Japan Tsunami
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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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Le démantèlement de Fukushima totalement reprogrammé

Le démantèlement de Fukushima totalement reprogrammé | Japan Tsunami | Scoop.it
Tepco va d’abord retarder le retrait des barres de combustible toujours stockés dans les piscines de refroidissement situées près des cuves des réacteurs
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Pour la première fois en deux ans, l’électricien Tepco, qui gère le démantèlement des réacteurs détruits de Fukushima Daiichi a admis, ce matin, qu’il allait devoir profondément revoir le calendrier de son chantier pharaonique. Si le groupe, désormais public, assure toujours que le site sera totalement “nettoyé” d’ici 30 ou 40 ans, il a indiqué qu’il allait reporter de plusieurs années le complexe travail de retrait des combustibles bloqués dans les réacteurs 1, 2 et 3, où la radioactivité rend quasiment impossible le travail des humains.

Tepco va d’abord retarder le retrait des barres de combustible toujours stockés dans les piscines de refroidissement situées près des cuves des réacteurs. Sa nouvelle feuille de route évoque désormais une récupération de ces “crayons” à partir de l’année fiscale 2017, soit entre avril 2017 et mars 2018 pour le réacteur 3. Initialement, le groupe pensait entamer cette tâche dès 2015. Le retrait des combustibles usés des bassins situés dans les bâtiments des réacteurs 1 et 2 ne commencera lui qu’en 2020 ou 2021, soit avec trois ans de retard par rapport au calendrier initial. Du fait de ces décalages, l’électricien va également devoir repousser les tentatives de retrait des combustibles qui ont fondu, lors de la catastrophe de 2011, à l’intérieur même des cuves des réacteurs. Pour tous les analystes, cette étape est la plus dangereuse et la plus complexe de l’ensemble du processus de démantèlement car elle va nécessiter l’invention de nouvelles solutions technologiques.

2021

Pour l’instant, seul le travail des ingénieurs impliqués dans la récupération du combustible fondu du réacteur 2 de la centrale américaine de Three Mile Island peut servir de référence de départ aux travaux programmés à Fukushima. Mais le cas américain était beaucoup plus simple à gérer que celui qui se présente aux chercheurs japonais qui devront travailler dans des réacteurs totalement détruits et sur un combustible fondu (corium) qui a très probablement traversé l’enceinte du réacteur. Dans la feuille de route approuvée, ce matin, Tepco indique qu’il ne devrait se prononcer sur les méthodes de retrait de ce combustible fondu qu’en 2018 ou 2019 et envisagerait de lancer les travaux préparatoires à ce chantier dans le réacteur numéro un que vers 2021.

Afin de se concentrer sur ces défis complexes, Tepco voudrait “évacuer” rapidement le problème des eaux contaminées qui se sont accumulées sur le site de Fukushima. Espérant finir prochainement le “nettoyage” de la totalité de ces gigantesques volumes d’eau, l’électricien pourrait proposer de la relâcher en mer, avec l’accord probable du gouvernement. Mais il se heurte encore aux réticences des communautés locales qui notent que l’eau “nettoyée” de la quasi-totalité des radionucléides qui la composaient contient encore du tritium, qui est très difficile à retirer. Tepco tente d’expliquer que les pays exploitants des centrales nucléaires rejettent eux-aussi de l’eau tritiée en mer. Les négociations sur le devenir de cette eau seront lancées l’an prochain.


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Nucléaire: le Japon se lance dans une série de démantèlements précipités par Fukushima

Nucléaire: le Japon se lance dans une série de démantèlements précipités par Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it


Des travailleurs de Tepco retirent les restes de combustible d'une piscine d'un des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi, dans le nord du Japon, le 20 décembre 2014 (Photo Japan Pool. AFP)


 

Privé depuis des mois d’énergie nucléaire, le Japon se lance dans le démantèlement d’installations atomiques, précipité par le désastre de mars 2011 qui a déjà condamné les six réacteurs de la centrale accidentée Fukushima Daiichi.

Mardi, la compagnie d’électricité Kansai Electric Power, qui alimente une partie de l’ouest de l’archipel, a opté pour la démolition de deux de ses réacteurs trop vieux et dont la prorogation de durée de vie, en théorie possible, serait trop coûteuse.

Kansai Electric prévoit de déconstruire les unités Mihama 1 et 2 respectivement mises en exploitation en 1970 et 1972 dans la région de Fukui (ouest) où se trouvent plusieurs centrales atomiques.

La société Japan Atomic Power Company a aussi décidé mardi le démantèlement de Tsuruga 1 (datant de 1970), également dans l’ouest.

Deux autres compagnies régionales, Chubu Electric Power et Kyushu Electric Power, pourraient sous peu annoncer des résolutions similaires pour leurs unités respectives Shimane 1 (1974) et Genkai 1 (1975).

 

- Une première depuis Fukushima -

C’est la première fois qu’une telle décision est prise depuis l’accident de Fukushima qui entraîne de facto le démantèlement de toutes les tranches du complexe exploité par Tokyo Electric Power (Tepco) dans le nord-ouest de l’archipel.

Le ministre japonais de l’Industrie, Yoichi Miyazawa, a déclaré mardi étudier des dispositions particulières pour aider les localités qui hébergent les réacteurs concernés par ces décisions.

«En tant que pionnier dans le développement de moyens de démantèlement des réacteurs à eau pressurisée (PWR), nous poursuivons les recherches avec le concours des entreprises, universités et centres de recherches de la région», a souligné Kansai Electric.

Depuis le drame de Fukushima provoqué par un tsunami en mars 2011, les réacteurs nucléaires au Japon ne doivent pas fonctionner plus de quatre décennies. Mais, moyennant des contrôles poussés et modifications techniques, ils peuvent en théorie obtenir une dérogation pour 20 ans supplémentaires.

Le gouvernement a demandé l’an passé à tous les producteurs d’électricité du pays de déclarer rapidement leurs intentions au sujet des installations atteignant la limite d’âge, à savoir grosso modo les unités lancées dans les années 1970, au nombre d’une douzaine en plus des six de Fukushima Daiichi.

Tous doivent faire de savants calculs pour comparer les différentes options (démantèlement, travaux de mise en conformité...) en fonction des avantages et inconvénients matériels et financiers qu’il y a à faire tourner ou non chacun de leurs réacteurs.

Pour les cinq, dont le démantèlement est décidé ou en voie de l’être, le coût d’une éventuelle prolongation serait trop élevé au regard de leurs capacités, car il s’agit de modèles de faible puissance (moins de 600 mégawatts pour chaque).

A l’inverse, trois autres tranches, d’un âge voisin, Takahama 1 et 2 et Mihama 3, pourraient bénéficier d’un prolongement d’activité. C’est le souhait de Kansai Electric qui devrait déposer une demande en ce sens mardi après-midi auprès de l’autorité de régulation nucléaire.

 

- Priorité au redémarrage -

Actuellement, les 48 réacteurs de l’archipel (sans compter les 6 condamnés de Fukushima-Daiichi) sont arrêtés. Si tous étaient définitivement stoppés au bout de 40 ans, la capacité potentielle nucléaire de l’archipel chuterait à 15% de l’électricité produite à horizon 2030, selon les calculs des organismes spécialisés, soit deux fois moins qu’avant le sinistre de mars 2011.

D’où la volonté de proroger l’usage des plus puissants à défaut d’en construire de nouveaux.

Dans l’immédiat, la priorité du gouvernement de Shinzo Abe est le redémarrage des réacteurs jugés sûrs.

Deux, Sendai 1 et 2 (sud-ouest), qui ont obtenu un feu vert relatif à leur sûreté de la part de l’Autorité de régulation et l’accord indispensable des autorités locales, sont censés reprendre du service dans l’année.

Deux autres, Takahama 3 et 4, exploités par Kansai Electric, ont reçu l’imprimatur technique de l’autorité, mais il leur manque encore l’approbation politique des élus de la région.

Si, selon tous les sondages, la majorité des citoyens japonais sont opposés à l’énergie nucléaire, la mobilisation contre leur relance s’est notablement affaiblie après un pic atteint dans les mois suivant le désastre de Fukushima, au grand dam des organisations écologiques.

AFP
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Le moment le plus dangereux pour l'humanité depuis la crise des missiles cubains

Le moment le plus dangereux pour l'humanité depuis la crise des missiles cubains | Japan Tsunami | Scoop.it

Note: Ne pas oublier de lire les commentaires qui apportent des précisions sur la véracité de cet article.

Nous sommes actuellement à deux mois du moment le plus dangereux peut-être pour l'humanité depuis la crise des missiles cubains.

Il n'y a aucune excuse à ne pas agir. Toutes les ressources que notre espèce peut rassembler doivent se focaliser sur la piscine de l'unité 4 de Fukushima.

Le propriétaire de Fukushima, Tokyo Electric (Tepco), dit que d'ici 60 jours va commencer une tentative pour enlever plus de 1300 barres de combustible usagé d'une piscine en très mauvais état perchée à 30 mètres du sol. La piscine repose sur un édifice sévèrement endommagé qui penche, s'enfonce et qui pourrait facilement s'effondrer avec un autre séisme, si ce n'est pas de lui-même.

 

Pour un regroupement international visant à donner les moyens à Tepco et au Japon de résoudre cette crise, vous pouvez signer la pétition ici : http://www.nukefree.org/crisis-fukushima-4-petition-un-us-global-response

 

Les quelques 400 tonnes de combustible de cette piscine pourraient libérer 15.000 fois plus de radiations qu'Hiroshima.

Une chose est sûre concernant cette crise, c'est que Tepco n'a les ressources ni scientifiques, ni techniques, ni financières pour la gérer. Pas plus que le gouvernement. La situation demande un effort mondial coordonné des meilleurs scientifiques et ingénieurs que notre espèce peut rassembler.

Pourquoi est-ce aussi sérieux ?

Nous savons déjà que des milliers de tonnes d'eau largement contaminée s'écoulent sur le site de Fukushima, entraînant un brouet diabolique d'isotopes à longue vie vers le Pacifique. Des thons irradiés par des retombées imputables à Fukushima ont déjà été pêchés au large de la Californie.

Nous pouvons nous attendre à bien pire.

Tepco continue à déverser toujours plus d'eau sur un site proche de trois cœurs de réacteur en fusion qu'il doit continuer à refroidir coûte que coûte. Des panaches de vapeur indiquent qu'une fission pourrait se poursuivre quelque part en souterrain. Mais personne ne sait exactement où se trouvent exactement ces coriums.

Une grande partie de cette eau irradiée se trouve maintenant dans un millier d'immenses mais fragiles réservoirs qui ont été assemblés à-la-va-vite et éparpillés autour du site. Plusieurs fuient déjà. Ils pourraient tous être fracassés par un prochain séisme, libérant des milliers de tonnes de poisons permanents dans le Pacifique.

L'eau qui coule à travers le site déstabilise aussi les structures subsistantes de Fukushima, dont celle supportant la piscine de l'unité 4.

Plus de 6000 assemblages de combustible reposent dans la piscine commune à juste 50 mètres de l'unité 4. Certains contiennent du plutonium. La piscine ne possède aucun confinement au-dessus. Elle est vulnérable à une perte de refroidissement, à l'effondrement d'un bâtiment proche, à un autre séisme, à un autre tsunami.

Au total, plus de 11.000 assemblages de combustible sont dispersés sur le site de Fukushima. Selon Robert Alvarez, expert de longue date et ancien responsable du département de l'énergie, il y a 85 fois plus de césium léthal sur le site qu'il n'y en a eu de libéré par Tchernobyl.

On continue de trouver des "points chauds" de radioactivité un peu partout au Japon. On entend parler d'une intensification des taux de problèmes thyroïdiens parmi les enfants de la région.

Dans l'immédiat, l'essentiel est que ces barres de combustible doivent sortir de la piscine de l'unité 4 dès que possible.

Juste avant le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 qui ont détruit le site de Fukushima, le cœur de l'unité 4 avait été enlevé pour maintenance et rechargement de routine. Comme quelques deux douzaines de réacteurs aux US et d'autres biens trop nombreux dans le monde, la piscine conçue par General Electric dans laquelle repose aujourd'hui le cœur se trouve à 30 mètres en l'air.

On doit toutefois garder immergé le combustible usagé. C'est son revêtement, un alliage de zirconium, qui s'enflammerait spontanément s'il était exposé à l'air. Longtemps utilisé dans les ampoules de flash des appareils photos, le zirconium brûle avec une flamme chaude extrêmement vive.

Toute barre exposée émet suffisamment de radiations pour tuer en quelques minutes quiconque se trouve à côté. Un embrasement pourrait obliger tout le personnel à quitter le site et rendrait inopérable la machinerie électronique.

Selon Arnie Gundersen, ingénieur depuis 40 ans dans l'industrie nucléaire pour laquelle il fabriquait autrefois des barres de combustible, celles du cœur de l'unité 4 sont inclinées, endommagées et fragilisées au point de s'effriter. Les caméras ont montré d'inquiétantes quantités de débris dans la piscine, qui est elle-même endommagée. [Dans une interview, Arnie disait : "Ils ont admis que tout le bore s'était désintégré. Cela peut enclencher une réaction en chaîne nucléaire si les barres arrivent en contact les unes des autres dans la piscine."]

Les risques techniques et scientifiques pour le vidage de la piscine de l'unité 4 sont spécifiques et redoutables, dit Gundersen. Mais ce doit être fait avec 100 % de perfection.

Que la tentative échoue, les barres pourraient se retrouver exposées à l'air et prendre feu, dégageant d'horribles quantités de radiations dans l'atmosphère. La piscine pourrait même s'écraser au sol, déversant les barres dans un tas qui pourrait entrer en fission et peut-être exploser. Le nuage radioactif qui en résulterait menacerait la santé et la sécurité de nous tous.

La première retombée de Tchernobyl en 1986 a atteint la Californie en dix jours. Fukushima en 2011 est arrivé en moins d'une semaine. Un nouvel incendie de l'unité 4 déverserait un flot continu de poisons mortels radioactifs pendant des siècles.

L'ancien ambassadeur Mitsuhei Murata dit que des rejets à grande échelle de Fukushima "détruiraient l'environnement mondial et notre civilisation. Ce n'est pas compliqué, ça dépasse tout débat sur les centrales nucléaires. C'est un problème de survie humaine."

Ni Tokyo Electric, ni le gouvernement du Japon ne peuvent faire cela tout seuls. Il n'y a aucune excuse au déploiement concerté d'une équipe coordonnée des meilleurs scientifiques et ingénieurs de la planète.

Nous avons tout au plus deux mois pour agir.

Pour le moment, nous envoyons une pétition aux Nations-Unies et au président Obama pour mobiliser la communauté mondiale scientifique et technique afin qu'elle prenne en charge Fukushima et le travail de la mise en sécurité de ces barres de combustible.

Vous pouvez signer la pétition à : http://www.nukefree.org/crisis-fukushima-4-petition-un-us-global-response

Si vous avez une meilleure idée, donnez-y une suite s'il vous plaît. Mais faites quelque chose et faites-le maintenant.
Partagez cet article le plus largement possible et faites tourner la pétition. 

L'heure tourne.

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Il faudra 40 ans pour vider et démonter la centrale

Il faudra 40 ans pour vider et démonter la centrale | Japan Tsunami | Scoop.it
La décontamination des zones des environs, elle, ne viendra sans doute jamais.

 

La centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi est composée de six réacteurs nucléaires assortis de piscines de stockage. Lorsque le tremblement de terre de magnitude 9 frappe le Japon et engendre un tsunami, le 11 mars 2011, trois de ces réacteurs sont en marche. Les réacteurs 1, 2 et 3 perdent leur refroidissement et verront leurs cœurs fondre. Les piscines de stockage qui accueillent les combustibles usés des réacteurs 1 à 4 perdent elles aussi leur refroidissement, mais les combustibles resteront globalement intacts. Les bâtiments qui recouvrent piscines et réacteurs 1 à 4, eux, explosent du fait de la production d’hydrogène causée par la détérioration des combustibles dans les réacteurs.

 

Refroidir les cœurs en urgence

 

A ce moment précis, les piscines sont à l’air libre et la fusion des cœurs des réacteurs entraîne d’importants rejets de matières radioactives dans l’environnement. L’urgence consiste à refroidir les cœurs et les combustibles plongés dans les piscines pour éviter la surchauffe et limiter les rejets. "Cette phase de refroidissement est désormais stable et assurée par des moyens fixes", analyse Thierry Charles, Directeur général adjoint de l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire. "Les Japonais ont repris le contrôle des réacteurs et des piscines. Ils doivent maintenant retirer les combustibles pour pouvoir démanteler les infrastructures". Durée totale de l’opération : 30 à 40 ans, au mieux. "Tepco (nationalisé depuis lors par le gouvernement japonais, NdlR) doit d’abord sécuriser les infrastructures pour minimiser les fuites et permettre le début du démantèlement. L’opération consiste notamment à recouvrir les bâtiments à l’aide de superstructures pour pouvoir récupérer les déchets qui s’y trouvent et les évacuer."

Les piscines, d’abord, sont davantage accessibles mais plus vulnérables en cas de séisme du fait de leur position dans la partie haute des bâtiments. La piscine du réacteur n°4, surchargée car elle abrite le cœur entier du réacteur, a été consolidée entre-temps pour éviter tout effondrement, mais "on ne sait pas jusqu’où les bâtiments résisteraient en cas de nouveau séisme violent", ajoute Thierry Charles. "Tepco a simulé des tremblements pour tester la résistance des bâtiments qui a été jugée "convenable". Un mur a également été construit sur l’océan pour protéger la centrale de tsunamis éventuels, mais ici non plus, on ne sait pas jusqu’à quel niveau on pourra les retenir". D’où l’urgence de décharger les piscines : personne, aujourd’hui, ne semble en mesure de déterminer avec précision la résistance des bassins, et les dernières photos communiquées par Tepco indiquent qu’une certaine quantité de débris tombés lors de l’explosion des bâtiments vont encore venir compliquer l’extraction des combustibles.

 

Besoin de nouvelles technologies

 

Officiellement, Tepco se donne deux ans pour décharger la piscine n°4. Après quoi, il faudra encore s’attaquer aux trois autres piscines, et enfin, aux réacteurs. "Les combustibles stockés dans les piscines ne sont pas dégradés", précise Thierry Charles. "L’intervention est donc facilitée. Par contre, pour pouvoir intervenir dans les réacteurs, ils vont devoir concevoir et mettre en place des moyens robotisés qui n’existent pas encore. Aucun individu ne peut y accéder et on ne sait pas, à l’heure actuelle, quelle est la situation à l’intérieur".

Selon les données communiquées par le gouvernement japonais, le cœur du réacteur N°1 a totalement fondu et percé la cuve pour se répandre dans le fond de l’enceinte de confinement. Les réacteurs 2 et 3 ont, eux, subi d’importantes dégradations qui ont potentiellement conduit à une relocalisation significative de Corium dans le fond de la cuve et un écoulement dans le fond de l’enceinte de confinement. "La situation est la même que l’an dernier", conclut Thierry Charles, "personne ne peut dire quelle quantité de combustibles a fondu et où il se trouve exactement. On va très certainement découvrir des éléments inattendus. Les Japonais prévoient de commencer à récupérer les combustibles des réacteurs d’ici 10 ans, mais les progrès vont prendre énormément de temps".

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Fukushima: Tepco a fini de recouvrir le réacteur n°1 pour limiter les rejets

- 20minutes.fr :

 

L'opérateur de la centrale nucléaire accidentée Fukushima Daiichi, Tokyo Electric Power (Tepco), a annoncé ce vendredi avoir achevé les travaux de couverture du réacteur n°1, afin de limiter les rejets radioactifs.

Par ailleurs, un comité d'experts mandatés par le gouvernement a compilé un rapport d'étape selon lequel il faudra 30 ans ou plus pour démanteler les réacteurs 1 à 4 du complexe atomique.

«Nous avons reçu aujourd'hui la confirmation de l'Agence de sécurité nucléaire validant la fin des travaux de couverture du réacteur 1», a expliqué Tepco dans un communiqué.

Les techniciens ont oeuvré masqués et en combinaisons spéciales pendant plus de cinq mois pour mettre en place une structure et des panneaux reconstituant quasiment, dans un matériau différent, le bâtiment qui a été soufflé en mars par une explosion due à l'accumulation d'hydrogène au-dessus du réacteur. Cette nouvelle couverture doit permettre de maîtriser la dispersion de particules radioactives, selon la compagnie.

Intervention future de robots

Il s'agit d'une nouvelle avancée importante dans le but d'atteindre la situation stable dite «d'arrêt à froid» prévue d'ici à la fin de l'année ou en janvier.

Il faudra ensuite plus de trente ans pour démanteler le site, selon les estimations d'un comité de spécialistes réunis par le gouvernement.

Trois des six réacteurs de la centrale Fukushima Daiichi ont été endommagés, de même que la piscine du quatrième, après la rupture de leur alimentation électrique et l'arrêt de leur système de refroidissement, accidents provoqués par le séisme et le tsunami du 11 mars dans le nord-est.

Selon les experts, le combustible qu'ils contenaient a fondu et est tombé au fond de la cuve. Les interventions pour retirer le combustible usé des piscines de désactivation pourraient débuter dans les trois ans suivant la stabilisation en situation d'arrêt à froid (soit vers 2015), et dans les dix ans (aux environs de 2022) concernant le combustible des réacteurs 1 à 3.

Dans le laps de temps, de nombreuses nouvelles technologies et des équipements spéciaux (robots entre autres) devront être développés pour permettre d'exécuter ces travaux sans précédents. Le comité est censé remettre un rapport définitif en fin d'année.

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Le corium disparu de Fukushima

Le corium disparu de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Jusqu'à présent, Tepco et les experts du secteur avaient certes la quasi-certitude que le combustible avait fondu, mais sur la base de calculs et simulations

 

Le combustible du réacteur 1 de la centrale accidentée de Fukushima a à coup sûr totalement fondu et est tombé on ne sait où, selon des tests de localisation par rayons cosmiques dont les résultats viennent d'être communiqués.

Ces dernières semaines, le gérant du complexe atomique, Tokyo Electric Power (Tepco), ainsi que des chercheurs du laboratoire KEK, de l'Université de Tsukuba et d'un établissement universitaire de Tokyo, ont utilisé un dispositif spécial qui permet de voir où se trouve le combustible nucléaire. Ils ont ainsi réussi à situer le combustible de la piscine de désactivation du réacteur 1, mais pas le combustible du coeur du même réacteur à l'endroit où il aurait pourtant dû être s'il n'avait pas fondu.

Pour se faire ont été utilisées les propriétés de particules de haute énergie et charge négative appelées muons. Lesdits muons, des cousins des électrons, ne sont pas faciles à arrêter: ils traversent librement de nombreux matériaux, au point d'ailleurs de gêner parfois des expériences scientifiques. Pourtant, ils peuvent être stoppés par des substances à haute densité. En traquant les muons bloqués, il est ainsi possible de produire une image de la présence du combustible nucléaire dans le réacteur.

C'est cette particularité que les chercheurs ont utilisée en mesurant les flots de muons depuis plusieurs endroits à l'extérieur du réacteur nucléaire examiné.

« On devrait voir une ombre sur les images à l'endroit du coeur, or elle n'est pas là, ce qui signifie très probablement que tout le combustible est tombé », a expliqué à la télévision le professeur du KEK Fumihiko Takasaki qui a conçu et dirigé ces tests.

Jusqu'à présent, Tepco et les experts du secteur avaient certes la quasi-certitude que le combustible avait fondu, mais sur la base de calculs et simulations. Cette fois, des mesures en donnent une quasi-preuve, sans dire cependant exactement où se trouve ledit combustible: au fond de la cuve sous pression ou plus bas encore? La même question se pose en outre pour les cœurs des réacteurs 2 et 3 dont on suppute qu'ils ont aussi subi peu ou prou un sort identique.

En tout état de cause, la tâche d'extraction des débris de ce combustible fondu ne s'en trouvera pas facilitée. La récupération de ce corium constituera l'opération la plus délicate et la plus longue du processus de démantèlement engagé. Selon les prévisions actuelles, il faudra entre 20 et 30 ans uniquement pour procéder à ce retrait qui, dans le meilleur des cas, ne pourra pas débuter avant 2020.

« En tant que scientifiques, nous ressentons cependant la responsabilité d'utiliser nos connaissances et compétences pour aider à procéder au démantèlement le plus rapidement possible », avait déclaré il y quelques mois M. Takasaki.

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Plight of homeless in Fukushima cleanup

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Offres d’emploi à Fukushima : travailleurs exploités, risques élevés et mafia

Offres d’emploi à Fukushima : travailleurs exploités, risques élevés et mafia | Japan Tsunami | Scoop.it

En regardant les conditions de travail à Fukushima, Reuters a interviewé plus de 80 ouvriers, employeurs et officiels participant à ce nettoyage nucléaire sans précédent. Plainte courante : la dépendance des opérations à un réseau tentaculaire et peu regardant de sous-traitants – dont beaucoup sont inexpérimentés concernant le travail du nucléaire et dont certains, dit la police, ont des liens avec le crime organisé.

Tepco siège au sommet d’une pyramide de sous-traitants qui peut se composer de sept niveaux ou plus et qui inclut au premier niveau des géants du bâtiment comme Kajima Corp et Obayashi Corp. L’exploitant en difficulté reste responsable du travail de démantèlement des réacteurs endommagés de Fukushima, travail subventionné par l’état, prévu durer au moins 30 ans.

En dehors de la centrale, les « quatre grandes « entreprises de construction japonaises – Kajima, Obayashi, Shimizu Corp et Taisei Corp – supervisent des centaines de petites sociétés travaillant sur contrat financés par le gouvernement pour l’enlèvement de la terre et des débris radioactifs dans les villages et entreprises agricoles pour que les évacués puissent rentrer chez eux.

Tokyo Electric, largement connu sous le nom de Tepco, dit qu’il ne pouvait surveiller complètement les sous-traitants mais qu’il a pris des dispositions pour limiter les abus envers les ouvriers et juguler l’implication du crime organisé.

« Les contrats que nous signons avec les sociétés sont basés sur le coût nécessaire pour effectuer une tâche », a dit à Reuters Masayuki Ono, responsable général de l’énergie nucléaire chez Tepco. « Les sociétés embauchent ensuite leur propres employés en prenant en compte notre contrat. Il nous est très difficile d’aller vérifier leurs contrats ».

Le nettoyage nucléaire sans précédent de Fukushima aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du site fait face à une pénurie d’ouvriers. Il y a environ 25 % plus de postes que de candidats dans la préfecture de Fukushima, selon les données du gouvernement.

Augmenter les salaires pourrait encourager davantage d’ouvriers mais ce ne fut pas le cas, montrent les données. Tepco est sous pression pour faire ressortir un bénéfice pour l’année fiscale allant jusqu’à mars 2014 en vertu du plan de redressement de grandes banques japonaises qui l’ont récemment financé à hauteur de 5,9 milliards de dollars en nouveaux prêts et refinancement. En 2011, à la suite de la catastrophe, Tepco a diminué de 20 % le salaire de ses ouvriers.

Avec les salaires bas et une pénurie d’ouvriers, les bureaux de placement ont pris la relève, recrutant des gens dans l’impasse ou qui ont du mal à trouver du travail en dehors de la zone sinistrée.

Ce qui a donné une prolifération de petites sociétés – de nombreuses n’étant pas enregistrées. Quelque 800 sociétés sont actives au sein de la centrale de Fukushima et des centaines d’autres travaillent à l’effort de décontamination en dehors du site, selon Tepco et des documents passés en revue par Reuters.

Tepco, le plus gros fournisseur d’énergie de l’Asie, a longtemps apprécié des liens étroits avec les régulateurs et une supervision laxiste du gouvernement. Ce qui a fait l’objet d’un examen rigoureux après le séisme de 9 et le tsunami qui ont frappé la centrale en mars 2011. La catastrophe a déclenché le meltdown de 3 réacteurs, une série d’explosions et une fuite de radiations qui ont forcé 150.000 personnes à fuir les villages des alentours.

Les efforts malchanceux de Tepco pour stabiliser la situation ont fait penser à une séquence du « tonneau des Danaïdes », a déclaré Toshimitsu Motegi, ministre de l’économie, du commerce et de l’industrie.

 

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Fukushima: le démantèlement de la centrale exigera 40 ans de travaux

Fukushima: le démantèlement de la centrale exigera 40 ans de travaux | Japan Tsunami | Scoop.it

© KEYSTONE | Les réacteurs 5 et 6 de la centrale de Fukushima, photographiés le 12 novembre dernier.

 

Le démantèlement de la centrale de Fuskushima, gravement endommagée après le séisme et le tsunami du 11 mars dernier, s’étalera sur une durée de 40 ans, compte tenu de l’état désastreux du site et des techniques nouvelles nécessaires, a indiqué le gouvernement japonais mercredi. "Le travail se fera en plusieurs étapes", a expliqué Goshi Hosono, ministre de l’Environnement chargé de l’accident, lors d’une conférence de presse.

Le retrait du combustible usé des piscines de désactivation devrait débuter dans environ deux ans et durer plusieurs années, délai durant lequel seront également renforcés les systèmes de refroidissement pour les réacteurs et piscines ainsi que les diverses installations. L’extraction du combustible fondu dans les réacteurs 1 à 3 sera quant à lui mis en oeuvre dans dix ans, et durera plus de deux décennies.

Nouvelles techniques

Dans les deux cas des techniques nouvelles seront nécessaires, a souligné M. Hosono, la situation à Fukushima étant inédite, avec des bâtiments détruits, un niveau de radioactivité élevé et du combustible tombé en tout ou partie sur le plancher de béton de l’enceinte de confinement dans trois réacteurs sur les six du complexe.

Le démantèlement du site dans le nord-est de l’archipel ne sera en conséquence pas achevé avant environ 40 ans, prévoit l’Etat. "Nous devons effectuer ces travaux en évitant de générer de nouveaux risques", a pour sa part insisté le ministre de l’Industrie, Yukio Edano.

Arrêt à froid décrété

Le gouvernement japonais avait décrété vendredi dernier l’état d’arrêt à froid des réacteurs accidentés de la centrale de Fukushima, une étape importante qui marque la stabilisation du site et ouvre la période de préparation du démantèlement.

L’état d’arrêt à froid, qui signifie le maintien de la température à l’intérieur des réacteurs sous 100 degrés Celsius et le contrôle des émissions radioactives, était un des objectifs clefs de "l’étape 2 du plan de travail" établi par la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) dans le but de venir à bout de cette catastrophe.

Parallèlement au démantèlement progressif, les autorités vont devoir s’occuper des alentours contaminés et de la population évacuée.

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