Japan Tsunami
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M6.0 - 52km NE of Namie, Japan 2013-05-18 05:47:59 UTC

M6.0 - 52km NE of Namie, Japan 2013-05-18 05:47:59 UTC | Japan Tsunami | Scoop.it

Event Time

2013-05-18 05:47:59 UTC

2013-05-18 14:47:59 UTC+09:00 at epicenter

2013-05-18 07:47:59 UTC+02:00 system time

 

Location

37.745°N 141.494°E depth=34.3km (21.3mi)

 

Nearby Cities

52km (32mi) NE of Namie, Japan

65km (40mi) ESE of Watari, Japan

66km (41mi) ESE of Marumori, Japan

67km (42mi) ESE of Kakuda, Japan

279km (173mi) NE of Tokyo, Japan

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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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1 Earthquake 2 Tsunami 3 Nuclear plant blast 4 Volcano eruption 5 Game over 6 stock market fall 7 What else in Japan ?

1 Earthquake 2 Tsunami 3 Nuclear plant blast 4 Volcano eruption 5 Game over 6 stock market fall 7 What else in Japan ? | Japan Tsunami | Scoop.it

[Note du Curateur] :

 

http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/map/

remplace la liste mise à jour en temps réel des tremblements de Terre enregistrés dans la zone asiatique dont le Japon :
http://on.doi.gov/aIqFNL

 

 

Aïe ! Aïe ! Aïe ! Devrai-je dire. Ou même, Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe !... Hou la la !
En effet, le 11 03 2011 sera une date qui marquera l'Histoire de l'Humanité en ce début de XXI° siècle, comme précédemment le 11 09 2001...*

 

♺ N'oubliez pas d'utiliser les tags disponibles pour retrouver les informations particulières - Don't forget to use the tags to get specific informations. ♺

Tous les chiffres diffusés sur la situation au Japon, radioactivité, séismes, etc.
http://fleep.com/earthquake/

Epic pics made in Japan http://bit.ly/ia78UA Photographies impressionnantes faites sur le terrain

Si vous vous proposez de faire quelque chose d'utile pour le peuple japonais actuellement dans la tourmente, allez sur cette page entièrement consacrée à recueillir vos bonnes idées
http://www.scoop.it/t/japan-tragedy-how-to-help
If you intend to do something useful for the Japan people really under turmoil, go on the page dedicated to receive your good ideas.

Cette page n'est peut-être pas au top de la requête "Japan Tsunami" sur Google. Mais il est sûr que cet article n'attendra pas un second pour prendre la tête de 2° Tsunami, car c'est déjà le cas !

http://www.google.com/search?q=2%C2%B0%20tsunami


♺ Pour mémoire, la plaque signalétique du tremblement de terrre du 11 mars :
This event has been reviewed by a seismologist.
Magnitude
9.0
Date-Time
Friday, March 11, 2011 at 05:46:23 UTC
Friday, March 11, 2011 at 02:46:23 PM at epicenter
Time of Earthquake in other Time Zones
Location
38.322°N, 142.369°E
Depth
32 km (19.9 miles) set by location program
Region
NEAR THE EAST COAST OF HONSHU, JAPAN
Distances
129 km (80 miles) E of Sendai, Honshu, Japan
177 km (109 miles) E of Yamagata, Honshu, Japan
177 km (109 miles) ENE of Fukushima, Honshu, Japan
373 km (231 miles) NE of TOKYO, Japan
Location Uncertainty
horizontal +/- 13.5 km (8.4 miles); depth fixed by location program
Parameters
NST=350, Nph=351, Dmin=416.3 km, Rmss=1.46 sec, Gp= 29°,
M-type=centroid moment magnitude (Mw), Version=A
Source
USGS NEIC (WDCS-D)
Event ID
usc0001xgp

Depuis, il y a des répliques jusqu'à 5 fois par jour, elles continuent de secouer la centrale de #Fukushima pour mieux disperser ses merdes radioactives dans le silence des médias à la solde des lobbies nucléaires.

♺ Je ne fais mention ici que des répliques de plus de 6 de magnitude :

http://www.scoop.it/t/japan-tsunami?tag=R%C3%A9pliques

 

♺ Retrouvez toute l'année sismique 2011 résumée en 9 minutes :

http://www.scoop.it/t/japan-tsunami/p/1267255310/2011-world-earthquakes-2011-visualization-map-2012-01-01

 

 

* D'aucuns ont déjà remarqué que 11 09 01 + 11 03 11 = 22 12 12 soit, le jour d'après la fin du Monde selon le calendrier Maya. Mais cela est une autre histoire à suivre par ici :

http://www.scoop.it/t/bugarach ;

 

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Naoto Kan speaks at Green Cross event in Zurich - Green Cross International

Naoto Kan speaks at Green Cross event in Zurich - Green Cross International | Japan Tsunami | Scoop.it
Naoto Kan speaks at Green Cross event in Zurich

Photo: Stefan Baumgartner, RGB PHOTO SWITZERLAND O


 

On 30 January, at the Swiss Federal Institute of Technology (ETH) in Zurich, former Japanese Prime Minister Naoto Kan continued a tour (which also included an event in Washington, D.C. with Green Cross on 26 January) taking place a month before the fifth anniversary of the Fukushima nuclear catastrophe that started on 11 March, 2011.

The disaster continues to unfold to this day, said Kan, as radioactive material continues to seep into groundwater and out into the ocean.

Kan, who was Prime Minister when the crisis began, explained that until the Fukushima disaster happened he believed that nuclear energy was an advanced technology that just needed to be handled carefully. But that was before the disaster that caused more than 200,000 people to be evacuated.

“The accident has fundamentally changed my views. I consider nuclear power to be the most dangerous form of generating energy and the risk is too great to continue using this technology”, Kan said. “It is neither cost-effective, nor clean, nor safe.”

Green Cross Switzerland and Green Cross Japan have been involved in projects measuring radioactivity around the Fukushima Prefecture. Their results were presented by Green Cross Switzerland’s Dr. Stephan Robinson. According to Robinson, the highest radiation values were measured in the evacuated city of Tomioka in the Fukushima Prefecture – an annual dose 35 times the international limit for the general population – but, worryingly, even outside the evacuation zone there are “hot spots” where radiation levels are dangerously high.

Stefan Baumgartner, RGB PHOTO SWITZERLAND

http://www.gcint.org/wp-content/uploads/2016/02/0130_GreenCross_Schweiz_209.jpg



“Dose rates measured outside of the restricted area, in the municipal park of Koriyama in the Fukushima Prefecture, and in a street in Koriyama, are also high,” explained Robinson. “The analysis of the soil samples shows that they hugely exceed the limits, which means there is a particularly significant internal radiation hazard.”


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M6.7 - 51km SE of Shizunai, Japan

M6.7 - 51km SE of Shizunai, Japan | Japan Tsunami | Scoop.it

41.952°N 142.720°E depth=51.4 km (31.9 mi)

 

Time
  1. 2016-01-14 03:25:34 (UTC)
  2. 2016-01-14 04:25:34 (UTC+01:00) in your timezone
  3. Times in other timezones
Nearby Cities
  1. 51km (32mi) SE of Shizunai, Japan
  2. 114km (71mi) SSW of Obihiro, Japan
  3. 119km (74mi) SE of Tomakomai, Japan
  4. 122km (76mi) SSW of Otofuke, Japan
  5. 743km (462mi) NNE of Tokyo, Japan


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Japon: Une équipe de robots «décontaminateurs» pour la centrale de Fukushima

Japon: Une équipe de robots «décontaminateurs» pour la centrale de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Trois groupes japonais ont présenté une équipe de robots «décontaminateurs» pour nettoyer les bâtiments des réacteurs de Fukushima.

 

L'un projette de l'eau sous pression, le deuxième de la glace carbonique pulvérisée et le troisième utilise une surface abrasive et un système d'aspiration. Cette équipe de robots «décontaminateurs», présentée par trois groupes japonais à Tokyo mercredi, a été conçue pour nettoyer les bâtiments des réacteurs nucléaires inaccessibles à l'homme à la centrale accidentée de Fukushima.


 

Voir la vidéo originale par ici

Mitsubishi Heavy Industries (MHI), Toshiba et Hitachi-GE Nuclear Energy ont développé ces trois imposants engins sur chenilles (escortés d'un équipement de fourniture d'air comprimé), capables de se déplacer sur instructions dans les installations pour y effectuer des tâches de nettoyage.

Un chantier parti pour durer une quarantaine d'années

Ils sont censés intervenir dès l'année prochaine aux deuxième et troisième niveaux des bâtiments des réacteurs ravagés de la centrale Fukushima Daiichi, gravement endommagée par le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars 2011. Trois des six coeurs de réacteurs ont fondu et la radioactivité dans ces parties des bâtiments est telle que l'homme ne peut y pénétrer.

Ces robots sont développés en collaboration avec l'Irid, un organisme spécialement créé par les pouvoirs publics afin de concevoir de nouvelles technologies spécifiques pour le démantèlement de la centrale de Fukushima, un chantier parti pour durer une quarantaine d'années. «L'appui de sociétés partenaires est essentiel pour décontaminer le site», a insisté dans un communiqué la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), exploitante du site.

Jacques Le Bris's insight:


>> A lire aussi: L'après-tsunami au Japon vu par Google Street View


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Fukushima : glaçants aveux du responsable de la centrale

Fukushima : glaçants aveux du responsable de la centrale | Japan Tsunami | Scoop.it

Masuda Naohiro (à gauche), lors de la visite à Fukushima de l’ambassadrice des USA au Japon, Caroline Kennedy accompagnée de son fils Jack Kennedy Schlossberg, le 14 mai 2014

 

Dans un entretien accordé le 20 décembre à l’Agence Associated Press, le responsable de la réparation de la centrale de Fukushima a avoué qu’il était dans l’incapacité de prévoir quel serait le coût de la mise en sécurité des installations, et de fixer une date pour que les réacteurs fondus cessent de menacer la santé des salariés de l’entreprise et les habitants de la région alors que les bâtiments accidentés continuent à polluer les sous sols et l’atmosphère.

Masuda Naohiro a même ajouté qu’il ignorait si, quand et comment les nouveaux robots pourraient réussir à explorer les débris des réacteurs fondus pour faire le point sur la réaction qui se poursuit en dégageant une chaleur d’environ 100° et des émanations radioactives. Il a également reconnu qu’il devait faire face à une véritable « zone de guerre ». Toutes déclarations qui contrastent avec les affirmations du gouvernement japonais répétant régulièrement que la situation est entièrement sous contrôle.

Le responsable de la Tepco, la société propriétaire de la centrale, a précisé que les ingénieurs ne savaient même pas où se trouvaient les débris des réacteurs ni comment il serait possible de les extraire. Il ignore également si les travaux nécessaires pourront être commencés avant une dizaine d’années. Avec cette précision :

« Une nouvelle science devra être inventée pour commencer le nettoyage et il faudra pour cela prendre en compte les risques courus par les salariés et l’environnement. »

D’autant plus que des éléments radioactifs continueront à fuir dans les nappes souterraines, dans la mer et dans l’air.


L’un des bâtiments réacteur en septembre 2015 toujours inaccessible aux techniciens (Photo : Claude-Marie Vadrot)

Des aveux qui contredisent radicalement les propos rassurants et les mensonges proférés par des responsables de la centrale lors de la visite des installations et de la région par Politis à la fin du mois de septembre dernier. Des propos de « propagande » que démentaient d’ailleurs la plupart des analyseurs automatiques de radioactivité mis en place sur le chantier, les combinaisons spéciales portées par de nombreux techniciens et l’abandon sur place de centaines de voitures et d’engins de chantiers fortement contaminés.

En conclusion Masuda Naohiro, qui travaille depuis 30 ans pour la Tepco, a assuré que, désormais, il annoncerait aussi bien les bonnes que les mauvaises nouvelles. Mais, pourtant, il n’a rien dit sur la bonne vingtaine de millions de tonnes de déchets radioactifs entassés sous de simples bâches dans la campagne environnantes…


Une faible partie des 20 millions de tonnes de terre et de déchets radioactifs entassés dans la zone évacuée
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Fukushima Tomioka the abandoned city

Ajoutée le 2 mai 2014

2011年の日本の大地震、大津波から3回めの春が来た。
津波によってひどく破壊された広い地域は、絶え間ない努力により少しずつ回復しつつあ­る。
だが、哀しいことに。
福島には、今は住めないと判断された地域が存在している。
放射線の数値の高さによって全く入れない地域と、
少しの立ち入りは許されるが、そこに居住することはできない地域が、ある。
そんな居住制限区域、福島県富岡町。
名所として有名な桜並木は、震災前と変わらない美しさで咲き誇る。
だがその下に楽しく集うはずの人々の影は、今はない。
でも、きっと、いつの日か。何年か何十年か……の後にきっと、人々は失われた故郷に帰­るだろう。
今は手を付けることのできない津波の爪痕を、いつかきれいに片付けて、桜の下に集うだ­ろう。
鎮魂と、未来への希望を込めて。 

2015Version
https://vimeo.com/126904080

In 2011 a magnitude 9 megathrust earthquake off the pacific coast of Japan known as" the Great East Japan Earthquake" hit Japan. It was the largest earthquake in Japanese history (4th largest in recorded world history) and its force moved the main Island (Honsu) 2.4 meters East shifting the earths axis 10 cm. The Quake triggered a tsunami which devastated north eastern Japan.
This footage of Fukashima is taken in Spring 3 years on.
Wide areas of the city were destroyed badly by the tsunami and although parts of the city are recovering gradually, there is little or no effort placed on the monumental effort to rebuild after such devastation.Sadly the Fukushima region has now been determined uninhabitable as nationally Japan comes to terms with the enormity of the decimation and loss of life.Some regions have lower numerical values of the radiation displayed on public indicators. There is still much official restrictive secrecy from the intrusive realisation of unhindered public cameras seeking truth.
Great tracts of the once busy landscape are desolate and uninhabitable. Residence is restricted to defined areas like Tomioka town, Fukushima Prefecture .The Famous cherry blossom trees, once admired by people celebrating their beauty in bloom before the disaster, now flourish in the stillness of the deserted post earthquake, apocalyptic landscape.
My hope is that one day after years or several decades people will return to their hometown that was lost to the fury of nature . The Traces of tsunami cannot by human hands be put neatly away , they gather under the beauty of the spring blossoming cherry tree as requiem and in great hope for the future.

Jacques Le Bris's insight:

The devastated Fukushima nuclear power plant in Japan has been releasing radioactive water into the Pacific Ocean for a number of years, and into the atmosphere as well. As of now there is still no concrete clean-up plan for dealing with the disaster.

As we noted last week with the Chernobyl disaster that occurred in 1986, the abandoned nuclear fallout zone has been retaken by nature, and recent drone footage from Fukushima shows another place where time has completely frozen.

Photographer Arkadiusz Podniesinski published the following video, and a series of photos through The Guardian, showing what the Fukushima area looks like now that it is uninhabited.

The photos and video show scenes of abandoned cars in traffic, entirely overgrown with grass and leaves. You can also see ghost towns with broken down buildings and businesses, and everything pretty much the same as it was left years ago, aside from the obvious wear and tear.



Read More: http://www.trueactivist.com/incredible-new-drone-footage-shows-the-abandoned-fukushima-wasteland/?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

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DOCUMENTAIRE. Fukushima, comment est-on contaminé ?

DOCUMENTAIRE. Fukushima, comment est-on contaminé ? | Japan Tsunami | Scoop.it

3e volet du film de Gil Rabier et Claude-Julie Parisot "Fukushima, des particules et des hommes".

  

"Quand il n'y a pas de vent, l'air est pur. Mais s'il se lève, il soulève la poussière du sol, qui contient du Césium. Il faut faire attention". Ainsi parle l'un des agriculteurs de la région de Fukushima interrogé par Gil Rabier et Claude-Julie Parisot dans ce 3e volet de leur film "Fukushima, des particules et des hommes", que le site de Sciences et Avenir diffuse en avant-première. Cet épisode est consacré aux différents vecteurs de la contamination des femmes et des hommes qui vivent à proximité de la centrale nucléaire ravagée le 11 mars 2011. Comme l'air que l'on respire, la nourriture que l'on mange et qui a poussé dans un sol chargé de radioactivité... A un médecin qui l'interroge sur les changements dans son alimentation susceptibles de justifier un pic dans la quantité de Becquerels qu'il émet - car un corps contaminé devient radioactif à son tour -, un autre agriculteur répond "trois jours durant, je suis monté sur le toit de ma maison pour en refaire le chaume. J'ai sans doute respiré des particules irradiées". Glaçant...


Jacques Le Bris's insight:

LES EPISODES PRECEDENTS


Episode 1. Une pollution en mouvement

Episode 2. La mesure, rendre visible l'invisible

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DOCUMENTAIRE. Fukushima, une pollution en mouvement

DOCUMENTAIRE. Fukushima, une pollution en mouvement | Japan Tsunami | Scoop.it

Visionnez le 1er épisode de "Fukushima, des particules et des hommes". Le film de Gil Rabier et Claude-Julie Parisot est présenté en avant-première sur le site de Sciences et Avenir.

  

"Aujourd'hui, quelque chose peuple l'air que l'on respire". La formule - entendue dans ce documentaire - fait froid dans le dos : elle traduit l'angoisse dans laquelle vivent toujours les habitants de Fukushima. La catastrophe a eu lieu le 11 mars 2011. Ce jour-là, la centrale nucléaire japonaise était ravagée par un séisme et un tsunami. Mais Fukushima, c'est encore chaque jour une réalité palpable pour les hommes et les femmes qui vivent dans la région du site dévasté. Le documentaire "Fukushima, des particules et des hommes", réalisé par Gil Rabier et Claude-Julie Parisot s'est attaché à décrire leur quotidien. À expliquer comment, presque 5 ans après la catastrophe, ils continuent de réfléchir à leur futur. Avec l'accord d'Universcience, de l'Inserm et de Kami Production, ce documentaire est diffusé en avant-première sur le site deSciences et Avenir. Il est présenté sous la forme de 8 épisodes, de 5 à 6 minutes chacun. Le premier épisode, intitulé "Une pollution en mouvement" donne notamment la parole au spécialiste en radioprotection Shinzô Kimura, qui explique comment, malgré le temps qui passe, la radioactivité a pu s'accumuler en certains endroits du territoire, en raison de phénomènes naturels comme le vent ou la pluie. Comment vivre avec une contamination "qui n'en finit pas de se déplacer ?"

Jacques Le Bris's insight:

LES AUTRES EPISODES

 

Episode 2. La mesure, rendre visible l'invisible

Episode 3. Comment est-on contaminé ?

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Japon. Les réfugiés de Fukushima traînent des pieds

Japon. Les réfugiés de Fukushima traînent des pieds | Japan Tsunami | Scoop.it
A Naraha, vendredi dernier une veillée aux chandelles s'est tenue pour célébrer la levée de l'ordre d'évacuation de la localité évacuée après l'accident nucléaire du 11 mars 2011.
Photo : AFP
 
La commune de Naraha, située à une vingtaine de kilomètres de la centrale nucléaire sinistrée, a levé l’ordre d’évacuation. Seuls 10% des habitants seraient candidats au retour.

Il est de coutume de dire, parfois jusqu’à l’abus, que la résilience est un art de vivre au Japon. Le premier ministre Shinzo Abe en use lui-même à outrance afin de servir ses desseins politiques. Ainsi en va-t-il avec les réfugiés de Fukushima qui, à la suite du séisme de magnitude 9 et du tsunami du 11 mars 2011, durent faire face à un accident nucléaire majeur de niveau 7. Une réaction en chaîne qui entraîna la mort de 15 846 personnes et la disparition de 3317 autres.

7368 habitants de Nahara invités au retour

Depuis samedi, les 7368 habitants de la commune de Naraha, située dans la préfecture de Fukushima à une vingtaine de kilomètres de la centrale de Fukushima Daiichi, sont invités à faire le chemin du retour alors que l’ordre d’évacuation a été levé. Entièrement évacuée, la cité avait jusqu’alors tout de la ville-fantôme. Seulement 10% de la population se serait portée candidate au retour. « Même si on revient, on ne pourra pas travailler dans les champs, on ne pourra pas cultiver les rizières, on ne pourra pas non plus cueillir les légumes sauvages. Ce sera la même chose pour les produits de la mer ou des rivières », regrette Satoru Yamauchi, un restaurateur de Naraha.

Toutes les conditions sont loin d’être réunies

Selon les autorités, le niveau d’exposition à la radioactivité de Naraha est revenu à un seuil inférieur à 20 millisieverts par an. « Même si les autorités disent que nous sommes en sécurité, je reste anxieux car, par définition, la radiation ne se voit pas », plaide un habitant de la localité, interrogé par le quotidien japonais Asahi Shimbun. A cet égard, la défiance de la population envers ses responsables politiques reste prégnante. Les associations écologistes notent à leur tour que les conditions sont loin d’être réunies : « le niveau de contamination est très variable dans cette localité et selon les maisons, ce qui risque de créer des tensions entre les personnes », explique Jan Vande Putte de Greenpeace. L’eau serait en outre une source continue d’inquiétude alors que les niveaux de radiation restent élevés.

  

Pressions du gouvernement

S’adressant à la population, cet été, le maire de Naraha, Yukiei Matsumoto, a reconnu qu’une « montagne de problèmes » restait à « surmonter ». Pour convaincre les réfugiés de regagner la localité, les autorités locales et centrales s’appuient sur les importantes difficultés qu’entraine la vie de réfugiés notamment en terme de stress lié à la gestion du quotidien. De nombreux fermiers ont par ailleurs vu leur budget se restreindre, contraints d’acheter des aliments qu’ils produisaient avant la catastrophe. Pis, le gouvernement central exerce une pression sans nom en assurant que les réfugiés ne pourront bientôt plus bénéficier des logements gratuits mis à leur disposition.

  

Le très libéral Abe souhaite donner à voir un Japon qui va de l’avant

« Le gouvernement de Shinzo Abe est déterminé à essayer de normaliser les effets de la catastrophe nucléaire, créant le mythe que la vie des gens peut être restaurée quelques années seulement après la contamination radioactive à grande échelle provoquée par l'accident nucléaire du 11 mars 2011 », souligne Greenpeace dans un rapport de juillet dernier. Or, avec la perspective des Jeux Olympiques de Tokyo en 2020, le très libéral Shinzo Abe souhaite donner à voir un Japon qui va de l’avant. Le 11 août, il autorisait ainsi le redémarrage d’un réacteur nucléaire dans le complexe de Sendai malgré les manifestations d’hostilité de la population. Le Japon compterait 118 812 déplacés dont 73 077 à l’intérieur de la préfecture de Fukushima. 

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Un volcan japonais menace un réacteur nucléaire

Un volcan japonais menace un réacteur nucléaire | Japan Tsunami | Scoop.it

Le volcan, qui culmine à 1.117 mètres, se situe au large de Kagoshima, une ville portuaire de plus de 600.000 habitants.

  

L'agence de météorologie nationale japonaise a relevé samedi le niveau d'alerte du volcan Sakurajima, situé dans le sud du Japon, quelques jours après le redémarrage d'un réacteur nucléaire à 50 km de là. 

 

Le niveau d'alerte est désormais au niveau 4 (sur une échelle de 1 à 5), ce qui signifie que les habitants doivent se tenir prêts à une éventuelle évacuation. "La probabilité d'une éruption à grande échelle du mont Sakurajima est désormais très forte", a averti l'agence, appelant les riverains à faire preuve de la "plus grande prudence".  L'agence a pris cette décision après avoir enregistré ces dernières heures une activité sismique croissante autour du mont Sakurajima, un lieu d'excursion populaire. L'avertissement s'applique à une partie de cette île volcanique qui compte plus de 4.000 résidents.

Le volcan, qui culmine à 1.117 mètres, se situe au large de Kagoshima, une ville portuaire de plus de 600.000 habitants, à près d'un millier de kilomètres au sud-ouest de Tokyo. Non loin se trouve la centrale Sendai (à ne pas confondre avec Sendai dans le nord-est du Japon), dont le réacteur numéro 1 a été relancé mardi, plus de quatre ans après l'accident de Fukushima qui a traumatisé la population et entraîné l'arrêt de toutes les centrales du pays depuis septembre 2013. Une seconde unité, Sendai 2, devrait suivre assez rapidement, même si les habitants sont très perplexes et si les organisations antinucléaires sont opposées à une relance qui, selon elles, fait fi des risques sismiques et volcaniques.

 

500 à 1 000 éruptions par an

Depuis 2009, Sakurajima connaît de 500 à 1.000 petites éruptions chaque année. En août 2013, une spectaculaire éruption avait dispersé des cendres dans toute la région. Le Japon est situé dans la "ceinture de feu du Pacifique", une zone de séismes et de volcans.

En septembre dernier, un volcan du centre du pays, le mont Ontake, était entré violemment en éruption et avait pris par surprise des promeneurs, faisant 57 morts et 6 disparus. L'activité volcanique au Japon a augmenté ces derniers temps, une conséquence du très violent tremblement de terre qui a dévasté la région du Tohoku (nord) en mars 2011, selon des experts.

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Japon: Greenpeace appelle à différer le retour des habitants autour de Fukushima

Japon: Greenpeace appelle à différer le retour des habitants autour de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Un expert nucléaire de Greenpeace, Jan Vande Putte recueille des échantillons de terre dans le village de Iitate, qui s'est trouvé dans le sillage du nuage radioactif de Fukushima

 

L'organisation écologiste Greenpeace a exhorté mardi le gouvernement japonais à reporter la levée d'ordres d'évacuation qui rendrait possible le retour des habitants autour de Fukushima, particulièrement à Iitate, une commune évacuée où la population a été très exposée.

"Le gouvernement de Shinzo Abe est déterminé à essayer de normaliser les effets de la catastrophe nucléaire, créant le mythe que la vie des gens peut être restaurée quelques années seulement après la contamination radioactive à grande échelle provoquée par l'accident nucléaire du 11 mars 2011", écrit Greenpeace dans un rapport rendu public mardi.

Mais, s'appuyant sur des mesures sur le terrain, le groupe écologiste affirme que la zone évacuée n'est toujours pas habitable du point de vue sanitaire.

"Le gouvernement Abe a décidé de lever au plus tard en mars 2017 les restrictions d'habitat autour de Fukushima. Cela implique des efforts de décontamination qui s'avèrent déjà largement insuffisants et inefficaces. Aujourd'hui, les niveaux de radiation sont trop élevés pour permettre un retour des habitants", insiste le groupe écologiste.

Alors que les zones évacuées des bourgades de Tamura et Kawauchi sont déjà décrétées habitables, avant Naraha qui le sera en septembre, Greenpeace insiste sur le cas emblématique de la région d'Iitate, à une distance de 28 à 47 kilomètres au nord-est de la centrale.

Cette commune de quelque 6.000 âmes n'a pas été évacuée immédiatement après le désastre du 11 mars 2011, mais plus d'un mois plus tard, quand les autorités ont reconnu que les environs étaient autant sinon plus contaminés que les localités plus proches du complexe atomique Fukushima Daiichi.

"Il est clair que les niveaux de rayonnement dans Iitate restent trop élevés pour un retour en toute sécurité de ses citoyens. Cela a été confirmé par notre dernière enquête sur la contamination radiologique de cette communes de 200 km2", écrit Greenpeace.

"Même si des zones autour des habitations sont décontaminées, elles risquent d'être recontaminées par migration de la radioactivité depuis les forêts et montagnes qui ne sont pas nettoyées", a expliqué à l'AFP un expert nucléaire de Greenpeace, Jan Vande Putte, en déplacement à Iitate.

"Les résultats de l'analyse des échantillons prélevés sur place ont révélé des niveaux de rayonnement qui rendent un retour impossible du point de vue de la santé publique et de la sécurité", plaide l'organisation.

"Les plans du gouvernement japonais, s'ils sont appliqués, vont créer une prison à ciel ouvert de confinement autour des maisons et des routes", juge-t-elle.

Et M. Vande Putte d'insister sur le fait que les personnes "doivent avoir le choix de revenir ou non et être aidées financièrement si elles décident de poursuivre leur vie ailleurs".

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Radioactive water from Fukushima plant escapes

Radioactive water from Fukushima plant escapes | Japan Tsunami | Scoop.it

The operator of the crippled Fukushima Daiichi nuclear plant has found that radioactive water has overflowed from a drainage channel, spilling into the sea. This is due to heavy rain.

Workers at the complex discovered the leak at around 8:40 AM on Thursday.

The operator, Tokyo Electric Power Company, said rainwater samples taken from the channel about 2 hours later contained 830 becquerels per liter of radioactive cesium. That's above the government standard for water allowed to be released into the sea.

The water also had 1,100 becquerels of beta-ray emitting radioactive substances.

An approaching typhoon has been bringing intermittent heavy rain around the plant. The utility suspects that the rain has washed away mud and soil that also contains radioactive materials.

It also presumes the amount of rainwater has exceeded the pump's capacity.

The leak was continuing as of 5 PM. But the firm says it cannot stop the spill anytime soon and has been monitoring the density of the radioactive substances.

Radioactive rainwater spilled into the sea from the same channel in February. The company built a barrier at channel's downstream to pump up water before it leaks into the sea.

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A Fukushima, les marguerites repoussent !

A Fukushima, les marguerites repoussent ! | Japan Tsunami | Scoop.it
On 5/27/2015 and 6/21/2015, a Japanese citizen in Tochigi prefecture posted the pictures of some deformed plants in his neighborhood on Twitter. The area is  Nasushiobara City. The plant is assumed
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Japon : un volcan en éruption à 50km d'une centrale nucléaire

Japon : un volcan en éruption à 50km d'une centrale nucléaire | Japan Tsunami | Scoop.it

Le volcan Sakurajima est entré en éruption vendredi, en début de soirée (heure locale) dans le sud du Japon, a annoncé l'agence météorologique. Aucun blessé n'est pour le moment a déplorer.

 

https://twitter.com/PeteWeatherBeat/status/695557150626676736


Aussi spectaculaire et inquiétante soit-elle, l'éruption n'aurait pour le moment causé ni dégât, ni blessé. Des centaines de milliers d'habitants vivent pourtant à proximité immédiate du volcan, qui se trouve en outre à une cinquantaine de kilomètres de la centrale de Sendai, dont les réacteurs ont été réactivés pour la première fois en août depuis Fukushima.

Le risque humain est l'un des plus élevés au Japon, face à ce volcan, car il se trouve au milieu de la baie de Kagoshima. Ces conditions font peser un risque constant de nuées ardentes et de tsunamis sur la population qui vit à proximité, ainsi que sur les habitants de la ville de Kagoshima (environ 600 000 habitants) distante de huit kilomètres à vol d'oiseau.

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Nouvelle relance de réacteurs nucléaires au Japon

Nouvelle relance de réacteurs nucléaires au Japon | Japan Tsunami | Scoop.it
Malgré les doutes persistants sur la sûreté et les réticences de la population, le Japon poursuit son lent retour au nucléaire. La Compagnie d’électricité du Kansai (Kepco) a redémarré le 29 janvier le réacteur 3 de la centrale de Takahama, dans le département de Fukui (Centre). Elle devrait faire de même en février avec le réacteur 4 de la même centrale.

Après Sendai dans le département de Kagoshima (sud-ouest) en août 2015, Takahama est la première centrale à reprendre une activité depuis l’arrêt progressif du parc nucléaire nippon qui a suivi la catastrophe de Fukushima de mars 2011. A Takahama, la « nouveauté » est qu’il s’agit de réacteurs utilisant du MOX, un combustible constitué d’uranium et de plutonium produit pour le Japon en France et en Grande-Bretagne.

Lire aussi : Le Japon relance le nucléaire, malgré l’hostilité de sa population

Kepco a tout fait pour obtenir le droit de relancer son installation et travaille également au redémarrage de la centrale d’Ohi, également dans le département de Fukui. Parmi les neuf compagnies d’électricité du Japon, elle est celle qui dépend le plus du nucléaire. L’arrêt du parc a lourdement pesé sur ses finances. L’entreprise qui alimente des groupes comme Panasonic ou Sharp, basés dans la région d’Osaka, mais qui a vu la consommation reculer de 10 % en raison notamment des mesures d’économie d’énergie, avait accumulé des pertes nettes à 148 milliards de yens (1,1 milliard d’euros) à l’exercice clos fin mars 2015.

 

Appui du lobby industriel

Même si sa situation s’est améliorée par la suite avec la baisse des prix du pétrole, l’entreprise a augmenté les prix de 8,36 % entre juin et octobre 2015 pour les particuliers. Ses tarifs sont les plus élevés du Japon, un foyer moyen client de la compagnie ayant payé 8 058 yens (63 euros) pour son électricité en décembre 2015.

La relance des deux réacteurs entrés en service en 1985 devrait augmenter de 144 milliards de yens (1,1 milliard d’euros) ses profits opérationnels et l’entreprise envisage de réduire ses prix de 5 % à partir d’avril.

Le redémarrage de Takahama a été permis car l’Autorité de régulation du nucléaire (ARN) a estimé que le site respectait les nouvelles normes de sûreté. Kepco a par ailleurs obtenu l’aval du gouverneur de Fukui Issei Nishikawa et du maire de Takahama Yukata Nose. Le ministre de l’économie, du commerce et de l’industrie Motoo Hayashi est intervenu pour obtenir l’accord des autorités locales. Soucieux notamment d’exporter ses technologies, le gouvernement, avec l’appui du puissant lobby industriel nippon, fait tout pour relancer le nucléaire, qui générait 28 % de l’électricité nippone avant Fukushima.


Lire aussi : Fukushima : première reconnaissance d’un cancer

Kepco a également obtenu le feu vert de la justice. En décembre, une décision en appel du tribunal de Fukui a invalidé un jugement rendu en avril qui interdisait le redémarrage de Takahama. A l’époque, répondant à une plainte déposée par neuf opposants à la relance de ces installations, le tribunal avait considéré que les normes de sécurité établies en 2013 « manquaient de rationalité ». La sous-estimation du risque sismique par Kepco et l’absence plans d’évacuation en cas de catastrophe avaient également été évoquées pour justifier cette décision.

 

Concentration de réacteurs

Le tribunal avait pris une décision similaire en mai 2014 pour deux réacteurs de la centrale d’Ohi. Il avait qualifié les installations « de simples outils de production d’électricité, de ce fait moins importantes que le droit fondamental [à la vie] de la population ».

Au sujet de la relance de Takahama, le quotidien de centre gauche Asahi pointait dans un éditorial du 28 janvier les problèmes soulevés. Outre la défiance persistante d’une majorité de Japonais, il soulignait les limites des plans d’évacuation pour les 180 000 personnes habitants dans un rayon de 30 kilomètres autour du site, l’absence de réelle concertation avec les communautés locales et surtout les problèmes de Kepco pour un projet de site temporaire de stockage des déchets nucléaires. L’entreprise s’est engagée sur sa construction d’ici 2030 mais se heurte à l’opposition des municipalités.

L’Asahi soulignait également les risques liés à la situation de la centrale. « Quinze réacteurs sont installés dans la baie de Wakasa de Fukui, l’une des concentrations les plus importantes au monde », écrit le quotidien. Et le journal de s’interroger sur les risques en cas de catastrophe naturelle majeure. « La sinistre leçon de Fukushima est que des accidents nucléaires dépassant tous les scénarios envisagés peuvent survenir. »

Lire aussi : Nucléaire : le retour en arrière du Japon

L’ancien premier ministre Naoto Kan, en poste au moment de la catastrophe de Fukushima, a réagi le 26 janvier depuis Washington à l’annonce de la relance en rappelant que la catastrophe de Fukushima était « toujours d’actualité et loin d’être réglée ». Il a ajouté que le projet du gouvernement de porter la part du nucléaire à 20-22 % de la production d’électricité d’ici à 2030, comme prévu dans le projet gouvernemental de bouquet énergétique, était « irréalisable » à moins de construire de nouvelles centrales ou de prolonger la durée d’utilisation des réacteurs.



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M6.2 - 74km NW of Rumoi, Japan

M6.2 - 74km NW of Rumoi, Japan | Japan Tsunami | Scoop.it
44.465°N 141.076°E depth=239.9 km (149.0 mi)
Time
  1. 2016-01-11 17:08:03 (UTC)
  2. 2016-01-11 18:08:03 (UTC+01:00) in your timezone
  3. Times in other timezones
Nearby Cities
  1. 74km (46mi) NW of Rumoi, Japan
  2. 110km (68mi) W of Nayoro, Japan
  3. 114km (71mi) NW of Fukagawa, Japan
  4. 115km (71mi) SSW of Wakkanai, Japan
  5. 981km (610mi) N of Tokyo, Japan
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Japon: Des robots «décontaminateurs» pour la centrale de Fukushima

Japon: Des robots «décontaminateurs» pour la centrale de Fukushima
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M6.7 - 144km WSW of Makurazaki, Japan

M6.7 - 144km WSW of Makurazaki, Japan | Japan Tsunami | Scoop.it
Time
  1. 2015-11-13 20:51:31 (UTC)
  2. 2015-11-13 21:51:31 (UTC+01:00) in your timezone
  3. Times in other timezones
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  1. 144km (89mi) WSW of Makurazaki, Japan
  2. 148km (92mi) WSW of Kaseda, Japan
  3. 157km (98mi) WSW of Kushikino, Japan
  4. 163km (101mi) WSW of Ijuin, Japan
  5. 748km (465mi) SSE of Seoul, South Korea
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Le nombre de cancer de la thyroïde chez les enfants de Fukushima lié à la catastrophe nucléaire selon des chercheurs

Le nombre de cancer de la thyroïde chez les enfants de Fukushima lié à la catastrophe nucléaire selon des chercheurs | Japan Tsunami | Scoop.it

Quatre chercheurs japonais ont attribué la plupart des cas de cancer de la thyroïde détectés chez les enfants et les adolescents de la région de Fukushima à la crise nucléaire de mars 2011.

Le nombre de nouveaux cas de cancer de la thyroïde chaque année à Fukushima est 20 à 50 fois supérieur que la moyenne du Japon entier depuis 2011 qu'avant l'accident selon une équipe dirigée par Toshihide Tsuda, professeur d'épidémiologie environnementale à l'Université d'Okayama.

La conclusion se base sur le dépistage des 370,000 résidents de Fukushima âgés de 18 ans ou moins au moment de l'accident. "Il est peu probable que seul le grand nombre de personnes dépistées soit suffisant pour expliquer ces données», ajoutent les chercheurs, accusant l'exposition à une radioactivité importante d'être le facteur majeur de la hausse du nombre de cancer de la thyroïde.

Ces conclusions sont réfutées par d'autres experts en épidémiologie, y compris Shoichiro Tsugane du Centre national du cancer, qui a déclaré que les résultats de l'analyse des chercheurs d'Okayama étaient prématurées.

"A moins que les données d'exposition aux radiations ne soient vérifiés, toute relation spécifique entre le taux de cancer et la radioactivité ne peut être établie," a déclaré Tsugane, directeur du Centre de recherche pour la prévention et le dépistage du cancer. Il a également fait référence à une tendance mondiale de surdiagnostic du cancer de la thyroïde.

À la fin août, le gouvernement de la préfecture de Fukushima a identifié 104 cas de cancer de la thyroïde dans la préfecture.

Mais le gouvernement de la préfecture et de nombreux experts ont douté que ces cas soient liés à la catastrophe nucléaire car le volume d'iode radioactive (iode 131) libéré pendant la catastrophe a été plus faible comparé au niveau suivant l'accident nucléaire de Tchernobyl en 1986.

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DOCUMENTAIRE. Fukushima : la mesure, rendre visible l'invisible

DOCUMENTAIRE. Fukushima : la mesure, rendre visible l'invisible | Japan Tsunami | Scoop.it

2e épisode de "Fukushima, des particules et des hommes" : le film de Gil Rabier et Claude-Julie Parisot est présenté en avant-première sur le site de Sciences et Avenir.

  

Le documentaire de Gil Rabier et Claude-Julie Parisot (Kami productions) est composé de 8 modules, de 5 à 6 minutes chacun. Nous vous proposons de visionner ci-dessous le 2e épisode... Le but avoué de ce film, présenté en avant-première sur le site de Sciences et Avenir ? Être concret. C'est-à-dire présenter concrètement ce que font les habitants, jeunes, vieux, agriculteurs ou mère au foyer - comme celles de l'association "Mama Becquerel", que l'on découvre dans ce module - pour comprendre où se trouve la contamination radioactive dans leur environnement et comment s’en protéger. Ou exposer concrètement le travail des scientifiques sur le terrain, un travail de prélèvements, d’observations répétées, de mesures, d’accumulations de données pour le futur. Car si la catastrophe deFukushima a eu lieu le 11 mars 2011, ses conséquences sont toujours d'une cruelle actualité pour les hommes et les femmes vivant dans la région de la centrale accidentée.

Jacques Le Bris's insight:

LES AUTRES EPISODES.

Episode 1. Une pollution en mouvement


Episode 3. Comment est-on contaminé ?

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Au Japon, le Typhon Etau oblige 170000 personnes à être déplacées et menace la centrale de Fukushima

Au Japon, le Typhon Etau oblige 170000 personnes à être déplacées et menace la centrale de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Une ville de l'est du Japon a été brusquement envahie jeudi par les eaux d'une rivière en furie qui a détruit maisons et voitures sur son passage, tandis que des habitants appelaient désespérément à l'aide, selon des images diffusées en direct.

  

Le Typhon Etau qui traverse actuellement le Japon a provoqué des dégats extrêmement importants. Des pluies torrentielles continuaient de s'abattre ce jeudi sur le pays , faisant déborder des cours d'eau et provoquant des glissements de terrain. Une personne disparue a été déclarée par les autorités et des «alertes spéciales» ont été diffusées pour les préfectures de Tochigi et Ibaraki.

Plus de 170 000 personnes ont dû être évacuées d'urgence, y compris dans certains arrondissements de la capitale Tokyo, étaient déjà concernées depuis mercredi par des recommandations de quitter leur domicile.

La chaîne publique NHK a montré la rivière Kinugawa rompant une de ses rives dans la ville de Joso (65 000 habitants) et lâchant une gigantesque vague à travers une partie de l'agglomération, à la suite des pluies diluviennes cette semaine sur le pays.

Plusieurs vidéos amateurs montrent un gigantesque torrent de boue déferler dans les rues de la ville.

Des images aériennes montrent la ville envahie d'eau boueuse à perte de vue.

Des maisons ont été emportées par les cours d'eau, transformés en gigantesques torrents, ou renversées par des glissements de terrain, selon les autorités de Tochigi et d'après des images diffusées à la télévision.

«Ces intempéries sont d'une ampleur que nous n'avons encore jamais connue et elles présentent un danger immédiat», a averti un responsable de l'agence nationale de météorologie. 

«Il faut être aussi très vigilant aux alentours de ces régions même si l'alerte spéciale n'est émise que pour ces deux provinces», a-t-il insisté, ajoutant que «le danger de glissements de terrain est extrêmement important».

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Le Japon suspend le redémarrage du réacteur nucléaire de Sendai

Le Japon suspend le redémarrage du réacteur nucléaire de Sendai | Japan Tsunami | Scoop.it

Le redémarrage du réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire de Sendai, une première au Japon depuis la catastrophe de Fukushima en mars 2011, a été interrompu vendredi 21 août en raison d’un problème de pompe au niveau du système secondaire de refroidissement, a annoncé un porte-parole de la compagnie Kyushu Electric Power.

Experts et régulateurs avaient prévenu que le redémarrage, lancé après quatre ans d’arrêt, pourrait se heurter à des difficultés. Les ingénieurs de Kyushu Electric pensent que le problème a été provoqué par une infiltration d’eau de mer dans l’une des pompes du circuit de refroidissement secondaire, où la vapeur qui entraîne les turbines et produit de l’électricité est refroidie.

  

Un enjeu politique majeur

Selon les plans initiaux, le réacteur numéro 1 de Sendai devait atteindre sa pleine puissance mardi avant d’entrer en production au début de septembre.

Ce redémarrage est un enjeu politique majeur pour le premier ministre Shinzo Abe, fervent partisan d’une relance du nucléaire dans un Japon où l’opinion publique reste majoritairement hostile à ce mode de production électrique en raison des risques qu’il implique pour la population. Tous les autres réacteurs du pays sont à l’arrêt depuis septembre 2013.


 

Jacques Le Bris's insight:


Lire aussi : Le Japon relance le nucléaire, malgré l’hostilité de sa population

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Au Japon, premier redémarrage d'un réacteur nucléaire après Fukushima / France Inter

Au Japon, premier redémarrage d'un réacteur nucléaire après Fukushima / France Inter | Japan Tsunami | Scoop.it

La centrale Sendaï au Japon © MaxPPP - 2015

  

C'est aujourd'hui [NDC : 11 août 2015] que le Japon devrait redémarrer le premier réacteur nucléaire depuis la catastrophe de Fukushima, il y a quatre ans.

  

C'était effectivement il y a un peu plus de quatre ans, le 11 mars 2011, qu'un tremblement de terre, puis un raz-de-marée, entraînait la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl en 1986. Depuis Fukushima, tous les réacteurs nucléaires japonais ont donc été arrêtés.

Le dernier en 2013. Des réacteurs nucléaires, le Japon en compte à peu près autant que la France : à savoir une cinquantaine. Et s'ils ont tous été arrêtés, c'est évidemment pour des inspections de sécurité extrêmement pointilleuses.

Voilà donc deux années entières que le Japon vit sans nucléaire et qu'il a dû compenser les 25 à 30% d'électricité produite par ces centrales par des centrales au charbon, au gaz ou au bon vieux fioul.

Mais le plus étonnant, et surtout le plus effrayant pour les pro-nucléaires : c'est qu'il y est parvenu sans trop de problèmes. Alors, il a fallu économiser l'énergie, éteindre les gratte-ciels et les enseignes électrique la nuit, mais, globalement ça s'est bien passé.

Mais alors pourquoi redémarrer aujourd'hui un réacteur nucléaire ?

C'est exactement la question que posent tous les opposants. Et ils sont nombreux au Japon. Avant Fukushima, 60% des Japonais étaient pour le nucléaire ; aujourd'hui, sondage après sondage, ils sont 60 à 70% contre cette « re-nucléarisation » du pays. Il y a aussi ceux qui ont trouvé de très mauvais goût de redémarrer ce réacteur nucléaire alors qu'on vient juste de commémorer les 70 ans de Nagasaki et d'Hiroshima. Parmi ces critiques, il y a, entre autres, les dernières victimes des deux bombes atomiques.

Côté gouvernemental, par contre, on parle de croissance économique à venir. Cela dit, la position du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, n'a pris personne de court : il avait fait du redémarrage un point clé de sa brillante victoire électorale en 2014.

Il a même détaillé un plan d'avenir pour le nucléaire civil dont la part dans ce qu'on appelle le « mix énergétique » est appelé à diminuer un peu, certes, mais représentera tout de même 20% de l'électricité japonaise. Je rappelle que depuis deux ans, c'est 0% !

La centrale Sendaï au Japon © MaxPPP - 2015

 

Parlez-nous un peu de cette centrale qui doit redémarrer aujourd'hui…

Volontiers ! Sendaï a deux réacteurs. C'est le N°1 qui sera rallumé, si vous voulez. Le second devrait l'être en octobre. Sendaï est située à un millier de kilomètres au Sud-Ouest de Tokyo et c'est une dernières centrales à avoir été éteinte en septembre 2013.

Le détail n'est pas sans importance. Parce qu'une centrale nucléaire, c'est un peu comme une voiture : si vous la laissez deux ou trois ans sans la faire rouler, vous risquez d'avoir des problèmes à l'allumage et ensuite au rodage. Tout est un peu rouillé.

Je ne dis pas ça pour faire le malin : en 1996, lorsque les Suédois ont redémarré la centrale d'Os-Kar-Cham, quatre ans après l'avoir arrêtée, il y avait eu six arrêts d'urgence en une année. Or au Japon, 25 réacteurs ont déposé des demandes de remise en service.

Enfin, Sendaï se trouve en bord de mer, comme à Fukushima. De plus, elle se trouve à moins de 50 kilomètres d'un volcan particulièrement actif. En clair, avec Sendaï, le Premier ministre Shinzo Abe a voulu imposer sa volonté en provoquant les antinucléaires.

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Fukushima: décontaminer les régions irradiées, tâche titanesque aux résultats incertains

Fukushima: décontaminer les régions irradiées, tâche titanesque aux résultats incertains | Japan Tsunami | Scoop.it

Sous un soleil de plomb en plein été, des milliersd'hommes transpirent sous leur combinaison en matière plastique pour décontaminer la région irradiée de Fukushima, une tâche titanesque et fastidieuse réalisée avec soin, mais aux effets jugés très incertains.

Des pelleteuses raclent la terre dans les champs, autour des habitations (sur une distance de 20 mètres), dans les cours d'établissements scolaires et autres lieux de vie de la population rurale.

Les maisons et bâtiments sont lavés, comme les routes et parkings.

Seules les aires où les personnes sont censées vivre et se déplacer fréquemment sont nettoyées. Les forêts et autres étendues non cultivables sont laissées ainsi, comme l'a recommandé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Cette stratégie pour aller plus vite fait néanmoins craindre aux écologistes une recontamination ultérieure par migration de la radioactivité.

La terre, les herbes ou feuilles souillées sont enfermées dans 2,5 millions de gros sacs noirs qui patientent sur place ou dans un des 795 lieux d'entreposage temporaire, en plein air, que l'on voit aux environs de toutes les bourgades affectées, parfois même à proximité de l'océan Pacifique, comme à Naraha, à 20 km de la centrale accidentée.

D'importants sites d'entreposage pour une durée de 30 ans sont en cours de construction dans les bourgades inhabitables les plus proches du complexe atomique.

 

Les quelque 20.000 "décontamineurs" (selon les chiffres du ministère de l'Environnement) ont souvent appris sur le tas mais sont soumis à des règles a priori strictes de radioprotection obligeant notamment au port de combinaisons spéciales, masques, gants, bottes. Ils sont appelés à se soumettre à un suivi sanitaire, comme les travailleurs du secteur nucléaire.

La radioactivité ambiante est extrêmement variable dans les régions évacuées autour de la centrale Fukushima Daiichi et la décontamination ne concerne que les zones touchées jugées potentiellement réhabilitables à court terme.

La zone dite interdite dans les premiers mois suivant l'accident a ensuite été redécoupée en fonction du niveau d'exposition à la radioactivité, afin d'organiser la décontamination puis le retour progressif des habitants.

 

Le périmètre où l'exposition dépasse 50 millisieverts/an est pour le moment laissé ainsi, inhabitable.

En revanche, la décontamination progresse dans les onze localités où le niveau était compris entre 20 et 50 millisieverts par an, afin de le faire passer sous le bas de cette fourchette, une dose que les autorités jugent admissibles pour les habitants, au grand dam des écologistes.

La décontamination de ces lieux, qui totalisaient environ 70.000 administrés sur 25.000 hectares, est conduite par l'Etat.

Par ailleurs, 39 autres communes, non évacuées car présentant une exposition inférieure à 20 mSv/an, doivent aussi être assainies, un travail confié aux autorités locales.

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Fukushima (61) 22 000 piscines olympiques de terre contaminée

Fukushima (61) 22 000 piscines olympiques de terre contaminée | Japan Tsunami | Scoop.it

Regardez bien l'image ci-dessus ! C’est l’un des grands sites d’entreposage de terre contaminée retirée des sols après la catastrophe de Fukushima. Elle a été publiée par le quotidien japonais Asahi Shimbun, (environ 7 millions d’exemplaires chaque jour) et je l’ai vue pour la première fois il y a un mois à Séoul, lors de la réunion bisannuelle des journalistes scientifiques du monde entier (WCSJ), pour laquelle j’avais organisé une table-ronde sur le nucléaire : « Comment informer de façon pertinente et juste sur le nucléaire ? » Elle était présentée dans son PowerPoint par notre confrère Toshihide Ueda, ancien responsable des actualités scientifiques  et médicales, qui a couvert pendant dix ans les questions nucléaires pour l’Asahi Shimbun. Une image impressionnante, quand on se rend compte de la taille du camion (au centre de la photo) et des grues. Ces petites choses noires entassées sur une paroi étanche bleue, ce sont des milliers de très gros sacs…

Crédit : Asahi Shimbun /getty images. Cette photo a été prise près de la ville de Tomioka.

 

Dans mon reportage-récit au coeur de la centrale de Fukushima, que j’ai visitée le 12 juin 2015, où de nombreux sacs jonchent aussi les lieux, je posais la question de savoir ce que deviendraient ces derniers ? Sachant qu’il y aurait environ une vingtaine de sites où ils viennent actuellement s’empiler. On les appelle ISF, non pas pour impôt sur la fortune, mais pour «  interim storage facility », lieu de stockage temporaire. Il est envisagé que leur contenu soit transféré « dans trente ans » sur un site définitif - qui ne pourra pas se trouver sur le territoire de la préfecture de Fukushima (suite à un accord entre le gouvernement et les autorités locales).  Peut-on y croire ? Quel lieu du Japon acceptera alors cet entreposage ? Alors que la radioactivité, liée essentiellement au césium n’aura diminué que de moitié (la demi-vie du césium 137 radioactif est de 30 ans). Et que le souvenir de Fukushima ne sera pas effacé…

Quelle forme ce stockage définitif  prendra-t-il ? La terre sera-t-elle compactée ? Car ce n’est pas d’un petit volume qu’il s’agit aujourd’hui. Selon l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) français, « les volumes de déchets liés à la décontamination sont estimés entre 28 et 55 millions de m3  ». Autrement dit, si l’on cherche un équivalent  un peu parlant, entre 11 000 et 22 000 piscines olympiques…  

Rappelons, pour comparaison en volume, qu’un centre comme celui de l’Aube en France, géré par l'Andra, réservé aux déchets de faible et moyenne activité à vie courte (en exploitation depuis 1992), a une capacité de 1 million de m3, et celui des très faibles activité est de 650 000 m3.

C’est toute une série d’autres questions que l’on pourrait aussi poser. Les sacs que l’on voit sur la photo tiendront-ils aussi longtemps sans être altérés et déverser leur contenu ? Les nappes phréatiques ne seront-elles alors pas menacées sous les zones d’entreposage, malgré les parois (en principe) étanches que l’on installe sur le sol ? Et que va-t-il advenir réellement des zones décapées ? Ne vont-elles pas se re-contaminer, au gré des précipitations qui gonflent les ruisseaux, drainant les particules venues des collines et montagnes alentour…

 

Crédit : Dominique Leglu. Séoul, 10 juin 2015, World congress of science journalists (WCSJ). Au pupitre, Toshihide Ueda (à droite) montre la photo du site d'entreposage de la ville de Tomioka, pendant la table-ronde consacrée au nucléaire. 

Je me suis souvenue d’une interview que le professeur Hiroaki Koide (assistant au laboratoire de recherche sur les réacteurs nucléaires à l’Université de Tokyo) avait accordée neuf mois après les débuts de la catastrophe de Fukushima (Le Monde, édition papier jeudi 8 décembre 2011). A la question de notre confrère Philippe Pons « Le gouvernement veut tourner la page : le leitmotiv est « reconstruire », « décontaminer »… »,  il avait répondu : « […] La décontamination est une nouvelle source de profit pour celui-ci et la reconstruction, une manne pour les entreprises de génie civil. Si on veut décontaminer, c’est tout le département de Fukushima qui doit l’être. Mais où transportera-t-on la terre irradiée ? »

Quand Shinzo Kimura, professeur associé à l’université Dokkyo est passé à Paris le 18 juin 2015 pour une conférence  consacrée aux conséquences sanitaires de la catastrophe, je lui ai posé la question de savoir ce qu’il pensait, quatre ans après, de cette entreprise de décontamination des sols. La réponse de ce spécialiste de radioprotection, qui se bat localement pour aider les populations face à la question de la contamination (lire aussi SetA n°805, mars 2014 et dans notre prochain n°822, août 2015), est une illustration de toute la difficulté de se prononcer sur la situation : « Je suis à la fois pour et contre. Il faut faire le maximum. Mais cette décontamination n’a qu’un impact limité. Ça ne peut pas aboutir. »

L’IRSN cite un exemple, celui du «  plan de décontamination de la portion de « special decontamination area » située sur le territoire de la municipalité de Tamura ».  […] Mené à son terme [il] a conduit notamment à diminuer l’ambiance radiologique dans les zones résidentielles de 28 à 56 %. »

En clair, c’est dans un engrenage infernal que se retrouve pris un gouvernement après une catastrophe du genre Fukushima – qui a contaminé une superficie équivalente à l’Ile de France. Qu’il ne fasse rien et il sera accusé de grave négligence (ou pire) vis-à-vis de sa population. Qu’il agisse et rien ne prouve que les résultats soient probants. Surtout dans la phase intermédiaire, comme actuellement autour de Fukushima, où se développent de multiples « petits entreposages » en attente de regroupement dans les ISF, avant l’hypothétique stockage définitif.  Et sans même mentionner les questions de sécurité que ces lieux, évidemment, ne manquent pas de poser. Un vrai casse-tête (japonais). 

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What's ahead for Japan's Fukushima nuclear plant

What's ahead for Japan's Fukushima nuclear plant | Japan Tsunami | Scoop.it

TOKYO | Four years after an earthquake and tsunami destroyed Japan's Fukushima nuclear power plant, the road ahead remains riddled with unknowns.

The government approved a revised 30- to 40-year roadmap Friday that delays by three years the start of a key initial step — the removal of still-radioactive fuel rods in the three reactors that had meltdowns following the March 2011 disaster in northeast Japan.

Experts have yet to pinpoint the exact location of the melted fuel inside the three reactors and study it, and still need to develop robots capable of working safely in such highly radioactive conditions. And then there's the question of what to do with the waste.

Some of the uncertainties and questions:

 

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THE FUEL RODS: Kept cool in storage pools on the top floor of each of the three reactors, they need to be removed to free up space for robots and other equipment to go down to the containment chambers. The 1,573 bundles of fuel rods — mostly used but some new — are considered among the highest risks at the plant, because they are uncovered within the reactor building. To remove them, the building roofs must be taken off and replaced with a cover that prevents radioactive dust from flying out. Each building is damaged differently and requires its own cover design and equipment. The government and plant operator TEPCO hope to start the process in 2018, three years later than planned.

 

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THE MELTED FUEL: Once the spent fuel rods are out of the way, workers can turn their attention to what is expected to be the hardest part of the decommissioning: Removing the melted fuel from the three wrecked reactors. The biggest questions are where the melted fuel is and in what condition. Radiation levels are too high for humans to approach. Based on computer simulations and a few remote-controlled probes, experts believe the melted fuel has breached the cores and fallen to the bottom of the containment chambers, some possibly seeping into the concrete foundation.

A plan to repair the containment chambers and fill them with water so that the melted fuel can be handled while being kept cool may be unworkable, and experts are studying alternatives. How to reach the debris — from the top or from the side — is another question. A vertical approach would require robots and equipment that can dangle as low as 30 meters (90 feet) to reach the bottom. Experts are also trying to figure out how to obtain debris samples to help develop radiation-resistant robots and other equipment that can handle the molten fuel.

 

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CONTAMINATED WATER: The plant is still plagued with massive amounts of contaminated water — cooling water that must be added regularly, and subsequently leaks out of the reactors and mixes with groundwater that seeps into the reactor basements. The volume of water grows by 300 tons daily. TEPCO runs it through treatment machines to remove most radioactive elements, and then stores it in thousands of tanks on the compound. Water leaks pose environmental concerns and health risks to workers. Nuclear experts say controlled release of the treated water into the ocean would be the ultimate solution.

 

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RADIOACTIVE WASTE: Japan currently has no plan for the waste that comes out of the plant. Under the roadmap, the government and TEPCO are supposed to compile a basic plan by March 2018. Waste management is an extremely difficult task that requires developing technology to compact and reduce the toxicity of the waste, while finding a waste storage site is practically impossible considering public sentiment. This raises serious doubts about whether the cleanup can be completed within 40 years.

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