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José Mujica, Président

 

Le Président de l’Uruguay se préoccupe plus du bien-être de ses concitoyens que du reste.  Son discours est un exemple que devraient suivre "nos" politiciens. - Duc

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La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).
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En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

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Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

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"La Gazette" de LLN-WSL-UCL


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Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

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Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


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Site web et Gazette, les différentes publications de Koter Info sont suivies par plus de


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Koter Info's curator insight, January 14, 6:51 PM

 

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LLN - Plus que 2 kots à louer

LLN - Plus que 2 kots à louer | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


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LLN, malbouffe d'étudiant = +3 kg

LLN, malbouffe d'étudiant = +3 kg | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Selon une récente étude réalisée par une firme privée, 75% des étudiants en école supérieure mangent mal en Belgique. Et ce style de vie déséquilibrée a des répercussions sur leurs résultats académiques.


Les étudiants durant leur cursus en école supérieur prennent en moyenne entre trois à cinq kilos, explique Patrick Mullie, professeur à la VUB et nutritionniste.


Existe-t-il une relation entre le poids et les points ?


Sans aller jusque-là, le professeur remarque surtout que cette prise de poids s’accompagne d’un changement de comportement alimentaire.


Les étudiants font moins de sport. Ils consomment plus d’alcool quand ils entament leur cursus à l’université ou en haute école. Et selon les études dans le domaine, les étudiants qui ont une manière moins saine de s’alimenter et de vivre ont une probabilité de réussite amoindrie, affirme le professeur.


En effet, le passage du secondaire au supérieur est un moment critique. Nombreux sont les étudiants qui quittent le nid familial pour louer un kot. Pour eux, la transition est souvent plus difficile.


Manque de temps, perte de repères, stress, budget serré sont autant de facteurs qui expliquent ce changement de comportement alimentaire. Le professeur recommande donc une meilleure éducation alimentaire à la maison, avant que les étudiants ne kottent.


Surtaxer la malbouffe, une fausse bonne idée ?


En 20 ans, une taxe de 10% sur les collations grasses et les boissons sucrées permettrait un gain en matière de soins de santé de 2,2 milliards d’euros. C’est ce qui ressort d’une récente étude de l’université de Gand.


Mais pour le professeur Patrick Mullie, l’excès pondéral n’est que la consommation excessive de ces collations grasses et de ces sodas. "Pour faire tourner l’économie, nous devons consommer et plus nous consommons, au mieux c’est", conclut-il.


Marie Berckvens


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Écosse - fraudes au référendum ?

Écosse - fraudes au référendum ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Des fraudes au référendum sur

l’indépendance de l’Écosse


Un vote historique a eu lieu en Écosse la semaine dernière : alors que tout le monde s’attendait à ce que les Écossais votent oui à l’indépendance, c’est l’inverse qui s’est produit. L’Angleterre ne voulait pas lâcher sa colonie, et tout a été fait, jusqu’aux pires fraudes électorales, pour parvenir à ce résultat lamentable pour la démocratie.

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L’Angleterre ne veut pas perdre l’Écosse, qui représente près de 10 % du PIB national, pas plus que la France ne veut perdre la Bretagne ou le Pays Basque.


Alors, pour augmenter les chances de succès, les autorités anglaises n’ont pas hésité à mentir, par exemple en faisant croire aux retraités qu’ils perdraient leur pension en cas d’indépendance, ce qui est faux évidemment. 


Quelques jours avant le scrutin, la Royal Bank of Scotland a dit qu’elle déménagerait son siège, on a dit qu’il faudrait changer de monnaie, etc. Comme pour le référendum sur l’Europe auquel les quelques peuples à qui on a demandé leur avis ont voté non, on a promis l’apocalypse à ceux qui ne suivraient pas la doxa. Le Premier ministre espagnol (qui craint une séparation de la Catalogne) avait notamment déclaré qu’une Écosse indépendante devrait quitter l’Europe. Et en parallèle, on a aussi promis quelques largesses à venir pour l’Écosse, si le vote était finalement contre l’indépendance.


Mais la propagande n’a pas suffi, alors on a aussi interdit aux Écossais travaillant à l’étranger et même en Angleterre (1 million de personnes environ) de prendre part au vote. En revanche, des enfants âgés de 3 ans ont reçu des cartes d’électeur pour le référendum sur l’indépendance, ce qui posait quelques questions quant à la tenue du registre des électeurs. Lors d’un référendum précédent sur la création du Parlement écossais, en 1979, des morts ont eu leur carte d’électeur également.


Et puis, on a fait comme dans n’importe quelle dictature africaine : on a bourré les urnes. Il y a de nombreux endroits où on était certains que le « oui » allait gagner, mais c’est le « non » qui l’a mystérieusement emporté.


À Glasgow, les flics enquêtent sur 10 électeurs venus voter dans des bureaux différents, et qui se sont entendus dire qu’ils avaient déjà voté. À Dundee, des bulletins oui ont été repérés parmi les votes « non ». Et des alarmes inopinées ont retenti à plusieurs reprises, de manière à interrompre le vote.


Même la Russie dénonce des irrégularités dignes de la Corée du Nord.


Par ailleurs, le taux de participation, autour de 85 %, a été officiellement plus bas dans certains bastions pro indépendance. Il est assez logique de se demander si une partie des bulletins n’est pas passée à la trappe.

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Ce lundi, plus de 80.000 personnes avaient déjà réclamé une enquête indépendante sur ce scrutin qui fait de plus en plus polémique. Une bonne partie des Écossais pense que les résultats du vote ont été bidonnés par l’establishment. Ils demandent donc un nouveau scrutin.


Il faudra suivre avec attention la suite des événements. Je serais étonnée que les Écossais en restent là, et même si les Anglais ne risqueront pas d’organiser un second scrutin, il faudra bien répondre à quelques questions quant à la régularité du référendum.


Mais n’oublions qu’en France non plus, nos élections ne ressemblent à rien : les lois sont bafouées, le scrutin universel direct est un mythe, et on est incapable de prouver les résultats.



Par dondevamos.canalblog.com – le 20 septembre 2014

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Syrie - USA & CCG bombardent

Syrie - USA & CCG bombardent | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Les États-Unis et le CCG bombardent des objectifs inconnus en Syrie

 


Le 23 septembre 2014, les États-Unis et des membres du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Bahrein, Émirats arabes unis, Jordanie et Qatar) ont bombardé des objectifs terroristes en Syrie.


Officiellement, il s’agissait de détruire les centres de commandement de l’Émirat islamique.


Les bombardements ont principalement été effectués depuis le Golfe persique sur la ville de Raqqa. Or, l’Émirat islamique s’était retiré de Raqqa deux jours auparavant et avait avancé en prenant une vingtaine de villages kurdes syriens.


Il semble que le véritable objectif n’était pas l’Émirat islamique, mais une autre entité nommée par le Renseignement US le « Groupe Khorasan ». Khorasan est le nom médiéval de l’Afghanistan et d’une partie de l’Iran.


Il y a cinq jours, le directeur national du Renseignement US, James Clapper, avait pour la première fois cité ce groupe, assurant qu’il était composé d’anciens d’Afghanistan et qu’il recrutait des jihadistes en Syrie pour combattre sur le sol occidental. L’existence de ce groupe n’est attestée par aucune autre source.


Selon le New York Times, citant le département d’État, son leader Muhsin Al-Fadli (photo) aurait été un intime d’Oussama Ben Laden et aurait été impliqué dans les attentats du 11— Septembre (que les États-Unis attribuent officiellement à Ben Laden). Le nom de Muhsin Al-Fadli avait été cité en 2005 par le président George W. Bush qui l’avait désigné comme responsable de l’attentat contre le pétrolier français Limburg au Yémen (en réalité une sanction par Washington contre une violation d’un embargo) [1].


La Fédération de Russie a dénoncé une violation de la souveraineté syrienne, cependant la presse états-unienne assure que le raid avait été annoncé d’une part à l’ambassadeur Bachar el-Jafari à l’ONU et d’autre part à l’opposition syrienne à Paris (considérée comme représentant légitime du peuple syrien) qui a accepté.



Par le Réseau Voltaire – le 23 septembre 2014

 

 

Notes :

[1] “U.S. Suspects More Direct Threats Beyond ISIS”, Mark Mazzetti, Michael S. Schmidt et Ben Hubbard, The New York Times, 20 septembre 2014.

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Ukr. : l’hiver sera long

Ukr. : l’hiver sera long | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Ukraine/Donbass : l’hiver sera long

 

Les violations incessantes du cessez-le-feu, essentiellement dues à la partie ukrainienne, ce qui oblige les indépendantistes à riposter, ne semblent pas outre mesure inquiéter les signataires des accords de Minsk. Chaque belligérant se prépare pour l’après « cessez-le-feu », lorsqu’il va falloir recommencer les hostilités sur une plus large échelle qu’en ce moment. Le secteur Nord (Gorlivka – Debaltseve – Stakhanov) et la zone aéroportuaire de Donetsk (Ouest) concentrent en ce moment tous les efforts des FAN et des troupes de Kiev. Qui contrôlera ces deux zones stratégiques contrôlera la situation militaire demain. Pour l’heure, chacun s’apprête aussi à passer l’hiver, un hiver qui sera long.


Après l’échec pitoyable des trois précédentes mobilisations pour le front du Donbass, voilà que Kiev en envisage une quatrième ! Elle risque de ne pas avoir plus de succès…


Il y aurait en ce moment dans les divers hôpitaux, morgues, dispensaires en zone contrôlée par les Ukrainiens, mais aux abords du front, plus d’un millier de corps de soldats et gardes nationaux, dont 552 qui ne sont pas identifiés.


Les forces armées ukrainiennes manquent de tout et recompléter les effectifs est une tâche lente à réaliser : les ateliers de réparations et les entrepôts de matériels sont extrêmement délabrés, les livraisons d’armements lourds en provenance des pays membres de l’OTAN ne permettent pas de combler les carences impressionnantes (et la formation sur ces matériels est longue et coûte cher), surtout après les pertes subies l’été dernier, d’autant que les fonds manquent pour acquérir d’urgence les ressources nécessaires.


Les forces ukrainiennes, de même que les unités de paramilitaires qui dépendent du ministère de l’Intérieur, commencent à recevoir dans leurs paquetages des équipements pour l’hiver. Mais, en raison d’une corruption endémique dans le pays, ces fournitures n’arrivent qu’au compte-goutte.


Un bataillon de la 72e brigade mécanisée est de retour sur le front du Donbass. L’unité avait été totalement anéantie cet été dans le chaudron du Sud-Est près de la frontière avec la Russie. Depuis, Kiev a raclé les fonds de tiroir pour obtenir des matériels et autres armements, et de jeunes recrues ont été enrôlées dans les rangs de cette unité à la hâte. Il n’est pas évident qu’une telle remise en condition ait les effets escomptés face aux forces du Donbass. D’autant que les formations se réduisent à la plus simple expression, quant à l’entraînement, il est quasi inexistant.


Pour ce qui est de la zone démilitarisée (ZDM), il est utile de rappeler certaines choses concernant l’artillerie utilisée par les belligérants, puisque l’armement lourd doit obligatoirement être replié au-delà des 15 km de la ligne de front. Portée maximum des pièces d’artillerie présentes dans le Donbass (bien sûr selon la charge et le type de projectile employé, les portées peuvent varier) :



Mortiers de 82 mm et 2B9 Vasilek : env. 3 km & près de 5 km pour les Vasilek


Mortiers de 120 mm : env. 8/9 km


Obusiers de 122 mm D-30 et 2S1 Gvozdika : env.16 km


Obusiers de 152 mm 2S5 Giatsint-S – 2S3 Akatsyia – 2S19 Msta-S, 2A65 Msta-B : env.33 km


Mortier de 240 2S4 Tulpan : près de 10 km


Lance-roquettes multiples de 122 mm 9K51 Grad : 21 km


Lance-roquettes multiples de 220 mm 9K57 Uragan : 36 km


Lance-roquettes multiples de 300 mm 9K58 Smerch : 70 km


Missile tactique OTR-21 Tochka-U (SS-21 Scarab B) : env. 120 km



Contre-attaque au Nord de Donetsk


Depuis ce matin, les combats sont montés en intensité dans le secteur d’Avdiivka, au Nord de Donetsk, des suites d’une contre-attaque des FAN contre des positions de la 93e brigade mécanisée ukrainienne. Il s’agit de couper de leurs bases arrière les résidus des troupes ukrainiennes (et de mercenaires occidentaux et sans doute quelques « conseillers » de l’OTAN) encore retranchés au Nord et au Nord-Ouest de la zone aéroportuaire.


L’assaut s’est aussi porté sur Yasynuvata, plus à l’Est, important nœud routier et surtout ferroviaire. Un bataillon de la milice, renforcé avec des chars lourds et appuyé par des batteries Grad et 2S1 Gvozdika, a fait reculer les troupes de Kiev. Dans leur retraite, ces dernières ont détruit à l’explosif un viaduc de chemin de fer au niveau de Yasynuvata. La reprise d’Avdiivka permettrait d’éliminer un abcès de fixation dans le flanc Nord de Donetsk.


Sur Debatseve, plus à l’Est, plusieurs opérations sectorisées de détachements de reconnaissance et de sabotage des FAN sont en cours contre ce réduit fortifié. Il s’agit là encore d’éliminer dans les semaines qui viennent un autre abcès purulent, encore plus dangereux en raison de la quantité de troupes (plus de 5.000 combattants selon certaines sources) et de matériels offensifs qui s’y trouvent.


Plusieurs duels d’artillerie sont signalés sur le secteur le plus au Nord du front du Donbass, au-delà de Stakhanov, zone tenue par la brigade d’Alexei Mozgovoi. Les troupes indépendantistes ont reculé sur de meilleures positions vers Permovaisk, sans que cela ait une incidence quelconque sur les opérations en cours ou à venir.



Sauvagerie et barbarie « proeuropéennes »


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Les troupes ukrainiennes, lors de leur retraite du chaudron de Zhdanivka, ont détruit le pont sur la rivière Krynka à Nyzhnya Krynka. D’autres destructions délibérées d’infrastructures ont été signalées ces dernières semaines dans les secteurs évacués par les forces de Kiev. Dans certaines localités de l’ancienne poche, les FAN sont tombées sur des charniers de civils visiblement abattus par les troupes ukrainiennes.


Comme nous l’apprenions hier, les paramilitaires de ce qui reste du « bataillon Aydar » se sont vengés sur des civils de localités se situant au Nord de la Siverskiy Donets. Deux jeunes femmes en ont fait les frais : massacrées, assassinées, après avoir été violées. L’une d’entre elles a été retrouvée noyée dans un plan d’eau d’un petit parc de loisirs qui se trouve à 10 kilomètres de Lugansk (voir la vidéo ici). Avant de l’assassiner les paramilitaires liés à Svoboda lui ont lié les mains et pieds pour la torturer : sa mâchoire a été fracturée et un doigt lui a été arraché.



Apparemment ces soudards du « bataillon Aydar » se sont aussi chargés d’abattre leurs propres camarades des forces ukrainiennes : certains blessés ont été achevés pendant la retraite, d’autres qui voulaient se rendre ont été abattus de sang-froid. Des méthodes qui rappellent celles du NKVD de Staline et d’unités spéciales de la Wehrmacht comme le Bewährungsbataillon 500 (bataillon disciplinaire 500) qui opéraient sur les arrières du front de l’Est de 1941 à 1944.



Parano banderiste


Dans la zone de Slaviansk, le 23e « bataillon » de défense territoriale « Skif », composé pour l’essentiel de policiers proches de Svoboda et de vétérans des unités antiémeutes, a mis en place des patrouilles par crainte d’éléments indépendantistes infiltrés dans la zone.


Même sentiment de paranoïa à Lviv, en Galicie ou des groupes d’autodéfense commencent à être levés « pour protéger la ville ». Les autorités craignent de voir arriver des « saboteurs » dans la capitale de la Galicie ukrainienne toute acquise au néo-bandérisme…

Ces unités sont composées de bénévoles âgés de 18 à 60 ans et placées sous l’autorité du chef de la police du district de Lviv, le colonel Vladislav Zarishnyak. Cela ressemble bien plus à une bonne planque pour tous ceux qui ne tiennent pas à aller se faire trouer la peau dans le Donbass. Et ils sont nombreux !



Par Jacques frère - NationsPresse.info - le 23 septembre 2014

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Dupuy-de-Lôme en mer Noire

Dupuy-de-Lôme en mer Noire | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

© Photo Wikipedia / Jean-Michel Roche

Un bâtiment de reconnaissance français en mer Noire

 

La tension continue de monter entre la Russie et les pays de l’OTAN à cause de la crise ukrainienne : les exercices militaires s’intensifient, tout comme les activités des services de renseignement des deux côtés, écrit mardi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.


Ainsi, les marins russes ont constaté lundi l’entrée en mer Noire du Dupuy-de-Lôme, navire collecteur de renseignements d’origine électronique de la marine française.

Les équipements de ce bâtiment sont capables d’intercepter des données transmises par satellite, ainsi que des courriers électroniques et des appels passés sur les téléphones portables.


L’État-major de la marine russe précise que ce navire entre dans cette zone pour la cinquième fois et qu’il n’avait jamais remarqué un tel intérêt de la marine française pour la mer Noire.


La Russie n’a encore exprimé aucun grief au sujet des fréquentes visites du navire collecteur de renseignements. Ses homologues occidentaux, au contraire, sont bouleversés par la moindre apparition du drapeau russe, même loin de leurs frontières. Des chasseurs britanniques Typhoon ont décollé d’urgence vendredi dernier pour intercepter deux bombardiers russes Tu-95 identifiés au nord du Royaume-Uni près des côtes écossaises. Il s’est avéré par la suite que l’intégralité du vol des avions russes s’était déroulée sans infraction dans l’espace aérien international.


Mais Londres n’a tout de même pas apprécié que ses radars aient identifié des bombardiers russes à proximité de leur frontière aérienne. Très récemment le Canada a déploré des « provocations » des chasseurs russes en mer Noire. Un avion militaire aurait survolé à une proximité « suspecte » des frégates canadiennes durant des exercices de l’OTAN, provoquant ainsi la panique parmi les marins. Le ministère russe de la Défense a démenti toutes ces accusations. Plus tôt, des avions russes avaient effrayé les autorités américaines en passant près des côtes de l’Alaska.


Selon les médias britanniques, une présence russe a été également constatée dans leurs eaux. Le grand navire de lutte anti-sous-marine Vice-amiral Koulakov a en effet été aperçu à proximité des côtes britanniques. Ses déplacements ont été suivis par le destroyer HMS Dragon de la Royal Navy, mais il s’est avéré que le navire russe n’avait commis aucune infraction et se trouvait dans une zone neutre.


Si un simple navire fait tant paniquer l’Occident, on se demande comment il réagirait face à la corvette lance-missiles la plus rapide, qui rejoindra sous peu le groupe naval russe en Méditerranée. D’après l’état-major de la marine, cet aéroglisseur lance-missiles de la flotte de la mer Noire, Samoum, a déjà traversé le détroit de Bosphore. La corvette Samoum est la plus grande et la plus rapide dans sa sous-classe. Elle repose sur une plateforme hydrodynamique à portance aérostatique. Sa vitesse élevée permet au navire d’échapper au verrouillage des missiles guidés et aux torpilles, qui ne sont pas suffisamment rapides.


Il a été annoncé lundi également que l’armée russe était prête à parer une agression en mer, au sol et même si l’ennemi décidait de passer par les montagnes. Plus de 30 pilotes d’hélicoptère de combat de la base aérienne du territoire de Stavropol ont commencé hier leurs exercices près d’Elbrouz. En un mois, chaque pilote s’entraînera à naviguer en montagne et effectuera des tirs à partir d’hélicoptères de combat Mi-35M et Mi-28N sur des cibles situées à plus de 3 km. Ils devront également effectuer des atterrissages d’une grande difficulté sur des sites de haute montagne avec une visibilité réduite pour débarquer des unités tactiques.


En parallèle, les militaires russes s’entraîneront avec leurs homologues indiens à éliminer des terroristes occupant un village. Ces manœuvres communes se dérouleront du 23 septembre au 2 octobre sur le polygone de la région de Volgograd



Par la Rédaction de Ria Novosti - le 23 septembre 2014

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Que faire avec l’État Islamique ?

Que faire avec l’État Islamique ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Bombarder l’Irak et la Syrie ne fera

qu’aggraver la situation : 

que faut-il donc faire avec l’État Islamique ?

Par David Swanson

 

Tout d’abord, remémorons-nous l’origine de l’EI (Etat Islamique) : Les États-Unis ainsi que leurs partenaires minoritaires ont détruit l’Irak puis ont laissé s’y installer des tensions sectaires, la pauvreté, le désespoir et un gouvernement illégitime ne représentant ni les sunnites ni aucun autre groupe. Ensuite, tout en continuant de soutenir le gouvernement de Bagdad, les États-Unis ont armé et entraîné l’EI et des groupes qui lui étaient alliés en Syrie en leur fournissant des missiles Hellfire pour attaquer les Irakiens à Falloujah ou ailleurs.


Au sein de l’EI figurent des religieux, mais aussi des partisans opportunistes qui considèrent cette organisation comme la force résistant aux directives non souhaitées de Bagdad et de plus en plus, aux États-Unis.


L’EI est en possession de pièces d’artillerie américaine qui lui ont été directement fournies en Syrie ou qui ont été dérobées au gouvernement irakien. Selon les derniers chiffres du gouvernement américain, 79 % des armes remises aux gouvernements du Moyen-Orient proviennent des États-Unis, sans compter les transferts aux groupes tels que l’EI et sans compter non plus les armes que possèdent les États-Unis.


Par conséquent, le premier changement à opérer est le suivant : arrêter de détruire les nations à coup de bombardement et arrêter de fournir des armes à une région en plein chaos. La Libye constitue bien sûr un autre exemple du désastre causé par une guerre américaine, guerre dans laquelle, d’ailleurs, les deux camps utilisaient des armes américaines et qui avait été lancée en se basant sur une rumeur selon laquelle Kadhafi menaçait de massacrer des civils. Cette rumeur a aujourd’hui été démentie preuves à l’appui.


Voici la deuxième chose à faire : être très sceptique vis-à-vis des actions humanitaires. Le bombardement commandité par les États-Unis près d’Erbil en vue de défendre les Kurdes et les intérêts pétroliers des États-Unis était initialement prévu pour protéger les habitants d’une montagne. Or, la plupart de ces montagnards n’avaient nul besoin d’être secourus. Cette justification a dès lors été écartée, tout comme Benghazi. Souvenons-nous également qu’Obama avait été forcé de rapatrier des troupes américaines d’Irak, car il n’était pas parvenu à obtenir du gouvernement irakien l’immunité pour les crimes commis par ses troupes. Obama ayant aujourd’hui obtenu cette immunité, les soldats sont retournés en Irak : leurs crimes leur ont coûté des bombes de près de 250 kilos.


Alors qu’ils ont tenté de secourir des otages et ont découvert une maison vide, qu’ils sont accourus vers la montagne pour sauver 30 000 personnes et n’en ont trouvé que 3 000 dont la plupart ne voulaient pas partir, les États-Unis prétendent savoir exactement qui les bombes de 500 livres sont en train de tuer. Mais peu importe qui ces bombes tuent, elles génèrent davantage d’ennemis et renforcent le soutien à l’EI au lieu de le diminuer. En conséquence, les États-Unis se retrouvent à présent de l’autre côté de la guerre en Syrie. Que font-ils donc ? Ils changent de camp !


Désormais, la principale obligation morale n’est plus de bombarder Assad, mais de bombarder pour défendre Assad, le seul élément cohérent étant que « quelque chose doit être fait » et la seule chose concevable est de choisir un camp et de le bombarder.


Mais pourquoi est-ce le seul choix envisageable ? D’autres solutions me viennent à l’esprit :


1. S’excuser auprès du dirigeant de l’EI pour l’avoir brutalisé à Abou Ghraib ainsi qu’auprès de chaque autre prisonnier persécuté durant l’occupation américaine.


2. S’excuser d’avoir détruit l’Irak et présenter ses excuses auprès de chaque famille y vivant.


3. Entamer le processus de dédommagement en fournissant de l’aide (pas une « aide militaire », mais une aide concrète, de la nourriture et des médicaments) à tout l’Irak.


4. S’excuser d’avoir joué un rôle dans la guerre en Syrie.


5. Entamer le processus de dédommagement en fournissant une aide concrète à la Syrie.


6. Annoncer l’intention de ne pas fournir d’armes à l’Irak, la Syrie, Israël, la Jordanie, l’Égypte, le Bahreïn ou à toute autre nation aux quatre coins de la planète. En outre, les États-Unis devront annoncer qu’ils entendent entamer le rapatriement des troupes américaines présentes en territoires et mers étrangers, dont l’Afghanistan. (La Garde côtière des États-Unis installée dans le golfe Persique a clairement oublié la position géographique des côtes américaines !)


7. Annoncer l’intention d’investir massivement dans l’énergie solaire, l’énergie éolienne et toute autre forme d’énergie verte ainsi que délivrer ce savoir aux gouvernements à démocratie représentative.


8. Commencer à munir l’Iran de technologies éoliennes et solaires propres, et tout cela à un prix bien plus bas que le montant payé par les États-Unis et Israël pour menacer l’Iran au sujet d’un programme d’armement nucléaire non existant.


9. Mettre un terme aux sanctions économiques.


10. Envoyer des diplomates à Bagdad et à Damas pour discuter de l’aide à apporter et pour encourager la mise en place de sérieuses réformes.


11. Envoyer des journalistes, des bénévoles, des gardiens de la paix, des boucliers humains et des négociateurs dans les régions en crise, tout en étant conscient que cela signifie risquer des vies, même si cette solution comporte moins de risques que l’usage de la force militaire.


12. Doter le peuple d’une assistance en matière d’agriculture, d’éducation, lui fournir caméras et accès à Internet.


13. Lancer une campagne de communication aux États-Unis pour réinstaurer des opérations de recrutement de l’armée, basées sur la compassion et le désir de servir en tant que bénévoles majeurs, encourageant médecins et ingénieurs à consacrer leur temps à se rendre dans ces régions en crise et à les visiter.


14. Travailler en collaboration avec les Nations unies pour tous ces points.


15. Traduire les États-Unis devant la Cour pénale internationale et proposer volontairement la poursuite judiciaire des hauts fonctionnaires américains de ce régime et des précédents pour leurs crimes.



Par David Swanson (philosophe américain) – Investi’Action – le 23 septembre 2014 -  Source : warisacrime.org

 

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La Belgique et le sida

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La Belgique va devenir le deuxième pays au monde, après les Etats-Unis, à tester l'usage d'un médicament préventif contre le sida, révèle le journal Le Soir lundi.


Il s'agit de ce que l'on appelle la "prophylaxie pré-exposition", qui consiste en ce qu'une personne séronégative prenne des antirétroviraux pour réduire le risque de contracter le virus. Cette mesure fait partie du plan fédéral contre le sida lancé l'an dernier par la ministre de la Santé Laurette Onkelinx.


"Notre ambition est qu'une première utilisation se fasse dans le cadre d'un projet-pilote", explique-t-elle, ajoutant être consciente que cette "stratégie, qui peut afficher jusqu'à 90% de réduction du risque, ne remplace pas le préservatif, n'est que complémentaire et doit être affinée".


L'opérateur de cette expérience innovante serait l'Institut de Médecine Tropicale, pour 120.000 euros.


La ministre annonce par ailleurs la création de deux nouveaux centres de référence pour le sida. On passe dès lors à 11, avec un à Bruges et l'autre à Mont-Godinne. "Cela devrait permettre à 500 patients supplémentaires d'être pris en charge", conclut-elle, dans les colonnes du Soir.


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UE-Journalistes russes interdits ?

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La dictature bruxelloise veut interdire les journalistes russes en Europe

 

Une nouvelle qui fait pratiquement figure de bombe. Plusieurs politiciens de l’Union européenne insistent sur la « nécessité » d’interdire l’accès de l’Europe bruxelloise aux journalistes russes. Aveu de faiblesse, propagande du mainstream en panne ou simplement énième tentative de lutter contre la vérité et la liberté d’expression ?


C’est bien connu, le mainstream occidental a dominé l’espace médiatique international durant de longues années. À un certain moment, on en est même arrivé à la situation dans laquelle des faits étaient totalement déformés du début à la fin, dans le simple but de justifier des interventions criminelles et néocoloniales, et de contrôler ainsi l’opinion publique aussi bien occidentale que mondiale, permettant de commettre sans impunité les crimes en question. Mais les temps changent. Le développement des nouvelles technologies, et notamment d’Internet, a permis l’apparition d’un nombre conséquent de médias alternatifs, y compris au sein même des États occidentaux. Cette révolution a notamment ouvert la voie à une diversification massive des sources d’information, ce qui au final permet à ceux qui le souhaitent de prendre note des informations issues de ces différentes sources, d’analyser les informations reçues et de se créer sa propre opinion, quel que soit le thème traité. Chose vraisemblablement à laquelle le mainstream n’était aucunement prêt.


Peu étonnant donc que certaines voix s’élèvent au sein de l’Occident politique et médiatique pour tenter de contrer ces nouvelles sources informationnelles à l’heure où leurs médias vivent une véritable crise de confiance de la part de leurs propres concitoyens, sans parler même de leur influence en chute libre au niveau global. Le premier journaliste russe ayant été visé par les sanctions occidentales est le célèbre présentateur TV et directeur général de l’Agence d’information internationale Rossiya Segodnya, Dmitri Kisselev, devenant par la même occasion le premier journaliste au monde à faire officiellement objet de sanctions politiques de la part de ceux qui crient chaque jour qui passe que la liberté d’expression est un droit inébranlable.


La junte kiévienne, le nouvel allié occidental, responsable par ailleurs de la mort de plusieurs journalistes russes comme étrangers, a de son côté déjà établi sa propre liste de journalistes russes et étrangers travaillant pour les médias de Russie et n’entrant pas dans le cadre du mainstream, qui sont désormais interdits d’accès sur le territoire ukrainien. Des choses à cacher ? Peur de la vérité ? Quoi qu’il en soit, le représentant de l’agence d’information ukrainienne UNIAN appartenant au sinistre oligarque israélo-ukrainien Igor Kolomoïsky, ce dernier étant parallèlement le principal sponsor local de l’expédition punitive des troupes néofascistes contre les habitants de Novorossia, lui se balade tranquillement à Moscou et se permet même de temps à autre de raconter ses inepties lors de débats radiotélévisés russes, auxquels il est parfois invité. Pareil pour ses collègues travaillant en Russie pour les médias du mainstream et les agences de presse occidentales.


Et aujourd’hui, cette « nouvelle » Ukraine demande officiellement à ses alliés bruxellois de fermer l’accès aux pays de l’UE à plus de 300 journalistes russes. Et d’après plusieurs sources, certains eurodéputés sont déjà prêts à soutenir cette « initiative ». Que l’Ukraine fascisante adopte une telle attitude n’est aucunement surprenant. Tout gouvernement qui adopte l’idéologie néofasciste comme modèle de développement utilise des méthodes qui sont propres à un tel régime. Mais si l’Europe bruxelloise, qui aime tellement donner des leçons en termes de démocratie, de droits de l’homme et de liberté d’expression, et ce aux quatre coins du monde, irait à faire de même, ce serait tout simplement un signal plus que clair à toute l’humanité que ceux qui se présentent en maîtres absolus de la liberté d’expression, seraient trop loin des idéaux qu’ils désirent « inspirer » au monde.


Autre fait surprenant, même en pleine guerre froide, il n’était pas question de sanctionner des journalistes de part et d’autre. D’ailleurs, plusieurs journalistes et correspondants soviétiques ayant travaillé dans les pays occidentaux à cette période affirment n’avoir jamais eu à faire face à de telles mesures, même éventuelles.


Visiblement au XXIe siècle, cela est devenu d’actualité. Reste à penser que les leaders bruxellois n’iront pas encore plus dans le ridicule en copiant leurs « nouveaux amis » néofascistes. Le faire reviendrait à définitivement ouvrir les yeux à leurs propres citoyens, pour certains encore hésitants, que la vérité est bien ailleurs qu’au sein de l’Occident médiatique. Quant aux autres médias, russes et pas seulement, n’entrant pas dans cette logique du mainstream et connaissant une popularité montante sans précédent, leur influence ne ferait alors que s’accroitre encore plus rapidement pour devenir de véritables références en matière de réinformation. Et c’est peut-être pour la première depuis bien longtemps que l’Occident politique et médiatique serait en train de perdre la guerre d’information qu’il mène sans relâche contre ceux qui ne se soumettent pas à son diktat. Réalité du monde multipolaire oblige.



Par Mikhail Gamandiy-Egorov - La Voix de la Russie - reseauinternational.net - le 23 septembre 2014


Source 

http://french.ruvr.ru/2014_09_22/L-Europe-bruxelloise-contre-la-liberte-d-expression-4085/

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Les banques capitalistes

Les banques capitalistes | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source dessin : acide.skynetblogs.be



Bancocratie, d’Éric Toussaint : un vade-mecum pour combattre les banques capitalistes

Par Jean-Marie Harribey


Le dernier livre d’Éric Toussaint, Bancocratie (Éd. Aden-CADTM, 2014) est une véritable mine de renseignements. On connaît l’auteur, infatigable combattant de l’annulation de la dette du tiers monde depuis une trentaine d’années, à une époque où rares étaient ceux qui anticipaient que la catastrophe dans laquelle le FMI et la Banque mondiale plongeaient alors les pays pauvres, à coups d’ajustements structurels, était prémonitoire de ce qui allait arriver au monde entier : une crise majeure, imputable aux contradictions du capitalisme, exacerbées par les pratiques spéculatives des banques, des compagnies d’assurance, des fonds de pension et autres institutions financières dont le métier, dit-on, est de faire de l’argent avec de l’argent.


Rassemblant toutes les recherches qu’il a effectuées ces dernières années et les comptes rendus écrits dans des articles au fil des semaines, Éric Toussaint nous offre un panorama méticuleux des mécanismes bancaires ayant engendré bulles sur bulles, spéculation permanente et effondrement du château de cartes. Mais cela ne suffit pas au contentement des classes dominantes. Car les mêmes pratiques et les mêmes mécanismes perdurent avec la crise : dérégulations, effet de levier, exigences de ratio de fonds propres par rapport aux actifs détenus contournés avec la bénédiction des autorités, fussent-elles nommées « Bâle III ».


En 40 chapitres, pas un de moins, Éric Toussaint dresse le bilan des banques qui est un réquisitoire complet. Comprenons bien : le vrai bilan, pas celui que les banques affichent pour satisfaire leurs actionnaires, car il faut pouvoir décortiquer celui-ci. Ainsi, quid des actifs qu’elles détiennent qui sont des bombes à retardement ? Quid des produits dérivés dont le montant des échanges dépasse tout entendement ? Pourquoi les banques n’ont-elles pas réduit leur bilan ? Est-ce pour pérenniser l’adage « trop grandes pour faire faillite » ? Et qu’en est-il du hors bilan, qui dissimule ce qui n’est pas montrable ou qui fait passer ailleurs les produits les plus dangereux ?


Bref, il faut lire ce livre pour comprendre comment la transformation de la composition du bilan des banques s’est inscrite dans le grand mouvement de financiarisation du capitalisme mondial et, du coup, précipité la venue de la crise. En effet, à titre d’exemple, les dépôts sont passés de 73 % à 26 % du passif des banques françaises entre 1980 (veille du démarrage des déréglementations) à 2011 (lendemain de la crise), tandis que les crédits sont passés de 84 % à 29 % du côté de l’actif. Et le reste, alors ? Eh bien, le passif des banques est aujourd’hui majoritairement composé d’emprunts interbancaires et l’actif de titres.


40 chapitres, donc, dans lesquels le scalpel d’Éric Toussaint opère avec précision, et qui présentent l’avantage de pouvoir être lus séparément si l’on cherche un renseignement précis, par exemple sur la banque britannique HSBC, mouillée dans le blanchiment de la drogue, de même que BNP Paribas, ou bien sur la banque suisse UBS, experte en évasion et fraude fiscales. Et, toutes confondues, elles ont manipulé le Libor.


Le livre d’Éric Toussaint entoure toutes ses informations d’une trame qui nous ramène au trait de fond qui structure l’économie mondiale depuis l’avènement des politiques néolibérales, à savoir la victoire de la classe du capital sur les travailleurs. Retour à Marx et à sa critique du capital fictif, donc, mais pas seulement. On admirera ainsi la citation de Bertold Brecht mise en exergue du livre : « Qui est le plus grand criminel : celui qui vole une banque ou celui qui en fonde une ? ». Qui en fonde une privée, serait-on tenté d’ajouter. Car Éric Toussaint prend soin de terminer son livre par un chapitre récapitulant des alternatives autour de 19 propositions concrètes, qui ne prennent leur sens que si l’ensemble du secteur bancaire et financier est socialisé et mis sous contrôle citoyen, avec aussi une séparation des activités de dépôts et de placements.


On apprend tellement de choses dans ce livre que le lecteur peut avoir le tournis, et la grande quantité de chapitres aurait nécessité sans doute un regroupement dans un plan un peu plus structuré. Heureusement, les chapitres sont pour la plupart courts et incisifs, et leur lecture est ainsi facilitée, même si le contenu est souvent technique. Bonne idée également d’avoir constitué un glossaire très complet et précis auquel sont renvoyés les termes du jargon financier figurant dans le texte.


Même si la référence au corpus théorique critique du capitalisme que l’on doit à Marx est explicite en deux ou trois brefs endroits dans le livre d’Éric Toussaint, peut-être ce fil conducteur aurait-il mérité d’être plus construit, tellement les mouvements sociaux sont aujourd’hui privés de cadre théorique conséquent. On sait combien la victoire du capitalisme néolibéral s’est forgée dans la délégitimation de toute pensée critique. Les noms de Marx et de Keynes ont disparu de l’enseignement de l’économie et sont moqués dans le salmigondis médiatique.


Il y a notamment, parmi tant d’autres, deux impensés dans le discours économique libéral : impensé sur l’accumulation du capital et impensé sur la monnaie, indispensable précisément à l’accumulation. L’accumulation du capital n’est pas possible sans ponction de plus-value, dont la croissance – absolue ou relative, selon les phases du capitalisme – conditionne l’accumulation. Les capitalistes ne font pas de l’argent avec de l’argent, ils en font avec du travail. Mais la réalisation monétaire de la plus-value produite par les travailleurs nécessite un accompagnement monétaire permanent : ainsi s’enclenche la reproduction élargie du système.


Dans la période contemporaine, les banques – avec, bien sûr, au milieu d’elles, les banques centrales – ont donc joué un double rôle négatif. D’une part, elles ont dirigé l’essentiel du flux de monnaie nouvelle (ladite création de monnaie) vers les activités financières spéculatives au détriment de l’investissement productif. D’autre part, les banques dites universelles ont drainé l’épargne vers les canaux spéculatifs, ou bien ont misé sur elle pour garantir leur propre spéculation, sachant que les dépôts bénéficiaient d’une garantie publique.


Mais ne chicanons pas Éric Toussaint sur son choix d’auteur. Les enjeux de la création monétaire, son caractère crucial pour envisager une transition sociale et écologique, peuvent être trouvés ailleurs. Il faut voir ce livre comme une pièce très importante apportée au débat public, à la prise de conscience citoyenne et au renouveau de la démocratie aujourd’hui si malmenée par la bancocratie.

 

 

Par Jean-Marie Harribey – CADTM – le 23 septembre 2014

 

Jean-Marie Harribey, économiste, ancien maître de conférences à l’université Bordeaux IV, anime le Conseil scientifique d’Attac France, association qu’il a coprésidée de 2006 à 2009. Il a coprésidé les Économistes atterrés de 2011 à 2014 et il est membre de la Fondation Copernic. Il est l’auteur de La richesse, la valeur et l’inestimable, Les Liens qui Libèrent, Paris, 2013, 544 pages, 28 €


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Lady Gaga

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Lady Gaga et l'humour belge !  -  Duc


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Beauté d'orage


Images splendides d'orage au dessus de Montseny, près de Barcelone.


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Vieillir de 80 ans...


Vieillir de 80 ans en quelques coups de souris

 

Passer d’un nouveau-né à une vieille femme de 80 ans en quatre minutes, c’est la promesse de cette vidéo hypnotisante.

L’artiste Seok Jeong Hyeon crée ce qu’on appelle des peintures numériques.


Dans ce timelapse, l’artiste recrée le cycle de la vie d’une jeune fille grâce à de légers coups de souris. Chaque stade de la vie de son modèle est représenté en apportant des changements mineurs aux traits du visage, mais en gardant la même structure faciale.


À la fin, le visage de la vieille dame s’efface pour laisser place à nouveau à celui d’un nourrisson. La boucle est bouclée. 

 

Source du texte : Le HuffPost – le 23 septembre 2014

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Airbus - Nouveau Concorde

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Photo : le Français Airbus et l’entreprise américaine Aerion développent un nouvel avion supersonique de type Concorde


Airbus développe un nouvel avion de type Concorde


Onze ans après avoir cessé sa production, le constructeur européen a annoncé développer un nouvel avion supersonique de type Concorde, en partenariat avec l’entreprise américaine Aerion.


Airbus et la firme américaine Aerion vont développer un avion supersonique, onze ans après l’abandon du Concorde, rapporte le Blick dans son édition du mardi 23 septembre.


Le modèle, qui se nommera Aerion AS2, devrait faire ses premiers essais dans cinq ans et être mis sur le marché en 2021.


Le patron d’Aerion s’est réjoui de la participation d’Airbus. « Il s’agit d’un grand pas en avant vers le développement » d’un avion supersonique, a-t-il déclaré.


Tout le monde ne pourra toutefois pas en profiter, puisqu’il s’agira d’un jet privé, pouvant accueillir huit à dix passagers seulement.


Les vols réguliers du Concorde avaient été abandonnés en 2003. En 2000, le vol 4590 d’Air France, à destination de New York, s’était écrasé sur un hôtel à Gonesse, tout près de l’aéroport de Roissy.


Le crash avait fait 113 morts, dont 100 passagers, 9 membres d’équipage et 4 personnes qui se trouvaient dans l’hôtel.



Par Myriam Amara — 24heures.ch – le 23 septembre 2014


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L’or noir russe

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Les enjeux stratégiques de l’or noir russe...,

par Valentin Vasilescu (*)


L’Europe occidentale doit immédiatement faire un choix crucial. Soit attaquer la Russie pour saisir et exploiter les ressources d’hydrocarbures dans l’Arctique, soit accepter la dépendance totale vis-à-vis du gaz russe, selon le modèle allemand. 

Sur une carte des réserves pétrolières et gazières mondiales connues en 2000, nous voyons que l’économie de l’Europe occidentale (dans une moindre mesure la France, le Portugal, l’Espagne et l’Italie) tourne avec les hydrocarbures de la mer du Nord.


Sur une carte avec la délimitation des zones économiques exclusives, on observe que le pétrole et le gaz en mer du Nord appartiennent, en priorité, au Royaume-Uni et à la Norvège, en petite partie au Danemark et aux Pays-Bas et très peu à l’Allemagne. BP détient le monopole de l’exploitation en association avec les Américains Amoco et Apache et avec la société d’État norvégienne Statoil.


Il est intéressant de noter que de 2007 à 2012, l’extraction de pétrole et de gaz aux Pays-Bas était 2,5 fois plus faible. Ce qui démontre que, après 50 ans d’exploitation sauvage du gisement les réserves pétrolières de la mer du Nord seront complètement épuisées dans les deux prochaines années. Ceci va générer une crise énergétique qui entrainera l’effondrement de l’économie de l’UE. L’Allemagne a été la première à tenter de résoudre ce problème à l’avance en collaborant avec la Russie à la construction du gazoduc NorthStream.


La presse internationale a demandé au président russe Vladimir Poutine s’il avait des plans à long terme. Il a déclaré que pour lui la Russie n’est
 pas un projet, la Russie est un destin. Avec la découverte de l’énorme gisement russe de Yuzhno — Karski, situé au nord de la mer de Barents, accumulant 75 % des réserves de pétrole et de gaz de l’Arctique, les États membres de l’OTAN de cette zone de l’Europe pourraient avoir la tentation de vouloir l’exploiter par la force, en violant le droit de propriété souveraine de la Russie, pensant que les États-Unis leur viendront en aide.


Mais l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord, signé à Washington le 4 avril 1949 se lit comme suit : « Les parties conviennent qu’en cas d’attaque armée contre l’un d’entre eux, chacun d’entre eux soutiendra la partie attaquée en décidant individuellement et/ou conjointement avec les autres parties, toute action qu’elle jugera nécessaire, y compris l’utilisation de la force armée ».


Donc en cas d’agression contre la zone arctique de la Russie, d’un pays de l’OTAN, les États-Unis n’interviendraient pas forcément, et s’ils le faisaient, ils subiraient la défaite la plus cuisante de leur histoire. Parce que les forces armées américaines reposent sur sa flotte capable de projeter la force militaire au plus près de l’adversaire.


Or la zone arctique russe n’est pas la Yougoslavie, l’Irak, la Libye ou la Syrie et les porte-avions, les navires amphibies de débarquement du corps des Marines (porte-hélicoptères), les destroyers et les navires d’approvisionnement ne peuvent pas opérer dans l’océan gelé de la banquise. Et le rayon d’action de l’aviation embarquée sur les porte-avions déployés dans des bases de l’OTAN en Europe du Nord est insuffisant pour frapper la moindre cible dans l’Arctique russe. Malgré tout, la Russie est préparée à toute éventualité, avec dans la zone, un dispositif militaire terrestre, naval et aérien impressionnant.



Par Valentin Vasilescu — french.irib.ir – le 23 septembre 2014


(*) Valentin Vasilescu : pilote d’aviation, ancien commandant adjoint des forces militaires à l’Aéroport Otopeni, diplômé en sciences militaires à l’Académie des études militaires à Bucarest 1992.


Article original : 

http://romanian.ruvr.ru/2013_09_27/Planul-SUA-pentru-controlul-asupra-nordului-Europei-2308/


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Chronique des Temps Présents

Chronique des Temps Présents | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source de la carte : asmi.dyndns.org


Chronique des Temps Présents

Par Alexis Nemiroff (*)

 

Après 23 ans d’une indépendance pour le moins turbulente et 6 mois de guerre civile, l’Ukraine se retrouve une fois de plus à la croisée des chemins et il n’est pas exagéré de penser que les 6 mois qui viennent revêtent une dimension existentielle pour cette nation fragile. – Par Alexis Nemiroff.

 


Les difficultés que l’Ukraine doit affronter sont triples


— Politiques – Élections parlementaires du 26 octobre


Le 24 août dernier, jour de l’indépendance du pays, le président Poroshenko prononça la dissolution du Parlement déclenchant ainsi la tenue d’élections parlementaires anticipées qui devront avoir lieu le 26 octobre prochain. Le but visé étant double : tourner la page anticonstitutionnelle résultant du coup d’État du 21 février et qui ne fut qu’à moitié tournée au lendemain de l’élection présidentielle de mai dernier ; permettre au Président Poroshenko qui ne dispose que d’un soutien fragile au Parlement de construire une coalition plus stable afin d’assoir son pouvoir.


Il est pourtant permis de douter que cette élection puisse mettre un point final à l’instabilité politique du pays ou à l’antagonisme Est-Ouest et ce pour 2 raisons :


– L’expression électorale de la population russophone n’aura qu’un espace public extrêmement réduit. Deux partis se le disputent, « Opposition Unie » qui tente de renaitre des cendres du Parti des Régions et « Ukraine Forte » de Sergei Tihipko qui semble bénéficier du soutien de Dmitro Firtash retenu à Vienne pour cause de demande d’extradition américaine. Quoi qu’il en soit cet espace est crédité d’à peine 10 % des intentions de vote.


– une fois la nouvelle Rada formée, l’antagonisme entre Yulia Tymoshenko et le Président Poroshenko, dont les signes préliminaires commencent à émerger, apparaitront au grand jour. Il est possible que les récentes surenchères verbales de Yatseniuk au sujet de l’accession à l’OTAN soient une tactique circonstancielle afin de limiter l’érosion des voix nationalistes au profit du Parti Radical d’Oleg Lyashko – personnage trouble crédité de 15 % et semblant bénéficier du soutien financier d’anciens proches de Yanukovich. Toujours est-il que des dissensions réelles entre les hommes du Président et les hommes de Tymoshenko existent et seront difficilement contrôlables.


À ce sujet, il est important de noter que la Constitution de 2004 en vigueur rend l’exercice du pouvoir entre le Président et le Premier Ministre très confus et difficile même en cas de bonne cohabitation comme cela est pour l’instant, et en apparence seulement, le cas avec Poroshenko et Yatseniuk.


Le pouvoir ne se partage pas disait Mitterrand, et l’Ukraine ne fait pas exception à cette règle. Le cabinet présidentiel est essentiellement composé « d’anciens » hommes d’affaire pour la plupart issus de la région de Vinnitsa (la base électorale de Poroshenko). Ils sont pragmatiques, veulent préserver leur pouvoir économique et sont prêts à faire affaire avec la Russie – alors que les membres du cabinet du Premier Ministre sont pour la plupart issus de la frange idéologique Galicienne, antirusse de manière « civilisationnelle » et prêts à tout pour intégrer l’OTAN.


Le Premier Ministre a d’ailleurs pris la décision de faire campagne séparément du parti de Poroshenko, en intégrant dans sa liste 2 des 3 chefs de bataillon les plus radicaux (le chef du Bataillon Azov et le chef du Bataillon Donbass) en position éligible.


Tout ceci n’est pas de nature à favoriser un contexte de réconciliation, mais bien au contraire à amplifier la fracture entre l’Est et le reste du pays ainsi qu’entre radicaux galiciens et libéraux.



— Militaires – un cessez-le-feu fragile, mais soutenu par Moscou et Kiev


Contre toute attente, le cessez-le-feu à l’Est semble tenir, et ce malgré les violations flagrantes de certains des belligérants. Il est intéressant de voir que ni Petro Poroshenko ni Vladimir Poutine ne considèrent ces violations comme suffisamment sérieuses pour remettre en cause la trêve.


La question centrale est de savoir si ce cessez-le-feu n’est qu’une étape permettant aux belligérants de se renforcer afin de reprendre les hostilités pour atteindre leurs objectifs militaires respectifs ; ou s’il s’agit d’une stabilisation de la ligne de front afin de délimiter les contours d’une entité politique autonome dans le Donbass (13 districts sur 25 que comptent les deux régions).


Alors que l’Ukraine n’a plus ni armée ni ressource financière pour nourrir l’effort de guerre, il est particulièrement inquiétant de voir que l’on a franchi une étape de plus dans l’implication de l’OTAN dans le conflit avec l’assistance directe – quoique démentie – de certains pays membres de l’Alliance. Il apparait pourtant peu probable que cette aide militaire soit de nature à inverser le rapport de force entre la DNR et l’Armée ukrainienne. Elle n’aura comme conséquence que d’exacerber la position russe et d’en stimuler l’assistance.



— Économiques – 19 milliards de dollars à trouver


Si ceci ne suffisait pas pour dresser un tableau peu engageant du pays, la situation économique inquiète d’avantage les esprits bien informés. Malgré un programme de $ 17 mds dont la 2e tranche de 1.4 $ mds fut récemment déboursée, le FMI a récemment fait état d’un besoin supplémentaire de 19 mds de dollars d’ici à 2015.


Les conditionnalités pour le premier prêt commencent déjà à se faire ressentir par la population :


– La monnaie, à la suite de la libéralisation du taux de change, a perdu 50 % de sa valeur depuis février sans relancer les exportations. L’inflation est de 24 %.


– Le déficit budgétaire s’élargit, et ce malgré les coupes dans les programmes sociaux et l’augmentation des tarifs énergétiques.


– L’économie devrait se contracter de 7 à 10 % en 2014 et de 5 à 6 % en 2015. Le coût de la guerre a été établit à $10 m par jour.


– Seule lueur au tableau, la production agricole semble encourageante avec 36 mt déjà produites et un rendement supérieur de 16 % par rapport à l’année dernière.


José Barosso a promis 8 mds d’euros qu’il n’a pas et les USA n’ont pas le consensus bipartisan nécessaire à Washington pour voter l’octroi d’une autre garantie de prêt – le premier octroi de 1 $ mds fut arraché in-extremis au premier semestre de cette année.


Reste donc la Russie (pour l’instant inacceptable aux yeux des Occidentaux) et le FMI qui ne peut donner de prêt supplémentaire, car l’Ukraine a atteint son quota maximum. La possibilité d’un défaut ou d’une restructuration de la dette n’est plus taboue, mais aurait des conséquences graves pour le pays, car il fermerait de facto l’accès au marché pour l’ensemble des compagnies ukrainiennes.


Reste donc la générosité de la planète pour une aide multilatérale de grande ampleur. C’est précisément l’objectif de Poroshenko qui veut organiser avant la fin de l’année une « conférence des donateurs » à Kiev afin de lever les fonds nécessaires à la survie de l’économie.


Les contours de cette conférence sont encore flous, mais on comprend mieux la décision de signer la trêve avec le Donbass afin de permettre la tenue des élections législatives, premier obstacle à franchir pour accoucher de la conférence salvatrice…


Il apparait nécessaire d’insister sur la menace que fait peser l’hiver qui vient sur l’Ukraine. Le pays a un déficit de 5bcm (milliards de m3) de gaz naturel et réussit à importer par flux inversé de la Pologne, la Hongrie et la Slovaquie 20 millions de m3 par jour. À ce rythme il faudrait 8 mois pour compenser le déficit actuel, sans compter sur le fait que Gazprom, n’étant pas totalement dupe, a maintenu les exportations à destination des pays « inverseurs » au niveau d’avant juin – c’est-à-dire sans prendre en compte les besoins supplémentaires de l’Ukraine.


Le pays a également un déficit de 5 millions de tonnes de charbon résultant du conflit dans le Donbass ainsi que des réserves de combustible nucléaire à peine suffisantes pour les prochains 6 mois.


Dans ce contexte il est particulièrement révélateur de constater qu’après avoir signé en fanfares le fameux accord de libre-échange avec l’UE, l’Ukraine et l’UE ont décidé d’un commun accord d’en suspendre l’application jusqu’en 2016. Les autorités de Kiev n’ont jamais fait mystère en privé et malgré un discours pro-européen quasi transcendantal que ledit accord constituait un danger mortel pour le pays. L’Ukraine a déjà perdu 25 % de ses exportations vers la Russie et n’a que peu de chance de substituer dans l’immédiat le marché russe par le marché européen.


La suspension de cet accord montre que malgré la démence qui a saisi les dirigeants de l’UE, le bon sens n’a pas totalement déserté les esprits. Certaines sources proches de la Commission n’hésitent pas à dire en privé que cette suspension s’apparente d’ailleurs plus à des funérailles discrètes.



En conclusion


Qu’il me soit permis de conclure cette première chronique en citant l’ancien directeur du FMI Dominique Strauss Khan, grand amateur des charmes de l’Ukraine et qui participait à la Conférence Yalta European Strategy la semaine dernière :


« L’Ukraine est seule. L’Europe – en grande partie responsable du chaos actuel – ne versera pas son sang pour la défendre, elle doit trouver un compromis avec la Russie qui débouche sur une solution de long terme, car il est une réalité incontournable, la Russie – a l’inverse des USA – est et sera le voisin de l’Ukraine ».

L’Ukraine n’est plus à un paradoxe près…

 

 

 

Par Alexis Nemiroff  - realpolitik.tv - le 23 septembre 2014 

 

(*) Alexis Nemiroff est spécialiste des marchés émergents qu'il couvre depuis 20 ans. Il a passé plus de 10 ans en Ukraine et en Russie pour le compte de différentes banques d'investissement et a travaillé comme reporter en Afrique et en Asie du Sud Est. Après des études scientifiques à Paris, il a obtenu un MBA en Angleterre.


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De Kiev à Damas : même folie

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Source image : quadrants.eu



De Kiev à Damas, une même folie


On sentait évidemment le coup venir depuis des semaines. Destinées à émouvoir la ménagère de plus de 50 ans et le militant de base de l’UMPS mondial, les fausses décapitations de citoyens US (1) puaient en effet le casus belli à plein nez. Stopper la barbarie de l’EI/Daech par des frappes forcément chirurgicales en Irak et en Syrie ? Vaste plaisanterie quand nombre de pays de la coalition montée à la hâte par Washington, pour se la jouer « communauté internationale », figurent parmi ses principaux bailleurs de fonds. Vaste fumisterie lorsque sous prétexte de sauver des minorités dont on favorise le martyre depuis des années, on cherche surtout à achever la trop résistante légalité syrienne pour affaiblir la Russie et permettre au Bloc atlantiste de conserver son hégémonie mondiale.





Un instrument aussi



Daech ou EI, ou ISIS comme on veut, c’est d’abord le résultat de la deuxième guerre d’Irak et de la dissolution de l’armée de Saddam par le proconsul américain Bremer. Une opération accessoirement lancée elle aussi sans l’aval de l’ONU ; elle aussi avec une coalition de bouffons et de petits pays clients à qui on a tordu les bras. 
Daech ou EI, ou ISIS comme on veut, c’est ensuite le financement et l’armement durant trois ans de groupuscules terroristes en Syrie sous couvert de pseudo révolution. Et cela sous les acclamations de l’Occident américanisé et de sa machine de propagande bien huilée.
 Daech ou EI, ou ISIS comme on veut, c’est enfin, idéologiquement parlant, le résultat de 100 ans de délire wahhabite saoudien.


Cette Arabie saoudite si cher au cœur de notre Bloc atlantiste, dépendance à l’or noir oblige, et pourtant matrice idéologique de ce terrorisme sunnite contre lequel on prétend se défendre.
 Mais Daech ou EI, ou ISIS comme on veut, et la franchise al-Qaïda avant lui, c’est aussi un instrument pour le Système atlantiste.
 Car dans la version ultime de la terreur pseudo-islamiste (2) qui nous est proposée aujourd’hui, l’horreur atteint un tel degré qu’elle permet désormais toutes les guerres, toutes les frappes, tous les assassinats et toutes les opérations de regime change rêvées par le Système atlantiste, et cela au mépris de la légalité internationale et de la souveraineté des nations.Car avec ce cynisme affolant et cette inculpabilité qui sont aussi sa marque de fabrique, ce Système, bien que totalement dépassé par l’ampleur soudaine du monstre qu’il a contribué à créer, cherche tout de même à tirer profit de la situation.





Un Grand Jeu contre le BRICs



Ce n’est donc pas un hasard si on a largement traîné les pieds en attendant les premiers succès concrets de Daech sur le terrain.
 Ce n’est donc pas un hasard si des frappes d’une ampleur sans précédent sont désormais menées en Syrie, un an presque jour pour jour après une première tentative avortée (3) de lancer une guerre dans ce pays. 
Ce n’est donc pas un hasard si, au premier jour de ces frappes, Israël, qui devrait pourtant craindre le pire de Daech, a jugé bon d’abattre un avion de chasse syrien qui opérait justement contre la nébuleuse terroriste.
 L’idée folle derrière cette vertueuse campagne atlantiste est probablement d’y voir l’opportunité d’accélérer l’effondrement du régime de Damas dans l’espoir d’une recomposition favorable au Système atlantiste. Une recomposition qui permettrait de casser l’axe Iran-Syrie (4) et d’infliger ainsi un sérieux revers à la Russie qui pourrait perdre le contrôle de sa base maritime de Tartous.
 Et c’est là que s’opère la jonction entre l’Ukraine et Daech, dans le Grand Jeu du Système américaniste pour casser la Russie, et ce faisant, pour contrer la montée en puissance des pays du BRICs (5).





« Guerre contre le terrorisme 2.0 »



Enfin, accessoirement, l’avènement de ce nouveau fléau, et la « guerre perpétuelle contre le terrorisme 2.0 » qu’il impose vont nécessairement favoriser l’avènement du totalitarisme que nous redoutions en 2012 déjà dans notre essai « De la bataille contre le Système » (6). Déjà, la censure d’internet est en marche (7), ne reste plus qu’à attendre les inévitables attentats qui vont survenir ici et là au cœur du Bloc, et sa riposte en matière de restriction des libertés.



Dans sa folle entreprise pour « persévérer dans son être » et maintenir son hégémonie, le Système atlantiste a ainsi allumé partout des incendies qu’il ne contrôle plus.
 Des incendies qui vont chaque jour le contraindre à se pervertir lui-même un peu plus, jusqu’à renier et invertir toutes les valeurs qu’il prétend défendre et dont il se réclame.
 Jusqu’à la tyrannie ou l’effondrement.


 

 

Par entrefilets.com - le 23 septembre 2014

 

Notes :

(1) Sur les fausses décapitations (même les grands merdias ont dû en parler)


(2) Hassan Nasrallah, sur la nature de Daech

(3) Première tentative avortée de guerre contre la Syrie

(4) Sur l’axe Iran-Syrie


(5) Enfumage ukrainien : contre propagande

(6) De la bataille contre le Système

(7) La censure d’internet votée en France.

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USA/Syrie - Lutte anti-terroriste

USA/Syrie - Lutte anti-terroriste | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo :  Le vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères et des expatriés, Walid al-Mouallem de Syrie



Mouallem : Le sérieux des États-Unis dans la lutte antiterroriste ne devait se manifester que via l’arrêt immédiat du soutien et l’armement des terroristes

 

Damas/Le vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères et des expatriés, Walid al-Mouallem, a affirmé que le sérieux des États-Unis et leurs alliées dans la lutte antiterroriste ne devait se manifeste que via l’arrêt immédiat du soutien, du financement, de l’armement et de l’entraînement des organisations terroristes pour les envoyer en Syrie.


« Si les États-Unis avaient été sérieux quant à la lutte contre le terrorisme de l’EIIL et d’autres organisations terroristes, ils auraient commencé par l’ONU sans exclure la Russie, l’Iran et la Chine », a assuré al-Mouallem dans une interview avec la chaîne russe RT.


Il a ajouté que sans la coordination des informations avec l’État syrien, la lutte antiterroriste n’aboutira pas. « Les raids aériens n’aboutiront pas sans la coordination avec les forces efficaces sur le terrain », a-t-il indiqué.


Il s’en est pris aux États-Unis qui disaient qu’ils ne coopéreraient pas avec le gouvernement syrien, mais avec « l’opposition modérée », qualifiant ces dires « d’ironiques » vu que cette opposition modérée est la même qui tue les Syriens.


Il a mis en doute le désir américain de parvenir à un règlement politique en Syrie, car les États-Unis entrainent les groupes armés pour les envoyer en Syrie et combattre l’armée Arabe syrienne.


Il a affirmé, enfin, que toute violation de la souveraineté syrienne est une agression, réitérant la disposition de la Syrie à coopérer et à coordonner dans la lutte contre le terrorisme de l’EIIL et du Front Nosra.



Par L.A. - sana.sy - le 23 septembre 2014


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Les édulcorants artificiels

Les édulcorants artificiels | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


En étudiant l'impact des édulcorants artificiels sur des souris de laboratoire et sur des volontaires,des chercheurs israéliens rapportent dans Nature que ces faux sucres perturbent la composition de la flore intestinale, ainsi que la capacité à utiliser le glucose.


«Les édulcorants artificiels ont été introduits massivement dans notre alimentation avec l'idée de réduire les apports caloriques et de normaliser les niveaux de glucose sanguin sans remettre en cause notre appétence pour le sucré» écrivent les chercheurs. «Mais nos travaux suggèrent qu’ils pourraient avoir directement contribué à renforcer l'épidémie qu'ils étaient censés combattre».


Trois édulcorants très répandus - aspartame, sucralose et saccharine – ont été ajoutés à de l'eau ingérée par les souris, aux doses journalières admissibles fixées par l'agence américaine de santé FDA et ajustées au poids des animaux.


Les souris ont développé une intolérance au glucose contrairement à celles qui n'avaient ingéré que de l'eau ou de l'eau sucrée. L'expérience a été répétée sur d'autres souris à des doses variables d'édulcorants, avec le même résultat.


L'intolérance au glucose survient lorsque l'organisme réagit moins aux effets de l'insuline pour contrôler le taux de sucre dans le sang. Elle précède le diabète.


Comme ils pensaient que ces troubles pouvaient être liés à la flore intestinale, les chercheurs ont transplanté des excréments provenant de souris nourries avec des édulcorants sur des souris débarrassées de leurs propres bactéries grâce à un traitement antibiotique. Ces souris ont présenté à leur tour une intolérance au glucose.


Les chercheurs ont alors testé leur hypothèse sur 7 volontaires qui n'avaient pas l'habitude de consommer des édulcorants. Après avoir pendant 7 jours reçu les doses journalières admissibles, quatre d'entre elles ont présenté des taux élevés de glucose ainsi que des modifications de la flore intestinale.


Selon le Dr Eran Elinav de l'Institut Weizmann en Israël, à l'origine de l'étude, certaines bactéries pourraient interagir avec les composés chimiques des édulcorants - qui ne sont pas absorbés par l'intestin - en favorisant des réactions inflammatoires à l’origine de troubles métaboliques tels que l'intolérance au glucose ou le diabète.


Le sucralose a déjà été impliqué dans des phénomènes de perturbation de la glycémie.


Cathryn Nagler, professeur à l’université de Chicago écrit dans un commentaire qui accompagne l’étude que de nombreuses maladies, dont l’obésité et le diabète, ont été liés à des changements dans la flore intestinale. “Ce que cette etude suggère,” dit-elle, “c’est que nous devrions prendre du recul et réexaminer notre usage extensif d’édulcorants artificiels.”


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Be tv attaque Netflix

Be tv attaque Netflix | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


La chaîne payante publie une publicité comparative agressive dès l’arrivée du géant américain.


Be tv a-t-elle peur de Netflix ?


La chaîne payante vient en tout cas de lancer une campagne de publicité comparative résolument offensive vis-à-vis du géant américain fraîchement débarqué en Belgique.


"Regardez aujourd’hui sur Be tv Go ce que Netflix proposera peut-être dans 2 ans" : tel est le slogan publié par la chaîne payante dans plusieurs journaux.

Pourquoi cette comparaison avec le géant américain alors que Be tv insiste depuis plusieurs semaines sur le fait que Netflix n’est pas son concurrent direct ? N’est-il pas dangereux de remettre Netflix sous les projecteurs ?

"Les médias ont allégrement couvert Netflix et pas Be tv Go, répond Eric Hollander, patron d’Air, l’agence responsable de cette campagne. On voulait donc faire passer notre vérité en disant les choses simplement. Même si ça va mieux depuis quelques jours, il n’était pas clair dans l’esprit des gens que le catalogue de Netflix est ancien."

Du côté de Be tv, on réfute le côté "défensif" de ce slogan publicitaire.


Entre la VOD, la SVOD, Netflix…, il est très compliqué de s’y retrouver dans l’offre de télévision actuelle, explique-t-on du côté de la chaîne câblée.


On a tellement parlé de l’arrivée de Netflix. Ça a été relayé comme si c’était un événement majeur qui allait bousculer la télévision. Et comme si BE tv serait la première victime de Netflix. Du côté de notre agence de publicité est venue l’idée qu’il fallait rétablir la vérité.

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Égypte & Guerre US contre l'EI

Égypte & Guerre US contre l'EI | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : Crédit : quid.ma

 

 

L’Égypte refuse de participer à

la guerre d’Obama contre l’EI

 

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi dénonce à juste titre comme une escroquerie l’opération des pays réunis par le président Obama contre l’État islamique (EI).


Obama, on le comprend, a accepté avec la plus grande réticence de rencontrer son homologue égyptien lors de son passage à l’Assemblée générale de l’ONU, où il doit présenter sa conception d’un combat sérieux contre le terrorisme. Apparemment, Obama ne pardonne toujours pas à al-Sissi d’avoir torpillé son projet pour faire de tout le Moyen-Orient une zone soumise aux Frères musulmans, en renversant Mohamed Morsi de la présidence égyptienne.


La politique du Caire par rapport au terrorisme a été définie dans une récente conférence de presse par le ministre des Affaires étrangères Sameh Choukri. Il a déclaré que son pays exercerait une grande influence par le biais des institutions islamiques égyptiennes, comme Al-Azhar, qui combattent activement l’« Islam radical » dans tout le monde arabe, et pas seulement en Irak, et qu’il continuerait de recourir à toutes ses ressources militaires à cette fin. Choukri a aussi affirmé que toute intervention devrait prendre en compte les principes internationaux d’« État-nation » et de « souveraineté nationale ».


Au cours des deux semaines dernières, al-Sissi a eu des entretiens séparés avec de hauts diplomates américains, français et britanniques. Néanmoins, selon le journal proche du gouvernement Al-Ahram, « tout indique que l’Égypte ne partira pas en guerre. Pas maintenant, pas là-bas et pas suivant le plan américain ».


Démasquant la stratégie trompeuse de Barack Obama, Al Ahram cite le général à la retraite Mahmoud Khalaf, un consultant à la Haute académie militaire Nasser :


Il s’agit d’une propagande pour attiser la colère des Américains qui ont été frappés par le massacre de deux citoyens américains par des terroristes de l’EI en Irak. Utiliser des avions de chasse contre des terroristes détruira des équipements et des bases, pas des combattants. Les éléments de l’EI ne se rassemblent pas en unités militaires et il est très dur de traquer de petits groupes.


Une autre source militaire a confié à Al Ahram :


Nous combattons déjà le terrorisme. Nous sommes au beau milieu d’une guerre dans laquelle la plupart des membres de la coalition [d’Obama] ont refusé de nous rejoindre. Beaucoup d’entre eux ont suspendu la livraison d’équipements militaires importants. (Référence au fait que Obama a gelé l’aide militaire à l’Égypte.)


Samir Ghattas, directeur du Centre d’études stratégiques et politiques au Moyen-Orient, a dit à Al Ahram que le gouvernement égyptien n’est pas naïf au point de mener des batailles au nom de l’Occident. Le Qatar et la Turquie financent des groupes terroristes, et pourtant ils « ont été invités à contribuer à la campagne antiterroriste. Nous croyons que les États-Unis ont un plan B qui consiste à promouvoir une lutte entre sunnites et chiites. »



Par la Rédaction de Solidarité & Progrès – le 23 septembre 2014


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À Paul Magnette

À Paul Magnette | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Légende et source photo : Paul Magnette - jacquescharlier.be


Lettre ouverte à

Paul Magnette




Philippe Defeyt, économiste, ancien secrétaire fédéral d’Écolo et actuel président du CPAS de Namur, a écouté le discours du ministre-président Paul Magnette sur les jeunes. Ce texte prononcé à l’occasion des fêtes de Wallonie a fait réfléchir Philippe Defeyt, mais surtout lui a inspiré beaucoup de questions qui prennent la forme d’une lettre ouverte.



Monsieur le Ministre-Président,

Cher Paul,


J’ai hésité, mais va pour le tutoiement. Tout compte fait, je me sens encore un peu jeune et entre jeunes on peut se tutoyer.


Cette lettre ouverte ne s’adresse pas qu’à toi ; elle s’adresse aussi à tous ceux qui sont d’une manière ou d’une autre responsables de l’état du monde que nous laissons à nos jeunes, à nos enfants.


Ce n’est pas le militant d’un parti qui t’écrit. C’est à la fois le citoyen, le père, l’économiste et le président de CPAS.


J’ai je pense écouté attentivement ton discours à Namur. Merci pour les jeunes. J’aurais certes apprécié que tu évoques aussi le sort réservé aux indépendants qui trinquent, aux aînés, aux pauvres, aux chômeurs, aux CISP, etc., dans les arbitrages budgétaires à venir.


Mais soit. Parlons des jeunes. Et acceptons la sincérité de la démarche.


L’emploi des jeunes sera la priorité as-tu martelé.


Mais penses-tu que le taux d’emploi des jeunes va augmenter suite à la mise en œuvre des mesures déjà décidées (je ne parle pas de celles à venir) en matière de pensions ? Tout retardement de l’âge effectif de départ à la (pré) retraite impacte négativement l’emploi des jeunes. Et pendant de très nombreuses années.


Mais penses-tu vraiment que le sort des jeunes va s’améliorer avec les nouvelles règles en matière d’allocations d’insertion ? Sans parler des exclusions du chômage qui touchent jeunes et parents de jeunes, renforçant les inégalités socioculturelles et socio-économiques que tu as évoquées.


Ce sont pourtant deux mesures qu’une majorité de parlementaires francophones a adoptées au fédéral au cours de la législature 2011-2014.


Penses-tu que le non-remplacement de 4 départs sur 5 dans la fonction publique wallonne va favoriser l’emploi des jeunes ? Comme président de CPAS, j’enrage de ne pouvoir engager plus de jeunes, corseté que je suis par les contraintes budgétaires et par les mesures en matière de pensions qui font que les travailleurs âgés quittent la vie active de plus en plus tard.


Penses-tu vraiment que le problème essentiel des jeunes en matière d’emploi se trouve du côté de la formation, comme tu l’as dit à Namur ? Pour certains c’est une évidence. Mais pour beaucoup, leur offre-t-on, même après de longues années, un emploi dont le contenu est à la hauteur de leurs compétences et aspirations ?


Penses-tu que l’avenir des jeunes s’est trouvé amélioré à la suite des nombreux traités européens que la Belgique a ratifiés depuis 1993 pour « rester le bon élève de la classe ». Qu’on se n’y méprenne pas. Il faut plus d’Europe et mieux d’Europe. Mais pas l’Europe des dumpings sociaux et de l’austérité suicidaire. Trop facile de réclamer depuis 20 ans une Europe plus sociale quand on a voté, sans état d’âme, le Traité de Maastricht qui exige une unanimité pour harmoniser à la hausse. Erasmus c’est bien. Mais le droit pour tous de vivre dans des sociétés plus solidaires, plus justes, plus durables est plus important que celui de vivre 6 mois à Barcelone pour certains.


Penses-tu encore avoir trouvé la recette magique pour éviter deux défauts majeurs de la plupart des aides à l’emploi des jeunes : ils génèrent de gigantesques effets d’aubaine (cela a été le cas avec le dispositif Win-Win) et laissent souvent le jeune en plan quand il arrive à ses 26 ans ?


C’est vrai. Je pense comme toi qu’une partie de nos jeunes est moins consumériste que ta et ma génération. Ils sont par exemple moins « bagnole » que nous. Mais il faut alors soutenir les transports en commun. La réduction de la dotation aux TEC va-t-elle dès lors dans le bon sens ?


L’emploi est un problème. Le logement en est un aussi pour nos jeunes. Ils trouvent des solutions conviviales comme la colocation. Mais arrive un moment où l’envie de s’installer se fait plus fort. Va-t-on aider les jeunes en ne touchant pas au bonus-logement ?


Beaucoup d’entre eux n’auront de toute manière pas l’occasion d’activer une mesure qui profite le plus souvent à des ménages relativement aisés et fait gonfler le prix des logements.


Je suis presque tétanisé de voir à quel rythme se creusent les inégalités : entre les « in » et les « out », entre les enfants des « élites » et des familles plus ou moins aisées et ceux de nombreuses familles populaires, pauvres, en difficultés, voire même de classes moyennes quand elles sont touchées par la crise et les mesures d’austérité. Je suis plus frappé encore par l’indifférence au sort des autres qui a grandi dans nos sociétés. Dommage que la majorité des hommes et femmes politiques ne veut pas comprendre que ces deux évolutions sont intimement liées au modèle de croissance économique qui est devenu le nôtre, décision après décision, renoncement après renoncement. Dommage aussi que beaucoup de jeunes ne mesurent pas l’importance de la protection sociale, en santé notamment, et qu’ils ne sont pas vraiment prêts à la défendre.


Nos deux générations ont laissé se développer une société pleine de potentialités formidables pour ceux qui démarrent leur vie et grandissent avec les nécessaires atouts et des voies de garage pour d’autres. Tu sais comme moi qu’il n’y a pas assez d’emplois pour tous les Wallons pour des années encore.


Commençons donc par parler-vrai. Et la récente campagne électorale, qui n’a pas abordé ni cette réalité ni les questions budgétaires, n’a pas été un modèle de parler-vrai aux jeunes (et moins jeunes).


Beaucoup ont raillé ta proposition d’offrir un repas chaud gratuit le midi dans les écoles maternelles et primaires. Pas moi. Je l’ai même défendue. Le fait qu’on puisse la railler — alors qu’elle fait partie du modèle finlandais d’école tant vanté par ailleurs — montre bien à quel point notre société wallonne et ses décideurs de toute nature ne sont pas vraiment prêts à faire ce qu’il faut pour donner une place à tous les jeunes, quelles que soient leurs gênes, les revenus de leur famille, leur parcours, leurs limites et leurs atouts.


Je ne demande qu’une chose : que le gouvernement wallon puisse y arriver.


Philippe Defeyt


Namur, le 21 septembre 2014


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Le casse du siècle

Le casse du siècle | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source du dessin : abidjanpasnet.blogspot.com



Les mille milliards de dollars qui manquent chaque année pour financer le développement

Par Virginie de Romanet



L’ONG américaine ONE dont l’axe de travail est la lutte contre l’extrême pauvreté vient de publier Le casse du siècle : un scandale à mille milliards de dollars. Le rapport estime à au moins 1 000 milliards de dollars les sommes perdues chaque année par les pays en développement (PED) et pointe 4 grands facteurs qui sont « des accords opaques liés à l’exploitation de ressources naturelles, l’utilisation de sociétés-écrans, le blanchiment d’argent et la fraude fiscale ».


En fait, il pourrait s’agir de bien plus de 1 000 milliards de dollars, car le rapport estime que les pertes subies par les PED se chiffrent entre 972 et 2 020 milliards de dollars, on passe donc carrément de plus du simple au double. Une note de bas de page explique la méthodologie de calcul qui se base sur des estimations fournies par le FMI et la Banque des règlements internationaux. Il s’agit en particulier pour cette dernière institution de son rapport de décembre 2013 qui a permis à ONE de calculer « le nombre total de dépôts enregistrés dans les juridictions de paradis fiscaux off-shore » dont le rapport mentionne qu’ils sont au nombre de 50 selon la liste du Governement Accountability Office (GAO) des États-Unis |1|.


L’accroche en gras de la page de garde indique que « les pays les plus pauvres du monde sont privés chaque année d’au moins mille milliards de dollars par des criminels qui profitent de l’opacité du système pour dérober des capitaux par le biais du blanchiment d’argent, de la fraude fiscale et du détournement de fonds », l’utilisation du présent laissant entendre qu’il s’agit d’un fait avéré.



Des chiffres solidement documentés


La méthodologie de l’étude nous annonce que ce chiffre se base sur 3 estimations convergentes. La première, celle du groupe de recherche et de plaidoyer du Global Financial Integrity sur l’ampleur des flux financiers illicites qui estime qu’en 2011, 947 milliards de dollars de capitaux ont été perdus par les pays en développement sous la forme de flux financiers illicites.


Cette estimation subdivise ces montants en 3 grandes catégories. La plus importante en volume est représentée par la falsification des tarifs commerciaux et la fraude fiscale à hauteur de 60 à 65 % du total. Viennent ensuite les activités criminelles, le trafic d’êtres humains, la vente illégale d’armes, la contrebande, etc. Les recettes de la corruption et de détournement par des fonctionnaires représentent elles environ 5 % de tous les flux financiers illicites à l’échelle mondiale.


La seconde estimation provient de l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) qui évalue l’ampleur du blanchiment d’argent à l’échelle mondiale entre 2,1 et 4 % du PIB mondial. Chiffre qui se rapproche de l’estimation du FMI qui prend une fourchette plus large s’échelonnant entre 2 et 5 % du PIB mondial et dont le rapport « Perspectives de l’économie mondiale 2014 » avance une estimation chiffrée entre 1910 et 3640 milliards de dollars.
La part relative aux pays en développement est estimée à partir des statistiques du FMI concernant la part du PIB mondial en parité de pouvoir d’achat relative aux pays en développement y compris les pays dits émergents. Cette part représentant 50,8 % de l’économie mondiale ce qui donne lieu à une estimation se montant à la moitié des chiffres cités donc 972 milliards comme estimation basse et 1 853 milliards comme estimation haute.


Enfin, le troisième chiffrage provient d’un cumul de plusieurs estimations concernant les pertes de recettes pour les pays en développement à partir des coûts globaux cumulés du blanchiment d’argent estimé à la fourchette mentionnée d’entre 1 910 et 3 640 milliards de dollars et de la corruption entre 600 et 1710 milliards de dollars avec une estimation prudente d’un tiers concernant les pays en développement. Ce qui donnerait selon l’estimation la plus prudente 1 010 milliards et 2 020 milliards pour les pays en développement.


De tels chiffres représentent une source considérable de moyens pour répondre aux défis de la nécessaire amélioration des conditions de vie pour l’immense majorité des populations du Sud et pour une partie non négligeable des populations du Nord. Ceci sans compter les autres sources de financement représentées par l’arrêt du paiement des dettes illégitimes et/ou déjà remboursées par le jeu des intérêts, un impôt exceptionnel sur la fortune, des mesures de justice fiscale incluant la fin des cadeaux fiscaux aux riches et aux grandes entreprises entre autres mesures d’importance.



Une taxation au lieu d’une véritable restitution

des sommes dérobées


Là où le bât blesse terriblement est le fait qu’alors que le rapport parle clairement de flux financiers illicites et de pertes pour les pays, il ne parle que de taxer ces montants au lieu de leur confiscation pure et simple au profit des populations du pays d’origine des flux. De 1 000 à 2 000 milliards de dollars on se retrouve dans leur perspective avec des montants qui ne représentent plus qu’entre 38,4 et 64,1 milliards de dollars, des montants clairement très faibles totalement en porte à faux avec un titre qui n’est guère plus qu’une accroche. En effet, on ne peut guère parler de manière cohérente d’un « casse à mille milliards » de dollars mettant en avant le fait que « les pays les plus pauvres sont privés d’au moins mille milliards de dollars chaque année à cause de personnes qui profitent de l’opacité du système pour détourner des capitaux via le blanchiment d’argent, la fraude fiscale et le détournement de fonds » si ce n’est pas pour préconiser le retour intégral de ces montants dans les pays qui en ont été spoliés.



Le poids des paradis fiscaux :

de 5 800 à 20 000 milliards de dollars


Par ailleurs, ces mille milliards de dollars sont un flux qui peut être en grande partie mis en rapport avec l’estimation du stock d’actifs détenus dans les paradis fiscaux. Si Gabriel Zucman l’estime dans son ouvrage à 5 800 milliards d’euros ce qui selon lui fait perdre aux États 130 milliards d’euros de recettes par an |2|, il se base pour calculer ce chiffre sur des données qui ne prennent en compte que le secret bancaire sans intégrer les autres modes d’évasion fiscale.


Sur base des données contenues dans l’édition 2013 du Global Wealth Databook du Crédit Suisse, ONE a obtenu un total de 20 500 milliards de dollars d’actifs non déclarés détenus offshore, dont 3 200 milliards issus des pays en développement.


Sur ce montant de 20 500 milliards de dollars, il n’est pas clair si les avoirs des résidents de ces territoires sont inclus dans cette estimation ou non, car il est bien évident qu’ils doivent être identifiés pour être déduits. Le rapport identifie 4 axes d’action pour que les montants mentionnés puissent être taxés (et non récupérés dans leur entièreté, ce qui est la grande faiblesse du rapport). Il donne néanmoins des estimations intéressantes et bien corroborées ainsi que des pistes d’action.



Quelles actions à mener ?


La première action préconisée vise à lever le voile sur les sociétés-écrans. En effet, le secret bancaire ne couvre qu’une partie des avoirs détournés. Le rapport considère que « ces » sociétés fantômes » sont des outils cruciaux pour les blanchisseurs d’argent » et donne le chiffre de 70 % des plus grandes affaires de corruption entre 1980 et 2010 impliquaient des sociétés-écrans |3|. Dans un article dans le New York Times, l’ancien Secrétaire Général des Nations Unies Kofi Annan a exhorté à « lever le voile du secret derrière lequel trop d’entreprises se cachent. Chaque juridiction fiscale devrait être tenue de divulguer publiquement la structure de propriété effective complète des sociétés enregistrées |4| ». Cette déclaration de bon sens contraste singulièrement avec son attitude en tant que Secrétaire Général de l’ONU lorsqu’il a ouvert tout grand la porte aux multinationales en instaurant en 2000 un partenariat stratégique de l’ONU avec celles-ci, partenariat connu sous le nom de Global Compact. Selon l’ONG Global Financial Integrity, les pays africains (hors Sud Soudan) ont perdu en 2011 76,9 milliards de dollars à cause des flux illicites.


La seconde action concerne particulièrement le domaine des ressources naturelles, secteur clé puisque le tiers du milliard de personnes les plus pauvres vit dans pays riches en ressources naturelles. Cette action met en avant l’obligation pour les multinationales de publier ce qu’elles paient au titre de l’exploitation de ces ressources. Le rapport met en avant l’émergence en cours d’une norme sur les ressources naturelles que les gouvernements de l’Union Européenne, des États-Unis, du Canada et de la Norvège se seraient engagés à appliquer |5| et préconise l’adoption par les pays du G20 d’un système de comptabilité standardisé et obligatoire ainsi que le rehaussement des normes mondiales de transparence en matière de ressources naturelles.


Il s’agirait d’arriver à une norme commune obligatoire pour les pays possédant d’importantes ressources naturelles et les pays d’origine des multinationales exploitant ces ressources. Dans ce dernier cas, elles auraient l’obligation de rendre publiques leurs principales informations financières dans les pays où elles sont actives.


La troisième action concerne les mesures à prendre pour lutter contre la fraude fiscale en particulier contre la manipulation des prix de transfert par les multinationales qui déclarer leurs bénéfices par le biais de filiales dans des pays où ils sont faiblement taxés et leurs coûts dans ceux qui permettent les déductions les plus importantes. Le rapport signale que dans les pays développés, les recettes fiscales représentent en moyenne 34,1 % du PIB alors que dans les pays à faibles revenus, elles n’en représentent qu’en moyenne 13 %. Il faut cependant aller au-delà de ce chiffre brut et se poser la question de la progressivité, car avec les cadeaux fiscaux aux plus favorisés et aux grandes entreprises, la fiscalité est de moins en moins progressive. Une augmentation de recettes fiscales doit s’accompagner d’une meilleure répartition dans leur origine, faisant contribuer davantage ceux qui possèdent et gagnent davantage plutôt que de favoriser la TVA qui frappe le plus durement les plus pauvres qui doivent consacrer la totalité de leurs faibles revenus à la consommation.


La quatrième et dernière action préconisée consiste en la publication des données gouvernementales. Il s’agit de mettre en place des données ouvertes, informations gratuites accessibles à tous « qui doivent être précises, complètes et fournies en temps opportun ». Le rapport donne un exemple concret des bienfaits du contrôle citoyen de l’argent public portant sur l’éducation primaire en Ouganda où les écoles primaires ne recevaient que 13 % des fonds qui leur étaient alloués, 87 % étant donc détournés. Il en explique le processus : « la diffusion d’informations sur les transferts de fonds dans les écoles et les bureaux de district est devenue obligatoire et les comités scolaires ont reçu une formation sur la façon d’utiliser ces données pour demander aux autorités de rendre des comptes sur la perception et l’utilisation des fonds. Quatre ans plus tard, les écoles recevaient plus de 90 % des fonds qui leur étaient alloués — un changement spectaculaire rendu possible grâce à la transparence et à d’autres réformes ».


S’il s’agit d’un enjeu fondamental pour la démocratie, on peut être fortement critique des mesures préconisées pour y parvenir par le biais d’une Charte adoptée par les pays du G8 ou même du G20. Si on reste sur une base volontaire et qu’il n’est pas prévu de sanctions en cas de non-respect, il y a fort à parier que les informations les plus sensibles ne seront pas publiées ou ne le seront qu’après coup.



Conclusion


En conclusion ce rapport contient beaucoup de chiffres bien documentés et corroborés d’où son intérêt. Cependant, la vision politique — ou plus exactement apolitique — véhiculée est tout à fait contestable et regrettable. Alors que l’ONG intitule son étude « le scandale à mille milliards de dollars » et souligne que « les pays les plus pauvres sont privés d’au moins mille milliards de dollars chaque année », elle se limite à proposer la taxation de ces montants pour un produit compris entre 38,4 et 64,1 milliards de dollars par an.


On ne fait évidemment pas la même chose avec ces montants qu’avec mille milliards de dollars par an. Or, si cet argent est volé aux pays en développement, il est normal qu’il revienne aux populations de ces pays conformément aux pays d’origine des fonds. Par ailleurs, comme ONE ne se focalise que sur l’extrême pauvreté (et encore pas son éradication, mais seulement sa diminution), on ne reste que dans la perspective des Objectifs du Millénaire pour le Développement, dans un contexte d’augmentation de la croissance mondiale sans nullement questionner la répartition des richesses, le rôle clé des institutions financières internationales dans ce modèle y compris pour les pertes mentionnées dans ce rapport, l’exploitation et le modèle capitaliste productiviste.



Par Virginie de Romanet - CADTM - le 23 septembre 2014

 

Le site de ONE.

Le rapport en pdf (à lire en ligne ou à télécharger)

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École & industrie néolibérale

École  & industrie néolibérale | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


L’industrie néolibérale, un modèle pour l’école ?

Par Carlos Perez


Depuis une vingtaine d’années, l’école est de plus en plus soumise à une obligation de résultat et de performance. L’École imite le système de production industrielle et évolue comme évoluent nos entreprises. Petit à petit, réforme sur réforme, en 20 ans le modèle éducatif a incorporé, voire absorbé le modèle de management industriel.


On pousse l’apprenant à toujours plus d’efficience, d’efficacité, d’adaptabilité et de productivité pour affronter le marché et la compétitivité mondiale aux dépens de son bien-être et de sa santé. 


« L’enseignement belge francophone mis au régime pour réaliser plus de 300 000 000 € d’économie de 2015 à 2016 », titrait l’article de Pierre Bouillon le lundi 23 juin 2014 dans « le Soir ». Cette réforme économique n’est que le prolongement d’un projet de rationalisation du modèle éducatif qui a débuté il y a déjà 25 ans, comme l’indique l’APED dans son cahier pédagogique intitulé « 25 ans d’austérité dans l’enseignement ». Pourtant tout le monde sait qu’il manque des écoles à Bruxelles dans pratiquement toutes les sections (1). Et la situation est la même pour les professeurs : « un manque criant de profs à Bruxelles » titrait l’avenir.net dans son édition du 14 octobre 2013. 


La question est : comment demander à l’apprenant de produire toujours plus, avec toujours moins ? Très simple : on prend comme modèle l’industrie. On rationalise le modèle éducatif comme on rationalise une entreprise industrielle. L’École imite le système de production industrielle et évolue comme évoluent nos entreprises. Petit à petit, réforme sur réforme, en 20 ans le modèle éducatif a incorporé, voir absorbé le modèle de management industriel.


Cela s’appelle le « New management » public ou l’économie de la connaissance. 


Voilà ce que nous dit Cristian Marroy sur cette question, dans son livre « l’école à l’épreuve de la performance », p38 :


« Face à ces contraintes budgétaires, les économistes mettent en avant leur capacité à apporter des solutions pour « produire » plus et à moindre coût, c’est-à-dire éduquer mieux avec des budgets stables, voir moindres, en définissant les paramètres institutionnels sur lesquels les politiques doivent jouer pour optimiser le système. Pour ce faire, l’analyse économique utilise le paradigme de la fonction de production importée du monde de l’entreprise. » 


Les économistes au secours de notre enseignement, ceux-là mêmes qui n’ont rien vu venir dans les différents crashs boursiers et qui ont plongé toute la planète dans la misère et l’austérité, à la rescousse de l’éducation. Quelle barbarie, les incompétents au service de l’éducation, nos enfants sont véritablement en danger.

Voilà ce qu’il nous propose : 


« James Lewis Jr, économiste américain, a milité pour l’introduction des méthodes de gestion d’entreprise dans l’éducation. En prenant exemple sur les meilleures de nos firmes, nous pouvons mener notre combat pour l’excellence de nos circonscriptions scolaires rapidement, humainement et en faisant des économies. De Closet, en France, ne dit pas autre chose, « pour nos circonscriptions scolaires, il faut prendre exemple sur Bouygues et Renault. »


Toutes ces méthodes, pour diminuer et comprimer les coûts par enfant et gagner en productivité, pénètrent à vitesse accélérée le modèle éducatif. C’est également ce que confirme Dominique Raulin, agrégé en mathématique : alors que le temps annuel d’enseignement diminue, la somme de connaissances disponibles connaît un accroissement sans précédent. Et Emmanuel Davidenkof, lui aussi, parle d’un empilement des connaissances par élève sans précédent, comme s’il fallait que les enfants empilent tout ce qu’il n’est pas permis d’ignorer. 


Cette prouesse est réalisée par des méthodes de rationalisation et de management empruntées au modèle industriel. On parvient à augmenter la production des élèves dans les conditions décrites ci-dessus grâce à des méthodes qui ont fait leurs preuves dans les entreprises sur les ouvriers, des méthodes d’adaptabilité, de flexibilité, de drill et de conditionnement couplées d’évaluations permanentes pour augmenter la qualité et le volume de production de l’apprenant. 


Tout ça en diminuant les coûts par enfant, l’industrie « un vrai miracle » !


« Claude Lessard analyse les nouveaux rôles des administrateurs d’établissements dans le cadre des pratiques actuelles, nettement « managériales et productivistes », et les enjeux de cette évolution où « l’autonomie est désormais conditionnelle à l’insertion réussie des enseignants dans des systèmes de gestion axée sur les résultats » : question préoccupante, conclut-il. » (2) 


Le mouvement politique d‘éducation populaire (M’PEP), dans un article paru dans le journal « Innovation Démocratique », le mardi 20 août 2013, a également sa petite idée sur cette nouvelle fonction productiviste de l’école :


« Le productivisme appliqué de manière croissante à l’enseignement et le recentrage sur les fondamentaux », c’est-à-dire dans la conception élitiste des libéraux, les mathématiques et le français. Un bachotage permanent, complété par un infernal dispositif d’évaluation des élèves, survalorise la performance personnelle. Les conséquences en sont à la fois une baisse de l’enseignement des connaissances générales et la disparition de toute référence au plaisir d’apprendre. Tels sont les effets du remplacement d’une vraie pédagogie par les préceptes productivistes. Une conception des finalités de l’enseignement et de la scolarité calquée sur celle du travail, avec les mêmes conséquences : une recherche de la productivité conduisant à l’explosion des maladies « professionnelles » (3) symptômes de l’inadaptation au système.


La réforme réactionnaire du système psychiatrique en cours dans le cadre européen (enfermement autoritaire et isolement des patients) est la réponse du système libéral aux destructions psychiques provoquées dans la population par la recherche sans fin de plus de productivité. Des expérimentations sont d’ailleurs en cours dans les écoles, à la demande des institutions européennes, pour détecter dès la petite enfance les signes de l’inadaptation et leur traitement par la psychiatrie. Tel se présente le dangereux mouvement pour la médicalisation de la difficulté scolaire. »


Depuis une vingtaine d’années, l’école est de plus en plus soumise à une obligation de résultat et de performance.


Tous les organismes nationaux et internationaux inspirés par l’OCDE et les idées du « new public management » poussent inexorablement l’éducation dans cette direction.


Réforme sur réforme, en 20 ans, notre modèle éducatif a incorporé une approche économique et une culture d’entreprise. Le constat suivant est malheureusement plus que confirmé.


Il ne s’agit plus d’humaniser la norme, mais de normaliser l’homme. Ce qui ne devait être à la base que la partie la moins intéressante, la plus marginale, en définitive la moins importante du processus pédagogique, c’est-à-dire les évaluations et la mesure des performances des ressources humaines de « l’élève », se révèle être aujourd’hui le cœur et le noyau de la politique en matière éducative.


Toutes les productions de l’apprenant doivent être évaluées, notées, scrutées à la loupe, exactement comme le font les entreprises pour améliorer l’efficience de la production.


Cela implique que l’apprenant fasse ce qui lui est demandé, de la manière dont cela lui est demandé, le plus souvent selon des modalités qui lui sont imposées sur le mode implicite.


Pour se faire, tous les marqueurs et les outils attachés à l’éducatif, qu’ils soient sociaux, pédagogiques, politiques, juridiques et économiques, vont s’organiser et être orientés dans une seule et unique direction : améliorer la croissance productive de l’apprenant en rationalisant l’école, ses structures et ses méthodes, comme on rationalise les entreprises.


Le professeur, reconverti en manager, doit exclusivement se concentrer sur l’amélioration de l’efficience productive des ressources humaines mises à sa disposition.


L’oppressé ou l’élève peut produire toujours plus, si l’on parvient à le formater de façon précoce et féroce, en l’obligeant insidieusement à s’adapter en permanence, pour son bien, quitte à détruire sa santé. L’objectif essentiel du discours du New Management public est d’accroître le profit, c’est-à-dire qu’en rationalisant tout et partout, on peut malgré tout accroître la production pédagogique de l’apprenant. Le moyen privilégié, dont on se sert pour assurer la pérennité de cette logique, consiste à manipuler le langage pour en pervertir le sens « la Nov langue ».


Le langage commun à l’industrie a pénétré l’école pour en accepter l’essentiel : la logique productiviste.


Dès lors, le langage de notre modèle éducatif sera le langage de l’efficience et de l’efficacité, quel que soit le parti politique au pouvoir. Si l’on parle de mixité sociale dans l’enseignement, ce n’est absolument pas pour la diversité qu’elle procure, mais comme facteur d’efficience, de croissance et de compétitivité, c’est-à-dire que l’émulation pour la production et le mimétisme sur les plus productifs doivent pousser l’élève moins productif à vouloir augmenter sa propre productivité sans que cela ne coûte un euro à l’école ou à l’entreprise, marqueur qui a antérieurement été introduit dans les entreprises 


« Le 22 octobre 2004, trente-cinq dirigeants de grandes entreprises du CAC 40 signent la charte de la diversité « Promouvoir la diversité en entreprise : genèse et ambiguïtés d’une initiative patronale » (4) pour ajouter un facteur de tension supplémentaire et une concurrence de plus, incitations qui doivent permettre une meilleure compétitivité et productivité entre allochtones et autochtones.


On parle de pédagogie par objectif et compétences, ce qui permet un meilleur rendement individuel, également introduit dans les entreprises. On parle de portefeuille de compétences et de portefeuille linguistique, pour se positionner le mieux face à la concurrence, d’économie de la connaissance, du capital immatériel de ressources humaines, de régulation par les résultats, d’évaluations standardisées, de mesures statistiques de la production de l’élève. Même les méthodes pédagogiques doivent soutenir la production, et, par exemple, une polémique est née autour du global et du syllabique pour savoir laquelle des deux méthodes était la plus efficiente et permettait la meilleure production écrite de l’apprenant.


Ce débat est toujours d’actualité : lesquelles des méthodes traditionnelles ou actives permettent-elles une meilleure production, plus d’efficacité et d’efficience, compte tenu du volume de production que l’apprenant doit fournir et du temps de production qui lui est rationnellement imparti ?


« Dans le discours des institutions internationales et de plus en plus dans celui des responsables nationaux, l’école a pour fonction de produire des ressources humaines ou du « capital humain ». L’employabilité est devenue la norme qui organise les mutations de l’école. L’idéologie de la professionnalisation a pénétré l’université et l’ensemble du système, jusqu’aux premiers niveaux de l’enseignement.


Prenons le « socle commun de compétences ». (5). Ces compétences ont été fixées par l’OCDE et par la Commission européenne à partir de critères d’employabilité, en fonction de considérations économiques et non pas pédagogiques. On va jusqu’à redéfinir les programmes, l’évaluation, la pédagogie. (6) »


Bref on ne parle plus de l’école qu’en termes managériaux et de l’apprenant et qu’au regard de son adaptabilité face au processus de production pédagogique. Il faut maintenir le taux de compétitivité, de productivité et de croissance. 


Toujours à un niveau plus élevé, la fameuse triade du père Didon pour les Jeux olympiques « toujours plus vite, toujours plus fort, toujours plus haut ». Seul le marqueur de la croissance illimitée de la production de l’apprenant est toléré par le système néolibéral tout comme dans l’industrie, quitte à mettre en danger tous les hommes et la planète elle-même. Le « progrès » sans morale ni étique est-elle encore du « progrès » ?


Selon l’OCDE, ce serait plus de 350 000 000 personnes qui seraient touchées par la dépression nerveuse dans les pays industrialisés. Selon l’OMS, en 2001, quelque 450 000 000 personnes (13 % de la population mondiale) souffriraient d’une affection neurologique.

On prévoyait également qu’une personne sur quatre allait connaître un trouble mental au cours de sa vie.


Selon une évaluation du CREDES, le nombre de déprimés aurait augmenté de 50 % entre le début des années 1980 et le début des années 1990. Aux États-Unis, selon un rapport du BIT datant de 1993, le « stress » coûtait déjà quelque 200 milliards de dollars par an, soit la totalité des bénéfices des 500 sociétés les plus riches du pays.


Plus récemment, les médecins du travail américains soulignaient que les dépressions du personnel étaient devenues l’une des maladies les plus coûteuses auxquelles devaient faire face les employeurs et que les congés maladies, dont elles étaient responsables, étaient les plus longs et que leur taux de rechute était plus élevé que celui des maladies cardiaques et des douleurs dorsales. 


Voilà ce que l’on réserve pour l’école et l’apprenant : un « progrès » qui est une véritable forme de barbarie. L’adaptation permanente aux normes productives et compétitives du système, ce qui à mes yeux n’est absolument pas signe de progrès pour l’humain, mais de domination des corps et des esprits et d’exploitation permanente.


La seule chose qui est prise en compte aujourd’hui, dans les analyses de l’école, même chez les progressistes, c’est la question de la productivité, de la rentabilité des élèves, de leur niveau et de la médiocrité de ce niveau qu’il faut sans cesse remonter. Jamais la santé et le bien-être de ces enfants ne sont intégrés dans la réflexion. En bref : formater, conditionner, formater, il en restera bien quelque chose, placer l’enfant au centre de l’éducation. Oui, mais comment et pour quoi faire ?

 

Par Carlos Perez - Investig’Action – le 22 septembre 2014

 

 

Notes :

1. « le Soir », 4 mai 2012.

2. cfr Les cahiers pédagogiques, « Enseigner, un métier sous contrôle ? » mai 2014

3. Dans le cas de l’école : les « dys » — dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, dysorthographie, etc.

4. Milena Doytcheva, Myriam Hachimi Alaoui, "Promouvoir la diversité en entreprise : genèse et ambiguïtés d’une initiative patronale », REVUE Asylon(s), N° 8, juillet 2010 — septembre 2013, Radicalisation des frontières et promotion de la diversité. URL de référence : http://www.reseau-terra.eu/article9...

5. Introduit au collège puis en primaire, il liste les aptitudes que l’élève doit acquérir, à côté des connaissances.

6. Christian Laval ;

gaetanpelletier.wordpress.com/2014/04/07/alfred-est-dans-le-frigo/

 

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Enigmatique Puma Punku


En Bolivie, un site archéologique nommé Puma Punku, à quelques centaines de mètres à peine du fameux site de Tiahuanaco (ou Tiwanaku) est l’un de ces sites énigmatiques qui pose un sérieux problème à l’archéologie moderne.

En Aymara, langue des Incas, Puma Punku signifie «la porte du Puma».


Ce site est moins connu parce que touristiquement moins impressionnant que Tiahuanaco. Toutefois, il est connu pour ses structures de bloc encastrable formant une muraille.

Les blocs qu’on y trouve sont en granit, l’une des pierres les plus dures qui soit. Pourtant, ils sont taillés avec une précision qui déconcerte...


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