Japan Tsunami
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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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Des dauphins morts à Fukushima, les poumons irradiés

Des dauphins morts à Fukushima, les poumons irradiés | Japan Tsunami | Scoop.it

Les scientifiques japonais affirment n'avoir jamais rien vu de pareil après avoir autopsié un groupe de dauphins morts retrouvés échoués sur une plage non loin du site de la catastrophe de 2011 à Fukushima.

 

De nombreux dauphins ont été découverts échoués sur les côtes ces derniers temps. Le musée national des sciences a donc décidé d'enquêter. Trente chercheurs ont ainsi autopsié les 17 animaux retrouvés. Les poumons de ces dauphins étaient blancs, ce qui, d'après les scientifiques, est une indication du manque de sang acheminé vers les organes dû à un empoisonnement par radiation.

D'après Yuko Tajima, qui dirige les recherches, "les poumons de la majorité d'entre eux étaient blancs pour cause d'ischémie, une maladie vasculaire qui diminue l'apport sanguin vers un organe. Non traitée, elle peut mener à la mort". Il ajoute qu'il a été démontré que les radiations ionisantes à petites doses et sous certaines conditions sont considérées comme étant un des mécanismes de base des maladies ischémiques.

Les risques de cancer provoqués par les effets des radiations ont été révélés après l'accident de Tchernobyl, et récemment, on a découvert que le risque de maladie  ischémique lié aux radiations serait statistiquement plus grand que le nombre de cancers. En 1990, le ministère de la santé biélorusse avait déjà dévoilé dans un rapport l'aggravation du nombre de personnes affectées par ces maladies: "Le nombre d'adultes atteints par les maladies ischémiques cardiaques est de 2 à 4 fois plus élevé en comparaison avec les années précédentes".

On peut donc s'attendre à ce type de constatations dans la région de Fukushima dans les années à venir.


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Fukushima : Les transformations inquiétantes des légumes, fruits, fleurs et animaux exposés aux radiations

Fukushima : Les transformations inquiétantes des légumes, fruits, fleurs et animaux exposés aux radiations | Japan Tsunami | Scoop.it

Le 11 mars 2011, la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi avait libéré des particules radioactives suite à un séisme touchant l'Est du Japon. Aujourd'hui, les premières conséquences à cette exposition ont été remarquées notamment au niveau des fruits et des légumes mais également chez certaines fleurs et animaux.


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Les femmes de Fukushima

Les femmes de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
En cette journée de la femme, je pourrais vous parler de milliers de cas de détresse, d'humiliations, de violences ou de simples frustrations vécues par des femmes à tous les niveaux de la société:
des femmes sans domicile fixe pour lesquelles il n'existe aucun foyer d'accueil dédié, ce qui les soumet à la peine suprême de se voir enlever leurs enfants confiés à la DASS;

des femmes seules, retraitées, avec des pensions de misère parce qu'elles ont eu une vie professionnelle chaotique;

des femmes seules, élevant leurs enfants dans la précarité, qui, pour s'en sortir, cumulent des journées de travail de 15 heures, transports compris;

des femmes confrontées au plafond de verre dans les entreprises;

de toutes celles qui à travail égal n'ont pas de salaire égal etc...

 

En cette journée de la femme, je pourrais vous parler des lois de la République restées lettre morte faute de volonté politique pour les appliquer, des crédits pour le planning familial ou les centres d'IVG en chute libre, des trop faibles moyens consacrés à lutter contre les violences faites aux femmes, des viols collectifs transformés en "tournantes" restés impunis, ou encore de la pression toujours plus forte qui s'exerce sur nos concitoyennes des cités.

 

Tout ceci est connu mais ne change pas, essentiellement parce que les femmes ne pèsent pas suffisamment dans notre société pour infléchir la puissance masculine qui occupe le pouvoir à tous les niveaux, et compte le garder.

Parce que je considère que tous ces sujets méritent d'être abordés, tous les jours, et pas seulement aujourd'hui, j'ai choisi, en ce 8 mars, de vous parler des femmes de Fukushima, auxquelles j'avais fait une promesse lorsque je les avais rencontrées: parler de leur calvaire.

 

Ces femmes vivent dans la région de Fukushima au-delà des 20 kilomètres de la zone interdite, et pour la plupart à Fukushima City, située à 60km de la centrale. Elles se sont regroupées au sein d'une association qui comptait, en septembre 2011, environ 800 familles.

 

Faute de moyens financiers, elles n'ont pu partir, ni faire partir leurs enfants comme l'ont fait les familles plus aisées. Elles vivent le drame de n'avoir pu protéger leurs enfants il y a un an, faute d'avoir été incitées par les autorités à se confiner, et surtout faute d'avoir eu à leur disposition des pastilles d'iode qui auraient pu saturer la thyroïde des enfants.

 

Depuis, elles sont contraintes d'exposer leurs enfants à des doses de radiation équivalentes... à celle des travailleurs du nucléaire en France. Statistiquement, elles savent donc que leurs enfants, tout comme elles, risquent de développer une leucémie ou un cancer de la thyroïde à court terme, comme cela a été le cas à Tchernobyl.

Le risque de cancer ou de leucémie est d'autant plus aigü que la nourriture est plus ou moins contaminée, et que les doses maximales autorisées ont été multipliées par 10 après l'accident. Et elles ne possèdent, en tout et pour tout, qu'une casserole donnée par une association française pour mesurer la radioactivité des aliments. Que faire face à cette situation insupportable ?

 

Il faudrait leur permettre d'avoir accès, a minima, à une nourriture saine, leur assurer un suivi épidémiologique correct et surtout, ce qui relève d'un minimum de justice, leur fournir les moyens de quitter la région pour ceux qui souhaitent le faire. Mais l'industrie nucléaire n'est pas en mesure de le faire, car cette industrie n'est pas assurée à hauteur des dommages engendrés par une telle catastrophe... et ne risque pas de l'être de sitôt d'ailleurs, aucune compagnie d'assurance n'étant prête à assumer un tel risque.

Ces femmes vivent un cauchemar que chacune d'entre nous peut comprendre: en être réduites à devoir exposer, impuissantes, leurs enfants à un risque inéluctable, et être incapables de les protéger. Leur drame devrait être notre drame collectif, à toutes et à tous.

Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas!

 

C'est pourquoi, je souhaite dédier cette journée à toutes ces femmes qui se battent pour leurs enfants, leur combat devrait aussi être le nôtre.

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Atom Heart Fucker (16) : qu'est-il arrivé à l'USS Reagan le 12 mars 2011 ?

Atom Heart Fucker (16) : qu'est-il arrivé à l'USS Reagan le 12 mars 2011 ? | Japan Tsunami | Scoop.it

C'est un événement qui était passé inaperçu, à un peu trop focaliser sur la centrale de Fukushima elle-même, qui devient lentement depuis un évènement historique pire que celui de Tchernobyl : aux dernières nouvelles, nous ne sommes plus loin du syndrome chinois, un (sinon peut-être même deux cœurs) ayant visiblement fondu, et a traversé son enveloppe d'acier pour percer ensuite celle de béton. Mais le jour de l'explosion qui avait suivi le tremblement de terre, je ne m'étais pas du tout intéressé au nuage radioactif échappé du corps de centrale N°4. Or un événement d'actualité vient de nous rappeler son existence, et ses dégâts : la découverte de maladies liées à une exposition aux radiations nucléaires sur un bon nombre de... marins américains. Ceux qui croisaient à proximité des côtes japonaises ce jour-là, à bord du porte-avions USS Ronald Reagan, venu apporter son aide au Japon dévasté par le tsunami. Et la suite de cette histoire incroyable, la voici... A bord du porte-avions USS Reagan, ce jour-là, il y avait... 5 500 marins à bord ! (...)

Jacques Le Bris's insight:

Confirmation également trois années plus tard chez CNN, avec l'exposé des diverses maladies découvertes chez ses occupants depuis son retour aux USA : leucémies, cancers, avortements ou naissances d'enfants difformes ("Baby A.G."), saignement divers, les exemples ne manquent pas."Aujourd'hui, trois ans plus tard, plus de 70 marins hommes et femmes de la mission ont déposé une plainte en milliards de dollars contre TEPCO, alléguant que l'entreprise dissimule des informations qui ont conduit à l'exposition aux rayonnements provoquant des maladies, et même le cancer. Les experts médicaux sont sceptiques sur une connexion, mais les cas sont des crève-cœurs. Lindsay Cooper et Kim Gieseking ayant une fois servis sur le Reagan ont dit que depuis leur retour ils sont confrontés à des problèmes débilitants de thyroïde. Thomas McCants était sur l'USS Germantown en juillet 2011 quand il a été envoyé au Japon. Quand il est revenu , il a été diagnostiqué avec la leucémie, a-t-il déclaré à CNN. Et puis il y a le l'officier Steve Simmons, qui a servi sur le Reagan. Avant de partir, c'était un randonneur passionné dans les montagnes de Hawaï, et il dit que sa santé était "très bonne" dans les mois qui ont précédé le déploiement . " L'été de 2010 ... quand nous sommes arrivés à Hawaii, je suis allé faire des courses de randonnée. Quelques jours plus tard, je suis allé à pied à Diamond Head. Le lendemain de Diamond Head, en fait je suis allé à pied et Stairway to Heaven," a déclaré Simmons à CNN. Mais Simmons dit que quelque chose lui est arrivé au large des côtes du Japon. Un an après son retour aux États-Unis, il a perdu tout contrôle de ses jambes. Les médecins disent de Simmons qu'ils n'ont aucune idée de ce qu'il lui arrive "Je ne sais pas non plus," dit Simmons. Deux moments au cours de son déploiement ont marqué Simmons. A un moment, le navire a cessé de prendre de l'eau de mer et la purifier à cause de contaminants, mais Simmons a dit qu'il en avait déjà bu ce jour-là. "L'eau fournit tout - les douches, les robinets d'eau, les machines à soda", a déclaré Simmons. La sécurisation de l'eau en raison de contaminants "était une première pour tout le monde à bord." Le Reagan a également navigué à travers le panache nucléaire du bâtiment en fusion pendant des heures, menant à une décontamination complète. Le navire a même verrouillé le système de ventilation, précise Simmons". Les balais et le savon n'auraient donc pas suffi ? (...)

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« Crime d’Etat » à Fukushima : « L’unique solution est la fuite » - Rue89

« Crime d’Etat » à Fukushima : « L’unique solution est la fuite » - Rue89 | Japan Tsunami | Scoop.it

Le 23 juin 2013, pour les deux ans d’existence de la première « station citoyenne de mesure de la radioactivité » à Fukushima, le réseau Citizen Radioactivity Measuring Station (CRMS) organisait une rencontre réunissant scientifiques et habitants, à laquelle nous avons assisté.

Le professeur Hiroaki Koide, physicien, spécialiste des réacteurs au Research Reactor Institute de l’université de Kyoto, y a prononcé une conférence et nous le remercions d’avoir accepté que, sur la base de son intervention orale et à partir de documents complémentaires, nous en éditions et diffusions le contenu

 

L’intervention du professeur Hiroaki Koide

(...)

 

 

« De nombreux travailleurs sont irradiés »

 

« Il faudra construire un sarcophage en béton »

 

« 300 ou 400 fois la bombe d’Hiroshima »

 

« L’unique solution est la fuite »

 

« Au centre d’expérimentation nucléaire de l’université de Kyoto, où je travaille, lorsque nous manipulons des matières radioactives, nous sommes contraints de le faire exclusivement dans ce que nous appelons des “ zones d’accès contrôlées ” [...]. Si, suite à une expérience, mon taux de contamination excède la limite des 40 000 becquerels/m2, je suis considéré comme un déchet radioactif, la porte ne s’ouvre pas, et je dois être “ jeté ” [...].

Selon la carte fournie par l’Etat, dans la ville de Fukushima, la radioactivité dépasse les 60 000 becquerels/m2. Or le gouvernement affirme que les habitants peuvent y habiter ! Il ne s’agit pas d’une de mes expériences de laboratoire, ce ne sont pas seulement mes mains ou mes habits qui sont contaminés, mais le bâtiment dans lequel nous sommes actuellement. La route, la gare, la place devant la gare, les bosquets, les montagnes, tout est contaminé [...]. Nous sommes tous ici, tranquillement réunis dans cette salle de conférence à Fukushima, à discuter comme si de rien n’était, alors que dans cette ville de 300 000 habitants, tout est irradié [...]. L’endroit où nous sommes actuellement devrait être classé “ zone d’accès contrôlée ” et être évacué [...]. L’unique solution est la fuite [...]. On ne laisse vivre personne dans une “ zone d’accès contrôlée ”, et surtout pas des enfants. [...]

C’est la responsabilité individuelle qui joue dans la décision de chacun. Je suis ici de mon propre fait et vous également. Mais pas les enfants. Ce n’est pas que je souhaiterais ne protéger que les enfants. C’est que si je ne les protège pas, je ne me le pardonnerais jamais. A chacun d’entre vous de décider en conséquence. »

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