at-small-caps/#sthash.jc7CCijK.dpbs

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http://www.moneynews.com/StreetTalk/Alibaba-Billion-Record-IPO/2014/09/18/id/595560/

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http://www.newsmax.com/Finance/BIS-Central-Banks-Risk/2014/09/14/id/594536/

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http://www.businessinsider.com/r-imf-warns-of-risks-from-excessive-financial-market-bets-2014-9

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http://www.moneynews.com/StreetTalk/BIS-Global-Funds-Risk/2014/09/14/id/594538/

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http://www.zerohedge.com/news/2014-09-03/deflation-europe-just-beginning-and-how-trade-it

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http://online.wsj.com/articles/germany-secures-record-low-funding-cost-at-bond-auction-1410951341?mod=WSJ_hp_LEFTWhatsNewsCollection

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Les obligations d’État US et européennes se sont stabilisées, mais ne sont pas encore remontées parce que les acteurs des marchés n’ont pas compris la même chose des déclarations de la Federal Reserve US… Les intervenants sur les actions pensant que la Fed va laisser ses taux courts voisins de zéro très longtemps, mais ceux sur les obligations pensant le contraire !  À notre avis, la Fed n’ayant d’autre choix que de poursuivre son laxisme actuel (sauf à faire exploser volontairement la pyramide mondiale des dettes et les marchés boursiers), ne remontera pas ses taux courts avant très, très, longtemps. Donc, les obligations d’État US et accessoirement allemandes présentent encore un potentiel important de profit.

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http://www.marketwatch.com/story/are-stock-and-bond-traders-really-reading-fed-differently-2014-09-18

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Le ratio actions/obligations aux USA et ailleurs étant toujours notoirement surévalué, nous restons plutôt négatif sur les premières et plutôt positif sur les secondes, dans l’idée d’un ajustement qui pourrait intervenir en octobre-novembre à la baisse pour les actions, mais à la hausse pour les obligations d’État.


À noter que les obligations d’État US (TLT) sont à ce jour en hausse de 14,60 % depuis le 1er janvier 2014, mais que le Dow Jones des industrielles n’est en hausse depuis la même date que de 4,24 %, le DAX que de 2,59 % et le Nikkei que de 0,18 %.


Quant à la situation géopolitique mondiale, elle continue de se dégrader, l’Occident ayant commencé une 3e « Guerre du Golfe » au Moyen-Orient contre l’« État islamique », le conflit russo-ukrainien ne s’étant calmé qu’en apparence et la guerre économique et financière contre la Russie s’accélérant (avant d’en venir au conflit militaire direct ?)

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https://fr.news.yahoo.com/blogs/ravanello/iral-la-france-s-expose-pour-rien-080930526.html

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http://globaleconomicanalysis.blogspot.ch/2014/09/undeclared-war-on-russia-solidarity-by.html

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http://www.zerohedge.com/news/2014-09-16/over-1000-us-nato-troops-begin-military-exercises-ukraine

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La situation de l’or et de l’argent métal comme de l’indice du prix des matières premières se présente de façon nettement baissière et ce dernier a ce jour cassé son plus bas depuis 2010, ce qui signifie que les métaux devraient chuter de façon supplémentaire avec comme objectifs finaux les fameux 1.000 USD l’once sur l’or et 8 USD l’once sur l’argent que nous avons déjà évoqués dans plusieurs commentaires précédents.



Lire :

http://www.clivemaund.com/article.php?art_id=68&PHPSESSID=59c5f608e2eea5cdadaa67be6eff1ee4

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http://economictimes.indiatimes.com/markets/commodities/charts-show-gold-could-drop-to-1000-an-ounce-if-cluster-of-support-lines-broken/articleshow/42713515.cms

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http://www.gold-eagle.com/article/miners-break-down-us-dollar-soars

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Effondrement des prix des « terres rares »

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Par Pierre Leconte - forum-monetaire.com - le 19 septembre 2014

(*) Pierre Leconte : licencié en droit de l’Université de Paris X, il a parallèlement étudié l’économie. Ancien élève de l’Institut d’Économie et de Coopération Européenne de Paris puis de l’année complémentaire de l’Institut d’Études Politiques de Paris, il a plus tard passé avec succès le National Commodity Futures Examination américain pour être Commodity Trading Advisor (CTA) aux États-Unis… 
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Les dangers de l'aspartame


Les dangers de l'aspartame


RT/Zac Mermarian : Abby Martin dans son émission " Brainwash Update " nous met en garde sur l'aspartame ou E951.


 

L’Aspartame, une substance toxique

 

En 1977, la Food and Drug Administration qui réglemente aux États-Unis le marché des aliments et des médicaments, refuse de délivrer au groupe industriel Searle l’agrément nécessaire à la poursuite de la commercialisation de l’aspartame.
La FDA lance même une procédure pénale contre le groupe, après avoir découvert de nombreuses erreurs dans les tests de toxicité présentés par la Searle.

 

Après la nomination de Donald Rumsfeld à la présidence du groupe Searle en juin 1977, la situation se retourne en faveur de l’entreprise ; le procureur chargé de l’enquête pénale démissionne de ses fonctions, et… rejoint le cabinet d’avocats de Searle. Ronald Reagan nomme à la tête de la FDA Arthur Hull Hayes (ancien chercheur du Pentagone) qui en juillet 1981 autorise finalement la mise sur le marché de l’aspartame, mais contre l’avis du comité scientifique de l’EPA. Notamment, le psychiatre Ralph Walton, appelé en tant qu’expert au cours de l’audition, fait état d’une revue scientifique menée permettant de conclure que les études financées par les industriels producteurs d’aspartame concluaient systématiquement l’absence d’effets de cette substance, quand des études menées par des laboratoires indépendants concluaient à la présence de doutes sur son innocuité, nécessitant rapidement de plus amples investigations.

 

La commercialisation de l’aspartame sous le nom de marque NutraSweet permit à la société Searle d’engranger, sous la direction de D. Rumsfeld, de substantiels bénéfices. La vente de Searle à la compagnie Monsanto (en 1985) lui aurait rapporté la somme de 12 millions de dollars.

 

En 1996, Olney et al. publient une étude dont le sous-titre est Augmentation des tumeurs cérébrales, y a-t-il un lien avec l’aspartame ?, laquelle a un fort retentissement en Europe.

 

En 2001, une étude présentée par deux chercheurs (Butchko HH, Stargel WW) du département des « Affaires médicales et scientifiques » de l’entreprise NutraSweet Company (premier fabricant d’Aspartame) affirme que plus d’une centaine d’études faites avant la commercialisation de l’aspartame ont porté sur plus de 100 expériences faites sur l’animal et l’Homme, sans mettre en évidence de problèmes. Selon eux, l’étude de l’aspartame s’est poursuivie après sa commercialisation, avec quelques « rapports anecdotiques de prétendus effets sur la santé » observés durant un suivi de 8 ans aux États-Unis, mais associés à des doses très supérieures à celles préconisées par la réglementation ou par le Comité mixte d’experts FAO/OMS sur les additifs alimentaires. Selon les auteurs toujours, les effets rapportés étaient en outre généralement légers et peu spécifiques (fréquents dans la population générale et sans constat de tendance uniforme ou unique de symptômes pouvant être dus à la consommation d’aspartame). Les auteurs concluaient que « les résultats de la recherche scientifique approfondie réalisée pour évaluer ces allégations n’ont pas montré de lien de causalité entre l’aspartame et les effets indésirables », et que « même en quantités plusieurs fois supérieures à ce que les gens consomment en général, l’aspartame est sans danger pour ses utilisations prévues comme édulcorant et exhausteur de goût ».

 

En 2002, une revue d’études toxicologiques, également financée et produite par le département « Medical and Scientific Affairs » de NutraSweet Company (le fabricant d’Aspartame), conclut qu’après 20 ans de mise sur le marché et d’après les données et études disponibles, l’aspartame ne présente pas de risques particuliers.

 

En juillet 2005, des chercheurs de la Fondation européenne Ramazzini, à Bologne (Italie), présentent à la presse une nouvelle étude menée sur des rats de laboratoire, semblant montrer un effet cancérogène au niveau du cerveau.

 

Cette étude est rapidement critiquée par deux agences de sécurité sanitaire, notamment pour sa méthodologie qui n’appuierait pas ses conclusions. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) après une analyse détaillée des conditions opératoires de cette étude a conclu qu’il n’y a aucune raison de changer les conditions d’utilisation de l’aspartame en Europe.

 

La France a aussi émis des réserves sur la méthode d’étude et des doutes quant à la validité des résultats.

 

En 2006, une étude avait déjà laissé penser que de faibles doses délivrées dans la nourriture de rates Sprague-Dawley à partir de l’âge de 8 semaines et durant leur durée de vie augmentaient le risque de cancer chez ces rats.

 

Une seconde étude lui fait suite, faite par la même équipe, mais cette fois avec une exposition à des doses de 2.000, 400, ou 0 ppm commençant au stade de l’embryon (à partir du 12e jour de vie), chez des rats mâles et femelles (également Sprague-Dawley). L’étude conclut à un risque dose-dépendant de tumeur maligne (cancers de type lymphomes et leucémies) chez les rats mâles ainsi que chez les femelles, avec aussi des cancers mammaires chez les rates. Les auteurs estiment que ces résultats confirment et renforcent la première démonstration expérimentale de la cancérogénicité multipotentielle à une dose proche de la dose journalière admissible pour l’homme, cette étude démontrant en outre un risque renforcé en cas d’exposition durant la vie fœtale.

 

5 ans plus tard (fin 2010 alors que l’aspartame est désormais présent dans plus de 6 000 produits commercialisés), la polémique est relancée par deux autres études.

 

— La première a porté sur près de 60 000 femmes enceintes. Elle a conclu à un risque accru de naissance avant terme pour les femmes consommant des boissons gazeuses aux édulcorants artificiels.
— La seconde a été menée sur des souris, par l’Institut Ramazzini (centre privé de recherche en cancérologie environnementale). Elle a conclu que l’exposition à de hautes doses d’aspartame induisait des cancer du foie (carcinomes hépatocellulaires) et cancer du poumon (cancers se développant dans ce cas les alvéoles et bronchioles), mais chez les souris mâles uniquement, les femelles étant totalement épargnées par ce phénomène (ce qui peut faire évoquer un « cancer hormonal »).

 

Un toxicologue français, le Pr Narbonne, incite les Français à la prudence, pourtant l’EFSA en collaboration avec l’Anses après avoir examiné les deux études disent ne pas y trouver d’éléments probants de dangerosité de nature à modifier le profil de sécurité de l’aspartame. Ont notamment été mises en causes par les deux Agences : les souris utilisées, connues pour spontanément présenter des tumeurs plus fréquentes au foie et au poumon ; et pour la première étude le fait que les accouchements prématurés n’aient pas été spontanés, mais déclenchés, sans investigations sur les raisons de ce choix médical. En réponse à ceci l’institut Ramazzini souligne le fait que les deux groupes de souris (groupe test et groupe de référence) ont fait l’objet des mêmes déficiences respiratoires à un stade avancé de leur vie, ce qui est plutôt normal quand un sujet devient vieux.

 

Mi-2011, la polémique est ravivée suite à la réponse de Hugues Kenigswald, à la tête de l’unité additifs alimentaires de l’EFSA, au réseau environnement santé qui lui demandait de prouver le caractère scientifique des études initiales ayant autorisé la mise sur le marché de l’aspartame : « L’EFSA ne dispose pas du dossier de demande d’autorisation de l’aspartame qui devait contenir ces études. Par ailleurs, les contacts que nous avons eus avec nos collègues de la Commission européenne semblent indiquer que la Commission ne dispose plus de ce dossier60. » Ainsi, la question de l’existence des dossiers scientifiques ayant autorisé l’aspartame est désormais posée, de même que celle de l’indépendance des experts. En 2011, en France, des élus et ONG demandent à l’Europe d’invalider la dose journalière pour ce produit.

 

En septembre 2011, l’EFSA a mis en place un groupe de travail pour évaluer l’éventuel lien entre l’aspartame et les naissances prématurées. Les conclusions des scientifiques devraient être rendues fin 2012. L’examen de cet édulcorant est programmé dans le cadre de la réévaluation systématique de tous les additifs alimentaires ayant été autorisés dans l’Union européenne avant le 20 janvier 2009, examen prévu par le Règlement (UE) n° 257/2010.

 

Dans ce contexte, l’EFSA a lancé un appel à contribution en 2011 pour recevoir toutes les études, documents nécessaires à l’évaluation de l’aspartame. L’agence a reçu plus de 600 études, publiées et non publiées, que les experts vont analyser en détail.

 

En janvier 2013, l’EFSA a annoncé le lancement d’une consultation publique pour finaliser son avis, attendu en novembre 2013, sur cet édulcorant. Reçu le 28 novembre, l’avis final de l’EFSA est publié le 10 décembre 2013, et conclut à l’absence de toxicité de l’aspartame pour des doses journalières inférieures ou égales à 40 mg kg-1 j-1, soit 2,8 g j-1 pour un adulte de 70 kg.

 

Source : Wikipédia.



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Chisinau - Événement pro Russie

Chisinau - Événement pro Russie | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 

L’événement pro Russie hier à Chisinau,

capitale de la Moldavie


Dans un mois, le 23 octobre, Marianne et moi nous serons en Moldavie pour suivre les élections qui doivent être très serrées entre la coalition pro-européenne et les communistes qui ne cachent pas leur volonté de retourner vers la CEI (NDLGazette : CEI = Communauté des États indépendants). De là nous irons en Transnistrie et dans les petites enclaves turco-russes de Gagaouzie qui elles aussi veulent rejoindre la CEI… puis à Odessa, pour y parler aux survivants du crime accompli dans la maison des syndicats…


Toujours notre tentative de comprendre ce que représente l’espace post soviétique dans une Europe devenue lieu de la mise en concurrence de la force de travail et celui de la montée de forces obscures…


Comme vous pouvez le voir, comme en Ukraine, en Moldavie, il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas entrer dans l’UE, ne veulent pas faire partie de l’OTAN et ne veulent pas prendre parti dans la guerre contre la Russie.


Étrangement, nos médias ne parlent pas de ces citoyens qui ont une opinion contraire à la politique de l’Occident et l’expriment de manière démocratique. Ils ne veulent pas des bureaucrates de Bruxelles et de leurs maîtres ultralibéraux et spéculateurs financiers corrompus. L’opinion qui se dégage est celle des cœurs fatigués par les guerres, la pauvreté et l’exploitation.


Nos médias vont commencer à parler de ces gens, en condamnant leurs actions et ils vont les appeler des « séparatistes » ou « terroristes ».  Est-ce qu’ils iront ici en Moldavie, en Transnitrie  jusqu’à prétendre organiser un coup d’État ?


 

Merci @Antonio Alessandro Ruggiero pour la photo prise et partagée en temps réel.



Par histoireetsociete.wordpress.com – le 19 septembre 2014

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Grecs dans le feu de la guerre

Grecs dans le feu de la guerre | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source de la carte : rfi.fr


UKRAINE : LES GRECS DANS LE FEU DE LA GUERRE !


« Panique. Situation très difficile à Starobechevo, à Styla, à Komsomolskoye ».


« Maintenant – autour de nous c’est l’affolement. Pire encore à Styla, ils se battent dans le village ».


« Stélio, ici chaque jour nous avons des raisons d’avoir peur. Ma grand-mère est maintenant piégée dans une ville où il y a des batailles.


Lorsque nous avons eu dernièrement de ses nouvelles, il n’y avait ni électricité, ni eau, ni rien. La maison des voisins avait reçu une bombe… Quand nous pouvions la sortir de là elle n’avait pas accepté, maintenant nous ne pouvons même plus y aller… à Marioupol ils ont démoli la statue de Lénine près de l’université ».


« L’incertitude du lendemain est entrée dans notre vie, l’angoisse permanente que la guerre ne vienne chez nous nous tenaille. À ce jour à Marioupol il y a 150.000 réfugiés officiellement enregistrés… »


« Sont apparus des patriotes consciencieux qui croient que d’aimer l'Ukraine revient à haïr Poutine et la Russie. Ils veulent NETTOYER tout le pays de tout ce qui ressemble à l’ancien régime. Quelques situations extrêmes se développent… c’est plutôt l’heure des extrémismes... »


« Aujourd’hui, ils ont envoyé d’autres renforts pour la Garde nationale [des nazis du Secteur droit — NDT] de Marioupol… Vous comprenez que nous anticipons de durs combats… Que pourrai-je dire… en attentant le malheur… la société, de toute façon, est déchirée… Et à mon avis c’est le pire… »


« Bonjour ! La nuit s’est passée calmement. L’armée russe est à 30 km de la ville. Nous attendons tous l’attaque. »


« Aujourd’hui, nous avons appris que les soldats approchent de Novoazovsk avec des chars et des drapeaux de la République populaire de Donetsk. Pour cette raison nous serons plutôt obligés de partir aussi. Peut-être pour Kharkov, où nous avons de la famille, peut-être au Canada, si nous réussissons à obtenir des passeports. Nous prions que rien de tel ne nous arrive, mais, quoiqu’il advienne cela aura une fin. Nous espérons pour le meilleur ».


« En regardant la situation de l’intérieur, je peux dire que la vérité n’existe nulle part. Les médias des deux côtés déforment les faits. La vérité se situe quelque part au milieu. Quoi qu’il en soit, les gens sont tués. Nous essayons d’aider les réfugiés. Nous avons hébergé une famille d’un village de la région de Donetsk, que nous ne connaissions pas auparavant. Mais il y quelques jours ils sont partis pour la Russie. Nous voulons prendre une autre famille, car beaucoup ont besoin maintenant d’un refuge ».


« … Ni courant ni eau. Ils survivent dans des conditions impensables ».


« Ma mère a une sœur en Russie, à Smolensk. Ma sœur pourrait aller en Ukraine occidentale, mais pour le moment ils attendent dans l’espoir que peut-être la situation change. »


« Demain les nôtres quittent la ville. Je m’inquiète beaucoup parce qu’ils ont nulle part où aller ».


« Si la situation ne s’améliore pas, nous irons à Kharkov. Hier, je ramassais mes affaires et tout à coup j’ai réalisé qu’il se pourrait que je ne revienne plus dans ma maison. Étrange sensation. Ce n’est pas de la peur ni de la panique. De l’engourdissement. »


« Je maudis !!! Notre peur, notre panique et tous ceux qui les causent ! Je maudis tous les grands insatiables qui ont cessé d’être des humains !!! »



Des cris d’angoisse !


C’est le genre de messages que j’ai reçus hier et avant-hier. Nets, concis et bouleversants. Mon agitation était à son comble. Il y a peu de mois, nous habitions ensemble, avec mon partenaire, le cinéaste Petro Noussia, à Komsomolskoye et de là nous partions, avec l’aide de Svetlana, d’Hélène et d’autres Romiî [1] de la région, avec les caméras, les lumières et les magnétophones, à Starobechevo et à Styla, deux des villages grecs les plus importants de la région de la mer d’Azov sur le territoire ukrainien, près de la frontière avec la Russie, au cœur de la steppe.


Cette vaste région n’avait jamais auparavant été divisée par des frontières. En 1991, pour la première fois de son l’histoire, des postes de contrôle ont été installés sur les rues et ont séparé les familles, les proches et la vie commune des habitants de Donbass et du Kouban. Tout à coup, des millions de Russes sont restés du côté ukrainien et des millions d’Ukrainiens du côté russe, dont nombreux sont ceux qui avaient des racines aussi bien russes qu’ukrainiennes, c’était quelque chose de tout à fait naturel et harmonieux.


Dans les villages grecs, qui étaient au nombre de vingt lors de la première phase du déplacement forcé des Grecs de Crimée vers la région d’Azov, il y a 235 ans, aujourd’hui il y a plus de quarante villes et villages, où les Grecs ont trois langues à leur actif : le grec roméique, le roméïko tatar et le russe, auxquels s’est ajouté, au fil des ans, l’ukrainien, la langue officielle du nouvel État.


Et certainement que rien ne les empêchait de se lier par mariage avec les voisins et les collègues des fermes et des usines, sans que « l’origine », la « race » ou la « religion » ne soient des obstacles. Cette admirable coexistence de tant de groupes ethniques différents, Tatars, Bulgares, Arméniens, Juifs, Biélorusses, Géorgiens, Roumains, Allemands et des dizaines d’autres nationalités dont je n’avais même pas entendu parler, faisaient partie de la séduction qu’exerçait ce lieu sur les personnes qui, non seulement n’avaient pas de préjugés nationalistes, mais profitaient de cette si belle mosaïque culturelle qui maintient en vie et en interaction tant de cultures différentes. Une mosaïque qui n’a pas empêché les Grecs de rester Grecs pendant des centaines, sinon des milliers d’années.


À Styla, à l’entrée du village, on est accueilli par une inscription avec une frise de méandre [2] et un char antique, alors qu’à Starobechevo domine au centre de la ville, en face de l’imposant palais de la culture, qui possède un théâtre, une salle de sports, une bibliothèque et un musée, le grand buste de Pâssa Angélina, l’héroïne grecque (héroïne aussi de notre documentaire en préparation). Enfant du pays, elle était à la tête du mouvement des femmes « Traktorist », qui, pendant la guerre, alors que les hommes étaient partis combattre les nazis sur le front, ont chevauché les tracteurs et se sont chargées de la culture des champs de l’Union soviétique pour ravitailler l’Armée rouge, mais aussi les gens qui vivaient à l’arrière.


Une œuvre surhumaine, symbolisée par le visage de Pâssa Angélina, devenue plus tard députée, et qui, jusqu’à aujourd’hui, est une figure presque mythique dans tous les pays issus de la dissolution de l’URSS, d’Odessa à Vladivostok, à côté des généraux de la victoire, des pilotes distingués, des médecins et des infirmières qui ont participé avec une immense abnégation à la Grande Guerre patriotique, mais aussi à la gigantesque reconstruction d’un pays complètement dévasté de la taille de l’Union soviétique et aussi de l’Europe de l’Est.


Dans leurs musées, les héros avec des médailles, sur les photos et les documents, ne se distinguent pas par leur origine, mais en fonction de leurs réalisations. Aux fêtes et aux soirées, avec de la vodka et le bortsch, avec des betteraves et des pommes de terre locales, tous les habitants chantent des chansons grecques, romaïques, russes et ukrainiennes, avec le même amour et la même émotion. Elles sont toutes « à eux », et les langues et les églises, et les assemblées et les statues de Lénine et de Pouchkine. Toutes sont des pièces et des parties d’une histoire complexe et diversifiée de siècles, avec de nombreuses variantes, avec des victoires et des défaites, avec des joies et des tristesses, avec des virages et des lignes droites.



Renaissance des Grecs


La communauté grecque n’a pas eu besoin de cacher sa culture particulière. À l’inverse de la première fois où je suis allé dans la région de la mer d’Azov, il y a près de deux décennies, je me suis rendu compte qu’après l’établissement d’un État ukrainien indépendant en 1991, la liberté d’expression des différentes cultures, qui avait déjà été étendue aux années de la perestroïka, s’était développée en flèche. Les communautés, les associations, les groupes artistiques, les écoles et les centres culturels des Grecs de la région d’Azov proliféraient et développaient une activité impressionnante dans tous les domaines de la vie politique, économique, sociale et culturelle, projetant librement leur caractère distinct, bénéficiant de l’acceptation et de l’efficace soutien des autorités centrales et locales.


Ces dernières années, les députés, les maires et les conseillers, municipaux et préfectoraux, d’origine grecque s’élevaient à plusieurs centaines. Le maire de Marioupol, Yuri Khotloubei, d’origine grecque, a été élu continuellement, depuis que j’ai mis les pieds dans la région d’Azov. Le doyen du village grec de Malo Gianisol, Konstantin Balabanov, est membre fondateur de l’Université de Marioupol. Des milliers d’enfants et de jeunes apprennent le grec, du primaire jusqu’à l’université, grâce à des enseignants et des professeurs locaux, des Grecs, des Russes et des Ukrainiens. La Fédération des associations grecques de l’Ukraine, avec 105 communautés en tout, dirigée par Alexandra Protchenko-Pitsatzi, du village grec de Kyrilovka, est au cœur d’un mouvement panukrainien qui fait un travail admirable et largement reconnu.


Actuellement, cette tranquillité, qui a duré plus d’un demi-siècle, la plus longue peut-être de l’histoire récente sans ingérence étrangère et sans nettoyage ethnique, a été ébranlée depuis ses fondations.


Cette année, pour la première fois, n’auront pas lieu l’Olympiade culturelle des étudiants des écoles, organisée par la Fédération, ainsi que l’Olympiade culturelle des étudiants d’université, organisée par l’Université, avec la participation des élèves, des étudiants, des enseignants et des professeurs de tout le pays, comme chaque année, à Marioupol. C’est un coup dur, essentiel et symbolique, au mouvement de la culture grecque. Au-delà de la déception de milliers d’étudiants qui y prennent part dans les villes et villages, cela fragilise les institutions autour desquels a été forgé le grand et fructueux effort de régénération de la culture grecque en Ukraine. Et il semblerait que n’aura pas lieu non plus, à l’automne, à Marioupol, le Festival de la chanson, en mémoire de la grande chanteuse grecque Tamara Katsi, du village grec de Sartanâ, décédée de façon inattendue, avec la participation de groupes artistiques traditionnels et modernes des communautés grecques d’Ukraine.



Un avenir incertain


Alors qu’il est très probable, quelle que soit l’issue du conflit, qu’aucun des belligérants ne s’en prendra spécialement à la communauté grecque, ce qui est certain cependant, c’est que rien ne sera plus comme avant. La véhémence des confrontations, encadrée d’un bombardement de distorsions et de désinformations, aura gravement violé les règles de la coexistence des personnes, des communautés et des nations. Même au sein des communautés, des ruptures difficiles à réparer se sont déjà manifestées. La collision crée des lacunes béantes insurmontables, qui ne laissent personne indifférent. Le pays a maintenant sombré dans l’abîme de la désunion, ethnique, culturelle et sociale.



Par Stélio Élliniadis
 [Δρόμος, 30-08-2014]
 - Traduction Alexandre Moumbaris, correction Marie-José Moumbaris


Notes

[1] Ρωμιοί pluriel de Ρωμιός: Terme qui décrit les Grecs. Il provient de « citoyen romain » de l’époque de l’Empire Byzantin

[2] Une forme de méandre


Texte publié par les Éditions Démocrite (formulaire de contact)


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UE - déceptions à tous les étages

UE - déceptions à tous les étages | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source dessin : ifinance.over-blog.com


UNION EUROPÉENNE : DÉCEPTIONS À TOUS LES ÉTAGES

Par Jean-Paul Baquiast (*)


Il y a encore deux ou trois ans, nous étions de ceux qui militions, notamment sur le site europesolidaire, pour le renforcement de l’Union européenne. Peut-être pas son extension géographique, mais l’extension de ses compétences. Cela au point de recommander le passage à une structure fédérale démocratique, sur le modèle constitutionnel des États-Unis d’Amérique. Aujourd’hui nous sommes bien obligés de constater que nous allons dans une direction diamétralement opposée, poussés en cela par les Américains, à qui nous cédons en plus avec force courbettes.


Cependant, nous avions suffisamment étudié la façon dont, dans les années soixante, ces mêmes États-Unis avaient impulsé la construction d’une Union européenne conçue pour servir leurs intérêts géopolitiques et économiques. Nous n’avions donc pas d’illusion sur ce point. L’instrumentalisation de l’Europe par l’Amérique allait se poursuivre. Mais nous pensions, étant de ceux qui avaient professionnellement participé à la mise en place de l’euro, que celui-ci serait un outil très important, qui permettrait à l’Europe de commencer à s’affranchir de la domination du dollar, et par conséquent de Washington.



Endormies par la domination US, les élites dominantes européennes se sont refusées à tout effort de construction d’une Europe indépendante


D’une part en effet les gouvernements européens, soutenus en cela par leurs opinions publiques (qu’ils ont largement manipulées en ce sens), ne firent aucun effort pour construire ce qui aurait dû être une Europe puissante, souveraine et indépendante, selon le mot de l’un d’entre nous. Cela aurait exigé beaucoup de sacrifices de la part d’un continent qui, bien qu’encore la 3e puissance économique du monde, se refusait à investir dans les industries nouvelles et dans les sciences, au contraire de ce qu’avait toujours fait l’Amérique. Un continent qui par ailleurs refusait l’idée même de se doter d’une défense militaire en propre, face à une Amérique devenue une hyperpuissance militaire. Sous la pression des importateurs et de la grande distribution, l’objectif était devenu en Europe de consommer toujours davantage de biens et services produits ailleurs. Les services publics, encore forts dans l’Europe des années 1980, étaient désormais considérés comme des centres de coût, nuisibles, dont il fallait se débarrasser, au profit du secteur libéral, secteur lui-même profondément pénétré par son homologue américain.


Les yeux en Europe ne s’ouvraient pas encore, dans la fausse quiétude d’un continent resté, sous le parapluie américain, à l’écart des conflits. Les élites dominantes européennes, qui construisaient les opinions publiques par l’intermédiaire de médias asservis à leurs intérêts, trouvaient suffisamment de profits dans le jeu de la spéculation financière internationale, pour se donner le mal d’investir dans des secteurs à risques, en visant objectifs à long terme.


Le centre de ce jeu de la spéculation financière, qui fut nommé le néo-libéralisme, se trouvant à Wall Street, à Londres, accessoirement au Luxembourg et en Suisse, les élites dominantes européennes se refusaient en pratique à tout effort de construction d’une Europe indépendante dont chaque citoyen européen aurait pu bénéficier, notamment en termes d’emploi et de formation. Cela aurait exigé, selon le mot de Churchill, du sang de la sueur et des larmes, qui les aurait éloignés de la facilité des jouissances à court terme.



Un rapprochement de l’Europe avec la Russie ? Impensable pour les US…


Cela étant, ces mêmes élites européennes n’étaient pas très incitées à servir de fer de lance dans la guerre que les États-Unis, via notamment l’OTAN, avait continué à mener sans interruption contre la Russie, la seule puissance capable de leur faire de l’ombre, même compte tenu de l’émergence de la Chine et des autres États du Brics (Brésil, Inde et Afrique du Sud).


Les Européens s’accommodaient très bien au contraire d’une ouverture économique et politique vers l’Eurasie. Cette ouverture leur permettait d’échanger dans un intérêt réciproque des potentialités différentes. Une sorte d’axe de fait euroBRics commençait à s’esquisser. Mais ce n’était pas acceptable pour Washington. L’Amérique aurait vu ainsi lui échapper progressivement son contrôle sur les pays européens, au profit d’une Russie qu’elle avait toujours décidé, et plus que jamais, afin d’assurer sa propre cohésion, de traiter en ennemi héréditaire.



… qui n’hésite pas à dérouler un scénario tragique pour arriver à ses fins


Avec la crise financière de 2008, principalement née à Wall Street, voire provoquée par certains de ses représentants, un scénario tragique s’est ouvert pour l’Europe.

Affaiblie, avec ses élites dirigeantes, qui se refusaient à utiliser la souveraineté monétaire que lui donnait l’euro afin d’échapper au dollar, l’Europe se trouvait plus que jamais contrainte d’accepter la tutelle politique, économique et technologique (via Internet) que lui imposait l’Amérique. Le moment était donc venu pour les États-Unis d’obliger les Européens à rompre tous les liens qu’ils commençaient à esquisser avec l’Eurasie, et à rentrer frileusement dans le bercail américain. Mais il fallait pour cela un prétexte. Il fallait pouvoir relancer une nouvelle guerre froide, faisant de l’« ogre russe » l’ennemi à combattre, quels qu’en soient les coûts pour l’Europe.


L’affaire de l’Ukraine, provoquée quasi exclusivement par la diplomatie américaine du dollar et les forces spéciales associées (y compris ses ONG), a fourni l’occasion que l’on connait. Inutile d’y revenir. Mais il s’agit bien en effet d’un scénario tragique pour l’Europe : elle s’est trouvée engagée dans une guerre éclair contre la Russie, poursuivie par une guerre des sanctions, dont elle est seule à supporter les conséquences. Les rêves d’euroBrics s’évanouissent, comme les perspectives de développement qui en découlaient. La Russie se trouve rejetée, pas toujours de bon gré d’ailleurs, vers l’Asie, au détriment de ses affinités européennes. Mais, une fois reconvertie dans le cadre d’un Brics musclé et dédollarisée, elle n’aura aucune incitation à retrouver ses liens naturels avec l’Europe. Ce qui est perdu restera perdu.



L’Europe réagira-t-elle ?


Les dirigeants européens ne semblent pas se préoccuper des suites d’une dépendance à l’Amérique qu’ils ont toujours revendiquée. François Hollande se montre même le plus extrémiste de tous à cet égard. Mais, comme Washington, empêtré dans ses propres problèmes, ne fera rien pour aider les Européens, ils s’enfonceront de plus en plus dans le sous-développement. Certains optimistes pensent que les opinions européennes n’accepteront pas cela indéfiniment, que de nouveaux gouvernements seront mis en place pour sonner le réveil, sortir de l’OTAN, se dédollariser en utilisant judicieusement l’Euro, renouer des contacts avec la Russie et le Brics.


Est-ce qu’une reconfiguration géopolitique majeure pourrait en résulter, comme le pensent les experts de GEAB [1] ? L’avenir le dira. En attendant, rien n’empêche ceux qui continuent, en dépit du bon sens à « croire en l’Europe », de poursuivre le combat.



Par Jean-Paul Baquiast

[1] GEAB N° 87 is available ! Europe 2020 – Community or empire? (leap2020.eu, anglais, 17-09-2014)



(*) Jean-Paul Baquiast est diplômé de l’Institut d'Études  Politiques de Paris, DES de Droit Public et d'Économie Politique, ainsi que de l’École Nationale d’Administration. Il a consacré sa carrière administrative aux technologies de l’information, au Ministère de l’Économie et des Finances, à la Délégation Générale à la recherche Scientifique et Technique, ainsi qu’au niveau interministériel…(Source : jean-paul-baquiast.fr


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Ecosse et suites ...

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Nous allons enfin bientôt savoir ...


Après, quid de la Catalogne, du Donbass, de la Flandre et bien d'autres à venir  ... ?


Duc


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City of Dreams Detroit

Vidéo : bande-annonce de City of Dreams Detroit, une Histoire américaine


Docu : « City of Dreams », la ville de Détroit entre grandeur et décadence


Dans le documentaire City of Dreams, le réalisateur Steve Faigenbaum raconte le déclin Détroit, et explore les souvenirs de la ville en mêlant son histoire personnelle, celle de ses habitants et des images d’archive. Rencontre.


Aujourd’hui, lorsque l’on pense à Détroit, on a l’image d’une ville en faillite, victime de la crise économique américaine. Des bâtiments vides, des usines désaffectées, des quartiers à l’abandon, et une violence quotidienne qui en fait la capitale mondiale du crime. Pourtant, cette ville portuaire nichée dans le Michigan a aussi été la terre promise industrielle pour des milliers d’Américains et d’immigrés.


Le réalisateur Steve Faigenbaum est un enfant de Détroit. Fils de juifs immigrés de Pologne, ses grands-parents ont tout quitté pour tenter leur chance dans cette ville, un temps considérée comme l’incarnation du rêve américain. Dans son documentaire City of Dreams, il met en scène son retour dans les rues qui l’ont vu grandir, après 25 ans d’absence.


Habilement, il mêle des souvenirs personnels à des images d’archives pour raconter l’histoire et l’évolution de Détroit. À travers des témoignages d’habitants, il relate la dislocation d’un rêve et d’une industrie pleine de promesses, rongée par la ségrégation raciale et un exil des plus riches dans les banlieues.


À l’occasion de plusieurs projections en France, nous avons posé quelques questions sur cette city of dreams à Steve Faigenbaum.


Konbini | Pouvez-vous vous présenter ?


Steve Faigenbaum | À 20 ans, j’ai fondé un collectif artistique, c’était les débuts de l’art conceptuel – au début des années 70 – pendant mes études d’anglais, de cinéma et de psychologie. J’étais très intéressé par la vidéo, c’était nouveau. Les gens à cette époque ne savaient pas encore bien ce qu’était le mot « vidéo », car c’était les débuts de la cassette. Et on a fait pas mal d’installations. J’ai déménagé à San Francisco et on a commencé par faire des documentaires, plutôt des choses sociales.


J’ai réalisé un court métrage, Condomn Sense, qui était un jeu de mots avec « comon sense » (le bon sens) et les préservatifs, avant les débuts du sida. Suite à ça, j’ai eu beaucoup de retours, et j’ai fini par avoir un contrat chez Disney pour faire des courts métrages, à Los Angeles. Au début des années 90, j’ai une vieille amie de Détroit, une journaliste, qui m’a fait venir en France où j’ai eu plusieurs petits boulots puis j’y suis resté définitivement. J’ai réalisé pas mal de films d’histoire, des documentaires sur les grandes guerres.


K | Et pendant tout ce temps, vous retourniez à Détroit ?


Non. J’ai vraiment été coupé de la ville. Je suis allé à l’Université de Michigan qui était à 50 km, mais c’était une vie très différente, avec beaucoup de politique, beaucoup de musique. Par exemple Iggy Pop, c’était juste un type dans la rue. J’ai connu beaucoup de monde comme ça. Le mec qui a fait la musique pour mon premier film était le pianiste d’Iggy Pop. Je suis parti de Michigan à 26 ans et je suis retourné une fois à Détroit.


K | Maintenant, vous vivez à Paris.

Quel a été le déclic, comment vous êtes-vous dit « je vais y retourner » et faire un film sur Détroit ?


Depuis que j’ai commencé à faire des films, j’ai toujours eu le sentiment qu’il y avait quelque chose de spécial là-bas.  Tout d’abord, une sorte de violence incroyable, dans la vie quotidienne, que je ressentais même quand j’étais jeune. C’est une ville dure. Mais en parallèle, il y avait aussi de la musique partout, que l’on pouvait associer à une sorte d’explosion d’espoir. Il y avait toutes sortes de contradictions très impressionnantes. Mais même si je m’en rendais compte à l’époque, je pense que j’avais besoin d’une sorte de mise en perspective. Mon père est mort en 2007 et j’ai commencé à beaucoup réfléchir sur ma vie.


Par exemple, j’ai toujours beaucoup aimé la musique, ça a toujours été fondamental pour moi. Et il y avait quelqu’un à l’époque, Jackie Wilson, qui a influencé Elvis et Michael Jackson, qui était une grande star, originaire de Détroit. Et quand j’avais 11 ans, il avait été blessé et il s’est soigné à cent mètres de chez moi dans la maison de Monsieur Litfin. C’était le grand-père de mes cousins. Et quand mon père est mort, j’ai commencé à me souvenir de ça, de Monsieur Litfin, un émigré de l’Europe de l’Est, et de Jackie Wilson, qui lui vient du Sud : tous différents, mais qui cherchaient le rêve américain. Il y avait une sorte de désir fou, d’argent et de réussite.


K | Vous avez voulu comprendre ce qui ramenait tous ces gens différents dans cette ville…


Exactement. Du coup je suis retourné à Détroit en 2008 pour faire des repérages. C’était à l’époque de l’élection de Barack Obama et à ce moment-là, j’ai vraiment compris que c’était une ville Noire. C’est une sorte d’endroit où les rêves pouvaient se réaliser.

Au même moment j’ai commencé à faire des recherches d’archives. En retrouvant des publicités et des images institutionnelles je me suis rendu compte de comment la ville était vendue à l’époque. Comme le fait que tous les trois ans, on aurait une nouvelle voiture. C’était presque comme une règle d’ailleurs.

K | D’ailleurs dans le film, quasiment tous les intervenants racontent des souvenirs liés aux voitures.


Oui, c’est vrai. Et la chose que j’ai réalisée après, c’est que le génie de Henry Ford – même si c’était un génie du mal pour moi – est d’avoir trouvé une manière de créer une incarnation physique de l’idée de liberté. La voiture c’est ça, la liberté, et il pouvait vendre ça. Et ça a pris un implant physique dans la ville avec les usines, la construction des routes… Les autoroutes, c’était vendu comme la liberté de pouvoir aller où l’on voulait, comme on voulait. Mais il n’y avait jamais les mêmes enjeux lorsqu’il s’agissait de résoudre les problèmes sociaux.


K | Le documentaire, au-delà des problèmes économiques de la ville puis de son déclin, met vraiment en exergue les problèmes raciaux qui ont toujours fait rage à Détroit.


Oui, car je pense qu’il faut voir les problèmes en face. C’est trop simple de seulement parler des problèmes économiques. Les deux choses sont étroitement liées. La société a toujours été très clivée. En fait, les premières émeutes à Détroit remontent à 1863, cinq jours après la Proclamation d’émancipation, lorsque Lincoln a libéré les esclaves. Puis le Ku Klux Klan était là dans les années 20… Il y a toujours eu une atmosphère bizarre et tendue.

L’idée américaine de l’époque était aussi que si l’on gagne assez d’argent, on peut toujours trouver une solution. Et dans le film je voulais montrer que non, pour régler les problèmes, ce n’est pas une question d’argent.


K | Dans le documentaire j’ai appris qu’à Détroit, un mur avait été construit pour séparer les quartiers blancs des noirs. C’était la création des ghettos…


Ça n’avait jamais été présenté comme ça. Je n’ai pas saisi cet enjeu avant la vingtaine. Le truc intéressant, c’est qu’à aucun moment on se disait « ah, il y a un mur là », ce n’était pas comme à Berlin. Le gouvernement était le moteur économique et il faisait des garanties de prêt. Mais il ne voulait pas faire un prêt s’il y avait des Noirs à côté. Le mur était une idée créative pour effectuer un emprunt. Il existe toujours, même si maintenant il y a des Noirs des deux côtés.


K | Vous aviez conscience quand vous étiez jeune de ce climat raciste ?


Oui, c’était évident. Il y avait beaucoup de Blancs du Sud qui sont très racistes. À l’époque, beaucoup de mes propres amis étaient racistes. Il y avait beaucoup de peur et le moment où mon école a été intégrée [Noirs et Blancs n’étaient plus séparés, NDLR] ça a été dur.  Je me souviens qu’il y avait un Glee Club [chœurs d’hommes chantant a cappella, NDLR] et qu’une jeune fille noire a été obligée de chanter devant la classe.

Mes amis étaient horribles avec elle, comme des gens de 13 ans qui se moquent. Et elle a commencé à pleurer. C’était terrible, ça m’a marqué. Je l’ai retrouvée il y a quelques années, on a échangé quelques lettres. Mais elle n’a pas voulu témoigner dans le film.

 

K | Justement, comment vous avez fait pour retrouver tous ces gens qui témoignent dans le documentaire ?


J’ai beaucoup utilisé Google (rires). Quand je suis allé faire mes repérages aussi. Par exemple, le policier qui témoigne dans le film c’est en suivant la piste d’un autre événement qui s’est passé pendant les émeutes de 1967 que l’on m’a parlé de lui. Un ami m’a dit qu’il jouait au tennis avec lui, et je suis tombé sur une histoire incroyable.


K | Est-ce qu’il y a des gens qui n’ont pas voulu témoigner ?


J’ai toujours été honnête sur ce que j’avais envie de raconter donc je n’ai pas eu beaucoup de refus. Ce que l’on sent avec les gens de Détroit, c’est qu’ils sont très ouverts, on peut vraiment parler des choses. Et quand je suis arrivé en 2008, la violence quotidienne m’est revenue en plein visage, comme le fait que presque tout le monde porte une arme. J’étais parti depuis longtemps, je vis en France maintenant donc ça m’a semblé presque exotique. Mais au fond de moi je me suis dit : « Je la connais. Je comprends comment ça fonctionne ».


K | Ça vous a pris combien de temps le tournage ?


J’ai tourné en quatre fois, par périodes de 2-3 semaines, sur deux ans. C’était un peu rock « n’ roll. J’avais une idée claire de ce que je voulais raconter. Il y avait un scénario, mais on ne sait jamais vraiment avec les documentaires, comme l’histoire du flic qui n’était pas prévue par exemple. Ou comme pour l’ancienne maison de mon grand-père.


J’avais l’adresse et quand je suis arrivé la première fois, il y avait deux gros types un peu bling-bling sur le porche. J’ai commencé à leur expliquer que mon grand-père habitait là et je leur ai demandé si je pouvais prendre des photos. Ils se sont regardés et ils m’ont dit : « Ok, pourquoi pas ».

Six mois plus tard, c’était l’hiver et je suis repassé par hasard devant la maison et les deux portes étaient ouvertes, c’était désert. J’étais avec mon équipe, je suis rentré et sur le mur il y avait marqué « R.I.P”. Quelqu’un qui habitait là-bas avait probablement été tué. C’était bizarre, j’étais très ému aussi.

 

K | Quelle est la chose que vous avez découvert qui vous a le plus marqué sur cette ville ?


Les gens sont irrécupérablement optimistes. D’un côté je trouve ça un peu triste. En fait c’est à double tranchant. Car malgré tous les problèmes économiques, de violences, les gens se disent toujours « ce sera mieux après ». Comme s’il fallait absolument y croire. Parfois, je pense que c’est mieux de dire : « Ok, on est vraiment dans la merde, comment on va faire pour s’en sortir ? »


Si l’on peut se mettre face à son histoire, la regarder dans les yeux, on peut faire quelque chose. Alors que si l’on dit « ça va aller mieux », on est un peu coincés. C’est vrai qu’aujourd’hui, il y a des coins sympas à Détroit, mais pour la vaste majorité des gens, la vie n’est pas facile.


K | D’ailleurs dans le documentaire il y a un retour sur l’Histoire, mais on voit finalement peu ce qu’est la vie à Détroit aujourd’hui. Ça ressemble à quoi ?


Il n’y a pas de supermarchés ni de cinémas. Il y a vraiment des coins déserts : la ville est passée de deux millions d’habitants à moins de 700 000 aujourd’hui. Il y a des petites boîtes de nuit, des coins un peu vivants, où il y a des jeunes, des artistes… Il y a une vie, mais il y a surtout beaucoup de gens défavorisés.


J’ai par exemple fait la connaissance d’un groupe qui faisait une sorte de formation de survie, « comment vivre à Détroit sans argent », dans les maisons abandonnées… C’est une réalité pour beaucoup de monde. À Détroit, il faut se rendre compte que la moitié des gens ne savent pas lire. C’est incroyable, ça me met en colère. Alors oui, il y a des artistes, une sorte de renouveau qui donne de l’espoir. J’ai de l’espoir, mais il faut être réaliste aussi.


J’ai fait le choix de ne pas parler de la vie aujourd’hui, car pour moi, c’est le résultat de toutes les choses que je montre dans le film. Et si on fait face à cette réalité, à cette Histoire, on peut comprendre la vie là bas. Et le choix des gens. Comme le dis mon cousin à la fin du film : « Je n’aime pas aller dans le centre-ville, ça me fait peur ».


C’est finalement le même racisme qu’il y a 60 ans ! La ville a changé, la géographie a changé, mais on est confrontés aux mêmes problèmes. Si on est Blancs, on n’a pas beaucoup d’amis Noirs, et vice versa. Après avec les jeunes et le renouveau artistique, il y a quand même un bouillonnement intéressant, mais toujours sur fond de violence.


K | En fait, c’est le coût humain de l’industrialisation et d’un individualisme poussé à l’extrême…


Je trouve. Détroit, c’était le pire et le meilleur de l’Amérique. Car à l’époque c’était la promesse d’une vie meilleure, un ouvrier noir pouvait avoir une maison, une voiture… mais on n’a jamais pensé aux problématiques sociales de ce développement. Il n’y a jamais eu une vraie politique sociale.

 


K | On peut aussi faire un parallèle avec l’affaire de Ferguson : des dizaines d’années après celles de Détroit, il y a eu là-bas d’énormes émeutes le mois dernier.


Exactement. Les racines de ce qu’il s’est passé à Ferguson [un jeune afro-américain désarmé a été abattu par un policier blanc, NDLR], sont exactement les mêmes que celles de plusieurs émeutes à Détroit. Il y avait toujours des problèmes avec les flics, des tensions… et aujourd’hui, les réactions sont les mêmes. Sauf que les gens sont davantage armés.


La société américaine change quand même, mais ça prend du temps. Aujourd’hui, je suis bien évidemment très content qu’il y ait Obama à la tête du pays. Mais c’est la première étape du changement, pas la dernière. Tout à l’heure tu m’as demandé ce que j’avais découvert sur Détroit : en lisant William Faulkner, il parle du Sud. Et il parle aussi du fait que nous sommes un peu déterminés par notre histoire. Et je me suis dit : « c’est exactement le problème à Détroit ! » Toutes les choses sont transmises de génération en génération et pour que ça change, il faut du temps.



Par Constance Bloch - konbini.com – le 15 septembre 2014


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Un empoisonnement universel

Un empoisonnement universel | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Un empoisonnement

universel


Les enquêtes de Fabrice Nicolino sont toujours instructives et passionnantes. Elles mettent au jour des faits qui sont en général passés sous silence, ignorés ou cachés. Ce sont aussi des actes militants par ce qu’elles dénoncent et parce qu’elles donnent envie d’agir. Voici le texte qui figure au dos du livre (quatrième de couverture). Il vous donnera un aperçu du contenu.



C’est un livre sans précédent. Jamais on n’avait essayé de réunir tous les points pour faire enfin apparaître le dessin complet. Comment en est-on arrivé là ? Comment et pourquoi l’industrie chimique a pu libérer dans l’eau, dans l’air, dans le sol, dans les aliments, et jusque dans le sang des nouveau-nés des millions de molécules chimiques, toutes différentes les unes des autres ?

 

Quels sont les liens entre le temps des alchimistes et celui du prix Nobel de chimie Fritz Haber, grand criminel de guerre ? D’où viennent Bayer, BASF, Dow Chemical, DuPont, Rhône-Poulenc ? Comment est-on passé de la bakélite des boules de billard et des combinés du téléphone au nylon, puis au DDT et aux perturbateurs endocriniens ? Pourquoi des maladies comme le cancer, l’obésité, le diabète, Alzheimer, Parkinson, l’asthme et même l’autisme flambent toutes en même temps ? Qui est Théo Colborn, la Rachel Carson du 21e siècle ? Pourquoi l’OMS, la FAO, l’ONU ne bougent-elles pas ? Pourquoi les agences de protection françaises regardent-elles ailleurs ? Comment les normes officielles ont-elles été truquées ? Que contient vraiment l’eau dite potable ? Comment les transnationales ont-elles organisé une désinformation planétaire sur cet empoisonnement universel ? Y a-t-il une chance de s’en sortir ?

 

Pour la première fois, tout le dossier est enfin rendu public. Il est effrayant, mais un peuple adulte n’a-t-il pas le droit de savoir ? Ce livre, qui donne des noms, des faits, des accointances, ne peut rester sans réponse. C’est l’heure de se lever.

 

(Les liens qui libèrent éditions, broché, 448 pages, ISBN-13 : 979-1020901378, 23 € – parution le 17 septembre)

 

 

Par Jean-François Dumas — jfdumas.fr – le 12 septembre 2014

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La planaire & les antibiotiques

La planaire & les antibiotiques | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Image : le ver plat du genre Dugesia utilisé dans cette étude. C'est un turbellarié, un groupe de plathelminthes qui, contrairement aux autres (comme le ver solitaire ou la douve du foie), ne sont pas des parasites. © Andreas Neudecker, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0



La planaire, une arme contre la résistance

aux antibiotiques ?


À la recherche de nouveaux traitements anti-infectieux, une équipe internationale aurait dégagé des pistes prometteuses en étudiant un ver plat au patrimoine génétique particulier. Résistant à nombre d'agents pathogènes, la planaire constituerait une possible alternative aux antibiotiques pour lutter contre des maladies comme la tuberculose ou le staphylocoque doré.

 

En étudiant un organisme modèle original, un ver plat aquatique, la planaire, des chercheurs ont identifié une nouvelle voie de défense contre des bactéries telles que l’agent de la tuberculose (Mycobacterium tuberculosis). Présent à l’état latent chez l’Homme, ce mécanisme pourrait être stimulé de manière pharmacologique.

C’est le résultat d’une étude réalisée par des chercheurs de l’Unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales émergentes (CNRS/IRD/Inserm /Aix-Marseille Université), en collaboration avec le Centre méditerranéen de médecine moléculaire (Inserm/ Université Nice Sophia Antipolis) et d’autres laboratoires français et étrangers.


À partir du constat d'un certain essoufflement des découvertes faites sur les modèles classiques en immunologie (la mouche Drosophila melanogaster ou le ver rond Caenorhabditis elegans), les chercheurs de l’équipe Infection, Genre et Grossesse (I2G) dirigée par Eric Ghigo ont eu l’idée de travailler sur la planaire Dugesia japonica. Ce ver plat était jusque-là connu pour ses extraordinaires capacités de régénération, qui en font un être potentiellement immortel (il ne peut pas mourir de vieillesse). Ce qu'a découvert l'équipe, la seule au monde à s’être lancée dans des études d’immunologie sur cet organisme, c'est que celui-ci est aussi capable de résister à des bactéries très pathogènes voire mortelles pour l’Homme.



Les gènes de la planaire permettent l’élimination des bactéries


Pour comprendre les raisons d’une défense immunitaire aussi efficace, les chercheurs ont étudié les gènes exprimés par la planaire suite à l’infection par des bactéries pathogènes pour l’Homme telles que M. tuberculosis, le staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) et l’agent de la légionellose (Legionella pneumophila). Ils ont ainsi identifié 18 gènes qui confèrent à cet organisme une résistance vis-à-vis de ces agents pathogènes. Les résultats sont publiés dans la revue Cell Host and Microbe.


Les chercheurs se sont penchés sur l’un de ces gènes – MORN2 – essentiel à l’élimination de tous les types de bactéries testées, et présent dans le génome humain. Ils ont surexprimé ce gène dans des macrophages humains, des globules blancs chargés d’éliminer les agents pathogènes en les digérant (selon un processus appelé phagocytose). Ainsi stimulés, les macrophages sont devenus capables d’éliminer entre autres les bactéries S. aureus, L. pneumophila et M. tuberculosis.



La planaire, un modèle animal émergent


L’étude détaillée du mécanisme d’action de MORN2 a montré qu’il favorise la séquestration de M. tuberculosis dans une cavité intracellulaire (le phagolysosome) où la bactérie est détruite. Or, l’agent de la tuberculose réussit habituellement à échapper à ce destin : la bactérie peut rester à l’état latent dans les cellules, et ressurgir lorsque le système immunitaire est affaibli. Cette découverte ouvre donc une nouvelle piste d’action contre M. tuberculosis, dont les souches résistant aux antibiotiques sont de plus en plus répandues.


Ces travaux montrent aussi l’intérêt des organismes modèles « exotiques » comme la planaire. En effet, le gène MORN2 a été perdu au cours de l’évolution menant aux organismes modèles classiques tels que la mouche D. melanogaster, alors qu’il est conservé chez l’Homme. Le mécanisme de la réponse immunitaire humaine découvert grâce à cette étude serait donc resté inconnu sans le recours à ce nouveau modèle.


Signalons pour finir que ces recherches ont bénéficié notamment d’un soutien du CNRS au travers d’un PEPS (Projet Exploratoire Premier Soutien), un financement destiné, comme son nom l'indique, à soutenir des projets de recherche exploratoires, faisant appel à la créativité des équipes.



Par futura-sciences.com - CNRS - Le 17 septembre 2014


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BE - Dans le viseur des djihadistes

BE - Dans le viseur des djihadistes | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : les bâtiments de la Commission à Bruxelles abritent plusieurs milliers de fonctionnaires. Image : Archives/Keystone



La Commission européenne dans le viseur des djihadistes


Les autorités belges ont empêché plusieurs attentats de djihadistes revenus au pays après avoir combattu en Syrie. 


La Commission européenne figurait parmi les cibles possibles de djihadistes revenus de Syrie, a annoncé ce samedi 20 septembre la chaîne de radio-télévision néerlandaise publique NOS. Selon NOS, au moins deux des personnes arrêtées par les autorités belges venaient de La Haye. « Ils préparaient un attentat. L’une des cibles était le bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles », indique NOS, citant des sources anonymes.


« Les commissaires n’étaient pas visés individuellement. L’action devait ressembler à l’attaque du Musée juif (...) avec pour objectif de tuer un maximum de personnes », a ajouté NOS.


Milliers de fonctionnaires


Le suspect dans l’attentat du Musée juif de Bruxelles au mois de mai, qui a fait quatre morts, est le Français Mehdi N., qui avait passé plus d’un an en Syrie dans les rangs des extrémistes islamistes et qui est actuellement détenu en Belgique sous l’accusation de « meurtre lié à une entreprise terroriste ».


« Nous sommes au courant de l’information » a déclaré à l’AFP un porte-parole de la Commission. « Nous sommes sûrs que les autorités nationales suivent l’affaire de manière appropriée ».


Les bâtiments de la Commission à Bruxelles abritent plusieurs milliers de fonctionnaires dont les hauts responsables des responsables de la gestion au quotidien de l’Union et de ses 28 pays.



Autres organisations


Bruxelles abrite également le quartier général de l’OTAN et de plusieurs autres compagnies et organisations internationales, mais les mesures de sécurité y adoptent un profil bas et sont discrètes.

Le journal belge L’Écho a rapporté plus tôt dans la journée que les autorités belges avaient empêché plusieurs attentats de djihadistes revenus au pays après avoir combattu en Syrie et qui sont des sympathisants du groupe État islamique (EI).


On estime à quelque 400 le nombre de personnes de nationalité belge qui sont allées se battre en Syrie, dont environ 90 sont rentrées, selon l’Écho.


« Nous partons du principe que, parmi eux, un sur neuf a l’intention de commettre un attentat. C’est une évaluation conservatrice, quand on tient compte des gens qui peuvent leur venir en aide », a expliqué une source au journal.


Selon L’Écho, plusieurs personnes ont été arrêtées, mais les autorités ne veulent pas dévoiler quelles étaient les cibles potentielles, pour ne pas affoler le public.



Inquiétude de l’Europe


La Belgique, comme d’autres pays européens, s’inquiète du nombre croissant de ses ressortissants qui vont combattre en Syrie et en Irak et risquent de rentrer au pays encore plus endurcis et radicalisés.


En juin, un tribunal a ordonné un procès contre 46 personnes soupçonnées d’être membres de Sharia4Belgium, un groupe islamiste radical accusé de recruter de jeunes combattants pour la Syrie.



Par la Rédaction de La Tribune de Genève – le 20 septembre 2014 - (afp/Newsnet)

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Ebola & Spécial magnésium

Ebola & Spécial magnésium | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo : methodes-douces-et-bien-etre.com



Spécial magnésium


La lettre de Pierre Lance sur Ebola et le magnésium a suscité de nombreuses questions.


***


NDLGazette : voir l’article du 16 septembre 2014 intitulé « Le chlorure de magnésium peut stopper les effets du virus Ebola » ici http://sco.lt/8PjFcv ainsi que l’article du 26 août 2014 intitulé « Ebola : le mensonge généralisé » ici : http://sco.lt/8gnk8H 

 

***

D’abord, je rappelle que je ne recommande pas la supplémentation sur le long terme en chlorure de magnésium, qui n’est, pas plus qu’un autre, un produit miracle. Je vous renvoie ci-dessous une importante lettre que j’avais diffusée en janvier 2014 sur les vertus du magnésium – et les limites du chlorure de magnésium.


Ensuite, je vous informe que nous allons continuer à diffuser tous les messages possibles qui s’opposent à la propagande autour de l’Ebola.


Hier, on a appris que l’ONU allait sans doute obtenir 1 milliard de dollars pour « lutter contre Ebola ». Un milliard, cela fait neuf zéros : 1 000 000 000 $. Cela peut paraître réjouissant que la communauté internationale se mobilise ainsi pour la santé publique.


Toutefois, il faut bien réaliser que c’est autant d’argent qui ne sera pas consacré à d’autres programmes d’aide infiniment moins coûteux par personne sauvée et tout aussi urgents.


Rappelons que meurent en Afrique chaque année 15 millions de personnes soit 45 000 par jour. Beaucoup sont victimes du manque d’eau potable, de malnutrition, d’infections que l’on pourrait soigner.


Le SIDA provoque 1,2 million de morts par an. Le paludisme, qui est une maladie évitable qu’on sait guérir, tue au moins 800 000 Africains chaque année.


La mortalité infantile en Afrique subsaharienne est de 80 pour mille, 15 fois plus élevée que chez nous. La moitié de ces décès sont dus à la malnutrition et l’essentiel des autres à des maladies qui pourraient être traitées avec quelques dizaines de dollars par enfant.

Si avec 100 dollars, vous pouvez sauver un enfant (un chiffre régulièrement avancé par les associations humanitaires), avec un milliard vous pouvez en sauver… 10 millions !!!


Or, pour cela, il n’y a malheureusement « pas de budget ».


Par contraste, l’OMS a recensé pour l’instant 2 400 morts confirmés ou suspectés depuis le début de l’épidémie d’Ebola en avril dernier et s’attend à ce qu’il y ait en tout environ 20 000 cas, dont probablement la moitié seront mortels.


En effet, Ebola se transmet par contact direct avec le sang, l’urine ou le vomi des malades et il n’y a pas de risque de pandémie.


Consacrer 1 milliard de dollars à cette maladie représente 100 000 dollars par vie sauvée dans l’hypothèse (totalement improbable) où cet argent permettait d’éviter tous les morts. Dans la réalité, on peut s’attendre à ce que les mesures sanitaires ne sauvent qu’une fraction des malades.


Toutes les vies n’auraient-elles pas la même valeur ??


Nous sommes donc de plus en plus choqués des excès des médias autour d’Ebola, et très inquiets des conséquences pratiques que cette maladie est en train d’avoir sur la vie de millions de personnes en Afrique. En effet, les mesures draconiennes prises par les gouvernements (fermeture des frontières, mise en quarantaine de villes entières, blocage des routes, tirs à vue) à l’encontre de populations qui sont déjà à peine au seuil de subsistance sont en train d’avoir des conséquences dramatiques bien réelles, dont peu de gens paraissent beaucoup s’inquiéter.


Nous sommes aussi étonnés d’être si peu nombreux à défendre le point de vue du bon sens, qui est aussi celui de l’intérêt évident des populations africaines où sévit actuellement le virus Ebola.


Je prédis que, dans quelques mois, les grands médias cesseront subrepticement de titrer sur Ebola parce que le sujet ne fera plus vendre. L’épidémie, elle, continuera comme avant. Et nous, à Santé Nature Innovation, nous continuerons à nous en préoccuper.


Mais entre temps, les États auront dépensé des sommes et une énergie colossales à lutter contre une maladie médiatique, tandis qu’ils laissaient à leur sort des millions de personnes qui auraient eu besoin de cet argent pour échapper à une mort aussi atroce qu’injuste, car aisément évitable.


Jean-Marc Dupuis


***


Vertus du magnésium et limites du chlorure de magnésium


La recherche suggère qu’un déficit en magnésium favoriserait les maladies cardiaques [1]. À l’inverse, un bon apport en magnésium diminue l’inflammation, le stress oxydatif et les dysfonctionnements endothéliaux (couche protectrice à l’intérieur des artères. Il aide également à réduire la formation de caillots sanguins qui sont à l’origine de l’infarctus et de certains AVC [2].


Récemment, des chercheurs anglais ont passé en revue la littérature médicale pour évaluer les réels effets du magnésium sur la pression artérielle. Résultat : avec une supplémentation moyenne de 410 mg de magnésium par jour, ils ont pu constater une diminution de la pression artérielle de deux à quatre points. Ils notent également que l’effet semble être dépendant de la dose utilisée : plus la dose est forte, plus les effets sont forts [3]. Le magnésium pourrait donc être utilisé à la place des médicaments, d’autant qu’il ne provoque aucun effet secondaire grave.



Meilleur cerveau, meilleure mémoire


Le magnésium améliore le fonctionnement cérébral.

Des données scientifiques suggèrent qu’un déficit en magnésium perturbe la mémoire et la capacité d’apprentissage, tandis qu’une supplémentation, même seulement à la dose quotidienne recommandée (375 mg), pourrait améliorer le fonctionnement cognitif [4].


Le magnésium est indispensable pour l’activité de nombreuses enzymes dans les cellules cérébrales qui contrôlent la mémoire. Il intervient également dans la libération de neurotransmetteurs. Des chercheurs ont également observé que le magnésium aide à rétablir la fonction cognitive à la suite d’une lésion cérébrale induite de façon expérimentale [5]. Le maintien d’un niveau optimal de magnésium pourrait donc prévenir ou compenser le déclin de la mémoire qui accompagne souvent le vieillissement.



Le magnésium, indispensable à la santé des os


Le magnésium est un élément indispensable pour la protection contre l’ostéoporose, la diminution de la masse et de la densité osseuses. Dans deux études séparées, des chercheurs ont constaté qu’une consommation inadaptée de magnésium diminue la densité minérale osseuse, alors qu’une consommation suffisante à travers des sources alimentaires l’augmente, pouvant ainsi réduire le risque d’ostéoporose et de fractures osseuses. Les deux études ont montré que plus la consommation de magnésium est élevée, plus la densité minérale osseuse est forte [6] [7].



Effet anti-vieillissement


Le magnésium est un minéral absolument indispensable pour conserver une santé optimale malgré le passage des années. Des études soulignent qu’il joue des rôles importants dans le maintien de la santé osseuse et cardiaque, et dans le bon fonctionnement du système nerveux. Le magnésium peut aider à soulager un grand nombre de problèmes de santé, incluant notamment l’asthme et la migraine.



L’effet protecteur du magnésium contre le syndrome métabolique


Dans une étude épidémiologique de cinq ans portant sur plus de 1 000 individus en bonne santé, des scientifiques ont montré qu’une consommation importante de magnésium était associée à une meilleure sensibilité à l’insuline [8]. Dans une autre étude très convaincante, des chercheurs ont examiné, de façon prospective, les relations entre la consommation de magnésium et le développement du syndrome métabolique (obésité, diabète, maladies cardiaques) chez de jeunes adultes en bonne santé. Près de 5 000 Américains âgés de 18 à 30 ans ont été suivis pendant 15 ans. Les résultats ont montré qu’une consommation importante de magnésium réduisait le risque de syndrome métabolique de 31 %.


Plus la consommation de magnésium était élevée, plus le glucose sanguin était bas. Une consommation élevée de magnésium pourrait donc offrir une protection contre le syndrome métabolique.

Un déficit en magnésium est particulièrement fréquent chez le diabétique, il peut représenter un facteur d’insulinorésistance. Il a également été mis en cause dans le développement des complications du diabète.


C’est donc, vraiment, le nutriment essentiel dont il ne faut pas manquer.



Limites du chlorure de magnésium


De nombreux lecteurs me demandent pourquoi je ne recommande pas le chlorure de magnésium, et pourquoi je ne cite même pas le sel de Nigari, produit phare des boutiques bio. Le sel de Nigari est extrait du sel gris de la mer du Japon, et il contient à l’état naturel 84 % de chlorure de magnésium, mais aussi des minéraux et des oligo-éléments. De plus, il est bon marché. Cela paraît à première vue une solution évidente pour compenser le manque de magnésium !


Le chlorure de magnésium est d’autant plus populaire qu’il fut recommandé durant toute sa carrière par l’influent Dr Delbet, mort en 1957. Le Dr Delbet prescrivait le chlorure de magnésium pour ses propriétés thérapeutiques et préventives contre certaines maladies infectieuses, pour accélérer la cicatrisation et la convalescence. Le Dr Delbet composa même un mélange de sels de magnésium appelé « Delbiase », que l’on trouve toujours en pharmacie, et qui contient pour l’essentiel du chlorure de magnésium.


Seulement voilà : comme souvent, les apparences sont trompeuses. Le chlorure de magnésium est utile dans certains cas, mais la plupart du temps, il n’est pas la solution que je recommande. Voici pourquoi.



Le chlorure de magnésium augmente l’acidité de l’organisme


Une des principales raisons pour lesquelles nos organismes manquent de magnésium aujourd’hui est que notre mode de vie et notre alimentation provoquent une acidose chronique, c’est-à-dire trop d’acidité dans notre corps.


Ce phénomène est dû à un excès de consommation de produits d’origine animale, principalement les produits laitiers, et de sel (chlorure de sodium).


Pour compenser cette acidité, nous puisons dans nos réserves de magnésium : os, dents, organes. C’est efficace à court terme, mais, une fois utilisé, le magnésium est évacué par les urines. Nous nous vidons peu à peu de nos réserves de magnésium. Cela peut entraîner une fragilité osseuse (ostéoporose) et un manque de magnésium préjudiciable au fonctionnement du cœur, à la solidité des artères, au fonctionnement du cerveau, au système nerveux et à de nombreuses autres fonctions vitales, d’où le risque de dépression, de maladies cardiaques, etc.


Mais si vous prenez du chlorure de magnésium, celui-ci contient, comme son nom l’indique, des ions chlorure, qui vont augmenter l’acidité.



Retour sur les bancs de l’école


Les lecteurs de Santé Nature Innovation qui ont étudié la chimie à l’école s’en souviennent : si le sel (chlorure de sodium) entraîne une acidité de l’organisme, c’est à cause des ions chlorure qu’il contient. L’ion chlorure présent dans le chlorure de sodium se lie à un ion hydrogène et produit une molécule d’acide chlorhydrique, très acide. C’est pourquoi manger beaucoup de sel acidifie l’organisme. Et le problème est exactement le même avec le chlorure de magnésium. L’ion chlorure présent dans cette molécule est exactement le même que dans le chlorure de sodium.


Il va lui aussi augmenter l’acidité du corps… et donc les fuites de magnésium !!


Avec le chlorure de magnésium, l’effet positif (basifiant) du magnésium est tout simplement anéanti par l’effet négatif (acidifiant) du chlore. Vos fuites de magnésium continuent comme avant.



Le chlorure de magnésium dérange les intestins


Enfin, l’inconvénient majeur de la plupart des compléments de magnésium, dont le chlorure de magnésium, est qu’ils entraînent des problèmes gastro-intestinaux. En clair, la diarrhée.


C’est la raison pour laquelle j’ai mené des recherches minutieuses afin de trouver pour mes lecteurs le type de magnésium le moins agressif pour la muqueuse intestinale. Et j’ai trouvé un complément bien dosé de malate de magnésium, qui a l’avantage d’être doux pour les intestins, et très bien assimilé. De plus, il n’acidifie pas l’organisme ; au contraire, il le basifie.



Faut-il mettre vraiment mettre son chlorure de magnésium à la poubelle ?


À ce stade, c’est ce que vous pourriez être tenté de penser qu’il faut jeter votre chlorure de magnésium à la poubelle. Mais surtout pas ! En fait, le chlorure de magnésium est une mauvaise forme de magnésium lorsqu’il s’agit de combler une carence, ou pour une supplémentation au long cours, mais, en revanche, il a un intérêt très particulier à des moments précis.


Il existe de petites études qui semblent indiquer que le chlorure de magnésium pouvait ralentir la réplication des virus et des bactéries, ce qui aiderait notre organisme à lutter contre les maladies [9].


Cet effet serait provoqué par la synergie de trois phénomènes : d’une part l’action acidifiante des ions chlorure qui empiète sur le fonctionnement normal des microbes, d’autre part une action directe antibactérienne des ions chlorure, et pour finir l’effet laxatif du chlorure qui permet de nettoyer la flore bactérienne intestinale et empêche le développement de souches pathogènes.


Ces études parcellaires, dont les résultats sont à prendre avec des pincettes, me semblent dignes de crédit et d’intérêt si on les ajoute à l’usage traditionnel qui est fait du chlorure de magnésium.


Le chlorure de magnésium ou le Nigari pourraient donc être des solutions intéressantes pour lutter contre une attaque virale ou bactérienne naissante (à condition de pouvoir rester proche des toilettes !), mais pas pour combler des déficits.



Aliments riches en magnésium


Les aliments riches en magnésium sont :


  • la noix du Brésil : c’est un des aliments les plus riches qui soient en magnésium, tout comme l’amande de chez nous : 250 mg pour 100 g.
  • juste derrière cette noix, il y a un autre aliment très intéressant : c’est le sarrasin, une plante qui se consomme comme une céréale (mais sans gluten) et qui contient un taux record en magnésium : 230 mg pour 100 g, tout en étant nettement moins calorique que du chocolat ou des noix.
  • Le chocolat noir n’est pas aussi riche en magnésium qu’on veut le faire croire : 100 gr (une tablette entière) de chocolat noir à 70 % de cacao ne contiennent que 170 mg de magnésium. C’est le cacao pur dégraissé qui est une bonne source de magnésium (410 mg aux 100 g).
  • Cent grammes de spiruline, que j’ai récemment recommandée comme « super-aliment » aux lecteurs de Néo-Nutrition (notre autre service d’information gratuit) contiennent 400 mg de magnésium, soit la dose quotidienne recommandée. Mais à cette dose, cela revient beaucoup plus cher qu’un complément alimentaire classique.
  • De façon générale, un régime riche en fruits et légumes frais est riche en magnésium. En particulier les légumes verts, car la chlorophylle dont ils tirent leur couleur concentre un atome de magnésium en son centre.
  • Des eaux minérales sont connues pour leur richesse en magnésium : Hépar, Courmayeur et Contrex. Évitez-les ! Le magnésium y est toujours présent sous forme de sulfate, un des sels de magnésium les moins bien absorbés (encore moins que le chlorure), ce qui provoque flatulences, ballonnements voire diarrhées, tout en améliorant peu ou pas votre statut en magnésium.


.

Compléments alimentaires de magnésium


Les trois meilleures formes de magnésium sont le malate, le citrate et le glycérophosphate. À noter que le malate de magnésium est une forme chimique qui a la particularité d’être composée d’une molécule d’acide malique à laquelle sont attachées deux molécules de magnésium. Elle constitue une excellente source de magnésium comme d’acide malique, avec une biodisponibilité élevée. L’acide malique a la particularité d’être basifiant et de protéger les reins, ce qui le rend idéal pour les personnes fragiles ou touchées par l’ostéoporose. De plus, le malate ne perturbe pas le fonctionnement du système digestif comme peuvent parfois le faire d’autres formes de magnésium.


Une cure de six semaines à six mois permet alors de restaurer des niveaux normaux de magnésium.


À votre santé !



Par Jean-Marc Dupuis - Nature Santé Innovation - le 19 septembre 2014


Notes : 

[1] Rayssiguier Y. et al., « Inflammatory response in magnesium deficiency », Advances in Magnesium Research, 1 : Magnesium in Cardiology, Smetana R. ed., John Libbey and Co, London 1995, 415-416.

[2] Bo S. et al., « Role of dietary magnesium in cardiovascular disease prevention, insulin sensitivity and diabetes », Curr. Opin. Lipidol., 2008 Feb, 19(1) : 50-6.

Kass L, Weekes J, Carpenter L. Effect of magnesium supplementation on blood pressure : a meta-analysis. Eur J Clin Nutr. 2012 Apr ; 66(4) : 411-8.

[3] Slutsky I. et al., « Enhancement of synaptic plasticity through chronically reduced Ca2+ flux during uncorrelated activity », Neuron., 2004 Dec 2, 44(5) : 835-49.

[4] Sen A.P. et al., « Use of magnesium in traumatic brain injury », Neurotherapeutics, 2010 Jan, 7(1) : 91-9.

[5] Tucker K.L. et al., « Potassium, magnesium and fruit and vegetable intakes are associated with greater bone mineral density in elderly men and women », Am. J. Clin. Nutr., 1999 Apr, 69(4) : 727-36.

[6] New S.A. et al., « Dietary influence on bone mass and bone metabolism : further evidence of a positive link between fruit and vegetable consumption and bone health », American J. Clin. Nutr., 2000 Jan, 71(1) : 142-51.

[7] Ma B. et al., « Dairy, magnesium and calcium intake in relation to insulin sensitivity : approaches to modeling a dose-dependent association », Am. J. Epidemiol., 2 006 Sep 1, 164(5) : 449-58.

[8] He K. et al., « Magnesium intake and incidence of metabolic syndrome among young adults », Circulation, 2006 Apr 4, 113(13) : 1675-82.

[9] Infection of mouse fibroblasts by cardioviruses: premature uncoating and its prevention by elevated pH and magnesium chloride

-

REACTION OF POLIOVIRUS AND FORMALDEHYDE IN MAGNESIUM CHLORIDE

-

 SOLUTION TO ENHANCE POTENCY OF KILLED-VIRUS VACCINE.

-

Enhancement of tick-borne encephalitis virus plaques in the presence of magnesium chloride.

 

 

***

  

À propos d'Ebola, je vous suggère également de lire l’article intitulé

« Ebola : la presse du Libéria met en cause gouvernement, universités et défense US » publié le 16 septembre – voir ici : http://sco.lt/8pzzN3

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Porochenko chez Obama

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Photo : le président ukrainien Petro Porochenko à Washington le 18 septembre 2014. Source : Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons



Ukraine : ce que Petro Porochenko espérait de

sa visite chez Barack Obama 

 


QUELQUES DOLLARS ET DE BONNES PAROLES… 

 

Si l’on en croit l’article ci-dessous, l’administration américaine fait exactement le contraire de ce qu’est la diplomatie et dans laquelle excelle Lavrov, à savoir se montrer courtois en parole et ferme dans les actes…  En fait, l’Amérique, madame Nuland en tête a agi, mais comme l’a envisagé depuis le départ la Russie, ils ne feront pas la guerre pour l’Ukraine, quitte la déstabilisation accomplie à la frontière de la Russie, les relations entre la Russie et l’UE durablement bouleversées, on laisse le chaudron proche de l’explosion et on va porter le feu ailleurs…

 

 

 

Par Danielle Bleitrach  (sociologue) — histoire et societe – le 20 septembre 2014

 

 

***

 


Ukraine : ce que Petro Porochenko espérait

de sa visite chez Barack Obama


Entretien avec Philippe Migault, directeur de recherche à l’IRIS, spécialiste des questions de défense, de sécurité et des industries de l’armement en Russie et dans l’Union Européenne.


Jeudi 18 septembre, le président ukrainien Petro Porochenko s’est rendu à Washington, où il a prononcé un long discours largement applaudi par le Congrès américain. S’il a obtenu une aide pour financer l’équipement et la formation de son armée, la visite était davantage symbolique que réellement signifiante.



JOL Press : Le président ukrainien a rencontré jeudi 18 septembre le président Barack Obama. Qu’était-il venu chercher à Washington ? Quel message a-t-il envoyé à la Russie ?


Philippe Migault : Petro Porochenko est venu chercher, à Washington, une sorte d’« onction » de la part de la première puissance mondiale, une reconnaissance sur la scène internationale en tant que chef d’État reçu par Barack Obama, et de l’aide pour son pays. D’un point de vue diplomatique, on peut considérer qu’il a atteint son objectif puisqu’il a été reçu comme chef d’État légitime par le président américain à la Maison-Blanche. Mais, vis-à-vis de la Russie, le message qu’il a délivré est pour ainsi dire nul, voire négatif, car Petro Porochenko n’a pas obtenu grand-chose pour son pays.



JOL Press : M. Porochenko a notamment demandé que l’Ukraine obtienne un « statut spécial » d’allié non membre de l’OTAN, mais les États-Unis n’ont pas accepté… Pourquoi ?


Philippe Migault : Cette demande de statut spécial était une façon de se rapprocher de l’OTAN, sans prétendre encore l’intégrer. Porochenko voulait, de cette manière, sensibiliser les Occidentaux, les amener à considérer que l’Ukraine doit être secourue par eux, même si elle n’est pas membre de l’Alliance. Mais le président ukrainien n’a pas obtenu ce statut spécial de la part de Barack Obama. On voit bien, là aussi, que le président américain est une fois encore ferme sur le ton et sur la forme, mais que dès qu’il s’agit de passer aux actes, il refuse de prendre les décisions que certains membres de son administration le pressent de prendre.


En refusant de lui accorder ce statut, il signifie à l’Ukraine qu’elle n’a pas vocation à rentrer dans l’OTAN ni à recevoir plus d’aide de l’Organisation qu’elle n’en reçoit déjà. Barack Obama donne ainsi des assurances à la Russie, qui ne veut surtout pas que l’Ukraine rentre dans l’OTAN, et c’est aussi une manière de rassurer, au sein de l’OTAN, ceux qui sont opposés à tout rapprochement avec l’Ukraine à savoir, notamment, les Français et les Allemands.


JOL Press : Les USA vont débloquer 46 millions de dollars d’aide pour l’équipement et la formation de l’armée ukrainienne. Est-ce suffisant ? Quel est l’état de l’armée ukrainienne aujourd’hui ?


Philippe Migault : 46 millions de dollars représentent, grosso modo, le tiers d’un Rafale ou le prix de quatre véhicules blindés de transport de troupes modernes. C’est-à-dire que cette aide militaire ne représente, somme toute, pas grand-chose. On ne peut pas acheter beaucoup de matériel avec 46 millions de dollars, ou alors de l’armement léger.


Barack Obama a, par ailleurs, refusé de livrer des armes à l’Ukraine. Concrètement, Petro Porochenko a obtenu un geste tout à fait symbolique, mais il n’a reçu aucune aide concrète d’un point de vue militaire de la part des Américains. L’armée ukrainienne, qui est dans un état de déliquescence avancé, et qui a subi une très sévère défaite militaire face aux séparatistes, ne va pas pouvoir se ressaisir avec 46 millions de dollars et des bonnes paroles. C’est une illusion de croire cela.


JOL Press : Certains sénateurs américains préconisaient début septembre de fournir des armes à l’Ukraine, ce qu’a exclu le président américain. Pensez-vous que fournir des armes à l’armée ukrainienne changerait la donne sur le terrain ?


Philippe Migault : Il ne suffit pas de fournir des armes. Car lorsqu’on fournit des armes, il faut aussi fournir un enseignement. Les militaires ukrainiens ont été formés sur un type d’armement de fabrication soviétique. Lorsque vous recevez de nouvelles armes, qui ne sont pas de conception soviétique, mais américaine ou européenne, il faut que vous vous formiez sur ces armes, que vous vous entraîniez avec. Mais le temps que la livraison se fasse et que les gens sachent utiliser le matériel ne se compte pas en semaines ni en mois, mais en années.


Cela ne changerait donc pas radicalement la donne, d’autant plus qu’il faudrait que les militaires soient motivés. Or on se rend bien compte que l’armée ukrainienne est complètement démotivée sur le terrain, et que l’opinion publique ukrainienne est coupée en deux, une bonne partie s’opposant à la poursuite de cette guerre.


JOL Press : Barack Obama a salué la loi d’« autonomie » de l’est de l’Ukraine votée par le Parlement ukrainien cette semaine. Pourtant, cette loi a été assez mal accueillie par la population ukrainienne…


Philippe Migault : Barack Obama, en félicitant les Ukrainiens de ce nouveau statut d’autonomie pour l’Est du pays, envoie le message suivant : c’est un pas vers une fédéralisation de l’Ukraine, avec une autonomie plus large de l’Est. C’est donc aussi un pas vers les séparatistes et vers ce que la Russie voulait.


En résumé Barack Obama a donc refusé un soutien fort à Petro Porochenko tout en le félicitant de faire la politique que désire la Russie. La visite de Porochencko met en fait en lumière l’échec de sa politique d’opération antiterroriste et de fermeté, et la volonté des États-Unis de ne pas aller au « clash » avec la Russie pour l’Ukraine.



Propos recueillis par Anaïs Lefébure pour JOL Press 

 

Philippe Migault est directeur de recherche à l’IRIS, spécialiste des questions de défense, de sécurité, des industries de l’armement et des technologies duales en Russie et dans l’Union Européenne.

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LLN - 3 derniers kots à louer

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Chine & Inde : main dans la main

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Chine et Inde avanceront désormais main dans la main

 

Dans le cadre de la visite du président chinois Xi Jinping dans son pays, le Premier ministre indien Narendra Modi a annoncé lors d’une conférence de presse qu’il entendait résoudre rapidement les disputes de frontière qui ont empoisonné les relations déjà depuis trop longtemps entre les deux pays, et qui font obstacle une plus grande coopération économique :


"Nous devons résoudre cette question rapidement. Une clarification de la LCA [Ligne de contrôle actuelle] est très importante. Cela est resté en suspens depuis des années, il est temps de s’y remettre à nouveau. S’il y a paix et stabilité, ainsi qu’un climat d’amitié et de coopération le long de notre frontière commune, nous pourrons mobiliser nos capacités et contribuer chacun à la croissance de l’autre, et donner une nouvelle direction à l’économie mondiale."


En réponse à la suggestion de Modi, Xi a déclaré :


"La Chine est déterminée à travailler avec l’Inde dans le cadre de consultations amicales pour résoudre la question des frontières au plus tôt. Nous avons également une volonté sincère de travailler avec l’Inde pour maintenir la paix et la tranquillité dans les régions bordant nos frontières avant même que nous ayons résolu la question frontalière elle-même."


L’Inde et la Chine sont deux pays clés au sein des BRICS, et la première doit bientôt rejoindre l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), une adhésion qui a été saluée par le président chinois. Les deux pays entendent désormais jouer un rôle déterminant à l’échelle globale : « Lorsque nous parlons d’une seule voix, le monde entier nous écoute », a déclaré le président chinois Xi Jinping.


Ne pas résoudre ces disputes frontalières constituerait une faiblesse qui pourrait être exploitée par ceux qui ne veulent pas voir les deux pays travailler ensemble à la paix et à la sécurité mondiale. Les deux pays ont d’ailleurs commencé à traiter de manière conjointe de la sécurité régionale, en particulier en ce qui concerne le départ annoncé des troupes de l’OTAN d’Afghanistan, qui va laisser un pays divisé et poser une menace à la stabilité de la région.


Dans une discussion avec des journalistes à New Delhi, Modi a confié qu’il avait discuté de cette question avec le président chinois et souligné que « nos vues s’accordent pour dire que nous avons besoin d’un Afghanistan pacifié, stable et prospère ». Les deux pays entendent également renforcer leur coopération pour s’attaquer au défi posé par l’extrémisme et le terrorisme, « ainsi que sur d’autres préoccupations conjointes d’intérêt international », a-t-il ajouté.



Sur le front économique


En résolvant rapidement leurs disputes frontalières, les deux pays cherchent également à accélérer la coopération dans le domaine économique. Dès que la Chine et la Russie ont décidé de résoudre leur problème similaire en 2004, par un processus de concessions mutuelles, les échanges commerciaux entre eux se sont rapidement multipliés.


Le voyage du président chinois a déjà permis de signer 12 accords avec l’Inde sur le plan économique, dont un investissement chinois de 20 milliards de dollars sur cinq ans dans les infrastructures indiennes. D’autres accords visent à ouvrir le marché chinois aux produits pharmaceutiques indiens, afin de rééquilibrer la balance commerciale entre les deux pays, pour le moment excédentaire au bénéfice de la Chine. Xi avait déclaré dans un article publié dans The Hindu juste avant son départ le 17 septembre :


"J’ai confiance que, tant que la Chine et l’Inde travailleront ensemble, le siècle asiatique de prospérité et de renouveau se concrétisera encore plus rapidement. (…) Nous devons développer conjointement le Couloir économique BCIM (Bangladesh-Chine-Inde-Myanmar), discuter des initiatives de la Ceinture économique de la route de la soie et de la Route de la soie maritime du XXIe siècle, et entraîner l’économie asiatique dans une croissance durable.


Thorium et RHT au cœur de la coopération sur le nucléaire


« Nous allons amorcer un processus de discussion sur la coopération dans le nucléaire civil, afin de stimuler une coopération plus large sur la sécurité des approvisionnements énergétiques », a déclaré devant la presse le Premier ministre Modi, alors que le président chinois se trouvait à ses côtés.


Le domaine de recherche qui pourra le plus largement bénéficier d’une coopération renforcée entre les deux pays est celui des réacteurs au thorium. La Chine travaille actuellement sur un réacteur de démonstration à lit de boulets (Réacteur à hautes températures ou RHT) de 100 MW, qui devrait être prêt en 2024 et pleinement fonctionnel en 2035.


Un deuxième, un réacteur aux sels fondus associés au thorium (combustible liquide) devrait suivre. L’Inde, qui possède des réserves importantes de thorium, a travaillé de son côté sur la filière thorium (combustible solide) depuis de nombreuses années, et prévoit mettre en ligne un prototype de 300 MW dès 2016. D’ici 2050, elle espère voir les réacteurs au thorium produire 30 % de sa consommation d’électricité.

 

 

Par la Rédaction de Solidarité & Progrès – le 19 septembre 2014

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Discours dans "Le Dictateur "


Charlie Chaplin 

Discours dans "Le Dictateur " - 1940 !


Magnifique leçon d'humanité, appel à l'insurrection des consciences, et à la lutte pour le bonheur de tous les êtres.


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Évolution de votre bureau


Vidéo : comment votre bureau a évolué

de 1980 à aujourd’hui


En moins d’une minute, cette vidéo pour le moins originale nous montre à quel point notre poste de travail s’est transformé en l’espace de trois décennies.


1980 : un bureau sur lequel sont disposés un fax, un vieil ordinateur, une mappemonde, un calendrier papier, une calculatrice, des dictionnaires, et tout un tas d’autres objets devenus dispensables au fil du temps. Plus la vidéo avance chronologiquement, plus ces accessoires disparaissent, pour se retrouver dans une machine aujourd’hui incontournable.


2014 : un bureau, un ordinateur plus récent, et c’est tout.

 

À noter : tous les objets utilisés pour cette animation, signée Harvard Innovation Lab, ont été achetés sur Ebay et datent des années 80.

 

Par Rachid Majdoub — konbini.com – le 18 septembre 2014

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Poutine raconté par S. Tennison

Poutine raconté par S. Tennison | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Légende et source photo : Sharon Tennison  - russiaotherpointsofview.com



POUTINE RACONTÉ

PAR SHARON TENNISON (*)


Préambule

Voici un témoignage d’une Américaine qui connaît bien la Russie. Sa vision de Poutine est aux antipodes de ce que nos médias nous disent souvent de celui qui est devenu le président de la Fédération de Russie. Un propos qui jette sur l’un des tout plus importants dirigeants de ce monde un éclairage pour le moins singulier.

The French Saker

***

Chers amis et collègues,


Alors que la situation en Ukraine s’est aggravée, une désinformation et un battage inadmissibles sont quasi quotidiennement déversés sur la Russie et sur Vladimir Poutine.


Les journalistes et les experts des médias doivent à présent parcourir l’Internet et sonder les dictionnaires pour produire de nouvelles épithètes diaboliques leur permettant de continuer à décrire leurs deux souffre-douleurs.


Partout où je fais des présentations, à travers l’Amérique, la première chose que l’on me demande, durant la séance des questions, c’est toujours, de façon assez sinistre : « Qu’en est-il de Poutine ? »


Il est temps pour moi de partager les réflexions qui suivent :


Il arrive à Poutine, évidemment, de commettre des fautes et de faire des erreurs. D’après l’expérience que j’ai de lui, et d’après les expériences de personnes de confiance, y compris celles de responsables américains qui ont travaillé en étroite collaboration avec lui sur une période de plusieurs années, Poutine est probablement un homme droit, fiable et extrêmement inventif. C’est de toute évidence quelqu’un qui pense à long terme et qui planifie, et il s’est avéré excellent analyste et fin stratège. C’est un leader qui est capable de travailler tranquillement pour atteindre ses objectifs, malgré les monceaux d’accusations et de mythes qu’on lui attribue régulièrement depuis qu’il est devenu le deuxième président de la Russie.


Je me suis tenue à l’écart, observant sans rien dire comment Poutine était diabolisé de façon croissante depuis le début des années 2000 ; c’est avec mon ordinateur que je réfléchissais, notant mes pensées et mes préoccupations, dont j’espérais en fin de compte parvenir à faire un livre (lequel fut finalement publié en 2011). Le livre explique mes observations de façon plus approfondie que dans cet article. Comme d’autres qui ont pu avoir une expérience directe avec cet homme que l’on connaît peu, je me suis efforcée, mais en vain, d’éviter d’être étiquetée comme une « apologiste de Poutine ». Si quelqu’un s’avise de rester seulement neutre à son sujet, il sera considéré comme « mou à l’égard de Poutine » par les experts et les citoyens, qu’ils appartiennent à la nouvelle meute ou qu’ils soient seulement des gens ordinaires, prenant leurs informations sur CNN, Fox et MSNBC.


Je n’ai nulle prétention d’être un expert ; j’ai seulement été développeur de programme en URSS et en Russie pendant ces 30 dernières années. Mais durant ce temps, j’ai eu, sur le terrain, avec des Russes de tous bords et dans 11 fuseaux horaires différents, des contacts beaucoup plus directs que n’importe lequel des reporters occidentaux ou, en ce domaine, que quiconque parmi les officiels de Washington. J’ai passé suffisamment de temps dans le pays pour réfléchir à l’histoire et à la culture russe en profondeur, pour étudier leur psychologie et la façon dont ils fonctionnent, et pour comprendre ces différences marquées entre les mentalités américaine et russe qui compliquent tellement nos relations politiques avec leurs dirigeants. Comme il en est de personnalités différentes au sein d’une famille, ou d’un club civique, ou dans une réunion municipale, il faut de la compréhension et une certaine dose de compromis pour parvenir à créer des relations viables lorsque les arrière-plans de base des uns et des autres sont différents. À Washington, on s’est notoirement désintéressé de la compréhension de ces différences et de la façon dont il y aurait lieu d’essayer de faire la moitié du chemin vers la Russie.


En plus de mon expérience personnelle avec Poutine, j’ai eu des discussions avec de nombreux responsables américains, ainsi qu’avec des hommes d’affaires américains qui ont eu des années d’expérience de travail avec lui : je crois que l’on peut dire sans crainte de se tromper qu’il ne viendrait à l’idée de personne de le décrire comme « brutal » ou « voyou », ni non plus d’utiliser aucun des autres noms ou adjectifs diffamatoires dont on l’affuble constamment dans les médias occidentaux.


J’ai rencontré Poutine des années avant qu’il eût même rêvé d’être un jour président de la Russie, de même que beaucoup d’entre nous qui avons travaillé à Saint-Pétersbourg dans les années 1990. Depuis que toutes les calomnies à son encontre ont commencé, je suis devenue presque obsédée à force de vouloir comprendre son caractère. Je crois que j’ai lu tous les discours importants qu’il a prononcés (y compris le texte intégral de ces longues heures de conversation téléphonique qu’il a annuellement avec les citoyens russes). J’ai essayé de vérifier s’il avait changé en pire depuis qu’il a été élevé à la présidence, ou si c’est un personnage droit qui s’est trouvé en situation d’avoir à jouer un rôle qu’il n’avait jamais prévu, et qui n’aurait à sa disposition que sa seule intelligence pour essayer de faire du mieux qu’il peut face à Washington, et ce dans des circonstances extrêmement difficiles. Si tel est le cas, et je pense que ça l’est, il a mérité de très bonnes notes pour la performance qu’il a accomplie au cours des 14 dernières années. Ce n’est pas par hasard que Forbes l’a qualifié de dirigeant le plus puissant de l’année 2013, en faisant ainsi le remplaçant d’Obama, qui avait reçu le titre en 2012. Les lignes qui suivent ne prétendent retracer que ma seule expérience personnelle avec Poutine.



On était en 1992, soit deux ans après l’implosion du communisme ; et l’on était à Saint-Pétersbourg. Pendant des années, j’avais créé des programmes destinés à permettre d’ouvrir des relations entre nos deux pays, et nous espérions pouvoir aider les Soviétiques à dépasser cette mentalité bien ancrée qui les vouait au déclin. Une nouvelle possibilité de programme s’est fait jour dans ma tête. Comme je m’attendais à ce qu’elle nécessitât d’obtenir la signature des gens de la mairie au Mariinsky [1], je pris rendez-vous. Mon ami Volodia Shestakov et moi nous sommes donc présentés à une entrée latérale du bâtiment du Mariinsky. Nous nous sommes retrouvés dans un petit bureau brun et terne, face à un homme à l’apparence plutôt banale dans un costume marron. Il s’enquit de la raison de ma venue. Après avoir sondé la proposition que j’avais soumise, il commença à poser des questions intelligentes. Après chacune de mes réponses, il passait à la question pertinente suivante. Je pris conscience de ce que cet interviewer-là était différent des autres bureaucrates soviétiques, lesquels semblaient toujours transformer leurs conversations avec des étrangers en badinage de copains dans l’espoir d’arriver à obtenir quelque pot de vin en échange des demandes que présentaient les Américains.


Le CIC [2] s’en tenait au principe de ne jamais, jamais donner de pot de vin. Mais ce fonctionnaire-là était ouvert, curieux, et son comportement restait impersonnel. Après plus d’une heure de questions et réponses attentives, il m’expliqua tranquillement qu’il avait essayé de son mieux de déterminer si la proposition était légale, et me dit alors que, malheureusement, au moment où nous parlions, elle ne l’était pas. Quelques bons mots furent prononcés au sujet de la proposition. Et ce fut tout. Simplement et gentiment, il nous montra la porte. Une fois dehors sur le trottoir, je dis à mon collègue : « Volodia, c’est bien la première fois que nous avons jamais eu affaire à un bureaucrate soviétique qui ne nous a pas demandé à faire un voyage aux États-Unis, ou quelque autre chose qui ait de la valeur ! » Je me souviens avoir jeté un œil à la carte qu’il nous avait remise, dans la lumière du soleil ; on y lisait : Vladimir Vladimirovitch Poutine.



1994 : le consul général américain Jack Gosnell me passe un appel d’urgence à Saint-Pétersbourg. 14 membres du Congrès accompagnés du nouvel ambassadeur américain en Russie, Thomas Pickering, doivent venir à Saint-Pétersbourg au cours des trois prochains jours. Il a besoin d’une aide immédiate. Je me suis précipitée au Consulat où j’ai appris que Jack m’avait chargée de donner à cette délégation de bon augure, ainsi qu’à l’ambassadeur arrivant, les instructions qui leur étaient nécessaires. J’étais abasourdie, mais il a insisté. Ils venaient de Moscou, et ils étaient furieux de la façon dont le financement des États-Unis y était gaspillé. Jack voulait qu’ils entendissent la « bonne nouvelle » au sujet des programmes du CIC, lequel présentait de beaux résultats. Dans les 24 heures qui suivirent, Jack et moi avons aussi mis en place des réunions de « domicile » dans les petits appartements d’une douzaine de chefs d’entreprise russes, à l’intention des dignitaires qui arrivaient (les gens du Département d’État de Saint-Pétersbourg étaient atterrés, car on n’avait jamais procédé de la sorte auparavant, mais c’est Jack qui avait la haute main en l’occurrence). C’est seulement plus tard, en 2000, que j’ai entendu parler de l’expérience antérieure de Jack, pendant trois ans, avec Vladimir Poutine, dans les années 1990, alors que ce dernier courait la ville pour le maire Sobchak. Davantage à ce sujet plus tard.



31 décembre 1999 : sans le moindre avertissement, alors que l’on changeait d’année, le président Boris Eltsine fit au monde l’annonce de ce qu’à compter du lendemain, il démissionnait de ses fonctions et laissait la Russie entre les mains d’un Vladimir Poutine inconnu. En entendant les nouvelles, je pensais qu’il ne s’agissait sûrement pas du Poutine dont je me souvenais ; celui-là ne pourrait jamais diriger la Russie. Le lendemain, un article du New York Times publiait une photo. Oui, c’était le même Poutine que j’avais rencontré des années auparavant ! J’étais choquée et consternée, et je disais à mes amis : « C’est une catastrophe pour la Russie. J’ai passé du temps avec ce type : il est trop introverti et trop intelligent, jamais il ne sera en mesure d’établir de rapports avec les masses de Russie. » De plus, je déplorais ceci : « Pour que la Russie, qui est à genoux, se relève, il lui faut deux choses :


1) que les jeunes oligarques arrogants soient retirés de la circulation de force par le Kremlin, et 2) il faut trouver un moyen de retirer leurs fiefs aux patrons des régions (les gouverneurs), et ce dans les 89 régions de Russie. » Il était clair pour moi que l’homme en costume brun n’aurait jamais l’instinct ou les tripes pour faire face à ces deux défis primordiaux qui attendaient la Russie.



Février 2000 : presque immédiatement, Poutine a commencé à mettre les oligarques de Russie sur la touche. En février, la question des oligarques fut posée ; il la précisa par une question, suivie de sa propre réponse : « Quelle devrait être la relation avec ceux que l’on appelle oligarques ? La même qu’avec n’importe qui d’autre. La même qu’avec le propriétaire d’une petite boulangerie ou d’une boutique de cordonnier. » Ce fut le premier signal de ce que les magnats des affaires ne seraient plus en mesure de faire fi des réglementations gouvernementales ou de compter sur un accès privilégié au Kremlin. Cela rendit également les capitalistes occidentaux nerveux. Après tout, ces oligarques étaient des hommes d’affaires prospères et intouchables, de bons capitalistes, et peu importait qu’ils eussent obtenu leurs entreprises illégalement et que leurs profits fussent mis à l’abri dans des banques à l’étranger.


Quatre mois plus tard, Poutine convoqua une réunion avec les oligarques et leur soumit un accord : ils pourraient garder leurs entreprises de l’ère soviétique, productrices de richesse, quoiqu’illégalement acquises, et ils ne seraient pas nationalisés… SI leurs impôts sur le revenu étaient acquittés et s’ils restaient, à titre personnel, en dehors de la sphère politique.


Ce fut la première des « solutions élégantes » de Poutine aux défis presque impossibles auxquels la nouvelle Russie devait faire face. Mais l’affaire mit également son auteur dans la ligne de mire des médias des États-Unis et des officiels Américains, qui commencèrent alors à défendre les oligarques, et en particulier Mikhaïl Khodorkovski. Ce dernier devint une figure hautement politique, ne paya pas ses impôts, et avant d’être arrêté et emprisonné, était en pourparlers avec Exxon Mobil en vue de vendre à celle-ci la majeure partie de la plus grande compagnie pétrolière privée de Russie, Yukos Oil. Malheureusement, pour les médias américains et les diverses structures du gouvernement des États-Unis, Khodorkovski devint un martyr (et le demeure encore à ce jour).



Mars 2000 : je suis arrivée à Saint-Pétersbourg. Une amie russe (une psychologue) que j’ai depuis 1983 est venue pour notre visite habituelle. Ma première question est : « Lena que penses-tu de ton nouveau président ? » Elle se met à rire et réplique : « Volodia ? Je suis allée à l’école avec lui ! » Elle commence à décrire Poutine comme un jeune tranquille et pauvre, aimant les arts martiaux, qui s’est dressé pour défendre les enfants victimes d’intimidation sur les terrains de jeux. Elle se souvenait de lui comme d’un jeune homme patriote qui avait demandé à entrer au KGB prématurément après avoir obtenu son diplôme de fin de secondaire (ils l’ont envoyé promener en lui disant de faire des études). Il est entré à la fac de droit, puis plus tard a postulé de nouveau et a été accepté.


Je dois avoir grimacé en entendant cela, parce que Lena a dit : « Sharon, en ce temps-là, nous admirions tous le KGB et nous étions convaincus que ceux qui y travaillaient étaient des patriotes, et qu’ils assuraient la sécurité du pays. Nous avons donc pensé qu’il était naturel pour Volodia de choisir cette carrière. » Ma question suivante fut : « Que penses-tu qu’il va faire avec les criminels d’Eltsine au Kremlin ? » Elle a mis sa casquette de psychologue, et après avoir réfléchi, elle a répondu : « Si on le laisse faire les choses à sa façon, il va les observer pendant un certain temps, pour être sûr de ce qui se passe, et puis il va tirer quelques fusées éclairantes en l’air pour leur faire savoir qu’il les regarde. S’ils ne répondent pas, il leur parlera personnellement, et alors, si leurs comportements ne changent pas, certains se retrouveront en prison d’ici quelques années. » Je l’ai félicitée par courriel lorsque ses prédictions ont commencé à se réaliser pour de vrai.



Tout au long des années 2000 : de nombreux anciens du CIC de Saint-Pétersbourg ont été interrogés afin de déterminer comment fonctionnait le programme PAP [3] de formation d’entreprise et comment nous pourrions rendre l’expérience réalisée aux États-Unis plus profitable pour leurs nouvelles petites entreprises. La plupart croyaient que le programme avait été extrêmement important, au point de représenter un véritable tournant. Enfin, il fut demandé à chacun : « Alors, que pensez-vous de votre nouveau président ? » Aucun ne répondit de façon négative, même si, à l’époque, les entrepreneurs détestaient les bureaucrates russes. La plupart répondirent de la même manière : « Poutine a enregistré mon entreprise il y a quelques années. » Question suivante : « Et, combien cela vous a-t-il coûté ? » Quelqu’un obtint la réponse suivante : « Poutine ne nous a pas fait payer quoi que ce soit. » Un autre dit : « C’est au bureau de Poutine que nous sommes allés parce que les autres qui fournissaient des inscriptions au Marienskii, ceux-là s’enrichissaient sur leurs sièges. »


Fin 2000 : durant la première année de Poutine en tant que président de la Russie, les responsables américains m’ont paru suspecter qu’il irait à l’encontre des intérêts de l’Amérique : chacun de ses mouvements fut remis en question dans les médias américains. Je ne parvenais pas comprendre pourquoi et me contentait de relater ces événements sur mon ordinateur et dans mes bulletins d’information.


2001 : Jack Gosnell (l’ancien consul général des États-Unis dont j’ai déjà fait mention) a expliqué sa relation avec Poutine lorsque celui-ci était adjoint au maire de Saint-Pétersbourg. Tous les deux travaillaient en étroite collaboration pour créer des coentreprises [NDT : « joint ventures »] et d’autres moyens de promouvoir les relations entre les deux pays. Jack raconte que Poutine avait toujours cette même rectitude, qu’il était courtois et serviable. Quand la femme de Poutine, Lioudmila, eut un grave accident de voiture, Jack prit la liberté (avant d’en informer Poutine) d’organiser pour elle une hospitalisation et un transport par avion en Finlande, afin qu’elle pût y bénéficier de soins médicaux. Quand Jack l’annonça à Poutine, il raconte que ce dernier resta comme saisi par l’offre généreuse, mais finit par dire qu’il ne pouvait pas accepter cette faveur, que c’était dans un hôpital russe qu’il faudrait que Lioudmila récupère. Ce qu’elle fit, alors même qu’en Russie, dans les années 1990, les soins médicaux étaient abominablement mauvais.


Un officier supérieur du CSIS [2] avec lequel j’étais amie dans les années 2000 a travaillé en étroite collaboration avec Poutine sur un certain nombre de coentreprises au cours des années 1990. Il m’a raconté qu’il n’y avait jamais eu avec Poutine quoi que ce soit de discutable à chaque fois qu’il avait eu affaire à lui, et qu’il le respectait, estimant que c’était de façon imméritée que les médias américains lui faisaient une réputation aussi austère. De fait, il ferma la porte du CSIS quand nous commençâmes à parler de Poutine. Je devinai sans peine que ses commentaires n’auraient pas été considérés comme acceptables si les autres les avaient entendus.


Un autre ancien responsable américain, dont je tairai le nom, a également indiqué avoir travaillé en étroite collaboration avec Poutine, disant qu’il n’y avait jamais eu à son égard de soupçon de corruption ou de pression, qu’on ne lui avait jamais vu rien d’autre que des comportements respectables et de la serviabilité.


En 2013, j’ai rencontré par deux fois des fonctionnaires du Département d’État concernant Poutine :


Lors de la première rencontre, je me suis senti la liberté de poser la question à laquelle j’avais déjà tant soupiré d’obtenir une réponse : « Quand Poutine est-il devenu inacceptable pour les fonctionnaires de Washington et pourquoi ? » Sans une hésitation, on m’a répondu : « Lorsqu’il a été annoncé que Poutine serait le prochain président, c’est là que les couteaux ont été tirés ». J’ai demandé POURQUOI. Et la réponse fut : « Je n’ai jamais pu savoir pourquoi ; peut-être parce qu’il a appartenu au KGB. » J’ai fait remarquer que Bush n° 1 avait été à la tête de la CIA. On m’a répondu : « Cela n’aurait fait aucune différence, c’était un homme à nous. »


La seconde rencontre était avec un ancien fonctionnaire du Département d’État avec qui j’ai récemment partagé une interview à la radio à propos de la Russie. Suite à l’interview, tandis que nous parlions, j’ai remarqué : « Cela pourrait vous intéresser de savoir que j’ai recueilli auprès de nombreuses personnes les expériences qu’elles avaient de Poutine, et pour certaines d’entre elles, c’est une expérience qui s’étend sur une période de plusieurs années. Et bien, toutes ont dit qu’elles n’avaient jamais eu d’expérience négative avec Poutine et qu’il n’y avait contre lui aucune preuve de corruption passive ». Il m’a fermement répondu : « Personne n’a jamais été en mesure de présenter une seule charge de corruption contre Poutine. »


De 2001 jusqu’à aujourd’hui, j’ai observé le montage négatif des médias américains contre Poutine… avec même des accusations d’assassinats, ou d’empoisonnements, pour finir par le comparer à Hitler. Allégations à l’appui desquelles nul n’a présenté à ce jour le moindre élément concret. Pendant ce temps, j’ai voyagé dans toute la Russie, à plusieurs reprises chaque année, et j’ai vu le pays changer lentement sous la gouverne de Poutine. Les impôts ont été réduits, l’inflation a diminué, et des lois se sont mises en place peu à peu. Les écoles et les hôpitaux ont commencé à s’améliorer. Les petites entreprises se sont développées de plus en plus, l’agriculture a montré des signes d’amélioration, et les magasins d’alimentation se sont trouvés de mieux en mieux approvisionnés. Les problèmes d’alcoolisme se sont faits moins évidents, l’interdiction de fumer dans les bâtiments a vu le jour, et l’espérance de vie a commencé à augmenter. On a construit des autoroutes à travers le pays, de nouvelles voies de chemin de fer et des trains modernes sont apparus même en des endroits reculés, et le secteur bancaire est devenu de plus en plus fiable. La Russie a commencé à ressembler à un pays décent ; elle n’a sans doute pas encore atteint le niveau que les Russes espèrent depuis longtemps, mais l’amélioration se fait progressivement, et pour autant qu’ils se rappellent, c’est la première fois.


Mes voyages en Russie de 2013/2014 : en plus de Saint-Pétersbourg et de Moscou, je suis allée en septembre dans les montagnes de l’Oural, et j’ai passé quelque temps à Iekaterinbourg, à Tcheliabinsk et à Perm. Nous sommes allés d’une ville à l’autre en automobile et en train ; les champs et les forêts semblent en bonne santé, les petites villes sont repeintes de frais et l’on y voit de nouvelles constructions. Les Russes d’aujourd’hui ressemblent aux Américains (ce sont les mêmes vêtements qui nous viennent de Chine, aux uns et aux autres). Les vieux blocs d’habitations en béton du temps de Khrouchtchev cèdent la place à de nouveaux complexes résidentiels privés à plusieurs étages, tout à fait charmants. Des centres d’affaires de grande hauteur, de beaux hôtels et de grands restaurants sont maintenant chose courante, et ce sont des lieux que fréquentent les Russes ordinaires. Des maisons résidentielles à deux et trois étages ceinturent aujourd’hui ces villes russes pourtant loin de Moscou. Nous avons visité de nouveaux musées, des bâtiments municipaux et d’énormes supermarchés. Les rues sont en bon état, les autoroutes sont neuves et leur marquage est enfin bon, les stations-service ressemblent à celles qui parsèment les routes américaines.


En janvier, je suis allée à Novossibirsk, en Sibérie, où une nouvelle architecture de ce type a été observée. Les rues étaient maintenues ouvertes à la circulation grâce à un déneigement constant, un éclairage moderne gardait la ville éclairée toute la nuit, beaucoup de nouveaux feux de circulation (avec compte à rebours des secondes jusqu’au changement de feu) avaient fait leur apparition. Je suis étonnée de voir tout le progrès qu’a fait la Russie au cours des 14 dernières années, depuis qu’un inconnu sans expérience est entré à la présidence russe et a repris un pays qui gisait sur le ventre.


Alors pourquoi nos dirigeants et nos médias dénigrent-ils Poutine et la Russie ? Pourquoi les diabolisent-ils ???


Comme Lady Macbeth, ne protestent-ils pas trop ?


Les psychologues nous disent que les gens (et les pays ?) projettent sur les autres ce qu’ils ne veulent pas regarder sur eux-mêmes. Ce sont les autres qui portent notre « ombre » lorsque nous refusons de la posséder. Nous conférons aux autres ces mêmes traits que nous sommes horrifiés de reconnaître en nous.


Serait-ce la raison pour laquelle nous trouvons constamment à redire de Poutine et de la Russie ?


Se pourrait-il que nous projetions sur Poutine nos propres péchés et ceux de nos dirigeants ?


Se pourrait-il que nous condamnions la corruption de la Russie, en faisant comme si la corruption n’existait pas dans le monde de nos propres entreprises ?


Se pourrait-il que nous condamnions chez eux la situation en matière de droits de l’homme et les questions qui ont trait aux lesbiennes, gays bi et trans, sans affronter le fait que nous n’avons pas résolu ces mêmes questions chez nous ?


Se pourrait-il que nous accusions la Russie de tenter de « reconstituer l’URSS » à cause de ce que nous faisons nous-mêmes pour rester « l’hégémonie » qui domine le monde ?


Se pourrait-il que nous projetions des comportements nationalistes sur la Russie parce que c’est ce que nous sommes nous-mêmes devenus, et que nous ne voulons pas y faire face ?


Serait-ce que nous projetons une attitude va-t-en-guerre et belliciste sur la Russie, en raison de ce que nous avons fait au cours des dernières administrations américaines ?



Par Sharon Tennison
 — Traduit par Goklayeh pour vineyardsaker.fr



Notes de Traduction

[1] Le Mariinsky, ou palais Marie, fut construit à Saint-Pétersbourg, sur commande du tsar Nicolas Ier, pour sa fille, la grande-duchesse Marie Nikolaïevna, à l’occasion de son mariage ; ancien siège du Soviet de Leningrad, le bâtiment abrite depuis 1994 l’Assemblée législative de Saint-Pétersbourg. (wikipedia, anglais)

[2] Le Centre d’initiatives citoyennes. (wikipedia, anglais)

[3] Programme d’amélioration de la productivité

[4] Service canadien du renseignement de sécurité.



(*) Sharon Tennison a travaillé pendant 25 ans, en Russie et dans la Communauté des États indépendants (CEI), à la création de nombreux programmes d’assistance technique pluriannuels de plusieurs millions de dollars, destinés à assurer la formation des citoyens soviétiques et russes pour leur permettre d’accéder à l’indépendance et à certaines compétences conçues en vue d’une autogouvernance. Elle est fondatrice et présidente du Centre d’initiatives citoyennes (CICSF) à San Francisco. Elle est l’auteure du livre The Power of Impossible Ideas : Evidence that Ordinary People can Accomplish Extraordinary Feats Even in International Relations, édité en octobre 2012. Elle vit une partie de l’année en Russie et y voyage beaucoup.



Source : PUTIN, BY SHARON TENNISON (vineyardsaker, anglais, 17-09-2014)


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Ukr.-Troupes de l’OTAN pour Kiev

Ukr.-Troupes de l’OTAN pour Kiev | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Ukraine/Donbass : des troupes de l’OTAN (sous couvert OSCE) pour aider Kiev

 

Le piètre Porochenko semble avoir obtenu de maigres soutiens financiers américains pour continuer sa guerre contre une partie de son peuple dans le Donbass. Du moins en promesses… Mais il n’a pas obtenu le « statut » qu’il espérait pour son régime au sein de l’Alliance atlantique. L’Occident veut bien faire la guerre à la Russie par l’intermédiaire de la junte putschiste « proeuropéenne », mais sans trop de risques : un « statut d’allié non membre de l’OTAN » aurait immanquablement pu faire déraper la situation vers un affrontement direct avec la Russie. Et ni l’OTAN ni Washington ne semblent prêts pour cela. Pour autant, le potentat kiévien a affiché à Washington une assurance qui tranche avec la réalité de son pays et les inquiétudes de son peuple. Il a même annoncé qu’un de ses fils « combattait » dans le Donbass, au sein d’une unité d’artillerie, de celles qui tirent sur les populations sans défense. À l’arrière, avec les cantinières !

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« La guerre que nos jeunes hommes mènent aujourd’hui n’est pas seulement la guerre de l’Ukraine, a déclaré Petro Porochenko à Washington. Tout le monde doit le comprendre : c’est la guerre de l’Europe. C’est aussi la guerre de l’Amérique. C’est la guerre du monde libre pour le monde libre ! »

Un « monde libre » synonyme de prédations, de destructions, d’avidités, de pillages, de corruption, de criminalités en tous genres, en un mot comme en cent ans de mondialisme.


Pour soutenir son laquais, Washington prévoit le déblocage de 46 millions de dollars (35,6 millions d’euros) d’aide pour l’équipement et la formation des forces de sécurité ukrainiennes. Une aumône par rapport à ce qu’il serait nécessaire d’octroyer à ce régime en chute libre. Cette nouvelle enveloppe porte à 116 millions de dollars (90 millions d’euros) le total de l’aide américaine à l’Ukraine pour sa « sécurité » (sic) !



Des troupes de l’OTAN pour appuyer Kiev


Après la raclée que s’est prise l’armée ukrainienne fin août, l’Occident sent le vent tourner à l’Est. Aussi, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OCDE) a réaffirmé, le 18 septembre, son intention de doubler l’effectif de son contingent d’observateurs déployé dans l’Est de l’Ukraine d’ici fin novembre.


Et comme Israël vient de refuser de vendre des drones d’observation à Kiev (contrairement à l’affaire géorgienne en 2008 où Tel-Aviv en avait vendu à Tbilissi), voilà que l’OTAN se propose, via l’OSCE, d’en fournir gratuitement au régime en place afin de renforcer ses capacités de renseignement, ce qui lui fait gravement défaut.


Outre la Bundeswehr, l’armée de Terre devrait mettre à disposition de l’OSCE (dont indirectement du commandement opérationnel de Kiev), au moins une batterie du 61e régiment d’artillerie de Chaumont avec ses drones tactiques « intérimaires » (SDTI) « Sperwer » (source). Et ce n’est sans doute que le début. Rappelons qu’en 1998-1999 au Kosovo, la mission de l’OSCE n’était qu’un cache-sexe pour agents de la CIA et autres espions atlantistes chargés de repérer des cibles serbes à bombarder pour soutenir les albanomafieux de l’UCK.


Il s’agit très clairement d’un début d’intervention directe de l’Alliance atlantique sur le théâtre d’opérations ukrainien face aux indépendantistes soutenus par la Fédération de Russie. Car, du point de vue de la junte, l’heure est grave : lors du vote sur le « statut spécial » à Verkhovna Rada, Petro Porochenko venu assister à la séance, en a profité pour informer les élus que « près de 60 % » de l’équipement militaire de l’Ukraine avait été détruit depuis le début de l’opération répressive contre le peuple du Donbass. À cela s’ajoute l’éradication, à hauteur de 80 % des effectifs initiaux, des paramilitaires des 7 « bataillons » les plus politisés (Kiiv-1, Dnepr-1, Dnepr-2, Azov, Donbass, Aydar, Shakhtarsk).


Il est donc nécessaire, pour l’Alliance atlantique, de subvenir aux carences des forces ukrainiennes et cela de façon urgente.



Pénuries de matériels et d’effectifs


Stratégiquement, la situation n’a pas beaucoup changé. Les communications interceptées par les indépendantistes en provenance des groupes de combat des forces de Kiev dans le secteur de Donetsk démontrent qu’un groupement tactique interarmes, d’environ 2.500 hommes, au Nord de Donetsk et au Sud-Ouest de Gorlivka, se tiendrait prêt à tenter une énième percée en direction du Sud-Est pour tenter de désenclaver le camp retranché de Debaltseve. Déjà, on signale plusieurs « reconnaissances par le feu » depuis 48 heures en direction de Yasynuvata.


Concernant Delbaltseve, il n’est pas opportun de parler d’un encerclement complet encore. Notons, tout de même que plus de 5.000 combattants sont retranchés sur ce secteur. En comparaison, le fameux chaudron aux frontières du Sud-Est de la poche du Donbass au début de l’été comprenait tout au plus 4.500 combattants. On comprend, dans ces conditions, que Kiev tente le tout pour le tout afin de déverrouiller ce secteur : une nouvelle attaque mécanisée ukrainienne a encore eu lieu hier sur Pervomaisk, au Nord du dispositif défensif du Donbass.


Même situation sur l’Ouest de Donetsk où les forces ukrainiennes ont encore tenté de briser l’encerclement d’un millier des leurs sur la zone aéroportuaire, au moyen de blindés et de batteries de mortiers lourds.

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 .

Aussi, en dépit de son avantage numérique sur les FAN, en effectifs et en nombre de véhicules blindés, Kiev présente d’importantes faiblesses dans son dispositif de premier échelon : entre Mariupol et Volnovakha (au Sud), au Nord de Lugansk, et entre Gorlivka et Debaltseve. Le potentiel offensif et défensif de ces troupes semble assez peu efficace en raison d’importantes pertes tant en personnels qu’en matériels depuis un mois.


Faute d’avoir engagé une 4e vague de mobilisation, du fait d’un ressenti désastreux au sein d’une opinion publique de plus en plus hostile à cette sale guerre, les effectifs manquants n’ont pu être complétés. À cela s’ajoutent des problèmes récurrents de matériels, armements et équipements divers : les forces répressives de Kiev ont perdu environ 60 à 70 % du matériel engagé dans le Donbass et plus de 220 véhicules blindés ont été capturés par les FAN, qui en ont déjà remis en condition de combat entre un quart et un tiers de ces engins.


Bien sûr, dans les entrepôts et les ateliers de réparation de l’Ukraine, il y a encore beaucoup de matériels et d’armements lourds en réserve, mais la plupart du temps ils nécessitent des remises en condition souvent lourdes à réaliser. Les tentatives d’obtenir du matériel en provenance des pays membres de l’OTAN et les tentatives de rachat de véhicules qui devaient être livrés pour honorer des contrats commerciaux internationaux ne comblent pas les manques énormes.


Et l’on apprend, ce soir, qu’un troisième convoi humanitaire de camions blancs en provenance de la Fédération de Russie est annoncé à la frontière ukrainienne. Il comprendrait quelque 170 véhicules transportant 2.000 tonnes de marchandises. Dès son passage de la frontière, il sera accompagné par des éléments des FAN afin de garantir sa sécurité jusqu’à Lugansk.



Par Jacques Frère - NationsPresse.info - le 19 septembre 2014


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Très beau, trop rare !


Le YouTubeur Big Daws fait habituellement des caméras cachées drôles, mais cette fois, il a voulu faire quelque chose de complètement différent.


Il a décidé de se faire passer pour un sans-abri et de mener une expérience sociale.


Il a ainsi donné 20 $ à tous les inconnus qui lui ont prêté main-forte, afin de redonner aux gens qui donnent.


Quelle excellente idée de redonner à ceux qui tentent de faire une différence dans ce monde, que ce soit d’une grande ou d’une petite manière.


Source du texte : Bridoz


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Océan & réchauffement climatique

Océan & réchauffement climatique | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


L’océan a mangé le réchauffement climatique


Tout comme l’écolier pris au dépourvu quand vient le temps de remettre ses devoirs qui met la faute sur son chien, les alarmistes réchauffistes sont pris au dépourvu puisque depuis 18 ans, il n’y a plus aucun réchauffement. Alors, ils essayent par tout les moyens de trouver une excuse pour continuer de justifier le milliard investi dans les entreprises vertes, les fonds de recherche sur le climat et les taxes vertes. Leur trouvaille : l’océan a mangé le réchauffement climatique. La chaleur se serait cachée dans le fond des océans, violant au passage les lois de la physique.


Si c’était vrai, comment se fait-il que les glaces de l’Arctique aient progressé de 43 % depuis 2012 ? Il me semble que si l’eau se réchauffe, la glace devrait fondre au pôle Nord, qui repose directement dans l’océan (contrairement à l’Antarctique, qui repose principalement sur la terre ferme). Et pourquoi est-ce que l’océan n’aurait pas absorbé les variations précédentes, seulement les derniers 20 ans ? Et pourquoi est-ce qu’on bat des records de froid depuis quelques années ?


Ah ! Mais leur réponse est simple : il y a toujours un réchauffement (qui se cache dans l’océan), mais on le voit moins parce que le réchauffement a causé des changements dans les vents, ce qui fait que l’air froid du pôle Nord est poussé plus bas (polar vortex) et ce qui nous donne des hivers très froids.


Nice try, mais l’air est poussé par quoi ? Pour déplacer une masse d’air si importante, ça prend une autre masse (nécessairement plus chaude) qui pousse dessus ou vient remplacer le vide créé. Si c’est le cas, comment se fait-il que la glace soit en progression ?

 

Oui, il y a eu une baisse du couvert de glace depuis 1979 jusqu’en 2007, personne ne remet ça en cause, mais ensuite ça s’est remis à progresser. Souvent les alarmistes vont vous montrer seulement deux photos satellites : 1979 et 2007 (les deux extrêmes), mais ils ne vous montrent pas la progression qui a suivi 2007.

Malheureusement, les données satellites que nous avons ne datent que depuis 1979. Avant, il y a des données historiques sporadiques qui montrent des cycles de progression/régression, mais les données ne permettent pas de documenter ces cycles de façon suffisamment précise. Il faut attendre d’avoir plus de données sur une plus longue période avant d’affirmer quoi que ce soit. Mais ça semble quand même pointer vers des cycles naturels, sinon comment expliquer qu’il y a eu des cycles semblables dans le passé, avant que l’humain ne puisse avoir quelconque impact (s’il existe) sur le climat.


Comme cette hypothèse de chaleur cachée dans l’océan ne tient pas, et a permis tout au plus de garder l’arnaque réchauffiste en vie quelques années de plus, il leur faut une autre hypothèse pour pouvoir continuer de profiter du "gravy train".



Anthony Watts a recensé plus de 52 excuses des réchauffistes pour expliquer qu’il n’y a plus de réchauffement, dont la plupart ont été démontrées comme fausses. Ça démontre le niveau de panique de la part des réchauffistes.

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http://wattsupwiththat.com/2014/09/11/list-of-excuses-for-the-pause-in-global-warming-is-now-up-to-52/

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Un jour, il va falloir qu’ils se rendent à l’évidence. Il s’agit de cycles naturels. À la base ce sont les cycles solaires, qui a leur tour ont une influence sur les cycles océaniques et la formation des nuages (voir projet CLOUD). Rien que l’humain ne puisse influencer. Tout comme l’humain le fait depuis des millénaires, on va simplement devoir vivre avec les caprices de dame nature et s’adapter.


Comment faire peur aux gens (pour les contrôler) s’ils ne peuvent plus dire "c’est votre faute" ?
  Comment justifier des milliards en fonds de recherche sur le climat si l’humain n’a aucun impact ?
Comment exiger que le peuple fasse des sacrifices pour "sauver la planète du réchauffement climatique" si elle n’est pas en danger ?
Comment justifier des milliards en subventions à l’industrie éolienne et solaire, et des hausses vertigineuses du prix de l’électricité si ce n’est pas nécessaire ? 
Comment justifier tant de pouvoir et d’argent à l’ONU (qui exige 100 milliards pas an pour combattre le réchauffement) s’il n’y a pas de réchauffement ?



Et finalement comment justifier l’existence du GIEC, dont la raison d’être est de faire la propagande du réchauffement climatique auprès des dirigeants politiques, s’il n’y en a pas de réchauffement ?

Référence :

http://www.climatechangedispatch.com/the-oceans-ate-global-warming.html

 

Par crioux.wordpress.com - le 15 septembre 2014

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Sur les “réfugiés climatiques”

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Source photo : science.howstuffworks.co


 

Sur les “réfugiés climatiques”

Par Benoît Rittaud (*)

 

Prodige de la climatomancie : les guerres ne sont désormais rien plus que des drames collectifs secondaires. Pour exister médiatiquement, mieux vaut être un « réfugié climatique ».


L’info se retrouve aussi bien sur Le Monde que sur Libération et Le Figaro : en 2013, il y aurait eu trois fois plus de réfugiés « climatiques » que de réfugiés de guerre.


Et vous, les vilains climatosceptiques, continuez à regarder ailleurs alors que la maison brûle ? N’avez-vous donc pas de cœur, ou seriez-vous d’incurables négationnistes ?


Bien que ce soit probablement inutile au vu de la belle unanimité médiatique qui rassemble médias de tous bords politiques, essayons rapidement de faire la part des choses.


Tout d’abord, parler de « réfugiés climatiques » est incorrect selon la façon même dont la climatologie définit son objet. C’est là une distinction fondamentale, que les carbocentristes aiment d’ailleurs bien rappeler quand ça les arrange : le climat n’est pas la météo. Le premier concerne les évolutions à long terme, la seconde les tendances ponctuelles.


Les réfugiés de 2013 pour cause de catastrophes naturelles sont donc des réfugiés météorologiques, le terme dût-il sonner moins bien aux oreilles de ceux pour qui le mot « climat » est associé aux grandioses catastrophes prophétisées par le GIEC (là où le mot « météo » évoque plutôt un présentateur télé qui commente les prévisions du lendemain). Il est vrai que lorsqu’il s’agit de culpabiliser les foules, le « climat », qui désigne désormais la main coupable de l’homme, est toujours plus vendeur que la « météo », plus généralement associée aux « caprices de la nature » dans les représentations communes.


Revenons aux réfugiés, dont le sort tragique mérite mieux qu’une instrumentalisation partisane. Leur regrettable croissance n’a pas besoin des alarmes du GIEC pour s’expliquer, mais de causes sociétales beaucoup plus banales (comme étudiées par exemple dans cet article) : l’urbanisation dans les zones à risque et l’accroissement démographique augmentent mécaniquement le nombre de tués par catastrophes naturelles, surtout lorsque, comme dans le cas des typhons, les populations concernées font partie de pays insuffisamment développés (les Philippines, notamment).


À l’heure actuelle, il n’y a pas de hausse statistiquement perceptible des événements météorologiques extrêmes (même si, en revanche, il y a une hausse visible dans l’importance que les médias leur accordent). Nous n’avons de toute façon aucune manière d’estimer cette évolution statistique à la bonne échelle : qui donc saurait mesurer la fréquence des cyclones ou des sécheresses au XVIIIe siècle ? Quand bien même y aurait-il eu davantage de catastrophes naturelles ces dernières années, comment les relier à l’évolution « anthropique » du climat puisque la température globale, matrice originelle de notre « changement climatique », est stable depuis près de vingt ans ? Autant de questions que les grands médias ont une fois de plus choisi d’ignorer, au profit de la servile campagne de communication qui accompagne la tenue du prochain sommet sur le climat.


Mais il y a plus grave : en se trompant ainsi sur les véritables causes des drames issus des catastrophes naturelles, l’on retarde d’autant la recherche de solutions efficaces. Pour limiter le nombre de réfugiés des catastrophes naturelles, il ne sert à rien d’inciter les gens à limiter leurs émissions de CO2 en prenant leur vélo au lieu de leur voiture. Il est beaucoup plus efficace d’agir à l’aide de digues bien entretenues, de plans d’occupation des sols qui évitent les constructions en zones inondables, ou encore de réseaux d’information et d’évacuation des populations lors d’une menace. Tout temps, tout effort, tout argent et toute matière grise consacrés à la réduction du satanique CO2 et du « sauvetage du climat » sont autant de temps, d’effort, d’argent et de matière grise en moins pour la mise en place de vraies solutions.



Par Benoît Rittaud - skyfall.fr – le 18 septembre 2014

 

(*) Benoît Rittaud est un mathématicien français, sceptique du réchauffement climatique. Il est enseignant-chercheur en mathématiques, maître de conférences à l'université Paris 13, au sein du laboratoire d'analyse, géométrie et applications (Institut Galilée). Il a écrit de nombreux ouvrages de vulgarisation. (Source wikiberal.org) 


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Ponérologie politique

Ponérologie politique | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Ponérologie politique : la science du mal et de son usage à des fins politiques


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Les éditions Pilule Rouge ont publié [en français] le livre du psychologue Andrew M. Lobaczewski Ponérologie Politique.




L’auteur expose ses observations durant ses années de travail clinique en Pologne sur la corrélation élevée entre des actes que la plupart considèrent « mauvais » et diverses pathologies.

 

Le diagnostic le plus juste de ces individus [atteints des diverses pathologies] en jargon psychologique moderne pourrait être la sociopathie, dont la caractéristique la plus importante est le manque apparent de conscience, ou d’empathie, pour les autres êtres vivants. Lobaczewski et certains de ses collègues d’Europe de l’Est, travaillant sous le gouvernement soviétique, ont décidé de mener cette étude aux niveaux les plus hauts et de rechercher comment la sociopathie se déroule dans le gouvernement, dans les affaires, et dans d’autres groupes sociaux.

 

La ponérologie politique (du grec « poneros « signifiant « mal « ) est une science sur la nature du mal adaptée à des fins politiques, qui provoque en définitive à plus grande échelle une pathocratie. La recherche indique que des sociopathes se trouvent parmi toutes les races, ethnies et croyances, et qu’aucun groupe n’est immunisé contre eux. Les sociopathes constituent, selon l’auteur, environ 6 % de la population de tout groupe donné.


L’éditeur de Pilule Rouge déclare que « Ponérologie Politique est un livre qui présente un aperçu horrifiant de la structure sous-tendant nos gouvernements, nos plus grandes sociétés, et même notre système de loi. » Après avoir lu le livre, un certain nombre de questions harcelantes au sujet des politiques et des pratiques du gouvernement et de responsables de sociétés ont commencé à s’éclaircir, du fait que l’analyse de Lobaczewski va au cœur de pourquoi le gouvernement des États-Unis est devenu une entreprise criminelle infernale résolue à dominer le monde et à anéantir un très grand nombre d’êtres humains dans le monde et à l’intérieur du pays.


Quand j’ai commencé la première fois le livre, j’étais plus que déconcerté par le style européen de l’écriture de Lobaczewski – sa verbosité et sa concision —, provocant dans son approche. Néanmoins, comme j’ai poursuivi la lecture, et je dois l’admettre, en me démenant avec ses phrases, ma reconnaissance a de plus en plus grandi envers le livre et l’ami qui me l’a donné. En conséquence, quelques-uns des concepts essentiels de l’auteur exigent d’être partagés, et cet article est simplement la tentative de le faire.

 

Lobaczewski signale d’abord que les sociétés sont plus vulnérables au mal pendant les bons moments. « Pendant les bons moments, » écrit-il, « les gens perdent de vue progressivement le besoin de réflexion profonde, d’introspection, de connaissance des autres, et de compréhension des lois compliquées de la vie. » (p.85) Certes, dans ma vie, je n’ai pas été spectateur d’une société étasunienne voulant réfléchir et lutter contre les complexités de l’existence depuis la guerre du Viêt-nam. Bien qu’une grande partie de la protestation et de l’activisme des années 60 ait été naïvement peu perspicace, la tension et le sentiment d’anxiété de l’époque ont conduit une majorité d’étasuniens à regarder plus profondément en eux qu’ils l’auraient fait autrement.

 

Bien entendu, talonnant la guerre est venu le Watergate, et davantage de preuves que les gouvernements trahissent toujours leurs propres citoyens et nient toujours le faire. Alors, quand la génération des années 70 nous a offert les tromperies de la paix et du gouvernement honnête, le travail préparatoire pour les horreurs actuelles était posé dans le pays et mondialement. Les USA étaient lassés de la guerre, et la douleur cuisante des blessures du Watergate exprime l’affirmation de Lobaczewski que « pendant les bons moments, la recherche de la vérité devient inconfortable parce qu’elle révèle des faits gênants. » (85)


D’autre part, il déclare, « La souffrance, l’effort, et l’activité mentale pendant des périodes de rigueur imminente mène à une progressive, généralement intensifiée, régénération des valeurs perdues, qui a pour résultat le progrès humain. » (p.87) Réciproquement, « Le cycle des moments heureux et paisibles favorise un rétrécissement de la vue du monde et une augmentation de l’égotisme… » Bien, Jung l’a dit longtemps avant Lobaczewski : l’analyse consciente de la douleur produit la croissance tandis que ne rien laisser se dérouler excepté les bons moments produit la stagnation et l’illusion. (87)

 

Peut-être qu’aucune génération de l’histoire étasunienne n’a jamais été aussi vulnérable à l’égotisme que celle des années 70. Elle est devenue notoire en tant que « MA Génération » pour une raison — non seulement parce que les étasuniens sont devenus plus narcissiques personnellement, mais aussi parce que mondialement, en dépit de la perte de notre première guerre et de l’érosion du scandale du Watergate, nous avons continué à démontrer notre supériorité pendant que nous continuions à mettre en scène divers coups autour du monde et à faire la guerre économique contre les pays en voie de développement, dressant la scène pour l’ascension de Reagan au pouvoir dans les années 80 et pour notre radicalisation comme sauveur par contraste « à l’empire du mal » de quiconque osant être en désaccord.

 

C’est exactement à ces moments d’autodélire que les nations se rendent elles-mêmes sourdes, muettes, et aveugles aux sociopathes amoraux qui les séduisent par des politiques et des pratiques qui sont mortelles pour elles et pour le reste du monde. Le manque de réflexion produit par définition des êtres humains dénués de discernement.

 

Un énorme problème, que j’ai avec l’élucidation de la théorie de Lobaczewski, est son usage de « normal » pour décrire les gens qui ne sont pas sociopathes. J’aurais souhaité qu’il utilise un terme différent, car « normal » est aussi amorphe et chargé de la naïve supposition qu’il existe une chose comme un être humain sans au moins un dysfonctionnement dans un aspect de sa vie. Néanmoins, il souligne que les soi-disant individus « normaux » ne peuvent pas comprendre l’esprit ou le comportement du sociopathe, et qu’ils sont ainsi particulièrement vulnérables à subir leurs nuisances — d’où la principale raison de l’écriture du livre sur la ponérologie, c’est-à-dire, l’instruction des non-sociopathes sur cette pathologie.


L’auteur emploie l’expression « orateurs captivants » pour décrire les charmeurs de serpents psychologiques qui semblent être des sauveurs, des penseurs ou des politiciens éclairés, même des activistes qui se présentent comme possédant des intuitions basées sur une recherche effectuée uniquement par eux-mêmes ou sur des informations obtenues au travers de voies extraordinaires auxquelles personne d’autre n’a accès. Cela pourrait aussi s’appliquer aux chefs de culte comme Warren Jeffs et Jim Jones.

 

Cependant, l’auteur avertit le lecteur que nos propres processus inconscients peuvent empêcher de passer les « drapeaux rouges » qui peuvent surgir en ayant affaire aux sociopathes. « Les processus psychologiques inconscients surpassent le raisonnement conscient, dans le temps et dans les possibilités, rendant de nombreux phénomènes psychologiques possibles. » (152) Ainsi le déni qui interdit à quelques individus de voir les vérités les plus sombres sur ce qu’un sociopathe tente de promouvoir, c’est-à-dire, « Notre gouvernement ne nous nuirait pas ; notre gouvernement a nos meilleurs intérêts au cœur ; aucun président ne pourrait s’en tirer avec ça ; l’autorité de la loi est toujours au travail aux USA ; le fascisme ne peut pas arriver ici ; le gouvernement US ne pourrait pas vraiment avoir orchestré les attaques du 911 ; si le 11/9 était orchestré par le gouvernement US, trop de gens auraient été impliqués pour que cela reste secret », et ainsi de suite ad infinitum.

 

Lobaczewski affirme que chaque société devrait enseigner à ses membres des techniques de pensée appropriées et comment détecter les drapeaux rouges de la sociopathie. L’enseignement des techniques de pensée critique dans le processus éducatif est une étape dans cette direction, mais aux USA aucun enfant n'est éduqué pour faire baisser le niveau gargantuesque du projet [des psychopathes], même cette première étape est absente d’une manière accablante.

 

L’auteur déclare, « un réseau renforçant toujours les individus psychopathes et apparentés commence graduellement à dominer, éclipsant les autres. » (192) Cette situation revient rapidement à une pathocratie ou à un système dans lequel une petite minorité pathologique prend le contrôle d’une société de gens normaux. (193) L’éditeur du livre, Laura Knight-Jadczyk, n’hésite pas dans des notes de bas de page à appeler Karl Rove, Dick Cheney, et Donald Rumsfeld, sous la tutelle du Leo Strauss, les principaux acteurs de la pathocratie du 21e siècle étasunien. Tragiquement, selon l’auteur, « La pathocratie paralyse progressivement tout [et]… s’impose progressivement partout et engourdit tout. » (195)

 

Si tous ceci semble très sinistre, et ça l’est, Lobaczewski nous encourage en soulignant cela, « Si l’activité de facteurs ponérogénique — les individus déviants pathologiques et leur activité — est soumise au contrôle conscient d’un scientifique, spécifique, et de nature sociétale, nous pouvons contrecarrer le mal aussi efficacement qu’au moyen d’appels persistants au respect des valeurs morales. » (180) En d’autres termes, l’auteur maintient que, faire campagne pour les seules valeurs morales ne peut ni prévenir ni mettre à découvert l’activité ponérogénique.


En fait, il affirme, que cela peut aggraver cette activité en détournant l’attention des formes les plus horribles du mal vers ce qui n’est pas mauvais du tout ou se présente sous des traits plus complexes et moins flagrants. Dans ce pays, nous avons été seulement spectateurs de l’idéologie de la droite religieuse et de sa rhétorique à observer un dernier exemple stellaire. Professant être une « culture de vie » elle est implacablement obsédée par la mort, la violence apocalyptique, le feu de l’enfer et le soufre. Essentiellement, ne servant aucun objectif dans le milieu courant, elle nourrit et perpétue la pathocratie.

 

Ponérologie Politique est un travail de valeur inestimable que chaque être d’humain s’efforçant de devenir conscient devrait lire, non seulement pour son exposé de la pathologie des individus actuellement aux commandes du gouvernement US, mais aussi pour la lumière qu’il peut jeter sur des individus plus proches de chez soi, ceux qui peuvent être des amis, des camarades activistes, des meneurs d’affaires ou civiques.

Le but du livre n’est pas d’inciter à la paranoïa, mais de cultiver le discernement et d’étayer notre confiance en notre intuition innée afin de naviguer sur les manifestations intimidantes du mal qui nous entourent au 21e siècle.

 

Par Paul - echelledejacob.blogspot.be  - le 17 septembre 2014 - Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info

Original : ThePeoplesVoice.org, Carolyn Baker, le 9 février 2007


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