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José Mujica, Président

 

Le Président de l’Uruguay se préoccupe plus du bien-être de ses concitoyens que du reste.  Son discours est un exemple que devraient suivre "nos" politiciens. - Duc

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En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

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École & industrie néolibérale

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L’industrie néolibérale, un modèle pour l’école ?

Par Carlos Perez


Depuis une vingtaine d’années, l’école est de plus en plus soumise à une obligation de résultat et de performance. L’École imite le système de production industrielle et évolue comme évoluent nos entreprises. Petit à petit, réforme sur réforme, en 20 ans le modèle éducatif a incorporé, voire absorbé le modèle de management industriel.


On pousse l’apprenant à toujours plus d’efficience, d’efficacité, d’adaptabilité et de productivité pour affronter le marché et la compétitivité mondiale aux dépens de son bien-être et de sa santé. 


« L’enseignement belge francophone mis au régime pour réaliser plus de 300 000 000 € d’économie de 2015 à 2016 », titrait l’article de Pierre Bouillon le lundi 23 juin 2014 dans « le Soir ». Cette réforme économique n’est que le prolongement d’un projet de rationalisation du modèle éducatif qui a débuté il y a déjà 25 ans, comme l’indique l’APED dans son cahier pédagogique intitulé « 25 ans d’austérité dans l’enseignement ». Pourtant tout le monde sait qu’il manque des écoles à Bruxelles dans pratiquement toutes les sections (1). Et la situation est la même pour les professeurs : « un manque criant de profs à Bruxelles » titrait l’avenir.net dans son édition du 14 octobre 2013. 


La question est : comment demander à l’apprenant de produire toujours plus, avec toujours moins ? Très simple : on prend comme modèle l’industrie. On rationalise le modèle éducatif comme on rationalise une entreprise industrielle. L’École imite le système de production industrielle et évolue comme évoluent nos entreprises. Petit à petit, réforme sur réforme, en 20 ans le modèle éducatif a incorporé, voir absorbé le modèle de management industriel.


Cela s’appelle le « New management » public ou l’économie de la connaissance. 


Voilà ce que nous dit Cristian Marroy sur cette question, dans son livre « l’école à l’épreuve de la performance », p38 :


« Face à ces contraintes budgétaires, les économistes mettent en avant leur capacité à apporter des solutions pour « produire » plus et à moindre coût, c’est-à-dire éduquer mieux avec des budgets stables, voir moindres, en définissant les paramètres institutionnels sur lesquels les politiques doivent jouer pour optimiser le système. Pour ce faire, l’analyse économique utilise le paradigme de la fonction de production importée du monde de l’entreprise. » 


Les économistes au secours de notre enseignement, ceux-là mêmes qui n’ont rien vu venir dans les différents crashs boursiers et qui ont plongé toute la planète dans la misère et l’austérité, à la rescousse de l’éducation. Quelle barbarie, les incompétents au service de l’éducation, nos enfants sont véritablement en danger.

Voilà ce qu’il nous propose : 


« James Lewis Jr, économiste américain, a milité pour l’introduction des méthodes de gestion d’entreprise dans l’éducation. En prenant exemple sur les meilleures de nos firmes, nous pouvons mener notre combat pour l’excellence de nos circonscriptions scolaires rapidement, humainement et en faisant des économies. De Closet, en France, ne dit pas autre chose, « pour nos circonscriptions scolaires, il faut prendre exemple sur Bouygues et Renault. »


Toutes ces méthodes, pour diminuer et comprimer les coûts par enfant et gagner en productivité, pénètrent à vitesse accélérée le modèle éducatif. C’est également ce que confirme Dominique Raulin, agrégé en mathématique : alors que le temps annuel d’enseignement diminue, la somme de connaissances disponibles connaît un accroissement sans précédent. Et Emmanuel Davidenkof, lui aussi, parle d’un empilement des connaissances par élève sans précédent, comme s’il fallait que les enfants empilent tout ce qu’il n’est pas permis d’ignorer. 


Cette prouesse est réalisée par des méthodes de rationalisation et de management empruntées au modèle industriel. On parvient à augmenter la production des élèves dans les conditions décrites ci-dessus grâce à des méthodes qui ont fait leurs preuves dans les entreprises sur les ouvriers, des méthodes d’adaptabilité, de flexibilité, de drill et de conditionnement couplées d’évaluations permanentes pour augmenter la qualité et le volume de production de l’apprenant. 


Tout ça en diminuant les coûts par enfant, l’industrie « un vrai miracle » !


« Claude Lessard analyse les nouveaux rôles des administrateurs d’établissements dans le cadre des pratiques actuelles, nettement « managériales et productivistes », et les enjeux de cette évolution où « l’autonomie est désormais conditionnelle à l’insertion réussie des enseignants dans des systèmes de gestion axée sur les résultats » : question préoccupante, conclut-il. » (2) 


Le mouvement politique d‘éducation populaire (M’PEP), dans un article paru dans le journal « Innovation Démocratique », le mardi 20 août 2013, a également sa petite idée sur cette nouvelle fonction productiviste de l’école :


« Le productivisme appliqué de manière croissante à l’enseignement et le recentrage sur les fondamentaux », c’est-à-dire dans la conception élitiste des libéraux, les mathématiques et le français. Un bachotage permanent, complété par un infernal dispositif d’évaluation des élèves, survalorise la performance personnelle. Les conséquences en sont à la fois une baisse de l’enseignement des connaissances générales et la disparition de toute référence au plaisir d’apprendre. Tels sont les effets du remplacement d’une vraie pédagogie par les préceptes productivistes. Une conception des finalités de l’enseignement et de la scolarité calquée sur celle du travail, avec les mêmes conséquences : une recherche de la productivité conduisant à l’explosion des maladies « professionnelles » (3) symptômes de l’inadaptation au système.


La réforme réactionnaire du système psychiatrique en cours dans le cadre européen (enfermement autoritaire et isolement des patients) est la réponse du système libéral aux destructions psychiques provoquées dans la population par la recherche sans fin de plus de productivité. Des expérimentations sont d’ailleurs en cours dans les écoles, à la demande des institutions européennes, pour détecter dès la petite enfance les signes de l’inadaptation et leur traitement par la psychiatrie. Tel se présente le dangereux mouvement pour la médicalisation de la difficulté scolaire. »


Depuis une vingtaine d’années, l’école est de plus en plus soumise à une obligation de résultat et de performance.


Tous les organismes nationaux et internationaux inspirés par l’OCDE et les idées du « new public management » poussent inexorablement l’éducation dans cette direction.


Réforme sur réforme, en 20 ans, notre modèle éducatif a incorporé une approche économique et une culture d’entreprise. Le constat suivant est malheureusement plus que confirmé.


Il ne s’agit plus d’humaniser la norme, mais de normaliser l’homme. Ce qui ne devait être à la base que la partie la moins intéressante, la plus marginale, en définitive la moins importante du processus pédagogique, c’est-à-dire les évaluations et la mesure des performances des ressources humaines de « l’élève », se révèle être aujourd’hui le cœur et le noyau de la politique en matière éducative.


Toutes les productions de l’apprenant doivent être évaluées, notées, scrutées à la loupe, exactement comme le font les entreprises pour améliorer l’efficience de la production.


Cela implique que l’apprenant fasse ce qui lui est demandé, de la manière dont cela lui est demandé, le plus souvent selon des modalités qui lui sont imposées sur le mode implicite.


Pour se faire, tous les marqueurs et les outils attachés à l’éducatif, qu’ils soient sociaux, pédagogiques, politiques, juridiques et économiques, vont s’organiser et être orientés dans une seule et unique direction : améliorer la croissance productive de l’apprenant en rationalisant l’école, ses structures et ses méthodes, comme on rationalise les entreprises.


Le professeur, reconverti en manager, doit exclusivement se concentrer sur l’amélioration de l’efficience productive des ressources humaines mises à sa disposition.


L’oppressé ou l’élève peut produire toujours plus, si l’on parvient à le formater de façon précoce et féroce, en l’obligeant insidieusement à s’adapter en permanence, pour son bien, quitte à détruire sa santé. L’objectif essentiel du discours du New Management public est d’accroître le profit, c’est-à-dire qu’en rationalisant tout et partout, on peut malgré tout accroître la production pédagogique de l’apprenant. Le moyen privilégié, dont on se sert pour assurer la pérennité de cette logique, consiste à manipuler le langage pour en pervertir le sens « la Nov langue ».


Le langage commun à l’industrie a pénétré l’école pour en accepter l’essentiel : la logique productiviste.


Dès lors, le langage de notre modèle éducatif sera le langage de l’efficience et de l’efficacité, quel que soit le parti politique au pouvoir. Si l’on parle de mixité sociale dans l’enseignement, ce n’est absolument pas pour la diversité qu’elle procure, mais comme facteur d’efficience, de croissance et de compétitivité, c’est-à-dire que l’émulation pour la production et le mimétisme sur les plus productifs doivent pousser l’élève moins productif à vouloir augmenter sa propre productivité sans que cela ne coûte un euro à l’école ou à l’entreprise, marqueur qui a antérieurement été introduit dans les entreprises 


« Le 22 octobre 2004, trente-cinq dirigeants de grandes entreprises du CAC 40 signent la charte de la diversité « Promouvoir la diversité en entreprise : genèse et ambiguïtés d’une initiative patronale » (4) pour ajouter un facteur de tension supplémentaire et une concurrence de plus, incitations qui doivent permettre une meilleure compétitivité et productivité entre allochtones et autochtones.


On parle de pédagogie par objectif et compétences, ce qui permet un meilleur rendement individuel, également introduit dans les entreprises. On parle de portefeuille de compétences et de portefeuille linguistique, pour se positionner le mieux face à la concurrence, d’économie de la connaissance, du capital immatériel de ressources humaines, de régulation par les résultats, d’évaluations standardisées, de mesures statistiques de la production de l’élève. Même les méthodes pédagogiques doivent soutenir la production, et, par exemple, une polémique est née autour du global et du syllabique pour savoir laquelle des deux méthodes était la plus efficiente et permettait la meilleure production écrite de l’apprenant.


Ce débat est toujours d’actualité : lesquelles des méthodes traditionnelles ou actives permettent-elles une meilleure production, plus d’efficacité et d’efficience, compte tenu du volume de production que l’apprenant doit fournir et du temps de production qui lui est rationnellement imparti ?


« Dans le discours des institutions internationales et de plus en plus dans celui des responsables nationaux, l’école a pour fonction de produire des ressources humaines ou du « capital humain ». L’employabilité est devenue la norme qui organise les mutations de l’école. L’idéologie de la professionnalisation a pénétré l’université et l’ensemble du système, jusqu’aux premiers niveaux de l’enseignement.


Prenons le « socle commun de compétences ». (5). Ces compétences ont été fixées par l’OCDE et par la Commission européenne à partir de critères d’employabilité, en fonction de considérations économiques et non pas pédagogiques. On va jusqu’à redéfinir les programmes, l’évaluation, la pédagogie. (6) »


Bref on ne parle plus de l’école qu’en termes managériaux et de l’apprenant et qu’au regard de son adaptabilité face au processus de production pédagogique. Il faut maintenir le taux de compétitivité, de productivité et de croissance. 


Toujours à un niveau plus élevé, la fameuse triade du père Didon pour les Jeux olympiques « toujours plus vite, toujours plus fort, toujours plus haut ». Seul le marqueur de la croissance illimitée de la production de l’apprenant est toléré par le système néolibéral tout comme dans l’industrie, quitte à mettre en danger tous les hommes et la planète elle-même. Le « progrès » sans morale ni étique est-elle encore du « progrès » ?


Selon l’OCDE, ce serait plus de 350 000 000 personnes qui seraient touchées par la dépression nerveuse dans les pays industrialisés. Selon l’OMS, en 2001, quelque 450 000 000 personnes (13 % de la population mondiale) souffriraient d’une affection neurologique.

On prévoyait également qu’une personne sur quatre allait connaître un trouble mental au cours de sa vie.


Selon une évaluation du CREDES, le nombre de déprimés aurait augmenté de 50 % entre le début des années 1980 et le début des années 1990. Aux États-Unis, selon un rapport du BIT datant de 1993, le « stress » coûtait déjà quelque 200 milliards de dollars par an, soit la totalité des bénéfices des 500 sociétés les plus riches du pays.


Plus récemment, les médecins du travail américains soulignaient que les dépressions du personnel étaient devenues l’une des maladies les plus coûteuses auxquelles devaient faire face les employeurs et que les congés maladies, dont elles étaient responsables, étaient les plus longs et que leur taux de rechute était plus élevé que celui des maladies cardiaques et des douleurs dorsales. 


Voilà ce que l’on réserve pour l’école et l’apprenant : un « progrès » qui est une véritable forme de barbarie. L’adaptation permanente aux normes productives et compétitives du système, ce qui à mes yeux n’est absolument pas signe de progrès pour l’humain, mais de domination des corps et des esprits et d’exploitation permanente.


La seule chose qui est prise en compte aujourd’hui, dans les analyses de l’école, même chez les progressistes, c’est la question de la productivité, de la rentabilité des élèves, de leur niveau et de la médiocrité de ce niveau qu’il faut sans cesse remonter. Jamais la santé et le bien-être de ces enfants ne sont intégrés dans la réflexion. En bref : formater, conditionner, formater, il en restera bien quelque chose, placer l’enfant au centre de l’éducation. Oui, mais comment et pour quoi faire ?

 

Par Carlos Perez - Investig’Action – le 22 septembre 2014

 

 

Notes :

1. « le Soir », 4 mai 2012.

2. cfr Les cahiers pédagogiques, « Enseigner, un métier sous contrôle ? » mai 2014

3. Dans le cas de l’école : les « dys » — dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, dysorthographie, etc.

4. Milena Doytcheva, Myriam Hachimi Alaoui, "Promouvoir la diversité en entreprise : genèse et ambiguïtés d’une initiative patronale », REVUE Asylon(s), N° 8, juillet 2010 — septembre 2013, Radicalisation des frontières et promotion de la diversité. URL de référence : http://www.reseau-terra.eu/article9...

5. Introduit au collège puis en primaire, il liste les aptitudes que l’élève doit acquérir, à côté des connaissances.

6. Christian Laval ;

gaetanpelletier.wordpress.com/2014/04/07/alfred-est-dans-le-frigo/

 

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Beauté d'orage


Images splendides d'orage au dessus de Montseny, près de Barcelone.


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Le plus chanceux des cyclistes !


Chanceux cycliste et ... même pas mal !


Incontestablement, le cycliste que vous verrez dans cette vidéo a beaucoup de chance, mais qu’en est-il des conducteurs du camion ou de la voiture rouge ?


Et si les règles de priorité avaient été respectées ?


Duc

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Erasmus = moins de chômage

Erasmus = moins de chômage | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Une étude d’impact de la Commission européenne démontre que les étudiants ayant bénéficié du programme d’échange Erasmus sont moins exposés aux risques de chômage, à court comme à long terme.


Déjà devenu un symbole des politiques européennes, le programme Erasmus s’apprête à nouveau à soigner sa réputation. Une étude, commandée par le département «Culture et Education» de la Commission européenne, avance que les recruteurs apprécieraient particulièrement les valeurs développées par les étudiants lors de leurs échanges.


Plus confiants, plus déterminés ou encore plus curieux, les «Erasmus» seraient deux fois moins exposés au risques de chômage de longue durée (chômage de plus de 12 mois, NDLR) que les étudiants restés sur le territoire national.


L’enquête, réalisée par des experts indépendants est annoncée par l’Union européenne (UE) comme «la plus importante en son genre» avec près de 80.000 réponses recueillies.


En se rendant à l’étranger lors de leurs cursus, les jeunes acquièrent «non seulement des connaissances dans des disciplines précises mais renforcent aussi des compétences transversales très appréciées par les employeurs» expliquent les experts.


Conséquence directe, ils réussissent nettement mieux leur insertion sur le marché de l’emploi. Cinq ans après l’obtention de leur diplôme, les «Erasmus» présentent un taux de chômage inférieur de 23% par rapport à ceux qui n’ont pas profité de cette opportunité.


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Des paroles et des actes


Intéressant à écouter (jusqu'au bout), puis ... à vous d'en faire ce que vous voulez.  - Duc


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Ukr. - Comment arrêter le conflit ?

Ukr. - Comment arrêter le conflit ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo : bundesfinanzministerium.de


 

UKRAINE : Y a-t-il une issue pour éviter l’aggravation du conflit ?


Le 3 septembre, le président russe Vladimir Poutine a présenté un plan d’urgence proposant des solutions susceptibles d’arrêter le conflit guerrier en Ukraine. Le président russe a présenté ce plan un jour avant le début du sommet de l’OTAN au Pays de Galles, mais les réactions des politiciens de l’OTAN et des médias occidentaux ont oscillé entre ignorance et refus. L’OTAN ne s’était pas réunie au Pays de Galles pour une recherche de la paix et pour un arrangement à l’amiable avec la Russie. Au contraire, on était venu pour prendre des décisions selon la nouvelle image de la Russie présentée comme ennemie et liée au renforcement de l’armement militaire.


Dès le lendemain de la présentation du plan du président russe, le président des États-Unis Barak Obama et le Premier ministre britannique David Cameron ont persisté également dans ce registre contre la Russie, par une contribution commune dans le journal britannique « Times ». De nouveau, ils ont reproché au gouvernement russe « l’annexion illégale de la Crimée et d’avoir enfreint les règles par l’envoi de troupes sur le territoire ukrainien » et « miné le fondement d’un État souverain ».


Avec les formulations de ces deux politiciens, des allégations ont été présentées comme des faits. En effet, au sujet de la votation populaire concernant l’adhésion de la Crimée à la Fédération de Russie, il n’existe pas de jugement juridique homogène reconnu internationalement. Il n’est pas non plus avéré que le gouvernement russe ait envoyé des troupes en territoire ukrainien. La souveraineté de l’Ukraine est minée déjà depuis des années par l’ingérence de différents gouvernements et leurs organisations d’avant-garde dans les affaires intérieures du pays. L’accord d’association avec l’UE en fait partie ainsi que les efforts entrepris pour rattacher le pays plus étroitement à l’OTAN.


L’article du président américain et du Premier ministre britannique n’est qu’un exemple entre autres de comment des appréciations controversées et des allégations peuvent être déclarées comme des faits et comment s’effectue la manipulation par un choix de mots ciblés. Le but évident est de désigner sa propre position comme « bonne » et l’autre comme « méchante ». D’importants médias occidentaux, s’efforçant de donner des informations objectives et claires n’y participeraient pas. Dans des situations controversées, ils préfèreraient donner la parole aux divers points de vue. Ils s’abstiendraient de toute partialité et en aucun cas ils ne verseraient de l’huile sur le feu. Lorsque des journaux lus au niveau international, tel le magazine américain Foreign Affairs vont dans cette direction (cf. l’article de John J. Mearsheimer, en page 1), c’est comme une lueur d’espoir à l’horizon.


On pourrait encore dire beaucoup de choses en ce sens. Mais le plus important est la conclusion : le conflit ne pourra être résolu de cette manière. Au contraire, il s’aggravera et le prix à payer par nous tous, sera très élevé. Quand se rendra-t-on à la raison ? C’est une voie sans issue que de miser dans ce conflit sur la « victoire » pour faire subir une « défaite » à l’autre partie et de refuser le dialogue honnête d’égal à égal.


En I969, l’éminent historien suisse Jean-Rodolphe de Salis a rédigé une expertise détaillée, complétée en 1971, pour l’institut de recherche Deutsche Gesellschaft für auswärtige Politik sise à Bonn. Elle est intitulée « Guerre froide et détente entre l’Ouest et l’Est » et peut être consultée dans le recueil d’essais, édité en 1971, « Geschichte und Politik. Betrachtungen zur Geschichte und Politik. Beiträge zur Zeitgeschichte », pages 257 à 370. Le nombre d’environ 120 pages montre déjà l’étendue et le soin de l’historien suisse se penchant sur cette question historique d’une actualité brûlante à cette époque.


Il n’est pas de notre propos de présenter cette analyse très différenciée – il faut l’étudier soi-même d’un bout à l’autre. Mais la conclusion de l’analyse doit être citée ici – car elle est toujours d’actualité : « C’est un fait frappant que de plus en plus souvent notre Terre est appelée ‹planète›, la politique ‹planétaire›. C’est également l’intuition des poètes et des écrivains (bien que les politiciens ne les écoutent guère) de rappeler aux contemporains, dans leurs œuvres, cette communauté de destin inquiétante des habitants de cette Terre. C’est un symptôme révélateur, qu’un grand dramaturge de nos jours [Friedrich Dürrenmatt] puisse appeler son œuvre théâtrale, dont l’action confronte l’existence tourmentée, amère et déchirée des habitants de la Terre aux événements cosmiques, ‹Portrait d’une Planète›. La solidarité de fait des habitants actuels et futurs de notre planète est – au-delà de tout ce qui nous sépare, de la haine et de la misère – devenue inévitable.

L’heure de la vérité historique impose que les affaires politiques des peuples, des États et des continents soient prises en considération et réfléchies à l’échelle planétaire et que les responsables tirent les bonnes conclusions de cette évidence incontestable. »


Von Salis cite dans son analyse des déclarations étonnantes de politiciens et de militaires de l’Ouest et de l’Est, témoignant d’une lutte intense autour de ces questions, comment la guerre froide, déjà fatale à cette époque, pourrait être surmontée. Qu’il s’agissait en premier lieu de prendre sérieusement en considération le point de vue et l’argumentation des autres parties du conflit et d’en tenir compte. Un exemple parmi tant d’autres à cette époque : « Nous devons reconnaître la profondeur et l’honnêteté des craintes russes concernant la sécurisation de leur patrie contre une invasion de l’extérieur. Dans une véritable unité de l’Europe, la Russie doit obtenir son rôle… Nous agirions de façon irréfléchie et blâmable, si nous essayions de résoudre le problème de l’unité européenne […] par un coup de force. Nous devons éviter la force par tous les moyens dont nous disposons. La seule union pouvant résulter de la violence est l’union dans les cendres et la mort… » Ce sont les propos de l’ancien Premier ministre et ministre de guerre britannique Win­ston Churchill, lors de l’attribution du prix « Aachener Karlspreis » en 1956.


Aujourd’hui, presque 60 ans plus tard, la majorité des populations, également au sein des États occidentaux, sait que l’affirmation selon laquelle la politique russe serait une menace pour les autres États européens n’est pas fondée et que la politique occidentale des 20 dernières années a été bien trop imprégnée d’arrogance et d’aspiration à l’hégémonie partout dans le monde. Une grande majorité est consciente qu’une aggravation du conflit avec la Russie coûtera très cher à tous les participants et avant tout aux Européens. Elle sait également qu’il n’existe pas d’alternative réaliste à une solution négociée et à l’entente entre les parties du conflit.


On ne peut comprendre comment la politique actuelle des États-Unis, de l’OTAN et de l’UE pourrait donner satisfaction à cette exigence. En tant que citoyen, ignorant la vie intérieure de nos gouvernements, on ne peut que poser des questions sur la logique de cette politique : les États-Unis, l’OTAN et l’UE veulent-ils vaincre la Russie dans une guerre ? Veut-on pousser la Russie à tel point dans ses retranchements pour provoquer une action irréfléchie ou des émeutes à l’intérieur du pays ? Veut-on de nouveau partager le continent en deux ? Veut-on couper toutes les relations entre la Russie et les autres États européens pour pouvoir les rattacher plus étroitement aux États-Unis comme puissance prépondérante en Europe, leur permettant ainsi de reconquérir l’hégémonie perdue ? …


Quelques soient les motivations des politiciens européens à prendre cette voie erronée – en tant que citoyen nous ne devons l’accepter en aucun cas. Avant tout parce que cette voie est fatale et qu’il existe d’autres voies. Peut-être que ce sont des voies évoluant dans d’autres systèmes que victoire ou défaites, puissance ou impuissance, nous ou les autres. La voie des solutions négociées – et ce ne sont que celles-ci que l’humanité peut accepter de nos jours – exige comme condition préalable l’égalité et le véritable dialogue. C’est une issue à la spirale de l’aggravation du conflit.



Cessez-le-feu


Le 5 septembre des représentants du gouvernement ukrainien et des parties du pays ayant voté en mai l’indépendance ont signé un accord de cessez-le-feu. Cet accord a été précédé par des affrontements militaires meurtriers dans ces parties du pays engendrant des destructions lourdes, des milliers de blessés et autant de morts – cela également parmi la population civile.


Le cessez-le-feu, il faut bien le dire, n’a été possible que lorsque le gouvernement ukrainien et l’OTAN – le 1er septembre déjà « Spiegel Online » titrait : « Analyse de la situation militaire : l’OTAN voit l’Ukraine déjà comme perdante dans ce conflit » – ne pouvaient plus miser sur une victoire en Ukraine.


Quoi qu’il en soit : tout être humain, encore un tant soit peu raisonnable et possédant une étincelle de compassion, espère qu’il n’y ait dans ce conflit pas davantage de victimes et de destructions. Actuellement déjà des milliers de morts – c’est de la folie !


Malheureusement, il faut en cette situation rappeler une nouvelle fois la fameuse « Paix de Westphalie » de 1648. Malheureusement, cette conclusion de paix n’est devenue possible seulement lorsque les deux parties en guerre ne pouvaient plus espérer de victoire. Les négociations et leurs préparations se sont étendues pendant plus de 11 ans. Et chaque fois qu’un des belligérants croyait de nouveau pouvoir remporter la victoire, les négociations s’interrompirent – jusqu’à ce que les deux adversaires soient tellement épuisés qu’une fin de la guerre s’imposa. Espérons qu’aujourd’hui nous serons un peu plus avancés qu’à l’époque. Espérons qu’il y aura parmi les politiciens et les militaires responsables un reste de conscience et de bon sens leur disant que chaque minute meurtrière supplémentaire représente un crime contre l’humanité.



Le « Plan de Poutine » pour régler le conflit en Ukraine


3 septembre 2014
 - À la fin de sa visite de travail en Mongolie, Vladimir Poutine a présenté son plan lors d’un entretien avec des journalistes :



Afin de stopper les effusions de sang et pour stabiliser la situation dans le Sud-Est de l’Ukraine, je pense que les parties au conflit devraient immédiatement se mettre d’accord et coordonner les pas suivants :



1.  Mettre fin aux opérations offensives actives des forces armées, des unités armées et des groupes de miliciens dans le Sud-Est de l’Ukraine, dans les régions de Donetsk et Lougansk.



2.  Retrait des unités des forces armées ukrainiennes jusqu’à une distance rendant impossible le tir sur des régions habitées à l’aide d’artillerie et de toute sorte de lance-roquettes multiples.



3.  Mettre en place un contrôle international total et objectif de l’application du cessez-le-feu et contrôle de la situation dans la zone sécurisée créée par le cessez-le-feu.



4.  Défense de l’engagement d’avions militaires contre des civilistes et dans des régions peuplées au sein de la zone de conflit.



5.  Organisation de l’échange de personnes retenues par la force sur la base « tous contre tous » sans aucune condition préalable.



6.  Ouverture de couloirs humanitaires pour les réfugiés et la livraison d’aide humanitaire vers les villes et les régions peuplées du Donbass – les régions de Donetsk et Lougansk.



7.  Permettre l’accès de brigades de réparation à des localités endommagées dans la région du Donbass, pour réparer et reconstruire les installations sociales et les infrastructures de première nécessité et aider la région à se préparer pour l’hiver.

Source : eng.kremlin.ru/transcripts/22899
 (Traduction Horizons et débats)

 

 

Par Karl Müller — Mondialisation.ca – le 20 septembre 2014

Source : horizons-et-debats.ch


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La chute du pétrodollar

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La chute du pétrodollar résonnera sur la planète entière (Docteur Willie).

 

Le dollar a basculé de son trône. L’écuyer fidèle du pétrodollar, ce dollar vert, vit son déclin. La guerre en Ukraine constituera pour le dollar son Waterloo. Le refus des Saoudiens de négocier leur pétrole uniquement en dollars sera le facteur de cette chute qui résonnera aux quatre coins du globe.


***


L’auteur : Jim Willie est analyste statistique orienté sur les recherches en marketing et prévisions des ventes au détail, docteur en sciences statistiques avec 25 ans d’expérience. Depuis la fin des années 90, Jim prédit avec une étonnante précision toutes les étapes de déclin du capitalisme financier actuel. On lui attribue l’éclatement de la bulle Internet, de Lehman, la chute du marché des subprimes, le crash de 2008 et bien d’autres. Une véritable armée de volontaires de tous horizons et de nombreux pays l’aident à collecter l’information. Voyez également la traduction de son texte publié en 2013, http://politikus.ru/articles/7652-dr-jim-willie-cb-amerikanskie-dolgi-vozvraschayutsya-otpravitelyu.html

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***

.

La politique de la Réserve Fédérale US détruit le système financier. En fait, ce qu’ils appellent une politique de stimulation constitue en réalité le sauvetage camouflé de Wall Street, où les dettes des banquiers sont transférées sur l’État US (et l’ensemble du monde, d’autre part).


Les USA ont renoncé à fixer un plafond de la dette, parodie amère de l’économie réelle. Les USA font penser chaque mois un peu plus à un pays du tiers-monde, avec son immense fraude, son effondrement économique, la guerre, les sanctions, et son absence de direction. La FED s’est engagée en terrain très dangereux en proclamant l’hyperinflation comme sa politique de base, réduisant pratiquement au taux zéro le coût de l’argent et utilisant les dérivés comme moyens de cette politique de facilité. Il s’en suit une fuite des créanciers étrangers qui ne veulent pas alimenter les trillions de dettes américaines.


Cet argent quasi gratuit octroie aux indices de Wall Street des records de croissance, alors que l’économie réelle vit sa chute la plus forte depuis la Grande Dépression. Du fait de l’absence de demande, 30 % des surfaces de vente dans les centres commerciaux restent fermées. Le taux réel de chômage, si l’on écarte toutes les manipulations, est de 22 %. Le pays ne pourra se maintenir longtemps dans une telle situation, d’autant plus que le système de crédit a coincé. Les grandes banques américaines sont en faillite, et continuent à œuvrer pour ce « casino », recueillant à l’aveuglette quelques menus profits du commerce des dettes, mais ne contribuent pas à l’économie réelle.


La confirmation par la Réserve Fédérale US de l’arrêt du Quantitative Easing (QE) est un mensonge de taille. La politique est inchangée, seule la méthode a changé en apparence. La Belgique, pays relativement petit et en crise, a accumulé pour plus de 400 milliards de dollars de bonds de la dette US. Ce flux masque difficilement la tentative de masquer ce casino actif, intensif, qui ne pourra être liquidé sans que ne soit liquidé tout le système. Les USA ne sont plus en mesure de rehausser un peu les mises, dès lors que toutes les banques participantes afficheront directement des pertes astronomiques. Les banques sont engluées dans des dettes maximales, et ne peuvent survivre qui si la tendance à la hausse se poursuit.


Le système qui consiste à générer virtuellement, loin de toute réalité, la demande d’obligations US est médiatisé à ce point que l’on se retrouve avec une demande supérieure à la disponibilité réelle. Et ceci en l’absence de demande des non-résidents. Les USA ont construit un système financier digne d’un pays du tiers-monde. Un exemple flagrant de l’effondrement à venir est la réduction par 4 de la vitesse de la circulation monétaire, alors que l’offre monétaire s’est accrue dans la proportion de 3.5. Cette réduction de vitesse n’est pas due à ce que les gens gardent leur argent sous l’oreiller. C’est un crash systémique. Il se produit une destruction du capital, une réduction des emplois, un ralentissement de l’activité économique.


La suite logique de tout cela, cet écroulement systémique en cours, c’est la faillite des USA et l’indispensable guerre, en vue de défendre le dollar et la dette américaine. Là où l’on commence à écarter le dollar, là apparaissent les guerres. L’Occident refuse le compromis qui permettra de supprimer les grandes banques et entreprendre un nouveau système de commerce. Et c’est pourquoi les pays du BRICS continueront à œuvrer en vue de sortir de la zone dollar US. Les banques centrales sont aux abois. Le système de franchise de la Réserve Fédérale US s’est écroulé. Les banquiers n’ont plus de réponse, il y a ceux qui se sont suicidés, d’autres qu’attend la prison.


De cette crise qui fait actuellement rage, la raison principale est le système bancaire dans son ensemble, en corrélation avec le transfert de l’industrie US vers l’Asie et l’hypertrophie du secteur de l’aide sociale aux USA. Le moteur principal de la domination mondiale US est bien la guerre. La dette US officiellement reconnue de 17 trillions de dollars est due pour moitié aux dépenses militaires. La machine de guerre US défend non seulement le dollar, mais aussi le négoce global de la drogue. Poutine a fermé la Russie aux Rothschild. Poutine a coupé les routes aux fournitures américaines d’héroïne. Pour cela les banksters d’élite veulent écarter (liquider ?) Poutine, et mettre la Russie à leur botte.


Toutefois, cette Russie qui se développe et se joint à la Chine, il sera extrêmement difficile de l’isoler. La Russie, avec ses 12 fuseaux horaires, est le fournisseur incontournable de nombreuses ressources nécessaires à la vie. L’union de la Chine et de la Fédération de Russie élaborera un nouvel étalon commercial fondé sur l’or. Le dollar a basculé de son trône. L’écuyer fidèle du pétrodollar, ce dollar vert, vit son déclin. La guerre en Ukraine constituera pour le dollar son Waterloo. Le refus des Saoudiens de négocier leur pétrole uniquement en dollars sera le facteur de cette chute qui résonnera aux quatre coins du globe. Les Chinois sont aux petits soins pour le Monarque (saoudien, NDT).


Les Saoudiens feront connaitre leur décision dans les semaines ou mois à venir, s’inclinant devant les Chinois, ôtant leur chapeau devant la Russie. Le prix du pétrole sera déterminé par le tandem russo-chinois, et défini en yuans. Dès lors que s’établira l’étalon commercial « or », la fuite de cette dette US deviendra incontrôlable. Le système bancaire se métamorphosera, apportant la prospérité à l’Est, la désolation à l’Ouest. Cet écroulement que l’on entendra de toutes parts est en route. Le dollar sera écarté, et remplacé par l’étalon commercial « or ».



Traduit par Mufasa pour Réseau International


Source :

http://politikus.ru/events/30569-dr-willie-obval-petrodollara-budet-slyshen-po-vsey-planete.html

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La Guerre contre la Démocratie

Documentaire de John Pilger.  Sous-titres français.


Titre original: "The War on Democracy". "La Guerre contre la Démocratie" fut le premier documentaire de John Pilger à être diffusé dans les salles de cinéma.


Ce documentaire explore la relation actuelle et passée de Washington avec les pays d'Amérique latine tels que le Venezuela, la Bolivie et le Chili.


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Ukr. - Temps des incertitudes

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Ukraine/Donbass : le temps des incertitudes

 

Le général américain Philip Breedlove, commandant en chef des forces de l’OTAN, a déclaré samedi 20 septembre lors de la réunion de l’Alliance à Vilnius que les forces russes étaient « toujours à l’intérieur de l’Ukraine », sans plus de précisions. Celui qui reste jusqu’à présent sans solution fiable face à la préparation des forces armées de la Fédération de Russie se limite à entretenir une polémique stérile. Ce qui a sauvé les forces de Kiev d’un anéantissement total, ce ne sont pas les troupes de la plus puissante alliance militaire de ce début de XXIe siècle, mais bien les compromissions d’arrière-cour de ceux que les chefs militaires de Nouvelle Russie, et d’autres d’ailleurs en Russie, appellent la « 5e colonne ». Alors que des combats sporadiques se poursuivent et que les tirs d’artillerie sur les populations civiles de la part des troupes de la junte ne cessent pas, ce début d’automne ouvre une période d’incertitudes en Ukraine et en Russie. Qu’adviendra-t-il du régime de Kiev d’ici quelques mois ? Et de la Nouvelle Russie ? Et du bras de fer entre Moscou et un Occident toujours aussi agressif ? Nul, pour le moment ne peut répondre avec certitude.


.

Cela ne va pas bien à Kiev, politiquement, économiquement, socialement, mais aussi cliniquement désormais. Vendredi dernier, le ministre ukrainien de la Défense, Valery Gueleteï, a déclaré aux journalistes que l’armée russe avait lancé « deux frappes nucléaires tactiques » sur l’aéroport de Lugansk à l’aide de mortiers lourds automoteurs de 240 mm 2S4 Tulpan. Le président de la commission pour les affaires étrangères de la Douma de la Fédération de Russie, Alexeï Puchkov, a commenté sur Tweeter cette énième désinformation : « Visiblement, le ministre de la Défense de l’Ukraine n’a plus toute sa tête. D’où ses affirmations délirantes concernant les soi-disant frappes nucléaires des troupes russes contre l’aéroport de Lugansk. Imaginez si un tel personnage disposait de l’arme nucléaire. » Gueleteï était de ceux qui, au printemps dernier, prônait le nettoyage ethnique du Donbass et une redistribution des terres et des propriétés aux « vrais Ukrainiens », c’est-à-dire aux Galiciens et aux Ukrainiens du centre du pays, les autres étant considérés comme des « sous-hommes ».



Le mécontentement des chefs militaires de Nouvelle Russie

 

 

 .

Les accords de Minsk, s’ils semblent satisfaire partiellement Kiev, mais aussi Moscou et l’OSCE, suscitent inquiétudes et interrogations dans le Donbass et, notamment, chez un certain nombre de chefs militaires de Nouvelle Russie qui, pour le moment, apparaissent comme résignés et très déçus de la position de Moscou qui, selon eux, servirait les intérêts des oligarques et de la frange libérale des élites économiques et politiques russes.


Alors que les tirs d’artillerie sur les civils se poursuivent, ces accords apparaissent d’ores et déjà comme une vaste tromperie qui leur a ôté une belle victoire militaire. Certains évoquent même un coup de poignard dans le dos de la part des milieux libéraux russes, héritiers de l’ère Eltsine et encore influents à Moscou, très hostiles aux indépendantistes du Donbass et qui entendent préserver leurs petits intérêts financiers avec les Occidentaux.


D’aucuns estiment que la Fédération de Russie a cherché par là même à éviter une confrontation directe avec l’Occident. La Nouvelle Russie se retrouve de fait en situation de subordination par rapport à la ligne politique actuelle de Moscou, d’autant qu’elle est totalement dépendante de l’aide humanitaire russe, la seule qui est destinée aux populations martyrisées des régions de Donetsk et de Lugansk.



Pour l’instant ce mécontentement ne s’exprime que de façon purement verbale.
 Le fait que les forces armées ukrainiennes, encerclées dans les quelques chaudrons qui restent, se retirent progressivement et très discrètement de ces encerclements pour gagner des positions moins inconfortables suggère clairement qu’il y a sans doute eu en coulisses de possibles accords quant à la division du territoire ukrainien.



Une « zone de sécurité » et un entrainement pour les paramilitaires de Kiev


Les forces de Kiev, en dépit des tirs continus sur le secteur de Donetsk, semblent avoir entamé un timide début de retrait de leurs armes lourdes, en vertu des dispositions de l’accord de Minsk. Ces armements doivent désormais se retrouver à une distance de 15 km d’une zone tampon préalablement définie dans le Sud-Est de l’Ukraine, il en est de même pour ceux des FAN.


Une « zone de sécurité » devrait se mettre en place : elle sera divisée en 5 secteurs, supervisés par environ 350 représentants de l’OSCE. La répartition de la zone de surveillance dans les secteurs est la suivante : dans les agglomérations de Lugansk et de Donetsk, 90 à 100 observateurs de l’OSCE sont prévus, à Kramatorsk, Mariupol et Anthracite, environ 50. À ce dispositif s’ajoutera une surveillance aérienne au moyen de drones de deux pays membres de l’OTAN : la France et l’Allemagne. L’OSCE espère faire rapidement passer son contingent à 500 personnes.


Les Occidentaux, Washington en tête, ayant subi une défaite cuisante dans le Donbass cet été, par l’intermédiaire des forces de Kiev, ne baissent pourtant pas les bras. Les États-Unis vont même renforcer la formation des unités de paramilitaires d’extrême droite, voire néonazis. Des membres du « bataillon Donbass » (ou ce qu’il en reste !) seront formés par des instructeurs américains « à la retraite », vient de déclarer sur Facebook le commandant de l’unité, Semen Semenchenko. Kiev et Washington ont « conclu un accord hier [dimanche] sur la formation des soldats et des officiers du bataillon Donbass par des groupes mobiles d’instructeurs des États-Unis, qui ne font actuellement pas partie du personnel militaire en service actif. Ils suivront le programme traditionnel de formation des Navy SEALs et de la Delta Force. Les préparatifs vont commencer dans 10 jours. »


Les accords de Minsk semblent bien destinés à permettre à Kiev de reconditionner ses moyens militaires et paramilitaires pour mener à bien des opérations offensives d’ici quelques semaines ou quelques mois.



Le cessez-le-feu au quotidien


Pour le moment, le dispositif défensif ukrainien sur Debaltseve, au Nord du front, se trouve isolé de ses bases arrière (Lysychansk-Severodonetsk), mais semble avoir définitivement pris la forme d’un hérisson. Pour Kiev, il s’agit sans doute de faire en sorte que ce chaudron résiste mieux que les précédents, en attendant une éventuelle possibilité de contre-attaque. La prise de ce chaudron, ou sa reddition permettraient aux troupes indépendantistes de s’approprier quantité de blindés et de matériels.


La zone aéroportuaire semble a priori avoir été en grande partie évacuée par les forces de Kiev. Le secteur est totalement dévasté, pas un seul bâtiment n’est intact, il faudra des mois, si ce n’est des années, pour le remettre en fonctionnement optimal. Mais les combats se poursuivent au Nord-Ouest sur le secteur d’Avdiivka. Même situation dans la zone de Gorlivka, plus au Nord-Est de Donetsk.


À plus de 20 km au Nord-Ouest de Lugansk, sur la Syverskiy Donets, les villages de Trokhizbenka et Kryakivka vivent au rythme des exactions des escadrons de la mort qui ont pu réchapper à l’anéantissement de fin août début septembre. Des éléments de ce qui reste du « bataillon Aydar » ont massacré, le 16 septembre, deux jeunes filles devant de nombreux témoins, après les avoir violées.


Comme dans le secteur Ouest de Donetsk, vers Marynka, la soldatesque financée par Kolomoisky, ne rechigne pas à faire des razzias, à pilier les populations locales, à les intimider, à les menacer physiquement, voire même à les assassiner. Que craignent-ils depuis le cessez-le-feu ? Rien, strictement rien !


Il n’en est pas de même près de Mariupol, où des groupes de reconnaissance et de sabotage des Forces armées de Nouvelle Russie (Bataillon « Novorossia ») continuent à multiplier les coups de main et les opérations de renseignement. Dernièrement deux vieux BTR-60PB ont été capturés aux forces de Kiev, l’un sera réutilisé, l’autre servira de magasin de pièces de rechange.


Pourtant, hier, dans la journée, deux cyclistes ont été abattus sans sommations par des paramilitaires du « bataillon Azov », et deux autres sont blessés dans un état grave. Ce sont tous des adolescents. La « paix » de Minsk n’a certainement pas fini de tuer.



Par Jacques Frère – NationsPresse.info – le 22 septembre 2014

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OMM-Réchauffement climatique

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 Source photo : cms.unige.ch


L’Organisation météorologique mondiale

enterre le réchauffement climatique

Par Benoît Rittaud (*)



Je ne pensais pas que ma boule de cristal était si efficace. Ce qui vient de se passer, je l’ai annoncé il y a quatre ans, en ne me trompant que d’un mois. Mais commençons par le commencement — ce qui, en l’occurrence, requiert paradoxalement de prendre les choses dans l’ordre chronologique inverse.


L’Organisation météorologique mondiale a publié un communiqué de presse pour préparer le Sommet 2014 sur le climat. (Vous ignoriez peut-être qu’un tel sommet allait se tenir, mais il faut s’y faire : ce genre de grand-messe ne s’arrête jamais.) Daté du 9 septembre, il s’intitule « La progression du dioxyde de carbone s’accélère » et nous promet comme d’habitude les flammes de l’enfer.


Repris un peu partout dans les médias, il me semble important d’en aider à la lecture, car un communiqué de presse où apparaissent les mots « changement climatique » est un peu comme une petite annonce pour une voiture d’occasion : il faut lire entre les lignes.


Nous apprenons donc dans ce communiqué que la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre (GES) a atteint un nouveau record en 2013, et que l’augmentation est « la plus forte augmentation interannuelle de la période 1984-2013 ».


Bon, déjà, une question : pourquoi 1984 ? Le communiqué ne le dit pas, en revanche, la fameuse rubrique « Planète » du site du journal Le Monde croit connaître la réponse : il s’agirait de la « date des premières mesures fiables ». Ce n’est pas très gentil pour les chercheurs de la station de Mauna Loa qui disposent en fait de données qui remontent à 1959, mais passons.


L’augmentation de la teneur atmosphérique en GES est un point qui n’est pas, ou peu, contesté. L’origine humaine de cette augmentation ne l’est guère plus (même si certains se posent des questions, mais ne lançons pas le sujet ici).


La corrélation entre émissions de GES et PIB mondial suggère que l’augmentation de 2,7 % de ce dernier entre 2012 et 2013 (calcul mené à partir des données de la Banque mondiale) doit conduire à une augmentation des émissions de GES. Le fait que l’on atteigne un « record absolu » de concentration des GES a donc partie liée avec le fait que le PIB mondial n’a jamais été aussi haut.


En revanche, le fait que la différence des concentrations entre 2012 et 2013 batte elle aussi le record ne cadre pas avec l’évolution du PIB, l’augmentation de ce dernier n’étant pas la plus forte de ces dernières années (sans même parler de la réduction tendancielle des émissions de GES par point de croissance). Lisez l’« Explication » avancée par l’OMM :


Des données préliminaires laissent supposer que cela pourrait être dû à la réduction des quantités de CO2 absorbées par la biosphère terrestre alors que les émissions de ce gaz continuent de croître.


Voilà qui n’est pas sans rappeler le « On s’autorise à penser dans les milieux autorisés qu’un accord secret pourrait intervenir… » commenté en son temps par le regretté Coluche au cours de l’une de ses célèbres revues de presse (passage à 4’20).


Tout le monde ne peut que se réjouir de l’élévation de la richesse globale de l’humanité (que cette élévation cache d’énormes disparités entre les croissances des différents pays est une autre question). Mais si cela se fait au prix d’une augmentation de la concentration en GES, le jeu en vaut-il la chandelle ? La question est de savoir ce que nous risquons. Et c’est là que le communiqué de l’OMM se surpasse :


 « La décision d’inclure dans ce numéro du Bulletin de l’OMM sur les gaz à effet de serre une section sur l’acidification des océans était nécessaire et vient fort à propos. Il est grand temps que l’océan, qui est le facteur déterminant du climat de la planète, soit dorénavant au centre du débat sur le changement climatique », a fait valoir Wendy Watson-Wright, Secrétaire exécutive de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO.


« Si l’on estime que le réchauffement planétaire n’est pas une raison suffisante de réduire les émissions de CO2, il devrait en être autrement pour l’acidification des océans, dont les effets se font déjà sentir et ne feront que se renforcer dans les décennies à venir.


En bon promoteur du développement durable, l’OMM est donc en train de recycler le gaz carbonique : la Terre ne se réchauffant plus, l’OMM passe aussi discrètement que possible à autre chose. Les +6 °C en 2100 dont on nous parlait encore il y a peu sont passés par pertes et profits : la « Pause » dans la hausse des températures qui dure depuis plus de 15 ans est passée par là.


Ainsi, qu’on se le dise : les carbocentristes ont désormais déserté le terrain du réchauffement climatique, au profit de l’acidification des océans. Et, je vous le disais en introduction, ma boule de cristal me l’avait prédit en janvier 2010.



Par Benoît Rittaud — skyfall.fr – le 10 septembre 2014



(*) Benoît Rittaud est un mathématicien français, sceptique du réchauffement climatique. Il est enseignant-chercheur en mathématiques, maître de conférences à l’université Paris 13, au sein du laboratoire d’analyse, géométrie et applications (Institut Galilée). Il a écrit de nombreux ouvrages de vulgarisation.

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Plus de SWIFT pour la Russie !

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Le parlement européen veut déconnecter la Russie du système SWIFT

 

Nos eurocrates, qui sont en réalité des europathes, agitent une fois de plus le torchon sous le museau frémissant de l’ogre russe. Il ne faut pas se leurrer, exclure la Russie du système SWIFT c’est exclure la Russie de l’économie mondiale et ce faisant pousser la Russie vers des chemins qu’aucun peuple saint d’esprit ne souhaiterait emprunter.


Les USA avaient fait exactement la même chose à la fin des années 30 en imposant un blocus total au Japon. Acculé, poussé à agir, le Japon a déclaré la guerre aux États-Unis d’Amérique.


Ne sommes-nous pas en train de faire la même chose à la Russie de Poutine ?



Par Charles SANNAT (*) le18 septembre – RIA Novosti

 

***

Le Parlement européen a invité les pays membres de l’UE à étudier la possibilité de bloquer l’accès de la Russie au système bancaire international SWIFT, indique une résolution adoptée jeudi par le législatif communautaire.


Le parlement appelle l’Union européenne à envisager la possibilité d’exclure la Russie du système SWIFT, dit la résolution. En cas de déconnexion du système SWIFT, les banques russes ne pourront plus gérer leurs comptes de correspondance à l’étranger ni même effectuer des opérations en devises sur le marché intérieur.


SWIFT est un réseau mondial de communications interbancaires réunissant plus de 10 000 institutions financières de 210 pays. Des mandats pour plus de 6 000 milliards de dollars transitent chaque jour par ce réseau qui assure le transfert de données financières relatives aux paiements.

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Source RIA Novosti ici


(*) Charles Sannat est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques.

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Gaz de schiste : un non-sens...

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Source dessin : chasseetchien.fr.


Gaz de schiste, un non-sens économique

Par Myret Zaki (*)

 

Depuis cet été, des experts mettent sérieusement en doute le bien-fondé économique de la fracturation hydraulique. « La production des puits décline si rapidement aux États-Unis qu’ils ne seront jamais rentables », dit l’expert Tim Morgan dans un article intitulé « Gaz de schiste, la bulle internet de notre temps », paru le 4 août dans le Telegraph. Responsable global de la recherche chez le courtier en énergie Tullett Prebon jusqu’en 2013, il estime que la fracturation, ou fracking, est une absurdité économique.


« Quand les investisseurs le réaliseront, conclut-il, cette industrie s’effondrera. » Malgré la frénésie spéculative qui l’entoure, ce secteur n’a jamais été rentable en sept ans d’activité. Comme la bulle « dotcom », la « story » du gaz de schiste américain a été montée en épingle par les banques, sous de beaux slogans comme « Saudi America », qui à présent séduisent moins d’investisseurs.



Banques et opérateurs se paient en amont sur une story surfaite

 

Comme lors de la bulle internet ou subprime, on investit dans un feu de paille : les producteurs de gaz de schiste touchent une commission initiale très élevée, lèvent d’importants capitaux pour construire les puits, grâce à Wall Street qui vend avec fracas et promesses chiffrées les titres cotés de ces entreprises, tels Devon, Exxon, Chevron, Linn, EOG, ou Boardwalk Pipeline Partners (qui au passage ont toutes très nettement sous-performé l’indice S&P 500 sur deux ans comme sur cinq ans).


Pendant ce temps, les puits sont exploités à perte, d’autres, tout aussi éphémères, sont construits. De nombreux sites sont abandonnés, sans même avoir été nettoyés, les opérateurs gardant leurs profits et externalisant ces coûts au contribuable. Entre-temps, les banquiers ont touché leurs bonus sur les ventes des titres.


La faiblesse du modèle vient de ce que ces puits coûtent le double des puits classiques, tandis que leur production décline six fois plus vite : elle peut chuter de 60 % ou plus après douze mois, comparé à 7-10 % pour un puits classique. De sorte que la production américaine n’est pas compétitive face à celle du Golfe, de la Norvège ou de la Russie. Trop coûteuse, elle peine à être rentable à 100 dollars le baril, un prix pourtant très élevé, et n’a vraiment d’intérêt qu’à partir de 120 dollars.


Ne parlons pas d’un baril à 90 dollars — chose qui peut arriver au moindre ralentissement chinois — et qui mettrait la plupart des producteurs américains en péril, estime Jonathan Stern, de l’Oxford Institute of Energy Studies, qui note que « déjà à 100 dollars certains sont en difficultés financières ». Les investisseurs commencent à réaliser que le cash-flow net du fracking américain a été négatif année après année, que nombre d’acteurs sont surendettés, non viables, et que de grands noms ont déjà quitté le secteur.


Tim Morgan prévoit que le shale américain va culminer en 2017-2018, puis s’effondrer. L’IEA, plus optimiste, situe le pic en 2019, et voit les États-Unis rester numéro un mondial du secteur jusqu’à 2030.


Arthur Berman, géologue texan et consultant en énergie, et David Hughes, géologue canadien, ne croient pas aux estimations de l’IEA, et qualifient eux aussi cette révolution de bulle, au moment où une bonne partie de la « story » s’est déjà dégonflée : les estimations de 2011 des réserves économiquement récupérables du gaz de Monterey en Californie ont été récemment révisées à la baisse de 96 % (!!) par le Département américain de l’énergie ; en Pologne, le forage de 30 à 40 puits n’a débouché sur aucune production significative ; et contrairement à ce qu’annonçait en grande pompe David Cameron à Davos en janvier 2014, le British Geological Survey révèle qu’il n’y a pas de réserves significatives de gaz au sud de l’Angleterre, mais des réserves limitées d’huile de schiste, difficiles à exploiter.


Alors que la « story » enflera peut-être encore 18 à 24  mois, des investisseurs crédules vont encore y placer leur argent. Or c’est à présent qu’il faut sortir, et non quand le « boom » sera 100 % requalifié de « bulle ».



Par Myret Zaki – bilan.ch – le 3 septembre 2014

 

(*) Myret Zaki : rédactrice en chef adjointe de Bilan. En 1997, Myret Zaki fait ses débuts dans la banque privée genevoise Lombard Odier Darier Hentsch & Cie. Puis, dès 2001, elle dirige les pages et suppléments financiers du quotidien Le Temps…


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Lady Gaga

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Lady Gaga et l'humour belge !  -  Duc


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LLN - Plus que 2 kots à louer

LLN - Plus que 2 kots à louer | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


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LLN - 3 derniers kots à louer


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à ce prix là, en ordre et au calme, quoi de mieux ?


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Enigmatique Puma Punku


En Bolivie, un site archéologique nommé Puma Punku, à quelques centaines de mètres à peine du fameux site de Tiahuanaco (ou Tiwanaku) est l’un de ces sites énigmatiques qui pose un sérieux problème à l’archéologie moderne.

En Aymara, langue des Incas, Puma Punku signifie «la porte du Puma».


Ce site est moins connu parce que touristiquement moins impressionnant que Tiahuanaco. Toutefois, il est connu pour ses structures de bloc encastrable formant une muraille.

Les blocs qu’on y trouve sont en granit, l’une des pierres les plus dures qui soit. Pourtant, ils sont taillés avec une précision qui déconcerte...


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La Baraque de Louvain-la-Neuve


Reportage de Arte à propos du quartier de "La Baraque" à Louvain la Neuve.

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Distributeur de casiers de bières

Distributeur de casiers de bières | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Premier endroit au monde où un distributeur automatique permet d'acheter un casier de bières.


Qui l'eut cru...?


La Belgique est le premier pays à proposer un distributeur automatique de casiers de bières. Il a été installé sur le parking d'une grande surface à Handzame, non loin de Kortemark en Flandre-Occidentale. Si elle siège en Belgique, l'invention n'en demeure pas moins italienne.

Le modèle est un projet-pilote mené par AB Inbev. Sans surprise, si le succès est au rendez-vous, d'autres distributeurs de casiers pourraient germer ailleurs.


Ce prototype n'omet pas certains contrôles d'usage... Ainsi, la première demande formulée par la machine aux intéressés est d'insérer leur carte d'identité. 


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Nul doute que ce genre de distributeur rencontrerait un succès fou à Louvain-La-Neuve !  -  Duc


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Irak - EIIL en train de s’effondrer ?

Irak - EIIL en train de s’effondrer ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : un soldat d’EIIL

  

LA SECTE EIIL DE LA CIA EST-ELLE DÉJÀ EN TRAIN DE S’EFFONDRER EN IRAK ?

Par William Engdahl (*) 


Depuis le début des années cinquante, au moment où le chef de la CIA à Munich prit conscience de l’utilisation efficace des musulmans sunnites djihadistes radicaux issus de l’Union soviétique par le ministère du Reich aux Territoires occupés de l’Est de Gerhard von Mende  [1], les renseignements américains ont cherché à utiliser le fanatisme islamiste radical à leur avantage. Dans mon dernier livre, j’ai appelé cela Amerika Heiliger Krieg. L’alliance des forces dites chrétiennes américaines avec les Salafistes pour tuer et détruire fut justifiée par la marque particulière d’une mission sanctificatrice autoattribuée. En réalité, l’alliance entre la CIA et l’Islam radical n’a jamais été sainte et les événements d’ISIS le démontrent.


La création par la CIA des combattants de la liberté qu’étaient les moudjahiddines sunnites en Afghanistan après 1979, avec l’aide essentielle d’un Saoudien nommé Oussama Ben Laden, pour chasser l’Armée rouge d’Afghanistan, ne fut que le début de décennies de manipulation de mouvements de musulmans fanatiques, en guerre sainte, destinés à mener une guerre conforme à l’agenda géopolitique de certains cercles de Washington. Les combattants musulmans étaient parfois de simples mercenaires, parfois des sunnites wahhabites ou des dévots salafistes. L’essentiel pour ceux qui les soutenaient à Washington était que les djihadistes tuent les bons ennemis.


La dernière tentative similaire de la CIA et des Forces spéciales américaines est l’EIIL en Syrie et en Irak et, si nous en croyons la propagande sophistiquée qui circule sur YouTube : la diabolique terreur d’EIIL doit prochainement se montrer dans les théâtres locaux, en Allemagne, Angleterre, Russie, et aux USA. L’EIIL, État islamique d’Iraq et de Syrie, connu par les Arabes sous l’acronyme Daesh, pour Dulat al-Islam fi al-Iraq wal-Sham (l’État islamique en Irak et dans la grande Syrie), est une organisation salafiste dont on nous dit qu’elle est née d’Al-Qaïda en Irak.


Après une série d’incroyables victoires militaires apparentes ces dernières semaines, le mythe de l’invincibilité d’EIIL s’effondre apparemment à une vitesse étonnante.



Considérons les rapports suivants émanant de sources irakiennes  


28  août. Moqtada Al Sadr a rencontré Ammar al-Hakim du Suprême Conseil islamique et a publié cette déclaration : nous sommes d’accord sur le besoin d’avoir un véritable partenariat en Irak pour faire face au défi de la sécurité du pays. Sadr a aussi déclaré qu’il agissait conformément aux vœux du Marja (Sistani), lorsqu’il s’est opposé à Nouri Al Maleki et qu’il s’est assuré que ce dernier avait abdiqué.


28  août. Effondrement de Daesh : Les forces des Peshmergas kurdes font des progrès rapides dans la reprise de Zammar et Ain Zala au nord-ouest de Mossoul, à Ninive. Les Peshmergas avancent en provenance de quatre directions et les Forces armées irakiennes, avec les avions de guerre américains, mènent des frappes aériennes contre les combattants de Daesh dans la zone. Les combattants de Daesh abandonnent leurs armes et s’enfuient. 18 combattants de Daesh sont cueillis par les Peshmergas à l’ouest de Zammar. 19 véhicules appartenant à Daesh sont détruits par des frappes aériennes. On rapporte que les Peshmergas approchent du centre de la ville, les combattants de Daesh se mélangent à la population pour essayer de fuir.


30  août. Mwafaq Hawijah Ali, un dirigeant de Daesh meurt de ses blessures lors d’une attaque manquée sur la raffinerie de Baiji.


30  août. Le ministre de la Défense annonce la libération de 6 villages à Amerli et la destruction de 5 chars d’assaut et de 5 véhicules appartenant à Daash, ainsi que le massacre de 59 terroristes de Daesh. Fa Inaa HizbAllah hum fi Ghalibun.


30  août. Les forces des Peshmergas mènent une attaque de grande ampleur à l’ouest de Mossoul, sous couverture américaine. L’objectif est de se débarrasser de Daesh dans cette zone.


30  août. Soulèvement sunnite contre Daesh : Qasim al-Fahdawi, député d’Anbar, déclare que les tribus d’Anbar projettent de se soulever et de reprendre les villes sous contrôle de Daesh.


31  août. Les forces de sécurité irakiennes assistées des combattants peshmergas et soutenues par les milices chiites commencent à attaquer Daesh et à lever le siège d’Amerli. Les combattants de La brigade de Sadr, les Brigades Salam, entrent dans la ville d’Amerli au milieu de combats. Les forces de sécurité irakiennes et les combattants peshmergas rompent le siège et entament les forces arrière de Daesh. Les milices chiites locales attaquent et libèrent trois villes à l’est de Tikrit. Ils étaient soutenus par les forces aériennes irakiennes. Les Peshmergas rapportent que les combattants de Daesh qu’ils affrontent ont perdu la volonté. Ils utilisent les haut-parleurs des mosquées pour demander à leurs combattants de quitter la zone de Sulieman Bek. Les Peshmergas reprennent trois villages à Sulaiman Bek.


31  août. Jassim Mohammed Jaafar, un ministre turkmène, confirme que les forces gouvernementales et les milices chiites ont brisé le siège d’Amerli. Tout comme les nazis qui fuyaient les troupes soviétiques et se rendaient aux alliés, les combattants de Daesh, fuient vers les Peshmergas pour éviter les milices chiites. Les Peshmergas rapportent l’arrestation et la capture de 36 combattants de Daesh lors de leur attaque à Amerli.


1er septembre. Marthiya Afkham, du ministère des Affaires étrangères iranien, félicite les forces de sécurité irakiennes, le gouvernement, Sistani et le peuple d’Amerli pour avoir brisé le siège de Daash.


1er septembre. Les Peshmergas kurdes et les forces de sécurité irakiennes mènent une opération conjointe et entourent le sous-district de Sulaiman Bek. Le moral des combattants de Daesh paraît être au plus bas et nombre d’entre eux fuient la zone. Les Peshmergas et l’armée irakienne libèrent Sulaiman Bek.


2 septembre. Daash retire ses forces de Daqouq, après que le siège d’Amerli a été brisé.


3 septembre. Les forces aériennes irakiennes lâchent des tracts au-dessus de Mossoul pour prévenir les gens de rester à distance des QG de Daesh, qui vont être bombardés, et d’éviter les véhicules de Daesh. Daesh évacue ses QG, qui seront ultérieurement bombardés par les Américains.

3 septembre. Les dirigeants des tribus d’Anbar ont signifié leur soutien au gouvernement irakien et à Haider Al Abadi, ainsi qu’à son combat contre le terrorisme. Ils ont demandé au gouvernement de mandater les combattants locaux et de leur permettre de s’attaquer aux terroristes qui occupent les villes de Ramadi, Fallujah, ainsi que les villes frontalières de Syrie.


3 septembre. L’armée irakienne a repris le contrôle du barrage d’Al-Atheem, dans le nord de Baqouba. L’opération était soutenue par des frappes aériennes et a abouti à la mort d’un commandant inconnu de Daesh. (Émir)


3 septembre. Le gouvernement affirme aujourd’hui : 20 combattants de Daesh sont tués lors de frappes aériennes à Dhuluiya, au sud de Tikrit. D’autres combattants de Daesh sont également tués par des frappes sur Tikrit, parmi lesquels le dirigeant local de Daesh, Khairallah Nayef al-Janabi. 45 combattants/rebelles de Daash sont tués à Fallujah lors de frappes aériennes, parmi lesquels un Saoudien [2].


En ce qui concerne Daesh ou EIIL ou ISIS ou EI, quel que soit le nom qu’on lui donne, il devient de plus en plus évident que la seule force de cette bande déguenillée de psychopathes criminels déguisés en djihadistes religieux est apparue grâce à des amis haut placés.


Peut-être que, lorsque le royaume saoudien a commencé à devenir nerveux devant la menace djihadiste d’EIIL, ciblant la Monarchie elle-même, alors les Saoudiens se sont mis à faire pression sur le Qatar afin de couper les soutiens financiers. Et la façade d’invincibilité de Daesh s’est mise à s’effriter.


À ce propos, on peut citer le rapport d’une source fiable, un proche des Saoudiens et du multimilliardaire libanais Saad Hariri, lui-même ancien Premier ministre du Liban. Sous couvert d’anonymat, ce proche de Saad Hariri a déclaré que le feu vert décisif pour déclencher la guerre contre EIIL en Irak a été donné à huis clos, en marge du Sommet sur l’énergie du Conseil atlantique à Istanbul en Turquie, qui s’est tenu les 22 et 23 novembre 2013.


Le Conseil atlantique est un des laboratoires d’idées (Think tanks) les plus influents en matière de politique étrangère et de géopolitique des États-Unis et de l’OTAN. La même source a déclaré que le coordinateur clé des actions militaires de Daesh était l’ambassadeur américain en Turquie, Francis Ricciardione. « Pour ce que je sais, rien ne se fait sans l’Ambassadeur Riccardione », a ajouté le proche de Hariri [3].


Lors d’un entretien réalisé le 28  août, un ancien contractant privé de la CIA, Steven Kelley, a déclaré au site iranien PressTV que l’EIIL était un ennemi intégralement fabriqué. Le financement provient entièrement des États-Unis et de ses alliés, et le fait que les gens pensent que cet ennemi doit être désormais être attaqué en Syrie ou en Irak est une farce, parce que, de toute évidence, il s’agit d’une création contrôlée, et nous aurions attendu ce moment pour trouver utile d’attaquer ce groupe en le considérant comme un ennemi légitime », a dit Kelley [4].


Les origines d’EIIL remontent directement à Al-Quaïda, fabriqué par la CIA et au rôle qu’ils ont joué dans le renversement sauvage de Muhammar Khaddafi en 2012. Le dirigeant des rebelles libyens a plus tard reconnu que ses combattants incluaient des djihadistes liés à Al-Quaïda, ayant combattu les États-Unis et les Britanniques en Irak. Ces djihadistes irakiens provenaient d’Al-Quaïda en Irak, le précédent nom d’EIIL, avant qu’il ne soit renommé par la CIA. Avec l’assistance des services de renseignement américains et de l’OTAN, leur soutien aérien, les rebelles libyens d’Al Quaïda ont capturé Khaddafi et l’ont sommairement exécuté dans la rue, tout en chantant avec enthousiasme Allah Akbar, dans une tonalité très démocratique [5].


Après le renversement de Khadafi par les États-Unis grâce aux couvertures française et britannique, les dépôts de munitions furent pillés et des quantités massives d’armement furent envoyées aux rebelles libyens en Syrie, dont des missiles antiaériens et antichars.


Ces armements transférés en Syrie via la Turquie, membre de l’OTAN, pays dans lequel l’ambassadeur américain Francis Riccardione, alors en poste, avait menacé Erdogan de devenir persona non grata l’année précédente. Les armes libyennes arrivèrent le 14 septembre 2012, trois jours seulement après que l’ambassadeur Chris Stevens a été tué, lors de l’attaque du Consulat américain à Benghazi. Au même moment, des combattants djihadistes, en provenance de Libye, commencèrent également à s’introduire en Syrie avec, parmi eux, des commandants expérimentés, qui avaient combattu sur de multiples théâtres d’opérations. Les États-Unis et leurs Alliés, surtout l’Arabie saoudite et le Qatar, et dans une certaine mesure la Turquie, étaient totalement focalisés sur le renversement du gouvernement Assad en Syrie. Tout comme en Libye, ce changement de régime devait être présenté comme une nécessité, au nom des droits de l’homme. Cette tentative a misérablement échoué.


Et l’horreur de la vidéo de YouTube montrant soi-disant un psychopathe d’EIIL vêtu de noir, masqué et solitaire sur une colline, décapitant sauvagement le journaliste américain James Foley, était, selon l’analyse d’un média britannique, un faux. Une analyse scientifique britannique de la vidéo montre le couteau coupant ostensiblement la gorge de Foley, et pas une goutte de sang ne s’échappe, et Foley ne fait même pas une tentative désespérée pour se libérer [6].


Cette vidéo, tout comme celle remarquablement similaire de la soi-disant décapitation du journaliste britannique Steven Sotloff, montrent l’une et l’autre le même exécutant totalement masqué en noir, surnommé dans les médias britanniques John le djihadiste à cause de son accent curieusement anglais [7].


Ceux qui ont fait ces fausses vidéos sont sans doute bien connus de John Brenan, le directeur de la CIA, et du conseiller de la NSC, Susan Rice, ainsi que des néoconservateurs déterminés à pousser le Président Obama dans une guerre à grande échelle contre l’Irak et la Syrie, en utilisant EIIL comme prétexte. L’opération semble s’effondrer de toutes parts et sur tous les fronts.



Par William Engdahl
 — Traduit par Lionel et révisé par Marie-Caroline pour vineyardsaker.fr


(*) William Engdahl est un consultant en stratégie des risques et un conférencier. Il est diplômé en science politique de l’Université de Princeton et est l’auteur d’un best-seller sur le pétrole et la géopolitique, Pétrole, une guerre d’un siècle : L’ordre mondial anglo-américain, réalisé exclusivement pour le magazine en ligne New Eastern Outlook, et d’un livre sur les OGM, dont l’édition française est préfacée par José Bové, OGM : semences de destruction : L’arme de la faim.



Notes

[1] Le ministère du Reich aux Territoires occupés de l’Est (Reichsministerium für die besetzten Ostgebiete oustministerium) est un ministère du Reich allemand créé par un décret de Hitler du 17 juillet 1941. Gerhard von Mende, un Allemand de la Baltique, dirigea la division de ce ministère chargé de la région du Caucase. (wikipedia français et anglais)

[2] August 28th to September 3rd Iraq SITREP by Mindfriedo : MashAllah: Whatever pleases God! The beginning of the end of Daash in Iraq! (vineyardsaker, anglais, 04-09-2014)

[3] U.S. Embassy in Ankara Headquarter for ISIS War on Iraq – Hariri Insider (http://nsnbc.me, anglais, 22-07-2014)

[4] ISIL completely fabricated enemy by US: Former CIA contractor (legitgov.org, anglais, 01-09-2014)

[5] The Covert Origins of ISIS: Evidence exposing who put ISIS in power, and how it was done (scgnews.com, anglais, 28-08-2014)

[6] Must watch video – James Foley FAKE Execution – Video Analysis Reveals the Truth – The RETURN! (yournewswire.com, anglais, 09-2014)

[7] I‘m back… evil video taunt of Jihadi John: Footage of Steven Sotloff’s murder almost identical to clip of James Foley’s killing released exactly a fortnight ago (dailymail.co.uk, anglais, 02-09-2014)



Source : Is the CIA’s ISIS Cult Already Collapsing in Iraq? (journal-neo.org, anglais, 17-09-2014)


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Guerre contre Assad

Guerre contre Assad | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Guerre contre Assad : dernier message de Poutine à l’Occident ?


Moscou et Damas viennent de passer un important accord, pour créer une zone de libre commerce !!

Selon Samer Ossman, le numéro deux du Conseil des hommes d’affaires syro-russe, l’accord en question prévoit, dans sa première étape, la mise en place d’une zone de libre-échange entre la Syrie et la Russie, trois ans après le déclenchement de la guerre, particulièrement, dévastatrice, pour l’économie syrienne.


« Les lettres d’invitation ont été envoyées aux banques russes, pour qu’elles viennent investir, en Syrie ». « Des rencontres syro-russes ont eu, également, lieu, en marge d’une récente exposition, à Moscou, et les deux parties ont décidé d’une promotion de leurs coopérations économiques et commerciales », a ajouté le responsable russe.

 

Pour les observateurs, la démarche de Moscou de créer une zone de libre-échange avec la Syrie est bien significative, alors que les rumeurs d’une intervention militaire US imminente contre Assad se font de plus en plus pressantes.

 

Trois années de guerre, avec, en toile de fond, l’occupation des régions pétrolifères de la Syrie et la destruction de ses principaux sites industriels, pèsent très lourd sur l’économie de l’État, et, pourtant, la Syrie tient bon, grâce à l’assistance de ses alliés. Cela, par ce geste, Poutine vient de renouveler son soutien à la Syrie, face à ce qui pourrait être qualifié de seconde tentative d’action militaire directe contre Assad.



Par french.irib.ir – Réseau International – le 22 septembre 2014

 

Source : 

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/341502-guerre-us-contre-assad-le-message-de-poutine

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Bolivie - « libération scientifique »

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Photo : le président bolivien Evo Morales — Crédit : theprisma.co.uk

 

  

Evo Morales aspire à la

« libération scientifique »

de la Bolivie

 

Reflétant la propagation de l’esprit des BRICS à l’ensemble de l’Ibéro-amérique, le président bolivien Evo Morales ainsi que son vice-président Alvaro Garcia Linera ont souligné l’importance du progrès scientifique pour la libération du pays dans des discours prononcés devant des assemblées de jeunes.


Grâce à ce qu’il ont appelé la « libération scientifique », la Bolivie compte réduire sa dépendance à l’égard de la technologie étrangère, tout en formant des milliers de scientifiques, d’ingénieurs, de professeurs et autres personnels qualifiés, capables de contribuer au développement rapide du pays.


L’agence de presse chinoise Xinhua rapporte que lors d’une cérémonie à Santa Cruz de la Sierra le 18 septembre, au cours de laquelle ont été distribués 14 050 ordinateurs portables, le président Morales a déclaré :


Nous avons maintenant la tâche de nous libérer par nous-mêmes dans le domaine de la science. Cela est pour nous une lourde responsabilité, et nous avons des plans pour construire des cités scientifiques où l’on se rendra pour passer une maîtrise ou un doctorat. La Bolivie a besoin d’hommes et de femmes qui possèdent un savoir scientifique et qui peuvent contribuer à l’industrialisation du pays.


Lors d’une cérémonie similaire dans un institut technique situé dans le district urbain d’El Alto près de La Paz, le vice-président Garcia Linera s’est adressé à un rassemblement d’étudiants et de professeurs, et leur a expliqué que si la Bolivie avait réussi à se libérer de la domination étrangère en nationalisant ses ressources et en mettant en œuvre une politique agressive d’industrialisation, il lui reste maintenant à développer ce qu’il a appelé « l’économie de la connaissance ».


Après avoir passé en revue les accomplissements du pays au cours de la dernière décennie dans le traitement sur place des matières premières, il leur a fait comprendre que « cela ne suffisait pas », que la Bolivie devait « se préparer à commencer à produire, vendre et exporter la connaissance, la sagesse et la technologie ».


Le gouvernement mettra les moyens nécessaires pour former les professionnels, les envoyer en France, en Europe, au Japon ou aux États-Unis pour étudier et tout absorber « comme des éponges », a-t-il déclaré, afin qu’ils puissent rentrer au pays et « travailler pour l’État (…) pour propager ce savoir ».


La Bolivie du 21e siècle, a-t-il ajouté, « est une Bolivie scientifique et technologique ». Il a mis les étudiants au défi d’étudier sérieusement : « Ne faites pas l’idiot, sinon vous ne serez d’aucune utilité. » Il a demandé aux professeurs d’être exigeants, de ne pas faire de faveur à ces étudiants qui passent leur temps à faire la grève, ou à protester. « À vous étudiants, a-t-il déclaré, nous vous aimons et nous vous donnerons tout ce dont vous avez besoin, mais vous devez également faire don de vous-mêmes : vous devez étudier, faire les sacrifices nécessaires, être pleinement engagés. »


L’État, leur a-t-il promis, fournira la nourriture, l’infrastructure, les bourses d’études, l’équipement, le soutien. Si les étudiants font leur part et étudient, « notre patrie sera grande et forte. La richesse du pays a deux noms : production et éducation. » Ne nous laissez pas tomber.


« Étudiez, (…) la Bolivie a besoin des meilleurs. Nous sommes fatigués d’être les derniers... L’objectif du président Evo est une Bolivie industrielle, productive, un centre d’énergie pour l’Amérique latine, et nous allons y arriver, car nos étudiants étudieront.»



Par la Rédaction de Solidarité & Progrès – le 22 septembre 2014

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Dans l’œil du cyclone

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Légende photo : une tornade sur Venise

 

 

DANS L’ŒIL DU CYCLONE

Par Lanfranco Binni


 

Si même le plus haut pasteur de l’Église catholique parle de troisième guerre mondiale en cours, « par secteurs », pas encore globale, et alerte son troupeau contre les loups de guerre, les marchands d’armes, les spéculateurs financiers, les politiciens corrompus, et cherche à réveiller ses brebis de leur servile torpeur complice, c’est que la situation du monde est vraiment grave.


Ce n’est pas assez des désastres environnementaux du « progrès » capitaliste en train de détruire la planète, ni des tragédies des migrations forcées de pays à pays dans toutes les directions, ni des mutations anthropologiques induites par le « marché » pour transformer en singes pseudo-technologiques les êtres humains et en faire de machines à consommer : tout cela ne suffit pas, il faut des guerres et de grandes dévastations pour se rendre maître des ressources énergétiques et contenir la surpopulation. Et il faut faire vite.


Le cadre géopolitique est dramatiquement clair : à la crise structurelle du capitalisme financier, qui a dépassé depuis longtemps ses limites de « développement durable », l’Occident états-unien et européen (dont fait aussi partie Israël) répond par des stratégies d’agression et de domination, morcelant des États, désarticulant des organismes institutionnels, intervenant militairement (directement ou par procuration) et à travers les armes des campagnes médiatiques : ainsi de la destruction de l’Irak, des « printemps arabes » pour détruire la Libye et la Syrie et normaliser l’Égypte, du « printemps » ukrainien pour étendre à l’Est l’OTAN et l’aire de « libre marché » du Traité transatlantique, du massacre de Gaza pour affaiblir la résistance à l’occupation, prévenir les accords entre le gouvernement palestinien et la Chine et saboter la mise en place d’un État palestinien.


Il faut « faire vite » parce que le terrorisme occidental rencontre des réactions croissantes, et la stratégie du chaos, fille du pragmatisme états-unien et inspirée par le vieil adage « divise pour régner » décliné par une oligarchie inculte et sans histoire, a le souffle court et révèle facilement ses dispositifs : exemplaire est l’affaire de l’ISIS, organisé et financé par les États-Unis contre la Syrie dans le dessein de désagréger tout organisme étatique dans l’aire Irak-Syrie-Iran et d’éliminer une base arrière historique des Palestiniens ; aujourd’hui l’ISIS, avec son soi-disant État islamique, est présenté par les médias occidentaux comme la plus féroce menace contre l’Occident : mais en est-il vraiment ainsi ?


Sous prétexte de sauver l’humanité des crimes de l’ISIS, le Prix Nobel de la paix Obama, dans son dernier discours à la Nation, s’est ménagé la possibilité d’une guerre de longue durée, à partir des bombardements du territoire syrien et du soutien aux « islamistes modérés » contre l’armée syrienne. Même les combattants de l’ISIS avaient été définis comme « modérés » au début de la campagne américaine contre la Syrie, et la décision de bombarder l’armée syrienne avait déjà été prise par Obama en 2013 : seules les réactions internationales l’avaient obligé à la repousser.


Autres prétextes : l’assassinat des trois jeunes Israéliens en Cisjordanie fut immédiatement attribué au Hamas et déclencha l’attaque contre le ghetto de Gaza (2 000 morts, dont 500 enfants) ; ce crime, auquel le Hamas s’est toujours déclaré étranger, s’est révélé comme un excellent investissement pour le gouvernement israélien qui, de façon notoire, infiltre ses propres agents provocateurs dans la galaxie des formations palestiniennes.


La Syrie résiste, les Palestiniens résistent (et les liens entre Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie se sont renforcés), les Ukrainiens russophones de Crimée et de l’Est résistent. En Ukraine, le coup d’État organisé par l’OTAN a provoqué une dure confrontation avec la Russie et un renforcement des relations économiques et militaires entre Russie et Chine, et encore une fois la stratégie géopolitique américano-européenne est restée prisonnière de sa propre myopie. En effet, derrière le pouvoir oligarchique de la Russie de Poutine, l’expérience de l’Union soviétique est toujours là, vive et profonde, souterraine, mais prête à resurgir, après 1989 et les désastres néo-libéraux qui s’en sont suivis. Contre les « fascistes » de Kiev, contre les bombardements sur Donetsk, l’antifascisme populaire a réémergé dans toute sa force.


Sur ce décor de fond se déroule la vraie contradiction principale de la guerre économique entre les États-Unis et la Chine. Et, contre le Traité transatlantique de libre-échange (l’aire de marché de 800 millions de consommateurs qui devrait constituer la base arrière stratégique des États-Unis et de l’Europe), se renforce l’axe du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), auquel est en train de se rattacher la Turquie, et qui exerce une influence croissante en Amérique latine, Asie et Afrique.


Le gouvernement irakien d’Al Maliki a été renversé, alors qu’il allait nouer des relations économiques avec la Chine, et, parmi les véritables causes de l’opération israélienne contre le ghetto de Gaza, il y a eu la tentative de bloquer un accord entre le gouvernement palestinien et la Chine, pour l’exploitation d’un important gisement pétrolifère marin.


Le développement du capitalisme financier occidental a d’ores et déjà dépassé ses limites structurelles. L’Empire américain est en crise et il ne suffira pas d’augmenter le chiffre d’affaires de l’industrie militaire. La multiplication des fronts de guerre entraînera des coûts insoutenables, et il y a aussi une limite à cela. Le mode de production capitaliste entre dans une phase d’autophagie destructrice. Nous voyons s’ouvrir une phase de nécessaire transformation de ce mode de production : c’est et ce sera là le terrain de confrontation et de conflit au niveau international. Le monde (la planète) devra suivre d’autres voies, d’une économie autre, de modalités sociales et étatiques autres, en repensant profondément son histoire, l’expérience économique et sociale du passé, à partir des tentatives avortées du socialisme soviétique et de leur diaspora hérétique dans les années trente du XXe siècle.


D’autres expériences importantes sont celles tentées dans les années soixante par les mouvements de libération en Afrique, Asie et Amérique latine, avec leurs résultats actuels. Il faut revenir à l’école de la prospective politique, remettre au centre de l’élaboration théorique l’analyse historique et économique en fonction de l’organisation politique révolutionnaire, socialiste et internationaliste. Cela se fait dans tous les secteurs du monde. Positives sont les liaisons, informations, initiatives communes dans le cadre d’une nouvelle internationale de l’égalitarisme, de la démocratie (démocratie directe et contrôle d’en bas des pouvoirs délégués) et du socialisme (plus il y aura de socialisme, plus il y a de liberté).


Parler de l’Italie dans ce cadre géopolitique et de potentialités de changement peut sembler à la limite embarrassant. Le pays est en récession, totalement subalterne dans les stratégies américaines et de l’Europe du Nord, dirigé par les commissaires d’une Union européenne sous égide allemande. La structure industrielle basée sur des petites et moyennes entreprises ne permet pas d’opérer d’« innovation compétitive », l’énorme et incontrôlable dette publique ne permet pas de politique d’investissements, le rapport avec les investisseurs étrangers ne peut se faire que sur le terrain d’un bradage des biens publics.


La Grèce est proche, le modèle expérimenté par l’Union européenne est en fait déjà appliqué aussi en Italie : précarisation du travail et réduction de son coût, désengagement financier de la machine de l’administration publique et des services publics (école, santé), privatisations, concentration des ressources sur de grands travaux spéculatifs, collusion avec les gros évadés fiscaux et les réseaux économiques de la criminalité (l’économie illégale qui constitue pourtant, dans le PIB, un argument important à faire valoir à Bruxelles).


Le processus, commencé dans les années quatre-vingt, développé pendant les vingt ans de la domination de Berlusconi et par les gouvernements « européens » successifs de Monti et Letta, est aujourd’hui conduit par les voyous du gouvernement actuel, décidément « américain ». La hâte du commis de Pontassieve [1] à mettre à mal la Constitution pour concentrer le pouvoir de la misérable oligarchie du pays et réduire les contrôles constitutionnels sur la base du « pacte du Voyou » [2] et sur la ligne de la Loge P2 de Lucio Gelli [3], l’attaque systématique contre l’école publique et l’administration publique, l’implication active de l’Italie dans les opérations de guerre du boss américain et de ses complices (les avions de chasse israéliens s’entraînent en Sardaigne) sont autant de faits de trahison de la Constitution et des intérêts du pays.


Et les « Italiens » ? L’art national de la débrouille et de la survie laisse encore quelque marge de manœuvre. On peut encore suivre avec désenchantement et résignation le spectacle pitoyable d’une politique réduite à « nos affaires » [4], de gens rendus gâteux par les armes de distraction massive d’une information réduite à des ordures (de la chronique des faits divers sanglants à l’héroïsme de deux petits marins), prisonniers de l’ignorance et de l’inculture. Nous sommes dans l’œil du cyclone, ici nous sommes en paix, pour le moment. Mais il n’en sera pas toujours ainsi.


Les sans-voix (dans les périphéries urbaines, dans la province italienne, immense et éparpillée) se taisent, mais c’est le silence de ceux qui n’ont plus aucun représentant politique, dans une sorte de no man’s land. Entre les vies des individus et un pouvoir hostile, indifférent au sort des jeunes précaires, des ouvriers réduits en esclavage, des fonctionnaires criminalisés, des chômeurs chroniques, il n’y a plus de médiations crédibles.


Combien de temps durera le prétendu consensus plébiscitaire des 41 % aux élections européennes (à peine plus de 20 % des suffrages des électeurs inscrits, un Italien sur cinq) ? Combien de temps durera la trouvaille (corruption électorale) des 80 euros [5] pour la base électorale de référence ?


Les « réformes » du voyageur de commerce de Pontassieve sont du vent, des embrouilles pour qui veut bien se laisser embrouiller, il n’y aura pas de « croissance », les pauvres seront de plus en plus pauvres, et les riches de plus en plus riches, protégés et garantis. Le temps de la barbarie reviendra vite, même dans l’œil du cyclone. Et l’alternative « socialisme ou barbarie » de Rosa Luxembourg [6] deviendra dramatiquement actuelle.


De cette crise non réformable, crise systémique, on ne pourra sortir que dans deux directions : la militarisation du territoire italien, le fascisme et la guerre civile, ou une démocratie reconstruite d’en bas, socialiste et internationaliste : là est l’âme, souterraine et profonde, prête à resurgir, de la meilleure Italie, qui réémerge plus ou moins spontanément dans de nombreuses expériences de base, locales et fragmentaires, mais importantes, d’opposition sociale à un pouvoir criminel.


Le dernier signal, ces jours-ci, vient de Sardaigne : contre les bases militaires, contre les « servitudes » de guerre, ils étaient nombreux à Capo Frasca, le 13 septembre, à dire NON. Et depuis le 15 septembre, les écoles publiques, nos plus importants ateliers pour la formation de subjectivités conscientes et autonomes, sont rouvertes. Dans ces mêmes jours, on commence à siffler le trombone de Pontassieve partout où il s’exhibe : la chasse est ouverte.


Un autre signal, tout à fait différent, vient du secteur entre Syrie, Liban, Irak et Kurdistan : le 13 septembre, sur l’initiative du Front al Nosra d’inspiration alquaïdiste, l’ISIS et les formations « modérées », parmi lesquelles le Front révolutionnaire syrien lié à l’Armée libre, bras armé de cette Coalition nationale qui, depuis 2012, est considérée par l’Occident comme le représentant légitime du peuple syrien, et, de ce fait, soutenu et armé par les États-Unis et l’Europe, ont signé un pacte de non-agression, pour concentrer leur activité militaire contre l’armée d’Assad, qui a repris le contrôle d’une bonne partie du nord du pays.


Ainsi donc, les « égorgeurs » de l’ISIS deviennent les alliés des États-Unis dans la vraie partie qui se déroule sur le terrain : la désarticulation de l’État syrien (mais la partie reste encore entièrement à jouer, que ce soit sur le terrain, ou au niveau international, où encore une fois la Russie et la Chine sont en conflit avec les États-Unis et l’Europe) et le contrôle de toute cette aire, dans un cadre antiiranien.


Et l’Italie du parti unique Napolitano-Berlusconi-Renzi ? L’envoi symbolique d’armes aux Kurdes pour qu’ils se fassent tuer pour les intérêts occidentaux et la volonté déclarée de participation à la coalition anti-ISIS, mais en réalité anti-syrienne, une politique philo-israélienne, les belliqueuses déclarations anti-russes du grand stratège de Pontassieve (dont se dissocie Berlusconi, parce qu’il pense à ses propres affaires), sont sans doute le rugissement d’une souris, mais ils impliquent le pays tout entier dans la dure et irresponsable confrontation militaire entre l’Occident et le monde islamique. La tranquillité dans l’œil du cyclone devient de plus en plus improbable.



Par Lanfranco Binni
 - Traduit par Rosa Llorens pour vineyardsaker.fr



Notes

[1] Pontassieve : commune près de Florence, où réside Matteo Renzi.

[2] Le « pacte du Voyou » est la traduction de l’italien « pacto del Lazzarone », surnom du « pacto del Nazareno » (pacte du Nazaréen), ainsi nommé à partir du siège du Parti démocratique de Renzi, via Nazareno, et conclu entre Renzi et Berlusconi en janvier 2014, avant les élections européennes, prévoyant une réforme de l’équilibre entre les deux Chambres, des relations entre l’État et les régions, et de la loi électorale.

[3] La Loge P2 de Lucio Gelli est une loge maçonnique impliquée dans un scandale politico-financier, et qui jouait un rôle de premier plan dans l’organisation secrète Gladio (mise en place par les États-Unis après la guerre) visant à déstabiliser l’Italie (au moyen notamment d’attentats sanglants) pour y instaurer un régime autoritaire.

[4] en italien, « cosa nostra », qui fait jeu de mots avec le nom de la mafia sicilienne.

[5] En mai 2014, juste avant les élections européennes, Renzi a annoncé un bonus de 80 euros par mois pour les revenus modestes.

[6] Rosa Luxemburg est une militante socialiste et théoricienne marxiste, née à Zamość (Empire russe, actuelle Pologne) le 5 mars 1871 (ou 1870). (Wikipédia, français)



Source : Nell’occhio del ciclone (ilponterivista.com, italien, 18-09-2014)

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Dialogue Porochenko-Cameron

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Dialogue Porochenko-Cameron - Source de l'image :  Les-Crises.fr 



Commentaire de la Gazette :


Une parole très sensée de Cameron que Porochenko aurait dû appliquer dès le début de sa gouvernance, car il aurait épargné pas mal de vies, d’argent et bien d’autres soucis...   -  Duc

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UCL - Centre du Cancer

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Nouveau nom pour le Centre du Cancer de Saint-Luc

 

Le Centre du Cancer et d’Hématologie des Cliniques universitaires Saint-Luc change de nom. Il s’appellera désormais Institut Roi Albert II pour le cancer et regroupera tous les acteurs en cancérologie de l’hôpital.


Les Cliniques universitaires Saint-Luc regroupent leurs activités en cancérologie et en hématologie dans un nouvel institut : l’Institut Albert II . Ce nom rend hommage à notre précédent Souverain qui a généreusement accepté de parrainer le nouvel institut.


Le pôle « cancer » des Cliniques universitaires Saint-Luc représente actuellement 20 % du total des activités de l’hôpital. Le nombre de patients atteints d’un cancer qu’il sera amené à prendre en charge devrait doubler d’ici 2030. Pour pouvoir répondre à cette croissance et accueillir les patients dans les meilleures conditions, un nouveau bâtiment (esquisse ci-dessus) de plus de 10.000 m² sera construit à côté de l’hôpital, sur le site de l’UCL à Woluwe.


Le futur bâtiment dont la construction est prévue en 2018 regroupera l’ensemble des acteurs des soins (médecins spécialises, paramédicaux, etc.) pour une prise en charge multidisciplinaire et optimale de tous les types de cancer.


Le coût total de la construction du nouveau bâtiment est estimé à 26 millions d’euros. Pour soutenir ce projet, la Fondation Saint-Luc lance une large campagne de collecte de fonds.



Par l'UCL - le 18 septembre 2014


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Drones - Entretien de bâtiments

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Les drones s’imposent dans l’entretien des bâtiments


Des chercheurs allemands réfléchissent depuis 2011 à l’utilisation du drone dans le domaine du bâtiment. Christian Eschmann, chercheur à l’Institut allemand Fraunhofer, travaille sur un projet qui vise à utiliser des drones pour analyser l’état de construction d’immeubles dans des zones difficilement accessibles par l’homme.


Le type de drone utilisé est un « octocopter » ; ce dernier est pour l’instant piloté à distance, mais devrait à terme devenir autonome et pouvoir évoluer seul autour ou dans un bâtiment.


Outre les 8 rotors qui permettent une navigation précise, l’octocopter est équipé d’une caméra haute-résolution lui permettant de prendre jusqu’à 1 200 photos durant un vol de 15 minutes. Ainsi, toutes les images combinées donnent naissance à une visualisation 3D de l’édifice, alors que seule une version 2D est actuellement disponible grâce à la modélisation humaine sur des cartes.


À l’avenir, les chercheurs veulent créer un logiciel incluant des fonctionnalités inédites comme la reconnaissance de fissures, le traitement d’images ou encore l’accès à une base de données. À terme, l’idée est d’automatiser l’activité du drone grâce à différents capteurs.


Bien que ce robot ne puisse pas remplacer une intervention humaine, sa rapidité d’intervention constitue un avantage décisif. En effet, pour évaluer l’état d’un immeuble de 20 mètres sur 80, un ingénieur a besoin d’au moins deux jours, contre trois heures pour l’appareil. Ainsi, cette rapidité d’exécution permettra de détecter les défauts de construction très tôt, et donc de prendre des mesures de réparation en conséquence.



Par Georges Simmonds - RT Flash - le 17 septembre 2014


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Russie - Technologies

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La Russie cherchera de nouvelles technologies en dehors des États-Unis et de l’Union européenne

 

Le Premier ministre Dmitri Medvedev a chargé les représentants commerciaux de la Russie à l’étranger de chercher de nouvelles technologies en dehors des États-Unis et de l’Union européenne.

« Nous devons tourner la situation avec les sanctions à notre avantage et trouver de nouvelles opportunités de croissance. C’est une sorte de protectionnisme auquel nous ne nous aurions jamais osés avoir recours sans être mis dans une telle situation », a déclaré le Premier ministre russe au Forum de l’investissement de Sotchi.


Il a expliqué, notamment, que l’un des axes de développement dans le contexte des sanctions devait s’articuler autour de la création de technologies nationales, ainsi qu’autour de la recherche de fournisseurs alternatifs à l’étranger. « J’ai chargé nos représentants commerciaux à l’étranger de chercher de nouveaux fournisseurs d’équipements de haute technologie », a ajouté Dmitri Medvedev. Il estime, en outre, que les entreprises russes sont capables de créer des technologies sur place. Pour cela, la Russie créera notamment un Fonds de développement de l’industrie qui aura pour objectif principal de soutenir les moyennes entreprises intéressées par des financements prébancaires. Le gouvernement lui allouera jusqu’à 18 milliards de roubles (367 millions d’euros). « Dans toutes les difficultés et dans tous les problèmes, il y a toujours une fenêtre d’opportunité, il faut la saisir », a déclaré Dmitri Medvedev.



Impact des sanctions 


Les nouvelles sanctions contre la Russie, infligées par l’UE puis par les États-Unis le 14 septembre, ne touchent plus uniquement les compagnies pétrolières publiques Rosneft et Gazprom Neft, mais également les compagnies privées Lukoil et Surgutnefteaz.


Le ministère des Finances américain a précisé que l’interdiction de vente de technologies et de services s’appliquait aux projets de production en eaux profondes, dans l’offshore en Arctique et dans les schistes, en Russie et dans les eaux russes, s’ils affichent un « potentiel d’extraction de pétrole ». Les mesures américaines et européennes restreignent la vente et la réexportation des produits, services et technologies pour le pétrole et le schiste aux compagnies visées par les sanctions.


« Le dernier train de sanctions américaines a pour objectif principal de montrer qu’aucune compagnie ne peut se sentir à l’abri. Si avant, les restrictions ne concernaient que les compagnies et organismes de crédit intimement liés à l’État, désormais, les compagnies privées sont également sous pression », estime Anton Soroko, analyste du holding d’investissement FINAM. Il explique que cela contredit dans une certaine mesure les déclarations des pays occidentaux, car les sanctions sont présentées comme une arme contre la position politique de la Russie. En conséquence, ces mesures doivent exercer une pression sur l’État, et non sur les compagnies privées, explique Soroko.


« LUKOIL est traditionnellement considéré comme un modèle d’entreprise privée russe – un grand free float, une activité politique faible, une grande transparence, aucune participation de l’État, etc. », confirme l’analyste en chef d’UFS IC Ilya Balakirev. Il explique que, par ailleurs, la compagnie développe le plateau de la mer Caspienne et a annoncé une série de projets dans les zones difficiles d’accès en partenariat avec des compagnies européennes. « La compagnie devra, peut-être, renoncer à ces projets, mais pour ce grand groupe, il ne s’agit que de volumes négligeables de production », explique Balakirev.



Ampleur de l’impact 


Les experts estiment que l’interdiction d’exportation des technologies affectera en premier lieu Rosneft qui contrôle 44 plateaux avec des réserves de 42 millions de tonnes d’équivalents-pétrole. La compagnie a déjà lancé l’exploitation de 23 de ces plateaux. En 2011, Rosneft a signé un accord avec l’américain ExxonMobil portant sur l’extraction du pétrole dans la mer de Kara et dans la mer Noire.


Selon les informations de Bloomberg, ExxonMobil pourrait dès à présent suspendre la prospection du puits Universitetskaya-1 dans la mer de Kara. Dans ce cas, selon les termes du contrat, Rosneft devra rembourser le montant investi par la compagnie américaine dans la prospection (jusqu’à 2,5 milliards d’euros). Par ailleurs, les réserves cumulées des gisements découverts par Lukoil dans la mer Caspienne s’élèvent à 630 millions de tonnes d’équivalents-pétrole. En outre, en 2014, la compagnie a signé un accord avec le groupe français Total.


Anton Soroko rappelle, toutefois, que les sanctions introduites comportaient une précision de taille : celles-ci ne s’appliquent qu’aux nouveaux contrats et ne sont pas effectives si les accords-cadres ont été signés avant. Ainsi, il estime qu’on ne peut pas dire que les compagnies russes ont été privées de technologies : les restrictions ne s’appliquent pas aux accords conclus auparavant.


« Les compagnies gazières et pétrolières russes se portent un peu mieux que d’autres secteurs économiques – cela est principalement dû au fait que les exportations des ressources énergétiques russes ont une grande importance pour nos partenaires occidentaux. Ainsi, ils n’osent pas introduire des sanctions qui viendraient restreindre l’activité actuelle des compagnies », ajoute Anton Soroko.



Par Alexeï Lossan RBTH - le 21 septembre 2014


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