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Fukushima. L'autorité nucléaire renforce la surveillance

Fukushima. L'autorité nucléaire renforce la surveillance | Japan Tsunami | Scoop.it
La compagnie Tepco va renforcer la surveillance des installations de la centrale accidentée Fukushima Daiichi, suite à un incident.

L'autorité de régulation nucléaire a prévenu mercredi qu'elle allait ordonner à la compagnie Tepco de renforcer la surveillance des installations de la centrale accidentée Fukushima Daiichi après la découverte d'un problème qui pourrait être dû à une action erronée délibérée.

« Il est nécessaire de renforcer la gestion des équipements » afin de prévenir les mauvaises manipulations, a insisté un membre de l'instance, Toyoshi Fuketa.

La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) pourrait être amenée à installer des caméras et autres systèmes de contrôle près des équipements cruciaux, comme les armoires électriques.

Inondation la semaine dernière

En fin de semaine dernière, quatre pompes, qui fonctionnaient par erreur, ont répandu d'importantes quantités d'eau hautement radioactive dans divers bâtiments de la centrale accidentée à la suite du tsunami du 11 mars 2011.Ces pompes qui ne devaient pas être en service ont été arrêtées dimanche après-midi, mais entre-temps les sous-sols de deux bâtiments ont été inondés.

Nul ne sait pour le moment quand, comment et par qui elles ont été activées.Tepco a évalué à 203 mètres cubes la quantité de liquide qui s'est répandue dans ces lieux d'incinération situés non loin des réacteurs mais censés rester secs.

Cette eau a une teneur énorme en césium radioactif, évaluée à 37 millions de becquerels par litre.Tepco, qui a assuré que l'eau n'est pas sortie des bâtiments, a promis d'enquêter pour comprendre les raisons de cette erreur.La gestion de l'eau contaminée est le plus gros problème auquel est actuellement confrontée la compagnie qui ne sait que faire des centaines de milliers de tonnes accumulées dans les bâtiments et des réservoirs installés sur le site ravagé.

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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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1 Earthquake 2 Tsunami 3 Nuclear plant blast 4 Volcano eruption 5 Game over 6 stock market fall 7 What else in Japan ?

1 Earthquake 2 Tsunami 3 Nuclear plant blast 4 Volcano eruption 5 Game over 6 stock market fall 7 What else in Japan ? | Japan Tsunami | Scoop.it

[Note du Curateur] :

 

http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/map/

remplace la liste mise à jour en temps réel des tremblements de Terre enregistrés dans la zone asiatique dont le Japon :
http://on.doi.gov/aIqFNL

 

 

Aïe ! Aïe ! Aïe ! Devrai-je dire. Ou même, Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe !... Hou la la !
En effet, le 11 03 2011 sera une date qui marquera l'Histoire de l'Humanité en ce début de XXI° siècle, comme précédemment le 11 09 2001...*

 

♺ N'oubliez pas d'utiliser les tags disponibles pour retrouver les informations particulières - Don't forget to use the tags to get specific informations. ♺

Tous les chiffres diffusés sur la situation au Japon, radioactivité, séismes, etc.
http://fleep.com/earthquake/

Epic pics made in Japan http://bit.ly/ia78UA Photographies impressionnantes faites sur le terrain

Si vous vous proposez de faire quelque chose d'utile pour le peuple japonais actuellement dans la tourmente, allez sur cette page entièrement consacrée à recueillir vos bonnes idées
http://www.scoop.it/t/japan-tragedy-how-to-help
If you intend to do something useful for the Japan people really under turmoil, go on the page dedicated to receive your good ideas.

Cette page n'est peut-être pas au top de la requête "Japan Tsunami" sur Google. Mais il est sûr que cet article n'attendra pas un second pour prendre la tête de 2° Tsunami, car c'est déjà le cas !

http://www.google.com/search?q=2%C2%B0%20tsunami


♺ Pour mémoire, la plaque signalétique du tremblement de terrre du 11 mars :
This event has been reviewed by a seismologist.
Magnitude
9.0
Date-Time
Friday, March 11, 2011 at 05:46:23 UTC
Friday, March 11, 2011 at 02:46:23 PM at epicenter
Time of Earthquake in other Time Zones
Location
38.322°N, 142.369°E
Depth
32 km (19.9 miles) set by location program
Region
NEAR THE EAST COAST OF HONSHU, JAPAN
Distances
129 km (80 miles) E of Sendai, Honshu, Japan
177 km (109 miles) E of Yamagata, Honshu, Japan
177 km (109 miles) ENE of Fukushima, Honshu, Japan
373 km (231 miles) NE of TOKYO, Japan
Location Uncertainty
horizontal +/- 13.5 km (8.4 miles); depth fixed by location program
Parameters
NST=350, Nph=351, Dmin=416.3 km, Rmss=1.46 sec, Gp= 29°,
M-type=centroid moment magnitude (Mw), Version=A
Source
USGS NEIC (WDCS-D)
Event ID
usc0001xgp

Depuis, il y a des répliques jusqu'à 5 fois par jour, elles continuent de secouer la centrale de #Fukushima pour mieux disperser ses merdes radioactives dans le silence des médias à la solde des lobbies nucléaires.

♺ Je ne fais mention ici que des répliques de plus de 6 de magnitude :

http://www.scoop.it/t/japan-tsunami?tag=R%C3%A9pliques

 

♺ Retrouvez toute l'année sismique 2011 résumée en 9 minutes :

http://www.scoop.it/t/japan-tsunami/p/1267255310/2011-world-earthquakes-2011-visualization-map-2012-01-01

 

 

* D'aucuns ont déjà remarqué que 11 09 01 + 11 03 11 = 22 12 12 soit, le jour d'après la fin du Monde selon le calendrier Maya. Mais cela est une autre histoire à suivre par ici :

http://www.scoop.it/t/bugarach ;

 

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Fukushima: la justice renonce à poursuivre d’ex-dirigeants de Tepco

Fukushima: la justice renonce à poursuivre d’ex-dirigeants de Tepco | Japan Tsunami | Scoop.it


Un employé de Tepco le 12 novembre 2014 dans la centrale Fukushima Daiichi (Photo Shizuo Kambayashi. AFP)


 

La justice japonaise a décidé jeudi de ne pas poursuivre d’anciens dirigeants de la compagnie Tepco, exploitante de la centrale accidentée Fukushima Daiichi, en dépit du souhait d’un panel civil qui les rend responsables du drame.

«Nous avons estimé que les preuves n’étaient pas suffisantes pour conclure qu’ils auraient pu prévoir ou éviter» l’accident, a déclaré Ryoichi Nakahara, procureur général adjoint du parquet de Tokyo.

 
 

Cette décision intervient en réponse à un comité juridique indépendant composé de citoyens qui avaient souhaité en juillet dernier que ces trois ex-responsables de Tokyo Electric Power (Tepco) soient jugés pour ne pas avoir pris en amont des dispositions ayant pu permettre d’éviter que le tsunami du 11 mars 2011 ne saccage le site atomique.

En vertu d’une disposition juridique un peu particulière qui permet à un comité de citoyens de contester une décision de première instance, les juges ont été obligés de reconsidérer leur choix initial de ne pas donner suite à des plaintes à l’encontre de dirigeants de la compagnie.

Le parquet a interrogé un groupe plus large d’experts que la première fois, mais est parvenu à la même analyse: Tepco ne pouvait imaginer un séisme et un tsunami de cette ampleur, même si des documents et études plaident en sens contraire.

Le tremblement de terre au large des côtes nord-est du Japon avait atteint la magnitude 9 et le tsunami avait largement dépassé les dix mètres de haut.

Toutefois, si le comité de citoyens conteste la décision des procureurs une deuxième fois, un groupe d’avocats commis d’office serait alors obligé de déposer des accusations formelles envers les personnes visées: l’ex-président Tsunehisa Katsumata, et les deux anciens vice-présidents Sakae Muto et Ichiro Takekuro.

Les militants et les résidents qui vivaient près de la centrale en péril avaient appelé les autorités à inculper une trentaine de responsables de l’entreprise pour n’avoir pas pris les mesures appropriées afin de protéger le site contre un raz-de-marée de grande ampleur, mais aucun n’a été poursuivi pour l’heure.

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Fukushima: la piscine du réacteur 4 enfin vidée

Fukushima: la piscine du réacteur 4 enfin vidée | Japan Tsunami | Scoop.it
Tepco a annoncé lundi 22 décembre 2014 la fin de l'opération pour retirer le combustible usagé de la piscine n°4 de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima.


AVANCÉE. L'un des plus gros dangers à la centrale de Fukushima, accidentée à l'issue du tremblement de terre et du tsunami du 11 mars 2011, est désormais écarté : le combustible nucléaire usagé a été retiré de la piscine du réacteur numéro 4, a annoncé l'opérateur japonais Tokyo Electric Power (Tepco). "C'est une avancée importante", s'est félicité le directeur de la centrale, Akira Ono, ajoutant cependant "le travail de démantèlement continue", sachant l'ampleur des tâches titanesques restantes. L'opération a pris plus d'un an.

 

Transfert vers un autre bassin

"Il y a eu cette fois un très gros travail de préparation", souligne anonymement un expert du secteur selon qui "Tepco avait pleinement conscience de l'importance du défi et du danger". "Les dirigeants de la compagnie ont compris que la sûreté était la priorité", déclarait il y a quelques mois à l'AFP l'ex-présidente de l'autorité nucléaire britannique, l'Américaine Barbara Judge, qui conseille Tepco. 1.533 assemblages étaient rassemblés dans la piscine n°4 lorsque l'opération a commencé en novembre 2013 dont 1.331 usés et 202 neufs.

 

UNE PREMIERE. En réalisant sans incident l'extraction de ce combustible, Tepco a levé une menace importante: si la piscine avait subi une nouvelle catastrophe, de nouveaux dégagements massifs de substances radioactives auraient pu se produire à cause de la difficulté (voire l'impossibilité) de refroidir ce combustible.Pour procéder à l'extraction, Tepco a bâti une nouvelle couverture au-dessus du réacteur numéro 4 et installé un dispositif neuf de manipulation. Il a ensuite répété 71 fois la même opération consistant à transférer les assemblages vers l'autre piscine d'entreposage. C'est la première fois que de telles tâches sont réalisées dans un environnement accidenté où les techniciens doivent oeuvrer en combinaisons de protection et porter des masques intégraux pour se protéger de la radioactivité.

40 ans de travaux à prévoir

Cette opération est cependant loin d'être la dernière ou la plus risquée. Le combustible usé qui reste encore dans les piscines des réacteurs 1 à 3 devra lui aussi être extrait lors de travaux qui ne commenceront pas avant 2015 /2016 au plus tôt pour le numéro 3 et 2017/2018 pour les deux autres. Alors que le coeur du réacteur 4 était vide au moment de l'accident, seule sa piscine contenant du combustible, il n'en va en effet pas de même pour les trois autres réacteurs dont le cœur a été détruit et les bassins sont remplis de plus de 500 assemblages chacun, ce qui va rendre les opérations de nettoyage autrement plus longues et complexes.

La grande inconnue est notamment de savoir comment récupérer le combustible fondu de ces coeurs de réacteurs 1 à 3 dont nul ne sait exactement où et dans quel état il se trouve, sans compter le problème du traitement de l'eau contaminée stockée dans plus d'un millier de réservoirs sur le site en permanence sous la menace de nouvelle catastrophe. Tepco estime ainsi qu'il faudra au bas mot 40 ans pour le démantèlement.

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▶ 「怖かった」地震で倒壊した建物から住民救出(14/11/23)

22日午後10時すぎ、長野県の北部で震度6弱を観測する地震がありました。多くの住宅が倒壊した白馬村では、下敷きになった人が救助隊に助け出されました。現場から報告です。 (吉田一平記者報告) 長野オリンピックの会場にもなった白馬村、スキー場に程近い神城堀之内地区です。 ・・・記事の続き、その他のニュースはコチラから...
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Japon : fort séisme dans la région de Nagano

Japon : fort séisme dans la région de Nagano | Japan Tsunami | Scoop.it

D'une magnitude de 6,2, un fort tremblement de terre, l'un des plus importants de ces 100 dernières années, a frappé samedi soir la préfecture de Nagano, au  nord de l'archipel du Japon.


 Le séisme a provoqué notamment d'énormes dégâts à Hakuba, une station de ski où les habitations se sont effondrées. Une trentaine de personnes ont été ensevelies sous les décombres de maisons mais toutes ont été secourues, selon les agences japonaises.

Au total, 39 blessés, dont 7 graves, ont été recensés après le séisme, selon le gouvernement qui a mis en place une cellule de crise.

«Il s'agit d'un des plus importants séismes de ces 100 dernières années dans cette région en termes de magnitude, le précédent datant de 1987», a expliqué un sismologue de l'agence de météo lors d'une conférence de presse. Un système d'alerte précoce a prévenu les médias, organismes publics, entreprises et les particuliers équipés d'un téléphone mobile compatible quelques secondes avant que les trépidations ne soient ressenties. Plus de 20 répliques se sont produites ensuite dans la même zone mais aucun tsunami n'a été constaté.

Des coupures d'électricité ont touché 1.600 habitations et une partie du trafic ferroviaire a été interrompue mais le séisme n'a pas provoqué d'incidents dans les centrales nucléaires de la région.

Le Japon est situé à la jonction de quatre plaques tectoniques et enregistre chaque année environ 20% des séismes les plus violents recensés sur la planète. Les Japonais gardent en mémoire le terrible tremblement de terre du 11 mars 2011 à l'origine d'un gigantesque tsunami sur la côte nord-est, qui a fait plus de 18.000 morts et entraîné la catastrophe nucléaire de Fukushima.

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M6.2 - 16km NNE of Omachi, Japan 2014-11-22 13:08:18 UTC

M6.2 - 16km NNE of Omachi, Japan 2014-11-22 13:08:18 UTC | Japan Tsunami | Scoop.it
Event Time
  1. 2014-11-22 13:08:18 UTC
  2. 2014-11-22 22:08:18 UTC+09:00 at epicenter
  3. 2014-11-22 14:08:18 UTC+01:00 system time
 Location

36.640°N 137.911°E depth=10.0km (6.2mi)

 Nearby Cities
  1. 16km (10mi) NNE of Omachi, Japan
  2. 24km (15mi) W of Nagano-shi, Japan
  3. 33km (21mi) N of Hotaka, Japan
  4. 36km (22mi) W of Suzaka, Japan
  5. 191km (119mi) NW of Tokyo, Japan
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2.080 écoles japonaises mises en danger en cas de tsunami

2.080 écoles japonaises mises en danger en cas de tsunami | Japan Tsunami | Scoop.it

Selon une étude menée par le Ministère de l’Éducation nippon, pas moins de 2.080 écoles publiques japonaises seraient menacées par un tsunami si un tremblement de terre assez puissant frappait le Japon.

En mars 2011, ce sont 131 écoles qui avaient été touchées et en conséquence cette grande étude a été lancée en mai dernier pour enfin rendre ses résultats ce mardi. Le Ministre presse les écoles concernées de prendre les mesures adéquates alors qu'un peu moins de la moitié d'entre elles estiment ne pas avoir les infrastructures nécessaires pour affronter ce genre de situations.

Sur les 2.080 écoles concernées, 1.290 pensent pouvoir faire face avec l'équipement déjà mis en place mais seulement 306 ont déclaré avoir introduit des mesures telles que la mise en place d'escalier vers le toit et des sorties de secours. 1.066 n'ont toujours pas décidé quelles étaient les mesures à mettre en place, et 39 n'ont même pas trouvé d'abris temporaires.

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Volcanologie. "Le risque zéro n'existe pas"

Volcanologie. "Le risque zéro n'existe pas" | Japan Tsunami | Scoop.it

 

Le volcanologue Henry Gaudru revient sur les mesures de sécurité nécessaires pour les touristes qui rêvent de découvrir les volcans actifs et analyse la tragédie d'Ontake.

Paris Match. Quelles sont les mesures de sécurité nécessaires à prendre lors d'une éruption volcanique ?
Henry Gaudru. Pour se rendre sur un volcan en éruption il faut toujours avoir à l’esprit que le risque est présent. Toujours se renseigner sur l’activité en cours, auprès du bureau du parc ou de l’observatoire. Suivre les indications sur les panneaux d’informations. Le mieux est naturellement de se faire accompagner par un volcanologue ou un guide local qui connaît le volcan. Les sommets sont souvent en altitude, il faut donc prévoir des vêtements de montagne. Avant de décider de s’approcher d’un volcan en éruption, il faut observer son activité pendant au minimum plusieurs heures depuis un endroit sûr assez éloigné de la zone des retombées. C’est souvent suffisant pour apprécier le spectacle.

Si l’on prend le risque de s’approcher du cratère actif, il faut limiter au maximum le temps de présence. Faire attention à la direction du vent pour ne pas être pris dans le panache et les gaz toxiques émis par le volcan. Il faut se méfier des périodes de calme ou de basse activité qui donnent au faux sentiment de sécurité. Il faut partir du postulat que le risque zéro n’existe pas lorsque l’on se rend sur un volcan potentiellement actif ou sur un volcan en éruption. Observer une éruption sur le volcan Stromboli en Italie et observer une éruption sur le volcan Merapi en Indonésie ne présente pas le même danger. Certaines éruptions peuvent survenir soudainement sans signe précurseur notable comme vient malheureusement le montrer l’éruption de l’Ontake au Japon.

Justement quelle est votre réaction après la catastrophe d'Ontake qui a déjà coûté la vie à 48 personnes ?
Si je voulais résumer ce tragique événement, je dirais que malheureusement ces randonneurs se sont trouvés au mauvais endroit au mauvais moment. L’activité dite phréatique n’est pas une activité éruptive comme les autres. C’est un processus qui se déroule sans émission de magma. Le mécanisme souterrain est différent de l’activité magmatique et c’est la raison pour laquelle on peut difficilement anticiper ce phénomène. Les explosions, comme celle de l’Ontake sont généralement de faible intensité et n’affecte qu’une zone limitée autour du cratère. Contrairement à une éruption magmatique, il est difficile de lancer un message de prévention ou une alerte. Une éruption de même nature s’est produite à l’Etna en 1979 tuant 7 touristes et en blessant une vingtaine d’autres. En 1993, sur le volcan Galeras en Colombie, 9 personnes dont 6 volcanologues qui travaillaient dans le cratère ont été tués par une explosion phréatique soudaine. Même les volcanologues de métier ne sont pas à l’abri d’un tel phénomène. Chaque personne qui veut se rendre sur un volcan actif doit savoir que le risque existe, même s’il est faible, il n’est jamais nul…

Selon vous, pourquoi les touristes sont-ils prêts à prendre autant de risques pour admirer un volcan en activité ?
Si les volcans attirent autant les touristes c’est pour différentes raisons. Notamment parce que les paysages volcaniques comptent parmi les plus beaux sur notre planète. Même les volcans les moins actifs, avec leur panache et leurs fumerolles attirent des millions de touristes chaque année. Voir un volcan en éruption est un spectacle fascinant. De tous les phénomènes naturels, les éruptions volcaniques sont, avec les tremblements de terre, les seuls capables de libérer une énergie importante pendant une durée de temps limitée ; c’est l’activité la plus évidente de la vie de notre planète. Lorsque l’on a la chance d’assister à une éruption volcanique on mesure la puissance de la nature. Voir un volcan fumant, grondant, explosant avec des gerbes incandescentes et ses flots de lave rougeoyant est certainement l’un des plus beaux spectacles que l’on peut contempler.

Existe-t-il un numéro vert à appeler en cas d'urgence ?
Il n’y a pas de tel numéro au niveau international, mais pour certains volcans, comme par exemple le Piton de la Fournaise à l’île de la Réunion, les autorités ont mis un numéro à disposition pour les randonneurs leur permettant de connaître la situation sur le volcan. Sur d’autres volcans susceptibles de se réveiller, des panneaux d’information et de signalisation informent au jour le jour de l’état du volcan. Par exemple au Ruapehu en Nouvelle-Zélande, les autorités ont installé un feux de signalisation de couleur vert ou rouge pour permettre ou interdire l’accès au sommet où se trouve un lac de cratère qui, en cas d’éruption peut être éjecté en donnant naissance à de dangereuses coulées de boue.

Quels sont les volcans à éviter ? Et lesquelles peuvent être admirés en sécurité ?
Comme indiqué précédemment, tous les volcans, même ceux qui semblent, apparemment les moins dangereux, peuvent parfois présenter des risques. Il y a peu de volcans en activité permanente qui se prêtent au tourisme. Pour assister avec le moindre risque à une activité éruptive, le plus simple c’est le volcan Stromboli en Italie. Ensuite on peut conseiller le Kilauea à Hawaii en activité depuis 1983. Ensuite, parmi les volcans «touristiques», il y a ceux qui ont de fréquentes activités comme l’Etna en Sicile ou encore le Piton de la Fournaise à l’île de la Réunion. Pour ces derniers, il faut pouvoir partir lorsque l’éruption est commencée et avoir déjà une petite expérience du milieu volcanique. L’Islande connaît aussi une intense activité volcanique comme celle actuellement en cours au Bardarbunga. D’autres volcans sur la planète se réveillent un peu moins souvent. Ceux-ci sont les préférés des passionnés de volcans qui ont une expérience des zones volcaniques actives.

Henry Gaudru, président de la SVE et Conseiller scientifique auprès des Nations Unies

« A la découverte des volcans extrêmes » aux éditions Vuibert
« Volcanic tourist destinations » aux éditions Springer

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M6.3 - 154km ENE of Hachinohe, Japan 2014-10-11 02:35:46 UTC

M6.3 - 154km ENE of Hachinohe, Japan 2014-10-11 02:35:46 UTC | Japan Tsunami | Scoop.it
Event Time
  1. 2014-10-11 02:35:46 UTC
  2. 2014-10-11 12:35:46 UTC+10:00 at epicenter
  3. 2014-10-11 04:35:46 UTC+02:00 system time
 Location

40.986°N 143.216°E depth=13.5km (8.4mi)

 Nearby Cities
  1. 154km (96mi) ENE of Hachinohe, Japan
  2. 160km (99mi) ENE of Misawa, Japan
  3. 165km (103mi) SSE of Shizunai, Japan
  4. 171km (106mi) E of Mutsu, Japan
  5. 663km (412mi) NNE of Tokyo, Japan
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Éruption volcanique au Japon : plus de 40 blessés, les secours s'activent

Éruption volcanique au Japon : plus de 40 blessés, les secours s'activent | Japan Tsunami | Scoop.it
Les secours ont repris dimanche matin au centre du Japon au lendemain d'une soudaine éruption volcanique du Mont Ontake qui a fait au moins une quarantaine de blessés graves.


Les secours ont repris dimanche matin au centre du Japon au lendemain d'une soudaine éruption volcanique qui a fait au moins une quarantaine de blessés graves. Parmi les 42 personnes parfois grièvement atteintes recensées par les pompiers et la police, sept auraient perdu connaissance.


L'une d'elles avait été donnée morte samedi soir, mais les secouristes ont indiqué par la suite que le décès n'avait pas été officiellement confirmé.

Près de 300 randonneurs approchaient du sommet lorsque le volcan Ontake s'est mis en colère samedi à la mi-journée. La plupart ont fui sous les projections de cendre et pierres, mais plusieurs dizaines n'ont pas pu redescendre et ont passé la nuit dans des refuges près du sommet de ce mont qui culmine à 3.067 m entre les préfectures de Nagano et Gifu.

Leur descente a commencé dimanche matin, avec les équipes de secours. Au moins deux personnes souffriraient de fractures. Certaines sont prises en charge par les hélicoptères des forces d'autodéfense que le gouvernement a dépêchées sur le terrain sur ordre du Premier ministre Shinzo Abe.

Depuis Otaki, une bourgade de la préfecture de Nagano on apercevait encore de la vapeur s'échappant du volcan dimanche matin, mais plus de jets de cendres et pierres.

Samedi, les télévisions avaient montré des images d'énormes nuages de fumée au-dessus du mont Ontake très prisé des marcheurs nippons. Les cendres se seraient élevées à plus de 10.000 mètres et des avions ont été déviés pour éviter le panache.

La dernière éruption majeure du Mont Ontake remonte à 1979, lorsque le volcan avait craché plus de 200.000 tonnes de cendres, selon les médias locaux. Une éruption de moindre ampleur a aussi eu lieu en 1991 et ce volcan est aussi responsable de plusieurs séismes en 2007.

(...)

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Fukushima : l'audition du directeur de la centrale divulguée

Fukushima : l'audition du directeur de la centrale divulguée | Japan Tsunami | Scoop.it

Protégés par une combinaison et un masque, des travailleurs tentent de décontaminer un bassin de rétention de fuel dans la centrale de Fukushima, en mars.

 


Le gouvernement japonais a rendu public, trois ans et demi exactement après l'accident de Fukushima, le contenu des auditions de protagonistes du drame.


La publication jeudi par le gouvernement japonais du contenu des auditions de protagonistes du drame qui a eu lieu trois ans et demi exactement après l'accident de Fukushima – dont celle très attendue de celui qui était alors directeur de la centrale – répond à l'appel de médias et citoyens qui veulent connaître la vérité sur cette catastrophe.

Dans la liste des transcriptions en japonais accessibles sur un site gouvernemental, figurent notamment les déclarations de l'ex-premier ministre Naoto Kan, de l'ancien ministre de l'industrie Banri Kaieda, du porte-parole du gouvernement à l'époque, Yukio Edano, et de feu Masao Yoshida, alors aux commandes du complexe Fukushima Daiichi saccagé par le tsunami du 11 mars 2011.

Les comptes rendus des entretiens avec ce dernier s'étendent sur plusieurs centaines de pages.
M. Yoshida, mort l'an passé d'un cancer, avait été interrogé de longues heures entre juillet et novembre 2011 sur les opérations entreprises dans la centrale pour en reprendre le contrôle alors que les cœurs de trois des six réacteurs étaient en fusion et que s'étaient produites plusieurs déflagrations.

 

Il était l'interface entre les techniciens sur le terrain et le siège tokyoïte de son entreprise, Tokyo Electric Power (Tepco). Le bureau du premier ministre lui donnait aussi directement des ordres, sans compter la présence d'une Autorité de sûreté nucléaire qui multipliait les interventions pas toujours jugées bien placées.

« INSENSÉ »

« Pourquoi est-ce que j'étais obligé de parler directement avec le gouvernement, qu'est-ce que faisait le siège, et l'autorité ? J'ai toujours trouvé ça insensé », s'est-il plaint, jugeant de plus en plus difficile de répondre à des injonctions incohérentes venues d'en haut. D'où parfois une désobéissance quand ce qu'on lui enjoignait lui semblait incompréhensible voire dangereux. C'est ainsi par exemple qu'il continua à arroser les réacteurs avec de l'eau de mer et évita sans doute le pire, même si ponctuellement « Tokyo » lui avait demandé d'arrêter.

De par sa longue expérience dans les installations atomiques, M. Yoshida avait en outre vite compris que le problème de l'eau contaminée, aujourd'hui encore énorme et irrésolu, allait très vite se poser.
M. Yoshida disait avoir souffert de ne jamais avoir pu faire entendre ce danger à la direction de Tepco et au gouvernement, de même qu'il pressait le siège de s'occuper correctement des habitants de la région qu'on forçait à partir sans qu'ils comprennent pourquoi. Trois ans et demi jour pour jour après le drame, des dizaines de milliers de personnes n'ont pas retrouvé leur domicile et vivent pour beaucoup dans des logements provisoires peu confortables.

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Japon: quatre travailleurs de Fukushima portent plainte contre Tepco

Japon: quatre travailleurs de Fukushima portent plainte contre Tepco | Japan Tsunami | Scoop.it

Quatre travailleurs de la centrale accidentée de Fukushima ont annoncé vouloir porter plainte mercredi contre la compagnie gérante du site, Tokyo Electric Power (Tepco), une première de la part d'employés d'entreprises sous-traitantes.

Ces ouvriers, impliqués dans la pose de tuyaux et autres tâches autour de réservoirs d'eau contaminée ou dans le ramassage de détritus près du réacteur 3, estiment que leur rétribution ne reflète pas les dangers auxquels ils sont exposés.

Ils réclament au total 65 millions de yens (475.000 euros) et vont déposer un recours en justice mercredi auprès d'un tribunal de la région de Fukushima, ont-ils déclaré aux médias.

Deux des quatre travailleurs (deux quinquagénaires, un sexagénaire et un trentenaire) oeuvrent toujours à la centrale, selon leur avocat Tsuguo Hirota. Tous habitent Iwaki, en bordure de la zone évacuée.

"Il y en a beaucoup qui ne disent rien. Alors même si on me vire et qu'on ne me donne plus de travail, il serait bien que grâce à cette action, tout le monde parle, reçoive de l'argent et que les choses s'améliorent", a déclaré à la chaîne de télévision publique NHK un de ceux qui en appellent à la justice.

"Avec des tâches comme le remplacement de tuyaux servant à mettre l'eau radioactive dans les citernes, en un mois, la dose reçue va jusqu'à plus de 4 millisieverts, et l'on a peur que cela nous rende malades", a-t-il encore dit.

Les travailleurs de la centrale nucléaire de Fukushima sont censés ne pas dépasser une exposition de 50 millisieverts en un an et de 100 mSV en cinq ans, soit en moyenne 20 mSV par an. Avec une dose de 4 mSV en un mois, leur temps théorique de travail est limité à cinq mois dans l'année.

"Tepco a la responsabilité de contrôler que les sous-traitants rétribuent correctement leurs employés. Nous souhaitons qu'à travers une décision de justice, soient mises en lumière les réelles conditions de travail à la centrale", a pour sa part déclaré aux médias l'avocat Hirota.

Tepco avait demandé l'an passé aux sous-traitants d'augmenter de 10.000 yens (73 euros) le salaire journalier de leurs employés confrontés aux risques à Fukushima, mais selon les travailleurs sur le point de porter plainte, leurs feuilles de paye n'ont pas changé.

De 3.000 à 6.000 individus oeuvrent chaque jour sur le site ravagé par le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est de l'archipel.

La pénibilité des conditions de travail rend difficile le recrutement de personnel d'autant que le secteur du bâtiment a un important besoin de main-d'oeuvre.

mis-kap/anb/cgu

TEPCO - TOKYO ELECTRIC POWER

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▶ Fukushima, Une Population Sacrifiée

Ajoutée le 10 mars 2013

Fukushima, Une Population Sacrifiée, Le 11 mars 2011, un tremblement de terre de 9 sur l'échelle de Richter a frappé au large du Japon. Un tsunami dévastateur s'ensuivi. Le Japon a été frappé par le plus violent séisme de son histoire. Le tremblement de terre, de magnitude 9, s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Suivi de nombreuses et puissantes répliques, il a provoqué un impressionnant tsunami. Les victimes se sont comptées à plus de 18000 et les dégats se sont comptés en plusieurs centaines de milliards. Ce tsunami créa la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl en Russie en 1986. Ainsi le 15 mars 2011, l'accident nucléaire de Fukushima dans la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi eu lieu.Voici un documentaire sur cette population sacrifiée. Discussion ici : http://laterredufutur.com/html/phpBB3...

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Japon: accidents mortels à Fukushima, les promesses non tenues de Tepco

Japon: accidents mortels à Fukushima, les promesses non tenues de Tepco | Japan Tsunami | Scoop.it

Au Japon, à Fukushima, les centrales nucléaires numéro 1 et 2 ont fait deux nouvelles victimes : deux ouvriers, tués dans deux accidents distincts, hier et aujourd’hui, mardi 20 janvier. Depuis le tsunami et la catastrophe sur la centrale de Fukushima Daichi, les conditions de sécurité des employés font régulièrement l’objet de vives critiques.

Le premier employé, qui travaillait à Fukushima Daichi, la centrale numéro 1, est tombé dans une citerne vide dont il tentait de décoincer le couvercle, couvercle qui s’est détaché et est tombé avec lui. L’autre ouvrier, qui travaillait dans la deuxième centrale de la région, a eu la tête coincée dans une machine rotative. Elle s’est mise à tourner alors qu’il serrait un boulon.

A en croire le quotidien Japan Times, les accidents à la centrale numéro 1 ont presque doublé. Depuis avril dernier, il y en a eu 55. Tepco tente de tenir sa promesse faite en septembre 2013 au Premier ministre de décontaminer toute l’eau stockée sur le site d’ici la fin du mois de mars, il a donc doublé le nombre d’ouvriers pour atteindre les 7 000. Mais du coup les sous-traitants, qui emploient la majorité de ces ouvriers, engagent du personnel qui n’est pas forcément qualifié : le harnais que portait le premier ouvrier hier n’était accroché nul part.

En mars dernier, un autre travailleur était déjà mort enterré sous des sédiments lors de travaux d’excavation. Aujourd’hui le directeur de la centrale numéro 1 s’est engagé à améliorer les conditions de sécurité sur le site, une promesse régulièrement faite par Tepco.

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Il y a 20 ans, le tremblement de terre de Kōbe

Il y a 20 ans, le tremblement de terre de Kōbe | Japan Tsunami | Scoop.it

6,437 morts, 43,792 blessés, dix-mille milliards de yens, soit 101 milliards d'euros de dégâts, c'est le triste bilan laissé par le séisme de magnitude 7,2 sur l'échelle de Richter survenu à 5h46 le 17 janvier 1995 à Kōbe. Les secousses n'ont pourtant duré que 20 secondes. 

 

Les Japonais célébraient donc aujourd'hui le 20ème anniversaire de cette catastrophe, connue sous le nom de "grand tremblement de terre de Hanshin-Awaji".

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VIDEO. Japon: fort séisme à Nagano

VIDEO.  Japon: fort séisme à Nagano | Japan Tsunami | Scoop.it

La région de Nagano, au centre du Japon, a été touchée par un puissant séisme d'une magnitude de 6,2. Il a provoqué d'importants dégâts. Il y aurait une quarantaine de blessés, dont sept gravement. Des habitations ont été détruites, une quarantaine de personnes ont été blessées. Les secours se sont mobilisés en pleine nuit dans les villages de montagne, parfois difficilement accessibles. Ils retrouvent une femme dans les décombres.

"C'est arrivé d'un coup"

De nuit, il a été très difficile de se rendre compte de l'étendue des dégâts. Les habitants sont perdus, l'électricité est coupée et de nombreuses habitations sont effondrées. "C'est arrivé d'un seul coup, j'ai sauté de mon lit et j'ai été blessé par la chute d'une étagère", raconte un homme. La secousse a finalement endommagé une dizaine de bâtiments et des glissements de terrain ont coupé des routes et des voies ferrées.

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Le mainstream, une menace pour les Etats-Unis

Le mainstream, une menace pour les Etats-Unis | Japan Tsunami | Scoop.it

Les conséquences du grave accident technogène de la centrale nucléaire japonaise Fukushima-1 de mars de 2011 ne présentent pas de danger pour la zone côtière russe en Extrême-Orient. L'expédition conjointe du ministère de la Défense de Russie et de la Société Géographique Russe, réalisant le monitoring de la situation radiologique dans la zone de l'océan Pacifique entre les îles Kouriles et la Kamtchatka, a tiré cette conclusion.

L'étendue totale de l'itinéraire du bateau-laboratoire le Professeur Khljustine a parcouru plus de 45000 milles marins. On a mesuré le fond radiologique dans les plans d'eau des mers d'Okhotsk et du Japon, ainsi que dans la partie nord-ouest de l'océan Pacifique. 

« La Société géographique russe a pu organiser dans les délais record la première expédition en 2011, pratiquement deux semaines après l'accident sur Fukushima. L’expédition actuelle était déjà la troisième, puisque le monitoring de la situation après un accident technogène aussi grave reste nécessaire jusqu'à présent. Cette fois, parmi les membres de l’expédition, il y avait des radiochimistes qui effectuaient des analyses à la profondeur de 200 mètres. Ils vérifiaient aussi l’atmosphère en régime continu : l'air passait par des filtres spéciaux remplacés chaque jour. Je peux dire que nous avons fait un grand travail », reconte le chef de l'expédition de la Société Géographique Russe Youry Loukyanov raconte :

Les scientifiques expliquent la nécessité d'un travail aussi minutieux par le fait que le Japon connait jusqu'à présent des problèmes lors de l'élimination des conséquences de l'accident technogène sur la centrale nucléaire Fukushima-1. Les défaillances dans le fonctionnement des équipements et les fuites de l'eau radioactive "poursuivent" l'opérateur de la station pratiquement au cours des trois années écoulées après l'accident de 2011. Selon les estimations des spécialistes, pour la liquidation des séquelles catastrophiques de l'accident de la centrale nucléaire Fukushima-1, il faudra probablement plusieurs décennies. Cependant, les autorités du Japon font tout leur possible pour les minimiser.

Pour beaucoup, c’est la nature elle-même qui l’aide, en diluant le danger radioactif par un puissant mainstream. Le seul pays exposé au plus grand danger, ce sont d'États-Unis, marque Joury Loukyanov:

« Si on regarde le schéma global des courants dans l'océan Pacifique, nous voyons parfaitement que l'influence de Fukushima peut se faire sentir, avant tout, sur la côte occidentale des États-Unis près de la Californie. Les courants peuvent progresser un peu plus vite, un peu plus lentement, un peu au sud ou au nord, mais invariablement, seulement là-bas, vers les États-Unis. Quand ce flux d'eau tourne ensuite vers l'Extrême-Orient russe, il ne présente déjà pas de danger. Mais la puissance de l'océan Pacifique est si grande que lorsque le flux atteint la côte américaine, probablement, l’influence négative n’est pas critique. Il est nécessaire cependant de suivre ce processus pendant dix années encore. En effet, les fuites radioactives se prolongent jusqu'à présent. Et la pollution radioactive qui s'est retrouvée dans l'océan et qui continue à s’y infiltrer, descend dans ses couches profondes. Elle est accumulée là tout au fond. Et cela signifie la possibilité de sa pénétration dans les chaînes alimentaires, et finalement - sur nos tables. C’est que dans les ressources biologiques, il peut y avoir une accumulation d'agents radioactifs. »

La centrale Fukushima est construite dans un lieu où le niveau des eaux souterraines est élevé. Et l'étanchéité après le tremblement de terre a diminué, c'est pourquoi l'érosion par les eaux souterraines qui pénètrent dans la mer est permanente. Le bateau-laboratoire de la Société Géographique Russe a fait 16 escales dans le plan d'eau de la partie orientale de la chaîne des Kouriles et de l'île de Honshu, où, à l’aide d’un équipement spécial, on a effectué non seulement les analyses express de l'eau maritime, mais aussi une analyse méticuleuse de la flore océanique, de la faune et du sol. Le fond radiologique n’a pas été dépassé pour le moment.

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Fukushima: les révélations posthumes de l'ex-directeur de la centrale

Fukushima: les révélations posthumes de l'ex-directeur de la centrale | Japan Tsunami | Scoop.it
Tokyo ( AFP ) - Trois ans et demi exactement après l'accident de Fukushima, le gouvernement japonais a rendu public le contenu des auditions de protagonistes du drame, dont les propos de celui qui était alors directeur de la centrale, coincé entre le marteau gouvernemental et l'enclume nucléaire.

Dans la liste des transcriptions en japonais publiées sur un site gouvernemental, figurent notamment les déclarations de l'ex-Premier ministre Naoto Kan, de l'ancien ministre de l'Industrie Banri Kaieda, du porte-parole du gouvernement à l'époque, Yukio Edano, et de feu Masao Yoshida, alors aux commandes du complexe Fukushima Daiichi saccagé par le tsunami du 11 mars 2011.

M. Yoshida, décédé l'an passé d'un cancer, avait été interrogé de longues heures entre juillet et novembre 2011 sur les opérations entreprises dans la centrale pour en reprendre le contrôle, alors que les coeurs de trois des six tranches étaient en fusion et que s'étaient produites plusieurs déflagrations.

"Quand a explosé le bâtiment du réacteur 3, nous n'avions sur le coup plus de nouvelles de 40 personnes. A cet instant, je me suis dit que s'il leur était arrivé quelque chose, je me trancherais le ventre sur place. Heureusement, personne n'est mort: c'était une chance dans le malheur, sans doute grâce à Dieu".

Dans ce marasme, a-t-il suggéré "d'abandonner" le site en furie ?

Réponse de l'intéressé: "à la fin des fins, si la situation était devenue vraiment horrible et qu'il ait fallu fuir, j'aurais laissé le minimum de personnes indispensables. Moi, j'avais l'intention de rester".

Il n'a pas, dit-il, donné l'ordre de se réfugier dans l'autre centrale de Fukushima, Daini, même si 650 ouvriers ont décampé.

M. Yoshida était l'interface entre les techniciens sur le terrain et le siège tokyoïte de son entreprise, Tokyo Electric Power (Tepco). Le bureau du Premier ministre lui donnait aussi directement des ordres, sans compter la présence d'une Autorité de sûreté nucléaire qui multipliait les interventions pas toujours jugées bien placées.

"Pourquoi est-ce que j'étais obligé de parler directement avec le gouvernement, qu'est-ce que faisait le siège, et l'autorité ? J'ai toujours trouvé ça insensé", s'est-il plaint, trouvant de plus en plus difficile de répondre à des injonctions incohérentes venues d'en haut.

D'où parfois une désobéissance quand ce qu'on lui enjoignait lui semblait incompréhensible voire dangereux. C'est ainsi par exemple qu'il continua à arroser les réacteurs avec de l'eau de mer et évita sans doute le pire, même si ponctuellement "Tokyo" lui avait demandé d'arrêter.

- Eau contaminée, danger vu dès le départ -

La façon dont le siège a géré l'approvisionnement en équipements (par exemple des batteries) l'a tout autant mis en colère: "il fallait qu'on trie nous-mêmes et, sous prétexte que le niveau de radioactivité était élevé, qu'on envoie des gars récupérer le matériel, alors qu'on était déjà ric-rac".

De par sa longue expérience dans les installations atomiques, M. Yoshida avait en outre rapidement compris que la question de l'eau contaminée allait très vite se poser.

"J'ai prévenu dès le mois de mars 2011 que si l'on ne s'occupait pas correctement du traitement urgent de l'eau, on aurait du mal à stabiliser la situation", a-t-il insisté.

Trois ans et demi plus tard, les faits lui donnent raison et prouvent que le problème des centaines de milliers de tonnes de liquide souillé n'a pas été pris à bras le corps au moment où il a été pointé du doigt.

M. Yoshida disait avoir souffert de ne jamais avoir pu faire entendre le danger à la direction de Tepco et au gouvernement, de même qu'il pressait le siège de s'occuper correctement des habitants de la région qu'on forçait à partir sans qu'ils comprennent pourquoi.

Avant de mourir, il avait dit souhaiter que cet accident serve à améliorer grandement les normes des centrales nucléaires.

"Parmi les sismologues et spécialistes des tsunamis, qui avait prédit que se produirait là un tremblement de terre de magnitude 9 ?". Pour lui, il était facile de critiquer après coup, moins de prévoir et de se préparer en connaissance de cause.

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JAPON. Pouvait-on prévoir l'éruption du volcan Ontake ?

JAPON. Pouvait-on prévoir l'éruption du volcan Ontake ? | Japan Tsunami | Scoop.it

Paradoxe : ce volcan est parmi les 47 très surveillés de l'archipel, qui en compte 110. Comment expliquer alors que l'éruption n'ait pas été détectée ? Décryptage d'un volcanologue.

 

TERRIFIANT. Le 27 septembre 2014, un peu avant midi, un groupe de randonneurs arpente les flancs de la splendide montagne Ontake. Quand soudain, une terrible explosion secoue le sol. Quelques minutes plus tard, dans un grondement terrifiant, une avalanche de cendres brûlantes déferle sur les promeneurs. 

L'éruption du mont Ontake vu d'hélicoptère.

À l'heure où nous écrivons ces lignes, on dénombre 53 morts. 12 personnes sont encore portées disparues. 

LireTragique éruption volcanique au Japon

Pourtant, le volcan Ontake fait partie des 47 volcans très surveillés de l'archipel qui en compte 110. "Ce mont est particulièrement bien instrumenté" a confirmé à Sciences et Avenir Jean-François Lénat, responsable de l'équipe de volcanologie à Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand. 

PRÉCÉDENT. Et ce n'est pas la première fois que ce volcan se réveille. Il est déjà entré en éruption en 1979, puis en 1991 et en 2007. Comment se fait-il que les volcanologues japonais n'aient rien vu venir et n'aient pas eu le temps de faire évacuer les pentes du mont Otake avant l'éruption ?

D'autant plus que le volcan avait donné des signes de son réveil quelques temps auparavant. En effet, 17 jours avant l'éruption, l'agence météorologique japonaise avait détecté de nombreuses secousses entre le 10 et le 11 septembre 2014.

Les signes précurseurs sont faciles à interpréter... à postériori

Pourquoi ces signes n'ont pas été correctement interprétés ? A postériori, il paraît simple d'affirmer que ces secousses étaient des signes précurseurs à une brutale éruption. Mais en temps réel, la situation est tout autre.

"En réalité, les volcans même dormants ont toujours une activité de fond explique Jean-François Lénat. Et nombre de signaux (secousses suite à la fracturation des roches, déformation du sol, signaux chimiques détectés via des fumerolles...) sont identifiés sans que survienne une éruption dans les jours ou les semaines qui suivent" précise le volcanologue. 

SAVOIR-FAIRE. "Les volcanologues japonais ont le savoir faire technique et les budgets nécessaires pour surveiller les nombreux volcans de leur archipel. De plus, il y a eu d'énormes progrès techniques en matière de volcanologie depuis 30 ans" rappelle Jean-François Lénat.

"Les dispositifs de détection sont beaucoup plus performants et les volcanologues ont acquis au fil des nombreuses éruptions de précieuses données qui permettent de mieux prévoir les évènements. Mais cette explosion du mont Ontake nous rappelle que même aujourd'hui, on ne peut pas tout prévoir".

Un sous-sol très perturbé

Les volcans gardent en effet encore une part de mystère. "Et même des volcans très actifs tels que le Stromboli en Sicile, pour lequel on a pourtant de très nombreuses données, demeurent imprévisibles" rappelle le volcanologue. "En effet, une à deux fois par an, s'y produit une explosion d'une dangerosité si extrême qu'elle tuerait quiconque se promènerait près de son sommet. Et pourtant, on ne peut les prévoir qu'une à deux minutes avant qu'elles ne surviennent".

Et pour compliquer encore un peu la tâche des volcanologues japonais, la croûte souterraine de l'archipel a été profondément modifiée par le puissant séisme de 2011 qui avait entraîné la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima. 

CHAOS. En effet, une étude publiée en juillet 2014 par l'Institut des Sciences de la Terre (université Joseph Fourier en France), en partenariat avec plusieurs instituts de recherche japonais, a montré combien la mécanique sismique des volcans avait été modifiée après le séisme dévastateur de Tohoku-Oki de 2011. "On a constaté que depuis, les systèmes volcaniques ont été très perturbés, que le nombre de signaux s'est accru, et que le sol s'est par endroit anormalement déformé" rappelle Jean-François Lénat.

On comprend mieux que, dans un tel chaos souterrain, il n'est pas évident d'effectuer des prédictions fiables quant à la date de la prochaine éruption.. 

Que s'est-il passé dans les entrailles du mont Ontake ?

D'après les analyses effectuées par l'Institut de recherche sur les tremblements de terre à l'université de Tokyo, il s'agirait d'une éruption phréato-magmatique. En d'autre termes, ce n'est pas une poussée du magma en fusion qui a fait exploser le sommet du mont Ontake mais plutôt une poussée de vapeur.

COCOTTE-MINUTE. En effet, de l'eau provenant partiellement de l'infiltration des eaux pluviales, mais aussi de la détente des gaz contenus dans le magma, se serait accumulée dans des poches souterraines. Une activité magmatique accrue aurait alors entraîné la mise en ébullition de cette eau qui, en se vaporisant, aurait provoqué une inexorable montée de la pression exercée sur les roches. Et ce jusqu'à ce que la partie supérieure de la montagne ne cède brutalement sous l'effet de cette véritable cocotte-minute souterraine.

L'éruption a dégagé entre 600.000 et 1.100.000 tonnes de cendres, et elle se poursuit encore. Son ampleur est comparable à celle de 1979 qui avait relâché au final près de 200.000 tonnes de matières dans l'atmosphère, chiffre l'université de Tokyo. 

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Japon: deux forts séismes secouent Fukushima

Japon: deux forts séismes secouent Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it


La compagnie gérante du site atomique a cependant pour sa part indiqué après les deux séismes «ne pas avoir constaté de conséquences sur les équipements».

 

Deux séismes, l'un de magnitude 5, l'autre, de 5,2, se sont produits en moins d'une heure d'intervalle mercredi soir au large de la centrale accidentée Fukushima-Daiichi qui a été secouée, mais il n'y a pas de risque de tsunami, a annoncé l'agence nationale de météorologie japonaise.

Les deux tremblements de terre ont eu lieu au même endroit à une cinquantaine de kilomètres de profondeur, à 21 h 45 (8 h 45 à Montréal) et 22 h 31 (9 h 31, heure de Montréal). Un troisième, de magnitude 3,6, est survenu à 23 h (10 h à Montréal) un peu plus au sud.

«Ça secoue encore, impossible de dormir», a lancé sur Twitter un travailleur de la centrale qui se trouvait au moment du deuxième séisme à Iwaki, à une bonne vingtaine de kilomètres du complexe accidenté. Et le même, un vétéran de Fukushima-Daiichi, de souligner que «les séismes et les pluies sur la région inquiètent, risquant d'y fragiliser les sols».

(...)

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▶ CCTV Capture Strong 5.6 magnitude earthquake reported in Tokyo Japan

Ajoutée le 15 sept. 2014

An earthquake measuring 5.6 on the Richter scale shook buildings in Tokyo late Monday night.

According to the U.S. Geological Survey, the quake was centered at about two kilometers west/northwest of Iwai, Japan, and hit at about 11:28 p.m. ET. The agency reported the temblor registered a 5.6.

Reuters sent out a headline at about 11:30 p.m. ET saying the quake shook buildings in Tokyo.

Bullet train services in the area of Shinkansen were partially suspended after the quake but resumed, Agence France-Presse Tokyo tweeted.

There were no reports of injuries, but The Weather Channel reported it was receiving word of minor damage.

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Fukushima : suicide douteux d'un directeur d'émission télé ayant enquêté sur les cancers de la thyroïde - Wikistrike

S'est-t-il tiré une balle dans le dos ?

M. Iwaji, journaliste, s'est « suicidé » le 1er septembre 2014. 

Il était directeur d'une émission télévisée d'information, sur la chaîne Hodo (Asahi TV). Il avait couvert les cancers de la thyroïde des enfants de Fukushima le 11 mars dernier. 

Il est également connu pour avoir couvert la position dominante des législateurs et industriels impliqués dans la promotion de l'énergie nucléaire et surnommés "Le village nucléaire" ainsi que la situation réelle de la décontamination dans la préfecture de Fukushima. 

La police se contente de rapporter qu'il s'agit d'un suicide, sans donner aucun détail. 

Un autre journaliste japonais, M. Imanishi, ami du directeur a écrit sur son blog qu'ils venaient juste de parler du prochain projet à réaliser ensemble, il ne peut pas croire qu'Iwaji se soit suicidé.

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La catastrophe de Fukushima bien plus coûteuse que prévu !

La catastrophe de Fukushima bien plus coûteuse que prévu ! | Japan Tsunami | Scoop.it

Vue aérienne de la centrale de Fukushima, datant du 24 mars 2011, quelques jours après sa destruction par un tsunami

L'accident atomique de Fukushima coûtera au bas mot à peu près le double de ce que le gouvernement japonais avait estimé, a affirmé une étude universitaire consultée mercredi par l'AFP.

Kenichi Oshima, professeur d'économie environnementale à l'Université Ritsumeikan, a chiffré "au minimum à 11.082 milliards de yens" (80 milliards d'euros) les sommes à débourser pour payer les dégâts de cette catastrophe survenue en mars 2011 à la suite d'un gigantesque séisme dans le nord-est de l'archipel.

"C'est le résultat de calculs faisables avec les informations dont nous disposions en juin, mais cela va encore augmenter: de ce fait, 11.000 milliards est le seuil minimal", a prévenu M. Oshima.

Le gouvernement japonais avait pour sa part évalué à 5.800 milliards l'argent nécessaire pour couvrir les conséquences de ce sinistre qui a eu un impact considérable sur la région et ses habitants.

Selon le chercheur, il faudrait presque y ajouter les 2.200 milliards de yens (près de 15 milliards d'euros) qui seront nécessaires pour mettre en conformité les installations nucléaires du pays à la suite de la révision des normes de sûreté censées éviter un deuxième désastre ailleurs.

"Ce sont des coûts indirects, donc ils ne sont pas dans le total", a précisé M. Oshima.

Les sommes prises en compte intègrent l'indemnisation des personnes évacuées et/ou ayant perdu leur travail à cause de l'accident, soit pour le moment quelque 4.980 milliards de yens, fournis à la compagnie gérante Tokyo Electric Power (Tepco) par un fonds spécialement créé auquel contribue l'Etat et les compagnies d'électricité. Ces dommages et intérêts pourraient toutefois encore doubler. Le fonds a d'ailleurs relevé son plafond à 9.000 milliards de yens au lieu de 5.000 milliards.

Sont aussi inclus les frais de décontamination des alentours de la centrale et de stockage des déchets résultants, soit 3.540 milliards.

Le gouvernement japonais cherche actuellement à convaincre les ex-habitants évacués des villes de Futaba et Okuma (sur lesquelles est à cheval la centrale Fukushima-Daiichi) d'accepter qu'y soient construits ces sites d'entreposage, en échange de milliards de subventions. Une décision pourrait être prise cette semaine, après déjà des mois de débat. La construction et l'entretien nécessiteront de gros moyens pendant des années, voire des décennies.

S'y ajoutent 2.168 milliards de coûts directement liés à la gestion de la situation au sein du complexe atomique (dont le problème majeur de l'eau contaminée) et les fonds requis pour le démantèlement des réacteurs saccagés.

Le reste relève d'autres dépenses administratives relatives à cet accident.

M. Oshima pointe en outre du doigt le fait que ces coûts vont reposer sur les citoyens, en tant que contribuables si l'Etat paye, ou en tant qu'utilisateurs de courant via la facture émise par la compagnie si elle finit par rembourser les sommes avancées. En théorie, Tepco, sauvée de la faillite par les pouvoirs publics, est censée rendre l'argent avancé.

Selon M. Oshima, la particularité de ce type d'accident est que le coût pour la société augmente au fil du temps et qu'on ne parvient pas à le prévoir et à l'appréhender dans son intégralité.

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Strong quake hits Japan, triggering small tsunami: Fukushima Video

Strong quake hits Japan, triggering small tsunami: Video http://radioactive.eu.com/index.php?option=com_k2&view=item&id=4:live-feed&Itemid=193 http://www.timesdispatch.com/news/latest-news-ap/str...
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