Koter Info - La G...
Follow
Find
214.0K views | +896 today
 
Scooped by Koter Info
onto Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL
Scoop.it!

José Mujica, Président

 

Le Président de l’Uruguay se préoccupe plus du bien-être de ses concitoyens que du reste.  Son discours est un exemple que devraient suivre "nos" politiciens. - Duc

more...
No comment yet.
Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL
La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).
Curated by Koter Info
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Etudiant(e)

Si vous êtes à la recherche d'un KOT (chambre) de qualité à louer auprès d'un "bon" propriétaire, alors, cliquez directement  ICI .


- - - - - - - - - - - - - - - - - -


Koter Info 

Site "Koter Info" LLN-WSL-UCL


=  plus de 94.000 lecteurs du site

 

Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

------------------------------

   

"La Gazette" de LLN-WSL-UCL


=  plus de 96.000 lecteurs de La Gazette

 

Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

------------------------------

  

Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


------------------------------


Services gratuits directs



Koter Info's insight:

 

Site web et Gazette, les différentes publications de Koter Info sont suivies par plus de


190.000 lecteurs

 

more...
Koter Info's curator insight, January 14, 3:51 PM

 

Site web et Gazette, les différentes publications

de Koter Info sont suivies par plus de


190.000 lecteurs

 

Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Bolivie - « libération scientifique »

Bolivie - « libération scientifique » | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : le président bolivien Evo Morales — Crédit : theprisma.co.uk

 

  

Evo Morales aspire à la

« libération scientifique »

de la Bolivie

 

Reflétant la propagation de l’esprit des BRICS à l’ensemble de l’Ibéro-amérique, le président bolivien Evo Morales ainsi que son vice-président Alvaro Garcia Linera ont souligné l’importance du progrès scientifique pour la libération du pays dans des discours prononcés devant des assemblées de jeunes.


Grâce à ce qu’il ont appelé la « libération scientifique », la Bolivie compte réduire sa dépendance à l’égard de la technologie étrangère, tout en formant des milliers de scientifiques, d’ingénieurs, de professeurs et autres personnels qualifiés, capables de contribuer au développement rapide du pays.


L’agence de presse chinoise Xinhua rapporte que lors d’une cérémonie à Santa Cruz de la Sierra le 18 septembre, au cours de laquelle ont été distribués 14 050 ordinateurs portables, le président Morales a déclaré :


Nous avons maintenant la tâche de nous libérer par nous-mêmes dans le domaine de la science. Cela est pour nous une lourde responsabilité, et nous avons des plans pour construire des cités scientifiques où l’on se rendra pour passer une maîtrise ou un doctorat. La Bolivie a besoin d’hommes et de femmes qui possèdent un savoir scientifique et qui peuvent contribuer à l’industrialisation du pays.


Lors d’une cérémonie similaire dans un institut technique situé dans le district urbain d’El Alto près de La Paz, le vice-président Garcia Linera s’est adressé à un rassemblement d’étudiants et de professeurs, et leur a expliqué que si la Bolivie avait réussi à se libérer de la domination étrangère en nationalisant ses ressources et en mettant en œuvre une politique agressive d’industrialisation, il lui reste maintenant à développer ce qu’il a appelé « l’économie de la connaissance ».


Après avoir passé en revue les accomplissements du pays au cours de la dernière décennie dans le traitement sur place des matières premières, il leur a fait comprendre que « cela ne suffisait pas », que la Bolivie devait « se préparer à commencer à produire, vendre et exporter la connaissance, la sagesse et la technologie ».


Le gouvernement mettra les moyens nécessaires pour former les professionnels, les envoyer en France, en Europe, au Japon ou aux États-Unis pour étudier et tout absorber « comme des éponges », a-t-il déclaré, afin qu’ils puissent rentrer au pays et « travailler pour l’État (…) pour propager ce savoir ».


La Bolivie du 21e siècle, a-t-il ajouté, « est une Bolivie scientifique et technologique ». Il a mis les étudiants au défi d’étudier sérieusement : « Ne faites pas l’idiot, sinon vous ne serez d’aucune utilité. » Il a demandé aux professeurs d’être exigeants, de ne pas faire de faveur à ces étudiants qui passent leur temps à faire la grève, ou à protester. « À vous étudiants, a-t-il déclaré, nous vous aimons et nous vous donnerons tout ce dont vous avez besoin, mais vous devez également faire don de vous-mêmes : vous devez étudier, faire les sacrifices nécessaires, être pleinement engagés. »


L’État, leur a-t-il promis, fournira la nourriture, l’infrastructure, les bourses d’études, l’équipement, le soutien. Si les étudiants font leur part et étudient, « notre patrie sera grande et forte. La richesse du pays a deux noms : production et éducation. » Ne nous laissez pas tomber.


« Étudiez, (…) la Bolivie a besoin des meilleurs. Nous sommes fatigués d’être les derniers... L’objectif du président Evo est une Bolivie industrielle, productive, un centre d’énergie pour l’Amérique latine, et nous allons y arriver, car nos étudiants étudieront.»



Par la Rédaction de Solidarité & Progrès – le 22 septembre 2014

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Dans l’œil du cyclone

Dans l’œil du cyclone | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Légende photo : une tornade sur Venise

 

 

DANS L’ŒIL DU CYCLONE

Par Lanfranco Binni


 

Si même le plus haut pasteur de l’Église catholique parle de troisième guerre mondiale en cours, « par secteurs », pas encore globale, et alerte son troupeau contre les loups de guerre, les marchands d’armes, les spéculateurs financiers, les politiciens corrompus, et cherche à réveiller ses brebis de leur servile torpeur complice, c’est que la situation du monde est vraiment grave.


Ce n’est pas assez des désastres environnementaux du « progrès » capitaliste en train de détruire la planète, ni des tragédies des migrations forcées de pays à pays dans toutes les directions, ni des mutations anthropologiques induites par le « marché » pour transformer en singes pseudo-technologiques les êtres humains et en faire de machines à consommer : tout cela ne suffit pas, il faut des guerres et de grandes dévastations pour se rendre maître des ressources énergétiques et contenir la surpopulation. Et il faut faire vite.


Le cadre géopolitique est dramatiquement clair : à la crise structurelle du capitalisme financier, qui a dépassé depuis longtemps ses limites de « développement durable », l’Occident états-unien et européen (dont fait aussi partie Israël) répond par des stratégies d’agression et de domination, morcelant des États, désarticulant des organismes institutionnels, intervenant militairement (directement ou par procuration) et à travers les armes des campagnes médiatiques : ainsi de la destruction de l’Irak, des « printemps arabes » pour détruire la Libye et la Syrie et normaliser l’Égypte, du « printemps » ukrainien pour étendre à l’Est l’OTAN et l’aire de « libre marché » du Traité transatlantique, du massacre de Gaza pour affaiblir la résistance à l’occupation, prévenir les accords entre le gouvernement palestinien et la Chine et saboter la mise en place d’un État palestinien.


Il faut « faire vite » parce que le terrorisme occidental rencontre des réactions croissantes, et la stratégie du chaos, fille du pragmatisme états-unien et inspirée par le vieil adage « divise pour régner » décliné par une oligarchie inculte et sans histoire, a le souffle court et révèle facilement ses dispositifs : exemplaire est l’affaire de l’ISIS, organisé et financé par les États-Unis contre la Syrie dans le dessein de désagréger tout organisme étatique dans l’aire Irak-Syrie-Iran et d’éliminer une base arrière historique des Palestiniens ; aujourd’hui l’ISIS, avec son soi-disant État islamique, est présenté par les médias occidentaux comme la plus féroce menace contre l’Occident : mais en est-il vraiment ainsi ?


Sous prétexte de sauver l’humanité des crimes de l’ISIS, le Prix Nobel de la paix Obama, dans son dernier discours à la Nation, s’est ménagé la possibilité d’une guerre de longue durée, à partir des bombardements du territoire syrien et du soutien aux « islamistes modérés » contre l’armée syrienne. Même les combattants de l’ISIS avaient été définis comme « modérés » au début de la campagne américaine contre la Syrie, et la décision de bombarder l’armée syrienne avait déjà été prise par Obama en 2013 : seules les réactions internationales l’avaient obligé à la repousser.


Autres prétextes : l’assassinat des trois jeunes Israéliens en Cisjordanie fut immédiatement attribué au Hamas et déclencha l’attaque contre le ghetto de Gaza (2 000 morts, dont 500 enfants) ; ce crime, auquel le Hamas s’est toujours déclaré étranger, s’est révélé comme un excellent investissement pour le gouvernement israélien qui, de façon notoire, infiltre ses propres agents provocateurs dans la galaxie des formations palestiniennes.


La Syrie résiste, les Palestiniens résistent (et les liens entre Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie se sont renforcés), les Ukrainiens russophones de Crimée et de l’Est résistent. En Ukraine, le coup d’État organisé par l’OTAN a provoqué une dure confrontation avec la Russie et un renforcement des relations économiques et militaires entre Russie et Chine, et encore une fois la stratégie géopolitique américano-européenne est restée prisonnière de sa propre myopie. En effet, derrière le pouvoir oligarchique de la Russie de Poutine, l’expérience de l’Union soviétique est toujours là, vive et profonde, souterraine, mais prête à resurgir, après 1989 et les désastres néo-libéraux qui s’en sont suivis. Contre les « fascistes » de Kiev, contre les bombardements sur Donetsk, l’antifascisme populaire a réémergé dans toute sa force.


Sur ce décor de fond se déroule la vraie contradiction principale de la guerre économique entre les États-Unis et la Chine. Et, contre le Traité transatlantique de libre-échange (l’aire de marché de 800 millions de consommateurs qui devrait constituer la base arrière stratégique des États-Unis et de l’Europe), se renforce l’axe du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), auquel est en train de se rattacher la Turquie, et qui exerce une influence croissante en Amérique latine, Asie et Afrique.


Le gouvernement irakien d’Al Maliki a été renversé, alors qu’il allait nouer des relations économiques avec la Chine, et, parmi les véritables causes de l’opération israélienne contre le ghetto de Gaza, il y a eu la tentative de bloquer un accord entre le gouvernement palestinien et la Chine, pour l’exploitation d’un important gisement pétrolifère marin.


Le développement du capitalisme financier occidental a d’ores et déjà dépassé ses limites structurelles. L’Empire américain est en crise et il ne suffira pas d’augmenter le chiffre d’affaires de l’industrie militaire. La multiplication des fronts de guerre entraînera des coûts insoutenables, et il y a aussi une limite à cela. Le mode de production capitaliste entre dans une phase d’autophagie destructrice. Nous voyons s’ouvrir une phase de nécessaire transformation de ce mode de production : c’est et ce sera là le terrain de confrontation et de conflit au niveau international. Le monde (la planète) devra suivre d’autres voies, d’une économie autre, de modalités sociales et étatiques autres, en repensant profondément son histoire, l’expérience économique et sociale du passé, à partir des tentatives avortées du socialisme soviétique et de leur diaspora hérétique dans les années trente du XXe siècle.


D’autres expériences importantes sont celles tentées dans les années soixante par les mouvements de libération en Afrique, Asie et Amérique latine, avec leurs résultats actuels. Il faut revenir à l’école de la prospective politique, remettre au centre de l’élaboration théorique l’analyse historique et économique en fonction de l’organisation politique révolutionnaire, socialiste et internationaliste. Cela se fait dans tous les secteurs du monde. Positives sont les liaisons, informations, initiatives communes dans le cadre d’une nouvelle internationale de l’égalitarisme, de la démocratie (démocratie directe et contrôle d’en bas des pouvoirs délégués) et du socialisme (plus il y aura de socialisme, plus il y a de liberté).


Parler de l’Italie dans ce cadre géopolitique et de potentialités de changement peut sembler à la limite embarrassant. Le pays est en récession, totalement subalterne dans les stratégies américaines et de l’Europe du Nord, dirigé par les commissaires d’une Union européenne sous égide allemande. La structure industrielle basée sur des petites et moyennes entreprises ne permet pas d’opérer d’« innovation compétitive », l’énorme et incontrôlable dette publique ne permet pas de politique d’investissements, le rapport avec les investisseurs étrangers ne peut se faire que sur le terrain d’un bradage des biens publics.


La Grèce est proche, le modèle expérimenté par l’Union européenne est en fait déjà appliqué aussi en Italie : précarisation du travail et réduction de son coût, désengagement financier de la machine de l’administration publique et des services publics (école, santé), privatisations, concentration des ressources sur de grands travaux spéculatifs, collusion avec les gros évadés fiscaux et les réseaux économiques de la criminalité (l’économie illégale qui constitue pourtant, dans le PIB, un argument important à faire valoir à Bruxelles).


Le processus, commencé dans les années quatre-vingt, développé pendant les vingt ans de la domination de Berlusconi et par les gouvernements « européens » successifs de Monti et Letta, est aujourd’hui conduit par les voyous du gouvernement actuel, décidément « américain ». La hâte du commis de Pontassieve [1] à mettre à mal la Constitution pour concentrer le pouvoir de la misérable oligarchie du pays et réduire les contrôles constitutionnels sur la base du « pacte du Voyou » [2] et sur la ligne de la Loge P2 de Lucio Gelli [3], l’attaque systématique contre l’école publique et l’administration publique, l’implication active de l’Italie dans les opérations de guerre du boss américain et de ses complices (les avions de chasse israéliens s’entraînent en Sardaigne) sont autant de faits de trahison de la Constitution et des intérêts du pays.


Et les « Italiens » ? L’art national de la débrouille et de la survie laisse encore quelque marge de manœuvre. On peut encore suivre avec désenchantement et résignation le spectacle pitoyable d’une politique réduite à « nos affaires » [4], de gens rendus gâteux par les armes de distraction massive d’une information réduite à des ordures (de la chronique des faits divers sanglants à l’héroïsme de deux petits marins), prisonniers de l’ignorance et de l’inculture. Nous sommes dans l’œil du cyclone, ici nous sommes en paix, pour le moment. Mais il n’en sera pas toujours ainsi.


Les sans-voix (dans les périphéries urbaines, dans la province italienne, immense et éparpillée) se taisent, mais c’est le silence de ceux qui n’ont plus aucun représentant politique, dans une sorte de no man’s land. Entre les vies des individus et un pouvoir hostile, indifférent au sort des jeunes précaires, des ouvriers réduits en esclavage, des fonctionnaires criminalisés, des chômeurs chroniques, il n’y a plus de médiations crédibles.


Combien de temps durera le prétendu consensus plébiscitaire des 41 % aux élections européennes (à peine plus de 20 % des suffrages des électeurs inscrits, un Italien sur cinq) ? Combien de temps durera la trouvaille (corruption électorale) des 80 euros [5] pour la base électorale de référence ?


Les « réformes » du voyageur de commerce de Pontassieve sont du vent, des embrouilles pour qui veut bien se laisser embrouiller, il n’y aura pas de « croissance », les pauvres seront de plus en plus pauvres, et les riches de plus en plus riches, protégés et garantis. Le temps de la barbarie reviendra vite, même dans l’œil du cyclone. Et l’alternative « socialisme ou barbarie » de Rosa Luxembourg [6] deviendra dramatiquement actuelle.


De cette crise non réformable, crise systémique, on ne pourra sortir que dans deux directions : la militarisation du territoire italien, le fascisme et la guerre civile, ou une démocratie reconstruite d’en bas, socialiste et internationaliste : là est l’âme, souterraine et profonde, prête à resurgir, de la meilleure Italie, qui réémerge plus ou moins spontanément dans de nombreuses expériences de base, locales et fragmentaires, mais importantes, d’opposition sociale à un pouvoir criminel.


Le dernier signal, ces jours-ci, vient de Sardaigne : contre les bases militaires, contre les « servitudes » de guerre, ils étaient nombreux à Capo Frasca, le 13 septembre, à dire NON. Et depuis le 15 septembre, les écoles publiques, nos plus importants ateliers pour la formation de subjectivités conscientes et autonomes, sont rouvertes. Dans ces mêmes jours, on commence à siffler le trombone de Pontassieve partout où il s’exhibe : la chasse est ouverte.


Un autre signal, tout à fait différent, vient du secteur entre Syrie, Liban, Irak et Kurdistan : le 13 septembre, sur l’initiative du Front al Nosra d’inspiration alquaïdiste, l’ISIS et les formations « modérées », parmi lesquelles le Front révolutionnaire syrien lié à l’Armée libre, bras armé de cette Coalition nationale qui, depuis 2012, est considérée par l’Occident comme le représentant légitime du peuple syrien, et, de ce fait, soutenu et armé par les États-Unis et l’Europe, ont signé un pacte de non-agression, pour concentrer leur activité militaire contre l’armée d’Assad, qui a repris le contrôle d’une bonne partie du nord du pays.


Ainsi donc, les « égorgeurs » de l’ISIS deviennent les alliés des États-Unis dans la vraie partie qui se déroule sur le terrain : la désarticulation de l’État syrien (mais la partie reste encore entièrement à jouer, que ce soit sur le terrain, ou au niveau international, où encore une fois la Russie et la Chine sont en conflit avec les États-Unis et l’Europe) et le contrôle de toute cette aire, dans un cadre antiiranien.


Et l’Italie du parti unique Napolitano-Berlusconi-Renzi ? L’envoi symbolique d’armes aux Kurdes pour qu’ils se fassent tuer pour les intérêts occidentaux et la volonté déclarée de participation à la coalition anti-ISIS, mais en réalité anti-syrienne, une politique philo-israélienne, les belliqueuses déclarations anti-russes du grand stratège de Pontassieve (dont se dissocie Berlusconi, parce qu’il pense à ses propres affaires), sont sans doute le rugissement d’une souris, mais ils impliquent le pays tout entier dans la dure et irresponsable confrontation militaire entre l’Occident et le monde islamique. La tranquillité dans l’œil du cyclone devient de plus en plus improbable.



Par Lanfranco Binni
 - Traduit par Rosa Llorens pour vineyardsaker.fr



Notes

[1] Pontassieve : commune près de Florence, où réside Matteo Renzi.

[2] Le « pacte du Voyou » est la traduction de l’italien « pacto del Lazzarone », surnom du « pacto del Nazareno » (pacte du Nazaréen), ainsi nommé à partir du siège du Parti démocratique de Renzi, via Nazareno, et conclu entre Renzi et Berlusconi en janvier 2014, avant les élections européennes, prévoyant une réforme de l’équilibre entre les deux Chambres, des relations entre l’État et les régions, et de la loi électorale.

[3] La Loge P2 de Lucio Gelli est une loge maçonnique impliquée dans un scandale politico-financier, et qui jouait un rôle de premier plan dans l’organisation secrète Gladio (mise en place par les États-Unis après la guerre) visant à déstabiliser l’Italie (au moyen notamment d’attentats sanglants) pour y instaurer un régime autoritaire.

[4] en italien, « cosa nostra », qui fait jeu de mots avec le nom de la mafia sicilienne.

[5] En mai 2014, juste avant les élections européennes, Renzi a annoncé un bonus de 80 euros par mois pour les revenus modestes.

[6] Rosa Luxemburg est une militante socialiste et théoricienne marxiste, née à Zamość (Empire russe, actuelle Pologne) le 5 mars 1871 (ou 1870). (Wikipédia, français)



Source : Nell’occhio del ciclone (ilponterivista.com, italien, 18-09-2014)

more...
No comment yet.
Rescooped by Koter Info from Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL
Scoop.it!

LLN - Plus que 2 kots à louer

LLN - Plus que 2 kots à louer | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Occasions à saisir !


Parking gratuit, espace et verdure, tranquillité et confort, l'idéal pour étudier et réussir son année académique !


Plus que 2 chambres "Duchenne-Rochus" disponibles et à louer via l'agence Graas-Brison - IGB.


PROMOTION SPÉCIALE :  295 €


  • 1/305  rue de la Sarriette


  • 5/307  rue de la Citronnelle



Oui, vous avez bien lu le prix de seulement 295 € toutes charges comprises et pour des chambres en bon état.


Sachez également que le propriétaire est connu sur le campus pour son sérieux, pour son soutien aux locataires et pour faire procéder à la rénovation immédiate de tout ce qui ne serait plus en ordre en cours d'année académique.


N'hésitez pas et prenez vite contact avec


IGB - Place de l’Équerre, 29/104

Louvain-La-Neuve

 010.45.08.25


du lundi au vendredi de 09.00 hr à 12.30 hr.



Via Koter Info
more...
Koter Info's curator insight, September 15, 8:07 PM

Les visiter, c'est ... signer !


Koter Info's curator insight, September 18, 7:07 PM


LLN - 3 derniers kots à louer


Koter Info's curator insight, September 21, 6:54 PM


à ce prix là, en ordre et au calme, quoi de mieux ?


Scooped by Koter Info
Scoop.it!

OMM-Réchauffement climatique

OMM-Réchauffement climatique | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 Source photo : cms.unige.ch


L’Organisation météorologique mondiale

enterre le réchauffement climatique

Par Benoît Rittaud (*)



Je ne pensais pas que ma boule de cristal était si efficace. Ce qui vient de se passer, je l’ai annoncé il y a quatre ans, en ne me trompant que d’un mois. Mais commençons par le commencement — ce qui, en l’occurrence, requiert paradoxalement de prendre les choses dans l’ordre chronologique inverse.


L’Organisation météorologique mondiale a publié un communiqué de presse pour préparer le Sommet 2014 sur le climat. (Vous ignoriez peut-être qu’un tel sommet allait se tenir, mais il faut s’y faire : ce genre de grand-messe ne s’arrête jamais.) Daté du 9 septembre, il s’intitule « La progression du dioxyde de carbone s’accélère » et nous promet comme d’habitude les flammes de l’enfer.


Repris un peu partout dans les médias, il me semble important d’en aider à la lecture, car un communiqué de presse où apparaissent les mots « changement climatique » est un peu comme une petite annonce pour une voiture d’occasion : il faut lire entre les lignes.


Nous apprenons donc dans ce communiqué que la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre (GES) a atteint un nouveau record en 2013, et que l’augmentation est « la plus forte augmentation interannuelle de la période 1984-2013 ».


Bon, déjà, une question : pourquoi 1984 ? Le communiqué ne le dit pas, en revanche, la fameuse rubrique « Planète » du site du journal Le Monde croit connaître la réponse : il s’agirait de la « date des premières mesures fiables ». Ce n’est pas très gentil pour les chercheurs de la station de Mauna Loa qui disposent en fait de données qui remontent à 1959, mais passons.


L’augmentation de la teneur atmosphérique en GES est un point qui n’est pas, ou peu, contesté. L’origine humaine de cette augmentation ne l’est guère plus (même si certains se posent des questions, mais ne lançons pas le sujet ici).


La corrélation entre émissions de GES et PIB mondial suggère que l’augmentation de 2,7 % de ce dernier entre 2012 et 2013 (calcul mené à partir des données de la Banque mondiale) doit conduire à une augmentation des émissions de GES. Le fait que l’on atteigne un « record absolu » de concentration des GES a donc partie liée avec le fait que le PIB mondial n’a jamais été aussi haut.


En revanche, le fait que la différence des concentrations entre 2012 et 2013 batte elle aussi le record ne cadre pas avec l’évolution du PIB, l’augmentation de ce dernier n’étant pas la plus forte de ces dernières années (sans même parler de la réduction tendancielle des émissions de GES par point de croissance). Lisez l’« Explication » avancée par l’OMM :


Des données préliminaires laissent supposer que cela pourrait être dû à la réduction des quantités de CO2 absorbées par la biosphère terrestre alors que les émissions de ce gaz continuent de croître.


Voilà qui n’est pas sans rappeler le « On s’autorise à penser dans les milieux autorisés qu’un accord secret pourrait intervenir… » commenté en son temps par le regretté Coluche au cours de l’une de ses célèbres revues de presse (passage à 4’20).


Tout le monde ne peut que se réjouir de l’élévation de la richesse globale de l’humanité (que cette élévation cache d’énormes disparités entre les croissances des différents pays est une autre question). Mais si cela se fait au prix d’une augmentation de la concentration en GES, le jeu en vaut-il la chandelle ? La question est de savoir ce que nous risquons. Et c’est là que le communiqué de l’OMM se surpasse :


 « La décision d’inclure dans ce numéro du Bulletin de l’OMM sur les gaz à effet de serre une section sur l’acidification des océans était nécessaire et vient fort à propos. Il est grand temps que l’océan, qui est le facteur déterminant du climat de la planète, soit dorénavant au centre du débat sur le changement climatique », a fait valoir Wendy Watson-Wright, Secrétaire exécutive de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO.


« Si l’on estime que le réchauffement planétaire n’est pas une raison suffisante de réduire les émissions de CO2, il devrait en être autrement pour l’acidification des océans, dont les effets se font déjà sentir et ne feront que se renforcer dans les décennies à venir.


En bon promoteur du développement durable, l’OMM est donc en train de recycler le gaz carbonique : la Terre ne se réchauffant plus, l’OMM passe aussi discrètement que possible à autre chose. Les +6 °C en 2100 dont on nous parlait encore il y a peu sont passés par pertes et profits : la « Pause » dans la hausse des températures qui dure depuis plus de 15 ans est passée par là.


Ainsi, qu’on se le dise : les carbocentristes ont désormais déserté le terrain du réchauffement climatique, au profit de l’acidification des océans. Et, je vous le disais en introduction, ma boule de cristal me l’avait prédit en janvier 2010.



Par Benoît Rittaud — skyfall.fr – le 10 septembre 2014



(*) Benoît Rittaud est un mathématicien français, sceptique du réchauffement climatique. Il est enseignant-chercheur en mathématiques, maître de conférences à l’université Paris 13, au sein du laboratoire d’analyse, géométrie et applications (Institut Galilée). Il a écrit de nombreux ouvrages de vulgarisation.

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Plus de SWIFT pour la Russie !

Plus de SWIFT pour la Russie ! | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Le parlement européen veut déconnecter la Russie du système SWIFT

 

Nos eurocrates, qui sont en réalité des europathes, agitent une fois de plus le torchon sous le museau frémissant de l’ogre russe. Il ne faut pas se leurrer, exclure la Russie du système SWIFT c’est exclure la Russie de l’économie mondiale et ce faisant pousser la Russie vers des chemins qu’aucun peuple saint d’esprit ne souhaiterait emprunter.


Les USA avaient fait exactement la même chose à la fin des années 30 en imposant un blocus total au Japon. Acculé, poussé à agir, le Japon a déclaré la guerre aux États-Unis d’Amérique.


Ne sommes-nous pas en train de faire la même chose à la Russie de Poutine ?



Par Charles SANNAT (*) le18 septembre – RIA Novosti

 

***

Le Parlement européen a invité les pays membres de l’UE à étudier la possibilité de bloquer l’accès de la Russie au système bancaire international SWIFT, indique une résolution adoptée jeudi par le législatif communautaire.


Le parlement appelle l’Union européenne à envisager la possibilité d’exclure la Russie du système SWIFT, dit la résolution. En cas de déconnexion du système SWIFT, les banques russes ne pourront plus gérer leurs comptes de correspondance à l’étranger ni même effectuer des opérations en devises sur le marché intérieur.


SWIFT est un réseau mondial de communications interbancaires réunissant plus de 10 000 institutions financières de 210 pays. Des mandats pour plus de 6 000 milliards de dollars transitent chaque jour par ce réseau qui assure le transfert de données financières relatives aux paiements.

.

Source RIA Novosti ici


(*) Charles Sannat est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques.

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Gaz de schiste : un non-sens...

Gaz de schiste : un non-sens... | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source dessin : chasseetchien.fr.


Gaz de schiste, un non-sens économique

Par Myret Zaki (*)

 

Depuis cet été, des experts mettent sérieusement en doute le bien-fondé économique de la fracturation hydraulique. « La production des puits décline si rapidement aux États-Unis qu’ils ne seront jamais rentables », dit l’expert Tim Morgan dans un article intitulé « Gaz de schiste, la bulle internet de notre temps », paru le 4 août dans le Telegraph. Responsable global de la recherche chez le courtier en énergie Tullett Prebon jusqu’en 2013, il estime que la fracturation, ou fracking, est une absurdité économique.


« Quand les investisseurs le réaliseront, conclut-il, cette industrie s’effondrera. » Malgré la frénésie spéculative qui l’entoure, ce secteur n’a jamais été rentable en sept ans d’activité. Comme la bulle « dotcom », la « story » du gaz de schiste américain a été montée en épingle par les banques, sous de beaux slogans comme « Saudi America », qui à présent séduisent moins d’investisseurs.



Banques et opérateurs se paient en amont sur une story surfaite

 

Comme lors de la bulle internet ou subprime, on investit dans un feu de paille : les producteurs de gaz de schiste touchent une commission initiale très élevée, lèvent d’importants capitaux pour construire les puits, grâce à Wall Street qui vend avec fracas et promesses chiffrées les titres cotés de ces entreprises, tels Devon, Exxon, Chevron, Linn, EOG, ou Boardwalk Pipeline Partners (qui au passage ont toutes très nettement sous-performé l’indice S&P 500 sur deux ans comme sur cinq ans).


Pendant ce temps, les puits sont exploités à perte, d’autres, tout aussi éphémères, sont construits. De nombreux sites sont abandonnés, sans même avoir été nettoyés, les opérateurs gardant leurs profits et externalisant ces coûts au contribuable. Entre-temps, les banquiers ont touché leurs bonus sur les ventes des titres.


La faiblesse du modèle vient de ce que ces puits coûtent le double des puits classiques, tandis que leur production décline six fois plus vite : elle peut chuter de 60 % ou plus après douze mois, comparé à 7-10 % pour un puits classique. De sorte que la production américaine n’est pas compétitive face à celle du Golfe, de la Norvège ou de la Russie. Trop coûteuse, elle peine à être rentable à 100 dollars le baril, un prix pourtant très élevé, et n’a vraiment d’intérêt qu’à partir de 120 dollars.


Ne parlons pas d’un baril à 90 dollars — chose qui peut arriver au moindre ralentissement chinois — et qui mettrait la plupart des producteurs américains en péril, estime Jonathan Stern, de l’Oxford Institute of Energy Studies, qui note que « déjà à 100 dollars certains sont en difficultés financières ». Les investisseurs commencent à réaliser que le cash-flow net du fracking américain a été négatif année après année, que nombre d’acteurs sont surendettés, non viables, et que de grands noms ont déjà quitté le secteur.


Tim Morgan prévoit que le shale américain va culminer en 2017-2018, puis s’effondrer. L’IEA, plus optimiste, situe le pic en 2019, et voit les États-Unis rester numéro un mondial du secteur jusqu’à 2030.


Arthur Berman, géologue texan et consultant en énergie, et David Hughes, géologue canadien, ne croient pas aux estimations de l’IEA, et qualifient eux aussi cette révolution de bulle, au moment où une bonne partie de la « story » s’est déjà dégonflée : les estimations de 2011 des réserves économiquement récupérables du gaz de Monterey en Californie ont été récemment révisées à la baisse de 96 % (!!) par le Département américain de l’énergie ; en Pologne, le forage de 30 à 40 puits n’a débouché sur aucune production significative ; et contrairement à ce qu’annonçait en grande pompe David Cameron à Davos en janvier 2014, le British Geological Survey révèle qu’il n’y a pas de réserves significatives de gaz au sud de l’Angleterre, mais des réserves limitées d’huile de schiste, difficiles à exploiter.


Alors que la « story » enflera peut-être encore 18 à 24  mois, des investisseurs crédules vont encore y placer leur argent. Or c’est à présent qu’il faut sortir, et non quand le « boom » sera 100 % requalifié de « bulle ».



Par Myret Zaki – bilan.ch – le 3 septembre 2014

 

(*) Myret Zaki : rédactrice en chef adjointe de Bilan. En 1997, Myret Zaki fait ses débuts dans la banque privée genevoise Lombard Odier Darier Hentsch & Cie. Puis, dès 2001, elle dirige les pages et suppléments financiers du quotidien Le Temps…


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Israël - "Transfert" de Bédouins

Israël - "Transfert" de Bédouins | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Image: archives/Keystone



Un possible « transfert » de Bédouins inquiète l’ONU


Selon un quotidien israélien, le gouvernement chercherait à organiser un transfert forcé de Bédouins vers Jéricho.


Israël cherche à déplacer des milliers de Bédouins du centre de la Cisjordanie vers Jéricho, près de la frontière jordanienne, ont rapporté ce dimanche 21 septembre le quotidien Haaretz et une ONG. Un projet qui inquiète l’agence de l’ONU chargée des réfugiés palestiniens (UNRWA).


« Si ce plan était mis à exécution (...) il renforcerait les craintes d’un « transfert forcé » », s’est alarmé dans un communiqué le chef de l’UNRWA, le Suisse Pierre Krähenbühl. « Cela pourrait aussi ouvrir la voie à l’expansion des colonies israéliennes illégales et compromettre un peu plus une solution à deux Etats » palestinien et israélien, a-t-il ajouté.


« J’appelle les autorités à ne pas procéder à ces transferts et les donateurs et la communauté internationale à se prononcer clairement contre », a-t-il poursuivi à la veille d’une conférence à New York sur l’aide aux Palestiniens. Selon l’UNRWA, la plupart des Bédouins menacés par le plan de transfert sont enregistrés en tant que réfugiés.


Plusieurs plans prévoyant le relogement des Bédouins sont menés en consultation avec des responsables de cette communauté, a pour sa part assuré le département militaire israélien en charge des Affaires civiles en Cisjordanie.


Selon le quotidien Haaretz, un premier projet prévoyait de relocaliser une tribu. Puis il a été élargi à 12 500 Bédouins des tribus Jahalin, Kaabneh et Racheida, sans qu’aucun dialogue n’ait été mené avec eux au préalable comme l’avait demandé la Cour suprême israélienne.



Nouvelles colonies


L’UNRWA affirme que parmi les Bédouins visés, certains vivent actuellement « dans la zone E1 et à Maalé Adoumim près de Jérusalem, des régions choisies pour la construction de nouvelles colonies israéliennes »


Le projet de construction israélien dans la zone E1, qui relierait Jérusalem-Est à la colonie de Maalé Adoumim, est très controversé. Il couperait la Cisjordanie en deux et l’isolerait de Jérusalem, compromettant la viabilité d’un futur État palestinien. 



Par la Rédaction de La Tribune de Genève - le 21 septembre 2014

(ats/Newsnet)


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

L’Amérique a perdu son âme

L’Amérique a perdu son âme | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Comment l’Amérique a perdu son âme


« Aujourd’hui, aucun Américain n’est à l’abri de son propre gouvernement », écrit Paul Craig Roberts dans l’Introduction de son nouveau livre intitulé « Comment fut perdue l’Amérique ». Voici en résumé le message essentiel de ce livre : La plus grande menace qui pèse sur le peuple américain vient de son propre gouvernement, et non point d’un imaginaire danger terroriste. La rhétorique alarmiste antiterroriste sert de prétexte aux guerres d’agression de l’Amérique.


Dans cet ouvrage, qui constitue une anthologie de ses propres articles, Roberts apporte des arguments prouvant que les États-Unis d’Amérique sont devenus un État voyou. Selon lui, « Le destin de l’Amérique fut scellé lorsque le mouvement pacifiste adhéra à la thèse conspirationniste du 11 septembre. Bien des preuves contredisent la version gouvernementale du 11 septembre. Néanmoins, l’événement clé de notre temps, événement qui a lancé les États-Unis dans d’interminables guerres d’agression et dans l’instauration d’un État policier, est un tabou pour toute investigation dans les médias. » Sans la collaboration volontaire, non seulement des médias étatsuniens, mais aussi de leurs relais internationaux, le récit falsifié du 11 septembre n’aurait jamais reçu une aussi large créance, nonobstant ses défauts évidents et ses innombrables contradictions. D’après Roberts, la raison en est « qu’il n’y a pas de presse libre en Amérique (à l’exception des sites internet). »


Entre les bellicistes néoconservateurs de Bush et les amazones interventionnistes et guerrières d’Obama, il n’y a qu’une différence de genre. Roberts, qui fut un vice-ministre des finances des États-Unis, est devenu l’un des critiques les plus francs et les plus acérés des sombres machinations du gouvernement des États-Unis, à commencer par celles de l’administration de George W. Bush, mais aussi de leurs suites sous la présidence d’Obama.


Les conclusions auxquelles arrivent Roberts pourront être éclairantes pour les journalistes et les spécialistes de l’Empire américain lorsqu’il déclare : « Les Américains sont gouvernés par des usurpateurs qui proclament que l’Exécutif est au-dessus de la loi et que la Constitution des États-Unis d’Amérique n’est qu’un torchon de papier. » ou encore : « Les Américains ont subi un coup d’État, mais ils ne se décident pas à le reconnaître. »


Cette anthologie comporte un grand nombre d’articles écrits entre 2009 et 2013 sur quantité de questions. Dans l’article du 7 novembre 2013 intitulé « Comment fut perdue l’Amérique », titre qui fut ensuite donné à l’ouvrage lui-même, Roberts donne une citation extraite d’un discours de Dean Acheson (*) prononcé devant la Société américaine de droit international, en 1962. Acheson affirma que « le pouvoir, la fonction et le prestige sont les ingrédients de la sécurité nationale et que la sécurité nationale prime le droit. » Du discours d’Acheson, Roberts conclut que, aux États-Unis, la sécurité nationale l’emporte sur la démocratie. Or l’expression « sécurité nationale » ne signifie rien en particulier, mais justifie tout et n’importe quoi.


Plusieurs articles traitent du 11 septembre 2001 et de ses conséquences pour les États-Unis et pour le monde. Depuis cette date, aux États-Unis, le droit n’est plus le bouclier de tout un chacun, car « il a été transformé en une arme dans les mains du gouvernement. » Depuis le 11 septembre, la branche exécutive de l’État s’est élevée au-dessus du droit. Et le 30 septembre 2011 « l’Amérique a été assassinée » – écrit-il – dans son article « Le jour où mourut l’Amérique ». Ce jour-là, Obama, usant de son pouvoir absolu, a fait tuer deux citoyens américains, Anwar al-Awlaki et Samir Khan. Quelques jours après, le fils d’al-Awlaki fut également tué par un drone au Yémen. « Après avoir tué son opposant, le régime d’Obama se donne du mal pour promouvoir al-Awlaki, à titre posthume, au rang de membre dirigeant d’Al-Qaïda. » Que le Président d’une démocratie qui se veut un modèle tienne une liste personnelle des individus à tuer est un fait sans précédent dans l’histoire. Obama est, jusqu’ici, le premier Président des États-Unis « qui ait affirmé avoir le droit de tuer des citoyens. »


Dans son article intitulé « Washington conduit le monde à la guerre », Roberts présente une perspective bien sombre. « La guerre fatale pour l’humanité est celle à laquelle Washington prépare les États-Unis et ses États vassaux de l’OTAN et d’Asie à mener contre la Russie et la Chine. »


La bigoterie des dirigeants américains réside dans leur doctrine auto justificatrice qui postule que l’Amérique est « le pays indispensable ». Selon notre auteur, cela signifie que « l’Histoire a choisi les États-Unis pour établir l’hégémonie du « capitalisme démocratique « sur le monde. La primauté de ce but place le gouvernement des États-Unis au-dessus de la morale traditionnelle et de tout droit, tant au-dessus de son droit national qu’au-dessus du droit international. Et ce qui est le plus alarmant, c’est le fait que, à quelques exceptions près, le peuple américain, y compris les Églises chrétiennes, a accepté la criminalité et l’immoralité de son gouvernement, sans guère protester, et qu’il en a été de même pour les États européens vassaux des États-Unis.


Il était acquis d’avance que l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord, plus connue par son sigle, l’OTAN, suivrait le mouvement, car, selon notre auteur, l’OTAN « a ressuscité l’armée impériale de l’Amérique ». D’après lui, les néoconservateurs sont amers du fait que la Guerre froide ne s’est pas terminée par un triomphe militaire des États-Unis sur la Russie. Un triomphe, tel est l’objectif que ces dangereux bellicistes persistent à poursuivre.


Jusqu’ici, grâce à son habileté diplomatique, le Président de la Russie, Vladimir Poutine, a évité aux États-Unis l’épreuve de force. Mais pour la classe politique belliciste des États-Unis, il n’y aura pas de paix sans défaite de la Russie. Sa première étape vers ce but consiste à préparer un coup d’État en Ukraine en vue d’installer à Kiev un régime vassal.


Dans sa conclusion, Roberts signale le travail du Département américain de la justice qui n’a pas hésité à fournir des justifications juridiques pour permettre aux Présidents des États-Unis d’enfreindre le droit et la Constitution. En comparaison avec la sophistication de ces juristes, George Orwell fait figure d’amateur. (**)


Cette anthologie comporte un grand nombre de précieux articles émanant de l’un des critiques les plus virulents de l’Amérique. Il est regrettable que les médias complaisants des États-Unis n’impriment pas ces excellentes contributions.



Par Dr Ludwig Watzal (Journaliste et éditeur allemand, à Bonn) - 16 février 2014 - http://between-the-lines
 - arretsurinfo.ch - le 21 septembre 2014



(*) Dean Acheson fut Secrétaire d’État pendant la présidence de Harry Truman de 1949 à 1953. (Note du trad. IR)


(**) George Orwell, auteur de l’utopie négative intitulée 1984. (Note du trad. IR)

Traduction par IR:.


Source: https://worldpeacethreatened.wordpress.com/2014/09/05/amerique-a-perdu-son-ame/

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Ukr. - 4 Français à Donetsk


Combattants français à Donetsk : "nous sommes arrivés pour protéger la population locale"

 

Quatre volontaires français qui sont arrivés à Donetsk à la mi-août ont déclaré dans une interview accordée à agence RT Ruptly qu’ils voulaient informer leurs citoyens de ce qui se passe réellement dans la région.

 

Texte de la Voix de la Russie – le 30 août 2014

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

UE/Russie-Contacts économiques

UE/Russie-Contacts économiques | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Le Parlement européen appelle à couper les contacts économiques avec la Russie

 

Le Parlement européen a adopté hier une résolution très dure sur le thème russo-ukrainien, écrit vendredi le quotidien Kommersant.


Les députés ont condamné Moscou pour « la guerre hybride menée contre son voisin » et ont appelé les gouvernements de l’UE à élargir les sanctions contre la Russie en suspendant la coopération économique et en l'excluant du système international de paiement SWIFT. La disposition radicale des députés européens a montré qu'en dépit des progrès dans le processus de paix en Ukraine, l'Europe continue de voir la Russie comme la principale responsable de la crise. Et bien que les gouvernements des pays de l'UE ne soient pas obligés de tenir compte de l'avis des députés européens, le résultat du vote à Strasbourg crée un fond émotionnel très désagréable pour Moscou.


Selon le Parlement européen, l'élargissement des sanctions devrait inclure l'annulation des accords avec la Russie dans le secteur énergétique, notamment le projet de gazoduc South Stream, ainsi que la suspension des livraisons en Russie de produits qui n'étaient pas jusque-là concernés par les sanctions de l'UE, « notamment les biens et technologies à double usage (qui peuvent utilisés tant à des fins civiles que militaires) et les armes ». Les dirigeants des pays de l'UE ont été invités à octroyer un statut stratégique aux sites d'infrastructure gazière et à réglementer la part des entreprises tierces dans ce secteur.


Les députés ont souligné la justesse de la récente décision de la France de reporter la livraison des porte-hélicoptères Mistral à la Russie.


Les autorités russes avaient envisagé la possibilité d'être exclues du système SWIFT au printemps déjà, quand les systèmes internationaux de paiement Visa et MasterCard avaient cessé d'assurer le service pour les cartes de crédit émises par les banques russes touchées par les sanctions. En cas de « débranchement » du système SWIFT, c'est avant tout les transferts transfrontaliers et entre clients des banques russes qui seraient remis en question. En Russie même, il est possible d'assurer les virements en contournant le SWIFT grâce au système de paiement de la Banque centrale. Dans le contexte des menaces européennes, la Russie a déjà commencé à se préparer à une éventuelle déconnexion : début août, la Banque centrale a songé à la création d'un analogue russe du SWIFT. La coopérative SWIFT a vivement réagi hier en déclarant que cette résolution constituait une « ingérence disproportionnée dans le droit fondamental de SWIFT à faire des affaires, et dans son droit à la propriété".


Par ailleurs, selon les experts, la décision des députés européens ne pourra pas changer foncièrement la politique de sanctions de l'UE vis-à-vis de la Russie. "Ce n'est rien de plus qu'une opinion critique, habituelle pour l'Occident à l'heure actuelle. Les vraies décisions seront prises par les chefs d'État et de gouvernement, et elles seront plus modérées. Parce que toutes les mesures prises jusqu'ici étaient tolérables pour les entreprises, alors que dans le cas présent on soulève des questions à double tranchant", estime Sergueï Outkine du Centre d'analyse situationnelle de l'Académie des sciences de Russie.


D'après lui, le débranchement de la Russie du SWIFT présente également des risques pour l'Europe elle-même, car les banques étrangères n'ont aucun autre moyen d'informer les banques russes des paiements effectués — par exemple pour la livraison du gaz.


"Pour adopter de telles mesures, l'UE devra persuader un cercle de pays bien plus large. La décision dépendra des banques présentes dans le système, et pas seulement européennes. La Chine et l'Inde s'opposeront très certainement à cette initiative. D'autant que l'Europe serait également touchée et c'est là que l'intérêt des entreprises européennes pour la poursuite de la coopération avec la Russie pourrait jouer son rôle. De plus, le mécanisme interétatique de prise de décisions en UE permettrait très facilement de bloquer ce genre de décisions si certains pays se prononçaient contre. Enfin, cette mesure pourrait s'avérer tout bonnement inefficace, comme dans le cas de l'Iran", conclut l'expert.



Par la Rédaction de Ria Novosti – le 19 septembre 2014


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Ukr. - La guerre continue

Ukr. - La guerre continue | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : secteur de Lugansk : la milice a mis la main sur un T-64BM « Bulat » intact qui appartenait à la 1re brigade de chars ukrainienne.


Ukraine/Donbass : la guerre ne fait que continuer


L’été s’achève et la situation dans le Donbass semble s’être figée. Du moins politiquement puisque, sur le terrain, les affrontements continuent et les pilonnages d’artillerie sur les populations de la part des forces de Kiev ne cessent pas. Porochenko a qualifié ce qui lui sert d’armée de « défenseur du monde occidental ». Prière de ne pas rire ! Le potentat kiévien va devoir bientôt affronter son opinion publique à qui il promettait, en juin, une belle victoire dans le Donbass contre les « terroristes » d’ici quelques semaines. Depuis 24 heures, le « défenseur du monde occidental » a encore piteusement perdu du terrain. La guerre ne fait que continuer.

 .

.

Les représentants de Kiev et de la Nouvelle Russie ont convenu (voir les détails en anglais ici) d’un cessez-le-feu et de la création d’une zone démilitarisée de 30 km dans l’Est de l’Ukraine. Le document en neuf points prévoit notamment un arrêt de l’usage des armes et un retrait de 15 km des batteries d’artillerie lourde des deux camps depuis leur « ligne de contact ». Ce qui veut dire que Lugansk et Donetsk risquent de se retrouver sans moyens de protections efficaces face à une éventuelle contre-attaque ukrainienne, si Porochenko ne tient pas parole (et nous avons de sérieux doutes quant à la fiabilité de cette dernière). En somme, sept longues heures de discussions pour en arriver là, d’autant que le statut de la zone du Donbass contrôlée par les indépendantistes reste plus qu’incertain…


Cependant, le Premier ministre de la République populaire de Donetsk, Aleksandr Zakharchenko, a déclaré qu’il n’y aura « pas d’élection ukrainienne » à Donetsk, en référence à l’une des conditions énoncées dans le protocole du 5 septembre de Minsk, qui a donné un statut spécial aux régions de Donetsk et de Lugansk. Zakharchenko considère le statut particulier comme une déclaration d’indépendance des Républiques. Une fois de plus, nous constatons que les accords de Minsk ne sont qu’une impasse, sans doute le temps de faire passer l’hiver.



La guerre continue…


Vers 22 h 40 hier soir, heure locale, les forces de Kiev ont recommencé à pilonner le centre de la ville de Donetsk, en ciblant plus particulièrement le quartier Kuibyshev connu pour ces industries lourdes. Plusieurs forges et ateliers de métallurgie ont été très endommagés.


La situation à l’aéroport de Donetsk n’est pas stabilisée. Selon certaines sources, il aurait encore des mercenaires occidentaux sur la zone. Mais les combats semblent aujourd’hui plus se porter vers Marinka et la voie express H15 à la sortie Ouest de Donetsk. Dans les villages alentour, ce qui reste du « bataillon Dnepr-1 » (après sa débandade dans le chaudron d’Ilovaisk), renforcés par des mercenaires étrangers, y a établi des positions fortifiées. La soldatesque kiévienne profite de la trêve pour se servir auprès des civils apeurés et se confectionner quelques stocks de butin bien mal acquis. Plusieurs accrochages ont eu lieu avec des éléments de la brigade « Oplot » dans le secteur Sud-Ouest de l’aéroport, au Nord de la H15.


Le secteur Nord de la poche du Donbass connaît en ce moment de sérieux accrochages, notamment avec des déplacements sur Popasna d’un bataillon de la 128e brigade mécanisée de la garde de Mukacheve ; alors que des combats sont signalés au Nord de Donetsk, vers Avdiivka.

.

.


Fin du chaudron au Sud de Debaltseve-Gorlivka


Zhdanivka est libéré des forces kiéviennes : comme nous l’avions évoqué hier, les troupes ukrainiennes se sont repliées vers Debaltseve, plus au Nord, en profitant d’un corridor aménagé du temps de la trêve. Avec les éléments restants d’une compagnie de la 25e brigade de parachutistes, des paramilitaires du 41e « bataillon » de la défense territoriale « Tchernihiv-2 », sur les ordres de leur chef de bataillon, le lieutenant-colonel AV Drozdov, ont pu échapper ainsi à l’anéantissement. Le « Tchernihiv-1 » avait été quasi éradiqué fin juillet avec son chef de corps, le colonel Oleksandr Radievsky, tué le 21 juillet à Lysychansk lors d’une contre-attaque des forces de Mozgovoi.


Autre secteur où les forces de Kiev ont dû retraiter : Vuhlehirsk (Uglegorsk), à l’Ouest immédiat de Debaltseve. La reprise de cette localité accentue la pression des FAN sur le camp retranché. Le possible futur chaudron à venir de Debaltseve s’est ainsi renforcé en troupes assez disparates. Leur disparition programmée n’est donc que partie remise.

.


.

Autre secteur où des affrontements continuent : l’Est de Mariupol. Après le pilonnage d’artillerie au moyen de BM-21 et de BM-27 sur les positions ukrainiennes à l’extérieur de la ville, des accrochages ont eu lieu aujourd’hui, comme hier. Des tirs sporadiques de mortiers lourds ont été signalés toute la journée.


Et pendant que le peuple du Donbass se bat pour son indépendance et pour sa liberté, quelques poignées de subversifs (libertariens, gauchistes, anarchistes, néonazis, pacifistes, occidentalistes, lobbies de toutes sortes…) en Russie, ont marché « pour la paix ». Soros et consorts tentent une contre-offensive dans la rue, c’est aussi raté  !



Par Jacques Frère – NationsPresse.info – le 21 septembre 2014


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Les pro-russes français

Les pro-russes français | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : l'église orthodoxe russe Alexander Nevsky à Paris, Sylvie MALIGORNE, Isabel MALSANg



Au fond de la petite église orthodoxe de la rue Pétel dans le 15e arrondissement de Paris, bastion des Russes blancs émigrés après la révolution de 1918, des femmes en noir portant tresse en couronne ou châle fleuri, rendent un dernier hommage à l’un des leurs.


Au milieu des fumées d’encens et des chants a capella de moines orthodoxes, le prêtre en soutane blanche qui officie pour les obsèques de Constantin Melnik, figure des services secrets français des années 60, décédé à 86 ans, salue la « double fidélité » de cet homme de l’ombre : d’un côté la Russie d’avant le bolchévisme et de l’autre la France, pour qui ce petit-fils du médecin du tsar Nicolas II a travaillé sa vie durant.


Si lui n’avait pas de conflit de loyauté, la France d’aujourd’hui, elle, semble tiraillée entre son appartenance à l’Union européenne, qui a imposé des sanctions commerciales à Moscou, et son « âme russe » traditionnelle, qui — de la gauche à la droite la plus extrême — voit la « main des Américains » dans le bourbier ukrainien.


Nulle part mieux que dans cette minuscule église orthodoxe était-il possible, jeudi, de percevoir ce qui reste de cette « âme russe » du Paris d’après-guerre, où cohabitaient rien moins que trois quotidiens russes, et dont la flamme a été entretenue par des vagues successives d’émigration.


— Trois vagues d’émigration —


Aujourd’hui, les hommes d’affaires post-perestroïka, qui viennent flamber en famille à Paris ou à Cannes, succèdent à la vague brejnévienne des années 70 composée de dissidents, mais aussi de bandits géorgiens, et à la vague des « personnes déplacées » juste après la Deuxième Guerre mondiale, souligne Dimitri de Kochko, président depuis 2011 du Conseil de coordination des Russes de France, pour expliquer la formation d’un tropisme russo-français, qu’il refuse pourtant de qualifier de « lobby ». 


« Les Français aiment l’Amérique, mais ils aiment aussi la Russie. Elle est tout près de chez nous. On parlait français à Saint-Pétersbourg, Dostoïevski écrivait en français » : l’ancien ministre souverainiste Philippe de Villiers défend lui aussi avec acharnement une relation étroite entre Paris et Moscou. 


Il rêve tout haut de la Grande Europe « de l’Atlantique à l’Oural » du général de Gaulle, brocarde les Américains et Barack Obama « entre les mains des lobbys qui veulent imposer au monde leur modèle ».


Le verbe acéré, il qualifie le président François Hollande de « petit coursier en scooter de l’Amérique », pour avoir subordonné la livraison à la Russie de deux navires Mistral au règlement de la crise ukrainienne, comme le réclamaient les États-Unis.


« La Russie est un grand pays qui a une réserve de puissance économique à la mesure de l’immensité de son territoire », dit à l’AFP celui qui a vendu à Vladimir Poutine la création de deux parcs historiques en Russie et Crimée, inspirés de son Puy-du-Fou, en Vendée.


— Moscou, 3e partenaire de la France —


De fait, « l’âme russe » de la France, un brin désuète, cache aussi des intérêts sonnants et trébuchants bien compris. Avec, en 2012, quelque 9 milliards d’euros d’exportations françaises vers la Russie et un déficit bilatéral négatif de près de 3 milliards, la Russie est le 3e partenaire de la France, hors OCDE. La France y est le 3e investisseur (12 milliards d’euros en 2012), derrière l’Allemagne et la Suède (9e si l’on compte les paradis fiscaux et les Pays-Bas par lesquels transitent nombre d’investissements pour des raisons fiscales, note la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale dans un rapport de février).


Les marques françaises s’y précipitent. Auchan est le 1er employeur étranger en Russie avec plus de 20.000 salariés, Total a dans ses cartons de gros projets d’investissements et la moitié des automobiles russes sont fabriquées par des constructeurs français, égrène Jean-Pierre Chevènement, représentant spécial de M. Hollande pour la Russie.


Quel que soit leur jugement sur Vladimir Poutine, plusieurs responsables politiques et économiques français interrogés par l’AFP notent d’abord le fort potentiel du marché russe.


« Les Russes paient tout de suite. Ils ont de l’argent », lâche sous couvert d’anonymat un responsable d’un grand groupe français. D’où l’immense attrait du pays en période de crise.


L’ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a rejoint en 2013 le conseil de surveillance du Fonds russe des investissements directs (RDIF), ainsi que celui de la Banque russe de développement des régions (BRDR).

Pour Christophe Dembick, économiste chez Saxo Bank interrogé par France Inter, de telles nominations n’ont lieu qu’avec l’aval de M. Poutine. Manière de suggérer que DSK est un de ses alliés.


La semaine dernière, à Kiev, l’ex-ministre français a d’ailleurs critiqué les sanctions contre Moscou qui « vont être néfastes pour l’économie russe », mais « aussi pour l’économie européenne ». À la tête de LSK, une société de conseil en stratégie financière, il a l’intention de lancer en janvier prochain un fonds d’investissement pour investisseurs chinois et russes notamment.


— Les Mistral en question —


Alors en France, crise ukrainienne, sanctions de l’UE contre Moscou, menaces américaines, tout inquiète les pro-russes. « On jette les entreprises russes dans les bras des Chinois », dénoncent en chœur les parlementaires, de droite et de gauche, qui se sont rendus la semaine dernière à Moscou avec l’association Dialogue franco-russe.


La possibilité que les Mistral ne soient pas livrés à la Russie leur fait redouter des « relations commerciales gravement et durablement détériorées ».


« Ce serait catastrophique » pour la « crédibilité » de la signature de la France, déclare M. Chevènement à l’AFP. « Mon avis reste que les contrats ont été signés et doivent être exécutés », a-t-il répété jeudi à Moscou.


Les deux navires, représentant un contrat de 1,2 milliard d’euros, sont déjà presque totalement payés par Moscou.


« Le devoir d’un chef de l’État est de défendre les intérêts de la nation française », assène le député UMP des Français de l’étranger, Thierry Mariani, coprésident de Dialogue franco-russe avec le patron des chemins de fer russes (RZD), Vladimir Iakounine.


Au 120 avenue des Champs-Elysées à Paris, adresse prestigieuse abritant les locaux de l’association, l’heure est au branle-bas de combat. À la défense de M. Poutine, trop souvent dépeint à leurs yeux comme un « grand méchant » dans la presse française. « Poutine est un centriste, il est au centre de la vie politique russe, entre le Parti communiste et celui de Jirinovski » (Vladimir Jirinovski, président du Parti libéral démocrate, considéré comme ultranationaliste, NDLR), plaide M. Mariani. Il rapporte « l’incompréhension de ses interlocuteurs » rencontrés en Russie la semaine dernière « face à la 4e vague de sanctions alors que le cessez-le-feu avait été décidé ».


Un avis partagé par M. Chevènement. Celui-ci considère que, dans la crise ukrainienne, M. Poutine et son homologue ukrainien Petro Porochenko, qui « ont à faire chacun dans leur pays a plus nationalistes qu’eux, semblent vouloir adopter un langage commun ».


— Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon —


Les pro-russes français ne veulent en aucun cas être réduits à des pro-Poutine. Outre d’économie, ils parlent d’histoire et de culture, et surtout de géographie et du continent européen.


L’échantillon est extrêmement large et va de l’extrême droite — la présidente du FN, Marine le Pen, ne manque jamais de saluer le « patriotisme » de M. Poutine — au Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui guerroie contre l’OTAN, où « nous n’avons rien à faire », et fustige « le bataillon Azov » (milice nationaliste ukrainienne qui combat les pro-russes et dont certains membres ont pour emblème l’insigne de certaines unités de la Waffen SS, NDLR).


En passant par des gens neutres, comme Georges Martinowsky, professeur en sciences du langage, qui souffle : « En 2004, j’étais à Kiev au moment de la révolution dite orange, je n’ai rien vu de spontané, mais au contraire une opération gigantesque terriblement organisée, des tentes militaires partout et des dizaines d’autobus et de camions. À Paris, on parlait d’émeute spontanée, mais je n’y ai jamais cru. Derrière tout ça, il y a la main des Américains, pour eux la seule chose importante est de chasser les Russes. »



Par la Rédaction de LCP – le 21 septembre 2014


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

La chute du pétrodollar

La chute du pétrodollar | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


La chute du pétrodollar résonnera sur la planète entière (Docteur Willie).

 

Le dollar a basculé de son trône. L’écuyer fidèle du pétrodollar, ce dollar vert, vit son déclin. La guerre en Ukraine constituera pour le dollar son Waterloo. Le refus des Saoudiens de négocier leur pétrole uniquement en dollars sera le facteur de cette chute qui résonnera aux quatre coins du globe.


***


L’auteur : Jim Willie est analyste statistique orienté sur les recherches en marketing et prévisions des ventes au détail, docteur en sciences statistiques avec 25 ans d’expérience. Depuis la fin des années 90, Jim prédit avec une étonnante précision toutes les étapes de déclin du capitalisme financier actuel. On lui attribue l’éclatement de la bulle Internet, de Lehman, la chute du marché des subprimes, le crash de 2008 et bien d’autres. Une véritable armée de volontaires de tous horizons et de nombreux pays l’aident à collecter l’information. Voyez également la traduction de son texte publié en 2013, http://politikus.ru/articles/7652-dr-jim-willie-cb-amerikanskie-dolgi-vozvraschayutsya-otpravitelyu.html

.

***

.

La politique de la Réserve Fédérale US détruit le système financier. En fait, ce qu’ils appellent une politique de stimulation constitue en réalité le sauvetage camouflé de Wall Street, où les dettes des banquiers sont transférées sur l’État US (et l’ensemble du monde, d’autre part).


Les USA ont renoncé à fixer un plafond de la dette, parodie amère de l’économie réelle. Les USA font penser chaque mois un peu plus à un pays du tiers-monde, avec son immense fraude, son effondrement économique, la guerre, les sanctions, et son absence de direction. La FED s’est engagée en terrain très dangereux en proclamant l’hyperinflation comme sa politique de base, réduisant pratiquement au taux zéro le coût de l’argent et utilisant les dérivés comme moyens de cette politique de facilité. Il s’en suit une fuite des créanciers étrangers qui ne veulent pas alimenter les trillions de dettes américaines.


Cet argent quasi gratuit octroie aux indices de Wall Street des records de croissance, alors que l’économie réelle vit sa chute la plus forte depuis la Grande Dépression. Du fait de l’absence de demande, 30 % des surfaces de vente dans les centres commerciaux restent fermées. Le taux réel de chômage, si l’on écarte toutes les manipulations, est de 22 %. Le pays ne pourra se maintenir longtemps dans une telle situation, d’autant plus que le système de crédit a coincé. Les grandes banques américaines sont en faillite, et continuent à œuvrer pour ce « casino », recueillant à l’aveuglette quelques menus profits du commerce des dettes, mais ne contribuent pas à l’économie réelle.


La confirmation par la Réserve Fédérale US de l’arrêt du Quantitative Easing (QE) est un mensonge de taille. La politique est inchangée, seule la méthode a changé en apparence. La Belgique, pays relativement petit et en crise, a accumulé pour plus de 400 milliards de dollars de bonds de la dette US. Ce flux masque difficilement la tentative de masquer ce casino actif, intensif, qui ne pourra être liquidé sans que ne soit liquidé tout le système. Les USA ne sont plus en mesure de rehausser un peu les mises, dès lors que toutes les banques participantes afficheront directement des pertes astronomiques. Les banques sont engluées dans des dettes maximales, et ne peuvent survivre qui si la tendance à la hausse se poursuit.


Le système qui consiste à générer virtuellement, loin de toute réalité, la demande d’obligations US est médiatisé à ce point que l’on se retrouve avec une demande supérieure à la disponibilité réelle. Et ceci en l’absence de demande des non-résidents. Les USA ont construit un système financier digne d’un pays du tiers-monde. Un exemple flagrant de l’effondrement à venir est la réduction par 4 de la vitesse de la circulation monétaire, alors que l’offre monétaire s’est accrue dans la proportion de 3.5. Cette réduction de vitesse n’est pas due à ce que les gens gardent leur argent sous l’oreiller. C’est un crash systémique. Il se produit une destruction du capital, une réduction des emplois, un ralentissement de l’activité économique.


La suite logique de tout cela, cet écroulement systémique en cours, c’est la faillite des USA et l’indispensable guerre, en vue de défendre le dollar et la dette américaine. Là où l’on commence à écarter le dollar, là apparaissent les guerres. L’Occident refuse le compromis qui permettra de supprimer les grandes banques et entreprendre un nouveau système de commerce. Et c’est pourquoi les pays du BRICS continueront à œuvrer en vue de sortir de la zone dollar US. Les banques centrales sont aux abois. Le système de franchise de la Réserve Fédérale US s’est écroulé. Les banquiers n’ont plus de réponse, il y a ceux qui se sont suicidés, d’autres qu’attend la prison.


De cette crise qui fait actuellement rage, la raison principale est le système bancaire dans son ensemble, en corrélation avec le transfert de l’industrie US vers l’Asie et l’hypertrophie du secteur de l’aide sociale aux USA. Le moteur principal de la domination mondiale US est bien la guerre. La dette US officiellement reconnue de 17 trillions de dollars est due pour moitié aux dépenses militaires. La machine de guerre US défend non seulement le dollar, mais aussi le négoce global de la drogue. Poutine a fermé la Russie aux Rothschild. Poutine a coupé les routes aux fournitures américaines d’héroïne. Pour cela les banksters d’élite veulent écarter (liquider ?) Poutine, et mettre la Russie à leur botte.


Toutefois, cette Russie qui se développe et se joint à la Chine, il sera extrêmement difficile de l’isoler. La Russie, avec ses 12 fuseaux horaires, est le fournisseur incontournable de nombreuses ressources nécessaires à la vie. L’union de la Chine et de la Fédération de Russie élaborera un nouvel étalon commercial fondé sur l’or. Le dollar a basculé de son trône. L’écuyer fidèle du pétrodollar, ce dollar vert, vit son déclin. La guerre en Ukraine constituera pour le dollar son Waterloo. Le refus des Saoudiens de négocier leur pétrole uniquement en dollars sera le facteur de cette chute qui résonnera aux quatre coins du globe. Les Chinois sont aux petits soins pour le Monarque (saoudien, NDT).


Les Saoudiens feront connaitre leur décision dans les semaines ou mois à venir, s’inclinant devant les Chinois, ôtant leur chapeau devant la Russie. Le prix du pétrole sera déterminé par le tandem russo-chinois, et défini en yuans. Dès lors que s’établira l’étalon commercial « or », la fuite de cette dette US deviendra incontrôlable. Le système bancaire se métamorphosera, apportant la prospérité à l’Est, la désolation à l’Ouest. Cet écroulement que l’on entendra de toutes parts est en route. Le dollar sera écarté, et remplacé par l’étalon commercial « or ».



Traduit par Mufasa pour Réseau International


Source :

http://politikus.ru/events/30569-dr-willie-obval-petrodollara-budet-slyshen-po-vsey-planete.html

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

La Guerre contre la Démocratie

Documentaire de John Pilger.  Sous-titres français.


Titre original: "The War on Democracy". "La Guerre contre la Démocratie" fut le premier documentaire de John Pilger à être diffusé dans les salles de cinéma.


Ce documentaire explore la relation actuelle et passée de Washington avec les pays d'Amérique latine tels que le Venezuela, la Bolivie et le Chili.


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Ukr. - Temps des incertitudes

Ukr. - Temps des incertitudes | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Ukraine/Donbass : le temps des incertitudes

 

Le général américain Philip Breedlove, commandant en chef des forces de l’OTAN, a déclaré samedi 20 septembre lors de la réunion de l’Alliance à Vilnius que les forces russes étaient « toujours à l’intérieur de l’Ukraine », sans plus de précisions. Celui qui reste jusqu’à présent sans solution fiable face à la préparation des forces armées de la Fédération de Russie se limite à entretenir une polémique stérile. Ce qui a sauvé les forces de Kiev d’un anéantissement total, ce ne sont pas les troupes de la plus puissante alliance militaire de ce début de XXIe siècle, mais bien les compromissions d’arrière-cour de ceux que les chefs militaires de Nouvelle Russie, et d’autres d’ailleurs en Russie, appellent la « 5e colonne ». Alors que des combats sporadiques se poursuivent et que les tirs d’artillerie sur les populations civiles de la part des troupes de la junte ne cessent pas, ce début d’automne ouvre une période d’incertitudes en Ukraine et en Russie. Qu’adviendra-t-il du régime de Kiev d’ici quelques mois ? Et de la Nouvelle Russie ? Et du bras de fer entre Moscou et un Occident toujours aussi agressif ? Nul, pour le moment ne peut répondre avec certitude.


.

Cela ne va pas bien à Kiev, politiquement, économiquement, socialement, mais aussi cliniquement désormais. Vendredi dernier, le ministre ukrainien de la Défense, Valery Gueleteï, a déclaré aux journalistes que l’armée russe avait lancé « deux frappes nucléaires tactiques » sur l’aéroport de Lugansk à l’aide de mortiers lourds automoteurs de 240 mm 2S4 Tulpan. Le président de la commission pour les affaires étrangères de la Douma de la Fédération de Russie, Alexeï Puchkov, a commenté sur Tweeter cette énième désinformation : « Visiblement, le ministre de la Défense de l’Ukraine n’a plus toute sa tête. D’où ses affirmations délirantes concernant les soi-disant frappes nucléaires des troupes russes contre l’aéroport de Lugansk. Imaginez si un tel personnage disposait de l’arme nucléaire. » Gueleteï était de ceux qui, au printemps dernier, prônait le nettoyage ethnique du Donbass et une redistribution des terres et des propriétés aux « vrais Ukrainiens », c’est-à-dire aux Galiciens et aux Ukrainiens du centre du pays, les autres étant considérés comme des « sous-hommes ».



Le mécontentement des chefs militaires de Nouvelle Russie

 

 

 .

Les accords de Minsk, s’ils semblent satisfaire partiellement Kiev, mais aussi Moscou et l’OSCE, suscitent inquiétudes et interrogations dans le Donbass et, notamment, chez un certain nombre de chefs militaires de Nouvelle Russie qui, pour le moment, apparaissent comme résignés et très déçus de la position de Moscou qui, selon eux, servirait les intérêts des oligarques et de la frange libérale des élites économiques et politiques russes.


Alors que les tirs d’artillerie sur les civils se poursuivent, ces accords apparaissent d’ores et déjà comme une vaste tromperie qui leur a ôté une belle victoire militaire. Certains évoquent même un coup de poignard dans le dos de la part des milieux libéraux russes, héritiers de l’ère Eltsine et encore influents à Moscou, très hostiles aux indépendantistes du Donbass et qui entendent préserver leurs petits intérêts financiers avec les Occidentaux.


D’aucuns estiment que la Fédération de Russie a cherché par là même à éviter une confrontation directe avec l’Occident. La Nouvelle Russie se retrouve de fait en situation de subordination par rapport à la ligne politique actuelle de Moscou, d’autant qu’elle est totalement dépendante de l’aide humanitaire russe, la seule qui est destinée aux populations martyrisées des régions de Donetsk et de Lugansk.



Pour l’instant ce mécontentement ne s’exprime que de façon purement verbale.
 Le fait que les forces armées ukrainiennes, encerclées dans les quelques chaudrons qui restent, se retirent progressivement et très discrètement de ces encerclements pour gagner des positions moins inconfortables suggère clairement qu’il y a sans doute eu en coulisses de possibles accords quant à la division du territoire ukrainien.



Une « zone de sécurité » et un entrainement pour les paramilitaires de Kiev


Les forces de Kiev, en dépit des tirs continus sur le secteur de Donetsk, semblent avoir entamé un timide début de retrait de leurs armes lourdes, en vertu des dispositions de l’accord de Minsk. Ces armements doivent désormais se retrouver à une distance de 15 km d’une zone tampon préalablement définie dans le Sud-Est de l’Ukraine, il en est de même pour ceux des FAN.


Une « zone de sécurité » devrait se mettre en place : elle sera divisée en 5 secteurs, supervisés par environ 350 représentants de l’OSCE. La répartition de la zone de surveillance dans les secteurs est la suivante : dans les agglomérations de Lugansk et de Donetsk, 90 à 100 observateurs de l’OSCE sont prévus, à Kramatorsk, Mariupol et Anthracite, environ 50. À ce dispositif s’ajoutera une surveillance aérienne au moyen de drones de deux pays membres de l’OTAN : la France et l’Allemagne. L’OSCE espère faire rapidement passer son contingent à 500 personnes.


Les Occidentaux, Washington en tête, ayant subi une défaite cuisante dans le Donbass cet été, par l’intermédiaire des forces de Kiev, ne baissent pourtant pas les bras. Les États-Unis vont même renforcer la formation des unités de paramilitaires d’extrême droite, voire néonazis. Des membres du « bataillon Donbass » (ou ce qu’il en reste !) seront formés par des instructeurs américains « à la retraite », vient de déclarer sur Facebook le commandant de l’unité, Semen Semenchenko. Kiev et Washington ont « conclu un accord hier [dimanche] sur la formation des soldats et des officiers du bataillon Donbass par des groupes mobiles d’instructeurs des États-Unis, qui ne font actuellement pas partie du personnel militaire en service actif. Ils suivront le programme traditionnel de formation des Navy SEALs et de la Delta Force. Les préparatifs vont commencer dans 10 jours. »


Les accords de Minsk semblent bien destinés à permettre à Kiev de reconditionner ses moyens militaires et paramilitaires pour mener à bien des opérations offensives d’ici quelques semaines ou quelques mois.



Le cessez-le-feu au quotidien


Pour le moment, le dispositif défensif ukrainien sur Debaltseve, au Nord du front, se trouve isolé de ses bases arrière (Lysychansk-Severodonetsk), mais semble avoir définitivement pris la forme d’un hérisson. Pour Kiev, il s’agit sans doute de faire en sorte que ce chaudron résiste mieux que les précédents, en attendant une éventuelle possibilité de contre-attaque. La prise de ce chaudron, ou sa reddition permettraient aux troupes indépendantistes de s’approprier quantité de blindés et de matériels.


La zone aéroportuaire semble a priori avoir été en grande partie évacuée par les forces de Kiev. Le secteur est totalement dévasté, pas un seul bâtiment n’est intact, il faudra des mois, si ce n’est des années, pour le remettre en fonctionnement optimal. Mais les combats se poursuivent au Nord-Ouest sur le secteur d’Avdiivka. Même situation dans la zone de Gorlivka, plus au Nord-Est de Donetsk.


À plus de 20 km au Nord-Ouest de Lugansk, sur la Syverskiy Donets, les villages de Trokhizbenka et Kryakivka vivent au rythme des exactions des escadrons de la mort qui ont pu réchapper à l’anéantissement de fin août début septembre. Des éléments de ce qui reste du « bataillon Aydar » ont massacré, le 16 septembre, deux jeunes filles devant de nombreux témoins, après les avoir violées.


Comme dans le secteur Ouest de Donetsk, vers Marynka, la soldatesque financée par Kolomoisky, ne rechigne pas à faire des razzias, à pilier les populations locales, à les intimider, à les menacer physiquement, voire même à les assassiner. Que craignent-ils depuis le cessez-le-feu ? Rien, strictement rien !


Il n’en est pas de même près de Mariupol, où des groupes de reconnaissance et de sabotage des Forces armées de Nouvelle Russie (Bataillon « Novorossia ») continuent à multiplier les coups de main et les opérations de renseignement. Dernièrement deux vieux BTR-60PB ont été capturés aux forces de Kiev, l’un sera réutilisé, l’autre servira de magasin de pièces de rechange.


Pourtant, hier, dans la journée, deux cyclistes ont été abattus sans sommations par des paramilitaires du « bataillon Azov », et deux autres sont blessés dans un état grave. Ce sont tous des adolescents. La « paix » de Minsk n’a certainement pas fini de tuer.



Par Jacques Frère – NationsPresse.info – le 22 septembre 2014

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Dialogue Porochenko-Cameron

Dialogue Porochenko-Cameron | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Dialogue Porochenko-Cameron - Source de l'image :  Les-Crises.fr 



Commentaire de la Gazette :


Une parole très sensée de Cameron que Porochenko aurait dû appliquer dès le début de sa gouvernance, car il aurait épargné pas mal de vies, d’argent et bien d’autres soucis...   -  Duc

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

UCL - Centre du Cancer

UCL - Centre du Cancer | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Nouveau nom pour le Centre du Cancer de Saint-Luc

 

Le Centre du Cancer et d’Hématologie des Cliniques universitaires Saint-Luc change de nom. Il s’appellera désormais Institut Roi Albert II pour le cancer et regroupera tous les acteurs en cancérologie de l’hôpital.


Les Cliniques universitaires Saint-Luc regroupent leurs activités en cancérologie et en hématologie dans un nouvel institut : l’Institut Albert II . Ce nom rend hommage à notre précédent Souverain qui a généreusement accepté de parrainer le nouvel institut.


Le pôle « cancer » des Cliniques universitaires Saint-Luc représente actuellement 20 % du total des activités de l’hôpital. Le nombre de patients atteints d’un cancer qu’il sera amené à prendre en charge devrait doubler d’ici 2030. Pour pouvoir répondre à cette croissance et accueillir les patients dans les meilleures conditions, un nouveau bâtiment (esquisse ci-dessus) de plus de 10.000 m² sera construit à côté de l’hôpital, sur le site de l’UCL à Woluwe.


Le futur bâtiment dont la construction est prévue en 2018 regroupera l’ensemble des acteurs des soins (médecins spécialises, paramédicaux, etc.) pour une prise en charge multidisciplinaire et optimale de tous les types de cancer.


Le coût total de la construction du nouveau bâtiment est estimé à 26 millions d’euros. Pour soutenir ce projet, la Fondation Saint-Luc lance une large campagne de collecte de fonds.



Par l'UCL - le 18 septembre 2014


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Drones - Entretien de bâtiments

Drones - Entretien de bâtiments | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Les drones s’imposent dans l’entretien des bâtiments


Des chercheurs allemands réfléchissent depuis 2011 à l’utilisation du drone dans le domaine du bâtiment. Christian Eschmann, chercheur à l’Institut allemand Fraunhofer, travaille sur un projet qui vise à utiliser des drones pour analyser l’état de construction d’immeubles dans des zones difficilement accessibles par l’homme.


Le type de drone utilisé est un « octocopter » ; ce dernier est pour l’instant piloté à distance, mais devrait à terme devenir autonome et pouvoir évoluer seul autour ou dans un bâtiment.


Outre les 8 rotors qui permettent une navigation précise, l’octocopter est équipé d’une caméra haute-résolution lui permettant de prendre jusqu’à 1 200 photos durant un vol de 15 minutes. Ainsi, toutes les images combinées donnent naissance à une visualisation 3D de l’édifice, alors que seule une version 2D est actuellement disponible grâce à la modélisation humaine sur des cartes.


À l’avenir, les chercheurs veulent créer un logiciel incluant des fonctionnalités inédites comme la reconnaissance de fissures, le traitement d’images ou encore l’accès à une base de données. À terme, l’idée est d’automatiser l’activité du drone grâce à différents capteurs.


Bien que ce robot ne puisse pas remplacer une intervention humaine, sa rapidité d’intervention constitue un avantage décisif. En effet, pour évaluer l’état d’un immeuble de 20 mètres sur 80, un ingénieur a besoin d’au moins deux jours, contre trois heures pour l’appareil. Ainsi, cette rapidité d’exécution permettra de détecter les défauts de construction très tôt, et donc de prendre des mesures de réparation en conséquence.



Par Georges Simmonds - RT Flash - le 17 septembre 2014


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Russie - Technologies

Russie - Technologies | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


La Russie cherchera de nouvelles technologies en dehors des États-Unis et de l’Union européenne

 

Le Premier ministre Dmitri Medvedev a chargé les représentants commerciaux de la Russie à l’étranger de chercher de nouvelles technologies en dehors des États-Unis et de l’Union européenne.

« Nous devons tourner la situation avec les sanctions à notre avantage et trouver de nouvelles opportunités de croissance. C’est une sorte de protectionnisme auquel nous ne nous aurions jamais osés avoir recours sans être mis dans une telle situation », a déclaré le Premier ministre russe au Forum de l’investissement de Sotchi.


Il a expliqué, notamment, que l’un des axes de développement dans le contexte des sanctions devait s’articuler autour de la création de technologies nationales, ainsi qu’autour de la recherche de fournisseurs alternatifs à l’étranger. « J’ai chargé nos représentants commerciaux à l’étranger de chercher de nouveaux fournisseurs d’équipements de haute technologie », a ajouté Dmitri Medvedev. Il estime, en outre, que les entreprises russes sont capables de créer des technologies sur place. Pour cela, la Russie créera notamment un Fonds de développement de l’industrie qui aura pour objectif principal de soutenir les moyennes entreprises intéressées par des financements prébancaires. Le gouvernement lui allouera jusqu’à 18 milliards de roubles (367 millions d’euros). « Dans toutes les difficultés et dans tous les problèmes, il y a toujours une fenêtre d’opportunité, il faut la saisir », a déclaré Dmitri Medvedev.



Impact des sanctions 


Les nouvelles sanctions contre la Russie, infligées par l’UE puis par les États-Unis le 14 septembre, ne touchent plus uniquement les compagnies pétrolières publiques Rosneft et Gazprom Neft, mais également les compagnies privées Lukoil et Surgutnefteaz.


Le ministère des Finances américain a précisé que l’interdiction de vente de technologies et de services s’appliquait aux projets de production en eaux profondes, dans l’offshore en Arctique et dans les schistes, en Russie et dans les eaux russes, s’ils affichent un « potentiel d’extraction de pétrole ». Les mesures américaines et européennes restreignent la vente et la réexportation des produits, services et technologies pour le pétrole et le schiste aux compagnies visées par les sanctions.


« Le dernier train de sanctions américaines a pour objectif principal de montrer qu’aucune compagnie ne peut se sentir à l’abri. Si avant, les restrictions ne concernaient que les compagnies et organismes de crédit intimement liés à l’État, désormais, les compagnies privées sont également sous pression », estime Anton Soroko, analyste du holding d’investissement FINAM. Il explique que cela contredit dans une certaine mesure les déclarations des pays occidentaux, car les sanctions sont présentées comme une arme contre la position politique de la Russie. En conséquence, ces mesures doivent exercer une pression sur l’État, et non sur les compagnies privées, explique Soroko.


« LUKOIL est traditionnellement considéré comme un modèle d’entreprise privée russe – un grand free float, une activité politique faible, une grande transparence, aucune participation de l’État, etc. », confirme l’analyste en chef d’UFS IC Ilya Balakirev. Il explique que, par ailleurs, la compagnie développe le plateau de la mer Caspienne et a annoncé une série de projets dans les zones difficiles d’accès en partenariat avec des compagnies européennes. « La compagnie devra, peut-être, renoncer à ces projets, mais pour ce grand groupe, il ne s’agit que de volumes négligeables de production », explique Balakirev.



Ampleur de l’impact 


Les experts estiment que l’interdiction d’exportation des technologies affectera en premier lieu Rosneft qui contrôle 44 plateaux avec des réserves de 42 millions de tonnes d’équivalents-pétrole. La compagnie a déjà lancé l’exploitation de 23 de ces plateaux. En 2011, Rosneft a signé un accord avec l’américain ExxonMobil portant sur l’extraction du pétrole dans la mer de Kara et dans la mer Noire.


Selon les informations de Bloomberg, ExxonMobil pourrait dès à présent suspendre la prospection du puits Universitetskaya-1 dans la mer de Kara. Dans ce cas, selon les termes du contrat, Rosneft devra rembourser le montant investi par la compagnie américaine dans la prospection (jusqu’à 2,5 milliards d’euros). Par ailleurs, les réserves cumulées des gisements découverts par Lukoil dans la mer Caspienne s’élèvent à 630 millions de tonnes d’équivalents-pétrole. En outre, en 2014, la compagnie a signé un accord avec le groupe français Total.


Anton Soroko rappelle, toutefois, que les sanctions introduites comportaient une précision de taille : celles-ci ne s’appliquent qu’aux nouveaux contrats et ne sont pas effectives si les accords-cadres ont été signés avant. Ainsi, il estime qu’on ne peut pas dire que les compagnies russes ont été privées de technologies : les restrictions ne s’appliquent pas aux accords conclus auparavant.


« Les compagnies gazières et pétrolières russes se portent un peu mieux que d’autres secteurs économiques – cela est principalement dû au fait que les exportations des ressources énergétiques russes ont une grande importance pour nos partenaires occidentaux. Ainsi, ils n’osent pas introduire des sanctions qui viendraient restreindre l’activité actuelle des compagnies », ajoute Anton Soroko.



Par Alexeï Lossan RBTH - le 21 septembre 2014


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Super Venus


Un court métrage animé sur les dérives des canons de beauté féminins

 

Tout commence par une main qui ouvre un manuel d’anatomie. À l’intérieur se tient une femme à demi nue, sur fond blanc. Cheveux courts, les hanches arrondies couvertes par un pagne, des numéros entourent son corps, vite balayés par les cinq doigts qui ont ouvert le livre. Alors, muni d’un scalpel, le propriétaire de cette main va se muer en créateur maléfique.

 

Un plasticien s’improvisant chirurgien va peu à peu transformer cette femme ordinaire en effrayante Vénus moderne, lui appliquant les canons de beauté les plus répandus : tous ses poils sont retirés, ses cils recourbés, ses pommettes rehaussées et ses lèvres outrageusement gonflées. Ses cheveux deviennent longs puis blonds et ses seins siliconés, la graisse est retirée de ses bras puis de ses cuisses alors que ses mollets s’allongent miraculeusement.

 

Réalisé par Frédéric Doazan et diffusé sur Arte dans l’émission Court-circuit, le court métrage Supervénus pointe du doigt les dérives que peuvent provoquer les canons de beauté actuels sur les femmes, d’une manière efficace et glaçante.

 


Par Constance Blochkonbini.com – septembre 2014

Koter Info's insight:


Et si chacun(e) s'assumait sans s'occuper des critères idiots de mode passagère ?


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Pas besoin de l’OTAN !

Pas besoin de l’OTAN ! | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Pas besoin de l’OTAN !

Par Paul Craig Roberts (1)


L’OTAN a été ressuscitée comme armée impériale de l’Amérique. Au lieu de dissoudre l’OTAN quand l’Union soviétique s’est effondrée en 1991, Washington l’a spectaculairement étendue. En violation des accords passés entre Reagan et Gorbatchev, les régimes Clinton et George W. Bush ont agrégé à l’OTAN des parties constituantes de l’ancien empire soviétique : La Hongrie, la République tchèque, la Pologne, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Slovénie, la Slovaquie, la Bulgarie et la Roumanie. La France, que le général de Gaule avait retirée de l’OTAN (2), l’a rejointe en avril 2009, dix-huit ans après l’effondrement de l’Union soviétique, en même temps que la Croatie et l’Albanie. Actuellement, le régime Obama travaille à y incorporer deux ex-Républiques soviétiques, l’Ukraine et la Géorgie.


On s’efforce actuellement d’étendre cette structure au Japon. Le 15 avril 2013, le Secrétaire général de l’OTAN Rasmussen et le Premier ministre japonais Abe ont signé une Déclaration politique conjointe. Cette Déclaration conjointe reconnaît que le Japon et l’OTAN font face aux mêmes défis sécuritaires et se sont rapprochés du fait des valeurs qu’ils ont en commun. Il apparaît que Washington utilise le Japon pour étendre la menace de l’OTAN sur la Chine.


En outre, le régime Bush a instauré le commandement États-Unis-Afrique qui est entré en vigueur en 2007. La mission de ce nouveau commandement est de « protéger et défendre les intérêts sécuritaires nationaux des États-Unis en renforçant les capacités défensives des États africains… afin de dissuader et vaincre les menaces transnationales. »


Le complexe militaro-sécuritaire est devenu fabuleusement riche en définissant des menaces pour l’Amérique dans tous les coins du monde et en y installant des centaines de bases militaires américaines.


La « guerre contre le terrorisme « (war on terror) a servi de couverture pour faire d’une grande partie du monde l’Armée de l’Empire américain. L’objectif principal de l’Armée impériale est d’établir l’hégémonie des États-Unis sur le monde. L’hégémonie américaine est l’idéologie des néoconservateurs qui en veulent encore au Président Reagan d’avoir mis fin à la guerre froide par la diplomatie plutôt que d’y avoir mis fin par une victoire militaire. Reagan a déclaré à de nombreuses reprises que son but était de mettre fin à la guerre froide et non point de la gagner. Je le sais. J’y étais. J’y ai pris part.


Lorsque l’Union soviétique s’est effondrée, les néoconservateurs ont accentué leur pression en faveur de la suprématie américaine. La sécurité face à une vague « menace terroriste « devint une nouvelle source d’argent pour le complexe militaro-sécuritaire. Les États-Unis et l’Europe, aux prises avec des économies chancelantes, incapables de maintenir leurs infrastructures sociales, leurs systèmes de santé et de pensions, sacrifient tout pour financer une gigantesque armée impériale chargée de se protéger contre quelques terroristes apatrides.


Que peut donc signifier la prétention d’exercer une hégémonie mondiale si votre société se désarticule ? L’effondrement de la société occidentale est une menace d’une tout autre dimension que celle que présentent quelques terroristes apatrides. Il est insensé que Washington multiplie les commandements militaires alors qu’elle est incapable de faire face aux dépenses de son système d’assurances maladie (Medicare) et de verser leurs pensions à ses vétérans.


La création de l’OTAN est l’un des premiers actes de la guerre froide. Il n’était pas prouvé que l’Union soviétique avait l’intention d’envahir l’Europe occidentale. Bien que Staline eût refusé de soutenir l’insurrection spontanée des communistes grecs en 1948, le Président Truman et ses conseillers imaginèrent que cette insurrection s’inscrivait dans un plan soviétique de domination mondiale, comme les administrations ultérieures américaines l’imaginèrent pour le Vietnam.


Staline a enterré toute perspective de révolution mondiale quand il l’a emporté sur l’avocat de cette idée, Léon Trotsky, le fondateur et le chef de l’Armée rouge dans la guerre civile russe, pour qui l’objectif du communisme était la « révolution permanente « à l’échelle international. Staline s’était prononcé pour « la révolution dans un seul pays « . Mais le mythe de l’Union soviétique poursuivant la révolution mondiale persista de l’administration Truman jusqu’à la première conférence de presse de Reagan, le 29 janvier 1981.


L’entretien de ce mythe fut très bénéfique pour les profits et le pouvoir du complexe militaro-sécuritaire américain. Quand l’effondrement soviétique fit disparaître cette menace, le complexe militaro-sécuritaire la remplaça par une nouvelle menace – le terrorisme islamique – et il l’a utilisée pour accroître le budget militaro-sécuritaire et les restrictions aux libertés civiles bien au-delà des niveaux atteints en exagérant la menace soviétique. N’est-il pas évident que des musulmans munis de cutters sont plus terrifiants que les Soviétiques avec des armes nucléaires ?


Les Soviétiques, qui n’avaient nul dessein militaire sur l’Europe occidentale, perçurent la création de l’OTAN comme un encerclement anglo-américain de l’Union soviétique. La réplique de l’Union soviétique fut la formation du Pacte de Varsovie avec l’Europe orientale, six ans après la création de l’OTAN. Le Pacte de Varsovie fut immédiatement dépeint à tort par les tenants occidentaux de la guerre froide comme la preuve du dessein militaire soviétique sur l’Europe.


À cette époque, les magazines américains d’information étaient remplis de cartes montrant les divisions du Pacte de Varsovie rangées face au divisions de l’OTAN. La disparité numérique entre les deux camps était tellement favorable aux Soviétiques que le Président Eisenhower désespéra de trouver les ressources financières pour combler l’inégalité en hommes et en armements conventionnels. Optant pour une meilleure efficacité financière, il orienta la doctrine militaire américaine à miser sur les armes nucléaires. Les Républicains de l’époque, comme à présent, étaient obnubilés par les déficits budgétaires et le Président Eisenhower tenait les déficits budgétaires pour plus menaçants que la guerre nucléaire.


Il est douteux que l’OTAN n’ait jamais poursuivi un objectif commensurable au risque qu’il suscitait. En tout état de cause, l’OTAN a perdu sa raison d’être voici 22 ans quand l’Union soviétique s’effondra. Si l’OTAN existe aujourd’hui, c’est parce Washington l’a retournée et reconstituée pour en faire une alliance militaire offensive au service des guerres américaines pour l’hégémonie mondiale.


Le Gouvernement russe comprend bien que l’élargissement de l’OTAN aux anciens pays membres du Pacte de Varsovie, ainsi qu’à des anciennes républiques soviétiques qui faisaient partie de l’Union soviétique, constitue un encerclement. Cet encerclement audacieux et arrogant de la Russie par Washington et ses États vassaux de l’OTAN est souligné par l’installation de bases américaines de missiles sur le territoire de l’ancien Pacte de Varsovie. L’objectif de ces bases de missiles est de neutraliser et de dégrader la dissuasion nucléaire de la Russie. Personne ne croit en l’affirmation de Washington que ces bases de missiles antibalistques sur les frontières de la Russie sont dirigées contre l’Iran. L’encerclement de la Russie décidé par Washington est arrogant et périlleux.


La Russie actuelle n’est pas l’Union soviétique, mais elle dispose de suffisamment d’armes nucléaires et de vecteurs pour détruire l’Europe occidentale et les États-Unis. Quel objectif poursuit donc Washington en utilisant l’OTAN agressivement contre la Russie ?


Cet objectif vaut-il le risque d‘une guerre nucléaire ? Pourquoi Washington a-t-elle fait monter la tension au point que le vice-ministre de la Défense de la Russie, Anatoly Antonov, s’est senti obligé de dire publiquement, le 2 juillet 2013, qu’aucun pays ne pourra impunément attaquer les forces stratégiques nucléaires de la Russie.


Pourquoi les acteurs politiques de Washington, vautrés dans leur orgueil, ont amené les Russes à percevoir un tel niveau de menace ? La réponse est que l’engagement de Washington dans le complexe militaro-sécuritaire place le profit bien au-dessus de la vie. Pour le complexe militaro-sécuritaire, les Américains ne peuvent avoir trop d’ennemis. La protection de la sécurité de l’Amérique est une affaire profitable.


Washington a utilisé pour la première fois l’OTAN comme arme offensive pour faire éclater la Yougoslavie en 1993-1995. Les raids aériens et bombardements de l’OTAN ont fait échouer les tentatives du gouvernement yougoslave de prévenir l’éclatement du pays en ses parties constitutives. En 1999, Washington a encore utilisé l’OTAN pour séparer la Serbie de son berceau historique, le Kosovo, et le confier à des Musulmans.


En 2001, Washington prétendit que l’attaque du 11 septembre avait été ourdie par l’Afghanistan et elle a forcé l’OTAN à invoquer l’article 5. Cet article dispose qu’une attaque contre un membre de l’alliance constitue une attaque contre tous, obligeant tous les pays membres de l’OTAN à se porter au secours de Washington.


En imposant à l’OTAN d’invoquer l’article 5, Washington s’est donné un alibi pour sa guerre d’agression contre l’Afghanistan, actuellement dans sa douzième année. Il est invraisemblable que le Congrès ait autorisé l’exécutif à gaspiller des trillions de dollars dans ses guerres en Afghanistan et en Irak alors que Washington dépend de la Réserve fédérale pour financer ses déficits en imprimant de la monnaie et qu’elle envisage de réduire ses prestations en sécurité sociale, assurances maladie et pensions allouées aux vétérans pour réduire le déficit du budget fédéral.


En 2011, le régime Obama a utilisé l’OTAN pour renverser le gouvernement de la Libye. Jusqu’à ce qu’il en soit empêché par la Russie et le Parlement britannique, le régime Obama s’est efforcé d’impliquer l’OTAN dans le conflit syrien, lequel avait été amorcé par Washington qui avait obtenu que l’Arabie saoudite et les Émirats pétroliers arment les islamistes désireux de renverser le gouvernement laïc d’Assad.


En 2008, encouragée par Washington, la ci-devant République soviétique de Géorgie attaqua les troupes russes du maintien de la paix et la population de l’Ossétie du Sud. En rassurant le Gouvernement géorgien, Washington avait mal calculé la réponse russe. Les militaires russes prirent rapidement le dessus sur l’armée géorgienne, entraînée et armée par les États-Unis et Israël, et n’auraient aucune peine à réintégrer la Géorgie à la Russie avec laquelle elle était unie pendant 200 ans et à laquelle beaucoup pensent qu’elle appartient.


Méditant une revanche, ce qui paraît avoir été la principale motivation de Washington dans son histoire, les dirigeants des États-Unis s’efforcent de convaincre l’OTAN d’admettre en son sein la Géorgie, un État situé en Asie, entre la Mer noire et la mer Caspienne, bien à l’écart de l’Océan atlantique. L’appartenance de la Géorgie à l’OTAN ferait de ce pays un protectorat des États-Unis et de l’OTAN, ce qui permettrait à Washington de narguer Poutine et de faire savoir à la Russie qu’elle devra consentir à la prochaine agression de la Géorgie ou risquer une guerre générale avec l’Occident.


Washington ne pouvait donner plus clair message de son arrogance et de son désir de risquer la guerre seulement pour des raisons de prestige. Mais, pour les États de l’OTAN vassaux de Washington, les enjeux sont extrêmement élevés : ils sont constitués par toutes les capitales d’Europe et par l’existence même de la population européenne.


C’est l’OTAN qui permet à Washington d’être arrogante et agressive. Sans l’alibi que lui offre l’OTAN et les bases qu’elle met à sa disposition, Washington devrait troquer son arrogance guerrière contre un comportement de bon voisinage. Les Européens se sont montrés réticents à l’adhésion de la Géorgie à l’OTAN précisément pour les raisons susmentionnées, mais Washington insiste et généralement elle l’emporte grâce à la corruption, aux menaces et aux pressions politiques.


Si tant est que les médias américains rendent compte de ces dangereux développements, ils le font sur le ton d’un commentateur sportif partisan qui applaudit aux victoires de son équipe. L’utilisation agressive que fait Washington de l’OTAN contre la sécurité de la Russie peut facilement déraper sur une erreur de calcul.


Washington utilise l’OTAN pour incorporer les forces militaires des 27 pays membres dans son Armée impériale. Par exemple, les navires de la marine espagnole sont dotés de systèmes d’armement américains tels que AEGIS et sont intégrés aux forces américaines sous la rubrique « interopérabilité entre les nations membres de l’OTAN « . Autrement dit, les Gouvernements européens perdent peu à peu le contrôle de leurs propres forces armées qui sont progressivement inaptes à opérer en dehors de la structure de l’OTAN dominée par les États-Unis.


Ensuite de leur défaite lors de la IIe Guerre mondiale, l’Allemagne et le Japon se sont vu interdire toute capacité militaire offensive. À présent, l’une et l’autre sont en train d’être incorporés dans les forces au service des guerres de Washington pour l’hégémonie mondiale.


En tant que facilitateur de l’agression américaine, l’OTAN est coûteuse. Les budgets militaires des pays de l’OTAN représentent 70 % des dépenses militaires mondiales. En raison de contestations quant au critère de souveraineté, le nombre de pays dans le monde ne peut être déterminé avec précision. Mais des frontières séparent entre 190 et 206 pays.


Si nous retenons le nombre le plus bas, ces 70 % sont le fait de seulement 15 % des pays du monde. Inversement, 85 % des pays du monde, y compris la Chine, l’Inde, l’Iran et la Russie ne sont responsables que de 30 % des dépenses militaires mondiales. Manifestement, Washington a affûté l’OTAN en un outil d’agression militaire.


L’Europe ne peut se permettre de combattre pour Washington au Moyen-Orient, en Afrique, et en Asie. L’Europe n’a pas les moyens de résoudre ses problèmes d’endettement public et elle doit se résoudre à imposer à ses populations une sévère austérité. Elle voit croître le chômage et la pauvreté. Néanmoins, les pays européens, qui n’arrivent plus à payer leurs policiers, leurs enseignants et leurs services médicaux, dépensent de l’argent qu’ils n’ont pas afin de combattre pour l’hégémonie américaine dans de lointaines régions du monde où ils n’ont nul intérêt national à défendre.


Les Polonais, les Hongrois et les Tchèques se sont révoltés contre leurs maîtres soviétiques. Washington évite la révolte en soudoyant les gouvernements européens. En jouant son rôle de facilitateur pour Washington, l’OTAN pave la voie à la IIIe Guerre mondiale. La décision de la Pologne d’accepter des bases de missiles américains sur sa frontière avec la Russie pourrait bien être le pas décisif vers la IIIe Guerre mondiale.


De nos jours, les États-Unis ne sont en butte à aucune puissance hostile. Bien que la Russie et la Chine disposent de capacités militaires substantielles et que leurs gouvernements respectifs soient tous deux qualifiés d’autoritaires par les propagandistes occidentaux, ni l’une ni l’autre ne représente une idéologie communiste hostile à l’Occident. Les gouvernements de ces deux pays s’efforcent d’éviter des conflits avec les États-Unis et d’améliorer le bien-être de leurs citoyens.


La seule idéologie dangereuse dans le monde d’aujourd’hui est l’idéologie néoconservatrice de Washington. Cette idéologie proclame que les États-Unis sont la « nation indispensable « qui a le droit et la responsabilité d’imposer au monde son système économique et politique.


Claes Rijn voit dans le néoconservatisme « le nouveau jacobinisme « une reprise de la Révolution française, visant cette fois non seulement l’Europe, mais le monde entier.

Le néoconservatisme est une idéologie agressive qui suscite l’autojustification et le militarisme. Témoigne de cette agressivité le Rapport du Pentagone au Congrès en date du 19 juin 2013, Rapport qui définit la stratégie de guerre nucléaire des États-Unis. Ce Rapport atteste que plus de deux décennies après l’effondrement de la « menace soviétique «, les États-Unis continuent à se préparer à une guerre nucléaire.


Le Rapport s’efforce d’endormir la Russie en déclarant « nous n’avons nullement l’intention de contester la dissuasion stratégique nucléaire de la Russie ni de déstabiliser notre relation stratégique militaire avec la Russie « . Toutefois, ce Rapport revient sur l’Examen 2010 de la stratégie nucléaire qui fixait l’objectif de limiter la raison d’être des armes nucléaire des États-Unis à la dissuasion d’une attaque nucléaire.


Le Rapport de 2013 déclare : « Nous ne pouvons adopter une telle politique aujourd’hui ».


L’excuse avancée par Washington pour garder le droit de prendre l’initiative d’une attaque nucléaire est la menace de « terrorisme nucléaire « que présenteraient « Al-Qaïda et ses alliés extrémistes » . Al-Qaïda n’est pas un État ni un pays. Le Rapport ne précise nullement comment une attaque préventive américaine pourrait être utilisée contre Al-Qaïda. En vérité, l’extrémisme d’Al-Qaïda est le résultat de l’impérialisme de Washington. Si Washington se désintéressait des musulmans, l’extrémisme se résorberait entre sunnites et chiites et entre laïcs et islamistes.


Si les États-Unis renonçaient à leur politique interventionniste, la menace terroriste diminuerait.


En dépit de l’hostilité élevée qu’ils vouent aux Américains, les terroristes tchétchènes collaborent avec Washington dans leurs efforts de déstabiliser la région russe du Caucase septentrional.


L’utilisation par Washington de l’extrémisme musulman date de l’invasion soviétique de l’Afghanistan. Lorsque Gorbatchev devint Secrétaire général, il informa Washington qu’il retirait les troupes soviétiques d’Afghanistan. Dans leur livre The Untold History of the United States, (L’histoire cachée des États-Unis), Oliver Stone et Peter Kuznick relatent que, au lieu de faciliter la fin du conflit, les États-Unis s’efforcèrent de fixer les forces soviétiques en Afghanistan aussi longtemps que possible en fournissant armes et argent à Ben Laden et Al Zawahiri, et en bloquant les tentatives onusiennes de négocier un arrangement.

Les néoconservateurs sont amers du fait que la Guerre froide ne s’est pas terminée par un triomphe militaire des États-Unis sur la Russie. Un triomphe, tel est l’objectif que ces dangereux bellicistes persistent à poursuivre.




Par Paul Craig Roberts — (Publié le 28 août 2014 par : worldpeacethreatened) - arretsurinfo.ch - le 21 septembre 2014


“No Need for Nato“, How America was Lost, From 9/11 to the Police Warfare State, Clarity Press, Inc., Atlanta, USA, 2014, publication or. dans Trends Journal, décembre 2013. traduit par Ivo Rens.


(1) Paul Craig Roberts est un économiste et journaliste paléoconservateur américain. Au début des années 1980, il est sous-secrétaire au Trésor dans l'administration Reagan, et se fait connaître comme l'un des pères fondateurs de la Reaganomics, notamment par sa contribution à la réforme du « Tax Act » de 1981… (Source Wikipédia)


(2) À l’initiative du général de Gaulle, la France s’est seulement retirée de la structure militaire intégrée de l’OTAN en 1966. (Note du trad. IR)


Source: https://worldpeacethreatened.wordpress.com/2014/08/28/pas-besoin-de-lotan/

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

PIB et dette US 

PIB et dette US  | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


PIB et dette US :

un peu d’arithmétique incroyable,

mais indiscutable


Par Simone Wapler (*)




Le keynésianisme repose sur une croyance : un gouvernement peut lisser les cycles économiques en évitant les récessions ou les dépressions. Il suffit de prendre à ceux qui ont de l’argent (les riches, les rentiers) et qui sont capables d’encaisser cette perte sans broncher pour distribuer cet argent à ceux qui n’en ont pas (les chômeurs, les pauvres). Ainsi la consommation reprend et la récession est surmontée. Cette théorie revient à croire que la consommation crée la richesse.


À l’échelle individuelle, un enfant comprend aisément que ce n’est pas vrai. C’est l’activité qui — éventuellement — crée la richesse.

« Éventuellement », car certaines activités se révèlent stériles et tout investisseur ou entrepreneur a le droit de se tromper. C’était justement le rôle sanitaire des dépressions que d’éliminer des activités stériles lorsqu’elles étaient en trop grand nombre. Le capitalisme est un système cohérent : pour qu’il fonctionne bien, il faut la faillite.


Mais une théorie aussi belle que « qui consomme s’enrichit » a la peau dure. Le néo-keynésianisme a raffiné cette idée politiquement séduisante. Lorsqu’il n’y a plus eu d’argent à distribuer, il a été remplacé par le crédit ; puis pour augmenter le crédit, il a fallu détacher la monnaie de toute contrainte matérielle (parité par rapport à une marchandise telle que l’or ou l’argent le plus souvent).


La quantité de crédit et donc de monnaie-dette laissée à la disposition de l’économie par les grands planificateurs néo-keynésiens est régulée par le taux directeur de la banque centrale.

Mais même quand on les complique, les idées fausses n’en deviennent pas pour autant vraies. Qui consomme encore plus à crédit ne s’enrichit pas.


Entre 2002 et 2007 aux États-Unis, le crédit public et privé a augmenté de 21 000 milliards de dollars. Dans le même temps, l’activité, le PIB, s’est accru de 2 100 milliards. Un dollar de dette supplémentaire a donc acheté 0,10 $ de PIB supplémentaire. On peut tenter de vouloir noyer le poisson, mais cette arithmétique est incontestable. La baisse des taux de la Fed a simplement permis de gonfler la bulle du crédit hypothécaire durant cette période.


Si une entreprise voulait contracter 1 $ de dette pour se procurer 0,10 $ de chiffre d’affaires, elle ne trouverait pas facilement de prêteurs.



▪ Mais le keynésianisme a la peau dure, très dure…



Fin 2008, l’expérience « crédit gratuit illimité » reprend. Nous en sommes à 5 800 milliards de dollars de dette supplémentaire. Entre temps, le PIB a augmenté de 1 100 milliards. Jusqu’ici, 1 $ de dette supplémentaire a donc acheté 0,19 $ de croissance. C’est toujours idiot, seulement un peu moins qu’en 2001-2007. Cette fois toutes sortes de bulles sont gonflées : crédit étudiant, crédit automobile, prêts à des entreprises surendettées (high yield), mais la plus grosse est celle de la dette publique…


Au total, depuis 30 ans, la masse de crédit a augmenté de près de 60 000 milliards de dollars, la dette publique fédérale de 17 000 milliards et le PIB de seulement 11 000 milliards.


En moyenne, en trente ans, 1 $ de dette supplémentaire achète 0,18 $ de croissance. Le keynésianisme ne crée pas de richesse, il crée simplement de la dette.



▪ Pourquoi continuer, me direz-vous ?

Imaginez une petite ville avec une seule banque. La masse de crédit accordée par la banque ne cesse d’augmenter. L’activité de notre petite ville augmente un peu, mais beaucoup moins que la masse des crédits. Les salaires de ses habitants ne suivent pas. Personne ne s’enrichit. Personne sauf… la banque bien sûr. La banque y gagne une rente perpétuelle achetée sur le dos des habitants avec la complicité des élus locaux qui se font mousser avec quelques installations payées à crédit.

Aux États-Unis, les bénéfices des entreprises financières augmentent plus vite que le PIB — et qu’en revanche, les bénéfices des entreprises non financières augmentent moins vite que le PIB.


Le keynésianisme n’est pas une théorie économique valide, c’est simplement une astuce pour enrichir les politiciens et les financiers.


On peut toujours discuter de ce qui arrive en premier, l’œuf ou de la poule. Mettre la charrue avant les bœufs, en revanche, ne se discute pas : c’est une crétinerie.


Croire que la consommation crée la richesse, c’est tout simplement stupide. Mais comme le dit Bill Bonner, « les gens finissent par croire ce qu’ils ont besoin de croire quand ils ont besoin de le croire »…
[NDLR : Ne faites pas partie des crédules : mettez de l’ordre dans votre épargne et vos investissements sans plus attendre -- simplement en cliquant ici.]

 


Par Simone Wapler – Chronique Agora – le 18 septembre 2014

 

(*) Simone Wapler 
est ingénieure de formation, mais s’est surtout concentrée sur les marchés boursiers. En 2001, elle entre aux Publications Agora -- groupe de presse et d’édition spécialisé dans la recherche et les conseils financiers – dont elle prend la direction éditoriale en 2011. Son expertise sert aujourd’hui, non pas la cause des multinationales ou des banquiers, mais celle des particuliers. Elle est également rédactrice en chef de L’Investisseur Or et Matières et de La Stratégie de Simone Wapler.


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

France, après Alstom, GDF Suez ?

France, après Alstom, GDF Suez ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : offshoreenergytoday.com.



Après Alstom, GDF Suez ?

Par Ludovic Greiling


Le fait est à peine croyable.


Le 25 juin, le ministre des Finances Michel Sapin saluait la vente de 3,1 % des actions de GDF Suez effectuée par l’Agence des participations de l’État auprès d’investisseurs institutionnels.


« Au terme de ce placement, l’État détiendra 33,6 % du capital de GDF Suez », affirmait le communiqué, qui omettait la vente concomitante de 0,35 % du capital dans le cadre d’un plan d’actionnariat salarié.


Une semaine plus tard, les syndicats CFE-CGC et CGT révélaient que l’État français était ainsi passé – à 38 millions d’euros près – sous le seuil du tiers du capital qui lui permettait d’exercer sa minorité de blocage en cas d’OPA, de projets de fusion ou de transfert du siège à l’étranger. « On a tapé dans le mille ; le gouvernement et la direction n’étaient pas très contents… », affirme un responsable de la CFE-CGC contacté par téléphone.


À peine l’opération de cession était-elle terminée que le directeur général de l’Agence des participations de l’État, David Azéma, quittait son post, ce pour rejoindre Bank of America-Merrill Lynch, l’établissement qui a préparé discrètement cette année la vente de la division « énergie » d’Alstom au géant américain General Electric…


Autre coïncidence, presque tous les mandats des administrateurs du groupe arrivent à échéance entre 2014 et 2016, année durant laquelle l’État pourrait retrouver sa minorité de blocage par le jeu de droits de vote double. Dans le conseil d’administration de GDF Suez, on trouve – entre des délégués de l’État et du personnel – une représentante attitrée des intérêts allemands, l’ancien président de British Petroleum (et ex-conseiller de la Commission européenne pour la réforme de l’UE) ou encore un administrateur de l’établissement bancaire appartenant à General Electric.



200 000 km de gazoducs et de tubes urbains


L’histoire de Gaz de France commence en 1946 par la nationalisation d’une grande partie des entreprises privées du pays spécialisées dans la production et la distribution de gaz. Elle évoluera considérablement en 2008 suite à sa fusion avec la compagnie Suez. Entre-temps, la déréglementation européenne mise en place à partir des années 90 visera à faire éclater les marchés nationaux de l’énergie et à créer un réseau européen intégré à force de directives contraignantes.


Sous la pression de Bruxelles, le gouvernement français ouvrit le capital de Gaz de France à partir de 2004 puis favorisa sa fusion avec Suez. Cette ancienne compagnie financière (créée pour recevoir de grosses indemnités suite à la nationalisation du canal de Suez en 1956) avait racheté le producteur d’électricité belge Electrabel ou encore le distributeur d’eau et de gaz Lyonnaise des eaux. La fusion imposera les administrateurs de Suez (pour beaucoup issus du monde de la finance) au détriment de ceux de Gaz de France.


Petit à petit, l’entreprise a perdu son statut d’entité de service public : fusion partielle avec le britannique International Power en 2010, attention extrême portée aux dividendes, projets de réaliser dans les prochaines années entre dix et vingt milliards d’euros d’acquisitions à l’étranger au risque de diluer le capital…



Le gaz américain bientôt en Europe ?


Le groupe, qui a produit un chiffre d’affaires de 89 milliards d’euros en 2013 et des flux de trésorerie de 12 milliards, n’en demeure pas moins un mastodonte stratégique : il contrôle plus de 200 000 kilomètres de gazoducs et de tubes urbains en Europe occidentale – premier transporteur sur le continent – et d’importants stocks souterrains, et il possède d’importantes participations dans des réseaux de distribution en Allemagne et dans l’Est européen (jusqu’en Roumanie). Il gère trois ports spécialisés dans le gaz naturel liquéfié en France et possède 14 méthaniers. Un pion majeur, à l’heure où Washington tente de couper l’Europe du gaz russe et livre ses premiers stocks de gaz issus de la technique de schiste par bateau.


GDF Suez, qui fournissait encore du GNL aux États-Unis en 2010, pourrait devenir importateur net. Le 10 septembre, le commissaire européen au commerce Karel de Gucht était ainsi aux États-Unis pour planifier des projets d’exportation de gaz et de pétrole américain vers l’Union européenne dans le cadre du traité transatlantique en cours de négociations, dont il a la charge. Un évènement qui intervient un mois après que la Commission européenne ait imposé brutalement à la Bulgarie l’arrêt des préparatifs de construction du gazoduc russo-italien South stream destiné à nourrir l’Europe du Sud (sans passer par l’Ukraine).


De plus, en 2008, lors du projet de fusion entre GDF et Suez, la Commission de Bruxelles avait réclamé au nouveau groupe d’importants investissements destinés à la création ou l’extension de ports spécialisés dans le gaz naturel liquéfié en France et aux Pays-Bas. Un phénomène rarissime pour une institution davantage habituée à exiger aux entreprises françaises de lourdes cessions d’actifs en échange de son accord pour ce type de rapprochement.



Par Ludovic Greili — french.irib.ir – le 21 septembre 2014


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

On pensait qu’il était mort...

On pensait qu’il était mort... | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Tout le monde pensait qu’il était mort, mais la transformation incroyable de ce chien meurtri va vous laisser sans voix.

 

Quand Patrick a été trouvé, il était émacié et mourant. Son cruel propriétaire l’avait affamé jusqu’à ce qu’il soit presque mort puis le jeta dans le vide-ordures du 22e étage. Un préposé à l’entretien a trouvé le pauvre chien avant qu’il ne soit mis dans le compacteur de déchets, grelottant et à peine en vie. La SPA locale a été contactée et l’a pris en charge immédiatement.  


Ce qui a suivi est une des transformations les plus étonnantes que nous ayons vue jusqu’à maintenant. Quand Patrick a été trouvé, il était tellement émacié, qu’il semblait déjà mort. Il n’avait plus que la peau sur les os, ses yeux étaient exorbités et il geignait de douleur. Il n’était plus qu’un squelette de chien.


Il a immédiatement reçu les premiers soins ; son cas était tellement grave que les vétérinaires n’étaient pas sûrs qu’il puisse être sauvé.


Le chien se rendit compte qu’il était en de bonnes mains et jour après jour, sa santé s’est améliorée et il est devenu tout simplement magnifique.


Merci à tous les bénévoles et vétérinaires qui ont contribué à soigner Patrick ; sa transformation est incroyable.

 

 

Par beautiful-pictures.fr — septembre 2014 

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

MH17-Poursuites contre l'Ukraine

MH17-Poursuites contre l'Ukraine | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo : galleryhip.com.



MH17 : LES PROCHES DE TROIS VICTIMES VEULENT POURSUIVRE L’UKRAINE POUR SON RÔLE DANS LA CATASTROPHE


Ça bouge décidément en Allemagne autour du crash du MH17. Après l’annonce d’une récompense de 30 millions de dollars à celui ou celle apportant des informations sur qui a fait le coup, voici qu’une autre nouvelle vient de tomber sur les chaines et journaux allemands et néerlandais : les proches de trois victimes du vol MH17 veulent poursuivre le gouvernement de l’Ukraine et le président Petro Porochenko pour leur rôle dans la catastrophe de l’avion malaisien. Ils comptent entamer la procédure dans environ deux semaines devant la Cour européenne des droits de l’homme.


Leur avocat, Elmar Giemulla, qui est aussi professeur allemand en droit aéronautique, considère que l’Ukraine n’a pas rempli son rôle de garant d’un espace aérien sûr, que le gouvernement aurait dû verrouiller l’espace aérien au-dessus de la zone de crise : « Un pays est responsable de l’espace aérien au-dessus de son territoire », a-t-il déclaré à Bild.



Par The French Saker - vineyardsaker.fr - le 21 septembre 2014


Sources :

Familien der deutschen Opfer verklagen Ukraine (bild.de, allemand, 21-09-2014)

Duitsers klagen Kiev aan om MH17 (nos.nl, néerlandais, 21-09-2014)

more...
No comment yet.