Japan Tsunami
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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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Les femmes de Fukushima

Les femmes de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
En cette journée de la femme, je pourrais vous parler de milliers de cas de détresse, d'humiliations, de violences ou de simples frustrations vécues par des femmes à tous les niveaux de la société:
des femmes sans domicile fixe pour lesquelles il n'existe aucun foyer d'accueil dédié, ce qui les soumet à la peine suprême de se voir enlever leurs enfants confiés à la DASS;

des femmes seules, retraitées, avec des pensions de misère parce qu'elles ont eu une vie professionnelle chaotique;

des femmes seules, élevant leurs enfants dans la précarité, qui, pour s'en sortir, cumulent des journées de travail de 15 heures, transports compris;

des femmes confrontées au plafond de verre dans les entreprises;

de toutes celles qui à travail égal n'ont pas de salaire égal etc...

 

En cette journée de la femme, je pourrais vous parler des lois de la République restées lettre morte faute de volonté politique pour les appliquer, des crédits pour le planning familial ou les centres d'IVG en chute libre, des trop faibles moyens consacrés à lutter contre les violences faites aux femmes, des viols collectifs transformés en "tournantes" restés impunis, ou encore de la pression toujours plus forte qui s'exerce sur nos concitoyennes des cités.

 

Tout ceci est connu mais ne change pas, essentiellement parce que les femmes ne pèsent pas suffisamment dans notre société pour infléchir la puissance masculine qui occupe le pouvoir à tous les niveaux, et compte le garder.

Parce que je considère que tous ces sujets méritent d'être abordés, tous les jours, et pas seulement aujourd'hui, j'ai choisi, en ce 8 mars, de vous parler des femmes de Fukushima, auxquelles j'avais fait une promesse lorsque je les avais rencontrées: parler de leur calvaire.

 

Ces femmes vivent dans la région de Fukushima au-delà des 20 kilomètres de la zone interdite, et pour la plupart à Fukushima City, située à 60km de la centrale. Elles se sont regroupées au sein d'une association qui comptait, en septembre 2011, environ 800 familles.

 

Faute de moyens financiers, elles n'ont pu partir, ni faire partir leurs enfants comme l'ont fait les familles plus aisées. Elles vivent le drame de n'avoir pu protéger leurs enfants il y a un an, faute d'avoir été incitées par les autorités à se confiner, et surtout faute d'avoir eu à leur disposition des pastilles d'iode qui auraient pu saturer la thyroïde des enfants.

 

Depuis, elles sont contraintes d'exposer leurs enfants à des doses de radiation équivalentes... à celle des travailleurs du nucléaire en France. Statistiquement, elles savent donc que leurs enfants, tout comme elles, risquent de développer une leucémie ou un cancer de la thyroïde à court terme, comme cela a été le cas à Tchernobyl.

Le risque de cancer ou de leucémie est d'autant plus aigü que la nourriture est plus ou moins contaminée, et que les doses maximales autorisées ont été multipliées par 10 après l'accident. Et elles ne possèdent, en tout et pour tout, qu'une casserole donnée par une association française pour mesurer la radioactivité des aliments. Que faire face à cette situation insupportable ?

 

Il faudrait leur permettre d'avoir accès, a minima, à une nourriture saine, leur assurer un suivi épidémiologique correct et surtout, ce qui relève d'un minimum de justice, leur fournir les moyens de quitter la région pour ceux qui souhaitent le faire. Mais l'industrie nucléaire n'est pas en mesure de le faire, car cette industrie n'est pas assurée à hauteur des dommages engendrés par une telle catastrophe... et ne risque pas de l'être de sitôt d'ailleurs, aucune compagnie d'assurance n'étant prête à assumer un tel risque.

Ces femmes vivent un cauchemar que chacune d'entre nous peut comprendre: en être réduites à devoir exposer, impuissantes, leurs enfants à un risque inéluctable, et être incapables de les protéger. Leur drame devrait être notre drame collectif, à toutes et à tous.

Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas!

 

C'est pourquoi, je souhaite dédier cette journée à toutes ces femmes qui se battent pour leurs enfants, leur combat devrait aussi être le nôtre.

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De retour de Fukushima, où le silence et les mensonges tuent

De retour de Fukushima, où le silence et les mensonges tuent | Japan Tsunami | Scoop.it

Corinne Lepage avec les femmes de Fukushima (François Damerval)

 

Depuis plusieurs semaines déjà, la catastrophe de Fukushima ne fait plus la une de l'actualité. Pour l'immense majorité de nos concitoyens, la question est réglée et il va quasi de soi que Tepco, et Areva pour ce qui est du traitement des eaux polluées, maîtrisent parfaitement la situation.

Les personnes qui devaient être évacuées l'ont été, le taux de radioactivité baisse et le Japon, vu de France, est prêt à faire redémarrer des centrales. Du reste, régulièrement, la presse, informée par les soins du lobby nucléaire français, indique que telle ou telle centrale va redémarrer.

Cela est dramatiquement et tragiquement faux.

Des millions de mètres cube d'eau contaminée
Tout d'abord, les autorités japonaises - j'ai rencontré le secrétaire d'Etat à l'Environnement, le vice-ministre de l'Environnement et le vice-gouverneur de Fukushima - reconnaissent que la catastrophe est en cours et que rien n'est réglé. Les informations sont très rares.

Les autorités admettent que trois cœurs nucléaires ont fondu et que les cuves ont été transpercées. Cependant, ils ignorent ce qu'il se passe aujourd'hui, en particulier ce point vital de savoir si le radié a été percé par le corium ou non, ce qui signifierait, bien entendu, la pollution irréversible de la nappe phréatique.

Concernant le traitement de l'eau, Greenpeace considère qu'il vient à peine de débuter. Les autorités reconnaissent l'entassement de boues radioactives dont évidemment personne ne veut parler mais aussi les millions de mètres cube d'eau contaminée.

Les dosimètres encore bloqués à l'aéroport
En second lieu, et c'est tout aussi préoccupant, la situation des familles qui vivent dans la région de Fukushima est, au sens propre du terme, véritablement tragique. J'ai passé près de deux heures avec l'association, qui regroupe plusieurs centaines de familles et qui est animée par des femmes déterminées et révoltées.

On peut les comprendre. Ce qui leur est arrivé rappelle de très près ce que nous avons vécu avec Tchernobyl et la manière dont les choses se mettent en place nous renvoie au spectre du passé.

Tout d'abord, et même si on peut comprendre que, vivant en même temps un tremblement de terre et un tsunami, la situation était passablement désorganisée, l'organisation météorologique japonaise était tout de même dans l'incapacité suspecte de fournir les cartes des vents au moment de la catastrophe de Fukushima. Les populations n'avaient aucune idée d'où venaient les vents.

Aucune instruction ne leur a été donnée, aucune pastille d'iode ne leur a été distribuée. Il a fallu attendre plus d'un mois pour qu'elles puissent disposer d'une information publique sur le niveau de contamination et aujourd'hui, ce sont 40 000 dosimètres qui restent bloqués par décision politique à l'aéroport de Tokyo. Les familles ne savent donc pas quel est le niveau de la radioactivité dans laquelle elles vivent.

Les mères inquiètes pour leurs enfants
Sur le plan de l'alimentation, des prélèvements sont faits mais leurs résultats sont donnés bien après que les aliments ont été mis sur le marché et consommés. L'essentiel pour ces mères est, bien entendu, la situation de leurs enfants.

 

Au Japon, comme partout dans les pays membres de l'AIEA, le niveau admissible pour les populations est de 1 millisievert par an. Il est de 20 millisieverts pour les travailleurs du nucléaire. Aujourd'hui, dans les zones où vivent ces gens, dans la préfecture de Fukushima, le niveau est largement supérieur avec 5 millisieverts, jusque parfois 20 millisieverts.

Ces femmes exigent pour leurs enfants comme pour elles-mêmes le droit de vivre dans un environnement à 1 millisievert. Le problème est que personne n'a les moyens de répondre positivement à leurs questions.

Il faut envisager une évacuation plus large
Deux solutions sont envisageables : soit la décontamination - et on en parle beaucoup au Japon - soit l'évacuation. Il semblerait que quelques cours de récréation aient fait l'objet d'une décontamination, qui consiste à retirer 50 à 60 cm de terre, dont on ne sait du reste pas où on va la stocker.

Cela permet de réduire le niveau de la pollution. C'est peut-être possible au niveau local avec des résultats qu'il conviendrait de vérifier. C'est évidemment impossible à l'échelle d'une préfecture entière.

De ce fait, c'est bien la deuxième solution qu'il faut envisager. Elle consiste bien évidemment à permettre aux gens qui le veulent de partir. Mais pour qu'ils puissent s'en aller, encore faut-il leur permettre d'aller vivre ailleurs.

La vérité de la situation, et c'est là tout son aspect tragique, c'est que les autorités japonaises font ce qu'elles peuvent dans une certaine mesure. Toutefois, puisque l'information est confisquée, les moyens donnés aux gens pour connaître la réalité de la situation leur sont refusés.

Les agriculteurs pas indemnisés
Du point de vue du changement et des décisions techniques à prendre, le monde agricole n'est pas en reste et devient lui aussi victime de la défaillance des autorités.

La préfecture de Fukushima promeut les produits agricoles de la région de Fukushima et se plaint des mauvaises rumeurs qui les concernent. Il m'a été fait cadeau d'un magnifique cageot de pêches. La vérité est, bien entendu, que l'immense majorité des produits de cette zone ne devrait pas être consommée mais pour qu'ils ne le soient pas, encore faut-il que les agriculteurs qui les produisent puissent être indemnisés et gagner leur vie. Or, tel n'est pas le cas.

Cette situation absolument tragique à laquelle est exposée le Japon s'exprimerait ainsi pour tout pays industrialisé, les mêmes risques produisant probablement les mêmes effets. C'est précisément la raison pour laquelle la chape du silence s'est mise sur le Japon.

Les médecins montent des réseaux parallèles
Les médecins n'ont plus le droit de parler et n'osent plus parler. Il semblerait qu'un réseau de pédiatres essaye de se mettre en place, que certains médecins, notamment dans les zones rurales, essayent d'organiser la population de manière à ce qu'elle se protège le mieux possible et qu'un suivi médical puisse être mis sur pied.

Mais tout ceci se fait par une voie citoyenne, par une voie parallèle, j'allais dire occulte, car de manière tout à fait évidente. Les autorités nucléaires ont décidé qu'il n'y aurait pas de connaissances fines et précises des effets épidémiologiques de cette catastrophe.

C'est contre ce mur de silence qu'il convient que, nous tous, nous nous révoltions car il s'agit d'enfants et les enfants de Fukushima pourraient être enfants de Fessenheim, du Buget ou du Blayet. C'est notre responsabilité de parler, d'agir et d'aider les associations qui se battent avec les plus grandes difficultés sur place.

Chut, le Japon va sortir du nucléaire
En revanche, les autorités japonaises, qui mesurent très probablement leurs limites, même si elles ne peuvent pas l'exprimer, semblent avoir pris une vraie décision : celle de sortir du nucléaire.

En effet, il faut savoir, et cette information est soigneusement cachée en France pour des raisons que chacun peut comprendre, que le Japon a réduit de 28% sa consommation électrique depuis Fukushima et près de 40% dans la région de Tokyo. Il n'y a plus aujourd'hui que 14 réacteurs qui sont en activité sur 57.

Cette réduction massive a été obtenue par un éventail de mesures : par exemple, l'extinction des lumières dans les ministères pendant la journée, l'absence de climatisation (malgré les 38 degrés qu'il faisait à Kyoto voici quelques jours), l'extinction des grandes publicités dans Tokyo le soir ou une organisation différente du système de production industrielle qui travaille en roulement et qui a ainsi permis d'obtenir ce résultat remarquable.

Aussi, quand nous, Européens, nous demandons si nous arriverons à faire moins 20% d'ici 2020, il y a beaucoup à apprendre de nos amis japonais. Le nouveau Premier ministre l'a affirmé lors de sa campagne électorale : le Japon est décidé à ne plus construire de nouvelles centrales nucléaires, ce qui veut dire qu'il va sortir du nucléaire.

Quand ? Cela dépend, bien sûr, des stress-tests qui seront réalisés et de la réouverture ou non des centrales nucléaires fermées aujourd'hui en raison de la maintenance d'ici mars 2012.

 

Par Corinne Lepage | Présidente de Cap21 | 02/09/2011 |

 

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Fukushima: 82% des Japonais veulent la fin du nucléaire | Séisme au Japon

Fukushima: 82% des Japonais veulent la fin du nucléaire | Séisme au Japon | Japan Tsunami | Scoop.it
Une femme proteste contre l'énergie nucléaire au Japon lors d'une manifestation à Tokyo, le 11 juin dernier.

PHOTO: AFP :

Plus de quatre Japonais sur cinq souhaitent voir leur pays abandonner le nucléaire à la suite de l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima qui a suivi le séisme et le tsunami du 11 mars, selon un sondage publié dimanche.

Le nucléaire fournit un tiers des besoins énergétiques du Japon, pays pauvre en ressources naturelles. Selon le premier ministre Naoto Kan, la politique énergétique du pays, appuyée d'abord sur l'énergie nucléaire, devra être revue. Le nucléaire fournit actuellement près de 30% de l'électricité au pays.

Selon l'étude publiée dimanche dans le Tokyo Shimbun, 82% des Japonais souhaitent la sortie du nucléaire.

Seuls 9% veulent l'arrêt immédiat de tous les réacteurs tandis que 19% estiment que les réacteurs doivent être progressivement arrêtés.

La majorité, soit un peu moins de 54% des personnes interrogées, se prononce pour une fermeture des réacteurs quand le niveau de l'offre par rapport à la demande le permettra.

Seuls 14% se déclarent en faveur d'un statu quo.

Le séisme de magnitude 9 et le tsunami géant qui ont dévasté le nord-est du Japon ont déclenché le pire accident nucléaire depuis Tchernobyl il y a 25 ans. Les réacteurs 1, 2, 3 et 4 de la centrale (qui en compte six) ont été très fortement endommagés par la catastrophe.

Selon l'étude, 67% des 1853 personnes interrogées réclament que plus aucun réacteur ne soit construit au Japon.

Seuls 6% veulent voir le gouvernement poursuivre son projet de construire 14 nouveaux réacteurs d'ici 2030.

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La Japonaise qui a fait le tour du monde - Télérama.fr

La Japonaise qui a fait le tour du monde - Télérama.fr | Japan Tsunami | Scoop.it
LE MONDE BOUGE - Quatre magazines français, mais aussi de nombreux journaux étrangers, ont utilisé simultanément cette image d’une jeune femme sur fond de paysage dévasté pour leur couverture sur le Japon. Pourquoi une telle unanimité ? Le point de vue du responsable photo de “Télérama”, Laurent Abadjian.
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Makoto Wada : Untitled | Artworks | Tokyo Illustrators Society (TIS)

Makoto Wada : Untitled | Artworks | Tokyo Illustrators Society (TIS) | Japan Tsunami | Scoop.it

Cette affiche contre l’énergie nucléaire créée par Makoto Wada, un illustrateur japonais, a déclenché des débats sur l'impact de l'art visuel.

 

http://fr.globalvoicesonline.org/2012/02/21/98734/

 

 

[Note du Curateur] De nombreux commentaires en Japonnais dans le texte avec leur traduction... 

 

 

 

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Please listen to the plight of Fukushima people left behind by their own government

On the 19th of July 2011, people in Fukushima had a meeting with government officals from Tokyo to demand that the government evacuate people promptly in Fukushima and provide financial and logistical support for them. Also, they brought urine of children to the meeting and demanded that the government
test it...

S'il vous plaît, écoutez la détresse des habitants de Fukushima abandonnés par leur propre gouvernement

19 juillet 2011, Fukushima

Je suis mère de deux enfants et ai habité à Fukushima. Mon fils a 9 ans et ma fille 1 an et deux mois.
J'ai juste envie de vivre une vie normale. Je ne veux pas du tout abandonner ma ville. Depuis la catastrophe de Fukushima, je me suis fait tellement de souci et mon rôle de parent a été vraiment difficile.
Vous pensiez que je garderai mes enfants en sécurité à l'intérieur de la maison car c'est dangereux pour eux d'être dehors.
Mais vous savez comme il est important pour la croissance des enfants de s'exposer au soleil, d'attraper des insectes et de ramasser des fleurs.
Il est très important aussi qu'ils s'exposent pour la santé de leurs os. Mais je ne peux pas les laisser dehors comme d'habitude et je ne le supporte vraiment plus.
Aujourd'hui je pense à évacuer parce que je veux que mes enfants jouent dehors.
Mais nous avons un prêt et remboursons 100.000 yens par mois.
Hier, mon mari m'a dit ''si tu penses à évacuer, tu évacues avec les enfants. Je resterai ici pour travailler parce que je dois gagner de l'argent pour payer nos dépenses d'évacuation.''
Et je lui ai demandé comment nous allions rembourser notre prêt.
Et il m'a dit ''Si je meurs, mon assurance-vie remboursera le prêt.''
Mon mari est prêt à mourir pour me protéger moi et mes enfants. Etes-vous conscient de ça ?
Ma famille a déjà été éparpillée. Les jeunes veulent avoir leur amoureux et se marier. Mais leur amoureux est à Fukushima. Ils ne peuvent pas abandonner leur amoureux.
Mais ils ont décidé d'évacuer parce qu'ils veulent un bébé en bonne santé. Maintenant ils hésitent à le faire, malgré tout.
Avez-vous déjà pensé à la manière dont ils ressentent ces choses ?
Les étudiants de lycée ou de collège ne font pas exception. Même s'ils veulent évacuer, ils ne peuvent le faire pour des raisons financières.
Sauf si leurs parents prennent la décision d'évacuer, ils doivent être patients et rester ici.
S'il vous plaît pensez à ce qu'ils peuvent ressentir.
Vous dites qu'on ne doit pas se faire de souci pour les risques probables, mais pensez-vous vraiment que les parents vont laisser leurs enfants jouer à la roulette russe ?
Je pense que des gens sans coeur comme vous ne sont pas capables de comprendre ce que j'essaie de vous dire.
Nous sommes abandonnés depuis 4 mois à Fukushima. Et aujourd'hui nous sommes tellement épuisés mentalement.
Comprenez s'il vous plaît, nous n'avons pas l'intention d'abandonner Fukushima, mais pour l'instant, nous aimerions évacuer pour protéger nos enfants, assister ceux qui resteront ici, et reconstruire à nouveau ensemble Fukushima.
Nous vous demandons de nous aider.
Le gouvernement devrait fermer les écoles de Fukushima pour évacuer les enfants dans un endroit sûr. Ce serait une grande aide pour nous.
Les enfants vont à l'école parce que c'est ouvert. Les enseignants vont à l'école pour faire leur boulot parce que les enfants vont à l'école.
Les parents vont travailler parce qu'il y a des sociétés pour lesquels ils travaillent.
Nous prenons tous soin des autres. Vous dites que nous sommes libres d'évacuer si nous le voulons, mais nous habitants de Fukushima ne pouvons faire une chose aussi égoïste.
S'il vous plaît, comprenez-le.

 

 

[Note du Curateur] La traduction en français est SGDC

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Face au séisme, au danger nucléaire : le courage, le calme et la prière des Japonais

Face au séisme, au danger nucléaire : le courage, le calme et la prière des Japonais | Japan Tsunami | Scoop.it
Dans le port de pêche d’Ofunato, le tsunami a suivi de 13 minutes le tremblement de terre. Le temps pour quelques uns de se mettre à l'abri, pour revenir plus tard, comme cette femme qui cherche les restes de sa maison.
© KYODO - MAXPPP

- Société - Monde :
En dépit de l’efficacité des secours, la centrale nucléaire endommagée de Fukushima laisse encore craindre une catastrophe nucléaire de grande ampleur, dix jours après le terrible séisme de magnitude 8,9 sur l’échelle de Richter et le tsunami qui s’en est suivi, au nord-est du Japon. Mais les Japonais restent sur leur île, continuent vaille que vaille leur vie quotidienne, dans le calme et la maîtrise de soi, dans la prière aussi. Nationaux ou expatriés, les témoins racontent.

« Les employés de la centrale ont envoyé des sortes de testaments à leurs proches »

C’est en voyant les Français et les étrangers fuir que les Japonais finissent par se demander si le gouvernement leur dit la vérité. Un gouvernement qui donne des informations précises, mais dans des termes techniques, que les gens ne comprennent pas.
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