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LLN - The Cat Hell Team, Aventure

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Il y a lieu de repositionner notre team louvaniste.  Souvenez-vous ou découvrez...

 

Le temps passe et "The Cat Hell Team" poursuit son but et son long chemin vers celui-ci...

 

Evelyne Hemstedt et Clotilde Vromman, étudiantes à LLN et originaires de Dion-Le-Mont, annoncent la création de "The Cat Hell Team".  Amies par les scouts, portant toutes deux un totem de chat, elles ont toujours été l'équipe des félines !

 

Les 2 jeunes femmes ont décidé de participer au raid 4L Trophy 2013, un des plus grands, si ce n'est le plus grand événement sportif étudiant en Europe.  Sous le nom de "The Cat Hell Team", leur numéro d'équipage sera le 851.

 

Créé en 1997 par Jean Jacques Rey, pilote et passionné de rallye-raid, le 4L Trophy a su devenir en 15 ans un rendez-vous incontournable des étudiants prêts à en découdre sur les pistes marocaines.  En 2012, la quinzième édition du raid 4L Trophy battait tous les records avec 1.350 voitures engagées et près de 3.000 personnes qui s'élançaient pour un périple d'environ 6.000 km jusqu'au Maroc.

 

On ne parle pas de vitesse sur le 4L Trophy (n'oubliez pas que la 4L a fêté ses 50 ans l'année dernière), mais bien d'une course d'orientation.  Le but est de rallier l'arrivée en faisant le moins de km possible tout en ayant validé les différents points de contrôle.  Pas de GPS, les concurrents ont pour seules armes une boussole, une carte, un road-book et leur flair.

 

Evelyne et Clotilde, nos deux pilotes neo-louvanistes ont ouvert une page spéciale sur Facebook pour permettre de partager et de relater leur aventure, vous les trouverez en cherchant "The Cat Hell Team". - Duc

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La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).
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En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

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Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

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Duc

  

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Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

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Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


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Koter Info's curator insight, January 14, 6:51 PM

 

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Calins chat - dauphin


Des dauphins en liberté s’approche d'un bateau, à bord un matou en manque de papouilles ...


L'un n'aime pas l'eau, l'autre ne peut pas vivre sans, pourtant cette différence de taille n'empêche pas le chat et le dauphin d'être copains.


Duc


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Chaises musicales & corruption

Chaises musicales & corruption | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Chaises musicales et corruption

Par Jérôme Duval


Alors que l’Espagne vit une crise humanitaire sans précédent, le mouvement social subit une répression constante d’un régime qui a peur du changement et protège ses intérêts. Le bipartisme qui s’alterne au pouvoir depuis la fin de la dictature est fort affaibli par une succession de luttes sociales victorieuses et l’irruption de nouvelles initiatives populaires qui mettent en pratique de nouvelles façons de faire de la politique. À n’en pas douter, l’Espagne entre dans une nouvelle phase de mobilisation qui augure de possibles changements politiques importants.



Injustice et corruption


Pour l’année 2013, le Conseil général du pouvoir judiciaire (CGPJ) relève 1 661 affaires en cours dans différents tribunaux espagnols pour des crimes liés à la corruption. |1| Dans un contexte d’enchaînement ininterrompu de scandales, le PP croule sous les affaires de corruption.


En établir la liste ici serait fastidieux. Mentionnons toutefois le cas de l’ex-député du PP, Rafael Blasco, condamné en mai dernier à 8 ans de prison pour malversation, délits de corruption, trafic d’influence, contrefaçon et détournement de fonds publics. Entre 6 et 9 millions d’euros de l’Aide publique au développement, initialement destinés à des projets de développement parmi lesquels un hôpital en Haïti après le tremblement de terre de 2010 |2| où des projets d’extraction d’eau au Nicaragua, ont été détournés. Par exemple, sur 1,8 million d’euros de projets au Nicaragua, seulement 43 000 euros sont arrivés à destination. Le reste a entre autres servi à l’achat d’appartements à Valencia pour une valeur d’environ 1 million d’euros. Citons, par ailleurs, l’affaire de l’architecte valencien Calatrava qui a surfacturé des projets urbanistiques, tel le projet avorté de trois gratte-ciel pour lequel Calatrava a tout de même reçu 15 millions d’euros.


Enfin, on ne peut éviter la macro affaire Gurtel de financement occulte du PP dans laquelle plus de 150 personnes sont accusées et dont seul l’ex-trésorier du PP Luis Bárcenas est en prison. L’organisation de la visite du Pape en 2006 à Valence qui a été l’occasion de détournement de fonds publics importants est directement liée à l’affaire Gurtel et l’Opus Dei.


Le 9 septembre, le député PP au Parlement valencien David Serra, accusé dans l’affaire Gurtel, sera le neuvième parlementaire impliqué dans des cas de corruption à quitter son poste. Il en reste encore deux exerçant leur fonction dans les rangs du PP à Valence. |3| Capitale de la corruption, Valence n’est pas seule et sans toutefois atteindre le niveau de délabrement du PP, certes difficile à rivaliser, les autres partis ne sont pas épargnés.


Citons par exemple, le cas emblématique de l’ex-président de Catalogne entre 1980 y 2003, Jordi Pujol i Soley du parti Convergencia y Unión (CiU) qui a confessé avoir dissimulé au Trésor Public durant 34 ans ses comptes dans les paradis fiscaux en Andorre et en Suisse. Enfin, l’affaire en cours des cartes bancaires de Caja Madrid devrait occasionner des dégâts importants auprès de banquiers et politiques : 86 administrateurs et dirigeants de Caja Madrid, dont l’ancien dirigeant du FMI Rodrigo Rato, sont sous le coup d’une enquête pour avoir ainsi dépensé plus de 15 millions d’euros non déclarés, à des fins personnelles. Le chef de cabinet du ministère du Budget, José Maria Buenaventura, un des bénéficiaires, a déjà démissionné début octobre après avoir pris connaissance du scandale... à suivre.



Chaises musicales. Les banquiers et PDG sont nos ministres et vice-versa


Partout en Europe, la connivence entre le pouvoir et le secteur bancaire capitaliste est omniprésente.


Mario Draghi, ancien responsable de Goldman Sachs et consacré « personnalité de l’année » par le Financial Times en 2012 |4|, préside la Banque centrale européenne (BCE).


En France, le nouveau ministre de l’Économie et l’un des inspirateurs des coupes budgétaires de 50 milliards d’euros, Emmanuel Macron, est un ancien gérant à la Banque Rotschild. Il était ainsi devenu millionnaire en menant à bien en 2012 le rachat par Nestlé d’une filiale de Pfizer avant de devenir quelques semaines plus tard le Secrétaire général adjoint de l’Élysée et conseiller du président de la République sur les questions économiques et financières. |5|


Dans le même registre en Espagne, avant de devenir ministre de l’Économie, De Guindos a été conseiller de Lehman Brothers jusqu’à sa faillite. Miguel Arias Cañete, ancien ministre (PP) de l’Agriculture sous les gouvernements d’Aznar et Rajoy, fervent défenseur du fracking et en lien étroit avec l’industrie pétrolière, a été désigné au poste de commissaire européen en charge de l’Action pour le Climat et la Politique énergétique au sein de la Commission européenne pilotée par le très libéral Jean-Claude Juncker.

Sous pression et largement soupçonné de conflit d’intérêt, il s’est alors décidé à vendre les actions qu’il détenait de deux entreprises qu’il présidait, Petrolífera Dúcar SL et Petrologis Canaris SL pour une valeur qu’il estimait lui-même en 2011 à plus de 320 000 euros. |6| Mais les affaires restent entre de bonnes mains puisque son fils, Miguel Arias Domecq, siège toujours au Conseil d’administration de Ducar depuis le 7 octobre 2013.


Certains regretteront le décès du réactionnaire Emilio Botín de la banque Santander survenue le 10 septembre sous les hommages larmoyants des médias. Quoi de plus naturel quand on sait, par exemple, que Santander est actionnaire du groupe Prisa, lui-même propriétaire du journal El País – et du quotidien français Le Monde. Mais nous sommes beaucoup plus nombreux à regretter l’arrivée de sa fille Ana Patricia Botín pour lui succéder. Cet épisode constitue un nouvel exemple du travail de désinformation effectué par les médias commerciaux qui, sans le vouloir, alimentent l’audience de médias alternatifs vers lesquels se tournent de plus en plus de citoyens en quête d’impartialité dans le traitement de l’information.


Même l’ex-président de l’organe de supervision des marchés boursiers (la Comisión Nacional del Mercado de Valores, CNMV) Manuel Conthe, a reconnu une presse aux ordres : « ... la presse espagnole a réalisé une couverture informative et élogieuse sur le banquier décédé tant excessive et servile que cela m’a paru « bananier » et incompatible avec l’idée d’une presse libre ». Il précise : « À quelques honorables exceptions près, la presse est dominée par de grands groupes d’entreprises et leurs bureaux de communication. Je l’avais déjà senti et manifesté quand j’étais président de la CNMV et, alors même que certains professionnels le niaient avec colère, cela reste une vérité incontournable. » |7|



Par Jérôme Duval – CADTM – le 19 octobre 2014

 

Notes

|1| Radiografía de la corrupción en España : cerca de 1.700 causas, más de 500 imputados y sólo una veintena en prisión, Europa Press, 20 avril 2014. http://www.europapress.es/nacional/...

|2| Voir la vidéo de promotion de l’hôpital : http://vimeo.com/25776663

|3| Ignacio Zafra, Dimite David Serra, diputado autonómico del PP procesado en el ‘caso Gürtel’, El País, 09.09.14. http://ccaa.elpais.com/ccaa/2014/09...

|4| Le président de la BCE encourage les Etats à poursuivre leurs efforts, Le Monde, 14.12.2012. http://www.lemonde.fr/europe/articl...

|5| Grégory Raymond, Emmanuel Macron, l’hémisphère droit de Hollande, nouveau ministre de l’Économie, 26/08/2014. http://www.huffingtonpost.fr/2014/0...

|6| Information about Miguel Arias Cañate, 10 septembre 2014, Ecologistas en Acción. http://www.ecologistasenaccion.org/... ; Déclaration de Cañete, 29 novembre 2011. http://www.congreso.es/docbienes/le...

|7| « ...la prensa española ha hecho un despliegue informativo y encomiástico sobre el banquero fallecido tan desmesurado y servil que me ha parecido "bananero" e incompatible con la idea de una prensa libre. (…) Con honrosas excepciones, la prensa está dominada por los grandes grupos empresariales y sus gabinetes de comunicación. Ya lo percibí y manifesté cuando era presidente de la CNMV y aunque entonces algunos profesionales del sector lo negaron airados, sigue siendo una verdad como un templo. » Blog de Manuel Conthe, Reflexiones a la muerte del Sr.Botín, 17/09/2014. http://www.expansion.com/blogs/cont...

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Ça c'est du Poutine !


Ça c’est du Poutine !

Seul Poutine peut intimider un milliardaire


Même si cette vidéo date du 11 mars 2013, elle fait du bien à regarder.


On voudrait tant avoir un dirigeant politique avec un tel charisme  pour diriger dans le droit chemin les affaires tant nationales qu'européennes.


Remarque utile à un moment donné : je tiens à préciser que je ne suis ni pro Poutine, ni pro qui que ce soit, mais j'apprécie les dirigeants qui travaillent pour le bien de leur communauté, c'est ce qui manque trop chez nous !  -  Duc

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Dialogue de sourds US

Vidéo en anglais, sous-titrée en français


DIALOGUE DE SOURDS ENTRE L’ÉTAT MAJOR US

ET LA PRESSE


Le 16 octobre, lors du communiqué de presse quotidien du Département à la Défense américain, le contre-amiral John Kirby, attaché de presse du Pentagone, représente l’armée des États-Unis pour répondre à la presse à la place de la "lumineuse" Jen Psaki.


Matt Lee, le reporter d’Associated Press, l’interroge sur la dernière déclaration farfelue en date du secrétaire d’État à la guerre, Chuck Hagel, comme quoi l’armée russe se trouverait maintenant « aux portes de l’OTAN » ! 


PAR THE FRENCH SAKER - vineyardsaker.fr - le 18 octobre 2014


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A voir absolument pour découvrir la mauvaise foi crasse face à la vérité !


La suite dans la vidéo ... Vous ne serez pas déçu !


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La “ligne rouge” des Russes...

La “ligne rouge” des Russes... | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo : boree.eu


Notes sur la « ligne rouge » des Russes...


Plusieurs éléments très concrets montrent que la diplomatie russe est entrée dans une nouvelle époque. Il n’y a plus de « relations privilégiées » avec les USA, selon l’idée de la Guerre froide que les deux grandes puissances nucléaires devaient coopérer pour assurer une certaine stabilité de leurs relations et, partant, des relations internationales, idée reprise en filigrane lors de l’épisode dit du reset des relations Russie-USA, au début de 2009.


La Russie avait averti à de multiples reprises depuis le commencement de la crise ukrainienne, à mesure de la mise en évidence du comportement des différents acteurs de la crise, qu’elle serait conduite à devoir envisager une nouvelle attitude, complètement différente du point de vue structurel, qui prendrait en compte l’hostilité agressive manifestée par les USA (et le bloc BAO – NDLGazette : BAO = bloc américaniste-occidentaliste) à son encontre, à mesure que se confirmait cette hostilité.


Personne, au sein du bloc BAO, n’a entendu la Russie, pour la raison d’ailleurs assez simple que personne n’écoutait puisque tout le monde était (et reste) accaparé par la narrative qui décrit la situation pour le compte exclusif du bloc BAO. La Russie est un pays sérieux, qui ne parle pas pour ne rien dire et qui, en matière diplomatique, entend dire précisément et substantiellement ce qu’elle pense et ce qu’elle fait. En conséquence, la Russie est passée à l’acte.



La fin d’une époque


Il s’agit de la confirmation de ce qu’écrivait Fédor Loukianov le 2 octobre 2014 dans The Moscow Times (voir notre texte du 16 octobre 2014).


Trois événements décrivent la nouvelle époque


Nous distinguons trois éléments, trois événements apparus ces trois derniers jours qui fixent effectivement la nouvelle ligne de la Russie. Il y a désormais une « ligne rouge », comme aiment à dire les « communicants » de Washington et du bloc BAO, entre la Russie et le bloc, mais plus spécifiquement entre la Russie et les USA. On a pu en distinguer le tracé ces trois derniers jours, au gré des trois événements en question.


Il est probable qu’avec l’Europe, la Russie peut travailler à chercher des arrangements moins stricts que cette « ligne rouge » qui concerne essentiellement les USA. Mais cela devra être payé, pour les Européens, par un éloignement des USA à mesure. Émettre cette restriction, c’est mettre en évidence le caractère extrêmement incertain de l’hypothèse. (Notre sentiment est sans aucun doute qu’il faudrait des bouleversements en Europe, au niveau des gouvernements des États membres, pour s’orienter vers de telles conditions qui pourraient rétablir de bonnes relations avec la Russie, au prix d’une certaine distance mise avec les USA. Il s’agirait, par exemple, de changements radicaux de directions, comme l’arrivée de partis « eurosceptiques » à la tête des exécutifs.)


Nous détaillons ces trois événements intervenus dans la politique et la diplomate russes, dans l’ordre chronologique plus que selon un jugement de leur ordre d’importance. Il s’agit ici d’identifier les éléments constitutifs de la nouvelle ligne suivie par la Russie.



La colère de Medvedev


Le premier de ces événements est survenu le 15 octobre 2014, du fait du Premier ministre russe Medvedev lors d’une interview à la chaîne de télévision CNBC. Le choix du moyen de communication lui-même est marquant : CNBC est une chaîne US d’audience nationale. On en déduit évidemment que l’intervention de Medvedev a été faite pour avoir le maximum de retentissement.


Cette intervention est particulièrement dure, dite dans des termes particulièrement crus. Cela est d’autant plus remarquable que Medvedev est un homme jugé en général comme « libéral » dans le sens moderniste du terme, c’est-à-dire un modéré plutôt de la tendance occidentaliste de Moscou, autant qu’un homme calme et mesuré. Qu’importe, Medvedev ne mâche pas ses mots. Il affirme purement et simplement que le président Obama doit être « mentalement dérangé » pour avoir placé, dans son discours de l’ONU, parmi les « menaces contre l’humanité », la Russie en deuxième position derrière le virus Ebola et avant ISIS/EI/Daesh... (Voir notre texte du 25 septembre 2014.) Cet extraordinaire classement qui relève du plus pur « esprit neocon » sinon d’une dialectique-guignol comme on en fabrique à Kiev, avec le sens des responsabilités à mesure, semble avoir été ressenti à Moscou comme une insupportable insulte faite à la Russie. La réaction de Medvedev est, elle aussi, à mesure.



Obama est-il dérangé (dans sa tête) ?


L’intervention de Medvedev, évidemment présentée sur le site de la CNBC le 14 octobre 2014, est présentée par Russia Today le 15 octobre 2014.



Le danger de la confrontation suprême


Il y a ensuite l’avertissement discret, mais bien réel de Poutine lui-même, qui constitue le deuxième événement de la tendance générale qu’on analyse ici. Le président russe a glissé en fin de sa longue interview au journal serbe Politika (à l’occasion de sa visite en Serbie) quelques mots qui constituent ce qui devrait sans aucun doute être considéré – si l’on porte quelque attention à ce qui se dit, surtout dans le chef du président d’une puissance comme la Russie – comme un avertissement sur les dangers d’une confrontation nucléaire au plus haut niveau, particulièrement pour les deux principales puissances nucléaires.


Là aussi, la chose est présentée dans des termes assez fermes puisqu’elle décrit le contexte d’une tentative de « faire chanter » la Russie. Il s’agit bien entendu des relations de la Russie et des USA, dans le cadre de la crise ukrainienne et des relations brutalement détériorées entre les deux puissances. À notre connaissance, c’est la première fois que Poutine évoque, en des termes aussi précis quoique très courtement et d’une façon implicite, la responsabilité marquant les relations entre les deux puissances nucléaires, et le risque suprême si cette responsabilité n’est pas assumée d’une façon satisfaisante, – nous allions écrire « d’une façon responsable « ... (Le texte complet de l’interview est notamment publié par Russia Today le 16 octobre 2014.)



On ne fait pas chanter la Russie


Nous présentons ces quelques mots qui concluent l’interview dans le contexte général où ils sont dits, en réponse à la dernière question portant sur les relations de la Russie avec l’Ukraine et avec les USA (« What do you think the future holds for Russian-Ukrainian relations? Will the United States and Russia re-establish a strategic partnership after all that has happened, or will they build their relations in a different way? ») Le passage que nous choisissons, qui termine l’interview concerne effectivement et spécifiquement les relations entre la Russie et les USA... (Nous soulignons en gras le passage sur l’« avertissement » de Poutine.)



Le bloc BAO et son problème pathologique


Divers autres sujets ont été abordés dans cette interview, autour des thèmes de la crise ukrainienne et des relations avec le bloc BAO. Il a été question des sanctions, sur le fond général du jugement de Poutine qu’il est particulièrement difficile de comprendre pourquoi elles ont été décidées, en fonction de leur chronologie et des événements en Ukraine, et selon l’appréciation du même Poutine qu’il est complètement absurde de prétendre « isoler la Russie » comme il est dit en général pour commenter les sanctions, par divers personnels politiques du bloc BAO, dont notamment le POTUS washingtonien...


Bref, à la question concernant l’« objectif ultime » des sanctions décidées par l’UE et les USA, Poutine répond que cette question « doit être posée à l’UE et aux USA, dont le raisonnement à cet égard est particulièrement difficile à comprendre... »


Quoique dit d’une façon moins tranchante, ce jugement renvoie, pour l’humeur et l’esprit, à ce qu’on a dit plus haut de l’intervention de Medvedev. Il montre d’une façon assez précise que la direction politique russe, avec toutes ses nuances, partage le même jugement sur le comportement du bloc BAO, en le situant au niveau quasi pathologique d’un dérangement des capacités mentales.


D’une façon générale, l’« avertissement » de Poutine n’a pas été mis en exergue par les commentaires russes, suivant en cela la politique diplomatique russe qui est clairement de manifester avec discrétion une fermeté de fer concernant cette nouvelle ligne. Ainsi, RT, dans son commentaire sur l’interview de Poutine, titre sur l’observation où la tentative d’isoler la Russie est appréciée comme « un but illusoire et absurde ». La phrase sur la « stabilité stratégique », elle, est citée dans l’avant-dernier paragraphe, sans commentaire particulier (RT, le 16 octobre 2014).



L’héroïsme milanais des FEMEN


D’une façon générale également, la réaction des médias du bloc BAO traite très accessoirement l’avertissement de Poutine, toujours selon cette attitude d’extrême légèreté et de complet mépris pour la position et les activités diplomatiques de la Russie. Ainsi, le Guardian, qui enterre le texte de l’interview dans un commentaire sur les relations de la Russie avec la Serbie, donnait la vedette dans ce domaine, le jour de la parution de l’interview, à ce qui semblait ainsi apparaître comme la grande nouvelle du jour : une manifestation de deux FEMEN à Milan, en marge de la conférence de l’ASEM où l’on reçoit les plus grands (de Poutine à Merkel, de Hollande à Porochenko).


Les deux FEMEN avaient à l’esprit d’accueillir avec la vigueur qui convient « un tueur » couvert du « sang des Ukrainiens ». Elles étaient en mini-jupe rouge, sans rien au-dessus bien entendu puisqu’il s’agit d’être héroïque et de ne rien craindre de la violence et de l’injustice du monde ; à propos, le rouge entendait symboliser le fameux « sang des Ukrainiens » et « le tueur », lui, n’est autre que le président russe. (Voir le Guardian du 16 octobre 2014.)


On observera avec intérêt avec quelle extraordinaire facilité les institutions les plus sérieuses et les plus professionnelles selon leur propre classement – dito, le Guardian, – peuvent sombrer dans le ridicule et l’extrême futilité lorsque la passion idéologique et sociétale les emporte et leur dicte la narrative à suivre. Quant aux FEMEN, si besoin était la messe est dite, pour décrire ce petit groupe fastueusement financé par les habituelles sources de fric, Soros en tête, pour réduire la politique au degré du zéro absolu et conchier tout ce qui peut exister de structuré dans ce pauvre monde. Le Système fonctionne.


On notera tout de même que, sur l’internet, ZeroHedge.com a bien compris l’importance de l’intervention de Poutine (le 16 octobre 2014). Tyler Durden interprète clairement la déclaration lorsqu’il titre : « Putin Warns Of “Nuclear Power Consequences” If Attempts To Blackmail Russia Don’t Stop ». Le texte est très court et cite pour l’essentiel une dépêche de Bloomberg.News, qui présente également la phrase de Poutine comme un avertissement sérieux. Durden le termine par cette seule ligne de commentaire qui reprend l’idée : « Opportune timing with markets weak for some nuclear sabre rattling... »



Kerry tout sourire


Le troisième élément que nous voulons mettre en évidence ponctue la rencontre Lavrov-Kerry qui s’est faite le 16 octobre à Paris, dans une bonne atmosphère puisque le secrétaire d’État, abandonnant sa dialectique type-Nuland, s’est montré tout sourire avec son « ami Sergei » pour tenter d’obtenir la coopération des Russes dans la lutte contre ISIS/EI/Daesh. Il s’agissait donc de demander à la « deuxième menace contre l’humanité » d’aider les USA, qui règlent ce qui est bon et ce qui est mauvais pour l’humanité, à lutter cotre la « troisième menace contre l’humanité » dont on sait qu’elle a été constituée, formée, financée, armée, par les USA eux-mêmes avec les amis habituels (Arabie, Qatar & compagnie). Tout cela est très logique et plein du sens des responsabilités.


Après la rencontre, les deux ministres ont fait des déclarations séparées. Russia Today en rapporte la substance le 16 octobre 2014 au soir. Comme on le voit, Kerry ne manque pas de rappeler que les deux puissances – USA et Russie, – « ont des responsabilités communes importantes ». Il était en effet très important et particulièrement sage, de la part des USA, de rappeler la chose à la face du monde entier et singulièrement à l’ami Sergei. Une pratique aussi constante et en aussi parfaite inconscience de l’inversion, au rythme des narratives, ne laisse guère le temps de reprendre son souffle...



Bras d’honneur de Lavrov


L’on fut assez prompt, après cette rencontre qui nous annonçait que les monstrueux et barbares tueurs russes étaient après tout extrêmement fréquentables et assez utiles, à conclure que les USA et la Russie, sur injonction souriante des premiers, avaient décidé d’échanger leurs renseignements sur ISIS/EI/Daesh. C’est-à-dire, traduisons, que les Russes acceptaient de fournir aux USA leurs renseignements à ce propos. Il n’en est rien, ont précisé les Russes, – mais vraiment rien du tout.


L’on revient au texte de RT, dont l’essentiel se trouve dans l’annonce du démenti, par le ministre russe des Affaires étrangères, de toute coopération de la Russie avec les USA. La Russie explique ainsi que ce n’est pas de la mauvaise volonté, mais simplement la force des choses telles qu’elles sont... Fidèles à leur volonté de concevoir une politique extérieure selon les engagements, les structures et les principes, les Russes font observer par la bouche de Lavrov : 1) qu’il n’existe aucune résolution de l’ONU organisant une coalition contre ISIS/EI/Daesh, et donc aucun cadre légal international pouvant justifier cette coopération  ; et 2) qu’une structure existe entre les USA et la Russie, pour organiser la coopération opérationnelle contre le terrorisme, mais que les USA l’ont eux-mêmes, unilatéralement, mise en sommeil, comme part des sanctions et autres décidées à l’encontre de la Russie dans le cadre de la crise ukrainienne interprétée selon la narrative qui dicte la marche du monde à Washington... Donc, pas de coopération au niveau du transfert de renseignements.



Avis de rupture


Il est manifeste que ce dernier élément est le plus significatif de ce tournant de la diplomatie russe, autant que de son tournant stratégique et de son tournant conceptuel. La réaction de Lavrov est une sorte de fin de non-recevoir, un avis de rupture non plus seulement dialectique, mais opérationnel. Il constitue une conclusion nette de la séquence qui dit que nous sommes passés d’une ère de coopération structurelle, et d’une certaine complaisance de la part des Russes, – il faut cela pour « coopérer » avec les USA, – à une ère de repli sur les intérêts nationaux avec une éventualité de coopération avec les USA, mais selon les normes internationales et en jugeant sur pièces ce que vaut cette coopération.


Le plus original dans cet épisode – cela n’étonnera personne, – c’est évidemment l’attitude des USA. Il est assuré que les échos de presse selon lesquels les Russes passeraient des renseignements aux USA sont venus d’« officiels » US, c’est-à-dire de la bureaucratie du département d’État. Cela signifie que le département d’État, comme l’administration entière, comme Washington, comme le Système dirons-nous pour faire bref, attendent sans le moindre doute que la Russie coopérera effectivement en fidèle « partenaire » des USA. Il n’est plus question d’Ukraine, d’« agression russe », d’annexion expansionniste de la Crimée, de sanctions, de rien de tout cela. Tout redevient normal et a Russie tiendra le rôle auquel les USA veulent bien la convier. Il s’agit, à côté de l’affectivité qui triomphe dans la politique du bloc BAO, de l’inculpabilité et de l’indéfectibilité de la psychologie américaniste en mode turbo, passés au tamis de la doctrine de l’exceptionnalisme... Effectivement, comment peut-on imaginer de refuser ce privilège extraordinaire de voir les USA vous offrir de « coopérer « en leur passant les renseignements dont vous disposez ?



Hagel et la sagesse de l’OTAN


D’ailleurs, voici une confidence : au fond les USA s’en foutent puisqu’en réalité, seuls eux-mêmes les intéressent... Au même moment où Kerry entreprenait Lavrov et faisait dire par ses fidèles dans la presse-Système que les Russes allaient passer à la casserole du privilège de la coopération, le gentil Hagel, le secrétaire à la défense, l’homme dont on attendait qu’il mît un peu de sagesse et de mesure dans cet incommensurable bordel qu’est, notamment, la politique étrangère US, s’employait lui aussi à en mettre sa dose, de bordel, en agitant le spectre d’une agression russe contre les forces de l’OTAN. La chose n’est pas passée inaperçue du côté russe, et le gentil Hagel lui-même a été désigné à la vindicte de la nouvelle politique de sécurité nationale de la Russie... (Itar-Tass, le 16 octobre 2014).


Le coup de la red line


Mais lorsque nous disons que nous sommes passés de l’ère de la coopération à « une ère de repli sur les intérêts nationaux avec une éventualité de coopération, mais selon les normes internationales et en jugeant sur pièces ce que vaut cette coopération – est-ce bien sûr ? On peut accepter ce jugement si on le tient comme transitoire et intermédiaire. Il indique surtout la rupture des liens du « partenariat stratégique » de facto entre la Russie et le bloc BAO, principalement les USA, mais il ne limite pas la positon russe à ce seul événement. D’ores et déjà, la Chine attend la Russie, et les pays du BRICS également... Ce « repli sur les intérêts nationaux » introduit en réalité, pour la Russie, une ouverture féconde et extrêmement rapide vers l’Est et le Sud, vers tout-ce-qui-n’est-pas-le-bloc-BAO, par conséquent un réaménagement de fond en comble des relations internationales.


Qui cela étonnera-t-il ? On devine depuis quelque temps que ce réaménagement est inévitable, au rythme de l’aggravation de la crise du bloc BAO, et des exigences et prétentions paradoxales qui accompagnent la chute de cette entité. On sait toutes ces choses et l’on se doute bien que l’on en reparlera plus qu’à leur tour.


En attendant, le constat qu’il faut faire est que les Russes, qui sont des gens d’ordre et de rangement d’une part, qui entendent d’autre part gouverner leur propre destinée selon les principes fondamentaux des grandes structurations du monde et non selon les caprices de l’interprétation de communication des événements internes de Washington déclinés au rythme de l’exceptionnalisme US, les Russes donc ont tracé leur « red line » et ont signifié à leurs « partenaires » américanistes que, désormais, ils ne la franchiraient plus.


Sans doute les « partenaires » américanistes ne se sont-ils aperçus de rien, ce qui n’a pas beaucoup d’importance puisqu’ils n’ont jamais vraiment tenu compte de la situation internationale et de l’avis et décisions des autres pour développer leur politique extérieure et leur politique de sécurité nationale.



Par Philippe Grasset — dedefensa.org — le 17 octobre 2014



— NDLGazette : les longs extraits en anglais de l'article original ne sont pas repris ici —


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Etudiants en Médecine

Etudiants en Médecine | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Le nouveau gouvernement fédéral a déjà fort à faire face la contestation de l’opposition et des syndicats sur les matières socio-économiques mais va-t-il devoir gérer en plus la colère des étudiants en Médecine et en Dentisterie ainsi qu’à celle des doyens des facultés concernées ?


C’est fort probable si aucune solution n’est trouvée rapidement pour régler le problème de délivrance des numéros Inami aux étudiants ayant achevé leur cursus, le sésame indispensable à l’exercice de leur métier.


Le problème n’est pas neuf. On sait depuis des années que le nombre de numéros Inami disponibles sera épuisé en 2018 pour les médecins et en 2020 pour les dentistes. Alors, le législateur a prévu un lissage, c’est-à-dire la possibilité pour les doyens de délivrer plus ou moins d’attestations chaque année, en fonction du nombre de diplômés. "Nous avons utilisé la loi à son maximum et le cadre légal en fonction du cadre politique.


Le monde politique faisait passer des messages du type : ‘Ça va s’arranger, nous allons trouver des solutions’ mais la Flandre a fait obstacle en décrétant que les francophones n’obtiendraient pas de numéros Inami supplémentaires" , explique Dominique Vanpee, le doyen de la faculté de Médecine de l’UCL.



Une cohorte entière sacrifiée


Il y a quelques semaines, la formation d’un gouvernement à dominante flamande se précise. Inquiets, les doyens et les recteurs de l’UCL, de l’ULB et de l’ULg envoient un courrier aux politiques pour que l’accord du futur gouvernement prévoit une discussion sur le sujet. "Cela nous a été refusé , indique Dominique Vanpee. C’en est alors fini de la pratique du lissage.


En juin 2017, toutes les attestations auront été distribuées et une cohorte entière, celle de 2018, sera alors sacrifiée, ce qui est un drame absolu. Nous n’avons eu d’autre choix que de nous astreindre à une politique de quotas. A partir de juin 2015, nous n’octroierons plus qu’un numéro Inami à un étudiant sur deux, sinon on nous aurait accusés de ne pas avoir géré la situation en bons pères de famille ."


Le doyen se dit pieds et poings liés et concède ne pas agir de la sorte de gaîté de cœur. Et il ajoute : "Si on ne peut délivrer que la moitié des attestations alors qu’il y a une pénurie de médecins en Belgique, c’est un scandale ! J’espère de tout cœur que nous recevrons des politiques un courrier nous disant que l’on va revoir les contingentements et que l’on pourra laisser passer tous les étudiants. Rappelons que la ministre de la Santé est médecin."


Pour Dominique Vanpee, la faute n’incombe pas qu’au gouvernement fédéral. "La Communauté française n’a pas fait de régulation à l’entrée des études de médecine, ce qui a provoqué une explosion des inscriptions." Aurait-il fallu imposer un test d’entrée contraignant ? "Peut-être, mais conditionné à une année de mise à niveau."



Forte charge émotionnelle


Du côté des étudiants en Médecine, le choc est rude. Plusieurs dizaines d’entre eux, qui espèrent recevoir leur numéro Inami en juin à l’UCL, se sont réunis jeudi pour évoquer le sujet. Une étudiante de dernière année, qui souhaite garder l’anonymat, nous décrit une réunion placée sous le signe de l’émotion. "Il y avait des étudiants en pleurs. Ils étaient désemparés et se sentaient abandonnés car le doyen nous a encouragés à entreprendre nous-mêmes des démarches vers la presse ou le monde politique. Mais nous sommes submergés de travail et nous n’en avons pas le temps.


On se retrouve face à un dilemme : on doit se battre pour nos droits et en même temps bosser énormément pour réussir le mieux possible notre concours de médecine générale puisque ce sont ceux qui obtiendront les meilleurs résultats qui auront l’attestation. On est les kamikazes des numéros Inami" , dit-elle.


La jeune femme se demande si la décision des doyens est basée sur une crainte fondée ou non. "Et sommes-nous obligés de payer pour les erreurs de lissage du passé ? On se sent injustement traités par rapport aux générations précédentes."


Les étudiants de l’UCL, de l’ULB et de l’ULg prévoient des actions concertées et espèrent pouvoir être reçus par Maggie de Block.



Concours de médecine : l’UCL s’aligne


Annulation. La nouvelle est tombée mardi et a de prime abord causé un certain émoi au sein des étudiants en Médecine de l’UCL.


L’université a décidé d’annuler le concours de médecine générale qui aurait dû avoir lieu ce samedi. Le doyen de la faculté de Médecine a rencontré les étudiants jeudi pour leur expliquer cette décision. "Il s’agissait en fait de nous aligner sur ce qui se fait à l’ULB et à l’ULg. L’UCL était la seule de ces trois universités à organiser deux sessions pour ce concours, l’une en octobre et l’autre en mai. Nous avons décidé de l’intégrer à tous les autres concours de spécialisation. Il sera donc déplacé à la fin avril ou au début mai. Cela permettra aussi de donner à tous les étudiants le même temps pour préparer le concours" , précise Dominique Vanpee.


Après que le doyen a donné toutes les explications nécessaires, les étudiants en Médecine qui, pour certains, s’apprêtaient à passer le concours, ont affirmé comprendre et accepter cette annulation.


Cet examen très important que passent les étudiants en dernière année, compte pour 30 points sur 100 sur le total des points en fin d’année académique. Il peut être passé dans une autre université (ULB, ULg ou même à l’étranger) que celle dans laquelle l’étudiant suit son cursus de médecine. Mais ce choix déterminera l’établissement dans lequel il poursuivra ses études.

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Quid des événements à Hong Kong

Quid des événements à Hong Kong | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


À propos des événements à Hong Kong

 

Je m’étais promis de ne parler qu’exceptionnellement des différents mouvements de foule organisés à travers le monde par l’empire anglo-américain. Toutes ces manifestations, vite labellisées « révolutions » dès lors qu’elles se déroulent dans des pays non amis, se nourrissent de la médiatisation et ne requièrent qu’une seule chose pour exister : qu’on en parle, en bien ou en mal, l’essentiel est qu’on en parle. Il en est ainsi pour toutes leurs opérations : « révolutions », Etat Islamique, lutte contre le terrorisme, Ebola, H1N1, campagnes de dénigrement et de diabolisation, etc. D’une manière générale, tout ce qui est hautement médiatisé est suspect, car les médias ne se mobilisent de concert que sur commande.


Cependant, le texte ci-après fait partie des exceptions que nous acceptons de publier dans ce domaine. Il résume à merveille, et de manière claire, la situation de Hong Kong, et c’est bien dommage que les jeunes écervelés de cette ville ne puissent pas le lire.


Par Avic - reseauinternational.net - le 19 octobre 2014


***

Nos médias (les médias du capital, ne l’oublions pas !) adorent les manifestants hongkongais qui, par milliers prétendent-ils, brandissent des parapluies pour exiger la démocratie, la pure, la vraie, l’authentique !


Il paraît que le gouvernement chinois n’est pas d’accord. Il préférerait désigner lui-même les hommes qui dirigeront Hong Kong. Alors, qui a raison, les manifestants ou le gouvernement chinois ? Attention aux réponses un peu trop spontanées !


Nous qui avons l’expérience de cette démocratie dont rêvent, paraît-il, certains Hongkongais, on sait bien que celui qui gagne ce genre d’élection est celui qui a le soutien du capital : la presse lui passe la soupe tous les jours, les sondeurs expliquent qu’il est incontournable et les experts montrent que son programme est vraiment tout ce qu’il y a de plus raisonnable. En somme, le vainqueur est celui qui dispose de grosses sommes d’argent attribuées à sa campagne par ceux qui en disposent, et qui comptent avoir comme « élus » des gens qui prendront soin de leurs intérêts !


On l’a bien vu en France en 2007 lorsque la presse, les sondeurs et les experts ont largement contribué à promouvoir Nicolas Sarkozy. Les mêmes, en 2012, ont soutenu François Hollande ! On constate (comme c’est surprenant !) que l’un et l’autre mènent des politiques relevant de la même stratégie… en faveur du capital !


Dans le cas particulier de Hong Kong, on remarque que la méthode employée par les manifestants se rapproche des « révolutions orange » : une revendication soi-disant démocratique, un emblème simple à reconnaître (ici, les parapluies) et l’occupation permanente d’un lieu central.


Le gouvernement chinois et les Hongkongais ont bien repéré ce qui se tramait. La main étasunienne et britannique ne fait aucun doute ! Cette revendication « démocratique », si elle était effectivement mise en œuvre, aurait en effet comme conséquence à court terme de séparer Hong Kong de la Chine, et de revenir sur l’accord de rattachement de 1997.


Car si on parle aujourd’hui de rattachement, c’est qu’il y avait auparavant séparation : pendant les guerres de l’opium au milieu du XIXe siècle, les puissances coloniales avaient obligé le gouvernement chinois de l’époque à concéder des territoires à leur profit exclusif, sous forme de bail à long terme. C’est ainsi que Hong Kong, territoire chinois, est devenu britannique. À l’époque, les Chinois ont parlé de « traités inégaux », dont fait partie le traité de Nankin.


Les Britanniques pensaient bien que Hong Kong leur appartenait pour toujours. Mais, au terme de ce long bail centenaire, le gouvernement chinois a fait valoir ses droits et signifié à la Grande-Bretagne qu’il ne serait pas renouvelé : Hong Kong allait redevenir une terre chinoise, gouvernée par la Chine.


La République populaire de Chine et le Parti communiste chinois avaient bien préparé l’affaire : pour convaincre les Britanniques de ne pas faire d’histoire et apaiser les craintes de l’économie hongkongaise, l’accord proposé se résumait en : « un pays, deux systèmes » (c’est d’ailleurs la même proposition que fait la Corée du Nord à la Corée du Sud depuis 1953 : « un pays, deux systèmes »).


L’économie de Hong Kong relève donc d’un système capitaliste, sous contrôle de Pékin. Hong Kong n’est donc pas « un pays indépendant » : c’est une province chinoise, mais administrée de façon très spécifique.


Il est certain que la Chine n’envisage pas un instant de revenir en arrière. Les guerres de l’opium sont bel et bien terminées et Hong Kong restera à la Chine.


Le gouvernement chinois a donc expliqué que le futur gouverneur de Hong Kong sera élu par les habitants du territoire. Cependant, les candidats ne pourront pas être des hommes sous influence faisant campagne avec des financements étasuniens et britanniques : Pékin propose donc des candidats qui portent le principe simple, mais complexe : « un pays, deux systèmes »…


Ce type de filtre est-il légitime ? Oui, parce que le « laisser-faire » favorise de fait la fortune, l’argent de l’étranger anglo-saxon, et, dans le cas particulier de Hong Kong, aurait pour but une nouvelle séparation.


On aura remarqué que le gouvernement chinois traite l’affaire par la négociation et un usage prudent des forces de police. Mais il ne cède pas. L’humiliation des traités inégaux du XIXe siècle n’est pas oubliée ! Aujourd’hui, la Chine a réglé les questions de frontières avec la plupart de ses voisins, en particulier la Russie. Reste la question de Taïwan et celles, en suspens, avec le Japon et le Vietnam.


Il y a là une tentative manifeste des États-Unis de déstabiliser la Chine. Il y en aura d’autres, soyons-en certains. N’accordons aucun crédit à ces manœuvres !


Par D.R. - le 18 octobre 2014

Source : 

http://www.resistance-politique.fr/article-a-propos-des-evenements-a-hong-kong-124814435.html


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Russie vs marchés financiers US ?

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Dessin : hier, la Russie : nous allons vous enterrer. Aujourd’hui la Chine : nous allons vous acheter.


LA RUSSIE TENTE-T-ELLE DE FAIRE PLONGER LES MARCHÉS FINANCIERS AMÉRICAINS ?


Il semble bien que la Russie, probablement de concert avec la Chine, riposte aux sanctions et à la manipulation du prix du pétrole en essayant de perturber les marchés monétaires anglo-sionistes et de faire plonger les marchés boursiers américains. Si la stratégie fonctionne, le déclin économique aux USA et en Europe sera semblable à celui qui a suivi l’effondrement du marché immobilier américain en 2008.


La semaine dernière, les marchés financiers ont connu une forte volatilité. L’événement phare a été une seule transaction, mais énorme, de trois quarts de milliards de dollars qui a causé un krach éclair des contrats à terme sur l’indice S&P 500. Au cours des six derniers mois, des krachs éclair similaires ont touché le dollar australien (et probablement d’autres devises anglo-sionistes), découlant aussi d’énormes transactions uniques causant un surcroît de volatilité. Il ne s’agit pas de transactions à haute fréquence, mais bien d’ordres uniques de portée massive qui ont l’effet d’une arme nucléaire tactique sur le marché.


Les transactions de portée massive sur le dollar australien coïncidaient habituellement avec l’ouverture de la Bourse de Shanghai, ce qui donne à penser que le gouvernement chinois est impliqué. Un krach éclair ne dure qu’une seconde et peut causer d’énormes pertes aux investisseurs actifs lorsqu’il se produit. Ces krachs ont pour effet d’amplifier sensiblement la volatilité du marché et d’amener les investisseurs à y retirer leurs billes.


Si la volatilité persiste, en particulier sur les marchés boursiers américains, elle risque fort d’entraîner un krach majeur lorsque les investisseurs institutionnels se débarrasseront de leurs actions, ce qui entraînera un exode de la population en général quand la peur et la panique s’installeront.


Il est intéressant de noter que la taille des transactions sur le dollar australien correspondait à exactement 7 500 contrats chaque fois qu’il y a eu un krach et que la taille des transactions sur l’indice S&P 500 correspondait à 75 000 contrats (l’indice S&P 500 étant un plus gros marché). Les nombres 7 500 et 75 000 renforcent la théorie voulant que ces transactions proviennent d’une seule et même source. 



Par ZenVortex
 - Traduit par Daniel pour vineyardsaker.fr - le  19 octobre 2014


Source : Is Russia Trying To Crash The American Stock Market? (vineyardsaker, anglais, 18-10-2014)

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Ukr. - Les FAN progressent

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Ukraine/Donbass : les forces républicaines

progressent au nord et au sud


Attaque au nord et progression des FAN au sud, alors que les défenseurs de l’aéroport de Donetsk tiennent toujours bon sous les assauts et les salves d’artillerie des forces de Kiev. En 96 heures, c’est presque l’ensemble du front du Donbass qui a été sérieusement évolué, au détriment des forces de Kiev. Ces dernières envoient des renforts, mais semblent globalement incapables de contre-attaquer, tout juste essaient-elles des manœuvres de freinage pour tenter de retarder la progression adverse. Les commémorations anachroniques de l’extrême droite néobandériste partout dans l’Ukraine « proeuropéenne » ont été saluées par les troupes de Nouvelle Russie à leur juste mesure. Pas sûr que les nervis qui paradaient hier à Kharkov, Odessa, Lviv et Kiev courent aujourd’hui rejoindre ceux qui, en ce moment, subissent les attaques des forces de Nouvelle Russie.

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« Le communisme est mort, nous devons maintenant détruire l’orthodoxie ! » C’est un vieux Galicien qui vient d’affirmer cela (source) et pas n’importe lequel, un des plus influents de la planète : Zbigniew Brzezinski, conseiller de Barack Obama, théoricien du « Containement » contre l’URSS du temps de la guerre froide, un de ceux qui influencèrent la politique interventionniste US en Afghanistan au point de créer et d’instrumentaliser al-Qaïda, et qui est sans doute l’homme, avec Soros, qui a la plus grande responsabilité du coup d’État de l’hiver dernier à Kiev, un coup de force antidémocratique destiné, non pas à soutenir le peuple ukrainien dont il se moque éperdument, mais à lancer une nouvelle guerre froide sur le continent européen, voire au-delà. C’est donc bien une guerre de religion à laquelle nous assistons en ce moment, en plus d’un conflit « ethnique » (dixit Iryna Farion de Svoboda) dans le cadre d’un affrontement géopolitique majeur entre les partisans d’un monde multipolaire et ceux de l’hyperpuissance US.


Mais pour le moment, l’heure est aux réalités du quotidien : la guerre ethnoreligieuse que Washington et Bruxelles entendent mener contre la Russie jusqu’au dernier Ukrainien, se heurte à une farouche résistance populaire. Et les autorités de Nouvelle Russie ne sont pas dupes du rôle trouble de certaines organisations de la « Communauté internationale » : elles ont menacé d’abattre les drones de la mission de l’OSCE au cas où ils survoleraient sans autorisation préalable le territoire des républiques séparatistes. Les indépendantistes craignent, à juste titre, que ces drones issus d’armées de pays membres de l’OTAN (Allemagne, France) servent in fine au renseignement des forces de Kiev.

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Le chaudron de d’Amvrosyvka, au sud-est d’Ilovaisk semble enfin liquidé depuis la fin de la semaine dernière. Ce qui a permis de libérer des troupes du côté indépendantiste et de les redéployer sur d’autres secteurs où elles sont plus utiles. D’ailleurs, on note de fortes progressions des forces républicaines et nord et au sud du front du Donbass depuis 96 heures. On note également, depuis les 16 et 17 octobre, une poussée au nord de Gorlivka de plusieurs kilomètres en direction d’Artemivsk ; alors que le flanc ouest de ce saillant continue de connaître des affrontements sporadiques. Sur Verhnotoretske (7 km au nord-ouest d’Avdiivka et au sud de Gorlivka), une reconnaissance par le feu des forces ukrainiennes a été signalée dans la journée du 18.


On signale également la poursuite des attaques sur les positions ukrainiennes dans le saillant de Debaltseve tenu par Kiev avec comme appui-feu des lance-roquettes multiples Grad. Les combats se poursuivent à la périphérie immédiate de la ville (à l’est), mais dans l’ensemble, il n’y a pas de changement significatif. On note l’action, sur le flanc ouest du saillant, de plusieurs unités de reconnaissance des forces de Kiev chargées de tâter le dispositif républicain. Tout comme, ce soir, une importante colonne d’infanterie motorisée sur BTR-80, appuyée par une batterie d’artillerie de quatre 122 D-30 tractés par MT-LB et un poste de commandement a été signalée à Kostyantynivka (plus de 20 km au nord-ouest de Gorlivka) faisant mouvement vers les premières lignes. Dans l’après-midi, des drones ukrainiens de reconnaissance ont été aperçus au-dessus de Yenakijeve (sud-est de Gorlivka).

 

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Offensive républicaine au nord


Ce qui était encore, il y a quatre jours, une simple reconnaissance offensive est devenu une véritable progression au nord de Lugansk, au-delà de la Siverskiy Donets. S’appuyant sur le verrou de Pervomaisk, le 32e détachement de l’armée des cosaques du Don, secondé par plusieurs DRG, mène en ce moment une véritable offensive sur la partie nord de la poche du Donbass. Bahmutka est atteinte, le sud de Novoaidar est menacé et des combats sont en cours à Lysychansk sur le flanc ouest de cet axe de progression.

 

Le 15 au soir, après les âpres combats de la journée qui ont vu une compagnie de la garde nationale se retrouver encerclée, les combats ont encore coûté aux forces de Kiev 12 tués et 2 BTR détruits. Plusieurs attaques au cours des dernières 48 heures ont encore été signalées toujours au nord-ouest de Lugansk. Ce sont essentiellement les points de contrôle près de Zolotoye, Khorosheye et Shchastya qui semblent être les objectifs secondaires des attaques des FAN, les forces ukrainiennes ripostant avec leur artillerie (principalement les éléments de la 55e brigade d’artillerie).

Selon les premières informations, le 17 octobre, un T-64BV et un camion Ural des forces de Kiev ont été détruits. L’intention des indépendantistes semble être la prise de Bakhmutka qui contrôle une partie de la N21, voir de Novoaidar plus au nord. Si les forces républicaines s’emparaient de ces objectifs (ou si les FAN parvenaient à interdire tout déplacement sur la N21 avec leur artillerie), les artères de communication et de logistique des forces ukrainiennes au nord de Shchastya se retrouveraient particulièrement menacées, voire partiellement coupées.


112 soldats ukrainiens sont encore encerclés depuis le 16 au soir (ils étaient au départ environ 200) par le bataillon de cosaques commandé par Pavel Dremov. Il s’agirait de résidus du « bataillon Aydar ». À plusieurs reprises, hier et encore aujourd’hui, un bataillon du 80e régiment aéromobile indépendant de Lviv, renforcé d’une section de chars lourds, a tenté une contre-attaque par le flanc ouest de la progression, afin de dégager les éléments encerclés du « bataillon Aydar », sans succès. Dans la journée, des éléments de la 25e brigade de parachutistes et de la 24e brigade mécanisée se sont joints à cette contre-attaque.


Il y a fort à parier que ce genre de contre-attaque va se réitérer dans les heures et les jours qui viennent tant est grande l’importance de ce secteur.


Afin d’élargir la base de l’axe de progression en direction du nord et pour sécuriser le flanc ouest, le plus menacé, des détachements cosaques, vers 10 h (GMT) ce matin, ont porté un coup dur à deux positions ukrainiennes situées près de de Nyzhnie et de Toshkivka (au sud-est de Lysychansk).


Alors que se déroulaient les affrontements au-delà de la Siverskiy Donets en direction de Bahmutka, l’artillerie républicaine, vers 14 h 20 (GMT), a effectué plusieurs tirs concentrés sur les positions de l’armée ukrainienne dans les zones de Lysychansk et de Bakhmutka. La situation à l’est de Permovaisk reste incertaine et les contre rendus qui nous parviennent demandent à être confirmés.


Ce soir, les combats se poursuivent près de Bahmutovka, plus au nord. Les informations qui nous parviennent sont contradictoires : il pourrait s’agir d’actions en cours de DRG.



Les DRG sur KrAZ Cougar frappent Slaviansk-Kramatorsk


Début septembre, 9 blindés légers KrAZ Cougar avaient été capturés près de Telmanove par les FAN. Nous n’avions jamais eu de confirmation visuelle (photos, vidéos) de la capture de ces petits engins très modernes qui appartenaient à un « bataillon » de la garde nationale. La raison en est simple : ces engins étaient destinés à mener des actions de reconnaissance en profondeur de la part de DRG républicain et n’ont certainement jamais été repeints aux couleurs républicaines. Dans la journée du 16 octobre, un de ces DRG monté sur KrAZ Cougar a fait une incursion dans le cœur du dispositif ukrainien, jusqu’à Slaviansk-Kramatorsk, et a attaqué par surprise l’un des points de contrôle qui sécurisent cette zone où, rappelons-le, se situe le poste de commandement avancé des opérations des forces de Kiev. Cette action en profondeur a permis de détruire un convoi de véhicules de ravitaillement composés de ZIL et de GAZ-53. L’attaque a duré seulement 7 minutes : la milice a tiré cinq roquettes antichars et plusieurs salves de mitrailleuses, avant de rompre le contact.




Aéroport de Donetsk : de nouvelles attaques ukrainiennes échouent


À l’ouest de Donetsk, pour appuyer les reconnaissances par le feu des forces de Kiev sur l’aéroport, dans la journée du 16, un bataillon de la 79e brigade aéromobile a fait une tentative de percée à Marinka, mais a été stoppé et repoussé. En riposte, plusieurs salves de lance-roquettes multiples BM-27 Uragan de 220 mm ont été tirées contre la partie nord et ouest de l’agglomération de Donetsk, occasionnant de très nombreuses victimes parmi la population.

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Le 16, vers 18 h 30 (heure de Paris), les forces ukrainiennes ont retenté une attaque contre le nouveau terminal de l’aéroport. Appuyés par des blindés, environ 150 soldats ukrainiens ont progressé sur la piste d’atterrissage. C’est alors que les défenseurs républicains ont ouvert le feu, et à ce moment-là l’artillerie des forces de Kiev est elle aussi passée à l’action.


Le 17, nouvelle tentative de progression des forces de Kiev par l’ouest et la piste principale : appuyés par au moins 4 chars lourds, les fantassins ukrainiens ont une nouvelle fois été repoussés, les combats ont duré plusieurs heures. En dépit de l’engagement de 5 T-64 et 3 BMP-2 de la 93e brigade, les assaillants, à découvert, n’ont pu progresser jusqu’au nouveau terminal. Deux chars ont été détruits en quelques minutes, et le reste s’est replié.


Ce nouvel échec a été salué par de nouveaux tirs des forces de Kiev contre les zones d’habitation de Donetsk, au moyen de salves de BM-21.


Rebelote le 18 octobre, vers 13 h 50 (heure locale), sans plus de succès, des éléments de la compagnie « Sparta » de la brigade de « Motorolla » prenant en embuscade dans les ruines de l’aéroport les blindés ukrainiens, alors que le groupe d’assaut de « Givi », en retrait, appuyait au moyen d’une baterie de mortiers de 82 les défenseurs.


Ce soir encore, plusieurs salves d’artillerie ont touché le centre-ville de Donetsk, occasionnant de nombreuses victimes. Ces tirs répondaient à ceux des FAN réalisés vers 19 h (heure locale) sur les positions fortifiées de Pisky.


Il semblerait que les éléments de la 79e brigade aéromobile, qui étaient jusqu’alors très présents sur le secteur sud-ouest (vers Pisky) de l’aéroport, se soient momentanément retirés des premières lignes ukrainiennes. Pisky reste néanmoins un point fort du dispositif défensif de Kiev.


BMP-2 de la 30e brigade dans une position embossée à l’ouest de l’aéroport de Donetsk. Cette position a été neutralisée par la milice.

À l’ouest de Donetsk, à Marinka, les combats se poursuivent entre un bataillon de la brigade « Vostok » et des éléments de ce qui reste du « bataillon Dnepr » de la garde nationale et de la 30e brigade. La situation reste confuse.


Puisqu’aucun succès ne peut être enregistré par Kiev dans le secteur ouest et nord de Donetsk, les forces ukrainiennes procèdent à des tirs tactiques de harcèlement plus destinés à se venger de leurs échecs qu’autre chose. Le 18, au moins quatre tirs de missiles balistiques Tochka-U ont touché l’agglomération de la capitale du Donbass, dont un touchant de plein fouet une usine de produits chimiques. Les destructions sont considérables et les victimes très nombreuses. La station électrique du secteur de Kuibyshev a été sévèrement touchée, apparemment les assaillants veulent priver Donetsk d’électricité.



Progressions au sud en direction de la N20


Depuis le début de la semaine, on note de très nettes avancées d’est en ouest au sud de Donetsk de la part des forces du Donbass, en direction de la voie rapide N20 qui relie Mariupol à Donetsk. Ce matin, vers 5 heures (GMT), l’artillerie ukrainienne a porté un coup terrible à Dokuchajevsk (20 km au sud de Donetsk). Après 20 minutes, la milice a répondu en ciblant avec des batteries Grad la zone de Volnovakha. Il s’ensuivit un assaut en règle des FAN en direction de cette agglomération fermement tenue par des éléments du « bataillon Tcherkassy » et vers 15 heures (heure locale), on notait le repli au moins partiel des troupes de Kiev en périphérie de la ville sous la protection des tirs de leur artillerie.


Plus au sud encore, les progressions des forces républicaines en direction de la N20 (voie rapide Nord-Sud Donetsk – Mariupol), se confirment, en particulier aux environs de Granitne (la rive gauche du fleuve Kalmius aurait été reprise), de Starognatovka et au sud-est de Dokuchaevsk, en direction de Volnovakha, où les forces républicaines semblent avoir repris le terrain récemment perdu.


À Mariupol, de violentes manifestations de civils ont eu lieu, suite au viol collectif d’une habitante par des paramilitaires néonazis du « bataillon Azov ». La jeune femme a été admise aux urgences, ses organes internes étant atteints. Il y aurait plus de 200 femmes admises à l’hôpital de Mariupol depuis début septembre pour des lésions graves aux organes génitaux suite à des viols de la part de ces soudards du régime kiévien.



Kiev envoie des renforts


Le nettoyage du champ de bataille de l’été dernier se poursuit : à Ilovaisk, quelque 500 corps non identifiés se trouvent en ce moment dans les morgues de Nouvelle Russie. Pour le secteur de Saur-Mogila, on a retrouvé plus de 150 dépouilles de combattants et de civils, 120 d’entre eux, selon les données préliminaires, sont des combattants ukrainiens, et 30 n’ont pas encore été identifiés. À cela s’ajoutent encore plus de 500 corps non reconnus, retrouvés partiellement enterrés ou fortement dégradés par les intempéries les animaux sauvages et les chiens errants.


Nous sommes donc bien au-delà de la comptabilité a minima faite par Kiev suite à ces combats qui ont vu les troupes ukrainiennes subir une défaite sur le terrain sans précédent depuis la crise de l’hiver dernier. Ces chiffres corroborent les observations de certaines personnalités ukrainiennes proches ou membres des paramilitaires d’extrême droite, comme Oleg Lyachko et Semen Semenchenko, qui affirment que les pertes ukrainiennes ont été particulièrement importantes, considérables même, et qui accusent le régime en place à la fois de mentir sur les morts en opération et de ne pas vouloir fournir les moyens nécessaires pour mener à bien les opérations de répression dans le Donbass.


La guérilla indépendantiste ne faiblit pas du côté de Kharkov où une action de sabotage a détruit une partie de la voie ferrée à Kolomak entre Kharkov et Poltava, un axe ferroviaire emprunté par les convois militaires ukrainiens qui acheminent des renforts en direction du Donbass.


Aujourd’hui, dans le secteur d’Odessa, vers 17 h (GMT), plusieurs témoins ont aperçu une colonne de camions militaires d’une soixantaine d’unités faisant mouvement en direction de l’est, vers le front du Donbass : on y aurait décompté au moins 10 BM-21 Grad, une bonne demi-douzaine de GAZ-66, des camions Kamaz.


Le « Bataillon Schakhtarsk », environ 700 paramilitaires sur le papier, aurait été dissous sur ordre du ministère de l’Intérieur, en raison d’une possible implication dans des crimes de guerre d’une cinquantaine de ses membres. Cette unité de paramilitaires était composée d’activistes d’extrême droite du Maidan, de repris de justice et de laissés pour compte de la société ukrainienne.


En revanche, reconditionné, le « bataillon Saint-Nicolas » de la garde nationale, après s’être fait sévèrement écharpé de Lutuhine cet été, revient dans le Donbass. Il y a des gourmands qui en redemandent…



Par Jacques Frère – NationsPresse.info – le 19 octobre 2014


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UE - Schultz tue le groupe EFDD

UE - Schultz tue le groupe EFDD | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


SCHULTZ  TUE  LE  GROUPE  EFDD


Le porte-parole du Parlement Européen s’est empressé d’annoncer ce jeudi sur son compte twitter la dissolution du groupe EFDD (European Freedom & Direct Democracy) présidé par le député européen britannique Nigel Farage (UKIP). Ne nous y trompons pas : c’est par une manœuvre politicienne de la pire espèce que le président socialiste du Parlement européen, Martin Schultz, aidé par son adjoint du PPE, ont réussi à faire capoter le groupe EFDD des eurosceptiques. Ils ont simplement « acheté » la députée lettonne qui en faisait partie !


Il faut savoir que pour constituer un groupe politique au parlement européen, une des conditions est de rassembler des députés provenant d’au moins 7 pays. Un groupe politique bénéficie d’un financement spécifique et d’avantages pour défendre ses positions au Parlement. Pour former le groupe, ils avaient pu compter sur l’élue unique du parti letton des paysans, Iveta Grigule.


C’est cette même Iveta Grigule qui sonne la fin du groupe EFDD. Le président du parlement européen Martin Schultz (SPD), dont on sait qu’il est un socialiste archaïque et rabique, a été réélu à la tête du Parlement après des marchandages avec les sociaux-chrétiens du PPE, qui – eux – se sont octroyé la présidence de la Commission, avec Jean-Claude Juncker.  


Bref, M. Schultz a manipulé tout le monde. Il s’est isolé dans son bureau avec Iveta Grigule du groupe EFD. Celle-ci a accepté de lui remettre une lettre de démission du groupe EFDD en échange de la présidence de la délégation Parlement Européen – Kazakhstan, pour une période de 2 ans et demi. Voilà cette dame présidente de quelque chose, quelques avantages à la clé.


La chute du groupe EFDD, c’est la disparition d’une voix libre au Parlement Européen. Ce groupe dérangeait fortement les européistes et la Commission de Bruxelles. Ils se sont ingéniés à obtenir le démembrement du groupe eurosceptique.  C’est un coup bas, une manœuvre politique de bas étage qui prive momentanément le brillant orateur qu’est Nigel Farage (UKIP) d’un groupe politique. Il faut savoir que cette manœuvre intervient à un moment charnière où, selon les règles en vigueur, la dotation du groupe EFDD allait être quasi doublée.


Les européistes ont donc bien choisi leur moment pour faire chuter ce groupe qui les dérangeait. Bel exemple de démocratie ! Il s’agit plutôt de l’imposition d’une chape de plomb par les partisans de la bonne vieille Europe des combines entre petits copains, puisque la perte d’un groupe entraîne pertes financières, diminution du nombre de collaborateurs, diminution des présences en commission et diminution surtout du temps de parole des députés qui doivent siéger comme non-inscrits. Les députés EFDD doivent donc siéger comme non-inscrits, comme le font Marine Le Pen et son groupe, composé d’autres voix libres et anticonformistes au parlement européen.


Sauront-ils s’entendre ? Il faudra trouver des membres de 7 pays et c’est là qu’est toute la difficulté. Le groupe des Verts se réjouit bruyamment de cette « victoire » contre les eurosceptiques emmenés par Nigel Farage.


En tout cas, la réponse de ce dernier est déjà cinglante : « le président Schultz serait parfait pour diriger le parlement d’une république bananière. Il a clairement renoncé à la neutralité de sa fonction. C’est l’exemple d’une incroyable manipulation politique ». N’excluons pas que le brillant Nigel Farage parvienne à rebondir, après ce coup de Jarnac de Schultz et de l’establishment européen, qui a de plus en plus de mal à « passer » auprès des citoyens européens. 



Par A.L. — lepeuple.be – le 17 octobre 2014


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Confessions d'1 corrupteur US


Confessions d'un corrupteur de nations

Par John Perkins (*) 

 

livres de référence :


Les confessions d'un assassin financier


Révélations sur la manipulation des économies du monde par les États-Unis : voir sur Amazon




L'histoire secrète de l'empire américain


Assassins financiers, chacals et la vérité sur la corruption à l'échelle mondiale : voir sur Amazon

.

Par John Perkins 



(*) John Perkins (né en 1945 à Hanover dans le New Hampshire aux États-Unis) est un économiste, écrivain et activiste social et écologiste américain.


En 1970, il est engagé par une firme internationale de consultants nommée MAIN. Il y débutera là un emploi en tant qu’assassin financier, et sera formé pour endetter des pays du tiers monde et les soumettre aux exigences d’un empire global et de puissants intérêts financiers américains… (Source : Wikipédia


Koter Info's insight:


Aveux d'un corrupteur


Le mode d'emploi à connaître pour comprendre tout ce qui se passe réellement, ici et ailleurs.  Nous en sommes tous victimes !


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LLN - Vu sur le campus !

LLN - Vu sur le campus ! | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Si ce conducteur de véhicule des restaurants de l'UCL ne respecte pas les emplacements pour handicapés, il est bon de lui rappeler que " être con n'est pas un handicap ! "


Duc


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Pire manœuvre du jour


Cette conductrice met trois minutes pour tenter de très mal stationner son véhicule.


Elle accroche le véhicule voisin puis tente vainement de sortir alors que les deux voitures sont visiblement beaucoup trop proches.


Elle oublie le frein à main en sortant du côté passager pour finalement donner un coup de pied vengeur au véhicule voisin.


En ce qui me concerne, j'espère ne jamais rencontrer cette cinglée.


Duc


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PROGRAMME GOUVERNEMENTAL

PROGRAMME  GOUVERNEMENTAL | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source photo : rtl.be


On ne pourra pas dire que l’on n’était pas prévenu !

Diffusez largement, imprimez, affichez,

mobilisez les gens !

 

La « Loi Unique » du gouvernement Eyskens lui a valu deux mois de grèves générale dure à l’hiver 60-61. Ici elle est largement dépassée. L’attaque en profondeur est structurelle et correspond à l’application du TSCG (cerise sur le gâteau des différents traités européens).

N’oublions pas d’y ajouter le « plateau de fromages » des mesures d’austérité au niveau Régional de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Conséquence des accords de la Saint Polycarpe, la 6e réforme de l’État, cadeau énorme à la NVA.

 

Déclaration du front commun syndical

Un gouvernement sourd pour les travailleurs et les bénéficiaires d’allocations sociales, mais généreux pour les employeurs et les nantis - mercredi 15 octobre 2014



***



CONTENU DU « PROGRAMME » GOUVERNEMENTAL (en bref)

 

I. Diminuer le pouvoir d’achat


1. Pas de marge pour des négociations salariales libres

  • 2 années de modération salariale supplémentaire (blocage salarial)
  • prolongation éventuelle après 2 ans
  • renforcement de la norme salariale : contrôle renforcé et corrections obligatoires en cas de dépassement
  • élargissement de la norme salariale aux entreprises publiques
  • remplacer les barèmes liés à l’expérience par un système individualisé lié à la productivité et à la compétence

 

2. blocage et manipulation de l’indexation automatique des salaires et des allocations

  • saut d’index 2 % = perte de 20.000 € sur une carrière
  • menace d’une nouvelle intervention dans le mécanisme de l’indexation automatique = ce n’est plus un index, c’est un auriculaire !
  • augmentations de prix qui ne seront pas reprises dans l’indice santé : augmentation des accises sur le diesel et le tabac

 

3. diminution du budget pour la liaison au bien-être des revenus de remplacement

  • diminution du budget pour le volet salarié de 16 % 95 millions) => moins de moyens pour l’augmentation des minima (pas pour les minima de indépendants !) et des autres allocations
  • liaison au bien-être en grande partie annulée par le saut d’index de 2 % sur les allocations sociales
  • conversion de l’augmentation des allocations en baisse du précompte professionnel : quid pour allocations sociales sans précompte professionnel ?

 


II. Une sécurité sociale fédérale fragilisée


1. Diminution de la protection en cas de chômage, maladie/accident

  • saut d’index de 2 % et moins de liaison au bien-être (cf. plus haut)
  • suppression des allocations d’insertion pour les jeunes ayant quitté l’école : pour les jeunes ayant quitte l’école avant 21 ans et non qualifiée et pour ceux qui font leur entrée sur le marché du travail après 25 ans = allez, hop ! chez papa et maman ou au CPAS ou SDF !!!
  • obligation d’accepter du travail en dehors du rayon des 60 km de son domicile
  • service d’intérêt général obligatoire (travail forcé) pour les chômeurs de longue durée et les personnes bénéficiant du revenu d’intégration
  • 7.1 % d’allocations en moins pour ceux qui deviennent chômeurs temporaires (65 % du salaire au lieu de 70 %)
  • trajet de réinsertion obligatoire dans les 3 mois pour les malades (activation)
  • lourde attaque contre les temps partiels avec AGR

 

2. La pension ravagée

  • âge légal de la pension 67 ans en 2030, puis nouvelle augmentation liée notamment à l’espérance de vie — 69, 70 ans...? = augmentation des décès des métiers lourds !!!
  • saut d’index de 2 % = pension plus basse !
  • moins d’argent pour la liaison au bien-être des pensions (95 millions de budget en moins) = pension plus basse !
  • moins d’assimilations en cas de chômage et crédit-temps de fin de carrière + suppression de l’assimilation pour le crédit-temps non motivé = pension plus basse !
  • nouveau détricotage des droits dérivés : pension de survie, pension « divorce », pension taux ménage = pension plus basse !
  • suppression bonus pension = pension plus basse !
  • interventions supplémentaires sur les pensions de fonctionnaires qui seront ramenées au niveau du privé = pension plus basse !
  • Les pensions ne seront plus adaptées à l’évolution au bien-être = pension plus basse !

Déjà que les pensions belges sont parmi les plus basses d’Europe, et bien ils vont encore les diminuer pour tous les travailleurs.

 

3. Beaucoup moins de moyens pour les soins de santé

  • norme de croissance de 3 à 1,5 % au-delà de l’index (plus de 2 milliards d’économies !) = ça va faire des dégâts !
  • pas de budget pour des améliorations pour le personnel
  • penser que c’est possible sans toucher au personnel ni aux patients = irréaliste — il sera de plus en plus difficile de se soigner.

 

4. Financement fragilisé de la sécurité sociale (prolongation dotation d’équilibre)

  • prolongation dotation d’équilibre (provisoirement),
  • mais évaluation annoncée
  • et économies annoncées à concurrence de 5,6 milliards = ça va faire des dégâts !

 

5. Minima moins élevés, inférieurs à la norme de pauvreté européenne

  • saut d’index de 2 %
  • moins de budget pour la liaison au bien-être (16 % de moins = 95 millions d’euros) et manifestement pas non plus de budgets supplémentaires à côté de la liaison au bien-être, sauf pour le statut social des indépendants

 

6. Durcissement des possibilités de sortie anticipée

  • âge pour le RCC (ancienne prépension) augmente de 2 à 4 ans : on passe à 62 ans dans le régime général et à 60 ans dans les régimes dérogatoires
  • Pour les métiers lourds et les longues carrières, la prépension va monter à 58 ans en 2015 et 60 ans en 2017. Les décès vont monter aussi !!!
  • accès à la pension anticipée à 63 ans en règle générale et conditions de carrière + 2 ans
  • crédit-temps de fin de carrière retardée de 5 ans (de 55 à 60 ans) ou 10 ans plus tard (pour les exceptions de 50 ans à 60 ans)
  • Il sera presque impossible de pouvoir encore partir en prépension. Et les employeurs pourront licencier plus facilement les travailleurs âgés (à moindre coût)

 


III. Investir dans la relance durable et dans l’emploi ? RIEN !


1. Une politique d’investissements et d’infrastructure avec, comme priorité, l’infrastructure publique

  • on n’en retrouve aucune trace
  • au contraire : mesures d’économies partout sur le personnel, les moyens de fonctionnement et les investissements surtout des nombreuses amorces pour davantage de privatisation
  • Le service public minimum ne sera pas une exception, cela va devenir la règle, tous les jours !
  • La « mise sous pression » des services publics va nous toucher directement dans l’accès à l’enseignement, au transport, aux infrastructures, aux services communaux, aux pompiers. La privatisation va ronger les services publics jusqu’aux fondations

 

2. Lutte contre le chômage, en ce compris une garantie d’emploi pour les chômeurs de longue durée qui risquent de perdre leur allocation (pas d’emploi forcé et pas de politique d’exclusion)

  • maintien de la limitation dans la durée (3 ans ou 5 ans) des allocations d’insertion
  • pas de garantie d’emploi pour ceux qui risquent de perdre leur allocation
  • travailler plus longtemps engendre automatiquement un chômage des jeunes plus élevé dans un marché du travail peu dynamique (cf. centre de connaissance universitaire flamand Steunpunt WSE)
  • Les chômeurs devront PROUVER qu’ils cherchent ACTIVEMENT un emploi jusqu’à 65 ans (ou 67) sinon ils seront sanctionnés.
  • On pourra obliger les chômeurs à prester des travaux « d’intérêt général » (STO) sinon la dégressivité des allocations sera renforcée !

 

3. Moins d’emplois de qualité dans le secteur privé et public

  • diminution du pouvoir d’achat et spirale déflationniste qui risque de s’ensuivre : mortel pour l’emploi et la croissance
  • démantèlement de l’emploi dans la fonction publique
  • réduction de la qualité de l’emploi : plus de flexibilité du temps de travail, plus d’heures supplémentaires, plus de travail à temps partiel, moins de pouvoir d’achat
  • Le calcul annuel du temps de travail OBLIGERA à travailler plus quand c’est nécessaire pour l’entreprise SANS aucune compensation (suppléments heures supl.) et au détriment de la vie privée et de la santé.
  • Création d’un compte-épargne temps qui obligera les travailleurs à épargner sur leurs congés, leurs heures supplémentaires... pour pouvoir, à d’autres moments de leur carrière... souffler.

 

4. Un trajet budgétaire qui tue la croissance et l’emploi

  • 11 à 12 milliards de nouveaux efforts, dont 72 % de nouvelles économies
  • des moyens importants (plus de 3,5 milliards) gaspillés dans des réductions du coût du travail les moins efficaces, sans aucune garantie d’emploi
  • des mesures d’assainissement très néfastes pour l’emploi — 30 % de réduction des investissements des pouvoirs locaux (communes, etc.) alors que 0 % des travailleurs du bâtiment prestent pour les pouvoirs locaux !!!

 

5. Un combat renforcé contre le dumping social, mais pas pour les grands fraudeurs

  • très peu de nouvelles initiatives
  • dans le meilleur des cas, élargissement de la responsabilité solidaire (éventuellement) à d’autres secteurs au contraire, nouvelle atteinte à la capacité de contrôle suite à la mise sous pression des administrations
  • accent mis sur la fraude chez les bénéficiaires d’allocations sociales au lieu de mettre l’accent sur la grande fraude commise par les entreprises

 

IV. Moins de justice fiscale


1. Pas de garantie d’une connaissance transparente des différentes sources de revenus

  • où sont les initiatives concrètes ?

 

2. Pas de partage équilibré de la contribution des revenus du travail et des revenus de la fortune

  • pas d’impôt sur les plus-values
  • l’impôt supplémentaire sur les bonis de liquidation (pour les PME, en cas de liquidation de leur société) est vidé de sa substance
  • pas d’impôt sur les revenus locatifs réels,
  • mais : conclusion d’un pacte fiscal avec les entreprises

 

3. Aucun effort particulier des grosses fortunes

  • pas d’impôt sur les grosses fortunes
  • même pas d’amélioration au niveau de l’imposition des revenus de la fortune (cf. plus haut)

 

4. Tous les avantages qui sont octroyés aux entreprises le sont sans conditions d’emplois

  • aucune avancée. 4 milliards € de cadeaux sans garantie de maintien ou de création d’emplois de qualité (salaires, CDi, conditions de travail).



***



Face à une attaque d’une telle ampleur, jamais vue depuis la guerre, le monde du travail et des allocataires sociaux se doit de former un bloc massif et de forcer ce gouvernement de malheur à partir. Et forcer le futur nouveau gouvernement à dénoncer le TSCG, à annuler toutes les mesures antisociales prises depuis décembre 2011 et à faire la chasse intensive et sans pitié aux gros fraudeurs ainsi que de supprimer les intérêts notionnels.

 


Nous vous invitons à suivre le plan d’action des organisations syndicales


- 06 novembre 2014 : manifestation nationale


- 24 novembre 2014 : grève tournante provinces du Hainaut, Luxembourg, Limbourg et Anvers


- 01 décembre 2014 : grève tournante provinces de Namur, de Liège, de Flandre-Occidentale et de Flandre-Orientale


- 08 décembre 2014 : grève tournante provinces de Brabant Flamand et de Brabant Wallon et Bruxelles


- 15 décembre 2014 : grève nationale


Evaluation et...

 

 

 

Par constituante.be – le 17 octobre 2014

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Boire ou conduire !


Boire ou conduire, mais il vaut choisir, surtout si on est au volant d'un bulldozer, la suite dans la vidéo.  -  Duc


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Ukraine - Suicide économique

Ukraine - Suicide économique | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source image : lecontrarien.com


Vers le suicide économique de l’Ukraine ?


L’Ukraine est sur le point de commettre son suicide économique. Suite à l’imposition d’une taxe de 55 % aux producteurs privés d’énergie qui handicape fortement l’économie, le Parlement se prépare actuellement à voter le budget de l’année prochaine, qui ne devrait être qu’une continuation du plan budgétaire de 2014.


Le vote budgétaire du 14 octobre – qui a déjà un mois de retard – est une condition requise par la prochaine tranche de crédit offerte par l’Union européenne. Mais si le plan budgétaire attendu était adopté, les producteurs indépendants de gaz de tout le pays s’en trouveraient étouffés, l’indépendance énergétique tant attendue de l’Ukraine dissipée, et l’économie du pays en plus grande difficulté encore.


« La tentative de Kiev d’imposer une discipline financière pour financer la guerre à l’est et combattre la crise économique ne fonctionne pas. La conséquence en sera le suicide économique du pays », a dit Robert Bensch, qui détient une majorité des parts de Cub Energy, le quatrième producteur énergétique indépendant du pays.


Le président ukrainien Petro Poroshenko a signé le nouveau code des impôts le premier août, doublant ainsi les taxes imposées aux producteurs indépendants d’énergie du pays, et remettant en question tout nouveau projet ou investissement des producteurs qui opèrent déjà dans le pays.


Pour l’heure, le nouveau code restera en application jusqu’à la fin de cette année. Jusqu’en 2015, les sociétés indépendantes productrices de gaz devront payer 55 % de taxes sur leurs revenus tirés d’extractions à moins de cinq kilomètres de profondeur. La taxe s’élevait auparavant à 28 %. Pour toute extraction au-delà de cinq kilomètres, la taxe est passée à 28 %, contre 15 % auparavant.


Malgré les tentatives de lobbying, le gouvernement intérimaire prévoit de poursuivre son code des impôts l’année prochaine, si le nouveau projet budgétaire était accepté.


La situation économique, à l’aube des élections du 26 octobre, est accompagnée par un sens croissant de pessimisme à l’international.


« Le cabinet du Premier ministre ukrainien, Arseniy Yatsenyuk, a fait grimper les taxes et demandé un renforcement de la discipline fiscale. Ces mesures n’ont cependant pas permis à Kiev de briser le cercle vicieux dans lequel elle se trouve », a décrété Vladimir Fedorin, éditeur pour Forbes Ukraine.


Fedorin a également ajouté que « la liste de candidats aux élections inclue de véritables sociopathes, des activistes civiques, des chefs d’entreprise de second rang, des politiciens de carrière, des escrocs de toutes sortes et des détourneurs de fonds ».


« Le seul groupe qui n’est pas représenté est celui des réformistes – celui des hommes qui comprennent que nous ne devrions pas favoriser des mesures de soulagement de court terme, mais plutôt le développement économique durable ».


Selon Bensch, les perspectives d’avenir sont lamentables. « La taxe sur le gaz ne permettra pas à l’État de générer plus de recettes fiscales. Les Ukrainiens se rendent comptent qu’il ne s’agit pas d’un problème de génération de revenus, mais d’un problème de sécurité énergétique. Kiev décourage les investissements sur le secteur indépendant et détruit toutes les chances qu’a l’Ukraine d’obtenir une indépendance énergétique face à la Russie ».


JKX Oil & Gas Plc, un autre producteur privé, a expliqué un peu plus tôt ce mois-ci la réduction de ses dépenses de capital, afin de faire face à l’impact de la hausse de la taxe sur la production.


Selon JKX, cette hausse de taxe lui coûtera environ 10 millions de dollars, un coût qui sera couvert par une réduction de 25 % de ses dépenses dans le pays.


Cette taxe est une victoire pour la Russie. « C’est l’économie, et non l’armée russe, qui rapproche l’Ukraine de sa fin », a noté Walter Kurtz, de chez Business Insider.


Les conséquences se feront sentir sur tous les secteurs, puisque cette taxe sur le gaz chasse l’investissement étranger dans son ensemble.


Et ce ne sont pas que les investisseurs internationaux qui perdent confiance en les politiques économiques de Kiev – les déposants domestiques se pressent aussi d’échanger leur capital en dollars. La Banque Nationale a été forcée d’imprimer plus d’argent et d’exacerber davantage la dévaluation de sa devise. Le gouvernement pourrait se retrouver à refinancer des banques grâce à de l’argent dont il ne dispose pas, bien plus tôt que nous aurions pu le croire.


À l’approche des élections, le scepticisme de l’Occident quant à la question ukrainienne se fait de plus en plus ressentir. Plus personne ne croit que le pays mettra en place de vraies réformes, ou sera capable d’accepter une quelconque aide extérieure sans que cette dernière soit absorbée par la corruption.


Les objectifs de Poroshenko de reconstruire l’économie de son pays et de le rendre attractif aux yeux des investisseurs étrangers ne sont plus que des projets au mieux trop ambitieux, au pire impossible – notamment si la possibilité d’une indépendance énergétique était reléguée au passé par le vote budgétaire du mois d’octobre.


Comme l’a dit Bensch, « obtenir 40 milliards de dollars d’investissements étrangers et joindre l’Union européenne d’ici à 2020 n’est désormais plus qu’un rêve lointain pour ce pays qui fait de ses investisseurs des otages et décourage les nouveaux investissements ».

 

 

Par James Stafford, Oilprice.com — 24hgold.com – le 20 octobre 2014

 

 

Source :

http://oilprice.com/Energy/Natural-Gas/Will-U...ic-Suicide.html

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Il n’y a plus de raison d’espérer

Il n’y a plus de raison d’espérer | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source image : mondialisation.ca



« Il n’y a plus de raison d’espérer… »

Par Charles SANNAT (*)


Souvent, trop souvent, face à des constats implacables et sur lesquels, soit dit en passant, presque tout le monde s’accorde, il faut bien vite les relativiser afin d’introduire des « raisons d’espérer ». L’espoir. L’espoir qu’en fait le show must go on, que tout continue comme avant sur les mêmes bases.


En réalité, il n’y a plus aucune raison d’espérer, car les mesures qu’il faudrait prendre ne seront jamais prises et que de toutes les façons, il est déjà trop tard.


La seule question que vous devez vous poser maintenant est quand est-ce que les marchés et la grande masse prendront conscience du fait qu’il est déjà trop tard ? Car c’est ce moment de prise de conscience collective qui entraînera le mouvement de panique généralisé nous menant à l’effondrement inéluctable de ce monde-là.


N’imaginez pas que je sois pessimiste et vous allez vite comprendre pourquoi et à quel point je ne suis pas le seul.


Tout d’abord, progressivement, mais sûrement, nous assistons actuellement graduellement certes pour le moment au commencement de cette prise de conscience généralisée. Ensuite, si je suis convaincu qu’il n’y a plus aucune raison d’espérer dans ce monde-là, notre optimisme pourra s’exprimer à sa juste valeur dans le Nouveau Monde de demain, car c’est lui qu’il faudra édifier et construire sur des bases totalement nouvelles et je l’espère profondément plus humaines. Le monde de demain sera ce que nous en ferons, mais avant de le bâtir, nous contemplerons la destruction de celui dans lequel nous vivons.



Mais quelles sont les raisons d’espérer ?


Mais aucune, encore une fois. Et c’est ça qui angoisse les gens, c’est cela qu’ils ne veulent pas entendre. Non, ce n’est pas possible, il y a bien une solution, un remède, non je refuse de croire que ce soit la fin… mais je vous le redis, il n’y a aucune raison d’espérer, il est déjà trop tard pour les réponses collectives et les solutions globales.


Le temps de la préparation individuelle est venu, celui de votre propre responsabilité. C’est à vous et pas aux autres de vous occuper de vous-même. C’est à vous de protéger vos proches et ceux que vous aimez. C’est à vous de prendre les bonnes décisions, car finalement la seule raison d’espérer, et c’est tout le sens de mon engagement qui manifestement échappe au plus grand nombre, c’est que l’espoir réside en chacune et chacun de vous. L’espoir n’est pas l’État, ni les dirigeants. L’espoir c’est vous. Vous et votre prise de conscience.


Si nous sommes nombreux à comprendre ce qu’il va se passer alors nous serons plus forts, plus solides pour affronter la tempête qui vient. Localement, nous pourrons agir en exprimant de la solidarité, en aidant, en aimant, en tendant la main. Être préparé n’est pas un acte égoïste. Vouloir « survivre » n’est pas mal, c’est le sens même de la vie et de l’évolution (je n’ose utiliser le terme de sélection, mais pourtant la vie est une sélection).



Aucune politique économique ne peut redresser la croissance de la zone euro


Ce titre n’est pas de moi figurez-vous. Je suis innocent, mais ce titre est vrai. Il est de Patrick Artus, patron de la recherche économique chez Natixis. C’est le titre de son dernier papier et il vous dit la même chose que moi.


Il est déjà trop tard. Il n’y a plus aucune raison d’espérer. S’il dit cela, il se garde bien d’aller au-delà. Car s’il n’y a plus de raisons d’espérer, alors que faut-il faire ? Justement, se préparer, pas « incanter », se préparer, pas faire la danse de la croissance comme d’autres faisaient la danse de la pluie. Une fois que l’on sait que cela va mal se terminer, il faut comprendre logiquement les conséquences concrètes que cet effondrement va entraîner. Et c’est à ces conséquences concrètes que vous devez vous préparer. Laissez les autres gloser à l’infini sur ce qu’il faudrait faire, les mesures, les réformes, les changements, les voyages en car de Macron ou les cachets vendus chez Leclerc ou encore en pharmacie. Tout cela n’a plus de sens, il est déjà trop tard.


Je vous laisse lire ce papier d’Artus. Il vaut son pesant de cacahuètes et enfin il reconnaît, mais surtout écrit que dans tous les cas, par l’austérité ou par la planche à billets, il est déjà trop tard.



Est-ce que l’effondrement final a commencé ?


Pour le moment, la tension monte et très fortement comme prévu. Finalement, on doute de la reprise américaine. Sans blague. Finalement, la Grèce n’est pas sauvée… Sans blague. Finalement, pour l’Espagne, l’Italie et le Portugal, cela ne va pas si bien que cela. Sans blague. Les banques restent fragiles et leurs engagements par rapport à leurs fonds propres sont d’un coefficient 30 au bas mot.


En clair, quand elles ont 90 milliards d’euros de fonds propres elles ont… 2 000 milliards d’engagements (sans compter les milliers de milliards en produits dérivés) alors vous savez quoi… les cours de Bourse des actions des banques plongent à nouveau. Sans blague. Le budget de la France n’est pas bouclé, l’Europe n’est pas contente, les Allemands excédés de payer pour tout le monde alors que leur croissance à son tour vacille. Sans blague. La BCE est impuissante et la FED veut monter ses taux… Intenable comme prévu. Alors maintenant, que va-t-il se passer ?


Rien de dramatique pour l’instant. Les marchés baissent fortement, avec un peu de chance nous aurons un rebond ou pas suivi d’une nouvelle baisse d’un rebond puis d’une baisse. Mais la tendance est devenue clairement baissière. Pour le moment toujours, les marchés font ce qu’ils font à chaque fois. Ils vendent les actions et achètent massivement des bons du Trésor américain. Il n’y a donc pas de défiance sur les USA, mais cela commence sur la dette des pays périphériques de l’euro.


Les marchés vont tester la détermination de la BCE et là, ça passe ou ça casse. Ça peut passer si les Allemands, au dernier moment, laisse Draghi sauver les meubles en utilisant la planche à billets. Ça casse si les Allemands restent inflexibles.


Mais ne vous y trompez pas. Si ça passe cette fois, ce ne sera que partie remise, souvenez-vous de ce que je dis depuis plusieurs années et qu’Artus de Natixis vous explique aujourd’hui, soit la mort par l’austérité, soit la mort par la planche à billets. Il n’y a aucune raison d’espérer, n’en déplaise aux optimistes béats. Nous sommes à bord du Titanic et la vigie vient d’apercevoir l’iceberg. Le capitaine « optimiste » ordonne de virer de bord toute et ne veut pas admettre que la collision est inéluctable et le naufrage la conséquence inévitable du choc. Il veut encore des raisons d’espérer. Les contrariens eux, alors que tous les passagers dorment encore paisiblement et n’ont pas encore pris conscience du drame qui va se jouer dans quelques instants, sont déjà en train de se préparer.


Ils sont sortis des couloirs de la 3e classe avant que les grilles ne soient fermées par un gouvernement qui vous voudra du bien (c’est la débancarisation mes chers amis), ils ont déjà enfilé quelques pulls et mis leur gilet de sauvetage (ce sont les boîtes de conserve et tout ce qui pourra vous être utile y compris le lopin de terre), ils se dirigent vers les canots de sauvetage pour prendre les rares places disponibles (c’est votre or, votre argent métal et vos actifs tangibles). Dans quelques heures, lorsque tout le monde aura compris, ce sera la curée pour une place dans un canot (l’or vaudra très cher et personne ne voudra plus vous en vendre, les banques auront fermé, les distributeurs automatiques seront mués et, au mieux, rationnés comme à Chypre).


Lors du naufrage du Titanic, qu’elles étaient donc les raisons d’espérer ?


Il est déjà trop tard pour les réponses collectives. Préparez-vous individuellement dans le cadre de votre responsabilité personnelle et restez à l’écoute.


À demain… si vous le voulez bien !!


Par Charles SANNAT (*)  - lecontrarien.com - le 17 octobre 2014



(*) Charles Sannat est diplômé de l'École Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Études Diplomatiques et Stratégiques.

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Plus jamais de croissance !

Audition de Jean-Marc Jancovici à la Commission sur le Développement Durable de l'Assemblée Nationale le 06/02/2013.


A voir absolument et à partager !


Résumé :


Sans énergie, le monde moderne n’existerait pas. La hausse du pouvoir d’achat, l’urbanisation, la tertiarisation, la mondialisation, le temps libre, les retraites, les études longues, les 35 heures et tous les acquis sociaux ont pu se développer grâce à l’énergie. Or, cette dernière se trouve dorénavant en quantité insuffisante pour que le travailleur français puisse maintenir son niveau de consommation. Que faire pour que cette situation ne dégénère pas en instabilité sociale forte ?


La production mondiale ne dépend que de l’énergie disponible. Toute contrainte sur le volume de l’énergie – et non sur son prix – se répercute sur le PIB. MM. Nicolas Sarkozy et François Hollande se sont trompés : en annonçant la progression du pouvoir d’achat en 2007 pour le premier, en prédisant la reprise de la croissance en 2012 pour le second, ils pensaient que leur volonté pouvait prévaloir sur la physique.


Dorénavant, l’Europe ne connaîtra plus de croissance : son cycle économique est appelé à reposer sur l’alternance d’une année de récession suivie d’un faible rebond.


La croissance continue ne reviendra plus, car l’approvisionnement énergétique de l’Europe est déjà restreint : le gaz et le pétrole fournissent les deux tiers de la consommation énergétique européenne. Ainsi, tout plan prévoyant de nouvelles dépenses financées par un surplus de croissance échouera. L’avenir doit être pensé dans un environnement sans croissance.


Dans un tel cadre, il convient de veiller au puissant effet d’éviction des dépenses inutiles : engager des dizaines milliards d’euros pour des panneaux photovoltaïques revient à se priver de financement pour des actions véritablement utiles. Les énergies fossiles sont trop abondantes pour sauver le climat, mais trop rares pour relancer l’économie européenne. Il va être difficile de convaincre les pays détenteurs de charbon de ne pas l’utiliser dans un contexte de stagnation économique. L’Allemagne a emprunté cette voie. La hiérarchie des mérites et des nuisances varie selon la finitude ou l’infinitude de la disponibilité des ressources, puisque le poids des contraintes diffère en fonction de la source d’énergie.


Les modèles macroéconomiques d’aujourd’hui bouclent leurs équations par les prix et reposent sur des élasticités constantes entre prix et volumes. Ils sont devenus inopérants et n’ont pas permis d’anticiper la crise de 2007. Portons notre attention sur les volumes et non sur les prix ! Pour le pétrole, par exemple, l’élasticité entre prix et volume n’existe plus ; il n’est plus possible de déduire la quantité de pétrole produite à partir de son prix. Et c’est bien la quantité qui importe pour l’économie, non le prix.


En revanche, le pétrole nécessaire à la création d’un euro de PIB décroît en volume. De même, la part de l’énergie dans le budget des ménages diminue depuis quarante ans ; elle se situe à un niveau inférieur à celui qu’elle atteignait avant le premier choc pétrolier. De plus en plus de pétrole, de gaz et de charbon sont extractibles. Mais en conclure que le progrès technique et des politiques courageuses permettraient d’atteindre n’importe quel but néglige le principe de réalité. L’énergie correspond à une grandeur physique qui caractérise le changement d’état d’un système.


Ce processus obéit à des lois qui ne souffrent aucune exception. Ainsi, quand le monde change, l’énergie intervient. Là où l’économiste mesure la transformation de l’activité par une valeur ajoutée libellée en monnaie, le physicien évalue la quantité de kilowattheure nécessaire à cette mutation.


De fait, il ne peut y avoir d’énergie propre, puisque l’énergie exige la transformation, alors que la propreté induit l’immuabilité. Il s’agit d’en user en permettant aux avantages de surpasser les inconvénients.


Une personne bien entraînée, capable de gravir le Mont-Blanc un jour sur deux, produit avec ses muscles environ 100 kilowattheures d’énergie mécanique par an.


Si un individu était payé au SMIC pour accomplir cette formation d’énergie, le kilowattheure coûterait entre plusieurs centaines et quelques milliers d’euros. Les énergies fossiles ont permis de réduire ce prix. Un litre d’essence correspond environ à 10 kilowattheures, ce qui permet une énergie mécanique mille à dix mille fois moins chère que le coût du travail en Occident.


En 1860, une personne disposait chaque année de 1 500 kilowattheures d’énergie – surtout thermique, charbon et bois – ; elle les utilisait pour le chauffage, la métallurgie, le bateau à vapeur et le train. Cette quantité n’a cessé d’augmenter pour atteindre 20.000 kilowattheures.


Dans cette énergie extraite de l’environnement, le charbon n’a jamais décru et toutes les nouvelles sources d’énergie – pétrole et gaz dans un premier temps – sont venues s’ajouter à l’existant sans le remplacer. Quant à l’éolien, au biogaz, au photovoltaïque et à la géothermie, leur poids est infinitésimal. Ainsi, même une baisse limitée du pétrole, du gaz ou du charbon sera très difficilement compensée par ces énergies nouvelles. Le charbon constitue le premier mode de production de l’électricité et les deux tiers de sa consommation se font en ce sens. Voilà pourquoi cette dernière n’a jamais diminué. Le pétrole, lui, sert avant tout pour les transports.


Pendant plus d’un siècle, la consommation énergétique de chacun a crû de 2,5 % par an afin de réaliser les infrastructures de transport, l’urbanisation, la mutation de l’agriculture, l’essor industriel et les systèmes sociaux.


Depuis 1980, cette hausse s’est tarie ; elle ne résulte plus que du charbon et de la Chine. Les chocs pétroliers ont constitué une rupture radicale dans l’approvisionnement énergétique qui a, à son tour, engendré le chômage et l’endettement, problèmes qui n’existaient pas en 1974. Là encore, le problème ne réside pas dans le prix mais dans le volume.


Il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui, chacun dispose d’une énergie équivalente à celle de 200 esclaves. Sans les énergies fossiles, nous aurions besoin de deux cents planètes sur lesquelles 7 milliards de personnes produiraient de l’énergie pour maintenir notre niveau de vie actuel. Nous pouvons nous consacrer aux affaires publiques uniquement parce que l’énergie a remplacé la force de nos muscles.


Ce progrès s’est accompagné d’une croissance démographique exponentielle. Au moment où l’humanité s’est sédentarisée, la population mondiale ne dépassait pas quelques millions d’habitants ; elle atteignait 500 millions de personnes au début de la révolution industrielle et dépasse maintenant les 7 milliards, progression fabuleuse en seulement huit générations.


La consommation globale d’énergie a explosé : entre 1945 et le premier choc pétrolier, la consommation d’énergie mondiale a crû, en moyenne, de 5 %. Ensuite, elle a décéléré et diminuera bientôt. Elle provient, pour une part s’élevant à 80 %, de combustibles fossiles, restes de vie ancienne – fougères du carbonifère pour le charbon, algues et planctons pour le gaz et le pétrole. Même l’électricité est massivement fossile : la production française actuelle se monte à 550 térawattheures, soit à peine moins que la consommation mondiale en 1945. La généralisation de l’électricité date donc véritablement de la seconde moitié du XXe siècle.


En 1973, les combustibles fossiles représentaient les trois quarts de la production électrique ; cette part s’est réduite aux deux tiers en 2007. Au cours de cette période, c’est de très loin le charbon qui a connu la progression la plus soutenue. Actuellement, la Chine installe une centrale à charbon par semaine et des capacités de production de 150 à 200 gigawatts sont en construction – à rapporter avec la capacité totale de la France qui ne dépasse pas 100 gigawatts. Après le charbon, l’énergie ayant connu la plus forte hausse est le gaz. Viennent seulement ensuite l’hydroélectricité et le nucléaire.


Le bois fournit 10 % de l’énergie mondiale. Il n’est, dès à présent, plus totalement renouvelable, puisqu’une partie de cette énergie correspond à de la recherche de bois de feu autour des villes africaines qui engendre de la déforestation. L’hydroélectricité représente l’essentiel des capacités d’énergies renouvelables en construction dans le monde, loin devant l’éolien. Ce dernier, même compté en équivalent primaire, ne produit pas 1 % de l’énergie mondiale. Les agrocarburants ne dépassent pas 0,4 % : quand le monde absorbe 4 milliards de tonnes de pétrole, il ne consomme que 60 millions de tonnes d’agrocarburants.


Pour élaborer leurs agrocarburants, les États-Unis utilisent 40 % de leur maïs – soit la même part que celle qu’ils destinent à l’alimentation animale. En Allemagne, certains producteurs insèrent leur maïs directement dans les méthaniseurs pour favoriser la fabrication de biogaz. Enfin, le photovoltaïque contribue pour 0,1 % à la production énergétique mondiale.


Une fois observé ce panorama, je tiens à préciser que le terme de « production » d’énergie est impropre. L’action de l’homme consiste en effet à extraire l’énergie dite primaire de l’environnement, avant de la transformer en énergie finale qu’il pourra consommer.


La France, comme ses voisins, consomme une énergie provenant de combustibles fossiles. Son électricité provient, en très grande partie, du nucléaire. Mais il est faux d’affirmer que toute l’énergie française est nucléaire. Cela ne peut se dire que de l’électricité. L’essentiel de l’usage de l’électricité n’est pas thermique, mais spécifique, à savoir qu’il sert à alimenter des appareils – réfrigérateurs, pompes, lave-linge, lave-vaisselle, ascenseurs – non producteurs de chaleur. Or limiter cette utilisation s’avère plus difficile que de restreindre le besoin de chaleur.


L’emploi d’énergies renouvelables en France répond à la même hiérarchie que celle constatée dans le monde : d’abord le bois, puis l’hydroélectricité, puis l’éolien et, enfin, le photovoltaïque. Ces deux dernières sources d’énergie satisfont respectivement 0,35 % et 0,07 % de la demande d’énergie.


L’énergie a modifié la structure des métiers. Il y a deux siècles, les deux tiers des Français étaient paysans et chacun nourrissait 0,5 personne en plus de lui-même. Avec l’énergie, l’agriculture a pu se mécaniser – un tracteur de 100 chevaux équivaut à environ 1.000 individus – et un agriculteur actuel assure l’alimentation de 50 personnes.


Ces dernières ont pu effectuer d’autres tâches grâce à l’énergie, qui permet de transformer de nombreuses ressources présentes dans l’environnement comme des minerais, du bois ou des sols. Ainsi s’est développée l’industrie, activité de transformation des réserves naturelles. Dans tous les pays occidentaux, le choc pétrolier a tari la croissance énergétique globale, qui est devenue inférieure à la productivité du facteur travail, ce qui a entraîné le déclin de l’emploi industriel. La contribution des services à la productivité plus faible a, en revanche, poursuivi son essor.


Parallèlement, le chômage s’est massifié. Il y a un siècle, les lois sur le travail avaient pour objet de réduire le travail des femmes et des enfants, comme le temps que devaient y consacrer les hommes. Avant 1974, le facteur limitant l’activité était le travail disponible ; c’est désormais l’énergie.


Plus la consommation d’énergie par personne est grande, moins la part de l’emploi dans l’agriculture est élevée. L’énergie abondante a permis l’urbanisation. Que la ville puisse, en accueillant 80 % de la population, organiser un système socio-économique stable dans un environnement énergétique contraint apparaît douteux.


L’opinion courante veut que le développement des services entraîne une dématérialisation, moins consommatrice d’énergie. Or c’est l’inverse : l’augmentation de la part des services dans l’économie n’est possible qu’une fois les fonctions productives remplies par des machines énergivores. Je pressens d’ailleurs que la contrainte énergétique va entraîner une hausse du travail manuel et une baisse des activités de service.


Les échanges plus massifs et mieux organisés ont permis l’étalement de l’habitat. Lorsque les villes ont été construites avant la période de profusion énergétique, les centres sont denses. Mais lorsqu’elles sont récentes, il n’y a pas de centre-ville. Atlanta constitue un bon exemple de cette dernière catégorie.


L’approvisionnement en énergie des pays de l’OCDE a déjà commencé de décroître. À l’inverse, il progresse dans les pays émergents, notamment en Chine. Épisode inédit, le PIB des pays de l’OCDE a également cessé d’augmenter depuis 2007. Cette situation risque de perdurer, car elle découle d’un tarissement énergétique. La France connaît la même situation, alors que l’économie des pays émergents poursuit sa croissance.


À l’école, nous apprenons que le travail et le capital sont les deux facteurs de production. Si cette dernière ne s’avère pas assez élevée pour financer la protection sociale, on diminue le coût du travail et du capital pour les stimuler. Or cette politique ne répond plus : alors que l’Allemagne emprunte à coût négatif et que les chômeurs sont très nombreux, le PIB n’augmente plus. C’est bien la preuve que cette description de l’économie est erronée. En fait, l’économie est une machine à transformer des ressources naturelles gratuites, la formation de capital n’étant qu’une boucle interne au système. Le brevet qu’un industriel dépose aujourd’hui ne résulte que de la transformation – par le travail – de ressources déjà existantes. Le goulet d’étranglement pour l’approvisionnement en ressources énergétiques – quel qu’en soit leur prix – induit mécaniquement un gel de la production.


Le prix reste un élément significatif de l’équation économique tant qu’il n’y a pas de problème de quantité. Dans la pêche, le bateau représente le capital, le marin incarne le facteur travail, l’énergie provient du carburant mis dans le bateau et le PIB correspond à la valeur des poissons pêchés : si le diesel ou les ressources halieutiques disparaissent, la pêche et la production deviennent impossibles. Aujourd’hui, le niveau de notre activité économique est significatif du stock de ressources naturelles à transformer : il convient de surveiller attentivement ce dernier.


Depuis 1965, la consommation d’énergie et le PIB varient dans le monde de manière strictement parallèle. « Dis-moi combien d’énergie tu consommes et je te dirai quel est ton PIB » : telle pourrait être, simplement énoncée, la règle qui régit nos économies. En revanche, la variation du prix du baril et le PIB ne connaissent pas la même identité d’évolution. Lorsque le prix du baril augmente, un transfert de rente s’opère et la France s’endette au bénéfice de l’Arabie saoudite, mais rien ne change au niveau global. Vouloir régler le problème énergétique en attendant que les prix croissent fortement, revient à souhaiter une progression des revenus des pays producteurs d’hydrocarbures.


Ainsi, la facture pétrolière et gazière de l’Europe a décuplé au cours de la dernière décennie. Cela a engendré un déficit commercial structurel qui s’est traduit par une augmentation de l’endettement. Cette situation se constate aussi bien dans les pays latins que dans les pays nordiques – y compris l’Allemagne. Il ne s’agit pas ici d’une question de couleur politique, mais d’un sujet de physique structurelle qui évolue à l’échelle du demi-siècle.


Le PIB par habitant est strictement égal au produit de l’énergie disponible par habitant et de l’efficacité énergétique, que l’on définit par l’augmentation du PIB induite par la création d’un kilowattheure d’énergie. La croissance du PIB par habitant résulte du produit de la variation de ces deux facteurs. La croissance de l’énergie mondiale s’établissait à 2,5 % par personne et par an avant 1980 et à 0,4 % depuis lors ; l’efficacité énergétique de l’économie a connu une croissance mondiale annuelle moyenne légèrement inférieure à 1 % depuis 1970. Pour que la règle que je viens d’énoncer soit juste, le PIB par habitant aurait dû croître de 3 % avant 1980 et de 1 % maintenant. Les chiffres de la Banque mondiale le confirment.


Je suis donc en accord avec M. Vittori, éditorialiste aux Échos, lorsqu’il écrit que les lois de finances doivent dorénavant reposer sur une croissance économique nulle. Ce n’est pas agréable, mais mieux vaut prendre la réalité en compte plutôt que d’élaborer des plans voués à échouer.


Dans la relation étroite entre la production mondiale de pétrole et l’évolution du PIB, c’est la baisse du volume du pétrole qui entraîne celle du PIB et non l’inverse. On ne consomme pas moins de pétrole parce que c’est la crise, mais c’est la crise parce qu’on a moins de pétrole. La production mondiale atteindra son pic dans environ cinq ans. Ensuite, la décélération est inéluctable. Chacun s’interroge pourtant sur le prix du pétrole, alors que la question ne réside pas dans son évolution. La consommation de pétrole par l’Europe s’est réduite de 10 % depuis 2006 – repli amorcé avant le Grenelle de l’environnement – et cette tendance se poursuivra.


S’agissant du gaz, une projection réalisée par Total montre une production mondiale qui plafonne à partir de 2025, nonobstant le développement des gaz non conventionnels dont l’extraction sur le territoire français serait, de toute façon, difficile. L’approvisionnement gazier de l’Europe a cessé de croître lorsque les gisements de la mer du Nord – qui représentent 60 % de la consommation – ont atteint leur pic. Il est douteux que le nucléaire puisse être – même partiellement – remplacé par du gaz dans l’Union européenne.


Si l’on attribue la totalité des émissions de gaz à effet de serre aux citoyens et qu’on les inclut dans la fabrication des produits et services, les Français consomment, en moyenne annuelle, quelques centaines de kilos de CO2 pour la construction de leurs logements, deux tonnes de CO2 pour le chauffage de ces maisons, deux tonnes et demie pour l’alimentation – dont la moitié est due aux viandes et aux laitages –, deux tonnes et demie pour l’achat des biens manufacturés, deux tonnes pour le déplacement de personnes dans leur sphère privée et deux tonnes pour les services publics et privés – l’école, l’hôpital et l’armée d’une part, les banques, les coiffeurs, les opérateurs de téléphonie, entre autres, d’autre part.


La fabrication de l’électronique destinée aux particuliers représente un tiers de l’empreinte carbone des achats de produits manufacturés ; deux tiers de la progression de 10 % de cette empreinte constatée entre 1990 et 2010 sont dus à l’électronique grand public : les technologies de l’information n’induisent aucune dématérialisation, ils ont créé des usages sans en supprimer d’autres. Dans les transports, l’avion a connu la plus forte croissance entre 1990 et 2010 ; or son utilisation est concentrée sur les deux premiers déciles de la population : créer un nouvel aéroport revient à construire une infrastructure pour riches.


Les émissions de gaz à effet de serre et l’usage de l’énergie fossile sont présents dans toutes nos activités. Le changement climatique ne peut donc être évité en contraignant une petite fraction de la population pour le bénéfice du plus grand nombre ; il ne peut l’être que par un effort de tous. Afin d’accompagner un tel effort collectif, il convient de développer une vision – un projet « sexy ».


Sans vision, c’est le chaos qui règlera la situation. Voilà où vous entrez en scène, mesdames et messieurs les députés, et où je cesse de parler.


Koter Info's insight:


Super intéressant et important.


A voir absolument pour comprendre le

présent et prévoir l'avenir économique.


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MH-17 - Bon à rappeler

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Etant donné que la guerre de désinformation renaît et que les bêtises sont remises sur la table pour compliquer le contexte politique désastreux vis-à-vis de la Russie, il est donc temps de recadrer les esprits en republiant cet excellent article de fond sur le sujet.  -  Duc


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Le point de vue qui suit est celui de Valentin Vasilescu, un ancien pilote de l’armée roumaine. Il sait donc de quoi il parle. Et son texte recèle quelques surprises…


***


J’ai expliqué en détail dans plusieurs articles précédents que le missile présumé sol-air Buk-1M invoqué par l’Amérique et l’Ukraine n’a pas pu être lancé et donc abattre le vol MH-17.

.

http://reseauinternational.net/interet-ce-quil-ny-ait-pas-enquete-objective-les-causes-du-crash-malaysia-airlines-mh-17/


Il n’a été détecté aucune émission d’un faisceau électromagnétique de guidage portant l’empreinte caractéristique d’un complexe, Buk-1M, ni aucune trainée de condensation abondante de couleur blanche, généralement d’une longueur de 10 à 35 km à partir du sol, et qui persiste quelques minutes après le lancement d’une fusée.

.

http://reseauinternational.net/quy-t-il-vrai-les-declarations-du-president-piotr-porochenko/

.

Gordon Duff, un célèbre marine vétéran de la guerre du Vietnam et éditorialiste de Veterans Today, ne considère pas, lui non plus, comme crédible l’abattage du vol MH-17 avec un missile sol-air, pensant que l’appareil malaisien pourrait avoir été la cible d’une bombe à bord, ou de tirs avec les canons d’un avion ukrainien.


En arrivant le premier sur les lieux, le Canadien Michael Bociurkiw, un membre de la délégation de l’OSCE a examiné les restes de la cabine de pilotage du B-777, et en a conclu qu’il avait été touché par des projectiles d’artillerie de petit calibre, tirés à une cadence très élevée. Ceux qui ont prévu un tel crime sont les mêmes qui ont, délibérément, lancé la fausse piste du missile sol-air.


La conception de cet attentat était l’œuvre d’un esprit diabolique, car l’attaque du vol MH-17 au canon, a créé toutes les conditions pour produire l’impression qu’une bombe de petite dimension aurait explosé à l’intérieur du poste de pilotage.


 

 

La censure imposée par les médias occidentaux n’a pas pu empêcher de découvrir que le fuselage du côté droit du poste de pilotage de l’avion est percé par des éclats, avec les bords repliés vers l’extérieur, ce qui indique que de petites explosions se sont produites à l’intérieur de la cabine de pilotage. Mais les traces de projectiles parfaitement rondes qui sont entrées du côté opposé, ont traversé le poste de pilotage sans exploser. Alors que l’ogive d’un missile Buk-1M aurait explosé en une grosse boule de feu.


Les impacts dans le panneau du fuselage du côté droit du cockpit du vol MH-17 ont été produits par un projectile de type explosif-incendiaire visant à produire des foyers d’incendie à l’intérieur de la cabine. De petits éléments des cadres de pare-brise en alliage d’aluminium étaient fondus en raison de l’incendie.


Dans la bande de cartouches pour les canons embarqués à bord des avions de chasse, l’armurier insère quelques projectiles en alliage de tungstène (ayant une plus grande capacité de pénétration), similaire au système américain à base d’uranium appauvri. Mais pas au point d’exploser, perforer l’enveloppe de l’avion, traverser la cabine de pilotage et de sortir de l’autre côté.


Les tirs ont été effectués par un pilote de chasse expérimenté, qui a visé uniquement la cabine de pilotage. Cela est démontré par le fait que la section de fuselage à l’arrière du poste de pilotage est restée intacte et ne comporte pas de trous qui auraient pu être causés par des éclats de projectiles.


Lorsque le Boeing 777 de la Malaysia Airlines, immatriculé 9M-MRD a disparu du flux du centre de contrôle du trafic aérien ACC-Dniepropetrovsk, il se trouvait à une altitude de 10 300 m. La disparition est déterminée par la fin de l’émission du transpondeur du vol MH-17 et l’arrêt du fonctionnement de sa station de radio, alimentés tous les deux électriquement et montés dans le cockpit.


Au moment où avaient lieu ces deux événements, l’avion est entré en plongée avec un angle proche de 90 degrés. Très probablement en raison de la déficience physique de l’équipage à contrôler l’avion, et de la destruction des éléments de transmission des commandes avec le manche et le plafonnier. Personne dans les médias n’a parlé d’une chose élémentaire liée à un Boeing 777 : les commandes de vol du pilote sont transmises de la cabine par des circuits électriques étant de type fly -by-wire. C’est pourquoi un court-circuit dans l’installation électrique dans la cabine désactive le transpondeur et la station de radio.


Lors de la conférence de presse du Ministère de la Défense de la Fédération de Russie du 21 juillet 2014, le chef d’état-major général et le chef de l’aviation militaire, les lieutenants généraux Andrey Kartopolov et Igor Makushev ont démonté tous les mensonges concoctés par de hauts responsables américains et de l’OTAN, mensonges ensuite amplifiés par les médias occidentaux.


Les Russes, qui savent avec certitude qui a abattu le vol MH-17, ont apporté des éléments de preuve essentiels qui, s’ils étaient pris en compte, permettraient immédiatement aux enquêteurs internationaux de l’aviation de trouver la cause la plus probable de la catastrophe aérienne de l’avion de la Malaysia Airlines. Ainsi, les responsables russes ont prouvé l’existence d’un avion de combat ukrainien qui aurait intercepté le Malaysia Airlines, trois minutes avant l’accident, estimant la distance qui le séparait de la Malaysia Airlines à 3-5 km.


Il est à préciser que les contrôleurs de trafic civils du centre ACC-Dniepropetrovsk sont supervisés en permanence par un groupe composé de militaires. Dans le Doc. 4444 (Règles aériennes -Procédures pour les services de navigation aérienne), émis par l’Organisation internationale de l’aviation civile, l’article 7.4.4 précise que la distance minimale autorisée entre deux avions est en fonction de leur turbulence.


Le Boeing 777 (MMD 299 370 kg) fait partie de la catégorie des avions lourds (H – lourd). Entre les avions de catégorie H et ceux de 10-20 t, comme c’est le cas des avions de chasse, le Doc. 4444 oblige les contrôleurs de trafic aérien à créer un intervalle d’au moins 9,3 km. Que cherchait un avion de chasse ukrainien, introduit délibérément par les contrôleurs du trafic aérien ukrainiens à 3 km du vol MH-17 et pourquoi l’OACI et Eurocontrol ont caché cette violation flagrante des règles de la navigation ?


Quand le Boeing 777 a été abattu, il se trouvait à 30 km de Tamak, dans le processus de transfert de contrôle de la région de contrôle de Dniepropetrovsk (qui s’occupe de l’espace aérien dans l’est de l’Ukraine) à la région de contrôle de Rostov-sur-le-Don (le début de l’espace aérien russe). Le même Document 4444, au chapitre 7.5 (transfert de contrôle radar) oblige les organes de trafic civil et militaire ukrainiens à observer une distance minimale qui permet la séparation sur le radar entre l’avion MH-17 et l’avion de chasse ukrainien, suffisamment pour assurer le transfert de l’avion malaisien aux Russes.


La séparation normale pour un avion de la catégorie H, suivi d’un avion de chasse est, au minimum, de 11,1 km (fig. VI-1A et VI-1B). Donc, les Ukrainiens ont abattu l’avion malaisien au moment du passage de relais avec les Russes. En première conclusion, grâce aux preuves présentées dans leur conférence de presse, les généraux russes ont montré clairement la complicité des autorités civiles et militaires pour abattre le vol MH-17 par un avion de chasse ukrainien.


Les généraux russes ont délibérément laissé les discussions concernant les estimations sur la distance exacte qui séparait l’avion de chasse ukrainien de l’avion civil malaisien (3-5 km) avant que le transpondeur du vol MH-17 ne cesse de fonctionner. Mais pas le fait que l’avion de chasse a été guidé de manière préméditée par les contrôleurs ukrainiens pour intercepter le vol MH17 pour l’abattre.


Comme je l’ai noté, le document 4444, chapitre 7.5 (transfert de contrôle radar) indique qu’en raison de limitations techniques, la distance minimale permettant un espacement radar entre un avion de la catégorie H, comme un Boeing 777, et un avion de chasse à sa suite est de 11,1 km. Si la technique de séparation minimale pour le radar de l’aviation civile entre deux avions est un intervalle de 11 km, nous pouvons supposer que les radars militaires russes sont plus performants, avec un minimum similaire à celui des Américains, 4 km.


Quand la distance entre deux avions est inférieure à 4 km, les deux signaux fusionnent sur l’écran radar. Or les Russes affirment que, selon sa vitesse, l’avion de chasse ukrainien a dépassé le seuil des 4 km, continuant son approche vers le vol MH-17, pour entrer dans la ZAP (Zone d’attaque possible) pour les armes d’artillerie qu’il a à son bord.


Jusqu’à quelle distance l’avion de chasse ukrainien s’est-il rapproché du vol MH-17 ? Avant de viser et d’ouvrir le feu sur le poste de pilotage, soit une section d’une longueur de 6 m, le B-777, qui a une longueur de 64,8 m, doit entrer dans sa totalité dans la ligne de mire du pilote de chasse. Un dispositif de visée effectue automatiquement des calculs balistiques donnant au pilote les paramètres nécessaires pour que les projectiles frappent la partie du fuselage du vol MH-17.


Comme le meilleur moyen de frapper le cockpit était une approche presque perpendiculaire à la direction de vol du MH-17, le pilote de l’avion de chasse était dans les bonnes conditions pour superposer l’axe de ses armes sur le point de tir dès la distance de 900 m du B -777. Si la vitesse d’approche était d’environ 280-300 m/s, la répétition de l’attaque étant impossible, le pilote de chasse disposait de 3-4 secondes pour toutes ces manœuvres, puisqu’il doit se dégager de l’attaque à une distance de 150 m. Cela suppose un automatisme résultant de dizaines d’heures d’entrainement en simulateur et en vol dans des conditions proches de celles où le vol MH-17 a été abattu.


Le Ministère de la Défense russe savait que l’avion malaisien n’a pas été abattu avec une fusée Buk-1M mais, lors de leur conférence de presse du 21 juillet 2014, le chef d’état-major général et le chef de l’aviation militaire ont montré, avec des images satellites, qu’au moment de l’abattage du vol MH-17 il évoluait dans une zone située dans le rayon d’action de 4 batteries de Buk-1M ukrainiens. Que voulaient transmettre les généraux russes ?


L’existence d’une guerre civile à la frontière de la Russie, dans laquelle l’armée ukrainienne utilise des avions de chasse, peut générer des situations qui peuvent les faire entrer involontairement ou sciemment dans l’espace aérien russe. Ils peuvent, par exemple, attaquer des villes russes à la frontière, sous le prétexte de rechercher les forces d’autodéfense.


Cette possibilité a forcé l’armée russe à prendre des mesures que tout autre État aurait prises. Dans les cas où les radars de surveillance de l’armée russe signaleraient un décollage d’une formation d’avions de combat ukrainiens approchant la frontière avec la Russie, l’armée russe a institué certaines zones de service aériennes. Ces zones de service sont situées à 50-75 km de la frontière avec l’Ukraine et y patrouillent 2 Avions de combat de type Su-27M ou Su-30 armés pour le combat aérien.


Théoriquement parlant, si les Russes avaient des informations précises concernant l’abattage du vol MH-17, malgré les risques sous-jacents, les avions russes se seraient rapidement portés sur les lieux et auraient engagé le combat avec l’avion de chasse ukrainien dans le but de protéger l’avion malaisien. Mais l’armée ukrainienne, qui avait bien préparé son opération, avait rapidement pris des mesures pour s’assurer de pouvoir contrecarrer toute action visant à protéger l’avion civil, en plaçant 4 batteries de Buk-1M. Ces batteries auraient été en mesure d’abattre les avions russes envoyés pour défendre le vol MH-17 avant qu’ils ne puissent engager le combat avec l’avion de chasse ukrainien.


L’énigme, c’est que je ne sais pas sur quelles données se sont appuyés les généraux russes quand ils ont suggéré que l’avion qui a intercepté le vol MH-17 était probablement un Su-25 (envergure 14,4 m, longueur 15,5 m). Au niveau du radar, il n’apparait qu’un seul point lumineux dont la taille est déterminée par la surface de réflexion équivalente radar (SER) correspondant à l’avion militaire.


Et l’avion de chasse MiG-29 (envergure 11,4 m, longueur 17,3 m) a une surface de réflexion identique à celle du chasseur-bombardier Su-25. Dans l’aviation de chasse ukrainienne, il n’y a que deux types d’avions capables d’intercepter un Boeing 777 : Su-27 et MiG-29.


D’un régiment de 42 avions Su-27 en 2000, il ne reste plus en activité qu’une escadrille de 12 appareils subordonnée à la 831e Brigade aérienne de Mirgorod (300 km au nord-est de Donetsk). Dans cette escadrille il n’y a que 3-4 Su-27 capables de voler, les pilotes n’étant plus entrainés pour le combat. Pour les raisons citées ci-dessus, aucun avion ukrainien Su-27 n’était pas en mesure d’abattre le vol MH-17. Mais l’Ukraine dispose également de 30-40 MiG-29 à la base aérienne de Vasylkiv, à côté de Kiev et à Ivano-Frankivsk dans l’ouest de l’Ukraine.


L’avion de chasse MiG-29 est propulsé par deux moteurs RD-93, chacun avec une poussée de 8 700 kgf. Dans sa variante de combat pour l’interception, le MiG-29 pèse moins de 15 300 kg, ce qui signifie que la poussée/poids est supérieure à un (1,1), ce qui permet à l’avion de monter verticalement. Le plafond pratique du MiG-29 est à 18.013 m.


Les 10.300 m d’altitude du vol MH-17 sont donc facilement atteints. Dans la stratosphère la vitesse maximale du MiG-29 est de Mach 2,25 (2.400 km/h), ce qui implique que, à une altitude d’un peu plus de 10.000 m, il dispose d’une différence de vitesse considérable par rapport au B-777. Et la vitesse ascensionnelle de 0 à 6 000 m est de 109 m/s, lui permettant d’atteindre 6 000 m en 2-3 minutes après avoir quitté la piste de décollage. L’ensemble de la manœuvre, c’est-à-dire l’approche avec une pente ascensionnelle forte, visée et tir avec le canon à bord sur le vol MH-17, et enfin dégagement après l’attaque, ne pouvait pas durer plus de 7 minutes.


.

http://www.cybermodeler.com/aircraft/mig-29/images/df-st-90-07187.jpg


Les pilotes militaires ukrainiens, comme les Roumains, volent en moyenne moins de 40 heures/an et n’ont pas les compétences nécessaires pour le combat aérien rapproché (duel) leur permettant d’abattre le vol MH-17 de la manière décrite ci-dessus.


Les pilotes militaires américains et canadiens, déployés sur la base aérienne de Campia Turzii en Roumanie possèdent ces compétences, mais ne sont pas familiers avec l’espace aérien ukrainien ni avec les MiG-29. Les pilotes militaires polonais sont les mieux entrainés en Europe du Sud-Est pour ces missions, volant 4-5 fois plus (180-200 heures/an) que les Ukrainiens et les Roumains, rivalisant avec le niveau de formation des Américains et des Canadiens.


Ils sont familiers avec l’espace aérien ukrainien, en participant à tous les exercices organisés durant les 4-5 dernières années par l’Armée de l’Air ukrainienne. L’Armée de l’Air polonaise est équipée de 31 MiG-29, dont 16 ont été modernisés par le spécialiste l’IAI (Israel Aerospace Industries). La modernisation équipe le MiG-29 polonais de la nouvelle avionique (affichage multifonction MFCD ; stations radio UHF/VHF RT-8200 Rockwell Collins ; plateforme laser de navigation INS et GPS ; micro-ordinateur de mission et tir MDP avec carte digitale intégrée ; système digital d’enregistrement et contrôle vidéo et audio avec caméra CTV, etc.)


Les pilotes d’essai du MiG-29 polonais modernisé avant de les transmettre aux pilotes polonais et de devenir des instructeurs de vol viennent des rangs de l’armée israélienne.


 

 

Par Valentin Vasilescu — Traduction Avic – Réseau International – le 10 août 2014

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Hongrie face aux sanctions US

Hongrie face aux sanctions US | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Dessin : le FMI et l’UE enterrent la Hongrie


LA HONGRIE FACE À LA POLITIQUE DES SANCTIONS,

LE NOUVEAU MARTINET AMÉRICAIN

 

Après l’entourage de Poutine, voici un nouveau leader européen, dont les proches vont recevoir la fessée de Papa Obama, montrant ainsi que l’ingérence ouverte américaine dans les affaires intérieures d’un pays souverain, même faisant partie de l’Union européenne, ne connait plus de limites.


Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, voit son entourage politique immédiat frappé d’interdiction d’entrée sur le territoire américain :


« Un signe supplémentaire de l’irritation de Washington envers M. Orban, ouvertement critiqué désormais par les autorités américaines pour ses limitations des libertés démocratiques, mais aussi pour ses déclarations en faveur de la Russie durant la crise ukrainienne. » [1]


Mais peut-être aussi pour cette autre raison :

« Au cours de la réunion de l’Asia-Europe meeting (ASEM) à Milan, la semaine dernière, le Premier ministre hongrois a poussé à ce qu’un maximum d’accords de libre-échange soit établi entre l’Union européenne et les pays asiatiques, prétendant que les exportations seraient favorisées si « ces activités n’étaient pas pénalisées par des droits de douane ». Viktor Orban a souligné que les participants ont fait référence aux deux continents, comme à une seule unité. Leurs économies devraient être intégrées par le développement d’infrastructures, d’accords de libre-échange et d’investissements réciproques. Relier ces économies est bien plus important que d’essayer de s’en prendre aux modèles de gestion anti-crise de pays spécifiques, a-t-il insisté. » (Allusions évidentes à l’interventionnisme européen et américain dans les affaires intérieures hongroises, NDT) [2]


Encore plus sûrement, par cette déclaration d’Orban, qui remonte à fin juillet :


« Le Premier ministre Hongrois Viktor Orban a dit qu’il voulait abandonner la démocratie libérale en faveur d’un « état illibéral », en citant la Russie et la Turquie comme exemples.


La crise financière globale a montré que « les États démocratiques libéraux ne sont plus globalement compétitifs », a déclaré Orban le 26 juillet lors d’un séminaire avec des dirigeants hongrois à Baile Tusnad en Roumanie.


« Je ne pense pas qu’être membre de l’Union européenne nous empêche de construire un nouvel état illibéral, basé sur des fondations nationales », a dit Orban dans une vidéo de ses discours trouvée sur le site du gouvernement. Il a nommé la Russie, la Turquie et la Chine comme exemples de nations « ayant réussi, alors qu’aucune d’elle n’est libérale et que quelques-unes ne sont même pas démocratiques ». [3]


Cette irritation américaine a empiré depuis, puisque le 24 septembre dernier :


« Le discours du président américain Barack Obama à la Clinton Global Initiative, une organisation, dont le but est de trouver des solutions aux problèmes mondiaux les plus importants, a créé une forte émotion en Hongrie. En parlant de l’état des sociétés civiles mondiales et des organisations non gouvernementales, il a exprimé son inquiétude que « de la Hongrie à l’Égypte, des régulations sans fin et une intimidation évidente ciblent de plus en plus la société civile » [Il faut noter que maintenant société civile est le mot politiquement correct employé pour dire ONG à but politique financé par…, NDT] [4]


Dans le même discours :


« Obama a aussi accusé la Russie, la Chine, le Venezuela, l’Azerbaïdjan et l’Égypte d’intimider les organisations civiles. 

Depuis juin, les autorités hongroises ont enquêté sur quelques 60 organisations non gouvernementales financées par l’étranger est suspectées de « se mêler de politique hongroise » ainsi que d’activités criminelles.

En juillet, le Premier ministre hongrois, qui a été accusé de dérive autoritaire depuis 2010 qu’il est au pouvoir, ont dénoncé quelques ONG comme des « activistes étrangers rémunérés » [5] 


Et, comme d’habitude, dans la foulée des sanctions américaines, l’Europe suit fidèlement puisque :


« Le parlement européen tiendra un débat en séance plénière mardi prochain à Strasbourg sur la situation en Hongrie, ont prévenu la délégation hongroise et le Parti du peuple européen. La décision fut prise après un vote majoritaire des députés de gauche, ajoutant que la gauche hongroise a subi une lourde défaite aux dernières élections locale et cela pour la troisième fois de suite, et donc « ils se tournent vers leurs alliés européens pour prendre leur revanche dans l’arène bruxelloise ». » [6] 


À suivre donc mardi prochain 21 octobre pour le résultat de ces débats.


En attendant, et pour comprendre plus en profondeur la réaction occidentale à cette (re) prise d’indépendance hongroise, on peut se référer à Wikipédia :


Après la chute de l’Union soviétique en 1991, la Hongrie rejoint le giron de l’Europe occidentale, rejoint l’OTAN en 1999 et l’Union européenne le 1er mai 2004. Avec la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque, elle forme le groupe de Visegrád.


Alors que les deux décennies de la transition sont marquées par un jeu politique équilibré entre la gauche et la droite à la tête du pays, le parti conservateur Fidesz-MPSz remporte les élections parlementaires à une écrasante majorité au printemps 2010. Marginalisés, les partis progressistes MSzP et LMP ne parviennent pas à empêcher le Premier ministre Viktor Orbán de faire adopter, le 18 avril 2011, par l’Országgyulés une nouvelle loi fondamentale. Entrée en vigueur le 1er janvier 2012, elle inscrit dans le marbre de nombreuses dispositions très conservatrices. Ce changement constitutionnel s’accompagne d’un activisme législatif très important permettant un remodelage profond de l’organisation institutionnelle et politico-administrative du pays et laissant entrevoir le retour d’un État fort. [7]


Pour résumer ces quelques brèves, je dirais qu’en Russie, en Chine, au Venezuela ou en Égypte, aussi maintenant en Hongrie, des gouvernements forts, issus d’élections démocratiques, des gouvernements renforcés par chacune de ces élections démocratiques, prennent des dispositions de surveillance (pas encore d’interdiction) contre des organisations non gouvernementales occidentales mises en place pour les déstabiliser par le moyen de révolutions colorées ou autres stratagèmes, et que, en rétorsion, les gouvernements occidentaux utilisent maintenant les sanctions comme mesures de représailles. Mais la grande différence entre la Hongrie et les autres États rebelles, c’est qu’elle fait partie de l’Union européenne et de l’OTAN.


Depuis la chute du système communiste, le système démocratique libéral faisait référence comme modèle de réussite universel. Aujourd’hui, il commence à perdre de son lustre auprès, non seulement de ses populations, mais aussi de quelques dirigeants dans le monde, élus et soutenus par ces mêmes populations. Tout cela, alors que beaucoup de gouvernants de démocraties libérales ayant réussi ont des taux de satisfaction dans les sondages au ras des pâquerettes, et ne tiennent que par le soutien des médias à leur botte (subventionnés par le fameux argent du contribuable et par des industriels ou financiers ayant réussi), des médias qui passent leur temps à nous raconter les réussites économiques de ces gouvernants, leurs bienfaiteurs.

Par Wayan pour vineyardsaker.fr - le 19 octobre 2014


Notes

[1] Hongrie : des proches de Viktor Orban dans le viseur de Washington (lemonde.fr, français, 18-10-2014)

[2] PM Orban calls for « Eastern Opening » in Milan (hungarytoday.hu, anglais, 18-10-2014)

[3] Orban Says He Seeks to End Liberal Democracy in Hungary (bloomberg.com, anglais, 28-07-2014)

[4] Barracking for Viktor Orbán (budapesttimes.hu, anglais, 05-10-2014)

[5] Hungary’s Orban harshly criticized by Barack Obama for messing with people’s freedom (standartnews.com, anglais, 25-09-2014)

[6] Hungary remains under Fire in Brussels (hungarytoday.hu, anglais, 17-10-2014)

[7] Hongrie : Du Pacte de Varsovie à la construction européenne (Wikipédia, français)

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La Face Cachée du Chocolat


La face cachée du chocolat


Le chocolat, un plaisir innocent ? Des ONG soupçonnent les producteurs de cacao d’exploiter des enfants dans leurs plantations. Parti enquêter au Mali et en Côte d’Ivoire, Miki Mistrati en ramène des preuves accablantes.


La moitié – soit 1,5 million de tonnes par an – de la production mondiale de chocolat est consommée par les Européens. Mais que savent-ils des conditions dans lesquelles le cacao est récolté ? Malgré les promesses de traçabilité des géants du chocolat, des rumeurs persistantes évoquent des trafics d’enfants exploités dans les plantations, au mépris des lois locales et internationales.


Pour en avoir le cœur net, le journaliste d’investigation Miki Mistrati est parti en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, et au Mali. Des représentants de la filière jusqu’aux responsables ivoiriens haut placés, tous nient l’existence d’agissements illégaux.


Pourtant, les images d’enfants filmés en caméra cachée, ainsi que le témoignage d’un membre d’Interpol qui s’est attaqué à ces trafics, confirment qu’il s’agit là d’un fléau de grande envergure.



Par Olivier Berruyer - les-crises.fr - le 19 octobre 2014


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Avis aux voleurs ...


Bonne leçon qui devrait se généraliser !


Regardez cet ado crâneur qui tente de voler le sac d'une dame assise dans le bus.


Le chauffeur a réussi à l'enfermer dans le bus, ensuite il a sorti une batte de Baseball pour lui donner quelques coups "éducatifs", puis il l'a livré à la police.


Le petit crâneur s'est très vite dégonflé pour tomber en pleurs ...


Duc


Koter Info's insight:


Bien fait pour lui !


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Charles Ier

Charles Ier | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Pas facile d'être le premier "premier" de ce genre de gouvernement !  -  Duc


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Comment Obama combat Ebola ?

Comment Obama combat Ebola ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Légende des 4 photos :


L'homme sans combinaison de protection !


1) L'homme sans combinaison accompagnant l’infirmière contaminée par l’Ebola fait-il partie du CDC ?


Les responsables des compagnies d’ambulance et de l’hôpital ont déclaré qu’il ne faisait pas partie de leur personnel sous-entendant qu’il faisait partie du CDC (NDLGazette : Centres pour le contrôle et la prévention des maladies ou  Centers for Disease Control and Prevention ou CDC)


2) À nouveau, un homme sans protection a été vu sur le Tarmac alors qu’il accompagnait l’infirmière infectée par l’Ebola (en combinaison jaune) pour un vol vers Atlanta


3) L’homme au bloc note et sans protection embarque sur le même vol que l’infirmière contaminée.


4) Le même homme sans protection en route vers Atlanta dans la même ambulance que la victime contaminée par Ebola.


Étrange, non ?  Tirez vos conclusions !  -  Duc


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Obama combat l’épidémie d’Ebola avec un Tsar

et des soldats

Par Paul Craig Roberts (*)


Le public continue d’être rassuré que le virus Ebola ne soit pas un problème pour les États-Unis, CNN a rapporté que Barack Obama avait nommé un tsar de l’Ebola. Le tsar n’est pas un membre du personnel médical, mais un avocat qui a servi comme chef de cabinet du vice-président Biden.


Peu importe que les théories du complot se répandent plus vite que le virus Ebola. Et comme tout le monde le sait, les complots pourraient être vrais.


Le professeur de droit Francis Boyle, de l’Université de l’Illinois, un expert des perfidies du gouvernement étatsunien, nous rappelle que la Sierra Leone et le Libéria, les pays les plus touchés par l’épidémie d’Ebola, sont deux pays ouest-africains qui accueillent des laboratoires US de guerre biologique. Le Professeur Boyle se demande comment la maladie, qui est principalement associée à la République Démocratique du Congo dans la région équatoriale africaine a pu atteindre l’Afrique de l’Ouest à des milliers de kilomètres de là.


La réponse de Washington est elle-même surprenante. Le régime Obama a envoyé 4.000 soldats étatsuniens en Afrique de l’Ouest pour lutter contre le virus Ebola. Les soldats n’ont pas la formation ou l’équipement nécessaire pour lutter contre le virus Ebola. Pourquoi exposer 4.000 Étatsuniens à une épidémie ? Cette décision apparemment inutile a éveillé des soupçons selon lesquels Washington aurait envisagé d’exposer les troupes au virus Ebola afin de tester des vaccins ou des traitements sur ces troupes.


D’autres commentateurs ont remarqué que l’Afrique de l’Ouest est une région où les investissements chinois sont majeurs. Ils se demandent si Washington utilise le prétexte de l’épidémie d’Ebola pour occuper ces pays ou même pour laisser la maladie se diffuser afin de chasser les Chinois. La nouvelle force de l’Africom US a été formée pour contrer la pénétration économique de la Chine en Afrique.


L’incompétence des autorités de santé publique des États-Unis pour répondre à l’épidémie Ebola donne des ailes à ces théories. Les complots réels existent et abondent. Ceux qui disent « c’est juste une théorie du complot » doivent rechercher le sens de complot. Comme un commentateur l’a observé, la réponse de la CDC au virus Ebola est trop stupide.


Le protocole du CDC est basé sur des hypothèses concernant le virus Ebola qui ne semblent pas être adéquates concernant la souche actuelle. Une infirmière, qui a traité le patient à Dallas qui est mort de l’Ebola, a reçu le feu vert pour prendre un vol commercial, alors qu’elle avait signalé au CDC qu’elle avait des symptômes. Elle a exposé 132 passagers durant le vol, et ces passagers ont depuis été en contact avec des milliers d’autres personnes. Le Daily Mail a publié des photos d’un Étatsunien avec un bloc note et sans protection adéquate accompagnant l’infirmière dans un avion privé sur le chemin de la mise en quarantaine à l’hôpital (voir les photos).


Les autorités de santé publique des États-Unis n’ont imposé aucune quarantaine concernant les voyages aux États-Unis en provenance de pays infectés. Les compagnies aériennes US continuent à voler çà et là en provenance des pays infectés, malgré le risque d’introduction de nouvelles infections aux États-Unis.


Les pays africains sont en train de faire un bien meilleur travail que la superpuissance hégémonique. Ils ont fermé les frontières, empêché les voyages par voie aérienne, et traqué les personnes infectées et les personnes exposées.


Au lieu de prendre des précautions raisonnables, le régime Obama nomme un tsar de l’Ebola et envoie 4.000 soldats US dans les zones où la maladie fait rage.


Il n’est pas étonnant que les Étatsuniens n’aient plus confiance dans leur gouvernement.


Comme les Républicains veulent tout privatiser et tout externaliser, pourquoi ne pas fermer Washington et externaliser notre gouvernance vers un pays plus compétent ?


À noter qu’il y a aussi ce point de vue :

http://jonrappoport.wordpress.com/2014/10/17/ebola-hoax-hidden-purpose-of-the-operation/

.

UPDATE : http://www.globalresearch.ca/a-liberian-scientist-claims-the-u-s-is-responsible-for-the-ebola-outbreak-in-west-africa/5408459


Par le Dr Paul Craig Robertsreseauinternational.net - le 18 octobre 2014


Le Dr Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor pour la politique économique et rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal. Il était chroniqueur pour Business Week, Scripps Howard Nouvelles Service et Creators Syndicate. Il a eu de nombreux postes universitaires. Ses chroniques sur internet ont eu un succès dans le monde entier. Les derniers livres de Roberts sont The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West and How America Was Lost.

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Ukr./Donetsk : destructions


La station de distribution électrique « Smolianka » et l’usine de fabrication des réactifs chimiques brûlent suite aux tirs de missiles (vidéo).


Le milicien au nom de code « Zoubr » (Bizon) a rapporté des frappes puissantes des missiles sur Donetsk par l’armée ukrainienne.

 « Les Ukies ont tiré avec des missiles à côté de l’usine chimique « Azotny ». En plus, les punisseurs ont détruit la station de distribution électrique du quartier Kouïbychevsky.


On suppose que les nazis ciblent exprès les stations de distribution électrique pour priver Donetsk d’électricité. Il s’agit d’une terreur volontaire contre la population civile.




Les témoins rapportent également d’un tir de missiles sur l’usine des réactives chimiques de Donetsk. Suite à la frappe, il y a eu au moins 4 explosions à Donetsk, on a bombardé les zones difficiles d’accès, remarquons-le, près des mines.




Un incendie s’est déclaré sur le territoire de l’usine des réactives chimiques qui se trouve à proximité de l’aéroport de Donetsk. La station de distribution électrique « Smolianka » dans le quartier Kouïbychevsky brûle aussi ».


Par la Rédaction de fr.novorossia.today - le 18 octobre 2014


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