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José Mujica, Président

 

Le Président de l’Uruguay se préoccupe plus du bien-être de ses concitoyens que du reste.  Son discours est un exemple que devraient suivre "nos" politiciens. - Duc

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La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).
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En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

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Koter Info 

Site "Koter Info" LLN-WSL-UCL


=  plus de 102.000 lecteurs du site

 

Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

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"La Gazette" de LLN-WSL-UCL


=  plus de 109.000 lecteurs de La Gazette

 

Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

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Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


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Services gratuits directs



Koter Info's insight:

 

Site web et Gazette, les différentes publications de Koter Info sont suivies par plus de


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Koter Info's curator insight, January 14, 6:51 PM

 

Site web et Gazette, les différentes publications

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Noël aussi pour les SDF

Noël aussi pour les SDF | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 

 
Voir la vidéo « CHRISTMAS GIFTS FOR THE HOMELESS » ici 


Un peu de Noël pour…

 

Noël ne concerne pas tout le monde ? Peut-être…


Noël n’est plus qu’une fête commerciale ? Possible, sûrement même.


Mais se limiter à cela, quelle tristesse…


Noël étant bien plus, un moment où certains font un geste vers les autres, un geste qu’ils n’auraient peut-être pas fait durant le reste de l’année, à croire que cette fête est la générosité…


Peut-être est-ce cela « l’esprit de Noël » ? Pardonner, donner, aimer, sourire, espérer que ce jour soit différent des autres.

 

C’est aussi cela qui manque cruellement, un peu de l’esprit de Noël. Bien sûr, un blog qui veut faire de l’information ne peut échapper aux mauvaises nouvelles, mais elles sont tellement nombreuses, que nous en oublierions presque notre humanité comme notre esprit d’enfant, et nous avons tous été des enfants, pleins de naïveté, d’espoir, de rêves, et d’étoiles dans les yeux.

 

C’est pour cela qu’aujourd’hui je propose une vidéo touchante sur cet esprit de Noël, en anglais mais les images se suffisent parfois à elles-mêmes.

 

Un YouTuber américain a décidé de descendre dans la rue, et de demander aux SDF qu’il croisait ce qu’ils souhaitaient pour Noël, puis est parti pour faire les boutiques, et pour dépenser un peu de son argent afin d’offrir aux sans-domiciles les cadeaux demandés. Un petit moment de bonheur, mais des bonheurs les plus simples sont également les plus grands… Souvenez-vous de la chanson L’auvergnat de Brassens…

 

 

N’oubliez pas que le souhait de certains, c’est d’avoir un repas chaud, un habit qui les protège, un coin de toit pour s’abriter, voire même, un simple sourire. Tendre la main vers quelqu’un ne se limite pas à la période de Noël, mais cette dernière est parfaite pour commencer dans le domaine.

 

Si vous n’avez pas les moyens, ou que vous vous débarrassez de choses pouvant encore servir, aller directement les proposer à une personne dans le besoin, cela sera toujours un rayon de soleil qui percera dans la froideur hivernale…

 

Par lesmoutonsenrages.fr – le 16 décembre 2014

Koter Info's insight:


Trop beau, mais à imiter si possible !


Sans prêche pseudo-religieux, l'esprit de Noël doit être journalier afin d'apporter un rayon de soleil tant à celui qui est dans le besoin qu'à celui qui le soutient !


On peut commencer par un sourire !



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Esprit de Noël journalier

Esprit de Noël journalier | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Ne serait-ce pas une bonne devise ?


Aider quelqu'un avec le sourire, être aimable et généreux, avoir du fair-play, etc c'est une manière de se comporter très enrichissante sur le plan personnel.


Notre société trop égocentrique laisse à croire que tout le monde reste insensible, mais c'est fort heureusement loin d'être le cas en pratique, toutefois, trop rare quand même.


Voici une vidéo vous présentant 5 cas illustrant ce qui précède et j'ai l'agréable sentiment qu'en pareilles circonstances j'aurais agi de la même manière.


Le sourire de celui à qui on a rendu service ou que l'on a soutenu vaut de l'or.


Duc

Koter Info's insight:


Noël tous les jours !


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«ET LA MARMOTTE, ELLE MET LE CHOCOLAT DANS LE PAPIER ALU !»

«ET LA MARMOTTE, ELLE MET LE CHOCOLAT DANS LE PAPIER ALU !» | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : © REUTERS/ Eric Vidal

 

 

 « ET LA MARMOTTE, ELLE MET LE CHOCOLAT

DANS LE PAPIER ALU ! »

 

Michel Audiard disait bien dans le film « Les tontons flingueurs » que « les cons, ça ose tout c’est même à ça qu’on les reconnait ! »

Là, John Kerry nous offre un morceau d’anthologie du cynisme délirant et criminel des USA : « Nous ne voulons pas que le peuple russe soit touché par les sanctions... »

 

Ben voyons !

 

Les sanctions comme l’a très bien expliqué le ministre russe des Affaires Étrangères Sergueï Lavrov ont pour seul objectif de renverser le gouvernement Poutine en cherchant à ce que son peuple affamé se retourne contre lui...

 

C’est oublier l’Histoire et méconnaître stupidement les mentalités qui ont comme références d’autres valeurs que le fric et l’intérêt matérialiste individuel...

 

Comme pour l’Iran, dont le blocus économique à réveillé l’ancienne Perse et unifié son peuple face à l’agresseur, la Russie risque de se renforcer autour des attaques économiques abjectes dont elle fait l’objet, car le slave n’a jamais cédé à la souffrance, bien au contraire et son histoire montre qu’il a la capacité de la sublimer en force morale et physique invincible...

 

Pauvres faucons étasuniens débilisés par leur arrogance économique superficielle et décadente, ils risquent de regretter amèrement d’avoir réveillé l’Ours dans sa caverne....

 

 

Par Erwan Castel – SOUTIEN À LA RÉBELLION DU DONBASS - le 17 décembre 2014

Source : https://www.facebook.com/groups/soutien.donbass/

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BE - Top 1000 des bénéfices : 50,2 % des bénéfices aux actionnaires, 6,7 % à la collectivité

BE - Top 1000 des bénéfices : 50,2 % des bénéfices aux actionnaires, 6,7 % à la collectivité | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it



Top 1000 des bénéfices : 50,2 % des bénéfices aux actionnaires, 6,7 % à la collectivité

 

Ce qui vaut pour les impôts ne vaut pas pour les dividendes. À travers son traditionnel top 1000 des bénéfices, le PTB montre que les grandes sociétés paient très peu d’impôts en Belgique. Par contre, plus de la moitié de ces bénéfices rémunère les actionnaires.

 

 

Téléchargez l’étude en PDF ici

 

 


La répartition impôts/dividendes

 

Les mille sociétés belges les plus bénéficiaires de 2013 ont réalisé ensemble un bénéfice avant impôts de 48 milliards d’euros. Sur cette masse de profits, à peine 3 milliards (6,7 %) vont à la collectivité sous forme d’impôt des sociétés. Par contre, 24 milliards (50,2 %) sont distribués aux actionnaires sous forme de dividendes.

 

Cette répartition contrastée entre impôts et dividendes peut paraître paradoxale. En réalité, elle suit un processus logique : les cadeaux fiscaux grossissent les bénéfices et cette manne providentielle alimente l’actionnariat plutôt que l’investissement.

 

Une telle réalité montre qu’en accroissant les revenus du (grand) capital, la politique du gouvernement Michel-De Wever ne va pas favoriser la relance, mais une augmentation des inégalités qui, au contraire, plombera toute perspective de reprise économique, en réduisant la consommation des ménages.

 

Le théorème du social-démocrate allemand Helmut Schmidt au début des années 1980 – « les bénéfices d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain » – que l’on entend à nouveau dans les rangs de la majorité fédérale (notamment de la bouche d’Éric Van Rompuy, président de la commission Finances de la Chambre) se trouve ici infirmé.

 

Trente années d’austérité et d’offrandes au capital conduites selon les théories néo-libérales de Milton Friedman (l’idole de l’actuel ministre des Finances Johan Van Overveldt) ont composé une équation beaucoup plus immédiate : les bénéfices d’aujourd’hui sont les dividendes d’aujourd’hui.

 

De plus, un des alibis officiels des intérêts notionnels – favoriser un renforcement des fonds propres des sociétés – est nettement démenti. En effet, ces distributions massives de dividendes ont pour conséquence de vider les fonds propres.

 

 

Le top 20 des dividendes

 

Au sein du top 1000 des bénéfices, nous avons extrait les vingt sociétés distribuant le plus de dividendes.  Surprise : le montant total de ces dividendes (14,6 milliards d’euros) dépasse largement le bénéfice (8,7 milliards), établissant ainsi un taux de rémunération du capital de 168 %. Il s’agit donc de bénéfices issus également des années antérieures.

 

Bien sûr, la sélection vise spécifiquement les gros dividendes. Mais cette avalanche financière déferlant sur les actionnaires est impressionnante. D’autant que les plus grandes fortunes belges sont particulièrement bien servies. Sept richissimes familles se distribuent en effet quelque 6,5 milliards de dividendes.

 

- Famille de Spoelberch et consort (1re fortune belge) : AB-Inbev (n° 2).


- Famille Frère (2e fortune belge) : Carolorégienne de participation (n° 5) et GBL (n° 9).

 

- Famille Lhoist (7e fortune belge) : Lhoist (n° 7) et Dolomies de Marche-Les-Dames (n° 10).

 

- Famille Cigrang (12e fortune belge) : Cobelfret (n° 16)

 

- Famille Boël (14e fortune belge) : Danone (n° 18), via Sofina.

 

- Famille Janssen (21e fortune belge) : Solvay (n° 15) et UCB (n° 19).

 

- Famille Mulliez (1re ou 2e fortune française, dont beaucoup de membres vivent en Belgique) : Damburg (n° 20).

 

Le circuit de l’enrichissement de ces grandes fortunes parcourt ainsi plusieurs étapes auxquelles elles peuvent compter chaque fois sur un soutien gouvernemental :

 

1) L’exploitation du travail – créateur de richesse – au moindre coût (modération salariale, saut d’index, etc.).

 

2) La faible imposition des bénéfices des sociétés (intérêts notionnels, exonération des plus-values et autres déductions fiscales).

 

3) La distribution des dividendes (exonérés grâce au mécanisme des revenus définitivement taxés).

 

4) L’accumulation de patrimoines aussi gigantesques que non taxés (absence d’impôt sur la fortune).

 

Pour le PTB, une politique fondamentalement différente s’impose à ces différentes étapes. Un nouveau sondage, dans la lignée des précédents, n’indique-t-il pas que 85 % de la population est favorable à une taxation des fortunes ?

 

 

Par le PTB – le 10 décembre 2014

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Guerre, effondrement économique

Guerre, effondrement économique | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 

 

Au bord de la guerre et de

l’effondrement économique

Par Paul Craig Roberts (*)

 

Au cas où un de mes lecteurs me demanderait si je peux leur donner quelques bonnes nouvelles. La réponse est : pas si je dois vous mentir comme le font « votre » gouvernement et les médias traditionnels. Si vous voulez de fausses « bonnes nouvelles » vous avez besoin de retourner dans la matrice. En échange de moins de stress et d’inquiétude, vous serez conduits inconsciemment vers la ruine financière et l’Armageddon nucléaire.

 

Si vous souhaitez être prévenus, et peut-être préparés à ce que « votre » gouvernement vous apporte, et avoir une quelconque petite chance de réorienter le cours des événements, lisez et soutenez ce site. C’est votre site. Je connais déjà ces choses. J’écris pour vous.

 

Les néoconservateurs, un petit groupe de fauteurs de guerre fortement alliés avec le complexe militaro-industriel et Israël, nous a donné l’invasion de la Grenade (1) et les Contras dans l’affaire du Nicaragua (2). Le Président Reagan les a congédiés, et ils ont été poursuivis, mais par la suite graciés par le successeur de Reagan, George Bush.

 

Installés dans les think-tanks et protégés par l’argent israélien et le complexe militaire/sécurité, les néoconservateurs ont resurgi sous l’administration Clinton et ont conçu l’éclatement de la Yougoslavie, la guerre contre la Serbie et l’expansion de l’OTAN aux frontières de la Russie.

 

Les néoconservateurs ont dominé le régime George W. Bush. Ils ont contrôlé le Pentagone, le Conseil National de Sécurité, le Bureau du Vice-Président, et bien d’autres choses. Les néoconservateurs nous ont donné le 11 Septembre et son camouflage, les invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, le début de la déstabilisation du Pakistan et du Yémen, l’AFRICOM, l’invasion de l’Ossétie du Sud par la Géorgie, la disparition du Traité ABM, l’espionnage inconstitutionnel et illégal des citoyens américains sans mandat judiciaire, la perte des protections constitutionnelles, la torture et les manquements du pouvoir exécutif vis-à-vis de la loi, du Congrès et du pouvoir judiciaire. En bref, les néoconservateurs ont jeté les bases pour la dictature et pour 3e Guerre mondiale.

 

Le régime Obama n’a tenu responsable de crimes aucune personne du régime Bush, créant ainsi un précédent qui met le pouvoir exécutif au-dessus de la loi. Au lieu de cela, le régime Obama poursuit les dénonciateurs qui disent la vérité sur les crimes du gouvernement.

 

Les néoconservateurs restent très influents sous le régime Obama. À titre d’exemples, Obama a nommé la néoconservatrice Susan Rice comme conseillère en sécurité nationale. Obama a nommé la néoconservatrice Samantha Power comme ambassadrice américaine aux Nations Unies. Obama a nommé la néoconservatrice, Victoria Nuland, en tant que Secrétaire d’État adjoint. Le bureau de Nuland, en collaboration avec la CIA et les ONG financées par Washington, a organisé le coup d’État des USA en Ukraine.

 

Le néoconservatisme est la seule idéologie politique existante. C’est l’idéologie « America über alles ». Les néoconservateurs croient que l’Histoire a choisi les États-Unis pour exercer leur hégémonie sur le monde, ce qui rend leur pays « exceptionnel » et « indispensable ». Obama lui-même l’a tout autant déclaré. Cette idéologie donne aux néoconservateurs une énorme confiance, tout comme la conclusion de Karl Marx disant que l’Histoire avait choisi les travailleurs pour être la classe dirigeante, avait donné confiance aux communistes des premières heures.

 

Cette confiance en eux-mêmes rend les néoconservateurs téméraires.

Pour faire avancer leur agenda, les néoconservateurs usent de propagande sur les populations des États-Unis et des états vassaux de Washington. Les « presse-titués » livrent les mensonges des néoconservateurs au public crédule : la Russie a envahi et annexé les provinces ukrainiennes ; Poutine a l’intention de reconstituer l’empire soviétique ; la Russie est un état de gangsters sans démocratie ; la Russie est une menace pour les pays baltes, la Pologne et toute l’Europe nécessitent un renforcement militaire US/OTAN sur les frontières avec la Russie ; la Chine, un allié russe, doit être militairement contenue par de nouvelles bases navales et aériennes américaines autour de ses frontières et par des contrôles de ses voies maritimes.

 

Les néoconservateurs et le président Obama ont rendu tout à fait clair que les États-Unis n’acceptent pas la Russie et la Chine comme pays souverains avec des politiques économiques et étrangères indépendantes des intérêts de Washington. La Russie et la Chine ne sont acceptables qu’en tant qu’états vassaux, comme le Royaume-Uni, l’Europe, le Japon, le Canada et l’Australie.

 

De toute évidence, la formule néoconservatrice est une formule pour la guerre finale.

 

 


Toute l’humanité est menacée par une poignée d’hommes et de femmes mal installés à des postes de pouvoir à Washington.

 

La propagande anti-Russie est passée à la vitesse supérieure. Poutine est le « nouvel Hitler ». Daniel Zubov rend compte d’une conférence conjointe tenue par trois think-tanks américains. Cette conférence a accusé la Russie des échecs de la politique étrangère de Washington. Lisez cet article :

http://sputniknews.com/columnists/20141205/1015538604.html pour voir comment fonctionnent les néoconservateurs pour contrôler les explications.

 

Même Henry Kissinger est attaqué pour avoir dit la vérité évidente que la Russie a un intérêt légitime en Ukraine, une partie des terres longeant la Russie sont situées dans la sphère légitime d’influence russe.

 

Depuis le régime Clinton, Washington a agi contre les intérêts russes. Dans son livre à paraître, « Mondialisation de la guerre : la longue guerre de l’Amérique contre l’humanité », le professeur Michel Chossudovsky présente une évaluation réaliste du niveau de proximité jusque auquel Washington a amené le monde vers sa disparition dans une guerre nucléaire. Ce passage est tiré de la préface :

 

La « Mondialisation de la guerre » est un projet hégémonique. Des opérations militaires et de renseignement majeures et secrètes sont en cours simultanément au Moyen-Orient, en Europe de l’Est, en Afrique subsaharienne, en Asie centrale et dans l’Extrême-Orient. L’agenda militaire américain combine à la fois des théâtres d’opérations majeurs et des actions secrètes orientées vers les États souverains déstabilisateurs.

 

En vertu d’un agenda militaire mondial, les actions entreprises par l’Alliance militaire occidentale (US-OTAN-Israël) en Afghanistan, au Pakistan, en Palestine, en Ukraine, en Syrie et en Irak sont coordonnées aux plus hauts niveaux de la hiérarchie militaire. Nous ne fonctionnons pas en opérations militaires et de renseignement désordonnés. En Juillet-Août 2014 l’attaque sur Gaza par les forces israéliennes a été menée en étroite consultation avec les États-Unis et l’OTAN. À leur tour, les actions en Ukraine et leur calendrier coïncidaient avec le déferlement d’attaque sur Gaza.

 

Aussi les entreprises militaires sont étroitement coordonnées avec un processus de guerre économique qui consiste non seulement à imposer des sanctions sur les pays souverains, mais aussi dans des actes délibérés de déstabilisation des marchés financiers et monétaires en vue de saper les économies nationales des ennemis.

 

Les États-Unis et leurs alliés ont lancé une aventure militaire qui menace l’avenir de l’humanité. Au moment où nous mettons sous presse, les forces des États-Unis et de l’OTAN ont été déployées en Europe orientale. En vertu d’un mandat humanitaire, une intervention de l’armée américaine se déroule en Afrique subsaharienne. Les États-Unis et ses alliés menacent la Chine avec le « Pivot vers l’Asie » du Président Obama.

 

Par ailleurs des manœuvres militaires sont menées aux portes de la Russie, lesquelles pourraient conduire à une escalade.

 

Les frappes aériennes américaines engagées en septembre 2014 et dirigées contre l’Irak et la Syrie sous le prétexte de s’en prendre à l’État Islamique sont parties d’un scénario d’escalade militaire s’étendant de l’Afrique du Nord et de la Méditerranée orientale à l’Asie centrale et du Sud. L’alliance militaire occidentale est dans un état de préparation avancé.

 

 


« Et ainsi soit la Russie »

 

Comme je l’ai souvent remarqué, les Américains sont un peuple insouciant. Ils ne sont tout simplement pas au courant. Supposons qu’ils soient au courant, supposons que toute la population ait compris le danger, quelque chose pourrait-il être fait, ou les Américains insouciants sont-ils tombés sous le contrôle de la police d’État que Washington a créé ?

 

Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’espoir dans le peuple américain. Le peuple américain ne peut pas dissocier un leader véritable d’un factice, et les élites dirigeantes privées ne permettront pas à de vrais leaders d’émerger. En outre, il n’y a aucun mouvement organisé en opposition avec les néoconservateurs.

 

L’espoir vient de l’extérieur du système politique. L’espoir est que le château de cartes ainsi que les marchés truqués érigés par les décideurs politiques pour le bénéfice des 1 % s’effondrent. David Stockman considère ce résultat comme très probable. L’effondrement que Stockman voit arriver est le même effondrement que j’avais signalé. En outre, le nombre de cygnes noirs (3) qui peuvent produire l’effondrement sont quand même plus nombreux que ce que Stockman identifie correctement. Certains organismes financiers s’inquiètent d’un manque de liquidité dans le revenu fixe (obligations) et sur le marché des produits dérivés. Barbara Novack, coprésidente de Black Rock, exerce un fort lobbying pour un mécanisme de sauvetage des produits dérivés.

 

L’article de David Stockman est important. Lisez-le jusqu’à ce que vous compreniez, et vous en saurez plus que la plupart de tout le monde :

 

http://www.lewrockwell.com/…/david…/duck-and-cover%E2%80%A8/

 

Beaucoup vont se demander : si la richesse des 1 % est vulnérable à l’effondrement économique, la guerre va-t-elle être lancée pour protéger cette richesse et va-t-on reprocher aux Russes ou aux Chinois les difficultés qui submergent la population américaine ? Ma réponse est que le type d’effondrement que j’attends, et que David Stockman et sans doute d’autres attendent, présente le gouvernement dans une telle instabilité sociale, politique et économique que l’organisation d’une grande guerre devienne impossible.

 

Alors que l’impuissance politique du peuple américain et que la vassalité du monde occidental n’impose aucune contrainte sur Washington, l’effondrement économique entraîne des révolutions et la disparition de l’ordre existant.

 

Et aussi difficile serait-il pour les gens de survivre à l’effondrement, les chances de survie restent plus élevées que dans le cas d’une guerre nucléaire.

 

 

Par Paul Craig Roberts - paulcraigroberts.org - agenceinfolibre.fr – le 15 décembre 2014

(*) Paul Craig Roberts, économiste et journaliste américain. Ancien sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan, il a été rédacteur et chroniqueur de divers journaux, notamment The Wall Street Journal et BusinessWeek. Il est l’auteur de huit ouvrages, portant notamment sur le marxisme ou le libéralisme. Polémia.

 

Notes :

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_de_la_Grenade

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Contras

(3) référence à la « théorie du cygne noir » désignant un événement imprévisible qui a une faible probabilité de se produire

Traduction : Rochelle Cohen


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Mégascandales bancaires de 2014

Mégascandales bancaires de 2014 | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : © Getty

 

Les mégascandales bancaires de 2014 :

passage en revue

 

L’année 2014 va se terminer d’ici peu et parmi les enseignements à tirer il y a la réputation de la profession bancaire qui a été durement malmenée.

 

Certes, la plupart des membres de cette profession bancaire font correctement leur boulot, du moins en Belgique. Mais ce travail de fourmi au niveau individuel est hélas sapé par des scandales qui se suivent et se ressemblent. Rien que pour l’année 2014, le lecteur régulier de la presse économique aura pu recenser au moins 10 mégascandales !

 

Malgré les appels à plus de moralité, la finance n’a pas encore compris la phrase de Lénine : « les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons ».

 

Premier scandale : grâce à des professeurs de l’université de New York, les autorités financières ont ouvert une enquête sur une possible manipulation du cours de l’or par un cartel de banques. Je rappelle que le marché de l’or équivaut à 10 fois la dette publique de la France...

 

Deuxième scandale : l’affaire BNP Paribas qui a vu cette banque payer une amende de 6 milliards d’euros pour avoir effectué des transactions en dollars avec des pays sous embargo américain. Depuis lors, son ancien président est parti à 63 ans, victime d’un burn-out...

 

Troisième scandale, en forme de happy end : la Bank of America a accepté en août dernier de cracher 14 milliards d’euros pour échapper aux poursuites et mettre ainsi définitivement fin à son rôle dans la crise des subprimes...

 

Quatrième scandale : la presse économique a appris que la FED — l’autorité de contrôle des banques américaines — est en réalité bienveillante à l’égard de la banque Goldman Sachs. C’est un enregistrement sonore de 46 heures de conversation qui a dévoilé le pot aux roses...

 

Cinquième scandale : c’est en 2014 qu’on a découvert que quelques grandes banques manipulaient depuis fort longtemps le marché des changes, un marché réputé non manipulable en raison de son volume gigantesque. Six grandes banques ont été condamnées à 3,4 milliards d’euros pour avoir trafiqué ce marché...

 

Sixième scandale : la Banque HSBC est accusée par le juge Michel Claise d’avoir aidé des diamantaires anversois à éluder des centaines de millions d’euros. L’affaire est en cours...

 

Septième scandale : le Sénat américain accuse plusieurs banques, dont Goldman Sachs, d’avoir manipulé le prix de l’aluminium...

 

Il serait possible, hélas, de continuer encore cette liste de scandales, mais ce serait épuisant. Elle démontre que malgré les appels à plus de moralité, malgré les nouvelles réglementations prises par les différents législateurs, la finance anglo-saxonne — puisque c’est surtout d’elle dont on parle — reste arrogante et n’a pas encore saisi le sens de la phrase de Lénine qui disait que les « capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons ».

 

C’est dommage, car ces mauvaises pratiques discréditent le boulot quotidien de milliers de cadres bancaires, notamment en Belgique, qui ne demandent qu’à faire bien leur boulot, c’est-à-dire financer notre économie.

 

 

 

Par Amid Faljaoui - trends.levif.be - le 17 décembre 2014

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Le sol se dérobe à Baltimore

Le sol se dérobe à Baltimore | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Au printemps 2014, une rue de Baltimore (Maryland - USA) s'est effondrée suite à de fortes pluies, regardez cette vidéo choc en cliquant sur ce lien.


Comme moi, certains auront peut-être déjà vu ces images tellement effrayantes que je ne peux m'empêcher de les publier pour rappeler les moments forts de l'année qui se termine.


Duc


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LLN et la grève nationale

LLN et la grève nationale | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Des enseignantes du collège du Biéreau et de l’institut des Hayeffes se sont déguisées pour bloquer certaines voies aux ronds-points de LLN.


La grève nationale à Louvain-la-Neuve, c’est sur les ronds-points que ça c’est joué. Tôt le matin, les grévistes ont bloqué le passage avec leur véhicule aux différents giratoires de la N4, engendrant des embarras de circulation.


L’entrée au parc scientifique au niveau du magasin Voltis a été coupée à la circulation par un front commun syndical rouge, vert et bleu.


Sur le rond-point au niveau du magasin Oh! Green, les manifestants ont bloqué le passage vers le boulevard Baudouin Ier. Toutefois, vers 8h20, les policiers, qui étaient d’ailleurs présents à tous les giratoires, ont fait reculer la voiture qui obstruait la voirie pour fluidifier le trafic sur la N 4, de nombreux véhicules arrivant depuis l’autoroute via le rond-point menant au boulevard de Wallonie où des grévistes étaient aussi présents. «Nous avons accepté de lever le piquet, car nous ne sommes pas là pour créer des bagarres ou des accidents», souligne une gréviste.


Sur ces trois ronds-points, on retrouvait notamment des membres de La Poste, d’Ores, de Laborelec (Linkebeek) ou encore de l’ASBL Cape (Centre d’accueil pour l’enfant) ainsi que des professeurs et enseignantes du collège du Biéreau(Louvain-la-Neuve) et de l’institut Notre-Dame des Hayeffes (Mont-Saint-Guibert), dont certaines déguisées en «petites vieilles», perruque sur la tête et canne dans la main…



Les automobilistes énervés sont très énervés


«On devait bloquer le rond-point de Corroy-le-Grand, mais comme il y avait assez de monde, on s’est réparti sur les autres ronds-points, témoigne une gréviste au giratoire de la sortie 8A de l’E411. Globalement, cela se passe bien. On essaye de discuter avec les gens, on propose un itinéraire bis (NDLR: il y a toujours eu moyen d’accéder au centre de Louvain-la-Neuve). On tente de convaincre les conducteurs de rentrer chez eux. Ce qui est pour nous une petite victoire. Mais les gens énervés sont très énervés…»


Certains s’arrêtent et parfois injurient les grévistes. Et de finalement lancer un cinglant: «Moi, j’ai le droit de travailler.»


D’autres tentent de forcer dangereusement le passage, quitte à grimper sur la bordure… «J’ai eu un peu peur, raconte une gréviste. Un camion a voulu passer. Un étudiant venu nous soutenir a tenté de lui barrer la route. Pour finir, le camion s’est bloqué lui-même à cause de la bordure.» Et une autre d’ajouter: «On laisse passer les infirmières, les médecins, les étudiants, les personnes en CDD… On n’est pas des monstres.»


Pas facile toutefois de sensibiliser les travailleurs. Les tracts prévus n’ont majoritairement pas été distribués. «Mais par notre présence, on montre qu’on veut défendre notre place et notre dignité. Et ainsi le message passe.»



De la soupe pour les sans-abri


Au collège du Biéreau (maternelle et primaire) à Louvain-la-Neuve, 29 professeurs sur 34 faisaient grève. Ils avaient choisi de préparer de la soupe pour les sans-abri fréquentant l'ASBL UTUC (Un toit Un coeur).

Sur les 450 élèves, 25 se sont rendus à l’école où une garderie était organisée. Les professeurs grévistes, en compagnie des enseignants de l’institut Notre Dame des Hayeffes à Mont-Saint-Guibert, après avoir renforcé les piquets aux ronds-points, ont cuisiné une soupe avec les légumes qu’ils avaient apportés.

Cette soupe a été distribuée aux sans-abri fréquentant l’ASBL UTUC (Un Toit Un Cœur).

«Comme on dit, c’est toudi les p’tits qu’on spotche. On s’est donc dit qu’on ferait bien une action envers les plus défavorisés. Nous allons aussi leur donner des biscuits et du café», explique Christine Thiry, cotitulaire des 1re et 2e primaires au collège du Biéreau.


Source : Lavenir.be


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Estonie - Chiesa arrêté & expulsé

Estonie - Chiesa arrêté & expulsé | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Giulietto Chiesa arrêté en Estonie

puis expulsé

 

Giulietto Chiesa, éminent journaliste italien, ancien membre du Parlement européen, a été arrêté hier 15 décembre en Estonie, gardé en prison pendant plusieurs heures avant d’être expulsé du pays. Il se rendait à une conférence où il devait prononcer un discours sur le thème « La Russie est-elle vraiment l’ennemie de l’Europe ? »

 

 

 

 

* * * Transcription de l’audio * * *

 

(Giulietto Chiesa au téléphone) : Les faits sont relativement simples. Je suis arrivé Tallin a 12 h 45 en avion et me suis rendu à une interview à la télé estonienne, après quoi je suis allé déjeuner et je suis revenu à l’hôtel pour me préparer pour la conférence qui devait avoir lieu à 19 h.

 

Une heure 1/2 avant ça, une équipe de 4 policiers est arrivée à l’hôtel, et m’a demandé de préparer mes valises et les suivre au commissariat de police, où on m’a informé que j’étais en état d’arrestation. C’est ainsi qu’ils l’ont formulé, « en état d’arrestation », parce que sur ma personne, existait un décret d’expulsion signé le 13 décembre 2014 et valable pour 1 mois. Un décret d’expulsion dont j’ai demandé à voir le texte, mais on m’a dit que je ne pourrai le voir que demain, ou plus tard, et que je pouvais être mis aux arrêts jusqu’à 48 h, après quoi je serai obligé de quitter le pays.

 

J’ai eu beau insister pour voir ce texte, on m’a répondu que ce n’était pas possible. En somme, mon interprétation des événements est qu’on a voulu m’empêcher de parler à la conférence comme prévu. Le titre de cette conférence était très clair, et posait une question simple : La Russie est-elle vraiment l’ennemie de l’Europe ?


Pour m’empêcher de répondre à cette question, j’ai été arrêté. Il faut dire aussi 2 choses importantes : j’ai été arrêté et mis en prison, dans une cellule normale, avec les toilettes par terre, un banc pour s’asseoir, sans drap ni coussin, une cellule sans fenêtre et la lumière allumée en permanence, et j’y suis resté 4 heures.

 

Après quoi l’ambassadeur italien est intervenu, et est venu me chercher. Ils m’ont fait sortir pour lui parler pendant environ 1 h 1/2 en attendant le résultat de tous les coups de téléphone nationaux et internationaux, pour finalement être libéré et pouvoir revenir à l’hôtel finir la nuit. Nous sommes ici face à une violation flagrante de toutes les règles du droit international, européen et mondial.

 

Il s’agit ici d’une arrestation préventive pour empêcher une personne d’exposer son point de vue, un citoyen italien et donc européen, et qui ne peut pas s’exprimer sur le territoire d’un pays européen et de dire ce qu’il pense, de la vie, du monde, de l’existence humaine, de la guerre, de la paix, etc.

 

C’est selon moi un incident d’une gravité sans précédent et qui montre à quel point la dégénération fasciste a progressé en Europe. On touche vraiment le fond de l’expérience européenne depuis qu’Altiero Spinelli a commencé à penser à l’Europe. Cela n’est pas l’Europe d’Altiero Spinelli, ce n’est pas l’Europe que nous voulons, cela n’a rien à voir avec les droits de l’homme qui ont été violés de façon flagrante ici.

 

(Journaliste) : Tous nos encouragements Giulietto.

(GC) : Merci.

 

 

Par ilfattoquotidiano.fr – le 16 décembre 2014 - Transcription et traduction : Christophe pour ilfattoQuotidiano.fr

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Imprimante de nourriture en 3D

Imprimante de nourriture en 3D | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Cela ressemble à de la science-fiction, mais c’est bien réel. Liège accueille cette semaine un congrès mondial sur le secteur de la 3D. On y parle notamment de «3D Food Printing», une incroyable technologie promise à un bel avenir.


Nos esprits peinent parfois à imaginer l’impact qu’auront certaines technologies dites «du futur» dans nos vies. Celle de la «3D Food Printing», littéralement «impression de nourriture en 3D», interpelle. Elle est pourtant présentée par les spécialistes comme le cœur du tournant majeur dans notre rapport à l’alimentation. «Le four à micro-ondes a débarqué dans toutes nos cuisines. Un jour, ce sera le cas de l’imprimante 3D», prédit d’ailleurs Jacques Verly, professeur d’électronique et d’informatique à l’ULg.


Liège accueille cette semaine un sommet international sur les technologies en trois dimensions, le «3D Stereo Media». Des spécialistes venus du monde entier y abordent la 3D selon divers points de vue: scientifique, artistique, cinématographique, informatique, etc. Parmi les conférences, l’une concerne l’alimentation en 3D, ou «3D Food Printing», et rassemble les quelques (encore rares) spécialistes du secteur.


En pleine période de balbutiements, la 3D Food Printing consiste à se servir d’une sorte d’imprimante 3D pour fabriquer de la nourriture, voire des repas complets, élaborés, savoureux. C’est du moins l’un des objectifs des chercheurs.


Si les machines s’apparentent à des imprimantes 3D «classiques», puisqu’elles façonnent un objet couche par couche, la base même de la technologie en diffère grandement, puisqu’il s’agit bien de nourriture.



On n’imprime pas juste des formes, on reconstitue un repas modélisé


Les «cartouches» de l’imprimante sont constituées d’éléments alimentaires divers, que l’on va assembler pour créer un repas. «On peut faire des choses déjà élaborées: pizzas, burgers, etc.», ajoute Jacques Verly. «On recrée véritablement les aliments.» Et la créativité permettra sans doute à l’avenir de créer des aliments nouveaux, d’un genre encore inexistant.


C’est bien là que le principe de la 3D Food Printing demeure un peu difficile à conceptualiser, pour le commun des mortels. Les imprimantes 3D ne se limitent à la création de formes et de mélanges comestibles. Les matrices assemblent les bases alimentaires de façon très élaborée. «Des pointures de la gastronomie s’y intéressent déjà. On est encore un peu dans le rêve, mais il y a aura sans doute un jour moyen de composer des menus de restaurants gastronomiques complets avec la 3D Food Printing», rien de moins.



Une solution pour les astronautes, les seniors et les sportifs ?


On saisit rapidement l’opportunité qu’une telle technologie peut représenter, à moyen terme, pour les besoins alimentaires de la population mondiale. «Les applications de la 3D Food peuvent être variées et très ciblées», indique Dorothée Goffin, directrice du Smart Gastronomy Lab de l’ULg.


«L’armée américaine s’y intéresse, par exemple. Cela peut ouvrir des perspectives pour l’alimentation des astronautes, dans l’espace. Ou des personnes âgées, auxquelles on pourra concocter des plats sur mesure en fonction de leurs capacités de déglutition. Les sportifs pourront obtenir une nourriture adaptée à leurs besoins. On pourra inventer de nouvelles recettes et sans cesse adapter l’alimentation aux besoins, par exemple si vous manquez de calcium, de magnésium ou de telle vitamine.»


«Des aliments très intéressants d’un point de vue nutritionnel et environnemental pourront être exploités, dans les matrices. Je songe par exemple aux algues, aux insectes ou encore aux mycoprotéines», ajoute Dorothée Goffin.



On n’imprime pas, mais on fige des aliments


Contrairement aux imprimantes 3D classiques, qui reconstituent la forme modélisée en figeant des polymères, la 3D Food Printing implique de la nourriture. «La reconstitution de nourriture relève donc des propriétés physico-chimiques. Le défi, c’est de parvenir à figer l’aliment en allant chercher la précipitation de telle protéine, en travaillant sur la gélification. Le chocolat, par exemple, est une matrice facile à utiliser: il est à l’état liquide puis se fige à température ambiante», explique encore Dorothée Goffin.


La technologie intelligente qui se développera durant les prochaines années permettra de faire évoluer les perspectives. «Par exemple, vous pourrez préparer votre repas au travail, l’envoyer par internet et le faire sortir de votre imprimante avant de rentrer à la maison. Autre exemple: s’il manque un aliment pour votre lasagne, l’imprimante pourra se servir d’autres cartouches et modéliser une nouvelle recette, s’adapter en fonction des circonstances et de vos besoins», détaille Jacques Verly.



«La 3D Food Printing sera le four à micro-ondes du XXIe siècle»


Les scientifiques voient en tout cas dans la 3D Food Printing l’une des révolutions majeures de notre quotidien, dans le futur. Il suffit de penser à l’état d’avancement de la téléphonie, voici encore 15 ou 20 ans, comparativement à ce qui existe aujourd’hui, pour se rendre compte que les choses peuvent évoluer considérablement en quelques décennies. «L’idée consiste vraiment à conjuguer nos besoins fonctionnels alimentaires avec la créativité gastronomique», se réjouit Jacques Verly.


Les quelques centres névralgiques qui s’y intéressent dans le monde sont des universités, des start-up et autres Fab Labs intéressés par l’expérimentation. «Mais aussi des sociétés privées, qui veulent être prêtes si cette révolution alimentaire a lieu. C’est le cas de Nestlé, par exemple, qui effectue des recherches en 3D Food Printing.» Certaines régions en particulier cherchent à se positionner comme des centres de référence en la matière, à l’instar de la Silicon Valley à proximité de San Francisco pour ce qui concerne les nouvelles technologies. Liège pourrait bien chercher à se faire une place sur cette carte du monde de la 3D Food Printing.


Faut-il en avoir peur et prévoir le triomphe de Tricatel, au détriment d’une alimentation issue de la terre ?


«Les deux cohabiteront probablement. Il sera justement intéressant d’observer les évolutions, de voir quels chemins emprunteront nos modes d’alimentation. Le monde de la gastronomie et les geeks apporteront leur créativité, je leur fais confiance pour cela», prédit Jacques Verly.


Source : Life - Lavenir.net


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Comment retrouver la forme ?

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Comment retrouver la forme après

un épisode infectieux ?

 

Les symptômes liés à un épisode infectieux, comme le rhume ou la grippe, durent en général une dizaine de jours. Mais il est rare que l’on soit en pleine forme les jours qui suivent la fin de l’infection. Comment accélérer la période de convalescence ? Que faire pour retrouver la forme rapidement et naturellement ?

 

 

Optez pour les probiotiques

 

Les probiotiques sont des micro-organismes bénéfiques pour l’organisme qui constituent la flore buccale, intestinale et vaginale. Ils permettent de contrecarrer la prolifération des organismes nuisibles susceptibles de provoquer des infections, en plus de contribuer à la digestion des aliments. Mais ils ont surtout une activité de modulateur de l’immunité : ils la renforcent lorsqu’elle est faible et diminuent sa suractivation en cas d’allergies ou d’épisodes infectieux. Une revue systématique1, ayant répertorié 23 études sur le sujet, a confirmé l’efficacité de ces probiotiques dans le traitement des diarrhées infectieuses tandis que d’autres essais ont mis en exergue son effet régulateur sur le système immunitaire2-5.

 

Mais où trouve-t-on ces probiotiques ?

Dans les yaourts (yogourts) ? Oui, à condition de bien prendre garde aux produits qui en ont l’appellation. Beaucoup de produits laitiers fermentés que l’on nomme « yaourt » (et qui, en réalité, n’ont pas le droit à cette dénomination) n’en contiennent quasiment pas, car ils ont été pasteurisés ou stabilisés avant d’être commercialisés. Les « vrais » yaourts doivent renfermer au moins 10 millions de bactéries vivantes par gramme. Au final, la teneur en bactéries actives des yaourts vendus dans le commerce peut tout de même varier considérablement d’un produit à l’autre. Plus le yaourt sera frais, moins il sera acide, et plus il sera riche en bactéries.

 

 

Sources

1. H., Shen, J., Zhang, C. X., and Xiao, S. D. Meta-analysis : the effect of supplementation with probiotics on eradication rates and adverse events during Helicobacter pylori eradication therapy. Aliment.Pharmacol.Ther. 1-15-2007 ; 25(2) : 155-168. View Abstract


2. Oral delivery of Lactobacillus casei Shirota modifies allergen-induced immune responses in allergic rhinitis. Ivory K, Chambers SJ, et al. Clin Exp Allergy. 2008 Aug ; 38(8) : 1282-9. Epub 2 008 May 28.


3. Wang MF, Lin HC, et al. Treatment of perennial allergic rhinitis with lactic acid bacteria.Pediatr Allergy Immunol. 2004 Apr ; 15(2) : 152-8.


4. Cross ML. Immunoregulation by probiotic lactobacilli: pro-Th1 signals and their relevance to human health Clin Appl Immunol Rev 2002; 3 : 115–25. Cité dans : Haddad PS, Azar GA, et al. Natural health products, modulation of immune function and prevention of chronic diseases. Evid Based Complement Alternat Med. 2 005 Dec ; 2(4) : 513-20. 


5. Gill HS, Rutherfurd KJ, et al. Enhancement of immunity in the elderly by dietary supplementation with the probiotic Bifidobacterium lactis HN019Am J Clin Nutr 2001; 74 : 833–9.

 

 


Faites le choix de la phytothérapie avec l’échinacée

 

Les échinacées étaient des plantes autrefois utilisées par les indiens d’Amérique pour soigner de nombreux maux, parmi lesquels les infections des voies respiratoires. Depuis, elles ont fait l’objet de plusieurs études qui ont plus ou moins validé leur efficacité. Ainsi, dans une étude1 datant de 2010, des chercheurs ont montré que les symptômes du rhume duraient en moyenne une demi-journée de moins chez les personnes ayant pris de l’échinacée. Plus tard, deux méta-analyses2-3 ont conclu qu’elle permettait de réduire l’intensité des symptômes tels que les maux de tête, la faiblesse et l’écoulement nasal. Bien que toujours discuté au sein de la communauté scientifique, elle est recommandée aujourd’hui par la Commission E, l’Organisation mondiale de la Santé et l’ESCOP en tant que traitement d’appoint des infections respiratoires. 

 

Comment la prendre ?

Infusez 10 minutes, 1 gramme de racines ou de parties aériennes séchées dans une tasse d’eau bouillante. Puis, buvez de 1 à 6 tasses par jour. Pour les capsules, on recommande de prendre environ 1 gramme, 3 fois par jour.

 

Sources


1. Echinacea for Treating the Common Cold. A Randomized Trial. Bruce Barrett, MD, PhD; Roger Brown, PhD ; Dave Rakel, MD et al. Annals of Internal Medicine.


2. Linde K, Barrett B, et al. Echinacea for preventing and treating the common cold.Cochrane Database Syst Rev. 2 006 Jan 25 ; (1) : CD000530.


3. Shah SA, Sander S, et al. Evaluation of echinacea for the prevention and treatment of the common cold: a meta-analysis.Lancet Infect Dis. 2007 Jul ; 7(7) : 473-80.

 

 

Une cure de vitamine C pour stimuler les défenses

 

Appelée aussi acide ascorbique, la vitamine C contribue à une centaine de mécanismes dans l’organisme. Ses effets thérapeutiques sont nombreux et encore relativement inconnus. Néanmoins, la recherche a prouvé que des doses préventives quotidiennes de 250 mg à 1 g de vitamine C réduisaient significativement le risque de contracter un rhume1. Ses effets démontrés sur le système immunitaire en font un bon candidat pour aider à retrouver la forme après un épisode infectieux tel qu’un rhume ou un état grippal.


On retrouve de la vitamine C dans de nombreux fruits et légumes et particulièrement dans le poivron rouge (100 à 170 mg), la papaye (environ 100 mg), le kiwi (70 mg) et l’orange (70 mg). Il est aussi possible de se supplémenter même si des études ont montré que les bénéfices globaux semblaient moindres dans ce cas de figure2-5.

 

 

Sources

1. Examining the evidence for the use of vitamin C in the prophylaxis and treatment of the common cold. Heimer KA, Hart AM, et al. J Am Acad Nurse Pract. 2009 May;21(5) : 295-300.


2. Shekelle P, Hardy ML, et al. Effect of the supplemental use of antioxidants vitamin C, vitamin E, and coenzyme Q10 for the prevention and treatment of cancer. Evid Rep Technol Assess (Summ). 2003 Oct;(75) : 1-3. Review


3. Antioxidants vitamin C and vitamin e for the prevention and treatment of cancer. Coulter ID, Hardy ML, et al. J Gen Intern Med. 2006 Jul ; 21(7) : 735-44.


4. A systematic review of the evidence supporting a causal link between dietary factors and coronary heart disease. Mente A, de Koning L, et al. Arch Intern Med. 2 009 Apr 13 ; 169(7) : 659-69.


5. Vitamins C and E and beta carotene supplementation and cancer risk: a randomized controlled trial. Lin J, Cook NR, et al. J Natl Cancer Inst. 2 009 Jan 7 ; 101(1) : 14-23.

 

 

 

Soignez votre sommeil pour optimiser la réparation

 

Les nombreuses recherches effectuées sur le sommeil ont confirmé le rôle du sommeil comme élément régulateur et réparateur1. C’est lorsqu’on dort que nos défenses immunitaires se façonnent, que notre peau se régénère, que des processus biochimiques de réparations se mettent en place. Un manque de sommeil après un épisode infectieux risque donc d’augmenter la durée de la convalescence, en plus d’induire une grande variété de troubles comme des vertiges, des maux de têtes ou des douleurs diverses. Une étude a montré l’importance du sommeil sur le système immunitaire : moins une personne dort, et plus elle court le risque de contracter un rhume2 !

Combien d’heures faut-il dormir par nuit ? Cela dépend de chacun. La plupart ont besoin d’environ 8 heures de sommeil, mais cela peut varier de 6 h à 9 heures en fonction de l’âge ou de la physiologie de chacun. Veillez à dormir suffisamment durant cette période importante de récupération.

 

Sources

1. Information about Sleep, Sleep, Sleep Disorders, and Biological Rhythms - NIH Curriculum Supplement Series, National Institutes of Health


2. Sheldon C, William J D, et al. Sleep Habits and Susceptibility to the Common Cold, Arch Intern Med. 2 009 ; 169(1) : 62-67.

 



Mangez équilibré pour consolider votre immunité

 

Dans les pays occidentaux, les déficits en calories ont laissé place aux carences en micronutriments, du fait de la progression fulgurante de la « malbouffe ». Or, ce sont ces vitamines et minéraux, si précieux, qui contrôlent notre immunité. Des études animales ont montré qu’une déficience en un seul des micronutriments suivants nuisait aux fonctions immunitaires : sélénium, fer, cuivre, calcium, acide folique, vitamine A, B6 et E2. Il apparaît donc indispensable de soigner son alimentation durant la période de convalescence en privilégiant les fruits et légumes, riches en antioxydants, et les viandes maigres et poissons, riches en protéines. Celles-ci sont les constituantes-clés des molécules du système immunitaire : les anticorps.

 



Retrouvez du tonus avec le ginseng

 

Jouissant d’une grande renommée dans les pays asiatiques, le ginseng est un tonique général de l’organisme vanté par la médecine traditionnelle chinoise. La Commission E et l’Organisation mondiale de la Santé reconnaissent toutes deux son usage pour tonifier l’organisme des personnes affaiblies et pour aider les personnes convalescentes à reprendre des forces. Il faut dire que la recherche scientifique est plutôt fournie sur le sujet1-4. Des études menées chez l’homme et l’animal ont montré son intérêt dans la prévention et le traitement de l’infection respiratoire, par le biais d’une stimulation du système immunitaire.

Comment le prendre ?

- Extrait normalisé (4 % à 7 % de ginsénosides) : prendre 200 mg, de 1 à 3 fois par jour.

- Racine séchée : faire bouillir de 1 g à 2 g de racines dans 150 ml d’eau pendant 10 à 15 minutes, trois fois par jour.

 

Sources

1. Scaglione F, Cattaneo G, et al. Efficacy and safety of the standardised Ginseng extract G115 for potentiating vaccination against the influenza syndrome and protection against the common cold [corrected]Drugs Exp Clin Res 1996;22(2) : 65-72.


2. McElhaney JE, Gravenstein S, et al. A placebo-controlled trial of a proprietary extract of North American ginseng (CVT-E002) to prevent acute respiratory illness in institutionalized older adults.J Am Geriatr Soc. 2004 Jan;52(1) : 13-9. Erratum in : J Am Geriatr Soc. 2004 May;52(5) : following 856.


3. Predy GN, Goel V, et al. Efficacy of an extract of North American ginseng containing poly-furanosyl-pyranosyl-saccharides for preventing upper respiratory tract infections: a randomized controlled trial.CMAJ. 2 005 Oct 25 ; 173(9) : 1043-8


4. Efficacy of COLD-fX in the prevention of respiratory symptoms in community-dwelling adults: a randomized, double-blinded, placebo controlled trial. McElhaney JE, Goel V, et al. J Altern Complement Med. 2 006 Mar ; 12(2) : 153-7.

 

 

Envisagez les huiles essentielles de cyprès et de ravintsara

 

Les huiles essentielles de cyprès et de ravintsara possèdent des propriétés particulièrement utiles après un épisode infectieux. Immunostimulantes et antivirales, elles aideraient notamment à accélérer la convalescence et combattre la fatigue qui accompagne habituellement les infections telles que le rhume ou la bronchite. Elles s’utilisent idéalement en diffusion ou en olfaction (au-dessus d’une fiole), mais leurs usages doivent faire l’objet au préalable d’une validation auprès d’un professionnel de santé. Elles sont notamment déconseillées pour les femmes enceintes et les enfants.

 

 

 

Par passeportsante.net – le 16 décembre 2014

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Le Fidelio de Beethoven, ou...

Le Fidelio de Beethoven, ou... | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Le Fidelio de Beethoven, ou l’instinct de liberté

 

 


 

Pour situer le contexte et l’importance de cette conférence et des personnalités qui y sont intervenues, lisez 30e anniversaire de l’Institut Schiller : la nouvelle Route de la soie transforme déjà la planète !

 

Inspirez-vous des hautes émotions que vous avez ressenties en écoutant Beethoven ; puisez dans le meilleur de vous-mêmes, dans la beauté et l’amour universel chantés dans la scène finale pour transmettre dès demain, à un maximum de vos concitoyens, l’enthousiasme pour un futur meilleur que vous aura inspiré la conférence.

 

Voici, en substance, la mission qu’Helga Zepp-LaRouche, présidente de l’Institut Schiller, nous confia à la fin de la conférence de Francfort du 18 et 19 octobre 2014.

 

Le choix de présenter l’opéra Fidelio lors d’un tel événement (sous une forme réduite, sans décor, avec un orchestre amateur resserré et des chœurs uniquement formés de militants de notre organisation européenne) n’est pas anodin.

 

La profonde émotion qu’exprimèrent les spectateurs après le concert en témoigne. Pourquoi ? D’abord parce que la beauté, la vraie beauté, porte en elle une dimension morale. En effet, comment se figurer la possibilité de plus de justice, d’égalité, de progrès, si jamais dans notre vie, l’on n’a eu l’occasion d’en avoir une idée, une représentation ?

 

À quoi bon s’indigner de la cruauté qui sévit partout dans notre société, si rien de plus grand, de plus noble, n’a déjà été porté à notre imagination ? Enfin, y a-t-il meilleur moyen pour convaincre autrui de se battre politiquement, que de mobiliser à la fois sa raison et ses émotions ?

 

Beethoven fut inspiré d’un grand nom de la Renaissance allemande, Friedrich Schiller (1759-1805). Le poème L’Ode à la joie, du dernier mouvement de la fameuse 9e Symphonie, fut d’ailleurs écrit par lui.

Or pour Schiller, qui écrivit, suite aux effusions sanguinaires de la Révolution française – en laquelle il avait beaucoup espéré – Les lettres sur l’éducation esthétique de l’homme, l’artiste doit prendre très au sérieux son rôle d’éducateur, en harmonisant, par ses œuvres, nos instincts – émotionnel et rationnel – sans cesse en lutte. L’artiste est en somme un psychologue de la nation ; non pas pour nous faire nous contempler nous-mêmes, mais pour nous rendre meilleurs, enclins à intervenir pour élever notre société.

 

 

L’histoire de Fidelio

 

Afin de libérer son mari Florestan, détenu en secret par Don Pizarro, cruel gouverneur de la prison d’État, Léonore se déguise en homme et prend le nom de Fidelio : elle parvient ainsi à se faire embaucher par Rocco, le geôlier de la prison. Mais la fille de ce dernier, Marzelline, pourtant courtisée par Jaquino, tombe amoureuse de Fidelio. Les fausses idées de la fille et du père, persuadés de la réciprocité de cet amour, et le désarroi et la colère de Fidelio et Jaquino, sont chantés dans le célèbre et magnifique quartet : « Mir ist so wunderbar ».

 

La visite du ministre Don Fernando est annoncée : il ne doit pas connaître la détention de Florestan. Puisque Rocco refuse de tuer le détenu, Pizarro le force à creuser une tombe dans son cachot même, pour y mettre son corps après que le gouverneur lui-même l’aura tué.


Léonore obtient une courte sortie pour les prisonniers. Ces derniers expriment dans le fameux chœur « O welche Lust », la joie de respirer la lumière et un peu de liberté. Florestan n’est pas parmi eux : Léonore suppliera donc Rocco de l’accompagner dans le cachot secret.

 

Florestan, dans le noir et l’insalubrité de son cachot, pleure, mais accepte son destin. Quand Pizarro descend pour le tuer, Léonore, dévoilant son identité, s’interpose et le menace de son pistolet. Arrive le bon ministre Fernando qui libère Florestan. Dans un final grandiose s’apparentant à l’Hymne à la joie de la 9e, tous les personnages, de Jaquino à Pizarro, rejoints par le chœur des villageois, célèbrent la liberté et le courage de Léonore, épouse exemplaire.

 

Fidelio est l’unique opéra de Beethoven. Écrit en 1803, inspiré du livret du Français Jean-Nicolas Bouilly, il fut censuré par deux fois par les autorités de Vienne. Mais le compositeur ne renoncera jamais, malgré les divers remaniements qu’il devra effectuer, au caractère subversif de son opéra.

 


Pourquoi un opéra subversif ?

 

À l’époque de Fidelio, comme l’a documenté l’historien Donald Phau, alors que l’Angleterre, la Prusse et l’Autriche – où vit Beethoven – sont encore en guerre contre la France, un homme fait beaucoup parler de lui : Lafayette. Patriote, mais figure aristocratique ambiguë de la Révolution française, le héros de la Révolution américaine a gardé ses ennemis : les cercles britanniques.

 

Or ces derniers sont connus pour avoir alimenté, afin de la faire échouer, les réseaux extrémistes de la Révolution française. En 1792, sur ordre du Premier ministre anglais William Pitt le Jeune, Lafayette est emprisonné, en Prusse puis à Olmuetz, en Autriche. Son épouse, Adrienne, emprisonnée en France, échappe à la guillotine. Mais dès sa libération, à la faveur d’un long voyage, déguisée, et de son audace auprès des autorités, dont l’Empereur d’Autriche (compatissant, mais soumis aux Anglais par un pacte), elle parvient à rejoindre, avec ses deux filles, son mari.

 

Pitt posera une condition aux visites conjugales : qu’Adrienne consente à rester prisonnière elle aussi. Grâce à la mobilisation des cercles américains et de Carnot, l’histoire de la détention illégitime des époux Lafayette fait le tour de l’Europe, jusqu’à leur libération en 1797. Au point qu’à leur départ d’Olmuetz, des foules viennent les acclamer, célébrant leur courage et la désobéissance civique d’Adrienne ; certains chantant même la Marseillaise.

 

De Léonore (Adrienne) à Pizarro (William Pitt) en passant par le ministre compatissant Don Fernando (Francis II), la ressemblance avec l’histoire de Fidelio n’est pas une coïncidence... Même les premières notes des chœurs (prisonniers et chant final) sont une inversion de celles... de la Marseillaise (cf. « Aux armes, aux armes citoyens ! ») !

 

Comme Schiller, Beethoven avait de fortes idées républicaines. Impertinent, il était connu pour faire fi du danger à exprimer tout haut, même dans les rues, son idéal politique. Il suivait avec intérêt tout ce qui avait trait aux révolutions américaine et française. Plus qu’un reflet de ces idées, sa musique est faite pour réveiller en nous l’instinct de liberté.

 

Comme le disait Schiller, « un théâtre national est aussi important qu’une banque nationale ». Reste à organiser, en se basant sur le meilleur de la culture universelle, une renaissance culturelle nécessaire à la renaissance économique. Alors à quand un opéra moderne sur Kimpa Vita (Ndona Béatrice), la Jeanne d’Arc du Congo?

 

 

Par Maëlle MercierSolidarité & Progrès — le 16 décembre 2014

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Comment tuer la dissidence ?

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Photo : le duc et la duchesse de Windsor en 1937 avec Adolf Hitler.

 

Le fascisme et la guerre, deux instruments de l’élite

pour réprimer et tuer la dissidence

 

Jacques Pauwels n’est pas le genre d’historien dont on entend souvent parler dans les médias traditionnels. Il n’est évidemment pas le genre d’« expert » auxquels ils se réfèrent pour vérifier des faits historiques. L’exclusion des événements d’actualité de leur contexte historique constitue en fait un aspect crucial de la propagande médiatique.

 

Écouter Jacques Pauwels nous fait comprendre d’une part l’ampleur des mensonges dont on nous a gavés sur la Seconde Guerre mondiale, le fascisme et la démocratie, et, d’autre part, comment les mythes liés aux guerres précédentes doivent être entretenus dans le discours dominant afin de satisfaire les besoins d’une incessante propagande de guerre.

 

Lors d’une conférence le 15 décembre à Montréal, il a expliqué que les Première et Seconde Guerres mondiales avaient essentiellement pour but de d’écraser les mouvements révolutionnaires des masses.

 

 

Le mythe de la bonne guerre

 

Chaque fois qu’il est nécessaire d’obtenir l’approbation des Occidentaux pour une guerre, le mythe de la bonne guerre refait surface : la Seconde Guerre mondiale était une bonne guerre, nécessaire pour étancher la soif de sang d’Hitler. Pauwels détruit ce mythe et révèle la nature brutale de l’élite occidentale.

 

Les raisons de l’implication américaine dans la Seconde Guerre mondiale résident dans les conditions socio-économiques de l’époque, non pas dans un élan de compassion destiné à sauver l’humanité du fascisme. En réalité, l’élite des États-Unis était en faveur du fascisme, un outil très pratique pour écraser le mouvement révolutionnaire de masse incarné par la Révolution russe et l’URSS.

 

La Seconde Guerre mondiale n’était qu’une continuation de la Première Guerre mondiale. « On nous a toujours dit que la Première Guerre mondiale a commencé avec l’assassinat de l’archiduc Franz Ferdinand, mais ce n’est pas vrai », explique Pauwels. Il s’agit en effet d’un mythe bien établi perpétué par diverses sources d’information, que l’histoire soit écrite par des experts comme c’est le cas dans l’Encyclopédie Larousse, ou par un peu n’importe qui, comme dans Wikipedia :

 


Le déclenchement de la guerre

 

La cause plus immédiate – qui déclenche le conflit par l’enchaînement des alliances – est l’assassinat à Sarajevo de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche et de son épouse par un nationaliste serbe de Bosnie le 28 juin 1914. (Première Guerre mondiale, Larousse)

 

L’étincelle qui provoqua la guerre survint le 28 juin 1914, lorsqu’un jeune nationaliste serbe de Bosnie, Gavrilo Princip, parvint à assassiner l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône austro-hongrois, et son épouse. Les exigences de vengeance de l’Autriche-Hongrie (fortement encouragée par l’Allemagne) à l’encontre du Royaume de Serbie menèrent à l’activation d’une série d’alliances qui obligèrent plusieurs puissances européennes à s’engager sur la voie de la guerre. Plusieurs de ces nations étaient à la tête d’empires s’étendant sur plusieurs continents, ce qui explique la portée mondiale du conflit. (Première Guerre mondiale, Wikipedia)

 

Les deux guerres mondiales ont deux dimensions : la dimension verticale, à savoir la rivalité entre les empires, et la dimension horizontale, la lutte des classes, explique Pauwels.

 

Ces guerres étaient le meilleur moyen pour l’élite occidentale de faire face à la croissance des mouvements révolutionnaires et démocratiques, alimentés par des conditions économiques désastreuses et menaçant l’ordre établi.

 

Pauwels raconte que selon Nietzsche par exemple, « la guerre était la solution contre la révolution, car, dans une guerre, il n’y a pas de discussions, comme c’est le cas en démocratie. Dans une guerre, la minorité, l’élite, décide et la majorité, les prolétaires obéissent. »

 

Pour les membres de l’élite comme Malthus, « le système ne pouvait pas être la cause de la pauvreté, car l’élite en profitait. La cause de la pauvreté, c’était les pauvres : il y en avait trop. Par conséquent, la solution à la pauvreté et à la menace des mouvements révolutionnaires était tout simplement d’éliminer les pauvres et quelle meilleure solution que la guerre pour tuer des pauvres ? »

 

Après la Première Guerre mondiale cependant, « la révolution n’était plus une simple idée, elle était devenue quelque chose de concret : l’Union soviétique.  Le fascisme est alors venu à la rescousse. « Le fascisme était l’instrument de l’élite pour atteindre les objectifs de 1914, à savoir mettre un terme aux révolutions et au communisme. »

 

Le communisme et le socialisme ont gagné du terrain dans le monde entier après la Première Guerre mondiale. « L’élite industrielle et financière allemande voulait écraser le mouvement révolutionnaire et détruire l’Union soviétique. Adolf Hitler était leur outil pour y parvenir. »

 

Selon la croyance populaire, les dirigeants occidentaux se sont portés à la défense de la démocratie, se sont engagés dans une guerre contre l’Allemagne pour sauver l’humanité du fascisme, et c’est l’implication des États-Unis dans la guerre qui a mené à la chute de la machine de guerre hitlérienne. Rien de plus faux. « Hitler a été soutenu par d’autres pays européens et les États-Unis parce qu’ils voulaient qu’il détruise l’URSS, le berceau de la révolution. » C’est exactement le contraire qui s’est produit : c’est l’URSS qui a vaincu l’Allemagne nazie, perdant plus de 20 millions d’âmes dans la bataille.

 

Les États-Unis ont même recruté les services des meilleurs scientifiques, techniciens et ingénieurs nazis après la guerre. Cette facette de l’histoire appelée Opération Paperclip n’a pas encore trouvé sa place dans l’encyclopédie Larousse.

 

« La Seconde Guerre mondiale, c’est la victoire de l’impérialisme américain », un terme rarement utilisé aujourd’hui, même si c’est celui qui décrit le mieux la réalité que le monde connait depuis.

 

Ce qu’il y a de plus surprenant cependant est la survie du mythe voulant que nous allions à la guerre pour sauver le monde de méchants dictateurs ou de terroristes et que le monde occidental se batte pour la liberté et la démocratie. Grâce aux « sténographes du pouvoir », la tromperie fonctionne encore et ce mensonge est toujours utilisé plusieurs décennies plus tard.

 

 

 

Par Julie Lévesque, journaliste - Mondialisation.ca – le 17 décembre 2014

 

 

Visitez le site web de Jacques Pauwels au http://www.jacquespauwels.net/about/. Ses articles et ses livres sont disponibles en plusieurs langues. Voir aussi les articles de Jacques Pauwels sur Mondialisation.ca

Article publié initialement en anglais : Fascism and War: Elite Tools to Crush and Kill Dissent

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Reproduction particulière

Reproduction particulière | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 


Cette plante utilise une technique extrêmement

spécifique et peu ragoutante pour se reproduire

 

Voici l’Aristoloche à feuilles rondes (Aristolochia rotunda), c’est une plante commune, originaire d’Europe méridionale. Elle ne ressemble à rien de particulier, mais les scientifiques ont récemment découvert qu’elle emploie une très étrange stratégie de reproduction.

 

Nous avons appris, dans notre enfance, que les araignées liquéfient leur proie, avant d’aspirer le jus, ce qui est déjà assez bizarre, mais nous nous sommes habitués à ce fait. Les araignées ne mangent pas très proprement et elles ne peuvent pas tout digérer. Quand une araignée dévore un insecte, elle laisse généralement un peu de substance gluante derrière elle. Il y a aussi des morceaux d’insectes qui peuvent échapper aux griffes et mandibules acérés d’une mante religieuse ou d’autres arthropodes. Ce sont des calories gratuites, disponibles pour tout insecte charognard.

 

L’évolution étant ce qu’elle est, à terme, un type spécifique de charognard se présente. Ainsi, une classe spécifique de mouches (Chloropidae) mange les restes d’insectes fraichement mâchés et qui ont glissé de l’assiette de leur prédateur. L’effort est dangereux, le charognard pouvant terminer dans le menu de l’araignée. Mais cette chair, sous quelque forme que ce soit, est une riche source nutritive et semble en faire que le risque en vaille la peine.

 

C’est là que ça devient un peu fou. Ces mouches nécrophages sont promptes à se présenter à tout ce qui sent comme un insecte en train d’être mangé par une araignée. Les plantes qui dépendent des mouches pour propager leurs espèces pourraient ainsi utiliser une de ces mouches, mais elles ne peuvent pas attraper et tuer des insectes afin de les attirer.

 

C’est là que l’Aristoloche à feuilles rondes tire son épingle du jeu. Quand elle a besoin de se reproduire, elle émet une combinaison de senteurs. Ces parfums, une fois réunis, imitent l’odeur d’un insecte croqué par une araignée. Attirées par l’odeur, ces mouches spécifiques se montrent, mais ne trouvent pas les restes de juteux insectes. À la place, elles se font recouvrir de pollen. Ils procèdent ensuite à la plante suivante, se font une nouvelle fois duper et pollinisent la nouvelle plante…

 

C’est ce qu’ont déterminé les scientifiques de l’institut de botanique de l’université de Dresde (Allemagne) et décris dans leur étude publiée dans la revue New Phytologist : The betrayed thief – the extraordinary strategy of Aristolochia rotunda to deceive its pollinators.

 

 

Par gurumed.org – le 17 décembre 2014

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Danger des sapins de Noël

Danger des sapins de Noël | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Un joli sapin de Noël garni, des lumières, une belle ambiance et une caméra de surveillance qui filme l'horreur qui s'en suit.


Cliquez sur ce lien pour voir la vidéo qui vous incitera à la prudence durant les fêtes.


Éteignez les lampes décoratives du sapin si vous ne restez pas dans le local !  Via la vidéo, constatez à quelle vitesse tout est en feu et tout devient incontrôlable.  Effrayant !


Duc


Koter Info's insight:


Un conseil en or


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Les troupes de Kiev se renforcent

Les troupes de Kiev se renforcent | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 

 

Ukraine/Donbass : les troupes de Kiev

continuent de se renforcer

 

Ce 17 décembre, jour anniversaire du colonel Igor Vsevolodovitch Girkin dit Strelkov, est aussi le 7e jour de la trêve. Un cessez-le-feu relativement respecté, mais qui cache des préparatifs guerriers, surtout du côté des forces de la junte. Même si ce conflit a pris des apparences de guerre civile localisée, il s’agit bel et bien d’une guerre, certes pour l’heure relativement limitée et de faible intensité – officiellement 4.400 tués en 6 mois —, mais qui est appelée cependant à durer avec des risques évidents d’évolution touchant toute la partie orientale de l’Ukraine suivant un axe Kharkov, Dniepropetrovsk – Odessa, voire à s’étendre régionalement, à cause de l’implication de plus en plus évidente et insistante dans ce conflit de pays membres de l’Alliance atlantique et de l’Union européenne comme la Pologne et les États baltes.

 

On note, ces dernières 24 heures, dans la zone du Donbass contrôlée par Kiev, une activité moyenne de l’aviation ukrainienne pendant la journée : 3 ou 4 avions de transport (An-26) tout au plus. Peu en comparaison à ces derniers jours où on a pu apercevoir d’incessants ballets aériens, sur les principaux aéroports du pays, d’appareils arborant les couleurs américaines et de l’OTAN. Au cours des 4 derniers jours, pas moins de 32 avions de transport militaire ont déchargé sur ces aéroports des cargaisons impressionnantes de systèmes de détection, de drones, d’équipements individuels et collectifs pour fantassins, de blindés légers et même des pièces d’artillerie.

 

D’autres informations font état de débarquements d’engins divers et de blindés, de même que des systèmes d’artillerie dans le port d’Odessa. À ce rythme, si on ajoute les matériels remis en conditions et réparés dans les ateliers ukrainiens, les véhicules et blindés sortant des chaînes de montage, les vieux stocks livrés par des pays membres de l’Alliance atlantique, on peut s’attendre, pour la première quinzaine de janvier, à ce que les forces ukrainiennes aient des capacités opérationnelles comparables à celles qu’elles d’avant le mois d’août. Mais ce n’est pas gagné d’avance puisque la logistique de l’armée de Kiev présente des carences insoupçonnables. Ainsi, dernièrement dans la région d’Odessa, quelque 104 tonnes de vivres d’une valeur de plus de 1,2 million d’hryvnia, qui avaient été stockées dans un entrepôt militaire ont été découverts dans un état inutilisable. Une enquête préliminaire est en cours pour négligence.

 

 


Accrochages sporadiques et grandes manœuvres

 

La reprise du contrôle total de la bourgade de Trehizbenka, dans la journée d’hier, par les forces de Kiev leur a permis d’installer des batteries de mortiers lourds. Hier soir, vers 20 h 30 – 20 h 45 (heure locale), plusieurs tirs de ces batteries ont été observés contre les positions indépendantistes vers de Prishib (quelques kilomètres plus au sud-ouest). Violant les accords de cessez-le-feu, Kiev entend bien maintenir la pression sur les FAN au nord de Lugansk, espérant sans doute ainsi reconquérir le terrain perdu les semaines précédentes.

 

Plus au nord-ouest, sur le secteur de 2e échelon des forces de Kiev, à Severodonetsk, une compagnie renforcée d’environ 200 gardes nationaux y a pris ses quartiers, pendant la nuit plusieurs véhicules transportant des munitions ont été acheminés sur zone. Toujours dans le même secteur géographique, un centre d’entrainement pour les forces en opération sur la ligne de front a été mis en place dans le village de Metelkin (est de Lisichansk).

 

Si le saillant de Debaltsevo est relativement calme, la journée a été ponctuée d’échanges sporadiques de tirs vers Uglegorsk et Debaltsevo.

 

Au nord-ouest de Gorlovka, le secteur Maïorsk a encore connu quelques accrochages d’une intensité variable.

 

 

 

 

 

 

Sur la périphérie nord de Donetsk, plusieurs accrochages ont encore eu lieu avec des tirs d’armes légères. Mais hier soir, vers 20 h 50 et 0 h 45 (heure locale), on notait des rafales de mitrailleuses lourdes et de lance-grenades vers Peski contre des positions républicaines.

Au nord-ouest de la zone aéroportuaire, vers l’agglomération de Tonenkoe, on signale la présence d’une section de 3 BM-21 Grad ukrainiens et une compagnie d’infanterie (garde nationale ?) arrivée dans une vingtaine de camions et véhicules divers, de même que des chars et des véhicules blindés.

 

Les forces de Nouvelle Russie, dans la zone aéroportuaire et face à Peski restent sur le qui-vive. Le bataillon « Sparta » de la brigade de Motorola et des éléments de la brigade « Vostok » commenceraient à, de nouveau, renforcer leurs positions.

 

Dans l’agglomération de Mariupol, on a remarqué plusieurs mouvements de colonnes blindées, de même que de batteries de lance-roquettes multiples Grad. À l’aéroport, un stock important d’explosifs de Zaporozhye est arrivé par camions Ural. Selon certaines sources, les caisses seraient marquées d’inscriptions en lettres latines, ce qui indique leur origine étrangère. Apparemment, ils font partie de la cargaison qui a été livrée la veille par avions de transport de l’OTAN.

 

 

« Aide l’Ukraine « proeuropéenne », dénonce ton voisin, tes gosses, tes parents…! »

 

Valentyn Nalyvaichenko, le chef de la police politique de la junte, le SBU, est un bon citoyen des États-Unis… Gloire à l’Ukraine !

Environ 120 résidents locaux de la zone occupée du Donbass par les forces de Kiev ont été arrêtés arbitrairement par la police politique (le SBU sous contrôle de la CIA et des nervis de l’extrême droite galicienne) pour être suspectés d’être suspects d’avoir « aidé » la République populaire de Donetsk. Ces rafles feraient suite à des dénonciations stipendiées de la part d’honnêtes citoyens ukrainiens en quête d’amélioration de leur maigre quotidien. Des interpellations qui interviennent au moment où le ministre du Développement économique et du Commerce de l’Ukraine, Aivaras Abromavicius (qui n’est pas d’origine ukrainienne, mais lituanienne et a été formé aux USA), vient d’admettre que son pays présente le plus haut niveau de corruption en Europe. Slava Ukrayini !

 

 

Par Jacques FrèreNationsPresse.info – le 17 décembre 2014

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Un « Wikileaks marocain » ?

Un « Wikileaks marocain » ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


 

Un « Wikileaks marocain » qui secoue le pouvoir

 Le monde vu à travers le prisme du Sahara occidental



Depuis deux mois, un faux profil met en ligne sur Twitter les secrets du royaume. Gouvernement et partis politiques n’osent ni analyser ni débattre des conséquences du piratage de milliers de câbles de la diplomatie marocaine.

 

En apparence il n’est pas très professionnel, et pourtant il a réussi à mettre sens dessus dessous les autorités du pays réputé le plus stable de l’Afrique du Nord : le Maroc. Depuis le 2 octobre, un profil anonyme (@chris_coleman24)1 distille sur Twitter des centaines de câbles de la diplomatie marocaine, de la Direction générale des études et de la documentation (DGED) — l’équivalent marocain de la Central Intelligence Agency (CIA) américaine ou de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) française — et aussi des courriels d’hommes de presse apparemment proches. Il a même mis en ligne des photos privées, comme celles du mariage de la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, Mbarka Bouaida, qui n’ont guère d’intérêt.

 

Tout cela est déversé sur le réseau dans le désordre le plus total — certains documents sont même mis en ligne trois fois — et dans les formats les plus divers. Celui qui se fait passer pour Chris Coleman, l’entraîneur de la sélection de football galloise, a commencé son déballage sur Facebook. Sa page a été fermée. Il a alors émigré sur Twitter, mais son compte a subi le même sort jusqu’à ce qu’il parvienne à convaincre l’entreprise de le rouvrir.

 

Ses tweets renvoyaient à des documents mis en ligne sur des sites de stockage et de partage de fichiers tels Dropbox, Mediafire ou 4Shared, mais sur ces supports, ses comptes ont été clôturés. « C’est vrai que depuis quelques jours, le Makhzen2 a multiplié ses menaces pour me décourager », se plaignait-il sur Twitter. « Il a mobilisé d’importantes ressources, notamment financières, pour empêcher la diffusion des informations », ajoutait-il, tout en promettant de continuer à se battre au risque de sa vie. Les métadonnées qui accompagnent ses tweets donnent à penser qu’il est au Maroc, mais il se peut qu’il ait réussi le tour de force de tromper Twitter sur l’endroit où il se trouve.

 

 

Un État fâché avec les Nations unies

 

Ce jeu du chat et de la souris démontre à quel point celui qui se cache derrière ce profil anonyme est, en apparence, aux antipodes du professionnalisme d’un Julien Assange, l’homme qui avait défié les États-Unis en 2010 en divulguant, avec la collaboration de quatre grands médias, 250 000 télégrammes du département d’État américain.

 

Dans un de ses rares commentaires, « Chris Coleman », qui affiche ses sympathies pour l’indépendantisme saharaoui, a expliqué que son but était de « déstabiliser le Maroc ». Il n’a certes pas réussi à le faire, mais malgré son amateurisme sur les réseaux il a secoué le Makhzen.

 

La qualité du matériel mis en ligne y est pour quelque chose. On y découvre un État marocain fâché avec le secrétariat général des Nations unies et dont les rapports sont également tendus avec le département d’État américain. Par exemple, le Maroc refuse depuis mai 2014 la prise de fonctions à Laayoune de la Canadienne Kim Bolduc, nommée à la tête de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), le contingent de l’ONU déployé dans cette ancienne colonie espagnole.


Rabat met aussi constamment des bâtons dans les roues de la mission de l’américain Christopher Ross, l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon au Sahara, un médiateur sourcilleux sur les droits humains et dans le fond favorable à l’octroi de l’autonomie à ce territoire pour résoudre le conflit. Dans un câble d’Omar Hilale, alors ambassadeur marocain auprès des Nations unies à Genève, il est décrit comme un alcoolique, devenu maladroit avec l’âge (il a 71 ans), qui n’arrive même pas à mettre sa veste tout seul.

 

 

Le clou des révélations est sans doute l’accord verbal secret conclu en novembre 2013 à la Maison-Blanche entre le président Barack Obama et le roi Mohammed VI. Les États-Unis y renonçaient — comme ils l’avaient fait en avril de cette année — à demander au Conseil de sécurité l’élargissement du mandat de la Minurso pour qu’elle puisse s’occuper des droits humains, mais obtenaient en échange trois concessions. Le Maroc arrêtait d’abord de faire juger les civils par des tribunaux militaires  ; il faciliterait ensuite les visites au Sahara des fonctionnaires du Haut Commissariat aux droits de l’homme et légaliserait les associations sahraouies indépendantistes comme le Collectif sahraoui des défenseurs des droits de l’homme (Codesa) du militant Aminatou Haidar. Sur ce dernier point, il n’a pas encore tenu promesse.

 

Si les rapports du Maroc sont plutôt mauvais avec le secrétariat général de l’ONU, ils sont en revanche bien meilleurs avec les deux instances onusiennes que sont le Haut Commissariat aux droits de l’homme et le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), tous deux à Genève. La diplomatie marocaine a su s’y faire des amis parmi les hauts fonctionnaires qui la renseignent sur les initiatives de ses adversaires et l’aident même à faire avorter ou à dénaturer leurs projets. Pour exemple, le séjour presque clandestin à Genève, en 2012, de Mohamed Abdelaziz, le leader du Front Polisario et président de la République arabe sahraouie démocratique3

 

Quant aux agents de la DGED et à leurs collaborateurs, ils parviennent, moyennant finance, à ce que des journalistes et des think-tanks français, américains et même italiens produisent des articles et des analyses favorables aux thèses du Maroc et préjudiciables à l’Algérie et au Front Polisario qui revendique, depuis 1973, l’indépendance du Sahara occidental. La DGED s’emploie aussi, à travers des intermédiaires, à séduire le lobby juif aux États-Unis dans l’espoir qu’il pèsera auprès de l’administration Obama pour qu’elle soit plus compréhensive avec les thèses marocaines sur le Sahara. On apprend également qu’Israël et le Maroc maintenaient, du moins en 2011 et 2102, un dialogue politique permanent.

 

La lecture de centaines de câbles montre, en définitive, une diplomatie marocaine qui voit le monde à travers la lorgnette du Sahara. Ce bout de désert est partout, dans les réunions du Conseil d’association avec l’Union européenne, dans les visites ministérielles en Europe ou dans les relations avec des pays aussi lointains que le Paraguay. Cette « monomanie » saharienne fait que le Maroc s’intéresse peu à d’autres débats qui traversent la planète. Il ne s’en mêle que s’il peut en tirer un profit pour ce que les diplomates marocains appellent la « question nationale ».

 

 

Aucune réaction officielle

 

Chris Coleman et ses tweets ont été, ces dernières semaines, dans toutes les conversations de couloirs du Parlement de Rabat, dans les cafés que fréquentent les fonctionnaires haut placés, dans les cocktails diplomatiques. Il n’y a eu, cependant, aucune explication publique du gouvernement sur cette faille dans le système de communication ni sur l’enquête qui serait en cours ou sur ses conséquences politiques. L’opposition n’a pas, elle non plus, jugé utile d’interpeller l’exécutif.

 

La presse, elle, est dans sa grande majorité passée en pointillés sur l’affaire, reprenant souvent la thèse de Mbarka Bouaida pour qui, derrière ce faux profil, se cachent des « éléments pro-Polisario » ayant agi avec l’appui de l’Algérie. Plus de deux mois après les premières fuites, le ministre des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar au Sénat et le porte-parole du gouvernement Mustapha El-Khalfi devant la presse lui ont emboîté le pas : « C’est une campagne enragée, orchestrée par des adversaires, visant à porter atteinte au Maroc, à son image et à sa puissance ».

 

Cette politique de l’autruche d’un gouvernement et d’une classe politique qui ne veut pas — qui n’ose pas — discuter de ce Wikileaks à l’échelle marocaine, marque aussi la différence avec les États-Unis qui, fin 2010, ont enquêté et se sont exprimés publiquement sur les répercussions de cet énorme déballage pour leur politique étrangère et leur image dans le monde. Le Maroc ne s’est pas risqué à cet exercice.

 

Le pouvoir exécutif marocain n’est pas assez sûr de lui : il se sent trop harcelé sur « son » Sahara pour en débattre sur la place publique. Les quelques revers diplomatiques qu’il a subis lui font oublier que les poids lourds de la communauté internationale, à commencer par les États-Unis, souhaitent que l’autonomie soit la solution accordée pour mettre un terme à un conflit qui dure depuis 39 ans. Cela fait plusieurs années qu’ils le disent, tout comme l’Élysée et les successifs gouvernements de l’Espagne, l’ancienne puissance coloniale. L’indépendance du Sahara, craint-on, signifierait la déstabilisation du Maroc, ce dont personne ne veut en Europe ou en Amérique.

 

Pour que l’offre marocaine d’autonomie aille de l’avant, il faut cependant qu’elle soit crédible. Cela veut dire avant tout que Rabat doit arrêter de bastonner — ou pire d’emprisonner — ceux qui prônent l’autodétermination du Sahara et sortent dans la rue à Smara, Dakhla ou Laayoune pour la revendiquer.

 

Ce message avertissant des conséquences néfastes d’une répression disproportionnée est transmis, de temps en temps, aux Marocains par leurs interlocuteurs occidentaux, à commencer par Christopher Ross, d’après les câbles consultés. Il a même été repris à demi-mot, en janvier 2014, par Driss El-Yazami, président du Conseil national des droits de l’homme créé en 2011, lors d’une discussion à Rabat sur la mise en œuvre de l’accord secret de Washington, selon un compte-rendu de cette réunion. Mais le message ne passe pas. Rabat fait la sourde oreille.

 

 

Par Ignacio Cembrero - reseauinternational.net – le 16 décembre 2014

Notes :

1NDLR. Le nom de ce compte est « Le Makhzen », c’est-à-dire en langage familier au Maroc, l’État et les institutions régaliennes.

2Voir note 1.

3NDLR. RASD, République proclamée par le Front Polisario en 1976, reconnue par l’Union africaine, mais pas par l’ONU.

 

 

Ignacio Cembrero : journaliste espagnol, il a couvert le Maghreb pour le journal El País pendant quatorze ans. Il travaille à présent pour le quotidien concurrent El Mundo. Il est l’auteur de Vecinos alejados, (Galaxia Gutenberg, 2006), un essai sur les relations entre le Maroc et l’Espagne.

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Russie - Solution Mahathir ?

Russie - Solution Mahathir ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : pour se défendre des attaques spéculatives contre le rouble, Poutine devrait s’inspirer de la politique de contrôle des changes et des capitaux qui avait permis au Premier ministre Mahathir (photo) de défendre la Malaisie. Crédit : Reuters

 

 

LaRouche : la Russie doit adopter d’urgence

la solution Mahathir 

 

Devant les tentatives britanniques et américaines de provoquer une guerre économique et militaire contre la Russie, l’économiste américain Lyndon LaRouche a déclaré que cette dernière devrait adopter la « solution Mahathir », une politique de contrôle de change et de capitaux mise en place en 1998 par le Premier ministre malais pour protéger son pays, avec succès, contre les attaques du mégaspéculateur américain George Soros.

 

C’est la seule façon, a précisé LaRouche, de mettre fin aux assauts financiers contre la Russie, et d’en finir avec les provocations de Wall Street et de la City, des provocations qui peuvent conduire le monde à une grave crise internationale. « Si les Russes prennent les mesures appropriées dès maintenant, les Britanniques et Wall Street se verront infliger une sérieuse défaite et le processus des BRICS pourra faire un bond significatif vers l’avant », a-t-il conclu.


Il est clair que les sanctions économiques imposées par l’Occident visent à provoquer un changement de régime, et constituent de ce fait un acte de guerre à peine voilé contre la Russie.

 

Une analyse qui a été confirmée le 16 décembre par le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov, lors d’un entretien à la chaîne télé France 24.

 

Si Lavrov a dénoncé les sanctions comme un signe d’irritation de la part des puissances occidentales, et non pas comme l’instrument d’une politique sérieuse, il a également déclaré qu’il avait de bonnes raisons de croire qu’elles visaient à créer les conditions d’un changement de régime en Russie, puisqu’elles ne répondaient à aucun autre objectif logique. En effet, la dernière vague de sanctions votée en septembre dernier par l’Union européenne, a-t-il fait remarquer, a été adoptée le jour suivant la signature du Protocole de Minsk pour un cessez-le-feu entre Kiev et les républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, une étape importante, pourtant, pour rétablir la paix en Ukraine même.

 

 

L’effet boomerang de la chute du prix du pétrole

 

Il en va de même pour les manipulations anglo-saoudiennes sur le marché du pétrole, comme l’a implicitement reconnu le ministre britannique des Finances George Osborne, à la suite d’un discours le 15 décembre devant l’Economic Club de New York :

 

« [Cette chute] met plus de pression sur Vladimir Poutine. Les gens demandaient si les sanctions fonctionnaient [et affirmaient] que Poutine pourrait passer outre grâce à des prix du pétrole élevés. Je ne crois pas que cela soit si évident à l’heure actuelle. Le budget russe dépend lourdement de prix élevés pour le pétrole. Sa faiblesse peut être exposée aux yeux de tous par ceci. »

 

Le ministre britannique a manifestement décidé de passer sous silence le désespoir de la City et de Wall Street face à la montée des BRICS sur la scène internationale, et de jouer à fond la carte de l’affrontement, dans une situation où une baisse prolongée des prix du pétrole pourrait provoquer l’éclatement de la bulle des gaz de schistes aux États-Unis, le détonateur redoutable d’un krach systémique transatlantique.

 

 

Contrôle des changes et des capitaux

 

Quand aux mesures que doit prendre la Russie pour se protéger, deux conseillers économiques de Poutine, Sergeï Markov, et Sergeï Glazïev, ont évoqué, tout comme LaRouche aux États-Unis ou encore Jacques Sapir en France, la possibilité de voir le président russe mettre en place des mesures de contrôle sur des changes et des capitaux.

 

Markov et Glazïev ont ainsi réitéré leurs propositions en ce sens. Dans une chronique sur le site Vzglyad.ru, Markov écrit :

 

« Étant donné que les raisons de la chute du rouble sont politiques, la réponse se doit elle aussi d’être politique. Par exemple [on pourrait faire] une loi interdisant aux sociétés russes de repayer leurs dettes à leurs contreparties occidentales si le rouble chute plus de 50 % au cours de l’année précédente. (…) Plusieurs pays ont fait ceci. La Malaisie est un exemple. Elle est dans une forme économique resplendissante aujourd’hui. »

 

Quant à Glazïev, dans un entretien sur la chaîne BFM.ru le 16 décembre, il a dénoncé les opérations spéculatives contre le rouble, incluant celles des banques russes elles-mêmes, avant de préciser ce qu’il faut faire :

 

« La Banque centrale a un instrument simple pour mettre fin à cette spéculation : imposer des contrôles sur les paris sur les devises étrangères. Ceci a été fait en 1998 [en Malaisie]. Les banques se sont vues simplement interdire la détention de plus de devises étrangères sur leurs comptes à la fin de la journée, par rapport à ce qu’elles détenaient en début de journée. C’est simple et efficace. »

 

 

Par la Rédaction de Solidarité & Progrès – le 17 décembre 2014

 

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BXL - Manifestation contre TAFTA

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Ce 19 décembre, rejoignez-nous NOMBREUX !

 

On n’a pas pu vous prévenir avant… car c’était secret… Les organisateurs ne voulaient pas être attendus par un service d’ordre sur le qui-vive, et ils ont bien fait ! Ce 29 novembre, des militant-e-s ont débarqué dans un complexe commercial de Bruxelles pour une action éclair de sensibilisation sur le marché transatlantique. 

 

Une grande manifestation contre

le marché transatlantique ce 19 décembre

 

On vous prévient maintenant (ou on vous le rappelle) :

 

Le 19 décembre prochain,

à l’initiative de l’Alliance d19-20

vous êtes attendu(e) dès 7 h du matin...

pour bloquer le sommet européen de Bruxelles !

 

Le lieu de rendez-vous se situe à la jonction de la Rue de la Loi et de l’Avenue de la Joyeuse Entrée (près de l’entrée Schuman du parc du Cinquantenaire).

 

Participer à cette manifestation est important pour faire savoir au monde politique que NOUS SAVONS CE QUI SE MANIGANCE DANS LES GRANDES NÉGOCIATIONS INTERNATIONALES, que NOUS NE SOMMES PAS D’ACCORD et que NOUS NE NOUS LAISSERONS PAS FAIRE !!!

 

C’est pourquoi il faut que nous soyons très très nombreux !

 

  • Alertez les personnes autour de vous de l’existence des négociations transatlantiques (par exemple en diffusant la vidéo Transatlantique Arnaque, La Casse du Siècle).
  • Imprimez et distribuez les tracts annonçant la manifestation que vous pourrez trouver ici
  • Enfin, on vous rappelle qu’une pétition européenne est lancée contre les négociations transatlantiques et l’accord de « shopping législatif » pour multinationales entre l’UE et le Canada. Dans certains pays, les seuils voulus par les organisateurs [1] ne sont pas encore atteints. C’est notamment le cas en Belgique (7.151 signatures obtenues sur 15.750 désirées) et en France (38.376 signatures obtenues sur 55.500 désirées). Pour les aider à atteindre leur objectif, vous pouvez signer cette pétition ici !

 

Merci de votre soutien… et on se retrouve en 2015 pour d’autres actions et mobilisations !

 

[1] Ces seuils correspondent au nombre de signatures nécessaires, pays par pays, selon les instances européennes, pour valider une Initiative Citoyenne Européenne (un projet, présenté par des citoyens, que la Commission européenne est alors obligée d’examiner). Rappelons que la pétition présentée n’a pas été reconnue comme légitime en tant qu’Initiative Citoyenne Européenne, mais qu’elle pourrait l’être prochainement si les organisateurs obtiennent gain de cause devant la Cour de Justice européenne. D’où l’importance d’atteindre les quotas de signatures mentionnés…

 

 

Par no-transat.be – le 5 décembre 2014

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L’Empire a refusé de mourir...

L’Empire a refusé de mourir... | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo : haitiinfos.net

 

2014, l’année où l’Empire a refusé

de mourir dans son lit

 

On espérait un peu naïvement que l’Empire US mourrait dans son lit (1). Il n’en est rien. Gangrené par sa faillite financière, morale et sociale, il décline bien sûr comme prévu et le Système atlantiste avec lui. Sauf que tout se passe beaucoup plus vite qu’attendu. Saisi de panique, l’Empire a donc mis à profit l’année 2014 pour semer partout le chaos pour tenter de conjurer son déclin, allant jusqu’à construire toutes les conditions d’une Troisième guerre mondiale. Il aura évidemment pris soin de fixer l’épicentre de la chose loin de son sanctuaire (2), avec l’assentiment d’une élite européenne de groupies-technocrates, et autres idiots utiles, encadrés par un proconsul allemand rétabli dans sa grandeur (3). 2014 aura donc été l’année d’un emballement stupéfiant et d’une montée aux extrêmes terrifiante, l’année où l’Empire aura refusé de mourir dans son lit, ouvrant une nouvelle séquence historique plus folle que jamais.

 

 

Du grand frère protecteur au tortionnaire


 

Lorsque des clowns formatés dans des écoles de com prétendent lui commander, l’Histoire peut se montrer d’une cruauté infinie. Ainsi en va-t-il du dernier POTUS, Barack Hussein Obama, à la fois Prix Nobel de la Paix, geôlier en chef du camp de torture de Guantanamo et artisan d’une nouvelle guerre froide à l’issue potentiellement apocalyptique.

 

Le mythe hollywoodien du grand frère américain protecteur, un peu couillon, mais bienveillant, est bel et bien définitivement enterré, malgré la puissance de la machine de propagande mobilisée pour l’entretenir.

 

Aujourd’hui, la plupart des peuples du monde sont ainsi passés de la fascination pour l’American Dream au dégoût à l’égard d’une hyperpuissance aussi vorace que brutale, qui n’hésite pas à semer la mort et le chaos pour « perdurer dans son être ».

 

2014 fait à ce titre un peu figure de point d’orgue, où l’on aura vu l’Empire étrenner l’année par une alliance avec des groupes néonazis ukrainiens – pour perpétrer le coup d’État que l’on sait –, puis la terminer dans la puanteur exhumée de ses habituelles pratiques tortionnaires (4).

 

Et c’est aux pieds de cet Empire-là que les élites européennes n’en finissent plus de ramper, se soumettant à tous ses diktats, couvrant tous ses crimes, se prêtant à toutes ses manigances les plus folles.

À cet égard, le cas de l’Allemagne mérite désormais une attention particulière.

 

 

« We've beaten the Germans twice,
 and now they're back! »


 

On se souvient des craintes de Mitterrand et de la Dame de fer à l’aube de la réunification allemande, craintes parfaitement résumées par Margaret Thatcher lorsqu’elle s’était écriée : « Quoi, nous avons battu deux fois les Allemands et les voilà encore de retour ! (5) ». 
De facto, l’Allemagne est en effet (re) devenue la puissance dirigeante en Europe, au point que certains observateurs, comme Emmanuel Todd, n’hésitent plus à parler d’un Empire allemand reconstitué (6).
Or la soudaine adhésion de la chancelière allemande à l’hystérie guerrière antirusse de l’Empire US pose de graves questions.Suite au scandale des écoutes perpétrées par la NSA sur son téléphone portable, on pensait pourtant que la lune de miel avec Washington ne serait pas pour demain, la chancelière allemande faisant savoir qu’« entre des amis proches et des pays partenaires comme le sont la République fédérale d’Allemagne et les États-Unis depuis des décennies, une telle surveillance d’un chef de gouvernement ne saurait exister. » Parlant même d’un « coup sérieux porté à la confiance mutuelle entre les deux pays ».

 

C’était en octobre 2013, peu avant le début du coup d’État de Kiev. Mme Merkel s’était ensuite jointe à la meute des toutous pour hurler avec l’Empire contre Moscou, mais toutefois sans excès. Du moins jusqu’au discours de Sidney, le 17 novembre dernier, où la chancelière a attaqué la Russie avec une agressivité inédite, affirmant notamment « que les agissements de la Russie mettaient en péril la paix en Europe » (7).
Comme le souligne Philippe Grasset dans dedefensa (8), « aucun élément nouveau décisif, dans les trois ou quatre derniers mois, ne paraît devoir justifier le revirement de Merkel exprimé dans des termes si dramatiques et alarmistes, et encore moins l’expliquer. »
 D’où l’hypothèse, de plus en plus répandue, que les écoutes de la NSA ont finalement payé, et que les USA feraient tout simplement chanter la chancelière. Les États-Unis disposeraient donc de « moyens de pression pouvant aller aussi bien de documents récupérés de l’ex-RDA, par exemple des archives de la Stasi, que de certaines affirmations et confidences de la chancelière interceptées par la NSA. »
 C’est bien évidemment possible, la politique étrangère étasunienne relevant davantage du gangstérisme que de la diplomatie.



 

 

« Une autre guerre en Europe ?
      Pas en notre nom ! »

 

Il n’en reste pas moins que la volonté des États-Unis de faire de l’Allemagne leur principal supplétif en Europe ne date pas d’hier, et qu’ils estiment apparemment depuis longtemps déjà qu’Angela Merkel a le profil idéal pour le rôle (9).
De son côté, en jouant ainsi la carte US de l’affrontement contre la Russie, l’Allemagne d’Angela Merkel paraît tentée par un nouvel impérialisme (10) qui soulève des questions il est vrai dérangeantes compte tenu de l’Histoire du siècle dernier. 
Bien sûr, en Allemagne même, les critiques commencent à fuser. Le Spiegel a ainsi récemment ouvert les feux avec un article-fleuve très mordant contre la politique de la chancelière (11).
 Puis ce fut le discours fantastique tenu à la tribune du Bundestag devant la représentation nationale par Sahra Wagenknecht (12), vice-présidente du parti Die Linke (La Gauche). Un discours où tout est dit avec les mots les plus justes.
 Enfin, il y a eu cet appel lancé par des personnalités allemandes (anciens présidents, intellectuels, artistes ou industriels) dont le titre se passe de commentaire : « Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom ! » (13).
 On voit toutefois mal Angela Merkel reculer, à plus forte raison s’il y a chantage.
 Aujourd’hui l’Empire US semble donc avoir trouvé dans l’Allemagne le pivot européen idéal pour articuler sa croisade contre la Russie. Servie par la quasi-dissolution d’une France qui ne pèse strictement plus rien en matière de politique étrangère, Berlin peut en effet s’appuyer pour ce faire sur la russophobie « naturelle » d’anciennes républiques soviétiques qu’elle contrôle largement (14).



 

 

L’Empire aux abois

 

De son côté, l’Empire poursuit furieusement sa montée aux extrêmes. Le 12 décembre dernier, le Congrès US a ainsi autorisé la livraison d’armes létales à l’Ukraine en votant à l’unanimité un texte que d’aucuns considèrent comme une véritable déclaration de guerre contre la Russie (15).
Nous en sommes donc là, en cette fin 2014. 
En s’appuyant sur les faiblesses, les aveuglements ou les rêves de grandeur inavoués d’acteurs européens parfaitement lamentables dans cette affaire, l’Empire a décidé de privilégier la politique du pire pour tenter de conjurer son déclin, fixant une guerre en Europe de l’Est en acceptant avec une inconséquence inouïe la possibilité d’une confrontation militaire entre puissances nucléaires.


C’est peut-être que pour lui le temps presse de plus en plus.
L’offensive menée contre la Russie a en effet convaincu les pays du Brics de passer à la vitesse supérieure et les rapprochements entre Moscou et Pékin, et même plus récemment New Delhi, font paniquer Washington (16). 
Sur le plan intérieur, la situation étasunienne se détériore d’heure en heure. Un Américain sur 5 bénéficie désormais de bons d’alimentation pour vivre (17), et une réplique amplifiée de la crise des subprimes de 2008 est d’ores et déjà sûre dans les starting-blocks.


Pour éviter la rébellion des 99 % contre les prédateurs du corporate power US, c’est-à-dire du peuple contre le gouvernement, l’administration Obama a même exhumé la vieille technique de la division raciale pour noyer le poisson (18), ce qui est tout de même un comble pour un premier Président noir US. Mais passons.
 La faillite des États-Unis est consommée tant sur les plans financiers que moral ou social.
 Ne reste dès lors que l’Empire en tant que structure, en tant que Système, en tant que machine à dominer et à écraser, dans toute sa froideur et toute sa brutalité.
 Un Empire aux abois, qui refuse de mourir dans son lit.



 

 

Par entrefilets.com – le 15 décembre 2014

 

Notes :

1 L’empire et le docteur Kübler-Ross

2 Enfumage ukrainien, contre propagande

3 L’Allemagne tient le continent européen

4 Torture à la CIA, les passages les plus terrifiants du rapport

5 L’Allemagne, puissance hégémonique à reculons

6 L’Empire allemand reconstitué

7 Le grand virage de Sidney

8 Merkel sous chantage ?

9 Angela Merkel va-t-elle entraîner l’Europe et le monde dans les prochaines guerres ?

10 L’essor de l’impérialisme allemand et la pseudo-menace russe

11 Summit of Failure: How the EU Lost Russia over Ukraine

12 Le discours de Sahra Wagenknecht (sous-titré français)

13 « Une autre guerre en Europe, pas en notre nom »

14 L’Allemagne tient le continent européen

15 Ukraine : la Russie menace les États-Unis de mesures de rétorsion

16 Avec la Crimée, l’Inde défie les USA

17 Explosion du nombre d’Américains ayant recours à l’aide alimentaire

18 Du racisme à la révolution

 

Koter Info's insight:


Dégoût à l’égard des USA hyperpuissance


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Éplucher une gousse d'ail

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LLN - Marché de Noël Artisanal

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Si vous en avez l'occasion, rendez-vous au marché de Noël le ventre vide, car cela vous permettra de goûter diverses nourritures artisanales intéressantes.


Ce sera aussi l'occasion d'acheter quelques cadeaux de Noël originaux à offrir à vos proches ... chez Aecraft par exemple.


Pour la première fois à la 20ème édition du Marché de Noël Artisanal de Louvain-la-Neuve, Aecraft est là pour vous accueillir avec ses créations tant artisanales que locales.


De plus, vous profiterez de prix spéciaux pour l'occasion et vous bénéficierez de 5% de ristourne en imprimant cette invitation. (non valable sur les packs promo).

Horaires:

  • du lundi au dimanche de 11.00 h à 20.00 h
  • du 12 au 21 décembre 2014.

Contrairement à ses habitudes, "La Gazette" fait de la publicité (gratuite) pour soutenir ces jeunes créateurs de la région que sont Nils et Carmen et que je connais très bien, tant pour leur sérieux que pour leur qualité de travail.

Alors, comme moi, ayez l'esprit de clocher !

Duc
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Koter Info's curator insight, December 1, 9:55 PM


Aecraft, un créateur régional


Koter Info's curator insight, December 8, 5:50 PM


Aecraft, un artisan créateur régional


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Un peu de Noël pour…

Un peu de Noël pour… | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 

 

Un peu de Noël pour…

 

Noël ne concerne pas tout le monde ? Peut-être… Noël n’est plus qu’une fête commerciale ? Possible, sûrement même… Mais se limiter à cela, quelle tristesse… Noël étant bien plus, un moment où certains font un geste vers les autres, un geste qu’ils n’auraient peut-être pas fait durant le reste de l’année, à croire que cette fête est la générosité… Peut-être est-ce cela « l’esprit de Noël » ? Pardonner, donner, aimer, sourire, espérer que ce jour soit différent des autres.

 

C’est aussi cela qui manque cruellement, un peu de l’esprit de Noël. Bien sûr, un blog qui veut faire de l’information ne peut échapper aux mauvaises nouvelles, mais elles sont tellement nombreuses, que nous en oublierions presque notre humanité comme notre esprit d’enfant, et nous avons tous été des enfants, pleins de naïveté, d’espoir, de rêves, et d’étoiles dans les yeux.

 

C’est pour cela qu’aujourd’hui je propose une vidéo touchante sur cet esprit de Noël, en anglais mais les images se suffisent parfois à elles-mêmes.

 

Un YouTuber américain a décidé de descendre dans la rue, et de demander aux SDF qu’il croisait ce qu’ils souhaitaient pour Noël, puis est parti pour faire les boutiques, et pour dépenser un peu de son argent afin d’offrir aux sans-domiciles les cadeaux demandés. Un petit moment de bonheur, mais des bonheurs les plus simples sont également les plus grands… Souvenez-vous de la chanson L’auvergnat de Brassens…

 

 

N’oubliez pas que le souhait de certains, c’est d’avoir un repas chaud, un habit qui les protège, un coin de toit pour s’abriter, voire même, un simple sourire. Tendre la main vers quelqu’un ne se limite pas à la période de Noël, mais cette dernière est parfaite pour commencer dans le domaine.

 

Si vous n’avez pas les moyens, ou que vous vous débarrassez de choses pouvant encore servir, aller directement les proposer à une personne dans le besoin, cela sera toujours un rayon de soleil qui percera dans la froideur hivernale…

 

 

 

 

Par lesmoutonsenrages.fr – le 16 décembre 2014

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Koter Info's curator insight, Today, 9:27 PM


Trop beau, mais à imiter si possible !


Sans prêche pseudo-religieux, l'esprit de Noël doit être journalier afin d'apporter un rayon de soleil tant à celui qui est dans le besoin qu'à celui qui le soutient !


On peut commencer par un sourire !



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Les racines britanniques du terrorisme international

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Les racines britanniques du terrorisme international

 

 

 

Il est aujourd’hui fondamental de comprendre que les racines du terrorisme international (la violence infligée par principe à l’autre pour ce qu’il est) sont britanniques, pour éviter de commettre des erreurs d’évaluation désastreuses au sein des tempêtes politiques et stratégiques de notre temps. Il ne s’agit pas de la responsabilité du Royaume-Uni proprement dite, mais de la matrice impériale britannique qui a pris différentes formes dans son histoire.

 

 Aujourd’hui, on se trouve le plus près de la réalité en se souvenant de la formule utilisée par John Maynard Keynes : American money and British brains, l’argent américain et le cerveau britannique.

 

Cette matrice de domination impériale repose sur une combinaison d’influence économique, de guerre irrégulière, de désorganisation des structures étatiques et de guerre globale, le terrorisme étant le levier permettant à la combinaison de fonctionner au plus haut niveau d’efficacité destructrice. Le terrorisme n’est donc pas un accident ou une arme isolée, mais une pièce maîtresse sur un échiquier complet. Il ne faut pas le penser d’abord comme un terrorisme d’État, bien qu’il puisse prendre cette forme, mais comme arme d’un Empire qui hier était maritime et colonial et qui est devenu aujourd’hui offshore ou hors sol, à partir de la City de Londres, de Wall Street et de leurs paradis fiscaux. Cet Empire récupère toutes les arriérations, tous les fondamentalismes religieux soi-disant régénérateurs et tous les archaïsmes, y compris l’outrage fait aux femmes, et en joue systématiquement.

 

Guy Debord, dans sa Préface à la 4e édition italienne de sa Société du spectacle, nous parle, en 1979, « d’une couche périphérique de petit terrorisme sincère, mais toléré maintenant comme un vivier dans lequel on peut toujours pêcher à la commande quelques coupables à mettre sur un plateau ». C’est une juste description, mais encore faut-il examiner les localisations géographiques et la matrice de ces faits pour en comprendre la logique criminelle et y faire face.

 

En France, Olivier Blanc, dans un livre intitulé Les Hommes de Londres, a bien exposé ceux qui fomentent et exploitent les colères d’autrui, les portant à détruire et à s’autodétruire. C’était au moment de la Révolution française, mais la méthode reste de jeter des fourmis rouges humaines contre des fourmis noires humaines et de contrôler leurs conflits. C’est de cette méthode dont je veux vous parler ici, par delà la description de tel ou tel monstre e Frankenstein qu’elle engendre.

 

Les Britanniques ont opéré en conjonction avec le terrorisme en Asie du Sud Ouest, en manipulant à la fois les réseaux wahhabites et sionistes, dans les révolutions de couleur d’Europe orientale, dans les manipulations ayant créé les conditions du 11 septembre et jusqu’en Chine. Ils ont laissé des traces, le plus souvent sous la forme opérationnelle de réseaux américains héritiers de leurs méthodes dans la période récente.

 

Au Proche et Moyen Orient, on trouve les réseaux de Cecil Rhodes et de deux de ses opérateurs principaux, Lord Alfred Milner et Lord Leo Stennet Amery. Ils ont à la fois financé les réseaux nationalistes arabes, particulièrement dans la mouvance wahhabite, et les réseaux du révisionnisme sioniste de Vladimir Ze’ev Jabotinski et de Chaim Weizmann.

 

À partir des émeutes de Nebi Musa, en 1920, ils ont ainsi créé un environnement contrôlé promouvant une instabilité permanente au profit de leurs intérêts financiers. L’antisémitisme terroriste arabe se trouve ainsi opposé à un racisme anti-arabe, visant à éliminer tous les mouvements raisonnables dans tous les camps et à promouvoir une guerre de tous contre tous.

 

C’est après les émeutes de Nebi Musa que Jabotinski et Husseini furent promus en héros de leurs communautés respectives lancées l’une contre l’autre. A noter que le père de Benjamin Netanyahou, Ben Zion Netanyahou, était le secrétaire personnel de Jabotinski.

 

Le New York Times du 11 juin 1916 proclamait : « Lord Milner veut l’Union anglo-américaine ». Il est essentiel de comprendre que cette « Union » vise à détruire les fondements de tout État-nation, y compris des États-Unis et de la Grande-Bretagne, pour les situer sous la tutelle permanente d’un mondialisme financier et de services de renseignement échappant à tout contrôle judiciaire de leurs activités.

 

Amery, par exemple, réservait ses plus virulentes critiques à Sumner Welles, le sous-secrétaire d’État de Franklin Delano Roosevelt, qui partageait avec son président le rejet des méthodes de l’Empire britannique. Dans son journal il note, le 26 juillet 1928 : « Notre objectif ultime est clairement de faire de la Palestine un centre d’influence occidental, en utilisant les Juifs comme nous l’avons fait auparavant avec les Écossais, pour promouvoir l’idéal britannique à travers tout le Moyen-Orient et non pour établir une enclave orientale artificielle des Hébreux dans une région orientale ».

 

Ainsi Amery et Weizmann créèrent la Légion juive, dont Jabotinski fut le porte-parole et l’organisateur. Quant au colonel John Henry Patterson, opérant davantage sur le terrain, il participa à l’organisation des camps du Betar en Palestine et dans l’état de New York. Ce sont ces milieux qui engendrèrent l’Irgoun et ses activités terroristes. Jabotinski, au cours la troisième Conférence révisionniste internationale, qui se tint à Vienne en 1928, soutint la résolution déclarant qu’il « n’y avait aucune contradiction entre une Palestine juive et un éventuel statut de dominion du Commonwealth britannique ». Cela ne se fit pas, mais l’influence demeura.

 

Il faut ici bien comprendre que cette politique ne découlait et ne découle pas d’un attachement au peuple juif ou même à l’État d’Israël, mais à la volonté de diviser pour régner en créant une situation d’affrontement permanent. Preuve en est que ces mêmes intérêts impériaux alimentèrent les monarchies saoudiennes et du Golfe Persique, ainsi que leurs émanations terroristes parrainées et financées par les institutions dites charitables du monde musulman. On connaît aujourd’hui l’implication du prince Bandar dans le financement de certains des opérateurs du 11 septembre, et l’utilisation qui a été faite des énormes revenus procurés par le contrat anglo-saoudien Al-Yamamah, armes contre pétrole, pour financer des « opérations parallèles ».

 

Le contrat a été signé en 1985, mais ces effets se prolongent depuis. Les fonds ont été placés hors de tout contrôle sur les marchés des hedge funds des îles Caïman, dont les billets sont à l’effigie de la reine d’Angleterre est l’hymne national God save the Queen…

 

William Simpson, dans son ouvrage intitulé Le Prince – Histoire secrète du membre d’une famille royale le plus intrigant du monde, rapporte que Bandar « pouvait se présenter avec un panache sans pareil au 10 Dowing Street, ayant également accès à Margaret Thatcher, John Major et Tony Blair ».

 

On parle bien ici du manipulateur du terrorisme dit « islamique ». Aujourd’hui, certaines banques turques servent de centres financiers à l’État islamique, ces établissements procédant à des transferts de fonds de « donateurs privés » du Golfe en utilisant les services de banques britanniques. L’argent passe par exemple d’une banque saoudienne qui le transfère sur un compte commun « insoupçonnable » en Grande-Bretagne, puis versé au profit d’une société commerciale fictive en Turquie et enfin livré en liquide aux terroristes à la frontière entre la Turquie et la Syrie.

 

Les révolutions de couleur dégénérant en violences fascistes, comme en Ukraine, ont été organisées à partir des conceptions de Gene Sharp, reprises et appliquées par Adam Roberts et Timothy Garton. Tous associés à l’Université d’Oxford, comme l’était Amery, au Balliol College. Le National Endowment for Democracy et l’USAID n’ont fait qu’appliquer ces recettes, en mettant la violence terroriste au bout de la « désobéissance civile ». Victoria Nuland, finançant et promouvant les extrémistes de Maïdan et les terroristes des bataillons de Pravy Sector, n’est qu’une héritière de vieilles méthodes. L’Ambassadeur américain à Moscou, McFaul, a ainsi ouvertement déclaré que « ceux qui défendent la souveraineté des États le font avant tout pour préserver l’autocratie, tandis que ceux qui défendent la souveraineté des peuples sont les nouveaux progressistes ».

 

McFaul et Susan Rice, ambassadrice américaine auprès des Nations Unies, sont tous deux des Rhodes scholars qui ont bien appris leur leçon. Au cœur de cette supposée « défense des peuples » se trouvent les thèses sur la « défiance civile » de Gene Sharp, qui est un Américain, mais diplômé d’Oxford. Ces thèses contiennent 198 tactiques pour fabriquer une révolution, parmi lesquelles le recours à l’usage de couleurs symboliques pour chacune d’entre elles. Sir Adams Roberts et Timothy Garton ont appliqué la démarche de Sharp en lançant leur projet de « Civil Resistance and Power Politics ». Au départ on démarre avec la résistance non violente, reprenant le mode d’opérer de Ghandi et de Martin Luther King en le dévoyant, mais à l’arrivée on trouve les mouvements fascistes dont on feint de déplorer, du moins en public, les manifestations extrêmes.

 

Christine Bierre vous a montré le recours à ces méthodes pour déstabiliser la Russie avec le terrorisme dit « tchétchène », mais provenant en fait d’une matrice wahhabite. Tant ces terroristes-là que ceux de l’État islamique ont trouvé pendant longtemps leur asile et leur plateforme dans le « Londonistan », avec ses mosquées, ses institutions charitables, ses chaînes de télévision et ses centres culturels islamiques.

 

Le cas du tchétchène Abou Omar al-Chichani, commandant de l’armée de l’Etat islamique, est un exemple de cette interpénétration. Notons qu’Ed Balls, lorsqu’il était secrétaire d’État à l’Éducation, avait promu les subventions publiques, qui selon Andrew Gilligan du Telegraph n’ont pas été supprimées jusqu’à aujourd’hui, en faveur des écoles racistes et ultra-communautaristes du groupe Hizb ut-Tahrir, qui a toujours appelé à la création d’un État islamique… Nos services français ont longtemps protesté contre cette curieuse « tolérance » manifestée dans le Londonistan.

 

Enfin, c’est au Tavistock Institute de Londres que se situe le centre des opérations de contrôle et de manipulation psychologique permettant d’étudier et au besoin de promouvoir le comportement de « terroristes ». Il faut ici éviter de tomber dans deux écueils, le Charybde de l’angélisme et le Scylla du conspirationnisme. Le premier Institut du Tavistock, du nom du Tavistock Square à Londres, a été créé en 1921. Son premier objectif était d’étudier les traumatismes de guerre (shell shocks) soufferts par les soldats britanniques ayant survécu à la Première Guerre mondiale. Il s’agissait d’identifier, avec des critères scientifiques, le « seuil de rupture » de la résistance d’un être humain à des sollicitations extrêmes.

 

Le projet était parrainé par le Bureau pour la guerre psychologique de l’armée britannique, sous l’autorité du psychiatre John Rawling Rees. L’arrivée en 1932 de Kurt Lewin, qui fut aussi le fondateur de la clinique psychologique de Harvard, marqua l’introduction des méthodes de la « dynamique de groupe », c’est-à-dire les techniques de manipulation de l’individu inséré dans un groupe visant à lui faire acquérir certains comportements. Lewin, avec Rees, étudièrent les effets des bombardements sur la population civile en Allemagne. Lewin se spécialisa dans les études de « programmation » et de « déprogrammation » avant de passer aux travaux pratiques. Selon lui, il est possible d’imposer à une population ou à des individus adultes « un état émotionnel comparable à celui d’enfants névrosés ». La tentation fut grande, à partir de là, de franchir le seuil et de créer l’environnement qui brise les résistances psychologiques des individus pour les amener à des tâches qu’autrement ils auraient rejetées.

 

Ce freudisme dévoyé par les conditions barbares de la guerre s’étendit à l’occasion de la Guerre froide. La deuxième version du Tavistock Institute fut lancée en 1947 sous le nom de Tavistock Institute for Human Relations, avec l’assistance financière de la Fondation Rockefeller et l’échange d’experts anglais et américains. John Rawling Rees, soutenu par Allen Dulles, y joua – fort de son expérience précédente – un rôle moteur. Les méthodes de bourrage de crâne à des fins politiques s’y développèrent avec l’étude des changements comportementaux subis par les prisonniers de guerre américains en Corée du Nord. À partir de là, ce freudisme dévoyé s’est étendu à toutes les agences anglaises et américaines de renseignement pour y former les idiots utiles d’opérations terroristes. Le moyen était de jouer sur les terreurs identitaires, le but de diviser pour régner. Ainsi, on a étudié à la Harvard Psychology Clinic comment créer les conditions pour faire apparaître un chef et créer un effet d’accoutumance pour le suivre. Le refus d’aller au bout des enquêtes sur divers assassinats ou tentatives d’assassinat aux États-Unis même s’explique ainsi par la volonté de protéger les sources.

 

Beaucoup voient ainsi le côté émergé de l’iceberg américain, sans discerner en fin de compte la matrice impériale britannique. Ainsi, la Rand Research and Development Corporation est une des émanations des « conceptions » du Tavistock, tout comme la Sloan School au MIT ou le Centre pour les études stratégiques et intellectuelles à Georgetown.

 

Cela ne signifie pas, bien entendu, un contrôle mécanique, mais un partage des mêmes conceptions de guerre psychologique. On pourra dire que le maoïsme en Chine, le KGB, le Mossad ou l’activité de notre propre Bureau d’action psychologique pendant la guerre d’Algérie jouèrent ou jouent un rôle analogue. Cependant, pour comprendre le fait même du terrorisme, il faut en voir sa forme « moderne » la plus accomplie. Si l’on ne veut pas faire trop d’efforts, la lecture de L’agent secret de Joseph Conrad constituera une initiation utile.

 

Tant que nous n’aurons pas mis fin à cette conception de l’être humain considéré comme étant défini par ses perceptions et soumis à des expériences manipulatrices, nous n’aurons pas mis fin au terrorisme. Et les fourmis rouges continueront à se précipiter contre les fourmis noires, sans qu’on puisse retrouver un vouloir-vivre en commun dans la détente, l’entente et la coopération.

 

Espérons que les pays des BRICS aient aujourd’hui ouvert la voie vers ce vouloir-vivre et que nous serons capables de devenir leurs partenaires. La clé est, je pense, celle d’états nations voués aux intérêts communs de l’humanité, contre toutes les oligarchies impériales. Nos pays européens, trop soumis, doivent en être libérés, y compris la Grande-Bretagne. Laissez-moi finir sur cette espérance, cette ardente et urgente espérance.

 

 

Par Jacques Cheminade (*) jacquescheminade.fr — le 16 décembre 2014


(*) Jacques Cheminade, né à Buenos Aires, en Argentine, est un homme politique et essayiste français, fondateur du parti politique Solidarité et progrès, affilié au mouvement de Lyndon LaRouche. Il est candidat à l’élection présidentielle de 1995 puis à celle de 2012. (Source Wikipédia)

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BE - Grève du 15/12 - reportage

BE - Grève du 15/12 - reportage | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it



BE — Grève générale du 15 décembre 2014,

 reportages

 

 

— Lundi 15 décembre 2014, la majorité des organisations salariales de Belgique (francophone et néerlandophone) ont appelé à une grève générale interprofessionnelle contre le renforcement de la politique libérale du gouvernement. De très nombreux piquets de grève ont été mis en place devant les entreprises, sur les routes et à proximité des lieux à forte fréquentation. (Source du texte : agenceinfolibre.fr)

 

 


 

 Par l’Agence Info Libre – le 15 décembre 2014

 


***

 

— Malgré les mobilisations et les grèves largement suivies, le gouvernement fédéral campe sur ses positions. Prétendant vouloir la concertation, il tente en fait de faire passer la plupart de ses mesures antisociales en douce ou… en force !  Face à cette attitude, le front syndical a donc appelé à la grève nationale ce lundi 15 décembre.

 

Salaires, soins de santé, services publics, assurance chômage, fins de carrière, transports publics… Rien n’échappe à la logique du gouvernement Michel : fort avec les faibles, faible avec les forts !

 

Face aux mobilisations citoyennes et syndicales, les responsables politiques prétendent vouloir tendre la main aux travailleurs. Mais, en réalité, ils tentent d’imposer la plupart des mesures d’austérité en passant outre l’avis des interlocuteurs sociaux. Ce fut encore le cas récemment dans le domaine des soins de santé, de l’assurance chômage ou des fins de carrière... (Source du texte : fgtb-wallonne.be)

 

 

 


 Par Yannick Bovy — FGTB wallonne – le 16 décembre 2014

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