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José Mujica, Président

 

Le Président de l’Uruguay se préoccupe plus du bien-être de ses concitoyens que du reste.  Son discours est un exemple que devraient suivre "nos" politiciens. - Duc

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La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).
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En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

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Koter Info 

Site "Koter Info" LLN-WSL-UCL


=  plus de 102.000 lecteurs du site

 

Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

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"La Gazette" de LLN-WSL-UCL


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Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

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Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


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Site web et Gazette, les différentes publications de Koter Info sont suivies par plus de


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Koter Info's curator insight, January 14, 6:51 PM

 

Site web et Gazette, les différentes publications

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Les meilleurs amis du monde…

Les meilleurs amis du monde… | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


 

Ces animaux sont les meilleurs amis du monde,

peu importe leur espèce

 

« Copains comme cochons » ces animaux ?


Mieux que ça « copains comme cochons et perruche » ou « comme chien et lapin » ou encore « comme éléphant et mouton ». Car visiblement l’amitié chez les animaux est une chose universelle.


Voilà qui réchauffe le cœur.

 

Car si la solidarité au sein d’une espèce existe, comme lorsqu’une tortue vole au secours d’une autre, dangereusement retournée sur le dos, on sait désormais que la tendresse est « inter-espèce ».

 


>>> Des preuves d'amour à découvrir dans

la vidéo du HuffPost US, ici.

 

 

Par Alexis Annaix - Le HuffPost - le 27 décembre 2014

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Si tous les humains pouvaient faire pareil  !


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Conte - Un autre Noël ?

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Un conte très moderne !

Petit papa Noël, quand tu descendras du ciel. Avec tes jouets par milliers. N’oublie pas de rester compétitif vis-à-vis du marché.


Voici une vidéo aussi amusante que terrifiante parce qu'elle transforme le charme de Noël en pure mentalité actuelle très peu morale.


Duc


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L’empire de la consommation

L’empire de la consommation | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source dessin : jeanzin.fr

 

 

 « L’empire de la consommation »

Par Eduardo Galeano (*)


L’explosion de la consommation dans le monde actuel fait plus de bruit que toutes les guerres et crée plus de tapage que tous les carnavals. Comme dit un vieux proverbe turc, « qui boit en compte, se soûle deux fois plus ». Les festivités assomment et assombrissent la vision ; cette grande ivresse universelle semble ne pas avoir de limites dans le temps et dans l’espace. Mais la culture de la consommation raisonne beaucoup, comme le tambour, parce qu’elle est vide ; et à l’heure de vérité, quand le fracas cesse, que la fête se termine, l’ivrogne se réveille, seul, accompagné par son ombre et la vaisselle cassée qu’il doit payer. Le développement de la demande heurte les frontières que lui impose le même système qui la génère. Le système a besoin de marchés de plus en plus ouverts et plus grands, comme les poumons ont besoin de l’air, et en même temps il est nécessaire qu’ils soient au prix plancher comme le sont les prix des matières premières et de la force de travail. Le système parle au nom de tous, il donne à tous ses ordres impérieux de consommation, il diffuse parmi tout le monde la fièvre acheteuse ; mais, rien à faire : pour presque tous, cette aventure commence et finit sur l’écran du téléviseur. La majorité, qui s’endette pour avoir des choses, finit par avoir que des dettes pour payer les dettes qui génèrent de nouvelles dettes, et finit par consommer des illusions qu’il parfois matérialise en commettant un délit.

 

Le droit au gaspillage, privilège de certains, dit être la liberté de tous. Dis-moi combien tu consommes et je te dirai combien tu vaux. Cette civilisation ne laisse dormir ni les fleurs, ni les poules, ni les gens. Dans les serres, les fleurs sont soumises à une lumière continue, pour qu’elles grandissent plus vite. Dans les usines d’œufs, les poules sont aussi interdites de nuit. Et les gens sont condamnés à l’insomnie, par l’anxiété d’acheter et l’angoisse de payer. Ce mode de vie n’est pas très bon pour les gens, mais est très bon pour l’industrie pharmaceutique. Les États-Unis consomment la moitié des calmants, anxiolytiques et autres drogues chimiques vendues légalement dans le monde, et plus de la moitié des drogues interdites vendues illégalement, ce qui n’est pas rien si on tient compte du fait que les États-Unis rassemblent à peine cinq pour cent de la population mondiale.

 

« Malheureux ceux qui vivent en se comparant », regrettent une femme dans le quartier de Buceo, à Montevideo. La douleur de ne pas être, que chantait le tango autrefois, a laissé la place à la honte de ne pas avoir. Un pauvre homme est un pauvre homme. « Quand tu n’as rien, tu penses que tu ne vaux rien », dit un garçon dans le quartier de Ville Fiorito, à Buenos Aires. Et l’autre abonde, dans la ville dominicaine de San Francisco de Macorís : « Mes frères travaillent pour les marques. Ils vivent en achetant des étiquettes, et vivent en suant à grosse goutte pour payer les échéances ».

 

Violence invisible du marché : la diversité est ennemie de la rentabilité, et l’uniformité commande. À échelle gigantesque, la production en série impose partout ses règles obligatoires de consommation. Cette dictature de l’uniformisation obligatoire est plus dévastatrice que n’importe quelle dictature de parti unique : elle impose, dans le monde entier, un mode de vie qui reproduit les êtres humains comme des photocopies du consommateur exemplaire.

 

Le consommateur exemplaire est l’homme tranquille. Cette civilisation, qui confond la quantité avec la qualité, confond l’obésité avec la bonne alimentation. Selon la revue scientifique The Lancet, durant la dernière décennie l’« obésité grave » a progressé de presque 30 % parmi la population jeune des pays les plus développés. Pour les enfants nord-américains, l’obésité a augmenté de 40 % dans les 16 dernières années, selon l’enquête récente du Centre de Sciences de la Santé de l’Université du Colorado. Le pays qui a inventé la nourriture et des boissons light, le diet food et les aliments fat free, a le plus grand nombre de gros du monde. Le consommateur exemplaire descend seulement de la voiture pour travailler et pour regarder la télévision. Installé devant le petit écran, il passe quatre heures quotidiennes en dévorant de la nourriture en plastique.

 

Les ordures déguisées en nourriture triomphent : cette industrie conquiert les palais du monde et réduit en lambeau les traditions de la cuisine locale. Les coutumes du bon manger qui viennent de loin, ont, dans quelques pays, des milliers d’années de raffinement et de diversité, et c’est un patrimoine collectif qui est de quelque façon dans les fourneaux de tous et pas seulement sur la table des riches. Ces traditions, ces signes d’identité culturelle, ces fêtes de la vie sont écrasés, de manière foudroyante, par l’introduction du savoir chimique et unique : la mondialisation du hamburger, la dictature du fast food. La plastification de la nourriture à échelle mondiale, œuvre de McDonald’s, de Burger King et autres usines, viole dans sa réussite le droit à l’autodétermination de la cuisine : un droit sacré, parce que dans la bouche, l’âme a l’une de ses portes.

 

La coupe du monde de football de 98 nous a confirmé, entre d’autres choses, que la carte MasterCard tonifie les muscles, que Coca-Cola offre une jeunesse éternelle et que le menu McDonald’s ne peut pas être absent du ventre d’un bon athlète. L’immense armée de McDonald’s lance des hamburgers dans la bouche des enfants et des adultes sur la planète entière. Le double arc de ce M a servi d’étendard, pendant la récente conquête des pays de l’Europe de l’Est. Les queues devant le McDonald’s de Moscou, inauguré en 1990 en fanfare, ont symbolisé la victoire d’Occident avec autant d’éloquence que la chute du Mur de Berlin.

 

Signe des temps : cette entreprise, qui incarne les vertus du monde libre, refuse à son personnel la liberté de s’affilier à quelque syndicat. McDonald’s viole, ainsi, un droit légalement consacré dans beaucoup de pays où il est présent. En 1997, plusieurs salariés, membres de ce que l’entreprise appelle la Macfamille ont essayé de se syndiquer dans un restaurant du Montréal au Canada : le restaurant a fermé. Mais en 1998 d’autres employés de McDonald’s, dans une petite ville proche de Vancouver, ont obtenu cette conquête, digne du Guinness Book.

 

Les masses consommatrices reçoivent des ordres dans une langue universelle : la publicité a obtenu ce que l’espéranto a voulu et n’a pas pu. N’importe qui comprend, dans tout lieu, les messages que le téléviseur transmet. Dans le dernier quart de siècle, les dépenses de publicité ont doublé dans le monde. Grâce à elles, les pauvres enfants prennent de plus en plus Coca-Cola et de moins en moins de lait, et le temps de loisir devient un temps de consommation obligatoire. Temps libre, temps prisonnier : les logements très pauvres n’ont pas de lit, mais ont un téléviseur, et le téléviseur a la parole. Achetée à crédit, cette bestiole prouve la vocation démocratique du progrès : il n’écoute personne, mais parle pour tous. Pauvres et riches connaissent, ainsi, les vertus des voitures dernier modèle, et pauvres et riches connaissent les taux d’intérêt avantageux que telle ou telle banque offre.

 

Les experts savent transformer les marchandises en ensembles magiques, contre la solitude. Les choses ont des attributs humains : nourrissent, accompagnent, comprennent, aident, le parfum t’embrasse et la voiture est l’ami qui ne faillit jamais. La culture de la consommation a fait de la solitude le plus lucratif des marchés. Les trous de l’âme se remplissent en les bourrant des choses, ou en rêvant de le faire. Et les choses ne peuvent pas seulement embrasser : peuvent aussi être des symboles d’ascension sociale, des sauf-conduits pour traverser les douanes de la société de classes, des clefs qui ouvrent les portes défendues. Plus elles sont exclusives, mieux c’est : les choses te choisissent et te sauvent de l’anonymat populaire. La publicité n’informe pas du produit qu’elle vend, ou elle le fait rarement. C’est le moins important ! Sa fonction primordiale consiste à compenser des frustrations et à nourrir des illusions : En qui voulez-vous vous transformer en achetant cet après-rasage ?

 

Le criminologue Anthony Platt a observé que les délits dans la rue ne sont pas seulement le fruit de la pauvreté extrême. C’est aussi un fruit de l’éthique individualiste. L’obsession sociale du succès, dit Platt, affecte de manière décisive l’appropriation illégale des choses. J’ai toujours entendu dire que l’argent ne fait pas le bonheur ; mais tout téléspectateur pauvre a de nombreux motifs de croire que l’argent produit quelque chose de semblable, que la différence est un sujet de spécialistes.

 

Selon l’historien Eric Hobsbawm, le XXe siècle a mis fin à 7 000 ans de vie humaine centrée sur l’agriculture depuis que sont apparues les premières cultures, à la fin du paléolithique. La population mondiale s’est urbanisée, les paysans deviennent citadins. En Amérique Latine nous avons des terres sans personne et d’énormes fourmilières urbaines : les plus grandes villes du monde, et les plus injustes. Expulsés par l’agriculture moderne d’exportation et par l’érosion de leurs terres, les paysans envahissent les banlieues. Ils croient que Dieu est partout, mais par expérience ils savent qu’il se soucie des grandes villes. Les villes promettent travail, prospérité, un avenir pour les enfants. Dans les champs, ceux qui attendent regardent passer la vie, et meurent en bâillant ; dans les villes, la vie arrive et appelle. Entassés dans des taudis, la première chose que découvrent les nouveaux venus, c’est que le travail manque et qu’il y a des bras en trop, que rien n’est gratuit et que les articles de luxe les plus chers sont l’air et le silence.

 

Tandis que naissait le XIVe siècle, le frère dominicain Giordano da Rivalto a prononcé à Florence un éloge des villes. Il a dit que les villes grandissaient « parce que les gens ont le goût de se rejoindre ». Se rejoindre, se trouver. Maintenant : qui se trouve avec qui ? L’espoir rencontre-t-il la réalité ? Le désir, se trouve-t-il avec le monde ? Et les gens, se trouvent-ils avec les gens ? Si les relations humaines ont été réduites à des relations entre des choses : combien de gens se trouvent avec les choses ?

Le monde entier tend à devenir un grand écran de télévision, où les choses se regardent, mais ne se touchent pas. Les marchandises offertes envahissent et privatisent les espaces publics. Les stations d’autobus et de trains, qui étaient jusqu’à il y a peu des espaces de rencontre entre des personnes, deviennent maintenant des espaces d’exhibition commerciale.

 

Le shopping center, ou shopping mall, la vitrine de toutes les vitrines, impose sa présence envahissante. Les foules vont, en pèlerinage, à ce temple majeur de la consommation. La majorité des dévots contemplent, en extase, les choses que leurs poches ne peuvent pas payer, tandis que la minorité acheteuse se soumet au bombardement de l’offre incessante et exténuante. La foule, qui monte et descend par les escaliers roulants, voyage par le monde : les mannequins habillés comme à Milan ou à Paris et les machines sonnent comme à Chicago, et pour voir et entendre, il n’est pas nécessaire de payer une entrée. Les touristes venus de l’intérieur, ou des villes qui n’ont pas encore mérité ces bénédictions du bonheur moderne, posent pour la photo, au pied des marques internationales les plus fameuses, comme avant, ils posaient au pied de la statue d’une personnalité sur la place.


Beatriz Solano a observé que les habitants des quartiers suburbains se rendent au center, au shopping center, comme avant ils se rendaient au centre. La promenade traditionnelle du week-end au centre de la ville tend à être substituée par l’excursion à ces centres urbains. Lavés et repassés et coiffés, habillés avec leurs vêtements du dimanche, les visiteurs viennent à une fête où ils ne sont pas conviés, mais ils peuvent être les badauds. Des familles entières font le voyage dans la capsule spatiale qui parcourt l’univers de la consommation, où l’esthétique du marché a dessiné un paysage hallucinant de modèles, des marques et des étiquettes.

 

La culture de la consommation, la culture de l’éphémère, condamne tout à la désuétude médiatique. Tout change au rythme vertigineux de la mode, mise au service de la nécessité de vendre. Les choses vieillissent en un clin d’œil, pour être remplacées par d’autres choses à la vie fugace. Aujourd’hui, l’unique chose qui reste est l’insécurité ; les articles, fabriqués pour ne pas durer, semblent aussi volatils que le capital qui les finance et le travail qui les génère. L’argent vole à la vitesse de la lumière : hier il était là-bas, aujourd’hui il est ici, demain qui sait, et tout travailleur est un chômeur en puissance. Paradoxalement, les shoppings centers, les royaumes de la fugacité, offrent l’illusion la plus réussie de sécurité. Ils résistent en dehors du temps, sans âge et sans racine, sans nuit et sans jour et sans mémoire, et existent en dehors de l’espace, au-delà des turbulences de la dangereuse réalité du monde.

 

Les propriétaires du monde utilisent le monde comme s’il était jetable : comme une marchandise à la vie éphémère, qui s’épuise comme s’épuisent, à peine nées, les images que lance la mitrailleuse de la télévision et les modes et idoles que la publicité lance, sans trêve, sur le marché. Mais, dans quel autre monde allons-nous aller ? Sommes-nous tous obligés à croire le conte selon lequel Dieu a vendu la planète à quelques entreprises, parce qu’étant de mauvaise humeur il a décidé de privatiser l’univers ?


La société de consommation est un piège attrape-nigaud. Ceux qui ont la manette, feignent de l’ignorer, mais n’importe qui, qui a des yeux dans le visage peut voir que la majorité des gens consomme peu, un petit peu ou presque rien nécessairement, pour garantir l’existence de ce peu de nature qui nous reste. L’injustice sociale n’est pas une erreur qu’il faut corriger ni un défaut qu’il faut surpasser : c’est une nécessité essentielle. Il n’y a pas de nature capable de nourrir un shopping center de la taille de la planète.

 

 

 

Par Eduardo Galeano (*) - Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi - El Correo. Paris, le 26 décembre 2014.

 

(*) Eduardo Galeano, est un écrivain et journaliste uruguayen, célèbre pour avoir écrit « Les veines ouvertes de l’Amérique Latine ». Gagnant du prix Stig Dagerman, il est considéré comme l’un des écrivains les plus remarquables de la littérature latinoaméricaine.

Koter Info's insight:


La société de consommation est un piège attrape-nigaud.


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Lettre aux parents

Lettre aux parents | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 


Il y a la lettre au père Noël, et puis

il y a l’autre lettre…

 

Une fois par an, tous les enfants devraient être appelés à écrire aux parents, pour leur rappeler la vie…

 

Cette vidéo prouve que les enfants n’ont pas besoin de la surconsommation ; leur bonheur est ailleurs.

 

>>> Voir la vidéo ici

.

Par Nathan Weber - reseauinternational.net – le 27 décembre 2014


Koter Info's insight:


Puissant et émouvant, surtout la fin de la vidéo qui en surprendra plus d'un !


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LLN - Le monde va-t-il bien ?

LLN - Le monde va-t-il bien ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : le projet de partenariat commercial suscite des craintes dans la population, mais aussi auprès des autorités communales. Des communes, dont Orp-Jauche, ont déjà voté une motion à son encontre. Ottignies-LLN devrait suivre. Reporters/MUSSCHE

 

 

« Trouvez-vous que le monde va bien ? »

 

 

Ottignies-Louvain-La-Neuve - Lors du dernier conseil, une motion sur le projet de partenariat commercial UE-USA a été longuement débattue. Finalement, son vote a été reporté.

 

Dernier conseil communal d’Ottignies-Louvain-la-Neuve. Le budget du CPAS a été voté. C’était le gros morceau de la soirée. Mais un autre sujet a été longuement débattu : la motion concernant le projet de partenariat transatlantique de commerce et d’investissement entre l’Union européenne et les États-Unis (TTIP) déposé par trois conseillères de la majorité, à savoir Julie Chantry (Écolo), Marie-Pierre Lambert-Lewalle (Avenir) et Carine Swinnen (PS).

 

Ce projet de partenariat est le plus grand accord commercial jamais négocié entre les deux parties. « Il vise à éliminer les barrières commerciales dans de nombreux secteurs économiques », lit-on sur le site de la commission européenne. Toujours en négociation, il suscite déjà bien des craintes, à l’image de la manifestation de vendredi dernier à Bruxelles. Beaucoup craignent un assouplissement de la législation européenne et donc d’un nivellement vers le bas.

 

Pourquoi débattre au conseil communal d’une motion visant à interpeller les autorités fédérales sur les inquiétudes liées au TTIP ? « Avec ce traité, la politique communale pourrait être vue comme une entrave au libre commerce. Pourrait être remise en cause, par exemple, la politique en matière d’alimentation bio dans les repas scolaires ou encore celle portant sur la gestion des espaces verts et du zéro produit phyto », déclarent les dépositaires de la motion.

 

 

« Des connards incapables ? »

 

Du côté de l’opposition Nicolas Van der Maren (OLLN 2.0) y a trouvé à redire tant sur la forme que sur le fond. Celui-ci pointe notamment que « vous souhaitez interpeller les autorités belges par rapport à vos craintes comme si le gouvernement fédéral n’était pas conscient des difficultés et des enjeux. » Ce qui dans la bouche de Jacques Otlet (OLLN 2.0) donne : « Vous prenez les gens de la commission européenne et du conseil des ministres pour des connards incapables de défendre les intérêts de leurs concitoyens ? »


Le bourgmestre Jean-Luc Roland (Écolo) a réagi : « Nous ne disons pas cela. Mais je constate que la mondialisation fascine, que les négociations des grands accords sont très techniques. Et au final, on voit le résultat maintenant : de la dérégulation et des délocalisations massives. La population est légitimement inquiète et la mobilisation citoyenne a sa place dans le débat sur le TTIP. Et même si on sait qu’on ne va pas changer le monde, le vote de cette motion est un petit pas dans la mesure de ce que l’on est. »

 

Et l’échevin Cédric du Monceau (Avenir) d’intervenir : « Trouvez-vous que le monde va bien ? Nous sommes élus pour avoir une ambition autre que celle d’aller droit dans le mur. »

 

Au final, il a été décidé de reporter le vote de la motion. « Il n’y a pas d’urgence. Discutons-en et réfléchissons ensemble à la position à prendre », a fait valoir Nicolas Van der Maren.

 

 


Par Quentin COLETTE - lavenir.net – le 26 décembre 2014

Koter Info's insight:


Bravo aux politiciens locaux plus conscients que la Commission Européenne et certains ministres, comme quoi, il n'y a pas que des connards incapables de défendre les intérêts de leurs concitoyens.


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News de Bethlehem 2014

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Pas très sympa de voyager en Israël aujourd'hui, même si on n'est pas porteur du "divin enfant" mythique !  -  Duc


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UCL, Yves Genin - Arnaque

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Une opinion d'Yves Genin,

professeur émérite UCL.


Pour bénéficier de l’offre TV, téléphonie et internet chez le même opérateur, le consommateur belge paie un surcoût astronomique par rapport à son voisin français. La faute à un marché des télécommunications dominé par trois acteurs.


En matière de télécommunications privées, les Belges sont, à juste titre, friands de Triple Pay, c’est-à-dire de cette possibilité d’avoir accès à la fois à la télévision, au téléphone et à internet chez le même opérateur grâce à un décodeur approprié. On estime leur nombre aujourd’hui à plus de deux millions : c’est un marché convoité !


Pour des raisons historiques, ce marché est aujourd’hui très largement dominé par trois opérateurs : Proximus et sa filiale "low cost" Scarlet, Voo et Telenet. Le premier utilise le réseau téléphonique pour le transport des données, les deux autres le câble. À côté de ces 3 géants, existent quelques autres petits opérateurs qui s’efforcent difficilement de se faire une place au soleil.


Hélas ! Trois fois hélas !


Le Belge paie un prix scandaleusement élevé pour bénéficier de ce Triple Play. En France, on peut bénéficier d’un service équivalent pour moins de vingt euros avec en plus, en prime, la gratuité des appels 7j/7 et 24h/24 vers les téléphones fixes non seulement en France, mais aussi pratiquement dans tous les pays du monde, avec la Suisse comme seule exception notable.


Une offre équivalente chez nos opérateurs historiques dépasse allègrement les 75 euros. On peut bien sûr ergoter sur quelques Mips en plus ou en moins ou l’un ou l’autre petit service accessoire. Cela ne changera pas grand-chose à l’affaire : les prix pratiqués en Belgique pour le Triple Play sont outrageants !


Un calcul élémentaire démontre que les consommateurs belges de Triple Play paient un surcoût astronomique de l’ordre d’un milliard d’euros par an, peut-être plus, que leurs homologues français pour un service équivalent. Tout se passe en Belgique comme s’il y avait une entente tacite, une sorte de cartel des prix occulte entre les trois opérateurs dominants pour pratiquer les prix les plus élevés, qui soient supportables par le marché, et ne se concurrencer que sur des valeurs ajoutées secondaires (internet partout, Tv sur tablette, minutes GSM, etc.). On peut en suspecter la raison.


L’Etat belge, l’actionnaire majoritaire chez Proximus, bénéficie de ce fait de dividendes plantureux et s’est même permis de puiser dans le fonds de réserve de la société; Tecteo, qui détient Voo, est une société coopérative intercommunale, donc finalement contrôlée par la région wallonne qui tire un profit similaire de cette situation. Seul, Telenet a un actionnariat privé, qui ne peut que se réjouir de l’environnement politique de ce marché et n’a évidemment aucun intérêt à étrangler cette poule aux œufs d’or.


Si l’on omet TéléSat et TV Vlaanderen (réception satellitaire via une antenne parabole privée) qui n’occupent aujourd’hui qu’une place marginale sur le marché, les concurrents des trois opérateurs dominants qui seraient susceptibles de faire vraiment baisser les prix, ont ab initio des handicaps considérables.


D’abord, ils doivent se faire un nom et une réputation. Ensuite, et pour les consommateurs c’est un désastre, on n’a pas séparé la production de service Triple Play de celle de sa distribution (câble ou réseau téléphonique), contrairement à ce qui a été fait par exemple dans le domaine de l’électricité.


La conséquence est que les concurrents des trois opérateurs dominants doivent leur payer un péage sur les autoroutes de l’information.


L’Ibpt est un organisme public qui, en principe, devrait contrôler que ces péages ne sont pas abusifs. Comme l’Ibpt dépend de l’Etat belge et que celui-ci est juge et partie dans cette affaire, on doit craindre que L’IBPT n’ait pas vraiment les moyens de faire preuve de l’intransigeante indépendance et impartialité, qui seraient requises en la matière.


Ce n’est pas tout. La technologie de nos décodeurs tend à être désuète par rapport à celle des décodeurs français. Client chez un des trois opérateurs dominants, j’ai une télécommande de TV à trente-sept boutons. Celle qu’il m’arrive d’utiliser en France n’en a que vingt-deux.


Elles assurent pourtant toutes deux strictement les mêmes fonctions. De plus, la convivialité de cette dernière est sans pareil. En Belgique, elle utilise en effet la technique PIP (picture into picture) au lieu de celle des menus déroulants.


Il est pour le moins surprenant qu’aucun parti politique, ni à gauche ni à droite, ni au nord ni au sud n’exprime des revendications fortes en la matière.


Les médias ne s’en préoccupent pas beaucoup plus, sinon pour faire observer de temps à autre à l’occasion de la publication de l’un ou l’autre rapport technique officiel et des réclamations récurrentes de Test Achats, que le Triple Play reste fort cher en Belgique.


Voila pourquoi le consommateur belge de télécommunications privées est tondu et le restera sans doute pour pas mal de temps encore.


Source : LaLibre.be



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Chat père Noël

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Ce chat déguisé en père Noël

n’a rien à envier au chien ewok

 

Noël, c’est fini. Envie d’une petite vidéo pour vous remonter le moral ? Découvrez Ginnan, un formidable chat dont les propriétaires ont eu l’idée de le déguiser en père Noël pour les fêtes.

 

>>> À voir dans la vidéo ici


 

Postée le 25 décembre sur le réseau social Vine, la vidéo de ce chat vêtu du traditionnel costume rouge et blanc du père Noël est ensuite devenue l’un des contenus les plus commentés sur Reddit, et cela en seulement quelques heures. Le déguisement y est pour beaucoup.

 

 

Ginnan n’est cependant pas le premier animal de compagnie à endosser ce genre de costume. Un shih tzu appelé Munchkin avait lui aussi beaucoup amusé les internautes avec son déguisement d’ours en peluche il y a quelques mois.


>>> Redécouvrez-le dans la vidéo ici

 

 

 

Par Valentin Etancelin - Le HuffPost

le 26 décembre 2014


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LLN - Attention à la neige !

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La neige est annoncée pour les prochaines heures et elle devrait tenir à cause des températures prévues allant jusqu'à -10° dans les prochains jours, alors soyez très prudents !


Duc

 

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Discours de Noël du roi

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Voici l’intégralité du discours prononcé mercredi par le roi Philippe à l’occasion de Noël. Les intertitres sont de la rédaction.



Mesdames et Messieurs,


Il y a peu de temps, la Reine Fabiola nous a quittés. Aux côtés du Roi Baudouin, elle a adopté notre pays et l’a aimé de tout son cœur. Par des mots et des gestes simples, elle avait le don d’insuffler de l’espoir à chacun. Elle s’est dévouée sans réserve à ceux que la vie avait durement frappés. Nous sommes très profondément reconnaissants pour tout ce qu’elle a fait, pour tout ce qu’elle a été.


Au nom de notre famille, je voudrais vous dire merci pour les nombreux témoignages de sympathie et d’affection que vous nous avez exprimés à l’occasion de son décès. La Reine Fabiola nous laisse un grand témoignage d’espoir et d’optimisme.


«Je comprends votre inquiétude»


Ce témoignage a une valeur inestimable à une époque marquée par la peur. La peur du lendemain, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur de l’autre. Lorsqu’elle se fait trop envahissante, la peur paralyse, elle engendre le repli sur soi et la solitude, et fait perdre le goût de l’avenir. Je comprends votre inquiétude et le sentiment de découragement devant l’immensité des défis de notre génération, la faible croissance de notre économie, l’augmentation de la précarité.


Pourtant, refusons de nous laisser gagner par la résignation. Tous ensemble, en partageant les efforts, nous pouvons surmonter la crise. Il faut un certain courage pour réagir à la morosité. Essayons d’abord de changer notre regard sur le monde. Un vrai regard positif libère l’action et la créativité, chez celui qui porte ce regard mais aussi chez celui sur qui il est porté.


«Le regard positif mène à l’engagement»


Je pense notamment à ces nombreuses personnes que la Reine et moi avons rencontrées et qui puisent dans une difficulté ou un échec la force pour un nouveau départ. Le regard positif mène à l’engagement. Il possède aussi une réelle puissance d’entraînement. Cet état d’esprit renforce les complémentarités et la cohésion dans notre société. Il sécurise, il sort de l’isolement, il crée des ponts, il donne un souffle à l’avenir.


Ensuite, regardons autour de nous. Nous avons la chance de vivre dans une société où sont à l’œuvre de nombreuses forces positives. Je pense à tous ceux qui s’engagent, souvent bénévolement, en faveur des jeunes, des personnes âgées, des malades, des isolés ou des plus démunis.


Je pense à la solidarité dont nous faisons preuve à tous les niveaux, à nos administrations publiques, quotidiennement au service de la population, à ces entreprises et ces services publics qui allient avec succès efficacité et humanité.


Je pense à l’impressionnante capacité d’innovation de nos entreprises et de nos scientifiques. Cette capacité d’innovation aussi est l’expression d’un regard d’espoir et d’optimisme. C’est d’abord par un regard positif que se façonne toute avancée même discrète.


Mesdames et Messieurs, en cette période de Noël et à l’aube d’une année nouvelle, posons sur nous-mêmes et sur ceux qui nous entourent un regard d’espoir. Ayons le goût de l’avenir. C’est ce que la Reine et moi vous souhaitons, ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers.


Source : L'avenir.net


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Notre roi Philippe est probablement un brave type, mais quand je connais la fortune qu'il détient, plus celle dont il héritera et le salaire annuel qu'il perçoit, je reste sceptique quand à son appréciation réelle de la difficulté des ménages en crise.


De plus, son texte est supervisé par le gouvernement qui perçoit aussi des salaires à faire rêver les chômeurs de longue durée.


Alors, mon discours parallèle sincère sera simple


Bonne continuation à ceux chez qui tout va bien et bonne chance les gars pour les autres, en espérant que 2015 vous permettra d'en sortir !


Duc

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LLN - Vol avec violence

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Une tentative de vol avec violence a été perpétrée mardi soir dans un snack de Louvain-la-Neuve.


Un individu armé, coiffé d’un bonnet et au visage masqué par une écharpe, a fait irruption peu avant minuit dans le magasin où le gérant était occupé à décharger des marchandises.


Le frère de celui-ci a alors crié que l’arme était factice. Le malfrat a aussitôt pris la fuite sans demander son reste.


Source : Sudinfo.be


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LLN - Incendiaire arrêté

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Un homme né en 1990 a été privé de liberté mercredi matin alors qu’il venait de bouter le feu à une voiture dans le centre de Louvain-la-Neuve.


Les pompiers de Wavre ont été appelés mercredi matin vers 03h30 dans l’avenue des Arts. Un individu venait d’y incendier volontairement une voiture et des poubelles qui se trouvaient à proximité de celle-ci. Pris en flagrant délit, le jeune homme a été interpellé et privé de liberté.


Source : Sudinfo.be


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Les USA changent les régimes...

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Les douze étapes employées par les USA

pour changer un régime

 

Désormais, nous savons que la Russie connaît bien les méthodes des changements de régime, dont l’empire du Chaos use et abuse afin de maintenir sa suprématie. C’était apparu très clairement dans l’allocution de Poutine au Club Valdaï :

 

« De fait, depuis un bout de temps, nos collègues (les USA) ont tenté de gérer les dynamiques politiques, en utilisant les conflits régionaux et en concevant des « révolutions de couleur » correspondant à leurs intérêts, mais… le génie aux trois vœux s’est échappé de la bouteille. Il semble que les pères de la théorie du « chaos sous contrôle » ne savent plus eux-mêmes qu’en faire ; c’est une complète débandade dans leurs rangs. »

 

La Chine a aussi été l’objet de tentatives de changement de régime dans sa province du Xinjiang, dans l’ouest de la Chine, et plus récemment à Hong Kong. La question est : dans quelle mesure la Chine est-elle consciente du rôle des USA dans ces mouvements de protestation ? Une récente vidéo sur YouTube fait clairement apparaître que la Chine a une très nette compréhension de l’échiquier géopolitique et de ses enjeux, même s’il n’est pas sûr que les opinions présentées sont celles du peuple chinois en général.

 


La vidéo relève douze étapes utilisées par les USA pour changer un régime politique, et poursuit en expliquant comment ces dynamiques de changement de régime partout dans le monde, ainsi que l’antagonisme envers la Russie et la Chine, s’inscrivent dans un schéma qui pourrait mener à la troisième guerre mondiale.

 

1— Envoyer des agents de la CIA, du M16 et d’autres officines vers le pays cible, comme touristes, étudiants, volontaires, hommes d’affaires ou encore journalistes.

 

2— Lancer des ONG estampillées, luttant pour la démocratie et les droits de l’homme, afin d’attirer les promoteurs de la liberté et des idéaux supérieurs.

 

3— Attirer les traîtres, en particulier des universitaires, des politiciens, des journalistes, des soldats, etc., par l’argent, ou le chantage, pour ceux qui ont commis quelque chose de répréhensible.

 

4— Si le pays a des syndicats, les contrôler par la corruption.

 

5— Choisir une appellation sympa ou une couleur pour la révolution, par exemple le Printemps de Prague (1968), la révolution de velours dans l’Est-européen (1969), la révolution des roses en Géorgie (2003), la révolution du cèdre au Liban (2005), la révolution orange en Ukraine, la révolution verte en Iran, la révolution de jasmin, le printemps arabe ou encore la révolution des parapluies à Hong Kong.

 

6— Commencer des manifestations sur n’importe quel motif, juste pour lancer la révolution. Ça peut être les droits de l’homme, la démocratie, la corruption du gouvernement, une fraude électorale. Pas de preuves nécessaires, une justification suffit.

 

7— Écrire les calicots et autres banderoles en anglais, afin qu’ils puissent être lus aux USA, et ainsi impliquer les politiciens et citoyens américains.

 

8— Laisser les politiciens, les intellectuels et syndicalistes corrompus rejoindre les manifestations, et en appeler au peuple pour qu’il se joigne à eux, toute doléance étant la bienvenue.

 

9— Faire en sorte que les médias officiels, tant US qu’européens, soulignent que la révolution est causée par l’injustice, de façon à gagner l’opinion de la majorité silencieuse.

 

10— Quand le monde entier regarde, monter une opération sous fausse bannière. Le gouvernement ciblé sera très vite déstabilisé, et perdra du crédit auprès de son propre peuple.

 

11— Faire intervenir des agents provocateurs, pour forcer la police à utiliser la violence. Le gouvernement ciblé perd alors soutien des autres pays et devient délégitimé aux yeux de la communauté internationale.

 

12— Envoyer des politiciens locaux aux USA, en Europe et aux Nations-Unies demander des sanctions économiques à l’encontre du gouvernement ciblé, des zones d’exclusion aérienne, voire des frappes aériennes, et soutenir un soulèvement de rebelles armés.

 

Quiconque a fait un peu attention aux événements récents de ce monde peut reconnaître le schéma décrit. Les psychopathes ne sont pas à ce point, imaginatifs. Ils utilisent jusqu’à la corde les mêmes méthodes, encore et encore. Et la plupart du temps, cela bénéficie à ces psychopathes qui gouvernent, pour qui ça ne pose pas de problèmes si, une fois leur marionnette installée au pouvoir, on révèle leur rôle dans la combine.

 

Les médias de masse, serviles et obéissants, sont toujours disponibles pour poursuivre le travail de propagande et annihiler toute contestation qui dévoilerait la main du marionnettiste derrière le décor, ou salir des réputations, quand les arguments manquent.

 

Un exemple édifiant de ce genre de situation est à trouver à Hong Kong, dans les événements récents, est à voir dans un article intitulé « Le New York Times part en vrille à propos de la liberté d’association en Chine ».

 

Et, ça tombe bien, la mémoire du grand public est assez courte, avec les distractions à la sauce d’Hollywood, les médias sociaux sur internet, et carrément la Loi constitutionnelle au sens strict pour faire bonne mesure.

 

La vidéo se poursuit :

 

« Si les douze étapes n’aboutissent pas à renverser le régime, les USA trouvent une excuse pour intervenir militairement et finalement faire tomber le gouvernement ciblé par la force. En fait, cette démarche a montré son efficacité.

[…]

Ainsi ce n’est pas par des mouvements civils spontanés que des pays sont renversés. Bien au contraire, les révoltes sont préparées avec soin, et orchestrées jusqu’au moindre détail. En fait, renverser un pays par civils interposés est de loin meilleur marché qu’envoyer des troupes pour attaquer et détruire ledit pays. C’est pourquoi les USA continuent à appliquer ces douze étapes contre les pays qu’ils considèrent comme des ennemis. »

 

La vidéo blâme les francs-maçons, mais il serait plus pertinent d’accuser l’élite psychopathe. Un de ses traits majeurs est le fait qu’elle n’a aucune conscience spirituelle, et donc se moque absolument des souffrances humaines, et même du nombre de morts occasionné. On pourrait même avancer qu’elle goûte la souffrance…

 

Comme toujours, il ne tient qu’à nous de prendre conscience de ce cauchemar et de nous réveiller, de comprendre qu’il y a, parmi nous, des prédateurs dénués de valeurs éthiques ou d’humanité.

 

C’est devenu plus facile, à mesure que l’empire du Chaos, dans sa lutte désespérée pour maintenir son hégémonie, montre sa vraie nature, à qui veut voir. Et ainsi donc, une réalité que les pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), et même d’autres, commencent à pleinement saisir. Il est certain qu’une plus grande coopération parmi ces pays a permis de diffuser la prise de conscience du modus operandi de ces psychopathes. La vidéo chinoise en est une de ses illustrations.



 

 

Par Aeneas Georg - Source : http://www.manartv.com.lb/
Le 9 décembre 2014
 - Article original : Global Research http://www.globalresearch.ca/ - radioairlibre.be


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Ukraine - Mesures d’austérité

Ukraine - Mesures d’austérité | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Légende et source photo : le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk s'adresse au Parlement à Kiev le 2 décembre 2014 (Photo Sergei Supinsky. AFP) - liberation.fr

 

 

Le gouvernement ukrainien prépare

des mesures d’austérité extrêmes

Par David Levine

 

Plus tôt ce mois-ci, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a présenté le nouveau programme économique de son gouvernement pour 2015-2020 à la Verkhovna Rada, le parlement du pays. Les législateurs ont adopté le programme le jour même.

 

Le programme propose de mettre en œuvre des politiques d’austérité extrêmes dictées par le Fonds monétaire international (FMI) et autres créanciers internationaux. Dans ses remarques devant le Parlement, Iatseniouk a affirmé que « Personne ne nous aidera gratuitement. Afin d’obtenir de l’aide, nous devons effectuer les mêmes réformes difficiles dont nous avons parlé pendant les élections. »

 

Selon le Premier ministre, l’Ukraine a reçu en 2014 « un total de 9 milliards de dollars en aide financière du FMI, de la Banque mondiale et autres institutions financières, mais dans l’ensemble a dépensé 14 milliards de dollars pour le service de ses dettes. Nous aurons besoin de plus de 15 milliards de dollars l’an prochain », a-t-il souligné.

 

Dans le programme récemment dévoilé, « la débureaucratisation, la décentralisation, la déréglementation et la responsabilisation » sont déclarées comme les principes directeurs de la politique de l’État. Les objectifs de cette dernière comprennent le doublement du volume des exportations en 2019, « la privatisation à grande échelle des biens de l’État dans les conditions économiques appropriées », la « démonopolisation de l’économie », la « capitalisation des banques d’État », la « restructuration financière de Naftogaz, l’entreprise d’État de pétrole et de gaz », la restructuration du système judiciaire, la réforme des forces de l’ordre et des efforts pour atteindre « l’indépendance énergétique».

 

Globalement, le budget de l’État doit être réduit en deux ans d’une somme équivalente à 10 % du produit intérieur brut du pays. La plupart des compressions seront effectuées dans le secteur dit social. Il s’agit notamment de la mise à pied de 10 % des employés du secteur public du pays et la privatisation partielle des soins de santé et de l’éducation. Le marché des produits pharmaceutiques doit être déréglementé. Ce qui reste des subventions et des contrôles sur les prix du gaz et de l’électricité, les avantages sociaux dits « inefficaces » et les pensions dites « spéciales » doivent être supprimés.

 

Le directeur de Naftogaz, Andriy Kobolev, a déclaré que l’élimination des contrôles sur les prix conduira à une augmentation du prix du gaz de trois à cinq fois pour les consommateurs et celle-ci viendra s’ajouter aux grandes hausses de prix dans les services publics déjà mises en œuvre cette année.

 

Une « réforme » à grande échelle de l’industrie du charbon sera entreprise, comprenant la fermeture définitive de 32 mines non rentables et la fermeture temporaire de 24 autres, ainsi que la privatisation de 37 autres de 2015 à 2019.

 

Dans le même temps, un certain nombre de taxes et d’organismes réglementant l’activité des entreprises seront abolis. Les impôts sur les bénéfices et sur les petites et moyennes entreprises seront réduits.


Iatseniouk a grondé la population à l’avance d’oser exprimer la moindre opposition à son programme. « Ne pleurez pas. N’ayez pas peur et ne demandez rien », a-t-il déclaré. Le programme est si extrême que certains membres de l’opposition parlementaire et même un membre du parti au pouvoir l’ont qualifié de « génocidaire ».

 

Au moment même où il procède à une razzia sur les conditions de vie des populations déjà pauvres de l’Ukraine, le régime de Kiev augmente ses dépenses militaires et policières, qu’il prévoit porter à l’équivalent de 5 % du produit intérieur brut (PIB). Le gouvernement a dit qu’il renoncera à son statut de « pays non aligné » et cherchera à « se conformer aux normes de l’OTAN ».

 

Parallèlement à la militarisation de la société ukrainienne, le gouvernement encourage le nationalisme et un certain nombre de politiques de maintien de l’ordre visant à attiser les sentiments de droite et à écraser toute dissidence. Un nouveau bureau des enquêtes de l’État doit être créé et on prévoit construire un mur de sécurité le long de la frontière russe. Des classes d’« éducation patriotique nationale » deviendront une composante obligatoire des programmes éducatifs scolaires.

 

Des « instructions » de 120 pages du gouvernement produites par le ministère des Finances et largement diffusées sur Internet ont révélé certaines des mesures d’austérité plus spécifiques actuellement à l’étude. Il s’agit notamment d’amendements constitutionnels faisant passer de onze à neuf le nombre d’années d’éducation gratuite et de scolarité obligatoire, l’abolition des garanties constitutionnelles des droits à l’éducation et aux soins de santé gratuits, et la réduction du nombre des députés de 450 à 150.

 

Les autres « réformes » législatives proposées comprennent l’augmentation de l’âge de la retraite à 65 ans pour les deux sexes et la fermeture d’établissements d’enseignement et de bibliothèques. Les prestations sociales devant être abolies comprennent les repas gratuits pour les enfants à l’école et les patients hospitalisés, les traitements en camp de santé gratuit pour les enfants, l’accès gratuit dans les centres jeunesse de sport, la plupart des bourses financées par l’État et les coûts réduits pour les étudiants et les enseignants dans les transports en commun. L’indexation des salaires des travailleurs du secteur public sur l’inflation doit être suspendue. Le contrôle des prix sur les médicaments doit être supprimé.

 

De nombreuses prestations sociales doivent être « monnayées » – c’est-à-dire que les avantages en nature doivent être remplacés par des subventions de trésorerie qui seront à la traîne de l’inflation. Les prestations sociales aux mères célibataires et à diverses catégories de retraités doivent être « révisées ». Les pensions pour travailleurs retraités doivent être réduites de jusqu’à 90 %, et le moratoire sur l’indexation au taux d’inflation des prestations de retraite va se prolonger indéfiniment.

 

Les avantages pour les victimes de la catastrophe de Tchernobyl de 1986 seront coupés et les limites de la zone de danger radioactive officiellement désignée seront révisées. Les militaires ne recevront plus de prestations au logement et pour l’achat d’une habitation ou d’uniformes et l’État ne paiera plus les employeurs pour conserver les emplois des travailleurs conscrits.

 

Le document du ministère des Finances recommande également que le nombre d’heures de temps de classe des enseignants passe de 18 à 20 heures par semaine en 2015, puis à 25 heures par semaine en 2016. Le Syndicat des travailleurs de l’Éducation et de la Science d’Ukraine a publié une lettre ouverte au président Petro Porochenko l’avertissant que cette mesure se traduirait par la mise à pied d’environ 100 000 enseignants en 2015-2016. Une partie importante des autres travailleurs de l’éducation du pays perdront également leur emploi dans les années à venir.

 

Le Parlement devait examiner un budget du Ministère de Finances basé sur ces recommandations le 23 décembre. Selon le projet actuellement à l’étude, environ 400 écoles comptant un faible nombre d’étudiants doivent être fermées en zones rurales. Les dépenses en éducation doivent être sabrées d’environ 20 %, tandis que les dépenses en soins de santé doivent être réduites d’environ 40 %. L’étendue réelle des compressions pourrait être encore plus grande en raison du taux d’inflation très élevé du pays.

 

Le budget de l’Académie nationale des sciences d’Ukraine (ANSU) sera également réduit de 25 %. Le président syndical de l’ANSU, Anatoly Shirokov, a noté que l’académie est actuellement financée à seulement 65 % de son exigence minimale, et que les scientifiques « ne pourront tout simplement pas être en mesure de survivre aux réductions de financement proposées ».

 

Le politicien ukrainien Volodymyr Oliynyk, un ancien membre du parlement et allié de l’ex-président Viktor Ianoukovitch, a commenté que les politiques d’austérité proposées vont inévitablement conduire à une « explosion sociale ».

 

Déjà des manifestations ont eu lieu à propos des arriérés de salaires que connaissent différentes sections de travailleurs. Dans la ville de Ternopil en Ukraine occidentale, les enseignants ont organisé une manifestation le 4 décembre pour dénoncer le défaut des autorités de payer les salaires et les primes qui leur sont dues. Les autorités provinciales de Ternopil ont expliqué par la suite qu’elles n’ont pas les fonds pour payer les salaires dus aux enseignants.

 

Les enseignants ont également protesté la semaine dernière à Ivano-Frankivsk contre les réductions proposées. Les travailleurs des transports publics de Kiev se sont mis en grève au même moment, exigeant le paiement des arriérés de salaires. Des protestations d’étudiants et de professeurs universitaires étaient prévues pour le 23 décembre à Kiev.

 

L’urgentiste de Kiev Ihor Khlobov a confié à Vesti, « Ils nous versent certes nos salaires, mais en partie seulement, et pas tous à la fois. Ils promettent de payer tous les salaires avant la fin de l’année. » Khlobov a expliqué que les travailleurs des services médicaux d’urgence sont souvent mis à l’amende par leur employeur, par exemple, lorsque leur ambulance prend plus de 10 minutes pour atteindre sa destination.

 

 

Par David Levine - wsws.org - le 27 décembre 2014

(Article paru d’abord en anglais le 23 décembre 2014)

 

Koter Info's insight:


La pseudo-démocratie à la sauce nazie ukrainienne, c'est la meilleure recette pour mettre un pays par terre !  Et n'oublions pas les épices de l'UE, des USA et du FMI.


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Un nouveau Venezuela naît

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Un nouveau Venezuela est en train de naître

 

L’acteur de cet accouchement n’est autre que « le peuple président », sujet politique, orphelin de Chavez, mais devenu une sorte de « Chavez collectif ».

 

Nous venons de séjourner plusieurs semaines au Venezuela, de sillonner le pays, des « llanos » (plaines) aux Andes, puis à la forêt amazonienne, de Caracas au delta de l’Orénoque, au contact des populations et communautés de base, en toute liberté de déplacement, dans un pays peu équipé pour recevoir le « tourisme international ». Un séjour en deux parties, la première plutôt brute, sans trop de médiations, à l’intérieur d’un pays-continent laboratoire, et la seconde à Caracas, plus protocolaire, afin de participer à la « Rencontre des intellectuels, artistes et mouvements sociaux, pour la défense de l’humanité ».

 

Durant notre parcours, très politique, nous avons été accueillis par des paysans, des pêcheurs, des enseignants, des « afro-descendants », des « peuples indigènes », des « comuneros » qui s’investissent dans la mise en place des « communes socialistes » (loi organique du 21 décembre 2010) et d’un « État communal » afin de consolider un « pouvoir populaire » et une révolution qu’ils veulent « irréversibles ».

 

Un premier constat s’impose : un nouveau Venezuela est en train de naître, le plus souvent dans l’invention, le tâtonnement, parfois même dans la douleur, aux forceps, dans le cadre d’une lutte des classes implacable. L’acteur de cet accouchement n’est autre que « le peuple président », sujet politique, orphelin de Chavez, mais devenu une sorte de « Chavez collectif ». La « vieille société », le système capitaliste encore dominant, l’État bourgeois, ne sont pas prêts à céder leur place démocratiquement, au nouveau-né socialisant.

 

Ils se préparent à « l’affrontement final ». Infiltrés de Colombie, des groupes paramilitaires vont et viennent, dans la plupart des États. « Lorsque l’on partage équitablement le gâteau, il y en a qui perdent un peu, et qui ne s’y résignent pas ». Tirso Cereno  préside l’association des pêcheurs du village de Querepare. « Avant Chavez, nous étions abandonnés, oubliés ». Cette fierté de « désormais exister », de compter, nous la retrouverons majoritairement partout. Tout comme l’esprit et la présence de Chavez. Présence, plus que souvenir. Les « bases chavistes » parlent du « comandante » au présent, imprégnées de sa présence absente. « Beaucoup déifient Chavez », nous confie un enseignant de l’école expérimentale de « Pueblo nuevo », à Mérida. La déification sert de ressort propulseur, mais reste sur une base essentiellement affective, insuffisante face aux nouveaux défis.

 

Incontestablement, le chavisme, un corpus doctrinal intégrant le marxisme, le « nationalisme révolutionnaire », la théologie de la libération et la pensée de Simon Bolivar, a survécu à Chavez, décédé le 2 mars 2013. L’opposition et son marionnettiste étatsunien escomptaient qu’une fois levé « l’obstacle Chavez », la révolution serait à cueillir comme un fruit mûr. D’où la tentative insurrectionnelle du printemps dernier (opération « Salida ») contre le président Maduro, mise en échec par le sang-froid du président, sa volonté pacificatrice, et le soutien populaire.

 

Malgré l’accentuation des contradictions internes du chavisme, le « camarade président-ouvrier » a consolidé son assise et pris une stature étonnante. Moins charismatique que Chavez, celui que l’opposition méprise parce que « prolétaire » (donc incompétent !), gouverne avec une assurance et une force tranquilles, compétentes, en délégant beaucoup à la base, aux autogouvernements locaux que sont les « communes socialistes », en tenant des « séances gouvernementales de rue ». Le « camarade président-ouvrier » « se ha crecido » (« s’est affirmé »), nous dit-on souvent, et a pris une dimension qui n’a rien à envier aux médiocres politiciens occidentaux de marché. Il a annoncé une « offensive socialiste » pour le début de 2015, inspirée du « Plan Patrie, 2013-2019 », sorte de testament de Chavez. Ceux qui, de l’opposition ou à l’intérieur du chaviste PSUV, voudraient pactiser, freiner le cours des changements, en seront pour leurs frais. Maduro a opté pour une stratégie de réorganisation de l’État et de la société autour « d’espaces libérés » et de l’« empoderamiento » (transfert de pouvoir) aux acteurs sociaux et aux structures de base du « pouvoir populaire ». Un nouveau modèle politique et économique de développement s’esquisse, mais il reste pour l’essentiel à inventer, en cheminant.

 

La « guerre économique » que mènent l’opposition et l’oligarchie prétend « user » la population afin qu’elle se retourne contre le gouvernement. Et tout fait ventre : sabotages, organisation de pénuries de produits de première nécessité (à Valencia, fin novembre, on ne trouvait ni antibiotiques pour enfants ni lait en poudre), stockage clandestin, marché noir, spéculation sur l’écart vertigineux entre le taux de change officiel de la monnaie, le bolivar, et celui « de la rue ».

 

Depuis deux ans, le pays doit affronter une crise économique qui affecte la vie quotidienne et peut menacer la stabilité politique. Lors de la clôture du congrès des mouvements sociaux du « Grand pôle patriotique », le 8 décembre 2014, le président a annoncé la création de « sept conseils présidentiels de pouvoir populaire », dont un de « la classe ouvrière et des courants syndicaux », et la décision de s’investir principalement sur le « front économique ».

 

Les cours du pétrole sont au plus bas depuis 2009. Les États-Unis et leurs relais au sein de l’OPEP, jouent de l’arme redoutable du pétrole. Ils inondent le marché du brut, provoquent la surabondance de l’offre afin de faire baisser le prix du baril et d’affecter les finances de pays comme le Venezuela et la Russie. Par ailleurs, le Venezuela reste prisonnier d’une politique intérieure, aberrante, des hydrocarbures, qui fait qu’un plein de cinquante litres d’essence nous a coûté 4 centimes d’euros. Le Venezuela a certes les plus grandes réserves pétrolières au monde, mais il manque de moyens pour exploiter la riche « franja » (bande) de l’Orénoque. La « rente pétrolière » pousse à la facilité, à l’importation, au « court-termisme ». Mise désormais au service de la lutte contre la pauvreté, de la construction de milliers de logements sociaux (« Gran Mision Vivienda Venezuela »), elle ne parvient pas à générer pour l’instant un système économique diversifié et solide, moins dépendant d’un seul produit et d’un « monde globalisé ». L’inflation galope au-dessus de 70 % et le gouvernement a dû augmenter les salaires de plus de 75 %.

 

La guerre économique se double d’une guerre idéologique de tous les instants. Le Venezuela, victime du « blocus financier » du FMI, de la Banque Mondiale, vient de se voir attribuer, par des mercenaires de Washington, le « risque pays » le plus élevé au monde. Ahurissant pour qui s’y est promené de long en large, mais nécessaire pour préparer le terrain à « la reconquête » d’un pays clé pour la géopolitique mondiale.

 

À Caracas, faire la revue de presse consiste à acheter des quotidiens bien faits, mais rageusement et grossièrement antichavistes, comme « El Nacional », « El Universal », « Tal Cual » (qui intitule son éditorial du 24 novembre : « L’extermination de l’intelligence » — par le chavisme —), et plus modérément : « Ultimas Noticias ». Le quotidien chaviste (gratuit) « Ciudad Caracas » n’est, lui, distribué qu’en centre-ville.


L’opposition s’est redéployée autour des secteurs les plus extrémistes, partisans de « chasser Maduro » à n’importe quel prix. Son leader, martyr préfabriqué, Leopoldo Lopez, est toujours emprisonné à la suite des violences meurtrières (« guarimbas ») du printemps 2014 (43 victimes, la plupart chavistes). Dans tous les pays démocratiques, la subversion, l’appel à la violence, à la sédition, tombent sous le coup de la loi. « Au Venezuela, il n’y a pas de prisonniers politiques, seulement des politiques mafieux et subversifs en prison », opine le jeune militant Jenny Pacheco. L’ex-candidat présidentiel de la MUD (Table de l’opposition, de « l’unité démocratique », allant des sociaux-démocrates aux groupes fascisants), Henrique Capriles, jugé trop mou, se retrouve marginalisé et sans doute hors course.

 

La révolution doit « se révolutionnner », lance le président Maduro le 15 décembre 2014, lors de la célébration du 15e anniversaire du processus constituant et de la nouvelle constitution bolivarienne. L’avenue Bolivar de Caracas, bénie des dieux par un soleil complice, a revêtu, sur des kilomètres, le rouge, dégoulinant de sueur, du chavisme. Parmi les dizaines de milliers de manifestants, une majorité d’ouvriers et de jeunes, qui scandent : « C’est ainsi, c’est ainsi que l’on gouverne !! », « Vers le haut, vers le bas, que les gringos aillent se faire foutre !! », « Ils ne reviendront pas !! », « Maduro, cogne dur sur les gringos !! », « Maduro, ami, le peuple est avec toi ». Plus que des slogans : des professions de foi et un engagement à la vie à la mort.

 

Pour ce peuple des « ranchitos » (quartiers pauvres), des usines, des ateliers, pour ces jeunes étudiants des « universités bolivariennes », pour ces femmes libérées, ces militants de la « sexo-diversité », acteurs « visibles » d’une l’histoire qui s’écrit fièrement à chaque moment, « la révolution ne peut faire marche arrière », les « Missions sociales » « ne sont pas négociables ».

 

« Palante ! », « En avant donc ! », même si le président vient d’annoncer « une réduction des dépenses publiques » et des « ajustements nécessaires » à la suite de la chute de plus de 50 % des cours du pétrole ; mais pas question de toucher aux budgets sociaux. Le gouvernement va réduire les importations, les investissements superflus, les salaires des hauts fonctionnaires, prélever sur les riches... Les couches moyennes, tiraillées, attendent de voir... Pour les chavistes, il faut gagner significativement les élections législatives de 2015, la 19e consultation électorale depuis 1998. Si le résultat s’avérait serré, l’opposition pourrait recourir au « référendum révocatoire ».

 

Les États-Unis viennent de franchir un pas supplémentaire dans leur stratégie d’hostilité et d’agressions contre un Venezuela qu’ils veulent ramener sous leur coupe. Début décembre 2014, le Congrès américain a voté un projet de loi (signé depuis par Obama), qui applique en fait des sanctions unilatérales à l’ensemble d’un peuple. Washington a décidé de s’ingérer toujours plus dans les affaires d’un pays souverain, en refusant tout visa à une liste de personnalités coupables, selon l’étalon autoproclamé étatsunien, de « violation des droits de l’homme ». La vieille ficelle, qui a beaucoup servi, relève désormais du câble attrape-nigauds. Avec « l’empire », les violeurs ne sont jamais ceux qui sont pointés du doigt. De lourds nuages s’amoncèlent sur le Venezuela, coupable de récuser tranquillement le néolibéralisme, de transformer une utopie égalitaire en réalité naissante.

 

Simon Bolivar disait : « on ne guérit pas les gangrènes politiques avec des palliatifs »

 

 

Par Jean Ortiz - humanite.fr/blogs - le 24 décembre 2014


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Gracias Comandante por devolvernos la Patria !


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Occident & Moyen-Orient

Occident & Moyen-Orient | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


L’Occident est responsable des troubles et de la montée du terrorisme au Moyen-Orient

 

Cette vision de la Chine sur le terrorisme et le rôle caché de l’Occident est toujours une vision utile à avoir en tête. Les choses sont beaucoup plus complexes que le « prêt-à-penser » que nous servent nos chaînes de télé et notre implication, beaucoup plus ambiguë.

 

Par Charles SANNAT (*)

 

 

LE CAIRE, 22 décembre (Xinhua) – Depuis un siècle, le Moyen-Orient a été une région profondément troublée. Ce constat n’a jamais été plus vrai que cette année, lorsqu’un groupe de terroristes extrêmement violents a formellement établi le califat de l’État islamique (EI) dans certaines parties de l’Irak et de la Syrie, montrant au monde sa brutalité et sa barbarie.

 

Si l’on examine le processus de création de l’EI, on constate que l’Occident est responsable de la nouvelle montée du terrorisme dans la région. Il est à noter que l’un des objectifs de l’EI est d’inverser les effets de l’accord Sykes-Picot conclu secrètement par les puissances européennes en 1916 pendant la Première Guerre mondiale. Cet accord leur avait permis de fixer librement les frontières des États dans leurs domaines respectifs d’influence et de contrôle au Moyen-Orient.

 

Ces frontières arbitraires, visant à maintenir les nations arabes divisées et dans une position de faiblesse, ont entraîné de nombreux conflits au cours des dernières décennies. Cependant, les puissances occidentales semblent s’être à peine préoccupées des douleurs et des souffrances qu’elles ont apportées aux peuples de la région. En effet, celles-ci ont poursuivi leurs politiques interventionnistes dans les affaires régionales dès qu’elles le pouvaient.

 

Au fil des ans, pour servir leurs propres intérêts économiques et sécuritaires au Moyen-Orient, les pays occidentaux ont soit choisi de promouvoir des changements de régime impulsés de l’extérieur dans les pays dont ils jugeaient les gouvernements pas suffisamment coopératifs, soit recouru tout simplement aux moyens militaires directement.

 

Dans l’ensemble du Moyen-Orient, les terres brûlent et la paix a été déchirée en lambeaux. La Libye plonge rapidement dans une guerre civile depuis que les puissances occidentales ont lancé des frappes aériennes contre le pays et ont renversé son dirigeant Mouammar Kadhafi. L’Irak est toujours engagé dans des luttes territoriales avec les militants de l’État islamique. Enfin, plus d’un million de Syriens ont fui leur patrie au milieu d’une guerre sanglante qui fait rage depuis des années et qui ne semble pas prête de s’achever.

 

En dépit des effusions de sang massives et des troubles durables qu’elles ont provoqués, les puissances occidentales essaient de faire croire au monde qu’elles ont tout fait pour promouvoir la liberté et la démocratie pour le bien de tous. C’est exactement la déclaration que le monde a entendue lorsque le gouvernement irakien de Saddam Hussein a été renversé en 2003 par les États-Unis, lorsque des avions de combat français et britanniques ont bombardé la Libye en 2011 et en particulier à l’heure où le bloc occidental essaie de faire destituer le président syrien Bachar al-Assad en soutenant les rebelles en Syrie.

 

Pourtant, les politiques interventionnistes qui ont eu des effets contraires aux buts recherchés ont prouvé que les puissances occidentales agissaient simplement pour leurs propres intérêts, et non pour les valeurs qu’elles défendent.

 

Pire encore, leur pure poursuite d’intérêts personnels et leur refus total d’agir en puissances mondiales responsables ont largement contribué à la naissance de l’EI aujourd’hui.

 

En Irak, Washington n’a pas réussi à promouvoir la formation d’un gouvernement irakien suffisamment mixte pour parvenir à une réconciliation nationale entre les différentes confessions. À cause de cette mauvaise gestion, les problèmes les plus profonds de la nation sont restés irrésolus et des vagues d’attentats terroristes et de violences confessionnelles ont tué des dizaines de milliers d’innocents.

 

Lorsque le président américain Barack Obama a retiré toutes les troupes américaines d’Irak pour honorer sa promesse de campagne, il a laissé derrière lui une situation chaotique. Or, c’est précisément la situation difficile de l’Irak qui a joué un rôle dans la création de l’État islamique.

 

On estime aussi que les militants du groupe ont acquis une grande partie de leur expérience de combat lors d’une autre guerre dans laquelle l’Occident est impliqué, à savoir celle visant à renverser Bachar al-Assad en Syrie.

 

Ainsi, il est grand temps pour la communauté internationale d’exprimer haut et fort son opposition à l’interventionnisme militaire de l’Occident.

 

D’autre part, ces puissances interventionnistes devraient trouver des mesures globales et efficaces pour aider à mettre fin au chaos qu’elles ont semé et à guérir les blessures des nations traumatisées par leurs interventions pour le bien de toutes les parties concernées.

 

 

Par Charles Sannat (*) - lecontrarien.com - le 24 décembre 2014

 

 

(*) Charles Sannat est diplômé de l’École Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques.

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Nos puissances occidentales n'agissent que pour leurs propres intérêts, et non pour les valeurs qu’elles "prétendent" défendre. Elles se fichent même du bien-être de leurs propres citoyens !


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BE - Changements au 1/01/2015

BE - Changements au 1/01/2015 | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : © YORICK JANSENS, Belga

 


Voici ce qui va changer le 1er janvier 2015

 

Voici les changements prévus au 1er janvier 2015 classés par thématiques : en Belgique, en termes d’énergie, dans la vie pratique, dans le secteur professionnel et, dans une moindre mesure, en Europe.

 

 

— Plus de limite des revenus pour les retraités qui travaillent

 

Les limitations de revenus professionnels perçus en plus de la pension de retraite seront supprimées à partir du 1er janvier 2015.

La suppression de cumul vaudra pour toute personne ayant atteint l’âge de 65 ans ou ayant une carrière de 45 ans même sans avoir atteint l’âge légal de la pension.


Actuellement, il faut avoir au moins 65 ans et 42 ans de carrière pour pouvoir cumuler les revenus professionnels et la pension de retraite sans limites.


À défaut, le cumul pour les pensionnés âgés de 65 ans est limité par un plafond de 22.293 euros (21.117 euros avec charge d’enfants) pour les salariés, et de 17.835 euros (21.694 avec charge d’enfants) pour les indépendants.

 

 

— L’accès au crédit-temps devient plus complexe

 

Les crédits-temps spécifiques fin de carrière entre 50 et 54 ans disparaîtront dès le 1er janvier, selon l’accord de gouvernement. L’âge requis des travailleurs âgés (fin de carrière) pour pouvoir prétendre au crédit-temps passera par ailleurs de 55 à 60 ans pour les premières demandes à partir de cette date. L’accord de gouvernement prévoit encore la suppression de l’allocation d’interruption pour le crédit-temps non motivé, ainsi que la disparition de l’assimilation pour les droits de pension pour ces formes de crédit-temps.


L’accès au régime du crédit-temps fin de carrière était actuellement réservé aux travailleurs âgés d’au moins 55 ans. Dans certains cas l’âge limite était même de 50 ans. L’accord de gouvernement prévoit d’augmenter cet âge minimal à 60 ans dès le 1er janvier.


Le gouvernement a toutefois admis des exceptions en approuvant à la veille de Noël l’accord conclu par les partenaires sociaux. Sont concernés les métiers pénibles, le travail de nuit, les carrières longues ou les travailleurs d’entreprises en difficultés ou en restructuration.

 

 

— Le bonus pension supprimé

 

Le bonus pension, offrant un stimulant financier aux personnes qui veulent prolonger leur carrière, sera supprimé dès janvier pour ceux qui n’entrent pas dans les conditions à ce moment-là, selon l’accord de gouvernement fédéral.


Selon le PTB, cette suppression causera, pour les travailleurs pensionnés concernés, une perte pouvant aller jusque 187,2 euros par mois.

Le système de bonus pension avait pour but de maintenir davantage de personnes actives à la fin de leur carrière.


Les règles en vigueur actuelles sont maintenues pour ceux qui jusqu’au 31 décembre 2014 sont en train de se constituer un bonus de pension précise l’accord de gouvernement.

 

 

— Une augmentation de la déduction des frais forfaitaires

 

Une augmentation de la déduction des frais professionnels forfaitaires sera effective dès ce 1er janvier.

Cette mesure intervient en 2015 pour un montant de 450 millions d’euros. Le gouvernement Michel entend ensuite y réserver 900 millions d’euros par an.


Cela signifie que le contribuable verra son impôt sur les personnes physiques baisser d’environ 125 euros, en moyenne, en 2015, puis de 250 euros en moyenne par an à partir de 2016.


La mesure sera « effective » dès le 1er janvier prochain, selon l’entourage du gouvernement, mais on ne peut encore certifier qu’elle sera intégrée à la fiche de salaire dès janvier 2015.

 

 

— Finalisation du transfert de la compétence des allocations familiales

 

Le transfert de la compétence des allocations familiales du fédéral aux Communautés a été effectué le 1er juillet dernier. Le 1er janvier prochain, les moyens financiers seront ensuite transférés vers les entités fédérées.

Toutefois, l’Agence fédérale pour les allocations familiales (Famifed), le nouveau nom de l’Office national d’allocations familiales pour travailleurs salariés (ONAFTS), reste garant des paiements et de la gestion du circuit de paiement jusqu’au 31 décembre 2015 au moins. Les entités fédérées pourront, alors, décider d’assurer elles-mêmes le paiement et la gestion de leurs allocations familiales. Dans ce cas, elles devront alors en aviser Famifed avec une période de préavis de neuf mois.

 

 

— Limitation des allocations d’insertion professionnelles

 

Une limitation des allocations d’insertion professionnelle entrera en vigueur le 1er janvier 2015. En raison de cette mesure, des milliers de personnes, principalement des jeunes, devraient perdre leur allocation dans le courant de l’année 2015.


Cette allocation est accordée aux personnes qui quittent l’école en attendant de trouver un emploi. Le gouvernement Di Rupo avait décidé de limiter ce droit à une durée de trois ans et cette période expire le 1er janvier 2015.


Actuellement, des jeunes qui arrêtent leurs études et qui n’ont pas trouvé d’emploi après un an continuent à percevoir une allocation d’insertion. La durée a été limitée à trois ans par le gouvernement précédent.


Celui qui ne peut prouver une expérience professionnelle suffisante après trois ans perd le droit à l’allocation d’insertion.

Selon une nouvelle estimation réalisée par l’Onem, 16.900 personnes seront concernées au 1er janvier 2015 et 3.000 autres dans le courant de l’année.

 

— Des normes plus strictes pour les installations de chauffage


De nouvelles normes plus strictes en ce qui concerne les installations de chauffage entrent en vigueur ce 1er janvier.

Les nouvelles limites concernent notamment le niveau du CO2 rejeté et le rendement des installations, selon l’Union des Installateurs en Chauffage et Sanitaire.

Le but étant toujours de tenter de réduire la consommation.

 

 

— Baisse des prix du transport de gaz naturel

 

Dès le 1er janvier 2015, les tarifs des services de transport de gaz naturel diminueront de 7 % ou 31,5 millions d’euros. Cela réduira la part des coûts du transport dans le prix du gaz naturel pour le consommateur final.

Cette diminution se traduira par une réduction « d’environ 2 euros seulement par an pour un client particulier moyen, soit 0,18 euro par mois », selon la Fédération Belge des Entreprises Electriques et Gazières, FEBEG.

 

 

— Un moratoire sur la plupart des primes wallonnes logement-énergie

 

La plupart des primes que la Région wallonne accordait en matière de logement et d’énergie seront suspendues dès le 1er janvier pour un trimestre, le temps d’élaborer la réforme favorisant les prêts à taux réduit.


La réforme visera une simplification et une harmonisation des 20 primes au logement et 32 primes énergie existant actuellement en Région wallonne.


Le gouvernement wallon compte à la place favoriser les prêts à taux réduit, tel que l’Ecopack à taux zéro, dès le 1er trimestre 2015.

 

 

— Les voitures de société plus lourdement taxées

 

Les personnes bénéficiant d’une voiture de société paieront en moyenne une taxe de 2,5 à 3 % supérieure à celle de 2014 dès le 1er janvier, à la suite de l’adaptation annuelle de la norme d’émission de CO2 pour le calcul de l’avantage fiscal.


La norme d’émission de CO2 baissera à partir de jeudi, tant pour les voitures à essence que pour les véhicules diesel, ce qui entraînera une augmentation de l’avantage imposable et le salaire net des employées diminuera à cause de la hausse du précompte professionnel sur l’avantage de toute nature.


La baisse de la norme n’aura aucun impact pour les voitures respectueuses de l’environnement (électriques ou hybrides). Les conducteurs continueront à payer le minimum.

 

 

— Augmentation du prix de l’eau

 

La structure tarifaire de l’eau en Wallonie s’articule autour d’un coût-vérité à la distribution (CVD), diffèrent selon chaque distributeur, et d’un coût-vérité à l’assainissement (CVA), ce dernier incluant toutes les charges liées à l’assainissement public des eaux usées.


La part de la facture du consommateur dédiée au fond social de l’eau, qui permet d’intervenir dans le paiement des factures des consommateurs en difficulté de paiement, augmentera également, puisqu’elle passera le 1er janvier de 0,0125 euro par mètre cube à 0,0250 euro, soit le double, ajoute le SPGE.


Après une hausse de 11 cents en octobre dernier, le coût-vérité à la distribution devrait rester inchangé au 1er janvier.

 

 

— Une performance énergétique des bâtiments encore plus passive à Bruxelles

 

Dès le 1er janvier 2015, de nouvelles exigences PEB (performance énergétique des bâtiments) inspirées du standard passif feront leur apparition à Bruxelles. Elles entrent dans le cadre de l’effort climatique.


Ces nouvelles exigences PEB visent à diminuer la consommation d’énergie primaire et les émissions de CO2 des bâtiments.

Elle concerne les projets dont la demande de permis d’urbanisme sera déposée à partir du 1er janvier 2015.

 

 

— Régionalisation du bonus-logement

 

La réduction d’impôt régionale pour l’habitation unique, appelée bonus-logement, deviendra compétence régionale dès le 1er janvier. Chaque région décidera elle-même du taux de réduction d’impôts applicable aux ménages.


La Flandre a déjà annoncé une diminution du bonus-logement. En Wallonie et à Bruxelles, il y aura probablement aussi des ajustements.


Cette réforme prochaine a déjà modifié le comportement des candidats bâtisseurs et/ou rénovateurs en Belgique. Les demandes de crédit hypothécaire ont ainsi augmenté de 88 % en octobre par rapport à la même période en 2013. Et le montant des demandes a progressé de 81 %, indique le dernier baromètre du crédit hypothécaire de l’Union Professionnelle du Crédit (UPC). Les crédits octroyés ont eux aussi augmenté, tant en nombre qu’en montant, respectivement de 19 % et de 17 % par rapport à l’année précédente.

 

 

— Entrée en vigueur de la comaternité

 

Les coparentes pourront établir dès les 1er janvier un lien de filiation avec leurs enfants sans faire appel à l’adoption.

L’établissement de la filiation à l’égard de la coparente s’effectue de la même manière que la filiation à l’égard du père, précise le SPF Justice.


Les enfants nés dans le mariage après le 1er janvier auront automatiquement un lien de filiation avec la coparente. Les enfants nés en dehors du mariage pourront être reconnus par la coparente. Ceux nés avant le 1er janvier pourront être reconnus par la coparente, mariée ou non mariée.


Concernant le nom, la même réglementation vaut pour les enfants de couples lesbiens dont la filiation avec la coparente est établie que pour les enfants de couples hétérosexuels.

 


— La maltraitance animale sanctionnée en Wallonie


À partir du 1er janvier prochain, le fonctionnaire sanctionnateur wallon aura toute habilitation pour appliquer une sanction administrative si un cas de maltraitance animale a été constaté, dans le cas où le parquet décide ne pas poursuivre.


Les faits de maltraitance ou de négligence animale seront susceptibles d’être sanctionnés d’une amende de minimum 100 euros et d’un emprisonnement de minimum 8 jours, ou d’une de ces peines seulement.


L’abandon de son animal avec intention de s’en défaire ou l’utilisation d’un animal à des fins de dressage, d’une mise en scène ou de publicité avec pour résultat des douleurs, lésions ou souffrances évitables, sont par exemple concernés.

 


— Des sanctions plus sévères pour les récidivistes au volant


Les récidivistes au volant seront plus sévèrement punis à partir du 1er janvier, à la suite de l’introduction par le législateur de la loi du 9 mars 2014, visant à faire baisser le nombre de victimes sur la route.

Jusqu’ici, la récidive concernait tout conducteur qui commettait dans un délai de trois ans une nouvelle infraction après avoir déjà été condamné par un tribunal de police pour une infraction de même nature. Avec la nouvelle loi, la récidive prendra désormais en compte la combinaison des infractions les plus graves : conduite sans permis, délit de fuite, vitesse excessive, conduite sous l’influence de l’alcool et de drogues ou encore utilisation du détecteur de radar et infractions de quatrième degré.


Un automobiliste qui commettra une deuxième infraction grave dans un délai de trois ans se verra retirer son permis de conduire pour une période d’au moins trois mois et six mois en cas de troisième infraction. Une quatrième entraînera un retrait de permis de minimum neuf mois. Dans tous les cas de récidive, repasser les examens théoriques et pratiques du permis sera obligatoire. De plus, tout conducteur qui enregistre trois infractions graves de suite risquera une déchéance à vie du droit de conduire.

 


— Les personnes avec risque accru de santé seront mieux protégées


Les personnes présentant un risque accru de santé bénéficieront d’une meilleure protection dans l’accès à une assurance de solde restant dû et dans l’accès à la propriété dès janvier.


Un arrêté royal prévoit de contraindre les assureurs à motiver leur refus d’assurer un candidat à un crédit hypothécaire.

Par ailleurs, à partir du 1er janvier, les surprimes seront limitées à 125 % du tarif de base ou mutualisées. Une caisse financée par le secteur assurera les clients à risque.


Les questionnaires médicaux ne pourront porter que sur le caractère accru d’un risque de santé.

 


— Uniformisation du ticket modérateur chez les médecins spécialistes


À partir de ce 1er janvier, le ticket modérateur chez un médecin spécialiste fera l’objet d’une uniformisation à 12 euros. Les personnes à revenu modeste qui bénéficient d’une intervention majorée ne devront cependant verser que 3 euros.

Jusqu’ici, le ticket modérateur appliqué pour la consultation d’un spécialiste variait de 8 à 15 euros.


La mesure devrait faire économiser près de 33 millions d’euros à la sécurité sociale, selon la ministre de la Santé publique, Maggie De Block.

 

— Le prix des timbres sera plus élevé


À partir du 1er janvier 2015, le prix des timbres passera de 0,70 à 0,72 centimes en cas d’achat d’au moins 10 unités. Le tarif à l’unité restera quant à lui fixé à 0,77 centimes.


Pour les envois normalisés internationaux, le tarif passera de 1,07 à 1,10 euro (pour l’Europe) et de 1,29 à 1,32 euro (pour le reste du monde), à l’achat de 5 timbres minimum. Les tarifs unitaires internationaux de 1,17 et 1,39 euro passeront pour leur part à respectivement 1,20 et 1,42 euro.

 

— Disparition complète de Proton


Le système de paiement électronique Proton aura disparu totalement ce 1er janvier. Les paiements via ce mode ne seront plus possibles. Les terminaux seront eux retirés du marché entre cette date et le 28 février prochain.


Le processus de disparition du système avait été enclenché le 1er octobre dernier. Le rechargement de la carte aura depuis été progressivement supprimé du 1er octobre au 31 décembre 2014.

Le consommateur qui n’aura pas utilisé l’intégralité du solde chargé pour le 31 décembre pourra le récupérer via sa banque de différentes façons, selon Bancontact MisterCash Company.

 


— Hausse du coût des infractions de roulage


Les infractions de roulage les plus graves — faire demi-tour sur l’autoroute ou ignorer les ordres de circulation de la police, par exemple — coûteront 450 euros au lieu de 330 euros à partir du 1er janvier prochain.


Les infractions concernées sont celles du quatrième degré, comme par exemple forcer un conducteur à effectuer un excès de vitesse ou encore ignorer les règles relatives aux passages à niveau.



— Le coût-vérité à l’assainissement va augmenter 


Le coût-vérité à l’assainissement (CVA), qui intervient dans le prix global de la consommation d’eau en Région wallonne, augmentera à nouveau le 1er janvier 2015, à hauteur de 19 cents par mètre cube, passant de 1,745 euro à 1,935 euro, sur décision de la Société Publique de Gestion de l’Eau (SPGE).


La SPGE a été créée en 2000 afin d’équiper toutes les agglomérations en matériel d’assainissement des eaux usées (stations d’épuration, collecteurs d’égouts etc.), pour satisfaire aux normes européennes. La légère hausse pour 2015 n’est cependant pas une nouveauté. Le CVA augmente en effet quasi systématiquement depuis la création de la SPGE. L’augmentation pour 2016 et 2017 se fera à hauteur de 15 à 20 cents, prévoit déjà la société.

 


— Obligation de formation continue des pharmaciens d’officine


Tout pharmacien d’officine devra dès le 1er janvier récolter en moyenne au moins 20 crédits de formation par an, afin de suivre l’évolution des métiers de soins.


Les crédits seront attribués selon le thème de la formation : deux crédits par heure pour le domaine « Science pharmaceutique » et celui de « Soins pharmaceutiques » et un crédit pour le domaine « Santé et société ».


Chaque pharmacien d’officine pourra déterminer librement son programme de formation continue.

 

 

— Les avoirs des défunts rendus transparents

 

Dès le 1er janvier 2015, les banques belges devront informer l’administration fiscale des avoirs détenus par les Belges qui décèdent, même si ceux-ci sont établis à l’étranger.


Jusqu’à présent, cette obligation qui permet d’assurer un bon recouvrement des droits de succession ne visait que les personnes qui résidaient en Belgique.


La circulaire précise que cette obligation de transmission d’informations s’appliquera immédiatement à compter du 1er janvier, pour tous les décès et pas seulement pour les successions qui s’ouvriront à partir du 1er janvier 2015.

 

 

— Simplification de l’octroi à l’intervention majorée

 

Les données des mutualités seront croisées à partir du 1er janvier avec celles de l’administration fiscale. Les mutualités pourront dès lors mieux identifier et contacter les ménages potentiellement bénéficiaires de l’intervention majorée (BIM).


L’intervention majorée sera proposée de manière proactive par les mutualités à la suite du croisement des données avec celles du SPF Finances.


Concrètement, les mutualités communiqueront par le biais de l’Inami le nom des personnes ne bénéficiant pas encore de l’intervention majorée, qui octroie une réduction de près de 50 % sur les frais de médicaments, les consultations ou les frais d’hôpitaux. L’administration fiscale indiquera ensuite si leurs revenus sont supérieurs ou non au plafond en vigueur.


Les mutualités contacteront alors les bénéficiaires potentiels de ce ticket modérateur réduit. Ceux-ci devront réaliser une déclaration sur l’honneur simplifiée relative à l’ensemble de leurs ressources, sur base de laquelle la mutualité vérifiera si l’intervention peut être octroyée.

 

 

— Une réforme du mode de calcul des cotisations sociales des indépendants

 

Les cotisations sociales pour travailleurs indépendants seront calculées différemment dès jeudi. Jusqu’à présent, les indépendants devaient payer des cotisations chaque trimestre, basées sur leurs revenus d’il y a trois ans. Dès 2015, ils pourront payer leurs cotisations sur base de leurs revenus de l’année en cours.


Les cotisations seront toujours payées par trimestre. Une cotisation provisoire basée sur les revenus indexés d’il y a trois ans sera proposée par la caisse d’assurances à chaque échéance. Si les revenus d’un indépendant sont aujourd’hui supérieurs, il pourra choisir de payer un montant plus élevé. S’ils ont diminué, il peut payer un montant inférieur, s’il obtient l’accord de sa caisse d’assurances sociales.


« Dès que l’administration fiscale a connaissance des revenus professionnels définitifs de l’année de cotisation, la caisse d’assurances sociales établit un décompte final des cotisations sociales. Si l’indépendant a payé trop de cotisations, la différence lui sera remboursée. S’il a payé trop peu de cotisations, un supplément lui sera demandé », précise le SPF Sécurité Sociale.


La réforme permettra de garantir aux indépendants de payer chaque année des cotisations proportionnelles à leurs revenus de cette même année. Les informations sont disponibles sur le site www.reformecotisations2015.belgium.be.

 

 

— Alcool : les chauffeurs professionnels plus lourdement punis

 

Parmi de nouvelles dispositions à la loi sur la circulation qui entrent en vigueur le 1er janvier, l’une concerne l’abaissement de 0,5 g/l à 0,2 g/l le seuil maximum d’alcoolémie autorisé pour les chauffeurs professionnels transportant des passagers, soit les camions, autobus, taxis, minibus ou transport scolaire, camions de pompiers et ambulanciers.


La limite pour les autres chauffeurs et pour les déplacements privés reste de 0,5.

 

 

— Moins de substances dangereuses dans les revêtements de sol

 

Des valeurs limites d’émission des substances chimiques provenant des revêtements de sol seront instaurées à partir de ce 1er janvier 2015. L’idée est d’obtenir à terme un air intérieur plus sain. La législation s’appliquera à tous les matériaux de revêtement de sol et aux colles servant à les fixer.


La nouvelle législation imposera des valeurs maximales pour plus de 170 substances dangereuses, dont la plus connue, le formaldéhyde, et prévoit que plus aucune substance classée comme cancérogène ne pourra être émise.

 

 

— Un examen obligatoire pour devenir intérimaire en assurances

 

L’Autorité des services et des marchés financiers (FSMA) met en place à partir du 1er janvier un examen pour toute personne souhaitant devenir intermédiaire en assurances.


Les nouveaux intermédiaires en assurances (courtiers, agents, sous-agents), les collaborateurs en contact avec les consommateurs et les responsables pour la distribution qui ne sont pas exonérés sur la base de leur diplôme devront donc passer cet examen.


L’examen vise à améliorer la connaissance professionnelle des intermédiaires en assurances.

 

 

— Les caisses enregistreuses obligatoires dans l’Horeca

 

Les exploitants du secteur horeca devront disposer d’une caisse enregistreuse à partir du 1er janvier 2015. Les gérants ont jusqu’au 28 février pour s’enregistrer dans le système de caisse enregistreuse (SCE). La date d’activation ultime pour leur SCE est le 31 décembre 2015.


Seuls les exploitants dont plus de 10 % du chiffre d’affaires est dû à une consommation sur place doivent installer une caisse enregistreuse.

 

 

— Régionalisation de la gestion des implantations commerciales

 

La Région wallonne gérera dès le 1er janvier les implantations commerciales, à la suite de la sixième réforme de l’État.

Un projet de décret du ministre de l’Économie Jean-Claude Marcourt régulant les grandes implantations commerciales en Wallonie fera l’objet d’auditions début janvier au parlement.


Le décret prévoit que les implantations de moins de 400 mètres carrés devront uniquement faire l’objet d’une notification auprès des autorités communales alors que celles de 400 à 2.500 mètres carrés seront conditionnées à un permis octroyé par la commune. Les implantations ou extensions de plus de 2.500 mètres carrés et celles situées sur plusieurs communes feront l’objet d’une procédure régionale auprès du fonctionnaire délégué pour obtenir un permis régional. Les quatre critères pour analyser les demandes de permis sont la protection du consommateur, la protection de l’environnement urbain, la politique de l’emploi et la contribution à une mobilité durable.

 

 

— Le budget et le personnel des Maisons de justice transférés aux Communautés

 

Les Communautés ont hérité en juillet dernier de la compétence sur les Maisons de Justice, dans le cadre de la réforme de l’État, et en assument depuis la responsabilité politique. Dès le 1er janvier, le budget et le personnel seront aussi transférés.


Les Maisons de justice et d’autres services d’aide sociale aux détenus et d’aide juridique seront réunis au sein d’une nouvelle administration générale de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Une Maison de justice apporte un soutien aux victimes et les informe lors d’une procédure judiciaire, mais s’occupe aussi de rapports dans le cadre d’un congé pénitentiaire ou d’une libération conditionnelle.


La Fédération Wallonie-Bruxelles compte treize Maisons de justice.

 

 

— La réforme des zones de secours entre en vigueur

 

La réforme des nouvelles zones de secours sera effective dès jeudi et obligatoire pour 2016.


Les 250 services d’incendie que comptait jusqu’à présent la Belgique seront regroupés en 34 zones de secours au 1er janvier.

La réforme prévoit une amélioration de la sécurité via notamment un nouveau statut sauvegardant les droits acquis et redéfinissant les grades et fonctions. Une formation continue et un certificat d’aptitude fédéral figurent aussi parmi les nouveautés. Les barèmes pour les pompiers professionnels seront par ailleurs harmonisés.

Une évolution barémique est prévue pour les pompiers volontaires, tout comme un accès facilité au statut de professionnel.

 

 

— Le Fonds wallon des calamités naturelles activé

 

Le Fonds wallon des calamités naturelles, nouvellement créé, prendra, dès ce 1er janvier, le relais de la Caisse fédérale des calamités.


La compétence du fonds des calamités a été régionalisée le 1er juillet dernier, mais une période transitoire court jusqu’au 1er janvier. Les dossiers prêts jusqu’au 31 décembre seront encore réglés par la Caisse fédérale des calamités.

 

 

— Une nouvelle application de la PAC

 

Une nouvelle politique agricole commune (PAC) plus verte entre en vigueur au 1er janvier pour la période 2015-2020, sur fond de baisse de budget.


Le nouveau règlement européen met en place la convergence des paiements agricoles entre États membres et entre agriculteurs d’un même État membre, entraîne notamment une réduction des aides couplées à la production et instaure et un paiement additionnel pour les jeunes agriculteurs (2 % de l’enveloppe consacrée aux aides directes) ainsi qu’un paiement vert (30 %). Pour bénéficier de ce dernier, trois pratiques agricoles sont à respecter : la diversification des cultures, le maintien des prairies permanentes et consacrer 5 % des terres cultivables à des « surfaces d’intérêt écologique », plusieurs exceptions étant néanmoins prévues. Les États membres pourront aussi instaurer une surprime aux premiers ha et aux zones soumises à des contraintes naturelles.


En Wallonie, la réduction de l’enveloppe belge des aides européennes directes aux agriculteurs entraînera des efforts des plus grandes exploitations au bénéfice des plus petites menacées de faillite.

 

— La Lituanie rejoint la zone euro


La Lituanie deviendra ce 1er janvier le 19e membre de la zone euro. La Lituanie — l’un des trois pays baltes avec la Lettonie et l’Estonie — s’est séparée de l’URSS et a déclaré son indépendance en 1990.

Sa monnaie jusqu’au 31 décembre est le litas.


La Lituanie a rejoint l’Union européenne et l’OTAN en 2004 et est membre de l’Espace Schengen depuis 2007.

Ce pays grand de 65.000 km2 compte 3,3 millions d’habitants. Sa capitale est Vilnius.

 

 

D’après Belga - lesoir.be - le 27 décembre 2014

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BE - Un compte « vie privée »

BE - Un compte « vie privée » | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : pour Bart Tommelein, chaque citoyen doit savoir dans quelles bases de données d’entreprises son nom se trouve. © BElga

 


Un compte « vie privée » en gestation



Le secrétaire d’État Bart Tommelein veut obliger les entreprises à rendre compte de ce qu’elles savent sur vous et font avec ces données. Selon lui, la Belgique ne doit pas attendre l’Europe avant d’avancer sur le sujet.

 

Chaque année, tout contribuable belge reçoit un avertissement-extrait de rôle sur la base de sa déclaration fiscale. D’après nos confrères du Standaard, Bart Tommelein (Open VLD), secrétaire d’État à la Lutte contre la fraude sociale, à la Protection de la vie privée et à la mer du Nord, souhaiterait envoyer à chacun un état de lieux de sa vie privée chaque année.

 

Une sorte de compte « vie privée », en somme. « Tout le monde doit savoir dans quelle base de données d’entreprises il se trouve, ce que ces dernières en font, et surtout comment en sortir si telle est la volonté du citoyen », estime-t-il.

 

Pour Bart Tommelein, l’État a un rôle à jouer et à tenir. « Le registre national des comptes bancaires, la Banque Carrefour de la Sécurité sociale, celle des entreprises, le SPF Finances… Autant d’institutions qui disposent de pas mal de données sur les citoyens belges. Le gouvernement sait exactement comment ces dernières utilisent ces informations. Cela ne coûte pas trop d’efforts de partager toutes ces informations avec les personnes impliquées.   Les universités de Louvain et d’Anvers, par exemple, utilisent des données qui viennent du SPF Finances pour leurs recherches sur la protection des pensions. Les données de la Banque Carrefour de la Sécurité sociale sont pour leur part partagées avec les compagnies de distribution d’eau. Les entreprises devraient elles aussi informer leurs clients des données qui sont en leur possession », estime Bart Tommelein.

 

« Les cartes de fidélité de Colruyt ou Delhaize ne servent pas seulement à vous octroyer des réductions, poursuit le secrétaire d’État. Elles servent également à cerner votre comportement d’achat, à vous envoyer de la publicité personnalisée. »

 

Le secrétaire d’État libéral se réfère également aux achats en ligne, qui facilitent la récolte des données sur les clients.

 

Souvent, ces actes d’achat impliquent des entreprises internationales qui se soucient assez peu des règles belges en matière de respect de la vie privée. Pour obtenir une réponse de leur part, Bart Tommelein compte beaucoup sur la directive européenne « vie privée » qui entrera en vigueur l’année prochaine.

 

« La vie privée va bien au-delà des données personnelles »

 

Le secrétaire d’État Bart Tommelein (VLD) estime dans les colonnes du Standaard qu’il ne veut plus attendre avant de mettre en place une véritable politique en matière de vie privée, même si cette notion manque d’une définition sur laquelle tout le monde puisse d’accorder.

 


Vous voulez être avant-gardiste ?

 

Les données privées n’ont jamais été autant utilisées par les autorités publiques et les entreprises. Le risque de problème est donc plus élevé qu’avant. Je veux, aussi rapidement que possible, faire usage de l’obligation de signalement : chaque client ou citoyen a le droit de savoir à quoi servent les données qui le concernent et à qui elles sont éventuellement vendues. Mais la vie privée, cela va bien au-delà de simples règles d’utilisation des données privées. Je veux par exemple préparer, avec mes collègues du gouvernement, un cadre légal sur l’utilisation des drones en créant un système d’enregistrement. De cette manière, vous pourrez toujours savoir à qui appartient le drone qui vole au-dessus de votre tête. Pour bien des choses, nous ne devons pas attendre l’Europe.

 


Jusqu’où voulez-vous aller ?

 

Une des priorités est de moderniser la loi sur la vie privée qui a déjà 22 ans. Il faut la rendre plus flexible, car le concept de vie privée n’existe qu’au regard d’autre chose. Chaque personne peut y mettre ce qu’elle entend. Par ailleurs, elle intervient dans des débats de sociétés plus vastes. Je pense à ce qu’on appelle les listes noires comme celle qui établit les candidats à la guerre en Syrie.

 


Comme voulez-vous éviter des usages malveillants ?

 

Chaque personne qui détient des données personnelles va devoir établir un plan de sécurité. Je suppose que c’est déjà le cas pour les autorités et les entreprises. Cela sera désormais aussi la règle pour tout le monde, quelle que soit la taille de l’entreprise ou de l’organisation. Reste que toutes les utilisations de données privées ne sont pas, en soi, négatives. Elles peuvent renforcer l’efficacité. Il y a un équilibre à trouver afin que l’utilisation de données privées ne débouche pas sur des conclusions erronées.

 

 

 

Par N.V. - lesoir.be - le 26 décembre 2014

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2015 - Chauffards récidivistes !

2015 - Chauffards récidivistes ! | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Dès le 1er janvier, les chauffards récidivistes seront sanctionnés plus sévèrement.


On parlera de récidive dès qu’un conducteur commettra, dans un délai de 3 ans, une nouvelle infraction après avoir déjà été condamné devant un tribunal de police, quelle que soit la nature des deux infractions. «  La nouvelle loi permet d’étendre la notion de récidive à une combinaison des infractions les plus graves au code de la route  », explique l’Institut belge pour la sécurité routière (IBSR).


Les infractions concernées : conduite sans permis valable, délit de fuite, la vitesse excessive et inadaptée, la conduite sous l’influence d’alcool et de drogues, l’utilisation d’un détecteur de radars et infractions du quatrième degré (non-respect des injonctions d’un agent de police, non-respect d’un passage à niveau (barrières en mouvement, feux rouges clignotants allumés), demi-tour sur les autoroutes, se livrer à des courses de vitesse, dépasser à l’approche du sommet d’une côte ou dans les virages, etc.)


Le conducteur qui commettra une deuxième fois une infraction grave (dans un délai de 3 ans) sera déchu du droit de conduire pour une période de 3 mois minimum. Et à chaque récidive, le délai de déchéance sera augmenté jusqu’au retrait définitif.


Source : Sudinfo.be


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Ukraine - L’inquisition kiévienne

Ukraine - L’inquisition kiévienne | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : le 31 juillet 2014, l’archiprêtre Vladimir Kreslyansky est tué par une bombe à fragmentation dans un quartier résidentiel de Lugansk. Vicaire de l’église de Saint-Georges de la ville. Ce prêtre, père de cinq enfants, bien que grièvement blessé a continuer de marcher en priant jusqu’à sa mort.

 

 


 Le « Prayvi Sector » a pris plusieurs temples 

de l’Église orthodoxe ukrainienne

 

 

Dans la nuit du 26 décembre dans l’oblast de Rivne situé à 150 km à l’ouest de Kiev, des commandos de radicaux du « Prayvi Sector » ont forcé 2 temples orthodoxes appartenant au Patriarcat de Moscou, à Badovka et Bird. Dans le village de Povcha en revanche les habitants, alertés ont pu intervenir pour défendre leur temple.

 

Ces attaques iconoclastes semblent être organisées par le patriarche de la Kiev directement, ne sont pas des actes isolés, mais des actions punitives organisées sur le front comme dans les régions rétives aux mobilisations militaires pour l’opération spéciale. C’est ainsi que dans les régions ukrainiennes de Kiev, Lviv, Ternopil, Volyn et Rivne, 14 paroisses orthodoxes moscovites ont été capturées. 

 


« L’orthodoxie est le principal ennemi de l’Amérique »

 

Il ne faut pas s’imaginer assister ici à une série de « faits divers » ukraino-ukrainiens, excès violents d’une stupidité libérée par un chaos sociétal, mais bien d’un objectif fixé par une stratégie russophobe agressive étasunienne et que décrivait Zbigniew Brzezinski, dans son essai « Le vrai choix » (2004) dont les affirmations prouvent qu’il s’agit bien de la dimension religieuse d’une guerre dirigée contre la Russie.


En effet, le mentor de la théorie moderne de l’endiguement de la Russie qu’il juge comme étant « un État superflu », passe par une destruction du christianisme orthodoxe considérée comme le ciment de la nation russe : « L’orthodoxie est le principal ennemi de l’Amérique » affirme le vieux galicien polonais qui pérore plus loin « Nous avons détruit l’URSS et nous détruirons la Russie. » 

 

La guerre contre la Russie, que viennent de déclencher en Ukraine les États-Unis, s’exprime ici par une véritable campagne de stigmatisation et d’éradication de l’identité culturelle russe, dont le culte orthodoxe et la pierre angulaire. À l’image des idiots utiles allant exterminer leurs frères au profit de l’étranger, le nouveau pouvoir de Kiev s’appuie aussi sur le clergé nationaliste ukrainien, comme les églises catholiques uniate ou orthodoxe du patriarcat de Kiev, dont le « Primat », qui est vraisemblablement aussi l’initiateur des attaques contre les temples moscovites, déclarait cette année que « le Patriarcat de Moscou est la malédiction de l’Ukraine ».

 

La dictature de Kiev utilise donc ici tous les moyens à sa disposition, et pervertissant les diversités culturelles, historiques et religieuses du pays, tente de dresser les communautés les unes contre les autres et instaurer un chaos général dominé par la peur et la haine...

 

Le clergé orthodoxe du patriarcat de Moscou, ses lieux de culte et ses fidèles sont devenus depuis 8 mois, la cible privilégiée et désarmée des lâches soudards kiéviens. 

 

Le Synode de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou a exigé du Président Porochenko une enquête sur ces attaques qui, de la ligne de front jusqu’à Kiev, ont endommagé environ 80 églises dont une dizaine complètement détruites. Ces destructions pour la plupart sont délibérées comme à Gorlovka, Donetsk et Krasnodon par exemple où les églises ont subi des tirs directs et répétés, ou encore le monastère de Saint Yver bombardé au phosphore.

 



Liste des clercs et lieux de culte victimes

des « punisseurs » ukrainiens

 

Observation : cette liste s’est depuis le mois de septembre malheureusement alourdie...

 

Clergé :

— L’archiprêtre Serge Piven et sa femme Lioudmila (Kirovskoie)

— Le prêtre Georges Nikichov (Pervomaïsk) clerc de l’église S /Pierre & Paul, suite à ses blessures

— L’archiprêtre Paul Zoutchenko (Droujkovka,)

— L’archiprêtre Igor Serguienko (Donetsk)

— L’archiprêtre Eugène Podgorni (Donetsk)

—L’archiprêtre Vladimir Kreslianski (Lougansk), suite de ses blessures, il laisse cinq orphelins.

 

Églises :

— L’église de l’Annonciation à Gorlovka

— L’église de l’icône de la Mère de Dieu de Tendresse à Lougansk

— L’église de la Résurrection à Slaviansk

— L’église saint Serge de Radonej à Slaviansk, bombardé pendant le service religieux, pas de victimes.

— L’église saint Séraphin de Sarov à Slaviansk

— L’église saint Alexandre Nevski à Slaviansk

— L’église de l’icône de la Mère de Dieu Souveraine à Slaviansk

 

— L’église saint Jean de Cronstadt à Kirovskoie

— L’église Arson Arson du Patriarcat de Moscou à Tchernigov

 

Couvents :

— Le couvent de l’Église orthodoxe ukrainienne de Gruzsko-Lomovke à Ilovaysk 

— Le couvent de l’Église orthodoxe ukrainienne de Saint Iver à Donetsk

 

 

Lorsqu’un gouvernement, dans sa lâcheté et sa cruauté en arrive à bombarder des enfants, des femmes, des vieillards, et détruire avec sadisme leurs sépultures et lieux sacrés, c’est qu’il est le premier a être tourmenté par sa peur et sa haine... 

Une telle démence ne peut être soignée que par le fer aussi les « punisseurs » ukrainiens, mais aussi leurs parrains occidentaux qui les ont libérés doivent s’attendre à subir l’impitoyable loi de la guerre et la colère des dieux !

 

Qu’à l’aube du XXIe siècle, une telle barbarie puisse revenir frapper la Vielle Europe est tout simplement hallucinant ! C’est même pire, car ceux qu’on appelait les barbares eux, ne faisaient pas la guerre au nom de leurs dieux, mais les intégraient au contraire dans leur panthéon...

 

Mais, rassurons-nous, car dans les spasmes psychotiques et criminels de ces hordes fanatiques de Tartuffe et Torquemada, nous assistons bien à l’agonie chaotique des dictatures occidentales et du pouvoir immoral de l’argent.

 

 

Par Erwan Castelsoutien-rebellion-donbass.blogspot.fr – le 26 décembre 20214

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Et la précarité réelle ?

Et la précarité réelle ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Syd est maman, mais une maman en colère. Cette année, ses fêtes de fin d'année ont un goût amer. Dans une lettre adressée à la rédaction, elle fait part de son mal-être.


Un témoignage poignant mais aussi très réaliste.

Je ne devrais pas me plaindre, je sais, j’ai un toit, une maison chauffée (mais pas surchauffée), un congélateur rempli jusqu’à la fin du mois (ou pas)… 67 centimes sur le compte et nous sommes le 23/12…


Pas de fêtes prévues, pas de réveillons au calendrier, juste quelques cadeaux sous l’arbre pour les enfants, achetés au fur et à mesure depuis le mois de mai.


Je ne devrais donc pas me plaindre, pourtant…


Mon mari a perdu son emploi au mois de mai, je suis sans emploi depuis 3 ans et aucun espoir d’en retrouver, parce que :

  • j’ai fait des études ?
  • je suis trop diplômée ?
  • je dépasse l’âge légal ?
  • je suis vieille…
  • Cochez la mention inutile.


Depuis que je suis rentrée en Belgique, il y a un an, je n’ai plus aucuns droits (j’y ai pourtant travaillé toute ma vie), je n’ai plus de mutuelle (je suis à la charge de mon époux), je n’existe plus !


A l’heure où tout le monde s’apprête à fêter Noël, où toutes les télés nous abreuvent de jolis marchés, de magasins remplis de jouets, de menus de réveillon, nous voici, nous, murés dans nos quatre murs en souhaitant juste nous réveiller à l’aube du 2 janvier et oublier tout ça !


Arrêtez de me souhaiter de bons vœux, ceux de l’année dernière n’ont pas amélioré mon quotidien, loin de là!


D’ordinaire optimiste, je ne suis actuellement pas très en phase avec moi-même!


Oui, nous avons la télé (la vieille parce que la nouvelle s’est pris un orage cet été, et merci les assurances, nous n’avons pas su la faire réparer), oui nous avons internet, notre seul lien avec les amis aujourd’hui, oui nous avons une voiture, mais pas diesel… et le reste qui tombe en panne à tour de rôle (aujourd’hui le sèche-linge !)…


Je suis fatiguée d’espérer des jours meilleurs, fatiguée de faire bonne figure, fatiguée de me démener pour terminer les fins de mois convenablement, fatiguée d’avoir fait pendant 6 semaines des décos de Noël pour le marché de Noël de l’école où, au final, nous n’avons rien vendu, fatiguée de vendre des vêtements de seconde main et nos bouquins, fatiguée de faire des concours pour gagner ne fût-ce qu’une place de ciné!


Bref, ces fêtes de fin d’années ont pour moi, aujourd’hui, un arrière-goût amer…


A tous ceux qui ne se sentent pas concernés, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année !


Aux autres, je souhaite beaucoup de courage !


Et si vous vous demandez pourquoi nous n’avons pas encore demandé à être aidé, je vous répondrai que nous sommes certainement trop fiers et que la honte ne doit pas être très loin…


Source : Lavenir.net


Koter Info's insight:


Triste réalité made in Belgium !


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Cuba - Usaid démasqué

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Photo : Joshua Wong, l’étudiant emblème d’Occupy Centra à Hong Kong, financé par les USA

 

LA FONDATION USAID DÉMASQUÉE À CUBA, ET CE QUE CELA NOUS DIT DES TENTATIVES MONDIALES DE SUBVERSION MENÉES PAR LES USA

 

Une enquête d’Associated Press (AP) a révélé que l’Agence des États-Unis pour le développement international (United States Agency for International Development, alias Usaid), a tenté pendant deux ans de créer et d’exploiter un réseau social à l’intérieur de Cuba, dans le but d’y provoquer des troubles et de renverser le gouvernement cubain. Ce programme s’est soldé par un échec complet, principalement car le gouvernement cubain a pris toutes les mesures nécessaires pour enquêter, interroger et démanteler ce qui ne peut être décrit que comme de la subversion financée par l’étranger.

 

Dans son reportage intitulé Les USA ont organisé la scène du Hip-Hop de Cuba pour y provoquer des troubles [1], AP a révélé : 

« Le programme est exposé dans des documents impliquant Creative Associates International, un contractant de Washington D.C., payé des millions de dollars pour affaiblir le gouvernement communiste cubain. Les milliers de pages du rapport incluent des contrats, des emails, des conversations en ligne enregistrées, des budgets, des rapports de dépenses, des présentations Power point, des photographies et des passeports.

Ce projet a inclus la création d’un réseau social « Twitter à la cubaine » et l’envoi de jeunes sud-américains sans expérience pour recruter des activistes, des opérations qui ont été le sujet central de reportages précédents d’AP. »

 

Il ne s’agit pas de la première fois qu’Usaid ou une autre organisation des USA affirme aider au développement alors qu’elle est en fait engagée dans de la subversion politique. AP a révélé que le programme cubain était fondé sur un autre programme soutenu par les USA, utilisé pour renverser le gouvernement Serbe en 2000.

 

L’opération organisée par Usaid comprenait l’envoi clandestin d’argent vers Cuba au moyen de sociétés-écrans et de banques offshores. Usaid, malgré les preuves présentées, a démenti l’existence de cette opération, de la même manière que d’autres organisations des USA, également prises en flagrant délit de subversion politique.

 

À propos des dénégations d’Usaid, AP a écrit :

 

« Toute affirmation suivant laquelle nous sommes impliqués dans des opérations secrètes ou dissimulées est fausse », a affirmé Usaid mercredi dernier. L’organisation a affirmé que ses programmes étaient destinés à renforcer la société civile « bien souvent dans des endroits où l’engagement civique est impossible et où des gens sont harcelés, arrêtés, sujets à des mauvais traitements ou pire. »

 

Si, par société civile, Usaid veut parler des réseaux de subversion politique opérant pour les intérêts de Wall Street et Washington, alors c’est précisément ce que soutenait Usaid à Cuba, et ce que l’organisation continue à soutenir tout autour du monde. Cependant, l’insistance d’Usaid, suivant laquelle aucune de ses opérations n’était secrète ou dissimulée, est tout simplement un mensonge.

 

Dans un autre reportage, intitulé 5 choses à savoir à propos du programme pour le Hip-hop cubain d’Usaid [2], AP a révélé qu’Usaid a dissimulé ses programmes cubains sous le prétexte de programmes civiques et de santé. Le même reportage affirme que les financements d’Usaid étaient même cachés aux Cubains impliqués dans le programme, y ajoutant un nouveau niveau de duplicité et de tromperie.

 

Ce que les subversions cubaines d’Usaid nous disent de l’ensemble des programmes de subversions des USA

 

1— Les USA sont engagés dans la subversion politique tout autour du monde, déguisée en promotion de la démocratie et même en aides au développement au travers de » programmes civiques et de santé.


2— Ces tentatives de subversion sont menées secrètement, au travers de compagnies-écrans, d’intermédiaires, de contractants extérieurs. Par la suite, toute allégation à ce propos est déniée en bloc, sans aucun souci des preuves qui peuvent être produites par les pays cibles, ou même par les journalistes occidentaux enquêtant sur des faits qui ne peuvent être démentis.

3— Les USA utilisent les réseaux sociaux, de jeunes groupes de musiciens, d’étudiants, ainsi que des groupes installés sur Facebook et Twitter, pour créer l’illusion d’une opposition croissante, là où aucune opposition n’existe, ou, si elle existe, ne constitue qu’une minorité obscure.

4— Alors que les mouvements d’oppositions fabriqués par Usaid semblent, jusqu’au bout, inconscients, de l’influence des USA, des documents révélés par AP [3] montrent à quel point ces mouvements sont artificiels, avec l’examen des profils psychologiques des membres principaux, et des stratégies, agendas et objectifs tous déterminés depuis la direction par Usaid et ses contractants. Des comptes rendus de réunions révèlent des tentatives directes de manipulation des individus qu’Usaid cherche à attirer vers ses mouvements d’oppositions artificiels, avec des titres de réunions et de discussions organisées pouvant se résumer à : Qu’est-ce qui pourrait les motiver à faire ce que nous leur demandons ?


5— Malgré toutes leurs grandes affirmations de promotion de la démocratie, les programmes des USA sont manipulateurs, insidieux, malhonnêtes, exploiteurs et trompeurs (pas seulement pour ceux attirés dans les programmes, mais également pour la population qui y est sujette dans les pays ciblés, ainsi que pour l’audience mondiale, totalement trompée sur la véritable genèse de ces mouvements une fois qu’ils gagnent une réelle visibilité).

 


Repenser les récents désordres politiques à la lumière de Cuba

 

Quelles autres nations ont souffert de récents désordres politiques ? Et parmi ces nations, lesquelles possédaient des mouvements d’opposition soutenus massivement par Usaid et d’autres organisations des USA, comme la Fondation nationale pour la démocratie (National Endowment for Democracy,alias NED) ? Au vu de ce que nous savons concernant Cuba, et au vu des tentatives par Usaid pour y camoufler leurs programmes de subversion politique concertée, puis démentir y avoir participé, quels parallèles pouvons-nous tracer ailleurs ?

 

Hong Kong, Chine 

.

Le mouvement appelé Occupy Central, ou Révolution des Parapluies, à Hong Kong, en Chine, a rassemblé de multiples groupes fondés de façon ouverte par Usaid et NED. D’autres groupes, notamment des organisations étudiantes, se sont agglomérés à ces groupes financés par les USA avec si peu d’efforts et possédaient des telles capacités d’organisation et une telle influence sur les médias occidentaux, qu’il est difficile de croire qu’Usaid ne leur apportait pas un soutien caché. Par exemple, le Scholarisme de Joshua Wong a été accusé par Beijing d’être de création US. Le Wall Street Journal, dans son article intitulé Les médias favorables à Beijing accusent un dirigeant des mouvements étudiants à Hong Kong d’avoir des liens avec le gouvernement des USA, [4] a écrit : 

« Les preuves montrant les forts liens de Joshua Wong avec les USA, citées par ces journaux contiennent ce que l’article a décrit comme des réunions fréquentes avec le personnel du consulat des USA à Hong Kong, et des donations cachées d’Américains à Joshua Wong. Comme preuve, l’article a cité des photographies fournies par des « citoyens du net ». L’article a également indiqué que la famille de M. Wong a visité Macao en 2011 sur invitation de la Chambre de Commerce Américaine, et qu’ils ont séjourné au Venetian Macao « possédée par les USA », qui est la propriété de Las Vegas Sands Corp. »

 

D’autres dirigeants d’Occupy Central, dont Martin Lee et Anson Chan, étaient même carrément à Washington DC [5], plus tôt dans l’année, pour y récolter le soutien des USA, aux côtés de la même organisation qui finançait les activités politiques d’autres codirigeants, notamment Benny Tai et même l’Université de Hong Kong (impliquée dans un trafic d’argent sale, utilisé par Occupy Central pour organiser un référendum [6] avant les troubles récents).

 

Le NED a démenti toute implication dans les manifestations [7], au moyen de déclarations vides de sens, qui font écho à celles d’Usaid concernant Cuba.

 

Thaïlande 

.

Les partisans du dictateur déchu et meurtrier de masse, Thaksin Shinawatra [8], et Shinawatra lui-même, ont bénéficié pendant des années de l’appui des USA, avec un lobbying intensif à Washington pour un soutien financier d’Usaid/NED aux soi-disant activistes qui cherchent à se prétendre des académistes impartiaux ou des avocats des droits de l’homme, mais qui soutiennent Shinawatra et sa machinerie politique de façon claire et sans équivoque [9].

 

Usaid et la fondation Open Society, du criminel financier notoire George Soros, ont financé le livre Book Re : public, de l’académicienne Pinkaew Laungaramsri, appartenant à l’université Chiang Mai.

 

Sawatree Suksri, du soit-disant Nitirat Group, ou Juristes Eclairés, de l’université Thammasat, est également profondément impliquée dans des programmes dirigés par NED. Elle a pris part à un programme d’échange du Département d’État des USA, a contribué au rapport annuel Freedom House de la NED, utilisé en coordination avec les efforts de subversion, pour faire basculer l’opinion publique contre les nations ciblées, et elle a même accueilli le lobbyiste de Thaksin Shinawatra, Robert Amsterdam, en tête d’affiche de l’un des forums publics de Nitirat.

 

Ce qui est peut-être le plus troublant, ce sont ses liens avec le site internet thaïlandais Prachatai [10], financé chaque année à hauteur de millions de bahts par NED, Usaid, et Open Society. Prachatai, comme ceux impliqués dans le scandale cubain, après avoir d’abord démenti être financés, dément maintenant que ses travaux et ses financements extensifs par les USA soient à d’autres fins que des programmes civiques. Bien qu’ils aient été obligés de publier leurs importants financements par les USA en 2011, depuis lors, ils n’ont pas mis à jour cette liste, et ces détails de financement n’ont jamais été publiés en thaï à l’intention de leurs lecteurs thaïlandais. Ce site est un soutien permanent à Thaksin Shinawatra et à sa machine politique, notamment de son soi-disant mouvement de rue des chemises rouges, ainsi que des divers académiciens peu sincères (financés par les USA), qui sont mentionnés ci-dessus.

 


Syrie/Iran 

.

Dans un article de politique US intitulé Quel chemin vers la Perse ? publié le 15 août 2009 par le Brookings Institution [11], à propos du renversement de l’Iran, il est spécifiquement indiqué que :

« Une méthode avec de bonnes chances de succès serait d’encourager les efforts clandestins pour un changement de régime dans l’espoir que Téhéran réagirait de façon publique, ou même de façon semi-clandestine, qui pourrait ensuite être décrite comme un acte d’agression sans raison valable par le gouvernement iranien. »


Ici, des politiciens des USA discutent en public de déstabiliser clandestinement une nation au moyen de la subversion politique. Les actes d’agression qui en résulteraient seraient alors présentés comme sans provocation, et utilisés pour augmenter la pression politique appliquée au pays ciblé.

 

Cet article parle également de façon ouverte des points à prendre en compte pour organiser des troubles politiques. Dans une partie littéralement intitulée Trouver les bons intermédiaires, il est écrit :

« Lorsque l’on fomente une révolution, ou seulement des troubles publics, l’une des tâches les plus difficiles est de découvrir des partenaires locaux. »

 

Après avoir admis ouvertement l’objectif de fomenter une révolution, ou des troubles publics, l’article décrit les moyens de venir en aide à ces intermédiaires :

« … les étudiants et d’autres groupes ont besoin d’une aide discrète pour leurs manifestations. Ils ont besoin de fax. Ils ont besoin d’accès internet, de fonds pour dupliquer leurs affiches et tracts, et de financements pour empêcher qu’ils soient agressés par des hommes de main. Au-delà de ces approches, les organes des médias financés par les USA peuvent mettre en lumière les manques du régime en place, et donner une plus grande place à des critiques qui n’auraient pas fait surface autrement. Les USA soutiennent déjà des télévisions satellites en langue perse (Voice of America Persia), des radios (radio Farda), qui transmettent des informations non censurées aux Iraniens (durant ces dernières années, celles-ci ont récupéré la plus grande par des fonds alloués de façon publique par les USA pour promouvoir la démocratie en Iran). Les pressions économiques appliquées par les USA (ainsi que des pressions militaires) peuvent discréditer le régime, favorisant le désir de la population pour un gouvernement rival. »

 

L’article mentionne également l’utilisation de groupes armés pour soutenir la sédition manufacturée par les USA :

« Ceux qui souhaitent un changement de régime en Iran indiquent qu’il est du domaine de l’utopie de croire à une révolution de velours. Au contraire, ils affirment que les USA devraient se tourner vers les groupes d’opposition iraniens déjà existants, qui ont d’ores et déjà démontré leur volonté de combattre le régime, et qui semblent désireux d’accéder à l’assistance des USA. On pourrait alors espérer que ces divers groupes d’opposition puissent se transformer en des mouvements plus efficaces, qui pourraient être en mesure de renverser le régime. »

 

Dans ce document datant de 2009, sont décrites noir sur blanc les mêmes méthodes que celles révélées par AP concernant Cuba. De nouveaux stades d’intervention sont également décrits, notamment l’usage de groupes armés pour encourager la subversion et le changement de régime. De telles violences ont été employées en Thaïlande, mentionnée ci-dessus, en 2009 et 2010, ainsi que, a priori, en Iran, et sans aucun doute dans la Syrie voisine, où une guerre fait rage depuis quatre ans, menée par des terroristes soutenus par les USA, qui ont dévasté le pays.

 


Ukraine 

.

Ces actes de subversion politique ont également été constatés en Ukraine, une nation dans laquelle les incessantes interventions des USA et de l’OTAN sont publiques depuis bien longtemps. Dans un article de 2004, intitulé la campagne des USA derrière les bouleversements à Kiev [12], The Guardian a admis, que (les soulignés en gras sont du rédacteur du présent article) :

 

« … alors que les gains de la « Révolution des châtaignes » ornée d’orange sont pour l’Ukraine, la campagne qui y a été menée est une création us-américaine, un exercice de promotion de l’Occident et de marketing de masse, sophistiqué et brillamment conçu, qui a été mis en œuvre dans quatre pays en quatre ans, pour contrer des élections truquées et renverser des régimes douteux.

 

Financé et organisé par le gouvernement des USA, qui a déployé des consultants, des sondeurs, des diplomates, les deux grands partis américains et des organisations non gouvernementales US, cet exercice a été utilisé en Europe pour la première fois à Belgrade en 2000, pour battre Slobodan Milosevic dans les urnes.

 

Richard Miles, l’ambassadeur des USA à Belgrade, a joué un rôle clé. Et, l’an dernier, comme ambassadeur des USA à Tbilissi, il a rejoué sa partition en Géorgie, conseillant Mikhail Saakashvili pour battre Eduard Shevardnadze.

 

Dix mois après le succès de Belgrade, l’ambassadeur des USA à Minsk, Michael Kozak, un vétéran dans des opérations similaires en Amérique Centrale, notamment au Nicaragua, a organisé une campagne presque identique pour tenter de défaire l’homme fort de la Biélorussie, Alexander Lukashenko.

 

Celle-ci a échoué. « Il n’y aura pas de Kostunica en Biélorussie », a déclaré le président biélorusse en référence à la victoire de Belgrade.

Mais l’expérience gagnée en Serbie, Géorgie, et Biélorussie, a été incommensurable pour la conspiration qui a permis de vaincre le régime de Leonid Kuchma à Kiev.

 

L’opération, qui consiste à manigancer la démocratie à travers les urnes et la désobéissance civile, est maintenant si aboutie, que ses méthodes peuvent être reprises en un schéma pour gagner les élections dans d’autres pays. »

 

Non seulement l’Ukraine a souffert de ces déstabilisations politiques assumées par les USA pendant des années, mais The Guardian et d’autres sources nous révèlent que l’ensemble de l’Europe de l’Est a été la proie de ce type de subversion soutenue par l’étranger, ces manipulations, et ces changements de régime.

 


Il est temps de mettre un terme à la subversion organisée par les USA

 

L’immense machinerie de subversion, constituée de prisons où se pratiquent la torture, d’escouades de la mort, de guerres financées, et d’agressions militaires hors de toute légalité, est aujourd’hui la plus grande menace pour la stabilité mondiale, la paix et le progrès. La poursuite de l’hégémonie mondiale par Wall Street et Washington a déjà fait des millions de morts et a laissé des nations entières en ruine.

Stopper cette dynamique requiert un effort concerté de toutes les nations, États et provinces, des communautés locales et des individus. L’objectif étant de boycotter et remplacer de façon permanente, par des alternatives viables, les monopoles corporatistes et financiers qui conduisent cette hégémonie destructrice.

 

Dans le combat tout particulier de la subversion politique, Cuba et la Chine constituent déjà de bons exemples. À Cuba, ignorer le racket droit-de-l’hommiste pratiqué par l’Occident, qui a été construit spécialement pour servir de couverture et de protection pour ses agents de subversion, a permis au gouvernement d’enquêter et découvrir des preuves permettant d’incriminer Usaid et leurs relais, et ainsi de retourner l’opinion publique cubaine contre ces organisations. De la même manière, la Chine a réagi d’une main de maître en exposant les liens avec l’étranger et l’illégitimité du mouvement Occupy Central, leurs vrais soutiens et leur agenda réel.

 

La plupart de ces mouvements représentent une obscure minorité, que les USA tentent de faire croître de façon artificielle, tant à l’intérieur de leur pays d’origine que sur la scène internationale. Il est important que les nations s’occupent de répondre aux plaintes légitimes de leurs populations, et qu’elles ne réservent leurs enquêtes et leurs confiscations qu’aux agents de subversion. Les bouleversements sociaux et les injustices criantes ne font que donner de meilleurs points d’ancrage aux USA et à leurs réseaux de subversion.

 


Par Toni Cartalucci - Traduit par Étienne pour vineyardsaker.fr - le 26 décembre 2014

 

Notes

[1] US co-opted Cuba’s hip-hop scene to spark change (bigstory.ap.org, anglais, 11-12-2014)

[2] 5 things to know about USAID’s Cuban hip-hop plan (bigstory.ap.org, anglais, 11-12-2014)

[3] Des documents révélés par AP (documentcloud.org, espagnol, 2009, PDF)

[4] Pro-Beijing Media Accuses Hong Kong Student Leader of U.S. Government Ties (wsj.com, anglais, 25-09-2014)

[5] Entire « Occupy Central » Protest Scripted in Washington (landdestroyer.blogspot.co.nz, anglais, 05-10-2014)

[6] Media mogul Jimmy Lai « spent HK$3.5 m on Occupy Central vote », leaked emails show (scmp.com, anglais, 05-08-2014)

[7] US Covers Up Support for Hong Kong « Occupy Central » (landdestroyer.blogspot.co.nz, anglais, 28-10-2014)

[8] Thailand : Coup Ousts US-Backed Dictator (landdestroyer.blogspot.co.nz, anglais, 23-05-2014)

[9] Exposing Fake Academics & Their Foreign Backers (altthainews.blogspot.fr, 09-06-2014)

[10] US-Funded « Pro-Democracy » Propagandists Prachatai – Update (altthainews.blogspot.fr, 30-12-2013)

[11] Which Path to Persia ? Options for a New American Strategy toward Iran (brookings.edu, anglais, 15-08-2014) & version PDF en ligne (anglais)

[12] US campaign behind the turmoil in Kiev (theguardian.com, anglais, 26-11-2004)

 

Source : USAID Exposed in Cuba – What it Tells Us About US Subversion Worldwide (landdestroyer.blogspot.co.nz, anglais, 13-12-2014)

 

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