Japan Tsunami
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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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Fukushima : l'audition du directeur de la centrale divulguée

Fukushima : l'audition du directeur de la centrale divulguée | Japan Tsunami | Scoop.it

Protégés par une combinaison et un masque, des travailleurs tentent de décontaminer un bassin de rétention de fuel dans la centrale de Fukushima, en mars.

 


Le gouvernement japonais a rendu public, trois ans et demi exactement après l'accident de Fukushima, le contenu des auditions de protagonistes du drame.


La publication jeudi par le gouvernement japonais du contenu des auditions de protagonistes du drame qui a eu lieu trois ans et demi exactement après l'accident de Fukushima – dont celle très attendue de celui qui était alors directeur de la centrale – répond à l'appel de médias et citoyens qui veulent connaître la vérité sur cette catastrophe.

Dans la liste des transcriptions en japonais accessibles sur un site gouvernemental, figurent notamment les déclarations de l'ex-premier ministre Naoto Kan, de l'ancien ministre de l'industrie Banri Kaieda, du porte-parole du gouvernement à l'époque, Yukio Edano, et de feu Masao Yoshida, alors aux commandes du complexe Fukushima Daiichi saccagé par le tsunami du 11 mars 2011.

Les comptes rendus des entretiens avec ce dernier s'étendent sur plusieurs centaines de pages.
M. Yoshida, mort l'an passé d'un cancer, avait été interrogé de longues heures entre juillet et novembre 2011 sur les opérations entreprises dans la centrale pour en reprendre le contrôle alors que les cœurs de trois des six réacteurs étaient en fusion et que s'étaient produites plusieurs déflagrations.

 

Il était l'interface entre les techniciens sur le terrain et le siège tokyoïte de son entreprise, Tokyo Electric Power (Tepco). Le bureau du premier ministre lui donnait aussi directement des ordres, sans compter la présence d'une Autorité de sûreté nucléaire qui multipliait les interventions pas toujours jugées bien placées.

« INSENSÉ »

« Pourquoi est-ce que j'étais obligé de parler directement avec le gouvernement, qu'est-ce que faisait le siège, et l'autorité ? J'ai toujours trouvé ça insensé », s'est-il plaint, jugeant de plus en plus difficile de répondre à des injonctions incohérentes venues d'en haut. D'où parfois une désobéissance quand ce qu'on lui enjoignait lui semblait incompréhensible voire dangereux. C'est ainsi par exemple qu'il continua à arroser les réacteurs avec de l'eau de mer et évita sans doute le pire, même si ponctuellement « Tokyo » lui avait demandé d'arrêter.

De par sa longue expérience dans les installations atomiques, M. Yoshida avait en outre vite compris que le problème de l'eau contaminée, aujourd'hui encore énorme et irrésolu, allait très vite se poser.
M. Yoshida disait avoir souffert de ne jamais avoir pu faire entendre ce danger à la direction de Tepco et au gouvernement, de même qu'il pressait le siège de s'occuper correctement des habitants de la région qu'on forçait à partir sans qu'ils comprennent pourquoi. Trois ans et demi jour pour jour après le drame, des dizaines de milliers de personnes n'ont pas retrouvé leur domicile et vivent pour beaucoup dans des logements provisoires peu confortables.

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▶ Fukushima, Une Population Sacrifiée

Ajoutée le 10 mars 2013

Fukushima, Une Population Sacrifiée, Le 11 mars 2011, un tremblement de terre de 9 sur l'échelle de Richter a frappé au large du Japon. Un tsunami dévastateur s'ensuivi. Le Japon a été frappé par le plus violent séisme de son histoire. Le tremblement de terre, de magnitude 9, s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Suivi de nombreuses et puissantes répliques, il a provoqué un impressionnant tsunami. Les victimes se sont comptées à plus de 18000 et les dégats se sont comptés en plusieurs centaines de milliards. Ce tsunami créa la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl en Russie en 1986. Ainsi le 15 mars 2011, l'accident nucléaire de Fukushima dans la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi eu lieu.Voici un documentaire sur cette population sacrifiée. Discussion ici : http://laterredufutur.com/html/phpBB3...

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Les enfants de Fukushima sont gravement malades

Les enfants de Fukushima sont gravement malades | Japan Tsunami | Scoop.it

La situation au Japon est catastrophique, la situation réelle au niveau de la contamination restant un sujet tabou. Entre les fuites d’eau et la situation en sous-sol, la situation est depuis de longs mois complètement incontrôlable et les conséquences n’en seront que tragiques, au niveau planétaire. En regardant du côté de Tchernobyl qui ne concernait qu’un seul réacteur à l’uranium, on peut voir que les terres sont toujours contaminées et inhabitables sur une grande superficie, le Japon avec trois réacteurs chargés au plutonium ne peut pas échapper à la règle, et les conséquences n’en seront que funestes car au niveau évacuations, elles sont restées très limitées géographiquement…. Et toujours ce silence autours du sujet…

Et la situation ne risque pas de s’améliorer avec l’approche d’un typhon du Japon qui s’annonce comme étant un des plus puissants de ces dernières années…

Le nucléaire à un point commun avec les guerres, les premières victimes sont généralement celles qui n’ont rien demandé, les enfants….


Plus de 48 % des 375.000 jeunes – presque 200.000 enfants – testés par l’Université de Médecine de Fukushima vivant à proximité des réacteurs souffrent aujourd’hui d’anomalies pré-cancéreuses de la thyroïde, principalement de nodules et de kystesQuelque 39 mois après les multiples explosions à Fukushima, le taux de cancers de la thyroïde chez les enfants des environs sont montés en flèche, dépassant de 40 fois la normale.

Plus de 48 % des 375.000 jeunes – presque 200.000 enfants – testés par l’Université de Médecine de Fukushima, vivant à proximité des réacteurs souffrent aujourd’hui d’anomalies pré-cancéreuses de la thyroïde, principalement de nodules et de kystes. Le taux est en voie d’accélération.

Plus de 120 cancers infantiles ont été relevés quand on ne s’attend qu’à trois seulement, déclare Joseph Mangano, directeur exécutif du Projet Radiation et Santé Publique. L’industrie nucléaire et ses chantres continuent de nier cette tragédie sanitaire.

Certains ont en fait affirmé que « pas une seule personne » n’a été affectée par la libération massive des radiations de Fukushima, qui, pour certains isotopes, a dépassé de presque 30 fois celle d’Hiroshima. Mais l’épidémie mortelle de Fukushima concorde avec les impacts subis par les enfants après l’accident de Three Mile Island en 1979 et l’explosion de Tchernobyl en 1986, de même qu’avec les conclusions rapportées pour d’autres réacteurs commerciaux. La probabilité que l’énergie atomique puisse causer de telles épidémies a été confirmée par la Commission Canadienne de Sécurité Nucléaire, qui dit qu’une « augmentation du risque de cancers infantiles de la thyroïde » accompagnerait une catastrophe nucléaire.

Dans l’évaluation des perspectives de la construction d’un nouveau réacteur au Canada, la Commission dit que le taux « augmenterait de 0,3 % à une distance de 12 kilomètres de l’accident. Mais cela suppose la distribution de comprimés d’iodure de potassium et une évacuation d’urgence, ce qui ne s’est produit ni à Three Mile Island, ni à Tchernobyl, ni à Fukushima. Les chiffres ont été analysés par Mangano. Il a étudié les impacts des radiations créées par des réacteurs sur la santé humaine depuis les années 80, démarrant son travail avec un radiologue légendaire, le Dr Ernest Sternglass et le statisticien Jay Gould. Mangano confirme que la santé globale au sein de populations sous le vent (des réacteurs) s’améliore quand on ferme les réacteurs et décline quand ils sont ouverts ou ré-ouverts. Les enfants à proximité ne sont pas les seules victimes de Fukushima. L’un des responsables de la centrale, Masao Yoshida est mort à 58 ans d’un cancer de l’œsophage. Masao a héroïquement refusé d’abandonner Fukushima au pire moment de la crise, sauvant probablement des millions de vies.

Les ouvriers du site employés par des entrepreneurs indépendants – dont de nombreux sont dominés par des syndicats du crime – sont souvent laissés sans aucune surveillance pour l’exposition aux radiations. La colère du public augmente avec les plans du gouvernement pour obliger les familles – dont certaines avec de nombreux enfants – à retourner dans la région lourdement contaminée autour de la centrale. Suite à l’accident de 1979, les propriétaires de Three Mile Island ont nié que le réacteur avait fondu. Mais une caméra robot l’a confirmé ensuite. L’état de Pennsylvanie a mystérieusement fait disparaître la liste d’enregistrement des cancers, puis a dit qu’il n’y avait « aucune preuve » d’un quelconque décès.

Mais un large éventail d’études indépendantes confirme les taux en élévation de mort d’enfants et d’un excès de cancers parmi la population générale. Morts en excès, mutation et taux de maladies parmi les animaux du secteur ont été confirmés par le Département d’Agriculture de Pennsylvanie et les journalistes locaux. Dans les années 80, un juge fédéral, Sylvia Rambo, a bloqué un recours collectif de quelques 2400 habitants de Pennsylvanie sous le vent, déclarant qu’il n’y avait pas eu suffisamment de radiations libérées pour affecter quiconque. Mais 35 ans après, personne ne sait la quantité de radiations qui s’est échappée ou sa direction. Les propriétaires de Three Mile Island ont tranquillement payé des millions de dollars aux victimes sous le vent en échange de leur silence.

À Tchernobyl, le rassemblement de 5000 études a montré un nombre supérieur à 1 million de décès. Les effets des radiations sur les jeunes sous le vent en Biélorussie et en Ukraine ont été horribles. Selon Mangano, 80 % des « enfants de Tchernobyl » nés sous le vent depuis l’accident ont été affectés par un large éventail d’impacts allant de malformations et de cancers de la thyroïde à des maladies à long terme du cœur, du système respiratoire et mentales. Les résultats signifient que seul un jeune sous le vent sur cinq peut être reconnu en bonne santé. Les Médecins pour la Responsabilité Sociale et la branche allemande des Médecins Internationaux pour la Prévention des Guerres Nucléaires ont averti de problèmes parallèles près de Fukushima. Le Comité Scientifique des Nations-Unies sur les effets des radiations atomiques (UNSCEAR) a récemment publié des rapports qui minimisent les impacts des catastrophes sur les humains.

L’UNSCEAR est intimement lié à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique, dont le mandat est de promouvoir l’énergie nucléaire. L’AIEA (Agence Internationale de l’Énergie Atomique) a depuis toujours l’ordre de contrôler en les bâillonnant les conclusions des Nations-Unies sur les impacts sanitaires des réacteurs.

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Atom Heart Fucker (16) : qu'est-il arrivé à l'USS Reagan le 12 mars 2011 ?

Atom Heart Fucker (16) : qu'est-il arrivé à l'USS Reagan le 12 mars 2011 ? | Japan Tsunami | Scoop.it

C'est un événement qui était passé inaperçu, à un peu trop focaliser sur la centrale de Fukushima elle-même, qui devient lentement depuis un évènement historique pire que celui de Tchernobyl : aux dernières nouvelles, nous ne sommes plus loin du syndrome chinois, un (sinon peut-être même deux cœurs) ayant visiblement fondu, et a traversé son enveloppe d'acier pour percer ensuite celle de béton. Mais le jour de l'explosion qui avait suivi le tremblement de terre, je ne m'étais pas du tout intéressé au nuage radioactif échappé du corps de centrale N°4. Or un événement d'actualité vient de nous rappeler son existence, et ses dégâts : la découverte de maladies liées à une exposition aux radiations nucléaires sur un bon nombre de... marins américains. Ceux qui croisaient à proximité des côtes japonaises ce jour-là, à bord du porte-avions USS Ronald Reagan, venu apporter son aide au Japon dévasté par le tsunami. Et la suite de cette histoire incroyable, la voici... A bord du porte-avions USS Reagan, ce jour-là, il y avait... 5 500 marins à bord ! (...)

Jacques Le Bris's insight:

Confirmation également trois années plus tard chez CNN, avec l'exposé des diverses maladies découvertes chez ses occupants depuis son retour aux USA : leucémies, cancers, avortements ou naissances d'enfants difformes ("Baby A.G."), saignement divers, les exemples ne manquent pas."Aujourd'hui, trois ans plus tard, plus de 70 marins hommes et femmes de la mission ont déposé une plainte en milliards de dollars contre TEPCO, alléguant que l'entreprise dissimule des informations qui ont conduit à l'exposition aux rayonnements provoquant des maladies, et même le cancer. Les experts médicaux sont sceptiques sur une connexion, mais les cas sont des crève-cœurs. Lindsay Cooper et Kim Gieseking ayant une fois servis sur le Reagan ont dit que depuis leur retour ils sont confrontés à des problèmes débilitants de thyroïde. Thomas McCants était sur l'USS Germantown en juillet 2011 quand il a été envoyé au Japon. Quand il est revenu , il a été diagnostiqué avec la leucémie, a-t-il déclaré à CNN. Et puis il y a le l'officier Steve Simmons, qui a servi sur le Reagan. Avant de partir, c'était un randonneur passionné dans les montagnes de Hawaï, et il dit que sa santé était "très bonne" dans les mois qui ont précédé le déploiement . " L'été de 2010 ... quand nous sommes arrivés à Hawaii, je suis allé faire des courses de randonnée. Quelques jours plus tard, je suis allé à pied à Diamond Head. Le lendemain de Diamond Head, en fait je suis allé à pied et Stairway to Heaven," a déclaré Simmons à CNN. Mais Simmons dit que quelque chose lui est arrivé au large des côtes du Japon. Un an après son retour aux États-Unis, il a perdu tout contrôle de ses jambes. Les médecins disent de Simmons qu'ils n'ont aucune idée de ce qu'il lui arrive "Je ne sais pas non plus," dit Simmons. Deux moments au cours de son déploiement ont marqué Simmons. A un moment, le navire a cessé de prendre de l'eau de mer et la purifier à cause de contaminants, mais Simmons a dit qu'il en avait déjà bu ce jour-là. "L'eau fournit tout - les douches, les robinets d'eau, les machines à soda", a déclaré Simmons. La sécurisation de l'eau en raison de contaminants "était une première pour tout le monde à bord." Le Reagan a également navigué à travers le panache nucléaire du bâtiment en fusion pendant des heures, menant à une décontamination complète. Le navire a même verrouillé le système de ventilation, précise Simmons". Les balais et le savon n'auraient donc pas suffi ? (...)

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Les nourrissons de Californie ont été atteints par les retombées de Fukushima

Les nourrissons de Californie ont été atteints par les retombées de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

En Californie, chez les nouveaux-nés des femmes qui étaient enceintes au moment du passage du nuage radioactif de Fukushima, les cas d’hypothyroïdie ont augmenté de 7 fois par rapport aux périodes précédentes sans pollution radioactive.

Les doses d’Iode radioactif qu’ont reçu les mères de Californie devaient être assez faibles. L’Iode radioactif a été dispersé au cours de son trajet de 6 jours au dessus du Pacifique et son activité radioactive diminue de moitié en 8 jours.

L’étude

L’étude a été publiée dans l’Open Journal of Pediatrics (J. Mayano, J. Sherman, Christopher Busby).

L’état de Californie, sur la côte pacifique des USA pratique depuis des années sur tous les nouveaux nés un test permettant le diagnostic de l’Hypothyroïdie (manque ou absence de production d’hormone thyroïdienne par la Thyroïde). Le manque d’hormone thyroïdienne a de graves conséquences sur le développement physique et le développement intellectuel de l’enfant.

Si on additionne, en Californie, les cas limites et les cas confirmés, les cas d’hypothyroïdie à la naissance ont augmenté de 7 fois chez les enfants soumis à la pollution intra-utérine, pendant la grossesse de leur mère. Les cas « limite » ont plus augmenté que les cas confirmés.

Aucune autre cause que le passage du nuage radioactif de Fukushima au printemps 2011 n’est décelable.

Notes et commentaire

L’étude montre, contrairement à ce qu’affirme le lobby nucléaire, la nocivité des faibles doses de radioactivité et la rapide dispersion des éléments radioactifs de Fukushima.

Il faut souligner que la glande thyroïde est la première glande à apparaître chez l’embryon humain, vers le 70° jour de gestation. Le développement du cerveau dépend d’un fonctionnement thyroïdien normal.

Je ne sais pas quel est l’avenir de ces enfants. Leur thyroïde se remettra-t-elle à fonctionner ? Resteront-ils dépendants leur vie durant d’un traitement ? Y a-t-il un risque que se développent des tumeurs bénignes ou malignes ?

Le nuage radioactif a traversé le Pacifique et atteint la côte Ouest des USA en 6 jours. Il a vraisemblablement fait le tour de l’hémisphère nord. Donc beaucoup de gens ont été exposés à des doses relativement faibles de la radioactivité de Fukushima.

De nombreuses études prouvent la nocivité des faibles doses de radioactivité

L’institut US de médecine et le National Research Council estiment que au moins 212.000 américains ont développé un cancer de la thyroïde suite à leur exposition, pendant la période foetale ou l’enfance, aux doses relativement basses d’Iode 131 relâchées par les essais nucléaires dans le désert du Nevada.

Des études récentes montrent la nocivité des faibles doses sur les travailleurs du nucléaire. Les faibles doses reçues de façon chronique semblent plus dangereuses que la même dose reçue en une fois.

D’autres études montrent que les faibles doses provoquent des translocations chromosomiques (cassure des chromosomes suivies d’une mauvaise réparation). Ces translocations chromosomiques sont considérées comme la cause primaire des cancers.

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Entre quatre murs, la vie des enfants de Fukushima

Entre quatre murs, la vie des enfants de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Un compteur geiger placé en face de la gare de Koriyama mesure le taux de radioactivité de l'air...


Echographie

bilan thyroïdien, analyses d'urines, et biopsie… tous ces examens font partie d’une large étude épidémiologique sur la santé des milliers d’enfants ayant vécu ou étant nés aux alentours de la centrale nucléaire.


Les enfants sont plus facilement sujets à des infections, car leur système immunitaire est plus faible. Le risque de cancers de la thyroïde, comme les pathologies cardio-vasculaires, peuvent être accrus.


L'Organisation des Nations Unies a déclaré en mai 2013 que les rayonnements après l'accident de Fukushima ne semblent pas avoir causé, dans l’immédiat, de dommages pour la santé des gens, comme une augmentation des cas de cancers.


Les professionnels de la santé expliquent qu’il faut, comme dans le cas de l’explosion de Tchernobyl, attendre au moins cinq ans pour qu’apparaissent des cancers de la thyroïde.


Cependant en février 2014, seulement trois ans après la catastrophe, l’université médicale de Fukushima rapportait que sur les 254.000 enfants suivis, 75 ont été diagnostiqués pour un cancer thyroïdien. La norme est d’un à trois pour un million d'enfants.


Jean-René Jourdain, directeur adjoint de l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire, confirme qu’il est difficile pour l’instant de se prononcer. «Il n’existe aucune donnée sur les cancers de la thyroïde de ces enfants avant l’accident… On ne peut donc pas comparer la situation actuelle avec une situation normale.»


Les études sur l’impact de la radioactivité, qui restent donc contradictoires, sèment le trouble et alimentent l’angoisse des habitants et particulièrement des jeunes couples.


Après la catastrophe, les autorités avaient demandé aux parents et aux responsables des établissements scolaires de ne pas laisser les enfants de moins de deux ans plus de quinze minutes dehors. Pour ceux âgés de trois à cinq ans, la limite ne devait pas dépasser trente minutes.


Même si les consignes ont été assouplies en 2013, les parents ont demandé aux écoles maternelles de continuer d’appliquer les restrictions. Nombre d’enfants ne sortent plus jamais dehors. 


Un autre problème inquiète les médecins, celui de la santé mentale des enfants. Ils risquent de pâtir des conséquences de ce climat anxiogène et de cet enfermement. L’université de Tôhoku a remarqué qu’un quart des trois à cinq ans ayant vécu le tsunami souffrent de troubles comportementaux. Un chiffre trois fois supérieur à la moyenne.


Pour ces enfants, les comportements des adultes vis-à-vis d’eux restent mystérieux et inquiétants. «Sur-surveillés», ils vivent constamment avec une peur indicible au ventre sans en comprendre les raisons. Se rouler par terre leur est interdit, car ils ne doivent pas toucher le sol. L’air est devenu un danger ainsi que l’alimentation.


Les plus âgés vivent dans l’inquiétude constante de développer une maladie grave. S’ils sont équipés d’un doseur de radioactivité, ils ne comprennent pas à quoi sert réellement cet instrument.  


Ce sentiment d’angoisse diffus peut entraîner des effets nocifs sur leur développement psychologique. Fatigue chronique, insomnie, agressivité et repli sur soi sont des troubles du comportement fréquemment constatés par les personnels de santé. Concentration et coordination des gestes sont difficiles pour certains et beaucoup ont tendance à prendre du poids.


Le chef d’établissement note également davantage de conflits et de stress chez les plus jeunes. «Il y a beaucoup plus d'enfants qui ne sont pas du tout alertes. Ils n'ont rien envie de faire… Je me demande vraiment parfois si c'est une bonne idée de les laisser vivre à Fukushima. Mais il y a ceux qui ne peuvent pas partir, et je ressens fortement le devoir de tout faire pour les aider.»


D’ici une dizaine d’années, le risque est grand de voir nombre de ces enfants, selon les spécialistes, développer des comportements asociaux ou, plus grave pour certains, de se suicider.

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Plight of homeless in Fukushima cleanup

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Japon : les propositions du parti au pouvoir pour Tepco et Fukushima

Japon : les propositions du parti au pouvoir pour Tepco et Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Tepco a déjà dépensé 27 milliards de dollars depuis l'accident et doit faire face à de nouvelles obligations pour déclasser la centrale et la mettre hors service, indemniser les 160 000 personnes évacuées et assumer les coûts de la décontamination de la région entourant le site.

 

Pour tourner la page Fukushima, une commission du Parti libéral démocrate (PLD), le parti au pouvoir au Japon, recommande une scission de l'entreprise Tokyo Electric Power (Tepco) en raison des défaillances affichées dans sa gestion des opérations de nettoyage à la centrale endommagée par le tsunami consécutif au tremblement de terre du 11 mars 2011.

Tepco est empêtrée depuis deux ans et demi dans des opérations de nettoyage et de contingentement de l'usine de Fukushima dont les quatre réacteurs ont été endommagés dans le plus grave accident nucléaire depuis celui survenu à la centrale ukrainienne de Tchernobyl en 1986.

Les membres du PLD proposent une séparation financière complète des opérations à Fukushima et de l'opérateur de la centrale et souhaite la constitution d'une agence administrative indépendante, précisent les journaux Nikkei et Yomiuri.

Tepco a déjà dépensé 27 milliards de dollars depuis l'accident et doit faire face à de nouvelles obligations pour déclasser la centrale et la mettre hors service, indemniser les 160 000 personnes évacuées et assumer les coûts de la décontamination de la région entourant le site. Le processus de nettoyage du site pourrait prendre au moins trente ans et coûter plus de 100 milliards de dollars. Après des mois de démenti, Tepco a reconnu en juillet que de l'eau contaminée se déversait de la centrale dans l'océan Pacifique.

Le gouvernement a procédé à la nationalisation de Tepco l'an passé. Cette implication directe des autorités dans la compagnie a provoqué des débats animés notamment pour savoir s'il fallait retirer à l'opérateur le nettoyage et le laisser se concentrer sur la fourniture d'électricité à la région de Tokyo. Le premier ministre Shinzo Abe a promis que son gouvernement va prendre en charge la responsabilité de la gestion des eaux contaminées employées au refroidissement des réacteurs.

Tepco a dit ne pas être mesure de s'exprimer sur son avenir. Elle travaille à une révision nécessaire de ses projets d'activités, n'ayant pas atteint ses objectifs financiers.

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Le moment le plus dangereux pour l'humanité depuis la crise des missiles cubains

Le moment le plus dangereux pour l'humanité depuis la crise des missiles cubains | Japan Tsunami | Scoop.it

Note: Ne pas oublier de lire les commentaires qui apportent des précisions sur la véracité de cet article.

Nous sommes actuellement à deux mois du moment le plus dangereux peut-être pour l'humanité depuis la crise des missiles cubains.

Il n'y a aucune excuse à ne pas agir. Toutes les ressources que notre espèce peut rassembler doivent se focaliser sur la piscine de l'unité 4 de Fukushima.

Le propriétaire de Fukushima, Tokyo Electric (Tepco), dit que d'ici 60 jours va commencer une tentative pour enlever plus de 1300 barres de combustible usagé d'une piscine en très mauvais état perchée à 30 mètres du sol. La piscine repose sur un édifice sévèrement endommagé qui penche, s'enfonce et qui pourrait facilement s'effondrer avec un autre séisme, si ce n'est pas de lui-même.

 

Pour un regroupement international visant à donner les moyens à Tepco et au Japon de résoudre cette crise, vous pouvez signer la pétition ici : http://www.nukefree.org/crisis-fukushima-4-petition-un-us-global-response

 

Les quelques 400 tonnes de combustible de cette piscine pourraient libérer 15.000 fois plus de radiations qu'Hiroshima.

Une chose est sûre concernant cette crise, c'est que Tepco n'a les ressources ni scientifiques, ni techniques, ni financières pour la gérer. Pas plus que le gouvernement. La situation demande un effort mondial coordonné des meilleurs scientifiques et ingénieurs que notre espèce peut rassembler.

Pourquoi est-ce aussi sérieux ?

Nous savons déjà que des milliers de tonnes d'eau largement contaminée s'écoulent sur le site de Fukushima, entraînant un brouet diabolique d'isotopes à longue vie vers le Pacifique. Des thons irradiés par des retombées imputables à Fukushima ont déjà été pêchés au large de la Californie.

Nous pouvons nous attendre à bien pire.

Tepco continue à déverser toujours plus d'eau sur un site proche de trois cœurs de réacteur en fusion qu'il doit continuer à refroidir coûte que coûte. Des panaches de vapeur indiquent qu'une fission pourrait se poursuivre quelque part en souterrain. Mais personne ne sait exactement où se trouvent exactement ces coriums.

Une grande partie de cette eau irradiée se trouve maintenant dans un millier d'immenses mais fragiles réservoirs qui ont été assemblés à-la-va-vite et éparpillés autour du site. Plusieurs fuient déjà. Ils pourraient tous être fracassés par un prochain séisme, libérant des milliers de tonnes de poisons permanents dans le Pacifique.

L'eau qui coule à travers le site déstabilise aussi les structures subsistantes de Fukushima, dont celle supportant la piscine de l'unité 4.

Plus de 6000 assemblages de combustible reposent dans la piscine commune à juste 50 mètres de l'unité 4. Certains contiennent du plutonium. La piscine ne possède aucun confinement au-dessus. Elle est vulnérable à une perte de refroidissement, à l'effondrement d'un bâtiment proche, à un autre séisme, à un autre tsunami.

Au total, plus de 11.000 assemblages de combustible sont dispersés sur le site de Fukushima. Selon Robert Alvarez, expert de longue date et ancien responsable du département de l'énergie, il y a 85 fois plus de césium léthal sur le site qu'il n'y en a eu de libéré par Tchernobyl.

On continue de trouver des "points chauds" de radioactivité un peu partout au Japon. On entend parler d'une intensification des taux de problèmes thyroïdiens parmi les enfants de la région.

Dans l'immédiat, l'essentiel est que ces barres de combustible doivent sortir de la piscine de l'unité 4 dès que possible.

Juste avant le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 qui ont détruit le site de Fukushima, le cœur de l'unité 4 avait été enlevé pour maintenance et rechargement de routine. Comme quelques deux douzaines de réacteurs aux US et d'autres biens trop nombreux dans le monde, la piscine conçue par General Electric dans laquelle repose aujourd'hui le cœur se trouve à 30 mètres en l'air.

On doit toutefois garder immergé le combustible usagé. C'est son revêtement, un alliage de zirconium, qui s'enflammerait spontanément s'il était exposé à l'air. Longtemps utilisé dans les ampoules de flash des appareils photos, le zirconium brûle avec une flamme chaude extrêmement vive.

Toute barre exposée émet suffisamment de radiations pour tuer en quelques minutes quiconque se trouve à côté. Un embrasement pourrait obliger tout le personnel à quitter le site et rendrait inopérable la machinerie électronique.

Selon Arnie Gundersen, ingénieur depuis 40 ans dans l'industrie nucléaire pour laquelle il fabriquait autrefois des barres de combustible, celles du cœur de l'unité 4 sont inclinées, endommagées et fragilisées au point de s'effriter. Les caméras ont montré d'inquiétantes quantités de débris dans la piscine, qui est elle-même endommagée. [Dans une interview, Arnie disait : "Ils ont admis que tout le bore s'était désintégré. Cela peut enclencher une réaction en chaîne nucléaire si les barres arrivent en contact les unes des autres dans la piscine."]

Les risques techniques et scientifiques pour le vidage de la piscine de l'unité 4 sont spécifiques et redoutables, dit Gundersen. Mais ce doit être fait avec 100 % de perfection.

Que la tentative échoue, les barres pourraient se retrouver exposées à l'air et prendre feu, dégageant d'horribles quantités de radiations dans l'atmosphère. La piscine pourrait même s'écraser au sol, déversant les barres dans un tas qui pourrait entrer en fission et peut-être exploser. Le nuage radioactif qui en résulterait menacerait la santé et la sécurité de nous tous.

La première retombée de Tchernobyl en 1986 a atteint la Californie en dix jours. Fukushima en 2011 est arrivé en moins d'une semaine. Un nouvel incendie de l'unité 4 déverserait un flot continu de poisons mortels radioactifs pendant des siècles.

L'ancien ambassadeur Mitsuhei Murata dit que des rejets à grande échelle de Fukushima "détruiraient l'environnement mondial et notre civilisation. Ce n'est pas compliqué, ça dépasse tout débat sur les centrales nucléaires. C'est un problème de survie humaine."

Ni Tokyo Electric, ni le gouvernement du Japon ne peuvent faire cela tout seuls. Il n'y a aucune excuse au déploiement concerté d'une équipe coordonnée des meilleurs scientifiques et ingénieurs de la planète.

Nous avons tout au plus deux mois pour agir.

Pour le moment, nous envoyons une pétition aux Nations-Unies et au président Obama pour mobiliser la communauté mondiale scientifique et technique afin qu'elle prenne en charge Fukushima et le travail de la mise en sécurité de ces barres de combustible.

Vous pouvez signer la pétition à : http://www.nukefree.org/crisis-fukushima-4-petition-un-us-global-response

Si vous avez une meilleure idée, donnez-y une suite s'il vous plaît. Mais faites quelque chose et faites-le maintenant.
Partagez cet article le plus largement possible et faites tourner la pétition. 

L'heure tourne.

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Fukushima: une deuxième unité de décontamination d'eau radioactive fonctionne

Fukushima: une deuxième unité de décontamination d'eau radioactive fonctionne | Japan Tsunami | Scoop.it

Des membres de l’Autorité de régulation nucléaire du Japon inspectent les réservoirs d’eau contaminée à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, le 23 août 2013
© Autorité de régulation nucléaire du Japon/AFP/Archives Nuclear

 

Tokyo (AFP) – La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima a indiqué avoir remis en service lundi une deuxième unité de décontamination de liquide radioactif, un système-clef pour tenter d’en finir avec la crise de l’eau contaminée.

L’unité A du « système avancé de traitement liquide (ALPS) » a été remise en exploitation (encore sous forme de tests à chaud) après avoir été stoppée plusieurs semaines à cause de divers problèmes.

Une autre unité similaire fonctionne aussi depuis la fin du mois de septembre, avec quelques soucis de temps à autre.

Une troisième unité devrait entrer en exploitation courant novembre, a précisé Tokyo Electric Power (Tepco).

En attendant, ces deux unités (A et C) couplées doivent permettre de traiter au total 500 mètres cubes d’eau contaminée par jour pour en extraire 62 des 63 éléments radioactifs restants, après l’extraction en amont avec un autre dispositif des césium 134 et 137.

Une fois passé par ALPS, le liquide résultant ne contient plus a priori que du tritium, mais en quantité encore trop importante pour rejeter l’eau en mer.

Il faudra réduire sa teneur avant d’envisager de relâcher l’eau dans l’océan Pacifique voisin, ce qui deviendra un jour inévitable, selon le président de l’Autorité de régulation nucléaire, Shunichi Tanaka.

ALPS, conçu avec le groupe japonais Toshiba, est un des rouages-clefs de la stratégie de Tepco pour traiter les quelque 400.000 tonnes d’eau radioactive accumulées du site de Fukushima, dont 300.000 dans des réservoirs, une quantité qui augmente de jour en jour et qui ne pourra pas être stockée indéfiniment, d’autant que certaines des citernes utilisées ne sont pas fiables.

Le gouvernement a déjà prévu d’affecter des fonds à la mise en place l’année prochaine de moyens additionnels et plus puissants de décontamination car ALPS ne saurait de toute façon suffire.

 

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Au Japon, Sendaï revit et rebondit

Au Japon, Sendaï revit et rebondit | Japan Tsunami | Scoop.it

Une station de taxis à proximité de la gare de Sendaï, véritable centre commercial et cœur  de la ville (Dorian Malovic).

 

Meurtrie par le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars 2011, la préfecture de Miyagi au Japon se relève lentement et sa capitale, Sendaï, profite à plein de la reconstruction.

 

Ambiance festive et débridée, légèrement alcoolisée. Le soir, dans certaines rues de Sendaï où se concentrent les restaurants, se bouscule, en toute civilité, une foule de jeunes, de couples, d’hommes d’affaires ou d’employés de bureau, sollicitée par des serveurs polis et avenants vantant la gastronomie de leur chef cuisinier.

Rires et cris joyeux sous des lanternes rouges rendent l’atmosphère détendue en cette fraîche soirée d’automne, alors que tout le monde vient de terminer une journée de dix heures de travail. Entre le grand magasin de luxe Mitsukoshi et les arcades commerçantes, à deux pas de la gare de la capitale de la préfecture de Miyagi, une clientèle tout aussi bigarrée et impatiente se presse dans les boutiques encore ouvertes à 21 heures.

 

L’économie tourne à plein régime

Image d’une société de consommation japonaise de province euphorique qui se relève du tsunami du 11 mars 2011, qui a fait plus de 10 000 morts à Miyagi. Dans les quartiers sud en bord de mer, touchés par le tremblement de terre et le tsunami qui a suivi, au moins un millier de personnes ont trouvé la mort et des milliers de maisons ont été détruites.

Le cœur de la ville de Sendaï, fissuré mais très vite restauré, connaît depuis un étonnant dynamisme économique.  « Grâce à la catastrophe,  reconnaît Hidetaka Yanatsu, responsable économique à la mairie de Sendaï, la ville connaît une prospérité nouvelle et son économie tourne à plein régime », dit-il en soulignant d’un petit sourire le paradoxe d’une telle situation.

Ville paisible et calme de un million d’habitants, Sendaï avait refusé il y a quarante ans l’industrialisation forcenée de ses consœurs de la région du Kansaï, comme Osaka et Kobé, pour privilégier l’environnement. « Les terrains ici sont rares et donc chers, explique encore Hidetaka Yanatsu, et 90 % de notre économie concerne le secteur des services. Le tourisme, l’agriculture et la manufacture se partagent les 10 % restants. Aujourd’hui, notre ville bénéficie des conséquences des immenses plans de reconstruction lancés dans toutes les villes détruites de la côte au nord. » 

 

La gare, au cœur d’une activité trépidante

De fait, les réceptionnistes des centaines d’hôtels de Sendaï vous annoncent « hôtel complet pour les trois semaines à venir ». L’activité trépidante de la grande gare, véritable centre commercial et cœur de la ville, n’a jamais connu une telle intensité. 

Sous les quais de la station où un Shinkansen (TGV japonais) part toutes les heures pour Tokyo, quatre niveaux de commerces offrent tout ce que le citadin japonais peut se procurer : du supermarché à la bijouterie, en passant par les traiteurs de luxe, les brasseries ou pâtisseries, sans parler des dizaines de petits restaurants de sushis, de nouilles, de langue de bœuf (gyutang, spécialité de la région). 

Au dehors, le terminal des bus a vu son activité croître de 20 % depuis deux ans, et les dizaines de taxis parfaitement alignés à la sortie de la gare n’attendent jamais plus de quinze minutes pour prendre des clients.

 

Tout s’est concentré ici

 « Les compagnies d’assurances ont dépensé des fortunes en envoyant dans toutes les villes du nord sinistrées leurs experts », raconte le P. Charles Aimée Bolduc, des Missions étrangères du Québec, qui vit au Japon depuis des décennies. « Leur base ne pouvait être que Sendaï, seule ville du département suffisamment grande pour les accueillir, les loger, les nourrir… Les procédures juridiques japonaises sont si strictes qu’ils ont dû rechercher toutes les familles touchées, les retrouver dans les villages d’habitations provisoires, contacter des descendants lorsque des personnes étaient mortes… C’est long et tortueux mais la légalité et le droit priment. Ici, tout doit être fait selon les lois de succession en vigueur. » 

Le même modèle s’applique pour les centaines de sociétés sollicitées pour la reconstruction des villes et villages anéantis par le tsunami.

 « Rebâtir les routes, ponts, digues, voies de chemin de fer, immeubles et maisons dans toute la région demande des dizaines de milliers d’ouvriers, d’architectes, d’artisans. La main-d’œuvre manque localement », explique encore le prêtre, impliqué dans l’aide distribuée par Caritas depuis la catastrophe et qui connaît parfaitement tout le diocèse qui s’étend jusqu’au nord de l’île de Honshu.

 

Le secteur de la construction explose

De retour de mission dans les trois autres départements touchés par le tsunami et la catastrophe nucléaire (Aomori, où il y eut peu de dommages, Iwate, très touché et Fukushima, irradié), Hidetaka Yanatsu confirme la situation très favorable de Sendaï. « Avant la catastrophe de 2011, nous avions mené une enquête auprès de cent entreprises de la ville en leur demandant si elles jugeaient que l’économie allait bien, explique-t-il, et seulement 25 % d’entre elles avaient répondu “oui”. Fin 2012, nous avons mené la même enquête et plus de 50 % ont jugé que l’économie allait très bien. L’optimisme est revenu. Le secteur de la construction explose et la ville est saturée de bureaux… » 

Immédiatement Hidetaka Yanatsu fait la comparaison avec la ville de Kobé, qui a subi un terrible tremblement de terre en 1995 (plus de 6 000 victimes et de gros dégâts matériels urbains). L’économie y avait là aussi rebondi mais durant peu de temps et moins que dans les grosses villes voisines d’Osaka et Kyoto. « Cette fois, Sendaï est la seule grosse ville du département de Miyagi ; la seconde ne compte que 300 000 habitants. Donc nous sommes les seuls à profiter du boom économique. » 

Officiellement la population de Sendaï, auparavant en baisse, a augmenté de plus de 20 000 personnes depuis 2011. Des familles qui ont perdu leur maison sur la côte sont venues y loger. Des professionnels y ont trouvé un emploi à cause du manque de main-d’œuvre. Enfin une population de retraités est venue de Tokyo, trouvant la ville de Sendaï particulièrement attirante pour y couler des jours paisibles, après une longue vie de travail à la capitale.

 

L’une des trois villes les plus agréables du Japon

D’ailleurs, selon une enquête menée au niveau national, Sendaï fait partie des trois villes jugées les plus agréables à vivre au Japon, avec Fukuoka et Sapporo. Pas trop étouffante, remplie d’espaces verts, proche de la campagne, de la mer et de la montagne, « Sendaï a un charme fou », confie un professeur européen en poste dans l’une des 17 universités de la ville. « Une ville d’étudiants jeunes et dynamiques qui font de la recherche dans les meilleures universités du pays, à niveau égal avec celles de Kyoto, Tokyo et Kobe », ajoute cet ingénieur américain.

Hidetaka Yanatsu modère cet optimisme sur la pérennité du boom économique. « Dans quatre ans maximum, tous les grands projets de reconstruction de la préfecture, financés par l’État ou le privé, seront terminés, et l’activité va décroître », prévient-il. Mais il ne peut s’empêcher de conclure en parlant du dynamisme sportif de sa ville. « Il y a vingt ans, nous n’avions aucune équipe sportive professionnelle, dit-il en riant, mais la nouvelle équipe de football a été vice-championne du Japon l’année dernière et notre équipe de base-ball (sport national au Japon, NDLR), créée il y a seulement neuf ans, est devenue la semaine dernière championne de la ligue ! » De quoi aider à surmonter les traumatismes encore palpables du tsunami.

DORIAN MALOVIC (à Sendaï ) .

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Les«humains jetables» de Fukushima

Les«humains jetables» de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
Mercredi, un accident a blessé 6 des 3 000 ouvriers du site de la centrale. Des forçats de la décontamination qui œuvrent jour et nuit, perdus dans le maquis des sous-traitants peu soucieux de leurs droits et de leur santé. Amers ou résignés, ils bravent les risques de peur d’être chassés pour avoir parlé ou franchi le seuil limite de radiations. Certains brisent le silence.
L’épuisement a pris le pas sur la colère. Restent deux yeux rougis de fatigue qui vous fixent régulièrement pour raconter un quotidien «infernal» à la centrale de Fukushima Daichi, défiant la peur de l’accident irréparable, le stress de la fuite radioactive sur ce site rafistolé et bringuebalant depuis mars 2011

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La piscine de Fukushima fait trembler la planète

La piscine de Fukushima fait trembler la planète | Japan Tsunami | Scoop.it

«Si le bassin du réacteur numéro quatre devait s’effondrer, les émissions de matière radioactive seraient énormes: une estimation prudente donne une radioactivité équivalente à 5000 fois la bombe nucléaire de Hiroshima.»

Ces propos d’un spécialiste japonais font froid dans le dos. Rapportés par Le Nouvel Observateur, ils font écho à plusieurs articles parus ces derniers jours après le cri d’alarme lancé par des scientifiques.

Cette piscine couverte d’une simple bâche plastique contient 1500 barres de combustible nucléaire. Soit 264 tonnes. Le «pire legs de la catastrophe du 11 mars 2011», assure Le Figaro, citant des experts.

Le bassin en question fait onze mètres de profond. Juché à trente mètre du sol sur le bâtiment très abîmé du réacteur 4, il sert à refroidir le combustible issu de la fission nucléaire avant son retraitement.

Tepco, l’opérateur de la centrale, assure avoir renforcé le bâtiment qui le supporte. Et ne prévoit pas de commencer à retirer les barres avant l’an prochain.

Tchernobyl fois dix

A ce stade, la piscine reste pleine d’eau. Environ un million de litres. Mais un nouveau séisme, un second tsunami, une violente tornade changeraient la donne.

A l’air libre, les barres chaufferaient sans pouvoir être freinées. Elles dégageraient dans l’atmosphère au moins dix fois plus de radioactivité qu’après Tchernobyl, selon les scientifiques.

D’autant plus inquiétant que cet été, les choses ont failli mal tourner. Le système de refroidissement tombé en panne, l’eau a commencé à chauffer, indique La Libre Belgique. Elle aurait pu bouillir et disparaître. Heureusement, la situation a pu être rétablie.

Gravement et durablement

Mais en Extrême-Orient, la saison des typhons commence. «Je prie pour que, dans les semaines à venir, une violente tornade saisonnière ne s’abatte pas sur la centrale», confie au Nouvel Obs l’ancien patron de l’Agence japonaise pour les sciences et la technologie.

Une nouvelle catastrophe pourrait signifier «la fin du Japon moderne et, en tout cas, une calamité pour l'ensemble de l'hémisphère Nord qui deviendrait gravement et durablement contaminé», assure l'envoyé spécial de l’hebdomadaire.

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La catastrophe de Fukushima bien plus coûteuse que prévu !

La catastrophe de Fukushima bien plus coûteuse que prévu ! | Japan Tsunami | Scoop.it

Vue aérienne de la centrale de Fukushima, datant du 24 mars 2011, quelques jours après sa destruction par un tsunami

L'accident atomique de Fukushima coûtera au bas mot à peu près le double de ce que le gouvernement japonais avait estimé, a affirmé une étude universitaire consultée mercredi par l'AFP.

Kenichi Oshima, professeur d'économie environnementale à l'Université Ritsumeikan, a chiffré "au minimum à 11.082 milliards de yens" (80 milliards d'euros) les sommes à débourser pour payer les dégâts de cette catastrophe survenue en mars 2011 à la suite d'un gigantesque séisme dans le nord-est de l'archipel.

"C'est le résultat de calculs faisables avec les informations dont nous disposions en juin, mais cela va encore augmenter: de ce fait, 11.000 milliards est le seuil minimal", a prévenu M. Oshima.

Le gouvernement japonais avait pour sa part évalué à 5.800 milliards l'argent nécessaire pour couvrir les conséquences de ce sinistre qui a eu un impact considérable sur la région et ses habitants.

Selon le chercheur, il faudrait presque y ajouter les 2.200 milliards de yens (près de 15 milliards d'euros) qui seront nécessaires pour mettre en conformité les installations nucléaires du pays à la suite de la révision des normes de sûreté censées éviter un deuxième désastre ailleurs.

"Ce sont des coûts indirects, donc ils ne sont pas dans le total", a précisé M. Oshima.

Les sommes prises en compte intègrent l'indemnisation des personnes évacuées et/ou ayant perdu leur travail à cause de l'accident, soit pour le moment quelque 4.980 milliards de yens, fournis à la compagnie gérante Tokyo Electric Power (Tepco) par un fonds spécialement créé auquel contribue l'Etat et les compagnies d'électricité. Ces dommages et intérêts pourraient toutefois encore doubler. Le fonds a d'ailleurs relevé son plafond à 9.000 milliards de yens au lieu de 5.000 milliards.

Sont aussi inclus les frais de décontamination des alentours de la centrale et de stockage des déchets résultants, soit 3.540 milliards.

Le gouvernement japonais cherche actuellement à convaincre les ex-habitants évacués des villes de Futaba et Okuma (sur lesquelles est à cheval la centrale Fukushima-Daiichi) d'accepter qu'y soient construits ces sites d'entreposage, en échange de milliards de subventions. Une décision pourrait être prise cette semaine, après déjà des mois de débat. La construction et l'entretien nécessiteront de gros moyens pendant des années, voire des décennies.

S'y ajoutent 2.168 milliards de coûts directement liés à la gestion de la situation au sein du complexe atomique (dont le problème majeur de l'eau contaminée) et les fonds requis pour le démantèlement des réacteurs saccagés.

Le reste relève d'autres dépenses administratives relatives à cet accident.

M. Oshima pointe en outre du doigt le fait que ces coûts vont reposer sur les citoyens, en tant que contribuables si l'Etat paye, ou en tant qu'utilisateurs de courant via la facture émise par la compagnie si elle finit par rembourser les sommes avancées. En théorie, Tepco, sauvée de la faillite par les pouvoirs publics, est censée rendre l'argent avancé.

Selon M. Oshima, la particularité de ce type d'accident est que le coût pour la société augmente au fil du temps et qu'on ne parvient pas à le prévoir et à l'appréhender dans son intégralité.

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Le Japon recommence à exporter du riz de Fukushima

Le Japon recommence à exporter du riz de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Le 18 mai 2013, reprise des plantations de riz à Tamura, à 15 kilomètres à l'ouest de la centrale nucléaire de Fukushima gravement endommagée par un tremblement de terre et un tsunami le 11 mars 2011



La Fédération japonaise des coopératives agricoles a annoncé recommencer à exporter ce mois-ci du riz de la préfecture de Fukushima, pour la première fois depuis l’accident nucléaire survenu le 11 mars 2011 dans un complexe atomique de la région.

La première destination de ce riz soumis à des contrôles particuliers sur la radioactivité est Singapour, qui a montré sa «compréhension» vis-à-vis des mesures prises pour éviter la distribution de produits contaminés.

Des sacs de 5 kilogrammes de riz de type Koshihikari (un des plus réputés du Japon) y seront vendus dès le 22 août. Une campagne de promotion aura lieu sur place pour expliquer que ce riz est sûr et qu’on peut le consommer en toute tranquillité.

Le riz de Fukushima, contrôlé, est déjà vendu dans l’archipel mais les pays étrangers comme la Chine et la Corée du Sud qui importaient ce type d’aliment de la région de Fukushima (nord-est) avant la catastrophe atomique ont stoppé les achats par précaution. Pour le moment, Singapour est la seule destination qui a accepté de recevoir à nouveau cette production.

Plusieurs pays imposent encore de fortes restrictions sur les aliments de la province agricole et rizicole de Fukushima, ce qui ennuie les autorités nippones enclines à juger infondées ces mesures.

Le gouvernement, la Fédération des coopératives, les collectivités locales et diverses organisations s’escriment à tenter de prouver que les produits de Fukushima mis sur le marché sont sûrs, dans le strict respect de la limite sévère de césium radioactif fixée à moins de 100 becquerels par kilogramme.

Toutefois, la population étrangère et une partie des Japonais restent méfiants et réticents à acheter les fraises, pêches, concombres, tomates ou autres produits de la région saccagée par le désastre atomique provoqué par un gigantesque tsunami.

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Le volcan du mont Fuji dans un « état critique » après Fukushima

Le volcan du mont Fuji dans un « état critique » après Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
Une étude franco-japonaise fait apparaître « un potentiel d’éruption important » depuis le tremblement de terre de 2011.


Point culminant de l'archipel nippon (3 776 mètres), emblème national immortalisé par les maîtres de l'estampe et centre séculaire de pèlerinages, le mont Fuji, de son nom japonais « Fujisan », est inscrit depuis juin 2013 au Patrimoine mondial de l'Unesco au titre de « lieu sacré et source d'inspiration artistique ». Mais c'est aussi un volcan de type explosif, à la jonction des plaques tectoniques pacifique, eurasienne et philippine, qui, bien que rarement sorti de son sommeil au cours des derniers millénaires, reste toujours actif.


Or le Fuji a été mis sous haute pression par le séisme du 11 mars 2011 à Tohoku : « le grand tremblement de terre », comme l'appellent les Japonais, de magnitude 9, qui a été suivi du tsunami dévastateur et de la catastrophe nucléaire de Fukushima. C'est ce que révèle une étude franco-japonaise publiée vendredi 4 juillet dans la revue Science. « Nos travaux ne disent pas que le volcan va entrer en éruption. Mais ils montrent qu'il se trouve dans un état critique », précise Florent Brenguier, chercheur à l'Institut des sciences de la Terre (CNRS, université Joseph-Fourier) et premier signataire de la publication, à laquelle a participé l'Institut de physique du globe de Paris.

Les scientifiques ont réalisé une première mondiale. Une sorte d'échographie des entrailles de la Terre, à partir de la masse astronomique de données enregistrées, après le mégaséisme, par le réseau de capteurs sismiques japonais Hi-net, le plus dense au monde, avec plus de 800 points de mesure. Pour ce faire, ils se sont attachés à des signaux généralement considérés comme parasites : le bruit de fond sismique, produit en permanence par l'interaction entre la houle océanique et la terre ferme.


PLUSIEURS FOIS LE TOUR DE LA TERRE

L'enregistrement des fluctuations de ce bruitage souterrain extrêmement ténu leur a permis de cartographier les perturbations géologiques provoquées, dans le sous-sol du Japon, par les ondes sismiques générées par la violente secousse du 11 mars 2011. « Les ondes sismiques se propagent très loin : elles font plusieurs fois le tour de la Terre, décrit Florent Brenguier. En se déplaçant, elles font vibrer la croûte terrestre et ce phénomène, comme une onde de choc, fracture ou fissure la roche. »

On pourrait imaginer que ces perturbations ont été les plus fortes à proximité de l'épicentre du séisme. Il n'en est rien : l'étude montre que la zone où la croûte terrestre a été le plus endommagée se situe non pas autour de Tohoku, dans le nord-est de l'île de Honshu, mais dans les régions volcaniques et, singulièrement, sous le mont Fuji, à 500 km de distance. Explication : « Les régions volcaniques sont celles où la pression des fluides comprimés dans la roche – eau bouillante, gaz, magma liquide –, qui, en remontant à la surface, provoquent une éruption, est déjà la plus forte. Les ondes sismiques ajoutent encore à cette pression, avec pour effet de fracturer davantage le milieu. »


Signe que le mont Fuji est sous haute tension, il s'y est produit, quatre jours après le séisme de Fukushima, une forte secousse, de magnitude 6,4, suivie de nombreux sursauts de moindre amplitude.

Alerte rouge au pays du Soleil-Levant ? « On ne peut pas établir de lien direct de cause à effet entre les séismes et les éruptions volcaniques, même si, statistiquement, les premiers entraînent une recrudescence des secondes, tempère Florent Brenguier. Simplement, le mont Fuji est aujourd'hui dans un état de pression tel qu'il présente un potentiel d'éruption important. Le risque est clairement accru. »

DERNIÈRE ÉRUPTION EN 1707

La science est toutefois impuissante à prédire à quelle échéance. Mais il existe un précédent. La dernière éruption du Fuji, qui avait propulsé près d'un milliard de mètres cubes de cendres et des scories jusqu'à Tokyo (alors appelée Edo), à une distance d'une centaine de kilomètres, remonte à 1707. Elle avait été précédée, quarante-neuf jours plus tôt, par un terrible séisme, de magnitude 8,7, survenu au sud du Japon et qui avait fait, avec la vague géante qu'il avait soulevée, plus de 5 000 victimes. Cette fois, plus de trois ans se sont écoulés depuis la secousse de Tohoku. Ce qui ne signifie pas que le Fuji, objet d'une veille constante des volcanologues japonais, soit définitivement endormi…

La méthode d'auscultation des zones volcaniques mise au point par l'équipe franco-japonaise devrait en tout cas permettre d'améliorer, à l'échelle de la planète, l'estimation du risque d'une éruption majeure.

Jacques Le Bris's insight:

Le retrait du combustible suspendu à Fukushima

La compagnie japonaise Tokyo Electric Power (Tepco), gestionnaire du site nucléaire de Fukushima, a suspendu, depuis le 1er juillet et jusqu’à début septembre, le retrait du combustible de la piscine de refroidissement du réacteur 4, mise à mal par la catastrophe du 11 mars 2011. Les deux mois d’interruption, indique l’exploitant, seront consacrés à des opérations de maintenance de la grue et du système d’extraction.

Au 30 juin, plus des trois quarts des 1 533 assemblages de combustibles (1 331 de combustible usé et 202 de combustible neuf) avaient été retirés. Cette intervention doit être achevée à la fin de l’année. Tepco prépare désormais l’évacuation des piscines des réacteurs 1, 2 et 3.

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Vers le retour du nucléaire au Japon

Vers le retour du nucléaire au Japon | Japan Tsunami | Scoop.it

Alors que le Japon avait revu sa politique énergétique et pris la décision de mettre progressivement en sommeil toutes ses centrales nucléaires après la catastrophe de Fukushima en 2011, le gouvernement actuel revient sur cette décision, au risque de se montrer impopulaire à une opinion publique majoritairement contre dans le pays. Il opère donc un revirement important par rapport au précédent gouvernement de l’archipel, qui avait annoncé la sortie progressive du nucléaire peu après l’accident de Fukushima.

Le mix énergétique du pays va donc de nouveau être totalement revu. Le charbon et l’hydroélectricité sont considérés comme des sources d’énergie basiques. Parallèlement, le pays compte faire son possible pour développer les énergies renouvelables et amener leur part à plus de 13,5 % en 2020 et 20 % en 2030. Mais le nucléaire est aussi défini comme « une source importante d’énergie de base » bien qu’il n’y ait actuellement aucun objectif fixé sur la part qu’il pourrait représenter dans ce mix.

Les pertes du secteur nucléaire japonais sont actuellement évalué à 35 milliards d’euros, et selon Reuters, les deux tiers des 48 réacteurs nucléaires japonais qui alimentaient le pays jusqu’en 2011, et maintenant à l’arrêt, devraient rester fermés en raison du coût élevé de leur mise aux normes en matière de sécurité. Le gouvernement japonais a donc décidé d’une remise en marche progressive des réacteurs jugés sûrs : ils pourraient être relancés après le feu vert des Autorités de sureté nucléaire. Il juge en effet l’énergie nucléaire comme « une énergie de base stable, peu coûteuse et exploitable de jour comme de nuit » , selon les commentaires du cabinet du Premier Ministre.

Le journal japonais Mainichi Shimbun souligne pour sa part que « ce programme énergétique est très critiqué par l’opinion publique, majoritairement défavorable à l’énergie atomique, surtout depuis l’accident de mars 2011. » Mais quatre compagnies ont déjà déposé des dossiers l’été dernier pour la remise en service de 12 réacteurs.

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Fukushima: des travailleurs en colère après la mort d’un des leurs

Fukushima: des travailleurs en colère après la mort d’un des leurs | Japan Tsunami | Scoop.it

Des employés de la centrale de Fukushima manifestent devant le siège de l'opérateur Tepco à Tokyo le 14 mars 2014


Des travailleurs de la centrale accidentée de Fukushima ont fait savoir leur colère après le décès vendredi de l’un des leurs, blâmant l’absence de moyens de secours rapides pour venir à l’aide de blessés.

L’un d’eux, qui se fait appeler TS-san, s’est énervé sur internet dès qu’il a appris la mort de son collègue sur le site de la centrale.

«C’est insupportable, combien de fois faudra-t-il que cela arrive ?», a-t-il écrit.

«Ce qui est le plus tragique, ce n’est pas tant que le démantèlement coûte cher, que les travaux n’avancent guère, qu’il y ait de l’eau contaminée, non, ce qui est le plus tragique, c’est qu’on ne sauve pas la vie de ceux qui oeuvrent là», a-t-il ajouté.

Un ouvrier est décédé vendredi après-midi à Fukushima Daiichi après la chute de terre et de béton dans le trou d’une profondeur de deux mètres environ dans lequel il se trouvait pour renforcer les fondations d’un bâtiment.

«Il a été transporté inconscient à l’hôpital où son décès a été confirmé», a expliqué Tepco.

Mais pour TS-san et d’autres, les moyens de secours affectés sont insuffisants. Et les mêmes de réclamer l’emploi d’un hélicoptère médicalisé.

Lors de l’accident de vendredi, le blessé, un quinquagénaire, a été transporté par ambulance dans un hôpital à plus de 40 kilomètres de la centrale isolée dans une zone désertée. Il a fallu plus d’une heure de route pour atteindre l’établissement où son décès a été confirmé. Il s’était alors écoulé plus de trois heures depuis l’accident.

«Quand ce genre d’accident mortel arrive, que dire ? Tristesse, colère, abattement», témoigne aussi Happy, un vétéran qui oeuvre à Fukushima depuis avant le tsunami du 11 mars 2011.

D’autres décès d’ouvriers avaient eu lieu auparavant, mais pas nécessairement sur le site et pas à cause d’un problème matériel lié à leur activité à ce moment-là.

Quelque 3.000 personnes de centaines d’entreprises oeuvrent chaque jour à la centrale Fukushima Daiichi, ravagée le 11 mars 2011 par un gigantesque tsunami.

Les conditions de travail y sont le plus souvent très rudes, à cause notamment du port obligatoire de masques et combinaisons et en raison de l’état déplorable du site détruit.

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Les conséquences de la catastrophe de Fukushima dépassent largement les frontières du Japon et personne n'en parle - CAP 2012... et après?

Les conséquences de la catastrophe de Fukushima dépassent largement les frontières du Japon et personne n'en parle - CAP 2012... et après? | Japan Tsunami | Scoop.it
Sur PRORUSSIATV Les conséquences de la catastrophe de Fukushima dépassent largement les frontières du Japon et personne n'en parle ...

 

 

Une catastrophe sans précédent semble se dérouler dans le Pacifique nord dans une indifférence quasi générale. Depuis le 12 mars 2011, soit presque trois ans déjà, des quantités importantes de matières radioactives s’échappent de la centrale nucléaire de Fukushima, suite au tremblement de terre et au tsunami qui ont balayé cette région du Japon et détruit une partie des installations. L’accident a été classé au plus haut niveau de dangerosité, soit le niveau 7, identique à celui de Tchernobyl. Cependant, il semblerait que la radioactivité soit bien plus importante et la catastrophe qui s’annonce plus terrible encore. Malgré des déclarations, qui se veulent rassurantes, de la part du gouvernement japonais, la situation n’est absolument pas sous contrôle et ne permet toujours pas le redémarrage des réacteurs et cela 3 ans après les faits.
 
Les observations démontrent au contraire, une augmentation anormale du niveau de rayonnement sur le site, depuis le mois d’août dernier. Il est à ce jour, près de 8 fois plus élevé que la norme. Le taux autorisé de radionucléides émetteurs de rayons bêta dans l'eau est de 10 becquerels par litre. Il avoisinerait aujourd’hui le niveau record de 2,1 millions de becquerels par litre, pour les eaux souterraines qui se déverseraient dans l’océan. L’entreprise TEPKO tente d’expliquer cette hausse, par les pluies torrentielles qui se sont abattues cet été et qui auraient provoqué de nouvelles fuites d’eau radioactive, malgré les cuves souterraines de stockage spécifiquement adaptées. Une explication qui ne convint guère les spécialistes, notamment les spécialistes russes, qui s’inquiètent des conséquences d’une mauvaise gestion de la situation par les techniciens japonais, visiblement dépassés par l’ampleur de l’accident.
 
Apparemment, quelque chose s'est passé au sein de l’usine depuis le mois d’août dernier, quelque chose qui n’a pas été révélé au public. Le Ministère de la Défense russe affirme avoir détecté le 31 décembre 2013, deux explosions atomiques souterraines de «  bas niveau » dans la zone de la catastrophe de Fukushima. La première explosion mesurée à 5.1 d’intensité, a été suivie d'une plus petite évaluée elle, à 3,6 sur l'échelle de Richter. A titre de comparaison, la bombe atomique larguée sur Hiroshima en 1945 par les Etats-Unis, représente 16 kilotonnes de TNT, soit un séisme de magnitude 6 sur l’échelle de Richter. Ce rapport rappelle en outre, que l'architecte du réacteur 3 de Fukushima, avait averti dès le 17 Novembre 2011 qu'une explosion hydro-volcanique  était « inévitable » en raison du combustible atomique fondu qui s’échappe de la cuve de stockage.
 
Alors comment expliquer le silence des médias traditionnels sur un sujet aux conséquences si dramatiques pour l’humanité ? Certainement en raison des consignes émanant des pouvoirs politiques qui, comme à l’époque de Tchernobyl, tente d’éviter la panique des populations. Souvenez-vous que lors de cette catastrophe, qui a coûté tant de vies, les pouvoirs publics occidentaux avaient nié la dangerosité du nuage radioactif qui s’était propagé sur l’Europe, se refusant même à publié officiellement les études à posteriori, traitant de l’apparition des tumeurs ou des pics de cancers divers (sang, poumons, foie, gorge, thyroïde, et ainsi de suite) qui s’étaient déclarés dans les années qui suivirent. A quoi bon paniquer des populations et céder à un quelconque « catastrophisme ». En témoigne une vidéo saisissante, postée sur Youtube pendant le réveillon de Noël, d’un homme utilisant un compteur Geiger dans une ville côtière de la côte ouest américaine. Le rayonnement mesuré atteint jusqu'à cinq fois le niveau normal. Réalité ou faux grossier, les agences officielles qui ont effectué de nouveaux tests ont annoncé qu’elles n’avaient pas constaté de « danger pour le public ». Un bel euphémisme. A noter, que la faune maritime directement touchée, comme les poissons ou les crustacés consommés par les populations, ne rentraient pas dans le cadre de ces études.
 
Un fait troublant demeure cependant. Les Etats-Unis semblent avoir passé commande, dès le 6 décembre, de près de 14 millions de doses d'iodure de potassium, un composé qui protège le corps contre l'empoisonnement radioactif à la suite d'accidents nucléaires graves. Un nombre de doses, qui est loin de couvrir les besoins de la population entière. Elles seront livrées en février 2014, et pourraient être utilisées préventivement pour une partie de la population, directement exposée aux déchets nucléaires et aux eaux radioactives rejetées dans l’océan.
Les grands médias, pourtant si prompts à exploiter la moindre vidéo sur internet, dès lors qu’elle sert à illustrer la version officielle en cours, ont été remarquablement silencieux et ne l’ont même pas mentionné. Surtout pas de panique ! La décontamination de la centrale nucléaire de Fukushima devrait prendre au moins trente ans et coûter 125 milliards de dollars (environ 100 milliards d’euros). De quoi recruter tous les sans-domicile-fixe de la planète, en plus de ceux du Japon, déjà engagés pour nettoyer le site. Une solution comme une autre de résoudre un problème l’un après l’autre.

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Sign the petition: Fukushima is Not Just Japan’s Problem: An International Group of Nuclear Experts Must Be Assembled

Sign the petition: Fukushima is Not Just Japan’s Problem: An International Group of Nuclear Experts Must Be Assembled | Japan Tsunami | Scoop.it
I just signed a petition to Allison MacFarlane, Chair, U.S. Nuclear Regulatory Commission, Gregory Jaczko, former Chair, U.S. Nuclear Regulatory Commission, John Kerry, U.S. Secretary of State, Caroline Kennedy, U.S.

 

Removal of about 1500 damaged fuel rods from a damaged tank hovering 100 feet (30m) above ground, inside the shell of what is left of the Reactor 4 Building at Fukushima, is imminent. The bomb that fell on Hiroshima held less than 64 kg of uranium. Should anything go wrong at Fukushima, the damage will be equal to 15,000 Hiroshimas. Hundreds of tons of nano-sized uranium and plutonium particles will be released into the upper atmosphere in an explosion that will affect most of the world. We ask President Obama, through our advocates in Congress and others, to convene a panel of the world’s foremost scientists and engineers to intervene at the stricken plant to immediately assess the situation, stabilize the plant, and avert further damage to the Earth and its inhabitants.

Jacques Le Bris's insight:

Petition Background

The danger of huge releases of radiation during impending operations at the Fukushima Dai'ichi Nuclear Power Plant requires the utmost cooperation, skill, and finesse of the finest scientific and engineering minds from around the world. The United States must take the lead at this critical time to see that such a group is gathered and in place when the fuel rods are moved. The continued viability of life on Earth is at stake. It is a global issue.

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Après Fukushima, un tsunami d’espèces invasives menace les Etats-Unis

Après Fukushima, un tsunami d’espèces invasives menace les Etats-Unis | Japan Tsunami | Scoop.it
Certains scientifiques s'attendent à voir un continent de déchets débouler à la fin de l'année sur la côte ouest américaine. Avec, à leur bord, des espèces invasives.

 

On l’appelle déjà le 51e État des Etats-Unis. Il n’a pas encore relié le continent américain, mais diverses projections estiment qu’il devrait arriver sur la côte ouest à la fin de l’année. Cette énorme masse flottante qui, depuis les airs, ressemble à un amas de rouille, est constituée d’une quantité phénoménale de débris dus au tsunami qui a frappé le Japon en mars 2011.

La vague surpuissante, provoquée par un séisme au large de Fukushima, a pénétré à 10 km à l’intérieur des terres et a tout balayé sur une surface de 560 km2. Sur les 5 millions de tonnes de débris arrachés de la surface de la terre, on estime que près des trois-quarts ont coulé. Reste 1,5 million de tonnes de déchets flottant dans l’océan Pacifique. Si les scientifiques polémiquent sur l’aspect de ce continent de vestiges (certains estiment qu’ils forment une énorme masse compacte de 700 000 km2 – soit autant que la France –, d’autres qu’il s’agit d’une multitude de petites îles à la dérive), tous s’accordent sur la menace qu’il représente pour la biodiversité marine américaine.

En effet, sur certains des nombreux débris qui ont déjà fait la traversée – comme une Harley Davidson débarquée sur une île canadienne, ou deux énormes morceaux de quais du port de Misawa arrivés l’un en Oregon l’autre dans l’Etat de Washington courant 2012 – on a dénombré quantité de passagers clandestins : oursins, étoiles de mer, anémones, crabes, moules, huîtres, palourdes, algues, etc. Au total, ce sont plus de 90 organismes marins, dont bon nombre sont spécifiques aux eaux japonaises, qui ont recouvert les parois de ces débris.

Certains font partie des espèces invasives, et trois inquiètent plus particulièrement les chercheurs américains : la moule bleue, l’algue brune connue sous le nom de wakamé, et l’étoile de mer Asterias amurensis, à l’appétit d’ogre. Les deux dernières figurent sur la liste des cent espèces exotiques envahissantes parmi les plus néfastes au monde, établie en 2000 par l’Union internationale pour la conservation de la nature (pdf). L’introduction de ce type d’espèces dans un écosystème est considéré comme une cause majeure de régression de la biodiversité.

Voilà pourquoi l’Etat de l’Oregon n’a voulu prendre aucun risque : les petits passagers du quai – dont le poids s’élevait tout de même à deux tonnes – ont été arrachés, brûlés ou enfouis dans la terre. Mais qu’adviendra-t-il quand le 51e Etat abordera la côte ouest, probablement par vagues, se déversant sur plusieurs milliers de kilomètres et dans des endroits parfois isolés ? Pour limiter les risques, la NOAA (administration américaine de protection des océans) a lancé un appel à la population américaine afin qu’elle prévienne les autorités dès qu’elle trouve un objet rejeté par les flots.

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Offres d’emploi à Fukushima : travailleurs exploités, risques élevés et mafia

Offres d’emploi à Fukushima : travailleurs exploités, risques élevés et mafia | Japan Tsunami | Scoop.it

En regardant les conditions de travail à Fukushima, Reuters a interviewé plus de 80 ouvriers, employeurs et officiels participant à ce nettoyage nucléaire sans précédent. Plainte courante : la dépendance des opérations à un réseau tentaculaire et peu regardant de sous-traitants – dont beaucoup sont inexpérimentés concernant le travail du nucléaire et dont certains, dit la police, ont des liens avec le crime organisé.

Tepco siège au sommet d’une pyramide de sous-traitants qui peut se composer de sept niveaux ou plus et qui inclut au premier niveau des géants du bâtiment comme Kajima Corp et Obayashi Corp. L’exploitant en difficulté reste responsable du travail de démantèlement des réacteurs endommagés de Fukushima, travail subventionné par l’état, prévu durer au moins 30 ans.

En dehors de la centrale, les « quatre grandes « entreprises de construction japonaises – Kajima, Obayashi, Shimizu Corp et Taisei Corp – supervisent des centaines de petites sociétés travaillant sur contrat financés par le gouvernement pour l’enlèvement de la terre et des débris radioactifs dans les villages et entreprises agricoles pour que les évacués puissent rentrer chez eux.

Tokyo Electric, largement connu sous le nom de Tepco, dit qu’il ne pouvait surveiller complètement les sous-traitants mais qu’il a pris des dispositions pour limiter les abus envers les ouvriers et juguler l’implication du crime organisé.

« Les contrats que nous signons avec les sociétés sont basés sur le coût nécessaire pour effectuer une tâche », a dit à Reuters Masayuki Ono, responsable général de l’énergie nucléaire chez Tepco. « Les sociétés embauchent ensuite leur propres employés en prenant en compte notre contrat. Il nous est très difficile d’aller vérifier leurs contrats ».

Le nettoyage nucléaire sans précédent de Fukushima aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du site fait face à une pénurie d’ouvriers. Il y a environ 25 % plus de postes que de candidats dans la préfecture de Fukushima, selon les données du gouvernement.

Augmenter les salaires pourrait encourager davantage d’ouvriers mais ce ne fut pas le cas, montrent les données. Tepco est sous pression pour faire ressortir un bénéfice pour l’année fiscale allant jusqu’à mars 2014 en vertu du plan de redressement de grandes banques japonaises qui l’ont récemment financé à hauteur de 5,9 milliards de dollars en nouveaux prêts et refinancement. En 2011, à la suite de la catastrophe, Tepco a diminué de 20 % le salaire de ses ouvriers.

Avec les salaires bas et une pénurie d’ouvriers, les bureaux de placement ont pris la relève, recrutant des gens dans l’impasse ou qui ont du mal à trouver du travail en dehors de la zone sinistrée.

Ce qui a donné une prolifération de petites sociétés – de nombreuses n’étant pas enregistrées. Quelque 800 sociétés sont actives au sein de la centrale de Fukushima et des centaines d’autres travaillent à l’effort de décontamination en dehors du site, selon Tepco et des documents passés en revue par Reuters.

Tepco, le plus gros fournisseur d’énergie de l’Asie, a longtemps apprécié des liens étroits avec les régulateurs et une supervision laxiste du gouvernement. Ce qui a fait l’objet d’un examen rigoureux après le séisme de 9 et le tsunami qui ont frappé la centrale en mars 2011. La catastrophe a déclenché le meltdown de 3 réacteurs, une série d’explosions et une fuite de radiations qui ont forcé 150.000 personnes à fuir les villages des alentours.

Les efforts malchanceux de Tepco pour stabiliser la situation ont fait penser à une séquence du « tonneau des Danaïdes », a déclaré Toshimitsu Motegi, ministre de l’économie, du commerce et de l’industrie.

 

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La centrale de Fukushima s'effondre et s'enfonce à cause du dernier typhon, aucun communiqué

La centrale de Fukushima s'effondre et s'enfonce à cause du dernier typhon, aucun communiqué | Japan Tsunami | Scoop.it
© Kyodo Kyodo / REUTERS

Deux travailleurs de Fukushima ont déclaré sur Twitter que le typhon « WIPHA » a provoqué un glissement de terrain dans la centrale de Fukushima.
La pente est en face de la rue principale et la terre et le sable ont bloqué le passage par cette rue. Il y a eu également une partie qui a fait subsidence (effondrement vertical de tout un terrain).

Ces travailleurs sont surpris parce qu’il n’y a eu aucun communiqué de presse de Tepco dessus.

Un travailleur ajoute qu’il y a d’autres pentes dans la centrale et qu’elles peuvent parfaitement s’effondrer durant le prochain typhon qui frappera l’Est du Japon ce week-end. (cf. Le typhon suivant frappera l’Est japonais ce week-end / encore un « très fort »)

https://twitter.com/Happy11311/status/391573832160403456
https://twitter.com/Happy11311/status/391577467770511360

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Au Japon, les entreprises se branchent sur l'électricité maison

Dans le nord-est du Japon martyrisé par le séisme et le tsunami de mars 2011, une usine Toyota produit son propre courant: ici, tout le monde se souvient de la grande panne qui avait paralysé la région.

A Ohira, un petit village de la préfecture de Miyagi, le constructeur alimente avec de l'électricité maison son usine de montage où 1.200 ouvriers assemblent chaque année pas moins de 120.000 voitures (Corolla et Yaris).

A première vue, difficile de savoir que ces installations qui venaient à peine d'être inaugurées ont été violemment secouées par le méga-séisme de magnitude 9, comme d'ailleurs toute la préfecture.

Seule aujourd'hui une lourde porte de hangar bloquée mi-close témoigne que, ce 11 mars, toute l'usine s'est arrêtée. D'abord par mesure de précaution, ensuite parce que le courant est resté coupé pendant une semaine, à l'usine et dans tout le village.

Rien ne se perd

La crise passée, "nous avons décidé de produire notre propre électricité", raconte à l'AFP Toshiyuki Nonaka, un responsable de l'usine. Désormais, environ 70% du courant nécessaire aux installations est fourni par une petite centrale au gaz de 7.800 kilowatts. Et rien ou presque ne se perd: la centrale est équipée d'un système de cogénération qui recycle la chaleur produite pour sécher la peinture des carosseries et l'eau brûlante des radiateurs sert à chauffer une serre où l'on fait pousser des poivrons exploités par la maison de commerce... Toyota Tsusho.

Résultat : l'usine peut aujourd'hui continuer à produire même si le courant extérieur est coupé à cause d'un de ces tremblements de terre qui secouent régulièrement la région.

"On produit de l'électricité de secours pour nous, mais aussi pour les entreprises alentour et pour le village", explique Makoto Sogo, un responsable de l'entreprise devant la turbine assourdissante de la petite centrale.

Car cette production privée s'inscrit dans le cadre d'une "communauté énergétique" raccordée à la compagnie d'électricité régionale, la Tohoku Electric Power, dont elle soulage le réseau et qu'elle peut remplacer en partie en cas de coup dur.

Masahiro Atobe, le maire d'Ohira, peut jubiler. "En 2011, la vie quotidienne s'est arrêtée ici. Alors nous voulons éviter à tout prix que ce type de situation ne se reproduise", assure l'édile chargé de 5.600 administrés.

En cas de coupure du réseau électrique, les bâtiments publics d'Ohira pourraient quand même être éclairés et chauffés par l'usine Toyota.

Au moment du désastre de 2011, le Nord-Est était tragiquement en première ligne, d'autant qu'il dépendait en très grande partie de la compagnie d'électricité régionale, une situation d'ailleurs identique dans toutes les autres régions.

Mais depuis, le réseau s'est densifié: aux grandes compagnies régionales s'ajoutent de plus en plus de "petits" producteurs. Et nombre d'entreprises profitent de la libéralisation de la production et de la vente pour s'insérer dans la chaîne, réduisant ainsi le risque de black-out.

"Après 2011, tout le monde s'est rendu compte de la nécessité de gérer le courant soi-même dans une certaine mesure, alors que le pays dépendait jusque-là entièrement des (grandes) compagnies", souligne Takanobu Aikawa, du département Energie de Mitsubishi UFJ Research and Consulting.

Changement énergétique radical "d'ici à dix ans"

Les concurrents de Toyota s'y sont mis aussi. Mitsubishi Motors a équipé l'an dernier sa fabrique de moteurs de Kyoto (ouest) d'une mini-centrale au gaz, à la demande de la compagnie d'électricité régionale.

L'usine d'assemblage inaugurée en juillet dernier par Honda à Yorii (nord-ouest de Tokyo) est quant à elle recouverte de panneaux solaires d'une capacité totale de 2.600 kilowatts et dispose aussi d'une centrale au gaz.

L'entreprise veut ainsi faire face à d'éventuelles restrictions, comme dans la région de Tokyo après le tsunami et l'accident nucléaire de Fukushima qui a entraîné l'arrêt progressif du parc nucléaire japonais.

Autre solution qui semble avoir le vent en poupe pour réduire le risque de coupure: multiplier ses fournisseurs, ce qui est possible depuis que le monopole de la production et de la vente a été progressivement retiré aux compagnies à partir de la fin des années 1990. Nissan a commencé cette année à acheter du courant par ce biais pour quatre de ses sites japonais, dont son siège près de Tokyo.

"Malheureusement, il n'existe pas de statistiques sur cette production +hors compagnies officielles+", regrette M. Aikawa. "Mais les changements qui ont débuté ne s'arrêteront pas et je prévois que la situation énergétique du Japon aura radicalement changé d'ici dix ans".

Et même si le gouvernement japonais compte bien relancer quelques-uns des 50 réacteurs nucléaires de l'archipel, tous à l'arrêt par mesure de précaution après Fukushima, l'avenir pourrait bien, aussi, accorder une place à cette électricité maison.

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Comprendre la situation à Fukushima en deux minutes

Depuis quelques mois, l'opérateur Tepco multiplie les annonces inquiétantes au sujet de fuites dans la centrale de Fukushima Daiichi. Les enceintes de confinement des réacteurs et plusieurs réservoirs laissent échapper plusieurs tonnes d'eau contaminée chaque jour. Mais que devienent ces rejets radioactifs ?

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