Japan Tsunami
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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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Au Japon, la chasse à la baleine profite de l’argent de la reconstruction

16.11.2011 (Philippe Mesmer, Le Monde). Tokyo Correspondance – Contestées, les activités japonaises de chasse à la baleine, officiellement présentées comme faisant partie d’un programme de recherche, suscitent de nouvelles critiques. De façon pour le moins inattendue, une partie du financement de la campagne 2011 dans l’Antarctique, dont la tenue a été confirmée le 4 octobre par le ministre de l’agriculture et des pêches, Michihiko Kano, sera assurée par des fonds prélevés sur le troisième budget supplémentaire consacré à la reconstruction des zones dévastées le 11 mars.

 

Pour établir le lien avec le séisme, le tsunami et la crise nucléaire, l’agence des pêches a rappelé qu’Ishinomaki, l’une des villes les plus touchées de la préfecture de Miyagi, est connue pour sa tradition ancienne de chasse baleinière. Elle abritait d’ailleurs un parc à thème sur cette activité, le Oshika Whale land, aujourd’hui détruit.

Fort de cet argument, l’agence a obtenu une enveloppe de 2,3 milliards de yens (21,2 millions d’euros).

Or cet argent n’ira pas à la reconstruction d’installations, à l’achat de nouveaux bateaux, ni même au soutien des victimes. Il servira à « assurer la bonne exécution de la campagne 2011″ qui doit débuter fin novembre ou début décembre et à « renforcer les moyens de lutte contre les opérations de harcèlement menées par les activistes hostiles à la chasse à la baleine ».

Plus précisément, l’enveloppe financera le déploiement de navires d’escorte des baleiniers. Car les campagnes annuelles dans l’Antarctique sont soumises à rudes pressions. En février, Tokyo a été contraint de jeter l’éponge en suspendant la campagne pour raison de sécurité.

L’octroi de cette subvention a fait réagir les organisations de protection de l’environnement. Quatorze d’entre elles, dont Greenpeace Japan, ont adressé dès le 27 octobre une lettre ouverte aux autorités, les appelant à « consacrer cet argent aux victimes au lieu de le gaspiller dans une inutile mission de chasse baleinière ». Le document, s’appuyant sur des chiffres officiels, précise que chaque campagne coûte environ 3 milliards de yens et se termine sur un déficit de 1,9 milliard de yens.

 

Moratoire international

 

L’annonce de la nouvelle campagne avait auparavant suscité le mécontentement de l’Australie. Canberra, qui a déposé une plainte contre Tokyo en 2010 auprès de la Cour pénale internationale, a rappelé son opposition « à toute forme de chasse commerciale, y compris aux activités pseudo-scientifiques du Japon ».

La chasse baleinière fait l’objet d’un moratoire international depuis 1986. Mais des dérogations autorisent le Japon à s’y livrer sous couvert d’études scientifiques. Les Japonais ont pêché plus de 10 000 baleines depuis 1988. Le maintien de la chasse est aussi un enjeu de politique intérieure. Au point d’avoir convaincu les autorités d’autoriser une nouvelle campagne, mais au risque de voir le Japon perdre une partie du capital de sympathie suscitée par la catastrophe de mars.
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Japanese government killing its own people in Fukushima

On the 19th of July 2011, people in Fukushima had a meeting with government officals from Tokyo to demand that the government evacuate people promptly in Fukushima and provide financial and logistical support for them. Also, they brought urine of children to the meeting and demanded that the government
test it.

 

Greenpeace :

 

Fukushima : contamination marine et silence du gouvernement

 

Nous sommes le 11 août. Depuis 5 mois, le Japon vit une catastrophe nucléaire sans précédent. La contamination se poursuit, sans que de véritables moyens de prévenir la population n’aient été mis en place. L’équipe d’experts en radioprotection de Greenpeace a relevé des niveaux élevés de radioactivité dans les fruits de mer pêchés par les japonais au large des côtes du Japon. Ces relevés ainsi que les informations récentes sur les dissimulations du gouvernement japonais sur l’étendue réelle des radiations à Fukushima, montrent l’urgence d’informer, avec transparence la population et de la mettre à l’abri.

 

Contamination en mer : la course contre la montre

Le 9 août, lors d’une conférence de presse , Greenpeace a détaillé comment ses experts se sont rendus dans les ports de la préfecture d’Iwaki entre le 22 et le 24 juillet, prélevant des échantillons de fruits de mer avec l’aide des pêcheurs locaux. Les laboratoires français de l‘ACRO et de la CRIIRAD ont détecté des niveaux élevés de radioactivité dans un certain nombre de ces échantillons. Ce qui signifie que la contamination de la côte de Fukushima est toujours très grave.

Greenpeace a donc demandé au gouvernement japonais de rendre l’étiquetage des produits de la mer obligatoires et d’indiquer les niveaux de radiation et la zone de pêche. Les procédures de surveillance des radiations devraient également être renforcés et les règlements de commercialisation des denrées alimentaires rendus plus strictes.

Tout cela devrait être fait aussi vite que possible. Car la saison de pêche au chalut est sur le point de commencer sur les côtes de Fukushima et Ibaraki. C’est une course contre la montre qui commence : la mer est l’une des principales sources d’alimentation pour les japonais. Contrairement à la viande bovine, aucune loi n’est en vigueur pour tracer l’origine des poissons et crustacés. Ce vide légal laisse la porte des marchés nationaux ouverte aux fruits de mer contaminés !

L’assourdissant silence du gouvernement Japonais

Mais les autorités japonaises s’enferrent dans la dissimulation. Le New York Times le révélait en début de semaine : les services publics japonais pouvaient prévoir que le vent ramènerait les particules radioactives vers le Nord, juste après la catastrophe nucléaire, mais ils n’ont rien dit aux populations concernées. Le maire de Namie, à 7 km de Fukushima, dénonce un acte « criminel ». Reportage sur la colère au Japon face aux mensonges des autorités (en anglais)
Le gouvernement japonais semble faire de la désinformation. Une note a même été adressée aux principaux médias (télé, radio, presse écrite) par le Ministère des affaires internes et de la Communication Japonais, leur demandant de modérer articles et commentaires traitant du tremblement de terre, du tsunami et de la catastrophe nucléaire allant à l’encontre des communiqués officiels afin de « ne pas propager de rumeurs« .

Cette gestion de la crise ne peut plus continuer : le gouvernement doit assumer son rôle et assurer la sécurité de ses citoyens. Les japonais n’ont plus confiance, la transparence est indispensable !

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