Koter Info - La G...
Follow
Find
203.2K views | +427 today
 
Scooped by Koter Info
onto Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL
Scoop.it!

José Mujica, Président

 

Le Président de l’Uruguay se préoccupe plus du bien-être de ses concitoyens que du reste.  Son discours est un exemple que devraient suivre "nos" politiciens. - Duc

more...
No comment yet.
Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL
La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).
Curated by Koter Info
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Koter Info 

Site "Koter Info" LLN-WSL-UCL


=  plus de 91.000 lecteurs du site

 

Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

------------------------------

   

"La Gazette" de LLN-WSL-UCL


=  plus de 92.000 lecteurs de La Gazette

 

Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

------------------------------

  

Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


------------------------------


Services gratuits directs



Koter Info's insight:

 

Site web et Gazette, les différentes publications de Koter Info sont suivies par plus de


183.000 lecteurs

 

more...
Koter Info's curator insight, January 14, 6:51 PM

 

Site web et Gazette, les différentes publications

de Koter Info sont suivies par plus de


183.000 lecteurs

 

Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Brigades françaises au Donbass


Reportage vidéo de la chaîne TV russe « Vesti » sur les brigades de français partis se battre du côté des insurgés du Donbass.


(russe non sous-titré, mais les images suffisent à se faire une idée, et une partie du commentaire et des dialogues, entre 1’55s et 4’19s, est transcrit ci-dessous).



Transcription de la plage temporelle 1’55s -> 4’19s


… Les milices populaires du Donbass mettent en place de nouveaux groupes. De plus en plus souvent, des étrangers se portent volontaires pour entrer dans les rangs de l’armée de la République autoproclamée : il y avait déjà des espagnols dans le bataillon « Vostok », il y a maintenant des français, qui ont décidé d’organiser leur équipe internationale.


L’un d’entre eux, Victor, a déjà reçu le surnom « Poirot ». Il les a solides : expérience en Afghanistan dans les rangs de la mission internationale d’assistance et de sécurité, cinq ans du service dans la subdivision française de débarquement. Ca se voit de suite, il est l’ainé ici.


Il explique pourquoi ils ont décidé de se joindre aux milices populaires :

« Nous faisons partie de la communauté eurasienne, d’union politique et géopolitique, dit le combattant des milices populaires Victor, d’abord nous avons vu la révolution à Kiev qui était soutenue par l’Occident, après nous avons vu l’agression contre le peuple du Donbass, et nous avons compris que la vraie révolution est ici et pas à Kiev ».


Ces combattants français ont tenté d’entrer en Ukraine par la Russie, mais le Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie (FSB) ne laisse pas passer les étrangers.


Du coup, ils sont entré séparément, les uns de façon clandestine, les autres en se faisant passer pour des touristes. Ils sont ici déjà depuis plus d’une semaine et sont en mesure de donner leur avis sur les actions de l’armée ukrainienne, en se fondant sur leur expérience.


« Ils [Les Ukies] sont très fatigués, laissés pour compte, sans approvisionnement, perdus. Ce spectable était très utile pour notre moral. En plus, quand nous voyons les bombardements de la ville, nous constatons que ça tire du côté des positons ukrainiennes, que les objectifs ne sont pas les objets militaires. En règle générale ce sont des objectifs civils, industriels et logistiques qui sont visés.


Les quartiers résidentiels subissent les bombardements, je vous assure. Moi-même, j’en ai été le témoin : dans les quartiers ou tombent les obus, il n y a pas de combattants du Donbass, c’est tout simplement des crimes de guerre ».


Ces combattants, on a essayé de les recruter il y a quelques mois pour participer aux hostilités au sein de la Sécurité nationale ukrainienne. Mais les Français, selon leurs dires, sont des soldats intransigeants, opposés à l’impérialisme américain. C’est pourquoi ils se sont rangés du coté du Donbass. « Nous les connaissons, nous savons qui ils sont, dans le bataillon Azov. Il y a un garçon au nom de Gaston Besson, c’est un Français, il faisait la guerre en Yougoslavie du côté des Croates, contre les Serbes. Peu de temps avant Maïdan, il est apparu sur les réseaux sociaux, ensuite il a soutenu Maïdan, puis il a tenté de trouver des engagés français pour le Praviy Sektor, il nous a même proposé de rejoindre Praviy Sektor et d’entrer au bataillon Azov. Nous savons qu’il les entraîne et qu’ils ont des contacts avec l’Otan ».


Maintenant ils participent à la recherche des positions des lances-mines qui tirent sur les quartiers résidentiels de Donetsk. Aujourd’hui, de nouveau, on a tiré activement sur la ville…


Traduit par Olka pour vineyardsaker.fr


----------------------


Sans présentation de preuves, l'UE, les USA et l'Ukraine accusent la Russie de tous les maux et prennent constamment des sanctions injustifiées.


Selon leur logique  de mauvaise foi crasse (affichée depuis le début) vis-à-vis des combattants pour leurs droits et leur liberté, ainsi qu'à propos de la Russie, j'attendrais une réaction officielle contre la France et l'Espagne.


Preuves à l'appui, il y a des Espagnols et des Français qui combattent pour le Donbass, donc l'UE, les USA et l'Ukraine devraient logiquement prendre aussi des sanctions contre l'Espagne et la France.


Logique implacable et normale puisque intervention avérée de Français et d'Espagnols, parallèlement à ce qu'on applique contre la Russie (alors qu'il n'a jamais été prouvé quoi que ce soit de probant à son sujet).


Au passage, je souligne ce qui a été dit dans la vidéo : ces Français ont tenté d’entrer en Ukraine par la Russie, mais le Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie (FSB) ne laisse pas passer les étrangers.  Tiens, tiens, encore une preuve de l'innocence russe !


Mes propos veulent simplement démontrer l'absurdité des sanctions contre la Russie, d'autant plus stupides qu'elles font surtout du tort à notre économie.


Mauvaise foi crasse et imbécillité, voilà donc la seule manière objective de résumer tout ce qu'on trouve dans notre poubelle européenne contenant les médias, les politiciens et autres idiots qui les appuient ou qui les croient.


Voilà qui est dit et qui soulage mon envie de liberté, de vérité et de démocratie.


Duc

Koter Info's insight:


Mauvaise foi crasse et

imbécillité dénoncées


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Le vertige ukrainien

Le vertige ukrainien | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Légende et source photo : "invasion russe" & "la colonne perdue des troupes russes enfin retrouvée !" - Frabrice Beaur 



Notes sur le vertige ukrainien


Il y a les débats houleux, une poussée soudaine de fièvre, jusqu’à une réunion du Conseil de Sécurité, lancés par les affirmations du président — « roi du chocolat » un petit peu aux abois tout de même, d’une « invasion » russe. « Invasion », d’abord, le terme est étrange, puisqu’on parle de mille, ou deux à trois mille combattants, ce qui n’a rien d’une « invasion » même si l’on accepte cette version extrême type-Kiev. (On s’en doute, connaissant les circonstances habituelles de ce cirque, les Russes ont déclenché un barrage contre-offensif furieux, défonçant la complète fabrication de la chose, – voir notamment Russia Today, le 29 août 2014.)


Ray McGovern, dans Antiwar.com parlait le 23 août 2014 de l’« invasion » en cours, celle du convoi alimentaire russe (l’« invasion » précédente de celle en cours selon Kiev-guignol, ou bien la précédente de la précédente on ne sait, vu le rythme des annonces dans ce sens). Selon son expérience, il exprimait le simple bon sens qu’une « invasion » russe, c’est vraiment toute autre chose que les multiples bribes de montage que nous balance Kiev-guignol...


<Texte en anglais >

«...The West accused those trucks of “invading” Ukraine on Friday, but it was a record short invasion; after delivering their loads of humanitarian supplies, many of the trucks promptly returned to Russia.» I happen to know what a Russian invasion looks like, and this isn’t it. Forty-six years ago, I was ten miles from the border of Czechoslovakia when Russian tanks stormed in to crush the “Prague Spring” experiment in democracy. The attack was brutal. Once back in Munich, West Germany, where my duties included substantive liaison with Radio Free Europe, I experienced some of the saddest moments of my life listening to radio station after radio station on the Czech side of the border playing Smetana’s patriotic “Ma vlast” (My Homeland) before going silent for more than two decades... »



Inquiétude à Kiev


On en restera là pour la réelle substance de l’« invasion » — du-jour, non sans noter au reste que les chiffres avancés (1000 combattants « russes », ou 2000 ou 3000) peuvent très bien figurer des infiltrations concernant des initiatives spécifiques, mélangeant des groupes plus ou moins paramilitaires, plus ou moins soutenus par des services ruses. Une guerre dite « civile » de la sorte qui est en cours est pleine de tels mouvements (par exemple, la présence de volontaires français commence à apparaître en nombre substantiel et organisé, comme le montre, vidéo à l’appui, le « Saker-français », le 29 août 2014) – et cela vaut, bien sûr, pour les deux côtés...


Enfin, et puisque nous sommes dans une tragi-grotesquerie où des événements terribles côtoient des circonstances grand-guignolesques, les Russes pourraient très bien prétendre à une invasion ukrainienne depuis que plus de 400 soldats ont passé la frontière pour se rendre aux gardes-frontières russes début août, suivis depuis par divers contingents qui doivent conduire à un contingent général dépassant le millier...


Ce qui, par contre, relève de la certitude désormais, après plusieurs jours d’informations croisées et finalement vérifiées, c’est un changement de structure de combat des milices du Donbass devenues forces armées de la République Nationale du Donetsk (RND), enchaînant sur un changement opérationnel. Il s’agit de l’évolution d’une structure de guerre mi-guérilla mi-conventionnelle faite avec des petits groupes mobiles assurant une grande souplesse défensive, mais peu de capacités offensives de conquérir et de tenir du terrain, réorganisée en unités conventionnelles capables effectivement d’offensives d’occupation.


Cela s’est traduit aussitôt par diverses offensives couronnées de succès, facilitées par ailleurs, sinon sollicitées par l’état terrifiant de l’armée ukrainienne, désorganisée, laissée à elle-même sans soutien logistique de Kiev, avec un moral extrêmement bas et selon la tradition ukrainienne, un commandement corrompu et incompétent.


Ce soudain changement de dimension structurelle et stratégique des forces du Donbass est un événement fondamental parce qu’il secoue directement la structure politique de la direction-guignol de Kiev, ou de la « junte » comme disent les anti-Kiev en élargissant la structure au-delà du seul pouvoir nominal (Porochenko). C’est-à-dire que c’est la structure même de l’Ukraine telle qu’elle avait été installée par l’UE et les USA, pour leurs bénéfices espéraient-ils, qui tremble sur ses bases. Un tweet du radical Oleg Lyachko, un des plus durs au sein de la junte, montre effectivement cette situation (Itar-Tass, le 28 août 2014).


<Texte en anglais >

« The situation in eastern Ukraine is very complicated, leader of Ukraine’s Radical Party, parliamentarian Oleg Lyashko said on Thursday. « President [Petro] Poroshenko is indulging in wishful thinking. Several units have been encircled in the Donetsk and Luhansk regions. They cannot break out of the blockade if no measures are being taken,” Lyashko wrote on Facebook. Lyashko said a serious threat was posed to the south of Rostov Region where militias opened the second front. « I can say the defense minister and the chief of General Staff do not adequately react to the situation. No aviation support was provided either to defenders in Mariupol or to volunteers encircled in Ilovaisk,” Lyashko said. He called on the Ukrainian president to appoint a new defense minister and a new chief of General Staff. « The economy should be rebuilt for the war needs. The army does not have enough heavy hardware, artillery, aviation, communications and transport,” Lyashko added. »



La guerre est devenue un facteur stratégique


Par conséquent, quoi que l’on pense de l’« invasion » russe, et même si l’on accepte l’extrême de la croyance Système en tout ce que gémit le « roi du chocolat » pour appeler le bloc BAO (bloc américaniste-occidentaliste) à l’aide, c’est-à-dire si l’on est le secrétaire général de l’OTAN, un fonctionnaire du département d’État ou un journaliste Système, il est assuré que ce qui est présenté comme un « fait indubitable » (l’« invasion ») n’est certainement pas suffisant pour expliquer le basculement complet de la situation stratégique.


Cela signifie que, guerre de l’information-guignol mise à part, la vérité de la situation montre que la guerre du Donbass, à cause de ses prolongements soudains, devient un facteur politique de première dimension dépassant d’ailleurs le Donbass, qui menace les amis de Kiev et pourrait déboucher sur une situation inconnue dans ses composants, marquée par un désordre difficilement contrôlable, fût-ce par la porte-parole du département d’État Jen Psaki. (On peut voir sur les sites habituels, Itar-Tass, Russia Today, les Saker US et français, etc., les indications sur la situation, – et rien absolument rien, à fuir comme la peste sinon pour mesurer l’évolution de leur pensée et de leur trouille, – élément intéressant tout de même, – rien de ce que « pense » dit et écrit la presse-Système à cet égard n’a pour l’instant le moindre intérêt d’information directe. La crise ukrainienne se confirme comme la marche funèbre de la presse-Système dans son rôle de pilier de la démocratie, ou soi-disant « 4e pouvoir ».)


En d’autres mots, cette « vérité de la situation » — là (la situation sur le terrain), a fait une incursion en fanfare pour déranger dramatiquement l’agencement qui règne en général dans cette crise, de la présence d’au moins deux mondes (et sans doute plus), sans aucune communication entre eux, présentant des « réalités » sans aucun rapport entre elles. L’état général des choses et des événements est à ce point où il faut que tous, d’une façon ou l’autre, tiennent compte, au moins en partie, de la vérité de la situation. Cela ne garantit absolument pas une sorte de remise en ordre, au contraire cela accélère le désordre en dispensant des zestes de « vérité de la situation » dans ces mondes qui ne communiquent pas entre eux...



Des « mondes parallèles » sans communication


En un rapide a parte, nous citerons un paragraphe de notre texte F & C du 27 août 2014, expliquant que l’affaire ukrainienne est le banc d’essai général d’une puissante rupture dans le domaine de la communication, faisant plonger la perception du monde dans un complet désordre, organisation des ruptures totales de perception qui conduisent à l’existence de « mondes parallèles ».(Il est entendu que, dans cette description, disons « objective », nous sommes absolument du côté antiSystème, désignant par conséquent et identifiant sans hésitation le parti déstructurant et dissolvant, – dans ce cas le bloc BAO (bloc américaniste-occidentaliste) dans son unanimité moutonnière et paniquée...)


« Nous proposons l’hypothèse que cette nécessité d’une « référence », – puisqu’il y a bien nécessité, selon nous, – est apparue en pleine lumière, c’est-à-dire comme impérative, essentiellement avec la crise ukrainienne, après une préparation substantielle avec la crise syrienne.

Avec l’événement ukrainien, le système de la communication a pris d’une part une extension d’influence, d’autre part une diversité contradictoire et antagoniste sans aucun précédent concevable. Ce faisant, il a conduit à son terme l’exercice d’un changement de nature de la situation du monde. Littéralement, il a fractionné la perception du monde et il a conduit la situation du monde à un chaos indescriptible et incompréhensible en tant que tel.


Le compte-rendu intelligible de la réalité de la crise, entre les différentes fractions, et principalement entre le Système du bloc BAO et assimilés d’une part, les forces antiSystème d’autre part, est devenu totalement impossible dans les conditions d’évolution normale. Toutes les catégories de propagande, virtualisme, production de narrative, etc., ont été pulvérisées et remplacées par l’existence chaotique de plusieurs « mondes », et principalement d’au moins deux mondes sans aucune communication possible. (De ce point de vue, on dira que la crise syrienne a été un « banc d’essai » de ce maximalisme de communication aboutissant à la rupture totale et non dissimulée des réalités caractérisant la situation ukrainienne.) »



La logique de la destruction de MH17


Ce qu’on décrit de la vérité de la situation en Ukraine, qui est une direction qui pourrait se révéler être aux abois à cause des défaites du Donbass et de sa prodigieuse incompétence pour conduire cette guerre « antiterroriste » qui devait se réduire à une boucherie type épuration ethnique bien organisée, tout cela explique donc la réaction du bloc BAO.


C’est une réaction type « destruction du vol MH17 ». Aggravation générale, tocsin, civilisation en danger – réunion du Conseil de sécurité avec une Power vouant la Russie aux gémonies, déclarations diverses et décisives entre dirigeants du bloc, fureur du secrétaire général de l’OTAN, préparations d’un nouveau train de sanctions, entretien téléphonique Obama-Merkel (la Merkel, avec ses attitudes selon la logique du yoyo a de plus en plus de mal à nous convaincre qu’elle a une dimension d’homme d’État), etc. Cet appel à l’aide du « roi du chocolat » a été l’occasion pour lancer une offensive de mobilisation générale.


Bien, jouons les naïfs ou les incompréhensibles (pour certains) en ne faisant pas de notre position sur la réalité de cette « invasion » un point central de notre raisonnement. Jouons au « tout se passe comme si... ». En effet, puisque c’est le parti du bloc BAO/Kiev-guignol qui est en difficultés graves, c’est au bloc BAO de prendre l’initiative pour tenter d’éviter le naufrage de Kiev-guignol.


Par conséquent, « tout se passe comme si » l’« invasion » russe était réelle, simplement pour justifier une mobilisation générale au niveau de la communication (ONU, appel aux sanctions et tout le toutim) et tenter d’interrompre une phase cruciale, extrêmement dangereuse pour le Système qui entend faire son miel de cette crise ukrainienne, en maintenant Kiev-guignol en place, en écrasant la révolte du Donbass, en impliquant les Russes alors que la situation leur serait stratégiquement très défavorable, – trois faits, deux réels et l’un hautement spéculatif, qui sont de toutes les façons complètement compromises par la situation stratégique nouvelle. (De même, avec MH17, « tout s’était passé comme si » les Russes avaient abattu le vol, justifiant « une mobilisation générale au niveau de la communication », avec suffisamment d’à-propos pour interrompre net des manœuvres diverses qui auraient pu mener à un arrangement selon l’« axe » Paris-Berlin-Moscou resurgissant épisodiquement, et qui pouvait ouvrir la voie à un règlement de l’affaire ukrainienne dans un sens non conforme aux intérêts du Système.)



À propos de la « vérité de la situation »


Maintenant, on conviendra que le bloc BAO est dans une position beaucoup moins favorable, pour la relance de la tension, que dans le cas du MH17 il y a un mois et demi. La cause en est que la vérité de la situation compte aujourd’hui beaucoup plus qu’à la mi-juillet où le flou régnait encore en maître sur cette situation. Cette fois, il y a des situations claires qui apparaissent, qui justifient que l’on parle effectivement de « vérité(s) de situation » comme d’un facteur fondamental :


• — La guerre du Donbass n’est plus un élément tactique accessoire, taillable et corvéable à merci pour les besoins de la communication. Elle est devenue un facteur stratégique fondamental qui pèse de tout son poids dans l’évaluation de la situation.


Désormais, le « roi du chocolat » peut être fondé de dire : l’OTAN doit venir à mon secours, sinon je saute... Et là, c’est une autre paire de manches,


1) parce que l’OTAN n’est pas en mesure d’intervenir directement et efficacement, d’une façon irrésistible ;


2) parce qu’une intervention directe de l’OTAN, – en acceptant tout de même l’hypothèse, – ne serait absolument pas assurée d’être un facteur décisif : les milices du Donbass, devenues une vraie armée, sont un sacré morceau contre lequel les sublimes armées occidentales, ou ce qu’il en reste, pourraient subir un échec catastrophique ; et


3) parce qu’une telle perspective nous conduirait vers les abysses d’une guerre générale en Europe, avec l’horreur de l’option nucléaire.



• — La situation de la direction-guignol à Kiev est vraiment, désormais, dans une position extrêmement délicate. Toute la stabilité du montage UE/USA est menacée, et il faudra bien plus d’une Nuland avec ses sacs de hamburgers à deux balles pour redresser ce Titanic-là, parce que l’iceberg qu’il est en train de heurter est d’une sacrée texture.



BHO (1), l’habileté faite POTUS (2)


... Tout de même, et pour introduire notre partie de commentaire et de conclusion qui va porter sur le fait de l’extraordinaire désorganisation du bloc BAO (bloc américaniste-occidentaliste), – pour rassurer ceux qui avouent leurs craintes de voir leurs terribles maîtres plans et manigances réussir, – un point accessoire, mais significatif, et peut-être pas si accessoire au bout du compte, on verra, certes.


Le département d’État, a priori, dans le chef de la charmante Jen Psiki, a accepté comme argent comptant les photos de l’OTAN, faite d’ailleurs par une société civile officiellement sans rapport structurel avec l’OTAN ni aucun service de sécurité du bloc BAO, selon une technique désormais acceptée ; ces photos-satellites comme « preuves » de l’« invasion » (les guillemets volent bas...)  : « The US as always sided with Poroshenko's statements and NATO-offered evidence, with US Department of State spokesperson Jen Psaki saying that Washington has “no reason to doubt their [NATO's] assessment.” » (Russia Today du 29 août 2014)


Du côté d’Obama, par contre, on fait dans la nuance extrêmement prudente en considérant l’« invasion » avec la plus extrême réserve, selon Jason Ditz, de Antiwar.com, le 29 août 2014 : « President Obama was very careful to distance himself from Ukraine’s latest allegations of a Russian invasion, saying that there was “not really a shift” in Russia’s policy toward Ukraine, despite this morning’s claims of thousands of Russian troops in the east. »


Mais Ditz poursuit aussitôt, dans le sens de ce qui nous paraît évident... Ce doute extrême sur la véracité des clameurs de Kiev-guignol, qui a déjà démontré son théâtre grossièrement faussaire à cet égard, n’empêche absolument pas le POTUS en place, entre deux parties de golf, de pencher vers la solution habituelle des sanctions renforcées. Il s’agit d’une punition sans trop de risques (sauf les contre-sanctions qui affecteront l’Europe) pour un crime dont il est hautement probable qu’il n’a pas été commis – et ainsi l’homme de communication nihiliste qu’est Obama se trouve-t-il satisfait :


<texte en anglais>

« Still, Obama is not one to let a crisis go unexploited, even a likely imaginary one, and he is promising to impose yet more sanctions against the Russians, insisting Russia brought the moves on themselves by opposing Ukraine’s crackdown on eastern secessionists. The “invasion,” which US media outlets were reporting as absolute fact, was never explicitly mentioned by President Obama, but was clearly the pretext for the latest round of sanctions. »



L’« invasion », guillemets au vent


L’enseignement de ces divergences de réactions washingtoniennes, loin d’être coordonnées, ne témoigne que d’une chose, toujours la même chose sans cesse renouvelée : le désordre. D’une façon générale, le bloc BAO montre une inorganisation totale, et cède constamment au réflexe imposé par le Système de la montée aux extrêmes. Ce titre de EUObserver, du 29 août 2014, en nous arrêtant au seul titre et sous-titre du texte, sans nous attarder à son contenu qui développe un raisonnement dont la fausseté et l’inversion sont ainsi parfaitement exposées par avance : « Russian “invasion” of Ukraine alienates EU friends – Germany, France, and Italy have indicated they are willing to impose extra sanctions on Russia due to its overt “invasion” of Ukraine... »


... Que dire d’une « invasion » décrite comme « ouverte », mais dont par ailleurs on n’est sûr de rien, et d’abord de son existence, et qui pourtant conduit des « amis de la Russie » (sic) à punir le coupable, la susdite Russie ? Rien, sinon que l’épisode est décrit par un fou plein de bruit et de fureur, et qui ne nous signifie rien, – sinon sa folie...


En réalité, cette folie témoigne simplement de la faiblesse de caractère de tous les dirigeants de ces pays, de leur impuissance à oser porter un jugement qui aille contre le raisonnement de la folie, lequel raisonnement, expressément voulu par le Système, est développé par les irrésistibles mécanismes de la bureaucratie. (Quant à la Russie, on finirait par croire que sa culpabilité se trouve dans ce fait que, selon le gouvernement qu’elle a, les principes qui la gouvernent, les conceptions qu’elle défend, il ne serait effectivement pas impossible ni illogique qu’elle vînt en aide à ses compatriotes du Donbass. C’est cette possibilité-là de la souveraineté et de la légitimité, qui constitue une culpabilité aux yeux du bloc BAO qui ne sait ce qu’est un principe de souveraineté et de légitimité, et nullement dans l’acte d’une hypothétique « invasion », guillemets au vent...)


De tous les côtés qu’on se tourne, on rencontre les mêmes caractères, c’est-à-dire les mêmes absences de caractère. Le cas Rasmussen, tel qu’il nous l’a été suggéré, est particulièrement remarquable. Ce bon politicien d’un petit pays ayant abdiqué toute souveraineté, c’est-à-dire cet homme politique médiocre qui n’a pas la seule idée que puisse exister un homme d’État, ne représente, dans ses clameurs diverses, que lui-même.


Il est décrit comme « un homme seul », qui prend souvent conseil de sa porte-parole (on imaginerait plutôt l’inverse), une Roumaine qui garde la rancune tenace et antirusse de la domination soviétique sur son pays, et lui-même, Rasmussen, qui dirige la rédaction de communiqués incendiaires sans autre consultation. Qu’est-ce qui le guide ? L’alignement comme le reste, certes, la piètre ambition pour un esprit si bas de figurer un rôle dans ce qu’il croit être une posture historique, et surtout le fait, nous dit-on, qu’« il y croit » (à l’infamie et à l’ambition hégémonique de la Russie). Un tel bilan laisse sans voix.



Otages de Kiev-guignol


Il n’y a aucune raison de croire que le reste n’est pas, avec des nuances et des positions variables, dans le même esprit. Par conséquent, nous aurons un durcissement continuel de la politique dans les paroles (c’est ce qu’ils ont de plus banalement facile), des sanctions de plus en plus fortes selon les vœux des bureaucrates, des renforcements divers pour soutenir Kiev-guignol auquel ils seront liés jusqu’au bout, – c’est-à-dire, otages par faiblesse de caractère, par mollesse de jugement, par incompréhension du monde... Illustration à nouveau (voir le 24 mai 2014) de la situation décrite par Immanuel Wallerstein, selon laquelle les manipulés sont de plus en plus, jusqu’à l’être complètement, les manipulateurs de leurs manipulateurs...


(Répétons la chose, pour l’avoir bien dans notre caboche :


<texte en anglais>

« Most analysts of the current strife tend to assume that the strings are still being pulled by Establishment elites... [...] This seems to me a fantastic misreading of the realities of our current situation, which is one of extended chaos as a result of the structural crisis of our modern world-system. I do not think that the elites are any longer succeeding in manipulating their low-level followers... [...] I think however that step one is to cease attributing what is happening to the evil machinations of some Establishment elites. They are no longer in control... »)



... Par bonheur, sapiens ne jouant plus qu’un rôle accessoire, celui de figurant tout juste dans la pièce de la crise d’effondrement du Système, l’action de tous ces figurants de la crise ukrainienne n’est qu’un simple apport collatéral pour participer à l’aggravation de la situation qui répond à des impératifs plus hauts.


Dans ce cas de l’Ukraine, il en sera fait ainsi : l’envolée et la fortune militaire du Donbass répondent à une légitimité évidente des revendications de cette région, après le traitement qu’elle a subi ; les revers des forces ukrainiennes répondent, elles, à l’illégitimité du pouvoir, se traduisant dans la plus complète désorganisation, et le plus grand désintérêt de ce pouvoir pour ces forces une fois qu’elles sont engagées dans la boucherie.


Les événements vont leur train, certes, et ils ont fait la situation d’aujourd’hui incomparablement plus dangereuse qu’elle n’était un mois et demi plus tôt, lors de l’épisode du MH17. Les exclamations du bloc BAO n’empêcheront pas les forces du Donbass, si c’est leur destin et si c’est de leurs capacités, de poursuivre leur avancée et de déstabiliser toujours plus et toujours plus profond le pouvoir à Kiev-guignol. Quelle que soit sa volonté d’accommodement et d’arrangement, Poutine ne pourra éviter de constater que ces événements le placent dans une position où il ne pourra plus éviter un engagement, que ce soit, au minimum, une reconnaissance d’un Donbass qui établirait son territoire et pourrait ainsi proclamer son indépendance.


Au-delà de cette sorte d’hypothèse, on trouve tous les ingrédients pour une aggravation de la situation générale autour de l’Ukraine, mais qui pourrait d’abord toucher – c’est le vrai grand espoir qui doit subsister, – la cohésion des pays du bloc BAO lorsque les tensions et les conséquences de restriction de la crise auront atteint une mesure insupportable.



Par Philippe Grasset (journaliste et écrivain) et ses assistants — dedefensa.org – le 29 août 2014

 

(1) Barack Hussein Obama

(2) Le président des États-Unis d'Amérique (en anglais : President of the United States of America, parfois abrégé par l'acronyme POTUS ou PUS) (Source : Wikipédia)


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Ice Bucket au ... Canadair

Ice Bucket au ... Canadair | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


De nombreux initiés à l'Ice Bucket Challenge ont depuis longtemps repoussé les limites du défi Facebook visant à se verser un seau d'eau sur la tête.


En Espagne, un photographe belge de 51 ans s'est retrouvé dans le coma après avoir reçu 1.500 litres d'eau déversés par un avion, près de l'aérodrome d'Empuriabrava.


Bien que les enquêteurs aient cru à un accident, d'autres sources amènent une version différente concernant l'origine du drame. Le quinquagénaire aurait en réalité relevé le défi de l'Ice Bucket Challenge de manière incroyable.


Il aurait demandé à un ami pilote de lui déverser des litres d'eau sur la tête depuis les airs. Une caméra a été retrouvée sur les lieux du drame, accréditant la version du défi et la volonté de se filmer. 


À sept mètres d'altitude, l'appareil volait trop bas pour effectuer ce type de manœuvre sans incident.


Le citoyen belge souffre de nombreuses blessures traumatiques et ses jours sont en danger. Le pilote a été relevé de ses fonctions le temps de l'enquête.


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Histoire belge (de chars)

Histoire belge (de chars) | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Collision en chaîne de 5 chars belges

voulant éviter un tracteur hollandais


Cinq chars de l'armée belge, de type Piranha et appartenant au bataillon Libération/5ème de Ligne, une unité stationnée à Bourg-Léopold, sont entrés en collision jeudi à Valkenswaard, aux Pays-Bas, non loin de la frontière belge, a confirmé la Défense vendredi. L'incident était cependant minime, a indiqué le service de presse.


En voulant éviter un tracteur, les cinq chars ont ralenti et freiné, ce qui a provoqué une collision en chaîne. Les véhicules circulaient entre Bourg-Léopold et la gare d'Orischot, aux Pays-Bas, pour se rendre en Allemagne afin de participer à un exercice, comme c'est couramment le cas dans le cadre des différentes coopérations multinationales, a précisé la Défense.


Il s'agit bien d'un incident mineur, puisque les dégâts sont peu importants et les véhicules déjà opérationnels.


La maréchaussée néerlandaise s'est rendue sur place afin de constater les faits et déterminer les circonstances de l'accident.


L'incident n'a fait aucun blessé mais la presse et les réseaux sociaux s'en sont quelque peu emparé vendredi matin. Le quoditien Het Laatste Nieuws titrait notamment "S'il y a la guerre, nous n'appellerons pas les Belges".


Des tweets humoristiques relatifs à l'accident ont par ailleurs circulé.


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Inde - Route de la Soie

Inde - Route de la Soie | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Modi conduit l’Inde sur la Route de la Soie

 

Avec Pékin qui repense de fond en comble l’admission de l’Inde en tant que membre à part entière de l’Organisation de coopération de Shanghai, les plaques tectoniques de la géopolitique d’un énorme pan de la planète, s’étendant de l’Asie-Pacifique à l’Asie occidentale, se déplacent spectaculairement.


À première vue, la Chine a été jusqu’à présent réticente à l’admission de l’Inde en tant que membre à part entière de l’Organisation de la Coopération de Shanghai (OCS). Selon les dernières informations, Pékin aurait revu sa position de fond en comble. 


Lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OCS, jeudi dernier à Douchanbe, au Tadjikistan, il a été décidé que le groupe invitera officiellement l’Inde, le Pakistan, l’Iran et la Mongolie, en tant que membres, lors du prochain sommet de l’OCS en septembre prochain.


On peut être sûr que la Russie s’en réjouira. Un expert à Moscou a rapidement estimé que l’admission de l’Inde dans l’OCS ouvrira la voie au groupe pour qu’il tienne bon en tant que « centre de pouvoir de la politique mondiale ».


Ne vous y trompez pas, ces plaques tectoniques de la géopolitique d’un pan immense de la planète, s’étendant de l’Asie-Pacifique à l’Asie occidentale, se déplacent de façon spectaculaire, et ce crissement dans les steppes d’Asie Centrale se fera entendre très fort dans le lointain – jusqu’en Amérique du Nord.


Une grande question reste en suspens : qu’est-ce qui a poussé la Chine à revoir sa position ?


Nous savons que lors de la rencontre d’une heure et demie entre le Premier ministre (indien) Narendra Modi et le Président chinois Xi Jinping, à Fortaleza au Brésil, en marge du récent sommet des BRICS, la question du rôle de l’Inde dans l’OCS a été abordée.


Plusieurs raisons pourraient être attribuées à la « nouvelle réflexion » de Pékin. Avant tout, la Chine a peut-être le sentiment que sous la direction de Modi, l’Inde est prête à poursuivre une politique étrangère véritablement indépendante. L’idée d’une « politique étrangère indépendante » a été un cliché dans le discours indien, que les gouvernements successifs ont fait circuler de façon cavalière.


Mais la vérité crue est que depuis que l’Inde s’est embarquée dans des réformes économiques, il y a une vingtaine d’années, le monde occidental industrialisé – les États-Unis en particulier – s’est arrogé la situation centrale dans le calcul indien.


Des changements subtils de la trajectoire de la politique étrangère indienne, fortement aidés par les groupes d’intérêts et les lobbies indiens, en ont résulté. Au cours des dix dernières années, sous la direction du Premier ministre Manmohan Singh, cette tendance est devenue très prononcée, et l’Inde a parfois semblé succomber aux charmes d’une nouvelle forme d’enfermement – de l’esprit.


Il n’est pas surprenant que l’hésitation de la Chine fût nourrie jusque-là par son inquiétude tacite que l’Inde pourrait travailler pour les Américains au sein du camp de l’OCS à la façon d’un « cheval de Troie », ce qui était évidemment inacceptable puisque ce groupe a été d’une importance capitale pour Pékin dans la poursuite de sa politique régionale, ainsi que pour protéger son intégrité territoriale et sa sécurité nationale.


C’est à partir d’un tel point de vue que l’imprimatur de Modi, qui est déjà visible dans la politique étrangère de l’Inde, doit être jugée. Manifestement, la globalité de la politique étrangère indienne est remise à l’heure.


Modi s’en est allé à la réunion des BRICS en frétillant comme un poisson dans l’eau, ce qui a surpris la plupart des observateurs indiens qui s’imaginaient que les groupes d’intérêts qui ont soutenu le plus bruyamment sa candidature dans les élections législatives d’avril dernier attendaient de lui qu’il suive une « politique étrangère proaméricaine, motivée également par le besoin impérieux d’adopter une approche musclée dans les relations indiennes problématiques avec la Chine et le Pakistan.


Cependant, les rencontres de Modi en marge du sommet des BRICS avec Xi Jinping et le Président russe Vladimir Poutine ont réveillé sa conviction que les intérêts à long terme de l’Inde sont mieux servis en forgeant des partenariats stratégiques étroits avec ces deux puissances mondiales.


Une fois encore, selon toute attente, plutôt que d’adopter une position belliqueuse, Modi a lâché les colombes de la paix dans les cieux de l’Asie du Sud.


Et surtout, il a pris la décision audacieuse d’exiger de Delhi de ne pas ratifier l’accord de l’OMC sur la facilitation des échanges qui mettait en danger la sécurité alimentaire de l’Inde.


Modi a pris cette décision dans l’intérêt national, impassible quant au fait qu’il doit se rendre aux États-Unis, et anticipant qu’elle sera vue comme un acte peu obligeant par l’administration de Barack Obama et qu’elle agacera l’establishment à Washington et les lobbies d’affaires américains.


Ce qui ressort de tout ceci est que Modi a une vision mondiale concernant les relations mutuelles des forces au plan international aujourd’hui et qu’il peut mesurer où se trouvent les intérêts essentiels de l’Inde. 


Modi est un personnage solitaire et énigmatique et il n’a quasiment rien dit sur la politique mondiale, mais il semble y avoir beaucoup réfléchi dans l’intimité de son esprit. On ne prend pas beaucoup de risques en disant cela.


Inutile de dire que Modi a soutenu l’émergence de la banque de développement des BRICS avec beaucoup de circonspection, sachant pleinement qu’une telle mesure défie la domination du dollar américain dans l’économie mondiale et qu’elle sapera sérieusement le système de Bretton Woods qui a fourni un soutien vital pour l’avancement et la préservation de l’hégémonie planétaire des États-Unis au cours des dernières décennies.


S’il l’on veut s’aventurer à formuler une construction intellectuelle sur de telles tendances, comme on a pu le voir au cours des 70 derniers jours, lesquelles pourraient finalement s’intégrer à la « Doctrine Modi », cela comprendrait probablement les éléments suivants :


  1. Modi a une approche prononcée « l’Inde d’abord », qui est également une conviction bien ancrée.
  2. Mais il n’est pas dogmatique lorsqu’il s’agit de faire avancer les intérêts nationaux de l’Inde.
  3. Sa « doctrine » n’est pas non plus dépourvue d’émotions. Le facteur humain est évident dans son slogan, sa marque de fabrique, « Sabka Saath, Sabka Vikas » (signifiant développement inclusif), et il visualise la politique étrangère comme une extension de la politique nationale.
  4. L’Inde a besoin d’aide pour son développement de la part de toutes les sources disponibles et il y a une volonté de la rechercher sans orgueil ni préjugés.
  5. L’Inde a besoin d’un environnement extérieur amical qui soit favorable au développement et qui agisse comme un tampon pour sa sécurité régionale. Modi fait grand cas de la coopération régionale.
  6. Pour Modi, l’« influence » de l’Inde dans sa région dépend de façon critique de sa capacité à emmener avec elle ses petits voisins sur la voie de la croissance et de la prospérité, ce qui ferait d’eux de véritables parties prenantes – plutôt qu’en exigeant le respect en insistant sur l’« influence », sur la base de sa prédominance dans la région en tant que puissance militaire et économique et à travers « l’étalage de sa force ».
  7. Il place sa confiance dans les avantages inhérents du pays en tant que puissance régionale et il n’est pas paranoïaque concernant quelque « chapelet » que ce soit secouant l’Inde.
  8. Modi croit en l’encouragement de la communauté d’intérêts entre l’Inde et les autres puissances émergentes qui se sont vues également refuser le rôle qui leur est dû dans l’architecture politique et économique mondiale, laquelle a été érigée par l’Ouest sur les décombres de la Seconde Guerre mondiale et qui est devenue archaïque, mais il reste sourd au changement et à la réforme.


.

Les éléments ci-dessus sont plus ou moins visibles et leur interaction présente une vision engageante.


Les sinistres prédictions concernant Modi en tant qu’homme se sont avérées être largement des idioties – par exemple, qu’une vilaine confrontation entre l’Inde et le Pakistan était inévitable une fois que Modi deviendrait Premier ministre. Ou que l’ALP chinoise [l’armée de libération populaire] « testerait » le cran de Modi en établissant une tente ou deux sur le territoire indien disputé.


Mais rien de la sorte ne s’est produit. Les analystes perspicaces, au contraire, ont noté quelques attitudes accommodantes de la part de la Chine envers l’Inde au cours de la période la plus récente. 


De la même manière, c’est avec la Chine, jusqu’à présent, que Modi a engagé le dialogue le plus intensément. Un corpus important d’experts indiens a catégoriquement prédit que Modi formerait un axe avec son homologue japonais Shinzo Abe pour contrer l’« assurance » de la Chine dans la région Asie-Pacifique. Il est toutefois singulier que lorsque Modi ira voir Obama (ou Abe), il aura déjà rencontré deux fois Xi Jinping.


Si l’on retourne à l’adhésion imminente de l’Inde à l’OCS, il y a trois saillants qui attirent l’attention.


Premièrement, le moment choisi par l’OCS pour décider d’admettre l’Inde ; deuxièmement, comment l’OCS est prête à évoluer ; et troisièmement, ce que peut tirer l’Inde de cette adhésion à l’OCS. Chacun de ces points nécessite d’être exposé minutieusement.

Durant sa visite à New Delhi la semaine dernière, un regroupement de médias a demandé au ministre des Affaires étrangères John Kerry où se situerait l’Inde dans l’ordre des choses selon Washington en ce qui concerne les récentes sanctions prises contre la Russie. Kerry a reconnu qu’il était déçu, mais semblait résigné devant la position de l’Inde. « Nous serions évidemment très contents que l’Inde nous rejoigne à ce sujet (les sanctions). Mais c’est à eux de décider. C’est le choix de l’Inde ».


Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que l’OCS prend cette décision d’admettre l’Inde en son sein à un moment décisif de la politique de l’ère de l’après-guerre froide.


L’adhésion de l’Inde à l’OCS avance à grands pas avant la toute première rencontre entre Modi et Obama [en septembre prochain]. Le point important est que l’OCS prend également une décision calculée d’inviter l’Inde à devenir membre à part entière.


La toile de fond de cette décision de l’OCS est extrêmement pertinente. Les États-Unis poursuivent une double politique d’endiguement vis-à-vis de la Russie et de la Chine, les deux principaux acteurs de l’OCS. Les États-Unis, d’un autre côté, ont courtisé assidûment l’Inde en tant qu’alliée stratégique.


Du point de vue des Américains, l’adhésion de l’Inde à l’OCS impactera inévitablement la trajectoire future du partenariat stratégique indo-américain, alors même que l’Inde sera indisponible comme « contrepoids » contre la Chine ou comme complice pour « isoler » la Russie.


L’Inde étant une puissance majeure en Asie, sa politique de « non-alignement » fait grincer la stratégie de rééquilibrage des États-Unis.


Sur un plan plus fondamental, il faut comprendre que si l’OCS a souvent été appelée « l’OTAN de l’Est », ce n’est pas sans raison – bien que ce regroupement soit loin d’être une alliance militaire au sens classique du terme.


L’OCS a refusé le vide de sécurité apparaissant en Asie Centrale, que l’OTAN a peut-être saisi comme alibi pour y mettre les pieds. Formulé différemment, tant que l’OCS est là, l’expansion de l’OTAN vers l’Est au-delà du Caucase reste bloquée.


En attendant, il faut aussi prendre en compte que l’OCS et l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC) travaillent main dans la main sur la sécurité régionale. Ces deux organisations défient la stratégie des États-Unis de projeter l’OTAN comme une organisation mondiale de sécurité.L’admission de l’Inde, du Pakistan, de l’Iran et de la Mongolie constitue un revers majeur pour les stratégies des États-Unis dans cette région.


Pour une bonne raison, une OCS élargie apporte une « profondeur stratégique » à la Russie. Les sanctions des États-Unis et de l’Union européenne contre la Russie seront rendues encore plus impuissantes.


L’OCS affaiblit l’emprise américaine dans les négociations sur l’Iran, alors que le régime de sanctions destiné à isoler l’Iran devient non viable.


Elle paralyse la stratégie américaine de « pivot » en Asie et réduit la capacité des USA à dicter ses conditions à l’Afghanistan (ou au Pakistan).


En termes stratégiques, la réalité frappante est que d’ici la fin de l’année, l’OCS comptera parmi ses membres quatre puissances nucléaires plus une « puissance au seuil du nucléaire ».


En termes géopolitiques, l’OCS sortira d’Asie Centrale et ira tremper ses orteils dans l’océan Indien et le Golfe Persique.

Il est entièrement concevable qu’à un moment ou un autre, dans un avenir plus proche qu’éloigné, les pays de l’OCS commencent à effectuer leurs échanges commerciaux dans leurs monnaies nationales, créant des institutions bancaires pour financer les projets interrégionaux et formant des régimes commerciaux préférentiels.


Il est inutile de dire qu’avec l’Inde, le Pakistan et l’Iran dans le camp de l’OCS, ce regroupement devient un acteur de premier plan en Afghanistan.


La montée en puissance de l’OCS entrave sérieusement la capacité des États-Unis de manipuler les forces de l’Islam radical et du terrorisme comme instruments de politique régionale en Asie Centrale et en Afghanistan.


Il ne fait aucun doute, selon le point de vue afghan, que l’OTAN cesse d’être seule en scène. Cela ne peut que renforcer l’indépendance de l’Afghanistan et permettre à ce pays de regagner sa souveraineté nationale.


Une OCS élargie ne peut que voir avec inquiétude le jeu des États-Unis et de l’OTAN visant à établir des bases militaires en Afghanistan et à déployer le système de défense antimissile dans l’Hindou-Kouch.


En somme, l’enrôlement de l’Inde, du Pakistan et de l’Iran changerait complètement la donne pour l’OCS. Pour la première fois dans l’histoire moderne, une organisation de sécurité collective prendrait forme sur un immense territoire peuplé de quelque trois milliards de personnes.


Cela donnerait un coup de fouet significatif à l’élan vers la multipolarité de la politique mondiale en défiant le rôle central de l’ONU pour faire respecter la loi internationale.


Comment l’Inde peut-elle faire usage de sa qualité de membre de l’OCS ?  Il y a quatre ou cinq directions dans lesquelles la diplomatie indienne peut espérer explorer de nouvelles frontières. L’histoire de l’OCS fournit quelques indications utiles. 


Depuis sa conception au milieu des années 1990, l’OCS a fourni une plate-forme à la Russie, à la Chine et aux États d’Asie Centrale, pour tourner la page des fantômes du passé, à savoir le legs amer des animosités de l’ère soviétique.


L’OCS a offert un nouveau modèle de relations fondé sur l’égalité, le partage des préoccupations et la communauté des intérêts, qui, à son tour, a aidé à créer la confiance conduisant à la résolution de leurs disputes frontalières et l’harmonisation de leurs objectifs en matière de sécurité régionale.


Il y a là beaucoup de matière à réflexion pour l’Inde. Une fenêtre d’opportunité s’ouvre pour les diplomates indiens de travailler avec la Chine et le Pakistan dans un esprit similaire à ce qu’a fait la Chine avec ses adversaires d’autrefois de l’ère soviétique.


Une fois encore, ce n’est pas une mince affaire que les chefs militaires ou de l’espionnage de l’Inde, de la Chine et du Pakistan puissent se réunir et agir ensemble sous la tente de l’OCS sur une base régulière et dans un cadre institutionnalisé, échanger des notes et commencer à rechercher des solutions aux problèmes régionaux.


Pour le moins, le risque d’un conflit entre l’Inde et le Pakistan pour le contrôle de l’Afghanistan serait minimisé, ce qui encouragerait le Pakistan, espérons-le, à prendre un nouveau cap lui faisant abandonner son obsession pour la « profondeur stratégique ».


Curieusement, l’adhésion à l’OCS fait des Indiens et des Pakistanais des compagnons d’armes pour stabiliser l’Afghanistan. Bien sûr, un tel revirement des évènements ne peut qu’avoir des retombées positives sur le climat général des relations indo-pakistanaises.


Une fois encore, l’OCS permet à l’Inde de faire monter en régime sa politique régionale et ce n’est pas un petit gain que la sécurité régionale ne soit pas prise en otage par la politique imprévisible et capricieuse des États-Unis vis-à-vis de l’Afghanistan.


Finalement, la Route de la Soie en tant que telle bénéficierait d’une embellie massive et, au sein de la structure de l’OCS, l’Inde pourrait aspirer à avoir un meilleur accès à l’Afghanistan et à l’Asie Centrale.

La sécurité énergétique de l’Inde a besoin également d’être renforcée. Le temps est peut-être venu pour la création d’un club énergétique de l’OCS, une idée qui a été soulevée en premier par Poutine, il y a une dizaine d’années.


De nouvelles possibilités se font jour pour les projets énergétiques transrégionaux sous les auspices de l’OCS, comme le gazoduc Iran/Pakistan/Inde. En termes généraux, l’adhésion à l’OCS rend la situation internationale dominante très favorable pour le développement général de l’Inde et son ascension en tant que puissance mondiale.


La meilleure chose à propos de l’OCS est qu’elle n’est pas dogmatique et que l’Inde peut préserver son « autonomie stratégique ». L’OCS n’est pas non plus dirigée contre quelque pays que ce soit de la communauté mondiale. Bref, les États membres sont entièrement libres de poursuivre leur politique étrangère en accord avec leurs priorités nationales respectives.


C’est-à-dire que la qualité de membre de l’OCS ne fait pas obstacle au renforcement et à l’expansion de la coopération de l’Inde avec les États-Unis, laquelle présente de multiples facettes.


Au contraire, elle ne fait qu’améliorer la capacité de l’Inde de négocier une relation avec les États-Unis qui se baserait vraiment sur un pied d’égalité. Inutile de dire que la qualité de membre de l’OCS donne une raison d’être supplémentaire et de la verve à la politique non alignée de l’Inde.


Au cours des soixante dernières années, ou depuis que l’idée du non-alignement est née, le monde a changé de façon phénoménale et l’Inde s’est aussi transformée à en devenir méconnaissable. Mais l’idée du non-alignement en tant que tel continue d’avoir une très grande pertinence pour l’Inde.


Le défi intellectuel pour la diplomatie indienne aujourd’hui se trouve dans la réinterprétation de l’idée du non-alignement en accord avec l’esprit de notre époque, qui est caractérisé par la multipolarité de la politique internationale, afin de satisfaire les besoins de l’Inde dans la période à venir, en tant que puissance émergente.


C’est aussi ce que Jawaharlal Nehru aurait espéré que Modi fasse, en tant que successeur de valeur présidant au rendez-vous de l’Inde avec son destin à un tournant crucial de la politique mondiale.


Tout bien considéré, l’adhésion de l’Inde à l’OCS signifierait par conséquent que le gouvernement de Modi tire l’Inde à bout de bras en direction d’un monde multipolaire où les options politiques et diplomatiques du pays se multiplieront.



Par M. K. Bhadrakumar - Réseau Internationnal - le 29 août 2014


L’Ambassadeur M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière au ministère indien des Affaires étrangères pendant plus de 29 ans. Il a notamment été en poste en Ouzbékistan(1995-1998) et en Turquie (1998-2001). C’est l’un des plus grands spécialistes de l’Asie centrale et des questions géopolitiques liées à l’énergie.

Traduction [JFG-QuestionsCritiques]. - article original : « Modi leads India to the Silk Road »

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Cherchez "l'erreur" !

Cherchez "l'erreur" ! | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Le fameux "Ice Bucket Challenge", qui consiste à se verser un seau d'eau glacée sur la tête au profit de l'association caritative ALSA, demeurera sans doute comme le succès viral de l'été 2014.


Tout a commencé par une idée simple, vaguement stupide, mais facile à comprendre : quelqu'un met au défi une personne qu'il connaît de se verser un seau d'eau glacée sur la tête ou, sinon, d'envoyer un don financier à une association caritative.


C'est nouveau, c'est amusant, c'est un défi, c'est ... con !


En effet, s'ils se versent l'eau sur la tête, il n'y a pas de don versé à l'association et s'ils ne relèvent pas le défi, rien ne prouve que la majorité verse le moindre centime à qui que ce soit.


Finalement, c'est devenu un simple jeu pour la masse des internautes.



Et que penserait cet enfant s'il voyait ces photos ?


Voici ce qu'en disait un internaute sur Facebook :


"Ils se versent un sceau d'eau sur la tête, quel exploit, mais pas un seul de ces guignols ne boiraient dans une flaque comme cet enfant".


Duc

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Flagrant "délit" de selfies


Une ado accro aux selfies fait le buzz bien malgré elle sur la toile après que son père l'a filmée en pleine séance.


Le père de famille était au volant de sa voiture lorsqu'il s'est aperçu que sa fille gesticulait étrangement sur le siège arrière. Ni une ni deux, il a dégainé son smartphone et a filmé la scène.


La vidéo de la jeune fille se prenant en photo en grimaçant est un énorme succès sur YouTube puisqu'elle a été visionnée plus de 2,7 millions de fois en quelques jours seulement.


Certain(e)s se reconnaîtront probablement !


Duc



more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Petit génie de 8 ans

Petit génie de 8 ans | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Elliot Seah n’a que 8 ans. Passionné par la paléontologie, il lance son premier livre lors de la conférence annuelle de l’Association de paléontologie du Canada, vendredi, à l’université McGill.


Son passe-temps favori, c’est d’en apprendre toujours plus sur les dinosaures. Il dit avoir hâte de pouvoir présenter son livre à d’autres experts qui pourront donner leur avis.


«Je m’intéresse aux dinosaures parce que je suis attiré par la biodiversité; les humains ne changent pas, ils sont presque toujours pareils tandis que les dinosaures sont différents d’une espèce à l’autre», a confié le petit garçon au journal Nouvelles Saint-Laurent.


Elliott fréquente l’école Marguerite-Bourgeoys. Il est en 4e année, avec possibilité de se faire transférer en 5e si son évaluation annuelle le recommande.


En plus d’écrire un livre sur la paléontologie, il entrera à l’université McGill d’ici le mois d’octobre pour suivre un cours sur la biodiversité. Étant le plus jeune des étudiants, il devra être accompagné de son père.

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

USA - L’Allemagne au front ?

USA - L’Allemagne au front ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it



Les États-Unis veulent-ils mener l’Allemagne au front ?


C’est grâce à l’ancien haut fonctionnaire américain et actuel journaliste, Paul Craig Roberts, que nous avons pris connaissance du projet de loi de 22 sénateurs américains – soit d’à peu près la moitié de tous les membres du sénat. (1) 

 

Contraire aux faits, le projet de loi est intitulé « To prevent further Russian aggression toward Ukraine and other sovereign states in Europe and Eurasia, and for other purposes » [Pour prévenir d’ultérieures agressions de la Russie envers l’Ukraine et autres États souverains en Europe et Eurasie, et pour d’autres fins]


Pour lire le document original, consultez le site :

https://beta.congress.gov/113/bills/s2277/BILLS-113s2277is.pdf.


Le commentaire de Paul Craig Roberts est le suivant : « L’existence de cette ‹agression russe› n’est que prétendue et non prouvée. Il n’y a ni prises de position écrites (russes) ni d’autres documents prouvant un quelconque besoin d’expansion russe. »


Ce projet de loi (cf. encadré) attire particulièrement notre attention puisqu’il prévoit une étroite « coopération » avec l’Allemagne. Là-dessus les citoyens allemands n’ont pas été consultés jusqu’ici. On ne sait pas qui en a connaissance au sein du gouvernement allemand ou dans les cercles politiques allemands.


Le projet de loi prévoit un renforcement des forces américaines en Europe et en Eurasie. Il en va également d’accélérer la construction de bases du bouclier antimissile avancées sur les frontières de la Russie en mesure d’intercepter les missiles russes stratégiques. Plus de moyens financiers devraient être prévus pour le réarmement de la Pologne et les États baltes. Des milliards de dollars seraient versés aux ONG actives en Russie pour la déstabiliser, comme c’était le cas en Ukraine.


L’armée et les services secrets de l’Ukraine seraient massivement renforcés et l’Ukraine, la Georgie et la Moldavie deviendraient membres de l’OTAN.


En exportant du gaz américain vers l’Europe, les États-Unis visent à stopper les importations de gaz russe et à établir une dépendance européenne du gaz américain. 
« Coopération » avec l’Allemagne signifie en fait que face à la Russie, elle doit se plier aux ordres des USA.


Si dans son livre « Le grand échiquier. L’Amérique et le reste du monde », datant des années 90, Zbigniew Brzezinski partait encore de l’idée qu’en Europe, l’Allemagne et la France étaient les deux puissances continentales les plus importantes assurant la dominance des USA sur le continent eurasien (2) et d’où en passant par la Pologne et l’Ukraine3 on pourrait former un coin vers les frontières de la Russie, aujourd’hui Washington ne mise que sur l’Allemagne !


Vu la situation actuelle, ce n’est pas par estime particulière pour l’Allemagne (cf. les activités de la NSA dont l’Allemagne est particulièrement concernée), mais il s’agit d’une manœuvre habile :


  1. Pour Washington, l’Allemagne, « n’offrant pas suffisamment de garanties », compte pour un allié à qui « on ne peut pas trop se fier » et qu’il faut davantage impliquer.
  2. Jusqu’alors, l’Allemagne a entretenu de bonnes relations avec la Russie qu’il faut maintenant détruire.
  3. À Washington, peu importe que l’Allemagne payera le plus lourd tribut pour la confrontation avec la Russie.

 

Du déjà vu ? En tant qu’historien, on sait que l’histoire ne se répète pas, mais on peut constater bien des analogies. De récentes recherches témoignent de l’aide de certains cercles aux États-Unis pour construire l’Allemagne hitlérienne et surtout pour amener cette Allemagne hitlérienne à la guerre contre l’Union soviétique (4). Il fallait évincer à la fois l’Union soviétique communiste et l’Allemagne toujours trop puissante et imprévisible.


Actuellement, certains politiciens allemands de grande influence, tel le président fédéral Joachim Gauck, n’hésitent pas, en catimini à soutenir l’avidité de pouvoir mondial des États-Unis. Mais ce n’est pas du goût de la plus grande majorité des Allemands. Un regard sur l’Allemagne révèle les soucis des gens.


La classe politique devrait être consciente de sa responsabilité et de son devoir de trouver des solutions démocratiques et socialement plus justes.


C’est un acte politique criminel d’amener son propre pays dans une confrontation servant des intérêts étrangers et dont les résultats sont imprévisibles.



Par Karl Müller — Mondialisation.ca – le  29 août 2014

 


Notes :

1    Texte original du 24/7/14 

www.paulcraigroberts.org/2014/07/24/washington-escalating-orchestrated-ukrainian-crisis-war-paul-craig-roberts/ ;

Traduction allemande par « Luftpost. Friedens­politische Mitteilungen aus der US-Militärregion Kaiserslautern/Ramstein » du 5/8/14

(www.luftpost-kl.de/luftpost-archiv/LP_13/LP11714_050814.pdf)



2  Zbigniew Brezinski. Le grand échiquier. L’Amérique et le reste du monde. Pluriel, 1997, cf. particulièrement le chapitre « La tête de pont démocratique » pp. 89ss



3    ibid., carte p. 128



4  L’historien Antony C. Sutton, 1976, dans son livre « Wall Street und the Rise of Hitler » [Wall Street et l’ascension de Hitler] édite des preuves de cette hypothèse. Il s’ensuivaient des livres en allemand comme ceux de Walter Hofer et Herbert R. Reginbogin en 2001, «Hitler, der Westen und die Schweiz 1936–1945», de Eva Schweizer en 2004, «Amerika und der Holocaust. Die verschwiegene Geschichte», Guido Giacomo Preparata en 2010, «Wer Hitler mächtig machte. Wie britisch-amerikanische Finanz­eliten dem Dritten Reich den Weg bereiteten ».


 

Extrait du projet de loi S. 2277, page 13, section 105

 

Sec. 105. Coopération renforcée entre les États-Unis et l’Allemagne quant aux problèmes de sécurité mondiale et européenne.


 

(a) Politique – Les États-Unis suivent une politique de coopération avec le gouvernement de la République fédérale d’Allemagne en ce qui concerne les questions de sécurité mondiale et européenne, et ceci en particulier à la lumière des événements qui ont actuellement lieu en Europe et en Eurasie.


 

(b) Groupe de travail USA-Allemagne sur la sécurité mondiale et européenne – Le président créera un groupe de travail USA-Allemagne sur la sécurité mondiale et européenne. Ce groupe se concentrera sur les zones qui sont l’objet d’inquiétude des deux pays, dont entre autre l’Ukraine et sa situation actuelle ; il améliorera la coopération politique, économique et militaire entre les deux États, ce qui implique un partage accru entre les services de renseignement.

 


(c) Assemblées régulières – Le groupe de travail qui sera établi selon le paragraphe (b) se rassemblera au moins une fois par an au niveau du Secrétaire général ou supérieur, deux fois par an au niveau du Secrétaire général adjoint ou supérieur, et une fois tous les trois mois au niveau de l’Assistant secrétaire général ou supérieur.


 

(d) Crédits autorisés – Le groupe de travail est autorisé à demander un crédit de 5 millions de dollars au Secrétaire d’Etat pour chaque exercice financier dans la période 2015–2017, afin d’effectuer les activités décrites aux paragraphes (b) et (c).


 

(e) Rapport – Au plus tard 180 jours après l’adoption de la présente Loi, et par la suite une fois par année, le Président présentera aux comités du Congrès concernés un rapport sur les assemblées du groupe de travail établi selon le paragraphe (b). Ces rapports doivent décrire les problèmes spécifiques discutés, les décisions adoptées par le groupe de travail, ainsi que ses efforts à améliorer, élargir et approfondir le rapport entre le gouvernement des États-Unis et celui de la République fédérale d’Allemagne.

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Bien dit Mr Louis Farrakhan


Louis Farrakhan est un exemple (parmi beaucoup d'autres) prouvant qu'il existe encore des Américains ayant du bon sens et osant critiquer la politique guerrière de leur gouvernement.


Je tenais à le souligner, car, à force de toujours montrer du doigt les USA, il faut naturellement décoder que ce sont les dirigeants politiques que je vise.


Duc


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

George Carlin et la guerre

NB : sous-titrage français


George Carlin vous explique la guerre avec humour, mais tout est clair et tout est dit en 5 minutes !


Duc


Koter Info's insight:


Pour comprendre l'actualité !


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Appel aux célibataires ...

Appel aux célibataires ... | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Noiva do Cordeiro, un village situé dans la région de Belo Horizonte, au Brésil, est une bourgade pas comme les autres. De fait, depuis plus d’un siècle, ses 600 habitants sont (quasi) exclusivement... des femmes.


Tout commence en 1891, lorsqu’une jeune femme condamnée pour adultère avait été exclue de l’Église, elle et les cinq générations qui la suivaient. Installée à Noiva do Cordeiro, elle avait peu à peu été rejointe par des femmes célibataires, jusquà créer un village 100% matriarcal.


Depuis cette date, très peu d’hommes sont autorisés à vivre dans ce patelin particulier. De fait, seuls les maris des habitantes et leurs enfants y ont leur domicile.


Les premiers doivent quitter le village la semaine afin de travailler ailleurs tandis que les seconds sont contraints de quitter les lieux dès leur majorité.


Du coup, les femmes âgées de 20 à 35 ans - majoritaires dans le village - ont bien du mal à trouver l’amour. Pour trouver l’homme idéal, celles-ci lancent donc un appel aux célibataires désireux de rejoindre la communauté.


-----------------------


Attention canular !


Bien que sérieusement publiée dans "L'avenir.net" et issue de plusieurs titres de la presse anglaise, cette histoire  a été inventée de toutes pièces.


Désolé pour les éventuels candidats, mais voici la preuve que, en plus de désinformer, les médias inventent aussi et que même d'autres journaux de "presse officielle" se font attraper par ces canulars.


Duc


Koter Info's insight:


Hoax !


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Patrouille de France


Connue dans le monde entier, la Patrouille de France fête cette année ses 60 ans d'existence.


Dans cette vidéo, vous admirerez son programme sous le commandement de s son leader, le commandant Jean-Michel Herpin.


De superbes images !


Duc


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Monsanto en Ukraine

Monsanto en Ukraine | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo : rightedition.com



MONSANTO EN UKRAINE, LA NOURRITURE GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉE ET LE RETOUR DE H+K


Finalement, un aspect secondaire de la crise ukrainienne commence à recevoir une attention internationale.


Le 28 juillet, l’Institut Oakland, basé en Californie, a publié un rapport révélant que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), selon les termes de leur prêt de $17 milliards à l’Ukraine, ouvriraient ce pays aux cultures génétiquement modifiées (GM), ainsi qu’aux OGM dans l’agriculture. Le rapport est intitulé vu de l’Ouest : la Banque mondiale et le FMI en Ukraine [1].


Fin 2013, le président ukrainien du moment, Viktor Yanukovych, a rejeté l’agrément d’association à l’Union européenne lié au prêt de $17 milliards, dont les termes viennent seulement d’être révélés.


Au contraire, Yanukovych a opté pour une aide russe de $15 milliards, assortie d’une réduction sur le prix du gaz naturel. Sa décision a été un facteur majeur des protestations mortelles qui s’ensuivirent et qui l’ont renversé du pouvoir en février 2014, ainsi que de la crise en cours.


Selon l’Oakland Institute, « alors que l’Ukraine n’autorise pas l’utilisation des OGM dans l’agriculture, l’Article 404 de l’accord avec l’UE, en rapport avec l’agriculture, inclut une clause qui est généralement passée inaperçue : cette clause indique, entre autres, que les deux parties vont coopérer pour étendre l’utilisation des biotechnologies. Il ne fait aucun doute que cette clause rencontre les attentes de l’agro-industrie. Comme Michael Cox, directeur de recherche à la banque d’investissement Piper Jaffray, l’a observé, « l‘Ukraine, et de manière générale l’Europe de l’Est, sont parmi les marchés en croissance les plus prometteurs pour le géant de l’équipement en matériel agricole Deere, ainsi que pour les producteurs Monsanto et Dupont « » [2].


La loi ukrainienne interdit aux agriculteurs de cultiver des plantes génétiquement modifiées. Longtemps considérée comme « le grenier à blé de l’Europe », l’Ukraine, avec les riches terres noires de son sol, est idéale pour la croissance des céréales. Ainsi, en 2012, les agriculteurs ukrainiens ont produit plus de 20 millions de tonnes de céréales.



L’investissement de Monsanto


En mai 2013, Monsanto a annoncé un plan d’investissements de $140 millions dans une usine de semences de céréales non OGM en Ukraine, avec le porte-parole de Monsanto en Ukraine, Vitally Fechuk, confirmant que « Nous travaillerons seulement avec des semences conventionnelles parce que ce sont les seules autorisées en Ukraine pour la production et l’exportation ».


Mais, en novembre 2013, six grandes associations d’agriculteurs ukrainiens avaient préparé un projet d’amendement à la loi, poussant à « créer, tester, transporter et utiliser des OGM dans le cadre de la législation sur les semences génétiquement modifiées » [4]. Le président de Ukrainian Grain Association, l’association des semenciers ukrainiens, Volodymyr Klymenko, a dit lors d’une conférence de presse à Kiev que : « Nous pourrions réfléchir à cette question très longtemps, mais nous, avec les associations [agricoles], avons signé deux lettres pour modifier la loi sur la biosécurité, dans lesquelles nous avons proposé la légalisation des semences OGM pour nos agriculteurs, semences qui ont été testées depuis longtemps aux États-Unis » (en fait, les semences génétiquement modifiées ainsi que les OGM n’ont jamais été soumis à des tests indépendants sur le long terme aux U.S.).


Les amendements des associations agricoles coïncidaient avec les termes de l’association avec l’UE et avec le prêt FMI/Banque Mondiale.


Le site web sustainablepulse.com, qui traque les nouvelles sur les OGM au niveau mondial a fustigé les propositions des associations agricoles, avec le directeur Henry Rowlands déclarant : « L’agriculture de l’Ukraine sera sérieusement endommagée si le gouvernement autorise les semences génétiquement modifiées dans le pays. Les agriculteurs verront se réduire les marchés à l’exportation à cause des sentiments anti-OGM en Russie et dans l’UE ». Rowlands a dit que les investissements de Monsanto en Ukraine « pouvaient atteindre $300 millions sur plusieurs années. Est-ce que l’agriculture ukrainienne veut faire totalement confiance au succès ou à l’échec d’une compagnie U.S. ? » [5]


Le 13 décembre 2013, le vice-président de Monsanto (Corporate Enaggement), Jesus Madrazo, a dit à la conférence U.S-Ukraine à Washington D.C. que la compagnie voyait « l’importance de la création d’un environnement favorable [en Ukraine], qui encourage l’innovation et émule le développement continu de l’agriculture. L’Ukraine a l’opportunité de développer encore plus le potentiel des cultures conventionnelles, là où nous concentrons actuellement nos efforts. Nous espérons aussi que, le moment venu, la biotechnologie sera un outil disponible pour les agriculteurs ukrainiens dans le futur » [6].


Juste quelques jours avant les remarques de Madrazo à Washington, Monsanto Ukraine a lancé son programme de « développement social » pour le pays, appelé « Panier de grains du futur » [7]. Il fournissait une bourse à des villageois ruraux afin qu’ils puissent (selon les mots de Monsanto) « commencer à ressentir qu’ils peuvent améliorer leur situation eux-mêmes au lieu d’attendre une subvention ».


Actuellement, les véritables subventions sont celles qui vont aux gros de l’agrobusiness, selon les termes des prêts du FMI et de la Banque mondiale, qui, en plus d’ouvrir le pays aux cultures OGM, va aussi conduire, plus tard, à lever l’interdiction qui pèse sur la vente des riches terres ukrainiennes au secteur privé [8].


Comme l’a formulé Morgan Williams, président et PDG du Conseil pour le commerce U.S.-Ukraine, en mars dans International Business Times, « L’agriculture ukrainienne pourrait être une vraie mine d’or » [9]. Mais, a-t-il ajouté, « de nombreux aspects du climat des affaires [en Ukraine] doivent changer, le point principal étant de garder le gouvernement hors des affaires commerciales… »



Les câbles Wikileaks


En août 2011, Wikileaks a diffusé des câbles diplomatiques U.S. montrant que le Département d’État des U.S. [Affaires étrangères, NDT] a fait du lobbying au niveau mondial pour le compte de Monsanto et d’autres multinationales de la biotechnologie, telles que DuPont, Syngenta, Bayer et Dow. L’organisme à but non lucratif, Food & Water Watch [Surveillance de l’eau et de la nourriture, NDT], après passage au peigne fin de ces câbles sur cinq ans (2005-2009), a publié son rapport le 14 mai 2013, intitulé « Ambassadeurs de la Biotechnique : comment le ministère des Affaires étrangères U.S. fait la promotion du programme global de l’industrie des semences » [10].


Le rapport montre que le ministère des Affaires étrangères U.S. a « fait du lobbying auprès de gouvernements étrangers pour qu’ils adoptent des politiques et légifèrent en faveur des biotechnologies agricoles, a réalisé des campagnes rigoureuses de relations publiques pour améliorer l’image de la biotechnologie, et a défié ouvertement les garde-fous et les règles de bon sens, allant même jusqu’à s’opposer aux lois concernant l’étiquetage des nourritures OGM ».


Selon un article de consortiumnews.com du 16 mars 2014, Morgan Williams est au centre du réseau d’alliances du regroupement des multinationales du business agroalimentaire (Big Ag) avec la politique étrangère des U.S. [11]. « En plus d’être président et PDG du Conseil pour le commerce U.S.-Ukraine, Williams est Directeur des affaires gouvernementales dans la firme privée d’investissement SigmaBleyzer, qui racole pour le travail de Williams « diverses agences du gouvernement U.S., membres du Congrès, commissions du Congrès, l’ambassade d’Ukraine aux U.S., des institutions financières internationales, des groupes de réflexion et autres organisations concernant les affaires U.S.-Ukraine, les questions de commerce, d’investissement et d’économie ».


Les seize membres du Comité exécutif du Conseil pour le commerce U.S.-Ukraine viennent de compagnies agroalimentaires U.S., incluant des représentants de Monsanto, John Deere, DuPont Pioneer, Eli Lilly, et Cargill [12]. Parmi les vingt « Consultants principaux », on rencontre James Greene (ancien chef du Bureau de liaison Otan-Ukraine), Ariel Cohen (chargé de recherche principal à The Heritage Foundation [Groupe de réflexion conservateur à Washington D.C.], Léonid Kozachenko [président de la Confédération agraire ukrainienne], six anciens ambassadeurs U.S. en Ukraine, et l’ancien ambassadeur d’Ukraine aux U.S., Oleh Shamshur.


Shamshur est maintenant un conseiller principal chez PBN Hill + Knowlton Strategies, une unité du géant des relations publiques Hill + Knowlton Strategies [H+K]. H+K est une filiale du gargantuesque groupe WPP, basé à Londres, qui possède quelques douzaines de grosses firmes de relations publiques, dont Burson-Marsteller [un conseiller de Monsanto depuis longtemps].



Stratégies de Hill + Knowlton 


Le 15 avril 2014, le journal de Toronto The Globe & Mail a publié un éditorial de l’assistant consultant de H+K, Olga Radchenko [13]. L’article fulminait contre le Président russe Vladimir Poutine et « la machine de relations publiques de Mr Poutine », déclarant que « le mois dernier [mars 2014, un mois après le coup d’État], un groupe de professionnels des relations publiques, basé à Kiev, avait formé le Centre des médias sur la crise ukrainienne, une opération volontaire dans le but d’aider à améliorer l’image de l’Ukraine et de gérer ses communications sur la scène globale ».


Le site web de PNB Hill + Knowlton Strategies déclare que le PDG de la compagnie, Myron Wasylyk, est un « membre du bureau du Conseil pour le Commerce U.S.-Ukraine », et que le Directeur général pour l’Ukraine, Oksana Monastyrska, « dirige les travaux de la firme pour Monsanto ». Monastyrska a aussi travaillé pour la Société financière internationale de la Banque mondiale.


Selon Oakland Institut, les conditions du prêt accordé à l’Ukraine par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont déjà conduit à « un accroissement des investissements étrangers, qui entraînera probablement une expansion des acquisitions de terres agricoles sur une grande échelle par des compagnies étrangères et une future privatisation de l’agriculture du pays » [14].


En attendant, le Permier ministre russe, Dmitry Medvedev, a déclaré en avril 2014 : « Nous n’avons pas pour but de développer les produits OGM ici, ni de les importer. Nous pouvons nous nourrir avec des produits normaux non génétiquement modifiés. Si les Américains aiment manger de tels produits, qu’ils les mangent. Nous n’avons pas besoin de faire ça ; nous avons assez de place et d’occasions pour produire une nourriture organique naturelle » [15].


Hill + Knowlton, avec ses mensonges sur les « atrocités dans les incubateurs de bébés » au Koweït, a instrumentalisé le public américain pour qu’il supporte la première Guerre du Golfe en Irak au début des années 90. Maintenant la compagnie fomente une nouvelle Guerre Froide ou encore pire pour le compte de Monsanto, récemment élue « la pire » multinationale de la planète. C’est une chose dont il faut se souvenir au moment de la diabolisation tous azimuts de Poutine par les médias de masse.



Par Joyce Nelson
 - Traduit par Jean-Jacques pour vineyardsaker.fr
(CounterPunch 22-24 août 2014 - Joyce Nelson est un free-lance écrivain/chercheur canadien et l’auteur de cinq livres, dont Sultans of Sleaze : PR & The Media (lien vers amazon.fr).


Notes : 


[1] http://www.oaklandinstitute.org/press-release-world-bank-and-imf-open-ukraine-western-interests

[2] Ibid.

[3] Monsanto plans $140 mln Ukraine non-GM corn seed plant (reuters, anglais, 24-05-2013)

[4] http://en.interfac.com.ua/news/press-conference/173536.html

[5]http://sustainablepulse.com/2013/11/05/sustainable-pulse-slams-ukraine-agri-associations

[6]http://monsantoblog.com/2013/12/19/monsanto-and-its-commitment-to-ukraine/

[7]http://monsantoblog.com/2013/12/13/monsanto-ukraine-launching-social-development-pr

[8]http://www.globalresearch.ca/ukraine-secretive-neo-nazi-military-organization-involved-i

[9]http://ibtimes.com/westerners-know-very-little-about-ukraine-qa-us-ukraine-business-co

[10] http://www.foodandwaterwatch.org/reports/biotech-ambassadors/

[11] Corporate Interests Behind Ukraine Putsch (consortiumnews.com, anglais, 16-03-2014)

[12] http://www.usubc.org/site/u-s-ukraine-business-council-usubc-executive-committee

[13] http://www.theglobeandmail.com/globe-debate/in-the-battle-of-hearts-and-minds-kiev-is

[14] http://www.oaklandinstitute.org/press-release-world-bank-and-imf-open-ukraine-western-interests

[15] http://rt.com/news/154032-russia-gmo-food-ban/



Source : Monsanto and Ukraine, GM Food, Ukraine and the Return of Hill + Knowlton (counterpunch.org, anglais, 22-24-08-2014)


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Dépecer les services publics

Dépecer les services publics | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


L’accord top secret qui doit dépecer les services publics

 

Les États-Unis, les pays de l’UE et une vingtaine d’autres États ont entamé à Genève des négociations sur le commerce des services. Signe particulier : ces tractations devaient rester secrètes pendant cinq ans. WikiLeaks a réussi à lever en partie le voile sur leur contenu.


Tout devait rester entièrement secret. Rien ne devait filtrer des négociations sur l’accord sur le commerce des services (ACS) entamées depuis deux ans à l’ambassade d’Australie à Genève entre les États-Unis, l’Union européenne et une vingtaine de pays.


Une vaste entreprise de libéralisation qui touche jusqu’aux services publics fondamentaux. Des mesures assurant une confidentialité totale des discussions ont été prises, dans un langage digne d’un scénario à la James Bond.


Les textes établissant l’avancée des pourparlers ont été « classifiés », selon un jargon utilisé généralement pour les dossiers secrets-défense.


Ils doivent être « protégés de toute diffusion non autorisée » et stockés dans un système d’ordinateurs lui-même classifié et maintenu « dans un building ou un container clos » sous haute surveillance.


L’objectif déclaré est que rien ne puisse transpirer du contenu de ces tractations « jusqu’à cinq ans après la conclusion d’un accord » ou la fin des négociations si celles-ci devaient finalement ne pas aboutir.


C’était sans compter sur la dextérité des lanceurs d’alerte de WikiLeaks qui sont parvenus à récupérer une partie des textes surprotégés. Ils ont publié ainsi le 19 juin sur leur site l’annexe du traité en préparation consacré aux services financiers.

.

https://wikileaks.org/tisa-financial/

.

Ces révélations soulignent, en fait, l’ampleur de l’offensive engagée par Washington, suivie par les États membres de l’Union européenne, pour permettre aux multinationales de truster, le moment venu, le commerce des produits financiers, mais aussi celui de tous les services sur les grands marchés transatlantique et transpacifique, dont les négociations, on le sait, avancent au même moment, dans la plus grande discrétion.



Contourner les résistances populaires et réfractaires de l’OMC


Les pourparlers secrets pour parvenir à un accord sur le commerce des services (ACS) ont démarré en 2012 et leurs initiateurs entendent tout faire pour les conclure avant la fin 2015. Ils sont en fait destinés à contourner l’obstacle que constituaient les résistances de forces progressistes, de mouvements sociaux, de syndicats et de plusieurs pays en développement pour la conclusion d’un accord global sur le commerce des services (AGCS) au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Devant la paralysie du processus multilatéral lancé en 2001 dans le cadre du cycle dit de Doha de l’OMC, un groupe de pays a décidé, sous l’impulsion des États-Unis et des États membres de l’UE, d’entamer, il y a deux ans, une négociation parallèle.


Autrement dit : désavoué démocratiquement et donc sorti par la porte, l’AGCS pouvait ainsi rentrer par la fenêtre sous l’impulsion d’une cinquantaine de gouvernements. Les négociateurs autoproclamés ont l’espoir de définir dans un cadre plurilatéral des normes pour qu’elles s’imposent, à terme, comme unique référence internationale. Ils misent d’évidence sur leur poids économique – ils représentent ensemble près de 70 % du commerce mondial – pour rallier en fin de compte les pays récalcitrants de l’OMC court-circuités. Le lieu géographique des tractations a simplement été transféré de quelques rues à Genève, passant du siège de l’OMC aux locaux de l’ambassade d’Australie, pays opportunément tout acquis à la libéralisation.


Principale source d’inspiration du groupe : les « experts » de la « coalition globale des services » (GSC) au sein de laquelle on retrouve, côté états-unien, les géants du secteur (banque, Internet, énergie), mais aussi, côté européen, le Medef ou le poids lourd français, Veolia (voir ci contre). Le document diffusé par WikiLeaks, qui correspond au relevé de la négociation au 14 avril dernier, révèle le forcing déployé pour banaliser le commerce des produits financiers, comme si rien n’avait été retenu des causes du krach ravageur qui s’est produit seulement sept ans en arrière.



Échanges financiers, 
le retour du délire


Les normes proposées dans l’annexe du texte secret consacré au commerce des produits financiers visent d’abord à restreindre la capacité d’intervention de la puissance publique et se fixent ouvertement comme objectif un modèle « autorégulateur » de la finance. Les États signataires du futur ACS ne seraient quasiment plus autorisés à légiférer pour limiter les transactions financières transfrontalières (article X 3.2.).


Au nom de la libre concurrence, les « monopoles d’État en matière de fonds de pension » – traduisez : les systèmes publics de Sécurité sociale – seraient, à terme, démantelés. Même « les assurances pour calamité naturelle » se devraient de ne plus fonctionner sous contrôle public.


L’approbation de l’autorisation de produits financiers innovants est recherchée (article X 2.1.). On sait combien le laxisme organisé à cet égard a nourri la boursouflure financière qui a éclaté, il y a sept ans. « Les CDS (credit defaut swaps), qui furent considérés comme des produits innovants ont été au cœur de la crise », fait remarquer à juste titre Jane Kelsey, professeure à la faculté d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, sur le site de WikiLeaks.


Les firmes Internet états-uniennes font pression pour transmettre sans véritable garde-fou les données de leurs clients. En particulier celles qui sont présentes dans les systèmes dits « clouds » (nuages) qui permettent de stocker des documents hors du disque dur de l’ordinateur. Cette information-là suscite depuis le jour de sa divulgation par WikiLeaks, le 19 juin, une vive réaction dans la presse allemande où les révélations d’un autre lanceur d’alerte, Edward Snowden, sur l’espionnage de masse pratiqué par la NSA (National Security Agency), avec la complicité des géants états-uniens de l’Internet, avaient déjà suscité beaucoup d’inquiétudes dans l’opinion.



Privatisations interdites


Les orientations du texte secret stipulent que les sociétés étrangères ne sauraient être victimes d’un traitement dit « discriminatoire ». Autrement dit : elles doivent avoir accès au marché des pays signataires exactement dans les mêmes conditions que les prestataires locaux, qu’ils fournissent ou non un service public à la population.


Un géant de la fourniture d’eau ou de gaz, comme les Français Veolia ou GDF Suez, aurait ainsi non seulement le droit de s’installer sur un marché tiers. Mais il pourrait aussi faire jouer une clause d’engagement au respect de la concurrence pour exiger de bénéficier de subventions d’un montant égal à celui versé par l’État en question au service public de l’eau ou de l’énergie.


Par ailleurs le retour à une nationalisation d’un service public privatisé, fût-il partiel, serait strictement interdit aux États signataires au nom des garanties accordées aux investisseurs afin de favoriser, explique-t-on, la fluidité des échanges.


Ainsi deviendrait impossible une remunicipalisation de l’eau décidée en maints endroits en France comme à Paris, après la gabegie et l’explosion des factures des particuliers provoquées par les requins de la Générale et de la Lyonnaise des eaux, qui se sont longtemps partagé le marché de la capitale française.



Éducation, santé, transports, rien n’échapperait à l’appétit du privé


L’ACS doit s’appliquer à tous les domaines capables de fournir un service à l’échelle internationale. Selon l’Internationale des services publics (PSI), qui regroupe quelque 669 syndicats dans le monde entier, il englobe ainsi un champ immense : la fourniture transfrontière (le mode 1 de l’ex-AGCS) – telle que la télémédecine, la formation à distance ou les paris sur Internet –, le tourisme (mode 2 de l’ex-AGCS), l’investissement étranger direct avec les principes et les conséquences que l’on vient d’exposer (mode 3 de l’ex-AGCS) et le mouvement temporaire des personnes physiques (mode 4 de l’ex-AGCS).


L’objectif d’accords comme celui dont la négociation est secrètement engagée, dénonce Rosa Pavanelli, la secrétaire générale de la PSI, est « d’institutionnaliser les droits des investisseurs et d’interdire toute intervention des États dans un large éventail de secteurs ».


Santé, éducation, transports, rien n’échapperait à cette logique qui accélérerait, dans des dimensions inédites, la libéralisation des services publics.


Selon une logique d’écrémage par le capital privé en mal d’acquérir de nouvelles ressources dans la phase actuelle de la crise où les débouchés se rabougrissent. Il cherche à s’accaparer les secteurs financièrement les plus prometteurs. Les cheminots français en lutte ont ainsi parfaitement discerné la menace qui pourrait conduire à une polarisation des investissements privés sur les tronçons voyageurs les plus rentables quand des dizaines de voies dites secondaires et donc de gares seraient condamnées à disparaître. Le 4e paquet ferroviaire de la Commission européenne n’est certes pas dans le traité secret en cours de négociation. Il n’en épouse pas moins la ligne dévastatrice pour l’avenir des services publics et, au passage, pour… un certain mode de construction européenne. Comme on devrait le savoir au moins depuis l’élection du 25 mai l’acharnement libéral, prêt à nier la démocratie au point d’agir caché contre les intérêts des citoyens, met pourtant l’Europe en danger. 

  

Par Bruno Odent – humanite.fr – le 25 juin 2014 

Koter Info's insight:


Le Monde de demain !


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Sud-Soudan - Hélicoptère abattu

Sud-Soudan - Hélicoptère abattu | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Un hélicoptère de l’ONU abattu au Sud-Soudan.

Washington contraint l’ONU au silence !

 

Mardi, la MINUSS (Mission de maintien de la paix de l’ONU au Soudan du Sud) avait annoncé qu’un de ses hélicoptères Mi-8 qui effectuait une mission de transport de fret de routine s’était écrasé à une dizaine de kilomètres au sud de Bentiu dans la zone des combats au Sud-Soudan. Le bilan fait état de trois membres de l’équipage décédés et d’un survivant actuellement hospitalisé.


Selon le témoignage de l’unique survivant du crash, « quelque chose a frappé la queue de l’hélicoptère à une altitude d’environ 1.000 mètres, provoquant un incendie ».


Que fait-on dans ces cas-là ?


La moindre des choses serait de faire une enquête pour connaitre les causes du crash. Cette enquête est d’autant plus nécessaire que le lieu du crash se situe dans une zone de combats, qu’il s’agit d’un hélicoptère de l’ONU et que tout porte à croire qu’il a été heurté par un projectile.


Eh bien, non. Aux yeux des États-Unis, cela ne suffit pas. Il faut dire que l’équipage souffre d’un grave défaut : certes, ils effectuaient une mission onusienne, à bord d’un hélicoptère onusien, mais ils sont tous les quatre Russes, et l’appareil, un Mi-8, avait été loué à une société russe.


Selon l’ambassadeur de la Russie aux Nations unies, Vitali Tchourkine, « Les éléments dont nous disposons attestent que l’hélicoptère a été abattu ». Moscou avait invité le Conseil de sécurité de l’ONU à adopter une déclaration sur la nécessité d’enquêter sur cette catastrophe et de punir les coupables.


Mardi, la Russie avait soumis au Conseil de sécurité un projet de déclaration qui avait soulevé l’opposition des États-Unis. Selon le diplomate, « on a l’impression que Washington cherche à mettre quelqu’un hors de cause ».


Une fois de plus, l’ONU se fera remarquer par son silence largement relayé par les grands médias. Après tout, que sont trois pilotes russes morts dans une zone qui ne doit surtout pas détourner l’attention de l’opération médiatique en cours avec le DAESH ?


L’ONU ne se définit plus que comme une organisation au service des États-Unis.


Aucune proposition, aussi anodine soit-elle, si elle ne vient pas des États-Unis et ses alliés, ou surtout si elle vient de la Russie, n’aura plus, désormais, aucune chance d’être adoptée.


Ce qui faisait dire à Serguei Lavrov, avec son langage diplomatique habituel :

«De plus en plus de questions se posent quant à la capacité de l’actuelle administration américaine à participer à l’élaboration d’approches réalistes et pragmatiques des problèmes internationaux, et à évaluer correctement la situation dans les différentes régions du monde ».



Par Avic – Réseau International - le 28 août 2014

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

La bonté humaine ?


Âmes sensibles, attention !


N'est-ce pas le Dalaï Lama qui affirmait que l'homme est fondamentalement bon ?


A la vue de cette vidéo, il changerait peut-être d'avis.


Quand on voit comment on peut traiter les animaux, il n'est pas difficile de comprendre que ce même genre de brutes fait pareil aux humains lors des divers conflits.


Duc

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Un bonjour de Donetsk

Un bonjour de Donetsk | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Un bonjour de Donetsk où il fait si bon vivre puisque ni l'UE ni les USA ne conseillent à leurs amis nazis de cesser cette guerre stupide qu'ils risquent fort bien de perdre.


Duc

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Ukr.: cinq gros mensonges

Ukr.: cinq gros mensonges | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Carte : Courrier international



UKRAINE : LES CINQ PLUS GROS MENSONGES


Nous avons le plaisir d’accueillir dans nos colonnes Virgile Thomas, auteur du blog vtvirgile, qui vient de publier cet excellent article, sorte de vade-mecum pour démonter les poncifs assénés par les médias dominants, le soir entre amis ou dans les salons… virtuels.

Bonne lecture,

The French Saker


***

Stephen F. Cohen est un universitaire américain, spécialiste de l’URSS, puis de la Russie. Il est l’auteur de nombreux livres sur les relations entre les États-Unis et la Russie, dont le plus récent est Failed Crusade : America and the Tragedy of Post-Communist Russia (lien vers amazon.fr). Il enseigne à l’Université de Princeton. Il est également membre du Council on Foreign Relations [1]. Il a été pendant près de vingt ans commentateur à CBS News, mais n’est plus très souvent invité dans les médias mainstream aujourd’hui. Vous comprendrez pourquoi en lisant ce qui suit.


Je reprends ci-dessous une partie (traduite en français par mes soins) d’un article publié sous sa signature par le magazine américain The Nation et je vous engage à lire l’article lui-même : Patriotic Heresy vs. the New Cold War (thenation.com, anglais, 15-09-2014).

« Comme le disait feu le sénateur Daniel Patrick Moynihan, « chacun a droit d’avoir ses opinions propres, mais pas ses faits propres ». La nouvelle guerre froide repose presque entièrement sur des opinions fausses. Cinq de ces mensonges sont particulièrement importants, aujourd’hui.



Mensonge N° 1 : Depuis la fin de l’URSS en 1991, Washington a toujours traité la Russie postcommuniste avec générosité, comme un ami et un partenaire, faisant tous ses efforts pour l’aider à devenir un pays démocratique et prospère, membre du système occidental de sécurité internationale. Incapable de cela ou ne le voulant pas, la Russie a rejeté l’altruisme américain, en particulier sous M. Poutine.


Les faits : À partir des années 90, avec l’administration Clinton, chaque président américain et chaque Congrès a traité la Russie ex-soviétique comme un pays vaincu, avec des droits inférieurs chez elle et à l’étranger. L’expansion de l’OTAN a été le fer de lance de cette approche triomphaliste, accompagnée par des « négociations unilatérales » et maintenant le bouclier antimissile dans les zones traditionnelles de sécurité nationale russe, l’excluant de fait du système de sécurité européen. Dès le départ, le but ultime était l’Ukraine et, à un degré moindre, la Géorgie. En 2004, un éditorial du Washington Post expliquait : « L’ouest veut finir le travail commencé avec la chute du Mur de Berlin et continuer la marche de l’Europe vers l’Est… le premier prix sera l’Ukraine. » Neuf ans plus tard, en 2013, à la veille de la crise actuelle, Carl Gersham, le directeur de la Fondation nationale pour la démocratie (National Endowment for Democracy) [2], une organisation financée par l’État Fédéral s’en faisait l’écho en déclarant : « L’Ukraine est le plus grand prix ».


***


Mensonge N° 2 : Il existe un « Peuple ukrainien » qui se languit d’échapper à des siècles d’influence russe et de rejoindre l’Ouest.


Les faits : Comme le savent toutes les personnes bien informées, l’Ukraine est un pays divisé depuis longtemps par des différences ethniques, linguistiques, religieuses, économiques et politiques, en particulier, mais pas uniquement, les régions de l’Est et de l’Ouest du pays. Lorsque la crise actuelle a commencé en 2013, l’Ukraine était un État, mais pas un seul peuple, ni une nation unie. Certaines de ces divisions ont été accentuées depuis 1991 par une élite corrompue, mais la plupart se sont développées au cours des siècles.


***


Mensonge N° 3 : en novembre 2013, l’Union européenne, soutenue par Washington, a offert au président ukrainien M. Viktor Yanukovych, une association bienveillante à la démocratie et à la prospérité européenne. M. Yanukovych était prêt à signer cet accord, mais M. Poutine l’a intimidé et acheté pour qu’il rejette cet accord. C’est l’origine des manifestations de Maïdan et de tout ce qui a suivi.


Les faits : La proposition de l’UE était une promesse imprudente, qui visait à forcer le président élu démocratiquement d’un pays profondément divisé à choisir entre la Russie et l’Ouest. Le rejet par l’UE de la proposition de M. Poutine d’un plan russo-américano-européen pour sauver l’Ukraine de la déroute financière était tout aussi irresponsable. La proposition européenne n’était pas, en elle-même, économiquement réaliste. Elle exigeait du gouvernement ukrainien de mettre en place des mesures d’austérité très dures, en échange d’une assistance financière modeste, ce qui aurait pour résultat de couper des relations économiques avec la Russie, à la fois anciennes et essentielles pour le pays. La proposition n’était pas non plus « innocente », puisqu’elle incluait des articles exigeant que l’Ukraine adhère à la politique militaire et de sécurité de l’Europe, ce qui voulait dire, en pratique, mais sans mentionner l’alliance, à l’OTAN. En résumé, ce n’est pas une soi-disant agression de M. Poutine qui a provoqué la crise actuelle, mais cette sorte « d’agression douce » de Bruxelles et Washington pour attirer l’Ukraine à l’Ouest, y compris (dans un paragraphe en petites lettres) dans l’OTAN.


***


Mensonge N° 4 : La guerre civile actuelle en Ukraine a été causée par la réponse agressive de M. Poutine à la protestation pacifique de Maïdan contre la décision de M. Yanoukovych.


Les faits : En février 2014, la manifestation de Maïdan, fortement influencée par des extrémistes nationalistes et même des forces de rue semi-fascistes, est devenue violente. Dans l’espoir d’une solution pacifique, des ministres des Affaires étrangères européens ont négocié un compromis entre des parlementaires représentant les manifestants de Maïdan et M. Yanoukovych. Aux termes de cet accord, ce dernier serait resté président, avec des pouvoirs limités, d’un gouvernement de réconciliation, jusqu’à des élections prévues en décembre de la même année. En quelques heures, la violence de combattants de rue a fait échouer cet accord. Les dirigeants européens et Washington n’ont rien fait pour défendre leur propre accord diplomatique. M. Yanoukovych s’est enfui en Russie. Des partis minoritaires au parlement, représentant Maïdan et surtout l’Ouest de l’Ukraine, parmi lesquels « Svoboda », un parti ultra nationaliste, qui avait par le passé été stigmatisé par le Parlement européen comme incompatible avec les valeurs européennes, ont formé un gouvernement. Ils ont également modifié la constitution en leur faveur. Washington et Bruxelles ont soutenu ce coup d’État et ses conséquences jusqu’à ce jour. Tout ce qui s’en est suivi, de l’annexion de la Crimée par la Russie à la propagation de la rébellion dans le sud-ouest, à la guerre civile et à la « campagne antiterroriste » de Kiev, a été provoqué par le coup d’État. Les actions de M. Poutine n’ont été que des réactions.


***

Mensonge N° 5 : La seule façon de mettre fin à la crise est que M. Poutine cesse son « agression » et rappelle ses agents dans le sud-est de l’Ukraine.



Les faits : les causes réelles de la crise sont les divisions internes de l’Ukraine, et non d’abord les actions de M. Poutine. Le facteur essentiel de l’escalade de la crise depuis mai est la campagne militaire « anti terroriste » de Kiev contre ses propres citoyens, principalement, maintenant, autour de Donetsk et Lougansk. M. Poutine influence et aide certainement les « défenseurs du Donbass ». Si on considère la pression qui s’exerce sur lui, à Moscou, il est très vraisemblable qu’il continuera à le faire, et, peut-être, plus directement, mais il ne les contrôle pas. Si Kiev cesse ses assauts, il est probable que M. Poutine pourra les contraindre à négocier. Mais seule l’administration de M. Obama peut contraindre Kiev de cesser, et elle ne l’a pas fait.

En résumé, vingt ans de la politique américaine ont mené à cette confrontation fatale entre la Russie et les États-Unis. M. Poutine peut y avoir contribué en passant, mais son rôle durant ses quelque quatorze ans au pouvoir a presque toujours été réactif, ce que les forces les plus réactionnaires à Moscou lui reprochent souvent. »


***


Je ferai deux commentaires à ce texte (encore une fois je vous engage à aller lire l’article complet sur le site du magazine The Nation).


Mon premier commentaire concerne la capacité de M. Obama à contraindre Kiev. Ce sont effectivement les États-Unis et Bruxelles qui sont à l’origine de la crise. Mais, depuis que les combats se sont intensifiés dans le sud, depuis que le nombre de morts civils a tellement augmenté, il semblerait qu’une nouvelle force soit à l’œuvre, derrière le gouvernement de Kiev. Le comportement de M. Porochenko à Minsk en est l’illustration. On le présente souvent (pas dans les médias mainstream évidemment !) comme la marionnette de Washington. Je commence à me demander s’il n’y a pas un autre marionnettiste : M. Kolomoïski, par exemple. Je reviendrai là-dessus dans un prochain article.


Le second concerne l’objectif souhaitable de sortie de crise. La Russie le demande depuis des mois, l’Allemagne en a convenu récemment, la seule solution viable qui maintienne l’unité du pays est une fédéralisation de l’Ukraine.


À Minsk, M. Porochenko a écarté cette solution. Mais les séparatistes du Donbass la rejettent également. Leurs représentants ont récemment déclaré en conférence de presse qu’ils ne voulaient plus d’autonomie, qu’ils ne voulaient plus de fédéralisation. Ils veulent qu’on les laisse décider seuls et indépendamment de leur sort. Ils disposent de ressources suffisantes, sur les plans agricoles et industriels, pour former une entité indépendante.


Quand on discute avec des Ukrainiens, on est frappé par le niveau de haine atteint dans le pays entre les différentes composantes de la population. Une solution pacifique ne semble pas proche…



Par Virgile Thomas - vineyardsaker.fr – le 29 août 2014



Notes

[1] Le Council on Foreign Relations ou CFR est un think tank non partisan américain, ayant pour but d’analyser la politique étrangère des États-Unis et la situation politique mondiale (Wikipédia, français)

[2] La Fondation nationale pour la démocratie (National Endowment for Democracy, alias NED) est une fondation privée à but non lucratif engagée dans le renforcement et le progrès des institutions démocratiques dans le monde entier (ned.org, français)

Original : Ukraine : les cinq plus gros mensonges (vtvirgile.blogspot.fr, français, 29-08-2014)

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Surpopulation des chats errants

Surpopulation des chats errants | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


La deuxième phase du Plan Chats – c'est à dire l'obligation pour les particuliers de faire stériliser les chats qu'ils donnent ou qu'ils vendent – entre en application dès le 1er septembre.


Mais cette mesure doit être suivie le plus rapidement possible par la troisième phase, qui concerne la stérilisation obligatoire de tous les chats domestiques. GAIA, qui, à plusieurs reprises, a mené campagne à cet effet, insiste fortement sur ce point. Car « le problème doit être traité à la racine », souligne le président de GAIA, Michel Vandenbosch. « Les effets bénéfiques du Plan ne se feront sentir qu'au moment où les particuliers seront aussi contraints de stériliser leur propre chat, femelle ou mâle. »


Euthanasie


La stérilisation obligatoire de tous les chats en foyer, pas uniquement ceux qui sont donnés ou vendus, est la seule mesure qui permettra de résorber le nombre démesuré d'abandons en refuges et la tragique surpopulation de chats errants. GAIA compte surtout sur les effets bénéfiques de la pression sociale pour que cette mesure soit correctement respectée. En effet, plus de 30.000 chats sont chaque année placés dans les refuges du pays par des personnes qui n'ont pas fait stériliser leur animal. Une situation qui persiste depuis des années, et qui conduit inévitablement à l'euthanasie de 30 à 40 % de ces animaux.


Combinaison de mesures


Chez les chats, 1 + 1 = 6, et ce 2 à 3 fois par an. Pour ramener la population de chats dans la nature, en rue ou dans les refuges à un niveau gérable et éthique, une combinaison de plusieurs mesures doit être adoptée : la stérilisation obligatoire des chats domestiques, des campagnes de stérilisation des chats errants à l'échelle locale et régionale, et des campagnes de sensibilisation et d'information.


Nuisances


Devant l'urgence de la situation, la stérilisation est un acte de respect envers son chat, mais aussi un acte citoyen. Les chats errants sont en effet à l'origine de nombreuses nuisances. Ils réveillent le voisinage lorsqu'ils sont en chaleur ou en bagarre, déchirent les sacs poubelles, présentent un risque pour la faune locale (prédation sur les oiseaux). Enfin, les chats errants transmettent des maladies contagieuses lorsqu'ils se battent, et, exposés au froid et à la faim, ils mènent souvent une vie de misère.


Plan réfléchi


Au regard de tous ces éléments, GAIA ne cache pas sa colère face à certains vétérinaires qui s'opposent pour des raisons fantaisistes à l'application du Plan Chats. Loin d'une mesure irréfléchie, ce Plan est le résultat d'un Avis rendu par le Conseil fédéral du Bien-être animal, dont les conclusions sont basées sur deux années d'étude réalisée par un groupe de travail portant spécifiquement sur la problématique. GAIA s'étonne dès lors de la réaction de ces vétérinaires, qui s'inquiètent visiblement très peu des abandons et euthanasies massifs en refuges, tout comme des risques plus élevés de cancer et d'inflammation de l'utérus chez les chattes non stérilisées.


En refuge


En ce qui concerne le prix les stérilisations, GAIA s'étonne de l'argument de certains vétérinaires qui critiquent le coût qu'engendre la mesure pour les particuliers.


En effet, ce sont ces vétérinaires qui sont libres d'appliquer le tarif de leur choix.  Mais alors qu'attendent-ils pour baisser leurs prix ?


Certains d'entre eux s'opposeraient-ils au Plan Chats parce qu'ils pratiquent, sans agrément, l'élevage de chats pour arrondir leurs fins de mois ?


Enfin, il est évident que les refuges correctement gérés stérilisent volontiers les chats qu'ils mettent à l'adoption. C'est d'autant plus logique que pour chaque animal adopté sans être stérilisé, c'est le risque de voir revenir plusieurs portées de chatons dont personne ne veut, qu'il faudra euthanasier faute de place devant l'afflux massif de chats.

more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

ONU/Ukr/Russie - Cessez-le-feu

ONU/Ukr/Russie - Cessez-le-feu | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


L’ONU bloque la proposition de la Russie sur le cessez-le-feu en Ukraine

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a bloqué la déclaration appelant au cessez-le-feu dans l’est de l’Ukraine, écrit vendredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.


Cette proposition a été soumise jeudi par l’ambassadeur russe à l’ONU Vitali Tchourkine, lors de la réunion extraordinaire du Conseil de sécurité au vu de l’aggravation de la situation dans l’est de l’Ukraine.


<< Situation explosive dans l’est de l’Ukraine >>


Le texte de la déclaration prévoyait un appel à « cesser le feu immédiatement, sans condition », et à « accorder une aide humanitaire à la population des régions de Donetsk et de Lougansk ». Il a également été suggéré de revenir à un « dialogue politique inclusif en se basant sur la déclaration de Genève du 17 avril et de la déclaration de Berlin du 2 juillet » et de « relancer le processus dans le cadre d’un groupe de contact ».


Plus tard, Vitali Tchourkine a annoncé que le Conseil de sécurité avait bloqué la proposition sous un « prétexte fantaisiste ». En particulier, l’ambassadeur lituanien s’y est opposé, prétextant l’absence dans la déclaration de « certains points sérieux », notamment les obstacles prétendument « dressés par les forces d’autodéfense contre l’aide humanitaire venant du gouvernement ukrainien ».


Le diplomate russe a annoncé la préparation de l’envoi d’un second convoi humanitaire de Russie en Ukraine. L’entente à ce sujet a été confirmée par téléphone dans un entretien entre les ministres des Affaires étrangères russe et ukrainien.


Au cours des débats, l’ambassadeur de Russie a constaté que le nombre total des victimes du conflit avait dépassé deux mille morts. « Il y a des informations sur les immenses pertes de l’armée ukrainienne, confirmées par des protestations de masse contre la mobilisation. Des centaines de militaires ukrainiens fuient en Russie. Nous les nourrissons, fournissons des soins avant de les renvoyer chez eux », a-t-il poursuivi. Vitali Tchourkine compte sur une attitude tout aussi humaine des autorités de Kiev envers les neuf commandos russes fait prisonniers avec leurs propres documents et des armes non chargées", ce qui selon lui « ne ressemble pas vraiment à une équipe de sabotage ».


« L’escalade actuelle dans le sud-est de l’Ukraine résulte directement de la politique irresponsable de Kiev, qui mène une guerre contre son propre peuple. Le président ukrainien Piotr Porochenko a fait plusieurs déclarations pacifiques, y compris après le sommet de Minsk, et parlait d’un certain plan d’urgence pour stopper le conflit. Où est-il, ce plan ? Est-ce une manœuvre de diversion qui cache en réalité la mise sur une solution de force ? On espère que Kiev ne gaspillera pas la charge positive des entretiens de Minsk », a souligné le diplomate russe.


Vitali Tchourkine a également invité Washington à « revoir à la baisse ses ambitions géopolitiques » et « cesser de s’ingérer dans les affaires intérieures des États souverains en déstabilisant les régimes indésirables ». « Dans ce cas, non seulement la Russie, mais d’autres pays pousseront un soupir de soulagement », a-t-il affirmé.


L’ambassadeur de Russie a exigé des USA de reconnaître le soutien militaire accordé à l’Ukraine : « Personne ne cache la présence de volontaires russes dans l’est de l’Ukraine.


On voudrait voir la même transparence de la part des autres.


Que nos collègues américains nous expliquent ce que font des dizaines de conseillers américains dans les locaux du Conseil de sécurité et de défense d’Ukraine.


Qu’ils nous expliquent combien de mercenaires américains des dites « sociétés de sécurité » combattent à des milliers de kilomètres de leurs côtes.


Et comment les militaires ukrainiens ont réussi à obtenir des armements militaires américains de pointe ».



Par la Rédaction de Ria Novosti – le 29 août 2014


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Grèce : 77 % pour la finance

Grèce : 77 % pour la finance | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Une étude d’Attac montre que les «  plans de sauvetage  » mis en oeuvre par les institutions de l’Union européenne et les gouvernements européens sauvent les banques, pas la population.


Depuis mars 2010, l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) ont attribué 23 tranches de financement au prétendu « sauvetage de la Grèce », pour un total de 206,9 milliards d’Euros.


Ils n’ont cependant fourni presque aucune précision sur l’utilisation exacte de ces énormes sommes, provenant de fonds publics. C’est pourquoi Attac Autriche a entrepris une étude sur cette question : au moins 77% de l’argent du plan de sauvetage ont bénéficié directement ou indirectement au secteur de la finance.



Les résultats en détails :

  • 58,2 milliards d’Euros (28,13%) ont servi à recapitaliser les banques grecques — au lieu de restructurer ce secteur trop grand et moribond de manière durable et de laisser les propriétaires des banques payer pour leurs pertes.
  • 101,331 milliards d’Euros (48,98%) sont allés aux créanciers de l’État grec. Parmi lesquels 55,44 milliards d’Euros ont été utilisés pour rembourser des bons du Trésor arrivés à échéance — au lieu de laisser les créanciers assumer le risque pour lequel ils avaient préalablement perçu des intérêts. 34,6 autres milliards d’Euros ont servi de prime d’incitation pour obtenir l’accord des créanciers sur le prétendu « allègement» en mars 2012. 11,3 milliards d’Euros ont été affectés au rachat de la dette en décembre 2012, lorsque l’État grec a racheté des bons presque sans valeur à ses créanciers.
  • 43,7 milliards d’Euros (22,46%) ont alimenté le budget de l’État ou n’ont pu être clairement affectés.
  • 0,9 milliard d’Euros (0,43%) ont constitué la contribution de la Grèce au financement du nouveau fonds de sauvetage, le MES.


« Le but des élites politiques n’est pas de secourir la population grecque mais de sauver le secteur financier » conclut Lisa Mittendrein d’Attac Autriche. « Ils ont utilisé des centaines de milliards d’argent public pour sauver les banques et autres acteurs financiers — en particulier leurs propriétaires — de la crise qu’ils ont provoquée. »



Les élites politiques ont trompé le public en affirmant prendre des « mesures de sauvetage »

Les résultats du rapport d’Attac Autriche réfutent les affirmations publiques des institutions et chefs d’Etat européens, selon lesquelles c’est la population grecque qui a bénéficié desdits « plans de sauvetage ». C’est plutôt elle qui paie pour sauver les banques et les créanciers en subissant une brutale course à l’austérité, ainsi que les catastrophiques conséquences sociales que l’on sait.



Des milliardaires et des fonds spéculatifs bénéficiaires des « sauvetages »

Parmi ceux qui ont bien été sauvés, on compte le clan multimilliardaire Latsis, l’une des plus riches familles grecques, qui détient en grande partie l’Eurobank Ergasias sauvée par l’État. Des spéculateurs en ont aussi profité : lors du rachat de la dette en décembre 2012, le fonds spéculatif Third Point a empoché 500 millions d’Euros grâce aux fonds publics européens. « Quand Barroso, le président de la Commission européenne, a qualifié le prétendu plan de sauvetage de la Grèce d’acte de solidarité, la question est : solidarité avec qui ?  », note Dominique Plihon, porte-parole d’Attac France et professeur d’économie financière à l’Université Paris 13.



34,6 milliards d’Euros supplémentaires en paiements d’intérêts

43,6 milliards d’Euros tout au plus (22,46%) desdites « enveloppes de sauvetage » ont été affectés au budget de l’État. Il faut cependant comparer ce montant à celui d’autres dépenses de l’État au cours de la même période, qui n’ont pas bénéficié à toute la population : plus de 34,6 milliards d’Euros ont encore été versés aux créanciers en paiement d’intérêts sur des bons du Trésor en attente (du 2e trimestre 2010 au 4etrimestre 2012. En outre, l’État grec a affecté une autre enveloppe de 10,2 milliards d’Euros au budget de la défense (2010 et 2011). Selon certains initiés, Berlin et Paris auraient pressé la Grèce de ne pas réduire ses dépenses militaires parce que cela aurait porté préjudice aux fabricants d’armes allemands et français.


Ce n’est pas le premier renflouement des banques

« L’étude de nos amis d’Attac Autriche prouve que le prétendu sauvetage de la Grèce s’avère être un autre renflouement des banques et des riches particuliers » affirme Dominique Plihon. Les banques européennes ont déjà reçu 670 milliards d’Euros de soutien direct de la part de l’État (hors garanties) depuis 2008. Pourtant le secteur financier reste instable en Grèce comme dans toute l’Europe. Ce que démontre une fois encore le récent versement de deux tranches supplémentaires destinées aux recapitalisations des banques pour 23,2 milliards d’Euros depuis décembre 2012.



Les élites politiques échouent à mettre en œuvre les régulations nécessaires…

Les coupes de l’État grec ont frappé si fort les banques locales que l’État est contraint à s’endetter à nouveau pour voler à leur secours avec un renflouement d’un milliard d’Euros. « Au cours des cinq années qui se sont écoulées depuis le krach financier, les politiques européens n’ont pas réussi à réglementer les marchés financiers et à adopter un régime de faillite des banques. Aussi les contribuables sont-ils toujours contraints de venir en aide en cas de pertes, tandis que les propriétaires des banques s’en tirent en toute impunité. Les gouvernements doivent cesser de donner de telles opportunités de chantage au secteur de la finance » critique Dominique Plihon.



… et volent au secours du secteur bancaire grec corrompu

Ce qui est encore pire, c’est que les milliards du plan de sauvetage vont aux banques grecques, même si certaines d’entre elles ont recours à des méthodes douteuses pour remplir les conditions officielles d’éligibilité. En 2012, un rapport de Reuters a révélé les pratiques scandaleuses des banques utilisant un système de Ponzi basé sur des sociétés offshore pour donner un coup de pouce à des prêts non garantis de l’une à l’autre. Elles ont procédé de la sorte pour sembler être encore en mesure d’attirer des capitaux privés et répondre ainsi aux critères de recapitalisation par l’État (8). « Alors que les élites politiques grecques et européennes exigent le sang et les larmes du peuple grec, elles ferment les yeux sur les accords secrets entre les oligarques financiers, qui sont en fait les principaux bénéficiaires de l’argent du sauvetage accordé à la Grèce », confirme l’économiste Marica Frangakis, membre de l’Institut Nicos Poulantzas d’Athènes et membre fondatrice d’Attac Grèce.



La manipulation opaque des fonds publics

« Les résultats de l’étude d’Attac Autriche révèlent que, depuis 2008, le principal objectif de la politique de gestion de la crise de nos gouvernements est de sauver les fortunes des plus riches. Les élites politiques acceptent un énorme taux de chômage, la pauvreté et la misère pour sauver un secteur financier incurable. Le gouvernement autrichien a, lui aussi, participé à cette ligne de conduite inhumaine pendant des années », ajoute Dominique Plihon. Il est d’ailleurs inquiétant de constater que les responsables de la Troïka et du FESF rendent à peine compte de leur gestion des fonds publics. « C’est un scandale que la Commission européenne publie des centaines de pages de rapport mais ne parvienne pas à préciser où l’argent est exactement allé », explique Dominique Plihon. « Nous appelons les responsables à imposer une réelle transparence et à indiquer à qui profitent véritablement les paiements. »



Le changement radical de politique se fait attendre

Un changement de cap radical se fait attendre dans la politique européenne de gestion de la crise. « Nos gouvernementsvolent au secours des banques européennes et des riches à coups de milliards et de milliards de fonds publics tout en racontant à leurs électeurs que l’argent est versé à la population grecque. Cela doit cesser », revendiquent Dominique Plihon et Marica Frangakis. Les banques « too big to fail» doivent être divisées et remises au service de l’intérêt public plutôt qu’à celui des profits privés. Les créanciers et les riches doivent payer leur part des coûts de la crise, tandis que le secteur financier doit être sévèrement réglementé. « Après les ravages de trois années d’austérité imposée, la Grèce a besoin, plutôt que d’enrichir l’oligarchie financière, de véritables mesures de secours qui profitent réellement à l’ensemble de la population ainsi que des mesures de financement pour le rétablissement de l’économie grecque », conclut Dominique Plihon.



D’autres détails qui interpellent…

En outre, l’enquête menée par Attac a mis en lumière plusieurs points qui interpellent dans le prétendu « plan de sauvetage de la Grèce » :

  • À plusieurs reprises, l’UE et le FMI sont revenus sur leurs déclarations et ont suspendu les versements promis pendant des semaines voire des mois pour faire pression sur la démocratie grecque : à l’automne 2011 pour empêcher la tenue d’un referendum sur la politique d’austérité ; en mai-juin 2012 pour augmenter les chances des partis amis de la Troïka lors des élections législatives. En suspendant les fonds promis, la Troïka contraint le gouvernement grec à émettre des obligations à court terme pour éviter la faillite imminente. Ces « bons du Trésor », arrivant à échéance en quelques semaines ou quelques mois, revêtent un taux d’intérêt plus élevé, ce qui augmente de fait la dette publique grecque. Une preuve de plus que la réduction de la dette n’est pas la principale préoccupation de la Troïka mais plutôt un prétexte pour poursuivre la destruction de l’État providence et des droits des travailleurs.
  • Une tranche d’1 milliard d’Euros versée en juin 2012 a essentiellement servi à financer la contribution obligatoire de la Grèce au remplaçant du FESF, le MES. Le FESF a ainsi financé son propre successeur —certes pas directement mais en accroissant la dette du gouvernement grec.
  • Klaus Regling, directeur général du FESF et du MES, a fait de nombreux allers-retours entre la politique et le monde de la finance au cours de sa carrière. Avant de rejoindre le FESF, il a travaillé tour à tour pour le gouvernement allemand, pour le fonds spéculatif Moore Capital Strategy Group, pour la Commission européenne comme directeur général aux Affaires économiques et financières, ou encore pour le fonds spéculatif Winton Futures Fund Ltd. Regling constitue ainsi un exemple symbolique de l’étroite imbrication des marchés financiers et de la politique, qui explique en partie pourquoi la politique de gestion de la crise de l’UE vise principalement à sauver le secteur de la finance.
  • Selon ses comptes annuels, la masse salariale du FESF s’élevait à 3,1 millions d’Euros en 2011 (9). Selon les médias, 12 personnes travaillaient cette année-là au FESF (10), soit une moyenne de 258.000 EUR dépensée par personne. Le directeur général Klaus Regling aurait gagné 324.000 EUR, plus un supplément de salaire par année (11). Ceux qui touchent de telles sommes contrôlent la réduction du salaire minimum brut mensuel grec à 580 EUR (510 EUR pour les jeunes) (12).



Sources

  1. Tagesschau (2012) : Milliardenhilfen für den Milliardär, 4 juin 2012
  2. Der Spiegel (2012) : Schuldenrückkauf : Hedgefonds verdient halbe Milliarde mit Griechenland, 19 décembre 2012
  3. Commission européenne (2010) : Statement of President Barroso following his meeting with Mr Georgios Papandreou, Prime Minister of Greece, 6 décembre 2010
  4. Eurostat (2013) : Comptes non-financiers trimestriels des administrations publiques, 16 avril 2013
  5. (5) Eurostat (2013) : Dépenses des administrations publiques par fonction (CFAP), 16 avril 2013
  6. Transnational Institute (2013) : Guns, Debt and Corruption. Military Spending and the EU crisis, 14 avril 2013 
  7. Der Standard (2013) : Bankenrettungen kosteten EU-Staaten 670 Milliarden, 22 avril 2013
  8. Reuters (2012) : Special Report : Clandestine Loans were used to fortify Greek bank, 16 juillet 2012
  9. FESF (2011) : Financial Statements, Management report and Auditor’s report, 31 décembre 2011
  10. CNBC (2011) : EFSF : CNBC explains, 20 octobre 2011
  11. Die Welt (2012) : Fürstliche Gehälter : ESM-Chef verdient mehr als Bundeskanzlerin, 7 juillet 2012
  12. OCDE (2013) : Salaires minimum à prix courant en monnaie nationale, 16 avril 2013
more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Déploiement de troupes USA/OTAN

Déploiement de troupes USA/OTAN | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Légende photo : le commandant en chef de l’OTAN en Europe, le général Philip Breedlove  (AFP/John Thys)



Les États-Unis et l’OTAN prévoient le déploiement de troupes au sol et des exercices navals de grande envergure contre un « ennemi sans nom »


Le monde est à une dangereuse croisée des chemins.


L’alliance militaire occidentale est dans un état de préparation avancé et la Russie aussi. Cette dernière est présentée comme l’« agresseur » et une confrontation militaire opposant les États-Unis et l’OTAN à la Russie est envisagée. La législation du Sénat étasunien nommée « The Russian Aggression Prevention Act » (RAPA) (Loi sur la prévention de l’agression russe) a « mis les États-Unis sur la voie d’un conflit militaire direct avec la Russie en Ukraine ». 


Toute guerre américano-russe est susceptible de dégénérer rapidement en guerre nucléaire, puisque ni les États-Unis ni la Russie ne seraient prêts à admettre la défaite. Les deux ont des milliers d’armes nucléaires pouvant être utilisées immédiatement et s’appuient sur la Contreforce, une doctrine militaire chargeant leurs soldats de détruire préventivement les forces nucléaires de l’ennemi en cas de guerre. (Voir Steven Starr, Global Research 22 août 2014)




La loi sur la prévention de l’agression russe (RAPA) est l’aboutissement de plus de vingt ans de préparatifs de guerre des États-Unis et de l’OTAN consistant à encercler militairement la Russie et la Chine :


Dès l’instant où l’Union soviétique s’est effondrée en 1991, les États-Unis ont poursuivi sans relâche une stratégie d’encerclement de la Russie, tout comme ils l’ont fait avec d’autres pays perçus comme des ennemis, notamment la Chine et l’Iran.


Ils ont amené dans l’alliance de l’OTAN 12 pays d’Europe centrale, tous d’anciens alliés de Moscou. La puissance militaire étasunienne est maintenant directement aux frontières de la Russie. (Steven Kinzer, Boston Globe, 3 mars 2014, c’est l’auteur qui souligne.)


Le 24 juillet, en consultation avec le Pentagone, le commandant général de l’OTAN en Europe, Philip Breedlove, a appelé à « stocker suffisamment d’armes, de munitions et autres approvisionnements sur une base militaire en Pologne afin de soutenir un déploiement rapide de milliers de soldats contre la Russie ». (RT, 24 juillet 2014). Selon le général Breedlove, l’OTAN a besoin de « provisions et de capacités sur place, ainsi que d’une base prête à accepter rapidement des forces de remplacement ».

« Il a l’intention de recommander la mise en place de fournitures – des armes, des munitions et des boîtes de rations – au quartier général pour permettre un afflux soudain de milliers de troupes de l’OTAN ». ( Times, 22 août 2014, c’est l’auteur qui souligne.)


Le « scénario de blitzkrieg » de Breedlove doit être présenté au sommet de l’OTAN au Pays de Galles au début septembre, selon le Times de Londres. Il s’agit d’un « copier-coller » de la Loi sur la prévention de l’agression russe, laquelle charge le président Obama de :

  • « (1) mettre en œuvre un plan visant à augmenter l’appui des États-Unis et de l’OTAN aux forces armées de la Pologne, de l’Estonie, de la Lituanie, de la Lettonie, et d’autres États membres de l’OTAN ;

  • (2) charger le représentant permanent des États-Unis auprès de l’OTAN de se pencher sur la possibilité de baser définitivement des forces de l’OTAN dans ces pays (S.2277 – Congrès 113e [2013-2014] »


De manière plus générale, les deux parties impliquées dans de vastes jeux de guerre favorisent un scénario d’escalade militaire.


La structure des alliances militaires parrainées par les États-Unis joue un rôle crucial dans la planification de la guerre. Nous sommes face à une force militaire redoutable impliquant une alliance mondiale de 28 États membres de l’OTAN. Les États-Unis et l’OTAN ont établi au-delà de la « région de l’Atlantique », un réseau d’alliances militaires bilatérales avec les pays « partenaires » contre la Russie, la Chine, l’Iran et la Corée du Nord.



Exercices navals importants des États-Unis et l’OTAN


Les préparatifs de guerre sont toujours accompagnés et précédés par d’importants exercices militaires.

Les exercices navals de guerres multiples des États-Unis de l’OTAN seront menés au large des côtes de la Floride dans le cadre de l’opération FLEETEX, à laquelle participeront les États-Unis, le Canada, l’Allemagne et la Turquie.


Le principe sous-jacent de ces jeux de guerre est une « guerre mondiale ». Les quatre États membres de l’OTAN longent des couloirs maritimes stratégiques contigus aux zones maritimes russes, à savoir la mer et le détroit de Béring (États-Unis), l’océan Arctique (Canada), la mer du Nord (Allemagne) et la mer Noire (Turquie).


Les jeux de guerre de la Floride sont fondés sur l’intégration et la coordination multinationales des opérations navales contre un ennemi sans nom :



FLEETEX est un ensemble d’exercices navals de guerres multiples visant à promouvoir l’intégration de la force et à tester de nombreux ensembles de compétences de combat.


Des navires de la marine canadienne, allemande, turque et étasunienne participeront aux exercices. Cette visite portuaire et FLEETEX font partie d’une série d’exercices de formation à laquelle SNMG2 participera lors de son déploiement à l’ouest de l’Atlantique. C’est la première fois depuis plusieurs années qu’un groupe de travail de l’OTAN mène des opérations transatlantiques en Amérique du Nord.



Ces événements offrent de multiples possibilités de formation au plus haut niveau des opérations maritimes.


FLEETEX comprendra des scénarios de défense aérienne et sous-marine, de tirs réels et de manœuvres de navires, conçus pour offrir un entraînement de combat haut de gamme et une précieuse expérience grâce à une formation en groupe de travail intégré. SNMG2, CSG8 et les Forces canadiennes s’entraîneront ensemble comme une seule force afin d’apprendre à travailler comme une unité cohérente en réaction à divers scénarios de menace.


Les navires SNMG2 actuellement déployés en Amérique du Nord comprennent le vaisseau amiral des États-Unis, l’USS LEYTE GULF (CG 55), le navire allemand FGS NIEDERSACHSEN (208 F), et le navire turc TCG KEMALREIS (247 F). (SNMG2 is in Florida to prepare for Fleetex 18 août 2014, c’est l’auteur qui souligne.)



Jeux de guerre en mer Noire


Il est à noter que FLEETEX est l’un des divers jeux de guerre navale des États-Unis et de l’OTAN contre un ennemi sans nom. En juillet, l’OTAN a mené des exercices navals en mer Noire, dans une région contiguë à la frontière maritime de la Russie.


L’exercice « Breeze » de l’OTAN, organisé officiellement par la Bulgarie, a eu lieu du 4 au 13 juillet avec la participation de navires de guerre de la Grèce, de l’Italie, de la Roumanie, de la Turquie, du Royaume-Uni et des États-Unis.


Le scénario sous-jacent était la « destruction de navires ennemis en mer et l’organisation de la défense aérienne de groupes navals et d’infrastructures côtières ».


Les exercices « visaient à améliorer la compatibilité tactique et la collaboration entre les forces navales des États membres de l’alliance [...] « (Voir Atlantic Council, voir aussi Russia, U.S. ships sail in competing Black Sea exercises, Navy Times, 7 juillet 2014)


Les exercices de l’OTAN en mer Noire en juillet ont ironiquement commencé exactement le même jour que ceux de l’« ennemi sans nom » [la Russie], impliquant sa flotte de la mer Noire en Crimée comprenant environ 20 navires et avions de guerre :


La Russie a clairement indiqué qu’elle n’apprécie pas la présence de l’OTAN en mer Noire. La marine russe a fait savoir qu’elle suit les exercices avec des avions de reconnaissance et des navires de surveillance.


« L’aviation de la flotte de la mer Noire prête une attention particulière au croiseur lance-missiles USS Vella Gulf, lequel dirige les exercices « Breeze » bien qu’il ne soit pas formellement le vaisseau amiral de ces exercices », a indiqué à NTV une source de la marine russe. (Ibid.)



Déploiement de forces terrestres en Europe de l’Est


Depuis 2006, les États-Unis accroissent leur arsenal en Pologne, à la frontière occidentale de la Russie (Kaliningrad). Le déploiement des forces étasuniennes en Pologne a débuté en juillet 2010 (à 40 miles [64 km] de la frontière) et vise à enseigner aux forces polonaises à utiliser des missiles Patriot fabriqués aux États-Unis. (Stars and Stripes, 23 juillet 2010.)


Récemment, le Pentagone a annoncé au début août le déploiement en Ukraine de troupes étasuniennes et de forces de la Garde nationale dans le cadre d’une opération de formation militaire. Les États-Unis et l’OTAN envisagent également d’autres déploiements de forces terrestres (tel que décrit par le général Breedlove de l’OTAN) en Pologne, en Lettonie, en Estonie et en Lituanie, ainsi qu’en Géorgie et en Azerbaïdjan à la frontière sud de la Russie.


Ces déploiements prévus dans l’ébauche de la Loi sur la prévention de l’agression russe font également partie d’une stratégie « défensive » de l’OTAN dans le cas d’une « invasion russe » :


L’annexion de la Crimée par la Russie et le conflit dans l’est de l’Ukraine ont alarmé la Lettonie, l’Estonie et la Lituanie, qui, comme l’Ukraine, sont des anciennes républiques soviétiques avec des minorités russophones.


Les 28 dirigeants de l’OTAN devraient discuter de plans visant à rassurer la Pologne et les pays baltes lors d’un sommet au pays de Galles les 4 et 5 septembre.


Au cours d’une brève visite en Lettonie lundi, Angela Merkel de l’Allemagne, a promis que l’OTAN défendrait les États baltes, mais que des troupes de combats permanentes ne seraient pas envoyées.


« Tous les pays, y compris les États baltes et la Pologne, doivent renforcer leur infrastructure [...] afin de pouvoir accueillir des troupes supplémentaires pour des formations et des situations de crise », a déclaré à Reuters le ministre de la Défense de la Lettonie, Raimonds Vejonis.


Pour la Lettonie cela signifierait des investissements dans la base d‘Adazi pour des troupes terrestres, dans la base aérienne de Lielvarde ainsi que dans la base navale de Liepaja, a-t-il dit, ajoutant qu’il espérait que l’OTAN contribue aux dépenses.


La Lettonie et la Lituanie dépensent respectivement seulement 0,9 et 0,8 pour cent du PIB pour la défense, mais se sont engagées à atteindre l’objectif de l’alliance, soit 2,0 pour cent d’ici 2020.


« Il n’y a pas de menace militaire directe pour le moment, mais nous devons développer nos forces armées, nous devons créer des infrastructures, nous devons être prêts à accueillir des représentants des pays de l’OTAN si jamais il y avait soudainement une agression militaire », a déclaré le ministre. Les Baltiques et la Pologne ont besoin d’accroître leurs infrastructures militaires. (Reuters 22 août 2014.)



Déploiements à la frontière sud de la Russie avec l’Azerbaïdjan et la Géorgie


Le déploiement à la frontière sud de la Russie sera coordonné en vertu d’une entente de trois pays signée le 22 août  2014 en Turquie, en Géorgie et en Azerbaïdjan :


Suite à la réunion trilatérale entre les ministres de la Défense azerbaïdjanais, turc et géorgien, Tbilissi a annoncé que les trois pays sont intéressés à préparer un plan visant à renforcer leur capacité de défense.


« Les représentants des gouvernements de ces trois pays commencent à penser à élaborer un plan pour renforcer leur capacité de défense », a déclaré M. Alasania. Il a ajouté que c’est dans l’intérêt de l’Europe et de l’OTAN, « parce que cette voie de transit [Kars-Tbilissi-Bakou] est utilisée pour transporter la cargaison de l’alliance en Afghanistan », a-t-il dit.


M. Alasania a également noté que ces actions ne visent personne. (Voir Azeri News, 22 août 2014, c’est l’auteur qui souligne).



La Russie et le « virage asiatique » d’Obama


En Extrême-Orient, les frontières de la Russie sont également menacées par le « virage asiatique » d’Obama.


D’un point de vue militaire, le « virage asiatique » consiste à étendre les déploiements militaires des États-Unis dans la région Asie-Pacifique, ainsi qu’à exploiter la participation des alliés de Washington dans la région, dont le Japon, la Corée du Sud et l’Australie. Ces pays ont signé des accords bilatéraux de coopération militaire avec Washington. En tant qu’alliés des États-Unis, ils doivent s’impliquer dans les plans de guerre du Pentagone a contre la Russie, la Chine et la Corée du Nord :


Le Japon et la Corée du Sud font également partie d’un grand projet militaire étasunien impliquant la mise en place à travers le monde de systèmes de missiles et de forces militaires à déploiement rapide, comme l’avait prévu l’administration Reagan. (Mahdi Darius Nazemroaya, Alliance militaire mondiale : encercler la Russie et la Chine, Global Research, le 5 octobre 2007)


Cette stratégie d’encerclement militaire du Pentagone exige à la fois un processus décisionnel militaire centralisé (Pentagone, USSTRATCOM) ainsi que la coordination avec l’OTAN et les différents commandements régionaux des États-Unis.


Alors que la Russie relève formellement de la compétence du Commandement des Forces des États-Unis en Europe (USEUCOM), les plans de guerre étasuniens concernant la Russie sont coordonnés par le quartier général du Commandement stratégique des États-Unis (USSTRATCOM) à Omaha, au Nebraska, lequel est en liaison non seulement avec le USEUCOM, mais aussi avec le Commandement des États-Unis dans le Pacifique (USPACOM) et le Commandement du Nord des États-Unis (USNORTHCOM), lesquels joueraient un rôle stratégique clé en cas de guerre avec la Russie.

Source : historyfuturenow.com.



Accord militaire entre les États-Unis et l’Australie


Le 12 août, les États-Unis et l’Australie ont signé un accord militaire permettant le déploiement des troupes étasuniennes en Australie. Cet accord fait partie du « virage asiatique » d’Obama :


Les États-Unis et l’Australie ont signé un accord mardi [12 août] qui permettra aux armées des deux pays de s’entraîner ensemble et de mieux travailler conjointement lorsque des marines et des pilotes étasuniens sont déployés à l’intérieur et à l’extérieur du pays.


« Cet accord à long terme permettra d’élargir et d’approfondir la contribution de notre alliance à la sécurité régionale », a déclaré mardi le secrétaire étasunien à la Défense Chuck Hagel. Il a décrit l’alliance américano-australienne comme le « socle » de la stabilité dans la région Asie-Pacifique.


Depuis 2011, le nombre de marines là-bas est passé d’environ 250 à plus de 1100. Le ministre australien de la Défense, David Johnston, a déclaré que le Territoire du Nord a hâte que le nombre de marines atteigne la limite de 2 500. (Moscow Times, 12 août 2014).


L’annonce de l’accord entre les États-Unis et l’Australie coïncide ironiquement (12 août), avec celle de Moscou voulant qu’il procède à des exercices navals dans les îles Kouriles du Pacifique (revendiquées par le Japon) :


« Des exercices impliquant des unités militaires de la région ont commencé. Les unités ont été déployées dans les îles Kouriles », a déclaré à l’agence de nouvelles Interfax le colonel Alexander Gordeyev, un porte-parole du district militaire de l’Est de la Russie. (Ibid.)


Les dangers d’une troisième guerre mondiale


Bien que cette nouvelle confrontation Est-Ouest ait été qualifiée à tort de « nouvelle guerre froide », aucune des garanties en vigueur durant la guerre froide ne prévaut. La diplomatie internationale s’est effondrée.


La Russie a été exclue du Groupe des Huit (G-8), redevenu le G-7 (Groupe des sept). Contrairement à la guerre froide, il n’y a pas de « dialogue Est-Ouest » entre les superpuissances en compétition dans le but d’éviter une confrontation militaire.


Le Conseil de sécurité des Nations Unies est pour sa part devenu un porte-parole de facto du Département d’État étasunien.


Les États-Unis et l’OTAN ne seront toutefois pas en mesure de gagner une guerre conventionnelle contre la Russie puisqu’une confrontation militaire risque de conduire à une guerre nucléaire.


Dans l’ère post-guerre froide, les armes nucléaires ne sont plus considérées comme des « armes de dernier recours » comme elles l’étaient en vertu de la doctrine de la guerre froide de « destruction mutuelle assurée » (DMA). Bien au contraire.


Le Pentagone décrit les armes nucléaires comme étant « sans danger pour la population civile environnante, car l’explosion est souterraine ».


En 2002, le Sénat étasunien a donné le feu vert à l’utilisation d’armes nucléaires dans le théâtre de guerre conventionnelle. Les bombes nucléaires font partie de la « boîte à outils militaire » pouvant être utilisée avec des armes conventionnelles.


Lorsque la guerre devient la paix, le monde est à l’envers. Par une amère ironie du sort, Washington présente maintenant les armes nucléaires comme des « instruments de paix ».


En plus des armes nucléaires, l’utilisation d’armes chimiques est également envisagée.


Les méthodes de guerre non conventionnelle sont également envisagées par les États-Unis et l’OTAN, y compris la guerre financière, les sanctions commerciales, les opérations secrètes, la cyberguerre, la géo-ingénierie et les technologies de modification de l’environnement (CNMOD). Mais la Russie possède aussi d’importantes capacités dans ces domaines.



Les hauts dirigeants occidentaux sont impliqués dans une entreprise criminelle menaçant l’avenir de l’humanité


Le calendrier de guerre contre la Russie a été établi. L’événement de l’OTAN au pays de Galles les 4 et 5 septembre 2014 est d’une importance cruciale.


Nous sommes face à un scénario de Troisième Guerre mondiale, qui sera l’objet du sommet de l’OTAN au pays de Galles, organisé par le Premier ministre britannique David Cameron. L’ordre du jour de cette réunion a déjà été décidé par Washington, l’OTAN et le gouvernement britannique. David Cameron a adressé une lettre aux chefs d’État et chefs de gouvernement des pays membres de l’OTAN avant le sommet.


Selon lui :

« En réaction aux gestes illégaux de la Russie en Ukraine, les dirigeants [des pays de l’OTAN] doivent examiner lors du sommet la relation à long terme de l’OTAN avec la Russie. Le Premier ministre veut en outre utiliser le sommet pour rassurer ses alliés en Europe de l’Est et décider comment l’OTAN maintiendra une présence robuste dans cette région dans les prochains mois, en s’appuyant sur les travaux déjà en cours dans l’Alliance. » (Voir PPM writes to NATO leaders ahead of NATO Summit Wales 2014.)

Il est essentiel de saper la « chronologie militaire », soit :

.

  • 1 - bloquer par des pressions politiques et des manifestations la tenue du prochain sommet de l’OTAN les 4 et 5 septembre au Celtic Manor Resort, à Newport au pays de Galles (image de droite). Le but de cette rencontre de l’OTAN, est de « fabriquer un consensus politique » en faveur d’une guerre contre la Fédération de Russie, ce qui pourrait mener le monde vers une Troisième Guerre mondiale. Il est donc essentiel de briser ce « consensus politique » ;

.

  • 2 - En plus des 28 États membres de l’OTAN, représentés par leurs chefs d’État et chefs de gouvernement respectifs, des représentants des pays « partenaires » de l’OTAN seront également au sommet. Dans l’ensemble, les gouvernements de 60 pays seront présents. 
Il est donc crucial de lancer une vaste campagne antiguerre internationale dans ces 60 pays, afin de bloquer le sommet de l’OTAN au pays de Galles;*


  • 3 - bloquer l’adoption de la « Loi sur la prévention de l’agression russe » (RAPA) au Congrès étasunien, en faisant pression sur les sénateurs et les membres du Congrès. Il faut comprendre que le texte du communiqué du sommet de l’OTAN (dont l’ébauche existe déjà) est largement similaire à celui de la RAPA, actuellement bloquée au niveau du comité. Que la loi soit adoptée ou non, c’est sa substance qui importe, car elle ouvre la voie à l’établissement d’un « consensus politique » ;


  • 4 - lancer aux États-Unis et dans tous les États membres de l’OTAN un débat et un important mouvement de protestation antiguerre 


  • 5 - saper la légitimité du programme militaire des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël par une contre-propagande visant la couverture des grands médias ;
.

L’opinion publique mondiale doit être mise au courant de ces plans de guerre imminente.


Passez le mot !



Par Michel Chossudovsky -  Mondialisation.com - le 29 août 2014


Note

Pour plus de détails: Sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays de l’OTAN – Newport, pays de Galles (Royaume-Uni) – 4 et 5 septembre 2014 

Article original en anglais :

Dangerous Crossroads: US-NATO To Deploy Ground Troops, Conduct Large Scale Naval Exercises against “Unnamed Enemy”, publié le 24 août 2014.

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Ils n'aiment pas, alors ...

Ils n'aiment pas, alors ... | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


"Nous devons dépasser cette notion bizarre que, chaque fois qu'il y a quelque chose dans le monde qui ne nous plaît pas, nous devons la bombarder"


Alan Grayson


more...
No comment yet.
Scooped by Koter Info
Scoop.it!

Ukr. - Propagande occidentale

Ukr. - Propagande occidentale | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo : www.la-croix.com


Ukraine : 6 points pour contrer la propagande occidentale de « l’agression » russe…


Six mensonges à propos de l’Ukraine : le narratif de Washington n’est que pure propagande


En regard de ce qu’il se passe en Ukraine, j’ai entendu pas mal de voix européennes et américaines disant que oui, Washington et Kiev fabriquent une version totalement fictionnelle des évènements à des fins propagandistes, mais que les Russes font pareil. Ils semblent assumer que si les merdias occidentaux sont infestés de bouffons menteurs et incompétents qui sont trop heureux de répéter la ligne du parti, alors les Russes font pareil, sûrement même pire.


La réalité est bien différente. Bien qu’il y ait un véritable blackout des informations en provenance d’Ukraine à l’Ouest, peu étant montré au-delà de quelques photos et des têtes pensantes de Washington et de Kiev, la couverture médiatique des évènements en Russie est incessante, avec des bulletins quotidiens décrivant les mouvements de troupes, des cartes mises à jour des zones de conflit et beaucoup de témoignages de témoins oculaires, de commentaires et d’analyses. Il y a aussi beaucoup de rumeurs galopantes sur les réseaux sociaux russes et internationaux, que je tends à ne pas prendre en considération parce que c’est juste çà : des rumeurs.


Dans cet environnement, ceux qui essaieraient de fabriquer un narratif fictionnel, comme les officiels de Washington et de Kiev essaient de le faire, ne survivraient pas très longtemps.


Il y a beaucoup à dire certes sur le sujet, mais ici je désire me limiter à rectifier quelques mauvaises conceptions vraiment, vraiment de base que Washington a tenté de vous imposer au travers de ses blablateurs de leurs médias variés.



  • 1 -  Ils veulent vous faire croire qu’il y a une invasion russe dans l’Est de l’Ukraine. Ce qu’il se passe en réalité est une guerre civile entre le gouvernement de l’Ukraine occidentale (qui ne dirige plus l’Est du pays de quelque manière que ce soit) et la population russe de l’Ukraine orientale. L’Ukraine s’est désintégrée depuis des décennies, surtout depuis l’indépendance. La cassure était inévitable, mais le catalyseur pour cela fut le renversement militaire, le coup d’État, qui a renversé le gouvernement légitime de Kiev et l’a remplacé par des cadres choisis par Washington.


  • 2 - Ils voudraient vous faire croire que le gouvernement russe se tient derrière la République Populaire de Lougansk et la République Populaire de Donetsk, les deux régions qui, basé sur les résultats de referendums, ont choisi de se séparer de Kiev. En fait, le gouvernement russe a refusé de reconnaître ces républiques. Elles n’ont reçu aucun soutien politique de Moscou, qui avait demandé que les referendums soient renvoyés à plus tard et qui avait demandé plusieurs fois un cesser-le-feu et une solution négociée internationale pour résoudre le conflit. Le leadership des deux républiques a refusé et vise maintenant une victoire militaire totale.


  • 3 - Ils voudraient vous faire croire que le gouvernement russe arme les rebelles en Ukraine Orientale. Au contraire, le gouvernement russe a retiré son soutien militaire, se limitant à apporter des denrées humanitaires aux centaines de milliers de personnes dont les vies ont été détruites par les tirs d’artillerie et de roquettes en provenance des forces ukrainiennes. Les armes dans l’arsenal des « rebelles » sont des trophées, ce qu’ils ont saisi des forces ukrainiennes souvent en déroute. Ceci dit, les « rebelles » sont de fait soutenus, mais par le peuple russe, pas par le gouvernement russe. Rappelez-vous, ces gens sont russes, des deux côtés de la frontière, et le gouvernement ukrainien ne contrôle plus rien du tout là-bas.


  • 4 - Ils veulent vous convaincre que la Russie pose une menace pour la paix en Europe et que la crise ukrainienne fait partie d’une stratégie impérialiste russe pour ressusciter l’URSS. Rien ne peut être plus loin de la réalité… L’ambition ultime de la Russie est d’être un pays normal, sujet à la loi internationale, en paix avec le monde et intégré à l’économie mondiale. Le gouvernement russe ne fait pratiquement rien pour empêcher les populations russes appartenant à d’anciens territoires russes de se faire massacrer dans leurs maisons par des tirs d’artillerie ukrainiens sur les populations civiles. Ceci donne un spectacle affligeant, mais le peuple russe comprend bien qu’élargir le conflit militaire au-delà de ce qui est maintenant purement les frontières nationales de l’Ukraine, n’est pas la réponse au problème.


  • 5 - Ils veulent vous assurer que Kiev prévaudra éventuellement dans le conflit. En fait, l’armée ukrainienne se fait systématiquement démolir. Bombarder les civils est la seule activité qu’elle peut encore pratiquer avec succès. Le gouvernement de Kiev a procédé à trois mobilisations générales, l’une après l’autre, envoyant au combat des jeunes et des hommes âgés (l’âge maximum de conscription est maintenant de 60 ans…). Ceux qui refusent la conscription étaient en premier lieu menacés de prison, mais cela ne marche plus, ils sont maintenant menacés de mort. La somme non officielle à payer pour éviter la conscription est de plusieurs milliers de dollars. Ces soldats sont mal armés, mal entrainés, complètement démoralisés et pour la plupart refusent de se battre. L’Ukraine a de moins en moins de tanks et de véhicules blindés, qui datent de l’ère soviétique et qui rouillent depuis des décennies. Il apparaît que l’Ukraine n’a pour ainsi dire plus d’armée de l’air non plus. Les victimes se chiffrent par dizaines de milliers. En juste une semaine, au mois de juillet, 1 400 soldats ukrainiens ont été tués, pour 10 de l’autre côté. Le ratio de décès est de 140:1 et juste ce chiffre raconte en fait toute l’histoire. La guerre est loin d’être finie, mais maintenant pour la première fois les deux républiques autonomes ont ce qui ressemble vraiment à une armée et cette armée va maintenant attaquer, passer à la contre-offensive. Une fois que l’armée ukrainienne se sera complètement effondrée, il restera la force mercenaire maintenue par les oligarques, surtout Kolomoisky qui dirige la région de Dniepropetrosk comme un fief personnel ; il a récemment décidé de prendre en charge les régions limitrophes également. Mais les mercenaires n’aiment pas être tués et jusqu’à un certain point ils demeureront, au-delà ils fuiront. Il semble à terme de plus en plus probable que Kiev va perdre et que l’Ukraine va en fait cesser d’exister.


  • 6 - Ils veulent vous faire croire que le gouvernement de Kiev est légitime, populaire et stable. En fait, il y a de grandes manifestations qui se produisent à Kiev en ce moment même. Le pays est au-delà de la banqueroute et s’effondre en temps réel, pas seulement à l’Est, mais partout. Les gens ont faim. Les unités militaires qui fuient l’Est sont de mauvaise humeur et vont bientôt retourner leurs armes contre ceux qui les ont envoyé combattre. Les gens sont plus qu’en colère et il est plus que probable qu’une nouvelle révolution est en train de couver, 6 mois seulement après le tumulte récent.


J’espère que vous pouvez absorber cette information très basique et l’utiliser pour filtrer la propagande que vous lisez dans les journaux occidentaux et que vous voyez et entendez dans les médias audiovisuels (s’ils mentionnent l’Ukraine déjà…). N’assumez pas automatiquement que si votre côté est arrogant et menteur, que l’autre côté l’est aussi. Vous n’avez pas à croire ni à tolérer les mensonges.

 

 

Par Dimitri Orlovcluborlov.blogspot.com — traduit de l’anglais par Résistance 71 – le 28 août 2014

 


Koter Info's insight:


Six gros mensonges


more...
No comment yet.