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Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL
La Gazette des campus de LLN et de WSL-UCL ainsi que diverses infos intéressantes visant la vérité ou l'autre vérité (qui que ce soit qui la dise, mais sans forcément prôner l'auteur).
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En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL

En collaboration avec Koter Info, le site des étudiants de LLN - WSL | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Koter Info 

Site "Koter Info" LLN-WSL-UCL


=  plus de 91.000 lecteurs du site

 

Avec tant de visiteurs différents, "Koter Infose targue d'être un site utile aux étudiants de Louvain-La-Neuve ou de Woluwé-Saint-Lambert-UCL.

 

Pour tout savoir sur le campus universitaire de Louvain-la-Neuve ou de Woluwé-St-Lambert-UCL, découverte, histoire, vie estudiantine, locations kots, photos, vidéos, cercles, kaps, etc...

 

Informations générales : Locations - Services - Adresses utiles, ne fusse que pour indiquer les grandes directions, mais c'est beaucoup plus !!!

 

En fait, Koter Info est un site en constante évolution avec plus de 90 pages à votre dispositon.  On y trouve tout se qu'il faut savoir quand on ne connait pas encore LLN ou WSL. 

 

Voyez par vous-même, cliquez ici ou sur le lien dans le titre ou dans la photo.


Duc

  

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"La Gazette" de LLN-WSL-UCL


=  plus de 90.000 lecteurs de La Gazette

 

Avec tous ces lecteurs (différents), c'est indéniablement "La Gazette" des campus de LLN & de WSL-UCL et environs.  On y lit des infos locales ainsi que des publications diverses intéressantes boudées généralement par les médias habituels.

  

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Dossiers de La Gazette


La Gazette de "Koter Info" a suivi plusieurs aventures d'équipages estudiantins néo-louvanistes ou liés à Louvain-La-Neuve au fameux Raid 4L Trophy destiné aux étudiants. Si vous voulez revivre ces aventures au jour le jour, de la préparation de la 4L à la fin du raid au Maroc, les photos, les vidéos et les reportages journaliers ont été rassemblés dans un dossier complet.

 

La Gazette a également créé un dossier reflétant les pages du site "Koter Info" et leur contenu avec un lien direct vers chacune des pages : "vitrine du site Koter Info"


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Services gratuits directs



Koter Info's insight:

 

Site web et Gazette, les différentes publications de Koter Info sont suivies par plus de


181.000 lecteurs

 

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Koter Info's curator insight, January 14, 3:51 PM

 

Site web et Gazette, les différentes publications

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Ecoutez ... nos ancêtres


Ecoutez comment parlaient nos ancêtres


L’existence d’un idiome unique ayant donné naissance à toutes les langues indo-européennes modernes est connu depuis le XIXe siècle, rappelle le magazine Archeology, à l’origine de cette initiative passionnante.


Appelé Proto-Indo-européen (PIE), il était parlé entre 4500 et 2500 avant JC, mais n’a laissé aucune trace écrite.


Cela n’a pas empêché les linguistes de reconstruire cette langue perdue, et de tenter de recréer sa prononciation.


Dès 1868, un linguiste allemand nommé August Schleicher écrit une fable, intitulée "Le Mouton et les Chevaux", à partir des connaissances réunies à l’époque sur le PIE. Depuis, elle est régulièrement mise à jour pour intégrer les nouvelles informations glanées par les chercheurs.


Evidemment, ce travail reposant sur la linguistique comparée n’est pas 100% fiable et il n’existe pas de consensus au sein de la communauté des spécialistes du PIE. Toutefois, Andrew Byrd de l’Université du Kentucky s’est lancé dans la retranscription audio de cette fable en se basant sur le travail d’Eric Hamp et de feu Subhadra Kumar Sen.


Voici ce que dit le texte en français :

Un mouton sans laine vit des chevaux, l’un deux tirant un lourd wagon, l’un portant une lourde charge et l’un portant rapidement un homme. Le mouton dit aux chevaux : "mon cœur me fait souffrir, de voir un homme menant des chevaux. "Les chevaux dirent : "écoute, mouton, nos cœurs souffrent quand nous voyons ceci : un homme, le maitre, prend la laine du mouton pour s’en faire un vêtement chaud. Et le mouton n’a plus de laine". Après avoir entendu cela, le mouton s’enfuit à travers la plaine.


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Destruction d'un hôtel


 Une destruction d’immeuble sous les feux d’artifice

 

Souvent, les destructions d’immeuble sont des moments douloureux pour les habitants ou pour les habitués. Cette fois, pour faire de ce moment un événement festif, les organisateurs ont fait preuve de créativité avec des feux d’artifice.


L’annexe de l’hôtel Wellington à Albany (État de New York) a eu le droit à une soirée d’adieu très spéciale lors de sa destruction. Il a été détruit ce samedi dernier pour faire place à un centre des congrès de 66 millions de dollars (50 millions d’euros) selon AP.


Des feux d’artifice ont effectivement explosé partout autour de l’immeuble juste avant que l’annexe de l’hôtel ne disparaisse sous un nuage de décombres colorés. Les lettres « J & J » se sont formées pour rendre hommage aux organisateurs de l’événement.


Des chats avaient élu domicile dans cette bâtisse inoccupée de onze étages qui datait des années 1920. Heureusement, ils ont été évacués en 2009.


Par LeHuffPost – le 26 août 2014


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Vivre maintenant

Vivre maintenant | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Vivre maintenant


Je n’ai pas beaucoup écrit récemment et ce courrier électronique est peut-être personnel et dur. Nos journées commencent tôt et se terminent très tard. Nos nuits sont aussi parfois interrompues par les appels d’amis de Gaza ou d’autres qui ont besoin de soutien. Au cours des dernières 48 heures, plus de 100 Palestiniens, civils, ont été tués par les forces d’occupation israéliennes. Beaucoup d’entre eux à Rafah. Parfois je me sens coupable d’être plus touché par la mort de ceux que je connais que par la mort de ceux que je ne connais pas.


Par exemple, j’ai pleuré après avoir raccroché le téléphone avec Islam, un ami à Rafah, qui a quatre enfants qui n’arrivaient pas à dormir et dont la maison était secouée, les vitres se brisant tandis que les missiles pleuvaient sur les maisons à proximité. J’ai pleuré parce que je le connais, lui, ainsi que son fils handicapé, et son dilemme entre tenter de porter son fils et s’enfuir, ou pas… Puis j’ai pleuré encore en pensant aux nombreux innocents qui ont été tués ou blessés et que je ne connaissais pas et pour qui je n’avais pas pleuré plus tôt. Islam et sa famille seront traumatisés à vie. Des centaines de milliers seront encore plus traumatisés. Je n’arrive même pas à imaginer la vie d’une jeune fille qui a perdu toute sa famille et qui portera toute sa vie ces cicatrices émotionnelles et physiques.


Parfois j’ai l’impression d’avoir aussi des cicatrices. Peut-être que j’arrive à tenir parce que j’ai la chance d’avoir des choses positives à faire au quotidien, qui m’empêchent de trop réfléchir. J’ai de la chance parce que je peux aider les autres. J’ai de la chance parce que je suis entouré de dizaines de jeunes volontaires qui nous montrent ce que pourrait être la vie dans le futur. Des volontaires qui distribuent des tracts appelant au boycott, des volontaires qui revendiquent des terres agricoles, des volontaires qui nous aident à bâtir un musée d’histoire naturelle en Palestine, des volontaires qui aident d’autres volontaires à tenir dans des conditions difficiles, des volontaires qui consacrent du temps et donnent de l’argent aux enfants dans le besoin, et des volontaires qui font le boulot des médias (chose qui devrait être faite par des professionnels salariés).


Le camp de réfugiés d’Aida, où certains de ces volontaires habitent, est littéralement invivable à cause des déversements quotidiens de gaz toxiques et d’eaux toxiques puantes par les forces d’occupation israéliennes. L’impact sur la santé est dramatique, et ce bien au-delà des seules maladies respiratoires.


Les gens me posent des questions sur la politique et disent que c’est trop compliqué. Je réponds que c’est simple et prévisible. Depuis des millénaires, il y a eu une lutte entre des riches cupides qui emploient des gens pour tirer sur les pauvres afin que les riches deviennent plus riches.


C’était déjà le cas à l’époque de Jésus et c’est encore le cas aujourd’hui. Certains (une minorité), lorsqu’on leur en offre la possibilité, se joindront aux forces de répression et suivront le pouvoir. D’autres (une minorité aussi) mènent une vie active qui aide à améliorer le sort de beaucoup de gens. Entre les deux, une majorité sera apathique. Il faut que plus de gens voient la vérité et agissent en conséquence. Ce n’est pas trop difficile de changer, même pour ceux qui étaient dans le camp de la répression.


Yonatan Shapira, ancien capitaine de l’armée de l’air israélienne, est devenu un refuznik et un militant BDS et a écrit un jour : « La majorité de ma famille venait de Pologne et beaucoup ont été tués dans les camps de la mort pendant l’Holocauste. Lorsque je me promène dans les ruines du Ghetto de Varsovie je ne peux m’empêcher de penser à ceux de Gaza qui sont non seulement enfermés dans une prison à ciel ouvert, mais sont en plus bombardés par des avions, des hélicoptères de combat, des drones, pilotés par des gens que je côtoyais. Je pense aussi aux délégations de jeunes israéliens qui viennent visiter l’histoire de notre peuple, mais qui sont aussi soumis à un lavage de cerveau militariste et nationaliste quotidien. Peut-être qu’en lisant ceci se souviendront-ils qu’une oppression est une oppression, qu’une occupation est une occupation, et que des crimes contre l’humanité sont des crimes contre l’humanité, qu’ils soient commis ici à Varsovie ou à Gaza ».


J’ajouterais simplement qu’une résistance est une résistance et les habitants du ghetto de Varsovie creusaient aussi des tunnels et étaient aussi qualifiés de terroristes par leurs oppresseurs.


Dans mon livre de 2004, « Sharing the land of Canaan », j’avais écrit : « Les Palestiniens ont subi un traitement si cruel et inimaginable depuis tant d’années que beaucoup doutent qu’une justice soit possible et beaucoup pensent certainement qu’une coexistence est impossible. De même, parce que de nombreux Israéliens se sentent assiégés et attaqués, beaucoup pensent qu’une coexistence est impossible. Une attitude défaitiste se répand et recouvre non seulement les Palestiniens et Israéliens, mais aussi bon nombre de leurs soutiens.


Mais les sociétés doivent soit coexister comme des humains pacifiques, soit périr comme des sociétés rivales de primates... Un sentiment de désespoir et d’abandon pousse beaucoup à chercher les « miettes » d’une « nourriture » à la fois matérielle et psychologique. Ce qui est particulièrement stressant lorsque de surcroît nombreux sont ceux qui s’attachent profondément aux mythes de grandeur et de gloire. Je ne vais pas revenir sur l’histoire des civilisations juive, arabe et islamique (de nombreux volumes ont déjà été rédigés sur ce sujet). Je me bornerai à dire que notre profil psychologique souligne le contraste entre notre condition d’existence et la perception de grandeur chez nos ancêtres et prophètes.


Ainsi nous nous percevons comme un groupe privilégié, ce qui entre immédiatement en contradiction avec le constat d’une situation présente misérable telle que décrite tout au long de ce livre. Ceci est particulièrement vrai pour les Palestiniens qui ont été dépossédés. Nous pouvons aborder les questions plus larges, telles que pourquoi les 1,3 milliard de musulmans ou les 300 millions d’Arabes (musulmans et chrétiens) ont si peu leur mot à dire en matière d’économie mondiale et de développements sociaux et culturels, propriété quasi exclusive des États-Unis, unique puissance dominante du moment.


Mais peut-être que cette grande question pourra être lentement résolue, une fois résolu le point de friction Israël/Palestine. Imaginez l’exemple qui serait donné si cet endroit unique au monde, jadis symbole même de la violence, de la haine endémique et du tribalisme, arrivait à transcender tout ça pour devenir un véritable phare de coexistence et de non-violence. Imaginez les milliards de dollars dépensés en armement détournés vers la désalinisation de l’eau de mer, dans la haute technologie, et réellement investis dans les grands esprits de ses habitants (juifs, chrétiens et musulmans) pour des projets positifs....


Peut-être devrions-nous apprendre à nos enfants à se respecter, à aimer le travail d’équipe, à respecter les autres et à défendre les droits des minorités. Ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Les adultes ont peut-être besoin d’apprendre à accepter, d’une manière très positive, les points de vue qui leur sont étrangers. En d’autres termes, quelqu’un qui exprime ses opinions devrait être écouté et respecté, quelles que soient nos vaches sacrées. »


Je termine avec une citation de Howard Zinn (You Can’t Be Neutral on a Moving Train : A personal history of our times, p. 208) « Garder l’espoir dans des temps difficiles n’est pas simplement du romantisme béat. C’est entériner le fait que l’histoire humaine n’est pas uniquement faite de cruauté, mais aussi de compassion, de sacrifice, de courage et de bonté. Ce que nous choisissons de mettre en avant dans cette histoire complexe déterminera nos vies.


Si nous ne voyons que le pire, cela détruit notre capacité d’agir. Si nous nous souvenons de ces époques et de ces lieux – et il y en a beaucoup – où les gens se sont comportés d’une façon magnifique, cela nous donne l’énergie pour agir, ou du moins la possibilité de changer le cours d’un monde en folie. Et si nous décidons d’agir, même à une toute petite échelle, nous n’avons pas besoin d’attendre un futur utopique grandiose. L’avenir est fait d’une succession infinie de présents, et vivre maintenant comme nous pensons que des êtres humains devraient vivre, en défiant tout le mal qui nous entoure, est déjà en soi une merveilleuse victoire. »



Par Mazin Qumsiyeh - le 26 août 2014

bédouin dans le cyberespace, un villageois chez lui, Professeur à l’Université de Bethléem, Directeur du Musée d’Histoire Naturelle de Palestine.

https://www.facebook.com/pages/Palestine-Museum-of-Natural-History/145...


Traduction « Carpe Diem... si Israël le permet » par VD et Sam pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles


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Les « États faillis »

Les « États faillis » | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Photo : Naufrage en Méditerranée, Plainte contre l’OTAN, l’UE et les pays de la coalition en opération en Libye » GISTI, 9 juin 2011.


La stratégie USA/OTAN de démolition des pays à travers une guerre secrète. Les « États faillis »


Tandis que depuis la Libye en flammes des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, poussés par le désespoir, tentent chaque jour la traversée de la Méditerranée, et beaucoup y perdent la vie, le président Napolitano avertit « Attention aux foyers qui nous entourent », à commencer par « l’instabilité persistante et la fragilité de la situation en Libye ».


Il oublie, et avec lui la quasi-totalité des gouvernants et politiques, que c’est justement l’Italie qui a joué un rôle déterminant pour allumer en 2011 le « foyer » de cette guerre dont l’hécatombe de migrants est une des conséquences. Sur la rive sud de la Méditerranée, face à l’Italie, se trouvait un État qui — d’après même la Banque mondiale en 2010 — avait « de hauts niveaux de croissance économique », avec une augmentation annuelle du PIB de 7,5 %, et enregistrait « des indicateurs de développement humain élevés » parmi lesquels l’accès universel à l’instruction primaire et secondaire et, pour 46 %, à celle de niveau universitaire. Malgré les disparités, le niveau de vie de la population libyenne était notablement plus haut que celui des autres pays africains.


En témoigne le fait qu’environ deux millions d’immigrés, en majorité africains, trouvaient du travail en Libye. Cet État, en plus de constituer un facteur de stabilité et de développement en Afrique du Nord, avait favorisé par ses investissements la naissance d’organismes qui auraient pu un jour rendre possible l’autonomie financière de l’Afrique : la Banque africaine d’investissement, avec siège à Tripoli ; la Banque centrale africaine, avec siège à Abuja (Nigeria) ; le Fonds monétaire africain, avec siège à Yaoundé (Cameroun).


Après que des secteurs tribaux hostiles à Tripoli aient été financés et armés de telle sorte que le « printemps arabe » prît en Libye, dès le début, la forme d’une insurrection armée provoquant la riposte gouvernementale, l’État libyen fut démoli par la guerre en 2011 : en sept mois, l’aviation USA/OTAN effectuait 10.000 missions d’attaque, avec plus de 40.000 bombes et missiles. À cette guerre participa l’Italie avec ses bases et forces militaires, déchirant le Traité d’amitié, partenariat et coopération entre les deux pays.


« En souvenir des luttes de libération et du 25 avril — déclarait le président Napolitano le 26 avril 2011 — nous ne pouvions pas rester indifférents à la réaction sanguinaire du colonel Kadhafi en Libye : d’où l’adhésion de l’Italie au plan d’interventions de la coalition sous conduite OTAN ».


Pendant la guerre furent infiltrées en Libye des forces spéciales, dont des milliers de commandos qataris, et simultanément furent financés et armés des groupes islamistes, qualifiés de terroristes quelques mois auparavant encore.


Il est significatif que les milices islamistes de Misrata, qui lynchèrent Kadhafi, occupent maintenant l’aéroport de Tripoli.


Dans ce cadre se sont formés les premiers noyaux de l’ISIS (Eiil) qui, passés après en Syrie, ont construit le gros de leur force en lançant ensuite l’offensive en Irak.


En jouant un rôle de fait fonctionnel à la stratégie USA/OTAN de démolition des États à travers une guerre secrète. « Il est désormais évident — déclare le président Napolitano — que chaque Etat failli devient inévitablement un pôle d’accumulation et de diffusion mondiale de l’extrémisme et de l’illégalité ». Reste seulement à voir quels sont les « États faillis ». Ce ne sont pas les États nationaux comme la Libye, la Syrie et l’Irak qui, situés dans des aires riches en pétrole ou avec une position géostratégique importante, sont totalement ou en partie hors de contrôle de l’Occident, et sont ensuite démolis par la guerre.


Ce sont en réalité les plus grands États de l’Occident qui, en trahissant leurs Constitutions, ont failli comme démocraties, en revenant à l’impérialisme du 19e siècle.



Par Manlio Dinucci - Edition de mardi 26 août 2014 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/gli-stati-falliti/ — Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


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Shanghai/San Francisco en 100 '

Shanghai/San Francisco en 100 ' | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Shanghai – San Francisco en 100 minutes par un sous-marin supersonique chinois 

 

La Chine a franchi une nouvelle étape pour la création d’un sous-marin supersonique qui pourrait relier Shanghai à San Francisco en moins de deux heures.


La nouvelle technologie mise au point par une équipe de scientifiques de Harbin Institute of Technology’s Complex Flow and Heat Transfer Lab permet à un sous-marin, ou une torpille de se déplacer à des vitesses extrêmement élevées sous l’eau.


Li Fengchen, professeur de mécanique et d’ingénierie des fluides, dit que l’approche novatrice de l’équipe tenait au fait qu’ils pouvaient désormais créer la « bulle » d’air nécessaire pour le déplacement rapide sous l’eau. « Nous sommes très enthousiasmés par son potentiel, » dit-il.


L’eau produit plus de friction, et s’accroche plus à un objet que l’air, ce qui explique que les sous-marins conventionnels ne peuvent pas se déplacer aussi rapidement qu’un avion.


Cependant, pendant la guerre froide, l’armée soviétique a développé une technologie appelée supercavitation, qui consiste à envelopper un submersible avec une bulle d’air pour éviter les problèmes causés par les frottements de l’eau.


Une torpille supercavitante soviétique appelée Shakval était capable d’atteindre une vitesse de 370 kilomètres à l’heure ou plus – beaucoup plus rapide que toutes les autres torpilles conventionnelles.


En théorie, un navire de supercavitation pourrait atteindre la vitesse du son sous l’eau, soit environ 5 800 kilomètres à l’heure, ce qui réduirait le temps de trajet pour une traversée transatlantique d’un sous-marin à moins d’une heure, et pour une traversée transpacifique à environ 100 minutes, selon un rapport de l’Institut de Technologie de Californie en 2001.


Cependant, la technologie de supercavitation a fait face à deux problèmes majeurs. Tout d’abord, le submersible a besoin d’être lancé à grande vitesse, proche de 100 km/h, pour générer et maintenir la bulle d’air.


En second lieu, il est extrêmement difficile – voire impossible – d’orienter le vaisseau à l’aide des mécanismes classiques, tels que le gouvernail, qui sont à l’intérieur de la bulle, sans aucun contact direct avec l’eau.


En conséquence, son application a été limitée aux engins sans équipage, comme les torpilles, mais la quasi-totalité de ces torpilles étaient tirées en ligne droite parce qu’elles avaient une capacité limitée pour changer de direction.


Li a dit que l’équipe de scientifiques chinois avait trouvé un moyen novateur de traiter ces deux problèmes.


Une fois dans l’eau, le navire de supercavitation de l’équipe s’aspergerait en permanence, « comme une douche », d’une membrane liquide spéciale sur sa propre surface. Bien que cette membrane subisse l’effet de l’eau, elle réduit, néanmoins considérablement le frottement de l’eau sur le navire à faible vitesse.


À la vitesse de 75 kilomètres à l’heure ou plus, le navire entre dans l’état de supercavitation. La membrane liquide synthétique sur sa surface pourrait aider à le diriger parce que, avec un contrôle précis, différents niveaux de frottement peuvent être créés sur les différentes parties du vaisseau.


« Notre méthode est différente de toutes les autres approches, telles que la propulsion vectorielle, ou la poussée créée par un moteur », déclare Li. « En combinant la technologie de membrane liquide avec la supercavitation, nous pouvons réduire considérablement les problèmes de lancement et rendre le contrôle du déplacement plus facile. »


Cependant, Li dit que de nombreux problèmes devaient encore être résolus avant que les voyages avec des sous-marins supersoniques ne deviennent possibles. Outre la question du contrôle, un moteur de fusée sous-marine puissant devait encore être mis au point pour donner au navire une plus longue portée. La portée effective des torpilles supercavitantes russes, par exemple, n’était seulement que de 11 km à 15 km.


Li dit que la technologie de supercavitation ne se limite pas seulement à des fins militaires. À l’avenir, il pourrait bénéficier au transport civil sous-marin, ou aux sports nautiques comme la natation.


« Si une combinaison de nage peut créer et maintenir de nombreuses petites bulles dans l’eau, on peut réduire de façon significative les frottements dans l’eau, la natation dans l’eau pourrait être aussi facile que voler dans le ciel, » rajoute-t-il.


Outre la Russie, des pays comme l’Allemagne, l’Iran et les États-Unis ont mis au point des navires ou des armes utilisant la technologie de supercavitation.


Le Professeur Wang Guoyu, le chef du Laboratoire de Mécanique des Fluides de l’Institut de Technologie de Beijing qui est à la tête d’un autre projet de recherches sur la supercavitation financé par l’État, a déclaré que la communauté mondiale de la recherche était inquiète depuis des décennies par le manque d’idées novatrices pour répondre aux grands défis scientifiques et techniques.


« La taille de la bulle est difficile à contrôler, et le submersible est presque impossible à diriger, » dit-il. En déplacement à haute vitesse pendant la supercavitation, une nageoire pourrait casser net si elle touche l’eau du fait que la densité du liquide est beaucoup plus élevée.


Malgré le fait que de nombreux scientifiques dans le monde entier travaillent sur des projets similaires, les derniers progrès restent flous parce qu’ils sont considérés comme des secrets militaires.


Wang, un membre du comité de l’armement de l’eau de la China Society of Naval Architects and Marine Engineers, dit même qu’il avait été tenu dans l’ignorance des évolutions récentes de la supercavitation en Chine.


« Les directives principales viennent toujours de l’armée, donc la plupart des projets de recherche sont entourés de secret », dit-il.


Par le Réseau International - le 26 août 2014


Traduction Avic – Réseau International


Source :

http://www.scmp.com/news/china/article/1580226/shanghai-san-francisco-100-minutes-chinese-supersonic-submarine

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Calme à l'Ouest de l'Ukraine ?

Calme à l'Ouest de l'Ukraine ? | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


UKR. - TOUT EST CALME SUR LE FRONT DE L’OUEST ?


Note : aujourd’hui, je suis heureux de partager avec vous un rapport écrit par un ami et lecteur, « Y », qui a demandé que je vous transmette ses mots : « Je ne suis pas un spécialiste ni de l’histoire ni de la politique de Transcarpatie dont il est ici question. Mon intention est simplement de signaler l’importance de cette région trop peu couverte par les reporters, et de souligner que tous les Ukrainiens ne sont pas partisans des fascistes ». Je suis extrêmement reconnaissant à « Y » pour sa contribution, qui est bien plus intéressante que ce que beaucoup de soi-disant « experts » peuvent écrire. D’autant que je suis entièrement d’accord, en estimant moi aussi qu’il est important de suivre ce qui se passe en Ukraine occidentale. J’espère que grâce à l’aide de « Y », nous serons en mesure de garder un œil sur cette importante région.

 Le Saker

 

Les rapports sur l’Ukraine mettent naturellement l’accent sur les épouvantables assauts meurtriers dirigés contre la population russophone du sud-est de l’Ukraine. Est-ce à dire que tout soit calme dans le reste du pays ?


Il s’avère qu’un grand nombre d’activités sporadiques de basse intensité sont menées ici et là contre le régime ukrainien. Elles prennent de nombreuses formes, de la manifestation pacifique aux actes de sabotage ciblés.


À Odessa, tout semble calme. Beaucoup de photos sont apparues, montrant des groupes de personnes arborant le drapeau de l’Ukraine dans des processions, avec des gens portant la chemise brodée ukrainienne (Vyshyvka). Cela inclut notamment des photos de jeunes femmes photogéniques avec des fleurs dans les cheveux.


Mais le symbolisme habituel du secteur droit n’apparaît plus ouvertement. D’autre part, une veillée aux chandelles a eu lieu à l’extérieur du bâtiment des syndicats, en souvenir des personnes tuées lors de l’opération sous fausse bannière menée en mai dernier. Des courants sous-jacents de guerre de propagande se manifestent, peignant les monuments publics, ce qui donne un cycle faisant alterner les couleurs de l’Ukraine et celles de la Novorossia.


Fait intéressant, les couleurs novorossiennes restent en place pendant des périodes de temps plus longues, ce qui suggère que l’autre côté a une capacité réduite à surveiller et à restaurer les couleurs de l’Ukraine. À un niveau plus extrême, des succursales de Privat Bank ont été endommagées par de petites bombes qui ont explosé la nuit. Il s’agit là d’une attaque contre les intérêts de Kolomoisky, l’oligarque local.


En Marioupol, qui fut la scène d’une autre attaque des forces ukrainiennes contre les civils et la police en mai, les choses semblent également très calmes, mais il subsiste encore des points de contrôle sur les routes principales. Des rapports non confirmés indiquent qu’il se pourrait que la région ne soit calme qu’en raison de l’intimidation à laquelle se livrent les groupes locaux de droite. Lyashko aurait ainsi réquisitionné la maison et un vaste terrain d’une propriété appartenant à M. Ianoukovitch. Cette propriété est située à Uzuf, à 20 miles à l’ouest de Marioupol, donnant sur la mer d’Azov. Il se peut qu’elle ait été utilisée comme base pour la formation des membres du bataillon d’Azov.

 

Fait intéressant, un ex-membre d’Azov, déçu par Lyashko, affirme à présent que le bataillon a été principalement utilisé comme moyen satisfaisant les ambitions politiques de Liachko, plutôt que pour combattre dans le sud-est. Et il existe de nombreuses vidéos sur YouTube pour soutenir cette affirmation, vidéos qui montrent généralement des membres du bataillon malmenant l’une ou l’autre personne, décrite comme un partisan séparatiste, tandis que Lyashko crie et intimide la pauvre victime. Des rapports plus récents font état d’une activité de guérilla menée contre les points de contrôle ainsi que d’autres cibles autour de Marioupol. Et d’autres rapports suggèrent même que des attaques plus concertées encore seraient en cours. Est-ce le début d’un second front ?

.

Certains rapports non confirmés suggèrent qu’il existe une base à proximité, où des spécialistes militaires américains forment des Ukrainiens en préparation de leur envoi au Donbass.


Il y a eu des protestations parce qu’un certain nombre de ces ressortissants des États-Unis ont été tués par des tireurs embusqués, l’un d’entre eux alors qu’il se baignait à la plage à Marioupol, le 30 juillet, et un autre le 22 août. Une vidéo de ce dernier incident a été téléchargée sur YouTube tard dans la soirée du 22 août, mais elle a été rapidement retirée, peut-être dans les 12 heures, et en tout cas dans les 24 heures.


Ailleurs, il y a eu de nombreuses protestations de femmes à travers l’Ukraine, pour s’opposer à la mobilisation, qui est maintenant dans sa troisième phase.


Les chiffres qui sont rapportés sous-estiment certainement le nombre réel des manifestations, lesquelles en fait n’ont été remarquées que parce qu’un groupe de l’OSCE est venu à passer là où avait lieu une telle manifestation, et juste au bon moment. Cet événement a été noté sur leur site web. Jusqu’à récemment, la plupart des éléments utilisés par la propagande prenaient la forme de l’habituel défilé pro-Ukraine, avec de grandes bannières, des gens se drapant dans le drapeau, les chemises Vyshyvka et les photogéniques jeunes femmes avec des fleurs dans les cheveux.


Ce week-end, une grande marche a eu lieu à Kharkov, avec des partisans pro-Novorossia qui faisaient de même. Ils avaient une grande bannière de 30 m de long avec les rayures de Saint-Georges, les gens se drapaient dans des drapeaux de Saint-Georges et des femmes portaient des rubans de Saint-Georges dans les cheveux. La manifestation s’est déroulée pacifiquement, sans aucun signe d’opposition des gens du secteur droit.


À l’autre extrême, il y a eu des tentatives de sabotage tactique de l’infrastructure, en général des routes et des voies ferrées. Dans le cas le plus récent, un convoi de camions-citernes militaires ukrainiens qui transportaient du carburant a été détruit à un endroit où la route franchit une ligne de chemin de fer. Cela a servi à couper les deux voies de communication.


L’attaque a été réalisée en utilisant des mines, des RPG [Ndt : lance-roquettes portables] et des balles perforantes anti-blindage, ce qui suggère des capacités de surveillance et de planification préalable efficaces de la part des attaquants. L’attaque a eu lieu dans le centre du Zaporozhye, l’oblast immédiatement à l’ouest de celui de Donetsk.


Les effets de la mobilisation se sont particulièrement fait sentir dans deux régions spécifiques : l’une (la Transcarpatie) en Ukraine, l’autre (la Transnistrie) adjacente à l’Ukraine.


La Transnistrie est une étroite bande de territoire entre la Moldavie et l’Ukraine. Elle se trouve à l’est du fleuve Dniestr. Elle faisait autrefois partie de la Moldavie, mais depuis la guerre civile de 1990-1992 et le cessez-le-feu qui a suivi, elle est maintenant dans une situation juridique peu claire. Les habitants sont fortement prorusses et ont récemment demandé à rejoindre la Fédération de Russie. La Transnistrie n’est officiellement reconnue par aucun état majeur, mais elle bénéficie de la présence de troupes russes.


La Cour européenne des droits de l’homme considère que la présence des troupes russes confère à la Russie une autorité effective sur le territoire. La Russie déclare quant à elle que les troupes ne sont là que pour maintenir la paix, et qu’elles seront retirées une fois que l’on sera parvenu à un règlement complet du conflit. L’Ukraine est occupée à creuser une grande tranchée, de 5 m de large et 2,5 m de profondeur, le long de sa frontière avec la Transnistrie. Cela a suscité des tensions à l’intérieur de la Transnistrie, bien que les Ukrainiens aient souligné, lors de réunions tenues avec l’ambassadeur américain en Moldavie, qu’ils n’avaient pas la moindre intention d’attaquer quiconque.


Certains spéculent que l’Ukraine fait monter la tension dans la région afin de susciter, là aussi, une réaction de la Russie. Tout soutien militaire russe aurait à traverser préalablement le territoire de l’Ukraine, ce qui permettrait de faire jouer à la Russie le rôle d’agresseur.


La Moldavie elle-même est pro-européenne. L’accord d’association avec l’UE sera tôt ou tard finalisé, sans que cela implique une intégration automatique dans l’UE. Néanmoins, on peut s’attendre à ce que la Moldavie poursuive le processus vers une intégration complète dans un proche avenir. Restent un certain nombre de facteurs de complication. Le principal découle de la dépendance complète de la Moldavie à l’égard du gaz en provenance de Russie, les pipelines d’approvisionnement du dit gaz traversant précisément la Transnistrie.


Cette dernière doit environ 4 milliards de dollars à Gazprom pour le gaz qui lui a été fourni, mais c’est la Moldavie qui est tenue pour redevable du montant de la facture. Une deuxième complication provient du désir d’un autre groupe ethnique de faire sécession de la Moldavie. La Gagaouzie cherche en effet à se joindre à la Transnistrie dans sa tentative de s’unir à le Fédération de Russie.


La deuxième région, à savoir la Transcarpatie, forme l’oblast le plus occidental de l’Ukraine. Elle est frontalière de quatre autres pays européens : la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie et la Roumanie. Elle a une histoire politique très engagée et une composition ethnique très diversifiée. La majorité de la population parle ukrainien, tandis qu’une importante minorité est de langue hongroise. C’est aussi la patrie d’un groupe ethnique spécifique, les Rus » Carpatiques [NDT : également dénommés Ruthènes], dont les membres sont géographiquement répartis dans le sud de la Pologne, la Roumanie et au nord-est de la Slovaquie. Le terrain là-bas est très accidenté, avec des vallées étroites bordées de pentes escarpées, ce qui rend la région attractive pour les touristes.


Cette région, peuplée d’environ 1,2 million d’habitants, a connu des manifestations contre la mobilisation, suite à la mort au combat de 70 hommes qui en étaient originaires. Elle est également sous le contrôle d’un oligarque régional, ce qui est une autre source de mécontentement. Dans le passé, les membres du secteur droit ont pris d’assaut des bâtiments gouvernementaux dans les villes transcarpatiennes de Berehove et Oujgorod. Mais le sort des Hongrois a attiré l’attention de Jobbik, un parti politique de droite en Hongrie, qui regarde le soutien à la minorité hongroise de Transcarpatie comme un moyen de gagner des votes au plan national, en Hongrie.


Les représentants des principaux groupes ethniques de Transcarpatie se sont réunis récemment à Yalta, où ils ont annoncé leur opposition au régime ukrainien et signé un traité d’assistance et de soutien mutuels. Récemment, le chef régional de la Ligue ukrainienne a été remplacé. Un petit contingent de militaires ukrainiens, environ 1 500 soldats et des véhicules blindés d’appui, a été amené sur place et positionné près d’Oujgorod, une grande ville proche de la frontière avec la Slovaquie. Cela semble être une tentative de mettre un frein plus efficace aux récents évènements et d’éviter une répétition de ce qui s’est produit dans le sud-est.


Les quatre pays riverains de la Transcarpatie ont été touchés par les contre-sanctions de la Russie qui ont fait suite à l’imposition des sanctions antirusses de l’UE. La Hongrie, en particulier, a dans la Russie un partenaire commercial majeur. La Russie a également avec la Hongrie un accord concernant un réacteur nucléaire, visant à fournir à Budapest une source d’énergie alternative aussi bien que la technologie de l’énergie nucléaire. Il apparaît donc que la Hongrie aurait un grand intérêt à coopérer avec la Russie, en particulier sur la question de la Transcarpatie.


La Transcarpatie revêt une importance supplémentaire du fait que la plupart des gazoducs permettant le transport du gaz vers l’Europe occidentale passent par elle. Si la Russie venait à prendre le contrôle de ce territoire, elle contrôlerait alors ce point d’étranglement du réseau gazier. Et cela réduirait à néant toute tentative des États-Unis visant à prendre le contrôle du débit gazier par le biais de l’Ukraine.


Cela peut d’ailleurs en partie expliquer la hâte d’Iatseniouk à vendre l’infrastructure des pipelines de l’Ukraine.


Il se pourrait que la perte de contrôle de l’État, du fait des privatisations, ait à son tour été contrée, d’autant que, ainsi qu’il ressort d’une annonce récente qui n’a pas manqué de surprendre, il semble que des intérêts russes aient acquis la propriété d’une société allemande, RWE. Or cette société contrôle la plus grande part de la canalisation d’écoulement inverse, celle qui permet de ramener le gaz d’Europe de l’Ouest en Ukraine.


Il semble donc qu’en surface, tout soit calme au-delà de la Novorossia, mais c’est là une apparence trompeuse, et la possibilité de changements dramatiques existe bel et bien. Ce qui se passe à Marioupol est-il l’amorce d’un second front ? Les événements de Kharkov se reproduiront-ils ailleurs ? Est-ce que les combats dans le sud-est auront cet avantage positif d’éliminer le fascisme d’Ukraine ? Verra-t-on émerger une Ukraine fédérée et neutre ? Si elle voyait le jour, reposerait-elle sur les oblasts existants ou des régions ethniques plus vastes ? La Transnistrie viendra-t-elle se fondre dans cet état nouveau ? La malédiction des oligarques s’en trouvera-t-elle conjurée ?



Par THE FRENCH SAKER - le 26 août 2014


Original :

http://vineyardsaker.blogspot.fr/2014/08/all-is-quiet-on-western-front.html

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Ukr. - Visite de Mme Merkel

Ukr. - Visite de Mme Merkel | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source de la photo : free.niooz.fr

 

UKRAINE - LA VISITE DE LA MADAME MERKEL, LE 23 AOÛT 2014


Eh bien, vous avez eu un peu d’euphorie ? Il est temps de remettre les pieds sur terre. Dans les discussions revient souvent une question : jusqu’où ira l’armée de Novorossia ? Beaucoup de réponses différentes sont possibles. J’insérerai dans ces divinations mes « 5 kopecks ».


Je pense ce n’est pas encore décidé. Il y a deux variantes : à la frontière des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, ou à Lvov (je plaisante, mais je ne l’exclus pas). Tout dépend maintenant des États-Unis. L’arrivée des forces armées de Novorossia est un gant jeté par la Russie. Les États-Unis doivent décider, soit de relever le gant soit de donner l’ordre de « fin ». Pour les États-Unis, ces deux variantes sont dangereuses.


S’ils choisissent de relever le gant et d’aller vers la collision directe, ils ont besoin de leurs alliés. Engager la guerre avec leurs propres mains [forces, NDT], quelles que soient les circonstances, les États-Unis ne le feront pas (car l’essentiel de leurs mains est actuellement engagé en Afghanistan).


Et pour ce qui est des mains européennes… il n’y a pas de candidats. En tant que leader de l’Europe, l’Allemagne a fait savoir hier clairement qu’une grande guerre « pour l’Ukraine » n’est pas dans ses intérêts et n’est donc pas dans les intérêts de l’Europe. Ils s’en lavent les mains et quittent le jeu en laissant Petya Porochenko (l’Ukraine) seul en face de Poutine (la Russie).


L’issue est claire. Les chances de Petya avoisinent le zéro. C’est là un indicateur de la réaction de l’Europe face aux bombardements des forces ukrainiennes dans les régions de Novoazovsk et de Telmanovo.


« Le hérisson a bien vu où le chien a gratté la terre ». Les médias ukrainiens ont une crise de nerfs, mais Madame Merkel ne le remarque pas. Tout est comme il se doit. Pour les États-Unis, il y a de grands risques de perdre l’Ukraine et tous leurs pions sur place, et cela une fois pour toutes, parce que Poutine mettra la pression jusqu’au bout. Et la dénazification de l’Ukraine interviendra alors.


Et si les États-Unis devaient s’avouer vaincus [NDT devaient « se torcher »]… ? Après la Syrie, ce serait la deuxième fois de suite ! Déjà, à l’époque, une partie des alliés s’était écartée d’eux, notamment l’Égypte, c’est clair. Là-bas les États-Unis eux-mêmes ont fait « un sale coup » aux militaires et les gars ne l’ont pas pardonné. Mais les contacts entre la Russie et l’Arabie Saoudite, c’est la goutte de trop. Et en cas d’échec en Ukraine, qui en Europe prendrait encore en considération l’opinion des États-Unis ???


Si les États-Unis donnent au fidèle vassal Petya l’ordre d’attaquer, à Minsk on ne se mettra pas d’accord, et Dieu seul sait où s’arrêteront les forces militaires de Novorossia. Mais ce qui est sûr, c’est que ce ne sera pas avant l’Odessa (spécialement pour les habitants d’Odessa). À Lvov ? On verra.


Si les États-Unis donnent l’ordre de fin, les pourparlers de la paix commenceront. Des pourparlers urgents, vu que l’Europe et la Russie se sont déjà mises d’accord sur tout (et les États-Unis quitteraient alors le jeu) et il resterait plus alors qu’à déclarer cela aux participants de la guerre civile en Ukraine, à Petya et en Novorossia. Et en outre personne ne va se rebiffer, car tous comprendront très bien les conséquences.


Quel jeu joue Madame Merkel, me demanderez-vous ? C’est très simple. Elle a donné hier à Petya les conditions de la capitulation. Il reste deux jours à Petya (et aux États-Unis) pour réfléchir.


Madame Merkel a oublié dans le vase les fleurs que Petya lui a offertes, ce qui dans la langue diplomatique signifie Beurk. Et dès son retour en Allemagne, Madame Merkel a déclaré que « Le peuple ukrainien, certes, doit avoir la possibilité de choisir sa voie, mais que cela ne doit pas nuire à la Russie ».


Rideau. Le temps commence à compter.



Par THE FRENCH SAKER - le 26 août 2014

Source : Визит фрау Меркель (yurasumy, russe, 24-08-2014)


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Etudiant US arrêté pour un devoir

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Un jeune Américain arrêté pour avoir raconté dans un devoir qu’il avait tué le «dinosaure des voisins»


Non, ce n'est pas Le Gorafi. Alex Stone, 16 ans, collégien en Caroline du Sud, a été arrêté ce 19 août et suspendu de cours jusqu’à la fin de la semaine pour avoir inventé une histoire dans le cadre d’un devoir demandé par son professeur, dans laquelle il raconte tuer le «dinosaure de ses voisins» avec un pistolet, rapporte Fox Carolina.


Le professeur avait demandé à ses élèves du collège de Summerville d’écrire quelques courtes phrases sur eux-mêmes, et d’inventer une espèce de statut Facebook original.


C’est en obéissant à cette consigne que l’idée est passée par la tête d’Alex Stone. Il écrit alors :

«J’ai tué le dinosaure domestique de mes voisins», et «J’ai acheté un pistolet pour m’acquitter de cette tâche».


L’imagination et l’humour du jeune Stone n’ont pas été du goût du professeur. Choqué par ces propos jugés dangereux, ce dernier a appelé la police, qui a immédiatement rappliqué.


Karen Grey, la mère de l’auteur de ces lignes, est incrédule, comme elle l’explique au NY Daily News :

«J’aurais pu comprendre s’ils lui avaient demandé de réécrire son devoir parce qu’il avait utilisé le mot "pistolet" dedans. Mais déjà, il n’y a plus de dinosaures, et en plus, il n’a même pas l’âge de s’acheter un pistolet».


Le jeune homme a fait appel à un avocat, David Aylor, qui considère cette arrestation «absurde», rapporte Fox Carolina :

«C’est un parfait exemple de ce qui arrive quand le "politiquement correct" dépasse les frontières du bon sens».


«Je pense que j’aurais pu le formuler autrement, a regretté le jeune Alex Stone interviewé par la chaîne WCSCmais ce que j’ai écrit, je ne pense pas que cela devrait importer tant que ça ne concerne pas une personne».


La police a fouillé son casier et son sac à dos, sans trouver traces d’un pistolet.


Le jeune homme aurait protesté au moment d'être interrogé par les policiers, et a commencé à s’énerver, raison pour laquelle ils l’auraient embarqué, en lui passant menottes aux poignets, relate Fox Carolina.


Aussi sûr que les dinosaures n'existent plus, la mesure semble avoir également disparu à Summerville.


Koter Info's insight:


Folie du "politiquement correct" US


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Les bouddhistes, plus tolérants

Les bouddhistes, plus tolérants | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Le bouddhisme a de plus en plus la cote chez nous, mais le bouddhisme est-il réellement tolérant ?


Selon une étude récemment réalisée par Magali Clobert, de l’UCL, il semble bien que oui. La chercheuse a ainsi analysé le comportement d’étudiants francophones invités à réaliser une tâche dans trois locaux différents. Le premier était décoré d’images bouddhistes, le second d’images musulmanes et le troisième était dénué de décoration.


Magali Clobert a ensuite mesuré la prosocialité (degré d’altruisme) et les préjugés ou discriminations des étudiants concernés… envers les Flamands.


Résultat: par rapport aux deux autres conditions (images musulmanes ou pas d’images), l’exposition indirecte à des images bouddhistes a bel et bien augmenté la générosité des étudiants et fait diminuer leurs préjugés anti-flamands !

« Ces résultats ne permettent peut-être pas de résoudre nos problèmes communautaires», explique la chercheuse de l’UCL.


«Mais ils apportent un regard neuf à la question de savoir si toutes les religions sont les mêmes quant à leurs effets sociaux. Ils confirment également qu’une perception positive du bouddhisme en Occident ne se base pas uniquement sur des stéréotypes mais reflète une réalité empirique qui semble être vécue tant en Orient qu’en Occident».


Cette étude ne vient que confirmer une série de trois autres, également réalisées récemment par l’UCL en collaboration avec des chercheurs taïwanais.


Celles-ci avaient démontré qu’il existait un lien indubitable entre l’intensité des croyances et pratiques bouddhistes et l’absence de discrimination envers des groupes ethniques, religieux ou moraux (comme les homosexuels). Ce qui, ajoute-t-on à l’UCL, n’est pas le cas dans des études réalisées en contexte monothéiste.


La tolérance semble donc bien être un apanage du bouddhisme.


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Quand on n'a rien de mieux à faire, pourquoi ne pas démontrer ce que tout le monde sait déjà ?  Il n'empêche que le travail est trop dirigé pour être représentatif de tous les courants de pensée !


Ce qui m'intéresserait, ce serait la même expérience à propos de l'athéisme afin de percevoir si ce n'est pas l'absence de religion qui engendre le plus de tolérance. Je précise que l'athéisme ne signifie pas une absence de moralité, de tolérance ou de pacifisme, tout cela existe aussi sans dieu !


Certaines mauvaises langues me diront que c'est déjà fait vu que le premier local était décoré d’images bouddhistes, le second d’images musulmanes et que le troisième était dénué de décoration.


L'absence de décoration n'étant nullement représentative de l'athéisme, je ne considère pas le résultat comme valable sous cet angle.


Si on avait fait la même expérience avec des décorations représentant la guerre dans un local, la nature dans l'autre et rien dans le troisième, je suis certain que c'est celui avec la nature qui aurait engendré le plus de tolérance.


Donc représenter l'athéisme par "rien" n'est pas un critère objectif à retenir puisque l'athéisme constitue une totale liberté de pensée sans contrainte religieuse.


Duc


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Syrie : lexique de la terreur

Syrie : lexique de la terreur | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Un article ( daté du 6 janvier 2014) qui peut éclairer la lanterne  au sujet de l'EIIL par rapport à la Syrie notamment.


Syrie : Lexique de la terreur en prévision de Genève II !

 

Pour cacher un mensonge, il faut mentir et mentir encore.


Le dernier en date consiste à faire croire que ce ne sont pas les soldats de l’Armée nationale syrienne qui se sacrifient face au terrorisme de DAECH [Acronyme de l’État Islamique en Irak et en Syrie ; ou EIIL], la faction terroriste la plus infernale que le monde ait connue, mais le Front islamique [1] !


Ce dernier, bien que non moins terroriste et ouvertement nourri par l’Arabie saoudite wahhabite, doit absolument passer pour « acceptable » par l’Occident en tant qu’artisan d’une « deuxième révolution » en Syrie contre Al-Qaeda et le Président syrien à la fois [2] [3].


Vaste programme ! Encore faut-il comprendre qui est qui, qui fait quoi, et pourquoi ? Ce, d’autant plus que la colombe baptisée « Coalition Nationale Syrienne » [4] – dirigée par un repris de justice, nommé Ahmad Al-jarba et décrit par le Journal Libération comme « très francophile et chevalier de la Légion d’honneur ! » [5] – accuse l’État syrien, et donc son Armée et ses alliés, de « continuer à tuer des Syriens à Qousseir, Qalamoun, Ghouta, Alep, Homs et Idleb… » ; et aussi, d’« d’être derrière l’attentat qui a coûté la vie à sept personnes au Liban, dont l’ancien ministre libanais M. Mohammad Chatah [6], au grand dam des USA dont il aurait été l’homme providentiel hostile à la Syrie et au Hezbollah. Idem pour la coalition libanaise du 14 mars, menée par M. Saad Hariri à partir de son fief parisien ! [NDT].

 

Qui est qui ? 


Le 18 décembre 2013, M. Nasser Kandil donnait un bref aperçu des trois formations encore qualifiées de « rebelles » ou de « révolutionnaires » selon le degré de myopie ou de surdité des rédacteurs démocrates occidentaux, sous le titre : « Le Qatar, l’Arabie saoudite, la Turquie et Al-Qaïda ».


Plus précisément, il s’agit de DAECH, du FRONT al-NOSRA, et du FRONT ISLAMIQUE qu’il présente comme les trois composantes issues d’une même matrice et d’une même doctrine, celles d’Al-Qaïda fondée par Oussama ben Laden et Abou Moussab al-Zarkaoui ; avec, par conséquent, des constantes communes aux trois formations : violences sectaires et incompatibilité absolue avec les notions de dialogue, d’élections, et de séparation entre la religion et l’État.


Ceci étant dit et selon M. Kandil :


  • DAECH correspond au projet initial de Ben Laden qui consistait à élargir « la base » d’Al-Qaïda en compensant le déséquilibre confessionnel entre sunnite et chiite en Irak, par l’apport d’un excédent sunnite syrien ; d’où la nécessité de fusionner les deux États [EIIL : État islamique en Irak et au Levant].


  • Le FRONT al-NOSRA correspond au projet d’Ayman al-Zaouahiri faisant suite à celui de Ben Laden. Il consiste en une organisation destinée à tout pays qui concilierait entre la pensée islamiste internationaliste et la pensée nationale propre à chacun de ces pays. Le FRONT al-NOSRA est donc le projet d’Al-Qaïda spécifique à la Syrie !


  • Le FRONT ISLAMIQUE correspond à une nébuleuse purement sectaire vêtue de l’habit originel wahhabite et fondée sur la violence sectaire contre les musulmans, en particulier ! « Elle serait sans animosité particulière envers l’Occident, à la différence des deux précédentes et de toutes les autres émanations saoudiennes ».


Qui fait quoi ? 


  • DAECH est soutenue par la Turquie selon le concept ottoman du Khalifat. Elle est censée protéger les frontières turques contre toute velléité d’expansion kurde. 


  • Le FRONT al-NOSRA est le jouet du Qatar qui cherche à négocier un accord entre Al-Zaouahiri et les États-Unis en Afghanistan, contre l’abandon de leur appui à cette formation sévissant en Syrie.


  • Le FRONT ISLAMIQUE est l’outil de l’Arabie saoudite qui lui permettrait de compenser en Syrie ce qu’elle considère avoir perdu en Irak.

 


Pour quoi faire ?


Toujours selon M. kandil, il y a donc compétition entre la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite en prévision de la Conférence de Genève II ; chacun de ces pays tentant de présenter sa composante qaïdiste, notoirement connue, sous le jour le plus flatteur possible ; avec entre-temps, un dialogue entamé entre les États-Unis et le FRONT ISLAMIQUE à la demande de l’Arabie saoudite !


Dialogue auquel la chaîne TV qatari Al-Jazeera a répondu en invitant Al-Golani [FRONT al-Nosra] à s’exprimer sur les ondes. Dialogue auquel répondra sans doute la Turquie en lustrant DAECH d’une façon ou d’une autre. Si bien qu’on finira par nous présenter, le dirigeant de DAECH [Al-Baghdadi] en costume cravate, au côté du dirigeant d’Al-Nosra [Al-Golani] comme réformateur et du dirigeant du Front islamique [Zahrane Allouche] comme chantre de la laïcité !



À ce stade, l’essentiel est de comprendre que ces trois États agresseurs de la Syrie, et leurs alliés occidentaux, reconnaissent ne disposer que des composantes d’Al-Qaïda pour tenter de battre le Président syrien Bachar al-Assad.


Mais n’est-ce pas ce que le Président syrien n’a cessé de dire et de répéter depuis le début de ladite « crise syrienne » ?


N’a-t-il pas toujours affirmé qu’il n’était nullement question d’une confrontation entre un régime au pouvoir et une opposition populaire, mais d’une guerre entre l’État syrien et le terrorisme ?


Ceci, si l’Occident admet encore et toujours qu’Al-Qaïda = Terrorisme !?


...



Par Nasser kandil — Mondialisation.ca le 6 janvier 2014

 


***


Pour lire l'entièreté du texte de Nasser kandil datant du 6 janvier 2014 et pour consulter les notes, veuillez cliquer sur le titre de l’article ou sur la photo ci-dessus. 

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"Bachar el-Assad a créé DAECH"


Quand Fabius met l’EIIL sur le dos Bachar el-Assad

 

WikiStrike ne pouvait laisser passer une telle ânerie de la part de l’homme aux poches de sang contaminé, écoutez bien à 1:35, un bijou de désinformation tout simplement hallucinant !


Par wikistrike.com - le 25 août 2014

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Syrie - Lutte anti-terroriste

Syrie - Lutte anti-terroriste | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Mouallem : la Syrie est disposée à collaborer aux deux niveaux, régional et international, dans la lutte antiterroriste



Damas / Le vice-président du Conseil des ministres, ministre des Affaires étrangères et des Expatriés au gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes, Walid Mouallem, a assuré que la Syrie est disposée à collaborer et à coordonner aux deux niveaux, régional et international, dans la lutte antiterroriste pour appliquer la résolution N° 2170, adoptée par le Conseil de sécurité, et dans le cadre du respect de sa souveraineté et de son indépendance.


Dans une conférence de presse tenue aujourd’hui, Mouallem a affirmé que la collaboration doit se faire par le biais du gouvernement syrien, symbole de la souveraineté nationale.


« Le gouvernement syrien est prêt à collaborer aux deux niveaux, régional et international, soit via une Coalition internationale ou régionale, soit par le biais d’une coopération bilatérale «, a-t-il dit.

Et Mouallem de poursuivre : « Celui qui désire collaborer avec la Syrie dans la lutte antiterroriste doit être sérieux et coordonner avec le gouvernement syrien… Toute autre action représente une agression », faisant savoir que les raids ne liquideront point seuls les deux réseaux terroristes de l’État Islamique en Syrie et en Irak « EIIL » et du Front Nosra, c’est pourquoi il faut assécher les ressources du terrorisme et garantir l’engagement des pays voisins à contrôler leurs frontières, à échanger les informations sécuritaires avec le gouvernement syrien et à enrayer le financement et l’armement des terroristes.


Mouallem a souligné que le sérieux dans la lutte contre le terrorisme ne réside guère dans l’agression contre la souveraineté d’autrui, mais dans l’assèchement des ressources du terrorisme en collaboration avec le gouvernement syrien qui connaît plus que d'autres ce qui se passe en Syrie.


« La Syrie accueille favorablement et s’engage à la résolution N° 2170 sur la lutte antiterroriste bien qu’elle soit tardive… L’unanimité du Conseil de sécurité de lutter contre le terrorisme démontre la justesse des appels lancés par la Syrie sur l’assèchement des ressources du terrorisme et l’arrêt du financement, de l’armement, de l’accueil et de l’envoi des terroristes via les frontières des pays voisins », a souligné Mouallem.


Le ministre des AE a fait savoir que la Syrie avait mis en garde contre les risques de la propagation du terrorisme dans les pays voisins et ailleurs, mais personne ne s’y était intéressé jusqu’à l’adoption de la résolution en question.


« Nous nous disons satisfaits de tous les pays s’engageant à cette résolution, adoptée sous le chapitre VII et qui insiste une fois de plus sur l’indépendance, la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de l’Irak et de la Syrie, ainsi que sur les risques du terrorisme sur la paix et la sécurité internationales », a-t-il fait allusion.


Mouallem a indiqué que la Syrie n’avait constaté aucun engagement de la part des pays voisins sur l’application de cette résolution, incitant ces pays à être matures du danger du terrorisme et à collaborer dans la lutte contre ce phénomène en s’attachant à leurs intérêts nationaux.


Répondant à une question sur ce que la Syrie attend de l’Occident après la résolution N° 2170 en sachant qu’elle l’accuse toujours d’encourager le terrorisme, Mouallem a dit : « Nos positions se basent sur les actes que nous constatons sur le terrain et nous disposons des documents sur les parties qui financent et arment les terroristes en Syrie… Nous maintiendrons nos positions jusqu’à ce que l’Occident confirme le contraire via un changement sérieux dans sa vision vis-à-vis de la vérité du terrorisme en Syrie ».


Mouallem a fait noter que les jours à venir montreront le sérieux des pays régionaux et internationaux dans la lutte antiterroriste et dans l’application de la résolution précitée du Conseil de sécurité.


« Il est drôle de classer les terroristes comme modérés ou pas… Toute personne portant d’armes contre le gouvernement syrien est un terroriste… Toute personne tuant un citoyen syrien innocent que ce soit civil ou militaire est un terroriste », a-t-il assuré, soulignant en même temps les réconciliations menées par le gouvernement syrien dans de nombreuses zones et qui constituent un pas important pour unifier les efforts des citoyens syriens dans le domaine de la lutte antiterroriste.


Le ministre des AE a dit : « Tout citoyen syrien réside en Syrie fait partie de la responsabilité du gouvernement syrien », indiquant que la Tribu d’Akydate et les autres Tribus au nord de la Syrie avaient adopté une position nationale héroïque et paient le prix. « La Syrie se tient aux côtés de toutes les Tribus et espère que les autres Tribus syriennes et irakiennes adoptent une position nationale pareille «, a fait allusion Mouallem.


Il a fait savoir que le ministère des AE et des expatriés en Syrie avait envoyé au Conseil de sécurité une demande pour classer le « Front Islamique » sur la liste des réseaux terroristes et qu’il continuera à authentifier les actes terroristes de ce Front en vue de l’inclure à ladite résolution. « Le Front Islamique collabore avec le Front Nosra à Arsal au Liban, au sud de la Syrie et à Alep », assure Mouallem.


Quant à ce qui s’est passé à l’aéroport militaire de Tabqa à Raqqa dans la région-est, Mouallem a mis l’accent sur la défense héroïque menée par l’armée arabe syrienne de l’aéroport, abordant dans ce sens les centaines de tués parmi les terroristes de l’EIIL dans les trois attaques contre l’aéroport.


Il a indiqué que le commandement militaire en Syrie avait retiré les soldats de l’aéroport en s’attachant à leur vie.


À propos des limites de la coordination entre la Syrie et l’Occident, Mouallem a fait savoir que la lutte contre le terrorisme est un devoir et que les limites de la coopération dépendent des parties membres de la Coalition internationale et seront examinées à l’ombre de « nos intérêts nationaux ».


Questionné sur la position de la Syrie à l’égard de la Coalition internationale pour la lutte contre le terrorisme, Mouallem a affirmé que la Syrie est le centre de cette Coalition, soulignant que si l’Occident est sérieux dans la lutte contre l’EIIL et le Front Nosra, il devrait venir en Syrie pour coordonner avec elle dans ce sens.

« Sans la coordination avec le gouvernement syrien pour interdire toute agression, la Syrie recourrait à ses armes antiaériennes », a dit Mouallem.


Concernant les nouvelles véhiculées sur une coordination confidentielle entre d’une part la Syrie et de l’autre les États-Unis et la Grande-Bretagne sur des opérations militaires secrètes menées en Syrie, Mouallem a fait savoir que le gouvernement syrien est disposé à collaborer et à coordonner avec les pays régionaux et la communauté internationale à l’égard de la lutte antiterroriste dans le cadre de la résolution du Conseil de sécurité.


Quant à l’exécution par l’EIIL du journaliste américain, James Foley, le ministre des AE a fermement condamné le meurtre du journaliste et de tout civil innocent, posant la question suivante : « Est-ce que l’Occident a dénoncé les massacres commis par l’EIIL et le Front Nosra contre nos forces armées et les citoyens syriens ? »


En ce qui concerne la réunion du groupe arabe dans le cadre des « Amis de la Syrie » et la cristallisation d’une position arabe différente à l’égard de la Syrie, en particulier les pays qui ont soutenu les groupes armés, Mouallem a fait noter que la réunion tenue à Djedda par cinq pays arabes n’avait adopté aucun communiqué, ajoutant : « Si l’objectif de la réunion est de trouver un règlement politique de la crise en Syrie, il faudrait savoir que le règlement politique ne se fait que via un dialogue intersyrien et sous une direction syrienne ».


« Tous les efforts déployés en Syrie et ailleurs doivent se concentrer sur la lutte antiterroriste, c’est pourquoi n’importe quel règlement imposé de l’extérieur est rejeté », a fait allusion Mouallem qui a incité les pays qui avaient participé à la réunion, si l’objectif de celle-ci est de lutter contre le terrorisme, à commencer par eux-mêmes et à enrayer leur appui aux réseaux terroristes.


Questionné sur une coordination syro-russe à l’égard de la résolution, Mouallem a assuré que les positions syro-russes sont concordantes sur la lutte antiterroriste, insistant sur l’importance de l’action de la Russie sur la double scène internationale et régionale pour nouer une coopération et une coordination régionale et internationale pour lutter contre ce phénomène.


Mouallem a évoqué l’appel téléphonique qu’il avait mené avec le ministre russe des AE, Sergueï Lavrov, pour examiner la résolution et qui s’inscrit dans le cadre de la coordination perpétuelle entre les deux ministères des AE russe et syrien.


À la question de savoir si la Syrie avait demandé au gouvernement russe une aide pour mener des raids militaires russes, en collaboration avec l’armée arabe syrienne, contre les positions de l’EIIL, à l’est de la Syrie, Mouallem a nié de telles demandes, mais il a souligné la coopération économique et militaire avec les Amis russes. « Ce qui gouverne la politique russe en permanence dans le monde est la charte des Nations Unies », a-t-il fait allusion.


Questionné sur la nécessité de l’existence d’une position forte et d’une opération pratique de la part de l’axe de la Syrie, de l’Iran, de la Russie et de l’Irak pour unifier les efforts militaires dans le but de mettre fin à l’extension de l’EIIL à l’ombre de l’absence du sérieux des Nations Unies, Mouallem a assuré que la coordination entre cet axe a lieu quotidiennement pour faire face au terrorisme.


Quant aux développements politiques en Irak et à leur impact sur la coopération entre les deux pays, Mouallem a indiqué que la Syrie avait une relation étroite avec le gouvernement de Nouri Maliki qui a adopté une position honnête en admettant le fait de charger Haydar Abbadi de la présidence du gouvernement. « La Syrie continuera à coopérer avec le nouveau gouvernement irakien et espère sa formation dès que possible », a-t-il fait noter.


À propos des relations avec la Turquie, Mouallem a indiqué que les relations de la Turquie avec les pays voisins avaient été vivement détériorées, insistant sur l’importance du changement de la politique turque vis-à-vis des événements dans la région pour servir l’intérêt du peuple turc et défendre la sécurité turque, vu que les réseaux terroristes sont transfrontaliers et n’ont rien à voir avec la religion.


Par ailleurs, Mouallem a donné un aperçu général sur les développements dans la région durant les dernières semaines, abordant à cet effet les combats en Libye qui ont lieu au su et au vu de la communauté internationale qui est responsable de ce qui s’y passe, ainsi que l’agression et les massacres israéliens depuis 50 jours contre la bande de Gaza.



Par A. Chatta - sana.sy - le 25 août 2014


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Chine - Son système d'exploitation

Chine - Son système d'exploitation | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

 

 

La Chine va lancer son propre système d’exploitation

 

C’est depuis le début de l’année que l’on connait l’existence de COS, pour China Operating System, un système d’exploitation financé par le gouvernement chinois.


Ce véritable système d’exploitation multiplateforme se veut une véritable alternative à Windows et OS X auprès des consommateurs.


Développé par l’institut du Logiciel au sein de l’académie chinoise, ce système d’exploitation vise à ce que la Chine s’affranchisse du monopole détenu par les éditeurs étrangers.


Si COS ne pourra être installé que sur les PC pour le moment, l’intention de ses concepteurs est d’en faire un système multiplateforme à même de remplacer Windows, mais également OS X, Android et iOS.


Techniquement parlant, COS s’appuie sur le kernel Linux et supportera les applications HTML5 et Java.


Si percer sur le marché des systèmes d’exploitation semble improbable, on soulignera simplement que la Chine a par exemple banni l’utilisation de Windows au sein des ordinateurs du gouvernement, une forme de protectionnisme qui ouvre bien évidemment les portes de son marché à COS, quelque part un gage de succès vu la taille du marché chinois.


Reste maintenant à savoir si COS sera disponible à l’international, mais aussi de connaître la richesse de son catalogue applicatif.



Par reseauinternational.net - le 27 août 2014

Source : linformatique.org - Via : cameroonvoice.com


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Quelques frayeurs à Walibi

Quelques frayeurs à Walibi | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Le Cobra et le Loup-Garou coincés


Certains visiteurs du parc d'attractions Walibi ont eu quelques sueurs froides ce dimanche.


Deux attractions ont dû être mises à l'arrêt au milieu de leur trajet et les moins chanceux sont restés coincés 20 minutes à plusieurs mètres de hauteur.


L'incident n'a heureusement fait aucun blessé.


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Cette maison cache un secret...

Cette maison cache un secret... | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Cette maisonnette à priori « classique » cache un secret... qui va vous laisser sur place !


Un riche homme d’affaires nommé Girard « Jerry » B. Henderson a décidé en 1978 de construire la maison de ses rêves.

Des décorations pittoresques, une cuisine high-tech, tellement de belles choses dans de beaux espaces que vous en seriez aveuglé. (photo 1)

Mais ce n’est pas la meilleure partie de cette maison... et on en voit plein des super villas avec des super trucs (il suffit d’avoir plein d’argent !) 


Voici ce qui fait la différence...


Jerry était un peu (trop) paranoïaque à cause de la guerre froide, il a donc équipé sa maison d’une section cachée supplémentaire : un abri antiatomique souterrain. La partie souterraine de la maison a été faite pour ressembler à une maison avec cour. (photo 2)


La section souterraine de 1500 mètres carrés a été équipée et aménagée de telle sorte que la famille puisse vivre dans la clandestinité pendant une année entière (vous savez, dans le cas d’une apocalypse, mode survivaliste). Cela peut paraître fou et ça l’est... 



Par beautiful-pictures.fr 


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L'Empire US & la domination

L'Empire US & la domination | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it

Source dessin : www.planetenonviolence.org



L’Empire US, vers l’internationale totalitaire en chantant


Comme disait l’autre, les Étasuniens sont des gens vraiment formidables, pour peu que l’on puisse faire abstraction des morceaux de cervelles d’enfants qui pendouillent à leur parka.


Et si eux-mêmes y arrivent parfaitement, c’est que leur ascension en tant qu’hyperpuissance mondiale s’est accompagnée d’une descente dans une pathologie à mesure. Pathologie de la domination mêlant messianisme, exceptionnalisme (version américanisée de l’élitisme israélien), ivresse de puissance et, surtout, inculpabilité.


Une pathologie protéiforme terrifiante lorsqu’elle ronge l’âme d’un Empire disposant d’une capacité technologique et d’une puissance de feu inégalées dans l’Histoire de l’humanité, le tout dissimulé sous les paillettes hollywoodiennes et le vernis d’une machine de propagande qui le font passer pour vertueux. Décryptage.





Violence permanente


Au risque de nous répéter – risque parfaitement assumé, car il est pour nous cri par l’écrit –, il faut dire et redire encore que les États-Unis sont responsables des pires atrocités commises depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, que ce soit directement ou par supplétifs interposés. Vietnam, Cambodge, Panama, Nicaragua, Salvador, Guatemala, Chili, Pérou, Iran, Somalie, RDC et Serbie sont quelques-uns des pays qui ont eu à affronter dans un passé récent la machine de guerre US, ou ses commandos d’assassins et autres spécialistes du coup d’État.
 


Depuis vingt ans, la projection de violence de l’Empire, au besoin à l’aide de sa milice globalisée qu’est l’OTAN, n’a fait que gagner en intensité avec les massacres de masse et l’emploi méthodique de la torture (Irak/ so called War on Terror) ; les guerres d’occupation (Afghanistan) ; les régimes changent ou tentative de (Libye / Syrie / Ukraine) ; les campagnes systématisées d’assassinats extrajudiciaires (Yémen-Pakistan) ; les boucheries à grande échelle et les épurations ethniques par supplétifs interposés (Liban 2006 / Palestine 2002-2006-2008-2012-2014).



Tout cela sous couvert de lutte contre le communisme, puis contre le terrorisme ou, encore, en vertu de fumeux concepts d’inspiration droit-de-l’hommiste comme le « devoir de protéger », pour rendre vertueuses des guerres d’hégémonie ou pour le pétrole.



Cet océan de barbarie, de violence à grande échelle et d’assassinats plus ou moins ciblés – auquel il faut encore ajouter l’établissement d’un goulag électronique globalisé par la NSA et ses clones – n’entame pourtant en rien l’image que l’Empire assassin-espion a de lui-même, ou que ses admirateurs ont de lui.


C’est-à-dire d’une vertueuse nation de défenseurs de la liberté, de la démocratie et des droits de l’homme. 
À cela deux raisons principales : une pathologie de la domination qui empêche toute culpabilité ou introspection au sein de l’Empire, et bien sûr une formidable machine de propagande dont le grand œuvre est une inversion quasi complète de la réalité avec réécriture en temps réel de l’Histoire.





De la pathologie de la domination



Pour évoquer cette pathologie de la domination, nous allons largement piller un texte admirable de l’écrivain américain Norman Pollack.
 Et tout d’abord son constat que nous partageons sans réserve lorsqu’il dit : « Gaza symbolise où nous en sommes : l’éradication des aspirations humaines par des forces de procuration, ici Israël, là l’Ukraine, résidus fascistes de la Seconde Guerre mondiale (…). Le fait est là. Où que l’on regarde, on ne voit que les destructions et les souffrances humaines dues à ceux que nous soutenons, alors que, pendant ce temps, les USA agissent, de leur côté, pour mettre en place l’architecture militaire d’un modèle global dévoué au commerce, à la finance, et au pouvoir, avec son industrie de guerre fonctionnant à plein régime. »



Pour expliquer ce que nous nommons habituellement l’inculpabilité de l’Amérique au regard de ses innombrables crimes, Pollack avance l’idée de « bulle solipsiste», c’est-à-dire l’enfermement des États-Unis dans une perception du monde dans laquelle il n’y a pour le sujet pensant d’autre réalité que lui-même. Une bulle «qui entoure et engaine l’Amérique, avec ses caractères respectivement associés de xénophobie et d’ethnocentrisme, la peur de l’étranger, la relation dichotomique du nous-eux fondant l’idéologie de l’Exceptionnalisme. Et ses conséquences : un autoritarisme prépondérant, structurellement enraciné dans la personnalité américaine, ayant beaucoup à voir avec la rigidité, qui unifie et intègre l’élaboration de la politique actuelle du gouvernement des USA



Aux origines du mal, Pollack renvoie à cette version ultime du capitalisme sur les bases de laquelle l’Amérique a été fondée : «Un capitalisme qui cherche et promeut la création d’une uniformité politico-culturelle de la personne humaine nécessaire à l’installation de la discipline sociale (1). (…) Et tout cela en continuant par ailleurs de battre le tambour de la guerre, des interventions, de la supériorité et de l’infériorité dans la hiérarchie des nations.»

Ce dernier point renvoyant à la fameuse théorie de «l’exceptionnalisme américain» reprise par Obama, et qui offre d’ailleurs un inquiétant miroir au concept délirant de Peuple élu israélien.
 Pollack a encore raison lorsqu’il dénonce le fait que la récente polémique opposant Obama à Clinton s’est exercée «dans un bocal hermétiquement fermé». Tous deux n’étant que des fauteurs de guerre, les deux visages d’une même tête pilotée par le complexe militaro-industriel étasunien (2).
 Et Pollack en vient ensuite à sa sentence : «Irak, Afghanistan, Ukraine, Gaza, tout exhibe une arrogance systématique, qui fournit une couverture utile à ce que je considère être une carence morale, imperméable à la souffrance humaine, jouissant de l’auto-indulgence de la nation. (…) Froideur et rigidité, nous sommes au-delà de ça [la culpabilité face à nos crimes], protégés culturellement, institutionnellement, et politiquement de toute introspection (du retour sur soi) sur les faits que nous commettons ou omettons


«L’opinion publique dominée par un égrégore ?»


 

Ce constat fait, on ne peut qu’être consterné par le suivisme européen d’un tel Empire nihiliste, par cette fascination et cette croyance en l’Amérique d’Hollywood propagée par la plus formidable machine à enfumer jamais conçue.

Machine qui réussit le tour de force de convertir au fantasme d’un Empire vertueux des esprits que l’on peine pourtant à soupçonner d’idiotie.
 Dans un billet intitulé «L’opinion publique est dominée par un égrégore», Pascal Roussel s’interroge alors sur cette uniformité de la pensée en se demandant si «en Europe et aux États-Unis, le monde politique et les grands médias qui couvrent les questions financières ou géopolitiques ne sont pas collectivement sous l’influence malfaisante d’un égrégore – concept désignant un esprit de groupe, une entité psychique autonome ou une force produite et influencée par les désirs et émotions de plusieurs individus unis dans un but commun. Cette force vivante fonctionnerait alors comme une entité autonome – ?


La position atlantiste poussant alors les autres pays à se radicaliser.» 
Et, souligne-t-il, «l’Histoire a montré qu’une opinion publique dominée par un même esprit de groupe peut rapidement se retrouver confrontée à une guerre qu’elle n’a pas souhaitée.»





Où nous en sommes



Or c’est bien là où nous en sommes avec la crise ukrainienne, où l’on a vu l’alignement complet de tous nos médias sur la grande hystérie antirusse voulue par Washington.


Avec, en point d’orgue, la fumeuse accusation sans preuve, mais néanmoins globale contre Poutine suite au crash MH17, et dont on est à peu près sûr aujourd’hui qu’il a été abattu (pour une opération false flag ou par erreur) par l’armée ukrainienne.



Tout cela nous menant donc à la possibilité d’une guerre à grande échelle que sans doute peu de peuples souhaitent vraiment in fine.
C’est l’aboutissement de deux décennies de formatage complet de la pensée dans les médias occidentaux où, là aussi, les opinions, les sensibilités, les divergences d’analyses restent confinées dans un «bocal hermétiquement clos» où domine l’alignement complet à la narrative messianique de Washington, à ses axes du mal à géométries variables, à son pseudo-devoir d’ingérence sélectif à souhait, à sa stigmatisation soudaine de méchants dictateurs qu’il est tout à coup vertueux de renverser après les avoir soutenus des décennies durant.


Il aura par exemple fallu plus de deux ans à la so called grande presse bobo-atlantiste française pour commencer à admettre les abominations commises par les djihadistes de Syrie ; et c’est seulement depuis l’avènement de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), et de ses carnages contre les minorités, que nos héroïques médias commencent à retrouver quelques vertus à Bachar al-Assad en tant que moindre mal sur la scène locale, comme par hasard là encore sous l’impulsion de Washington.





«Qui paie commande»



La question de Pascal Roussel est donc pertinente. 
Toute cette élite politico-médiatique occidentale est-elle, en quelque sorte, hypnotisée, contaminée par cet égrégore ?
 Pourquoi pas ?
 Si l’on considère, et Dieu sait si nous avons de bonnes raisons de le faire, que le Système néolibéral américaniste représente ce qui peut se rapprocher le plus de l’avènement du Mal absolu – avec le triomphe de ses faux prophètes et son âge des ténèbres –, qu’il incarne peut-être ainsi le réveil de la Bête immonde dont les 99 % sentent de plus en plus nettement le souffle brûlant sur leur nuque, alors oui, on peut admettre que cet égrégore puisse en être une émanation tangible.



Plus prosaïquement, on doit aussi considérer que les grands médias, télévisuels en particulier, obéissent à des lignes éditoriales simplement dictées par le Système puisque c’est lui qui les finance à coups de généreuses subventions et de publicité, et que comme dit l’adage, «qui paie commande».
 L’effet de troupeau, la complicité ou la couardise de nos élites politico-médiatiques faisant le reste pour nous conduire, sous l’aiguillon de l’égrégore peut-être, vers l’internationale totalitaire en chantant.




Par entrefilets.com - le 26 août 2014 



Notes : 

(1) C’est ce qu’observe aussi l’historien Arnold Toynbee lorsqu’il dit que «la civilisation occidentale ne vise à rien moins qu’à l’incorporation de toute l’humanité en une grande société unique, et au contrôle de tout ce que, sur terre, sur mer et dans l’air, l’humanité peut exploiter grâce à la technique occidentale moderne


(2) Soulignons toutefois que cette confiscation de la démocratie au profit d’un simulacre d’oppositions à l’intérieur d’un cadre strictement régulé par le Système n’est pas une spécificité américaine.

Comme nous l’avons détaillé dans notre essai Pourquoi notre Hyper-Titanic va couler, «l’avènement de la société libérale interdit en effet l’alternative. Les divergences de pures formes, qui opposent ce que l’on nomme les «sensibilités politiques», se discutent à l’intérieur du statuquo qu’elle impose. C’est à cela que se réduit l’opposition. Dans une société qui prétend pourvoir de manière satisfaisante aux besoins du plus grand nombre, l’opposition n’a en effet plus aucune raison d’être, elle est même une menace pour la collectivité



Ainsi, lorsque certains pensent se montrer réalistes en affirmant qu’en France, par exemple, «la gauche est un sous-programme de la droite pour gruger les pauvres», ils sont à mi-chemin de la vérité dont l’équation réelle est : «Gauche et droite sont des sous-programmes du Système pour gruger tout le monde».


Pour crédibiliser la farce, le Système prend toutefois soin de favoriser le développement stérile de quelques mouvements extrémistes sur ses marges, mouvements dont la fonction est alors d’absorber le mécontentement le plus radical, de le contrôler et de le maintenir dans l’impasse politique permanente.



Quant aux personnalités ou mouvements réellement antiSystèmes qui tenteraient tout de même d’émerger, toutes les composantes agréées du Système se retrouvent alors pour faire bloc et les diffamer afin de les éjecter de l’échiquier (cf. Dieudonné, Alain Soral, etc.).



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Situation à Lougansk - Témoins

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Ukraine - Les conducteurs du convoi russe témoignent sur la situation à Lougansk

 

Après avoir constaté les conséquences de l'opération « antiterroriste" des autorités ukrainiennes à Lougansk, les conducteurs du convoi humanitaire russe ont l'intention de travailler gratuitement, écrit lundi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.


"Les habitants nous ont accueilli les larmes aux yeux. Nous sommes arrivés à temps – la famine dans la ville a atteint une telle ampleur que les gens ramassaient les graines de sarrasin tombées de certains sacs percés", déclare Andreï Koneev, volontaire venu de la région d'Orenbourg, conducteur du camion 234.


Aujourd'hui, la ville de Lougansk est privée d'électricité et de communications : les habitants ont été informés de l'arrivée du convoi par le biais de haut-parleurs. Des volontaires pour décharger les camions étaient recherchés partout dans Lougansk, et étaient transportés par bus vers les points de déchargement.


Puis sont venus les gens ordinaires. Des habitants de la ville. Des femmes sont arrivées avec des photos de leurs enfants et pleuraient, demandaient de ne pas les abandonner.


"C'est terrible à regarder. La nuit j'aidais à décharger le camion quand une fillette d'environ neuf ans s'est approchée de moi. Je lui ai donné de la confiture de la ration et elle s'est jetée dessus comme si elle n'avait pas mangé depuis plusieurs jours. Je lui ai donné toute la ration, elle s'est éloignée de moi, a mangé encore quelque chose et est repartie avec le reste. Peut-être pour sa famille, si elle est encore en vie, ou peut-être pour plus tard… Je n'ai même pas eu le temps de demander d'où elle venait à une heure aussi tardive…", raconte Serguei, conducteur de la région de Volgograd.


De nombreux conducteurs ont partagé leurs rations avec les habitants.


Le convoi humanitaire a fait venir à Lougansk non seulement de la nourriture, mais aussi des médicaments de premier besoin (notamment pour les cardiaques et les diabétiques), ainsi que des groupes électrogènes. Sachant qu'il sera impossible de faire le plein de carburant sur place, les conducteurs avaient préparé des batteries et rempli les groupes avec du gasoil encore dans le campement.


Ceux qui ont vu Lougansk pour la première fois disent qu'ils ne s'attendaient pas à voir une "ville aussi charmante". Les autres sont frappés par l'ampleur des dégâts. C'est le secteur privé qui a été surtout touché – dans certains quartiers une maison sur deux est détruite ou brûlée, racontent les conducteurs. Des fenêtres sont brisées dans pratiquement toutes les maisons à travers la ville. Les bris de verre recouvrent les routes et les cours des maisons. Les câbles électriques arrachés empêchent de passer, les routes sont parsemées de déchets et de journaux, ainsi que d'affaires personnelles : des jouets, des vêtements pour enfants, des livres.


"J'avais vu des choses de ce genre à la télévision et c'est très étrange de l'observer en réalité. Comme si un enfant fâché avait joué et jeté ses affaires partout dans la maison. Mais ce n'est pas un jeu. C'est la réalité. C'est épouvantable", déclare Sergueï.


Les conducteurs ont également raconté que le déchargement était accompagné par des rafales de fusils automatiques…


"On a attendu dix jours la Croix-Rouge, qui n'a pas rempli sa mission au final. Nous ne les avons pas attendus et sommes partis. C'était impossible d'attendre davantage. J'ignore ce qu'on écrit à propos de nous sur internet, mais je suis persuadé d'avoir tout fait correctement", dit Andreï.


Ce voyage a conforté beaucoup de conducteurs dans l'idée qu'il fallait poursuivre l'aide. Certains sont prêts à refaire l'expédition dès demain.


Par Ria Novosti - le 25 août 2014


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Les divers James Foley


Le vrai James Foley N’EST PAS celui qui récite son texte devant les caméras de la vidéo montrant "la" pseudo décapitation. 


Regardez cette vidéo jusque la fin pour percevoir tous les détails mis en évidence prouvant que le Foley journaliste n'est pas le Foley (en principe ???) "exécuté".


Le texte est en anglais, mais toutes les flèches montrant les différences du visage entre l'un et l'autre sont claires en soi. De plus écoutez la voix et la manière de s'exprimer de l'un et de l'autre, la différence est flagrante.


Outre sa non ressemblance avec l'otage présenté (en orange), le fait que Foley travaille pour l'USAID rend très suspect la médiatisation de sa décapitation dans un contexte international où il est indispensable de diaboliser les islamistes pour se rallier l'opinion publique afin de pouvoir intervenir militairement.


Comme par hasard, James Foley est un journaliste qui se fait enlever ici ou là (Sahel, Moyen-Orient, etc.) pour les besoins de la cause. Oui, James Foley est un spécialiste des enlèvements. En fait, son boulot est d’être enlevé au "bon" moment et au "bon" endroit.


Il a déjà été enlevé en Libye quand cela paraissait utile, comme on le voit dans la vidéo.


En Syrie son enlèvement avait été largement médiatisé, mais il y a finalement eu deux ‘’enlèvements’’ en un, d'abord par les Syriens pour démolir Bachar Al Assad en lui attribuant l’enlèvement, puis par l'Isis / Eill aboutissant à sa "décapitation" hollywoodienne.


Rassurez-vous, même de grands journaux sérieux dénoncent cette supercherie de propagande US.


Duc


Koter Info's insight:


L'arnaque James Foley


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Ukr./Donbass - Conférence de presse


Vidéo de la conférence d’Alexander Zakharchenko 
- sous-titrée en français - Alexander Zakharchenko, Premier ministre de la République populaire de Donetsk. Sous-titres en français, anglais et allemand. Transcription originale depuis le russe par Marina, puis sous-titrage en anglais par Augmented Ether et sous-titrage en français par Jean-Jacques pour vineyardsaker.fr


Alexander Zakharchenko est le Premier ministre de la République populaire de Donetsk. Ce n’est pas là le ronron habituel d’une conférence de presse ordinaire, il s’agit de la formation d’une structure  cadre, celle d’une armée de résistance. Plus seulement d’une milice de résistance. Il y a une grande différence : la première relève d’un territoire, la seconde d’un État.


***


Voici ci-après, la retranscription en français de la conférence

 

Alexander V. Zakharchenko, Président du Conseil des ministres de la République Nationale de Donetsk


Comme vous le savez tous, il y a une semaine nous annoncions notre plan d’attaque. Nous l’avons lancé hier.


Jusqu’à hier, nous nous sommes préparés pour l’attaque, contrôlant l’état des équipements pris à l’ennemi, armant les unités et testant les communications entre unités militaires.


Je peux maintenant annoncer fièrement que nous avons formé 2 bataillons de chars, 2 brigades d’artillerie, et 2 divisions de Grad, 1 bataillon d’infanterie mécanisée, 3 brigades d’infanterie et une brigade spéciale d’assaut aéroportée. Toutes ces unités ont reçu une identification militaire.


Le système de communication a été normalisé et deux hôpitaux de campagne ainsi qu’une brigade de maintenance ont été formés. Nous avons commencé à tester toutes ces unités au combat.


Hier, nous avons débuté une attaque sur un groupe ennemi à Amvrosiyivka. Selon nos informations, durant l’offensive, l’ennemi a perdu environ 45 éléments d’équipement militaire, nous en avons saisi 14, et environ 1.200 hommes ont été tués ou blessés. Il y a deux chaudrons en ce moment [poches encerclées] à Amvrosiivka et à Starobeshevskaia.


Nous avons commencé notre avance vers Elenovka à 4 h ce matin, où les combats continuent. 2/3 de Elenovka est sous notre contrôle. Nous espérons pouvoir nettoyer cette zone avant la nuit. Mais l’offensive ne s’arrêtera pas là. 


Nous continuerons jusqu’à la libération de toutes les populations de la République Nationale de Donetsk. L’armée est prête et nous avons le soutien du peuple. Il y aura de plus en plus de prisonniers. 


Maintenant, à propos de la parade. J’ai délibérément fait défiler les trophées sur le square Lenine. Tout ce qui nous viendra de Kiev finira comme ça tôt ou tard. 


Plus il en viendra, plus nous pourrons restaurer rapidement notre économie. Comme vous le savez, la métallurgie est notre principale

industrie. Je voudrais remercier le ministre de la Défense pour son étroite coopération, pour sa compréhension des défis que le gouvernement doit relever, pour ses capacités de travail illimitées et son courage personnel. 


Vladimir Kononov, Defense Minister of DNR


Chers journalistes, chers téléspectateurs, je voudrais vous faire un appel. 


L’armée ukrainienne d’occupation agressive a foulé notre sol. Ils ont apporté une idéologie nationaliste qui n’a aucun respect pour la vie humaine. La seule chose qui les intéresse c’est notre territoire et nos ressources. Ils lancent leurs sinistres attaques sur les complexes résidentiels civils avec des grand-mères des femmes et des enfants. 


Juste hier, ils ont tiré sur un quartier résidentiel et tué une petite fille de 9 ans. Il n’y avait là aucune milice. Ils utilisent des tactiques sournoises avec des mortiers mobiles qui se déploient à un endroit, tirent pendant 10-20 minutes et se sauvent rapidement. 


Nous avons déjà toutes les données sur les mouvements de ces groupes de mortiers. Ils seront bientôt neutralisés. Maintenant, à propos des forces armées. C’est une force organisée avec un principe d’autorité indivisible qui interdit la désobéissance et le désordre, contrairement à ce qui se passe dans l’armée DNR de Makhnovist, etc. C’est un mensonge répandu par la junte de Kiev ainsi que par ceux qui ont déchaîné les chars, les Grads et l’artillerie contre leur propre peuple. 


Vous pouvez maintenant poser vos questions.


Est-ce que les milices tirent sur les maisons ?  

Laissez-moi d’abord vous corriger tout de suite. Il y a 10 jours, nous étions la milice, maintenant nous sommes les forces armées de la République nationale du Donetsk(DNR). 


Les forces armées de la DNR ne tirent pas, d’aucune manière, sur les zones résidentielles et les maisons environnantes. Nous ne le faisons pas et ne le ferons jamais. C’est notre patrie, notre sol, et le pays de nos ancêtres. Il s’agit d’une guerre sur notre territoire, que nous voulons garder. Nous ne sommes pas des animaux. Nous ne combattons pas à Kiev, nous combattons chez nous. 


Channel 1, Moscou. Comment pourriez-vous décrire la réponse des forces armées ukrainiennes à votre offensive ?

S’y attendaient-ils ? Sont-ils désemparés, résistent-ils ou reculent-ils ? 

Il est très probable qu’ils étaient informés de la contre-attaque, dans la mesure où nous ne l’avons pas caché. Ils ne connaissaient ni le lieu ni l’heure. Il y a des officiers de l’armée régulière, qui malheureusement ont été formés dans les écoles militaires et à l’Académie soviétique. Ils se préparaient à différentes options, et en ont deviné quelques-unes. Le combat était difficile, car les unités régulières se battent bien. 


L’armée régulière qui se bat vraiment est vaincue, mais n’abandonne jamais. Ceux qui reculent sont les bataillons de Shakhtersk, Aydar, etc. En général, ils sont faciles à attaquer, car ils se sauvent aux premiers tirs et ne s’exposent jamais directement au feu. Habituellement, ils font retraite et appellent les unités régulières, et ils attaquent ensemble. 


Encore une fois, le combat est très dur, on voit la supériorité de l’ennemi dans la quantité de ses équipements. 


Pour vous donner une idée de l’intensité des combats : nous avançons de 40 km en une journée. 



La parade des prisonniers de guerre que nous avons vue cet après-midi n’est-elle pas contraire à toutes les conventions humanitaires et déclarations de dignité ? 

En tant que juriste, je peux dire que nous n’avons rien fait contre les lois internationales. Les prisonniers ne sont pas dénudés ni affamés. 


Montrez-moi une seule loi internationale qui interdit les parades de prisonniers nous n’avons rien fait d’illégal. 



Quel était le but de cette parade ? Vouliez-vous envoyer un message à Kiev ? Pourquoi avez-vous pris cette décision ? 

Kiev avait dit qu’ils voulaient parader à Donetsk le 24 août, ils l’ont fait. Poroshenko n’avait pas menti, ils étaient avec leurs équipements.


Cette semaine, Lougansk a reçu une aide humanitaire de la Russie. Attendez-vous une telle aide, et quand pensez-vous qu’elle viendra ? 

Nous l’attendions hier, avant même Lougansk. Notre cité est plus grande que Lougansk, alors il était logique de nous l’envoyer en premier. Mais la situation à Lougansk est beaucoup plus difficile, c’est pourquoi l’aide est allée là-bas d’abord. J’espère qu’il y aura de l’aide pour nous bientôt.


Y a-t-il une quelconque négociation sur les termes de la livraison ?

Oui, les négociations ont eu lieu en même temps qu’à Lougansk, mais malheureusement nous n’avons rien reçu.


Lougansk va-t-elle partager son aide avec vous ?

En tant que gestionnaires pratiques, on aimerait bien. Mais, du point de vue humanitaire, nous comprenons que la situation est plus difficile là-bas. Nous devons nous reposer sur nos propres ressources pour le moment. Heureusement, l’aide viendra bientôt.

 

Il y a des parallèles historiques avec juillet 1944 et l’avancée des nazis. Est-ce accidentel ou prémédité ? 

Honnêtement, nous avons récemment vu l’un des insignes de la 2e brigade : l’emblème complet de la division SS Galicie, le badge 79 SS Galicia. Lorsque nous avons vu l’emblème complet de cette division... Beaucoup de familles russes ont perdu des proches dans la Seconde Guerre mondiale. L’un de mes ancêtres a combattu la division SS Galicie.

 

Ce n’est pas seulement un parallèle, c’est générationnel : mon grand-père, et maintenant moi, et la même division ennemie. 

C’est pourquoi le désir est né de répéter l’année 1944, ainsi ; ils vont pouvoir réaliser que tout s’est déjà produit avant, cela s’est répété avec les mêmes résultats. 


Chaque fois que vous viendrez en Russie avec le glaive, « vous périrez par le glaive ». 


Malheureusement, chers journalistes, l’Ouest essaie de nous envahir régulièrement depuis 30-50 ans. C’est-à-dire que tous les 30-50 ans, la civilisation occidentale essaie de nous imposer son opinion et sa façon de vivre. La Première Guerre mondiale, la Grande Guerre patriotique, la guerre de Crimée avant ça et ainsi de suite au cours de l’Histoire. 


En conséquence, l’Ouest traditionnellement voit la chute de Berlin, Paris, etc. C’est Maidan tous les ans à Kiev, « Ceux qui ne sautent pas sont les Moskals ».


L’Ouest débarque tous les 30-50 ans pour recevoir ce qu’il mérite. Maintenant, en 2014, ils sont légèrement retardés. 


Quel type d’aide recevez-vous maintenant de Russie ? 

Des individus et certaines organisations nous envoient de la nourriture, des vêtements, et des médicaments. Ramzan Kadyrov a récolté pour $70 millions d’aide humanitaire, qui attend maintenant à Rostov. Ce n’est pas un programme de l’État, cela provient de la République de Tchétchénie et de son président. 


... experts en artillerie de Samara ? 

Je vais inviter plusieurs officiers de la marine française qui veulent combattre avec nous. Ils veulent donner une interview. L’Europe combat avec nous. Les idéaux européens d’égalité, fraternité, et la Révolution française, comme dans la Marseillaise résonnent chez les patriotes de France. Cela signifie que la Nation n’est pas morte, tant qu’elle a des représentants volontaires pour aller dans des lieux éloignés combattre pour leurs idéaux, au nom desquels ils ont pris la Bastille. Oui, il y a des volontaires, français, russes. Est-ce mal ? Non, c’est grand.



J : Y a-t-il des unités russes régulières qui se battent à vos côtés ?


Z : Si vous pensez que la Russie envoie des unités régulières ici, alors laissez-moi vous dire une chose. Si la Russie envoyait ses troupes régulières, on ne parlerait pas de la bataille d’Elenovka, ici. Nous parlerions plutôt de la bataille de Kiev ou de la possible capture de Lvov. Maintenant il y a la guerre sur notre sol pour notre territoire. Nous avons un afflux de volontaires du monde entier. Bien sûr, l’aide russe serait bienvenue, mais d’un point de vue politique, c’est impossible et irréaliste. À propos, grâce aux pays européens, vous ne considérez pas cette guerre comme une Grande Guerre patriotique, n’est-ce pas ? Vous supportez l’opération antiterroriste contre des terroristes et des séparatistes. N’avez-vous pas développé une Charte des territoires libres, en Suisse, je crois ? Un territoire a droit à l’autodétermination et à une séparation après un référendum. L’Allemagne vit sur les mêmes principes. Il y aura un référendum en Écosse. Cela veut dire que vous invoquez vos propres principes démocratiques et les mettez en œuvre (presque) démocratiquement. 

L’exemple de la Tchécoslovaquie a été paisible. La Yougoslavie malheureusement, a été mise en pièce par vous, en millier de petits morceaux, utilisant pour cela des moyens militaires. C’est la même chose qui se produit ici. C’est-à-dire que, si vous arrêtez de poursuivre une politique de double standard et si vous êtes capables de comprendre que des gens vivent ici.


Où est notre faute ? La faute de Donetsk, du Donbass, de notre terre ? Parce que nous demandons à vivre indépendants ? Parce que nous voulons vivre comme il nous plaît ? Parler notre langue ? Avoir les amis que nous voulons ? Nous ne voulions pas aller en Europe. Nous avons une autre mentalité, une autre religion. Mais notre religion est différente. Nous voulons aller à l’Est. Nous voulions vivre comme nous voulons, mais on n’a pas été autorisés. On nous a appelés terroristes et séparatistes. S’il vous plaît, remarquez bien, nous n’avons pas capturé d’administrations régionales, ni incendié des districts départementaux. C’est ce que Maidan a fait. Les slogans : « Pas d’oligarchie », « Égalité et Fraternité » . Liberté de religion et de langue », « Liberté de choix ».

Tous ces slogans viennent de Maidan, nous voulons la même chose.


Qu’avons-nous fait pour mériter d’être bombardés par avion, abattus par des chars, bombardés au phosphore ? Expliquez-moi de quelle opération antiterroriste il s’agit. Leurs forces de police, leurs services de renseignement sont impliqués, et non des unités de l’armée régulière, véhicules et avions militaires.

 

Chers journalistes, rectifiez-moi si je me trompe. Si nous sommes des terroristes, alors les services de police et de renseignement doivent nous combattre. 30, 25, 95, 72 et 76, toutes ces brigades de l’armée ukrainienne sont présentes sur notre territoire. Trois conscriptions, la garde nationale, les bataillons territoriaux, les bataillons privés Aidar, Azov, Shakhtersk, Donbass, Dnieper-1, -2, -3, bataillon Kiev, et maintenant Kryvbas. Qu’avons-nous fait ? Quelle est notre faute ? Le fait d’avoir du gaz de schiste ? C’est pour cela que vous rasez Slavyansk de la surface de la Terre ? Ou d’autres intérêts financiers ? 


Nous descendons tous de glorieux ancêtres. Nous avons tous des ancêtres dont nous sommes fiers. Seulement entre nous deux, il y a deux héros de l’Union soviétique. Nous sommes encore capables de tenir des armes en main. Avec le lait de nos mères, nous avons bu la fierté et le désir de vivre libres et heureux au Donbass. Nous disons à quiconque foulera notre sol pour nous faire du mal : nous nous battrons bec et ongles pour notre Patrie. Kiev et l’Ouest ont fait une grosse erreur en nous réveillant. Nous sommes des gens qui travaillons dur. Alors que d’autres se précipitaient à Maidan danser pour 300 grivnas, ici les gens étaient au fond des mines, extrayant le charbon, forgeant les métaux et semant les récoltes. Aucun de nous n’avait le temps de danser, on travaillait dur. 


Quand quelqu’un, juste hier, travaillait avec un marteau-piqueur ou conduisait une moissonneuse et aujourd’hui est derrière le volant d’un char ou à la manœuvre d’un Grad, ou ramasse une mitrailleuse, la ligne a été franchie et vous ne pouvez plus l’arrêter.


Celui qui a quitté son travail sait qu’il combattra jusqu’au bout jusqu’à son dernier souffle.Vous pouvez le faire savoir aux autres : ne réveillez pas la bête, non ne le faites pas. Tant que c’est encore possible, que les mères épargnent leurs enfants. Pour certains, ce sera peut-être une nouvelle terrible : il y a encore plusieurs centaines de soldats de l’armée ukrainienne qui gisent, non répertoriés, sous Panovka et Saur-Mohyla. 


Les familles reçoivent des lettres « disparu en action ». Ils sont morts. Les autorités de Kiev le font délibérément. Des centaines et milliers de morts dans plus d’une douzaine de fosses communes. Je l’annonce officiellement. 


Que chacun sache que s’il reçoit une lettre « disparu en action » alors très probablement, votre mari, frère ou fils a été tué. 



Vladimir Kononov

Je peux vous donner en exemple la bataille des 72e et 25e bataillons contre nous à Shakhtersk. J’ai tous les papiers des soldats qui ont brulé à côté des matériels détruits. Nous avons rendu les corps à l’armée ukrainienne. Deux semaines plus tard, nous avons été informés qu’ils étaient « disparus en action. » Pourquoi se sont-ils occupés de récupérer les corps ? Il a été rapporté que, depuis le début du conflit, l’armée ukrainienne avait perdu 12.000 morts, 19.000 blessés et 5.000 disparus. Ils ne sont pas disparus, ils ont été tués et enterrés à Karachun, et Krasnyy Liman. Ils on jeté des corps lestés de pierres, depuis un hélicoptère, dans les Lacs Bleus près de Slavyansk. 


Z : Vladimir Petrovich, ne bouleversons pas la presse avec des détails aussi horribles. Poroshenko a dit que 120 personnes parmi les 1200 qui participaient à la parade de Kiev iraient vers l’Est. Maintenant, je voudrais dire : je ne veux pas me battre, ce n’est pas mon choix, mais je me battrai jusqu’au bout pour mon pays, n’importe quand, quel que soit l’ennemi et son nombre. C’est une guerre d’annihilation. Malheureusement, les Slaves se battent entre eux et détruisent les meilleurs. Nous voulons dire à toutes les mères et à tous les proches : n’envoyez pas vos fils ici. Laissez-nous tranquilles. Laissez-nous vivre libres et en paix. Nous ne sommes pas allés vers vous, à Kiev, à Dnepropetrovsk, ou Zaporozhye. Nous ne pillons pas vos villages, ne violons pas vos femmes, ne tuons vos ainés en volant leurs décorations militaires. 


Rappelez-vous les décorations pour Stalingrad, la capture de Berlin, les Médailles d’Or, les Ordres de la Gloire, l’Ordre de la bannière Rouge, entremêlées avec les boucles d’oreilles des femmes. Nous ne faisons pas cela. Nous voulons vivre sur notre terre comme nous voulons. Nous n’avons pas besoin de vous. Nous sommes différents. L’Ukraine de l’Est et de l’Ouest est une construction artificielle. Cependant, nous n’avons pas provoqué cette guerre. Si quelqu’un a une conscience politique, la volonté et le courage d’un homme véritable. Je lui suggère d’arrêter cette opération. 


Vous n’avez pas à reconnaître notre statut, simplement laissez-nous seuls dans nos frontières des Républiques de Donetsk et Lougansk, et nous nous ferons le baiser d’adieu. 



J : Une question du journal français Libération. Quand aura lieu la conférence de presse avec les internationalistes français dont vous avez parlé ? 


Z : Ils arriveront demain. Ils parleront avec Vladimir Petrovich demain. Contactez-le par son service de presse. 


J : Pensez-vous que le meeting avec Poroshenko apportera une solution positive ? 


Z : Laissez-moi vous éclairer. Une fédération est devenue impossible. Il y a un temps pour chaque chose. Nous avons demandé une fédération il y a 3 mois, ensuite nous avons demandé l’autorisation d’organiser un référendum. Ce temps est révolu, maintenant nous voulons l’indépendance. Les autorités ukrainiennes utilisent des méthodes policières pour nous soumettre : ils nous arrêtent, nous attachent, et mènent des opérations antiterroristes contre nous. Maintenant tellement de sang a coulé et tant de gens sont morts pour la liberté. Comment parler de fédéralisation ? 


Qu’est-ce qu’une fédéralisation ? C’est une série de mesures bureaucratiques qui doivent être mises en œuvre. Mais nous voulons vivre indépendants. Nous avons un pays très riche. Les discussions sur des subventions sont des mensonges racontés par les voleurs qui veulent notre argent. Tous les présidents ont bien compris cela, mais y ont participé. 


Nous sommes une région autosuffisante, avec une agriculture, une industrie développée, des forêts, des champs et des mers. Nous avons tout d’une « Suisse » en bord de mer. 


Des zones de villégiature, agricoles, industrie du charbon, minéraux précieux, champs de gaz, etc. 


Malgré des liens étroits avec l’Ukraine, nous pouvons et devons être capables de nous nourrir. S’ils ne le comprennent pas de la bonne manière, alors nous utiliserons la manière forte. 


J’espère que la réunion entre Poroschenko et le président Vladimir Poutine tiendra compte de notre position.


J : Au sujet de la loi en rapport avec les gens en prison


Z : S’il vous plaît, veuillez préciser de quel type de loi vous parlez.


J : Sur quelle base ces gens ont-ils été arrêtés ? 

Nous avons récemment adopté un nouveau Code pénal et la création de Cours martiales et de tribunaux militaires.

Est-ce de cela que vous parlez ? Ce n’est pas une loi, c’est une disposition qui a été discutée en Conseil des ministres et ensuite soumise au Conseil Suprême. Le Conseil Suprême nous a donné son blanc-seing.


Parlez-vous des gens qui ont été arrêtés avant cela ou après ? 

À ce moment-là, il s’agissait essentiellement de soldats qui avaient violé la discipline militaire et leur serment d’allégeance. 


Une Cour Martiale s’occupera de leur cas. Maintenant, pour le reste depuis l’adoption de cette loi, tous les détenus civils ont été remis au ministre des Affaires intérieures et au ministre de la Sécurité d’État pour leurs auditions.


Selon la sentence, ils seront libérés, ou subiront une punition administrative sous la forme de travaux d’intérêt général pour une durée de 10 à 30 jours.


Le Centre de détention de Donetsk est venu de notre côté, ainsi les places civiles seront utilisées pour les détentions. 


Pour plus de clarifications, vous pouvez demander à l’accueil du Vice Premier ministre ou appeler le Procureur général. 


J : Une question sur la peine de mort.


Z : Je vais être honnête, je pense que la peine de mort est la forme suprême de protection d’une société. Vous vous souvenez sans doute que mon premier décret a concerné la lutte contre le banditisme. 


Oui, c’est un phénomène très répandu, car toutes sortes de criminels arrivent sous le prétexte de la révolution. Nous devons les combattre maintenant, ainsi nous n’aurons pas à chasser ces groupes paramilitaires plus tard. Voilà la raison de cette décision.

 

Après de longues discussions, nous avons décidé d’adopter la peine de mort. Vous savez tous très bien que l’abolition de la peine de mort n’a pas réduit la criminalité. Les statistiques montrent que l’abolition de la peine de mort a, « pour quelque raison », augmenté le nombre de crimes. La société, les gens ordinaires, et les entrepreneurs privés doivent pouvoir vivre et travailler en sécurité. Nous avons pris cette décision pour garantir leur sécurité. Pour les détails, s’il vous plaît, familiarisez-vous avec le Code. Il est écrit dans un langage très clair. 


***


Tout au long de la conférence de presse, le ton a été à la mode russe typique, où les choses sont minimisées en surface, mais si on prend bien la mesure des mots employés, alors il s’agit d’une grave escalade dans le jeu. Et c’est un cadre de direction pour le reste de la phase ukrainienne de ce conflit.


L’explication parfaitement structurée des événements par le ministre de la Défense est une indication claire de la façon dont la population de l’est du pays a pris cette situation au sérieux. Ils savent exactement ce qu’ils ont à affronter et ils envoient un signal fort : nous sommes prêts mentalement, émotionnellement et physiquement.


Ils ne représentent plus désormais une milice constituée de bric et de broc. Il s’agit désormais d’une machine de guerre bien huilée, avec des volontaires internationaux venant se rallier à la cause. Cela bien qu’étant toujours des gens prêts à jouer selon les règles, les Russes ont laissé une porte ouverte à la négociation.


Alexander Zakharchenko fixe clairement l’offre des Novorossiens, quand il a dit : « vous n’avez pas à reconnaître notre statut, seulement à nous laisser tranquilles à l’intérieur de nos frontières des Républiques de Donetsk et de Lougansk ». Les Russes, bien entendu, aimeraient que cette question soit résolue le plus tôt possible. Même si je doute un peu qu’ils le veuillent vraiment. Un renversement de la dynamique actuelle sous un prétexte de paix serait peut-être la plus grosse erreur qu’ils puissent faire aujourd’hui. Cette machine de guerre est déjà allée trop loin.


La crise en Ukraine n’est rien d’autre qu’une campagne de nettoyage ethnique commune conduite par les États-Unis et l’Union européenne par l’intermédiaire de leur division SS en Ukraine. C’est vraiment aussi simple que cela. Hésiter maintenant signifierait une mort certaine demain. Il n’est plus possible de faire confiance à l’Union européenne et aux États-Unis. La seule solution est à présent le contrôle total de l’Ukraine : Kiev doit être libérée.


Cette conférence de presse a servi non seulement à exposer ce qui se passe, mais aussi à faire passer de façon soigneusement coordonnée quelques messages clés. Parmi les principaux :


La férocité de la guerre


Ici ou là se trouve mise en avant la guerre futile qui verrait les mineurs, les agriculteurs et tous les Ukrainiens de l’Est qui travaillent dur prendre les armes. Et l’on ajoute que si cela devait se produire, Kiev n’aurait aucune chance.


Le nombre de victimes du côté de la junte est mis en évidence, avec une connaissance claire des faits et des chiffres relatifs à l’ennemi. Les mères sont averties de qu’une lettre annonçant un « disparu au combat » est selon toute vraisemblance un certificat de décès.



Un rejet de la narration traditionnelle destinée au grand public et une proposition pour la paix


On dit aux mères (des conscrits de l’armée) « … n’envoyez pas vos enfants ici. Laissez-nous tranquilles. Laissez-nous vivre libres et en paix ». Et on leur rappelle que la guerre a été imposée à l’est de l’Ukraine. Un moyen d’en sortir est même offert lorsqu’il en est appelé à « … une conscience politique, une volonté et un courage qui sont ceux d’un homme véritable » pour arrêter l’opération (la prétendue opération antiterroriste).


La patience dont fait preuve la résistance est tout bonnement exceptionnelle : même après tout ce qui a été dit, ils affirment « vous n’avez pas à reconnaître notre statut, mais seulement à nous laisser tranquilles à l’intérieur de nos frontières des Républiques de Donetsk et de Lougansk, et nous nous dirons au revoir ».


Le symbolisme et les révolutionnaires internationaux au Donbass

Il faut noter ici que le symbolisme des troupes paradant comme il avait été fait à Moscou en juillet 1944 [1] est une tactique très forte au plan émotionnel. D’un coup d’un seul, cela met vraiment les choses en perspective pour la babouchka et Joe le ventre à bière moyen. Car non seulement cela fait montre d’une solide connaissance de l’Histoire de la résistance, mais cela fixe également les paramètres de la discussion.


Le récit se trouve complètement refondu et à bon escient, lorsque la résistance met en évidence la question fondamentale : il s’agit d’une attaque nazie parrainée par les USA et l’UE contre une Ukraine orientale pacifique.


Mais ce n’est pas tout, on nous dit aussi qu’il y a dorénavant des volontaires internationaux en Ukraine. Il est même question d’inviter des personnels de la Marine française à combattre au sein de la résistance antifasciste. Si cela était vérifié, alors ce serait très grave [2].


Nous avons déjà vu un combattant de la liberté espagnol [3] et même un combattant afghan, qui disait rembourser sa « dette » pour tout ce que l’Union soviétique avait fait pour lui [4]. Assurément un cauchemar en matière de relations publiques pour la presse occidentale !


Quelle personne saine d’esprit pourrait gober cet étrange clafoutis concocté par la propagande pronazie, dont tous les porte-paroles impériaux nous jouent la musique !? Mais hélas, ce point de repère de l’absurdité qu’est la BBC vit encore, au pays des contes de fées, si l’on s’en réfère à sa dernière dénonciation de soldats russes envahissant l’Ukraine [5]. À n’en pas douter, la planète Neptune est un étrange endroit.



Un rejet de la fédéralisation


Répété à l’envi par les gelées protoplasmiques de l’UE (de mêmes renommées que Boris Johnson, le maire de Londres), ce verbiage, qui arrive alors que la partie est déjà jouée, est rejeté catégoriquement par :


« Permettez-moi de préciser. Nulle fédéralisation n’est plus possible aujourd’hui. Il est un temps pour tout. Nous avons demandé la fédéralisation il y a 3 mois, puis nous avons demandé une autorisation d’organiser un référendum. Ce temps est révolu, maintenant nous voulons vivre de façon autonome ».


La formation d’un État


Juste au moment où prenait fin le barrage dressé à l’encontre des points de vue visant à prendre le contre-pied de la version des nazis, la résistance a mentionné quelque chose qui, je crois, traduit la volonté inébranlable du gouvernement. Un gouvernement qui dispose maintenant d’un ministre de la Défense et d’une armée. Et remarquez comment le rôle clé d’instrument de protection de celle-ci devient le thème majeur ici.


Ce point est davantage encore mis en avant par le débat sur la peine de mort et son rétablissement par le Conseil suprême. À savoir le Conseil de la République nationale de Donetsk.


Ce n’était pas seulement une conférence de presse, mais une véritable revue des choses : définition des frontières, illustration de la réalité du terrain, conditions de la paix, confirmation des hostilités et même une petite référence au génocide du projet concernant le gaz de schiste dans l’est de l’Ukraine [6].


Il s’agit d’un État-nation, qui sera très probablement une rampe de lancement pour la libération de Kiev. La junte et ses proxénètes à Washington doivent être en ce moment pris de convulsions, et doivent même en avoir l’écume à la bouche, pour être précis.


AE (vineyardsaker.co.nz)
Traduit par Goklayeh pour vineyardsaker.fr - le 26 août 2014



Notes

[1] Le défilé des prisonniers de guerre en juillet 1944 à Moscou : (YouTube, russe)

[2] D’Ukraine : des experts français rejoignent les combattants rebelles (thelocal.fr, anglais, 25-08-2014)

[3] Des combattants espagnols dans le Donbass (youtube.com, anglais, 04-08-2014)

[4] Le combattant afghan de la liberté au Donbass  (YouTube, anglais sous-titré en russe)

[5] La BBC : des Russes en Ukraine (encore une fois) (bbc.com, anglais, 26-08-2014)

[6] Naked Goals of Ukrainian Genocide – Part I (slavyangrad.org, anglais, 22-06-2014)


Source : The war in Ukraine enters the next stage (vineyardsaker.co.nz, anglais, 26-08-2014)


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La vidéo était truquée

La vidéo était truquée | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Des experts médico-legaux considèrent que la vidéo de la décapitation de James Foley par l'Etat Islamique est un montage.


Selon le Times, repris par le Telegraph, une entreprise médico-légale qui collabore habituellement avec les forces de police britanniques considère que le meurtre de James Foley a eu lieu hors-caméra, la vidéo diffusée étant un montage à base d'effets spéciaux. 


Pas une goutte de sang


Longue de quatre minutes et quarante secondes, la vidéo diffusée mardi via YouTube et titrée "A message to America", montre James Foley, vêtu d'une blouse orange, aux côtés d'un militant djihadiste armé d'un couteau.


Celui-ci explique en anglais procéder à l'exécution en réponse aux raids ordonnés par le président américain Barack Obama contre l'Etat islamique, détaille le New York Times. James Foley s'exprime également, déclarant que le gouvernement américain est son "véritable meurtrier". 


Les soupçons des spécialistes sur l'authenticité de l'exécution filmée se portent tout d'abord sur l'absence de sang, alors que le combattant de l'Etat islamique blesse James Foley au cou au moins six fois.


Les sons émis par le journaliste américain lors de ce qui est vu comme sa décapitation ne correspondraient pas non plus à ce qui est attendu d'une telle souffrance. 


Une mise en scène


"Je pense que la vidéo peut être une mise en scène" a déclaré au Times un des experts de l'entreprise, dont le nom n'a pas été révélé. "Mon sentiment est que l'exécution a pu se produire après que la caméra a été arrêtée".


Un autre élément de doute se trouve dans un son parasite entendu pendant la déclaration de James Foley, qui pourrait indiquer que plusieurs prises de ce passage ont été réalisées. 


L'idée d'une mise en scène pose également la question de l'identité du véritable meurtrier de James Foley, alors que l'homme à l'accent britannique vu dans la vidéo serait un londonien de 24 ans, Abdel-Majed Abdel Bary.


Dimanche, l'ambassadeur britannique aux Etats-Unis annonçait que les services secrets étaient très proches d'identifier le djihadiste présent dans la vidéo, sans révéler de nom. 


Source : L'Express


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L'obésité programmée ?


Vraisemblablement à cause de notre alimentation déficiente et d'un manque d'exercice, l'obésité est en hausse dans tous les pays industrialisés.


Toutefois, comment expliquer l'augmentation de 70 % d'obésité chez les poupons au cours des 20 dernières années alors que ceux-ci ne peuvent même pas mastiquer et encore moins jogger ?


Selon une scientifique écossaise et une poignée d'autres chercheurs qui se rallient à sa thèse, la réponse se trouverait dans les produits chimiques qu'on ingère à notre insu.


Koter Info's insight:


Encore de quoi réagir contre la malbouffe !


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Kiev nous assassine


Attention vidéo très dure à regarder (+ 18 ans)


Kiev nous assassine


Un SOS, un appel au secours déchirant auquel les criminels de l'Administration US, ceux qui à Washington, ont déclenché la guerre en Ukraine et mis en place la junte nazie à Kiev, soutenue par les assistants criminels sionistes de l'U.E., restent scandaleusement SOURDS ! 


Et pourtant, ILS ne pourront pas dire :


"ON NE SAVAIT PAS" !


Par Yuliya Titania - Défense Russie Liberté - le 25 août 2014

Koter Info's insight:


Est-ce assez pour comprendre ?


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Prière française

Prière française | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


En France, tout ira-t-il mieux demain ?


Encore un nouveau gouvernement après deux ans et demi perdus à ne rien faire de bon !


La durée du mandat présidentiel diminue, encore une fois deux ans et demi néfastes et ce sera fini, courage !


L'espoir fait vivre et les croyants peuvent toujours prier !


Mais c'est mon avis de Belge.  -  Duc


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LLN - Futur OpenHub

LLN - Futur OpenHub | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Un espace de 700 m² dédié à la créativité.


On en sait un peu plus sur l’OpenHub de Louvain-la-Neuve, qui fait partie, pour le Brabant wallon, des 7 « hubs créatifs » sélectionnés en mai dernier par la Région wallonne. Cet espace censé booster la créativité et l’esprit d’entreprise bénéficiera d’un financement régional à hauteur de 220.000 euros sur un an, complétés par les apports privés de la Chaire Lhoist ou de la Fondation Louvain Bionics.


Les porteurs du projet brabançon, à savoir l’UCL (via les professeurs Macq et Raucent), le CEI (Centre pour l’Entreprise et l’Innovation), Creativillage et NivelInvest, espèrent ensuite pérenniser cet espace dédié à l’innovation via les fonds européens Feder.


« Le maître-mot est «décloisonnement», pour faciliter la mise en réseau des acteurs présents et futurs de l’innovation », résume Eléonore de Bellefroid, qui coordonne le projet en tant qu’animatrice en créativité au sein du réseau d’experts Creativillage.


Concrètement, l’OpenHub va dès la fin septembre orchestrer différentes actions à l’intention de ses trois publics cibles : les étudiants (secondaire et supérieur), les porteurs de projets d’entreprises et les entrepreneurs, avec la ferme intention de jeter des ponts entre ces trois publics.


Une « classe d’innovation » comprenant 18 étudiants venant de facultés complémentaires aura pour première mission de configurer les 700 m2 de la Halle Stévin (dans le parc scientifique) où l’OpenHub va prendre ses quartiers, après avoir visité d’autres lieux inspirants au Japon ou en Finlande notamment.


L’aménagement du bâtiment devrait commencer début 2015. Il accueillera des salles de réunion et de conférences, en plus de se profiler comme un « garage pour innovateurs ».


Les porteurs de projets ou les PME existantes pourront en effet y valider leurs prototypes dans un FabLab (le Makilab actuellement au CEI), qui s’ajoutera aux équipements d’usinage, de protypage mécanique ou de mesure mis à disposition par l’UCL.


On parle d’un parc de machines d’une valeur de plus de 1.000.000 d’euros, auquel vont s’ajouter de nouveaux investissements pour plus de 500.000 euros, notamment dans une imprimante 3D multimatériaux.


En complément, le programme InnoFaster vise à rassembler des PME locales désireuses de réaliser ensemble un produit innovant. Un premier cluster s’est mis en place cet été sous la houlette de Jean Martin (fondateur et ex-CEO de l’éditeur de logiciels BSB), par ailleurs vice-président d’Agoria Wallonie.


L’entreprise Biion (services de contrôles environnementaux), qu’il a rachetée en juin dernier, y côtoie See Telecom (systèmes radiofréquences), eWon (routers industriels), Dapesco (contrôle de la consommation énergétique) et MicroNiser (appareillages de mesure).


Les cinq veulent conjuguer leurs forces pour développer un produit innovant dans le domaine de l’optimisation énergétique dans les secteurs dits sensibles : les hôpitaux, la pharmacie, l’agroalimentaire, les cosmétiques…

« InnoFaster nous apporte une méthode et nous donne un accès à une veille technologique que des PME peuvent difficilement s’acheter. L’ambition est de transformer le début de leadership de nos PME en un véritable succès mondial. »

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4 milliards d’euros pour ...

4 milliards d’euros pour ... | Koter Info - La Gazette de LLN-WSL-UCL | Scoop.it


Les quatre partis en négociations pour la formation d’un gouvernement fédéral auraient décidé de remplacer les F-16 de la composante Air.


La décision serait tombée au cours du week-end, rapportent plusieurs journaux. Il est question d’un investissement d’au moins 4 milliards d’euros.


Le gouvernement devrait se prononcer en 2018 sur le modèle qui remplacera l’avion de chasse de General Dynamics.


Le remplacement des F-16 avait déjà été évoqué à plusieurs reprises ces dernières années. Au sein du gouvernement Di Rupo, les socialistes avaient freiné des quatre fers. Les négociateurs du prochain gouvernement voient les choses autrement.


Les dépenses liées à ce projet ne sont pas attendues avant 2018, les premiers F-16 étant appelés à être remplacés à partir de 2023.


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Souvenons-nous de "la" crise, comme de l'obligation de faire (difficilement) 17 milliards d'économies à court terme et ... au détriment de qui et de quoi ? Devinez, c'est facile !


Même si je sais que ... et que ..., je me pose toujours la question morale et pratique de l'opportunité de dépenser tant d'argent pour les va-t-en-guerre.


Pour rester dans l'Otan ?  Pourquoi ?

Pour aller faire la guerre ailleurs et gaspiller nos sous ou pour être défendus contre qui ?


Notre histoire prouve que les alliances ne servent à rien en cas de conflit puisque, par deux fois, nous nous sommes quand même tout pris dans la figure lors de guerres mondiales.


Alors, toutes ces dépenses militaires, sont-elles vraiment appropriées à un moment où le "social" est en perdition ? Et nous sommes loin d'être sortis de la crise, le pire doit encore arriver !


Mais, c'est vrai, j'oubliais que nous avions le grand luxe de pouvoir enquiquiner la Russie au point d'en faire souffrir notre économie, nos exportations et même de créer du chômage supplémentaire.


Je dois donc être dans l'erreur quelque part ou sommes-nous vraiment mal dirigés ? Beaucoup me diront que poser la question, c'est y répondre, c'est aussi mon avis.


Et si, pour une fois les Belges réagissaient et se faisaient entendre à temps et à heure ?


Dénoncer la réalité, c'est bien, mais tout le monde s'en fiche et vit sa petite vie tranquille. Se plaindre et pleurer quand le mal est fait semble plus simple pour beaucoup de gens, c'est la passivité générale dont les politiciens abusent allègrement. Il y a les loups et les moutons, je n'y changerai rien et c'est désespérant.


Violer et tuer des petites filles engendre des rassemblement de masse avec discours et ballons blancs.


Violer la démocratie et tuer l'économie n'engendre aucune réaction de masse, pourtant chacun est concerné, tant pour soi que pour ses proches et ses descendants, alors ? 


Duc

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