Japan Tsunami
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En attendant le "big one"...

En attendant le "big one"... | Japan Tsunami | Scoop.it

La probabilité qu’un séisme de magnitude supérieure à 7,5 touche Tokyo dans les 30 prochaines années est estimée par les scientifiques à plus de 80%. Elle est de plus de 70% autour de San Francisco, et de 70% à Istanbul.

 

L’exposition aux séismes identifiée

L’ampleur du séisme de Tohoku, qui a provoqué un tsunami géant autour de Fukushima et causé la mort de près de 20.000 personnes au Japon en mars 2011, était-elle prévisible? Sans doute. Les zones exposées au risque de très grands séismes sont bien identifiées. La plupart ont lieu le long des zones de subduction, ces zones de contact qui absorbent le mouvement des plaques tectoniques. "Une plaque coulisse sous une autre et plonge vers l’intérieur de la terre. Ce mouvement relatif induit une accumulation d’énergie qui dépend du frottement entre les deux plaques. Cette énergie est relâchée lors des séismes, des épisodes brusques de glissement", résume Jean- Pierre Vilotte, sismologue à l’Institut de physique du globe de Paris.

Pour identifier les points rouges de la planète, il a fallu traquer ces zones de subduction et les principales failles actives au sein des plaques, quantifier les déplacements passés, décrypter d’anciens séismes à partir des couches géologiques… En Californie, le risque sismique le plus élevé se situe le long des failles qui absorbent la convergence de la plaque Pacifique vers la plaque nord-américaine (d’environ 5 cm par an). En Amérique du Sud, c’est le long de la zone de subduction andine, du Chili jusqu’en Colombie, en incluant le Pérou et l’Équateur. Au Japon, c’est désormais autour de Tokyo et sur la côte sud. Près de nous, en Turquie, "des segments successifs de la faille nordanatolienne rompent peu à peu, progressant vers l’ouest. Une zone bloquée accumulant de l’énergie est aujourd’hui identifiée en bordure sud d’Istanbul", précise Jean-Pierre Vilotte.

Une magnitude 9 au Japon prévisible

Savoir où un "big one" (de magnitude supérieure à 8) peut se produire est important. Cela permet d’évaluer les risques et d’adopter des mesures préventives : surveillance, normes de construction, éducation de la population, organisation des secours… Savoir quand, ce serait mieux. Mais ce type de prévision reste un défi. Il faut pour cela observer des phénomènes sismiques entre 20 et 70 km de profondeur. "On ne peut pas dire que tel événement surviendra dans deux ans à Los Angeles. Et ce ne sera sans doute jamais le cas!", selon Jean-Pierre Vilotte. Les scientifiques livrent donc des cartes d’aléas sismiques des probabilités à trente ans : il existe ainsi plus de 70% de risque qu’un séisme de magnitude supérieure à 7,5 survienne autour de San Francisco, à peine moins près de Los Angeles. À Tokyo, à la suite du séisme de Tohoku, cette probabilité a été revue à la hausse, à plus de 80%. à Istanbul, elle s’élève à 70%.

(...)

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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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1 Earthquake 2 Tsunami 3 Nuclear plant blast 4 Volcano eruption 5 Game over 6 stock market fall 7 What else in Japan ?

1 Earthquake 2 Tsunami 3 Nuclear plant blast 4 Volcano eruption 5 Game over 6 stock market fall 7 What else in Japan ? | Japan Tsunami | Scoop.it

[Note du Curateur] :

 

http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/map/

remplace la liste mise à jour en temps réel des tremblements de Terre enregistrés dans la zone asiatique dont le Japon :
http://on.doi.gov/aIqFNL

 

 

Aïe ! Aïe ! Aïe ! Devrai-je dire. Ou même, Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe !... Hou la la !
En effet, le 11 03 2011 sera une date qui marquera l'Histoire de l'Humanité en ce début de XXI° siècle, comme précédemment le 11 09 2001...*

 

♺ N'oubliez pas d'utiliser les tags disponibles pour retrouver les informations particulières - Don't forget to use the tags to get specific informations. ♺

Tous les chiffres diffusés sur la situation au Japon, radioactivité, séismes, etc.
http://fleep.com/earthquake/

Epic pics made in Japan http://bit.ly/ia78UA Photographies impressionnantes faites sur le terrain

Si vous vous proposez de faire quelque chose d'utile pour le peuple japonais actuellement dans la tourmente, allez sur cette page entièrement consacrée à recueillir vos bonnes idées
http://www.scoop.it/t/japan-tragedy-how-to-help
If you intend to do something useful for the Japan people really under turmoil, go on the page dedicated to receive your good ideas.

Cette page n'est peut-être pas au top de la requête "Japan Tsunami" sur Google. Mais il est sûr que cet article n'attendra pas un second pour prendre la tête de 2° Tsunami, car c'est déjà le cas !

http://www.google.com/search?q=2%C2%B0%20tsunami


♺ Pour mémoire, la plaque signalétique du tremblement de terrre du 11 mars :
This event has been reviewed by a seismologist.
Magnitude
9.0
Date-Time
Friday, March 11, 2011 at 05:46:23 UTC
Friday, March 11, 2011 at 02:46:23 PM at epicenter
Time of Earthquake in other Time Zones
Location
38.322°N, 142.369°E
Depth
32 km (19.9 miles) set by location program
Region
NEAR THE EAST COAST OF HONSHU, JAPAN
Distances
129 km (80 miles) E of Sendai, Honshu, Japan
177 km (109 miles) E of Yamagata, Honshu, Japan
177 km (109 miles) ENE of Fukushima, Honshu, Japan
373 km (231 miles) NE of TOKYO, Japan
Location Uncertainty
horizontal +/- 13.5 km (8.4 miles); depth fixed by location program
Parameters
NST=350, Nph=351, Dmin=416.3 km, Rmss=1.46 sec, Gp= 29°,
M-type=centroid moment magnitude (Mw), Version=A
Source
USGS NEIC (WDCS-D)
Event ID
usc0001xgp

Depuis, il y a des répliques jusqu'à 5 fois par jour, elles continuent de secouer la centrale de #Fukushima pour mieux disperser ses merdes radioactives dans le silence des médias à la solde des lobbies nucléaires.

♺ Je ne fais mention ici que des répliques de plus de 6 de magnitude :

http://www.scoop.it/t/japan-tsunami?tag=R%C3%A9pliques

 

♺ Retrouvez toute l'année sismique 2011 résumée en 9 minutes :

http://www.scoop.it/t/japan-tsunami/p/1267255310/2011-world-earthquakes-2011-visualization-map-2012-01-01

 

 

* D'aucuns ont déjà remarqué que 11 09 01 + 11 03 11 = 22 12 12 soit, le jour d'après la fin du Monde selon le calendrier Maya. Mais cela est une autre histoire à suivre par ici :

http://www.scoop.it/t/bugarach ;

 

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Les enfants de Fukushima sont en train de mourir

Les enfants de Fukushima sont en train de mourir | Japan Tsunami | Scoop.it
Plus de 48 % des 375.000 jeunes – presque 200.000 enfants – testés par l’Université de Médecine de Fukushima vivant à proximité des réacteurs souffrent aujourd’hui d’anomalies pré-cancéreuses de la thyroïde, principalement de nodules et de kystes


Quelque 39 mois après les multiples explosions à Fukushima, le taux de cancers de la thyroïde chez les enfants des environs sont montés en flèche, dépassant de 40 fois la normale.

Plus de 48 % des 375.000 jeunes – presque 200.000 enfants – testés par l’Université de Médecine de Fukushima, vivant à proximité des réacteurs souffrent aujourd’hui d’anomalies pré-cancéreuses de la thyroïde, principalement de nodules et de kystes. Le taux est en voie d’accélération.


2011, Enfant qui passe un test de radioctivité



Plus de 120 cancers infantiles ont été relevés quand on ne s’attend qu’à trois seulement, déclare Joseph Mangano, directeur exécutif du Projet Radiation et Santé Publique.

L’industrie nucléaire et ses chantres continuent de nier cette tragédie sanitaire. Certains ont en fait affirmé que « pas une seule personne » n’a été affectée par la libération massive des radiations de Fukushima, qui, pour certains isotopes, a dépassé de presque 30 fois celle d’Hiroshima.

Mais l’épidémie mortelle de Fukushima concorde avec les impacts subis par les enfants après l’accident de Three Mile Island en 1979 et l’explosion de Tchernobyl en 1986, de même qu’avec les conclusions rapportées pour d’autres réacteurs commerciaux.

Les enfants à proximité ne sont pas les seules victimes de Fukushima. L’un des responsables de la centrale, Masao Yoshida est mort à 58 ans d’un cancer de l’œsophage. Masao a héroïquement refusé d’abandonner Fukushima au pire moment de la crise, sauvant probablement des millions de vies. Les ouvriers du site employés par des entrepreneurs indépendants – dont de nombreux sont dominés par des syndicats du crime (cf Des SDF recrutés pour nettoyer Fukushima) – sont souvent laissés sans aucune surveillance pour l’exposition aux radiations. La colère du public augmente avec les plans du gouvernement pour obliger les familles – dont certaines avec de nombreux enfants – à retourner dans la région lourdement contaminée autour de la centrale.

Par dessus tout, les terribles nouvelles de Fukushima ne peuvent que s’aggraver. Les radiations des trois cœurs fondus sont toujours charriées dans le Pacifique. La gestion des barres de combustible des piscines suspendues dans l’air et éparpillées autour du site reste périlleuse.

Le régime pro-nucléaire de Shinzo Abe veut rouvrir les 48 réacteurs restant (cf Japon, le retour du nucléaire ?). Il a fortement incité les familles qui ont fui la catastrophe à réoccuper les maisons et les villages irradiés.

Mais Three Mile Island, Tchernobyl et le fléau de mort et de maladie qui fait aujourd’hui surface près de Fukushima dit trop clairement que le coût humain de telles décisions continue de s’aggraver – avec nos enfants les premiers et les pires touchés.

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M6.8 - 33km SE of Ofunato, Japan

M6.8 - 33km SE of Ofunato, Japan | Japan Tsunami | Scoop.it
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  1. 2015-05-12 21:12:58 (UTC)
  2. 2015-05-12 23:12:58 (UTC+02:00) in your timezone
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  1. 33km (21mi) SE of Ofunato, Japan
  2. 42km (26mi) SSE of Kamaishi, Japan
  3. 52km (32mi) SSE of Otsuchi, Japan
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  5. 412km (256mi) NNE of Tokyo, Japan
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Des dauphins morts à Fukushima, les poumons irradiés

Des dauphins morts à Fukushima, les poumons irradiés | Japan Tsunami | Scoop.it

Les scientifiques japonais affirment n'avoir jamais rien vu de pareil après avoir autopsié un groupe de dauphins morts retrouvés échoués sur une plage non loin du site de la catastrophe de 2011 à Fukushima.

 

De nombreux dauphins ont été découverts échoués sur les côtes ces derniers temps. Le musée national des sciences a donc décidé d'enquêter. Trente chercheurs ont ainsi autopsié les 17 animaux retrouvés. Les poumons de ces dauphins étaient blancs, ce qui, d'après les scientifiques, est une indication du manque de sang acheminé vers les organes dû à un empoisonnement par radiation.

D'après Yuko Tajima, qui dirige les recherches, "les poumons de la majorité d'entre eux étaient blancs pour cause d'ischémie, une maladie vasculaire qui diminue l'apport sanguin vers un organe. Non traitée, elle peut mener à la mort". Il ajoute qu'il a été démontré que les radiations ionisantes à petites doses et sous certaines conditions sont considérées comme étant un des mécanismes de base des maladies ischémiques.

Les risques de cancer provoqués par les effets des radiations ont été révélés après l'accident de Tchernobyl, et récemment, on a découvert que le risque de maladie  ischémique lié aux radiations serait statistiquement plus grand que le nombre de cancers. En 1990, le ministère de la santé biélorusse avait déjà dévoilé dans un rapport l'aggravation du nombre de personnes affectées par ces maladies: "Le nombre d'adultes atteints par les maladies ischémiques cardiaques est de 2 à 4 fois plus élevé en comparaison avec les années précédentes".

On peut donc s'attendre à ce type de constatations dans la région de Fukushima dans les années à venir.


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Tokyo construit un mur géant anti-tsunami

Tokyo construit un mur géant anti-tsunami | Japan Tsunami | Scoop.it
Le Japon est actuellement en train de construire un mur géant sur ses côtes. La structure à 4 étages toisera 12,5 mètres et s’étalera sur plus de 400 km (©DR).
 
C’est une première à l’échelle mondiale, précise le site internet qui souligne que les côtes japonaises seront bientôt protégées par ce que certains commencent déjà à appeler “The Great Wall of Japan”, “Le grand mur du Japon”. Cette structure à quatre étages, dont le coût est évalué à 6,8 milliards de dollars, toisera 12,5 mètres et s’étalera sur plus de 400 km.
La construction de ce mur très controversé a déclenché la fureur des habitants du littoral qui voient dans cette structure gigantesque une “pollution visuelle” et un enfermement. Son efficacité reste également à démontrer car il s’agit d’un projet unique qui donc fera office de test en cas de tsunami.
Il y a 4 ans, le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 8,9 sur l’échelle de Richter a dévasté le nord-est du Japon, suivi de trois répliques. Ce tremblement de terre s’est produit à une profondeur de 25 km, à 130 km à l’Est de Sendai, sur l’île de Honshu, la plus grande du pays. Une vague de 10 mètres de hauteur a déferlé sur la ville de Sendaï et les secousses ont été ressenties jusqu'à Pékin, à 2 500 km. Ce sont la plupart du temps des séismes sous-marins qui provoquent des vagues comme celle survenue dans la région de Fukushima.
Le mouvement des plaques tectoniques libère une grande quantité d’énergie qui provoque un appel d’eau. Une oscillation se forme en surface et déclenche des vagues qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres. Ces vagues se propagent très rapidement et déferlent sur les côtes avec une grande violence. Le tsunami se déplace quant à lui à une vitesse pouvant atteindre les 800 km/h... Nautisme.com rappelle que l’événement du 11 mars 2011 a finalement été le plus fort séisme enregistré au Japon depuis 140 ans, le dernier d'une ampleur comparable datant de 1923 avec un degré de 8,3 à Kanto. Le séisme du 11 mars 2011 a été à l'origine de l'accident nucléaire de Fukushima, une catastrophe majeure qui n'est pas encore terminée puisque des fluides toxiques s'échappent toujours de l'usine.
 

Où sont les cœurs en fusion ?

Encore 230 000 Nippons vivent aujourd’hui dans des habitations provisoires. Ils sont traumatisés, beaucoup ont perdu des proches, d’autres ont été exposés à des niveaux élevés de radiation, explique de son côté le journal belge Le Soir. Chez certains réfugiés, le désespoir règne. En quatre ans, 1 500 d’entre eux se sont donnés la mort. Les zones s’étalant à 20 km de la centrale de Fukushima ont été ravagées. L’accès y est encore interdit. Quelques localités sont autorisées aux anciens résidents, mais ils ne peuvent y rester la nuit. La décontamination et la reconstruction avancent lentement. Ces derniers mois, Tepco, l’exploitant japonais de la centrale, a réalisé quelques progrès pour assainir le site. Dernier succès : le retrait de 1 500 assemblages de combustible qui se trouvaient dans la piscine du réacteur 4. L’opération était risquée. La piscine ne représente désormais plus aucun danger. La situation reste problématique dans les réacteurs 1 à 3. Leurs cœurs ont fondu et aucune solution n’a encore été trouvée pour retirer le combustible fondu. Cette tâche est la plus importante pour assainir le site.
Autre problème, celui de l’eau contaminée, souligne Le Soir, malgré des progrès, elle continue à fuir de la centrale, contaminant sols, sous-sols et océans. Des traces de radioactivité ont été découvertes jusque dans la côte Est des États-Unis.
 
D.Grivois
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Japon : Un drone légèrement radioactif atterrit sur le toit du bureau du Premier ministre

Japon : Un drone légèrement radioactif atterrit sur le toit du bureau du Premier ministre | Japan Tsunami | Scoop.it

Un petit drone portant des traces de radioactivité a été découvert mercredi sur le toit de la résidence officielle du Premier ministre japonais Shinzo Abe à Tokyo.

 

L’engin motorisé de 50 centimètres a été retrouvé en milieu de matinée par des membres du personnel au sommet du bâtiment abritant les bureaux de M. Abe, après avoir apparemment atterri là, a confirmé un porte-parole de la police municipale.

Des dizaines de policiers se sont ensuite déployés sur le toit de cet immeuble de verre moderne de cinq étages, connu sous le nom de "Kantei", en plein cœur de la capitale nippone, selon des images aériennes de la chaîne de télévision locale NHK. Ils ont ensuite précautionneusement emporté le drone.

M. Abe était absent au moment de l’incident. Il participe mercredi à une conférence Asie-Afrique en Indonésie.

L’appareil était semble-t-il équipé d’une caméra et transportait une boîte en plastique, a déclaré le porte-parole de la police. Les enquêteurs ont détecté des niveaux très bas de radiation émanant de cette boîte, sur laquelle était indiqué qu’elle contenait des substances radioactives, possiblement du césium, mais dont la quantité était sans danger pour la santé humaine, ont précisé plusieurs médias. Les césiums 134 et 137 sont parmi les plus importants produits de la fission nucléaire mise en œuvre dans les centrales atomiques.

L’usage des drones est de moins en moins rare au Japon, notamment pour la photographie aérienne, et n’est sujet, pour le moment, à aucune restriction légale. Toutefois, l’incident de mercredi pourrait pousser le gouvernement à étudier la question, selon un haut responsable du cabinet.

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Où sont les déchets de Fukushima?

Où sont les déchets de Fukushima? | Japan Tsunami | Scoop.it

Plus de quatre ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, les déchets radioactifs et les détritus en tout genre continuent de se répandre sur terre, dans les océans et dans nos assiettes. Mais où sont-ils exactement ? Éléments de réponse.

 

Dans le courant du mois d'avril, des experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), organe chapeauté par l'ONU, se rendront à nouveau sur le site de Fukushima pour répondre à une demande expresse des autorités nippones, inquiètes de la quantité d'eau contaminée qui s'échappe toujours des réacteurs.

"La bataille de la décontamination ne fait que commencer"

Depuis le 11 mars 2011, jour de la catastrophe, les fuites ne se comptent plus. Fin février encore, des éléments radioactifs étaient détectés dans un canal traversant le site et descendant vers la mer. "Quatre ans après, la bataille de la décontamination ne fait que commencer", admet Pierre Le Hir, journaliste au Monde. "La radioactivité demeure partout présente, dans les réacteurs éventrés comme dans les sous-sols gorgés d'eau qui continuent de souiller le Pacifique (300 tonnes d'eau contaminée par jour, NDLR)." En début de semaine, une nouvelle étape de pollution "post-Fukushima" fut d'ailleurs franchie : celle qui sépare le Japon de l'Amérique du Nord.

Pour la toute première fois, des éléments radioactifs, comme le Césium 134, ont été détectés sur la plage d'Ucluelet, en Colombie Britannique (sud-ouest du Canada). Certes, les quantités sont actuellement marginales ("mille fois inférieure à la radiation reçue lors d'une radiographie dentaire", d'après Ken Buesseler, auteur des prélèvements), mais il faudra désormais suivre attentivement leur développement dans le milieu marin local, puisque la centrale ne cesse d'émettre des radionucléides (atomes radioactifs) dans le Pacifique et que ces particules radioactives devraient errer durant une dizaine d'années dans les océans.

Si l'Amérique du Nord commence donc "seulement" à être victime du "plus importantdéversement accidentel d'agents contaminants radioactifs dans les océans au cours de l'histoire" - des niveaux de césium analogues devraient prochainement être mesurés sur la côte ouest des États-Unis, cela fait bien longtemps que les déchets issus de la tragédie nucléaire se répandent dans le monde entier.

De la radioactivité en sachet

À commencer, évidemment, par le Japon, où le grand nettoyage s'effectue notamment par l'entrepôt de nombreuses tonnes de déchets radioactifs dans des sacs en plastique,le long du littoral. En tout, on dénombre 75 000 sites de stockages provisoires. Une situation qui dure, mais ne peut s'éterniser. Le gouvernement japonais a récemment annoncé vouloir incinérer, à terme, 22 millions de m³ de ces végétaux radioactifs afin de s'en débarrasser.

Les sacs "radioactifs", entreposés le long du littoral. © Reuters

L'eau utilisée pour refroidir les réacteurs, 350 m³ d'eau douce par jour, demeure également problématique. Au contact du combustible nucléaire dégradé, elle se charge en radioéléments solubles (césium, strontium, antimoine, tritium...) et doit, du coup, être pompée et traitée consciencieusement avant d'être soit réintroduite dans le circuit de refroidissement, soit stockée dans des réservoirs, sur le site même. Tepco, l'opérateur en charge de la décontamination de la zone, assure cependant avoir trouvé un moyen de purifier 1 300 m³ d'eau quotidiennement, ce qui devrait permettre de limiter son stockage, estimé aujourd'hui à 600 000 tonnes.

Restes humains et Harley Davidson dans l'océan

Les suites de l'accident de Fukushima ne se limitent toutefois pas à la radioactivité "liquide". Le séisme et le tsunami ayant frappé la côte du T?hoku en 2011 ont ainsi déversé quelque 5 millions de tonnes de détritus dans l'océan. La plupart ont directement coulé, mais environ 30 % ont navigué (ou naviguent encore) dans le Pacifique.

Dès l'hiver 2012, les plus "légers" ont atteint les États-Unis : filets de pêche, bouées, plastiques en tout genre, voire... restes humains (pas moins de 16 000 personnes furent portées disparues après la catastrophe). Huit mois plus tard, deux docks flottants en béton avaient gagné l'Oregon et l'État de Washington. Morceaux de bateaux, voiliers ou Harley Davidson n'ont pas tardé à s'échouer eux aussi sur les côtes américaines. Mais rarement en tir groupé.

Il est effectivement rare que ces différents objets "accostent" en même temps. Les données de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), l'agence américaine de l'océan et de l'atmosphère, montrent que les débris ne forment plus une masse unique, éclaire 20minutes.fr"Depuis quatre ans, ils ont été dispersés dans le vaste océan Pacifique Nord", indique Sherry Lippiatt, coordinatrice régionale en Californie du programme sur les déchets marins de la NOAA. "Il est dès lors difficile de savoir combien flottent encore à la surface et où exactement. Beaucoup ont dû couler, se charger d'eau, et leur dispersion rend vaine toute observation par avion ou satellite." D'après les calculs des scientifiques, la contamination de la côte ouest de l'Amérique du Nord devrait atteindre son paroxysme en 2016.

La "Grande zone d'ordures du Pacifique"

Emportées par un courant circulaire qui part du Pacifique Nord, la majorité des épaves qui n'ont pas fini dans les fonds marins ou sur les plages nord-Américaines sont prises au piège dans un tourbillon situé entre Hawai et le Pacifique, appelé la "Grande zone d'ordures du Pacifique". "Ils pourraient y rester entre trente et quarante ans", confie Simon Boxall, océanologue britannique.

En rouge, la "Grande zone d'ordures du Pacifique". © DR

Des risques alimentaires ?

Et puis, il y a les éventuels risques alimentaires. L'équation est assez simple : plus la "zone contaminée" s'étend, plus les animaux aquatiques ont de chances d'ingérer des éléments eux-mêmes infectés.

Qu'il s'agisse de plastiques dégradés, au fil du temps, en microparticules facilement "avalables", ou d'isotopes radioactifs, tel le Césium 134 ou 137, qui se fixent par ailleurs sur le plancton, base de la chaine alimentaire marine. Un phénomène loin d'être cantonné aux seules côtes japonaises : en 2013, des poissons contaminés au Césium avaient ainsi été retrouvés dans des supermarchés Suisses, alors qu'ils avaient été pêchés aux Philippines, soit à environ 4 000 kilomètres du sud du Japon.

La consommation de ces poissons est-elle pour autant dangereuse pour l'homme ? Difficile de répondre avec assurance. Ce qui est certain, c'est que les doses détectées sont extrêmement faibles, bien en dessous des normes : 0,4 becquerel par kilogramme, pour une limite fixée à 1.250 becquerels par kilogramme. Mais plusieurs experts rappellent qu'en matière de radioactivité, il n'y a pas de seuil d'innocuité, écrivait l'année dernière le Huffington Post français.

Par Antoine Vidua

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Fukushima : une catastrophe sans fin

Fukushima : une catastrophe sans fin | Japan Tsunami | Scoop.it

Le 11 mars 2015 marque un terrible « anniversaire » : il y a quatre ans, un séisme et un tsunami dévastateurs frappaient le Japon, et une catastrophe nucléaire majeure débutait avec la fusion de trois réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, exploitée par Tepco.

 

Quatre ans plus tard, la catastrophe nucléaire continue de se dérouler sous nos yeux, entraînant à la fois une contamination de l’environnement et une souffrance humaine intolérables.
Même le Premier ministre Shinzo Abe – fervent partisan d’une relance du parc nucléaire japonais à l’arrêt depuis la catastrophe – semble hésiter face à l’ampleur de la crise de l’eau contaminée. Naoto Kan, son prédécesseur en fonction pendant les premiers mois de la catastrophe, estime quant à luiqu’il faut « arrêter le nucléaire le plus tôt possible« .

 

Le tonneau des Danaïdes de l’eau contaminée

L’eau de Fukushima est contaminée par des éléments radioactifs hautement toxiques et persistants, comme le dangereux césium ou le cancérigène strontium 90.
Le 25 février dernier, Tepco a annoncé que de l’eau hautement radioactive (à des concentrations 50 à 70 fois supérieures aux niveaux déjà très élevés mesurés sur le site) s’écoulait dans l’océan. L’exploitant avait connaissance de cette fuite depuis près d’un an.

« Tepco a tendance à cacher les choses qui la gênent. »

Naoto Kan, ancien premier ministre du Japon (lire l’intégralité de l’interview sur le site de Reporterre)

 

Les chiffres exponentiels de l’eau contaminée
  • En décembre 2014, 320 000 tonnes d’eau hautement radioactive étaient stockées dans environ 1 000 énormes réservoirs sur site, dans l’attente d’être traitées et débarrassées des 62 éléments radioactifs qui la contaminent (sauf le tritium, pour lequel aucune solution de traitement n’a été trouvée).
  • Chaque jour, 300 tonnes d’eau sont déversées sur les cuves des réacteurs des unités 1, 2 et 3 pour les refroidir. On ne sait même pas à quelle profondeur se trouvent les cœurs des réacteurs…
  • Chaque jour, 800 tonnes d’eaux souterraines s’écoulent sur le site, dont 300 à 400 tonnes deviennent radioactives.
  • Chaque jour, 400 tonnes d’eau hautement radioactive se déversent dans l’océan Pacifique. À noter que ce chiffre ne comprend pas la dernière fuite annoncée en février par Tepco. On estime que 11 000 tonnes d’eau hautement radioactive sont stockées dans des tranchées, que Tepco a essayé de pomper avec un succès limité.
 Des solutions qui risquent de prendre l’eau

Pour résoudre le problème, deux pistes sont à l’étude : la construction d’une digue pour contrôler les fuites massives d’eau radioactive dans l’océan, ou l’édification d’un mur de glace pour réduire les quantités d’eau qui s’écoulent chaque jour sur le site. Tepco espère qu’à une certaine profondeur, le sous-sol du site soit composé de roche imperméable et puisse servir de réservoir naturel pour empêcher l’eau de s’écouler.

Cependant, les chances de réussite de ces travaux sont compromises : d’après des études géologiques, le site nucléaire est construit sur un sol spongieux et hautement perméable, composé de sable et de ponce, jusqu’à une profondeur de… 200 mètres.

 L’extérieur du site continue aussi d’être contaminé…

Là aussi, les chiffres sont vertigineux. D’importantes quantités de déchets radioactifs se sont accumulées au fur et à mesure des travaux de décontamination. Ces déchets sont stockés dans d’immenses sacs noirs, entreposés temporairement dans pas moins de 54 000 décharges à ciel ouvert dispersées aux alentours de la centrale, y compris dans les jardins de particuliers, des parkings ou des parcs. D’après les estimations officielles, le volume de stockage nécessaire pour mettre à l’abri ces montagnes de déchets serait de 15 à 28 millions de mètres cubes.

Sacs de sol, de boue et d’herbe contaminés, stockés dans le village d’Iitate – © Noriko Hayashi / Greenpeace


En d’autres termes, les efforts de décontamination n’ont pas permis d’éliminer le problème des déchets radioactifs : ils n’ont fait que le déplacer et l’éparpiller.

Dans la ville hautement contaminée d’Iitate (à 40 km de la centrale), des milliers d’ouvriers s’activent pour décontaminer les espaces publics. Certains nettoient les trottoirs à l’aide de brosses à dents. Malgré leur détermination et leur courage, leur tâche semble insurmontable…

 

… Et la radioactivité ne décroît pas aussi vite qu’espéré

Les experts en radioprotection de Greenpeace se sont rendus à Fukushima à 23 reprises depuis le début de la catastrophe. Les taux de radioactivité relevés en octobre 2014 à Iitate et dans d’autres villes avoisinantes montrent qu’en de nombreux endroits, le niveau de contamination n’a pas suffisamment diminué pour atteindre les objectifs fixés par le gouvernement japonais à long terme. Dans le village de Kawauchi, par exemple, 59 % des mesures effectuées par Greenpeace dépassaient le plafond fixé par le gouvernement – alors que les habitants viennent en partie d’être autorisés à regagner le village.

A l’heure actuelle, 120 000 habitants sont encore « déplacés » ou vivent dans des logements temporaires dans d’autres régions du Japon. Le processus de réparation est loin s’être satisfaisant : toutes les victimes ne sont pas forcément éligibles, le traitement des demandes d’indemnisation a pris du retard, les versements mensuels ne permettent pas aux personnes déplacées de vivre décemment, ni de compenser intégralement la perte de leurs biens, encore moins de démarrer une nouvelle vie. Beaucoup ont perdu espoir de regagner un jour leur domicile.

(Re)lire notre rapport : Fukushima, des victimes livrées à elles-mêmes
Pour un état des lieux détaillés de l’état de la situation, voir le travail exemplaire réalisé par le laboratoire indépendant de l’ACRO (Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest) sur le site : http://fukushima.eu.org/

Compteur Geiger à Fukushima – © Masaya Noda / Greenpeace


Un clou de plus dans le cercueil du nucléaire

Avant la catastrophe de Fukushima, l’industrie du nucléaire était déjà en déclin à l’échelle mondiale. Depuis les années 1990, plus de centrales ont été fermées que de nouveaux réacteurs construits.
Depuis Fukushima, la tendance s’est accélérée. De nombreux pays ont décidé de sortir progressivement du nucléaire (Allemagne, Suisse, Belgique, Suède…), d’annuler leurs plans de relance (Italie, Égypte, Koweït, Thaïlande…) ou de mettre leurs projets en stand-by (Bangladesh, Belarus, Jordanie, Turquie, Lituanie, Pologne, Arabie saoudite, Vietnam).

Par ailleurs, le « retour d’expérience » de Fukushima contraint les pays nucléarisés à apporter des mesures correctives de grande envergure à leurs installations nucléaires. À ces travaux « post-Fukushima » viennent s’ajouter ceux du « lifting » des centrales, rendus nécessaires par le vieillissement du parc nucléaire. En France, les coûts de l’ensemble de ces travaux atteindraient la bagatelle de 4,4 milliards d’euros par réacteur, rendant le nucléaire bien moins compétitif que les énergies renouvelables.

On peut se demander comment l’industrie nucléaire française va provisionner ces coûts, ses finances étant déjà mal en point. AREVA a confirmé le 4 mars dernier une perte record de 4,8 milliards d’euros, en grande partie imputable aux retards à répétition et surcoûts des chantiers EPR.

À contre-courant de la tendance mondiale d’investissement dans les énergies renouvelables et de prise de conscience du non-sens économique et sécuritaire du nucléaire, nos Sénateurs ont choisi de « renucléariser » la loi sur la transition énergétique… Un choix qui a été bloqué en commission mixte paritaire, alors que François Hollande lui même a rappelé deux fois sa promesse publiquement ces derniers jours.

Alors que les habitants de Fukushima continuent de panser leurs plaies quatre ans après le début de la catastrophe, le Premier ministre Manuel Valls, interrogé le 4 mars dernier à l’Assemblée nationale sur le sort de la filière nucléaire française, a déclaré : « Le nucléaire est une filière d’avenir« . Oui, mais lequel ?


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- The Road ahead for TEPO-first step of reform-

- The Road ahead for TEPO-first step of reform- | Japan Tsunami | Scoop.it

Today we want to introduce you the video that shows how we have changed reflecting on what we have learnt from the accident on March 11, 2011

By easy-to-understand animation and movie, please let us explain our new safety measures and the detail of reforms. It also includes interviews of TEPCO President, Plant Chief, and other staff.

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Japan audit: Millions of dollars wasted in Fukushima cleanup

Japan audit: Millions of dollars wasted in Fukushima cleanup | Japan Tsunami | Scoop.it

In this Nov. 7, 2013 file photo, Tokyo Electric Power Co.'s official gives briefing to journalists at H4 tank area, where radioactive water leaked from storage tank in August 2013, at TEPCO's Fukushima Dai-ichi nuclear power plant at Okuma town, Fukushima Prefecture, northeastern Japan. Japanese government auditors said the operator of the nuclear plant has wasted more than a third of the 190 billion yen ($1.6 billion) in taxpayer money allocated for cleaning up the plant after it was destroyed by a March 2011 earthquake and tsunami. A Board of Audit report describes various expensive machines and untested measures that ended in failure. It also says the cleanup work has been dominated by one group of Japanese utility, construction and electronics giants despite repeated calls for more transparency and greater access for international bidders. Kimimasa



TOKYO

Japanese government auditors say the operator of the Fukushima Dai-ichi nuclear plant has wasted more than a third of the 190 billion yen ($1.6 billion) in taxpayer money allocated for cleaning up the plant after it was destroyed by a March 2011 earthquake and tsunami.

A Board of Audit report describes various expensive machines and untested measures that ended in failure. It also says the cleanup work has been dominated by one group of Japanese utility, construction and electronics giants despite repeated calls for more transparency and greater access for international bidders.

Tokyo Electric Power Co. spokesman Teruaki Kobayashi said all of the equipment contributed to stabilizing the plant, even though some operated only briefly.

 

Some of the failures cited in the report:


FRENCH IMPORT: Among the costliest failures was a 32 billion yen ($270 million) machine made by French nuclear giant Areva SA to remove radioactive cesium from water leaking from the three wrecked reactors. The trouble-plagued machine lasted just three months and treated only 77,000 tons of water, a tiny fraction of the volume leaking every day. It has since been replaced with Japanese and American machines.

SALT REMOVAL: Sea water was used early in the crisis to cool the reactors after the normal cooling systems failed. Machines costing 18.4 billion yen ($150 million) from several companies including Hitachi GE Nuclear Energy, Toshiba Corp. and Areva were supposed to remove the salt from the contaminated water at the plant. One of the machines functioned only five days, and the longest lasted just six weeks.

SHODDY TANKS: TEPCO hurriedly built dozens of storage tanks for the contaminated water at a cost of 16 billion yen ($134 million). The shoddy tanks, using rubber seals and assembled by unskilled workers, began leaking and some water seeped into the ground and then into the ocean. The tanks are now being replaced with more durable welded ones.

GIANT UNDERGROUND POOLS: A total of 2.1 billion yen ($18 million) was spent on seven huge underground pools built by Maeda Corp. to store the contaminated water. They leaked within weeks, and the water had to be transferred to steel tanks.

UNFROZEN TRENCH: A 100 million yen ($840,000) project to contain highly contaminated water in a maintenance tunnel by freezing it failed because the water never completely froze. TEPCO subsidiary Tokyo Power Technology even threw in chunks of ice, but eventually had to pour in cement to seal the trench.



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Nucléaire: le Japon se lance dans une série de démantèlements précipités par Fukushima

Nucléaire: le Japon se lance dans une série de démantèlements précipités par Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it


Des travailleurs de Tepco retirent les restes de combustible d'une piscine d'un des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi, dans le nord du Japon, le 20 décembre 2014 (Photo Japan Pool. AFP)


 

Privé depuis des mois d’énergie nucléaire, le Japon se lance dans le démantèlement d’installations atomiques, précipité par le désastre de mars 2011 qui a déjà condamné les six réacteurs de la centrale accidentée Fukushima Daiichi.

Mardi, la compagnie d’électricité Kansai Electric Power, qui alimente une partie de l’ouest de l’archipel, a opté pour la démolition de deux de ses réacteurs trop vieux et dont la prorogation de durée de vie, en théorie possible, serait trop coûteuse.

Kansai Electric prévoit de déconstruire les unités Mihama 1 et 2 respectivement mises en exploitation en 1970 et 1972 dans la région de Fukui (ouest) où se trouvent plusieurs centrales atomiques.

La société Japan Atomic Power Company a aussi décidé mardi le démantèlement de Tsuruga 1 (datant de 1970), également dans l’ouest.

Deux autres compagnies régionales, Chubu Electric Power et Kyushu Electric Power, pourraient sous peu annoncer des résolutions similaires pour leurs unités respectives Shimane 1 (1974) et Genkai 1 (1975).

 

- Une première depuis Fukushima -

C’est la première fois qu’une telle décision est prise depuis l’accident de Fukushima qui entraîne de facto le démantèlement de toutes les tranches du complexe exploité par Tokyo Electric Power (Tepco) dans le nord-ouest de l’archipel.

Le ministre japonais de l’Industrie, Yoichi Miyazawa, a déclaré mardi étudier des dispositions particulières pour aider les localités qui hébergent les réacteurs concernés par ces décisions.

«En tant que pionnier dans le développement de moyens de démantèlement des réacteurs à eau pressurisée (PWR), nous poursuivons les recherches avec le concours des entreprises, universités et centres de recherches de la région», a souligné Kansai Electric.

Depuis le drame de Fukushima provoqué par un tsunami en mars 2011, les réacteurs nucléaires au Japon ne doivent pas fonctionner plus de quatre décennies. Mais, moyennant des contrôles poussés et modifications techniques, ils peuvent en théorie obtenir une dérogation pour 20 ans supplémentaires.

Le gouvernement a demandé l’an passé à tous les producteurs d’électricité du pays de déclarer rapidement leurs intentions au sujet des installations atteignant la limite d’âge, à savoir grosso modo les unités lancées dans les années 1970, au nombre d’une douzaine en plus des six de Fukushima Daiichi.

Tous doivent faire de savants calculs pour comparer les différentes options (démantèlement, travaux de mise en conformité...) en fonction des avantages et inconvénients matériels et financiers qu’il y a à faire tourner ou non chacun de leurs réacteurs.

Pour les cinq, dont le démantèlement est décidé ou en voie de l’être, le coût d’une éventuelle prolongation serait trop élevé au regard de leurs capacités, car il s’agit de modèles de faible puissance (moins de 600 mégawatts pour chaque).

A l’inverse, trois autres tranches, d’un âge voisin, Takahama 1 et 2 et Mihama 3, pourraient bénéficier d’un prolongement d’activité. C’est le souhait de Kansai Electric qui devrait déposer une demande en ce sens mardi après-midi auprès de l’autorité de régulation nucléaire.

 

- Priorité au redémarrage -

Actuellement, les 48 réacteurs de l’archipel (sans compter les 6 condamnés de Fukushima-Daiichi) sont arrêtés. Si tous étaient définitivement stoppés au bout de 40 ans, la capacité potentielle nucléaire de l’archipel chuterait à 15% de l’électricité produite à horizon 2030, selon les calculs des organismes spécialisés, soit deux fois moins qu’avant le sinistre de mars 2011.

D’où la volonté de proroger l’usage des plus puissants à défaut d’en construire de nouveaux.

Dans l’immédiat, la priorité du gouvernement de Shinzo Abe est le redémarrage des réacteurs jugés sûrs.

Deux, Sendai 1 et 2 (sud-ouest), qui ont obtenu un feu vert relatif à leur sûreté de la part de l’Autorité de régulation et l’accord indispensable des autorités locales, sont censés reprendre du service dans l’année.

Deux autres, Takahama 3 et 4, exploités par Kansai Electric, ont reçu l’imprimatur technique de l’autorité, mais il leur manque encore l’approbation politique des élus de la région.

Si, selon tous les sondages, la majorité des citoyens japonais sont opposés à l’énergie nucléaire, la mobilisation contre leur relance s’est notablement affaiblie après un pic atteint dans les mois suivant le désastre de Fukushima, au grand dam des organisations écologiques.

AFP
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▶ Catastrophe nucléaire de Fukushiima : le film des événements quatre ans après

Ajoutée le 10 mars 2015

11 mars 2011. Pendant six longues minutes, la terre tremble au Japon.
Ce séisme de magnitude 9 est le plus fort jamais enregistré dans l'archipel depuis qu'il existe des machines capables de mesurer l'intensité des secousses.

L'épicentre se trouve dans l'Océan Pacifique. Une série de vagues commencent à frapper les côtes nippones. De plus en plus haut, de plus en plus fort.

Dans la demi-heure qui suit, c'est un déferlement d'eau qui détruit tout sur son passage. Près de 19.000 personnes sont t…
LIRE L’ARTICLE: http://fr.euronews.com/2015/03/10/cat...

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M6.0 - 130km E of Miyako, Japan

M6.0 - 130km E of Miyako, Japan | Japan Tsunami | Scoop.it
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  1. 2015-02-21 10:13:54 (UTC)
  2. 2015-02-21 11:13:54 (UTC+01:00) in your timezone
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Nearby Cities
  1. 130km (81mi) E of Miyako, Japan
  2. 135km (84mi) ENE of Yamada, Japan
  3. 143km (89mi) ENE of Otsuchi, Japan
  4. 149km (93mi) ENE of Kamaishi, Japan
  5. 568km (353mi) NE of Tokyo, Japan
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Fukushima : 4 ans après, des centaines de milliers d’hectares impossible à décontaminer

Fukushima : 4 ans après, des centaines de milliers d’hectares impossible à décontaminer | Japan Tsunami | Scoop.it

Un technicien de l’agence de l’énergie atomique japonaise mesure la radioactivité dans la forêt à quelques kilomètres de la centrale de Fukushima-Daiichi

 

Après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le gouvernement japonais a décidé de décontaminer la zone irradiée. Une centaine de communes sont concernées, certaines situées à plus de 100 km de la centrale. Mais la tâche est insurmontable, en particulier parce que 65 % de cette zone est couverte par la forêt, où il est impossible de faire baisser à main d’homme la radioactivité prisonnière des feuilles et de l’humus.

 

Selon l’Agence de l’énergie atomique japonaise, la commune de Kawaguchi est un "modèle" : à une vingtaine de kilomètre de la centrale de Fukushima-Daiichi qui a explosé en mars 2011, le maire annonce avoir réussi sa décontamination.

Pendant deux ans, plus d’un millier de"décontamineurs" ont méthodiquement lessivé les toits et les routes, et retiré 5 cm de sol dans les jardins, les cours et les champs pour faire baisser la radioactivité emprisonnée dans le sol.

 

90 millions d’euros pour diminuer la radioactivité d’une commune

 

La tâche est immense : à titre d'exemples, une maison produit une quinzaine de m3 de déchets contaminés, une école 150 m3. À cela, il faut aussi ajouter les déchets verts élagués le long des routes, et les forêts abattues dans un rayon de 20 mètres autour des habitations pour limiter le rayonnement radioactif des arbres. Plus de 200 000 m3 de matières irradiées ont ainsi été entreposés sur la commune dans cinq kariokiba, ces centres provisoires de stockage des déchets radioactifs.

90 millions d’euros ont été nécessaires pour diminuer le taux de radioactivité de cette seule commune de 3000 habitants, une somme prise entièrement en charge par l’État. Et Kawaguchi n’est que l’une des cent communes concernées par le projet national de décontamination, certaines villes étant situées à plus de 100 km de la centrale.

Un an et demi après l’accident nucléaire, le gouvernement japonais a en effet pris la décision de décontaminer la zone irradiée. S’il est impossible de faire disparaitre la radioactivité, l’enjeu est de la faire baisser dans les zones évacuées sous la barre fatidique des 20 millisieverts par an (limite annuelle de radiation autorisée au Japon pour la population), afin de pouvoir rappeler à terme les 130 000 personnes évacuées.

 

La limite d’irradiation acceptable multipliée par 20

 

Mais l’effort de décontamination ne s’arrête pas là : il s’étend aussi aux huit régions où la radioactivité est supérieure à 1 mSv/an. En effet, c’est cette limite qui est importante aux yeux de la population, celle qui était en vigueur avant la catastrophe. Aujourd’hui, la limite d’irradiation acceptable japonaise est vingt fois plus élevée que celle recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le Japon l’a augmentée après la catastrophe, face à l’incapacité d’appliquer la règlementation sanitaire à la suite de l’explosion de la centrale. De nombreuses personnes, des "réfugiés volontaires", ont préféré s’exiler plutôt que de vivre dans des zones irradiées.

 

20 000 "décontamineurs" continuent de remplir des sacs

 

Quatre ans après la catastrophe, 20 000 "décontamineurs" continuent ainsi de remplir des grands sacs en plastique bleus ou noirs qui s’entassent le long des routes, dans les cours des maisons, sur les bords des champs et dans les kariokiba.  En tout, entre 30 et 55 millions de m3 de matière radioactive devraient émerger de la décontamination.

Pour ce qui est de l’efficacité de cette décontamination, les avis sont partagés : selon l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), elle permettrait de réduire la radioactivité entre 25 et 50 %.

Une autre difficulté est de gérer une radioactivité qui se déplace sans cesse. L’érosion et la pluie font en effet réapparaitre des particules radioactives. Il faut alors décontaminer à nouveau, et retirer 5 cm de sols supplémentaire.

 

Dans les sous-bois, le compteur Geiger s’emballe

 

Les forêts sont aujourd’hui la principale source de cette contamination secondaire. En effet, quand on rentre dans un sous-bois, le compteur Geiger s’emballe : la radioactivité double, voire quadruple si on la mesure à même le sol, car les arbres et l’humus ont largement fixé le césium radioactif libéré par l’explosion des réacteurs.

Or les forêts couvrent les deux tiers de la province de Fukushima. Et il est impossible d’y faire baisser à main d’homme la radioactivité. La solution de couper tous les arbres ou de retirer systématiquement la couche d'humus a été envisagée.  Mais pour l’instant, la consigne est de limiter l’accès aux forêts. Pour la population, ces espaces autrefois très prisés sont devenus des zones dangereuses.

Quant à la décontamination de la "zone de restriction" qui se trouve à proximité de la centrale, elle n’est pas à l’ordre du jour. Le gouvernement espère y entreposer dans les mois à venir tous les déchets contaminés.

Magali Reinert, reportage



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Dauphins Fukushimés... l'horreur Nucléaire !!!

Dauphins Fukushimés... l'horreur Nucléaire !!! | Japan Tsunami | Scoop.it

Les scientifiques japonais affirment n’avoir jamais rien vu de pareil après avoir autopsié un groupe de dauphins retrouvés morts , échoués sur une plage non loin du site de la catastrophe de 2011 à Fukushima.

De nombreux dauphins ont été découverts échoués sur les côtes ces derniers temps. Le musée national des sciences a donc décidé d’enquêter. Trente chercheurs ont ainsi autopsié les 17 animaux retrouvés. Les poumons de ces dauphins étaient blancs, ce qui, d’après les scientifiques, est une indication du manque de sang acheminé vers les organes dû à un empoisonnement par radiation.

 

D’après Yuko Tajima, qui dirige les recherches, « les poumons de la majorité d’entre eux étaient blancs pour cause d’ischémie, une maladie vasculaire qui diminue l’apport sanguin vers un organe. Non traitée, elle peut mener à la mort ». Il ajoute qu’il a été démontré que les radiations ionisantes à petites doses et sous certaines conditions sont considérées comme étant un des mécanismes de base des maladies ischémiques.

 

Les risques de cancer provoqués par les effets des radiations ont été révélés après l’accident de Tchernobyl, et récemment, on a découvert que le risque de maladie ischémique lié aux radiations serait statistiquement plus grand que le nombre de cancers. En 1990, le ministère de la santé biélorusse avait déjà dévoilé dans un rapport l’aggravation du nombre de personnes affectées par ces maladies: « Le nombre d’adultes atteints par les maladies ischémiques cardiaques est de 2 à 4 fois plus élevé en comparaison avec les années précédentes ».

On peut donc s’attendre à ce type de constatations dans la région de Fukushima dans les années à venir.

Dans la série nouveauté nucléaire on a aussi découvert l’année dernière ce joli spécimen à 2 têtes..


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Japon : appel pour tenter d'interdire le redémarrage de deux réacteurs nucléaires

Japon : appel pour tenter d'interdire le redémarrage de deux réacteurs nucléaires | Japan Tsunami | Scoop.it
Une douzaine de Japonais ont déposé mercredi un appel pour demander à la justice d'interdire le redémarrage de deux réacteurs nucléaires, nouvelle tentative après le rejet d'une précédente requête devant un tribunal de première instance, a annoncé leur avocat aux médias.
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Les dauphins pourraient annoncer les séismes

Les dauphins pourraient annoncer les séismes | Japan Tsunami | Scoop.it

Le 10 avril 2015, des dauphins échoués sur la plage d'Hokota, préfecture d'Ibaraki au Japon.


Les dauphins pourraient-ils prédire l'arrivée imminente de catastrophes majeures, comme les séismes (voire donc les tsunamis)? C'est ce que la récurrence de certains échouages de spécimens pourrait faire croire aux scientifiques.

 

Un séisme de 6,6 sur l'échelle de Richter

Ce lundi, un séisme est survenu à 10h43 (3h43, heure française) à 71 kilomètres des côtes est de Taïwan, d'une magnitude de 6,6 sur l'échelle de Richter, selon l'Institut américain de géophysique (USGS). Un tremblement de terre qui aurait pu entraîner une montée des eaux sur l'archipel d'Okinawa, au sud du Japon, juste en face.

 

156 dauphins échoués

Dix jours avant ce tremblement de terre, plus de 150 dauphins d'Electre ( appelés melon-headed whale en anglais) se sont échoués pour une raison encore inexpliquée, sur environ 10 km le long de la côte Pacifique, au nord de Tokyo. Pour les scientifiques, comme Tadasu Yamadao, chercheur au Musée japonais de la nature et des sciences, «les ultrasons qu'émettent les dauphins pour se repérer ont pu être absorbés par les bancs de sable, ce qui les aurait désorientés», expliquait-il au journal Yomiuri.

 

Un phénomène récurrent

Mais la récurrence du phénomène pose question: en  2011, une cinquantaine de dauphins d’Electre s’étaient échoués quasiment au même endroit, sur les côtes japonaises, six jours avant le terrible séisme de magnitude 9,9 qui allait déclencher la catastrophe de Fukushima et faire plus de 18.000 morts. En février 2011, 107 dauphins pilotes s'étaient également échoués en Nouvelle-Zélande, deux jours avant qu'un tremblement de terre ne touche la ville de Christchurch.

 

Science ou coïncidence ? 

Certains scientifiques avancent l’hypothèse que les dauphins seraient sensibles aux perturbations du champ magnétique terrestre, causées par le mouvement des plaques tectoniques. Interrogé par le Telegraph, Toshiaki Kishiro, chercheur au National Research Institute of Far Seas Fisheries (Institut national de recherche sur la pêche en haute mer), avait émis cette hypothèse.Tout en ajoutant : «C'est possible, mais il n'existe pas de preuve solide pour confirmer cette théorie.»

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Fukushima mon amour #DATAGUEULE 32

Ajoutée le 4 avr. 2015

Partage sur Facebook : http://on.fb.me/1IahxND
Partage sur Twitter : http://bit.ly/1GownxL

Alors que le Japon cherche à relancer certaines centrales nucléairesPrès de 4 ans après la catastrophe de Fukushima, la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi continue à être une source d'inquiétude pour les autorités japonaises et un puit sans fond pour Tepco, l'entreprise à qui elle appartient.


Le détail des évènements du 11 mars 2011 : http://is.gd/Qp1rOn

"De mars à août 2011, la quantité de Cesium 137 relâchée dans l'atmosphère est 168 fois supérieure à celle de la bombe atomique lâchée sur Hiroshima en 1945" : http://is.gd/5ETeTE

"Chaque jour, 300 tonnes d'eau de mer sont déversées pour éviter la surchauffe" : http://is.gd/jXtZDK

"En 2014, 1.200 réservoirs avaient poussés aux alentours de la centrale, stockant 300.000 tonnes d'eau radioactive" : http://is.gd/xpqn2s

"300 tonnes d'eau contaminée s'en échappent ainsi chaque jour" : http://is.gd/FnY31V

"Tepco mettra 2 ans à admettre qu'une partie s'écoule dans l'océan pacifique tout proche" : http://is.gd/YzhPOP

"Quelques mois plus tard, la société reconnaitra aussi que l'un de ses réservoirs de stockage fuit, libérant à lui seul 300 autres tonnes de liquide radioactif" : http://is.gd/F2vuUY

Les conditions des employés travaillant dans la zone de Fukishima : http://is.gd/OjoiI3

"D'autres cachent leurs dosimètres pour continuer à travailler au-delà des limites d'exposition autorisées" : http://is.gd/5NqScl

"D'après la NISA, l'agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle, entre 1978 et 2002, 97 incidents, dont 19 jugés « crititques » avaient été mis sous le tapis par 10 entreprises d'électricité différentes" : http://is.gd/62hIGk

"Entre 2002 et 2003, le géant japonais aurait dissimulé trois incidents survenus sur deux de ses centrales en falsifiant pas moins d'une trentaine de rapports d'inspection" : http://is.gd/57ZJzm

"En 2012, l'entreprise avoue même avoir minimisé les risques de tsunami sur Fukushima Daiichi afin d'éviter de fermer la centrale pour travaux" : http://is.gd/kdAvqs

"Avant 2011, il générait 28% de l'électricité japonaise" : http://is.gd/04iifg

"le pays importe 84% de ses besoins en énergie. Le Japon est devenu le plus gros importateur au monde de gaz naturel, le second pour le charbon et le troisième pour le pétrole" : http://is.gd/SuDlUp

"La facture grimpe et la balance commerciale, elle, s'effondre. Passant d'un solde positif de 91 milliards de dollars en 2010 à -109 milliards de dollars en 2013" : http://is.gd/yxiWc5

Shinzo Abe et la promotion du nucléaire Japonais : http://is.gd/XPttrk

"Et ça marche : la Turquie projette la construction d'une nouvelle centrale de 5.000 MW" : http://is.gd/2nTeWz

Et sinon, France 4 c'est aussi :
http://www.france4.fr/
https://www.facebook.com/france4tv
https://twitter.com/france4tv
http://www.youtube.com/user/france4

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Fukushima : l'intérieur du réacteur 1 présenté pour la première fois

Fukushima : l'intérieur du réacteur 1 présenté pour la première fois | Japan Tsunami | Scoop.it
Tepco, l'exploitant de la centrale de Fukushima a présenté lundi soir pour la première fois des images de l'intérieur de l'enceinte de confinement primaire du réacteur 1. Dans cet endroit où règne une radioactivité phénoménale, ces images destinées aux experts ont été prises par un robot.
Jacques Le Bris's insight:

Vidéo de l'enfer https://embed.theguardian.com/embed/video/environment/video/2015/apr/14/robot-inside-fukushima-nuclear-reactor-video

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Un robot serpent au coeur des réacteurs de Fukushima

Un robot serpent au coeur des réacteurs de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Après des mois de développement, les techniciens de l’électricien Tepco et les ingénieurs d’Hitachi-GE Nuclear Energy vont faire entrer, ce vendredi, pour la première fois, un petit robot “serpent” à l’intérieur du coeur du réacteur numéro un de la centrale de Fukushima-Daiichi. Ils espèrent pouvoir mesurer avec précision l’étendue des destructions à l’intérieur de la tranche qui va rester pendant des décennies innacessible aux humains, tant les taux de radioactivité y sont élevés. La petite machine de 7,5 kilos, qui est capable de changer de forme au fil du parcours, va d’abord ramper en ligne dans un tuyau de 10 centimètres de diamètre jusqu’à l’enceinte de confinement où se sont accumulés des débris lors de la destruction en mars 2011. Descendue ensuite lentement à l’intérieur de l’enceinte, elle adoptera une forme repliée en “U” et filmera en direct l’intérieur de la structure, tout en mesurant les températures et les taux de radioactivité. Les experts espèrent que cette visite leur permettra d’avoir une première idée de l’état du combustible qui avait fondu lors de l’accident et probablement glissé au fond de la cuve avant de se mélanger à d’autres éléments de la structure. La récupération de ce “matériel”, appelé “corium” est, de l’avis de tous les experts, l’opération la plus délicate et la plus dangereuse du gigantesque chantier de démantèlement de la centrale détruite. Les informations du robot serpent ne sont que la première étape d’un long travail d’analyse qui débouchera sur l’invention de nouvelles machines capables de pénétrer et de travailler autour de corium dans les prochaines décennies. Le retrait de ce combustible fondu pourrait nécessiter vingt ans de travail.

Pour avoir une meilleure estimation de la répartition et des volumes de corium, les ingénieurs testent aussi actuellement au nord et à l’est du réacteur numéro 1 deux larges machines mesurant la pénétration de rayons cosmiques dans le cœur du bâtiment. Les deux engins, développés notamment par Toshiba, des chercheurs de l’université de Tsukuba et l’IRID – un groupe de recherche international mis en place après la catastrophe -, comptent particulièrement traquer le passage dans la structure des “muons”. Ces particules, qui baignent en permanence notre environnement, traversent librement de nombreux matériaux sans interagir avec eux mais peuvent, en revanche, être freinés par les éléments les plus denses, tel que le plutonium ou l’uranium. Les chercheurs espèrent qu’en “photographiant” le parcours des muons dans le réacteur, ils vont pouvoir dresser une carte plus précise du combustible fondu, dont l’ombre se dessinera sur leurs mesures. Une technique semblable de mesure de densité avait déjà été utilisée pour révéler des pièces secrètes à l’intérieur de la pyramide égyptienne de Khéphren.


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/asie-pacifique/0204289271619-cette-nuit-en-asie-bons-baisers-de-la-bourse-de-hong-kong-1109665.php?vb76xg9Eka6xJq5e.99#xtor=CS1-31

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Fukushima : de la radioactivité décelée sur le littoral canadien

Fukushima : de la radioactivité décelée sur le littoral canadien | Japan Tsunami | Scoop.it

La centrale de Fukushima, au Japon, après le passage du tsunami qui avait fait fondre trois réacteurs 

 

Des traces de radioactivité dues à la catastrophe de Fukushima en 2011 ont été relevées sur une partie du littoral canadien. Mais les quantités relevées sont cependant trop faibles pour menacer la population ou la vie marine.

 

Du césium 134 et 137, un métal présent dans les déchets nucléaires, a été détecté dans des échantillons prélevés en février au large de la côte ouest du Canada, en Colombie britannique. Ces traces de radioactivité sont dues à la catastrophe de Fukushima de 2011, provoquée par un séisme et un tsunami au Japon. Et elles sont une première depuis ce drame.

D'après Ken Buesseler de l'institut océanographique Woods Hole, les échantillons d'eau prélevés par les scientifiques contenaient 1,4 becquerel par mètre cube de césium 134 et 5,8 becquerels de césium 137 par mètre cube.Un niveau de radioactivité qui est, en fait, très faible : nager tous les jours durant un an dans ces eaux exposerait à une dose de radiations mille fois inférieure à une radio des dents.

D'autres traces de césium attendues

"Nous devons surveiller attentivement les océans après ce qui a été sans doute le plus important déversement accidentel d'agents contaminants radioactifs dans l'océan, au cours de l'histoire" a néanmoins rajouté Ken Buesseler. Le scientifique s'attend à ce que des niveaux de césium similaires soient mesurés sur d'autres rivages nord américains, jusqu'à la côte californienne, par exemple.

En novembre dernier déjà, l'institut Woods Hole avait signalé des niveaux de radioactivité dus à Fukushima à 160 kilomètres des côtes du Nord de la Californie. Mais depuis, aucune autre radiation n'avait été relevée.

►►► À LIRE AUSSI Fukushima : où est passé le combustible du réacteur 1 ?

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"Alerte à Fukushima", un nouvel album de Tintin pour l'automne 2015

"Alerte à Fukushima", un nouvel album de Tintin pour l'automne 2015 | Japan Tsunami | Scoop.it

Ils ont fini par craquer! Les éditions Casterman et la société Moulinsart ont décidé, de commun accord, de mettre en chantier un nouvel album de Tintin, près de quarante ans après la parution de « Tintin et les Picaros », dernier album achevé par Hergé. Cette 25ème aventure de Tintin, intitulée "Alerte à Fukushima" paraîtra cet automne.

 

Blake et Mortimer, Lucky Luke, les Schtroumpfs, Astérix: tous ces mythes de la bande dessinée franco-belge ont poursuivi leur carrière après la mort (ou la retraite, dans le cas d’Uderzo) de leurs créateurs. Tel un petit village gaulois, seul "Tintin" résistait à la tentation d’une reprise. On le sait, Hergé lui-même a manifesté le souhait qu’il n’y ait pas de nouvel album de Tintin après lui… Et sa veuve Fanny, remariée à l’homme d’affaires Nick Rodwell, a toujours eu le courage de respecter ce souhait.

Seulement voilà: près de quarante ans après "Tintin et les Picaros", le monde a changé. Le marché de la bande dessinée est envahi de nouveaux titres – près de 4000 albums paraissent chaque année – et les best-sellers sont les reprises des grands classiques. Un exemple? "Astérix chez les Pictes", premier album non dessiné par Uderzo, signé Conrad et Ferri, a été l’évènement éditorial de 2013 et vendu à plus de 5 millions d’exemplaires. Face à ces chiffres pharaoniques, "Tintin" est évidemment à la traîne…

Une reprise qui s’imposait

Ces chiffres ont fait réfléchir les responsables de Casterman et de la société Moulinsart. Ils sont parvenus à la même conclusion: sans nouveau titre au catalogue, la série "Tintin" est condamnée à disparaître à moyen terme, étouffée par la concurrence… Ils ont donc pris la décision de réunir une équipe de talents pour relever cet énorme défi: imaginer une nouvelle aventure du célèbre reporter.

 Jean Auquier, directeur du centre belge de la BD

Plusieurs dessinateurs ont été approchés, mais très vite, un nom s’est imposé: Johan De Moor. Parce qu’il a grandi avec Hergé. Parce que son père, Bob De Moor, a été le fidèle bras droit du père de Tintin et qu’il a même failli dessiner l’album inachevé, "L’Alph-Art". Enfin, parce que Johan est le seul qui fut autorisé à dessiner des personnages d’Hergé après sa mort, signant ainsi plusieurs nouveaux gags de Quick et Flupke. Dans le calme de son atelier bruxellois, Johan De Moor nous confie: "C’est un énorme défi et j’ai beaucoup réfléchi, parce que ce n’est pas une sinécure. Et puis je me suis dit: je suis un enfant de la Ligne Claire, je suis le fils de Bob, mon père était censé dessiner Tintin… Je dois donner une réponse au public qui attend un nouvel album de Tintin depuis près de quarante ans! Ça fait des mois que je dessine ces personnages pour les apprivoiser sous mon crayon, maintenant je me sens prêt!"

Écoutez-le au micro d'Hugues Dayez :

 Interview de Johan de Moor

Tintin au Japon

Même s’il garde secret les noms des scénaristes avec qui il travaille – "un grand nom de la bande dessinée et un écrivain belge très proche de l’univers d’Hergé" précise-t-il -, Johan De Moor nous dévoile son premier projet de couverture de l’album, qui s’intitulera "Alerte à Fukushima": "C’est la première fois que Tintin se rend au Japon! Il affrontait Mitsuhirato et des méchants Japonais en Chine dans 'Le Lotus Bleu', mais il ne s’était jamais rendu dans l’empire du Soleil levant… Dans notre aventure, Tintin accompagne le professeur Tournesol qui a découvert une forme révolutionnaire d’énergie renouvelable, capable de remplacer l’énergie nucléaire. Deux photographes sont partis au Japon récolter de la documentation pour moi, et je compte me faire aider par deux assistants pour les décors."

Contrairement à "Blake et Mortimer", figés dans les années 50 par les repreneurs successifs de la série, "Tintin" continuera donc de vivre avec son temps, et de se lancer dans des aventures en prise avec l’actualité – comme Hergé l’a toujours fait.

Une sortie à la mesure de ce "come-back"

Le premier tirage d’ "Alerte à Fukushima" tournera autour des trois millions d’albums en langue française. Sa sortie, accompagnée d’évènements divers, est programmée pour octobre 2015. Quand on sait que, le même mois, sortira le nouvel album d’Astérix, "Le papyrus de César", on imagine d’ores et déjà que l’automne sera chaud dans les librairies…

Hugues Dayez



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Le corium disparu de Fukushima

Le corium disparu de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Jusqu'à présent, Tepco et les experts du secteur avaient certes la quasi-certitude que le combustible avait fondu, mais sur la base de calculs et simulations

 

Le combustible du réacteur 1 de la centrale accidentée de Fukushima a à coup sûr totalement fondu et est tombé on ne sait où, selon des tests de localisation par rayons cosmiques dont les résultats viennent d'être communiqués.

Ces dernières semaines, le gérant du complexe atomique, Tokyo Electric Power (Tepco), ainsi que des chercheurs du laboratoire KEK, de l'Université de Tsukuba et d'un établissement universitaire de Tokyo, ont utilisé un dispositif spécial qui permet de voir où se trouve le combustible nucléaire. Ils ont ainsi réussi à situer le combustible de la piscine de désactivation du réacteur 1, mais pas le combustible du coeur du même réacteur à l'endroit où il aurait pourtant dû être s'il n'avait pas fondu.

Pour se faire ont été utilisées les propriétés de particules de haute énergie et charge négative appelées muons. Lesdits muons, des cousins des électrons, ne sont pas faciles à arrêter: ils traversent librement de nombreux matériaux, au point d'ailleurs de gêner parfois des expériences scientifiques. Pourtant, ils peuvent être stoppés par des substances à haute densité. En traquant les muons bloqués, il est ainsi possible de produire une image de la présence du combustible nucléaire dans le réacteur.

C'est cette particularité que les chercheurs ont utilisée en mesurant les flots de muons depuis plusieurs endroits à l'extérieur du réacteur nucléaire examiné.

« On devrait voir une ombre sur les images à l'endroit du coeur, or elle n'est pas là, ce qui signifie très probablement que tout le combustible est tombé », a expliqué à la télévision le professeur du KEK Fumihiko Takasaki qui a conçu et dirigé ces tests.

Jusqu'à présent, Tepco et les experts du secteur avaient certes la quasi-certitude que le combustible avait fondu, mais sur la base de calculs et simulations. Cette fois, des mesures en donnent une quasi-preuve, sans dire cependant exactement où se trouve ledit combustible: au fond de la cuve sous pression ou plus bas encore? La même question se pose en outre pour les cœurs des réacteurs 2 et 3 dont on suppute qu'ils ont aussi subi peu ou prou un sort identique.

En tout état de cause, la tâche d'extraction des débris de ce combustible fondu ne s'en trouvera pas facilitée. La récupération de ce corium constituera l'opération la plus délicate et la plus longue du processus de démantèlement engagé. Selon les prévisions actuelles, il faudra entre 20 et 30 ans uniquement pour procéder à ce retrait qui, dans le meilleur des cas, ne pourra pas débuter avant 2020.

« En tant que scientifiques, nous ressentons cependant la responsabilité d'utiliser nos connaissances et compétences pour aider à procéder au démantèlement le plus rapidement possible », avait déclaré il y quelques mois M. Takasaki.

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4 ans déjà. Le point sur la catastrophe Fukushima…

4 ans déjà. Le point sur la catastrophe Fukushima… | Japan Tsunami | Scoop.it

Le 11 mars 2011, un tremblement de terre de magnitude 9 secouait le Japon. C’est le plus fort jamais enregistré depuis l’existence d’outils de mesure. La centrale nucléaire de Fukushima est alors touchée par un Tsunami. La catastrophe était inévitable…

On dit que « Fukushima » est le pire accident nucléaire de l’histoire depuis Tchernobyl en 1986. 4 ans après, qu’en est-il pour le Japon ?

Suite à l’incident, pour maintenir les cœurs des trois réacteurs en dessous d’une température de sécurité, les équipes d’intervention doivent leur injecter des centaines de m3 d’eau par jour depuis 4 ans. Il en résulte un « déchet » journalier : une eau fortement contaminée qu’il faut pouvoir gérer jour après jour.

Cette eau contaminée s’échappe par les sols ou dans l’océan, la structure de la centrale étant partiellement détruite. Une petite partie de l’eau est pompée et traitée pour être réinjectée dans le système de refroidissement. Le reste de l’eau radioactive est acheminé vers une immense zone de stockage où des milliers de cuves sont construites. Le problème, c’est que ces réservoirs, construits à raison de 30 à 40 par mois, doivent être érigés dans la précipitation. En résulte une série de fuites qui menacent, encore une fois, à la fois les ouvriers et l’environnement.

Pour tenter de limiter les dégâts, un mur de glace est construit autour de la centrale. Longs d’1,5km, des tubes sous-terrains vont faire baisser la température des sols jusqu’à geler les eaux et empêcher leur propagation. Le projet de 360 millions d’euros devrait être achevé fin 2015.

En 2011, Tepco avait installé un système de décontamination fourni par Areva, qui a posé plus de problèmes qu’il n’en a réglé. Le système, fonctionnant à partir de produits chimiques pour éliminer les matières radioactives de l’eau, a accumulé les problèmes et n’a pas atteint ses objectifs. Pire, le système s’est lui-même contaminé et a cessé d’être utilisé dès 2012…rappelons qu’Areva fournissait à Tepco le MOX utilisé dans les réacteurs de Fukushima, un combustible très instable issu du retraitement du plutonium.

Il faudra donc bien plus de quatre ans pour que la situation soit véritablement stabilisée à Fukushima. Un nouvel incident semble le démontrer. Au 22 février 2015, une nouvelle fuite hautement radioactive fut détectée par Tepco, la compagnie d’électricité responsable de la centrale. Des taux de radioactivité 70 fois supérieurs aux valeurs déjà hautes du site furent enregistrés. L’agence internationale de l’énergie atomique conseille de rejeter en mer l’eau partiellement filtrée afin de désengorger les quantités d’eau astronomiques stockées sur le site. Aujourd’hui, 85 % des évacués n’ont toujours pas pu rentrer chez eux.

Malgré ce bilan, les autorités locales et les industries du nucléaire assurent que la situation est sous-contrôle. Il n’y aurait aucun risque pour la population japonaise en dehors de la zone interdite. En matière d’alimentation, les chercheurs de la Environmental Science and Technology ont testé 900.000 produits agricoles de la région. Ils ne détectent pratiquement plus de trace de radioactivité dans les échantillons depuis 2014 (0,6%). Quelques cas alarment cependant, comme un lot de poissons pêchés au large de la centrale en 2013. Le taux de becquerels de césium y était 258 fois plus élevé que la limite fixée par le gouvernement. La population japonaise continue de boycotter discrètement les produits alimentaires en provenance de Fukushima.

Alors que 2/3 des japonais s’opposent clairement à l’énergie nucléaire, le gouvernement a pris la décision très controversée de relancer certains réacteurs pour produire de l’électricité. Le 8 mars 2015, des dizaines de milliers de manifestants ont encerclé le Parlement japonais afin de manifester leur opposition. Un tel mouvement de masse est assez remarquable dans l’archipel nippon.

A l’échelle mondiale, l’impact du nuage radioactif serait inexistant. Du moins si on en croit l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français. Le nuage radioactif se serait dispersé et confondu avec les essais nucléaires plus anciens, ne laissant plus aucune trace notable à ce jour en dehors du Japon. Dans les océans, c’est le césium qui pose problème. Il se dépose dans le fond des mers et pourrait y rester plusieurs centaines d’années. Faut-il toujours céder au catastrophisme ou croire les autorités officielles ? Chacun se fera son avis sur la question librement. Toujours est-il que les manœuvres de Tepco pour dissimuler certains chiffres, problèmes et responsabilités dans les premiers jours de la catastrophe laissent planer un doute dans l’opinion.

Entre les chiffres parfois alarmants, parfois rassurants, le flou informatif des autorités, les peurs justifiées de la population japonaise et les décisions politiques parfois antidémocratiques, la triste saga du nucléaire semble loin d’être terminée.

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Japon: Le débat sur la relance du nucléaire passe par la case judiciaire

Japon: Le débat sur la relance du nucléaire passe par la case judiciaire | Japan Tsunami | Scoop.it

TOKYO, 5 mars (Reuters) - La bataille autour de la relance de la production nucléaire au Japon, progressivement stoppée après la catastrophe de Fukushima en mars 2011, va se poursuivre devant les tribunaux, saisis par des opposants à l'énergie atomique.

Quatre des 48 réacteurs à l'arrêt ont passé avec succès ces derniers mois les tests renforcés de sûreté nucléaire et pourraient donc être relancés, conformément au voeux de l'exécutif soucieux d'alléger la facture des importations énergétiques.

Le nucléaire japonais représentait, avant Fukushima, un tiers de la consommation d'énergie. Le gouvernement de Shinzo Abe juge une relance de la production nucléaire cruciale pour la croissance économique du pays et espère un premier redémarrage autour du mois de juin prochain.

Mais des opposants au nucléaire ont saisi la justice.

Jusqu'à la catastrophe de 2011, les tribunaux japonais ont quasi systématiquement pris le parti des opérateurs des centrales japonaises. Il n'est pas exclu que les conséquences de Fukushima conduisent à un changement radical, estime l'ancien magistrat Hiroshi Segi.

L'opinion publique est très majoritairement hostile à l'énergie atomique. Les sondages mesurent que deux Japonais sur trois s'opposent à une relance du secteur.

Les décisions des tribunaux, qui pourraient être annoncées d'ici la fin du mois, pourraient repousser le redémarrage des réacteurs et pénaliser les finances des opérateurs Kansai Electric Power et Kyushu Electric Power, prêts à redémarrer leurs réacteurs de Takahama et Sendai.

"A mesure que nous nous rapprochons d'un redémarrage, la justice est la seule entité encore à même de le stopper", souligne l'avocat Yuichi Kaido, qui participe au recours contre la relance des deux réacteurs de Sendai et de deux réacteurs de Takahama.

Les plaignants reprochent aux compagnies d'électricité de sous-estimer le risque sismique et de ne pas respecter pleinement les nouvelles normes de sûreté édictées après Fukushima, où la catastrophe de mars 2011 a suivi un séisme de magnitude 9 et un tsunami.

Ils dénoncent aussi l'insuffisance des plans d'évacuation préparés par les pouvoirs publics en cas d'accident nucléaire.

"Les juges doivent comprendre que leur décision pourrait empêcher un nouvel accident nucléaire", insiste Yuichi Kaido.

Le juge principal de la plainte déposée contre Takahama, Hideaki Higuchi, s'est opposé en mai dernier au redémarrage d'un réacteur nucléaire de la centrale d'Ohi, également gérée par Kansai.

Il avait jugé à l'époque que les impératifs de santé publique et de protection de la population l'emportaient sur les avantages financiers d'une relance de l'énergie nucléaire. (voir ) (Mari Saito et Kentaro Hamada; Henri-Pierre André pour le service français)

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M6.3 - 140km E of Miyako, Japan

M6.3 - 140km E of Miyako, Japan | Japan Tsunami | Scoop.it
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  1. 2015-02-20 04:25:24 (UTC)
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Nearby Cities
  1. 140km (87mi) E of Miyako, Japan
  2. 145km (90mi) ENE of Yamada, Japan
  3. 152km (94mi) ENE of Otsuchi, Japan
  4. 158km (98mi) ENE of Kamaishi, Japan
  5. 574km (357mi) NE of Tokyo, Japan
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