Japan Tsunami
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Japan Tsunami
8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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1 Earthquake 2 Tsunami 3 Nuclear plant blast 4 Volcano eruption 5 Game over 6 stock market fall 7 What else in Japan ?

1 Earthquake 2 Tsunami 3 Nuclear plant blast 4 Volcano eruption 5 Game over 6 stock market fall 7 What else in Japan ? | Japan Tsunami | Scoop.it

[Note du Curateur] :

 

http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/map/

remplace la liste mise à jour en temps réel des tremblements de Terre enregistrés dans la zone asiatique dont le Japon :
http://on.doi.gov/aIqFNL

 

 

Aïe ! Aïe ! Aïe ! Devrai-je dire. Ou même, Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe !... Hou la la !
En effet, le 11 03 2011 sera une date qui marquera l'Histoire de l'Humanité en ce début de XXI° siècle, comme précédemment le 11 09 2001...*

 

♺ N'oubliez pas d'utiliser les tags disponibles pour retrouver les informations particulières - Don't forget to use the tags to get specific informations. ♺

Tous les chiffres diffusés sur la situation au Japon, radioactivité, séismes, etc.
http://fleep.com/earthquake/

Epic pics made in Japan http://bit.ly/ia78UA Photographies impressionnantes faites sur le terrain

Si vous vous proposez de faire quelque chose d'utile pour le peuple japonais actuellement dans la tourmente, allez sur cette page entièrement consacrée à recueillir vos bonnes idées
http://www.scoop.it/t/japan-tragedy-how-to-help
If you intend to do something useful for the Japan people really under turmoil, go on the page dedicated to receive your good ideas.

Cette page n'est peut-être pas au top de la requête "Japan Tsunami" sur Google. Mais il est sûr que cet article n'attendra pas un second pour prendre la tête de 2° Tsunami, car c'est déjà le cas !

http://www.google.com/search?q=2%C2%B0%20tsunami


♺ Pour mémoire, la plaque signalétique du tremblement de terrre du 11 mars :
This event has been reviewed by a seismologist.
Magnitude
9.0
Date-Time
Friday, March 11, 2011 at 05:46:23 UTC
Friday, March 11, 2011 at 02:46:23 PM at epicenter
Time of Earthquake in other Time Zones
Location
38.322°N, 142.369°E
Depth
32 km (19.9 miles) set by location program
Region
NEAR THE EAST COAST OF HONSHU, JAPAN
Distances
129 km (80 miles) E of Sendai, Honshu, Japan
177 km (109 miles) E of Yamagata, Honshu, Japan
177 km (109 miles) ENE of Fukushima, Honshu, Japan
373 km (231 miles) NE of TOKYO, Japan
Location Uncertainty
horizontal +/- 13.5 km (8.4 miles); depth fixed by location program
Parameters
NST=350, Nph=351, Dmin=416.3 km, Rmss=1.46 sec, Gp= 29°,
M-type=centroid moment magnitude (Mw), Version=A
Source
USGS NEIC (WDCS-D)
Event ID
usc0001xgp

Depuis, il y a des répliques jusqu'à 5 fois par jour, elles continuent de secouer la centrale de #Fukushima pour mieux disperser ses merdes radioactives dans le silence des médias à la solde des lobbies nucléaires.

♺ Je ne fais mention ici que des répliques de plus de 6 de magnitude :

http://www.scoop.it/t/japan-tsunami?tag=R%C3%A9pliques

 

♺ Retrouvez toute l'année sismique 2011 résumée en 9 minutes :

http://www.scoop.it/t/japan-tsunami/p/1267255310/2011-world-earthquakes-2011-visualization-map-2012-01-01

 

 

* D'aucuns ont déjà remarqué que 11 09 01 + 11 03 11 = 22 12 12 soit, le jour d'après la fin du Monde selon le calendrier Maya. Mais cela est une autre histoire à suivre par ici :

http://www.scoop.it/t/bugarach ;

 

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▶ Fukushima, Une Population Sacrifiée

Ajoutée le 10 mars 2013

Fukushima, Une Population Sacrifiée, Le 11 mars 2011, un tremblement de terre de 9 sur l'échelle de Richter a frappé au large du Japon. Un tsunami dévastateur s'ensuivi. Le Japon a été frappé par le plus violent séisme de son histoire. Le tremblement de terre, de magnitude 9, s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Suivi de nombreuses et puissantes répliques, il a provoqué un impressionnant tsunami. Les victimes se sont comptées à plus de 18000 et les dégats se sont comptés en plusieurs centaines de milliards. Ce tsunami créa la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl en Russie en 1986. Ainsi le 15 mars 2011, l'accident nucléaire de Fukushima dans la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi eu lieu.Voici un documentaire sur cette population sacrifiée. Discussion ici : http://laterredufutur.com/html/phpBB3...

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Japon: petit tsunami après un fort séisme près de Fukushima

Japon: petit tsunami après un fort séisme près de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Un petit tsunami s'est produit dans la nuit de vendredi à samedi dans le nord-est du Japon après un violent séisme au large de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima.

Une première montée des eaux de 20 cm a été mesurée moins d'une heure après les secousses à Ishinomaki, la ville côtière la plus meurtrie par le gigantesque tsunami de mars 2011. Des vagues de quelques centimètres ont touché ensuite divers autres points des préfectures de Miyagi, Iwate et Fukushima.

La mise en garde a cependant été levée un peu moins de deux heures après avoir été émise.

Une forte secousse de magnitude 6,8, suivie de plusieurs répliques, s'était produite samedi vers 04H20 locales (vendredi 19H20 GMT) en face des côtes de Fukushima à une profondeur de 10 km, selon l'agence de météorologie nationale.

Par précaution, un conseil d'évacuation avait immédiatement été donné aux habitants de localités de la préfecture d'Iwate au nord.

L'alarme des téléphones portables de journalistes de l'AFP avait retenti une trentaine de secondes avant le tremblement de terre pour prévenir de sa probable survenue, grâce à un système de détection précoce et d'informations de l'agence de météorologie.

Peu après, les secousses étaient confirmées par l'agence météo et immédiatement apparaissaient les premiers témoignages sur Twitter, dont celui d'un travailleur de Fukushima qui a écrit "incroyable séisme".

Selon la chaîne de télévision NHK, au moins trois personnes âgées de la préfecture de Fukushima ont fait une mauvaise chute durant les secousses et se sont blessées.

Quelques minutes après le séisme, la compagnie Tepco gérant les deux centrales nucléaires de Fukushima (Fukushima Daiichi et Daini) a indiqué qu'"aucune anomalie nouvelle n'avait été rapportée dans l'immédiat dans les installations", ce qu'elle a confirmé par la suite.

Elle avait rapidement ordonné aux travailleurs du site de quitter la zone côtière mais, finalement, le niveau de l'eau n'a augmenté ponctuellement que de 30 cm environ dans le port de la centrale, a-t-elle ajouté.

Les opérateurs d'autres sites atomiques voisins, également à l'arrêt, se sont voulus tout aussi rassurants.

La chaîne de télévision publique NHK avait immédiatement interrompu ses programmes pour transmettre les informations, comme le veut sa mission d'intérêt général.

"N'approchez surtout pas des côtes, n'allez pas voir comment est le niveau de la mer", répétait sans arrêt le présentateur, tandis qu'était en permanence affichée en bas de l'écran la carte du Japon, sur laquelle la côte menacée par une brusque montée des eaux clignotait en jaune.

- Séisme et tsunami, le scénario redouté -

Cette mise en garde a frappé une partie de la région dévastée par le gigantesque tsunami du 11 mars 2011 qui avait fait directement plus de 18.000 morts.

Le tremblement de terre de samedi est survenu alors que l'autorité de régulation nucléaire a justement souhaité cette semaine que la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) prenne desmesures supplémentaires dans la centrale accidentée Fukushima Daiichi face au risque permanent de nouvelle catastrophe.

De son côté, Tepco a affirmé depuis des mois déjà que les installations étaient capables de résister à un fort séisme et que des dispositions avaient été prises face au risque de tsunami.

Toutefois, tout le monde se demande ce qu'il adviendrait de l'eau ultra-contaminée dont regorgent les sous-sols du site si la mer arrivait jusque-là. La même question se pose pour le millier de réservoirs qui stockent des centaines de milliers de mètres cubes d'eau radioactive. Sans compter les tuyauteries, les câbles et autres équipements qui jonchent le terrain autour des bâtiments des réacteurs.

Ce séisme a ravivé les craintes, après que le Japon a été victime cette semaine d'un puissant typhon et d'intempéries qui ont fait sept morts et plus de 60 blessés, endommageant ou détruisant des centaines de maisons et fragilisant de nombreuses zones désormais menacées de glissements de terrains.

Cette série d'événements imparables rappelle que l'archipel nippon est à la merci de tous les grands types de catastrophes naturelles.

Il subit chaque année 20% des séismes les plus violents enregistrés sur Terre.

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Le typhon Halong repart en mer après avoir semé le chaos au Japon

Le typhon Halong repart en mer après avoir semé le chaos au Japon | Japan Tsunami | Scoop.it

Le typhon Halong a balayé dimanche l'ouest du Japon, accompagné de pluies torrentielles et de vents violents qui ont fait au moins un mort, un disparu et des dizaines de blessés, avant de s'éloigner des côtes.

Halong se trouvait vers 15H00 (06H00 GMT) en mer du Japon, à une centaine de kilomètres à l'ouest de la ville de Kanazawa (centre), après avoir touché Honshu, la principale île de l'archipel nippon.


Déplaçant des vents de plus de 160 km/h, Halong progressait vers le nord-nord-est à la vitesse de 35 km/h en s'éloignant du littoral. L'Agence météorologique japonaise a toutefois maintenu son alerte maximale aux pluies sur certaines régions de Honshu.

Dans la province de Wakayama (sud-ouest), un homme qui pratiquait vraisembablement le surf dans l'océan Pacifique a été porté disparu tôt dimanche, selon la police locale.

"D'après un témoin, un homme en combinaison étanche a été vu dérivant à environ 30 mètres du rivage, avant de disparaître", a expliqué un porte-parole de la police.

Les garde-côtes ont envoyé des hélicoptères à sa recherche. Les intempéries ont également fait 59 blessés à travers le pays, selon la télévision publique NHK. Le typhon avait déjà apporté de fortes pluies la semaine dernière dans le nord du pays, y faisant un mort. Il a de nouveau touché terre dimanche non loin d'Aki, dans la préfecture de Kochi.

Les chaînes de télévision ont montré de très fortes vagues et des torrents dévalant les pentes boueuses. Rizières et maisons ont été inondées, des arbres déracinés et des poteaux électriques arrachés, selon ces images.

La préfecture de Mie, à environ 300 km à l'ouest de Tokyo, a été mise en alerte maximale par l'Agence, ce qui signifie que le typhon risque de faire des morts et causer d'importants dégâts.

Les autorités des villes de Yokkaichi et Suzuka, dans le nord de la préfecture de Mie, ont donné des instructions d'évacuation - plus strictes que les avis mais pas obligatoires - pour environ 512.000 habitants.

Plus de 300 vols ont dû être annulés dimanche, après 470 samedi, bloquant des milliers de vacanciers au moment du début des congés d'été au Japon.

Jusqu'à 70 cm d'eau devait tomber sur Shikoku, déjà frappée le week-end dernier par un autre typhon.

A Tokushima, sur l'île de Shikoku, les autorités locales on recommandé l'évacuation d'environ 44.000 habitants.

Les autorités japonaises ont lancé des appels à l'évacuation pour un total de 1,6 million de personnes dans l'ouest du pays, selon NHK.

Par ailleurs un séisme de magnitude 6,0 s'est produit dimanche au large des côtes septentrionales de l'archipel, selon l'Institut américain de géophysique USGS.

Le tremblement de terre, survenu dans l'océan Pacifique, n'a fait aucun dégât et les autorités japonaises n'ont pas émis d'alerte au tsunami.

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Japon: séisme de magnitude 6 au nord et alerte typhon dans le sud-ouest

Japon: séisme de magnitude 6 au nord et alerte typhon dans le sud-ouest | Japan Tsunami | Scoop.it
Triste loi des séries aux Japon. Un séisme de magnitude 6,0 s'est produit dimanche au large de la côte nord du Japon, tandis qu'un typhon Halong atteignait Shikoku, dans le sud-ouest du Japon. 470 vols ont été annulés samedi, bloquant des milliers de vacanciers.


Un séisme de magnitude 6,0 s'est produit dimanche au large de la côte nord du Japon, a annoncé l'Institut américain de géophysique USGS. Selon l'USGS, le tremblement de terre à eu lieu à 12H43 (05H43 en Belgique) dans l'océan Pacifique, au nord de la préfecture de Aomori, à une profondeur de 37 kilomètres.Il n'y avait dans un premier temps aucun dégât signalé et les autorités japonaises n'ont pas émis d'alerte au tsunami. La préfecture de Aomori se situe à quelque 600 kilomètres au nord-est de Tokyo.

L'archipel du Japon est situé à la jonction de plusieurs plaques tectoniques et subit des tremblements de terre relativement violents chaque année. En mai dernier, un séisme de magnitude 6.0 a ébranlé les bâtiments de Tokyo, faisant 17 blessés.

Alerte rouge pour le typhon Halong

Accompagné de vents allant jusqu'à 200 km/h, d'importantes précipitations et de vagues de plus de 10 mètres sur les côtes, Halong a touché terre près d'Aki, dans la préfecture de Kochi, vers 06h00 (21h00 GMT samedi), selon l'Agence météorologique japonaise.

Les chaînes de télévision ont montré de très fortes vagues et des torrents dévalant les pentes boueuses. La préfecture de Mie, à environ 300 km à l'ouest de Tokyo, a été mise en alerte maximale par l'Agence, ce qui signifie que le typhon risque de faire des morts et causer d'importants dégâts.

Dans un message sur son site internet, l'Agence appelle la population de la région à "rester en alerte maximale en raison des risques de crues, inondations et glissements de terrain" lors du passage du typhon.

Les autorités des villes de Yokkaichi et Suzuka, dans le nord de la préfecture de Mie, ont donné des instructions d'évacuation - plus strictes que les avis mais pas obligatoires - pour environ 512.000 habitants.

Au total 473 vols ont dû être annulés samedi, bloquant des milliers de vacanciers au moment du début des congés d'été au Japon.

Dans les 24 heures, on attendait des précipitations de quelque 70 cm sur Shikoku, déjà frappée le week-end dernier par un autre typhon, indique l'Agence météorologique.

A Tokushima, sur l'île de Shikoku, les autorités locales on recommandé l'évacuation d'environ 44.000 habitants. Dans cette même région, un homme a été emporté par une rivière en furie, le week-end dernier.

La plupart des services de ferry et de train sur l'île ont été suspendus samedi, tandis que les autoroutes ont été fermées en plusieurs points.

Une bonne partie du sud du Japon a déjà été balayée par les pluies en fin de semaine dernière sous l'influence d'un précédent typhon qui est passé à proximité. Il s'était ensuite transformé en dépression en remontant le long du nord-ouest de la péninsule coréenne.

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JAPON. L'effondrement d'une île pourrait provoquer un tsunami

JAPON. L'effondrement d'une île pourrait provoquer un tsunami | Japan Tsunami | Scoop.it

La nouvelle surface de l'île de Nishinoshima, en janvier 2014, aujourd'hui encore constamment en éruption. Yuji Kato/AP/SIPA


Cette île volcanique en éruption, apparue en novembre 2013 à 1000 kilomètres au sud de Tokyo commence à sérieusement alerter les scientifiques japonais.


Une île volcanique en éruption qui prend de l'envergure au large du Japon pourrait être à l'origine d'un tsunami si ses pans de lave s'effondraient soudainement, ont averti mardi des scientifiques nippons.

L'île de Niijima, située dans le Pacifique à 1000 kilomètres au sud de Tokyo, se présentait en novembre 2013 sous une forme à peu près ovale de 400 mètres de long sur 200 de large. Mais elle a fini par rejoindre celle inhabitée de Nishinoshima appartenant au petit archipel Ogasawara, et l'ensemble, qui continue de s'étendre, couvre désormais 1,26 kilomètre carrés.

200.000 mètres cubes de lave crachés quotidiennement

Les cratères de l'île crachent actuellement 200.000 mètres cubes de lave chaque jour - assez pour remplir 80 piscines olympiques - matière qui s'accumulent sur son flanc Est. "Si la lave continuait à monter ainsi, une partie des pentes pourrait s'effondrer et provoquer un tsunami", a prévenu Fukashi Maeno, professeur adjoint de l'Institut de sismologie de l'Université de Tokyo.

Risque de tsunami

Selon lui, un affaissement de 12 millions de mètres cubes de lave générerait un tsunami d'un mètre qui pourrait atteindre en environ 18 minutes l'île de Chichijima à 130 kilomètres de distance. Chichijima, où vivent quelque 2.000 personnes, est la plus grande île de l'archipel d'Ogasawara, un groupe d'îles administré par Tokyo.

"Le moyen idéal pour surveiller et éviter une catastrophe naturelle serait de mettre en place un nouveau système de détection de tsunami et de tremblement de terre près de l'île, mais il est impossible pour quiconque de s'y poser dans la situation actuelle", a expliqué M. Maeno. Un responsable de l'Agence météorologique du Japon, qui surveille les séismes et les raz-de-marée, a indiqué surveiller tout signe annonciateur.

20% des séismes les plus violents ont lieu au JaponNous avons étudié une simulation ce matin et envisageons de consulter des experts des tremblements de terre sur la probabilité de survenue d'un tel phénomène, pour voir quelles mesures nous pourrions prendre", a expliqué le responsable.

Le Japon, situé au confluent de quatre plaques tectoniques, enregistre chaque année plus de 20% des séismes les plus violents recensés sur Terre. Plusieurs volcans y sont actifs et les risques de tsunamiredoutés sur une bonne partie des côtes de l'archipel.

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Fukushima : Tepco reconnaît un rejet massif de matière radioactive en août dernier

Fukushima : Tepco reconnaît un rejet massif de matière radioactive en août dernier | Japan Tsunami | Scoop.it
La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima, Tepco, a reconnu que d'importantes quantités de poussières radioactives s'étaient échappées en août 2013 du réacteur 3.

La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima, Tepco, a reconnu que d'importantes quantités de poussières radioactives s'étaient échappées en août 2013 du réacteur 3 lors du déblaiement de ferrailles et détritus accumulés au-dessus. D'après les calculs de Tokyo Electric Power (Tepco) expliqués mercredi aux membres de l'Autorité de régulation nucléaire (NRA), le 19 août 2013, 280 milliards de becquerels de césium 134/137 ont été rejetés du site par heure, contre 10 millions de becquerels/h habituellement, et ce durant quatre heures. Cela porte le surcroît total à quelque 1 120 milliards de becquerels.

Tepco, qui promet désormais de renforcer la surveillance et de mieux évaluer mensuellement le surplus de rejets, n'avait rien dit publiquement jusqu'à ce que le ministère de l'Agriculture ne l'interpelle en mars après avoir constaté une nouvelle pollution radioactive dans la région de Minamisoma, à un peu plus de 20 kilomètres de la centrale. Le ministère avait alors émis l'hypothèse que la contamination de rizières alentour ait pu être causée par le déblayage d'une forêt de ferrailles enchevêtrées sur la partie supérieure du réacteur 3. "Cette possibilité existe, nous ne pouvons pas l'écarter même si elle n'est pas prouvée", avait déclaré la semaine passée un porte-parole de Tepco, sans toutefois donner de précisions chiffrées. 

Le riz prélevé en 14 endroits de la région de Minamisoma présentait un niveau de contamination en césium radioactif de plus de 100 becquerels par kilogramme, la limite légale 

Les bâtiments de trois des six tranches de la centrale Fukushima Daiichi avaient été emportés par des explosions d'hydrogène dans les jours suivant l'accident provoqué le 11 mars 2011 par un gigantesque tsunami, dû à un violent séisme de magnitude 9 au nord-est de l'archipel. Quelque temps après les opérations de nettoyage sur le réacteur 3, le riz prélevé en 14 endroits de la région de Minamisoma présentait un niveau de contamination en césium radioactif de plus de 100 becquerels par kilogramme, la limite légale. Ce riz n'a pas été mis sur le marché, mais le ministère en a informé Tepco et a souhaité que des mesures supplémentaires soient prises.

"Nous avons renforcé la surveillance et la façon dont nous tentons d'empêcher le rejet de poussières radioactives", a assuré le porte-parole de Tepco qui affirme que le maximum sera fait lors des travaux de nettoyage du dessus du réacteur 1 qui doivent débuter prochainement. Dans le cas présent cependant, ni le ministère de l'Agriculture ni Tepco n'avaient prévenu la municipalité de Minamisoma des risques encourus lors de ce genre d'intervention. "Ils avaient le devoir de donner des explications à la municipalité", s'est plaint un responsable de Minamisoma sur la chaîne de TV publique NHK.

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#TYPHON Le passage de Neoguri a laissé des traces

#TYPHON Le passage de Neoguri a laissé des traces | Japan Tsunami | Scoop.it

#TYPHON Le passage de Neoguri a laissé des traces derrière lui, que ce soit sur l'île d'Okinawa ou dans le centre du Japon, à Nagiso (photo). La pluie et les bourrasques de vent ont provoqué d'importants dégâts.

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Frayeur au Japon après une alerte au tsunami près de Fukushima

Frayeur au Japon après une alerte au tsunami près de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Une photo de la centrale nucléaire de Fukushima prise le 11 mars 2012


Un fort séisme de magnitude 6,8 sur l’échelle de Richter selon le US Geological Surveys’est produit au nord-est du Japon, non loin de Fukushima. Les autorités ont immédiatement émis un avis de risque de Tsunami.

La forte secousse s’est produite samedi vers 04h20 locales (vendredi 21h20 en Belgique) en face des côtes de Fukushima à une profondeur de 10 km, a précisé l’agence de météorologie nippone sur son site internet. Une montée des eaux de 20 cm a été mesurée à Ishinomaki, la ville côtière la plus meurtrie il y a trois ans et demi, lors du passage du tsunami qui a provoqué l’un des plus graves accidents nucléaires de l’histoire. Quelques minutes après le séisme, la compagnie gérant les deux centrales nucléaires de Fukushima, Fukushima Daiichi et Daini, a indiqué qu’«  aucune anomalie nouvelle n’(avait) pour l’heure été rapportée dans les installations  ».

L’alerte a été levée un peu après 23h (heure belge).

« N’approchez surtout pas des côtes »

La chaîne de télévision publique NHK a immédiatement interrompu ses programmes pour transmettre les informations, comme le veut sa mission d’intérêt général.

« N’approchez surtout pas des côtes, n’allez pas voir comment est le niveau de la mer », répétait sans arrêt le présentateur tandis qu’était en permanence affichée en bas de l’écran la carte du Japon, sur laquelle où la côte menacée par une brusque montée des eaux clignotait en jaune.

L’opérateur de la centrale de Fukushima a aussi demandé aux travailleurs du site de ne pas rester à proximité de l’océan Pacifique voisin du complexe atomique, selon la NHK.

Cette mise en garde frappe une partie de la région dévastée par le gigantesque tsunami du 11 mars 2011 qui avait fait directement plus de 18.000 morts.

Séisme et tsunami, le scénario du pire

Le tremblement de terre de samedi survient en outre alors que l’autorité de régulation nucléaire a justement souhaité cette semaine que la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) prenne des mesures supplémentaires dans la centrale accidentée Fukushima Daiichi face au risque permanent de nouvelle catastrophe.

De son côté, Tepco a affirmé depuis des mois déjà que les installations étaient capables de résister à un fort séisme et que des dispositions avaient été prises face au risque de tsunami.

Toutefois, tout le monde se demande ce qu’il adviendrait de l’eau ultra-contaminée dont regorgent les sous-sols du site si la mer arrivait jusque-là. La même question se pose pour le millier de réservoirs qui stockent des centaines de milliers de mètres cubes d’eau radioactive. Sans compter les tuyauteries, les câbles et autres équipements qui jonchent le terrain autour des bâtiments des réacteurs.

Le Japon subit chaque année 20 % des séismes les plus violents enregistrés sur Terre.

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Les enfants de Fukushima sont gravement malades

Les enfants de Fukushima sont gravement malades | Japan Tsunami | Scoop.it

La situation au Japon est catastrophique, la situation réelle au niveau de la contamination restant un sujet tabou. Entre les fuites d’eau et la situation en sous-sol, la situation est depuis de longs mois complètement incontrôlable et les conséquences n’en seront que tragiques, au niveau planétaire. En regardant du côté de Tchernobyl qui ne concernait qu’un seul réacteur à l’uranium, on peut voir que les terres sont toujours contaminées et inhabitables sur une grande superficie, le Japon avec trois réacteurs chargés au plutonium ne peut pas échapper à la règle, et les conséquences n’en seront que funestes car au niveau évacuations, elles sont restées très limitées géographiquement…. Et toujours ce silence autours du sujet…

Et la situation ne risque pas de s’améliorer avec l’approche d’un typhon du Japon qui s’annonce comme étant un des plus puissants de ces dernières années…

Le nucléaire à un point commun avec les guerres, les premières victimes sont généralement celles qui n’ont rien demandé, les enfants….


Plus de 48 % des 375.000 jeunes – presque 200.000 enfants – testés par l’Université de Médecine de Fukushima vivant à proximité des réacteurs souffrent aujourd’hui d’anomalies pré-cancéreuses de la thyroïde, principalement de nodules et de kystesQuelque 39 mois après les multiples explosions à Fukushima, le taux de cancers de la thyroïde chez les enfants des environs sont montés en flèche, dépassant de 40 fois la normale.

Plus de 48 % des 375.000 jeunes – presque 200.000 enfants – testés par l’Université de Médecine de Fukushima, vivant à proximité des réacteurs souffrent aujourd’hui d’anomalies pré-cancéreuses de la thyroïde, principalement de nodules et de kystes. Le taux est en voie d’accélération.

Plus de 120 cancers infantiles ont été relevés quand on ne s’attend qu’à trois seulement, déclare Joseph Mangano, directeur exécutif du Projet Radiation et Santé Publique. L’industrie nucléaire et ses chantres continuent de nier cette tragédie sanitaire.

Certains ont en fait affirmé que « pas une seule personne » n’a été affectée par la libération massive des radiations de Fukushima, qui, pour certains isotopes, a dépassé de presque 30 fois celle d’Hiroshima. Mais l’épidémie mortelle de Fukushima concorde avec les impacts subis par les enfants après l’accident de Three Mile Island en 1979 et l’explosion de Tchernobyl en 1986, de même qu’avec les conclusions rapportées pour d’autres réacteurs commerciaux. La probabilité que l’énergie atomique puisse causer de telles épidémies a été confirmée par la Commission Canadienne de Sécurité Nucléaire, qui dit qu’une « augmentation du risque de cancers infantiles de la thyroïde » accompagnerait une catastrophe nucléaire.

Dans l’évaluation des perspectives de la construction d’un nouveau réacteur au Canada, la Commission dit que le taux « augmenterait de 0,3 % à une distance de 12 kilomètres de l’accident. Mais cela suppose la distribution de comprimés d’iodure de potassium et une évacuation d’urgence, ce qui ne s’est produit ni à Three Mile Island, ni à Tchernobyl, ni à Fukushima. Les chiffres ont été analysés par Mangano. Il a étudié les impacts des radiations créées par des réacteurs sur la santé humaine depuis les années 80, démarrant son travail avec un radiologue légendaire, le Dr Ernest Sternglass et le statisticien Jay Gould. Mangano confirme que la santé globale au sein de populations sous le vent (des réacteurs) s’améliore quand on ferme les réacteurs et décline quand ils sont ouverts ou ré-ouverts. Les enfants à proximité ne sont pas les seules victimes de Fukushima. L’un des responsables de la centrale, Masao Yoshida est mort à 58 ans d’un cancer de l’œsophage. Masao a héroïquement refusé d’abandonner Fukushima au pire moment de la crise, sauvant probablement des millions de vies.

Les ouvriers du site employés par des entrepreneurs indépendants – dont de nombreux sont dominés par des syndicats du crime – sont souvent laissés sans aucune surveillance pour l’exposition aux radiations. La colère du public augmente avec les plans du gouvernement pour obliger les familles – dont certaines avec de nombreux enfants – à retourner dans la région lourdement contaminée autour de la centrale. Suite à l’accident de 1979, les propriétaires de Three Mile Island ont nié que le réacteur avait fondu. Mais une caméra robot l’a confirmé ensuite. L’état de Pennsylvanie a mystérieusement fait disparaître la liste d’enregistrement des cancers, puis a dit qu’il n’y avait « aucune preuve » d’un quelconque décès.

Mais un large éventail d’études indépendantes confirme les taux en élévation de mort d’enfants et d’un excès de cancers parmi la population générale. Morts en excès, mutation et taux de maladies parmi les animaux du secteur ont été confirmés par le Département d’Agriculture de Pennsylvanie et les journalistes locaux. Dans les années 80, un juge fédéral, Sylvia Rambo, a bloqué un recours collectif de quelques 2400 habitants de Pennsylvanie sous le vent, déclarant qu’il n’y avait pas eu suffisamment de radiations libérées pour affecter quiconque. Mais 35 ans après, personne ne sait la quantité de radiations qui s’est échappée ou sa direction. Les propriétaires de Three Mile Island ont tranquillement payé des millions de dollars aux victimes sous le vent en échange de leur silence.

À Tchernobyl, le rassemblement de 5000 études a montré un nombre supérieur à 1 million de décès. Les effets des radiations sur les jeunes sous le vent en Biélorussie et en Ukraine ont été horribles. Selon Mangano, 80 % des « enfants de Tchernobyl » nés sous le vent depuis l’accident ont été affectés par un large éventail d’impacts allant de malformations et de cancers de la thyroïde à des maladies à long terme du cœur, du système respiratoire et mentales. Les résultats signifient que seul un jeune sous le vent sur cinq peut être reconnu en bonne santé. Les Médecins pour la Responsabilité Sociale et la branche allemande des Médecins Internationaux pour la Prévention des Guerres Nucléaires ont averti de problèmes parallèles près de Fukushima. Le Comité Scientifique des Nations-Unies sur les effets des radiations atomiques (UNSCEAR) a récemment publié des rapports qui minimisent les impacts des catastrophes sur les humains.

L’UNSCEAR est intimement lié à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique, dont le mandat est de promouvoir l’énergie nucléaire. L’AIEA (Agence Internationale de l’Énergie Atomique) a depuis toujours l’ordre de contrôler en les bâillonnant les conclusions des Nations-Unies sur les impacts sanitaires des réacteurs.

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Google propose une visite à côté de Fukushima pour sensibiliser les internautes

Google propose une visite à côté de Fukushima pour sensibiliser les internautes | Japan Tsunami | Scoop.it

Une maison en ruine dans le ville de Namie, proche de la centrale de Fukushima au Japon


L'application Google Street View qui permet de se déplacer virtuellement dans des villes du monde entier, propose depuis jeudi 28 mars une visite insolite : les internautes peuvent désormais entrer dans la ville de Namie, proche de la centrale de Fukushima fautive de la catastrophe nucléaire de mars 2011 au Japon.


"Faire comprendre (...) les conséquences du désastre nucléaire"
Afin d'alerter les internautes sur la catastrophe nucléaire de 2011 au Japon (19.000 morts) - causée par l'explosion d'un réacteur d'une centrale de Fukushima, elle-même victime d'une vague géante couplée d'un séisme - Google Street View a mis à disposition du public une visite dans la ville de Namie.

C'est au départ une idée du maire de la commune, Tamotsu Baba. Il a contacté le géant Google. Et lui a demandé de faire venir une équipe de photographes et caméramans pour cartographier la ville afin de faire "comprendre aux générations futures ce que le grand tremblement de terre et le désastre nucléaire ont fait ici", écrit-il sur un blog de Google Japan.

Pendant deux semaines, les techniciens ont sillonné Namie en voiture, sans jamais être sortis de leurs véhicules et équipés de combinaisons protectrices.

Tamotsu Baba poursuit : "il nous faudra encore de longues années et l'aide de beaucoup de gens pour nous relever de cette catastrophe nucléaire. Nous n'abandonnerons jamais l'idée de rentrer chez nous, dans nos maisons".

Namie : ville fantôme du Japon
Habitée autrefois par 21.000 habitants, cette ville proche de la centrale de Fukushima, est désertée depuis le 11 mars 2011. "Le monde bouge, regarde vers l'avenir. Mais ici le temps s'est arrêté" s'émeut Tamotsu Baba.

Les radiations très nocives émises par la centrale Fukushima Daiichi lorsqu'elle a été heurtée par un violent tsunami ne sont toujours pas entièrement dissipées. Ce qui ne permet pas encore aux habitants de revenir dans leur ville d'origine. Même s'ils seront autorisés à partir de lundi à revenir voir les vestiges de leurs maisons, leurs fermes, leurs commerces, seulement une partie de la ville sera ouverte aux habitants et pendant une période assez courte.

On recense encore une radioactivité importante, et qui touche tous les éléments : terre, air, eau.

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Reportage - Fukushima, zone interdite

Reportage - Fukushima, zone interdite | Japan Tsunami | Scoop.it

Fukushima, Japon. La centrale continue à relâcher de l’eau contaminée, à accumuler des milliers de tonnes de déchets et d’eau radioactive. Mais partout aux alentours, le poison imprègne les terres et les montagnes. Voyage au pays du soleil empoisonné.

 Département de Fukushima, Japon, reportage

Il y a trois zones autour de la centrale nucléaire de Fukushima Daichi accidentée le 11 mars 2011 : celle où le taux moyen de radioactivité dépasse 50 milliSievert par an (mSv/an), interdite d’accès ; celle où le taux se situe entre 20 et 50 mSv/an, et où seuls les anciens habitants peuvent venir, dans la journée, mais sans y vivre. Et puis une zone adjacente au statut plus flou, à peu près inhabitée. Pour entrer dans la zone d’accès limité, il faut une autorisation, accordée aux anciens habitants du lieu, qui peuvent revoir leur maison ou chercher des affaires. Elle est aussi nécessaire aux « décontamineurs », travailleurs qui viennent en mission de nettoyage de tel ou tel endroit.

A l’entrée de la zone, des barrières et des policiers, au demeurant placides, qui vérifient les autorisations. La zone est fermée la nuit. Des hauts parleurs y sont dispersés, qui rappellent périodiquement les heures de fermeture, ou encore qu’il est nécessaire d’éteindre le gaz quand on est dans les maisons, afin d’éviter les incendies.

De place en place sont disposés des radiamètres publics, qui indiquent le niveau de la radioactivité. Ici, 0,272 micro-Sievert par heure à Namie.

Partout, des magasins abandonnées, des maisons vides, des parkings sans nulle voiture, des jardins envahis d’herbes folles, des feux rouges qui clignotent dans le vide.

La majorité des bâtiments sont encore en bon état : la majeure partie des zones contaminées, celle qui est loin du rivage, n’a pas subi la vague dévastatrice du tsunami. Mais la radioactivité est trop forte pour qu’on puisse y vivre durablement.

Il reste des rues et des avenues vides, nostalgiques, battues par le vent, et où les feux passent au vert et au rouge imperturbablement, comme des acteurs inaltérables qui joueraient éternellement la même pièce dans une salle de spectacle abandonnée. Ah si, parfois des êtres humains, à Odaka : une dame qui promène son chien, et un coiffeur, qui reste obstinément ouvert, et qu’aucun client ne vient visiter. Le soir, il sort de la zone, et rentre dans son nouveau logis, ailleurs.

Les seuls occupants des zones contaminées sont les travailleurs qui viennent le matin, en camionnette et avec divers équipements, se livrer à des activités de décontamination.

Ils travaillent en masque et en combinaison, comme ici dans la zone interdite de Tomioka, coupant les herbes aux abords des maisons. Des kilomètres carrés à traiter pas à pas : la tâche paraît immense.

On ne rentre pas dans la zone interdite. Le taux de radioactivté y est trop élevé.

On ne peut qu’observer, à la lisière, la ville se défaire lentement dans le silence empoisonné.

Mais la radioactivité se joue souvent des frontières tracées par l’administration, et les « points chauds » abondent. Comme cette ancienne ferme, à Yonomori, près de Tomioka, où nous conduit Matsumura. L’endroit est paisible, le vent souffle doucement, la végétation est en pleine forme. Mais quand on pose le radiamètre, ici et là, la sérénité disparaît.

5,54 micro-Sievert à l’heure (en fait, on a aussi relevé 5,69, mais je n’ai pas fait la photo). Un taux extrêmement élevé, alors que le « bruit de fond » de la radioactivité en condition normale est dans la région de 0,10 micro-Sv/h, et que l’on relève entre 0,24 et 0,46 dans les lieux que nous avons visités (une autre pointe à 1,56 du côté d’Iitate). On ne traine pas à Yonomori…

Pourtant, on relève des taux très élevés non loin de Tomioka, dans la ferme de Naoto Matsumura : 0,84 micro-Sv/h et jusqu’à 1,51. Peut-être ce nom vous dit-il quelque chose : Naoto Matsumura est venu en France récemment. Il a décidé de ne pas quitter sa ferme, située en zone interdite, après l’accident. Une situation illégale, que tolère l’administration, en raison de la notoriété acquise par cet homme de 54 ans. En fait, ému par le sort de tous les animaux de ferme que l’on abandonnait au moment de la catastrophe, il a décidé de s’occuper de ceux qu’il récupérait, dont… une autruche, rescapée d’un zoo voisin.

La ferme est ainsi devenue une improbable arche de Noé, abritant une quinzaine de bovins, un cheval, une autruche, donc, et des chats et des chiens, au milieu d’un bazar désordonné alimenté par tous les dons envoyés par des particuliers ou des associations animalières. En fait, M. Matsumura avoue volontiers ne pas être le héros que certains ont voulu faire de lui. Il se sent maintenant engagé par la confiance qu’on lui fait – et tout ce qu’on lui envoie pour les animaux, qu’il nourrit soigneusement jour après jours. Mais il avoue : « Mon avenir m’échappe. Que vais-je devenir ? » Car vivre dans une zone contaminée, abandonnée de tous, sans vrai possibilité de travail et d’une existence normale, ne peut être une perspective durable.

 A suivre… -

Ce reportage a été réalisé avec Jean-Paul Jaud et son équipe de tournage, dans le cadre du film qu’il prépare sur la transition énergétique.

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Japon : Fukushima touché par un fort séisme

Japon : Fukushima touché par un fort séisme | Japan Tsunami | Scoop.it

Un nouveau séisme s'est produit au large de Fukushima, lundi 16 juin au matin (heure locale), sans faire ni dégâts ni blessés selon un premier bilan.


Un séisme de magnitude 5,8 s'est produit lundi matin (heure locale, dans la nuit de dimanche à lundi en France) au large de la préfecture de Fukushima, au Japon. Il a été faiblement ressenti à Tokyo, la capitale, un peu plus à l'ouest, et ne présentait pas de risque de tsunami, a indiqué l'Agence de météo japonaise.

La secousse a fortement touché la zone où se trouve la centrale accidentée Fukushima Daiichi ainsi qu'un deuxième complexe atomique, Fukushima Daini.

La compagnie exploitante de ces deux sites, Tokyo Electric Power (Tepco), a indiqué dans un courriel ne pas avoir relevé d'anomalies dans ses installations. Les opérateurs de deux autres centrales de la région n'ont pas non plus fait état de problème.

Les trains ont continué de fonctionner normalement d'après la chaîne de télévision publique NHK, et aucun dégat ni blessé n'a été rapporté.

L'épicentre de ce tremblement de terre survenu à 05H14 locales (dimanche 20H14 GMT) se trouvait au large de la préfecture de Fukushima, et son hypocentre à 50 kilomètres de profondeur, selon l'agence japonaise. Ce séisme a également été détecté par l'Institut américain de géophysique (USGS), mais avec une magnitude et une profondeur légèrement différentes.

De nombreuses zones de la province de Fukushima ont été secouées de même que les agglomérations des régions voisines de Miyagi, Ibaraki et Tochigi.

Depuis quelques semaines, les forts séismes sont relativement fréquents dans le nord-est de l'archipel déjà dévasté le 11 mars 2011 par un tremblement de terre de magnitude 9 au large, suivi d'un gigantesque tsunami qui a directement tué plus de 18.000 personnes.

Le Japon est situé au confluent de quatre plaques tectoniques et enregistre chaque année plus de 20% des tremblements de terre les plus puissants recensés sur la planète.

Jacques Le Bris's insight:

En fait, il y en a eu au moins deux importants, mais tous inférieurs à la magnitude 6 (donc ils ne figurent pas sur ce topic).

source :

http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/map/


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La catastrophe de Fukushima bien plus coûteuse que prévu !

La catastrophe de Fukushima bien plus coûteuse que prévu ! | Japan Tsunami | Scoop.it

Vue aérienne de la centrale de Fukushima, datant du 24 mars 2011, quelques jours après sa destruction par un tsunami

L'accident atomique de Fukushima coûtera au bas mot à peu près le double de ce que le gouvernement japonais avait estimé, a affirmé une étude universitaire consultée mercredi par l'AFP.

Kenichi Oshima, professeur d'économie environnementale à l'Université Ritsumeikan, a chiffré "au minimum à 11.082 milliards de yens" (80 milliards d'euros) les sommes à débourser pour payer les dégâts de cette catastrophe survenue en mars 2011 à la suite d'un gigantesque séisme dans le nord-est de l'archipel.

"C'est le résultat de calculs faisables avec les informations dont nous disposions en juin, mais cela va encore augmenter: de ce fait, 11.000 milliards est le seuil minimal", a prévenu M. Oshima.

Le gouvernement japonais avait pour sa part évalué à 5.800 milliards l'argent nécessaire pour couvrir les conséquences de ce sinistre qui a eu un impact considérable sur la région et ses habitants.

Selon le chercheur, il faudrait presque y ajouter les 2.200 milliards de yens (près de 15 milliards d'euros) qui seront nécessaires pour mettre en conformité les installations nucléaires du pays à la suite de la révision des normes de sûreté censées éviter un deuxième désastre ailleurs.

"Ce sont des coûts indirects, donc ils ne sont pas dans le total", a précisé M. Oshima.

Les sommes prises en compte intègrent l'indemnisation des personnes évacuées et/ou ayant perdu leur travail à cause de l'accident, soit pour le moment quelque 4.980 milliards de yens, fournis à la compagnie gérante Tokyo Electric Power (Tepco) par un fonds spécialement créé auquel contribue l'Etat et les compagnies d'électricité. Ces dommages et intérêts pourraient toutefois encore doubler. Le fonds a d'ailleurs relevé son plafond à 9.000 milliards de yens au lieu de 5.000 milliards.

Sont aussi inclus les frais de décontamination des alentours de la centrale et de stockage des déchets résultants, soit 3.540 milliards.

Le gouvernement japonais cherche actuellement à convaincre les ex-habitants évacués des villes de Futaba et Okuma (sur lesquelles est à cheval la centrale Fukushima-Daiichi) d'accepter qu'y soient construits ces sites d'entreposage, en échange de milliards de subventions. Une décision pourrait être prise cette semaine, après déjà des mois de débat. La construction et l'entretien nécessiteront de gros moyens pendant des années, voire des décennies.

S'y ajoutent 2.168 milliards de coûts directement liés à la gestion de la situation au sein du complexe atomique (dont le problème majeur de l'eau contaminée) et les fonds requis pour le démantèlement des réacteurs saccagés.

Le reste relève d'autres dépenses administratives relatives à cet accident.

M. Oshima pointe en outre du doigt le fait que ces coûts vont reposer sur les citoyens, en tant que contribuables si l'Etat paye, ou en tant qu'utilisateurs de courant via la facture émise par la compagnie si elle finit par rembourser les sommes avancées. En théorie, Tepco, sauvée de la faillite par les pouvoirs publics, est censée rendre l'argent avancé.

Selon M. Oshima, la particularité de ce type d'accident est que le coût pour la société augmente au fil du temps et qu'on ne parvient pas à le prévoir et à l'appréhender dans son intégralité.

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Strong quake hits Japan, triggering small tsunami: Fukushima Video

Strong quake hits Japan, triggering small tsunami: Video http://radioactive.eu.com/index.php?option=com_k2&view=item&id=4:live-feed&Itemid=193 http://www.timesdispatch.com/news/latest-news-ap/str...
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Earthquake Hits in Japan, Fukushima July 12, 2014 LIVE VIDEO

Ajoutée le 11 juil. 2014

Earthquake Today in Japan, Fukushima: Tsunami Warning After Large Quake Hits Off Coast; TEPCO Says Nuclear Plant is Fine
large, 6.8-magnitude earthquake struck hundreds of kilometers off the coast of Japan's Fukushima Prefecture on Saturday morning, according to preliminary reports. A tsunami advisory was issued after the quake.

Japan's quake-monitoring agency said the quake hit after 3:30 p.m. ET.

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▶ JAPON TREMBLEMENT DE TERRE 1920

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Le Japon recommence à exporter du riz de Fukushima

Le Japon recommence à exporter du riz de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Le 18 mai 2013, reprise des plantations de riz à Tamura, à 15 kilomètres à l'ouest de la centrale nucléaire de Fukushima gravement endommagée par un tremblement de terre et un tsunami le 11 mars 2011



La Fédération japonaise des coopératives agricoles a annoncé recommencer à exporter ce mois-ci du riz de la préfecture de Fukushima, pour la première fois depuis l’accident nucléaire survenu le 11 mars 2011 dans un complexe atomique de la région.

La première destination de ce riz soumis à des contrôles particuliers sur la radioactivité est Singapour, qui a montré sa «compréhension» vis-à-vis des mesures prises pour éviter la distribution de produits contaminés.

Des sacs de 5 kilogrammes de riz de type Koshihikari (un des plus réputés du Japon) y seront vendus dès le 22 août. Une campagne de promotion aura lieu sur place pour expliquer que ce riz est sûr et qu’on peut le consommer en toute tranquillité.

Le riz de Fukushima, contrôlé, est déjà vendu dans l’archipel mais les pays étrangers comme la Chine et la Corée du Sud qui importaient ce type d’aliment de la région de Fukushima (nord-est) avant la catastrophe atomique ont stoppé les achats par précaution. Pour le moment, Singapour est la seule destination qui a accepté de recevoir à nouveau cette production.

Plusieurs pays imposent encore de fortes restrictions sur les aliments de la province agricole et rizicole de Fukushima, ce qui ennuie les autorités nippones enclines à juger infondées ces mesures.

Le gouvernement, la Fédération des coopératives, les collectivités locales et diverses organisations s’escriment à tenter de prouver que les produits de Fukushima mis sur le marché sont sûrs, dans le strict respect de la limite sévère de césium radioactif fixée à moins de 100 becquerels par kilogramme.

Toutefois, la population étrangère et une partie des Japonais restent méfiants et réticents à acheter les fraises, pêches, concombres, tomates ou autres produits de la région saccagée par le désastre atomique provoqué par un gigantesque tsunami.

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M6.0 - 81km E of Mutsu, Japan 2014-08-10 03:43:17 UTC

M6.0 - 81km E of Mutsu, Japan 2014-08-10 03:43:17 UTC | Japan Tsunami | Scoop.it
Event Time
  1. 2014-08-10 03:43:17 UTC
  2. 2014-08-10 12:43:17 UTC+09:00 at epicenter
  3. 2014-08-10 05:43:17 UTC+02:00 system time
Location

41.163°N 142.176°E depth=41.0km (25.5mi)

Nearby Cities
  1. 81km (50mi) E of Mutsu, Japan
  2. 86km (53mi) NE of Misawa, Japan
  3. 93km (58mi) NE of Hachinohe, Japan
  4. 126km (78mi) ENE of Aomori-shi, Japan
  5. 645km (401mi) NNE of Tokyo, Japan
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Le typhon Neoguri épargne Tokyo

Le typhon Neoguri épargne Tokyo | Japan Tsunami | Scoop.it
Le typhon Neoguri est passé près de Tokyo, sans trop de dégâts, après avoir balayé une grande partie du Japon. Rétrogradé vendredi matin au rang de dépression tropicale, le typhon se dirige désormais vers le nord-est.


Le cœur de Neoguri est passé de l’ouest à l’est dans la nuit de jeudi à vendredi (heure locale) accompagné de fortes bourrasques en bord de mer et d’importantes vagues de plusieurs mètres, selon les images de la chaîne de télévision NHK. Paradoxalement, à Tokyo, de violentes précipitations ont eu lieu ponctuellement par endroits à partir de jeudi soir, mais la situation était redevenue normale le lendemain.
Moins puissant qu’au départ, Neoguri se déplace désormais à environ 35km/h, se dirige vers le nord-est où se concentre actuellement le front pluvieux et l’instabilité, a indiqué la chaîne. Soulagement pour les autorités, la région de Fukushima, où se situe la centrale nucléaire endommagé par le tsunami du 11 mars 2011 et où l’eau contaminée reste un problème majeur, n’est pas passée en alerte. Des mesures spéciales ont été prises pour gérer les débordements et éviter des chutes d’équipements, a indiqué dans un communiqué la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco).
Globalement, Neoguri a balayé la partie la plus méridionale du Japon, à Okinawa, distante de plusieurs centaines de kilomètres des îles principales de Kyushu, Shikoku, Honshu et d’Hokkaido. Durant plusieurs jours de déluge, des dégâts ont été recensé dans de nombreuses régions où des glissements de terrains ont fait plusieurs morts et où les cours d’eau ont largement dépassé le niveau alarmant.
D’après le dernier bilan, Neoguri et les intempéries locales ont fait près de sept morts et une cinquantaine de blessés en diverses régions. Plus de 680 maisons ont été détruites ou inondées dans diverses zones rurales. Et fait plus grave, à Nagano (centre-nord), une énorme coulée de boue a tout entrainant sur son passage, dont une famille de quatre personnes.

Céline Tabou

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Japon : brève alerte au tsunami après un séisme près de Fukushima

Japon : brève alerte au tsunami après un séisme près de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
Un tremblement de terre de magnitude 6,8 a secoué la région où se trouve la centrale nucléaire accidentée en mars 2011. Tepco n'a pour l'instant relevé « aucune anomalie nouvelle ».


Un avis de risque de tsunami a été émis pendant quelques heures, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 juillet, dans le nord-est du Japon, après un violent séisme au large de Fukushima, le site de la centrale nucléaire accidentée en 2011.

Une forte secousse de magnitude 6,8 s'est produite samedi vers 4h20 (vendredi 21h20 à Paris) au large des côtes de Fukushima à une profondeur de 10 kilomètres, a précisé l'agence de météorologie nippone.

Les autorités ont mis en garde contre un possible raz-de-marée d'une hauteur d'un mètre ou plus sur les côtes de Fukushima ainsi que de préfectures voisines d'Iwate et Miyagi, les mêmes que celles qui ont été touchées le 11 mars 2011. Une montée des eaux de 20 cm a été mesurée moins d'une heure après le séisme à Ishinomaki, la ville côtière la plus meurtrie il y a trois ans et demi, puis l'alerte a été levée vers 6h15 (23h15 à Paris).

Lire notre récit : Fukushima an III : sur la côte dévastée, la peur et la colère

Un conseil d'évacuation avait immédiatement été donné aux habitants de localités de la préfecture d'Iwate plus au nord. La chaîne de télévision publique NHK a interrompu ses programmes pour transmettre les informations, comme le veut sa mission d'intérêt général. « N'approchez surtout pas des côtes, n'allez pas voir comment est le niveau de la mer », répétait sans arrêt le présentateur tandis qu'était en permanence affichée en bas de l'écran la carte du Japon, sur laquelle où la côte menacée par une brusque montée des eaux clignotait en jaune.

« INCROYABLE SÉISME »

L'alarme des téléphones portables des journalistes de l'AFP avait retenti une trentaine de secondes avant le tremblement de terre pour prévenir de sa probable survenue, grâce à un système de détection précoce et d'informations de l'agence de météorologie.

Peu après apparaissaient les premiers témoignages sur Twitter, dont celui d'un travailleur de Fukushima qui a évoqué un « incroyable séisme ».

Quelques minutes après le séisme, la compagnie gérant les deux centrales nucléaires de Fukushima, Fukushima-Daiichi et Fukushima-Daini, a indiqué qu'« aucune anomalie nouvelle n'[avait] pour l'heure été rapportée dans les installations », ce qu'elle a confirmé par la suite. Elle avait rapidement ordonné aux travailleurs du site de quitter la zone côtière mais, finalement, le niveau de l'eau n'a augmenté ponctuellement que de 30 cm environ dans le port de la centrale, a-t-elle ajouté.

SOUS-SOLS CONTAMINÉS

Ce séisme et alerte au tsunami ont frappé une partie de la région dévastée par le gigantesque tsunami du 11 mars 2011 qui avait fait directement plus de 18 000 morts. Le tremblement de terre de samedi survient en outre alors que l'autorité de régulation nucléaire a justement souhaité cette semaine que la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) prenne des mesures supplémentaires dans la centrale accidentée Fukushima Daiichi face au risque permanent de nouvelle catastrophe.

De son côté, Tepco a affirmé depuis des mois déjà que les installations étaient capables de résister à un fort séisme et que des dispositions avaient été prise face au risque de tsunami. Toutefois, tout le monde se demande ce qu'il adviendrait de l'eau ultracontaminée dont regorgent les sous-sols du site si la mer arrivait jusque-là. La même question se pose pour le millier de réservoirs qui stockent des centaines de milliers de mètres cubes d'eau radioactive. Sans compter les tuyauteries, les câbles et autres équipements qui jonchent le terrain autour des bâtiments des réacteurs.

Lire notre reportage : Voyage au cœur de la centrale de Fukushima

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M6.5 - 129km ESE of Namie, Japan 2014-07-11 19:22:00 UTC

M6.5 - 129km ESE of Namie, Japan 2014-07-11 19:22:00 UTC | Japan Tsunami | Scoop.it
Event Time
  1. 2014-07-11 19:22:00 UTC
  2. 2014-07-12 04:22:00 UTC+09:00 at epicenter
  3. 2014-07-11 21:22:00 UTC+02:00 system time
Location

37.064°N 142.365°E depth=11.1km (6.9mi)

Nearby Cities
  1. 129km (80mi) ESE of Namie, Japan
  2. 131km (81mi) E of Iwaki, Japan
  3. 147km (91mi) ENE of Kitaibaraki, Japan
  4. 151km (94mi) ENE of Takahagi, Japan
  5. 284km (176mi) ENE of Tokyo, Japan
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Le volcan du mont Fuji dans un « état critique » après Fukushima

Le volcan du mont Fuji dans un « état critique » après Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
Une étude franco-japonaise fait apparaître « un potentiel d’éruption important » depuis le tremblement de terre de 2011.


Point culminant de l'archipel nippon (3 776 mètres), emblème national immortalisé par les maîtres de l'estampe et centre séculaire de pèlerinages, le mont Fuji, de son nom japonais « Fujisan », est inscrit depuis juin 2013 au Patrimoine mondial de l'Unesco au titre de « lieu sacré et source d'inspiration artistique ». Mais c'est aussi un volcan de type explosif, à la jonction des plaques tectoniques pacifique, eurasienne et philippine, qui, bien que rarement sorti de son sommeil au cours des derniers millénaires, reste toujours actif.


Or le Fuji a été mis sous haute pression par le séisme du 11 mars 2011 à Tohoku : « le grand tremblement de terre », comme l'appellent les Japonais, de magnitude 9, qui a été suivi du tsunami dévastateur et de la catastrophe nucléaire de Fukushima. C'est ce que révèle une étude franco-japonaise publiée vendredi 4 juillet dans la revue Science. « Nos travaux ne disent pas que le volcan va entrer en éruption. Mais ils montrent qu'il se trouve dans un état critique », précise Florent Brenguier, chercheur à l'Institut des sciences de la Terre (CNRS, université Joseph-Fourier) et premier signataire de la publication, à laquelle a participé l'Institut de physique du globe de Paris.

Les scientifiques ont réalisé une première mondiale. Une sorte d'échographie des entrailles de la Terre, à partir de la masse astronomique de données enregistrées, après le mégaséisme, par le réseau de capteurs sismiques japonais Hi-net, le plus dense au monde, avec plus de 800 points de mesure. Pour ce faire, ils se sont attachés à des signaux généralement considérés comme parasites : le bruit de fond sismique, produit en permanence par l'interaction entre la houle océanique et la terre ferme.


PLUSIEURS FOIS LE TOUR DE LA TERRE

L'enregistrement des fluctuations de ce bruitage souterrain extrêmement ténu leur a permis de cartographier les perturbations géologiques provoquées, dans le sous-sol du Japon, par les ondes sismiques générées par la violente secousse du 11 mars 2011. « Les ondes sismiques se propagent très loin : elles font plusieurs fois le tour de la Terre, décrit Florent Brenguier. En se déplaçant, elles font vibrer la croûte terrestre et ce phénomène, comme une onde de choc, fracture ou fissure la roche. »

On pourrait imaginer que ces perturbations ont été les plus fortes à proximité de l'épicentre du séisme. Il n'en est rien : l'étude montre que la zone où la croûte terrestre a été le plus endommagée se situe non pas autour de Tohoku, dans le nord-est de l'île de Honshu, mais dans les régions volcaniques et, singulièrement, sous le mont Fuji, à 500 km de distance. Explication : « Les régions volcaniques sont celles où la pression des fluides comprimés dans la roche – eau bouillante, gaz, magma liquide –, qui, en remontant à la surface, provoquent une éruption, est déjà la plus forte. Les ondes sismiques ajoutent encore à cette pression, avec pour effet de fracturer davantage le milieu. »


Signe que le mont Fuji est sous haute tension, il s'y est produit, quatre jours après le séisme de Fukushima, une forte secousse, de magnitude 6,4, suivie de nombreux sursauts de moindre amplitude.

Alerte rouge au pays du Soleil-Levant ? « On ne peut pas établir de lien direct de cause à effet entre les séismes et les éruptions volcaniques, même si, statistiquement, les premiers entraînent une recrudescence des secondes, tempère Florent Brenguier. Simplement, le mont Fuji est aujourd'hui dans un état de pression tel qu'il présente un potentiel d'éruption important. Le risque est clairement accru. »

DERNIÈRE ÉRUPTION EN 1707

La science est toutefois impuissante à prédire à quelle échéance. Mais il existe un précédent. La dernière éruption du Fuji, qui avait propulsé près d'un milliard de mètres cubes de cendres et des scories jusqu'à Tokyo (alors appelée Edo), à une distance d'une centaine de kilomètres, remonte à 1707. Elle avait été précédée, quarante-neuf jours plus tôt, par un terrible séisme, de magnitude 8,7, survenu au sud du Japon et qui avait fait, avec la vague géante qu'il avait soulevée, plus de 5 000 victimes. Cette fois, plus de trois ans se sont écoulés depuis la secousse de Tohoku. Ce qui ne signifie pas que le Fuji, objet d'une veille constante des volcanologues japonais, soit définitivement endormi…

La méthode d'auscultation des zones volcaniques mise au point par l'équipe franco-japonaise devrait en tout cas permettre d'améliorer, à l'échelle de la planète, l'estimation du risque d'une éruption majeure.

Jacques Le Bris's insight:

Le retrait du combustible suspendu à Fukushima

La compagnie japonaise Tokyo Electric Power (Tepco), gestionnaire du site nucléaire de Fukushima, a suspendu, depuis le 1er juillet et jusqu’à début septembre, le retrait du combustible de la piscine de refroidissement du réacteur 4, mise à mal par la catastrophe du 11 mars 2011. Les deux mois d’interruption, indique l’exploitant, seront consacrés à des opérations de maintenance de la grue et du système d’extraction.

Au 30 juin, plus des trois quarts des 1 533 assemblages de combustibles (1 331 de combustible usé et 202 de combustible neuf) avaient été retirés. Cette intervention doit être achevée à la fin de l’année. Tepco prépare désormais l’évacuation des piscines des réacteurs 1, 2 et 3.

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Japon : La contamination de l’eau continue à Fukushima

Japon : La contamination de l’eau continue à Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
La semaine dernière, un petit robot envoyé pour explorer un réacteur de la centrale accidentée a pu filmer l'origine d'une fuite d'eau radioactive.

Avant même de se lancer dans la construction d'un rempart de glace souterrain de 1,5 kilomètre tout autour des quatre réacteurs accidentés, la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) est en train d'employer la même technologie au pied du réacteur 2 pour stopper les fuites d'eau contaminée vers la mer depuis des tranchées souterraines. Le pan de mur construit avec des tuyaux verticaux emplis d'un liquide réfrigérant pour congeler le sol ne prend pas comme prévu, bien que les opérations aient débuté il y a maintenant un mois et demi. «Nous ne parvenons pas à faire baisser partout la température de l'eau pour qu'elle se transforme en glace», a expliqué un porte-parole de Tepco. Outre des déchets solides qui feraient obstacle, le courant empêcherait la prise du mur. «Nous sommes en retard sur le calendrier, mais nous prenons des dispositions supplémentaires», a-t-il insisté. Tepco cherche notamment comment mieux contrôler les flux et augmente le nombre de tuyaux pour favoriser la glaciation de l'eau.

Séisme de magnitude 5,8

Des experts extérieurs avaient d'emblée souligné la difficulté de mise en oeuvre de cette technologie, arguant notamment que la longueur du mur prévu risquait de constituer un vrai défi technique. L'eau contaminée dont le volume augmente chaque jour représente un des plus gros problèmes qu'aient à gérer Tepco et les autorités. Plus d'un millier de gigantesques réservoirs de stockage plus ou moins fiables ont déjà été installés sur le site et un système de décontamination est censé nettoyer les centaines de milliers de mètres cubes de liquide souillé, mais il est régulièrement en panne et ne parvient pas à suivre le rythme. La semaine dernière, un petit robot envoyé pour explorer un réacteur de la centrale accidentée a pu filmer l'origine d'une fuite d'eau radioactive. Ce petit robot, construit par les entreprises Hitachi et General Electric, a pris les premières images de ce tuyau dont les fuites inquiètent les autorités. Au total, d'après Tepco, l'opérateur de la centrale, il s'écoule chaque heure pas moins de 1,5 tonne d'eau depuis le réacteur 1 de Fukushima.

Ce constat d’échec intervient alors qu’un séisme de magnitude 5,8 s'est produit lundi dernier au large de la préfecture de FukushimaIl, a été faiblement ressenti à Tokyo, la capitale, un peu plus à l'ouest, et ne présentait pas de risque de tsunami, a indiqué l'Agence de météo japonaise.
Depuis quelques semaines, les forts séismes sont relativement fréquents dans le nord-est de l'archipel déjà dévasté le 11 mars 2011 par un tremblement de terre de magnitude 9 au large, suivi d'un gigantesque tsunami qui a directement tué plus de 18.000 personnes. Le Japon est situé au confluent de quatre plaques tectoniques et enregistre chaque année plus de 20% des tremblements de terre les plus puissants recensés sur la planète. 

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L'ex-Premier ministre du Japon, Naoto Kan, raconte la catastrophe de Fukushima

L'ex-Premier ministre du Japon, Naoto Kan, raconte la catastrophe de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Premier ministre au moment de Fukushima, Naoto Kan était en première ligne pour gérer la catastrophe nucléaire. Il raconte comment il a pensé évacuer Tokyo, son bras de fer avec la compagnie Tepco, qui cachait l’information, les décisions qu’il a prises pour éviter le pire. Entretien exclusif.

Dans le cadre du film que le réalisateur Jean-Paul Jaud prépare sur la transition énergétique, Libres !, nous avons rencontré Naoto Kan, qui était premier ministre du Japon au moment de la catastrophe de Fukushima en mars 2011. M. Kan n’avait encore jamais raconté en français les heures dramatiques qu’il avait vécues. Il décrit précisément ce à quoi le peuple japonais a échappé, si le péril avait atteint Tokyo.


Reporterre - Comment avez-vous vécu l’accident de Fukushima en tant que premier responsable du Japon à ce moment-là ?

Naoto Kan – C’est le 11 mars 2011 à 5 h 46 que le grand séisme a eu lieu. A ce moment, j’étais au Parlement, à la Commission des comptes, et je répondais aux questions des parlementaires. Il y avait de grands lustres, qui ont commencé à bouger. J’étais très inquiet à l’idée que les lustres pourraient tomber sur les membres de la Commission. J’ai eu l’impression que ça durait très longtemps, mais en fait, ça n’a dû durer que trois ou quatre minutes, et le président de la Commission a levé la session. A côté du Parlement, il y a le bâtiment du Premier ministre, et au sous-sol de celui-ci, un centre de gestion des crises. Il y avait déjà pas mal de gens réunis là. On nous a annoncé l’intensité du séisme, et la probabilité qu’un tsunami arriverait bientôt.

En ce qui concerne les centrales, on nous a dit que tout s’était arrêté automatiquement et qu’il n’y avait pas de problème. Je me souviens que, quand j’ai entendu cette nouvelle, j’étais soulagé. Mais quarante ou cinquante minutes après, on nous a appris que le système électrique de la centrale de Fukushima Daiichi était perdu, et que le système de refroidissement ne marchait plus.

Quand je l’ai appris, un frisson très froid m’a parcouru le dos. Je ne suis pas spécialiste du nucléaire, mais à l’université, j’ai fait des études de physique et je connais un certain nombre de choses. Si la perte d’électricité et du système de refroidissement continuait, je savais qu’on allait vers la fusion du cœur du réacteur. Aujourd’hui, on sait que quatre heures après le séisme, la fusion du cœur avait commencé dans le premier réacteur. Le lendemain, le premier réacteur a fait une explosion d’hydrogène, le 14 mars, le réacteur n°3, et le 15 mars, l’enceinte de confinement du réacteur n°2 a été abimée. Le même jour, le réacteur n°4 a subi une explosion d’hydrogène.


Durant les cent heures après le séisme, certains de ces réacteurs ont vu leur cœur fondre, d’autres subir une explosion d’hydrogène, ca ne s’était jamais vu dans le monde. Le combustible fondu a pénétré le fond de la cuve en acier, puis au fond de l’enceinte de confinement. Si ces combustibles fondus avaient traversé le fond de la cuve de béton, cela aurait entrainé le syndrome chinois [pénétration dans la croûte terrestre et contamination de la nappe phréatique], on n’aurait pas pu continuer à vivre à Tokyo.

Sur le moment, aviez-vous une information sur ce qui se passait aussi exacte que maintenant ?

A ce moment, on n’avait aucune information exacte sur l’état de la centrale. En ce qui concerne le premier réacteur, à dix heures du soir le 11, on nous disait, ‘ça va, il y a encore de l’eau, pas de problème’. La jauge de hauteur de l’eau était déréglée, et donnait une mauvaise information. Mais il n’y avait pas que les dérèglements des appareils.

Quoi d’autre ?

D’abord, des appareils qui ne fonctionnaient plus du fait de la perte d’électricité. Ensuite, les informations auraient dû être transmises au siège de Tepco à Tokyo, puis nous être communiquées. Mais cette communication ne s’est pas bien faite, et je n’étais pas correctement informé. La troisième raison est que le siège de Tepco à Tokyo ne transmettait pas les informations qui les ennuyaient, ils ne transmettaient que les informations qui ne les mettaient pas en cause. Par exemple, la centrale de Fukushima Daichi et le siège de Tepco communiquaient par video-téléphone, mais même encore maintenant, ils n’ont pas publié ces images sauf une petite partie. Quand on leur demande pourquoi, ils répondent que c’est pour une question de droit privé ; c’est une réponse absurde, aberrante. Tepco a tendance à cacher les choses qui la gênent.


Dès le 12 mars, vous avez été au-dessus de la centrale en hélicoptère. C’était pour vous rendre compte par vous-même ?

A ce moment, la pression dans l’enceinte de confinement ne cessait d’augmenter, et Tepco nous a dit qu’on devrait faire fonctionner le système de ventilation. J’ai dit : d’accord. Mais cinq heures après, la ventilation n’était pas encore commencé. Je n’arrivais pas à obtenir une explication de la part de Tepco. Puisque la communication était si mauvaise avec le siège de Tepco, je me suis dit qu’il me fallait une discussion directe avec les responsables de la centrale. Alors j’ai décidé de partir très tôt le 12 mars en hélicoptère.

En fait, vous avez pris la responsabilité des opérations, parce que Tepco ne le faisait pas bien.

Oui, mais il y a une autre raison. En cas d’accident grave, le responsable du centre de crise est automatiquement le premier ministre. S’il est nécessaire de décider une évacuation, c’est le premier ministre qui doit en décider. Si je ne disposais pas d’information précises et exactes, je pouvais prendre des décisions dangereuses. Donc il me fallait des informations directes.

Vous avez eu l’angoisse que Tokyo soit recouverte d’un nuage radioactif. Qu’avez-vous pensé à ce moment-là ?

C’était la question qui me préoccupait le plus. Jusqu’où cet accident irait-il, quand s’arrêterait-il ? Quand j’étais seul, je ne pensais qu’à ça. Je me suis rappelé l’accident de Tchernobyl : dans ce cas, il n’y avait qu’un réacteur. A Fukushima, on avait quatre réacteurs accidentés, et les piscines de combustible – et même, si l’on tient compte de la centrale de Fukushima Daini, de dix réacteurs concernés – que pouvait-il se passer ? Si on ne pouvait pas contrôler ces réacteurs et leurs piscines, la quantité de matériel radioactif aurait pu être dix fois plus importante qu’à Tchernobyl, voire davantage encore. Si cela était arrivé, ce n’est pas seulement Tokyo, mais toute l’agglomération et la région du nord-est qu’il aurait fallu évacuer. Cette crainte, je l’ai eu très tôt. J’ai demandé au président de la Commission de l’énergie atomique japonaise d’étudier le pire scénario de l’accident. Son rapport disait qu’il faudrait évacuer le territoire dans un rayon de 250 km autour de la centrale, y compris Tokyo, soit cinquante millions de personnes.

Le pire scénario…

Exactement.

Vous vous dites : qu’est-ce que je vais faire ?

Il faut absolument empêcher cette catastrophe, même si on met en danger notre vie, sinon le Japon n’existerait plus en tant que nation pendant plusieurs décennies. Ce serait le chaos. Il fallait empêcher cette catastrophe. Il n’y a que la guerre qui puisse faire autant de dégâts qu’un tel accident.

En fait, on a eu une chance énorme : le nuage radioactif est parti vers le nord-ouest, plutôt que vers Tokyo et le sud-ouest ?

Oui, mais, si Tepco avait retiré tous les techniciens et abandonné les réacteurs, les matériaux radioactifs auraient été libres de se répandre, c’est ce que nous disait le rapport.

Il a fallu maintenir le personnel sur place ?

Tepco voulait retirer les techniciens. J’ai demandé de les maintenir jusqu’au bout pour maintenir le contrôle autant que possible. Je me suis déplacé au siège de la compagnie le 15 mars pour leur dire de ne pas abandonner la centrale.


Le peuple japonais a-t-il pris conscience qu’avec cet accident, le pays est passé au bord du chaos ?

Pendant les cinq jours qui ont suivi, je pensais à ce scénario d’évacuation de Tokyo, mais je ne le disais pas publiquement. Je retenais cette idée dans ma tête. Ce rapport du président de la Commission de l’énergie atomique est venu alors que la situation s’était à peu près stabilisée, et je ne l’ai pas rendu public à ce moment. Il ne l’a été que bien plus tard.

Comment expliquez-vous que les électeurs aient mis au pouvoir, en décembre 2012, un candidat favorable à l’énergie nucléaire, Shinzo Abe ?

L’opinion publique reste majoritairement favorable à la sortie de l’énergie nucléaire, mais le Parlement ne reflète pas l’opinion publique. Le problème est qu’il y avait beaucoup de petits partis contre le nucléaire, le Parti libéral démocrate de M. Abe a profité de cette division et a pu prendre la majorité.


-A gauche, "Opposé au nucléaire", à droite, "Favorable au nucléaire" -

Votre parti, le Parti démocrate, est-il opposé au nucléaire ?

Il a décidé que le Japon devait être sorti du nucléaire dans la décennie 2030.

En quoi l’accident de Fukushima vous a-t-il personnellement fait changer ?

Avant, je pensais que si on respectait les normes de sécurité, l’énergie nucléaire était bénéfique. Mais avec l’accident, j’ai senti corps et âme le risque du nucléaire, et j’ai changé à 180° : je pense qu’il faut arrêter le nucléaire le plus tôt possible.

Comment le Japon pourrait-il vivre sans nucléaire, qui représentait 28 % de sa production électrique ?

Aucun réacteur ne marche aujourd’hui et pourtant la vie des citoyens continue normalement, tout comme l’activité économique. Cela prouve que le Japon peut se passer du nucléaire. Juste avant la fin de mon mandat, j’ai fait passer une loi sur les tarifs de l’énergie renouvelable, afin de la soutenir, et sa production a beaucoup augmenté. On aura sans doute besoin pendant quelque temps de l’énergie fossile, mais à la longue, l’humanité pourra vivre avec les énergies renouvelables.

Est-ce que cela suffira ? Ne faudra-t-il pas changer de mode de vie ?

Au Japon, on a encore le plus souvent des vitres à simple paroi, alors qu’avec des doubles vitrages, on pourrait économiser beaucoup d’énergie : c’est un exemple de ce qu’on peut faire. Et puis oui, dans le mode de vie, il faut qu’on apprenne à avoir moins besoin d’énergie. Vous savez, sur la planète, l’énergie la plus importante est l’énergie solaire. Elle fait circuler l’eau, elle fait pousser les plantes – on n’utilise qu’une toute petite partie de l’énergie solaire, si on arrive à mieux l’utiliser, je suis sûr que même sans abandonner notre confort, on pourra utiliser beaucoup plus les énergies renouvelables.


Qu’est-ce qui empêche l’évolution vers la transition énergétique que vous souhaitez ?

Il y a encore au Japon un gros lobby du nucléaire, qu’on appelle « le village du nucléaire », il a une grande influence, maintient une campagne massive pour continuer le nucléaire.

Le nucléaire et la démocratie sont-ils conciliables ?

Je dirais : le plutonium et les êtres humains peuvent-ils cohabiter ? Le plutonium n’existe pas dans la nature. Il a été créé il y a soixante-dix ans. Y a-t-il sur la planète des êtres vivants qui peuvent cohabiter avec le plutonium ? J’en doute. Cela s’oppose à la démocratie. Car pour utiliser le nucléaire, il faut un pouvoir puissant, il faut prendre des mesures de sécurité très développées, donc une très forte police, une puissance militaire, donc une solide structure de pouvoir. Alors qu’avec l’énergie renouvelable, le pouvoir ne se concentre pas.

Quelle leçon le monde doit-il tirer de la catastrophe de Fukushima ?

L’accident nucléaire, on ne sait quand ni où il va se produire, mais il va se produire – je voudrais que tous les êtres humains le sachent. L’exploitation commerciale du nucléaire n’a commencé que depuis trente ans, et on a déjà connu trois accidents graves, avec Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima : cela peut arriver n’importe où et n’importe quand. Quand un accident nucléaire survient, les dégâts en sont énormes, presque équivalents à ceux d’une grande guerre. On ne peut empêcher que les catastrophes naturelles, comme les séismes, se produisent, même si on peut atténuer les conséquences. Mais les accidents nucléaires, on peut empêcher qu’ils se produisent.

Quelle idée ou quel message voudriez-vous transmettre à des jeunes générations, à des enfants, à propos du nucléaire et de l’écologie ?

Si les êtres humains peuvent vivre, c’est grâce à la nature. Donc, les êtres humains doivent vivre en harmonie avec la nature. Et une autre idée : la technologie et le bonheur n’avancent pas forcément de manière proportionnelle, de manière harmonieuse. Comment contrôler la technologie ? C’est une grande question.

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Le déroulement de l'accident de Fukushima Daiichi

Ce film détaille le déroulement de l'accident de la centrale de Fukushima Daiichi en mars 2011.
Il explique le fonctionnement des réacteurs à eau bouillante exploités au Japon, détaille le scénario de l'accident et présente les interventions d'urgence menées durant la crise et depuis.


Pour plus d'information: http://www.irsn.fr/fuku-lecons/

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