Japan Tsunami
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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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L'ex-Premier ministre du Japon, Naoto Kan, raconte la catastrophe de Fukushima

L'ex-Premier ministre du Japon, Naoto Kan, raconte la catastrophe de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Premier ministre au moment de Fukushima, Naoto Kan était en première ligne pour gérer la catastrophe nucléaire. Il raconte comment il a pensé évacuer Tokyo, son bras de fer avec la compagnie Tepco, qui cachait l’information, les décisions qu’il a prises pour éviter le pire. Entretien exclusif.

Dans le cadre du film que le réalisateur Jean-Paul Jaud prépare sur la transition énergétique, Libres !, nous avons rencontré Naoto Kan, qui était premier ministre du Japon au moment de la catastrophe de Fukushima en mars 2011. M. Kan n’avait encore jamais raconté en français les heures dramatiques qu’il avait vécues. Il décrit précisément ce à quoi le peuple japonais a échappé, si le péril avait atteint Tokyo.


Reporterre - Comment avez-vous vécu l’accident de Fukushima en tant que premier responsable du Japon à ce moment-là ?

Naoto Kan – C’est le 11 mars 2011 à 5 h 46 que le grand séisme a eu lieu. A ce moment, j’étais au Parlement, à la Commission des comptes, et je répondais aux questions des parlementaires. Il y avait de grands lustres, qui ont commencé à bouger. J’étais très inquiet à l’idée que les lustres pourraient tomber sur les membres de la Commission. J’ai eu l’impression que ça durait très longtemps, mais en fait, ça n’a dû durer que trois ou quatre minutes, et le président de la Commission a levé la session. A côté du Parlement, il y a le bâtiment du Premier ministre, et au sous-sol de celui-ci, un centre de gestion des crises. Il y avait déjà pas mal de gens réunis là. On nous a annoncé l’intensité du séisme, et la probabilité qu’un tsunami arriverait bientôt.

En ce qui concerne les centrales, on nous a dit que tout s’était arrêté automatiquement et qu’il n’y avait pas de problème. Je me souviens que, quand j’ai entendu cette nouvelle, j’étais soulagé. Mais quarante ou cinquante minutes après, on nous a appris que le système électrique de la centrale de Fukushima Daiichi était perdu, et que le système de refroidissement ne marchait plus.

Quand je l’ai appris, un frisson très froid m’a parcouru le dos. Je ne suis pas spécialiste du nucléaire, mais à l’université, j’ai fait des études de physique et je connais un certain nombre de choses. Si la perte d’électricité et du système de refroidissement continuait, je savais qu’on allait vers la fusion du cœur du réacteur. Aujourd’hui, on sait que quatre heures après le séisme, la fusion du cœur avait commencé dans le premier réacteur. Le lendemain, le premier réacteur a fait une explosion d’hydrogène, le 14 mars, le réacteur n°3, et le 15 mars, l’enceinte de confinement du réacteur n°2 a été abimée. Le même jour, le réacteur n°4 a subi une explosion d’hydrogène.


Durant les cent heures après le séisme, certains de ces réacteurs ont vu leur cœur fondre, d’autres subir une explosion d’hydrogène, ca ne s’était jamais vu dans le monde. Le combustible fondu a pénétré le fond de la cuve en acier, puis au fond de l’enceinte de confinement. Si ces combustibles fondus avaient traversé le fond de la cuve de béton, cela aurait entrainé le syndrome chinois [pénétration dans la croûte terrestre et contamination de la nappe phréatique], on n’aurait pas pu continuer à vivre à Tokyo.

Sur le moment, aviez-vous une information sur ce qui se passait aussi exacte que maintenant ?

A ce moment, on n’avait aucune information exacte sur l’état de la centrale. En ce qui concerne le premier réacteur, à dix heures du soir le 11, on nous disait, ‘ça va, il y a encore de l’eau, pas de problème’. La jauge de hauteur de l’eau était déréglée, et donnait une mauvaise information. Mais il n’y avait pas que les dérèglements des appareils.

Quoi d’autre ?

D’abord, des appareils qui ne fonctionnaient plus du fait de la perte d’électricité. Ensuite, les informations auraient dû être transmises au siège de Tepco à Tokyo, puis nous être communiquées. Mais cette communication ne s’est pas bien faite, et je n’étais pas correctement informé. La troisième raison est que le siège de Tepco à Tokyo ne transmettait pas les informations qui les ennuyaient, ils ne transmettaient que les informations qui ne les mettaient pas en cause. Par exemple, la centrale de Fukushima Daichi et le siège de Tepco communiquaient par video-téléphone, mais même encore maintenant, ils n’ont pas publié ces images sauf une petite partie. Quand on leur demande pourquoi, ils répondent que c’est pour une question de droit privé ; c’est une réponse absurde, aberrante. Tepco a tendance à cacher les choses qui la gênent.


Dès le 12 mars, vous avez été au-dessus de la centrale en hélicoptère. C’était pour vous rendre compte par vous-même ?

A ce moment, la pression dans l’enceinte de confinement ne cessait d’augmenter, et Tepco nous a dit qu’on devrait faire fonctionner le système de ventilation. J’ai dit : d’accord. Mais cinq heures après, la ventilation n’était pas encore commencé. Je n’arrivais pas à obtenir une explication de la part de Tepco. Puisque la communication était si mauvaise avec le siège de Tepco, je me suis dit qu’il me fallait une discussion directe avec les responsables de la centrale. Alors j’ai décidé de partir très tôt le 12 mars en hélicoptère.

En fait, vous avez pris la responsabilité des opérations, parce que Tepco ne le faisait pas bien.

Oui, mais il y a une autre raison. En cas d’accident grave, le responsable du centre de crise est automatiquement le premier ministre. S’il est nécessaire de décider une évacuation, c’est le premier ministre qui doit en décider. Si je ne disposais pas d’information précises et exactes, je pouvais prendre des décisions dangereuses. Donc il me fallait des informations directes.

Vous avez eu l’angoisse que Tokyo soit recouverte d’un nuage radioactif. Qu’avez-vous pensé à ce moment-là ?

C’était la question qui me préoccupait le plus. Jusqu’où cet accident irait-il, quand s’arrêterait-il ? Quand j’étais seul, je ne pensais qu’à ça. Je me suis rappelé l’accident de Tchernobyl : dans ce cas, il n’y avait qu’un réacteur. A Fukushima, on avait quatre réacteurs accidentés, et les piscines de combustible – et même, si l’on tient compte de la centrale de Fukushima Daini, de dix réacteurs concernés – que pouvait-il se passer ? Si on ne pouvait pas contrôler ces réacteurs et leurs piscines, la quantité de matériel radioactif aurait pu être dix fois plus importante qu’à Tchernobyl, voire davantage encore. Si cela était arrivé, ce n’est pas seulement Tokyo, mais toute l’agglomération et la région du nord-est qu’il aurait fallu évacuer. Cette crainte, je l’ai eu très tôt. J’ai demandé au président de la Commission de l’énergie atomique japonaise d’étudier le pire scénario de l’accident. Son rapport disait qu’il faudrait évacuer le territoire dans un rayon de 250 km autour de la centrale, y compris Tokyo, soit cinquante millions de personnes.

Le pire scénario…

Exactement.

Vous vous dites : qu’est-ce que je vais faire ?

Il faut absolument empêcher cette catastrophe, même si on met en danger notre vie, sinon le Japon n’existerait plus en tant que nation pendant plusieurs décennies. Ce serait le chaos. Il fallait empêcher cette catastrophe. Il n’y a que la guerre qui puisse faire autant de dégâts qu’un tel accident.

En fait, on a eu une chance énorme : le nuage radioactif est parti vers le nord-ouest, plutôt que vers Tokyo et le sud-ouest ?

Oui, mais, si Tepco avait retiré tous les techniciens et abandonné les réacteurs, les matériaux radioactifs auraient été libres de se répandre, c’est ce que nous disait le rapport.

Il a fallu maintenir le personnel sur place ?

Tepco voulait retirer les techniciens. J’ai demandé de les maintenir jusqu’au bout pour maintenir le contrôle autant que possible. Je me suis déplacé au siège de la compagnie le 15 mars pour leur dire de ne pas abandonner la centrale.


Le peuple japonais a-t-il pris conscience qu’avec cet accident, le pays est passé au bord du chaos ?

Pendant les cinq jours qui ont suivi, je pensais à ce scénario d’évacuation de Tokyo, mais je ne le disais pas publiquement. Je retenais cette idée dans ma tête. Ce rapport du président de la Commission de l’énergie atomique est venu alors que la situation s’était à peu près stabilisée, et je ne l’ai pas rendu public à ce moment. Il ne l’a été que bien plus tard.

Comment expliquez-vous que les électeurs aient mis au pouvoir, en décembre 2012, un candidat favorable à l’énergie nucléaire, Shinzo Abe ?

L’opinion publique reste majoritairement favorable à la sortie de l’énergie nucléaire, mais le Parlement ne reflète pas l’opinion publique. Le problème est qu’il y avait beaucoup de petits partis contre le nucléaire, le Parti libéral démocrate de M. Abe a profité de cette division et a pu prendre la majorité.


-A gauche, "Opposé au nucléaire", à droite, "Favorable au nucléaire" -

Votre parti, le Parti démocrate, est-il opposé au nucléaire ?

Il a décidé que le Japon devait être sorti du nucléaire dans la décennie 2030.

En quoi l’accident de Fukushima vous a-t-il personnellement fait changer ?

Avant, je pensais que si on respectait les normes de sécurité, l’énergie nucléaire était bénéfique. Mais avec l’accident, j’ai senti corps et âme le risque du nucléaire, et j’ai changé à 180° : je pense qu’il faut arrêter le nucléaire le plus tôt possible.

Comment le Japon pourrait-il vivre sans nucléaire, qui représentait 28 % de sa production électrique ?

Aucun réacteur ne marche aujourd’hui et pourtant la vie des citoyens continue normalement, tout comme l’activité économique. Cela prouve que le Japon peut se passer du nucléaire. Juste avant la fin de mon mandat, j’ai fait passer une loi sur les tarifs de l’énergie renouvelable, afin de la soutenir, et sa production a beaucoup augmenté. On aura sans doute besoin pendant quelque temps de l’énergie fossile, mais à la longue, l’humanité pourra vivre avec les énergies renouvelables.

Est-ce que cela suffira ? Ne faudra-t-il pas changer de mode de vie ?

Au Japon, on a encore le plus souvent des vitres à simple paroi, alors qu’avec des doubles vitrages, on pourrait économiser beaucoup d’énergie : c’est un exemple de ce qu’on peut faire. Et puis oui, dans le mode de vie, il faut qu’on apprenne à avoir moins besoin d’énergie. Vous savez, sur la planète, l’énergie la plus importante est l’énergie solaire. Elle fait circuler l’eau, elle fait pousser les plantes – on n’utilise qu’une toute petite partie de l’énergie solaire, si on arrive à mieux l’utiliser, je suis sûr que même sans abandonner notre confort, on pourra utiliser beaucoup plus les énergies renouvelables.


Qu’est-ce qui empêche l’évolution vers la transition énergétique que vous souhaitez ?

Il y a encore au Japon un gros lobby du nucléaire, qu’on appelle « le village du nucléaire », il a une grande influence, maintient une campagne massive pour continuer le nucléaire.

Le nucléaire et la démocratie sont-ils conciliables ?

Je dirais : le plutonium et les êtres humains peuvent-ils cohabiter ? Le plutonium n’existe pas dans la nature. Il a été créé il y a soixante-dix ans. Y a-t-il sur la planète des êtres vivants qui peuvent cohabiter avec le plutonium ? J’en doute. Cela s’oppose à la démocratie. Car pour utiliser le nucléaire, il faut un pouvoir puissant, il faut prendre des mesures de sécurité très développées, donc une très forte police, une puissance militaire, donc une solide structure de pouvoir. Alors qu’avec l’énergie renouvelable, le pouvoir ne se concentre pas.

Quelle leçon le monde doit-il tirer de la catastrophe de Fukushima ?

L’accident nucléaire, on ne sait quand ni où il va se produire, mais il va se produire – je voudrais que tous les êtres humains le sachent. L’exploitation commerciale du nucléaire n’a commencé que depuis trente ans, et on a déjà connu trois accidents graves, avec Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima : cela peut arriver n’importe où et n’importe quand. Quand un accident nucléaire survient, les dégâts en sont énormes, presque équivalents à ceux d’une grande guerre. On ne peut empêcher que les catastrophes naturelles, comme les séismes, se produisent, même si on peut atténuer les conséquences. Mais les accidents nucléaires, on peut empêcher qu’ils se produisent.

Quelle idée ou quel message voudriez-vous transmettre à des jeunes générations, à des enfants, à propos du nucléaire et de l’écologie ?

Si les êtres humains peuvent vivre, c’est grâce à la nature. Donc, les êtres humains doivent vivre en harmonie avec la nature. Et une autre idée : la technologie et le bonheur n’avancent pas forcément de manière proportionnelle, de manière harmonieuse. Comment contrôler la technologie ? C’est une grande question.

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Fukushima : des ouvriers contraints de mentir sur la radioactivité

Fukushima : des ouvriers contraints de mentir sur la radioactivité | Japan Tsunami | Scoop.it
Cette demande visait apparemment à sous-déclarer leur exposition pour que la société puisse continuer à travailler sur le site.

Un sous-traitant intervenu sur le site nucléaire accidenté de Fukushima au Japon aurait poussé ses ouvriers à sous-déclarer le niveau de radiations auquel ils étaient soumis, vraisemblablement pour ne pas perdre son contrat, ont rapporté samedi plusieurs médias japonais.

(...)

Plusieurs ouvriers de Build-Up ont confié à l'Asahi Shimbun qu'en décembre un haut responsable de la société, leur superviseur sur place, leur avait expliqué qu'il portait un boîtier en plomb et leur avait demandé de faire de même. Ce responsable leur aurait expliqué que, s'ils ne truquaient pas leur niveau d'exposition, ils atteindraient rapidement le niveau maximal annuel légal de 50 millisieverts, selon le quotidien, qui précise que les ouvriers sont en possession d'un enregistrement du briefing. Certains ouvriers ont refusé de recouvrir leur dosimètre et ont quitté la société, poursuit encore l'Asahi Shimbun.

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Corinne Lepage : "Fukushima, accident d’origine humaine. Le nucléaire français souffre des mêmes faiblesses”

Corinne Lepage : "Fukushima, accident d’origine humaine. Le nucléaire français souffre des mêmes faiblesses” | Japan Tsunami | Scoop.it
La commission, mandatée par le Parlement japonais, a rendu public son rapport sur l'accident nucléaire de Fukushima jeudi. L'origine de la catastrophe serait humaine et non due au tsunami géant. Une affirmation que partage Corinne Lepage.

 

e moins que l’on puisse dire est que le rapport - plus qu'accablant - que la commission indépendante japonaise vient de rendre public sur les causes du drame de Fukushima, tranche avec la chape de plomb et la langue de bois habituelles du lobby nucléaire, dont l’Autorité de sûreté (ASN) vient d’administrer une nouvelle preuve durant son audition devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale ce matin.

Que dit en résumé ce rapport ? Contrairement à ce que les ministres en place à l’époque - à commencer par M. Besson - nous ont asséné, la catastrophe de Fukushima n’est pas d’origine naturelle mais humaine. C’est une catastrophe nucléaire d’origine industrielle résultant de plusieurs facteurs :

La connaissance d’un risque par les autorités exploitantes et de contrôle qui n’a pas été pris en compte, et ce, délibérément (depuis 2006 le risque était parfaitement identifié) ;

L’affirmation que des mesures de prévention ont été mises en place, alors qu’elles ne l’étaient pas et que les autorités de contrôle fermaient les yeux ;

Le refus de mettre en place des améliorations pour de faux prétextes ;

Le déni de réalité de TEPCO qui, pour couvrir sa faute, a invoqué l'extrême violence du tsunami, alors que les installations n’étaient pas en capacité - comme elles l’auraient dû - de résister à un tremblement de terre ;

L’impotence à réagir, alors qu’une réponse efficace était possible ;

Un management du système de crise en complet dysfonctionnement, qu’il s’agisse de TEPCO, des organes de contrôle ou des autorités publiques ;

L’incapacité de prendre les mesures d’évacuation et de protection de la population adaptées, ainsi que la désinformation de la population ;

La non prise en compte de l'effet des faibles doses dans l'anticipation d'une contamination nucléaire.


Le rapport propose également une réforme globale du système qui ne saurait être cosmétique et qui montre une réelle évolution.

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Protest as Japan restarts reactor

Protest as Japan restarts reactor | Japan Tsunami | Scoop.it
Hundreds of protesters gather as Japan restarts the first nuclear reactor since the crisis at Fukushima last year.

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Safety tests

On Friday, tens of thousands took part in anti-nuclear rallies in Tokyo outside Prime Minister Yoshihiko Noda's official residence, chanting "Saikado hantai," or "No to nuclear restarts", in what correspondents say was a rare show of dissent in Japan.

The BBC's Mariko Oi, who is in the capital, says it was one of the largest demonstrations seen since the crippling of reactors at the Fukushima plant over a year ago.

Reports differ on the number of attendees, but organisers say 200,000 people took part, our correspondent says.

The restart of Ohi's No 3 reactor - expected at 2100 local time (midday GMT) - follows an order by Mr Noda, who last month called for support for the move.

Mr Noda said that he had approved the reactivation of two reactors at Ohi, in an attempt to bolster the economy and prevent energy shortages over the summer.

The No 3 reactor at Ohi, in Fukui prefecture, is expected to start supplying electricity on Wednesday, according to the operator, Kansai Electric Power Co (Kepco). Reactor No 4 is to be restarted on 14 July.

The government is continuing to assess whether other nuclear plants are safe to be reactivated.

The decision was welcomed by businesses who had voiced concern over the lack of power for industry.

But demonstrators say they are not convinced by assurances over safety, and argue that Japan should take the opportunity to move to alternative energy sources.

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Japon: quelque 20.000 antinucléaires devant la résidence du Premier ministre

Japon: quelque 20.000 antinucléaires devant la résidence du Premier ministre | Japan Tsunami | Scoop.it

Au moins 20.000 opposants à l'utilisation de l'énergie nucléaire manifestaient bruyamment vendredi soir à Tokyo devant la résidence du Premier ministre qui a décidé la semaine dernière d'autoriser le redémarrage de deux réacteurs alors que les 50 du pays étaient arrêtés.

"Saikado hantai !" ("Non à la relance !") hurlaient les manifestants, parmi lesquels le journaliste dénonciateur de scandales Satoshi Kamata, un des meneurs du mouvement "Adieu l'énergie nucléaire !" au côté de l'écrivain prix Nobel Kenzaburo Oe, à l'origine d'une pétition rassemblant à l'heure actuelle plus de 7,5 millions de signatures.

Samedi 16 juin, le chef du gouvernement, Yoshihiko Noda, a donné son feu vert à la remise en exploitation de deux réacteurs de l'ouest du pays, Ohi 3 et 4, les premiers à pouvoir redémarrer depuis l'accident atomique de Fukushima provoqué par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.

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Former Japanese leader: 'I felt fear' during nuclear crisis

Former Japanese leader: 'I felt fear' during nuclear crisis | Japan Tsunami | Scoop.it
Former Japanese Prime Minister Naoto Kan said he was overwhelmed and afraid during last year's nuclear meltdown.

 

Former Japanese Prime Minister Naoto Kan said he was overwhelmed and afraid during last year's nuclear meltdown at the Fukushima Daiichi plant, acknowledging that little has been done since then to ensure that another nuclear disaster will not occur.

Sounding like a fiery anti-nuclear activist, Kan Monday testified before a panel appointed by parliament to investigate the nuclear disaster.

"There wasn't much information coming to me" from the government regulatory agency, NISA, or the plant's operator, TEPCO, Kan said. "I thought I couldn't make any countermeasures in this crisis. I felt fear."

During his testimony, Kan turned a critical finger on himself, Japan's bureaucrats and TEPCO, saying all were hoping the situation would not spiral more out of control. He said all often were more worried about protecting their jobs and turf than public safety.

 

Kan specifically pointed to a request from TEPCO to evacuate the Fukushima plant -- a request he refused.

"The worst case scenario was that 30 million people would have to evacuate from the capital (Tokyo)," Kan told the panel. "That would come to within one inch of the end of this nation."

Kan said he did his best to share information with the public, but admitted there weren't many verified facts to share.

Over the weekend, Yukio Edano, Kan's former chief cabinet secretary, testified that his office rejected a U.S. offer to supply nuclear experts, saying it was "not appropriate." Kan told the panel that he heard about the U.S. offer after the fact, but supported Edano's decision.

Kan also spoke about Japan's so-called "nuclear village." That's the term used to describe the utilities, nuclear regulators, bureaucrats and academics who support the usage of nuclear energy in Japan. It's a group Kan said shows no remorse for the disaster.

The first priority of Japan's new nuclear policy should be to dismantle the power of the nuclear village, along with all nuclear power plants, Kan said.

"I would like to say to the Japanese and to the world -- the safest nuclear policy is not to have any nuclear plants."

 

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Fukushima : le début de la catastrophe, c'est maintenant

Fukushima : le début de la catastrophe, c'est maintenant | Japan Tsunami | Scoop.it

La crise économique européenne, les présidentielles en France, il n’en faut pas plus pour que nous en oubliions la catastrophe de Fukushima de mars 2011. Pourtant, la crise est loin d’être terminée, c’est même tout le contraire. TEPCO ajoute à la malchance ses boulettes et le risque d’assister à une catastrophe sanitaire majeure, loin d’être écarté, devient petit à petit une effrayante réalité. Comme il est de coutume dans ce genre de crise, ce n’est pas sur le gouvernement que la population peut compter.
Il y a à peine 4 jours, le 24 avril dernier, la chaine d’information japonaise ANN News diffusait un très inquiétant reportage sur la situation de la piscine à combustibles usés du réacteur 4 de la centrale de Fukushima. Cette information n’a tout simplement pas du tout été relayée par les média français, et très peu de média européens. Voici le reportage en question (en japonais).

(...)

Une chose est bien certaine, Fukushima, c’est un peu comme la crise économique qui frappe l’Europe : le pire est bien devant nous.

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Plus qu'un seul ! Car Tepco ferme son dernier réacteur nucléaire en activité au Japon

Plus qu'un seul ! Car Tepco ferme son dernier réacteur nucléaire en activité au Japon | Japan Tsunami | Scoop.it

Tokyo Electric Power Co, compagnie responsable de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon, a fermé son dernier réacteur nucléaire en activité lundi pour une opération de maintenance de routine.

Le Japon ne compte donc plus qu’un seul réacteur nucléaire en activité pour alimenter son réseau électrique.

 

Le Japon possède 54 réacteurs nucléaires, mais depuis le tsunami de Mars 2011, qui a provoqué la pire crise nucléaire que le monde ait connue depuis 25 ans, le pays n’a pas pu redémarrer ses réacteurs, dont l’activité avait été stoppée pour des opérations de maintenance de routine, du fait des craintes de la population japonaise.

 

(...)

Des 17 réacteurs dont Tepco est propriétaire, qui fournissent de l’électricité à près de 45 millions de personnes dans la zone de Tokyo, les six qui se trouvent dans la centrale de Fukushima Daiichi sont arrêtés, ainsi que les quatre de la centrale voisine de Fukushima Daini.

A la centrale de Kashiwazaki Kariwa, qui se trouve à 230 kilomètres au nord-ouest de Tokyo, trois réacteurs n’ont toujours pas été redémarrés après un séisme d’une magnitude de 6,8 sur l’échelle de Richter qui a ébranlé la région en juillet 2007. Quatre autres sont en maintenance.

Le dernier réacteur en activité du pays, le réacteur n°3 de la centrale de Tomari de la compagnie Hokkaido Electric devrait être arrêté à partir du 5 mai prochain pour une opération de maintenance.

Le Directeur Exécutif de Greenpeace Japon, Junichi Sato a déclaré que le pays pourrait survivre sans se dépêcher de redémarrer son secteur nucléaire.

« Le Japon vit actuellement pratiquement sans nucléaire, et l’impact sur la vie quotidienne est invisible » a déclaré Junichi Sato.

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Fukushima : un an après le tsunami, tout danger n'est pas écarté

Fukushima : un an après le tsunami, tout danger n'est pas écarté | Japan Tsunami | Scoop.it

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Des enfants toujours contaminés à 220 km de la centrale
Sur les 22 enfants japonais dont les urines ont été analysées, 14 sont encore contaminés au césium 134 et césium 137, selon le laboratoire pour le contrôle de la radioactivité de l'Ouest (ACRO), un laboratoire français. Les prélèvements ont eu lieu entre décembre 2011 et février 2012. «Ces résultats mettent en évidence une contamination des urines jusqu'à Oshu (province d'Iwaté) située à environ 220 km de la centrale», souligne l'association, un des deux laboratoires indépendants créés en France après la catastrophe de Tchernobyl. «Les valeurs ne sont pas extrêmement élevées comparées à celles que nous avions relevées en Biélorussie mais elles montrent que la contamination s'installe dans le temps», a estimé le président de l'ACRO, David Boilley. Cette persistance de la contamination montre aussi que la contamination des enfants vient de l'alimentation et non du panache.

Des conséquences sanitaires inconnues. Les conditions ont été au départ extrêmement difficiles mais «les choses ont été améliorées depuis et nous contrôlons srupuleusement désormais les doses reçues par les travailleurs», assure une porte-parole de Tepco, Chie Hosoda.
Il est certain cependant, au vu des chiffres publiés par la compagnie, que des dizaines de travailleurs ont été exposés à des radiations qui augmentent, parfois significativement, leur risque de développer un cancer, lequel s'élève à partir d'une dose annuelle de 100 millisieverts, 100 fois la limite en temps normal pour le grand public.

(...)

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Plus que 2 !

TOKYO - La compagnie d'électricité de l'ouest du Japon Kansai Electric Power (Kepco) doit arrêter lundi pour maintenance son dernier réacteur atomique en service, ce qui ne laisse plus que deux unités actives dans tout le pays sur un parc qui en compte cinquante-quatre.

 

Le réacteur Takahama 3, qui avait été remis en exploitation commerciale le 21 janvier 2011, sera stoppé pour sa 21e session d'entretien régulier pour une durée d'au moins quatre mois, a précisé Kansai Electric.

 

Le complexe Takahama compte quatre unités dont trois sont déjà hors service.

Les réacteurs japonais doivent subir des contrôles durant plusieurs semaines tous les treize mois environ.

Du fait de l'arrêt prévu de Takahama 3, 52 réacteurs sur les 54 que compte le Japon seront suspendus.

Sept des neuf compagnies régionales nippones n'auront plus aucun réacteur actif.

Les deux unités du pays qui resteront encore en fonction doivent en outre aussi être arrêtées d'ici au mois de mai au plus tard, et nul ne sait quand toutes les tranches inactives pourront être relancées.

A la suite du séisme et du tsunami qui, le 11 mars, ont engendré l'accident sur le site nucléaire Fukushima Daiichi (nord-est), une quinzaine de réacteurs ont été subitement arrêtés dans les centrales du nord-est, puis deux autres présentant des risques à Hamaoka (centre).

Le redémarrage de tous les autres réacteurs stoppés pour maintenance ou à cause des secousses sismiques est conditionné à de nouveaux tests de résistance (notamment vis-à-vis des catastrophes naturelles) et à l'approbation des autorités locales, ce qui retarde l'échéancier habituel.

Le ministre nippon de l'Industrie, Yukio Edano, a reconnu que le Japon pourrait n'avoir plus aucun réacteur nucléaire en activité cet été et prévenu qu'il ne pouvait s'engager sur un calendrier pour la réactivation des tranches stoppées.

Nous devons dès lors prendre des dispositions au cas où plus aucune centrale nucléaire ne serait exploitée dans les prochains mois et surtout lors des pics de consommation estivaux, a-t-il insisté.

La semaine dernière, le Premier ministre a laissé entendre qu'il ne passerait pas en force, souhaitant la compréhension des populations locales avant d'autoriser le redémarrage.

Les compagnies d'électricité, qui appellent les citoyens et les entreprises à réduire leur consommation, sont forcées de remettre en exploitation des centrales thermiques afin de compenser.

KANSAI ELECTRIC POWER

TOKYO ELECTRIC POWER

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Plus que 4 !

Plus que 4 ! | Japan Tsunami | Scoop.it
Ca y est, la télévision publique NHK l’a enfin annoncé ce matin !

Le réacteur 5 de la centrale de Kariwa-Kashiwazaki a commencé à baisser son débit à partir d’hier 24 janvier vers 17h00 pour s’arrêter totalement ce matin vers 5:00. Déjà, 93% (50 réacteurs sur 54) de l’ « armada » nucléaire japonaise est à l’arrêt. Ce réacteur 5 de Kariwa devait entrer en révision technique périodique [2], mais comme le reconnait la NHK, « aucune date de remise en marche n’est prévue ».

D’une certaine façon, c’est grâce à nous tous !

Parce que, sans trop se faire remarquer, les populations locales japonaises ont tout de même soutenu fermement leurs élus locaux (gouverneurs et maires) pour qu’ils opposent leur veto contre toute remise en marche après révision. Si nous continuons à éviter les remises en marche, par nos manifestations, par nos mouvements civiques divers, nous serons rendus à ZÉRO réacteur nucléaire en marche à la fin avril !

 

Le calendrier des arrêts pour révisions des 4 derniers réacteurs est le suivant :

- Avant le 27 janvier, arrêt du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Shimane (Chugoku Electric Co)
- Le 20 février, arrêt du réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Takahama (Kansai Electric Co)
- Avant la fin mars, arrêt du réacteur n°6 de la centrale nucléaire de kashiwazaki-kariwa (Tepco)
- Avant la fin avril, arrêt du réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Tomari (Hokkaido Electric Co)

 

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Japon: Le gouvernement envisage de prendre le contrôle des centrales nucléaires

Le gouvernement japonais envisage de prendre le contrôle des centrales nucléaires gérées par des sociétés privées dans le but d'améliorer la fiabilité de ce secteur industriel, rapporte le journal Yomiuri, ce vendredi. Ce projet intervient après les critiques qui ont visé la compagnie Tokyo Electric Power dans sa gestion de la catastrophe de la centrale de Fukushima détruite par un tremblement de terre et un tsunami au mois de mars.

«Le Japon doit éviter une situation dans laquelle des entreprises privées possèdent des centrales nucléaires et se concentrent sur les bénéfices (en réduisant les coûts de fonctionnement) alors que l'Etat prend en charge les dédommagements et la décontamination résultant d'accidents», déclare le ministre du Commerce, Yukio Edano, en charge du nucléaire, cité par le journal.

Un fonds de sauvetage gouvernemental

Edano ajoute que le gouvernement japonais doit adopter une position claire pour déterminer si les compagnies privées doivent acquitter d'importantes cotisations d'assurances et gérer des centrales ou si les bénéfices doivent être reversés à l'Etat qui assurerait alors les risques en cas d'accident.

La société Tepco qui doit faire face à des dédommagements considérables après la plus grave crise nucléaire de ces 25 dernières années a dû compter sur l'instauration d'un fonds de sauvetage gouvernemental. Mais l'avenir de la société n'étant pas garanti en raison de nouvelles charges pesant sur la décontamination des réacteurs, le gouvernement pourrait être dans l'obligation d'injecter 13 milliards de dollars dans l'entreprise avant l'été.

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Japon - Mise en maintenance d'un 48e réacteur, plus que 6 en service

Japon - Mise en maintenance d'un 48e réacteur, plus que 6 en service | Japan Tsunami | Scoop.it

Vue aérienne de la centrale nucléaire Genkai.

 

TOKYO - La compagnie d'électricité du sud-ouest du Japon, Kyushu Electric Power, a arrêté son dernier réacteur pour maintenance, ne laissant que six unités en service dans tout le pays sur 54.
Le réacteur Genkai 4, qui avait été remis en exploitation commerciale le 26 novembre 2010, a été stoppé dans la nuit de dimanche à lundi pour sa 11e session de maintenance.

Les réacteurs japonais doivent subir des contrôles durant plusieurs semaines tous les treize mois environ.

Du fait de ce nouvel arrêt, Kyushu Electric Power n'a plus aucun réacteur en service sur les six qu'elle gère.

Sur le parc japonais de 54 réacteurs, seulement six unités restent donc encore en service, mais elles doivent être stoppées d'ici à la fin mai 2012 et nul ne sait quand les autres tranches pourront être réactivées.

À la suite du tremblement de terre et du tsunami qui, le 11 mars, ont engendré l'accident à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi (nord-est), une quinzaine de réacteurs ont été subitement arrêtés dans les centrales du nord-est, puis deux autres tranches présentant des risques à Hamaoka (centre).

Le redémarrage de tous les autres réacteurs stoppés pour maintenance ou à cause des secousses sismiques est conditionné à de nouveaux tests de résistance (notamment vis-à-vis des catastrophes naturelles) et à l'approbation des autorités locales, ce qui retarde l'échéancier habituel.

Les compagnies d'électricité, à commencer par Kyushu Electric Power, appellent la population et les entreprises à réduire leur consommation, redoutant les pics hivernaux lorsque les systèmes de chauffage tournent à fond.

L'arrêt des sites nucléaires force aussi les opérateurs à remettre en exploitation des centrales thermiques afin de compenser la perte en électricité.

L'ex-premier ministre de centre-gauche, Naoto Kan, s'était prononcé pour une réduction progressive de la part de l'énergie nucléaire au Japon, un avis partagé par une large majorité de la population selon les sondages.

Son successeur, Yoshihiko Noda, plaide pour un redémarrage des unités dont la sécurité aura été confirmée.

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Vers le retour du nucléaire au Japon

Vers le retour du nucléaire au Japon | Japan Tsunami | Scoop.it

Alors que le Japon avait revu sa politique énergétique et pris la décision de mettre progressivement en sommeil toutes ses centrales nucléaires après la catastrophe de Fukushima en 2011, le gouvernement actuel revient sur cette décision, au risque de se montrer impopulaire à une opinion publique majoritairement contre dans le pays. Il opère donc un revirement important par rapport au précédent gouvernement de l’archipel, qui avait annoncé la sortie progressive du nucléaire peu après l’accident de Fukushima.

Le mix énergétique du pays va donc de nouveau être totalement revu. Le charbon et l’hydroélectricité sont considérés comme des sources d’énergie basiques. Parallèlement, le pays compte faire son possible pour développer les énergies renouvelables et amener leur part à plus de 13,5 % en 2020 et 20 % en 2030. Mais le nucléaire est aussi défini comme « une source importante d’énergie de base » bien qu’il n’y ait actuellement aucun objectif fixé sur la part qu’il pourrait représenter dans ce mix.

Les pertes du secteur nucléaire japonais sont actuellement évalué à 35 milliards d’euros, et selon Reuters, les deux tiers des 48 réacteurs nucléaires japonais qui alimentaient le pays jusqu’en 2011, et maintenant à l’arrêt, devraient rester fermés en raison du coût élevé de leur mise aux normes en matière de sécurité. Le gouvernement japonais a donc décidé d’une remise en marche progressive des réacteurs jugés sûrs : ils pourraient être relancés après le feu vert des Autorités de sureté nucléaire. Il juge en effet l’énergie nucléaire comme « une énergie de base stable, peu coûteuse et exploitable de jour comme de nuit » , selon les commentaires du cabinet du Premier Ministre.

Le journal japonais Mainichi Shimbun souligne pour sa part que « ce programme énergétique est très critiqué par l’opinion publique, majoritairement défavorable à l’énergie atomique, surtout depuis l’accident de mars 2011. » Mais quatre compagnies ont déjà déposé des dossiers l’été dernier pour la remise en service de 12 réacteurs.

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Nucléaire : manifestation monstre à Tokyo

Nucléaire : manifestation monstre à Tokyo | Japan Tsunami | Scoop.it
"Pas besoin d'énergie nucléaire ! Rendez-nous la région de Fukushima !" 16 mois après l'accident de Fukushima qui a traumatisé la population, des dizaines de milliers de Nippons ont afflué lundi à Tokyo pour exiger l'arrêt du nucléaire.

 

Les organisateurs revendiquent 170.000 manifestants... bien au-delà des 100.000 participants qu'ils espéraient rassembler. Des dizaines de milliers de manifestants antinucléaires se sont rassemblés lundi matin dans le parc Yoyogi de Tokyo pour demander l'abandon de l'énergie nucléaire et protester contre le redémarrage d'un réacteur, ont rapporté des médias locaux. "Pas besoin d'énergie nucléaire ! Rendez-nous la région de Fukushima !", hurlaient les manifestants, munis de drapeaux colorés indiquant leur ville d'origine et leur revendication. De la région du Tohoku (nord-est) où se trouve Fukushima, mais aussi de l'île de Kyushu (sud), de Shikoku (sud-est), de Hokkaido (nord) ou de la région du Kansai (centre-ouest de l'île principale de Honshu) : les protestataires sont venus de toutes les contrées du Japon.

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Fukushima. Le rapport qui accable l'homme

Fukushima. Le rapport qui accable l'homme | Japan Tsunami | Scoop.it
Le rapport d'une commission d'enquête japonaise publié jeudi accable le gouvernement japonais et l'entreprise Tepco.

 

Six mois de travail, plus de 900 heures d'audition et des entretiens avec plus de mille personnes: le rapport de la nouvelle commission d'enquête chargée par le parlement nippon de faire toute la lumière sur l'accident dit de la centrale nucléaire de Fukushima ne souffre d'aucune contestation possible. Sa conclusion est donc sans appel. "L'accident à la centrale nucléaire de Fukushima est le résultat d'une collusion entre le gouvernement, les agences de régulation et Tepco, et le manque de gouvernance de ces instances", peut-on lire dans le résumé en anglais du rapport de 641 pages. "La commission a relevé une ignorance et une arrogance impardonnable pour toute personne ou toute organisation travaillant dans le domaine du nucléaire. Nous avons découvert un mépris pour la sécurité du public", explique encore le texte, pour qui l'accident a été "créé par l'homme". La gestion de la crise de l'ancien Premier ministre Naoto Kan est notamment critiquée, de même que l'attitude des dirigeants de l'opérateur.

 

Des avertissements avant la catastrophe

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Fukushima: niveaux records de radiations dans le bâtiment du réacteur N°1

Fukushima: niveaux records de radiations dans le bâtiment du réacteur N°1 | Japan Tsunami | Scoop.it

La compagnie d’électricité Tokyo Electric Power (Tepco) a fait état mercredi de niveaux records de radiations dans le sous-sol du bâtiment du réacteur N°1 de la centrale accidentée de Fukushima, découverte qui risque de rudement compliquer les travaux de démantèlement.
Tepco a introduit une caméra et des instruments de mesures via un trou de canalisation depuis le plafond du sous-sol du bâtiment 1 pour y observer la situation et effectuer des relevés.
Les niveaux de radiations enregistrés juste au-dessus de l’eau radioactive présente dans le sous-sol atteignent jusqu’à 10.300 millisieverts/heure, soit une dose dans laquelle l’homme devient malade au bout de quelques minutes et meurt en peu de temps. Il ne faut qu’une vingtaine de secondes pour que soit dépassée la dose annuelle admissible en un an pour les ouvriers du site.
Les travailleurs ne peuvent pas pénétrer en ces lieux et nous devrons préparer le démantèlement à l’aide de robots, a expliqué Tepco.

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Fukushima plant operator: We weren't prepared for nuclear accident

Fukushima plant operator: We weren't prepared for nuclear accident | Japan Tsunami | Scoop.it
The operator of Japan's crippled Fukushima Daiichi power plant admitted Wednesday that it was not fully prepared for last year's nuclear accident.

 

The operator of Japan's crippled Fukushima Daiichi power plant admitted Wednesday that it was not fully prepared for the nuclear disaster spurred by last year's devastating earthquake and tsunami.

"All who were related to the nuclear plant could not predict an occurrence of the event which was far beyond our expectation," said Masao Yamazaki, executive vice president of Tokyo Electric Power Co. (TEPCO). "We did not have enough measures to prevent the accident."

Report: Japan to restart first nuclear reactors since Fukushima

Yamazaki, who also chairs a TEPCO committee investigating the disaster, spoke at a news conference announcing the company's final report on the crisis that spewed radiation and left tens of thousands of residents displaced.

The report acknowledged criticism that TEPCO took too long to disclose information and accusations that the company has been hiding information.

 

"Losing power caused less plant data (to be) available," which caused a delay in retrieving information, the report stated.

Residents call for criminal charges against nuclear officials

The company added, "We did not mean to hide information, but there was a lack of enough explanation."

"We recognize these points should be improved," Yamazaki said.

Though no deaths have been attributed to the nuclear accident, the earthquake and tsunami killed more than 15,000 people in northeastern Japan.

Yamazaki said the company considered evacuating some employees after the disaster, and it decided to leave staff members "who were working on the necessary measures. ... We were determined to continue dealing with the situation, even risking our lives at that time."

Evacuee's suicide sad reminder how Fukushima continues to claim victims

TEPCO's probe is one of several investigations into the worst nuclear accident since Chernobyl.

In December, a government-formed panel of investigators released an interim report saying poorly trained operators misread a key backup system and waited too long to start pumping water into overheating reactor units.

The government's 10-member panel, led by Tokyo University engineering professor Yotaro Hatamura, also said neither TEPCO nor government regulators were prepared for the chance that a tsunami could trigger a nuclear disaster.

Former Japanese leader: 'I felt fear' during nuclear crisis

 

 

 

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0 ! Le Japon entame l'arrêt de son dernier réacteur nucléaire

0 ! Le Japon entame l'arrêt de son dernier réacteur nucléaire | Japan Tsunami | Scoop.it
Le processus d'arrêt du dernier réacteur actif au Japon a débuté aujourd'hui, en vue d'une session de maintenance de plusieurs mois, réduisant à néant la part de l'énergie nucléaire dans l'électricité nippone un peu plus d'un an après la catastrophe de Fukushima.

Hokkaido Electric Power (Hepco), l'une des neuf compagnies régionales de l'archipel, a indiqué avoir commencé à stopper le réacteur Tomari 3, dernière unité active des 50 que compte le Japon. L'arrêt effectif sera constaté dimanche.

La facture énergétique devrait en conséquence augmenter ces prochaines semaines. Afin de compenser l'absence totale d'énergie nucléaire, qui représentait avant le drame de Fukushima près de 30% de la production d'électricité du pays, les opérateurs sont contraints d'augmenter leurs importations de pétrole et de gaz naturel liquéfié pour doper leurs centrales thermiques.

Les citoyens et entreprises nippones sont eux priés de réduire leur consommation d'électricité pour éviter des coupures inopinées.

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Fukushima's Nuclear Nightmare Is Far From Over (or the Disturbingly Deadly Act of Placing Profits Before People)

Fukushima's Nuclear Nightmare Is Far From Over (or the Disturbingly Deadly Act of Placing Profits Before People) | Japan Tsunami | Scoop.it
Why does Fukushima still matter? Because no matter what TEPCO or the authorities have claimed, the reactors and the fuel pools are unstable.

 

The visit to Japan some twenty days after the catastrophic earthquake, horrific tsunami and resulting nuclear accidents at the Fukushima Daiichi site by French president Nicolas Sarkozy is described as having been focused on the continued sale of deadly MOX (a "dirty" mixture of Plutonium and Depleted Uranium). In the article, the claim is made that the French are now seen in Japan as "chi no shonin" or merchants of death. The false assertion that the French team arrived in Japan to show solidarity with those who had so greatly suffered is a joke. This is about a powerful nuclear industry protecting its own, and reaping profits from not only the sale of radioactive materials, but also winning extraordinarily lucrative contracts for the cleanup and disposal of the nuclear waste and what is left of the reactors at Fukushima. In other words, as in the oil industry where companies such as Halliburton make money off the building, operating and selling of materials to the oil industry, when disaster strikes, they also make billions off the cleanup. It's called a vertical monopoly. In other words, even disasters are lucrative. Just take a look at all of the funds investing on the negative outcomes of our common future if you want to see how the wealthiest are hedging their bets by betting on the worst of the worst kinds of outcomes for humanity and our planet.

This is very similar to what has been going on in the financial sector, where someone is going to find profits as a result of the swapping, debt-incentivizing economy. But these "crises" do not help the majority, they help the minority, those who pocket the profits. In this case, the "fallout" (pardon the pun) from the Fukushima catastrophe is that the French "merchants of death" will rake in profits in the billions (one estimate from a nuclear industry insider says up to half a trillion) dollars and contracts lasting decades.

 

No wonder the French president and his team were on that plane before any other head of state. Yet they did not visit Fukushima itself as did the French Green party candidate, Eva Joly, who actually went to the area and met with people and officials directly impacted by the events. Greenpeace also went in right away to take real measurements that official agencies were either not taking, or simply not reporting.

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JAPON. Ce que l'on sait sur l'état de la centrale de Fukushima

JAPON. Ce que l'on sait sur l'état de la centrale de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
Fusion des cœurs de trois réacteurs, perte de refroidissement de plusieurs piscines d’entreposage de combustibles usés, explosions dans les bâtiments des réacteurs 1 à 4… Quatre des six réacteurs de la centrale de Fukushima-Daiïchi, ravagés tour à tour par le tremblement de terre puis par le tsunami des 11 et 12 mars 2011, sont désormais des ruines. Mais des ruines actives.

Selon Jacques Repussard, directeur général de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) :

Il est actuellement impossible d’approcher du cœur des réacteurs. La radioactivité est tellement élevée que même les robots ont des difficultés"

Autre problème: les capteurs de températures, qui n’ont pas été conçus pour être exposés si longtemps à de si forts taux de radioactivité, et déraillent. "Le diagnostic est encore faisable aujourd’hui, mais il est délicat, commente Thierry Charles, directeur général adjoint à l’IRSN, chargé de la sûreté des installations et des systèmes nucléaires. Et il faudra pallier dans la durée la perte des capteurs". Comment ? On ne sait pas.

 

Piscines et réacteurs sont-ils stabilisés ?

Qu'en est-il aujourd'hui dans les réacteurs ? D’après les informations livrées par Tokyo Electric Power Company (Tepco), la fusion des cœurs a entraîné un écoulement de corium (mélange de combustibles et de matériaux d’assemblage) qui a percé la cuve et atteint le fond en béton de l’enceinte de confinement. Selon Tepco, le corium pourrait avoir attaqué le béton dans le réacteur 1 sur une épaisseur de 80cm -"sachant que celui-ci a une épaisseur de 1,90 mètre", rassure Francis Sorin, de la Société française d'énergie nucléaire (SFEN), proche des exploitants.

 

Les réacteurs sont théoriquement "arrêtés à froid" depuis début janvier, même si pour l’occasion, Tepco a joué avec les mots.

 

Disons que la température interieure est stabilisée en dessous de 100°C, grâce à des injections d’eau douce (10 m3/h), et d’azote pour maintenir leur inertage et éviter tout risque de combustion d’hydrogène.

Du côté des piscines – y compris de celle qui venait de recevoir les combustibles chauds du réacteur 4- la situation serait également stabilisée. Elles sont refroidies en circuit fermé, et l’on n’observerait pas de dégradation importante des combustibles entreposés. Selon l'IRSN :

Malgré divers événements apparemment inquiétants –présence de xenon, dérive de mesures de températures, fuite de circuits d’eau…- les installations n’auraient pas connu ces derniers mois d’évolution significative de la situation"

Reste qu'il manque encore "un retour d’expérience scientifique et technique de l’accident": sur les causes exactes des ruptures d’alimentation, les organes qui ont failli les premiers, l'explosion du réacteur 4 malgré l'absence de combustible…

 

 

Y a-t-il encore des rejets radioactifs ?

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Retour sur la catastrophe de Fukushima en 10 vidéos

Retour sur la catastrophe de Fukushima en 10 vidéos | Japan Tsunami | Scoop.it
Le Japon subissait à Fukushima il y a un an, le 11 mars 2011, la plus grande catastrophe nucléaire au monde depuis l’accident de Tchernobyl. A l'origine, un séisme de magnitude 9 sur les côtes du Pacifique engendre un imposant tsunami qui va déferler sur la centrale.

L'accident va connaître plusieurs épisodes : incendies, fusion des réacteurs et hausse de la radioactivité. Il va provoquer des conséquences graves sur l'environnement et le déplacement de centaines de personnes.

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Plus que 3 !

Deux réacteurs de la centrale nucléaire d'Ohi, dans l'ouest du Japon, pourraient à nouveau fonctionner en avril, selon le journal japonais "Yomiuri", citant des sources gouvernementales. Il s'agirait du premier réacteur à redémarrer après la catastrophe de Fukushima.

Le ministre japonais du Commerce et de l'Industrie Yukio Edano a toutefois indiqué à des journalistes qu'il n'y avait pas encore de date arrêtée pour la mise en état de marche des deux réacteurs.

Ces derniers, d'une capacité de 1180 mégawatts, ont tous deux une vingtaine d'années.

 

Sur les 54 réacteurs existants au Japon, seuls trois sont actuellement en service.

 

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Le Japon se prépare à se passer de facto d'énergie nucléaire dès cet été (plus que 5)

TOKYO - Le ministre nippon de l'Industrie a reconnu jeudi que le Japon pourrait n'avoir plus aucun réacteur nucléaire en activité cet été à cause des réticences de la population et des autorités locales à accepter le redémarrage des nombreuses unités arrêtées.

Yukio Edano a prévenu dans un entretien accordé à l'agence Dow Jones Newswires qu'il ne pouvait s'engager sur un calendrier pour la réactivation des tranches stoppées.

Si nous fixions une date pour la relance de réacteurs, cela signifierait que nous tirons par avance des conclusions positives sur la sécurité et dans ce cas nous ne pouvons pas obtenir la compréhension du peuple, a-t-il expliqué.

Nous devons dès lors prendre des dispositions au cas où plus aucune centrale nucléaire ne serait exploitée dans les prochains mois et surtout lors des pics de consommation estivaux, a-t-il ajouté.

Sur le parc japonais de 54 réacteurs, seulement cinq restent encore en activité, mais ils doivent être stoppés d'ici à mai et nul ne sait quand les autres tranches pourront être remises en service.

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Le Japon à 5 pas de la sortie du nucléaire

Le Japon à 5 pas de la sortie du nucléaire | Japan Tsunami | Scoop.it

Le Japon vient d’arrêter pour maintenance un réacteur nucléaire, il n'en reste plus que 5 en service.

« Shikoku Electric Power Co. vient d’arrêter le réacteur numéro 2 de sa centrale d’Ikata dans la préfecture d’Ehime vendredi soir pour des opérations de maintenance qui étaient planifiées », écrit le Japan Times Online du 13 janvier.

Avant la catastrophe de Fukushima, le Japon comptait 54 réacteurs nucléaires en activité.

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