Japan Tsunami
Follow
Find
23.8K views | +0 today
 
Scooped by Jacques Le Bris
onto Japan Tsunami
Scoop.it!

Fukushima : La structure de l'unité 4 est au bord de l'effondrement

Fukushima : La structure de l'unité 4 est au bord de l'effondrement | Japan Tsunami | Scoop.it

Bien que les médias ont depuis longtemps abandonné la question, la situation précaire de l'installation nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon continue de se dégrader. Lors d'une interview, Mitsuhei Murata, l'ancien ambassadeur du japon à la fois en Suisse et au Sénégal, a expliqué que le sous-sol de l'unité 4 de l'usine est progressivement en train de s'affaisser, et que toute la structure va très probablement s'effondrer complètement.

Ceci est très préoccupant, car l'unité 4 contient actuellement plus de 1.500 barres de combustible nucléaire, et 37 millions de curies radiations mortelles qui, s'ils étaient relâchés, pourraient rendre une grande partie du monde complètement inhabitable. L' Unité 4 contient la fameuse piscine surélevée de refroidissement qui a été gravement endommagé à la suite du tremblement de terre catastrophique et du tsunami du 11 Mars 2011.

Selon le secrétaire de l'ancien Premier ministre japonais, Naoto Kan, le sous sol de l'unité 4 s'est déjà abaissé d'environ 31,5 pouces depuis la catastrophe et ce, de manière inégale. Si le terrain continue à sombrer comme on s'y attend, ou si un tremblement de terre moyen (magnitude six) survient dans la région, toute la structure pourrait s'effondrer, ce qui viderait entièrement la piscine de refroidissement et provoquerait un effondrement catastrophique.

"Si l'unité 4 s'effondre, le pire des scénarios serait une fusion causant d'énormes rejets dans l'atmosphère. Ce sera la catastrophe la plus inédite à laquelle l'homme ait jamais été confronté. Personne ne sera plus en mesure d'approcher du site alors que tout aura fondu causant un gigantesque incendie», a déclaré Murata lors de l'entrevue. "De nombreux scientifiques disent que si l'unité 4 s'effondre, non seulement le Japon sera ruiné, mais le monde entier sera également confronté à de graves dommages."

Parce qu'il y a 31 unités nucléaires du même type que l'unité 4 aux États-Unis, le gouvernement américain a choisi de minimiser la catastrophe pour protéger sa propre réputation, allègue Murata. Il s'agit, en fait, de la raison principale pour laquelle si peu a été rapporté de la gravité de Fukushima après la catastrophe. L'empire américain, en d'autres termes, ne veut pas que le monde, ni le peuple américain, sachent qu'existe la possibilité que des douzaines de catastrophes similaires à Fukushima se produisent sur le sol américain.

more...
No comment yet.
Japan Tsunami
8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

1 Earthquake 2 Tsunami 3 Nuclear plant blast 4 Volcano eruption 5 Game over 6 stock market fall 7 What else in Japan ?

1 Earthquake 2 Tsunami 3 Nuclear plant blast 4 Volcano eruption 5 Game over 6 stock market fall 7 What else in Japan ? | Japan Tsunami | Scoop.it

[Note du Curateur] :

 

http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/map/

remplace la liste mise à jour en temps réel des tremblements de Terre enregistrés dans la zone asiatique dont le Japon :
http://on.doi.gov/aIqFNL

 

 

Aïe ! Aïe ! Aïe ! Devrai-je dire. Ou même, Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe !... Hou la la !
En effet, le 11 03 2011 sera une date qui marquera l'Histoire de l'Humanité en ce début de XXI° siècle, comme précédemment le 11 09 2001...*

 

♺ N'oubliez pas d'utiliser les tags disponibles pour retrouver les informations particulières - Don't forget to use the tags to get specific informations. ♺

Tous les chiffres diffusés sur la situation au Japon, radioactivité, séismes, etc.
http://fleep.com/earthquake/

Epic pics made in Japan http://bit.ly/ia78UA Photographies impressionnantes faites sur le terrain

Si vous vous proposez de faire quelque chose d'utile pour le peuple japonais actuellement dans la tourmente, allez sur cette page entièrement consacrée à recueillir vos bonnes idées
http://www.scoop.it/t/japan-tragedy-how-to-help
If you intend to do something useful for the Japan people really under turmoil, go on the page dedicated to receive your good ideas.

Cette page n'est peut-être pas au top de la requête "Japan Tsunami" sur Google. Mais il est sûr que cet article n'attendra pas un second pour prendre la tête de 2° Tsunami, car c'est déjà le cas !

http://www.google.com/search?q=2%C2%B0%20tsunami


♺ Pour mémoire, la plaque signalétique du tremblement de terrre du 11 mars :
This event has been reviewed by a seismologist.
Magnitude
9.0
Date-Time
Friday, March 11, 2011 at 05:46:23 UTC
Friday, March 11, 2011 at 02:46:23 PM at epicenter
Time of Earthquake in other Time Zones
Location
38.322°N, 142.369°E
Depth
32 km (19.9 miles) set by location program
Region
NEAR THE EAST COAST OF HONSHU, JAPAN
Distances
129 km (80 miles) E of Sendai, Honshu, Japan
177 km (109 miles) E of Yamagata, Honshu, Japan
177 km (109 miles) ENE of Fukushima, Honshu, Japan
373 km (231 miles) NE of TOKYO, Japan
Location Uncertainty
horizontal +/- 13.5 km (8.4 miles); depth fixed by location program
Parameters
NST=350, Nph=351, Dmin=416.3 km, Rmss=1.46 sec, Gp= 29°,
M-type=centroid moment magnitude (Mw), Version=A
Source
USGS NEIC (WDCS-D)
Event ID
usc0001xgp

Depuis, il y a des répliques jusqu'à 5 fois par jour, elles continuent de secouer la centrale de #Fukushima pour mieux disperser ses merdes radioactives dans le silence des médias à la solde des lobbies nucléaires.

♺ Je ne fais mention ici que des répliques de plus de 6 de magnitude :

http://www.scoop.it/t/japan-tsunami?tag=R%C3%A9pliques

 

♺ Retrouvez toute l'année sismique 2011 résumée en 9 minutes :

http://www.scoop.it/t/japan-tsunami/p/1267255310/2011-world-earthquakes-2011-visualization-map-2012-01-01

 

 

* D'aucuns ont déjà remarqué que 11 09 01 + 11 03 11 = 22 12 12 soit, le jour d'après la fin du Monde selon le calendrier Maya. Mais cela est une autre histoire à suivre par ici :

http://www.scoop.it/t/bugarach ;

 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Le corium disparu de Fukushima

Le corium disparu de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Jusqu'à présent, Tepco et les experts du secteur avaient certes la quasi-certitude que le combustible avait fondu, mais sur la base de calculs et simulations

 

Le combustible du réacteur 1 de la centrale accidentée de Fukushima a à coup sûr totalement fondu et est tombé on ne sait où, selon des tests de localisation par rayons cosmiques dont les résultats viennent d'être communiqués.

Ces dernières semaines, le gérant du complexe atomique, Tokyo Electric Power (Tepco), ainsi que des chercheurs du laboratoire KEK, de l'Université de Tsukuba et d'un établissement universitaire de Tokyo, ont utilisé un dispositif spécial qui permet de voir où se trouve le combustible nucléaire. Ils ont ainsi réussi à situer le combustible de la piscine de désactivation du réacteur 1, mais pas le combustible du coeur du même réacteur à l'endroit où il aurait pourtant dû être s'il n'avait pas fondu.

Pour se faire ont été utilisées les propriétés de particules de haute énergie et charge négative appelées muons. Lesdits muons, des cousins des électrons, ne sont pas faciles à arrêter: ils traversent librement de nombreux matériaux, au point d'ailleurs de gêner parfois des expériences scientifiques. Pourtant, ils peuvent être stoppés par des substances à haute densité. En traquant les muons bloqués, il est ainsi possible de produire une image de la présence du combustible nucléaire dans le réacteur.

C'est cette particularité que les chercheurs ont utilisée en mesurant les flots de muons depuis plusieurs endroits à l'extérieur du réacteur nucléaire examiné.

« On devrait voir une ombre sur les images à l'endroit du coeur, or elle n'est pas là, ce qui signifie très probablement que tout le combustible est tombé », a expliqué à la télévision le professeur du KEK Fumihiko Takasaki qui a conçu et dirigé ces tests.

Jusqu'à présent, Tepco et les experts du secteur avaient certes la quasi-certitude que le combustible avait fondu, mais sur la base de calculs et simulations. Cette fois, des mesures en donnent une quasi-preuve, sans dire cependant exactement où se trouve ledit combustible: au fond de la cuve sous pression ou plus bas encore? La même question se pose en outre pour les cœurs des réacteurs 2 et 3 dont on suppute qu'ils ont aussi subi peu ou prou un sort identique.

En tout état de cause, la tâche d'extraction des débris de ce combustible fondu ne s'en trouvera pas facilitée. La récupération de ce corium constituera l'opération la plus délicate et la plus longue du processus de démantèlement engagé. Selon les prévisions actuelles, il faudra entre 20 et 30 ans uniquement pour procéder à ce retrait qui, dans le meilleur des cas, ne pourra pas débuter avant 2020.

« En tant que scientifiques, nous ressentons cependant la responsabilité d'utiliser nos connaissances et compétences pour aider à procéder au démantèlement le plus rapidement possible », avait déclaré il y quelques mois M. Takasaki.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

4 ans déjà. Le point sur la catastrophe Fukushima…

4 ans déjà. Le point sur la catastrophe Fukushima… | Japan Tsunami | Scoop.it

Le 11 mars 2011, un tremblement de terre de magnitude 9 secouait le Japon. C’est le plus fort jamais enregistré depuis l’existence d’outils de mesure. La centrale nucléaire de Fukushima est alors touchée par un Tsunami. La catastrophe était inévitable…

On dit que « Fukushima » est le pire accident nucléaire de l’histoire depuis Tchernobyl en 1986. 4 ans après, qu’en est-il pour le Japon ?

Suite à l’incident, pour maintenir les cœurs des trois réacteurs en dessous d’une température de sécurité, les équipes d’intervention doivent leur injecter des centaines de m3 d’eau par jour depuis 4 ans. Il en résulte un « déchet » journalier : une eau fortement contaminée qu’il faut pouvoir gérer jour après jour.

Cette eau contaminée s’échappe par les sols ou dans l’océan, la structure de la centrale étant partiellement détruite. Une petite partie de l’eau est pompée et traitée pour être réinjectée dans le système de refroidissement. Le reste de l’eau radioactive est acheminé vers une immense zone de stockage où des milliers de cuves sont construites. Le problème, c’est que ces réservoirs, construits à raison de 30 à 40 par mois, doivent être érigés dans la précipitation. En résulte une série de fuites qui menacent, encore une fois, à la fois les ouvriers et l’environnement.

Pour tenter de limiter les dégâts, un mur de glace est construit autour de la centrale. Longs d’1,5km, des tubes sous-terrains vont faire baisser la température des sols jusqu’à geler les eaux et empêcher leur propagation. Le projet de 360 millions d’euros devrait être achevé fin 2015.

En 2011, Tepco avait installé un système de décontamination fourni par Areva, qui a posé plus de problèmes qu’il n’en a réglé. Le système, fonctionnant à partir de produits chimiques pour éliminer les matières radioactives de l’eau, a accumulé les problèmes et n’a pas atteint ses objectifs. Pire, le système s’est lui-même contaminé et a cessé d’être utilisé dès 2012…rappelons qu’Areva fournissait à Tepco le MOX utilisé dans les réacteurs de Fukushima, un combustible très instable issu du retraitement du plutonium.

Il faudra donc bien plus de quatre ans pour que la situation soit véritablement stabilisée à Fukushima. Un nouvel incident semble le démontrer. Au 22 février 2015, une nouvelle fuite hautement radioactive fut détectée par Tepco, la compagnie d’électricité responsable de la centrale. Des taux de radioactivité 70 fois supérieurs aux valeurs déjà hautes du site furent enregistrés. L’agence internationale de l’énergie atomique conseille de rejeter en mer l’eau partiellement filtrée afin de désengorger les quantités d’eau astronomiques stockées sur le site. Aujourd’hui, 85 % des évacués n’ont toujours pas pu rentrer chez eux.

Malgré ce bilan, les autorités locales et les industries du nucléaire assurent que la situation est sous-contrôle. Il n’y aurait aucun risque pour la population japonaise en dehors de la zone interdite. En matière d’alimentation, les chercheurs de la Environmental Science and Technology ont testé 900.000 produits agricoles de la région. Ils ne détectent pratiquement plus de trace de radioactivité dans les échantillons depuis 2014 (0,6%). Quelques cas alarment cependant, comme un lot de poissons pêchés au large de la centrale en 2013. Le taux de becquerels de césium y était 258 fois plus élevé que la limite fixée par le gouvernement. La population japonaise continue de boycotter discrètement les produits alimentaires en provenance de Fukushima.

Alors que 2/3 des japonais s’opposent clairement à l’énergie nucléaire, le gouvernement a pris la décision très controversée de relancer certains réacteurs pour produire de l’électricité. Le 8 mars 2015, des dizaines de milliers de manifestants ont encerclé le Parlement japonais afin de manifester leur opposition. Un tel mouvement de masse est assez remarquable dans l’archipel nippon.

A l’échelle mondiale, l’impact du nuage radioactif serait inexistant. Du moins si on en croit l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français. Le nuage radioactif se serait dispersé et confondu avec les essais nucléaires plus anciens, ne laissant plus aucune trace notable à ce jour en dehors du Japon. Dans les océans, c’est le césium qui pose problème. Il se dépose dans le fond des mers et pourrait y rester plusieurs centaines d’années. Faut-il toujours céder au catastrophisme ou croire les autorités officielles ? Chacun se fera son avis sur la question librement. Toujours est-il que les manœuvres de Tepco pour dissimuler certains chiffres, problèmes et responsabilités dans les premiers jours de la catastrophe laissent planer un doute dans l’opinion.

Entre les chiffres parfois alarmants, parfois rassurants, le flou informatif des autorités, les peurs justifiées de la population japonaise et les décisions politiques parfois antidémocratiques, la triste saga du nucléaire semble loin d’être terminée.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Japon: Le débat sur la relance du nucléaire passe par la case judiciaire

Japon: Le débat sur la relance du nucléaire passe par la case judiciaire | Japan Tsunami | Scoop.it

TOKYO, 5 mars (Reuters) - La bataille autour de la relance de la production nucléaire au Japon, progressivement stoppée après la catastrophe de Fukushima en mars 2011, va se poursuivre devant les tribunaux, saisis par des opposants à l'énergie atomique.

Quatre des 48 réacteurs à l'arrêt ont passé avec succès ces derniers mois les tests renforcés de sûreté nucléaire et pourraient donc être relancés, conformément au voeux de l'exécutif soucieux d'alléger la facture des importations énergétiques.

Le nucléaire japonais représentait, avant Fukushima, un tiers de la consommation d'énergie. Le gouvernement de Shinzo Abe juge une relance de la production nucléaire cruciale pour la croissance économique du pays et espère un premier redémarrage autour du mois de juin prochain.

Mais des opposants au nucléaire ont saisi la justice.

Jusqu'à la catastrophe de 2011, les tribunaux japonais ont quasi systématiquement pris le parti des opérateurs des centrales japonaises. Il n'est pas exclu que les conséquences de Fukushima conduisent à un changement radical, estime l'ancien magistrat Hiroshi Segi.

L'opinion publique est très majoritairement hostile à l'énergie atomique. Les sondages mesurent que deux Japonais sur trois s'opposent à une relance du secteur.

Les décisions des tribunaux, qui pourraient être annoncées d'ici la fin du mois, pourraient repousser le redémarrage des réacteurs et pénaliser les finances des opérateurs Kansai Electric Power et Kyushu Electric Power, prêts à redémarrer leurs réacteurs de Takahama et Sendai.

"A mesure que nous nous rapprochons d'un redémarrage, la justice est la seule entité encore à même de le stopper", souligne l'avocat Yuichi Kaido, qui participe au recours contre la relance des deux réacteurs de Sendai et de deux réacteurs de Takahama.

Les plaignants reprochent aux compagnies d'électricité de sous-estimer le risque sismique et de ne pas respecter pleinement les nouvelles normes de sûreté édictées après Fukushima, où la catastrophe de mars 2011 a suivi un séisme de magnitude 9 et un tsunami.

Ils dénoncent aussi l'insuffisance des plans d'évacuation préparés par les pouvoirs publics en cas d'accident nucléaire.

"Les juges doivent comprendre que leur décision pourrait empêcher un nouvel accident nucléaire", insiste Yuichi Kaido.

Le juge principal de la plainte déposée contre Takahama, Hideaki Higuchi, s'est opposé en mai dernier au redémarrage d'un réacteur nucléaire de la centrale d'Ohi, également gérée par Kansai.

Il avait jugé à l'époque que les impératifs de santé publique et de protection de la population l'emportaient sur les avantages financiers d'une relance de l'énergie nucléaire. (voir ) (Mari Saito et Kentaro Hamada; Henri-Pierre André pour le service français)

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

M6.3 - 140km E of Miyako, Japan

M6.3 - 140km E of Miyako, Japan | Japan Tsunami | Scoop.it
Event Time
  1. 2015-02-20 04:25:24 (UTC)
  2. 2015-02-20 05:25:24 (UTC+01:00) in your timezone
  3. Times in other timezones
Nearby Cities
  1. 140km (87mi) E of Miyako, Japan
  2. 145km (90mi) ENE of Yamada, Japan
  3. 152km (94mi) ENE of Otsuchi, Japan
  4. 158km (98mi) ENE of Kamaishi, Japan
  5. 574km (357mi) NE of Tokyo, Japan
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Petit tsunami après un puissant séisme

Petit tsunami après un puissant séisme | Japan Tsunami | Scoop.it

Les autorités ont demandé à des dizaines de milliers de personnes de quitter temporairement leur maison près des côtes.



Le tremblement de terre a été évalué un peu plus fort par l'Agence japonaise de météorologie, à 6,9, que par l'Institut américain de géophysique (USGS), qui l'a mesuré à 6,8. Ordres ou recommandations d'évacuation ont été adressés à plusieurs dizaines de milliers de résidents de la préfecture d'Iwate, celle où existe le risque de raz-de-marée. Étaient notamment visées quelque 1 000 personnes de la cité de Rikuzentakata, une des plus meurtries par le gigantesque tsunami de mars 2011.

Des véhicules officiels circulaient toutes sirènes hurlantes dans les rues des villes concernées pour prévenir les populations et dans certains cas ordonner «d'évacuer sur-le-champ». «Attention, n'approchez pas des côtes, n'allez pas voir la situation et arrêtez toutes les tâches en cours le long du littoral», a averti l'Agence de météo. Elle indique que le risque ne concerne pour l'heure que la province d'Iwate et que le raz-de-marée pourrait atteindre une hauteur d'un mètre, selon les estimations actuelles.

Pas de blessés

La première montée d'eau était redoutée à 08h30 locales, mais seulement une variation de 10 centimètres a été mesurée à 08h47 à Miyako et un peu plus tard de même niveau à Kujiko, puis une deuxième, plus importante (20 cm), sur la côte de cette seconde ville. «Toutefois, cela peut s'élever d'un seul coup», insistaient les commentateurs de la chaîne de télévision publique NHK. Cette dernière a immédiatement interrompu ses programmes pour relayer les messages des autorités, comme le précise sa mission d'intérêt général.

Le tremblement de terre s'est produit au large du nord-est à 08h06 locales, à 210 kilomètres à l'est de la ville côtière de Miyako, son hypocentre se situant à une profondeur de 10 km. «Il s'agit d'un séisme secondaire lié à celui de mars 2011», a expliqué un sismologue de l'Agence de météo lors d'une conférence de presse.

Comparée à celle du 11 mars 2011, la secousse ressentie n'a pas été très violente pour les résidents, car assez distante des côtes. Aucun dégât ni blessé n'ont été pour l'heure rapportés. Des lignes de train ont momentanément été interrompues.

(L'essentiel/AFP)

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

▶ Fukushima l'accident nucléaire

Ajoutée le 16 févr. 2015

Des experts médicaux critiquent le dernier rapport de l'UNSCEAR qui minimise l'impact sanitaire de l'accident nucléaire de Fukushima. L'UNSCEAR (Comité ...

Ce film détaille le déroulement de l'accident de la centrale de Fukushima Daiichi en mars 2011. Il explique le fonctionnement des réacteurs à eau bouillante ...

Lethal levels of radiation - 10000 millisieverts per hour - were detected outside Japan's Fukushima Daiichi Plant on Monday, the highest level recorded sinc...

Bertrand Barré est conseiller scientifique auprès d'Areva. Il nous apporte son éclairage sur les évènements en cours dans la centrale nucléaire de Fukushima ...

Cela fait trois ans qu'une explosion gigantesque a dévasté la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Sur le site de Koike Naganuma, des logements provisoir.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Fukushima: la justice renonce à poursuivre d’ex-dirigeants de Tepco

Fukushima: la justice renonce à poursuivre d’ex-dirigeants de Tepco | Japan Tsunami | Scoop.it


Un employé de Tepco le 12 novembre 2014 dans la centrale Fukushima Daiichi (Photo Shizuo Kambayashi. AFP)


 

La justice japonaise a décidé jeudi de ne pas poursuivre d’anciens dirigeants de la compagnie Tepco, exploitante de la centrale accidentée Fukushima Daiichi, en dépit du souhait d’un panel civil qui les rend responsables du drame.

«Nous avons estimé que les preuves n’étaient pas suffisantes pour conclure qu’ils auraient pu prévoir ou éviter» l’accident, a déclaré Ryoichi Nakahara, procureur général adjoint du parquet de Tokyo.

 
 

Cette décision intervient en réponse à un comité juridique indépendant composé de citoyens qui avaient souhaité en juillet dernier que ces trois ex-responsables de Tokyo Electric Power (Tepco) soient jugés pour ne pas avoir pris en amont des dispositions ayant pu permettre d’éviter que le tsunami du 11 mars 2011 ne saccage le site atomique.

En vertu d’une disposition juridique un peu particulière qui permet à un comité de citoyens de contester une décision de première instance, les juges ont été obligés de reconsidérer leur choix initial de ne pas donner suite à des plaintes à l’encontre de dirigeants de la compagnie.

Le parquet a interrogé un groupe plus large d’experts que la première fois, mais est parvenu à la même analyse: Tepco ne pouvait imaginer un séisme et un tsunami de cette ampleur, même si des documents et études plaident en sens contraire.

Le tremblement de terre au large des côtes nord-est du Japon avait atteint la magnitude 9 et le tsunami avait largement dépassé les dix mètres de haut.

Toutefois, si le comité de citoyens conteste la décision des procureurs une deuxième fois, un groupe d’avocats commis d’office serait alors obligé de déposer des accusations formelles envers les personnes visées: l’ex-président Tsunehisa Katsumata, et les deux anciens vice-présidents Sakae Muto et Ichiro Takekuro.

Les militants et les résidents qui vivaient près de la centrale en péril avaient appelé les autorités à inculper une trentaine de responsables de l’entreprise pour n’avoir pas pris les mesures appropriées afin de protéger le site contre un raz-de-marée de grande ampleur, mais aucun n’a été poursuivi pour l’heure.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Fukushima: la piscine du réacteur 4 enfin vidée

Fukushima: la piscine du réacteur 4 enfin vidée | Japan Tsunami | Scoop.it
Tepco a annoncé lundi 22 décembre 2014 la fin de l'opération pour retirer le combustible usagé de la piscine n°4 de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima.


AVANCÉE. L'un des plus gros dangers à la centrale de Fukushima, accidentée à l'issue du tremblement de terre et du tsunami du 11 mars 2011, est désormais écarté : le combustible nucléaire usagé a été retiré de la piscine du réacteur numéro 4, a annoncé l'opérateur japonais Tokyo Electric Power (Tepco). "C'est une avancée importante", s'est félicité le directeur de la centrale, Akira Ono, ajoutant cependant "le travail de démantèlement continue", sachant l'ampleur des tâches titanesques restantes. L'opération a pris plus d'un an.

 

Transfert vers un autre bassin

"Il y a eu cette fois un très gros travail de préparation", souligne anonymement un expert du secteur selon qui "Tepco avait pleinement conscience de l'importance du défi et du danger". "Les dirigeants de la compagnie ont compris que la sûreté était la priorité", déclarait il y a quelques mois à l'AFP l'ex-présidente de l'autorité nucléaire britannique, l'Américaine Barbara Judge, qui conseille Tepco. 1.533 assemblages étaient rassemblés dans la piscine n°4 lorsque l'opération a commencé en novembre 2013 dont 1.331 usés et 202 neufs.

 

UNE PREMIERE. En réalisant sans incident l'extraction de ce combustible, Tepco a levé une menace importante: si la piscine avait subi une nouvelle catastrophe, de nouveaux dégagements massifs de substances radioactives auraient pu se produire à cause de la difficulté (voire l'impossibilité) de refroidir ce combustible.Pour procéder à l'extraction, Tepco a bâti une nouvelle couverture au-dessus du réacteur numéro 4 et installé un dispositif neuf de manipulation. Il a ensuite répété 71 fois la même opération consistant à transférer les assemblages vers l'autre piscine d'entreposage. C'est la première fois que de telles tâches sont réalisées dans un environnement accidenté où les techniciens doivent oeuvrer en combinaisons de protection et porter des masques intégraux pour se protéger de la radioactivité.

40 ans de travaux à prévoir

Cette opération est cependant loin d'être la dernière ou la plus risquée. Le combustible usé qui reste encore dans les piscines des réacteurs 1 à 3 devra lui aussi être extrait lors de travaux qui ne commenceront pas avant 2015 /2016 au plus tôt pour le numéro 3 et 2017/2018 pour les deux autres. Alors que le coeur du réacteur 4 était vide au moment de l'accident, seule sa piscine contenant du combustible, il n'en va en effet pas de même pour les trois autres réacteurs dont le cœur a été détruit et les bassins sont remplis de plus de 500 assemblages chacun, ce qui va rendre les opérations de nettoyage autrement plus longues et complexes.

La grande inconnue est notamment de savoir comment récupérer le combustible fondu de ces coeurs de réacteurs 1 à 3 dont nul ne sait exactement où et dans quel état il se trouve, sans compter le problème du traitement de l'eau contaminée stockée dans plus d'un millier de réservoirs sur le site en permanence sous la menace de nouvelle catastrophe. Tepco estime ainsi qu'il faudra au bas mot 40 ans pour le démantèlement.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

▶ 「怖かった」地震で倒壊した建物から住民救出(14/11/23)

22日午後10時すぎ、長野県の北部で震度6弱を観測する地震がありました。多くの住宅が倒壊した白馬村では、下敷きになった人が救助隊に助け出されました。現場から報告です。 (吉田一平記者報告) 長野オリンピックの会場にもなった白馬村、スキー場に程近い神城堀之内地区です。 ・・・記事の続き、その他のニュースはコチラから...
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Japon : fort séisme dans la région de Nagano

Japon : fort séisme dans la région de Nagano | Japan Tsunami | Scoop.it

D'une magnitude de 6,2, un fort tremblement de terre, l'un des plus importants de ces 100 dernières années, a frappé samedi soir la préfecture de Nagano, au  nord de l'archipel du Japon.


 Le séisme a provoqué notamment d'énormes dégâts à Hakuba, une station de ski où les habitations se sont effondrées. Une trentaine de personnes ont été ensevelies sous les décombres de maisons mais toutes ont été secourues, selon les agences japonaises.

Au total, 39 blessés, dont 7 graves, ont été recensés après le séisme, selon le gouvernement qui a mis en place une cellule de crise.

«Il s'agit d'un des plus importants séismes de ces 100 dernières années dans cette région en termes de magnitude, le précédent datant de 1987», a expliqué un sismologue de l'agence de météo lors d'une conférence de presse. Un système d'alerte précoce a prévenu les médias, organismes publics, entreprises et les particuliers équipés d'un téléphone mobile compatible quelques secondes avant que les trépidations ne soient ressenties. Plus de 20 répliques se sont produites ensuite dans la même zone mais aucun tsunami n'a été constaté.

Des coupures d'électricité ont touché 1.600 habitations et une partie du trafic ferroviaire a été interrompue mais le séisme n'a pas provoqué d'incidents dans les centrales nucléaires de la région.

Le Japon est situé à la jonction de quatre plaques tectoniques et enregistre chaque année environ 20% des séismes les plus violents recensés sur la planète. Les Japonais gardent en mémoire le terrible tremblement de terre du 11 mars 2011 à l'origine d'un gigantesque tsunami sur la côte nord-est, qui a fait plus de 18.000 morts et entraîné la catastrophe nucléaire de Fukushima.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

M6.2 - 16km NNE of Omachi, Japan 2014-11-22 13:08:18 UTC

M6.2 - 16km NNE of Omachi, Japan 2014-11-22 13:08:18 UTC | Japan Tsunami | Scoop.it
Event Time
  1. 2014-11-22 13:08:18 UTC
  2. 2014-11-22 22:08:18 UTC+09:00 at epicenter
  3. 2014-11-22 14:08:18 UTC+01:00 system time
 Location

36.640°N 137.911°E depth=10.0km (6.2mi)

 Nearby Cities
  1. 16km (10mi) NNE of Omachi, Japan
  2. 24km (15mi) W of Nagano-shi, Japan
  3. 33km (21mi) N of Hotaka, Japan
  4. 36km (22mi) W of Suzaka, Japan
  5. 191km (119mi) NW of Tokyo, Japan
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

2.080 écoles japonaises mises en danger en cas de tsunami

2.080 écoles japonaises mises en danger en cas de tsunami | Japan Tsunami | Scoop.it

Selon une étude menée par le Ministère de l’Éducation nippon, pas moins de 2.080 écoles publiques japonaises seraient menacées par un tsunami si un tremblement de terre assez puissant frappait le Japon.

En mars 2011, ce sont 131 écoles qui avaient été touchées et en conséquence cette grande étude a été lancée en mai dernier pour enfin rendre ses résultats ce mardi. Le Ministre presse les écoles concernées de prendre les mesures adéquates alors qu'un peu moins de la moitié d'entre elles estiment ne pas avoir les infrastructures nécessaires pour affronter ce genre de situations.

Sur les 2.080 écoles concernées, 1.290 pensent pouvoir faire face avec l'équipement déjà mis en place mais seulement 306 ont déclaré avoir introduit des mesures telles que la mise en place d'escalier vers le toit et des sorties de secours. 1.066 n'ont toujours pas décidé quelles étaient les mesures à mettre en place, et 39 n'ont même pas trouvé d'abris temporaires.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Japan audit: Millions of dollars wasted in Fukushima cleanup

Japan audit: Millions of dollars wasted in Fukushima cleanup | Japan Tsunami | Scoop.it

In this Nov. 7, 2013 file photo, Tokyo Electric Power Co.'s official gives briefing to journalists at H4 tank area, where radioactive water leaked from storage tank in August 2013, at TEPCO's Fukushima Dai-ichi nuclear power plant at Okuma town, Fukushima Prefecture, northeastern Japan. Japanese government auditors said the operator of the nuclear plant has wasted more than a third of the 190 billion yen ($1.6 billion) in taxpayer money allocated for cleaning up the plant after it was destroyed by a March 2011 earthquake and tsunami. A Board of Audit report describes various expensive machines and untested measures that ended in failure. It also says the cleanup work has been dominated by one group of Japanese utility, construction and electronics giants despite repeated calls for more transparency and greater access for international bidders. Kimimasa



TOKYO

Japanese government auditors say the operator of the Fukushima Dai-ichi nuclear plant has wasted more than a third of the 190 billion yen ($1.6 billion) in taxpayer money allocated for cleaning up the plant after it was destroyed by a March 2011 earthquake and tsunami.

A Board of Audit report describes various expensive machines and untested measures that ended in failure. It also says the cleanup work has been dominated by one group of Japanese utility, construction and electronics giants despite repeated calls for more transparency and greater access for international bidders.

Tokyo Electric Power Co. spokesman Teruaki Kobayashi said all of the equipment contributed to stabilizing the plant, even though some operated only briefly.

 

Some of the failures cited in the report:


FRENCH IMPORT: Among the costliest failures was a 32 billion yen ($270 million) machine made by French nuclear giant Areva SA to remove radioactive cesium from water leaking from the three wrecked reactors. The trouble-plagued machine lasted just three months and treated only 77,000 tons of water, a tiny fraction of the volume leaking every day. It has since been replaced with Japanese and American machines.

SALT REMOVAL: Sea water was used early in the crisis to cool the reactors after the normal cooling systems failed. Machines costing 18.4 billion yen ($150 million) from several companies including Hitachi GE Nuclear Energy, Toshiba Corp. and Areva were supposed to remove the salt from the contaminated water at the plant. One of the machines functioned only five days, and the longest lasted just six weeks.

SHODDY TANKS: TEPCO hurriedly built dozens of storage tanks for the contaminated water at a cost of 16 billion yen ($134 million). The shoddy tanks, using rubber seals and assembled by unskilled workers, began leaking and some water seeped into the ground and then into the ocean. The tanks are now being replaced with more durable welded ones.

GIANT UNDERGROUND POOLS: A total of 2.1 billion yen ($18 million) was spent on seven huge underground pools built by Maeda Corp. to store the contaminated water. They leaked within weeks, and the water had to be transferred to steel tanks.

UNFROZEN TRENCH: A 100 million yen ($840,000) project to contain highly contaminated water in a maintenance tunnel by freezing it failed because the water never completely froze. TEPCO subsidiary Tokyo Power Technology even threw in chunks of ice, but eventually had to pour in cement to seal the trench.



more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Nucléaire: le Japon se lance dans une série de démantèlements précipités par Fukushima

Nucléaire: le Japon se lance dans une série de démantèlements précipités par Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it


Des travailleurs de Tepco retirent les restes de combustible d'une piscine d'un des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi, dans le nord du Japon, le 20 décembre 2014 (Photo Japan Pool. AFP)


 

Privé depuis des mois d’énergie nucléaire, le Japon se lance dans le démantèlement d’installations atomiques, précipité par le désastre de mars 2011 qui a déjà condamné les six réacteurs de la centrale accidentée Fukushima Daiichi.

Mardi, la compagnie d’électricité Kansai Electric Power, qui alimente une partie de l’ouest de l’archipel, a opté pour la démolition de deux de ses réacteurs trop vieux et dont la prorogation de durée de vie, en théorie possible, serait trop coûteuse.

Kansai Electric prévoit de déconstruire les unités Mihama 1 et 2 respectivement mises en exploitation en 1970 et 1972 dans la région de Fukui (ouest) où se trouvent plusieurs centrales atomiques.

La société Japan Atomic Power Company a aussi décidé mardi le démantèlement de Tsuruga 1 (datant de 1970), également dans l’ouest.

Deux autres compagnies régionales, Chubu Electric Power et Kyushu Electric Power, pourraient sous peu annoncer des résolutions similaires pour leurs unités respectives Shimane 1 (1974) et Genkai 1 (1975).

 

- Une première depuis Fukushima -

C’est la première fois qu’une telle décision est prise depuis l’accident de Fukushima qui entraîne de facto le démantèlement de toutes les tranches du complexe exploité par Tokyo Electric Power (Tepco) dans le nord-ouest de l’archipel.

Le ministre japonais de l’Industrie, Yoichi Miyazawa, a déclaré mardi étudier des dispositions particulières pour aider les localités qui hébergent les réacteurs concernés par ces décisions.

«En tant que pionnier dans le développement de moyens de démantèlement des réacteurs à eau pressurisée (PWR), nous poursuivons les recherches avec le concours des entreprises, universités et centres de recherches de la région», a souligné Kansai Electric.

Depuis le drame de Fukushima provoqué par un tsunami en mars 2011, les réacteurs nucléaires au Japon ne doivent pas fonctionner plus de quatre décennies. Mais, moyennant des contrôles poussés et modifications techniques, ils peuvent en théorie obtenir une dérogation pour 20 ans supplémentaires.

Le gouvernement a demandé l’an passé à tous les producteurs d’électricité du pays de déclarer rapidement leurs intentions au sujet des installations atteignant la limite d’âge, à savoir grosso modo les unités lancées dans les années 1970, au nombre d’une douzaine en plus des six de Fukushima Daiichi.

Tous doivent faire de savants calculs pour comparer les différentes options (démantèlement, travaux de mise en conformité...) en fonction des avantages et inconvénients matériels et financiers qu’il y a à faire tourner ou non chacun de leurs réacteurs.

Pour les cinq, dont le démantèlement est décidé ou en voie de l’être, le coût d’une éventuelle prolongation serait trop élevé au regard de leurs capacités, car il s’agit de modèles de faible puissance (moins de 600 mégawatts pour chaque).

A l’inverse, trois autres tranches, d’un âge voisin, Takahama 1 et 2 et Mihama 3, pourraient bénéficier d’un prolongement d’activité. C’est le souhait de Kansai Electric qui devrait déposer une demande en ce sens mardi après-midi auprès de l’autorité de régulation nucléaire.

 

- Priorité au redémarrage -

Actuellement, les 48 réacteurs de l’archipel (sans compter les 6 condamnés de Fukushima-Daiichi) sont arrêtés. Si tous étaient définitivement stoppés au bout de 40 ans, la capacité potentielle nucléaire de l’archipel chuterait à 15% de l’électricité produite à horizon 2030, selon les calculs des organismes spécialisés, soit deux fois moins qu’avant le sinistre de mars 2011.

D’où la volonté de proroger l’usage des plus puissants à défaut d’en construire de nouveaux.

Dans l’immédiat, la priorité du gouvernement de Shinzo Abe est le redémarrage des réacteurs jugés sûrs.

Deux, Sendai 1 et 2 (sud-ouest), qui ont obtenu un feu vert relatif à leur sûreté de la part de l’Autorité de régulation et l’accord indispensable des autorités locales, sont censés reprendre du service dans l’année.

Deux autres, Takahama 3 et 4, exploités par Kansai Electric, ont reçu l’imprimatur technique de l’autorité, mais il leur manque encore l’approbation politique des élus de la région.

Si, selon tous les sondages, la majorité des citoyens japonais sont opposés à l’énergie nucléaire, la mobilisation contre leur relance s’est notablement affaiblie après un pic atteint dans les mois suivant le désastre de Fukushima, au grand dam des organisations écologiques.

AFP
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

▶ Catastrophe nucléaire de Fukushiima : le film des événements quatre ans après

Ajoutée le 10 mars 2015

11 mars 2011. Pendant six longues minutes, la terre tremble au Japon.
Ce séisme de magnitude 9 est le plus fort jamais enregistré dans l'archipel depuis qu'il existe des machines capables de mesurer l'intensité des secousses.

L'épicentre se trouve dans l'Océan Pacifique. Une série de vagues commencent à frapper les côtes nippones. De plus en plus haut, de plus en plus fort.

Dans la demi-heure qui suit, c'est un déferlement d'eau qui détruit tout sur son passage. Près de 19.000 personnes sont t…
LIRE L’ARTICLE: http://fr.euronews.com/2015/03/10/cat...

Aujourd'hui dans l'actualité : les titres en vidéo https://www.youtube.com/playlist?list...

euronews : la chaîne d'information la plus regardée en Europe.
Abonnez-vous ! http://www.youtube.com/subscription_c...

euronews est disponible en 14 langues: https://www.youtube.com/user/euronews...

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

M6.0 - 130km E of Miyako, Japan

M6.0 - 130km E of Miyako, Japan | Japan Tsunami | Scoop.it
Event Time
  1. 2015-02-21 10:13:54 (UTC)
  2. 2015-02-21 11:13:54 (UTC+01:00) in your timezone
  3. Times in other timezones
Nearby Cities
  1. 130km (81mi) E of Miyako, Japan
  2. 135km (84mi) ENE of Yamada, Japan
  3. 143km (89mi) ENE of Otsuchi, Japan
  4. 149km (93mi) ENE of Kamaishi, Japan
  5. 568km (353mi) NE of Tokyo, Japan
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Japon: petit tsunami après un fort séisme

Japon: petit tsunami après un fort séisme | Japan Tsunami | Scoop.it

Comparée à celle du 11 mars 2011, la secousse ressentie n'a pas été très violente pour les résidents, car assez distante des côtes, mais elle a néanmoins été perçue dans un très large périmètre du nord et de l'est.



Karyn NISHIMURA-POUPEE
Agence France-Presse
Tokyo

Un petit tsunami s'est produit mardi dans le nord-est du Japon à la suite d'un violent séisme au large de l'archipel, les autorités ayant demandé à des milliers de personnes de quitter temporairement leur maison près des côtes.

Le tremblement de terre a été évalué un peu plus fort par l'Agence japonaise de météorologie, à 6,9, que par l'Institut américain de géophysique (USGS) qui l'a mesuré à 6,8.

Ordres ou recommandations d'évacuation ont temporairement été adressés à des résidents de la préfecture d'Iwate, celle où existait le risque de raz-de-marée.

Étaient notamment visées quelque 1000 personnes de la cité de Rikuzentakata, une des plus meurtries par le gigantesque tsunami de mars 2011.

Avant que l'avis ne soit levé dans la matinée, des véhicules officiels avaient circulé toutes sirènes hurlantes dans les rues des villes concernées pour prévenir les populations et dans certains cas ordonner d'«évacuer sur-le-champ».

«Attention, n'approchez pas des côtes, n'allez pas voir la situation et arrêtez toutes les tâches en cours le long du littoral», avait averti l'Agence de météo qui craignait un raz-de-marée d'une hauteur d'un mètre.

La première montée d'eau était redoutée à 08h30 locales, mais seulement une variation de 10 centimètres a été mesurée à 08h47 à Miyako et un peu plus tard de même niveau à Kuji, puis une deuxième plus importante (20 cm à 09h07) sur la côte de cette seconde ville.

La chaîne de télévision publique NHK avait immédiatement interrompu ses programmes pour relayer les messages des autorités, comme le précise sa mission d'intérêt général.

Une cellule de crise avait été ouverte au bureau du Premier ministre à Tokyo.

Mauvais souvenirs du 11 mars 2011 

Le tremblement de terre s'est produit au large du nord-est à 08h06 locales, à 210 kilomètres à l'est de la ville côtière de Miyako, son hypocentre se situant à une profondeur de 10 km.

«Il s'agit d'un séisme secondaire lié à celui de mars 2011», a expliqué un sismologue de l'Agence de météo lors d'une conférence de presse.

Comparée à celle du 11 mars 2011, la secousse ressentie n'a pas été très violente pour les résidents, car assez distante des côtes et de magnitude très inférieure (moins de 7 contre 9 en 2011), mais elle a néanmoins été perçue dans un très large périmètre du nord et de l'est, particulièrement dans toutes les préfectures touchées à l'époque, à savoir Iwate, Miyagi, Fukushima, Aomori, Akita, Hokkaido, Yamagata, Niigata, Ibaraki ou encore Tochigi.

Les gratte-ciel de Tokyo et de sa banlieue ont aussi tangué.

Aucun dégât ni blessé n'ont été rapportés.

Des lignes de train ont momentanément été interrompues.

Plusieurs centrales et autres installations nucléaires se trouvent dans la zone touchée par les trépidations, mais aucune anomalie n'a été signalée dans les heures suivant le séisme, selon les différentes compagnies d'électricité.

Le Japon est situé à la jonction de quatre plaques tectoniques et enregistre chaque année environ 20% des séismes les plus violents recensés sur la planète.

Les Japonais gardent en mémoire la catastrophe d'il y a près de quatre ans à l'origine d'un gigantesque tsunami sur la côte nord-est qui a entraîné le désastre nucléaire de Fukushima et fait directement plus de 18 000 morts (21 000 en comptant les personnes décédées ensuite à cause de conditions de vie très dégradées).

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

M6.7 - 83km ENE of Miyako, Japan

M6.7 - 83km ENE of Miyako, Japan | Japan Tsunami | Scoop.it
Event Time
  1. 2015-02-16 23:06:27 (UTC)
  2. 2015-02-17 00:06:27 (UTC+01:00) in your timezone
  3. Times in other timezones
Nearby Cities
  1. 83km (52mi) ENE of Miyako, Japan
  2. 90km (56mi) ENE of Yamada, Japan
  3. 99km (62mi) ENE of Otsuchi, Japan
  4. 106km (66mi) NE of Kamaishi, Japan
  5. 538km (334mi) NNE of Tokyo, Japan
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Japon: accidents mortels à Fukushima, les promesses non tenues de Tepco

Japon: accidents mortels à Fukushima, les promesses non tenues de Tepco | Japan Tsunami | Scoop.it

Au Japon, à Fukushima, les centrales nucléaires numéro 1 et 2 ont fait deux nouvelles victimes : deux ouvriers, tués dans deux accidents distincts, hier et aujourd’hui, mardi 20 janvier. Depuis le tsunami et la catastrophe sur la centrale de Fukushima Daichi, les conditions de sécurité des employés font régulièrement l’objet de vives critiques.

Le premier employé, qui travaillait à Fukushima Daichi, la centrale numéro 1, est tombé dans une citerne vide dont il tentait de décoincer le couvercle, couvercle qui s’est détaché et est tombé avec lui. L’autre ouvrier, qui travaillait dans la deuxième centrale de la région, a eu la tête coincée dans une machine rotative. Elle s’est mise à tourner alors qu’il serrait un boulon.

A en croire le quotidien Japan Times, les accidents à la centrale numéro 1 ont presque doublé. Depuis avril dernier, il y en a eu 55. Tepco tente de tenir sa promesse faite en septembre 2013 au Premier ministre de décontaminer toute l’eau stockée sur le site d’ici la fin du mois de mars, il a donc doublé le nombre d’ouvriers pour atteindre les 7 000. Mais du coup les sous-traitants, qui emploient la majorité de ces ouvriers, engagent du personnel qui n’est pas forcément qualifié : le harnais que portait le premier ouvrier hier n’était accroché nul part.

En mars dernier, un autre travailleur était déjà mort enterré sous des sédiments lors de travaux d’excavation. Aujourd’hui le directeur de la centrale numéro 1 s’est engagé à améliorer les conditions de sécurité sur le site, une promesse régulièrement faite par Tepco.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Il y a 20 ans, le tremblement de terre de Kōbe

Il y a 20 ans, le tremblement de terre de Kōbe | Japan Tsunami | Scoop.it

6,437 morts, 43,792 blessés, dix-mille milliards de yens, soit 101 milliards d'euros de dégâts, c'est le triste bilan laissé par le séisme de magnitude 7,2 sur l'échelle de Richter survenu à 5h46 le 17 janvier 1995 à Kōbe. Les secousses n'ont pourtant duré que 20 secondes. 

 

Les Japonais célébraient donc aujourd'hui le 20ème anniversaire de cette catastrophe, connue sous le nom de "grand tremblement de terre de Hanshin-Awaji".

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

VIDEO. Japon: fort séisme à Nagano

VIDEO.  Japon: fort séisme à Nagano | Japan Tsunami | Scoop.it

La région de Nagano, au centre du Japon, a été touchée par un puissant séisme d'une magnitude de 6,2. Il a provoqué d'importants dégâts. Il y aurait une quarantaine de blessés, dont sept gravement. Des habitations ont été détruites, une quarantaine de personnes ont été blessées. Les secours se sont mobilisés en pleine nuit dans les villages de montagne, parfois difficilement accessibles. Ils retrouvent une femme dans les décombres.

"C'est arrivé d'un coup"

De nuit, il a été très difficile de se rendre compte de l'étendue des dégâts. Les habitants sont perdus, l'électricité est coupée et de nombreuses habitations sont effondrées. "C'est arrivé d'un seul coup, j'ai sauté de mon lit et j'ai été blessé par la chute d'une étagère", raconte un homme. La secousse a finalement endommagé une dizaine de bâtiments et des glissements de terrain ont coupé des routes et des voies ferrées.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Le mainstream, une menace pour les Etats-Unis

Le mainstream, une menace pour les Etats-Unis | Japan Tsunami | Scoop.it

Les conséquences du grave accident technogène de la centrale nucléaire japonaise Fukushima-1 de mars de 2011 ne présentent pas de danger pour la zone côtière russe en Extrême-Orient. L'expédition conjointe du ministère de la Défense de Russie et de la Société Géographique Russe, réalisant le monitoring de la situation radiologique dans la zone de l'océan Pacifique entre les îles Kouriles et la Kamtchatka, a tiré cette conclusion.

L'étendue totale de l'itinéraire du bateau-laboratoire le Professeur Khljustine a parcouru plus de 45000 milles marins. On a mesuré le fond radiologique dans les plans d'eau des mers d'Okhotsk et du Japon, ainsi que dans la partie nord-ouest de l'océan Pacifique. 

« La Société géographique russe a pu organiser dans les délais record la première expédition en 2011, pratiquement deux semaines après l'accident sur Fukushima. L’expédition actuelle était déjà la troisième, puisque le monitoring de la situation après un accident technogène aussi grave reste nécessaire jusqu'à présent. Cette fois, parmi les membres de l’expédition, il y avait des radiochimistes qui effectuaient des analyses à la profondeur de 200 mètres. Ils vérifiaient aussi l’atmosphère en régime continu : l'air passait par des filtres spéciaux remplacés chaque jour. Je peux dire que nous avons fait un grand travail », reconte le chef de l'expédition de la Société Géographique Russe Youry Loukyanov raconte :

Les scientifiques expliquent la nécessité d'un travail aussi minutieux par le fait que le Japon connait jusqu'à présent des problèmes lors de l'élimination des conséquences de l'accident technogène sur la centrale nucléaire Fukushima-1. Les défaillances dans le fonctionnement des équipements et les fuites de l'eau radioactive "poursuivent" l'opérateur de la station pratiquement au cours des trois années écoulées après l'accident de 2011. Selon les estimations des spécialistes, pour la liquidation des séquelles catastrophiques de l'accident de la centrale nucléaire Fukushima-1, il faudra probablement plusieurs décennies. Cependant, les autorités du Japon font tout leur possible pour les minimiser.

Pour beaucoup, c’est la nature elle-même qui l’aide, en diluant le danger radioactif par un puissant mainstream. Le seul pays exposé au plus grand danger, ce sont d'États-Unis, marque Joury Loukyanov:

« Si on regarde le schéma global des courants dans l'océan Pacifique, nous voyons parfaitement que l'influence de Fukushima peut se faire sentir, avant tout, sur la côte occidentale des États-Unis près de la Californie. Les courants peuvent progresser un peu plus vite, un peu plus lentement, un peu au sud ou au nord, mais invariablement, seulement là-bas, vers les États-Unis. Quand ce flux d'eau tourne ensuite vers l'Extrême-Orient russe, il ne présente déjà pas de danger. Mais la puissance de l'océan Pacifique est si grande que lorsque le flux atteint la côte américaine, probablement, l’influence négative n’est pas critique. Il est nécessaire cependant de suivre ce processus pendant dix années encore. En effet, les fuites radioactives se prolongent jusqu'à présent. Et la pollution radioactive qui s'est retrouvée dans l'océan et qui continue à s’y infiltrer, descend dans ses couches profondes. Elle est accumulée là tout au fond. Et cela signifie la possibilité de sa pénétration dans les chaînes alimentaires, et finalement - sur nos tables. C’est que dans les ressources biologiques, il peut y avoir une accumulation d'agents radioactifs. »

La centrale Fukushima est construite dans un lieu où le niveau des eaux souterraines est élevé. Et l'étanchéité après le tremblement de terre a diminué, c'est pourquoi l'érosion par les eaux souterraines qui pénètrent dans la mer est permanente. Le bateau-laboratoire de la Société Géographique Russe a fait 16 escales dans le plan d'eau de la partie orientale de la chaîne des Kouriles et de l'île de Honshu, où, à l’aide d’un équipement spécial, on a effectué non seulement les analyses express de l'eau maritime, mais aussi une analyse méticuleuse de la flore océanique, de la faune et du sol. Le fond radiologique n’a pas été dépassé pour le moment.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Fukushima: les révélations posthumes de l'ex-directeur de la centrale

Fukushima: les révélations posthumes de l'ex-directeur de la centrale | Japan Tsunami | Scoop.it
Tokyo ( AFP ) - Trois ans et demi exactement après l'accident de Fukushima, le gouvernement japonais a rendu public le contenu des auditions de protagonistes du drame, dont les propos de celui qui était alors directeur de la centrale, coincé entre le marteau gouvernemental et l'enclume nucléaire.

Dans la liste des transcriptions en japonais publiées sur un site gouvernemental, figurent notamment les déclarations de l'ex-Premier ministre Naoto Kan, de l'ancien ministre de l'Industrie Banri Kaieda, du porte-parole du gouvernement à l'époque, Yukio Edano, et de feu Masao Yoshida, alors aux commandes du complexe Fukushima Daiichi saccagé par le tsunami du 11 mars 2011.

M. Yoshida, décédé l'an passé d'un cancer, avait été interrogé de longues heures entre juillet et novembre 2011 sur les opérations entreprises dans la centrale pour en reprendre le contrôle, alors que les coeurs de trois des six tranches étaient en fusion et que s'étaient produites plusieurs déflagrations.

"Quand a explosé le bâtiment du réacteur 3, nous n'avions sur le coup plus de nouvelles de 40 personnes. A cet instant, je me suis dit que s'il leur était arrivé quelque chose, je me trancherais le ventre sur place. Heureusement, personne n'est mort: c'était une chance dans le malheur, sans doute grâce à Dieu".

Dans ce marasme, a-t-il suggéré "d'abandonner" le site en furie ?

Réponse de l'intéressé: "à la fin des fins, si la situation était devenue vraiment horrible et qu'il ait fallu fuir, j'aurais laissé le minimum de personnes indispensables. Moi, j'avais l'intention de rester".

Il n'a pas, dit-il, donné l'ordre de se réfugier dans l'autre centrale de Fukushima, Daini, même si 650 ouvriers ont décampé.

M. Yoshida était l'interface entre les techniciens sur le terrain et le siège tokyoïte de son entreprise, Tokyo Electric Power (Tepco). Le bureau du Premier ministre lui donnait aussi directement des ordres, sans compter la présence d'une Autorité de sûreté nucléaire qui multipliait les interventions pas toujours jugées bien placées.

"Pourquoi est-ce que j'étais obligé de parler directement avec le gouvernement, qu'est-ce que faisait le siège, et l'autorité ? J'ai toujours trouvé ça insensé", s'est-il plaint, trouvant de plus en plus difficile de répondre à des injonctions incohérentes venues d'en haut.

D'où parfois une désobéissance quand ce qu'on lui enjoignait lui semblait incompréhensible voire dangereux. C'est ainsi par exemple qu'il continua à arroser les réacteurs avec de l'eau de mer et évita sans doute le pire, même si ponctuellement "Tokyo" lui avait demandé d'arrêter.

- Eau contaminée, danger vu dès le départ -

La façon dont le siège a géré l'approvisionnement en équipements (par exemple des batteries) l'a tout autant mis en colère: "il fallait qu'on trie nous-mêmes et, sous prétexte que le niveau de radioactivité était élevé, qu'on envoie des gars récupérer le matériel, alors qu'on était déjà ric-rac".

De par sa longue expérience dans les installations atomiques, M. Yoshida avait en outre rapidement compris que la question de l'eau contaminée allait très vite se poser.

"J'ai prévenu dès le mois de mars 2011 que si l'on ne s'occupait pas correctement du traitement urgent de l'eau, on aurait du mal à stabiliser la situation", a-t-il insisté.

Trois ans et demi plus tard, les faits lui donnent raison et prouvent que le problème des centaines de milliers de tonnes de liquide souillé n'a pas été pris à bras le corps au moment où il a été pointé du doigt.

M. Yoshida disait avoir souffert de ne jamais avoir pu faire entendre le danger à la direction de Tepco et au gouvernement, de même qu'il pressait le siège de s'occuper correctement des habitants de la région qu'on forçait à partir sans qu'ils comprennent pourquoi.

Avant de mourir, il avait dit souhaiter que cet accident serve à améliorer grandement les normes des centrales nucléaires.

"Parmi les sismologues et spécialistes des tsunamis, qui avait prédit que se produirait là un tremblement de terre de magnitude 9 ?". Pour lui, il était facile de critiquer après coup, moins de prévoir et de se préparer en connaissance de cause.

more...
No comment yet.