Japan Tsunami
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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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Le Japon invente une mini-Arche de Noé pour survivre aux tsunamis

Le Japon invente une mini-Arche de Noé pour survivre aux tsunamis | Japan Tsunami | Scoop.it

Le président de Cosmo Power, Shoji Tanaka, dans sa capsule anti-tsunami. © KEYSTONE

 

- Le Matin :

 

Après le tsunami du 11 mars qui a fait près de 20'000 morts et disparus, le Japon a mis au point une capsule de survie aux raz-de-marrée. Elle se présente sous la forme d'une grande balle de tennis jaune.

Une petite société japonaise a mis au point une version miniature moderne de l'Arche de Noé pour le cas où l'archipel serait à nouveau frappé par un grand tremblement de terre ou un tsunami, comme ceux qui ont fait près de 20 000 morts et disparus le 11 mars dernier.

Il s'agit d'une capsule de survie ressemblant à une énorme balle de tennis jaune.

Le président de Cosmo Power, Shoji Tanaka, affirme que cette bulle en fibre de verre, dotée d'une fenêtre et de trous d'aération sur le dessus, peut contenir jusqu'à quatre adultes et qu'elle a subi de nombreux tests de résistance avec succès.

Déjà des commandes

Le fabricant dit avoir déjà reçu 600 commandes depuis la finalisation de la balle de survie au début du mois et en avoir livré deux. Faute de catastrophe, la balle peut servir de cabane à jouer pour les enfants...

 

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Un homme a survécu au tsunami en grimpant sur un poteau électrique

Un homme a survécu au tsunami en grimpant sur un poteau électrique | Japan Tsunami | Scoop.it
Bistro Bar Blog:
Miyako, Iwate – C'est ici qu'un homme a survécu au tsunami du 11 mars qui a ravagé la région en escaladant un poteau électrique qui se trouvait là par chance.
Sa décision à une seconde près l'a sauvé, mais il dit qu'il veut surtout oublier ce qui est arrivé en ce jour traumatisant.
Ce gérant d'une épicerie, Chofuku Ishisone, 57 ans, conduisait sa camionnette pour aller à la maison d'un ami quand le séisme s'est produit. Il a fait demi-tour et s'est dirigé chez lui pour s'assurer qu'il n'y avait pas de dommages, puis est retournée à son épicerie pour surveiller.
En passant devant la mairie de Miyako, il a vu une vague d'eau noire qui se ruait sur lui à 100 mètres devant lui. Pris de panique, il a fait demi-tour et a accéléré, mais le tsunami l'a vite rattrapé, envahissant la chaussée et faisant flotter sa camionnette. Le moteur a calé et malgré de nombreux efforts n'a pas voulu redémarrer.
Ishisone est sorti de son véhicule et a essayé de courir, mais l'eau lui arrivait déjà jusqu'aux genoux, le faisant tomber et le trempant jusqu'aux os.
Il a continué d'avancer et a empoigné un poteau électrique devant lui, en commençant à l'escalader pour sauver sa peau.
« Je ne sais plus comment j'ai escaladé. Avant de réaliser, j'étais déjà en haut. », raconte-t-il.
Et là, à 5 mètres du sol, Ishisone s'est accroché à une ligne électrique de ses deux mains et a calé ses pieds sur un poteau de feux tricolores.
Bateaux, décombres, voitures, bois flottant s'écoulaient sous lui sans cesse. Une voiture charriée par l'eau a foncé sur le poteau électrique, le faisant vaciller. Devant Ishisone, un autre poteau penchait déjà fortement. Son corps tremblait à la fois de froid et de peur.
« Tenez bon ! » Ishisone a entendu quelqu'un l'appeler du toit d'un bâtiment du gouvernement de la ville à environ 50 mètres de là.
Après environ trois heures passées sur sa perche, Ishisone n'était toujours pas délivré. Le ciel commençait à s'assombrir, et il a décidé d'aller vers le bâtiment du gouvernement. Il est descendu du poteau et a commencé à nager. L'eau lui semblait réellement chaude, peut-être à cause de la chute de température de son corps.
Il a trouvé son chemin vers une salle de réunion au 3ème étage du bâtiment. Il dit qu'en se retrouvant là et en sentant le poids de son corps, il a enfin eu le sentiment d'être sauvé.
Suite aux tsunamis, Ishisone est devenu une célébrité locale de son pub grâce à son histoire de survie pas courante. Mais quand il pense qu'il aurait pu traîner à sortir de son véhicule, qu'il aurait pu ne pas y avoir de poteau électrique devant lui et que le poteau aurait pu se renverser, il a le sentiment que c'est la chance qui l'a sauvé. Depuis la catastrophe, il dit que sa consommation d'alcool est le double de ce qu'elle était, et qu'il boit jusqu'à ce qu'il s'écroule.
« Seuls des gens qui ont vécu quelque chose comme ça peuvent comprendre le mot terreur. C'est peut-être un instinct de survie qui a pris le dessus. Ces derniers temps, je ne cherche pas beaucoup à comprendre ce qui est arrivé. »
Traduit par Hélios
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Fukushima : Des paysans japonais réclament des indemnités

Fukushima : Des paysans japonais réclament des indemnités | Japan Tsunami | Scoop.it
Le 26 avril, plus de 200 paysans japonais ont manifestés devant siège de la compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco) pour lui demander de compenser leurs pertes causées par l'incident à la centrale nucléaire Fukushima 1.

Quotidien du Peuple
Il ya plus d'un mois qu'un violent séisme d'une magnitude de 9 sur l'échelle de Richter a frappé l'île de Honshu (nord-est) et a provoqué l'accident nucléaire de la centrale japonaise de Fukushima.
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Après le tsunami, les Japonais craignent une vague de suicides ...

Après le tsunami, les Japonais craignent une vague de suicides ... | Japan Tsunami | Scoop.it
Après la catastrophe du 11 mars, une inquiétude vis-à-vis de l’augmentation du nombre de suicides nait au sein de l’archipel nippon.

Avant le séisme et le tsunami, le Japon était déjà parmi les pays comptant le plus grand nombre de suicides au monde. Dans le sillage des catastrophes, certains Nippons se demandent comment survivre et surmonter l’épreuve sans céder à la tentation de mettre fin à ses jours.
Traumatisme des catastrophes

C’est évidemment dans la zone la plus sinistrée, dans le nord-est du Japon, que les préoccupations autour de cet acte se manifestent davantage. Et le débat a été relancé il y a dix jours lorsqu’un centenaire s’est donné la mort car il était « déprimé de devoir quitter sa maison » selon le New York Post.

Plusieurs cas de suicides ont déjà été rapportés près de la centrale nucléaire de Fukushima. Un fermier s’est pendu car il craignait que ses champs de choux ne soient irradiés par les retombées radioactives selon le Los Angeles Times. Ou encore, un père s’est donné la mort car il ne retrouvait pas son enfant dans les décombres.

Le mouvement s’inverse ?

Mais il y a deux écoles au Japon en ce moment. Il y a ceux qui craignent une vague de suicides quasi inévitable, et d’autres qui pensent qu’au contraire, les événements du 11 mars pourraient avoir l’effet opposé.

Pour le moment, aucun suicide au niveau des membres du gouvernement n’a été déclaré alors qu’il s’agit dans certains cas d’une manière pour eux d’assumer leurs responsabilités.

Par ailleurs, des hikikomori, ces jeunes qui restent cloitrés chez eux par peur d’interactions sociales, se sont manifestés afin d’apporter de l’aide aux victimes nipponnes selon Foxnews.

Rien de nouveau

Plus de 30.000 Japonais se donnent la mort chaque année, des hommes dans plus des deux-tiers des cas, et le Japon a l'un des taux de suicide les plus élevés au monde. Il y aurait donc un suicide toutes les quinze minutes au Japon.

Traditionnellement, le suicide au Japon n’est pas perçu comme un mal de l’âme, comme dans les pays occidentaux, où l'ont a tendance à expliquer ce geste par une maladie mentale – ou génétique – quand on la considère pas comme un pêché.

Le concept nippon du suicide se rattache plutôt à une vision médiévale du code d’honneur, le Bushido. Les samurais, pour expier leur âme, se donnaient la mort en se faisant hara-kiri, préservant ainsi leur fierté et l’honneur de leur famille.

Depuis quelques années, beaucoup de suicides ont lieu près du Mont Fuji, dans la ‘mer d’arbres’. C’est peut-être pour ajouter une touche romantique ou suivre « Le manuel complet du suicide », paru en 1993, qui conseille de s’y donner la mort car les corps y disparaissent, explique Chad Daniel à CBN News.

Il s’agit de ne pas tirer de conclusions hâtives concernant les cas de suicides au Japon post-11 mars. Mais il est possible d’espérer qu’un sentiment de collectivité prendra le dessus contre une envie de mettre fin à ses jours. Depuis le séisme, on a vu le Japon et son peuple rester calme, et on ne peut douter de la résilience du Pays du soleil levant.
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Voyage au coeur du Japon

C'est un voyage en terre interdite. Leur sol a été éventré, leurs maisons balayées, des populations décimées, leur nature contaminée, pourtant les japonais sont debout. Les symboles de l'Etat, les codes, les salutations sont plus que jamais présents. Cette unité est-elle de façade ? Dans ce pays marqué au fer rouge par les drames atomiques, les masques ont fleuri, une contestation silencieuse dit Philippe Porret. Ce psychanalyste était en Chine après le séisme dans le Sichuan. Il est aujourd'hui à Osaka. Philippe Porret est l'invité du JT6H le 20 avril 2011.
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►►Pet rescuers brave Fukushima danger zone

Tokyo -- The image was horrific: A whimpering beagle, ribs showing through its fur, tethered to a post inside the no-go zone around the worst nuclear accident since Chernobyl.
The scene was captured by freelance journalists who drove through towns within a few kilometers of the Fukushima Daiichi nuclear power plant, and who left food for the animal. But animal rescue activists who have braved the exclusion zone around the plant say there many others like it.
"I understand the nuclear danger and everything, but they're just being left to starve to death, basically," said Isabella Gallaon-Aoki of Japan Earthquake Animal Rescue and Support.
Gallaon-Aoki and others like her have been slipping into the 20-km radius around Fukushima Daiichi to retrieve pets and feed livestock left behind when their owners were forced to evacuate. Pet owners have sent her group their addresses, accompanied by pleas to rescue their animals, left behind when they fled for what was supposed to be a short time.
A month later, the volunteers are putting their long-term health on the line, putting on protective gear and entering the 20-km radius around the plant that was declared off-limits in the early days of the crisis. Hiroko Ito's 5-year-old Shiba, Non, is among those rescued by Gallaon-Aoki's group. Ito said she left food for the dog, but didn't expect to be gone a month.
"We tried to save him, but we couldn't get in," Ito said. (...)
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Une énième alarme, un premier sourire

Une énième alarme, un premier sourire | Japan Tsunami | Scoop.it
- Tremblement et stupeur :
Kinkyu-jishin-sokuhou: en anglais «early earthquake warning». Merci de bien vouloir vous préparer au tremblement de terre qui arrive.
(...)
Peut-être que la trop grande fréquence des tremblements de terre et de leurs répliques a fini par venir à bout de certaines de nos habitudes sociales. Mais ce sourire échangé vient de modifier mon humeur du tout au tout. Ma frustration, mon stress viennent de s’envoler. Peut-être que tant qu’à subir un nouveau problème, il nous parut à tous les deux plus raisonnable de faire face en souriant, plutôt que de prétendre s’ignorer. Un rien de sociabilité en plus. Un rien d’humanité supplémentaire.
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Des leçons ont été tirées suite au grand tremblement de terre du Japon

Des leçons ont été tirées suite au grand tremblement de terre du Japon | Japan Tsunami | Scoop.it
Hebdo Web
Des japonais témoignent -
Malgré les nerfs brisés et le stress élevé dans les zones sinistrées du nord du Japon, la réponse à la réplique énorme de jeudi a été un signe encourageant que les leçons ont été tirées du grand tremblement de terre à l'Est du Japon.

Une alerte au tsunami a été émis après une réplique de magnitude 7,1 qui a secoué la côte . Mais avant l'alerte au tsunami qui a finalement été levé, il y avait peu de panique,et de confusion mais plutôt plus d'assurance face aux souffrances après le séisme de magnitude de 9,0 qui a frappé le 11 Mars a rapporté le journal Asahi.

Cette fois, j'ai rapidement pris des mesures pour fuir, à s'attendant à un tsunami qui suivrait, a déclaré Kazuyuki Endo, 77 ans, ...
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Plus de la moitié des victimes japonaises du tsunami avaient plus de 65 ans

Plus de la moitié des victimes japonaises du tsunami avaient plus de 65 ans | Japan Tsunami | Scoop.it
Selon le journal Asahi, plus de la moitié des victimes du tsunami géant qui a déferlé le 11 mars 2011, sur plus de 600 km le long des côtes du nord-est du Japon, avaient plus de 65 ans.

Des chiffres qui se basent sur ceux fournis par la police qui a vérifié l’âge de près de 8 000 personnes décédées et qui a évalué leur pourcentage à 54%.

Le Japon, du séisme à la catastrophe nucléaire
Avant le tsunami du 11 mars, les personnes âgées dans le Tohoku au nord-est du Japon représentaient 25 % de la population. Si plus de la moitié des victimes du tsunami ont plus de 65 ans, c’est parce que ces personnes n’ont pas eu le temps de s’enfuir ou parce qu’elles étaient handicapées, et qu’elles ne pouvaient pas se déplacer sans l’aide de quelqu’un.

Des milliers de disparus
Selon le journal Asahi, le bilan des victimes, estimé à 30 000, pourrait encore s’alourdir. Car des familles entières ont été emportées par le tsunami, sans que personne n’ait pu signaler leur disparition à la police.

Des milliers de cadavres n’ont toujours pas été retrouvés. Autour de la centrale de Fukushima, près d’un millier de corps n’ont pas encore été ramassés dans la zone d’exclusion de vingt kilomètres.

La police ne fait que commencer à les récupérer, mais avec de nombreuses précautions car ces cadavres ont été exposés à de forts niveaux de radiation et doivent être décontaminés.
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Japon: des sinistrés tombent malade faute de fioul pour...

Eclipsés par la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi, des centaines de milliers de Japonais restent sans abri.
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Enquête auprès des japonais sur l’après tremblement de terre

Enquête auprès des japonais sur l’après tremblement de terre | Japan Tsunami | Scoop.it
Tout le Japon : blog sur le Japon, la Mode Japonaise et les japonais :

Entre le 16 et le 17 Mars 2011, Macromill a mené une enquête d’urgence sur le soutien vital immédiat pour ceux qui ont connu le grand tremblement de Tohoku. Je vous présente donc cette étude, pour faire suite aux 2 sujets sur le séisme au Japon.

Pour cette enquête, 148 222 membres du groupe de suivi Macromill ont rempli un questionnaire privé sur Internet. Aucune répartition démographique n’a été présentée. 3140 personnes enquêtées ont été touchées par le tremblement de terre.
Les résultats de l’enquête sur l’après tremblement de terre au Japon :
Q1: Quels problèmes avez-vous depuis le tremblement de terre ?

(Taille de l’échantillon = 3.140, ceux qui vivent dans les zones touchées par le tremblement de terre, réponses multiples)

Le manque de carburant pour les véhicules, les poêles 88.3%
Difficile d’obtenir de la nourriture 83.7%
L’approvisionnement en eau a été coupé, n’est pas fiable 63.1%
Difficile de se procurer du papier de toilette, autres objets du quotidien 56.4%
Gaz et/ou électricité coupé, ou pas fiable 35.9%
Impossible d’utiliser les toilettes, pas de toilettes 34.1%

Etc.
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Japon :  pas de retour à la normale pour l’essence et la nourriture | euronews, monde

Japon :  pas de retour à la normale pour l’essence et la nourriture | euronews, monde | Japan Tsunami | Scoop.it
monde - Sendai, préfecture de Miyagi au Japon. La pénurie de carburant est bien présente, 15 jours après le tremblement de terre et le tsunami. “Même si la situation s’améliore, l’essence sert en priorité aux véhicules de secours”, précisent les autorités locales.
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Au Japon, les oubliés du tsunami tentent de revivre

Au Japon, les oubliés du tsunami tentent de revivre | Japan Tsunami | Scoop.it
village de Yamamoto
| Japonation

Occultés par la catastrophe nucléaire de Fukushima, des milliers de victimes du tremblement de terre et du tsunami du 11 mars dernier se relèvent lentement du drame. Plus de 300 kilomètres de rivage ont été touchés, il faudra des années avant de retrouver un semblant de normalité.
Grand-mère Sato murmure. Comme si elle ne voulait pas réveiller les morts ou perturber les âmes en peine qui errent dans les rues du village de Yamamoto. Devant sa maison, encore debout mais dévastée, elle jette un regard alentour et baisse les bras : « Je ne sais pas si je reviendrai vivre ici un jour… »
Sa sœur et son beau-frère, chez qui elle vit depuis la catastrophe du 11 mars, sont venus l’accompagner pour nettoyer l’une des pièces du rez-de-chaussée et emporter quelques affaires. « Ce n’est pas interdit de revenir chez nous, précise grand-mère Sato, mais la police tolère simplement un bref passage. On ne peut plus y vivre, il n’y a plus d’eau, d’électricité, de gaz, tout est coupé depuis des mois. » Yamamoto, à environ 60 kilomètres au sud de Sendaï, capitale de la préfecture de Myagi, est un village fantôme.
« Il y a eu plus de 650 morts ici »
Le village était encore inaccessible par la route il y a quelques semaines, les Forces armées ont déblayé les accès. La mairie sollicite l’aide des bénévoles, tente de faire l’état des lieux des dégâts dans une commune qui comptait 15 000 habitants avant le tremblement de terre et le tsunami qui s’en est suivi.
Sept vagues successives ont avalé le village, balayé les maisons les plus fragiles avec leurs occupants, emporté les voitures et les poteaux électriques, inondé les rizières… « Il y a eu plus de 650 morts ici, dit Sato en hochant la tête. Des familles entières ont été emportées dont on n’a jamais retrouvé les corps, comme mes voisins au bout de la rue. Mais nous les survivants, nous devons penser à l’avenir. »
Cette petite dame de 70 ans est venue de Tokyo pour s’installer il y a dix dans ce petit coin de paradis, entre mer et montagne, loin des grandes villes. Cet isolement, autrefois un luxe, rend aujourd’hui les choses compliquées.
« Nous sommes toujours coupés du monde ici, poursuit-elle. Des débris s’amoncellent partout et personne n’a encore décidé de notre sort. Faut-il tout détruire et reconstruire dans les montagnes ? Rénover les maisons et construire des digues très hautes pour être protégé ? Nous attendons les décisions de la ville, qui elle-même attend les orientations du gouvernement à Tokyo. »
« Le gouvernement est trop lent »
Son assurance « tremblement de terre » a remboursé les dégâts dans la maison, contrairement à ceux qui n’avaient qu’une assurance « inondation » qui n’entre pas dans la catégorie « tsunami ». Ce dernier ayant été provoqué par un tremblement de terre n’était pas en effet considéré comme « inondation ».
Mais grand-mère Sato dissimule une certaine impatience, sans exprimer de colère face à la lenteur des décisions pour la reconstruction. « Je ne sais pas quoi faire et je ne peux rien décider encore, s’inquiète-t-elle. Il faudrait faire vite maintenant, le gouvernement est trop lent. »
La petite route côtière qui longe la mer traverse des villages désertés aux maisons éventrées, aux toits effondrés, aux cimetières dévastés. Un épais silence enveloppe des lieux vidés de leurs âmes. Amas de débris, carcasses de voitures alignées au bord d’un chemin, station d’essence en ruine…
Sur des kilomètres d’une route lézardée et parfois ondulée, les stigmates d’une catastrophe à l’ampleur inimaginable s’imposent au regard. La ligne de chemin de fer longeant elle aussi la côte a perdu ses rails. L’herbe a déjà poussé sur ce qui est devenu un chemin de terre.
La gare de Sakamoto, au milieu de nulle part, ne voit plus le moindre train depuis quatre mois. Où iraient les passagers ? Sakamoto est rayée de la carte, rasée, aplatie. Seule l’école primaire, plus solide, a tenu debout et accueille techniciens et ouvriers qui déblayent chaque jour des tonnes de gravats.
Des gens vivent encore dans cet environnement de désolation
Un peu plus loin justement, une locomotive rouge solitaire stationne près d’une maison du village de Yamashita, hors de ses rails, sans wagons, sur le point de basculer. A quelques mètres de là, entourée d’arbres et de champs, une maison semble en vie. Une voiture et une camionnette stationnent dans la boue.
Des gens vivent encore dans cet environnement de désolation. À l’arrivée d’une voiture étrangère, le petit groupe de sept personnes, dont trois femmes, s’immobilise et salue en se courbant poliment. Habillés de combinaisons blanches, de bottes hautes et de masques, tous font une pose sous un soleil écrasant.
Harada-san se présente : « Je suis l’un de ces bénévoles qui aident les propriétaires des maisons à nettoyer la boue et déblayer. Je suis un artisan d’Osaka et face aux défis de la reconstruction, je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose pour les sinistrés. »
Depuis plus d’un mois et demi, Harada-san sillonne cette région isolée, se rend dans les mairies qui l’envoient vers les propriétaires qui ont fait une demande d’aide. Les traits tirés mais le sourire aux lèvres, Harada San montre son minuscule camping-car dans lequel il vit depuis des semaines : matelas, eau, riz, nouilles instantanées, vêtements s’empilent dans le fond du véhicule.
« Il y a encore un travail énorme et les demandes se multiplient », raconte celui qui a déjà nettoyé plus de 90 maisons depuis son engagement. L’homme incarne l’élan de solidarité qui a traversé tout le Japon. Et à Yamashita, plus qu’ailleurs, on a besoin de soutien.
« Ne pouvions plus supporter la vie au Centre des sinistrés »
Kyoko Saeki et son mari Naoshi sortent de la maison, heureux de ne plus être seuls face à l’adversité : « Nous avons hésité pendant longtemps à demander de l’aide mais nous ne pouvions plus supporter la vie au Centre des sinistrés de la ville voisine, c’était insupportable. Mon mari déprimait et je commençais moi aussi à perdre espoir », raconte Kyoko, 65 ans, agricultrice spécialisée dans les fraises, qui ne peut plus s’arrêter de parler.
Volubile, les yeux brillants et avec un large sourire, elle exprime tout simplement une « renaissance » depuis qu’ils ont pu revenir dans leur maison. Et de raconter, presque sans reprendre son souffle, la déprime de son mari, les séances avec le psychologue, le vélo que le centre lui a donné, le règlement très militaire et strict dans le centre, l’autorité des bureaucrates, les rations alimentaires, le froid cet hiver et la chaleur à partir de juin, l’inquiétude pour ses cultures de fraises et ses rizières, inondées par l’eau salée…
Son visage s’illumine encore lorsqu’elle évoque la visite au centre du prince et de la princesse Masako, enfants de l’empereur. « J’ai pu lui parler directement pendant quelques minutes, raconte-t-elle. J’étais tellement heureuse car je savais qu’elle avait eu des problèmes de dépression, j’ai pensé à elle et elle m’a donné du courage pour relever la tête et me battre. »
Debout près d’elle, son mari Naoshi, ancien militaire, fait du vélo tous les jours et il va mieux. « Nous avons déjà replanté un peu, explique-t-il, les récoltes seront un peu en retard et on verra si le sel aura rongé la terre ou non, mais nous avons espoir maintenant. Même si on découvre encore des cadavres dans les bois voisins tous les jours. Cela me ramène au cauchemar. »
« Je suis effrayée qu’un pays comme le Japon ait tant de mal à faire face »
Il regarde avec émotion les jeunes bénévoles qui s’affairent dans la maison, dont une Japonaise venue du Texas avec son fils de 16 ans. « Je ne pouvais rester les bras croisés, dit Ritzuko. Je ne viens qu’une dizaine de jours, mais je me sens solidaire. Lorsque je vois l’isolement des gens, ici dans le Sud, je suis effrayée qu’un pays comme le Japon, mon pays, ait tant de mal à faire face. »
Pour preuve, dans le village voisin de Hamayoshida, les deux employées de la seule supérette de la zone se débrouillent comme elles peuvent. « C’est terrible, car pratiquement personne n’est revenu au village, raconte la patronne qui a eu de l’eau jusqu’à la poitrine lors du tsunami. Mais on a voulu rouvrir au plus vite et offrir un service minimum pour ceux qui viennent maintenant récupérer des affaires, les bénévoles ou ouvriers qui travaillent.»
Face à la petite gare dont personne ne peut dire si elle rouvrira un jour, des électriciens travaillent depuis des jours pour garantir la distribution électrique et ainsi permettre l’arrivée de secours plus importants.
La noria de pelleteuses et de camions en action plus de dix heures par jour au cœur de la ville de Yuriage totalement détruite illustre la capacité de mobilisation énorme à l’approche de la grande capitale de Sendai. Les dégâts considérables sont à la mesure de la modernité du Japon.
Usines, entrepôts, immeubles, centres commerciaux longeant la mer près du port de Sendai, balayés par le tsunami, se retrouvent aujourd’hui empilés en de gigantesques amas de ferraille, formant des collines artificielles tout le long de la côte.
Un retour à une vie normale prendra encore de longues année
Et, en dépit des moyens déployés près de la capitale, des routes et autoroutes dégagées, des 100 000 sinistrés accueillis dans des refuges ou dans des maisons provisoires, tout le monde sent bien qu’un retour à une vie ou une activité normale prendra encore de longues années.
Du sommet de la petite colline sacrée de Yuriage où sont érigés des stèles et des autels en mémoire des victimes, on peut percevoir le carnage provoqué par le tsunami. L’horizon n’offre plus qu’un paysage de désolation, de béton, de fer, de cadavres de véhicules entassés les uns sur les autres ou bien alignés soigneusement dans des rizières.
On perçoit au loin une vingtaine de pelleteuses jaunes, vertes, bleues, seuls points lumineux et colorés dans ce paysage gris. De tout le Japon on vient se recueillir et prier là, « afin que les âmes des morts trouvent la paix ».
Des trois stèles énormes posées au sommet de la petite colline, une a résisté, celle en mémoire des victimes de la Seconde Guerre mondiale. Les deux autres ont été emportées de l’autre côté de la colline et gisent dans l’herbe.
Cruelle ironie, sur l’une d’elle a été gravée l’histoire réelle d’une catastrophe qui remonte à 1932. Des notables de la ville de Yuriage l’ont commandée à un sculpteur afin de ne pas l’oublier.
Son titre : « Histoire d’un tremblement de terre » et un sous-titre prémonitoire : « Lors d’un tremblement de terre, méfiez-vous du tsunami. » Dimanche 10 juillet, la terre a encore tremblé dans le nord-est du Japon…
La décontamination prendra des décennies
Le premier ministre japonais Naoto Kan a déclaré samedi 9 juillet que la décontamination du site de la centrale nucléaire de Fukushima prendrait plusieurs dizaines d’années, en présentant pour la première fois un programme de très long terme pour cette opération. « Il faudra trois, cinq, voire dix ans pour parvenir à reprendre le contrôle de la centrale, et même plusieurs décennies pour remédier aux conséquences de l’accident », a-t-il ajouté.
DORIAN MALOVIC pour la-croix.com
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Comment vivre après Fukushima

Comment vivre après Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
nouvelobs.com
Deux mois après le tsunami et l'accident nucléaire, l'écrivain japonais Akira Mizubayashi analyse les conséquences du désastre dans son pays et dénonce l'incurie des autorités.

Akira Mizubayashi - Dans un premier temps, j'ai vécu le désastre sismique loin du Japon. En effet, je venais de partir de l'aéroport de Narita de Tokyo quand le tremblement de terre s'est produit. A la suite de la publication d'«Une langue venue d'ailleurs», on m'avait proposé de faire une conférence et de participer à des rencontres en France. Ce que j'avais accepté avec joie.

Mais cette perspective joviale s'est brusquement assombrie. J'ai passé quinze jours à Paris, loin de ma famille, dans une angoisse croissante. Ce qui m'a préoccupé, c'était la différence de ton et de contenu entre les sources d'information françaises et japonaises. Je me suis souvent demandé pourquoi, du côté japonais, on ne parlait pas tellement de ce qui bouleversait si profondément l'opinion française.

Je suis rentré à Tokyo le 28 mars et, là, j'ai commencé à vivre mon deuxième temps de l'après-11 mars. Je me suis donc retrouvé, sans hiatus, dans le quotidien des Tokyoïtes, plongés dans la peur d'un monstre invisible: une ville plus sombre le soir en raison des lumières éteintes ou faiblement allumées, une ville où les bouteilles d'eau minérale avaient disparu, une ville où une angoisse sous-jacente semblait cohabiter avec l'habituel calme des gens qui vaquaient à leurs affaires.

J'ai vite compris qu'on ne pouvait pas se contenter du journal télévisé ni des grands quotidiens. J'ai repéré des pages d'internet qui présentent analyses et réflexions de spécialistes indépendants de l'opérateur Tepco et des autorités gouvernementales et nucléaires. Des amis proches et ma famille m'avaient mis en garde contre la présence médiatique, surexposée, de certains experts pronucléaires qui, malgré le déclenchement de la crise, prônaient honteusement, paraît-il, la fiabilité et la sûreté absolue des centrales japonaises. Aujourd'hui, ma journée est ponctuée de plongées dans des sources d'informations sélectionnées sur la situation évolutive de Fukushima.
(...)
- Comment ont réagi les Japonais à ce désastre? On a pu parler de fatalisme, de résignation, mais aussi de sagesse, de civisme et de dignité. Comment définiriez-vous leurs réactions?
(...)
- Les médias étrangers ont souligné le manque, au Japon, de transparence et d'information sur la catastrophe et ses conséquences. Pensez-vous que les diverses autorités japonaises ont été à la hauteur de l'événement?
(...)
- Qu'est-ce qui a changé, au fil des centaines de répliques sismiques, dans la vie quotidienne à Tokyo, où vous habitez?
(...)
- Depuis Hiroshima et Nagasaki, le Japon a un rapport unique au monde avec le traumatisme nucléaire. Après Fukushima, la société japonaise va-t-elle repenser sa relation au danger nucléaire?
(...)
- Le Japon vit aujourd'hui avec deux risques majeurs: un risque sismique permanent et un risque invisible de contamination radioactive. Comment vit-on ainsi?
(...)
- Où en est-on de la situation des victimes, des sans-abri et des réfugiés? Comment le Japon leur manifeste-t-il sa solidarité?
(...)
- Quelle est pour vous la signification de ce désastre? Est-ce un tournant historique pour le Japon ? Qu'est-ce qui va changer?

C'est un tournant historique. La reconstruction du pays doit nécessairement passer par une remise en question du modèle politique, qui a ses racines profondes dans la formation historique de l'articulation spécifique de l'individuel et du communautaire, étant entendu que c'est cette articulation même qui engendre simultanément la «discipline» des sinistrés et l'incompétence flagrante des hommes au pouvoir. Mais je ne suis pas sûr que les citoyens de ce pays soient prêts à prendre en main leur avenir dans ce sens-là. Au fort de la crise de Fukushima, la réélection de l'actuel gouverneur de Tokyo, chef de file des pronucléaires, est passée comme une lettre à la poste.


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Séisme au Japon : un scientifique de Sendai témoigne

Séisme au Japon : un scientifique de Sendai témoigne | Japan Tsunami | Scoop.it
La Recherche

Un mois et demi après le séisme et le tsunami du 11 mars, le professeur Eiji Ohtani, éminent géophysicien à l'université Tohoku de Sendai et vice-président de la Japan Geoscience Union, a accepté de témoigner pour La Recherche.

- Où vous trouviez vous, le 11 mars dernier quand le séisme a eu lieu?

J’ai d’abord cru que ce séisme n’était pas très fort qu’il s’agissait d’une secousse comme nous en connaissons souvent. Cependant, ce séisme était différent des précédents : il était lent et les vibrations étaient de basses fréquences, comme sur un bateau au milieu de l’océan.
Après quelques secondes, je pensais que cela allait s’arrêter, mais des mouvements plus forts ont alors secoué le bureau : les étagères se sont effondrées, tous mes livres et documents se sont éparpillés sur le sol, l’ordinateur portable et les écrans sont tombés par terre : j’ai réalisé instantanément que c’était le plus gros séisme que nous n’avions jamais vécu.

- Comment les gens autour de vous ont-ils réagi, y a-t-il eu une alerte au tsunami ?

Les gens sont restés très calmes en général. Ils n’ont jamais paniqué. Ceci, parce que nous faisons régulièrement des exercices d’évacuation et de préparation aux séismes, même si nous n’imaginions pas qu’un tel séisme survienne en réalité.

- Dans quelle mesure votre université a-t-elle été touchée ?

Notre université est loin de la côte, à 14 kilomètres, et notre département est sur le haut d’une colline

- Un mois et demi après le séisme géant et le tsunami, quelle est la situation générale ?

L’électricité a été rétablie en quelques jours. L’eau aussi, après deux semaines. Aujourd’hui, la plupart des gens viennent à nouveau travailler. Et nous sommes en train d’évaluer les dommages pour les communiquer au gouvernement.

Au début avril, la situation s’est nettement améliorée avec le rétablissement, en partie, des moyens de transport (route, trains, bateaux). L’aéroport de Sendai fonctionne à nouveau depuis le 13 avril mais uniquement pour les vols internes, et le train qui lie Tokyo à Sendai, le Shinkansen, a repris son service lundi 25 avril.

- Quels sont les problèmes auxquels vous êtes confrontés maintenant ?

Le principal problème est de faire face aux répliques et à la crise de la centrale nucléaire. Depuis le séisme principal de magnitude 9 sur l’échelle de Richter, nous devons nous attendre à des répliques très fortes de magnitude comprise entre 7 et 8 pendant encore deux mois au moins.
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Les techniciens de la centrale nucléaire de Fukushima sont à bout de forces

Les techniciens de la centrale nucléaire de Fukushima sont à bout de forces | Japan Tsunami | Scoop.it
The Canadian Press:

TEPCO, dont la gestion de la crise et la communication ont fait l'objet de nombreuses critiques au Japon, affirme faire son possible.
«Nous pensons avoir travaillé à améliorer la nourriture, les heures de sommeil et les jours de repos, de sorte que les conditions de travail s'améliorent. Nous souhaitons oeuvrer à des progrès supplémentaires, tenant compte des avis du Dr Tanigawa», dit l'exploitant dans un communiqué.
La situation urgente à la centrale, où les systèmes de refroidissement sont tombés en panne à la suite du tsunami, justifiait le surcroît de travail, convient Takeshi Tanigawa. Mais cette surcharge devient «chronique» et les techniciens atteignent la limite de leur résistance physique et mentale, prévient-il.
«Ils se battent depuis plus d'un mois. Mais ils n'ont pas eu de répit. TEPCO et le gouvernement ne pensent pas à eux. Les techniciens doivent faire du bon travail, mais ils ne sont pas soutenus», selon le médecin.
Pourtant, aucun ne songe à abandonner, constate-t-il. «Ils éprouvent un profond sens de leur responsabilité. J'ai demandé à beaucoup d'entre eux s'ils voulaient arrêter, mais ils ont répondu: "Si je ne le faisais pas, qui le ferait?".»
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Les habitants évacués autour de Fukushima voudraient récupérer des affaires

- Monde - Nouvelobs.com :

TOKYO (AP) — Les autorités japonaises ont déclaré mercredi qu'elles pourraient pour la première fois faire respecter strictement la zone d'exclusion de 20km autour de la centrale nucléaire de Fukushima afin d'éviter que des habitants évacués ne risquent d'être irradiés en retournant vérifier l'état de leur maison.

Environ 70.000 à 80.000 personnes habitaient dans la dizaine de villes et villages situés dans un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale de Fukushima Dai-ichi avant le tremblement de terre et le séisme du 11 mars dans le nord-est du Japon.


"Nous envisageons de mettre en place des 'zones de précaution' pour limiter les entrées de façon effective' dans le périmètre, a déclaré le secrétaire général du gouvernement, Yukio Edano.

En attendant, TEPCO continue à verser de l'eau dans les réacteurs et les piscines de refroidissement du combustible usé pour empêcher la surchauffe et davantage de fuites radioactives.

L'opérateur a annoncé mercredi qu'il avait commencé à distribuer des formulaires d'indemnisation aux habitants évacués. TEPCO propose environ l'équivalent de 12.000 dollars (8.262 euros) par foyer dans un premier temps.
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Interview avec Enson Inoue au coeur du désastre du tremblement de terre au Japon

Interview avec Enson Inoue au coeur du désastre du tremblement de terre au Japon | Japan Tsunami | Scoop.it
A la suite du tremblement de terre du 11 mars et du tsunami, Yoshihiro Akiyama, Genki Sudo, Hayato "Mach" Sakurai, Ryo Chonan ainsi que d'autres membres de la communauté du MMA, se sont ralliés pour lever des fonds pour ceux affectés par le désastre, en créant des programmes de volontaires et en conduisant eux-même des camions de vivres vers le nord du Japon.

L'ancien champion poids lourds du SHOOTO et le vétéran du PRIDE, Enson Inoue, a fait partie de ceux qui ont voyagé au nord-est du Japon pour aider les victimes du tremblement de terre et du tsunami. Daniel Herbertson de MMA Fighting s’est entretenu avec lui.

Daniel Herbertson : Que faisais-tu quand le tremblement de terre a eu lieu ?


Après le tremblement de terre, le tsunami, et quand tu as vu l'étendue des dégâts, quelle a été ta réaction, et qu'est-ce que tu as fait ?

Qu'est-ce qui t'a poussé à aller là-bas ?

Qu'est-ce que ça faisait de conduire à travers Fukushima, dans les zones gravement touchées par le tsunami ?

Qu'est-ce que tu avais pris avec toi ?

Comment c'était dans les centres d'évacuations ?

Est-ce qu'à un moment donné tu as réalisé l'étendue des dégâts ?

Est-ce que ces gens reçoivent de l'aide ? Est-ce que l'argent qui a été donné arrive jusqu'à eux ?

Est-ce qu'il y a des choses qui se passent dans la région et qu'on ne voit pas dans les médias ?

Quand je suis arrivé la première fois là-bas, il y avait encore des cadavres, mais ils n’étaient pas couchés n'importe où. Quand je suis arrivé dans les décombres, j'ai vu une main dans les débris, une jambe dans la forêt et un corps accroché à un arbre. Quand je me suis approché de l'océan, j'ai vu une jambe sous un pont. Quand je suis retourné à Tokyo, tout ça était nettoyé. 80% des décombres n’ont pas encore été inspectés. Il y a toujours des corps éparpillés, et on peut sentir l'odeur. Il y a beaucoup de poissons morts aussi, et on peut sentir cette odeur, ça vous prend au nez.

Il y a des endroits où on peut aller et réclamer des corps. Ils n’ont pas montré les couloirs des mairies à la télé. C'est incroyable. Le premier étage est là où on peut déclarer des proches morts, et certaines queues sont longues de 60 personnes. Les murs sont couverts de listes de noms de personnes disparues et de messages de gens sur où ils se trouvent, et dans quel refuge ils sont. C'est loin d'être fini pour tous ceux qui cherchent encore les gens qu'ils aiment.
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U.S. museum acquires handwritten Japan newspapers on March 11 tsunami+

NEW YORK, April 15 (AP) - (Kyodo)—A Washington-based journalism museum, the Newseum, said Thursday it has acquired a set of handwritten copies of a newspaper in Ishinomaki, northeastern Japan, reporting on the March 11 earthquake and subsequent tsunami disaster.
The Newseum said on its website, "When the worst earthquake in Japan's history and the subsequent tsunami knocked out all power in the city of Ishinomaki in Miyagi Prefecture, editors at the Ishinomaki Hibi Shimbun, the city's daily newspaper, printed news of the disaster the only way they could: by pen and paper."

"The newspapers are a powerful testament to the timeless human need to know and to journalists' commitment to providing that information," it said.

The daily evening newspaper, which was first published in 1912, has a normal circulation of 14,000 in Ishinomaki, a major city in the prefecture with a population of about 160,000.

Hiroyuki Takeuchi, the newspaper's managing director and editor-in- chief, said the staff discussed the matter on the evening of March 11 by candlelight and agreed to issue handwritten newspapers using rolled paper that was found intact to provide information for survivors, including those at ad hoc shelters.

The newspapers -- with such headlines as "One of Japan's worst earthquakes and tsunami" and "Relief teams arrive from various places" -- were posted at six locations for six days until electric power was restored.
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"Tokyo s'est transformée en une ville de province un peu terne"

"Tokyo s'est transformée en une ville de province un peu terne" | Japan Tsunami | Scoop.it
Le Monde.fr -

Un mois après le tsunami dévastateur, les Japonais vivent toujours au rythme des secousses sismiques, des rationnements alimentaires et de la peur invisible du nucléaire. Des Français restés dans le pays témoignent.
"Je commence à souffrir du mal des tremblements de terre"
Je dors encore avec mon passeport, un sifflet et mon téléphone"
"Je me retrouve sans emploi"
"Tokyo s'est transformée en une ville de province un peu terne"
"Ma résistance au stress sismique a semble-t-il gagné quelques degrés"
"Les escalators tous fermés, les écrans géants éteints"
"J'ai dû quitter mon appartement à cause d'une grosse fissure"
"Mes collègues japonais souhaitent que notre entreprise nous transfère à Osaka"
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Live Japon : la mesure du risque à portée de main

Live Japon : la mesure du risque à portée de main | Japan Tsunami | Scoop.it
Depuis le 11 mars 2011, marqué par un terrible tremblement de terre de magnitude 9 et un tsunami avec des déferlantes de plus de 15 mètres de haut, les Japonais ont pris la mesure du risque auquel leur archipel dans son entier est exposé. On sait que dans les trois décennies à venir, il existe 70% de risques qu'une secousse tellurique d'ampleur voisine frappe la région de Tokyo, populeuse conurbation de quelque 35 millions d'habitants. Que faire ? Hélas, un tel drame surprendra tout le monde, car s'il l'on peut établir des probabilités à long terme, on ne peut hélas par prévoir à brève échéance.

Les Japonais ont beau le savoir, lorsque le drame survient, ils sont nombreux à être pris au dépourvu et à adopter des réflexes de survie qui ont des conséquences dommageables comme on a pu le vivre le 11 mars (pénurie dans les commerces, impossibilité de rentrer chez soi, embouteillages monstres). Toutefois, ces réactions n'ont heureusement pas dégénéré en mouvement de panique, ce qui aurait été pire que tout.

Comme le montre JP Nishi, les répliques sont si fréquentes ces derniers jours, doublées d'une menace de contamination radioactive, qu'on finit par ne plus prêter attention aux alertes, on apprend à vivre avec, on fait comme si.[...]

Il existe désormais de nombreuses applications...
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Japon : les sinistrés luttent pour survivre

Tandis que le monde s'inquiète d'une éventuelle catastrophe nucléaire, les sinistrés du séisme luttent pour leur survie.
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Japan to scrap stricken reactors

Japan to scrap stricken reactors | Japan Tsunami | Scoop.it
BBC
Japan is to decommission four stricken reactors at the quake-hit Fukushima nuclear plant, the operator says.
Japanese experts are considering whether to cover the reactor buildings at the Fukushima Daiichi plant with a special material, to stop the spread of radioactive substances, Chief Cabinet Secretary Yukio Edano says.

Japan's emperor made a rare public appearance at an evacuation centre in the Tokyo area on Wednesday.
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Sous l’œil de Masataka Nakano, Tokyo gronde encore

- Le fil arts et scènes - Télérama.fr

Photographe free lance japonais, Masataka Nakano est né en 1955. Il est notamment connu pour avoir publié, en 2001, “Tokyo nobody”, un livre où la capitale nippone apparaissait vide de tous ses habitants. Au lendemain du tremblement de terre, ces images, réalisées spécialement pour “Télérama”, rythmées par le bruit des secousses qui continuent de secouer une ville privée de ses lumières, sont cette fois réincarnées, habitées de centaines de visages de Tokyoïtes qui s’accrochent. Un témoignage qu’il veut porteur d’espoir.
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