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José Mujica, Président

 

Le Président de l’Uruguay se préoccupe plus du bien-être de ses concitoyens que du reste.  Son discours est un exemple que devraient suivre "nos" politiciens. - Duc

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Koter Info's curator insight, January 14, 2014 6:51 PM

 

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France - Moins de liberté pour moins de sécurité : le triste bilan de Valls-Cazeneuve

France - Moins de liberté pour moins de sécurité : le triste bilan de Valls-Cazeneuve | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


France - Moins de liberté pour moins de sécurité :

le triste bilan de Valls-Cazeneuve

Par Nicolas Bourgoin (*)  

 

Qui eut cru que la France de 2015 offrirait un tel tableau : plus d’une centaine de procédures pour « apologie de terrorisme », des dizaines de personnes – dont des enfants et des individus handicapés mentaux ou simplement en état d’ébriété – condamnés à de la prison ferme en comparution immédiate. Rappels à l’ordre, surveillance, délation, arrestations et garde à vue pour avoir eu le seul tort d’exprimer une opinion dissidente. Cette hystérie collective rappelle étrangement la chasse aux quenelliers de l’année passée où plusieurs centaines de personnes avaient perdu leur emploi.

 

Jamais aucun gouvernement n’aura contribué à ce point à faire reculer les libertés publiques : 2 lois antiterroristes en moins de 3 ans, dont l’une qui instaure un délit d’opinion inédit dans le droit pénal français, une jurisprudence qui lamine le droit à l’expression publique et artistique, une loi de programmation militaire qui légalise la surveillance d’Internet… les verrous protecteurs de la vie privée des citoyens sautent les uns après les autres. Les réseaux sociaux sont une cible privilégiée du zèle intrusif de l’État qui a hissé la France au rang de championne du monde de la censure de tweets en 2014.  Quant à Facebook, il doit faire face à une demande d’informations de la part du gouvernement en hausse exponentielle (plus 45 % en un an), plaçant notre pays au quatrième rang mondial des plus grands demandeurs (après les États-Unis, l’Inde et l’Allemagne).

 

L’utilité de cette surenchère sécuritaire ? Vraisemblablement nulle, aucune des personnes inquiétées n’ayant selon toute vraisemblance la moindre intention de commettre un quelconque attentat. Pas plus que la promulgation de la dernière loi antiterroriste – sans doute la plus liberticide jamais votée – n’a pu prévenir la fusillade de Charlie Hebdo, cette chasse aux sorcières ne fera diminuer le risque d’attentat.

 

Cette absurdité est représentative de la politique suivie par le ministère de l’Intérieur : entièrement mobilisé sur le front d’un risque qui fait moins de 10 victimes par an, il tourne le dos à la lutte contre l’insécurité réelle qui concerne des centaines de milliers de personnes. Dès lors, on ne s’étonnera pas que les chiffres de la délinquance soient chaque année plus mauvais. Nous l’avions constaté en 2013 et 2014 ne fait pas exception.

 

Quasiment tous les signaux sont au rouge : d’après les chiffres de l’ONDRP, les agressions contre les personnes ont cru respectivement de 4,5 % et 8,6 % (selon les zones rurales de la gendarmerie ou urbaines de la police) pour dépasser le demi-million par an (plus de 10 % pour les viols). Mention spéciale pour les coups et violences ayant entraîné la mort qui progressent de 40 % en moyenne. Pour ce qui est des atteintes aux biens, les escroqueries économiques et financières augmentent de 4,4 % et 7,9 %, selon les zones rurales ou urbaines. En zone police, les cambriolages dans les résidences secondaires ont bondi de plus de 41 %, soit plus de 1 200 faits supplémentaires constatés en un an. Excepté la baisse des vols avec violence en zone police (-9,4 %), tous les types de violences augmentent dans les tableaux statistiques des deux forces de sécurité, notamment les violences non crapuleuses.

 

Les menaces et chantages ne cessent également de progresser (de 4,3 % ou 12,3 % suivant les zones). La palme des plus mauvais résultats revenant à Paris avec une augmentation des atteintes aux biens de plus de 10 % en un an.


Ce bilan peu glorieux montre, si besoin était, que le gouvernement pratique davantage une politique d’ordre que de sécurité. Moralisme républicain et catéchisme laïciste sur fond de lutte obsessionnelle contre le racisme et l’antisémitisme ont pris le pas sur le combat contre la délinquance qui devrait pourtant être la tâche principale du ministère de l’Intérieur.

 

Entièrement mobilisé par sa (re) conquête d’une légitimité de gauche perdue dans sa conversion au libéralisme, le gouvernement a recours à la bonne vieille stratégie de la panique morale : agiter des menaces en partie fictives ou en tout cas médiatiquement grossies pour ensuite les conjurer par la force répressive. Les adeptes de la quenelle, les femmes voilées, les pseudo-djihadistes du NET, les nationalistes, les dissidents et tous les déserteurs de la mobilisation générale contre le terrorisme font les frais de cette manipulation qui, à défaut de faire reculer la délinquance réelle, fait reculer la liberté et la sécurité. Exercice politiquement facile mais socialement coûteux : victime collatérale abandonnée à son sort, le peuple français ne peut que connaître une hausse continue de l’insécurité réelle.

 

 

 

Par Nicolas Bourgoin (*) - bourgoinblog.wordpress.com - le 30 janvier 2015

 

 

(*) Nicolas Bourgoin, né à Paris, est démographe, docteur de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et enseignant-chercheur. Il est l’auteur de quatre ouvrages : La révolution sécuritaire (1976-2012) aux Éditions Champ Social (2013), La République contre les libertés. Le virage autoritaire de la gauche libérale (Paris, L’Harmattan, 2015), Le suicide en prison (Paris, L’Harmattan, 1994) et Les chiffres du crime. Statistiques criminelles et contrôle social (Paris, L’Harmattan, 2008).

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Tsipras et Poutine

Tsipras et Poutine | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Tsipras et Poutine

 Par Ariane Walter (*)


Ce qui se passe en Grèce est énorme.

 

Je dois dire tout d’abord que je me méfiais des intentions « à la Hollande » de Tsipras. (« La finance est mon ennemi ». On connaît la suite.)

 

Le parti communiste grec (KKP) qui ne soutient pas Syriza, ce qui peut paraître paradoxal, en avait donné les raisons cet été. Raisons qui ont été reprises par Asselineau récemment. Bref Tsipras qui avait fait la tournée des maîtres du monde, leur avait laissé entendre qu’ils pouvaient le laisser être élu sans crainte, qu’il n’était pas dangereux et qu’il n’entendait absolument pas quitter l’Europe ou l‘Euro. C’est alors que le KKP l’avait traité de traître à la Grèce.

 

Or la réalité est tout à l’opposé.

 

Tsipras joue une partie d’échecs qui n’est pas sans rappeler celle d’un maître qui s’appelle Poutine. Il avance à coup précis et audacieux.

 

D’une part, sauf pour les aveugles, dès les premières heures de son mandat il donne des signes de son intérêt pour Moscou. Comme le fait remarquer Bild dans « Die Russen-Connection der Griechen-Radikalos » : « À peine 90 minutes après son investiture […], Tsipras rencontre qui ? L’ambassadeur russe en Grèce »

 

Cet été, déjà, Tsipras avait refusé de reconnaître le gouvernement fasciste de Kiev. Il échappe donc à la doxa européenne. Comment imaginer que la Grèce puisse rester dans l’UE en ayant une politique extérieure tout à l’opposé et sur quel sujet !

 

Autre élément d’importance : peu de temps avant l’élection de Tsipras, Poutine avait annoncé qu’en cas de victoire de ses couleurs, il ferait sauter l’embargo et reprendrait son commerce avec la Grèce. Énorme proposition. Après les résultats de l’élection, les félicitations de Poutine rappellent cette avancée. Une possibilité qui est précisée ce soir :


« Le ministre russe des Finances, Anton Silouanov, a déclaré jeudi que la Russie envisagerait d’accorder une aide financière à la Grèce si celle-ci lui en faisait la demande. « Nous pouvons imaginer que si une demande est soumise au gouvernement russe, nous l’étudierons de près, en prenant en compte l’ensemble des facteurs de nos relations bilatérales », a-t-il dit à la chaîne CNBC. Ne soyons donc pas étonnés que le nouveau ministre grec de l’Énergie, Panagiotis Lafazanis ait assuré qu’Athènes était contre les sanctions et « n’a pas de divergence avec la Russie ». 

 https://www.zonebourse.com/…/Moscou-pret-a-aider-la-Grece — …/

 

Ajoutons enfin, il y a deux jours, la claque la plus magistrale que l’on puisse imaginer. La Grèce a refusé de voter de nouvelles sanctions pour Moscou suite aux évènements de Mariupol

 

Le Point rappelle alors des évènements antérieurs dans un article titré « Tsipras le nouvel ami de Poutine. »

 

« Ce n’est pas un hasard si le premier diplomate à être venu saluer Alexis Tsipras après sa prestation de serment comme nouveau Premier ministre de la Grèce est l’ambassadeur de Russie. La proximité du leader de l’extrême gauche avec la politique de Moscou, y compris pour ce qui concerne l’Ukraine, s’était déjà manifestée en mai 2014 lors d’un voyage à Moscou. Reçu par la présidente d’une des assemblées du Parlement russe, Tsipras avait alors soutenu l’annexion de la Crimée et défendu le référendum organisé, avec la bénédiction de Moscou, dans la partie orientale de l’Ukraine par les séparatistes. »

 

« Le Temps » souligne la même évolution : « Contre les sanctions de l’UE en Russie, contre le gouvernement ukrainien, contre l’austérité, contre l’Allemagne : Alexis Tsipras n’a pas tardé à démontrer la continuité idéologique de Syriza. Un nouvel axe se dessine : Athènes-Moscou. »

 

Cela n’a pas échappé au quotidien économique russe Kommersant : « le nouveau premier ministre grec, Alexis Tsipras, a, dès avant la victoire de Syriza, annoncé qu’il était favorable à un allégement des sanctions et contre la politique d’isolement de la Russie. »  La Neue Zürcher Zeitung résume la situation dans la formule : « Le cheval de Troie de Poutine ».

 

« À peine installé, le gouvernement de Syriza passe l’acte : il récuse les nouvelles sanctions contre la Russie réclamées par Bruxelles après la reprise de violentes hostilités dans l’Est de l’Ukraine. Pendant ce temps, Nikos Kotzias, le ministre des Affaires étrangères, transfuge du Parti communiste grec, défend des relations bilatérales plus étroites avec Moscou. Il aurait déjà remercié Poutine de s’être porté « au secours de nos frères orthodoxes » en Crimée. »

 

On est donc confronté à une évolution soudaine et fascinante que très peu avaient imaginée. Que Tsipras, assuré du soutien de la Russie, trop heureuse de récupérer un tremplin sur la méditerranée, prépare une sortie de l’Europe et de l’Euro, inévitable, voici qui ouvre des horizons incroyables.

 

Tsipras, nouvel Hercule nettoyant les écuries d’Augias ? 

 

« Le Point », la voix de notre maître atlantiste, n’arrive pas à en croire ses yeux. Il ne peut imaginer que Tsipras se jette d’une manière aussi directe dans les bras de Poutine.

 

« Les diplomates européens comptent sur le pragmatisme de Tsipras pour ne pas agiter le chiffon rouge symbole des idées de son parti, en votant contre les sanctions au risque de rompre la solidarité européenne sur un sujet majeur de politique étrangère. Beaucoup pensent que le problème du rééchelonnement de la dette grecque, sa préoccupation première, et pour laquelle le nouveau venu va devoir guerroyer ferme, le poussera à certaines concessions sur d’autres sujets. Ainsi, dans le programme de Syriza, y a-t-il une sortie immédiate de la Grèce de l’OTAN et la remise en cause des droits accordés à l’alliance qui font de la Crète une de ses principales bases navales en Méditerranée. Bizarrement, c’est là une exigence qu’Alexandre Tsipras a abandonnée, juste avant les élections. »

 

Oui, mais maintenant il est élu, et ses premières mesures sont tout à l’opposé des conseils de la Troïka. 

 

Ses premières décisions sont tellement fidèles à ses promesses. On est si peu habitué à ça. Surtout avec cette gauche crapuleuse que nous avons en France…

 

Parmi toutes les décisions qui honorent ce gouvernement (arrêt de la privatisation de l’EDF grec, des ports du Pirée et de Thessalonique, salaire minimum relevé de 580 euros à 751,) le réengagement des femmes de ménage du ministère des Finances est un acte fort et symbolique :

 

« L’un de nos premiers gestes sera une réduction immédiate et spectaculaire des dépenses du ministère qui permettra la réintégration des femmes de ménage », a annoncé le nouveau ministre des Finances Yanis Varoufakis lors de la passation de pouvoir avec son prédécesseur Guikas Hardouvelis.

 

« Avec le nouveau gouvernement, nous nous attendons à une vie meilleure pour les plus démunis », espérait Lilly Giannaki, qui devrait faire partie des agents réembauchés. Elles étaient 595 mises sur le carreau en 2013, environ 300 d’entre elles souhaitent être réembauchées.

 

M. Varoufakis, arrivé sac au dos et portant une simple chemise, a été le Premier ministre des Finances à ne pas être chahuté par ces dures à cuire qui se sont souvent heurté aux forces de l’ordre, devant le ministère. Les forces de l’ordre étaient d’ailleurs, pour la première fois, invisibles.

 

Il faut dire que de voir au pouvoir des politiques qui respectent l’humain ça fait du bien. Bon sang que c’est bon !

 

Tsipras, le nouvel Ulysse qui va flécher les prétendants qui ruinent son royaume et déshonorent sa femme ?

 

On a envie d’un peu d’héroïsme en des temps vulgaires. Le ridicule de Hollande n’en ressort que plus qui, après les évènements « Charlie » avait décrété : « La vie reprend son cours. Il faut faire des achats. Ce sont les soldes. » Ridicule ! 

 

Oui, nous, nous avons un gouvernement à solder ! On le cède pour pas cher, même… Pour rien du tout.

 

 

Par Ariane Walter (*) – Agoravox – le 30 janvier 2015

 

(*) Ariane Walter : agrégée des Lettres dans une ancienne vie puis auteur dramatique dans une autre, puis romancière dans ma vie actuelle, puis amoureuse de la vie dans toutes mes vies. Je crois que j’en ai assez dit.

 

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Vidéo. Ukraine/Donbass - Gorlovka et Donetsk toujours sous le feu des batteries ukrainiennes

Vidéo. Ukraine/Donbass - Gorlovka et Donetsk toujours sous le feu des batteries ukrainiennes | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it



Ukraine/Donbass - Gorlovka et Donetsk toujours

sous le feu des batteries ukrainiennes

 

On s’est encore battu avec acharnement à la périphérie est de Dzerzhynsk, poussant ainsi la ligne de front de Gorlovka un peu plus vers le nord-ouest. Les forces ukrainiennes tentent de se regrouper pour tenter une contre-attaque, mais les forces de Nouvelle Russie (3e brigade notamment) maintiennent la pression sur les premières lignes ukrainiennes à l’entrée de Dzerzhynsk en agissant par petits groupes.

 

Quant à l’agglomération de Gorlovka, elle subit encore les frappes massives de l’artillerie kiévienne, y compris avec des sous-munitions interdites par les conventions internationales.


Sur Donetsk, comme sur Gorlovka, l’artillerie de Kiev ne se concentre plus que sur les zones résidentielles. Il y a encore eu plusieurs civils tués aujourd’hui et de très nombreux blessés.


Les batteries lourdes ukrainiennes ont frappé aujourd’hui un centre de livraison de l’aide humanitaire dans le district Kuibyshev de Donetsk et un arrêt de bus. Résultat : une douzaine de tués et des dizaines de blessés.


(extrait de l’article intitulé « Ukraine/Donbass : combats acharnés pour Debaltsevo et Uglegorsk » de Jacques Frère – NationsPresse.info du 30 janvier 2015)

 


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La « lettre ouverte » d’Alexis Tsipras aux citoyens allemands sur ce qu’on ne leur a jamais dit sur la dette grecque

La « lettre ouverte » d’Alexis Tsipras aux citoyens allemands sur ce qu’on ne leur a jamais dit sur la dette grecque | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


La « lettre ouverte » d’Alexis Tsipras aux citoyens allemands sur ce qu’on ne leur a jamais dit

sur la dette grecque

 

Alexis Tsipras, le nouveau premier ministre de la Grèce, a envoyé ce courrier au journal allemand Handelsblatt :

 

« Chers lecteurs de Handelsblatt,

 

Je sais d’avance que la plupart d’entre vous ont probablement une opinion déjà formée sur le contenu de cette lettre. Je vous invite, cependant, à la lire sans préjugés. Les préjugés n’ont jamais été un bon conseiller, et encore moins à un moment où la crise économique les renforce, en entretenant l’intolérance, le nationalisme, l’obscurantisme, et même la violence.

 

Avec cette lettre ouverte, je souhaite vous exposer un récit différent de celui qui vous a été fait au sujet de la Grèce depuis 2010. Et je tiens aussi et surtout à exposer avec franchise les projets et les objectifs de SYRIZA, si le 26 janvier par le choix des électeurs devient le nouveau gouvernement grec.

 

En 2010, l’État grec a cessé d’être en mesure de servir sa dette. Malheureusement, les dirigeants européens ont décidé de faire croire que ce problème pourrait être surmonté par l’octroi du plus grand prêt jamais consenti à un État, sous condition que certaines mesures budgétaires seraient appliquées, alors que celles-ci, manifestement, ne pouvaient que diminuer le revenu national destiné au remboursement des nouveaux et anciens prêts. Un problème de faillite a été donc traité comme s’il s’agissait d’un problème de liquidité. En d’autres termes, l’attitude adoptée, était celle du mauvais banquier qui, au lieu d’admettre que le prêt accordé à la société en faillite a « sauté », il lui accorde des prêts supplémentaires, prétextant que les anciennes dettes restent servies et prolonge ainsi la faillite à perpétuité.

 

Il s’agissait pourtant d’une question de bon sens de voir que l’application de la doctrine « extend and pretend » [étendre les maturités de la dette et prétendre que payer les intérêts ne pose aucun problème] dans le cas de mon pays aboutirait à une tragédie.

 

Qu’au lieu de stabiliser la Grèce, l’application de ce dogme installerait une crise autoalimentée qui sape les fondations de l’UE.

 

Notre parti, et moi-même, nous nous sommes opposés à l’accord de prêt de mai 2010, non pas parce que l’Allemagne et nos autres partenaires ne nous ont pas donné assez d’argent, mais parce que vous nous avez donné beaucoup plus d’argent que ce qu’il fallait et que nous pouvions accepter. De l’argent qui par ailleurs ne pouvait ni aider le peuple grec puisqu’il disparaissait aussitôt dans le trou noir du service de la dette ni arrêter l’alourdissement continu de celle-ci, obligeant de la sorte nos partenaires à prolonger ce fardeau à perpétuité aux frais des citoyens.

 

Et cette vérité était bien connue par les gouvernants allemands, mais ils n’ont jamais voulu vous la dévoiler.

 

Et en effet, et avant même que la première année ne se soit écoulée et depuis 2011, nos prévisions ont été vérifiées. L’enchaînement des nouveaux prêts aux réductions drastiques des dépenses a non seulement échoué à dompter la dette, mais il a par surcroît puni les citoyens les plus faibles, en transformant les citoyens ordinaires qui avaient un emploi et un toit à des chômeurs sans-abri qui ont tout perdu, de plus, leur dignité.

 

L’effondrement des revenus a conduit à la faillite de milliers d’entreprises, augmentant ainsi le pouvoir oligopolistique des entreprises qui ont survécu. De ce fait, les prix diminuaient moins que les revenus tandis que les dettes, publiques et privées, ne cessaient de s’alourdir. Dans ce contexte, où le déficit d’espoir a dépassé tous les autres déficits « l’œuf du serpent » n’a pas mis longtemps pour éclore – et les néonazis ont commencé à patrouiller les quartiers en semant la haine.

 

Malgré son échec manifeste, la logique de « extend and pretend » continue à s’appliquer systématiquement encore aujourd’hui. Le deuxième accord de prêt de 2012 a ajouté une charge supplémentaire sur les épaules affaiblies de l’État grec, en réduisant les fonds de pension, en donnant un nouvel élan à la récession, en finançant aussi une nouvelle kleptocratie avec l’argent de nos partenaires.

 

Des commentateurs sérieux ont parlé récemment de stabilité et même de croissance à propos de mon pays pour « prouver » que les politiques appliquées ont été efficaces. Aucune analyse sérieuse ne soutient cette « réalité » virtuelle. L’augmentation récente de 0,7 % du revenu national réel ne marque pas la fin de la récession, mais sa poursuite, puisqu’elle a été réalisée dans une période d’inflation de 1,8 %, ce qui signifie que (en euros) le revenu national a continué de baisser. Simplement, il diminue moins que la moyenne des prix – tandis que les dettes augmentent.

 

Cet effort de mobilisation des « statistiques grecques », pour démontrer que l’application de la politique de la troïka est efficace en Grèce, est outrageant pour tous les Européens qui ont enfin le droit de connaître la vérité.

 

Et la vérité est que la dette publique grecque ne peut pas être honorée tant que l’économie sociale grecque se trouve en situation de simulation de noyade budgétaire (fiscal waterboarding).

 

En outre, persévérer dans ces politiques misanthropes et sans issue, dans le refus de reconnaître une simple question d’arithmétique, coûte au contribuable allemand et condamne en même temps un peuple fier à l’indignité. Et le pire : de ce fait, les Grecs se retournent contre les Allemands, les Allemands contre les Grecs, et l’idée d’une Europe Unie Démocratique est offensée cruellement.

 

L’Allemagne, et plus particulièrement le contribuable allemand qui travaille dur n’a rien à craindre d’un gouvernement SYRIZA. Au contraire. Notre objectif n’est pas d’entrer en conflit avec nos partenaires. Notre objectif n’est pas d’obtenir des prêts supplémentaires ou un blanc-seing pour de nouveaux déficits. Notre objectif est la stabilité économique, des budgets primaires équilibrés et, bien sûr, la cessation des saignées fiscales opérées sur les contribuables depuis quatre ans par un accord de prêt inadéquat aussi bien pour la Grèce que pour l’Allemagne. Nous exigerons la fin de l’application du dogme « extend and pretend » non pas contre le peuple allemand, mais pour le bénéfice de nous tous.

 

Je sais, chers lecteurs, que derrière les demandes d’une « stricte application des accords » se cache la peur que « si nous laissons les Grecs de faire ce qu’ils veulent, ils vont refaire le même coup ». Je comprends cette inquiétude. Mais ce n’était pas SYRIZA qui a érigé en institutions dans mon pays la collusion des intérêts privés et la kleptocratie qui feignent de se soucier de l’observation « des accords » et des réformes puisque celles-ci ne les affectent pas, comme le démontrent les quatre dernières années des réformes engagées par le gouvernement Samaras sous la direction de la troïka.

 

Nous, nous sommes prêts à entrer en conflit avec ce système afin de promouvoir des réformes radicales au niveau du fonctionnement de l’État, en établissant la transparence de l’administration publique, la méritocratie, la justice fiscale, la lutte contre le blanchissement d’argent. Ce sont ces réformes que nous soumettons à l’appréciation des nos citoyens aux prochaines élections.

 

Notre objectif est la mise en place d’un New Deal pour l’ensemble de la zone euro qui permettra aux Grecs comme à l’ensemble des peuples européens de respirer, de créer, de vivre avec dignité. Avec une dette publique socialement viable. Avec une croissance qui est stimulée par des investissements publics financés – seul moyen de sortir de la crise – et non pas par la recette échouée de l’austérité qui ne fait que recycler la récession. En renforçant la cohésion sociale, la Solidarité et la Démocratie.

 

Le 25 janvier en Grèce, une nouvelle opportunité surgit pour l’Europe. Ne ratons pas cette chance ».

 

(Traduction:Vassiliki Papadaki) Les mots mis en italique l’ont été par moi.

 

***


Mathématiques sur les taux d’intérêt

 

Quelle que soit la manière dont on analyse son projet politique, cette lettre n’est pas le fruit d’un imbécile en matière économique. La position de Tsipras est tout à fait exacte.  Et bien que je sois en désaccord avec de nombreux points sur le projet économique de SYRIZA, il n’y a pas un seul point dans ce courrier sur lequel je pourrais être en désaccord.

 

Une règle simple en économie est que ce qui ne peut pas être remboursé ne sera pas remboursé.  Et un simple calcul mathématique montre qu’il est matériellement impossible de rembourser cette dette.

 

Malheureusement, la Grèce doit convaincre 17 autres pays européens de renégocier sa dette. L’Allemagne et la Finlande on dit non.  Et les règles de l’Eurozone impliquent que chaque pays doit donner son accord.

 

 

La Sanction mathématique

 

Il n’y a pas que les calculs sur les taux d’intérêt qui posent problème pour la Grèce.  D’autres conflits se sont ouverts.

La Grèce s’oppose à des sanctions sur la Russie, une position avec laquelle j’adhère fondamentalement.  Les sanctions créent inévitablement des dommages des deux côtés.

 

Malheureusement, tout comme avec les règles de l’Eurozone, les sanctions européennes ne peuvent être adoptées qu’à l’unanimité.  Concernant les sanctions, 1 vote sur les 28 membres (un nombre plus important que pour l’Eurozone) peut bloquer tout le processus.  Ce vote est un levier considérable, particulièrement lorsque les 27 autres pays veulent obtenir quelque chose de vous. Et que seront-ils prêts à offrir en échange ?

 

Est-ce que ces situations seront résolues par du bon sens ou par un conflit ?


S’il y avait deux parties impliquées, elles pourraient s’entendre.  Mais est-ce que 19 ou 28 gouvernements différents en Europe pourront se mettre d’accord sur exactement la même chose ?

Permettez-moi d’être sceptique.

 

 

Par Mike « Mish » Shedlock - 24hgold.com – le 30 janvier 2015

Source : Mike « Mish » Shedlock :

http://globaleconomicanalysis.blogspot.com


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Les impérialistes pleurent le roi Abdallah

Les impérialistes pleurent le roi Abdallah | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 

Les impérialistes pleurent le roi Abdallah

 

Il serait difficile de trouver quelque chose de plus dégoutant, en termes de servilité et d’hypocrisie, que le déluge d’éloges des puissances impérialistes pour pleurer la mort du roi Abdallah d’Arabie saoudite. Le roi Abdallah est mort le 23 janvier à l’âge de 90 ans.

 

Des hommages sont parvenus des gouvernements aux quatre coins de la planète.


À Londres, le gouvernement britannique a mis en berne les drapeaux des édifices gouvernementaux et du Palais de Buckingham. Le prince Charles et le Premier ministre David Cameron se sont rendu en Arabie saoudite le weekend suivant sa mort.

 

Quant aux États-Unis, l’administration Obama a annoncé qu’elle modifierait l’itinéraire du président, qui était alors en Inde, afin qu’il puisse faire un voyage spécial à Riyad pour rendre visite au successeur d’Abdallah, son demi-frère de 79 ans, Salmane. La Maison-Blanche a publié un communiqué notant l’«amitié authentique et chaleureuse » entre le président Obama et le défunt monarque.

 

Salmane est le sixième des enfants d’al-Saoud, le fondateur du régime semi-féodal. Le fait qu’il soit atteint de la maladie d’Alzheimer est peut-être un reflet approprié de la nature du gouvernement dont il sera le dirigeant. Simon Henderson, le directeur du programme pour le Golfe et la politique énergétique à l’Institut sur la politique du Proche-Orient à Washington, a écrit le mois dernier que « le cerveau de Salmane est manifestement ravagé par la démence. Des visiteurs ont rapporté qu’après quelques minutes de conversation, il devient incohérent. »

 

Il est bien sûr possible pour un dirigeant, même avec des capacités grandement réduites, d’occuper un poste de figure de proue sans aucun pouvoir réel pendant une longue période de temps, comme Ronald Reagan l’a fait pendant la majeure partie de sa présidence. Mais, cela montre de toute évidence pourquoi il était de la plus grande importance, du point de vue de la Maison-Blanche, du Pentagone et du département d’État que le premier geste du nouveau roi était de confirmer que son successeur et prince héritier serait le plus jeune des fils d’al-Saoud, le prince Moqren, âgé de 69 ans.

 

La sélection du prince Mohammed Ben Nayef, le ministre de l’Intérieur, en tant que vice prince héritier et présumé successeur de Moqren était encore plus critique, du point de vue de l’impérialisme américain. Âgé de 55 ans, le prince est le premier occupant potentiel du trône choisi par la génération des petits-fils d’al-Saoud. En tant que chef des opérations antiterroristes de l’Arabie saoudite, il a travaillé étroitement avec la CIA et le Pentagone. Le Wall Street Journal a écrit dans un éditorial : « Le prince Mohammed a été longtemps vu comme le candidat favori de Washington parmi les jeunes princes qui aspirent à être roi. »

 

La collaboration étroite entre Washington et le régime saoudien en dit long sur la nature de l’intervention américaine au Moyen-Orient. Malgré le fait qu’une administration après l’autre a prétendu que la politique étrangère américaine défendait la démocratie, l’impérialisme américain a recours depuis longtemps au régime le plus réactionnaire et oppressif du Moyen-Orient. Depuis 70 ans, il y a un accord entre les États-Unis et la monarchie saoudienne : les États-Unis arment le régime jusqu’aux dents contre des menaces aussi bien intérieures qu’extérieures, tandis que l’Arabie saoudite les approvisionne en pétrole et défend généralement la politique étrangère américaine.

 

Même si les administrations américaines ont, pendant plus d’une décennie, adhéré à la « guerre contre le terrorisme », maintenant décrite par l’administration Obama comme une « lutte contre l’extrémisme violent », la pierre angulaire de la politique étrangère américaine au Moyen-Orient a été une alliance avec un État qui défend le fondamentalisme islamique et qui finance et arme des groupes fondamentalistes islamiques droitistes dans la région.

 

Dans les années 1980, l’administration Reagan et l’Arabie saoudite ont conjointement commandité les moudjahidines afghans, la guérilla de fondamentalistes islamiques recrutée par la CIA et sanctionnée et payée par l’Arabie saoudite, afin de combattre le régime prosoviétique en Afghanistan. La collaboration entre les États-Unis et l’Arabie saoudite en Afghanistan a donné naissance à Al-Qaïda, mené par Oussama Ben Laden, le fils d’un magnat de la construction devenu riche par ses contrats en Arabie saoudite. L’argent de l’Arabie saoudite – dont une partie provenait directement de la monarchie – a financé les attaques terroristes du 11—Septembre contre les États-Unis et 15 des 19 pirates de l’air étaient des Saoudiens.

 

Mais, l’administration Bush a glissé ces liens sous le tapis, premièrement en envahissant l’Afghanistan et, ensuite, en concoctant un lien entre Saddam Hussein et le 11—Septembre dans le but de justifier l’invasion et l’occupation criminelles de l’Irak en 2003. Même si les Saoudiens se sont opposés verbalement à l’intervention américaine (parce qu’ils voyaient Saddam Hussein comme un rempart contre l’Iran), l’armée américaine a bénéficié d’un accès complet aux bases saoudiennes afin de mener leurs opérations militaires pendant la guerre.

 

Récemment, l’Arabie saoudite a appuyé la guerre de l’OTAN menée par les États-Unis contre la Libye et est fortement intervenue en Syrie dans le cadre de la campagne orchestrée par les États-Unis pour déstabiliser le régime de Bachar al-Assad, un allié de l’Iran, le principal rival régional de l’Arabie saoudite.

 

L’alliance entre l’Arabie saoudite et les États-Unis a été un désastre sans équivoque pour les habitants du Moyen-Orient. L’Irak, la Syrie, la Libye et maintenant le Yémen, qui se trouve à la frontière sud de l’Arabie saoudite, ne sont plus des sociétés fonctionnelles et ont été dévastées par des offensives militaires (que ce soit directement, comme dans le cas de l’Irak ou de la Libye, ou indirectement, comme dans le cas de la Syrie ou à distance, via des frappes de missiles par drones, comme dans le cas du Yémen).

 

Les forces militaires saoudiennes ont envahi le Royaume de Bahreïn – le siège social des opérations navales américaines dans le Golfe persique – afin de supprimer l’opposition populaire à la famille dirigeante. En 2013, Washington et Riyad ont appuyé le coup d’État du général Al-Sisi en Égypte et le retour d’une dictature militaire contre l’État le plus peuplé du monde arabe.

 

En Syrie, les dollars saoudiens et les armes américaines fournies par l’Arabie saoudite ont alimenté l’émergence de l’État islamique en Irak et en Syrie (EI ou ISIS en anglais). Cela a mené à la débâcle de l’été dernier, lorsque les combattants d’ISIS ont conquis la majeure partie de l’ouest de l’Irak, incluant la deuxième plus grande ville d’Irak, Mossoul. Maintenant, les pilotes saoudiens ont rejoint la campagne de bombardement mené par les États-Unis en Syrie, le prélude à un conflit de beaucoup plus grande envergure et encore plus sanglant.

 

Le dernier exemple de collaboration entre les États-Unis et l’Arabie saoudite est la décision de l’OPEC, avec l’Arabie saoudite en tête, de rejeter toute réduction de production de pétrole au moment même où les prix chutent. Ce geste vise à acculer l’Iran et la Russie, deux alliés majeurs de la Syrie, à la faillite, en coupant les revenus que ces gouvernements peuvent tirer des exportations de pétrole dont ils dépendent.

 

Mais c’est un couteau à double tranchant. Aux États-Unis, la chute des prix du pétrole a dévasté l’industrie du gaz de schiste et a commencé à créer du chômage de masse au Texas et au Dakota du Nord. En Arabie saoudite, la chute des prix du pétrole a créé un manque à gagner de près de 40 milliards de dollars dans le budget national, forçant le pays à puiser dans ses réserves internationales.

 

La pauvreté et le chômage se répandent dans le pays, malgré sa richesse pétrolière. Une récente étude la CIA sur ce pays a estimé que 506.000 jeunes vont entrer sur le marché du travail en Arabie saoudite en 2015, où plus de la moitié de la population de 27 millions a moins de 25 ans. Étant donné que seulement 1,7 des 8,4 millions de salariés en Arabie saoudite sont des citoyens saoudiens – la grande majorité d’entre eux sont des immigrants –, le régime fait face à ce qu’un stratège impérialiste décrit comme étant « un défi incroyable en terme de stabilité nationale ».

 

La force la plus réactionnaire de la région – la monarchie saoudienne – est alliée avec la force la plus réactionnaire de la planète – l’impérialisme américain. Il en résulte une combinaison toxique de convulsions économiques, d’intensification des conflits tribaux et sectaires et d’escalade des interventions militaires impérialistes.

 

 

Par Patrick Martin mondialisation.ca – le 30 janvier 2015

Article paru d’abord en anglais, WSWS, le 26 janvier 2015

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Des nouvelles de "Martine" ?

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"Martine dans la vraie vie ?"


Depuis que "Martine", la fameuse héroïne d'albums pour petites filles, reste scotchée à l'âge de huit ans, Pierre Kroll a "légèrement" actualisé son image.


Bien entendu, c'est de l'humour !


Duc


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Juncker dit « non » à la Grèce et menace la France

Juncker dit « non » à la Grèce et menace la France | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it



Juncker dit « non » à la Grèce et menace la France

 

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens », affirme notamment le président de la Commission européenne.

 

Intraitable. Dans un entretien au Figaro (29 janvier, édition abonnés), le président de la Commission européenne adresse une fin de non-recevoir au gouvernement grec conduit par Alexis Tsipras. Sur l’annulation de la dette, Jean-Claude Juncker oppose à la Grèce un « non » catégorique :

 

« Athènes a accepté deux plans d’ajustement (de redressement, NDLR), elle doit s’y sentir tenue. Il n’est pas question de supprimer la dette grecque. Les autres pays européens ne l’accepteront pas. »

 

On a connu le président de la Commission plus conciliant quand, Premier ministre du Luxembourg, il autorisait des dizaines de multinationales à s’affranchir des législations fiscales des pays membres de l’UE.

 

Lire > Juncker au centre d’un scandale fiscal impliquant 340 multinationales

 

Les élections ne changent rien, affirme en substance le président de la Commission européenne. Sans prendre beaucoup de gants :

 

« Dire qu’un monde nouveau a vu le jour après le scrutin de dimanche n’est pas vrai. Nous respectons le suffrage universel en Grèce, mais la Grèce doit aussi respecter les autres, les opinions publiques et les parlementaires du reste de l’Europe. Des arrangements sont possibles, mais ils n’altèreront pas fondamentalement ce qui est en place. »

 

Vous n’êtes pas certain d’avoir compris ? « Dire que tout va changer parce qu’il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c’est prendre ses désirs pour des réalités », ajoute encore Jean-Claude Juncker, qui lâche une phrase terrible, qui résume toutes les limites de la démocratie dans l’Union européenne :

 

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

 

 

Interrogé sur la France, et notamment sur la question de savoir si la Commission va accepter d’accorder à notre pays un délai supplémentaire pour réduire le déficit à 3 % du PIB, Jean-Claude Juncker se montre également rigide et menaçant.

 

Rigide quand il radote le credo de toutes les Commissions : « Nous voudrions voir la France renforcer ses réformes, en nombre comme en intensité. » Selon lui, « la France soufre d’un manque de réformes dites structurelles, de réformes qui portent sur l’essentiel (…). Elle doit soigneusement examiner les faiblesses de son droit du travail. » Menaçant lorsqu’il réaffirme qu’« il n’y a pas d’autres remèdes que de la consolidation budgétaire » (sic) et n’exclut pas de sanctionner la France si son déficit n’est pas réduit : « Un pays ne peut pas échapper aux sanctions s’il ne respecte pas les règles. »

 

 

Il n’y a pas de « diktat » allemand, affirme le président de la Commission européenne. « Cette impression d’un diktat, d’une machine allemande qui laminerait toute contradiction est parfaitement erronée », soutient-il. Avant de lever un coin du voile de secret qui entoure les sommets européens : « D’autres gouvernements, parfois même socialistes, étaient beaucoup plus sévères à l’égard de la Grèce, par exemple. » Une confidence dont la véracité ne nous paraît pas contestable. Allez savoir pourquoi…

 

 

Par Michel Soudais - Politis.fr - le 29 janvier 2015

Koter Info's insight:


Au moins c'est avoué et reconnu !


PAS de choix démocratique

contre les traités européens !


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Réveil de la Grèce, mais interrogation européenne

Réveil de la Grèce, mais interrogation européenne | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 


Le réveil de la Grèce et l’interrogation européenne

 Par Karine Bechet-Golovko (*)

 

Les élections de dimanche en Grèce marquent un tournant dans la politique européenne. Beaucoup de choses ont déjà été écrites sur le sujet, donc je ne voudrais soulever que deux questions : 

 

1) Est-ce la fin de la distinction classique droite/gauche au profit d’une distinction souverainiste/globaliste ?

 

2) L’UE aura-t-elle la force et les moyens politiques de remettre en cause sa politique néo-libérale communément appelée politique d’austérité ?

 

 

Vers la fin de la distinction droite/gauche ?

 

Le parti de gauche Syriza, dimanche, a remporté les élections haut la main, obtenant 149 sièges au Parlement sur 300. À deux sièges de la majorité absolue, il forme une coalition non pas avec le PC, mais avec le parti de droite des Grecs indépendants. Cette décision provoque une rupture dans la conscience européenne. 

 

En effet, le clivage politique classique en Europe était droite/gauche. La première branche économiquement libérale prévoyait un retrait de l’État et une libéralisation du marché. La seconde branche prônait l’intervention de l’État pour soutenir l’économie et le développement des programmes sociaux envers les plus démunis. Et les deux tournaient autour du même projet de société. En France notamment, l’on passait allègrement de l’un à l’autre, appelant cela l’alternance, gage de démocratie. Sans vraiment se rendre compte de grands changements. Et plus le temps passait, plus l’intégration européenne avançait, moins de divergences existaient entre ces partis dont la marge de manœuvre est de toute manière très réduite. 

 

Globalement :


le libéralisme politique et économique est accepté par tous ; le déficit public fait que, de toute manière, les pays européens n’ont pas vraiment les moyens d’une politique sociale, surtout avec des frontières ouvertes ; 

 

l’affaiblissement de l’État conduit au renforcement du marché et donc des acteurs économiques face aux acteurs politiques, ainsi qu’au renforcement de structures internationales sur les structures nationales. 

 

 

Or, la grande question n’a plus le droit d’être posée. Est-il possible de remettre en cause le bien-fondé de la politique européenne telle que nous la connaissons aujourd’hui ?

 

S’interroger en ces termes conduit à être rejeté en marge du système accepté de pensée politique. L’opposition normale reste la droite