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José Mujica, Président

 

Le Président de l’Uruguay se préoccupe plus du bien-être de ses concitoyens que du reste.  Son discours est un exemple que devraient suivre "nos" politiciens. - Duc

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La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).
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En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

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Koter Info 

Site "Koter Info" LLN-WSL-UCL


=  plus de 94.000 lecteurs du site

 

Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

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"La Gazette" de LLN-WSL-UCL


=  plus de 95.000 lecteurs de La Gazette

 

Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

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Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


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Services gratuits directs



Koter Info's insight:

 

Site web et Gazette, les différentes publications de Koter Info sont suivies par plus de


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Koter Info's curator insight, January 14, 6:51 PM

 

Site web et Gazette, les différentes publications

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Ukraine - N. Farage dénonce l'UE

"Arrêtons de jouer à la guerre avec la Russie"


Nigel Farage (*) a accusé l’UE d'avoir aidé les Ukrainiens à préparer le coup d'État qui a débouché sur le renversement du président Yanukovych. Si nous voulons une guerre avec la Russie, nous sommes sur la bonne voie a affirmé le député britannique.


 

Nigel Paul Farage, né le 3 avril 1964 à Farnborough dans le Hampshire, est une personnalité politique britannique, chef du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) de 2006 à 2009 puis à nouveau à partir de 2012. Il est également député européen et coprésident du groupe Europe libertés démocratie (ELD) avec Francesco Speroni, depuis le 1er juillet 2009.

Eurosceptique, il dit défendre les « valeurs de démocratie pour les nations », et s'est opposé à l'adoption d'une constitution européenne en invoquant le « non-respect des votes des peuples européens » (notamment Français, Irlandais et Néerlandais), ainsi que l'absence de référendums pour l'immense majorité des pays européens. (Source Wikipédia).


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Les seules paroles de bon sens prononcées à l'UE, mais par quelqu'un qui n'a malheureusement pas la majorité !


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Vaccin - Cancer du col de l'utérus

Vaccin - Cancer du col de l'utérus | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Le (futur) scandale des vaccins

contre le cancer du col de l’utérus

 Par le Pr Henri Joyeux (*)



Voici ce qu’il faut savoir sur ces vaccins mis sur le marché dès 2006 

 

Ces vaccins sont évidemment une très belle affaire de business pour deux laboratoires internationaux, Merck aux USA associé à Sanofi Pasteur en Europe pour le Gardasil (prévision de 2 milliards de dollars de vente), et GlaxoSmithKline pour le Cervarix. Les innombrables publicités, y compris vers le grand public, en témoignent.

 

  • Le Gardasil est proposé aux jeunes filles de 9 ans à 26 ans. Il n’est efficace qu’à titre préventif contre les papillomavirus types 6, 11, 16, 18. Il est donc dit quadrivalent. 

  • Le Cervarix est aussi sur le marché. Il ne protégerait que des souches 16 et 18 responsables de 70 % des cancers du col. Il est dit bivalent. 


.

Au total, ces 2 vaccins ne préviendraient que 75 % au maximum des cancers du col. Les 25 % restants, plus graves, sont dus à des souches plus rares.


La durée de l’immunité conférée par les vaccins n’est pas connue. Les effets secondaires du vaccin en situation réelle et à long terme ne sont pas connus. Ils font encore l’objet de discussion entre spécialistes. Ne risquent-ils pas de sélectionner des souches plus virulentes que le vaccin ne prévient pas ? Incertitude totale. 

 

Autant dire que les femmes sont déjà et seront de bons sujets d’expérience ! Une équipe de l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) est chargée de suivre les grossesses après vaccination à la recherche de risques malformatifs et de suivre aussi tous les « signaux » qui pourraient apparaître après vaccination… Il n’est pas certain que ce soit la préoccupation N° 1, mais cela permet de penser qu’on peut déjà se faire vacciner sans risques. Il est curieusement conseillé d’attendre 24 mois après vaccination avant d’engager une grossesse.

 

Le vaccin est remboursé à 65 % pour les jeunes filles âgées de 14 ans et les jeunes femmes âgées de 15 à 23 ans qui n’auraient pas eu de rapport sexuel, ou au plus tard l’année suivant le début de leur vie sexuelle.


Comment le savoir avec certitude ? 

 

Le coût de la vaccination pour le Gardasil est de 123,44 € pour une injection, avec deux schémas de vaccination selon l’âge de la jeune fille :

  • de 9 à 13 ans : 2 injections à 6 mois d’intervalle. Si la deuxième dose est administrée moins de 6 mois après la première dose, une troisième dose doit être administrée. 

  • 14 ans et plus : 2 premières injections à 2 mois d’intervalle, suivies d’une troisième 6 mois après la première injection. 


.

Récemment, face à des réactions suspicieuses certaines publications ont affirmé que 2 injections suffisaient.  

 

En outre, le Gardasil contient 225 µg d’aluminium, et nous connaissons les effets délétères de l’aluminium sur le cerveau. Cette information est à l’origine d’une polémique entre ceux qui parlent de danger et ceux qui n’en voient pas, en particulier quelques académiciens de la médecine certainement très sollicités par Sanofi-Pasteur.

 

Le journal Le Figaro précisait en avril 2014 : « Le vaccin n’est pas plus efficace que les autres méthodes de prévention et de plus il est porteur de risques », propos de Lucija Tomljenovic (chercheuse à l’Université canadienne de la Colombie britannique qui travaille sur les effets neurotoxiques des adjuvants vaccinaux) lors d’une conférence de presse organisée par la députée européenne Michèle Rivasi. Cette dernière demande un « moratoire » sur le Gardasil en attendant que des études fassent la preuve de son efficacité.


En France, 15 cas de sclérose en plaques ont été rapportés pour 5 millions de doses de Gardasil injectées depuis 2006. L’ANSM estime donc que « le « bénéfice » du vaccin, recommandé pour toutes les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans, reste supérieur au « risque » encouru ». L’attitude est la même dans la plupart des pays, à l’exception du Japon qui a décidé en 2013 de ne plus recommander ce vaccin. Tous ces pays recommandent toutefois de combiner la vaccination si elle est réalisée avec le dépistage des lésions précancéreuses par frottis. 


Le Cervarix se délivre en une seule dose, le coût est de 111,52 €.


Au total, il manque le recul pour savoir quelles seront les conséquences de la vaccination sur le recours au dépistage. En effet, la vaccination intervient près de 10 ans avant l’âge du début du dépistage. Il est possible qu’à cette date le vaccin ait perdu son efficacité. 


Une publication parue dans le célèbre Lancet en ligne le 2 septembre 2014 affirme que tout va bien [1]. 

 

Elle rapporte « les données d’efficacité, sécurité et immunogénicité du vaccin bivalent anti-HPV 16/18 (avec adjuvant AS04) chez la femme adulte.  Jusqu’à 15 % des femmes de chaque tranche d’âge pouvaient avoir un antécédent d’infection ou de lésion HPV. Le critère principal d’efficacité était la réduction à 6 mois de l’infection persistante à HPV ou des néoplasies cervicales intraépithéliales (CIN) de grade 1 (CIN1+) associées aux types d’HPV 16/18. » 

 

Autant dire que c’est de la foutaise et s’étonner que le Lancet ait publié ce document, mais le nombre impressionne puisque 5 752 femmes ont été incluses dans la cohorte (n = 2 881 vaccinées, n = 2 871 contrôles) et suivies entre 2006 et 2010. 

 

Quant aux effets secondaires sérieux, introuvables dans les résumés de publication, ils seraient étonnamment survenus chez 285 (10 %) des 2 881 femmes dans le groupe vaccin et 267 (9 %) des 2 871 femmes du groupe contrôle ; respectivement cinq (< 1 %) et huit (< 1 %) de ces événements ont été rattachés à la vaccination.

 

Évidemment les fabricants et communicants diffuseurs de publicité vont utiliser une telle publication pour proposer le vaccin en âge scolaire. Ils vont tout faire pour le rendre obligatoire dès l’âge de 9 ans aux frais de l’assurance maladie pour 65 % et des parents que l’on saura harceler pour la santé de leurs enfants.

 

Fin 2013, en France, 2,6 millions de femmes étaient vaccinées contre le cancer du col. Pour le Haut Conseil de Santé publique (HCSP), les effets indésirables seraient présents dans 2 à 5 cas pour 10 000 doses de ces vaccins, ce qui lui permet de confirmer le « profil de sécurité d’emploi rassurant ». Les cas graves seraient observés dans 7 cas pour 100 000 doses, soit pour 7 cas pour 33 000 jeunes femmes. En 2011, en France, le HCSP estimait le nombre de pathologies précancéreuses liées aux HPV à 32 179 cas.

 

Le plus étonnant est que le Haut Conseil recommande, y compris aux femmes vaccinées, de faire un frottis tous les 3 ans entre 25 et 65 ans au moins, et ce après deux frottis normaux à un an d’intervalle. Le doute quant à l’efficacité des vaccins reste entier.

 


1/ Une forte publicité auprès des médecins pour prouver l’efficacité et vacciner – « le plus tôt sera le mieux » – et un bourrage de crâne à destination de toutes les mères de famille


En voici un exemple typique pour vacciner le plus tôt possible et culpabiliser, si ce n’est déjà fait.    

 

« Une étude canadienne publiée dans le Journal of Clinical Oncology confirme l’efficacité de la vaccination contre le papillomavirus lorsqu’elle est réalisée tôt. Les femmes qui avaient plus de 18 ans lors de leur vaccination anti-HPV, ou dont l’examen cytologique sur le frottis donnait un résultat anormal, courent le même risque de lésion intra-épithéliale du col de l’utérus que celles qui sont non vaccinées. En revanche, quand la vaccination intervenait avant 18 ans chez une femme dont l’examen était négatif, le risque était diminué de 23 % par rapport à une femme non vaccinée.

 

Encore une autre intitulée « Le plus tôt sera le mieux ».

 

« Entre septembre 2006 et avril 2010, 3541 patientes vaccinées ont été comparées à 9594 femmes non vaccinées dans le cadre d’une étude cas-contrôle. Les chercheurs ont calculé les risques relatifs d’apparition de cellules malpighiennes de signification indéterminée, de lésions intra-épithéliales de bas grade et de lésions intra-épithéliales de haut grade. En se basant uniquement sur l’âge, et pas sur les antécédents de cytologie anormale, la vaccination avant 18 ans était associée à un risque de lésion de bas grade diminué de 21 %, à un risque de lésion de haut grade diminué de 35 %, tandis que le risque de détection de cellules malpighiennes de signification indéterminée n’était pas significativement affecté. Salaheddin Mahmud de l’université de Manitoba, à Winnipeg, et ses collègues estiment donc que la vaccination tétravalente procure d’autant plus de protection contre les lésions intra-épithéliales et les dysplasies du col de l’utérus qu’elle est réalisée tôt, et si possible avant la première exposition au papillomavirus. »

 

En réalité les inquiétudes apparaissent entre les lignes des responsables de la santé.

 

En amont de la Semaine européenne de prévention et dépistage du cancer du col de l’utérus (19 au 25 janvier 2014), l’Institut national du cancer et le ministère des Affaires sociales et de la Santé ont lancé une nouvelle campagne pour rappeler l’importance du frottis cervico-utérin. 

 

« Face au cancer du col de l’utérus, il existe deux moyens efficaces et complémentaires de protéger les femmes : la vaccination contre les HPV, recommandée pour les jeunes filles dès 11 ans, et le dépistage par frottis tous les 3 ans, pour les femmes de 25 à 65 ans, qu’elles soient vaccinées ou non », rappellent les autorités. 

 

La vaccination ne protégeant pas contre tous les types de HPV cancérigènes, mais seulement contre les HPV-16 et 18, responsables de 70 % des cancers du col de l’utérus, « elle ne dispense donc pas d’un dépistage régulier par frottis ».

 

On comprend pourquoi il y a tant de frottis inutiles, car dans aucun document ne sont précisées les personnes à risques et celles qui ne le sont pas. L’État incompétent a trop peur de se responsabiliser. Il risquerait d’être accusé de moralisation en expliquant quelles sont les personnes à risques. Peu lui importent les coûts que de telles campagnes représentent, alors que la structure nationale chargée d’organiser la santé – la branche Santé de la sécurité sociale – affiche un déficit abyssal. Inquiétante orientation de la Santé publique qui, au lieu de limiter les dégâts, participe à leur diffusion par des informations incomplètes et déresponsabilisantes.

 

Le rôle du médecin n’est plus de conseiller en fonction des réponses aux questions qu’il pose à son patient dans le secret de son cabinet médical. Il lui revient de plus en plus d’imposer comme une machine des examens et des traitements présentés comme préventifs. De plus, il est à la fois sous contrôle des labos et stimulé s’il prescrit trop peu de vaccinations.

 

Nous l’avons vu avec les excès du THS de la ménopause, de la prévention de l’ostéoporose, nous le verrons avec le vaccin contre l’hépatite quasiment imposé deux mois après la naissance et désormais avec le vaccin contre le cancer du col pour tous les enfants dès l’âge de 9 ans.

 

Soyons clairs, les personnes qui ne changent pas de partenaires sexuels et dont le partenaire n’a pas lui-même d’autres partenaires, n’ont pas de risques d’être contaminées. Ce n’est pas difficile à expliquer et à comprendre. Tous les jeunes et leurs parents ont le droit de savoir et d’être informés correctement pour faire leur choix en connaissance de cause. Je leur fais plus confiance qu’à l’État empêtré dans ses conflits d’intérêts (sans parler de l’idéologie).



Jusqu’à l’alerte pour forcer les gynécologues, médecins, sages-femmes et grand public...

 

Voilà que l’alerte est donnée au nom de la Santé publique. La vaccination et les frottis sont insuffisants en France. Moins de 30 % des jeunes filles sont correctement vaccinées et près de 40 % des femmes ne réalisent pas de frottis régulièrement faute de suivi gynécologique, notamment les femmes de 50 à 65 ans ou celles qui habitent dans certains départements à faible densité de médecins (gynécologues).

 

Si 9 frottis sur 10 sont réalisés par les gynécologues, ils peuvent l’être par le médecin traitant ou par une sage-femme. De même, l’examen peut être pratiqué dans différents lieux de soins : en libéral ou à l’hôpital, mais aussi dans un centre de santé, un centre de planification ou d’éducation familiale, ou encore, sur prescription, dans certains laboratoires d’analyse de biologie médicale. Une telle information « est trop peu connue des femmes et justifie de continuer à les sensibiliser », soulignent les autorités.

 

Ainsi du 11 au 28 janvier 2014, la nouvelle campagne – avec spots radio et documents d’information (dépliants et affichettes) – a rappelé aux femmes les professionnels de santé auprès desquels elles doivent consulter Et un dispositif interactif est prévu pour les professionnels de santé qui sont d’ailleurs contrôlés pour vérifier qu’ils font bien ce qui leur est fortement recommandé. Une fenêtre « pop up » se déclenche à l’ouverture du dossier de chaque patiente âgée de 25 à 65 ans, rappelant au médecin que sa patiente est concernée par ce dépistage et l’invitant à engager le dialogue sur ce sujet.

 

Une fiche prévention lui est également destinée sur le site de l’INCa, de même qu’un dossier d’information. Il pourra aussi consulter le module de formation en e-learning de l’institut.


 

2/ Les complications de la vaccination contre les HPV


Dès février 2007, la télévision américaine annonçait par des interviews de graves complications et présentait des victimes du Gardasil vivantes ainsi que des photos de jeunes femmes décédées.

 

De plus, l’Agence Européenne du Médicament (EMEA) publiait le 24 janvier 2008 le décès de femmes préalablement vaccinées par le Gardasil, et deux rapports concernant la mort subite et inexpliquée de deux jeunes femmes dans l’Union européenne, plus précisément en Allemagne et en Autriche.

 

À la suite du choc du décès en Autriche et d’un rapport démontrant que l’efficacité à long terme d’une telle vaccination serait « tout à fait négligeable », la ministre autrichienne de la Santé, le Dr Andrea Kdolsky, a décidé de retirer les vaccins anti-HPV du programme officiel, de ne plus les rembourser et de mettre plutôt l’accent sur le dépistage. 

 

Des cas mortels ont été rapportés aux USA dans les suites immédiates de la vaccination, mais on s’est bien gardé de prévenir les autorités et a fortiori les mères de famille pour leurs filles.

 

Curieusement et évidemment, les autorités de Santé européennes et françaises ont informé sur les deux derniers cas, en mentionnant que la relation de cause à effet n’était pas encore prouvée… Tous les autres décès, sauf trois, sont advenus au cours de la semaine après la vaccination.

 

Aux États-Unis, d’après le VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System), entre juillet 2006 et janvier 2007 on trouve parmi ces manifestations des névralgies, gastro-entérites, inflammations du pelvis, crises d’asthme, attaques cardiaques, syndrome paralytique temporaire, spasmes des bronches, arthrite et fausses-couches…


 

3/ Qui doit être vacciné et existe-t-il des alternatives à la vaccination ?


Le mode de dépistage avant le cancer est excellent : c’est la pratique régulière du frottis chez le gynécologue, le médecin généraliste ou la sage-femme qui a considérablement fait chuter le nombre de décès par cancer du col de l’utérus (74 % de moins entre 1955 et 1992 aux USA).

 

Ces décès concernent surtout des femmes à risques ne se faisant pas dépister par manque d’information. C’est donc au niveau du dépistage par le frottis qu’il faut agir, en informant. Les traitements de l’infection à HPV, puis des stades précancéreux du col, par laser puis chirurgie ont permis à nombre de femmes de guérir et de ne pas développer de cancer du col de l’utérus.

 

Dans les populations à risque, le frottis tous les 3 ans a permis de réduire la mortalité par cancer du col de l’utérus de 70 %. En France, près de 6 millions de frottis sont effectués chaque année pour 5000 à 6 000 nouveaux cas. Si les femmes (et les hommes) étaient bien informées, 500 000 frottis seulement seraient nécessaires.



Alors, faut-il faire courir le moindre risque à nos enfants pour une pathologie facilement détectable et curable dans la mesure où un suivi régulier chez un gynécologue est instauré ? Certainement pas.


Pour Abby Lippman, épidémiologiste de l’Université McGill au Canada et spécialiste de la santé des femmes, ni le vaccin Gardasil, ni son concurrent le Cervarix n’ont encore démontré leur efficacité pour prévenir le cancer du col de l’utérus. Selon ce spécialiste, on surestime également les risques de cancer liés au HPV, et « l’on ne sait pas encore si le vaccin permettra de réduire le nombre de cas de cancer ».

 

« D’après différentes études, on estime d’ailleurs qu’il faudra de nombreuses années avant d’avoir recueilli les preuves à cet égard. Et si l’immunité procurée par le vaccin contre le HPV s’avérait de plus courte durée qu’on ne l’anticipait ? Assisterait-on à l’émergence de souches résistantes qui pourraient toucher plus gravement les individus ayant un système immunitaire diminué comme ce fut le cas avec la grippe aviaire ? », se demande aussi Abby Lippman.

 

Pour notre amie le Dr Bérengère Arnal, gynécologue-obstétricienne, coauteur avec nous du livre « Comment enrayer l’Épidémie des cancers du sein ? », maman d’Ève, 13 ans, « sa fille ne sera pas vaccinée contre les HPV, mais sera informée et régulièrement dépistée si nécessaire ».


L’objectif (très rentable !) des lobbies est évidemment de vacciner toutes les petites filles avant de vacciner dès que possible les garçons au même âge et de rendre obligatoire la vaccination en milieu scolaire.

 

Nous ne sommes pas en accord avec ces objectifs que nous considérons comme de la « fausse santé publique ».

 

Ont vraiment besoin d’être vaccinés les enfants dont les parents pensent qu’ils commenceront tôt leur activité sexuelle, dès que leurs envies et pulsions les envahiront. Cela implique évidemment des partenaires multiples et donc des risques certains qui ne peuvent qu’augmenter, car il y a peu de chances que, devenus adultes, ces jeunes hommes et femmes se fixent rapidement. Nul doute que ces enfants, dès 9 ans et avant 13 ans pourraient être vaccinés dans la mesure où l’on sera certain de manière définitive que les deux vaccins sont réellement efficaces et non dangereux.

 

La généralisation de la vaccination a évidemment un coût faramineux, sans commune mesure avec ce que les parents et l’école devraient apprendre aux jeunes en matière d’information sur la santé, l’amour et la sexualité, avec certainement de meilleurs résultats pour la prévention.

 

N’hésitez pas à diffuser cette lettre vers les 17 millions de familles qui sont mal informées et ne souhaitent pas que leurs enfants attrapent ce virulent papillomavirus dans les zones génitales ou dans la gorge. Il s’agit bien d’une IST, Infection Sexuellement Transmissible. 

 

Comme nous le verrons, une saine et juste information adaptée à l’âge des enfants dès la puberté et même avant, puis adaptée aux ados d’aujourd’hui, permettrait de faire des économies substantielles et éviterait bien des souffrances.

 

N’hésitez pas à tester votre risque de cancer de l’utérus (col et corps), mais aussi de cancer de la zone ORL en allant sur mon site à la rubrique santé et « cancer-risks ». C’est un bon moyen de réduire vos risques et de comprendre les enjeux d’une sexualité à multiples partenaires. La vraie liberté dépend d’une saine et complète information qui n’a aucun rapport avec la morale.

 

Dans une prochaine lettre, je vous ferai part de mon expérience des rencontres de jeunes dans les écoles depuis 1982, date de l’arrivée du sida sur la planète, organisées justement pour prévenir toutes les maladies ou infections sexuelles transmissibles, sans vaccin. Et ce avec l’agrément de l’Éducation nationale en 2007 et 2012.

 

Cette lettre est évidemment dédiée à toutes les mères et tous les pères de famille qui aiment leur(s) fille(s) et leur(s) garçon(s).

 

 

PS : Retrouvez la première partie de cette lettre : « Cancer du col de l’utérus : une terrible menace » en vous rendant ici.

 

 

 

 

Par le Pr Henri Joyeuxprofesseur-joyeux.com — le 17 septembre 2014

 

 

(*) Henri Joyeux  est professeur des universités-praticien hospitalier de cancérologie et de chirurgie digestive à l'université Montpellier. Il est également écrivain, conférencier. 

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Existence de civilisations perdues

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Nouvelle preuve que les civilisations perdues

ont vraiment existé

 

Et si tout ce que vous avez appris sur les origines de la civilisation était faux ? Que ce soit certaines parties de l’Histoire qui ont été volontairement cachées, ou que nous devions encore découvrir et comprendre la véritable histoire de notre passé, de nouvelles découvertes archéologiques et géologiques révèlent que les civilisations sophistiquées ont probablement existé à l’époque préhistorique.


Jusqu’à récemment, la communauté archéologique a propagé l’idée que les débuts de la civilisation humaine ont commencé après la dernière période glaciaire, qui s’est terminée vers 9600 av. J.-C.. Tous les ancêtres de l’homme avant cette période ont été reconnus comme primitifs, chasseurs-cueilleurs non civilisés, qui étaient incapables d’organisation communautaire et de conception architecturale.
 C’est seulement après l’ère glaciaire, lorsque d’énormes calottes glaciaires profondes de 3,2 km qui recouvraient une grande partie de l’Europe et de l’Amérique du Nord ont fondu, que les ancêtres de l’homme ont commencé à développer et à perfectionner l’agriculture, formant des structures économiques et sociales plus complexes autour de 4000 av. J.-C..


Les archéologues croyaient que les premières villes avaient commencé vers 3500 av. J.-C. en Mésopotamie et, peu de temps après, en Égypte.

Sur le continent européen, les sites mégalithiques les plus anciens sont datés d’environ 3 000 ans av. J.-C., et le site populaire de Stonehenge est daté entre 2400 av. J.-C. et 1800 av. J.-C..



Ceci est la chronologie établie enseignée dans les écoles et considérée par la société moderne. Les sociétés préhistoriques comme Atlantis ont été déclarées comme mythe.


Jusqu’à maintenant. Une nouvelle étude révèle désormais que les humains civilisés sont apparus sur Terre pendant l’ère préhistorique. Il se peut que tout ce que nous avons appris sur les origines de la civilisation soit faux. Les vieilles histoires sur l’Atlantide et d’autres grandes civilisations qui ont longtemps été qualifiées de mythe par les archéologues, s’avèrent être vraies aujourd’hui. » ~Danny Natawidjaja, géologue principal au centre de recherche pour la géotechnique à l’institut indonésien des sciences.



Depuis 2011, le Dr Natawidjaja et son équipe ont travaillé sur un site de sondage géologique en Indonésie à environ 160 kilomètres de la ville de Bandung. L’importance du site a été reconnue en 1914 lorsque des structures mégalithiques fabriquées à partir de blocs de basalte en colonnes ont été découvertes autour d’un sommet d’une grande colline. Lorsque le sommet de la colline a été déboisé, on s’est rendu compte que ces blocs formaient cinq terrasses. On croyait qu’elles étaient utilisées pour la méditation et la retraite. Ce site était considéré comme sacré par les habitants et surnommé Gunung Padang, ce qui signifie « Montagne de lumière » ou « Montagne de l’éveil ». L’âge de la structure des terrasses a été estimé entre 1500 av. J.-C. et 2 500 av. J.-C..



Ce que Natawidjaja a découvert à Gunung Padang était stupéfiant.


En réalité la colline n’était pas une colline naturelle, mais une pyramide à degrés de 300 mètres de haut. Et ce qui est encore plus controversé c’est que la structure était beaucoup plus ancienne qu’on ne l’imaginait. La structure des terrasses date d’environ 500 à 1 500 av. J.-C., ce qui est similaire aux estimations précédentes. Il a également utilisé des forages tubulaires pour faire apparaître des noyaux de terre et des pierres à différentes profondeurs sous les mégalithes de surface. Quand on a creusé plus profond, Natawidjaja a continué de découvrir que les structures des colonnes en basalte allaient bien au-dessous de la surface et ont donné des dates beaucoup plus anciennes.



À des profondeurs de 30 mètres et plus, le matériau utilisé datait de 20 000 av. J.-C. à 22 000 av. J.-C.. En utilisant la datation au radiocarbone, Natawidjaja et son équipe ont prouvé que les structures mégalithiques artificielles et donc qu’une civilisation humaine préhistorique existait pendant la période glaciaire.


« Avec 7 000 ans ou plus de plus que Stonehenge les mégalithes de Göbekli Tepe, comme les mégalithes profondément enfouis de Gunung Padang signifient que la chronologie de l’histoire enseignée à l’école et aux universités pour la meilleure partie des cent dernières années ne peut plus tenir debout !


Il semble qu'une telle civilisation existait, comme je l’ai soutenu dans mon best-seller controversé de 1995. L’empreinte des dieux, est en réalité beaucoup plus ancienne et beaucoup plus mystérieuse que nous le pensions. » ~Graham Hancock.(Source)



« Gunung Padang n’est pas une colline naturelle, mais une pyramide construite par l’homme et les origines de sa construction remontent bien avant la fin de la dernière ère glaciaire. Étant donné que le travail est immense, même aux niveaux les plus profonds, et qu’il témoigne de la nature des compétences de construction sophistiquées qui étaient déployées pour construire les pyramides d’Égypte ou les plus grands sites mégalithiques d’Europe, je peux seulement conclure que nous étudions le travail d’une civilisation perdue et une autre relativement avancée. » ~Dr Danny Natawidjaja (Source)



Le philosophe grec Platon croyait aussi que la haute civilisation existait bien pendant l’ère glaciaire.


Ses dialogues enregistrés avec d’autres savants de son époque datent l’Atlantide et sa submersion par les inondations et les tremblements de terre autour de 9 000 ans av. J.-C., qui est, comme par hasard, en accord avec les connaissances scientifiques modernes sur l’élévation rapide du niveau des mers vers la fin de l’ère glaciaire en 9600 av. J.-C..



La question est maintenant de savoir :


Qu’est-il arrivé aux civilisations préhistoriques ? Pourquoi n’ont elles pas survécu à la période froide du Dryas récent, qui date de 10 900 av. J.-C. à 9 600 av. J.-C. ? On sait que le Dryas récent était une période vraiment cataclysmique sur Terre, avec une immense instabilité du climat et des conditions globales terrifiantes. Les scientifiques cherchent à élucider depuis longtemps le mystère derrière tout cela et les causes de l’extinction massive de la mégafaune nord-américaine comme l’ours à face courte et les chats à dents de sabre datées autour de 11 000 av. J.-C.. Ce même mystère a-t-il été responsable d’un déclin massif de la population humaine et de la disparition des sociétés préhistoriques avancées ?




De nouvelles recherches effectuées par des géologues du monde entier, dont James Kennett, professeur émérite au département des sciences de la Terre à l’Université de Californie à Santa Barbara, ont établi un lien entre la période du Dryas récent et un impact cosmique, peut-être une entrée en collision d’une comète avec la Terre. L’équipe internationale de recherche de 21 universités et de 6 pays a identifié une distribution de nanodiamants de nature  extraterrestre sur 32 sites dans 11 pays, couvrant une superficie de 50 millions de kilomètres carrés dans l’hémisphère nord. Kennett commente :


« Nous avons identifié de façon concluante une couche mince sur trois continents, en particulier en Amérique du Nord et en Europe occidentale, contenant un riche assemblage de nanodiamants, dont la production peut être expliquée uniquement par un impact cosmique. Nous avons également trouvé des matériaux vitreux et métalliques du Dryas récent formés à des températures supérieures 2 200 degrés Celsius, ce qui n’a pas pu être causé par des feux de forêt, du volcanisme ou des flux météoritiques, mais seulement pas un impact cosmique. »(Source)



On sait que pendant le Dryas récent, la Terre a connu une grande instabilité mondiale, avec une forte baisse des températures encore plus froides que pendant le pic de la période glaciaire. Un retour à un climat plus chaud autour de 9600 av. J.-C. a provoqué une fonte soudaine des calottes glaciaires restantes, ce qui a provoqué une élévation rapide du niveau des océans.


Kennett et ses collègues croient que le début du Dryas récent et la forte baisse des températures ont été causés par un événement cosmique, semblable à l’événement responsable de l’extinction de masse des dinosaures il y a 65 millions d’années. Les scientifiques ont appelé ce moment dans le temps illustré par les données des nanodiamants un isochrone. Cet isochrone a-t-il été le responsable de la création du mystère des civilisations perdues ? Kennett croit que oui :


« Pas étonnant que de nombreuses espèces de grands animaux, comme les mammouths, aient disparu pendant cette période précise et bien sûr cela a eu d’immenses effets sur nos ancêtres, pas seulement les cueilleurs chasseurs primitifs dont parlent les archéologues, mais aussi, je crois, une grande civilisation qui a été effacée de l’enregistrement historique par les bouleversements du Dryas récent. »(Source)

 .

 


.

Par Sandra Veringa — espritsciencemetaphysiques.com — le

16 septembre 2014

 

 

Sources:

http://phys.org/news/2014-08-year-old-nanodiamonds-multiple-continents.html

http://www.grahamhancock.com/forum/HancockG9-Mystery-Lost-Civilization.php

 

Koter Info's insight:


Les civilisations perdues ont vraiment existé


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Plans US - Guerre mondiale

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Les plans de Washington pour une guerre mondiale

Par Patrick Martin

 

Un document extraordinaire publié le 31 juillet à propos du calendrier prévisionnel militaire des États-Unis enjoint le Pentagone de se préparer à déclencher jusqu’à une demi-douzaine de guerres simultanément, y compris des guerres dans lesquelles les adversaires possèdent des armes nucléaires.


Ce n’est pas les USA qui se battent ils utilisent des tiers.


Ce document, intitulé « Ensuring a Strong Defense for the Future » (« Assurer une défense forte pour le futur »), a été rédigé par le National Defense Panel, un groupe d’anciens hauts responsables civils et militaires, missionnés par le Congrès pour fournir un regard critique sur le calendrier prévisionnel officiel du Pentagone publié cette année, le plan quadriennal de défense 2014.


Le National Defense Panel est coprésidé par William Perry, secrétaire à la Défense sous la présidence Clinton, et par le général John Abizaid, ex-chef du Commandement central des États-Unis. Parmi ses membres, il comprend quatre autres généraux à la retraite, ainsi que Michele Flournoy, anciennement secrétaire adjoint à la Défense sous Obama, et Éric Edelman, un éminent néoconservateurs et sous-secrétaire à la Défense dans le gouvernement de George W. Bush.


Il s’agit donc d’un groupe bipartisan [Républicains + Démocrates], qui représente l’intégralité du spectre politique des dirigeants officiels de Washington en matière de sécurité. Son rapport a été publié sous les auspices d’une agence financée par le gouvernement des États-Unis qui se consacre à l’étude des conflits, et dont le nom, choisi avec une logique orwellienne irréprochable, est l’US Institute of Peace [Institut américain de la paix].


Ce document nous prévient des dangers auxquels les États-Unis vont devoir faire face, en parlant en premier lieu de la puissante expansion de la Chine et de la Russie, avant de mentionner la Corée du Nord, l’Iran, l’Irak, la Syrie, le Moyen-Orient tout entier, puis l’Afrique. La Chine et la Russie ont donc été promues à la première place des cibles potentielles d’une intervention militaire des États-Unis, devant les trois pays mis en avant par George W. Bush dans son fameux discours de 2002 sur « l’Axe du mal ».


Le document précise que pendant les deux décennies précédentes, depuis l’effondrement de l’URSS en 1991, la doctrine militaire des États-Unis a exigé la capacité de pouvoir financer deux conflits militaires majeurs simultanément. Ensuite, il y est demandé un changement radical de cette doctrine :


« Étant donné que, dans le contexte actuel, les menaces s’intensifient, nous croyons qu’un nouveau format renforcé des forces armées, plus complet – un format qui soit différent du format double conflit (NDT : le « two-war construct » est un terme faisant référence à une doctrine militaire classique aux États-Unis et qui prévoit que ses forces armées doivent être dimensionnées de manière à être capables de mener simultanément deux conflits majeurs), mais au moins aussi puissant − est approprié. »


Par la suite, cette idée est davantage détaillée :


« Nous croyons [...] qu’une capacité à faire la guerre partout est la condition sine qua non pour être une superpuissance et s’avère donc essentielle à la crédibilité de la stratégie globale de l’Amérique en matière de sécurité nationale. Dans le contexte actuel de menaces, les États-Unis pourraient, selon toute vraisemblance, être amenés à mener des actions préventives ou à combattre dans plusieurs régions sur des périodes qui se superposent : dans la péninsule coréenne, dans les mers de Chine orientale et méridionale, au Moyen-Orient, en Asie du Sud, et pourquoi pas en Europe. Les États-Unis sont également confrontés à la possibilité d’avoir à faire face à des adversaires dotés de l’arme nucléaire. De surcroît, l’expansion d’Al-Qaïda et de ses émanations dans de nouvelles parties de l’Afrique et du Moyen-Orient implique que l’armée américaine doive pouvoir assumer des opérations antiterroristes au niveau mondial et défendre le territoire américain tout en étant engagée dans des conflits régionaux hors de nos frontières. » (Souligné par nous.)


Cette liste suggère que les États-Unis doivent être préparés à mener de front cinq ou six guerres majeures. Ce n’est rien moins que la demande à l’impérialisme américain de se préparer à gérer une guerre mondiale qui pourrait menacer l’humanité d’extinction.


La mise en avant de la Chine et de la Russie comme cibles potentielles d’une action militaire américaine est de très mauvais augure quant à ses implications, puisque ces deux pays possèdent respectivement le deuxième et le troisième arsenal nucléaire de la planète, derrière les États-Unis eux-mêmes.


Le rapport soutient la position de l’Administration Obama, qui prône un « rééquilibrage » des forces militaires américaines pour affronter la Chine, décrivant cette initiative stratégique comme un effort pour réaffirmer « la primauté de la région Asie-Pacifique parmi les intérêts de sécurité des États-Unis.»


En ce qui concerne la possibilité pour qu’une telle guerre se produise, il convient de souligner que le Comité de défense nationale (National Defense Panel) discute actuellement des déclencheurs possibles pour un conflit majeur, en particulier en Extrême-Orient. Les termes utilisés ont beau être pleins de jargon, les perspectives n’en font pas moins froid dans le dos :


« La prolifération de systèmes de plus en plus autonomes et ne nécessitant pas d’intervention humaine, en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient par exemple, aura un impact préjudiciable sur le maintien de la stabilité durant une crise ou sur la gestion de l’escalade si un conflit éclate. Ajoutés à la multiplication d’outils cyberoffensifs et défensifs ainsi que de défense anti-spatiale, ces systèmes affecteront sérieusement le rapport entre force militaire offensive et défensive dans des régions-clés, augmentant ainsi le risque qu’une crise dégénère rapidement en conflit – avant que les politiques et commandements militaires ne puissent réagir à temps ».


En clair, une grande guerre peut éclater, sans intervention humaine, à travers l’interaction de drones et de systèmes de réponse automatisés de part et d’autre.


Le rapport ne remet pas ouvertement en cause les forces militaires composées de volontaires, mais il met l’accent sur leur coût croissant, et appelle à une « réforme raisonnable des soldes et des avantages sociaux » pour les rendre plus abordables. La logique des pressions combinées de la hausse des coûts et des déploiements militaires croissants est inexorable, cependant cela signifie que la classe dirigeante américaine devra à plus ou moins court terme se diriger vers une certaine forme de conscription, même au-delà du projet économique actuel dans lequel les plus pauvres des travailleurs sont enrôlés comme « volontaires » de manière disproportionnée.


Le rapport de défense exprime des préoccupations sur le fait que les contraintes financières pesant sur l’impérialisme américain, et notamment des limitations imposées volontairement telles que la « saisie conservatoire » d’une partie sélectionnée des dépenses militaires imposées par le Budget Control Act (« Loi de contrôle budgétaire ») de 2011, sabrent dans les préparatifs de guerre du Pentagone.


Les auteurs se plaignent de manière répétée des limitations pesant sur les dépenses militaires états-uniennes à cause du fardeau des programmes sociaux domestiques, montrant du doigt « le large fossé grandissant entre les sommes collectées pour financer les programmes, d’une part, en particulier pour la Sécurité sociale et les principaux programmes de santé, et les sommes effectivement dépensées, d’autre part ».


Ils déclarent :


« L’Amérique doit remettre de l’ordre dans sa maison fiscale afin de financer simultanément des dépenses militaires robustes. Une limitation drastique des coûts de santé se doit d’être appliquée à la fois à l’intérieur du Département [c’est-à-dire pour les soldats et leurs familles] et plus généralement à travers tous les programmes gouvernementaux. »


Répétons-le : il s’agit d’un rapport bipartisan. Les démocrates tout comme les républicains, libéraux [NDT : au sens américain = « de gauche »] et conservateurs, ont soutenu sa demande de coupes dans les programmes sociaux dont dépendent les travailleurs pour mettre des trillions à disposition de l’appétit insatiable du complexe militaire américain.


Le caractère bipartisan de ce document témoigne de l’unité de toutes les composantes de la classe dirigeante américaine sur le recours à une violence sans précédent pour sauvegarder sa richesse et sa domination sur de vastes parties du monde. Cela confirme que le combat contre une guerre impérialiste peut être mené si, et seulement si, la classe ouvrière se libère du système politique existant aux États-Unis, et construit un mouvement politique de masse indépendant, fondé sur un programme révolutionnaire socialiste et internationaliste.



Par Patrick MartinSource : Patrick Martin, WSWS, 6 août 2014 - Traduction www.les-crises.fr


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Ukr. : ça rechauffe à Kiev...

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Ukraine/Donbass : ça rechauffe à Kiev alors que le front semble stabilisé à l’Est

 

Kiev cherche à tout prix des moyens d’approvisionnement énergétiques à quelques semaines des premiers grands froids, alors que le FMI menace, que le rapprochement avec l’Union européenne n’est qu’un coup médiatique et surtout que la colère gronde dans la rue et même jusqu’aux portes du Parlement. L’extrême droite néobandériste, les bandes armées néonazies, menacent d’un nouveau « Maidan » : leurs soutiens américains entendent bien forcer le régime en place à ne pas faire le moindre accord avec les indépendantistes, et encore moins avec Moscou, pendant que la situation militaire dans l’Est semble sans solution pour des mois, a priori.

 .

 

 .

À peine les dispositions législatives sur le « statut spécial », pour quelques mois dans les faits, ont été votées au Parlement ukrainien que les nervis d’extrême droite refont parler d’eux dans la rue. Aux abords du bâtiment de la Verkhovna Rada, des affrontements ont éclaté entre la police et les paramilitaires de Praviy Sektor qui tentent encore ce soir de pénétrer dans le bâtiment, en essayant de briser le cordon de police à l’entrée principale du parlement. Ces bandes armées au service de Washington semblent plus disposées à affronter leur propre police qu’à aller se frotter aux Forces armées de Nouvelle Russie. Il est vrai qu’il y a moins de risques…


.


Un pouvoir menacé de l’intérieur


Les manœuvres politiciennes de Porochenko de ces dernières semaines sont in fine destinées à tenter de consolider son pouvoir vacillant. Que ce soit le « statut spécial » accordé momentanément à une partie des régions sécessionnistes du Donbass ou l’accord qui vient d’être signé avec l’Union européenne, tout cela fleure bon la contre-mesure face à une opposition radicale de plus en plus influente à sa droite extrême. D’ailleurs, selon un proche conseiller de Porochenko, la loi sur le statut particulier du Donbass pourrait être abrogée dans 6 mois. Selon Igor Gryniv, tout ceci pourrait disparaître si « l’ordre est rétabli ». Nous nous doutions bien que le mensonge et la ruse primaient sur la sincérité de ce régime de voyous.


Autre preuve du mensonge du régime en place : hier, en violation des accords de Minsk, le recteur de l’Université internationale slave de Kharkov, Samoilov Alexei Nikolaevich, un professeur agrégé, père de trois enfants et grand-père, a été maintenu en détention. Son crime : enseigner la littérature russe. Édifiant !


Les faucons états-uniens appuient largement la mouvance Svoboda-Praviy Sektor-Lyachko qui serait à leurs yeux la solution apportée, avec l’appui de Kolomoisky et de Yulia Tymochenko, pour remédier au chaos ukrainien qui est en train de s’installer durablement, et pour stopper au plus vite un détachement de fait de deux régions économiquement stratégiques à l’Est du pays et d’une importance politique majeure.


Aussi, un nouveau « Maidan », encore plus radical que le précédent, financé par des fonds américains et appuyé par certains réseaux mondialistes et du Département d’État, est dès lors envisageable au moment où nous écrivons ces lignes. Du point de vue de Washington, cela aurait pour avantage de maintenir un niveau de tension extrême à l’Est de l’Union européenne, d’empêcher tout accord commercial UE/Russie et d’asseoir le grand marché transatlantique, dont les bénéfices reviendraient exclusivement aux USA au détriment des économies des pays membres de l’UE, tout en offrant un nouveau souffle à une Alliance atlantique qui n’a pourtant plus lieu d’être depuis l’effondrement de l’URSS.


« Le Conseil de Directeurs du FMI n’est pas complètement satisfait de la manière dont l’Ukraine met en œuvre le programme de support anticrise tel qu’il a été approuvé auparavant. […] Nous estimons que cela va à l’encontre des exigences actuelles du marché. De telles mesures non seulement augmentent l’inflation, mais aussi sabotent la relation commerciale entre l’Ukraine et l’UE. Si de telles actions inconsidérées étaient poursuivies, le FMI sera contraint à revoir le calendrier de la mise à disposition des tranches suivantes et d’apporter des modifications dans le programme de crédit de sorte à diminuer les sommes allouées. »


C’est la grande prêtresse du FMI, Christine Lagarde, qui l’écrivait le 5 septembre dernier (source). Autant dire qu’il y a le feu à la « Maison Poro » !



Stabilisation du front du Donbass


Globalement, le front ne bouge pas vraiment. La tentative de percée au Nord-Ouest de Donetsk, a une fois de plus lamentablement échoué et les forces ukrainiennes retranchées sur la zone aéroportuaires semblent indélogeables, pour le moment. L’Ouest de Donetsk a encore connu des pilonnages d’artillerie de la part des forces ukrainiennes. Au Nord de Lugansk, des tirs semblables ont aussi été signalés.


La situation humanitaire et sanitaire dans les deux grandes villes n’évolue pas. Dans le secteur de Mariupol, les indépendantistes ont appelé les civils qui veulent fuir les combats à venir pour passer dans les zones contrôlées par les forces de Nouvelle Russie. Du côté des forces de Kiev, on ne manquera pas de tout faire pour maintenir ces civils sur place, quitte à en faire des boucliers humains.


Et dans la région de Kharkov, la guérilla indépendantiste a encore fait parler d’elle, plusieurs attentats contre la logistique des forces répressives ont été signalés ces dernières 24 heures.

.

Mariupol n’est pas putschiste

.


 .

La désinformation de la propagande du régime kiévien, largement reprise par la presse occidentale, française en tête, fait accroire que le grand port de Mariupol, et son agglomération immédiate, serait acquise à l’idéologie kiévienne.

Dans les faits, il n’en est rien et ce ne sont pas les deux raids meurtriers menés par des escadrons de la mort du régime au printemps dernier qui ont arrangé les choses. Mariupol se terre, supporte l’occupation de troupes majoritairement galiciennes ou du centre de l’Ukraine qui lui est imposé, Mariupol fait le dos rond, Mariupol attend l’heure de la délivrance. Cette ville représente, par ses capacités économiques, quelque 20 % du PIB de l’ensemble du pays. Mariupol est donc politiquement très importante, et économiquement indispensable.


La population de cette ville a beaucoup souffert ces trois dernières années des manœuvres économiques et sociales de l’oligarque Rinat Akhmetov, qui tient la plupart des ressources économiques de la région entre ses mains. Les acquis sociaux ont été progressivement foulés au pied, le niveau de vie n’a pas cessé de diminuer, les loyers d’augmenter, les services sociaux de régresser, les jours de travail de s’allonger sans la moindre augmentation, le chômage s’est même installé dans des secteurs industriels prometteurs, et maintenant des unités punitives sont chargées de jouer les chiens de garde d’un patronat qui ne respecte rien et dont les méthodes d’un autre âge, si elles étaient appliquées en France, feraient passer le Medef pour un joyeux club d’anarcho-syndicalistes. Dès lors, il était prévisible que Mariupol passe massivement dans le camp des séparatistes, au lendemain du coup d’État « proeuropéen » destiné à servir uniquement les intérêts des oligarques.


Aujourd’hui, dans l’agglomération, un attentat à l’IED (NDLGazette : IED = engins explosifs improvisés) contre une colonne ukrainienne a eu lieu. Cela ne fait que commencer.



Par Jacques Frère – NationsPresse. Info – le 17 septembre 2014


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LLN - Derniers Kots à louer

LLN - Derniers Kots à louer | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


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L’étudiant "nettoyeur" d'océans

L’étudiant "nettoyeur" d'océans | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


La campagne de crowdfunding de Boyan Slat, le jeune hollandais qui a inventé un système pour «nettoyer» les océans, s’est achevée hier. Son projet a réussi à réunir plus de deux millions de dollars.



Il a gagné son pari.


Boyan Slat, le jeune inventeur néerlandais de 20 ans déterminé à «nettoyer les océans», va pouvoir mettre ses idées en pratique. Ce lundi 15 septembre, sa campagne de financement participatif s’est achevée, le compteur affichant le nombre impressionnant de plus de deux millions de dollars. Les dons ont afflués de plus de 160 pays différents, de la part de 38.000 donateurs convaincus par sa démarche et son projet.


Ces fonds vont permettre au jeune Boyan de lancer concrètement les travaux pour construire les machines nécessaires pour recueillir les millions de tonnes de plastique qui polluent les océans de la planète.


Il aura seulement fallu une centaine de jours au génie néerlandais pour rassembler la somme. Boyan avait bien sûr profité d’une exposition médiatique importante, en étant notamment invité à la conférence «Our Ocean 2014» organisée en juin dernier à l’initiative de John Kerry, secrétaire d’Etat des Etats-Unis. A l’époque, son projet n’avait réussi à réunir que 500.000 dollars.



Un entonnoir guidé par les courants


Boyan s’est très vite intéressé à la problématique de la pollution des océans. Lors d’une séance de plongée sous-marine en Grèce, il se rend compte et déplore que le nombre de déchets sont plus importants que le nombre de poissons, une découverte qui le révolte.


Naturellement doué et inventif, il se met alors à travailler pour créer des systèmes de récupération des déchets. Après plusieurs idées abandonnées car trop chères, trop polluantes ou trop consommatrices d’énergie, il trouve un concept respectueux de l’environnement en tous points.


Sa trouvaille prend la forme d’un entonnoir gigantesque qui agirait en fonction des courants marins. Une invention peu coûteuse -par rapport aux millions dépensés pour nettoyer les plages-, non polluante et respectueuse des milieux naturels sur laquelle elle agirait.


En effet, cet assemblage de plusieurs tuyaux en forme de bouées sur plus de 100 kilomètres traînerait des panneaux de trois mètres pour bloquer les déchets. Ces écrans sont pensés pour être suffisamment grands pour intercepter les déchets et assez petits pour ne pas gêner l’écosystème marin.


Peu après la définition de son projet, ce dernier a été récompensé par le prix «Meilleur Outil Design» remis par l’université de technologie de Delft (Pays-Bas). Le jeune Boyan a ensuite été reconnu par l’entreprise Intel comme l’un des vingt plus jeunes entrepreneurs prometteurs au monde.


En juin dernier, il a donc présenté à New York une réflexion résumée en 530 pages pour promouvoir sa nouvelle campagne de levée de fonds. Une présentation fructueuse au regard du succès de son initiative.


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Ebola - Chlorure de magnésium

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Le chlorure de magnésium peut stopper

les effets du virus Ebola !

 


Ebola : non aux mitraillettes, oui au chlorure de magnésium


Les USA annoncent aujourd’hui envoyer 3 000 soldats en Afrique pour « stopper le virus Ebola ».

C’est le nouvel épisode de ce feuilleton qui serait comique si des milliers de vie n’étaient pas en jeu. Comment 3 000 soldats, même américains (!), pourraient-ils faire quoi que ce soit face à une maladie qui s’étend sur un territoire grand comme 40 fois la France ?? On les imagine avec leurs hélicoptères, leurs mitraillettes, leurs treillis et leurs webcams sur le casque, à arpenter la savane africaine. A quoi bon ? Si ce n’est bien sûr à servir les intérêts électoraux de certains, qui veulent donner l’illusion qu’ils « font quelque chose »…


Ainsi que je l’ai déjà écrit, le virus Ebola ne peut être combattu par la répression ni par les armes. Il faut de l’hygiène, du bon sens, et surtout du calme pour permettre aux populations locales de prendre soin de leurs malades sans prendre de risque, et éviter que tout cela ne dégénère en violence. Car de la violence, il n’y en a déjà que trop actuellement, surtout dans ces régions. Et c’est ça qui cause les plus grands carnages, les centaines de milliers de morts.


Jusqu’à présent, Ebola aurait fait 2 400 morts. L’ONU anticipe en tout environ 10 000 morts jusqu’à la fin de l’épidémie. Mais selon notre ami Pierre Lance, fidèle chroniqueur d’Alternatif Bien-Être, des milliers de vies pourraient être sauvées grâce à un produit naturel aussi simple, bon marché et sans risque que le… chlorure de magnésium.


Mais ne comptez pas sur les médias ni sur les gouvernements pour en parler.


C’est pourquoi cet article est à faire circuler de toute urgence. En nous y mettant tous ensemble, je pense que nous pouvons faire bien plus, contre cette épidémie, que toutes les armées, que tous les grands médias qui sèment la panique (c’est leur fonds de commerce, apparemment), et même que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) manifestement influencée par le lobby pharmaceutique, vu son peu d’intérêt pour les solutions naturelles, et son empressement à vouloir vacciner des millions d’innocents avec des produits qui n’ont même pas été correctement testés pour leur innocuité.


Bien à vous,


Jean-Marc Dupuis


***



Le chlorure de magnésium peut stopper les effets du virus Ebola !


On est en train d’affoler toute la planète avec l’épidémie africaine causée par le virus Ebola. La médecine conformiste avoue son impuissance : elle ne dispose d’aucun traitement efficace.

Pourtant les laboratoires du complexe pharmaco-industriel mondial sont en effervescence et s’appliquent fiévreusement à trouver un médicament ou un vaccin contre le nouvel ennemi public N° 1.


Bien entendu, aucun des ultra-diplômés penchés sur le problème ne songe à examiner si quelque substance naturelle ayant fait ses preuves ne pourrait pas venir à bout du monstre microscopique. Pourquoi en effet étudier cette hypothèse, dont l’inconvénient majeur, si elle se révélait positive, serait de ne pas rapporter le moindre dollar ? Car enfin, soyons réalistes, gardons un œil sur le CAC 40 et si l’on vous propose le fameux choix « la bourse ou la vie », c’est évidemment la Bourse qui doit l’emporter.


Heureusement, il existe encore des personnes désintéressées dont le seul souci est la santé de leurs semblables et qui préfèrent la Vie à la Bourse. Telle est mon amie Marie-France Billi, ancienne conseillère municipale de Nice, qui s’était déjà illustrée lors de l’épidémie de chikungunya qui désola la Réunion en 2006. Cette femme de cœur et de courage connaissant depuis trente ans les vertus thérapeutiques du chlorure de magnésium s’était dit qu’il pourrait bien être efficace contre le chikungunya. (Le chlorure de magnésium est reconnu pour son action antistress, pour le renforcement du système immunitaire et la stimulation de l’organisme.)


Elle expédia à la Réunion des dizaines de télécopies conseillant son utilisation contre cette maladie, que les médecins impuissants regardaient progresser les bras ballants. Et elle reçut quelques jours plus tard des dizaines d’appels et de messages de remerciement de Réunionnais guéris grâce à elle.


Aussi continua-t-elle ses envois. La nouvelle du remède miracle se répandit dans l’île et tous les pharmaciens furent bientôt en manque de chlorure de magnésium. Le corps médical, pour sa part, continua de traiter par le mépris l’emploi de ce magnésium, passant à la trappe les remarquables travaux du Professeur Pierre Delbet, membre des Académies de médecine et de chirurgie, qui découvrit durant la Première Guerre mondiale les vertus thérapeutiques du chlorure de magnésium et qui démontra son efficacité, notamment contre le cancer. (Pierre Delbet est un des personnages du 2e tome de mon livre « Savants maudits, chercheurs exclus  », Guy Trédaniel Éditeur.)


Mon regretté ami André Passebecq, ancien directeur du Ceredor et de la revue Vie et Action, ancien chargé de cours à la Faculté de Bobigny, expédia lui-même 6 kg de chlorure de magnésium à ses amis réunionnais. Si les journaux télévisés signalèrent bien, fin mars 2006, que l’épidémie semblait stoppée, aucun ne dit le moindre mot de la campagne d’information de Marie Billi ni des effets bénéfiques du chlorure de magnésium. Même Nice-Matin, qui avait révélé l’action de Marie Billi, ne consacra pas une ligne à cette réussite. Le mensonge par omission semble parfois être devenu la spécialité des grands médias français, un peu trop soumis au complexe pharmaco-industriel.


Or, il se trouve que Marie-France Billi, émue comme tout un chacun par les actuels ravages du virus Ebola, s’est demandé si le chlorure de magnésium ne pourrait pas être une arme efficace contre ce danger. Elle s’est donc mobilisée, ainsi que les membres de son association, pour effectuer sur le terrain un test grandeur nature.


Et voici ce qu’elle m’a écrit, le 2 septembre 2014 :


« Connaissant le pouvoir exaltant du chlorure de magnésium sur les globules blancs macrophages (les premiers en ligne de défense en cas d’attaque virale de l’organisme), j’ai bien sûr tout de suite pensé au chlorure de magnésium dans cette épidémie d’Ebola. J’ai donc envoyé deux infirmiers maliens avec 40 kg de nigari sur le terrain… (Le nigari est le nom japonais du chlorure de magnésium peu raffiné sous forme de poudre blanche ou de cristaux).


Ils sont arrivés en Guinée et après moult contacts avec les autorités et les médecins, qui n’ont bien sûr rien voulu donner (je m’y attendais), il y a quand même un soignant de la Croix Rouge qui a entendu le message et distribué le nigari sans aucune autorisation officielle et qui a constaté les résultats !!! Et ça marche sur EBOLA !!!


Une petite précision : Il y a un black-out total envers les malades, qui sont pris en charge par « Médecins sans frontière », lesquels refusent de tester le nigari, prétextant le respect des protocoles, et qui refusent l’accès des malades à tout autre médecin. Donc, ce soignant de la Croix Rouge guinéenne donne du nigari à toutes les personnes présentant des symptômes de la maladie, sans les envoyer à l’hôpital. Et tous les symptômes disparaissent ! »


Au cours de ses travaux, le Professeur Delbet avait fait ressortir toutes les conséquences bénéfiques pour la santé de la supplémentation en magnésium. Il est ainsi avéré que le chlorure de magnésium :

.

  • favorise la disparition des crampes ;
  • augmente la résistance des ongles ;
  • évite le blanchiment prématuré des cheveux (les cheveux blancs sont carencés en magnésium) ;
  • évite la formation de calculs biliaires ;
  • préserve de l’eczéma ;
  • favorise la fixation du calcium sur les os ;
  • favorise le travail intellectuel (grand consommateur de magnésium) ;
  • fortifie le système nerveux ;
  • améliore la résistance au stress ;
  • évite les altérations de la prostate ;
  • guérit les verrues ;
  • abaisse la tension des hypertendus ;
  • facilite l’élimination des dépôts athéromateux dans les artères, diminuant ainsi les risques vasculaires ;
  • évite la gingivite expulsive (perte des dents) ;
  • améliore les performances des gens âgés (déficitaires en magnésium) et ;
  • aide à lutter contre le vieillissement.

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On ne saurait donc s’étonner de ses puissants effets pour lutter contre la fièvre hémorragique causée par le virus Ebola, lequel ne fait sans doute que profiter des carences d’organismes souffrant de malnutrition.

Pierre Lance

 

 

Par Santé Nature Innovation – le 16 septembre 2014

Koter Info's insight:


Pour obtenir plus d'informations sur ce sujet,

consultez l'article intitulé 


"Ebola : le mensonge généralisé"

ici :  http://sco.lt/8gnk8H

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US Army contre le virus Ebola !

US Army contre le virus Ebola  ! | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


3 000 soldats américains à l’assaut

du virus Ebola en Afrique !

 

Trois mille soldats américains déployés au Libéria, en Afrique de l’Ouest contre un virus. Ce ne sont pas des médecins et des infirmiers armés de seringues et de sérum, mais de vrais combattants bien entrainés et équipés de matériel sophistiqué pour traquer l’Oussama Ben Laden viral.

Et les médias, France Info, RFI, l’Express, etc. l’annoncent tranquillement sans se poser aucune question. Ils pourraient tout aussi bien annoncer qu’un porte-avion a été envoyé en appui de l’opération antivirus sans bouger un cil.


Obama, de la même manière qu’il a annoncé l’envoi de soldats en Irak pour lutter contre le DAESH, a fait savoir à ses compatriotes qu’il ferait de même pour lutter contre le méchant Ebola. Selon son plan, qui sera détaillé lors d’une visite au siège des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) d’Atlanta, il est prévu la création d’un centre de commandement à Monrovia, la capitale du Libéria. Ce centre aura pour tâche la coordination des opérations et, puisqu’il est militaire, dépendra forcément de l’Africom.


En attendant que, dans les mois à venir, les États-Unis envoient d’autres renforts pour soutenir le contingent déjà en place qui aurait été débordé par les assauts du virus, les Africains feraient mieux d’ouvrir les yeux et surtout de réagir avant qu’il ne soit trop tard.


Entre, d’un côté, un virus que quelques principes sanitaires élémentaires pourraient contenir, et de l’autre, une armée d’occupation que rien ne pourra déloger, le choix est pourtant simple.


Ce qui est certain, c’est que, tout comme on commence à comprendre le pourquoi du DAESH, on commence à entrevoir la finalité de l’Ebola.



Par AvicRéseau International - le 16 septembre 2014

Koter Info's insight:


Cherchez après le "virus" le plus dangereux !


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Ukr. - Statut spécial pour la guerre

Ukr. - Statut spécial pour la guerre | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : Oleh Tyahnybok, le chef de Svoboda, ne décolère pas : des « droits » aux « sous-hommes ». Inconcevable pour ce Polonais russifié de l’extrême droite galicienne, nourri depuis tout petit à la haine des Russes orthodoxes et des juifs ! Qu’à cela ne tienne, son ami Fabius ira bien le consoler…



Ukraine/Donbass : un « statut spécial » pour une guerre qui va durer

 

L’annonce de l’adoption d’un « statut spécial » dans les régions de Lugansk et de Donetsk par la Rada ukrainienne ne fait des heureux ni à l’extrême droite (Svoboda, Praviy Sektor, Lyachko…) ni du côté des indépendantistes qui y voient une manœuvre supplémentaire pour ravir leur victoire, surtout après les accords de Minsk qui ont mené à une impasse. À défaut d’être en mesure de lancer une nouvelle opération d’envergure d’ici quelques jours, Kiev cherche à gagner du temps et sans doute à rassurer ses partenaires occidentaux, au moment où le régime de Porochenko-Yatsenyuk craint d’être confronté, cet hiver, à une pénurie énergétique qui pourrait déclencher un revirement total de l’opinion publique ukrainienne.

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 .

La Rada suprême, le parlement ukrainien, vient d’adopter des lois sur l’octroi d’un « statut spécial » à plusieurs districts du Donbass et l’amnistie pour les indépendantistes. 277 des 450 parlementaires ont voté en faveur de ces dispositions législatives et 287 ont approuvé l’amnistie pour les participants aux hostilités dans la région du Donbass. Ce « statut spécial » prévoit notamment de mettre en place un gouvernement autonome provisoire dans certains districts des régions de Donetsk et de Lugansk pour une période de trois ans, d’autoriser l’usage libre de la langue russe dans ces districts et d’organiser des élections locales anticipées le 9 novembre prochain. Ce qui fait hurler de rage les partisans du nettoyage ethnique, Svoboda en tête.


Reste à savoir ce qui se cache implicitement derrière ces lois, alors que les affrontements continuent dans le Donbass, que les tirs de l’artillerie ukrainienne contre les civils n’ont jamais cessé, que le régime mis en place après le coup d’État de février a toujours nié les droits les plus élémentaires des populations russophones, que nombre de dirigeants du régime, les ministres de l’Intérieur et de la Défense en tête sans oublier le Premier ministre, n’ont jamais caché leur volonté de purification ethnique des deux régions séparatistes composées selon eux de « sous-hommes », ce qui a amené à la guerre civile que nous connaissons en ce moment.


Des dispositions législatives qui arrivent avec six mois de retard, après des milliers de tués et des dizaines de milliers de blessés. Dans l’Est du pays, les populations de toutes les agglomérations, du plus petit hameau à la moindre ville moyenne récemment délivrées de la soldatesque kiévienne, ont la haine contre les Ukrainiens, et principalement contre les bataillons répressifs levés par Arsen Avakov, le secrétaire d’État à l’Intérieur qui a toujours choyé les nervis néobanderistes. Aujourd’hui, dans le Donbass, c’est l’indépendance que la population appelle de ses vœux.

 

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Les FAN sous commandement unifié


Aujourd’hui, les forces armées de Nouvelle Russie sont officiellement placées sous un commandement unifié placé sous la responsabilité du général Ivan Korsun Anatolevich. Sa tâche sera aussi d’éviter autant que possible les querelles intestines entre les différentes factions et les cinq groupes opérationnels et de commandement qui forment l’ossature des FAN.


C’est dans ce contexte que les FAN viennent de lancer l’opération destinée à reprendre Debaltseve, nœud routier et ferroviaire stratégique de 45.000 âmes, grand carrefour du chemin de fer. Parallèlement, l’opération destinée à éradiquer toute présence des troupes de Kiev à l’aéroport de Donetsk et aux abords immédiats de l’Ouest de la grande agglomération est en cours.

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La reprise totale de l’aéroport de Donetsk se déroule avec beaucoup de difficultés pour la brigade « Kalmius », principalement en raison de la présence d’un nombre important de blindés de la 93e brigade mécanisée. Sous couvert de la trêve, et en raison du fait que la milice avait interdiction d’ouvrir le feu, hormis pour riposter à une attaque, cet après-midi une colonne de 24 véhicules dont de très nombreux blindés a réussi à rejoindre le camp retranché de l’aéroport et renforcer ainsi les troupes ukrainiennes assiégées.


Entre Gorlivka et Avdiivka, plus au Nord-Est, un groupe tactique ukrainien (éléments de la 93e et de la garde nationale) concentré sur cette zone espère pouvoir réussir une percée en direction du chaudron de Zhdanivka au Sud de Yenakijeve, afin de faire une manœuvre de diversion et de facto d’être en mesure de soutenir les forces ukrainiennes encerclées sur le secteur aéroportuaire, avant leur élimination définitive, qui n’est qu’une question de temps.


Le mystère des « T-72B3 » résolu


On en sait un peu plus sur la rumeur concernant des « T-72B3 russes » sur le sol ukrainien qui se seraient retrouvés miraculeusement entre les mains des indépendantistes, puis entre celles des forces de Kiev avant de se retrouver encore une fois du côté des FAN (une théorie à donner le tournis).


La « militarosphère » occidentale s’imaginait que ces chars lourds, de la génération précédant celle du T-90 russe (et dont la Russie a l’exclusivité), étaient issus d’un bataillon des forces armées de la Fédération de Russie (lequel ?) qui serait intervenu fin août sur le territoire ukrainien en toute illégalité. Il n’en est rien : il s’agit tout simplement d’une douzaine de T-72BM1 revalorisés (y compris avec des systèmes Thalès) par l’industrie de guerre ukrainienne, initialement destinés au marché syrien avant la guerre civile, puis stockés en attendant la levée des sanctions contre Damas et finalement intégrés dernièrement aux forces de Kiev qui combattent sur le front de l’Est.


 .

On a appris dans la journée que la Russie va devoir déployer des renforts militaires en Crimée en raison de la crise en Ukraine et du renforcement de la présence militaire de troupes de l’OTAN aux frontières.

Déjà, la semaine dernière, un détachement d’intercepteurs Su-30M était signalé sur la base de Belbek. Moscou va déployer son aviation militaire sur quatre aérodromes de Crimée : Gvardeïski, situé près de Simferopol, est actuellement la base de bombardiers Su-24M/MR « Fencer » qui vont être remplacés à terme par des Su-34 « Fullback ». De plus, le ministère russe de la Défense utilisera les aérodromes Katcha et Saky pour ses appareils de l’aéronavale. En juin, la Russie avait déjà déployé une vingtaine d’avions de combat Su-27SM dans la région.


La crise ukrainienne est très loin d’être terminée.



Par Jacques Frère – NationsPresse.info – le 16 septembre 2014

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Moscou comprend tout

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BAD BOYS II : MOSCOU COMPREND TOUT


Préambule


Ces Russes, on les dirait souvent tiraillés, en proie aux affres de l’incertitude, voire irrésolus, attentistes mêmes. Et l’on s’étonne souvent de leur (apparente) absence de réaction. Sans doute sont-ils moins portés sur le scoop médiatique, moins enclins à la précipitation et aux effets d’annonce. Ils savent pourtant ce qu’ils veulent, et tout autant ce qu’ils ne veulent pas. Et l’on dirait bien que des nuages s’amoncellent à l’horizon, si l’on en croit Sergeï Viktorovitch Lavrov… sur le vif.


C’est un homme qui connait ses dossiers : diplomate depuis 1972, il a été pendant dix ans, de 1994 à 2004, le représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de l’ONU ; aujourd’hui ministre des Affaires étrangères, avec rang d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Russie, il est membre permanent du Conseil de sécurité de Russie.


The French Saker



Il est rare, très rare, que l’on puisse entendre ce qu’on pourrait appeler « le texte direct », c’est-à-dire les paroles d’un politique de premier rang qui dit ce qu’il pense, et non ce que demandent les règles de la diplomatie internationale ou l’opportunité politique. Je soupçonne que les dernières déclarations de Lavrov tombent à point pour ceux qui se posent la question russe maudite : « Le Kremlin comprend-il ce qui se passe ? »


Dans l’interview qu’il a donnée à l’Agence TASS (à propos, je félicite les collègues de ce retour au nom historique !!), Lavrov a mis tous les points sur les i ; sur la question de savoir comment le Kremlin voit la situation sur le front de l’ouest, il le dit clairement : le conflit entre les États-Unis et nous a un caractère fondamental, important et prémédité.


Je cite :

« S’il n’y avait pas eu de Crimée et de sud-est de l’Ukraine, l’Ouest inventerait tout de même quelque chose. Le but qu’ils se sont fixé : faire à tout prix perdre l’équilibre à la Russie. Cette tâche, elle a été formulée il y a longtemps. Prenez la Syrie. Il y a de cela deux ans, tout le monde nous a montrés du doigt comme les défenseurs du dictateur qui tyrannisait son propre peuple. »


Pour les particulièrement doués, Lavrov répète son message encore une fois, et le texte en est tout ce qu’il y a de direct :


« Je répète : s’il y a un désir, le prétexte se trouvera. Ce n’est pas d’hier que Washington et certains États européens ont décidé d’isoler la Russie. »


En conséquence, ce n’est pas d’hier non plus que le Kremlin a compris cela : il voit la situation sur l’axe Syrie-Iran-Ukraine comme les maillons d’une chaîne et comme les épisodes d’une grande campagne visant à détruire la Russie.



Dans ce contexte, je veux commenter rapidement quelques derniers événements.


1. L’armistice : à mon avis il lui reste peu de temps à vivre. 
Sur l’examen de son opportunité : mettre en place le réseau électrique, réparer et remettre en état de fonctionnement le gazoduc Lougansk-Donetsk qu’on n’utilisait plus depuis nul ne sait combien d’années, acheminer les convoyeurs de l’aide humanitaire et « l’aide humanitaire » elle-même : ce sont là des choses qu’il vaut mieux faire dans le calme et non sous les bombardements.


La présence du gaz et de la lumière en RPL sera un atout fort pour les futures étapes du conflit. Je parie à 9 contre 1 que le conflit militaire (avec des négociations périodiques) est appelé à durer, longtemps, et prions Dieu pour que la finale intermédiaire soit visible cette année.


2. Le blocage par Gazprom du détournement du gaz sur l’Ukraine. Aux Européens on a envoyé le signal que « l’hiver est tout proche » et que Gazprom et le Kremlin sont tout à fait sérieux dans leurs intentions de mener le conflit du gaz jusqu’au bout.


3. Strelkov à Moscou. Il est vivant : c’est bien. Il croit à certaines personnes et travaille avec certaines personnes : c’est mal. Très mal. En premier lieu pour lui-même.


4. L’Association EU-Ukraine a été reportée à l’année 2016. Trop tard, messieurs. Poutine (à travers Ianoukovitch) proposait cette variante de compromis pendant la première étape, l’étape passée, du conflit. Maintenant, on peut considérer cela comme la reconnaissance par Bruxelles que Moscou avait initialement raison, mais pas plus. Les enchères sont montées fortement, depuis le temps où une telle variante était d’actualité.


5. Les sanctions : plus il y en a, mieux c’est. L’essentiel c’est qu’elles s’étirent dans le temps, car chez nous tout n’est pas encore tout à fait prêt pour les alternatives au SWIFT et aux autres composants du système financier, mais on y travaille obstinément. La vitesse avec laquelle tout cela progresse aujourd’hui est presque idéale.


6. Le contrat avec l’Iran sur le pétrole commence à se concrétiser. Il faut en remercier nos compagnons très farfelus de Washington, qui ont décidé d’introduire à la fin août ces nouvelles sanctions contre l’Iran : c’était là un pas inattendu, pour ainsi dire de « la diplomatie à la Klitchko », que tout le monde n’apprécie pas forcément. À Téhéran, on n’a pas apprécié. On peut dire que la direction iranienne a passé avec succès son test de QI.


7. Poutine a invité l’Inde, l’Iran et le Pakistan dans l’Organisation de coopération de Shanghai. Si ne serait-ce qu’une seule de ces invitations aboutit, ce sera une immense victoire pour la coalition antiaméricaine.


8. Les allusions sur la possibilité d’une sortie de la Russie de divers accords internationaux. Pas au sujet de la CEDH [Convention Européenne des Droits de l’Homme], non. La CEDH est une bagatelle de la vie. Beaucoup plus intéressants sont les divers accords sur les armements nucléaires, y compris ceux interdisant le positionnement d’armes nucléaires dans l’espace et sur les hauts-fonds sous-marins (près des côtes des États-Unis) : ces directions-là sont beaucoup plus intéressantes. Elles ne requièrent pas d’investissements spéciaux, plusieurs de ces technologies on les a déjà, et pour les États-Unis c’est cauchemardesque à souhait.


La fin de l’automne sera très chaude. Même trop.


Par crimsonalter, auteur – blogueur russe
 - Traduit par Olka, revu par Goklayeh


Source :

http://crimsonalter.livejournal.com/38821.html (crimsonalter.livejournal.com, russe)

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LLN - Nouvelle salle de spectacle

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Légende photo : les écuries (aile de droite sur la photo) accueilleront bientôt une salle de 100 à 200 places — RTBF


Louvain-la-Neuve : nouvelle salle de spectacle à la Ferme du Biéreau


Les nouvelles écuries pourront accueillir des petits concerts, un club de jazz, des soirées dansantes, et des répétitions, par exemple. Une salle moyenne qui manquait à Louvain-la-Neuve, pour l’accueil des artistes émergents ou les organisateurs avec des budgets plus restreints. Pour David da Câmara Gomes, l’échevin de la culture, il fallait une salle plus adaptée :


« La grande grange coûte très cher, on ne peut pas laisser les organisateurs monter eux-mêmes le matériel, parce qu’il est de grande valeur. Ces écuries sont pensées comme quelque chose de clé sur porte, et pourront accueillir des artistes débutants, et des petits organisateurs. »


Des écuries qui garderont leur cachet et qui répondront aux normes du point de vue du bruit, pour le voisinage. Un projet coûteux : 1 000 000 d’euros d’argent public. Reste à trouver 170 000 euros, et pour le directeur de la ferme, Gabriel Alloing, il ne faut pas compter uniquement sur des donateurs :


« On va essayer d’impliquer des artistes, et j’ai déjà eu de chouettes retours d’artistes confirmés qui vont nous apporter leur soutien, avec un concert, ou quelque chose qu’on va pouvoir valoriser. »


Les travaux commenceront en 2016 et l’ouverture des écuries est prévue pour la saison 2017.



Par Simon Bourgeois, Christine Pinchart — rtbf.be – le 16 septembre 2014

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Manipulations médiatiques

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Photo : la pancarte de ce jeune homme interroge : "Suis-je le prochain ?" - Crédit Photo : DR


Révolte populaire à Fergusson :

Trois manipulations médiatiques

par Saïd Bouamama (*)



Inégalités sociales massives, discriminations racistes insoutenables, harcèlement policier systématique et militarisation de la police... Les révoltes populaires en France, en Belgique ou aux États-Unis révèlent des points en commun. Les traitements médiatiques de ces révoltes sont également d’une similitude frappante avec les mêmes procédés de manipulation de l’information. Dès lors, la solidarité internationale avec les révoltés devient nécessaire.

 


Le samedi 9 août 2014, un jeune Noir de 18 ans, Michael Brown, est assassiné de six balles dans la ville de Fergusson au Missouri par un policier alors qu’il est désarmé et s’enfuit les mains en l’air. Pendant dix jours, la révolte populaire occupe la rue. Les habitants défilent jours et nuits en scandant des slogans significatifs comme « No Justice, No Peace » (Pas de justice, pas de paix). Des magasins et des bâtiments publics sont saccagés, le quartier général de la police est attaqué. La riposte policière est violente, l’état d’urgence et le couvre-feu sont décrétés. Les militaires de la garde nationale sont appelés en renfort pour réprimer les manifestations.



La reconstruction médiatique des événements


À écouter la presse française, ces révoltes seraient typiquement états-uniennes. Nous serions en présence des effets d’une ségrégation et de « tensions interraciales » qui seraient une spécificité des grandes villes états-uniennes. Cette première grille explicative permet d’éviter et de délégitimer par avance toute tentative de comparaison avec les révoltes touchant régulièrement les quartiers populaires français.


Une seconde grille explicative centre toute l’analyse sur le caractère émotif des actes des révoltés. Cette explication en apparence « compréhensible » vise en fait à dénier tout caractère politique à la révolte afin d’occulter à nouveau les causes réelles de la situation. Dépassés par l’émotion, les manifestants en seraient venus à des actes entièrement irrationnels. Enfin, une troisième grille explicative impute à des manifestants extérieurs à la ville les destructions et les saccages. Nous serions en présence de manifestants pacifiques d’une part et de « voyous » venus de l’extérieur d’autre part.


Nous sommes en présence avec ces trois grilles explicatives de trois procédés de manipulations médiatiques fréquents dans le traitement des révoltes populaires en France : la mise en exceptionnalité, la dépolitisation et la division.


La mise en exceptionnalité permet d’invisibiliser les causes systémiques conduisant aux révoltes (inégalités sociales massives, discriminations racistes, contrôle policier systématique, etc.).


La dépolitisation vise à rendre impossible la solidarité avec les révoltés. Devant des actes « irrationnels », la solidarité n’apparaît pas comme une réponse. C’est aussi pour cela que nos médias préfèrent parler d’émeute plutôt que de « révolte » qui connote politiquement les faits.



La division permet enfin de justifier une répression violente.


Il suffit de se rappeler la couverture médiatique des révoltes de 2005 en France suite à l’assassinat de deux adolescents (400 quartiers populaires pendant 21 jours) pour se rendre compte que les mêmes procédés ont été massivement utilisés. S’il y a bien sûr des spécificités états-uniennes, celles-ci touchent plus la dimension quantitative (ampleur des ghettos et de la ségrégation, ampleur de la militarisation de l’armement de la police, etc.) que la dimension qualitative c’est-à-dire celle des causes réelles.


Ces révoltes populaires en France, en Belgique ou aux États-Unis révèlent des inégalités sociales et des discriminations racistes insoutenables, un harcèlement policier fréquent et une militarisation de la police.


Un révélateur des inégalités sociales et des discriminations racistes.


Deux chiffres éloquents tirés du magazine Fortune permettent de saisir immédiatement l’existence d’une base matérielle aux révoltes : un quart des habitants de la ville vivant sous le seuil de pauvreté ; un taux de chômage des Afro-États-Uniens du comté de Saint Louis — dans lequel se situe la ville — comptant 26 % de chômeurs, soit trois fois plus que pour les Blancs (1).


« Le niveau d’inégalité n’est pas la cause des problèmes de Ferguson. Mais il fait certainement partie des frustrations », souligne Larry Mishel, directeur de l’Institut de politique économique dans le même magazine.


Même si nous pensons que l’usage du terme « frustration » n’est pas pertinent (car il tend à « psychologiser » une question sociale), nous retrouvons dans cette affirmation une dualité présente dans chaque situation de révolte urbaine : un événement déclencheur révélant des causes sociales porteuses de colères.


La situation est-elle vraiment différente dans les quartiers populaires de France ?

Voici deux chiffres que nous donne le rapport 2013 de l’observatoire des Zones Urbaines Sensibles publié par le secrétariat du Comité interministériel des villes en décembre dernier : un taux de chômage de 24, 2 % dans les ZUS et atteignant 45 % pour les 16-25 ans ; un taux de pauvreté à 60 % du revenu médian (2) de 36.5 % de la population.


Même si les modes de calcul des seuils de pauvreté sont différents, les chiffres sont suffisants pour démontrer l’inégalité massive qui touche les habitants des dites « Zones Urbaines Sensibles ». Chez nous aussi existe une base matérielle à la colère et à la révolte.


Fergusson se caractérise également par une transformation rapide de la composition de sa population. Elle était peuplée à 99 % par des Blancs en 1970 et compte aujourd’hui 67 % de Noirs. Mais ici aussi l’explication est économique et sociale. L’émigration des plus pauvres et donc en particulier des Noirs vers les villes de banlieues est liée à la hausse des coûts du logement. « La tendance est nationale. Saint Louis est typique. Les populations pauvres, principalement noires, quittent les grandes villes pour les banlieues, faute de moyens (3) » souligne le professeur Todd Swanstrom de l’université de Saint-Louis Missouri.


Le même processus s’observe dans les grandes villes européennes en France comme en Belgique ou en Angleterre. La concentration spatiale de la pauvreté est, aux États-Unis comme en Europe, un résultat inévitable d’un marché du logement régulé par la seule loi du profit.


Enfin la population noire de Fergusson subit, comme sur l’ensemble du pays, des discriminations racistes systémiques et institutionnelles. Ici aussi quelques chiffres permettent de poser le constat : le revenu médian annuel des ménages noirs représente aujourd’hui 69 % du revenu médian des ménages blancs américains ; seuls 21 % des Noirs américains âgés de 25 ans et plus sont diplômés du supérieur contre 34 % des Blancs ; l’écart d’espérance de vie entre ces deux populations est de 4 ans ; 28 % des Noirs vivent sous le seuil de pauvreté contre 10 % des Blancs ; Les Noirs sont deux fois plus au chômage que les Blancs (13,4 % contre 6,7 % en 2013) (4), etc.


La situation est-elle entièrement différente en France ?


Une enquête du Bureau International du Travail en 2008 donne le résultat suivant en ce qui concerne l’emploi : « Collectivement, les employeurs testés ont très nettement discriminé les candidats minoritaires (d’origine maghrébine ou noire africaine) et seulement 11 % des employeurs ont respecté tout au long du processus de recrutement une égalité de traitement entre les deux candidats (…]

Près de 90 % de la discrimination globale est enregistrée avant même que les employeurs ne se soient donné la peine de recevoir les deux candidats en entrevue [5]. »


D’autres chiffres auraient pu être fournis concernant l’accès au logement, les niveaux de formation, les qualifications, etc. Même si l’ampleur n’est pas la même qu’aux États-Unis, en Europe aussi les discriminations racistes sont massives, systémiques et institutionnelles. D’ailleurs les propos des jeunes révoltés en novembre 2005 mettaient en avant deux facteurs : les discriminations racistes et le comportement de la police.



Un révélateur du harcèlement policier


Les Noirs états-uniens constituent près de la moitié de la population carcérale alors qu’ils ne représentent que 13 % de la population. Les policiers doivent remplir des indicateurs de performance se traduisant par des contrôles répétitifs et des fouilles fréquentes des jeunes Noirs. Les propos des policiers concernant la mort de Michael Brown suffisent pour démontrer l’existence d’un harcèlement policier. La version officielle des services de police précise que le « crime » commis par Michael Brown qui a attiré l’intervention d’un policier est d’avoir traversé en dehors du passage clouté. Un des résultats est le développement d’une incarcération de masse (2,2 millions de personnes incarcérées).


Le contrôle de police humiliant et l’incarcération font partie de l’expérience de la plupart des adolescents. Dans ce contexte, les morts comme à Fergusson de jeunes Noirs non armés sont fréquentes : Amadou Diallo en 1999, Sean Bell en 2006, Trayvon Martin en 2012, Éric Garner en 2014 pour ne citer que ceux qui ont le plus défrayé la chronique médiatique.


Il ne s’agit donc pas de « bavures », mais du résultat inéluctable d’une pratique policière constituée d’indicateurs de performances, de contrôles systématiques et réguliers, d’impunité de la police dans les cas d’homicide.


Sur cet aspect également, la différence avec les pays européens est quantitative. Elle ne peut cependant pas masquer la similitude des processus en œuvre. Une étude sur cinq sites parisiens (dans et autour de la Gare du Nord et de la station Châtelet-Les Halles) portant sur 500 contrôles de police révèle les constats suivants :


Les contrôles ne se déclenchent pas « sur ce que les gens font, mais sur ce qu’ils sont, ou paraissent être »,

« les Noirs courraient entre 3,3 et 11,5 fois plus de risques que les Blancs d’être contrôlés » sur les sites d’observation,


« Les Arabes ont été généralement plus de sept fois plus susceptibles que les Blancs d’être contrôlés (6) ».


À ces contrôles plus fréquents s’ajoutent les attitudes humiliantes que l’anthropologue Didier Fassin a étudiées en accompagnant un service de la Brigade Anti-Criminalité (BAC).


Voici ce qu’il en dit :

« D’une manière générale, les provocations individuelles (…) sont fréquentes, en voiture ou pendant les interpellations. Des mots blessants, des gestes brutaux, des bousculades, voire des insultes. Au point que c’est un des apprentissages qu’on reçoit quand on est adolescent dans les cités, les parents leur enjoignent : « Ne répondez pas aux provocations des policiers. (7) »


Les mêmes causes donnant les mêmes effets, les morts de Noirs et Arabes reviennent régulièrement dans l’actualité. Le livre récent Permis de tuer, Chronique de l’impunité policière relate six de ces crimes et les luttes qu’ils ont suscitées avec le texte de présentation suivant :


« En France, la peine de mort a été abolie en 1981, mais le permis de tuer existe toujours. Les violences policières et les crimes policiers rythment la vie des bidonvilles et des quartiers populaires depuis des dizaines d’années. Avec plus de dix morts connus par an, leur actualité demeure brûlante. Donner un chiffre exact s’avère difficile, mais nous savons que plusieurs centaines de morts ont été recensées au cours des trente dernières années (8). »


Que ce soit au niveau des causes comme des conséquences, des similitudes apparaissent nettement entre les États-Unis et les pays européens. Ils dévoilent l’existence non pas de quelques « bavures », mais le résultat inéluctable du fonctionnement de l’appareil policier et des missions qu’on lui confie pour réguler les effets d’une société de plus en plus inégalitaire. Pour mener à bien ces missions, la police est désormais militarisée, c’est-à-dire dotée d’armes et d’équipements ressemblant de plus en plus à des armes de guerre. La militarisation de la police en réponse aux contestations n’est pas non plus une spécificité états-unienne.




Par Saïd Bouamama – Investig’Action – le 17 septembre 2014



(*) Saïd Bouamama est un sociologue, militant associatif et politique algérien résidant en France. Docteur en socioéconomie, il est membre de l’IFAR, une association loi 1901 où il est chargé de recherche et formateur de travailleurs sociaux.


Notes :

1. Stéphen Gandel, The economic imbalance fueling Ferguson’s unrest, Fortune, 15 août 2014

2. — Le revenu médian sépare en deux parts égales l’ensemble de la population : ici, la moitié de la population touche moins, l’autre moitié touche davantage. En Europe est considéré comme pauvre celui dont le revenu n’atteint pas 60 % de ce revenu médian.

3. Ouest France du 21 août 2014.

4. Ou en est l’égalité raciale aux États-Unis ?, Observatoire des inégalités, 4 novembre 2013.

5. E. Cediey et F. Foroni, La discrimination à raison de « l’origine » dans les embauches en France, Une enquête nationale par tests de discrimination selon la méthode du BIT, ORGANISATION Internationale du Travail, Genève, 2007. Cette enquête compare les chances d’avoir une réponse positive pour deux candidats, l’un issu du groupe dit « majoritaire (blanc et autochtone) et l’autre issu du groupe dit « minoritaire » (d’origine maghrébine ou noire africaine

6. Fabien Jobard et René Lévy, Police et minorités visibles : les contrôles d’identité à Paris, Open Society Institute, New York, 2009.

7. Pourquoi la Bac a des manières « rudes et humiliantes, entretien avec Didier Fassin, Rue 89, 3 décembre 2011. Voir aussi le livre de Didier Fassin, La Force de l’ordre : une anthropologie de la police des quartiers, éd. Seuil, octobre 2011.

8. Permis de Tuer, Sylepse, 2014.


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Bancocratie-Radicalité nécessaire

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« Bancocratie » :

la radicalité nécessaire d’Éric Toussaint


**

Éric Toussaint m’a demandé d’introduire la présentation de son dernier livre,

"Bancocratie",

 ce mardi soir, à la librarie Livre aux trésors à Liège.





Si vous êtes dans le coin, venez écouter et débattre du rôle des banques dans la société. C’est peut-être moins relaxant que de rester chez soi devant une série, mais ça ne sera pas ennuyeux pour un sou : sous la plume de mon homonyme par le prénom, le secteur bancaire se met carrément à ressembler à "Breaking Bad" !


La première fois que j’ai parlé à Éric Toussaint, c’était en 2011 au plus fort de la crise des dettes souveraines. Je me souviens distinctement de cette période où l’Europe était à la croisée des chemins, pour ne pas dire au bord de l’abyme. Alors que les ministres des Finances et banquiers centraux s’affairaient à éviter à tout prix un défaut de paiement de la Grèce et d’autres pays fragilisés, Éric Toussaint plaidait, lui, pour l’annulation d’une partie des dettes publiques européennes (comme il l’expliquait dans cette interview à La Libre Belgique). Il y avait là un changement de paradigme frappant : Éric Toussaint était (il l’est toujours) le président du CADTM, le Comité pour l’annulation des dettes du tiers monde. Autant dire que pour un journaliste couvrant la politique européenne, rompu à la loi du mort-kilométrique, son sujet de base était loin de mon radar. Or voilà qu’il s’avérait que les dettes des pays européens, aussi, devaient être annulées ? L’Europe était-elle en voie de tiers-mondisation, comme le laissaient supposer les articles effarants sur les opérations de MSF en Grèce ?


Je connaissais le concept de dette odieuse des dictateurs africains, dont le droit international prévoit l’annulation. Éric Toussaint en proposait une version beaucoup plus étendue : les dettes contractées pour éponger les pertes des banques devaient elles aussi être remises à zéro, plaidait-il — et n’a-t-il cessé de plaider depuis lors, d’Athènes à Bruxelles.


Mais en plein cœur de la crise, cette demande a été balayée par un argument massue : le risque de contagion. En Belgique, Didier Reynders, alors ministre des Finances, que j’ai interrogé à maintes reprises sur le sujet, répétait comme un mantra qu’un défaut de paiement de la Grèce serait similaire à la faillite de Lehman Brothers. La déroute du géant bancaire américain avait plongé le système financier mondial dans le chaos trois ans plus tôt. "Même un âne ne bute pas deux fois sur la même pierre", insistait Didier Reynders en 2011. La suite de l’histoire est connue : les créanciers privés de la Grèce ont accepté du bout des lèvres une décote sur leurs titres, mais l’essentiel de la dette grecque est passée désormais entre les mains des autres États européens, à travers le Mécanisme européen de stabilité, au prix d’une cure d’austérité drastique.


Dans son livre "Bancocratie", qui vient de paraître aux éditions Aden, Éric Toussaint règle son compte au fameux risque de contagion.


"Aucune des faillites bancaires depuis 2007", rappelle-t-il, "n’a été provoquée par un tel défaut de paiement. Aucun des sauvetages bancaires organisés par les États n’a été rendu nécessaire par une suspension de paiement de la part d’un État surendetté. Ce qui menace les banques, c’est le montage de dettes privées qu’elles ont progressivement construit depuis la grande déréglementation qui a commencé à la fin des années 1970 et qui s’est poursuivie au cours des années 1990 jusqu’à 2007-2008".


Ce n’est pas le moindre mérite du livre que d’analyser méthodiquement le bilan des banques européennes pour montrer à quel point les risques encourus par le système financier est le fait des banques elles-mêmes.


Dans les chapitres les plus intéressants, à la fois techniques et pédagogiques, l’auteur explique pourquoi et comment les banques ont gorgé leurs comptes de produits dérivés risqués, axés sur le profit, au détriment des prêts aux ménages et aux entreprises. Si le constat n’est pas neuf, Bancocratie donnera à ses lecteurs les outils pour mieux décoder les informations cryptiques que seule véhicule la presse financière.


Le chapitre relatif aux règles de Bâle permet de comprendre à quel point les nouvelles exigences de recapitalisation des banques sont manipulables.


Spéculation sur les produits agricoles, recherche de retours élevés, banques universelles "too big too fail & jail" : toutes les grandes dérives bancaires sont dénoncées avec une rage qui n’ôte rien au sérieux de l’exercice.


Qu’on partage ou non toutes les conclusions d’Eric Toussaint, son livre dresse un constat radical, mais nécessaire. Car ce n’est qu’en prenant la mesure des enjeux que le politique sera en mesure d’y apporter des remèdes.


Parmi les nombreuses pistes que l’auteur offre dans son dernier chapitre, relevons la plus emblématique : la "socialisation du secteur bancaire sous contrôle citoyen". Est-elle réellement utopique, au vu du coût des sauvetages bancaires par les contribuables ? La question doit être posée.


L’État belge contrôle Belfius à 100 %, il est le premier actionnaire de BNP Paribas, mais l’actualité de l’année écoulée a révélé à quel point il se désintéressait de sa mission d’actionnaire public. Comble du pathétique : l’un des administreurs représentant l’État belge au Conseil de BNPP, Emiel Van Broekhove, s’est gargarisé publiquement de son indépendance. Dans une interview, il a osé affirmer qu’il n’avait pas de compte à rendre


Ces propos ont suscité l’indignation dans la classe politique, mais il n’est pas certain que le gouvernement ait pris la mesure de l’enjeu.

Voici d’ailleurs — en exclusivité — ce que dit le projet d’accord de la coalition suédoise à ce sujet : 


"Le gouvernement fédéral continuera à jouer son rôle d’actionnaire dans des institutions financières en conformité avec les principes de gouvernance en vigueur et se basera à cet égard sur le Code de conduite de l’OCDE de gouvernement d’entreprise à l’intention des États qui détiennent une participation dans ces entreprises. Le gouvernement établit un cadre pour les administrateurs qui, en fait, représentent l’État et conclut des accords avec la direction de ces entreprises afin de s’assurer que les normes d’éthique des affaires soient respectées".


À coup sûr, Eric Toussaint trouverait ça mou du genou, d’autant que le prochain gouvernement entend se désengager du secteur bancaire.


"Le gouvernement veille à valoriser les participations dans le secteur financier au moment opportun et de manière judicieuse. Le rôle de la Société Fédérale de Participations et d’lnvestissement est réexaminé : la capacité de gestion est renforcée, la politique d’investissement est réorientée et les participations de l’État fédéral sont centralisées au sein de la SFPI ".

 

Par Éric Walravens - ndonne.blogspot.be - le 16 septembre 2014


Éric Walravens est journaliste à Belga depuis 2001 ; il couvre la politique européenne, et plus particulièrement les questions économiques et financières.

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BE - MESURE POUR LES MOUTONS

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UNE PREMIÈRE MESURE POUR LES MOUTONS

 


Aujourd’hui, on a une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer. La bonne, c’est qu’à partir de 2015 en Flandre, il sera interdit d’abattre des animaux sans étourdissement sur des sites temporaires d’abattage.

 

Ces sites temporaires sont installés chaque année lors de la fête musulmane du sacrifice, pour permettre l’égorgement (sans étourdissement) des moutons. Le ministre flamand du Bien-être animal, Ben Weyts, a donc décidé de ne plus les autoriser.

 

GAIA salue cette décision, qui va dans la bonne direction, mais c’est selon nous loin d’être suffisant. Car la mauvaise nouvelle, c’est que non seulement la mesure ne concerne que la Flandre (quid de la Wallonie et de Bruxelles ?!). Mais en plus, il n’est pas encore question d’une interdiction générale de l’abattage sans étourdissement.

 

Pour GAIA, il est un strict minimum que les animaux soient systématiquement étourdis avant l’abattage, sans exception. Égorgés en pleine conscience, les animaux souffrent souvent de longues minutes, en silence. Loin de l’attention des médias. 

 

Nous voulons remédier à ce silence médiatique. Jusqu’au 27 septembre, un message vidéo de GAIA est quotidiennement diffusé sur les chaînes de télé tous les soirs. Nous y dénonçons la pratique de l’égorgement sans étourdissement, et invitons tout le monde à participer à notre manifestation du dimanche 28 septembre.

 

Si vous ne regardez pas la télé, vous pouvez visionner le spot en cliquant ici. Voici le lien séparé :

http://youtu.be/ywWQRgvNnnw.


Les images sont dures à voir, mais nous pensons qu’elles doivent être montrées. Il faut que les gens sachent ce qui se passe dans les abattoirs. Si vous préférez ne pas visionner la vidéo, nous comprenons aisément. Mais pourriez-vous néanmoins la diffuser par e-mail auprès de tous vos amis et votre famille ? 


Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons faire de la manifestation du 28 septembre un succès. Le rassemblement aura lieu à 13 h au Boulevard Roi Baudouin 30 à 1 000 Bruxelles. Nous espérons compter sur une mobilisation massive. Votre soutien est primordial, merci de transférer un maximum ce courriel ! 

 

Merci d’avance !

 

Animalement vôtre,

 

Michel Vandenbosch
Président de GAIA

 

P.S. : Un spot radio sera aussi bientôt diffusé. Pour l’écouter en avant-première, cliquez ici.



Par gaia.be - le 17 septembre 2014

 

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Système solaire-Modèle hélicoïdal

Vidéo :  belle représentation numérique de la façon dont notre système solaire est en réalité un vortex



Notre modèle du système solaire est

faux depuis le début !

 

Quand vous entrez dans une salle de cours aujourd’hui, et probablement depuis que vous êtes enfant, on vous enseigne un certain modèle concernant la structure de notre système solaire.


C’est le modèle traditionnel en orbite du système solaire, ou le modèle héliocentrique, où nos planètes tournent autour du Soleil.


Même si ce n’est pas totalement faux, on omet un fait très important. Le Soleil n’est pas stationnaire. En réalité le Soleil se déplace à une vitesse extrêmement rapide, jusqu’à 828 000 km/h.


Notre système solaire entier est en orbite autour de la Voie Lactée. En fait, il faut 220 millions d’années au Soleil pour tourner autour de notre Galaxie.


En sachant que cela est vrai, notre modèle visuel du système solaire doit changer, il a été imprécis pendant tout ce temps. En fait, nos planètes traversent l’espace à une vitesse extrêmement rapide avec le Soleil, et créent littéralement une hélice géante d’ADN d’origine cosmique, et un vortex semblable à notre galaxie, la Voie Lactée.


Cela suppose que notre Soleil et les planètes de notre système solaire ne sont jamais à la même place. Lorsque nous faisons une rotation autour du Soleil, nous avons déjà parcouru des millions de kilomètres à travers l’espace, ce qui signifie que ces cycles cosmiques sont bien plus grands que ce que nous aurions pu imaginer auparavant.


Le physicien Nassim Haramein précise parfaitement la différence dans cette vidéo reprise ici


Merci & passez le mot ! Faisons changer cela dans les classes à travers le monde !


Par Claire - espritsciencemetaphysiques.com - le 14 septembre 2014

Koter Info's insight:


Le Soleil n’est pas stationnaire !


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Belges, Argentins-Fonds vautours 

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Belges et Argentins,

ensemble contre les fonds vautours !

 

Cet appel de solidarité avec l’Argentine dans sa lutte contre les fonds vautours, initié par Agora Erasmus, a été publié le 16 septembre 2014 par le quotidien en ligne progressiste De Wereld Morgen.

Il a été signé par le fils de Patrice Lumumba ainsi que par huit parlementaires belges de premier plan : deux députés européens, un sénateur et cinq députés fédéraux.


Si vous voulez les rejoindre dans cette bataille, vous pouvez directement ajouter en ligne votre nom à cet appel.


Depuis presque une décennie, l’Argentine, comme tant d’autres pays de l’hémisphère sud, a été la cible de fonds spéculatifs procéduriers connus sous le nom de « fonds vautours », triste caricature d’un capitalisme prédateur appartenant à un âge révolu. Il y a quelques semaines, suite à un jugement scandaleux en leur faveur de la part de la Cour suprême des États-Unis, deux fonds vautours se déchaînent pour extorquer des milliards de dollars, quitte à pousser l’Argentine vers un défaut souverain.


En général, après avoir acquis à des prix dérisoires des titres de la dette souveraine de pays en grave difficulté sur le marché secondaire, ces fonds rapaces, à coup de procès devant des tribunaux occidentaux, tentent et souvent finissent par engranger des profits colossaux en obtenant la totalité de la valeur nominale des titres.


Or il s’avère que la maison mère de NML Capital, l’un des fonds vautours à l’œuvre en Argentine, s’appelle Elliot Associates, une entité dirigée par le millionnaire américain Paul Singer. Or Elliot Associates n’est pas un inconnu en Belgique puisqu’il y a quelques années, l’une de ses filiales, le fonds vautours Kensington International, établi dans les îles Caïman, a réussi à saisir à deux reprises des fonds de l’État belge destinés au Congo-Brazzaville, en remboursement d’une dette de 120 millions de dollars de ce pays, rachetée à 1,8 million de dollars sur le marché secondaire par Kensington ! (Plus de 66 fois son prix d’achat !)


Le législateur belge s’est ainsi ému que lorsque les bailleurs de fonds internationaux consentent des remises de dette aux Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), ce sont des créanciers privés qui tirent bénéfice de ces programmes, et non le pays lui-même.


L’émotion en Belgique fut telle que le 24 janvier 2008, une Proposition de loi (Document législatif n° 4-482/1) visant à rendre « insaisissable » les fonds publics destinés à la coopération au développement par les fonds vautours, a été votée en séance plénière du Sénat de Belgique. La Commission des relations extérieures et de la défense adopta également une résolution plus large (Document législatif n° 4-244/4) condamnant ses prédations.


Ainsi, conscient du danger que de telles pratiques scandaleuses se généralisent dans le cadre du traité de libre-échange (TAFTA ou TTIP) en cours de négociation entre la Commission européenne et les États-Unis, nous soussignés, condamnons ces pratiques et exprimons ici notre solidarité totale avec le peuple argentin dans son combat pour la justice.



Premiers signataires :


• Meyrem ALMACI (députée fédérale, Groen)


• Bert ANCIAUX (sénateur, Sp. a)


• Meryame KITIR (députée fédérale, Sp. a)


• Guy-Patrice LUMUMBA (Président du Cercle des Amis de Lumumba)


• Bart STAES (député européen, Groen)


• Marc TARABELLA (député européen, PS)


• Karin TEMMERMAN (députée fédérale, Sp. a)


• Alain TOP (député fédéral, Sp. a)


• Dirk VAN DER MAELEN (député fédéral, Sp. a)


• Karel VEREYCKEN (Agora Erasmus, fondateur)



Pour signer la pétition, rendez-vous sur le site d’Agora Erasmus !



Par Karel Vereycken - Solidarité & Progrès - le 17 septembre 2014


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Ukraine : tout ça pour ça !

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Ukraine : tout ça pour ça !

Par Xavier Moreau (*)

 

 

Vendredi 12 septembre 2014, le gouvernement de Kiev a annoncé que l’accord d’association avec l’Union européenne, bien que signé, ne serait mis en œuvre qu’à la fin 2015 – début 2016. Les 15 mois à venir devraient être mis à profit, pour se mettre d’accord avec la partie russe. C’est exactement ce que Vladimir Poutine avait proposé en décembre 2013. C’est également ce que proposait le Président Ianoukovitch à l’époque. Il a fallu 10 mois de conflit, de guerre civile, que Slaviansk soit rasée, Lougansk et Donetsk bombardées, 800 000 réfugiés en Russie, 10 000 morts en Ukraine, pour que les Occidentaux finissent par adopter la solution d’une négociation tripartite. Par son refus initial, José-Manuel Barroso peut donc être considéré comme un des plus grands criminels de ce début du XXIe siècle. Cela dit, la mission de l’ancien maoïste devenu néoconservateur bushiste, et de l’Union européenne, est un succès pour ses commanditaires américains et allemands. Des Slaves et des chrétiens s’entretuent, l’économie ukrainienne est détruite, son complexe militaro-industriel va disparaître, l’OTAN peut faire croire à son utilité. Il reste que le renoncement à cet accord stupide est la deuxième étape du fragile plan de paix, conçu par les Présidents russe et ukrainien.


 

La paix des Présidents


Nos lecteurs n’ont pas été surpris par la contre-offensive des rebelles, qui était déjà annoncée depuis deux mois. L’IFRI (1) et la FRS (2) se sont de nouveau ridiculisés, en manquant un événement parfaitement prévisible (à ne pas manquer, le débat « à la française » sur Arte avec Alexandra Goujon et Camille Grand, dans le rôle de Barbie et Ken). Si le gouvernement français était aussi bien informé que nos lecteurs, nous n’en serions sans doute pas là. L’autre élément que nous avions annoncé et qui s’amplifie est l’implosion politico-économique de l’Ukraine.


Nous avons évoqué la pénurie de gaz, de charbon et d’électricité, les unes étant liées aux autres. La ville de Kharkov est désormais touchée, ayant presque épuisé ses réserves de charbon. À Lvov, les plaques d’égout disparaissent les unes après les autres, volées et revendues au prix du métal. Le Président Porochenko semble avoir pris conscience du mensonge dans lequel ses conseillers l’entretenaient. Nous sommes en général très critiques vis-à-vis du Président ukrainien, mais on ne peut ici qu’admirer son courage. En mettant en œuvre un plan de paix avec Vladimir Poutine, il se trouve face à un bloc regroupant Washington, Bruxelles, Berlin, Yulia Timochenko, Igor Kolomoïski et l’ensemble des groupes paramilitaires néonazis. Ces derniers attendent désormais un nouveau Maïdan avec impatience.


En menaçant Marioupol, les FAN (forces armées de Nouvelle Russie) sont arrivées dans le cœur industriel de l’Ukraine. La trêve est arrivée, au moment où les troupes de Kiev sont au bord de la débâcle et où les FAN doivent se remettre en condition, pour lancer une nouvelle offensive le cas échéant. Marioupol était en outre un objectif de pillage essentiel pour les organisateurs de Maïdan. Là se trouvent nombre d’actifs industriels, dont Kolomoïski et le clan Timochenko rêvent de s’emparer. L’importance de Marioupol est encore accrue, car l’Ukraine, désormais importatrice de charbon, en a commandé en Afrique du Sud, et le port du Donbass est l’un des deux points de livraison sur la côte ukrainienne. On observe que les FAN ne bombardent pas Marioupol, au contraire des forces kiéviennes qui ont rasé Slaviansk et soumis les villes et villages de Nouvelle Russie à des bombardements aveugles. Malgré la propagande ridicule de la télévision ukrainienne, la population de Marioupol est largement acquise à la Nouvelle Russie et attend sa libération des milices néonazies, notamment le bataillon Aïdar, dont même Amnistie Internationale n’a pu passer les crimes sous silence.


Pour l’instant, les deux Présidents ainsi que l’OSCE jugent la trêve globalement respectée. Il est vrai que les bombardements ont largement diminué sur l’ensemble du front. Quelques obus ukrainiens tombent encore aveuglément sur les zones habitées. Les bombardements de civils s’éloignent ainsi, accompagnant l’armée ukrainienne dans sa retraite, et mettant en évidence les mensonges de la presse française, qui se refusait à les attribuer à Kiev, malgré les déclarations de l’OSCE. Répétons-le, Kiev a mené une guerre à l’américaine, visant délibérément les civils et les infrastructures, que les autorités de Nouvelle Russie remettent en état peu à peu. Les tirs sporadiques sur les objectifs civils à Donetsk ou à Lougansk n’ont désormais plus aucun intérêt militaire, l’armée ukrainienne n’ayant pas d’espoir de les exploiter. Il s’agit d’actes de vengeance purs et simples.


L’administration américaine est d’ailleurs furieuse contre le Président Porochenko et lui a intimé l’ordre, dès le 8 septembre, de reprendre immédiatement les combats. Pour le Président ukrainien, la situation est très délicate, car ce sont les conseillers militaires américains qui dirigent de fait l’état-major des opérations de représailles et les groupes paramilitaires néonazis. Le Président Porochenko peut espérer compter sur la loyauté de son armée, dont une bonne partie serait ravie de liquider ces mêmes groupes.


Selon les rebelles, Washington préparerait une offensive au nord de Donetsk. L’objectif pourrait consister à dégager les troupes ukrainiennes enfermées dans l’aéroport, où seraient présents de très nombreux mercenaires polonais. Le commandant du bataillon paramilitaire néonazi « Donbas », Semen Sementchenko, s’est d’ailleurs rendu à Washington pour y recevoir de nouvelles instructions.



Quelques mensonges de la presse française, de l’IFRI et de la FRS


Camille Grand, le directeur de la Fondation pour la Recherche Stratégique, a décidé de se mettre au travail et a reconnu s’être trompé dans une interview publiée dans le monde. Ne crions pas victoire trop vite, la suite de l’analyse de notre Ken national prouve qu’il n’a toujours rien compris au conflit ukrainien. Sur Arte également, il fait sien le mensonge de la chaîne d’État en parlant du souhait de Vladimir Poutine, de « créer » un état de Nouvelle Russie.

Voici exactement ce qu’a dit le Président russe : « Нужно приступить к переговорам о политической организации общества и государственности на юго—востоке Украины ». Ce qui signifie : « Il faut entamer des négociations sur l’organisation politique de la société et de l’État dans le sud-est de l’Ukraine. »


Sur la présence de Soldats russes. La presse française semble découvrir avec surprise la contribution des volontaires russes et entretient, à dessein, la confusion entre volontaires et soldats réguliers. Dès les combats de Slaviansk, les chefs de la rébellion en ont appelé aux brigades internationales. Des milliers de Russes, mais aussi de Serbes, de Roumains, et même quelques Français et Espagnols ont rejoint les FAN.


Comme à l’époque des guerres de Yougoslavie, de nombreux militaires russes ont donné leur démission, pour aller combattre pour une cause à laquelle ils croyaient. L’OTAN n’a pu fournir aucune preuve crédible de la présence de troupes russes et c’est ce qu’a reconnu d’ailleurs l’OSCE. Répétons-le pour Barbie et Ken, les matériels utilisés dans les deux camps sont les mêmes, et ce sont de vieux modèles qui datent de l’époque soviétique.


En outre, que les services secrets russes aident les FAN est aussi normal que de voir la CIA soutenir le gouvernement de Kiev. Il est évident que l’apport des volontaires russes est essentiel, car leur maîtrise technique est excellente. En outre, les vétérans russes ont acquis une grande expérience ces 20 dernières années dans les différentes guerres, au contraire de l’armée américaine dont le savoir-faire se limite essentiellement à des bombardements massifs à haute altitude et à des opérations de police et de représailles, qui n’ont d’ailleurs donné aucun résultat probant, malgré l’emploi systématique de la torture et des enlèvements.


Concernant, les 8 soldats russes qui ont été capturés lors d’une patrouille, il s’agit évidemment d’un cas isolé. Si la Russie voulait aider les rebelles, elle ne le ferait pas en envoyant dix hommes seuls. Ajoutons à ce sujet qu’il n’y a pas eu échange de prisonniers entre l’Ukraine et la Russie, car les soldats ukrainiens qui ont trouvé refuge en Russie n’ont jamais été considérés comme prisonniers. Ils ont été soignés, nourris et logés. C’est en revenant en Ukraine qu’ils sont devenus des prisonniers pour désertion. Pour en finir sur l’intervention de la brigade fantôme russe à Novoazovsk, rions un peu devant le désespoir de la journaliste de CNN.


Le laborieux et verbeux Thomas Gomart a encore récidivé sur France Culture, en nous expliquant que la Russie pourrait attaquer les pays européens (23’). Nous restons une fois de plus émerveillés par la patience d’Isabelle Facon, à qui les médias français imposent des débats avec d’aussi médiocres spécialistes.


Le système politique en Ukraine est un mélange de répression policière, où le ministre de l’Intérieur, Arsen Avakov menace de mort un député d’opposition, et de la toute-puissance oligarchique, qui exécute qui bon lui semble. Valentina Semeniouk a ainsi été assassinée le 27 août 2014. Elle était l’ancienne responsable du fond de la propriété d’état de Viktor Youchenko, de 2005 à 2008, avant d’en être chassée par Yulia Timochenko pour son manque de coopération. Valentina Semeniouk a eu le malheur de donner, le 2 août dernier, une interview à la télévision russe, où elle expliquait comment Igor Kolomoïski avait entrepris de s’emparer des actifs industriels ukrainiens.


La sanction n’a pas tardé, et a pris la forme le 27 août d’une décharge de fusil de chasse en plein visage. Nous tenons à rassurer nos lecteurs, Cécile Vaissié et Alexandra Goujon ont surmonté leur chagrin. Pour les russisants qui veulent comprendre quelque chose aux privatisations ukrainiennes, nous recommandons ce lien.


La réalité est que pour la première fois depuis 25 ans, les oligarques ukrainiens ont peur devant un mouvement authentiquement populaire, contre lequel leur argent ne peut rien. Bien que jusque-là tout puissant, Igor Kolomoiski, semble désemparé par la tournure des événements. Après avoir décidé de prendre sous son aile la « défense » de Zaporojie, ce valeureux patriote a finalement décidé de partir en croisière en Méditerranée sur son Yacht. Il tente dans le même temps de revenir en grâce auprès du gouvernement israélien, lassé de le voir financer les bataillons néonazis ukrainiens.


En signe de bonne volonté, Pravy Sektor avait organisé, fin juillet, une manifestation de soutien à Israël à Dniepropetrovsk. Le chef local, Andrei Denissenko, également représentant du parti Svoboda, avait souligné la proximité du combat de Pravy Sektor contre la Nouvelle Russie, à celle de Tsahal contre le HAMAS. Avec des soutiens comme ça, Israël n’a plus besoin d’ennemis.


Pravy Sektor a de nouveau reçu le soutien des Femens qui ont souillé la Laure de Petchersv à Kiev, haut lieu de l’orthodoxie du patriarcat de Moscou. Cela arrive comme en écho à l’acquittement de celles qui ont souillé Notre Dame de Paris. Les néonazis ukrainiens ont toujours bénéficié du soutien des mouvements sociétaux, qu’ils soient LGBT ou Femen, notamment lors du massacre d’Odessa.


Le Kremlin a apporté son soutien aux catholiques de France, qui affrontent la même coalition faite de païens, de gauchistes et de LGBT. Ce combat commun entre catholiques et orthodoxes, contre les totalitarismes issus des Lumières, se trouve renforcé par la désignation récente des bolchéviques, comme « traîtres à la Russie », par Vladimir Poutine. Pas de nostalgie chez le Président russe, qui voit l’avenir de sa nation dans le renouveau du christianisme.


Quand l’Ukraine ne s’enfonce pas dans le totalitarisme et la dictature, elle fait les frais de l’explosion de la corruption, à l’image de cette descente de police dans une bijouterie de Kiev, où les policiers procèdent, sous les caméras de surveillance, à un véritable pillage. À voir ici, pour les nostalgiques des années 90.



La France sortie de l’Histoire


Adeptes de l’Union Sacrée contre toute forme d’envahisseurs, nous avons salué jusque-là la résistance du gouvernement français contre les pressions américaines et allemandes sur le Mistral. Même si la déclaration ambigüe de l’Élysée n’a pour l’instant aucune conséquence pratique, le BPC devant être livré fin octobre, et même si ce dernier était livré comme prévu, ce qui devrait être le cas étant donné le montant des amendes, le gouvernement français a abandonné le peu de souveraineté qui lui restait.


La honte dans laquelle notre Président a plongé la France rejaillit sur nous qui vivons en Russie, où l’on nous regarde désormais comme les ressortissants d’un pays occupé, qui n’est plus maître de son destin. Pris en étau entre ses difficultés intérieures et les invraisemblables pressions extérieures, le Président Hollande aurait dû faire appel justement à l’union nationale pour préserver notre industrie nationale. S’il s’était adressé aux Français, en leur expliquant la situation réelle en Ukraine, les menaces que nos diplomates et nos militaires subissent chaque jour de la part de Washington et de Berlin, les Français auraient à coup sûr soutenu un Président devenu ainsi digne de la cinquième République. Nicolas Dupont-Aignan a parfaitement décrit le problème lors de son débat sur Arte (un vrai cette fois), où il a pulvérisé la pauvre Cécile Vaissié, sans doute plus douée en littérature qu’en analyse politico-stratégique : le problème fondamental de la décision de notre Président est qu’il l’a prise sous la contrainte, tout en sachant qu’elle irait contre les intérêts de la France.



Conclusion


La trêve en Ukraine durera aussi longtemps que Piotr Porochenko et Vladimir Poutine pourront fermer les yeux sur les provocations des troupes qui refusent d’obéir au Président ukrainien. Ce dernier peut compter sur le soutien de sa population qui souhaite la paix, mais doit faire face à la puissante coalition américano-oligarcho-nazie. Les prochaines élections législatives ne garantiront guère plus de stabilité. Le parti des régions refuse d’y participer, sachant qu’il ne pourra pas faire campagne. Le Premier Ministre Iatsenouk a décidé, quant à lui, de se présenter contre le bloc présidentiel. L’Ukraine s’enfonce de plus en plus dans une crise totale, qui va rendre la Russie de plus en plus attrayante pour toutes les régions du territoire historique de la Nouvelle Russie.



Par Xavier Moreau - realpolitik.tv - le 17 septembre 2014

 

(*) Xavier Moreau : Saint-Cyrien et officier parachutiste, titulaire d’un DEA de relations internationales à Paris IV Sorbonne, spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide. Fondateur d’une société de conseil en sûreté des affaires, installé en Russie depuis 14 ans, travaillant également sur l’Ukraine, le Kazakhstan et la Serbie.


(1) L’Institut français des relations internationales (IFRI) est en France le principal centre de recherche et de débat indépendant consacré à l’analyse des questions internationales. (Source Wikipédia)


(2) La Fondation pour la recherche stratégique (FRS) est une institution française de type think tank fondée par Pierre Joxe en 1992-1993. Elle regroupe la Fondation pour les études de défense et le Centre de recherches et d'études sur les stratégies et les technologies et participe à des études dans le domaine militaire. (Source Wikipédia)

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Prix Nobel de la Paix ?

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"I have a dream"


Il y a longtemps que Martin Luther King a prononcé ces mots qui continuent de raisonner aujourd'hui. En 1964 (un an plus tard), la ségrégation était abolie aux USA et, la même année, le pasteur noir a reçu le "prix Nobel de la Paix" pour son combat contre le racisme et la non-violence aux Etats-Unis.



"I have a drone"


Obama, l'autre  "prix Nobel de la Paix" (je me demande toujours pourquoi) aurait pu dire "I have a drone", car ses symboles sont tous va-t-en-guerre et colonisateurs impérialistes.


A mes yeux, ce prix prestigieux ne signifie plus rien depuis ! Dommage, car c'était beau !


Duc


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Ecole "aérée" de Gaza

Ecole "aérée" de Gaza | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


A Gaza, c'était également la rentrée des classes, mais avec 500 enfants de moins qui ne répondront plus jamais à l'appel, vous aurez compris pourquoi !  -  Duc


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Opposition à la guerre d'Obama

Opposition à la guerre d'Obama | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : slate.fr



L’opposition au plan de guerre d’Obama explose


« Ceci est une guerre, quoiqu’en disent les idiots à la Maison-Blanche », a déclaré Lyndon LaRouche après avoir écouté le discours du président Obama le 10 septembre dernier.


Ainsi, l’affirmation selon laquelle ce que propose Obama n’est pas une « guerre », mais une « lutte contre le terrorisme » – distinction sémantique avancée par la Maison-Blanche uniquement pour éviter de devoir demander la permission au Congrès qui est le seul, en vertu de la Constitution, à pouvoir déclarer la guerre – a amené nombre de commentateurs et d’élus à joindre leurs voix à celle de LaRouche et à souligner que cette action rend le président passible de la destitution, comme le montrent ces quelques exemples :

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  • le sénateur démocrate Manchin : « Dans ce cas, je ne suis pas sûr de ce qu’est la définition de la guerre. »


  • Le député démocrate Himes : « Voulons-nous, Américains, continuer à céder l’autorité de déclarer la guerre entre les mains d’un seul homme ? »


  • Le groupe progressiste de la Chambre, fort de 76 membres, insiste dans une déclaration pour qu’il y ait « un débat complet et robuste dans le Congrès à propos de l’usage de la force militaire », et appelle le président de la Chambre Boehner à faire le nécessaire pour qu’il ait lieu.

 

  • Même le New York Times, qui soutient d’habitude les plans de guerre de la Maison-Blanche, a publié une tribune du professeur de droit Bruce Ackerman, sous le titre : « La trahison par Obama de la Constitution ». Ackerman écrit que « rien de ce qu’a fait » George W. Bush n’est « comparable en termes d’arrogance impériale ». Il s’agit d’une atteinte « dévastatrice à notre ordre constitutionnel ». * Jack Goldsmith, un ancien responsable du département de la Justice de Bush, a fait publier un article dans la revue Time, intitulé « L’élargissement époustouflant par Obama du pouvoir d’un président à faire la guerre ».

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Beaucoup de démocrates s’opposent aussi à la décision du Président de financer des forces anti-Assad en Syrie. Des hauts gradés militaires à la retraite avertissent de leur côté de l’impossibilité pratique d’empêcher que les armes envoyées aux « modérés » finissent dans les mains des djihadistes, comme on l’a vu à multiples reprises ces dernières années. Autre revers pour Obama, deux jours seulement après son discours, certains groupes rebelles soutenus par les États-Unis en Syrie ont signé une trêve avec l’EIIL pour pouvoir combattre ensemble le régime d’Assad !


Par ailleurs, il est délirant de compter sur l’Arabie saoudite comme principal allié dans la lutte contre le terrorisme, sachant qu’elle a parrainé des militants sunnites extrémistes depuis ben Laden jusqu’à l’EI aujourd’hui. L’ancien sénateur Bob Graham, qui a dirigé l’enquête du Congrès sur les attentats du 11 septembre 2001, a déclaré sans ambages le 12 septembre que les Saoudiens « sont pour l’essentiel les créateurs de l’EI et restent sa principale source de financement à ce jour ».


Il semble bien au lendemain de la conférence de Paris qu’une attaque aérienne sur le territoire Syrien soit abandonnée pour l’instant, mais rien n’exclut, comme l’a souligné LaRouche, qu’Obama et Cameron (ainsi que leur caniche François Hollande) ne décideront pas d’agir d’une manière sournoise et soudaine.

 

 

 Par la Rédaction de Solidarité & Progrès – le 16 septembre 2014

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UCL - Nouvel auditoire WSL

UCL - Nouvel auditoire WSL | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Suite à l’afflux d’étudiants en médecine, depuis quelques années, l’UCL a décidé de se doter d’un nouvel auditoire, sur son site de Woluwé-Saint-Lambert.


900 places pour les étudiants du secteur des sciences de la santé (médecine et médecine dentaire, pharmacie, sciences biomédicales et santé publique). Un nouvel édifice, basse énergie, qui a coûté six millions d’euros.


Cette année, 753 étudiants se sont inscrits en première année, dans la faculté de médecine de l'UCL. En 2004, ils étaient... 355.
Le nombre de jeunes étudiants en médecine a donc doublé, en dix ans (ils étaient même 957, en 2010). Pour répondre à cette recrudescence d’intérêt pour les soins de santé, les autorités de l'UCL ont fait construire, en un an, un nouvel auditoire de 900 places.



Une architecture brute et innovante


"Cet édifice respire le béton, de ses fondations au faîte de son toit, 18 mètres plus haut, indique l'UCL. Il se caractérise par une architecture brute (les murs extérieurs sont enduits) et des espaces modulables. L’auditoire pourra facilement être divisé en deux, via une paroi amovible en son centre, afin de donner deux cours distincts, simultanément.


Autre particularité, sur les 900 places que compte l’auditoire, 350 sont en suspension, soutenues par un voile de 22 mètres de long, coulé en une seule pièce. Cette conception a permis d’augmenter le nombre de places dans l’auditoire, avec une surface au sol identique."


L’auditoire a été conçu selon la philosophie de la "basse-énergie"La chauffage, par exemple, sera assuré par les 900 étudiants, qui serviront en quelque sorte de radiateurs. Leur chaleur corporelle sera récupérée et recyclée, et l'isolation du bâtiment permettra de conserver cette chaleur.



Un skill center et du matériel de pointe


Enfin, au sous-sol, l'UCL a prévu un vaste espace didactique destiné aux simulations des consultations, pour les futurs praticiens.


Ce "skill center", ou centre de compétences cliniques, proposera dès le mois d'octobre un équipement de pointe aux étudiants, pour leur apprentissage pratique: respirateur, matériel d’intubation, mannequins réagissant aux gestes posés par les étudiants, etc.


Ce nouveau bâtiment a coûté six millions d'euros, prêtés par la Banque Européenne d'Investissement, la BEI.


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Russie - L'opinion de Lavrov

Russie - L'opinion de Lavrov | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo : rferl.org


LAVROV (*) : LA RUSSIE LARGUE LES AMARRES AVEC L’OUEST


J’ai regardé hier [13 septembre 2014] avec intérêt un talk-show appelé Le Droit de Savoir, qui présentait une interview d’une heure avec Sergei Lavrov (ceux qui comprennent le russe peuvent regarder ). C’était un échange intéressant entre Lavrov et cinq journalistes russes. Ce n’était pas assez important pour justifier un sous-titrage en anglais, mais je veux partager avec vous quelque chose que j’avais déjà noté par le passé et qui a été puissamment exprimé durant cette interview.


Comme c’était prévisible, les thèmes abordés ont concerné la guerre civile en Ukraine, l’état des investigations sur le crash du vol MH17, les sanctions contre la Russie, l’expansion de l’OTAN, les négociations de Minsk et l’engagement de la Russie avec les pays du BRICS.


Sur tous ces sujets, les questions/réponses avaient le même format. L’un des journalistes demandait à Lavrov de commenter ce qui semblait être une situation de cul-de-sac et Lavrov confirmait disant on a fait de notre mieux, mais, à notre grand regret, cela n’a eu aucun effet. L’effet général a été celui d’une réunion de parents d’élèves discutant du cas désespéré d’un élève incapable. Sauf que l’élève, dans ce cas, c’est tout l’Occident.


Par exemple, pour ce qui concerne le vol MH17, les journalistes ont exprimé leur stupéfaction au vu de la stérilité et du flou du dernier rapport rendu public. Ils notèrent que, à l’époque des faits, un comportement hystérique absolu s’était emparé de la une des journaux, du style PUTIN LE TERRORISTE !!!! ou TROP C’EST TROP, oubliant complètement que les investigations étaient en cours.


La réaction de Lavrov a été : oui, je suis d’accord, nous avons agi au Conseil de sécurité, nous avons soumis nos questions, nous voulions un cessez-le-feu complet pour mener une investigation minutieuse des débris, nous avons partagé nos propres informations, nous avons parlé aux Malaisiens, nous voulions parler aux experts, mais ils ont passé trois semaines à Kiev en discussions avec des officiels de la junte, nous avons d’autres questions, mais apparemment nous sommes les seuls à être encore intéressés à obtenir des investigations transparentes et responsables (ce n’est pas une citation, mais une paraphrase fidèle, je pense). L’impression qu’on a gardée de ce qu’il a dit était franchement, ils sont désespérants, que peut-on faire de plus ?


Au sujet des sanctions, les journalistes ont dit que beaucoup de pays ont été surpris de la rapidité avec laquelle la Russie s’était détournée de l’ouest et commençait à établir des relations avec l’Asie, l’Afrique, l’Amérique latine et le sous-continent indien, et là encore, Lavrov répliqua : oui, nous avons nous-mêmes été surpris par le rythme des événements, mais nous n’avions pas le choix.


Ce n’est pas la seule occasion que j’ai eue d’entendre le même message. L’impression que je ressens est que la Russie a renoncé à l’ouest. Bien sûr elle va continuer à discuter, et elle va essayer, contre toute évidence, de susciter des comportements responsables de la part des politiciens occidentaux, mais personne en Russie ne retient son souffle.


Dans un autre débat (Sunday Evening avec Vladimir Soloviev) les participants ont remarqué que l’Allemagne avait pris la tête des pays qui faisaient pression sur la Finlande, la Slovaquie et d’autres nations qui ne voulaient pas de nouvelles sanctions. À nouveau, le message était oublié les Allemands, ils sont désespérants.


Je crois qu’il y a un sentiment de dégoût et de désespérance sincère et très répandu en Russie à l’encontre des pays de l’UE. Quant aux USA, ils sont essentiellement vus comme des lunatiques messianiques pleins de haine qui feront tout et même plus que tout pour nuire à la Russie de toutes les façons possibles, aussi folles, absurdes, inutiles et hypocrites soient-elles.


Tout cela produit un consensus selon lequel, bien que la guerre avec les USA et l’OTAN doive être évitée, évidemment, il n’y a plus rien à gagner à faire quelque effort. Beaucoup de politiciens disent maintenant : notre politique étrangère a été beaucoup trop axée à l’ouest et il faut que cela cesse, notre futur est ailleurs.


L’adoption récente de sanctions contre la Russie est un exemple parfait de cela. Alors que quelques mordus inconditionnels des libéraux US se plaignaient, et je rigole pas, que les huîtres françaises Belon ne seraient plus disponibles à Moscou, la majorité des gens comprennent que ces sanctions sont une bénédiction, car elles forcent la Russie à se débarrasser de ses liens avec l’ouest, ce qui aurait dû, à leur avis, être fait depuis longtemps. À court terme, les sanctions occidentales vont mordre, particulièrement pour certains produits de haute technologie, mais, dans l’ensemble, la plupart des gens comprennent que s’être rendu dépendant de l’ouest pour de tels produits était une erreur au départ.


Encore une fois, ce qui prévaut est un sentiment de dégoût, de perplexité et de fatigue. Bien qu’une personne aussi diplomate que Lavrov ne le dira jamais en ces termes, la réaction générale est lumineuse : eh, les mecs, vous êtes désespérants et en plus en déclin, on n’a pas besoin de vous, salut ! Cela dit sans animosité, presque avec tristesse, vraiment.


Je ne crois pas que les diplomates russes feront une grande déclaration anti-occidentale à l’ONU ou ailleurs. Le contraire de l’amour n’est pas la haine, mais l’indifférence. Et les officiels Russes continueront de parler à nos partenaires ou même à nos amis, mais malgré cette douce rhétorique, les relations avec l’Ouest vont cesser graduellement d’être une priorité pour la diplomatie russe, pour les affaires commerciales, et même pour le public en général.


En fait, la Russie est déjà en train de construire un monde multipolaire et si l’ouest n’en veut pas sa part, ce sera dur pour lui. Les Russes savent que l’Ouest ne peut empêcher l’émergence de ce Nouveau Monde, et ils ne se préoccupent pas de savoir s’il refusera cette réalité ou acceptera de jouer selon les nouvelles règles.


Encore une chose, les Russes en ont vraiment marre des déclarations agressives de l’OTAN, car ils pensent, à juste titre, que c’est une marque d’hostilité. Mais, à rebours de ce que beaucoup de blogueurs disent, les Russes n’ont pas peur de la menace militaire de l’OTAN.


Leur réaction aux derniers mouvements de l’OTAN (nouvelles bases et troupes en Europe centrale, plus de dépenses, etc.) consiste à les dénoncer comme des provocations, et tous les officiels Russes s’accordent à dire que la Russie peut gérer cette menace militaire.


Comme l’a dit un député russe : cinq groupes de forces de réaction rapide est un problème que nous pouvons régler avec un seul missile. Une formule simpliste, mais correcte.


Poutine a clairement dit la même chose, en cas d’attaque conventionnelle massive par qui que ce soit la Russie engagerait des missiles nucléaires tactiques. En fait, si l’OTAN continue à avancer avec son plan stupide de déploiement de forces en Pologne et/ou dans les pays Baltes, je m’attends à ce que la Russie se retire du traité IRNF et qu’elle installe les successeurs modernes des fameux RSD-10 (SS-20).


Comme je l’ai dit précédemment, les décisions de doubler le format des forces aéroportées russes et d’augmenter à la taille d’une division la brigade d’élite du 45e Régiment spécial aéroporté sont déjà prises, quoi qu’il arrive. On peut dire que la Russie a préempté la création par l’OTAN de sa force de 10.000 hommes en faisant passer ses propres forces mobiles de 36.000 à 72.000 hommes.


S’étant ainsi préparé à la menace, le Kremlin va maintenant retourner tout simplement à des affaires plus importantes ailleurs.

Parmi les nombreuses idées fausses que nous apprenons pendant notre conditionnement (je ne peux pas appeler ça une éducation), nous, à l’ouest, avons tendance à voir notre part du monde comme le centre de la planète, d’autres diraient même la part indispensable et la plus importante.


Cela peut se remarquer sur nos mappemondes systématiquement centrées sur l’Europe ou les US et dans la croyance quasi dogmatique que personne ne compte autant que nous. C’est faux. En fait, alors que l’empire anglo-sioniste est en phase de déclin lent, mais constant et inéluctable, le reste du monde lui rend les hommages nécessaires du bout des lèvres et simplement continue son chemin.


Si les centres de conditionnement qu’on appelle écoles avaient des éducateurs dignes de ce nom, ils suspendraient dans leurs classes des mappemondes centrées sur la Chine et ils diraient aux jeunes élèves que plus personne ne prend désormais au sérieux les soi-disant valeurs occidentales. Non pas parce qu’elles sont mauvaises, mais parce que, pour commencer, nous-mêmes en Occident ne les prenons définitivement pas au sérieux.


Obama a annoncé un pivotement vers l’Asie, mais, d’une façon typiquement anglo-sioniste, ce pivotement ne signifiait en réalité qu’un accroissement de la présence militaire et des pressions pour forcer l’obéissance aux exigences de l’empire.


À la différence des US, la Russie n’a annoncé aucun pivotement, mais Poutine a déjà rencontré Xi Jinping quatre fois cette année et ils ont tous deux déclaré que leur partenariat stratégique était le plus fort qui ait jamais existé dans l’histoire des relations entre les deux pays.


La Russie est vraiment en train de tourner son regard vers la Chine, l’Amérique Latine, l’Afrique et ailleurs. Ses diplomates continueront à discuter, sourire, parler de partenaires et d’amis, mais je crois que nous sommes témoins d’un événement historique : pour la première fois depuis le treizième siècle, la Russie s’éloigne à nouveau de l’Ouest et parie sur son avenir avec l’Asie (et le reste du monde).



Par Le Saker
 - Traduit par Jean-Jacques pour vineyardsaker.fr - le 16 septembre 2014

Source : Listening to Lavrov giving up on the West (anglais, 14-09-2014)



(*) Sergueï Viktorovitch Lavrov est un diplomate et homme politique russe, membre du parti Russie unie. Il est ministre des Affaires étrangères depuis 2004. (Source Wikipédia)

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Bourbier en Irak et en Syrie

Bourbier en Irak et en Syrie | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Un bourbier semblable à celui du Vietnam en Irak et en Syrie, autour d’enjeux énergétiques ?

Par Rodrigue Tremblay (*)



— La règle du magasin de poterie : « Si vous cassez un morceau, vous en êtes le propriétaire ».

Colin Powell (1937), ministre des Affaires étrangères de George W. Bush, (2001-2004) quand il mit en garde le président George W. Bush, à l’été de 2002, des conséquences d’une invasion militaire de l’Irak (cité dans le livre Plan d’attaque, 2004, du journaliste américain Bob Woodward).


— [Le projet secret des États-Unis d’armer les combattants islamistes moudjahidin en Afghanistan] « a été une excellente idée. Cela a eu pour effet d’attirer les Russes en Afghanistan. Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j’ai écrit au président [Jimmy] Carter : nous avons maintenant l’occasion de faire en sorte que l’URSS ait sa propre guerre du Vietnam. En effet, pendant près de 10 ans, le gouvernement de Moscou dut mener une guerre insupportable, un conflit qui a entraîné la démoralisation et finalement l’éclatement de l’empire soviétique ».

Zbigniew Brzezinski (1928), conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter de 1977 à 1981 et l’un des principaux conseillers du président Barack Obama sur la politique étrangère (entretien du 15 janvier 1998, avec Le Nouvel Observateur, Paris).



— « Le recours à la force n’est légal [au plan international] seulement quand il s’agit d’un cas de légitime défense [contre une attaque armée] ou avec l’autorisation [formelle] du Conseil de sécurité de l’ONU. »

Ban Ki-Moon (1944— ), Secrétaire général des Nations Unies, 2013.

 

Si la situation politique et militaire dans un Moyen-Orient riche en pétrole apparaît chaotique, complexe et confuse, c’est parce qu’elle l’est. Comment pourrait-il en être autrement quand il y a une vingtaine de gouvernements étrangers qui jouent d’influence, chacun essayant de mettre la main sur les robinets de pétrole et de gaz, et qu’ils n’ont aucun scrupule à s’impliquer, si nécessaire, dans les affaires des autres pour atteindre leurs fins. En effet, il n’y a aucun endroit au monde où l’intervention étrangère dans les affaires intérieures des autres pays par une toute une panoplie de gouvernements est aussi répandue et est même devenue monnaie courante.


En tête de liste des puissances interventionnistes, nous retrouvons les États-Unis d’Amérique et leur arsenal militaire déployé à travers le monde. Rappelons qu’en mars 2003, c’est le gouvernement américain de George W. Bush, avec l’appui du gouvernement britannique de Tony Blair, et aiguillé en cela par le gouvernement israélien, qui partit le bal de l’interventionnisme au Moyen-Orient avec une invasion militaire de l’Irak. Ce faisant, il ouvrit une véritable « boîte de Pandore » pleine de malheurs pour cette région. Le but ultime du gouvernement de Bush et de Cheney était de renverser le gouvernement sunnite de Saddam Hussein et de le remplacer par un gouvernement chiite plus malléable. Cette invasion a été le principal élément déclencheur d’instabilité pour l’ensemble du Moyen-Orient, en ravivant les vieux antagonismes entre sunnites et chiites, ce qui s’est traduit par une série de guerres civiles et de guerres par adversaires interposés dans de nombreux pays de la région. Bien sûr, de telles guerres opposent des populations sunnites et des populations chiites dans un conflit politico-religieux, mais elles mettent aussi en cause de nombreuses loyautés ethniques et tribales.


En 2011, l’administration américaine du président Barack Obama croyait que les États-Unis pourraient se retirer en douceur d’un Irak dévasté et se laver les mains de tout le désordre qu’ils laissaient derrière eux. Et bien, cela ne s’est pas passé de cette façon.


L’insurrection des musulmans sunnites à la fois en Syrie et en Irak est une retombée directe de l’invasion américaine de l’Irak en 2003.

La guerre civile faisant rage en Syrie a été un terrain fertile pour des Sunnis désenchantés de créer l’organisation djihadiste de l’État Islamique (EI) [aussi connue sous le nom de l’État Islamique en Irak et au Levant (EIIL). Leur but est de se tailler un territoire qui chevauche la Syrie et l’Irak et qu’ils appellent un Califat islamique pour montrer l’imbrication entre la politique et la religion.


Après avoir laissé derrière un pays gouverné par un gouvernement irakien chiite et sectaire en décembre 2011, le gouvernement Obama a très peu d’options pour contrer la montée des milices barbares de l’EI dans cette partie du monde. Cependant, pour des raisons de politique intérieure, M. Obama se doit de montrer qu’il est prêt à relancer la guerre au Moyen-Orient. (Il pourrait y avoir une raison plus logique pour laquelle Obama veut bombarder la Syrie, comme cela est expliqué ci-dessous).


Ainsi donc, le 10 septembre dernier, le président Obama a annoncé que son gouvernement avait décidé de renvoyer des centaines de « conseillers » militaires en Irak et d’intensifier la campagne de frappes aériennes contre les milices de l’État islamique (EI), en Irak, mais aussi en Syrie, avec l’aide d’un certain nombre d’autres pays appelés à fournir des troupes au sol pour occuper les territoires « libérés » de l’organisation djihadiste de l’EI.


Une telle stratégie soulève quelques questions fondamentales.

Tout d’abord, il y a la question juridique. Comment le gouvernement des États-Unis peut-il ouvertement dire qu’il a l’intention de violer l’espace aérien de la Syrie pour attaquer les djihadistes de l’EI sans un accord formel avec le gouvernement syrien de Bashar al-Assad et/ou sans une résolution de soutien en bonne et due forme du Conseil de sécurité des Nations Unies ?


Deuxièmement, il y a la question du succès anticipé d’une opération militaire terrestre en Irak et en Syrie lorsque les trois gouvernements les plus directement impliqués dans la région, à savoir le gouvernement syrien de Bashar al-Assad, le gouvernement turc sunnite et le gouvernement iranien chiite ne participent pas à l’opération.


Si on considère que plusieurs pays du Moyen-Orient ont des intérêts contradictoires, leur implication militaire directe en Syrie apparaît discutable… à moins que le véritable objectif de l’opération Obama de bombarder la Syrie soit de compléter le renversement du régime Assad à Damas. Dans ce cas, l’objectif de combattre l’organisation de l’EI ne serait qu’un prétexte commode pour atteindre un objectif encore plus important, soit le renversement du gouvernement syrien Assad.


Il est vrai que les milices de l’EI (ou toute autre instance manipulatrice qui se cache derrière elles) ont délibérément provoqué les médias américains et la conscience américaine avec la mise en scène de décapitations sauvages de prisonniers. Il ne faut pas oublier qu’en septembre 2013, des groupes rebelles syriens avaient organisé une opération sous fausse bannière et avaient utilisé des armes chimiques contre des civils, dans le but de provoquer une riposte américaine. Cette fois-ci, un an plus tard, ils semblent avoir réussi.


Plus fondamentalement, quels sont au juste les véritables objectifs politiques et militaires en Syrie ? Est-ce que le Département d’État des États-Unis veut toujours renverser le gouvernement Assad ? Si oui, pourquoi ? Qu’a fait le gouvernement syrien aux États-Unis ? Et, si ce gouvernement était renversé, qui lui succéderait ?


Ce serait une « stratégie » bien curieuse, en effet, si les États-Unis combattaient à la fois les milices de l’État islamique (EI) et le gouvernement syrien laïc de Bachar al-Assad, et finissaient par créer un vide politique comme celui qu’ils ont créé en Libye. La politique ne s’accommode guère d’un vide de pouvoir. Dans un pays où 60 pour cent de la population est sunnite, comparativement à seulement 20 pour cent en Irak, le remplaçant probable au gouvernement Assad en Syrie serait un gouvernement islamiste sunnite et sectaire, que son nom soit EI ou qu’il porte tout autre nom. Il s’en suivrait également un désordre complet tel que celui qui prévaut aujourd’hui en Libye, où différentes factions armées se battent entre elles pour s’accaparer une part du pouvoir.


À qui profiterait un tel état de choses ? On peut se faire une idée si on a recours à l’analyse économique. En effet, la toile de fond de tous ces conflits a trait à la géopolitique des différents gazoducs proposés pour écouler le gaz naturel du Moyen-Orient. De tels pipelines serviraient à acheminer le gaz naturel du golfe Persique vers l’Europe afin que cette dernière diversifie et réduise sa dépendance énergétique par rapport au gaz russe.


Il existe deux projets principaux de pipeline pour acheminer le gaz naturel du Moyen-Orient vers une Europe affamée d’énergie, laquelle est de surcroit en conflit plus ou moins ouvert avec la Russie et souhaiterait diversifier ses sources d’approvisionnements en gaz naturel et réduire la domination russe sur ses marchés :


— Premièrement, Il y a ce qui a été surnommé le « pipeline islamique », (également appelé « Pipeline de l’Amitié » par les gouvernements concernés), parce qu’il s’agit d’un gazoduc est-ouest de 5 570 kilomètres de long allant de l’Iran vers l’Irak, en traversant la Syrie, pour expédier le gaz liquéfié vers l’Europe à partir des ports de la côte méditerranéenne de la Syrie et du Liban.


— Deuxièmement, il y a un autre projet de pipeline pour acheminer du gaz naturel vers l’Europe et c’est le gazoduc Qatar-Turquie, lequel prendrait plutôt une direction sud-nord et irait du Qatar (premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié), en passant par l’Arabie saoudite via la Syrie pour aboutir en Turquie, où il serait raccordé au gazoduc Nabucco et servirait à approvisionner les clients européens à travers l’Autriche, ainsi qu’une Turquie en manque de sources énergétiques.


Ce dernier projet a reçu l’approbation de nombreux pays européens de même que des États-Unis, et d’Israël, ce dernier pouvant bénéficier d’un raccordement au pipeline proposé. Il ne faudrait pas se surprendre si plusieurs pays essaient de s’immiscer dans la guerre civile syrienne à cause de l’intérêt qu’ils portent à ce deuxième tracé de gazoduc.


Cependant, le gouvernement Assad de la Syrie a rejeté ce deuxième tracé, lui préférant le premier tracé. C’est une raison importante pour laquelle la Syrie se retrouve au centre des décisions concernant la construction d’un pipeline pour acheminer le gaz naturel vers l’Europe. C’est aussi une source importante de frictions politiques et de conflits dans cette partie du monde. Cela nous aide à comprendre pourquoi les gouvernements du Qatar, de l’Arabie saoudite, de la Turquie, d’Israël et de l’Union européenne (UE) font tout en leur possible pour renverser le gouvernement syrien de Bachar al-Assad et ont financé divers groupes rebelles, y compris l’organisation djihadiste de l’EI.



Conclusion


La production de pétrole et de gaz, la construction d’un oléoduc et les approvisionnements en gaz vers l’Europe sont des facteurs importants qui peuvent en partie expliquer les frictions politiques et les conflits actuels au Moyen-Orient. Cela nous aide à comprendre pourquoi tant de gouvernements veulent renverser le gouvernement syrien de Bachar al-Assad. Toutes ces intentions, ouvertement déclarées ou camouflées, ne feront qu’accroître le chaos au Moyen-Orient.


Pour que la paix règne au Moyen-Orient, il faudrait, plutôt que des guerres ruineuses qui s’étendent sur des décennies, un esprit de compromis et de concession, et des négociations politiques sérieuses sur des projets économiques communs. En effet, des solutions politiques seraient de beaucoup préférables à des affrontements militaires permanents, surtout quand on considère le cortège de carnages que ces guerres imposent aux populations.


Le plus tôt on en arrivera à cette conclusion, le mieux ce sera pour tous les peuples du Moyen-Orient et pour le monde.




Par Rodrigue Tremblay - mondialisation.ca - le 16 septembre 2014

(*) Rodrigue Tremblay est professeur émérite d’économie à l’Université de Montréal.

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