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Spectacle vivant : la hausse du budget de la création en plein flou artistique

Spectacle vivant : la hausse du budget de la création en plein flou artistique | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
En 2016, l'Etat allouera huit millions d'euros supplémentaires aux artistes indépendants du spectacle vivant. Bonne nouvelle ? Oui, mais... à qui ce dispositif d'aide s'adresse-t-il vraiment ?
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Cannes 2016 - “Apnée”, de Jean-Christophe Meurisse : une comédie burlesque qui a plutôt du souffle

Cannes 2016 - “Apnée”, de Jean-Christophe Meurisse : une comédie burlesque qui a plutôt du souffle | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
Avec “Apnée”, présenté en séance spéciale à la Semaine de la critique, Jean-Cristophe Meurisse et la troupe théâtrale des Chiens de Navarre, nous plonge dans un drôle de film à sketches. Désinhibé, loufoque et poétique.
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Entre “fête foraine et combat de chiens”, la dernière folie théatrale de Théo Mercier

Entre “fête foraine et combat de chiens”, la dernière folie théatrale de Théo Mercier | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
Dans son nouveau spectacle, "Radio Vinci Park", l'enfant terrible de l'art contemporain français fait s'affronter un motard et un danseur au son du clavecin. Rendez-vous au parking !
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Acide et provocant, le “Lac des cygnes” en version pole dance d'Olivier Dubois

Acide et provocant, le “Lac des cygnes” en version pole dance d'Olivier Dubois | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
Avec “Pour tout l'or du monde”, le directeur artistique des Ballets du Nord à Roubaix dévoile ses motivations d'interprète.
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DIRECT. Hamlet Kebab de Rodrigo García à Aubervilliers

DIRECT. Hamlet Kebab de Rodrigo García à Aubervilliers | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it

Rodrigo García revisite Hamlet de Shakespeare dans un kebab des Quatre Chemins, au coeur de l'agitation urbaine.


 À Aubervilliers, entre le métro et le théâtre, il y a l’avenue de la République. Avec ses gens, ses commerces, ses kebabs. Il paraît que tout ce monde ne vient pas au théâtre, qu’il n’y a que des parisiens. Alors on prend tout et on recommence, en désordre : Hamlet, le kebab, les non-spectateurs d’ici, et Paris.
Rodrigo García souhaite mettre en jeu l’énergie d’un roman d’aventure : révélation, recherches de preuves, désir d’agir pour réparer une injustice, conspiration, bannissement, duel… Et en creux de l’aventure, comment les conflits intérieurs d’Hamlet – vie, mort, justice et passage à l’acte - résonnent aujourd’hui dans les esprits des jeunes gens d’Aubervilliers ?
Chaque soir, la pièce sera jouée dans un kebab des Quatre Chemins à Aubervilliers, filmée et retransmise en direct au MK2 Bibliothèque

avec Alain Feffer, Stéphane Foulgoc, Lyna Khoudri, Bamba Nana, Razek Salmi, Reda Sourhou, Clément Tang, Mamadou Traoré


A voir en direct sur Culturebox ou en replay pendant - mois sur ce site.  http://francetv.in/HamletKebabAubervilliers


Via Le spectateur de Belleville
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Dans les coulisses du marathon dansé d'Anne Teresa De Keersmaeker

Dans les coulisses du marathon dansé d'Anne Teresa De Keersmaeker | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
Avec “Work/Travail/Arbeid”, sa performance insolite et poignante, la chorégraphe belge s'invite au Centre Pompidou. Reportage en vidéo pendant les ultimes répétitions.
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A Beaubourg, Anne Teresa De Keersmaeker fait rentrer les spectateurs dans la danse

A Beaubourg, Anne Teresa De Keersmaeker fait rentrer les spectateurs dans la danse | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
La chorégraphe belge compose depuis toujours une partition dansée, pas à pas, voix par voix. Pour son dernier spectacle, elle invite les visiteurs à bouger eux aussi.
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Les cowboys romantiques de Philippe Quesne

Les cowboys romantiques de Philippe Quesne | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
Le nouvel OVNI du metteur en scène-plasticien est à l’affiche pour quelques jours au Théâtre des Amandiers. Joué par...
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[AUDIO] Entretien avec Gisèle Vienne (première partie)

[AUDIO] Entretien avec Gisèle Vienne (première partie) | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
Dans un long entretien la metteure en scène, chorégraphe, marionnettiste, Gisèle Vienne détaille les actions de sa compagnie installée en Alsace depuis 2014.
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Ermont veut se débarrasser du théâtre de l’Aventure, trop coûteux

Ermont veut se débarrasser du théâtre de l’Aventure, trop coûteux | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
Il accueille de nombreux spectacles jeune public, et surtout les cours, répétitions ou galas des associations locales. Dans six mois, le théâtre...
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La création d'un diplôme de hip hop crée la polémique

La création d'un diplôme de hip hop crée la polémique | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
L'annonce d'un certificat d'interprète pour le hip hop a semé la zizanie dans un milieu souvent méfiant vis-à-vis des institutions et qui craint le «formatage» d'une danse en constante évolution.
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Rimini Protokoll, tour d’Europe en table d’hôtes

Rimini Protokoll, tour d’Europe en table d’hôtes | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
Le temps d’une représentation en appartement, le collectif berlinois propose à des spectateurs d’appréhender l’avenir de l’Union.
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Alvis Hermanis, le Donald Trump du théâtre allemand

Alvis Hermanis, le Donald Trump du théâtre allemand | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
Le metteur en scène letton provoque un tollé en tournant le dos au Thalia-Theater de Hambourg qui multiplie les actions pour les migrants.
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Profession chorégraphe

Profession chorégraphe | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
Chorégraphier est un art, mais aussi un métier, avec ses réalités prosaïques et ses défis. Une partie de la profession se réunit fi
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Quelles expériences nous proposent les spectacles de demain ?

Quelles expériences nous proposent les spectacles de demain ? | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it

Le 25 mars 2016, la première conférence du festival Tropisme interrogeait la notion de "Spectacle augmenté" en présence de Sylvia Andriantsimahavandy (Cultures Créatives), Nicolas Rosette (TNG Lyon), Cédric Huchet (Stereolux, festival Scopitone), Géraldine Farage (Le Shadok), Franck Vigroux et Thomas Pachoud. Compte rendu sur le blog d'Illusion & Macadam


Via Aurelien Guillois
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Michel Schweizer, un chorégraphe “préoccupé par l’héritage transmis aux générations futures”

Michel Schweizer, un chorégraphe “préoccupé par l’héritage transmis aux générations futures” | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
Au festival 100% à la Villette, Michel Schweizer met en scène une réflexion sur la nature primitive de l'humain en questionnant le problème de l'enfouissement des déchets nucléaires.
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Les ventriloques, ces artistes suspects, mis en lumière par Gisèle Vienne au TJP - Rue89 Strasbourg

Les ventriloques, ces artistes suspects, mis en lumière par Gisèle Vienne au TJP - Rue89 Strasbourg | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
Au TJP, avec le Maillon, "The Ventriloquists Convention" de Gisèle Vienne interroge l'art de la ventriloquie, cette "passion curieuse, voire suspecte".
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Ricordel / Magalhaes : un tandem pionnier aux commandes du Monfort théâtre

Ricordel / Magalhaes : un tandem pionnier aux commandes du Monfort théâtre | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel ont su faire du théâtre parisien un lieu de découvertes chorégraphiques et circassiennes. Illustration à l'occasion du Festival (Des)illusions, du 10 mars au 3 avril.
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Le nouveau paysage du théâtre allemand

Le nouveau paysage du théâtre allemand | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it

Par Brigitte Salino dans Le Monde :


Il s’appelait le Kulturpark et c’était le seul parc de loisirs de la République démocratique allemande (RDA). Il avait ouvert en 1969 et se trouvait dans la Plänterwald, une forêt du sud-est de la ville. Pas loin de deux millions de visiteurs y venaient chaque année. Ils s’y amusaient dans une ambiance de fête foraine et mangeaient des hot-dogs qui s’appelaient Ketwürste (Ket pour Ketchup et Wurst pour saucisse), les autorités bannissant les noms américains. Aujourd’hui, les Ketwürste et Kulturpark font partie de la légende de l’Est. Transformé en Spreepark après la réunification, le Kulturpark a fermé en 2002, à la suite d’une faillite. Il n’en reste rien, sinon des carcasses de manèges et d’attractions, ou­bliées dans la ville, mangées par la forêt.

Ce sont elles que l’on voit dans Hallelujah !, le nouveau spectacle de Christoph Marthaler, créé fin février à la Volksbühne de Berlin. Une piscine vide, un pont rose et bleu (écaillé), un dinosaure gisant sur le flanc, une caisse pour la vente des tickets sur laquelle il est écrit « fermé ». Quand le spectacle commence, onze personnes entrent en scène, têtes baissées, protégées par des imperméables en plastique. Qui sont ces pèlerins ? Des êtres un peu égarés, comme toujours chez Marthaler, dont le Kulturpark est une réserve (« ein Reservat », sous-titre du spectacle) pour les gens devenus superflus. A leur arrivée, on leur donne les règles, dans un mélange d’allemand et d’anglais. Et, évidemment, le spectateur pense à ceux qui, aujourd’hui, sont jugés superflus : les migrants qui rêvent d’Europe, comme les visiteurs du Kulturpark rêvent d’un autre monde.


Grand Ouest américain

Cet autre monde, c’est celui du Grand Ouest américain, avec son côté western. Mais pas le western où l’on se bat contre des Indiens. Celui où l’on chante des chansons country, où l’on respire la liberté, où l’on aspire à des choses simples. Il y a sur scène un superguitariste, Hardy Kayser, un supermusicien au clavier, Clemens Sienknecht, et une superchanteuse en short blanc à franges, Tora Augestad. Mais tous sont super : super-mélancoliques, à côté de la plaque, nostalgiques d’un temps qu’ils racontent quand ils ne chantent pas ou ne se livrent pas à des occupations inénarrables, comme celle d’assembler des barrières métalliques pour marquer un trajet, de toute façon inutile, jusqu’à la caisse où l’on ne vend plus de tickets, mais où trône une caissière.

Tous ont été et ne sont plus, comme le Français Marc Bodnar, qui joue Pierre Brice, un Français que son rôle de l’Apache Winnetou, au cinéma et à la télévision, a rendu incroyablement célèbre en Allemagne. Tous s’imaginent ailleurs, autrefois, entre les années 1970 et 1990. Ils naviguent entre la moquerie et l’éloge de la RDA, et leur Hallelujah ! est tragique et comique à la fois, comme leur nostalgie… A Berlin, où chacun connaît le contexte, Hallelujah ! (ein Reservat) fait mouche. Et ce d’autant plus qu’il est joué à la Volksbühne, dont il raconte d’une manière métaphorique la fin d’une époque.


Une violente controverse

Frank Castorf (64 ans), qui dirige depuis 1992 ce théâtre prestigieux de l’ex-Berlin-Est, doit en partir en 2017. Contre son gré. Il aurait aimé prolonger son mandat, mais Michael Müller, le maire de Berlin, lui a dit non et a nommé pour le remplacer Chris Dercon, l’actuel directeur de la Tate Modern de Londres. Cette décision a suscité, au printemps 2015, une violente controverse, qui n’est pas encore close, malgré l’opération de charme qu’a menée Chris Dercon, très doué en la matière, quand il est venu présenter son projet à Berlin. Né en 1958, ce Flamand, historien de l’art, a mené une belle carrière en Europe, où il a en particulier dirigé la Haus der Kunst (Maison de l’art) de Munich, de 2003 à 2011. Mais il n’a jamais dirigé de théâtre, ce que lui opposent ses détracteurs, avec d’autant plus de force qu’il s’agit de la Volksbühne, une salle prestigieuse de Berlin.

Construit en 1914 avec l’argent d’une association de travailleurs, dessiné par Oskar Kaufmann, un des grands architectes du XXe siècle, ce théâtre est situé dans l’ex-Berlin-Est, tout près de l’Alexanderplatz. Il a été dirigé à ses débuts par Max Reinhardt et Erwin Piscator, deux metteurs en scène de génie,fondateurs de la mise en scène. Bombardé pendant la seconde guerre mondiale, reconstruit entre 1952 et 1954, il a été dirigé, dans les années 1970, par Benno Besson, un grand disciple de Brecht. Puis il s’est enlisé dans l’apathie de la RDA. Nul n’était mieux placé que Frank Castorf pour en prendre les rênes après la chute du Mur et la réunification. Enfant de l’Est, où il est né en 1951, à quelques rues du théâtre, c’est un homme et un metteur en scène brillant, iconoclaste, politique et polémique.

Il l’a formidablement prouvé dans les années 1990, quand la Volksbühne s’est imposée comme la scène la plus vivante de Berlin, ouverte sur la ville et foisonnante de débats. On y voyait une jeunesse pressée de découvrir les spectacles déconstructivistes de Frank Castorf, et ceux de Christoph Marthaler ou Christoph Schlingensief, invités par Matthias Lilienthal, le programmateur artistique. Avec le temps, la belle énergie des débuts s’est émoussée, et il était normal que Frank Castorf s’en aille, après vingt-quatre ans de direction. Ce qui a créé la surprise et chauffé les esprits, c’est qu’il ne soit pas remplacé par un metteur en scène ou un intendant (un directeur qui n’est pas un artiste), mais par un curateur, venu des arts plastiques et proposant une toute nouvelle orientation à la Volksbühne.



Dans les années 1990, la Volksbühne s’est imposée comme la scène la plus vivante de Berlin, ouverte sur la ville et foisonnante de débats



Chris Dercon a en effet annoncé qu’il ouvrirait le théâtre à la danse, à la musique, à la performance, au cinéma, aux arts numériques, et qu’il allait adjoindre à la Volksbühne le hall 5 de l’aéroport désaffecté de Tempelhof, pour y proposer des spectacles. Cette annonce a fait l’effet d’une bombe. Tempelhof est un endroit extraordinaire, resté en l’état. Le dimanche, on y voit les Berlinois faire du vélo sur les pistes, pique-niquer ou jouer avec des (gentils) drones sur l’herbe rase. Les bâtiments sont immenses, le hall 5, à lui seul, mesure 3 670 mètres carrés. Beaucoup rêvaient de s’approprier cet endroit. Chris Dercon l’a fait. Et il a mis le feu aux poudres. Frank Castorf et Claus Peymann (78 ans), le directeur du Berliner Ensemble, qui lui aussi partira en 2017, ont dénoncé un projet dans lequel ils voient une marchandisation de la culture, happée par l’événementiel, au détriment du fond. Et de l’histoire fondatrice de la Volksbühne.

Frank Castorf, qui a toujours eu l’humour cinglant, a alors fait mettre un calicot au fronton de son théâtre, sur lequel il était écrit : « Verkauft ! » (« vendu ! »). Quand il était arrivé à la Volksbühne, il avait fait installer un néon bleu « Ost » au-dessus du théâtre, pour signifier que la réunification ne devait pas faire oublier l’Histoire et « avaler » l’est de Berlin. C’était en partie absurde, les gens de l’Est désirant alors vivre comme ceux de l’Ouest. Mais c’était une provocation salutaire aussi. Quand, au printemps dernier, cohabitaient sur le bâtiment de la Volksbühne cet « Ost » et ce « Verkauft ! », on mesurait le temps passé, depuis 1992. Un temps pendant lequel s’est jouée la liquidation du pos-communisme. Le « Hallelujah ! » qui a aujourd’hui remplacé le « Verkauft ! » sur le calicot, confirme, avec toute la tendresse et l’humour marthalérien, que cette liquidation est effective.


Un des fleurons du théâtre allemand

Ainsi va l’histoire de la Volksbühne, dans Berlin où tout est toujours lié à l’Histoire. Une nouvelle époque s’annonce, et il est intéressant de noter que, parmi les soutiens au projet de Chris Dercon, il y a Matthias Lilienthal, qui a travaillé avec Frank Castorf de 1991 à 1998 et dirige maintenant les Kammerspiele de Munich, un des fleurons du théâtre allemand, auquel il redonne un sérieux coup de neuf. Matthias Lilienthal a 56 ans, il est grand et enveloppé, il porte des pantalons qui lui tombent dangereusement sur les fesses et des tee-shirts dont la description fait la joie de ses portraitistes. On le croise partout où il y a du théâtre en Europe ou ailleurs, avec ses cheveux en bataille et l’air de n’avoir pas dormi de la nuit. Mais s’il y en a un qui est éveillé à la modernité, c’est bien lui.

Berlinois pur jus, il a grandi à côté d’une usine à gaz à Neukölln, qui était alors un quartier ouvrier de l’Ouest. Son père était ingénieur, ses parents lui parlaient des pièces qu’ils voyaient à la Schaubühne dirigée par Peter Stein, alors située tout près du mur. A 14 ans, Matthias Lilienthal a commencé à aller seul au théâtre. A 18 ans, il a passé quelques mois en Israël, parce qu’au lycée on lui disait qu’il était juif, à cause de son nom, alors qu’il ne l’est pas. Il voulait se rendre compte. Puis il a étudié et il a exercé un moment la critique de théâtre. Cela ne lui convenait pas, mais il en a profité pour voir beaucoup de spectacles, en particulier à l’Est, à une époque où peu de gens s’y intéressaient. C’est ainsi qu’il a découvert Frank Castorf, alors relégué au fin fond de la RDA, pour provocation (déjà !).


Appuyer là où ça fait mal

Quand Frank Baumbauer, un grand intendant, lui demande de venir travailler, lui, au Schauspielhaus de Bâle, Matthias Lilienthal lui fait connaître Frank Castorf, qu’il suit ensuite à la Volksbühne. Au bout de quelques années, ils se fâchent, et Matthias Lilienthal poursuit sa route. « C’est alors que j’ai fait la chose la plus importante de ma vie », dit-il : programmer, au Festival de Vienne, dirigé par Luc Bondy, Ausländer raus – Liebt Österreich (Les étrangers dehors – Aimez l’Autriche), de Christoph Schlingensief. Il ne s’agit pas d’un spectacle, mais d’une « action » mise en place par Christoph Schlingensief au moment où l’extrême droite xénophobe de Jörg Haider gouverne avec les conservateurs. Pendant deux semaines, un conteneur est installé devant l’Opéra de Vienne. A l’intérieur, il y a des demandeurs d’asile. A l’extérieur, les Autrichiens qui le désirent votent par Internet pour dire s’ils doivent être expulsés. Evidemment, « l’action » fait scandale.


Mais Matthias Lilienthal n’a pas peur du scandale. Pour lui, le théâtre doit être un forum, qui ne peut pas se tenir à l’écart des enjeux de l’endroit où il est implanté. Après avoir dirigé le Hebbel, rebaptisé Hau, son arrivée à Munich, en septembre 2015, a appuyé là où ça fait mal : les loyers, qui sont de 20 euros par mètre carré, contre 10 à Berlin, et obligent une grande partie de la population à vivre loin du centre. Des étudiants en architecture ont à sa demande construit des maisons de 20 mètres carrés, avec toutes sortes de matériaux, qui ont été installées dans divers endroits, de la Maximilianstrasse (les Champs-Elysées de Munich) aux quartiers ouvriers. Les gens pouvaient y dormir pour 35 euros par nuit, ce qui leur donnait aussi le droit à un petit déjeuner à la cantine du théâtre. L’opération a duré trois semaines et a soulevé des débats, comme le week-end consacré par les Kammerspiele aux réfugiés, qui prônait l’ouverture des frontières en Europe, et qui a valu à Matthias Lilienthal de violentes attaques.

« Il faut absolument sortir du théâtre. Il faut que la Maximilianstrasse soit Alep », dit Matthias Lilienthal, qui pour autant ne néglige pas ce qui se passe à l’intérieur des Kammerspiele. Au contraire : réduction des prix pour les jeunes spectateurs, nouvel axe dans la programmation, qui s’ouvre au théâtre étranger, peu présent à Munich, aux jeunes compagnies indépendantes et aux metteurs en scène qui feront le théâtre de demain. Parmi eux, il y a des Français, comme Julien Gosselin. Certains journalistes accusent Matthias Lilienthal de « mettre le feu » aux Kammerspiele. Il répond : « Je ne suis pas un pyromane. Je suis un homme très sympathique qui aime la paix. » Et qui s’est réconcilié avec Frank Castorf, son ami. Volksbühne for ever.


Brigitte Salino

Lire la critique : Jean Bellorini, un Français dans le temple de Bertolt Brecht : http://www.lemonde.fr/scenes/article/2016/02/29/jean-bellorini-un-francais-dans-le-temple-de-bertolt-brecht_4873525_1654999.html

Hallelujah ! (ein Reservat), de Christoph Marthaler. En alternance à la Volksbühne, Rosa-Luxemburg Platz, Berlin. Tél. : 00-49-30-24-065-777. www.volksbuehne-berlin.de


Via Le spectateur de Belleville
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Je suis Fassbinder - Journal La Terrasse

Je suis Fassbinder - Journal La Terrasse | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
Pour sa première création au Théâtre national de Strasbourg en tant que directeur, Stanislas Nordey a commandé une pièce à son complice allemand Falk Richter*. Ensemble, ils mettent en scène Je suis Fassbinder. Une rêverie autour de la figure tutélaire du cinéaste allemand....
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Tout est sous contrôle ? - Critiques - mouvement.net

Tout est sous contrôle ? - Critiques - mouvement.net | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
Quelque part entre la pensée de Bernard Stiegler et le Fight Club de Palahniuk se trouve Nobody, d’après les textes de Falk Richter, adapté par Cyril Teste et son intrépide Collectif MxM. Critique et rencontre avec un metteur en scène de la nouvelle création.
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la demande d'interdiction de "Fear" de Falk Richter à la Schaubühne est rejetée.

la demande d'interdiction de "Fear" de Falk Richter à la Schaubühne est rejetée. | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it

Post de Falk Richter (en français) sur Facebook :

 

La Schaubühne obtient gain de cause contre Mme von Storch, représentante politique de l’AfD et Mme von Beverfoerde, représentante des chrétiens extrémistes.

 

Le tribunal de Berlin a rejeté la semaine dernière le cours en référé déposé par Madame von Beverfoerde, entendant obtenir l’interdiction que la Schaubühne utilise sa photo dans la pièce « FEAR ».de Falk Richter. Le tribunal a également rejeté un recours en référé similaire déposé par Beatrix von Storch, représentante de la formation politique AfD. Le tribunal s’est exprimé et a démontré qu’il ne voyait pas dans la pièce d’atteinte à la dignité envers les deux plaignantes. La Schaubühne a fait valoir qu’il n’y a pas non plus d’atteinte aux droits de la personne dans la représentation scénique, puisque cette image complexe et portée par une installation multimedia est une représentation artistique des cauchemars des hipsters, où font irruption différents phénomènes de la nouvelle droite, de la réaction ou de l’homophobie, à la fois actuels et historiques, qui y sont « retravaillés » artistiquement. Le tribunal s’est rangé à la conception de la Schaubühne qui dit avoir agi sous couvert de la liberté artistique. La décision du tribunal a affirmé que la pièce n’incite pas à la violence contre les causes ou les personnes. 
Les actes écrits du procès ne sont pas encore disponibles.

 
 -  Lire également, sur le même sujet, l'article des Dernières nouvelles d'Alsace : http://sco.lt/5rmWkT

 

Article de RBB-online (auf deutsch) :

 

Schaubühne darf "Fear" unverändert aufführen

 

Die Berliner Schaubühne darf weiterhin Bilder von Hedwig von Beverfoerde und Beatrix von Storch in dem Stück "Fear" zeigen. Das hat das Berliner Landgericht am Dienstag entschieden. Nach Ansicht der Richter werden  die Persönlichkeitsrechte der "Demo für alle"-Organisatorin und der AfD-Vizechefin nicht verletzt.

 

Die Schaubühne hat sich vor dem Berliner Landgericht gegen die Koordinatorin der familienpolitisch-konservativen Organisation "Demo für alle", Hedwig von Beverfoerde, und die AfD-Vizechefin Beatrix von Storch durchgesetzt. Die Richter hoben am Dienstag zwei Einstweilige Verfügungen auf, die dem Theater untersagten, in dem Stück "Fear" Bilder der beiden Frauen zu zeigen.

 

Mit Zombies gleichgestellt

Die Kunstfreiheit sei im vorliegenden Fall höher zu bewerten als das Persönlichkeitsrecht der beiden Antragstellerinnen, begründete das Gericht sein Urteil. Beide Frauen sahen durch das Theaterstück ihre Menschenwürde verletzt, indem sie etwa durch das Zeigen ihrer Fotos Zombies gleichgestellt und mit Massenmördern oder Neonazis verglichen würden.

 

Das Landgericht teilte diese Einschätzung nicht, "da jeder Besucher erkennen kann, dass es sich nur um ein Theaterstück handelt". Es liege auch keine schwere Persönlichkeitsverletzung vor. Die Antragstellerinnen würden vielmehr als eigenständige Persönlichkeiten gezeigt. "In differenzierter Form" würden ihre öffentlichen Äußerungen zu Themen wie Ehe unter Homosexuellen, Genderforschung oder die Nähe zur AfD wiedergegeben. Eine Gleichstellung mit Massenmördern wie dem Norweger Anders Breivik oder Neonazis erfolge durch die Verwendung der Bildnisse nicht, so die Richter. Gegen das Urteil kann Berufung eingelegt werden.

 

"Fear" indirekt für Brandanschläge verantwortlich gemacht

Nachdem Anfang November ein Brandanschlag auf die Geschäftsadresse der "Demo für alle" in Magdeburg verübt worden war, hatte Beverfoerde das Schaubühnen-Stück "Fear" indirekt für den Anschlag verantwortlich gemacht. Es sei "geistige Brandstiftung, die offenbar direkt zu echter Brandstiftung führt", schrieb sie auf der Homepage der Organisation. In Berlin wurde zudem auf das Auto der stellvertretenden AfD-Bundesvorsitzenden Beatrix von Storch ein Brandanschlag verübt. Der Vorsitzende Richter stellte in der mündlichen Erörterung klar, dass aus Sicht des Gerichts in dem Stück nicht zu Gewalt gegen Personen oder Sachen aufgerufen wird.

 

Eklat zwischen Schaubühne und AfD

Zu einem Eklat kam es, als der AfD-Parteisprecher Christian Lüth eine "Fear"-Aufführung filmte, wie das Nachrichtenmagazin "Spiegel" Anfang November berichtete. Die Kamera habe Lüth erst auf mehrfache Aufforderung eines Schauspielers und nach Drohung mit dem Rauswurf ausgestellt. Lüth behauptete gegenüber dem Theater die Aufnahmen gelöscht zu haben, Teile der illegalen Aufzeichnung wurden jedoch von den Anwälten von Frau von Beverfoerde und Frau von Storch als Beweismaterial vor Gericht vorgelegt.

Theatermacher Falk Richter will mit dem Stück die neuen Ängste in der Gesellschaft thematisieren, die vielfach in Hass, Fremdenfeindlichkeit und Chauvinismus umschlagen. "Es gibt eine ganze Reihe von Protagonisten, die zurzeit Ängste schüren, um politisch an Einfluss zu gewinnen", hatte er im Oktober in einem dpa-Interview gesagt. Diese Protagonisten kämen im Stück vor. "Wir untersuchen ihre Reden, ihre Art zu denken, ihre Rhetorik, klären auf über die verschiedenen Netzwerke, die sich im rechten Spektrum mittlerweile gebildet haben."

 

 

Stand vom 15.12.2015
 
schaubuehne.de"Fear" in der Schaubühne

Das Stück "Fear" von Falk Richter wird wieder im kommenden Jahr aufgeführt, und zwar am 8., 9. und 10. Januar. Die Theaterkritik gibt es hier zum Nachlesen. : https://www.rbb-online.de/kultur/beitrag/2015/10/falk-richters--fear---anti-afd-collage-an-berliner-schaubuehne.html


Via Le spectateur de Belleville
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Stéphane Braunschweig décroche la direction du Théâtre de l'Odéon | Blog | Le Club de Mediapart

Stéphane Braunschweig décroche la direction du Théâtre de l'Odéon | Blog | Le Club de Mediapart | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
Ce sera donc l'Odéon après avoir raté le Français à la faveur d'Eric Ruf. Stéphane Braunchweig qui vient de signer une magnifique mise en scène au service de Bellini avec Norma au Théâtre des Champs Elysées (encore ce soir et jusqu'à dimanche) nous avait offert cette rencontre en janvier 2013. La revoici.
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Vingt ans après, qu’«Orestie»-t-il ?

Vingt ans après, qu’«Orestie»-t-il ? | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
Reprise à l’Odéon de l’adaptation tonitruante d’Eschyle par Romeo Castellucci.
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Œuvres complètes et pièces détachées

Œuvres complètes et pièces détachées | #arts vivants #scènes #théâtre | Scoop.it
Spectacles déclinés en épisodes ou réunis en intégrales, reprises mensuelles de classiques du répertoire : des expériences interrogent les rythmes d’exploitation et de fréquentation traditionnels.
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