Je roule au bioéthanol, suis-je coupable ?
4 views | +0 today
Follow
Je roule au bioéthanol, suis-je  coupable ?
Est-ce que je participe au déséquilibre alimentaire en faisant un plein de bioéthanol ?



Le bio éthanol de canne respecterait l'équilibre écologique et alimentaire de la planète

Le Brésil, gros producteur de biocarburant, est doté de surfaces cultivables exceptionnelles :



300 millions d'hectares cultivables (contre un peu plus de 26 millions pour la France).


6 millions d'hectares de terre dédiés à la culture de la canne à sucre (à part égale à destination de la production de sucre alimentaire et d'éthanol) ne représentent ainsi que 2 % du total des terres agricoles existant.



Un climat très favorable, la richesse du sol, le réseau hydrographique. En effet, le Brésil peut connaître plusieurs récoltes par an, et 90 % de la production de canne à sucre (dans le Sud) n'a pas besoin d'être irriguée, tout en bénéficiant de longues périodes d'ensoleillement et de périodes de production étendues.



Ces atouts ont facilité le développement du bioéthanol issu de la canne à sucre, dans lequel le Brésil a acquis une expertise mondialement reconnue. Les chiffres, tant de production que d'exportation en attestent.



Les « atouts » du bioéthanol issu de la canne à sucre



Le coût de production du bioéthanol brésilien est le plus bas du monde, estimé à 0,15 euro par litre; 40 % moins cher que l'éthanol de maïs américain et 70 % moins cher que l'éthanol de betterave et de céréales produit en Europe.



Il s'agirait du biocarburant qui offre le meilleur rendement énergétique :



1 ha de canne à sucre = 7.000 à 9.000 litres/ an

1 ha de betterave = 6.000 à 10.000 litres / an

1 ha de maïs = 3.000 à 4.000 litres / an

1 ha de céréales = 2.000 à 3.000 litres / an



D'après la commission sénatoriale des finances qui s'est rendue au Brésil en 2008, l'éthanol issu de l'exploitation de la canne à sucre ne serait pas en cause dans la crise alimentaire mondiale actuelle, contrairement à la production d'éthanol de maïs américain, qui concourt à l'augmentation non seulement du prix de la matière première mais aussi, par extension, de celui de la viande (le bétail se nourrissant de maïs). Ces analyses, même si elles ne présentent pas de caractère définitif, doivent, à l'évidence, être prises en compte.



Le souci du développement durable à tous les stades de la production

La culture de la canne à sucre serait de plus en plus respectueuse de l'environnement. Les entreprises visitées produiraient mieux et plus longtemps.



-la canne peut être cultivée durant cinq années et ne nécessite un replantage qu'au bout de la sixième année, ce qui a pour conséquence une diminution des passages des véhicules agricoles et donc de l'émission de CO². Au bout du compte, les experts estiment qu'il faut une unité d'énergie fossile pour produire huit unités d'éthanol, ce qui paraît constituer un ratio acceptable.





Mieux, des progrès technologiques sont aussi mis en oeuvre dans le sens du développement durable comme l'augmentation de la mécanisation au détriment du brûlage ou l'utilisation de la « bagasse » (le résidu fibreux de la canne à sucre) pour fournir l'électricité nécessaire à la production d'éthanol.



bioéthanol de 2ème génération étudié en France : (lire la suite de l'article sur http://www.idealmag.org/Je-roule-au-bioethanol-coupable-ou-non-coupable_a354.html )



Sylvain Bdr

Média idealmag.org

http://www.idealmag.org
No scoops have been published yet. Suggest content to its curator!