Japan Tsunami
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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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Japon: une bombe de la 2e guerre mondiale dans la centrale de Fukushima

Japon: une bombe de la 2e guerre mondiale dans la centrale de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Tokyo - Une bombe datant probablement de la Seconde guerre mondiale a été découverte jeudi au Japon dans l'enceinte de la centrale nucléaire accidentée Fukushima Daiichi, a indiqué l'exploitant.

L'engin "a été repéré vers 07H30 locales (mercredi 22H30 GMT) par un employé d'une société sous-traitante au cours de travaux pour créer un parking", a expliqué à l'AFP un porte-parole de la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco). 

La bombe, d'une longueur d'environ 85 centimètres pour 15 cm de diamètre, se trouvait dans le sol à une distance d'un kilomètre des bâtiments des réacteurs 2 et 3 du site", a-t-il précisé. 

 
 

"Nous avons prévenu les services de police de Futaba qui sont désormais chargés de suivre le dossier", a ajouté le porte-parole. 

Ce sont les forces d'autodéfense, nom de l'armée japonaise, qui devraient prendre en charge l'opération de retrait après avoir vérifié les risques d'explosion de l'engin. 

 

La région où est implantée la centrale Fukushima Daiichi, à cheval sur les localités côtières de Futaba et Okuma (nord-est), hébergeait en temps de guerre une base aérienne de l'armée nippone et a subi des bombardements américains, selon les informations dont dispose Tepco.  

Ces deux agglomérations ont été entièrement évacuées dans les jours suivants la catastrophe atomique de mars 2011 et demeurent désertes et inhabitables. 

La centrale nucléaire Fukushima Daiichi fait actuellement l'objet d'importants travaux en vue du démantèlement de ses six réacteurs, dont quatre ont été sévèrement saccagés par des explosions d'hydrogène à la suite des violents séisme et tsunami survenus il y a six ans. 

La découverte de la bombe jeudi a conduit à mettre en place un périmètre de sécurité sur une petite partie de l'immense site, mais n'a pas perturbé le travail des équipes oeuvrant ailleurs, notamment près des réacteurs, selon la compagnie. 

Jacques Le Bris's insight:

Le sérieux de l'industrie japonaise en prend un sérieux coup, lorsqu'on s'aperçoit, à son démantèlement, que l'on a construit une centrale atomique sur un tapis de bombes !!!

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Fukushima : la bataille de la France au nom de l'atome

Fukushima : la bataille de la France au nom de l'atome | Japan Tsunami | Scoop.it

Des ouvriers de Tepco sur le site de Fukukshima, en novembre 2014.

 

Un documentaire diffusé dimanche dans l'émission «Cellule de crise» expose comment la France a œuvré dès le 11 mars 2011 pour «sauvegarder les intérêts du nucléaire».

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    Fukushima : la bataille de la France au nom de l'atome

L’affaire est entendue. La catastrophe de Fukushima, qui a eu lieu il y a près de six ans, est un «désastre créé par l’homme» comme l’a écrit noir sur blanc Kiyoshi Kurokawa, le président de la commission d’enquêteparlementaire. Depuis le 11 mars 2011, les rapports, les investigations, les documentaires japonais et internationaux n’ont pas manqué pour décrire l’enchaînement des faits, l’impréparation, les erreurs en série et la panique qui s’est emparée du pouvoir politico-industriel nippon dans les premiers jours de la pire crise nucléaire depuis Tchernobyl.

Le mérite de cette enquête n’est pas tant dans ce rappel de ces jours de mars ayant donné des sueurs froides à toute la planète et au cours desquels le pire a été évité de peu. Même s’il est toujours nécessaire de se remémorer que les autorités japonaises ont envisagé le scénario catastrophe : une perte totale de contrôle de la centrale de Fukushima-daiichi et une crise nucléaire qui aurait condamné pour des décennies une grande partie du Japon et contraint les autorités à évacuer plus de 50 millions de personnes, comme l’a raconté dans ces colonnes Naoto Kan, le Premier ministre de l’époque.

La journaliste Linda Bendali qui signe cette enquête a certes eu accès des témoins de premier plan dans l’équipe de Naoto Kan, chez les secouristes, les militaires et parmi des membres de Tokyo Electric Power Company (Tepco) qui gère la centrale. Mais si ce documentaire révèle des secrets, c’est surtout sur son volet français qu’il apporte un éclairage bienvenu. En construisant un récit croisé entre le Japon et la France, il expose la «stratégie du gouvernement français pour sauvegarder les intérêts du nucléaire». Et montre comment Paris s’est lancé dans une «bataille diplomatique et industrielle cruciale pour la France».

«Risques de contamination en Europe»

Même si EDF, François Fillon – alors Premier ministre –, ses conseillers et Eric Besson, le ministre de l’Industrie de l’époque ont refusé les demandes d’interview, la journaliste a pu reconstituer le récit côté français. Informé par une source interne à Tepco, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) fait partie des premiers à avoir été informé de la crise.

A Paris, l’IRSN mobilise son centre de crise avec 40 ingénieurs, des traducteurs pour tenter de comprendre la situation à la centrale et pour faire face à de possibles «risques de contamination dans toute l’Europe». Chez Areva, huit ingénieurs donnent l’alerte en bouclant leurs valises. «Les Japonais ont perdu le contrôle de la centrale», déclarent-ils en quittant le Japon en toute hâte. La panique s’empare des expatriés à Tokyo.

Dès le 12 mars, les explosions causées par l’hydrogène concentré dans les installations de Fukushima et le bricolage des interventions vont faire «très très peur», comme le dit Anne Lauvergeon, alors la présidente d’Areva. La France, pays du nucléaire avec les géants EDF et Areva, voit chuter les cours en bourse de ses entreprises et de l’uranium. Il faut réagir. Les ministères de l’Industrie et de l’Ecologie, l’IRSN et Matignon vont monter au front pour faire «faire baisser la pression et l’angoisse».

 

Conférence de presse, éléments de langage, audit des réacteurs français, etc. Paris manœuvre pour que le «nucléaire ne devienne pas un sujet de débat» et que «la place de l’atome ne soit pas remise en cause en Europe». Elle s’oppose à la «décision hallucinante de l’Allemagne», selon les mots de Frank Supplisson, directeur de cabinet d’Eric Besson, de débrancher ses centrales. N’hésite pas à menacer ses partenaires européens qui n’ont pas l’heur de partager ses vues. Et fait pression sur ses diplomates.

Beau fiasco français

A Tokyo, l’ambassadeur de France, Philippe Faure, met en ligne un communiqué recommandant aux ressortissants français de s’éloigner quelques jours de la capitale nippone. Le Quai d’Orsay lui intime l’ordre de retirer le texte. Puis, avec retard, Paris dépêche un avion d’aide avec des «tonnes de matériels inutiles», raconte un membre de l’ambassade. «Au pays de Nissan et de Toyota, ce qu’on envoyait c’était du vrac, pas éblouissant», se souvient Philippe Faure.

Le documentaire raconte également un beau fiasco quand l’aide technique française a été refusée par le Japon. Paris a loué un très coûteux Antonov pour acheminer ses robots capables d’intervenir en milieu contaminé, mais Tokyo souhaitait que des experts français viennent les piloter. «Les ingénieurs acceptaient de venir à Tokyo, raconte Linda Bendali, mais pas au pied des réacteurs.» Les Japonais ont décliné l’offre.

Dans cette offensive diplomatico-industrielle, l’Elysée n’a pas été en reste. Nicolas Sarkozy a fait des pieds et des mains pour être le premier chef d’Etat à venir au Japon. Vingt jours après le 11 mars, il débarque à Tokyo et rappelle la nécessité de poursuivre le nucléaire. Naoto Kan accepte finalement de l’accueillir malgré un emploi du temps surchargé. Ce jour-là, «j’étais convaincu qu’il fallait arrêter» l’utilisation de l’atome, déclare aujourd’hui l’ex-Premier ministre devenu l’un des plus ardents militants antinucléaires de l’archipel. Mais face à Nicolas Sarkozy le 31 mars 2011, il s’est tu.

 

Cellule de crise. De Paris à Fukushima, les secrets d’une catastrophe. 

Dimanche 12 février à 22h40. France 2.

Rediffusion, jeudi 16 février à 1h40.

 

Arnaud Vaulerin correspondant au Japon

 

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Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima

Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
Vue de la centrale de Fukushima, le 11 mars 2016. 
 

La compagnie électrique Tepco dit avoir relevé des taux mortels de plus de 500 sieverts au niveau du réacteur 2 de la centrale nucléaire ravagée par le tsunami du 11 mars 2011.

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    Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima

Dans son grand chantier de démantèlement de la centrale de Fukushima-daiichi, Tepco vient de faire des découvertes qui risquent de compliquer sa mission. Jeudi, la compagnie électrique qui gère le site endommagé par le tsunami et l’accident du nucléaire de mars 2011, a dit avoir relevé des taux de radiations records : 530 sieverts par heure dans la partie basse de l’enceinte de confinement du réacteur 2, l’un des plus endommagés sur les six unités du site installé en bordure du Pacifique. Il est possible que ce taux astronomique soit dû au fait qu'une partie du combustible fondu ne soit pas immergé dans les eaux de refroidissement, comme l'avance Miyano Hiroshi, professeur émérite de l’université Hôsei, à la NHK

Même si, comme l’a précisé Tepco à la presse japonaise, il faut tenir compte d’une marge d’erreur de 30%, le chiffre constaté reste très au-delà du précédent record de 73 sieverts établi en 2012 sur ce même réacteur. Avec de tels niveaux de rayonnement, «inimaginables» selon des experts japonais cités par l’agence Kyodo, la mort est quasi instantanée pour l’être humain.

Selon les recommandations de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), les ouvriers du nucléaire en milieu radioactif ne doivent pas être exposés à des doses efficaces et supérieures à 20 millisieverts (mSv) par an, «moyennées sur des périodes définies de cinq ans», indique la CPIR, soit 100 mSv. On s’est rendu compte qu’au-delà de ce seuil, le risque de leucémie s’accroît significativement.

 

Un magma très radioactif

Depuis la fin décembre, Tokyo Electric company a percé une petite ouverture dans l’enceinte de confinement du réacteur 2. La compagnie cherche à déterminer quel est l’état du cœur des réacteurs, ce magma extrêmement radioactif constitué de débris et de barres de combustibles qui ont fondu dans les heures qui ont suivi le 11 mars 2011. Selon des calculs de l’Institut international de recherche sur le démantèlement nucléaire, ce corium représenterait une masse globale de 880 tonnes réparties entre les unités 1,2 et 3 de Fukushima. Tepco cherche également à localiser où se situe précisément ce magma.

Fin janvier, elle a donc envoyé une petite caméra fixée sur un bras télescopique de guidage qui doit parcourir une dizaine de mètres. Avant d’expédier un robot d’ici à la fin du mois, la compagnie électrique a ainsi réalisé une petite vidéo (visible ici) qui permet d’apercevoir une petite partie des entrailles de réacteur.

 

Dans le flot d’images filmées, Tepco a publié des clichés où l’on voit nettement qu’un piédestal en forme de plateforme grillagée est nettement enfoncé sur une surface carrée d’un mètre sur un mètre environ. Ce trou pourrait être causé par la chute de structures, de barres de combustibles fondus. Si cette hypothèse devait se confirmer, ce serait la première fois que Tepco localise le corium au sein de l’un de ses réacteurs.

En début de semaine, la compagnie avait déjà publié des images - difficiles à lire pour des novices - tendant à montrer l’existence de ce combustible fondu. On y voyait des sortes de pâtés noirs éparpillés sur une structure métallique grillagée dans la partie inférieure de l’enceinte de confinement. Cela pourrait indiquer que le carburant a fondu et s’est répandu sur le plancher de cette enceinte.

 

Robots en rade

Le robot que Tepco prévoit d’envoyer dans les prochains jours dans cette partie de l’unité 2 permettra peut-être d’en apprendre plus. Censé supporter des radiations de l’ordre de 1000 sieverts, l’engin pourra fonctionner environ deux heures si l’on se fie au niveau de 530 sieverts relevés ces derniers jours. Ces derniers mois, deux robots expédiés en mission au sein des réacteurs sont déjà tombés en panne à cause de trop fortes radiations.

Celles-ci risquent de faire ralentir les travaux de démantèlement. Tepco ambitionne de commencer à retirer les combustibles fondus à partir de 2021. Mais elle doit encore finaliser la méthode pour y parvenir. Selon une étude du ministère de l’Economie, du commerce et de l’industrie (Meti) publiée en décembre, le seul démantèlement des réacteurs devrait coûter au minimum 8 trillions de yens (autour de 65,9 milliards d’euros), soit quatre fois ce qui était initialement envisagé. Au final, la facture atteindrait les 177 milliards d’euros pour démanteler, indemniser les riverains et décontaminer l'environnement. Ce retrait des combustibles reste la plus risquée de toutes les opérations de ce grand nettoyage de Fukushima-daiichi, prévu pour durer au moins quarante ans. 

 

 

Arnaud Vaulerin correspondant au Japon
 
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Fukushima : trois ex-dirigeants de Tepco vont être jugés

Fukushima : trois ex-dirigeants de Tepco vont être jugés | Japan Tsunami | Scoop.it

Pour la première fois la justice japonaise va devoir se prononcer sur la culpabilité de plusieurs personnes dans le cadre de l’accident nucléaire de Fukushima, en mars 2011.

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Fukushima : glaçants aveux du responsable de la centrale

Fukushima : glaçants aveux du responsable de la centrale | Japan Tsunami | Scoop.it

Masuda Naohiro (à gauche), lors de la visite à Fukushima de l’ambassadrice des USA au Japon, Caroline Kennedy accompagnée de son fils Jack Kennedy Schlossberg, le 14 mai 2014

 

Dans un entretien accordé le 20 décembre à l’Agence Associated Press, le responsable de la réparation de la centrale de Fukushima a avoué qu’il était dans l’incapacité de prévoir quel serait le coût de la mise en sécurité des installations, et de fixer une date pour que les réacteurs fondus cessent de menacer la santé des salariés de l’entreprise et les habitants de la région alors que les bâtiments accidentés continuent à polluer les sous sols et l’atmosphère.

Masuda Naohiro a même ajouté qu’il ignorait si, quand et comment les nouveaux robots pourraient réussir à explorer les débris des réacteurs fondus pour faire le point sur la réaction qui se poursuit en dégageant une chaleur d’environ 100° et des émanations radioactives. Il a également reconnu qu’il devait faire face à une véritable « zone de guerre ». Toutes déclarations qui contrastent avec les affirmations du gouvernement japonais répétant régulièrement que la situation est entièrement sous contrôle.

Le responsable de la Tepco, la société propriétaire de la centrale, a précisé que les ingénieurs ne savaient même pas où se trouvaient les débris des réacteurs ni comment il serait possible de les extraire. Il ignore également si les travaux nécessaires pourront être commencés avant une dizaine d’années. Avec cette précision :

« Une nouvelle science devra être inventée pour commencer le nettoyage et il faudra pour cela prendre en compte les risques courus par les salariés et l’environnement. »

D’autant plus que des éléments radioactifs continueront à fuir dans les nappes souterraines, dans la mer et dans l’air.


L’un des bâtiments réacteur en septembre 2015 toujours inaccessible aux techniciens (Photo : Claude-Marie Vadrot)

Des aveux qui contredisent radicalement les propos rassurants et les mensonges proférés par des responsables de la centrale lors de la visite des installations et de la région par Politis à la fin du mois de septembre dernier. Des propos de « propagande » que démentaient d’ailleurs la plupart des analyseurs automatiques de radioactivité mis en place sur le chantier, les combinaisons spéciales portées par de nombreux techniciens et l’abandon sur place de centaines de voitures et d’engins de chantiers fortement contaminés.

En conclusion Masuda Naohiro, qui travaille depuis 30 ans pour la Tepco, a assuré que, désormais, il annoncerait aussi bien les bonnes que les mauvaises nouvelles. Mais, pourtant, il n’a rien dit sur la bonne vingtaine de millions de tonnes de déchets radioactifs entassés sous de simples bâches dans la campagne environnantes…


Une faible partie des 20 millions de tonnes de terre et de déchets radioactifs entassés dans la zone évacuée
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Le démantèlement de Fukushima totalement reprogrammé

Le démantèlement de Fukushima totalement reprogrammé | Japan Tsunami | Scoop.it
Tepco va d’abord retarder le retrait des barres de combustible toujours stockés dans les piscines de refroidissement situées près des cuves des réacteurs
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Pour la première fois en deux ans, l’électricien Tepco, qui gère le démantèlement des réacteurs détruits de Fukushima Daiichi a admis, ce matin, qu’il allait devoir profondément revoir le calendrier de son chantier pharaonique. Si le groupe, désormais public, assure toujours que le site sera totalement “nettoyé” d’ici 30 ou 40 ans, il a indiqué qu’il allait reporter de plusieurs années le complexe travail de retrait des combustibles bloqués dans les réacteurs 1, 2 et 3, où la radioactivité rend quasiment impossible le travail des humains.

Tepco va d’abord retarder le retrait des barres de combustible toujours stockés dans les piscines de refroidissement situées près des cuves des réacteurs. Sa nouvelle feuille de route évoque désormais une récupération de ces “crayons” à partir de l’année fiscale 2017, soit entre avril 2017 et mars 2018 pour le réacteur 3. Initialement, le groupe pensait entamer cette tâche dès 2015. Le retrait des combustibles usés des bassins situés dans les bâtiments des réacteurs 1 et 2 ne commencera lui qu’en 2020 ou 2021, soit avec trois ans de retard par rapport au calendrier initial. Du fait de ces décalages, l’électricien va également devoir repousser les tentatives de retrait des combustibles qui ont fondu, lors de la catastrophe de 2011, à l’intérieur même des cuves des réacteurs. Pour tous les analystes, cette étape est la plus dangereuse et la plus complexe de l’ensemble du processus de démantèlement car elle va nécessiter l’invention de nouvelles solutions technologiques.

2021

Pour l’instant, seul le travail des ingénieurs impliqués dans la récupération du combustible fondu du réacteur 2 de la centrale américaine de Three Mile Island peut servir de référence de départ aux travaux programmés à Fukushima. Mais le cas américain était beaucoup plus simple à gérer que celui qui se présente aux chercheurs japonais qui devront travailler dans des réacteurs totalement détruits et sur un combustible fondu (corium) qui a très probablement traversé l’enceinte du réacteur. Dans la feuille de route approuvée, ce matin, Tepco indique qu’il ne devrait se prononcer sur les méthodes de retrait de ce combustible fondu qu’en 2018 ou 2019 et envisagerait de lancer les travaux préparatoires à ce chantier dans le réacteur numéro un que vers 2021.

Afin de se concentrer sur ces défis complexes, Tepco voudrait “évacuer” rapidement le problème des eaux contaminées qui se sont accumulées sur le site de Fukushima. Espérant finir prochainement le “nettoyage” de la totalité de ces gigantesques volumes d’eau, l’électricien pourrait proposer de la relâcher en mer, avec l’accord probable du gouvernement. Mais il se heurte encore aux réticences des communautés locales qui notent que l’eau “nettoyée” de la quasi-totalité des radionucléides qui la composaient contient encore du tritium, qui est très difficile à retirer. Tepco tente d’expliquer que les pays exploitants des centrales nucléaires rejettent eux-aussi de l’eau tritiée en mer. Les négociations sur le devenir de cette eau seront lancées l’an prochain.


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Où sont les déchets de Fukushima?

Où sont les déchets de Fukushima? | Japan Tsunami | Scoop.it

Plus de quatre ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, les déchets radioactifs et les détritus en tout genre continuent de se répandre sur terre, dans les océans et dans nos assiettes. Mais où sont-ils exactement ? Éléments de réponse.

 

Dans le courant du mois d'avril, des experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), organe chapeauté par l'ONU, se rendront à nouveau sur le site de Fukushima pour répondre à une demande expresse des autorités nippones, inquiètes de la quantité d'eau contaminée qui s'échappe toujours des réacteurs.

"La bataille de la décontamination ne fait que commencer"

Depuis le 11 mars 2011, jour de la catastrophe, les fuites ne se comptent plus. Fin février encore, des éléments radioactifs étaient détectés dans un canal traversant le site et descendant vers la mer. "Quatre ans après, la bataille de la décontamination ne fait que commencer", admet Pierre Le Hir, journaliste au Monde. "La radioactivité demeure partout présente, dans les réacteurs éventrés comme dans les sous-sols gorgés d'eau qui continuent de souiller le Pacifique (300 tonnes d'eau contaminée par jour, NDLR)." En début de semaine, une nouvelle étape de pollution "post-Fukushima" fut d'ailleurs franchie : celle qui sépare le Japon de l'Amérique du Nord.

Pour la toute première fois, des éléments radioactifs, comme le Césium 134, ont été détectés sur la plage d'Ucluelet, en Colombie Britannique (sud-ouest du Canada). Certes, les quantités sont actuellement marginales ("mille fois inférieure à la radiation reçue lors d'une radiographie dentaire", d'après Ken Buesseler, auteur des prélèvements), mais il faudra désormais suivre attentivement leur développement dans le milieu marin local, puisque la centrale ne cesse d'émettre des radionucléides (atomes radioactifs) dans le Pacifique et que ces particules radioactives devraient errer durant une dizaine d'années dans les océans.

Si l'Amérique du Nord commence donc "seulement" à être victime du "plus importantdéversement accidentel d'agents contaminants radioactifs dans les océans au cours de l'histoire" - des niveaux de césium analogues devraient prochainement être mesurés sur la côte ouest des États-Unis, cela fait bien longtemps que les déchets issus de la tragédie nucléaire se répandent dans le monde entier.

De la radioactivité en sachet

À commencer, évidemment, par le Japon, où le grand nettoyage s'effectue notamment par l'entrepôt de nombreuses tonnes de déchets radioactifs dans des sacs en plastique,le long du littoral. En tout, on dénombre 75 000 sites de stockages provisoires. Une situation qui dure, mais ne peut s'éterniser. Le gouvernement japonais a récemment annoncé vouloir incinérer, à terme, 22 millions de m³ de ces végétaux radioactifs afin de s'en débarrasser.

Les sacs "radioactifs", entreposés le long du littoral. © Reuters

L'eau utilisée pour refroidir les réacteurs, 350 m³ d'eau douce par jour, demeure également problématique. Au contact du combustible nucléaire dégradé, elle se charge en radioéléments solubles (césium, strontium, antimoine, tritium...) et doit, du coup, être pompée et traitée consciencieusement avant d'être soit réintroduite dans le circuit de refroidissement, soit stockée dans des réservoirs, sur le site même. Tepco, l'opérateur en charge de la décontamination de la zone, assure cependant avoir trouvé un moyen de purifier 1 300 m³ d'eau quotidiennement, ce qui devrait permettre de limiter son stockage, estimé aujourd'hui à 600 000 tonnes.

Restes humains et Harley Davidson dans l'océan

Les suites de l'accident de Fukushima ne se limitent toutefois pas à la radioactivité "liquide". Le séisme et le tsunami ayant frappé la côte du T?hoku en 2011 ont ainsi déversé quelque 5 millions de tonnes de détritus dans l'océan. La plupart ont directement coulé, mais environ 30 % ont navigué (ou naviguent encore) dans le Pacifique.

Dès l'hiver 2012, les plus "légers" ont atteint les États-Unis : filets de pêche, bouées, plastiques en tout genre, voire... restes humains (pas moins de 16 000 personnes furent portées disparues après la catastrophe). Huit mois plus tard, deux docks flottants en béton avaient gagné l'Oregon et l'État de Washington. Morceaux de bateaux, voiliers ou Harley Davidson n'ont pas tardé à s'échouer eux aussi sur les côtes américaines. Mais rarement en tir groupé.

Il est effectivement rare que ces différents objets "accostent" en même temps. Les données de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), l'agence américaine de l'océan et de l'atmosphère, montrent que les débris ne forment plus une masse unique, éclaire 20minutes.fr"Depuis quatre ans, ils ont été dispersés dans le vaste océan Pacifique Nord", indique Sherry Lippiatt, coordinatrice régionale en Californie du programme sur les déchets marins de la NOAA. "Il est dès lors difficile de savoir combien flottent encore à la surface et où exactement. Beaucoup ont dû couler, se charger d'eau, et leur dispersion rend vaine toute observation par avion ou satellite." D'après les calculs des scientifiques, la contamination de la côte ouest de l'Amérique du Nord devrait atteindre son paroxysme en 2016.

La "Grande zone d'ordures du Pacifique"

Emportées par un courant circulaire qui part du Pacifique Nord, la majorité des épaves qui n'ont pas fini dans les fonds marins ou sur les plages nord-Américaines sont prises au piège dans un tourbillon situé entre Hawai et le Pacifique, appelé la "Grande zone d'ordures du Pacifique". "Ils pourraient y rester entre trente et quarante ans", confie Simon Boxall, océanologue britannique.

En rouge, la "Grande zone d'ordures du Pacifique". © DR

Des risques alimentaires ?

Et puis, il y a les éventuels risques alimentaires. L'équation est assez simple : plus la "zone contaminée" s'étend, plus les animaux aquatiques ont de chances d'ingérer des éléments eux-mêmes infectés.

Qu'il s'agisse de plastiques dégradés, au fil du temps, en microparticules facilement "avalables", ou d'isotopes radioactifs, tel le Césium 134 ou 137, qui se fixent par ailleurs sur le plancton, base de la chaine alimentaire marine. Un phénomène loin d'être cantonné aux seules côtes japonaises : en 2013, des poissons contaminés au Césium avaient ainsi été retrouvés dans des supermarchés Suisses, alors qu'ils avaient été pêchés aux Philippines, soit à environ 4 000 kilomètres du sud du Japon.

La consommation de ces poissons est-elle pour autant dangereuse pour l'homme ? Difficile de répondre avec assurance. Ce qui est certain, c'est que les doses détectées sont extrêmement faibles, bien en dessous des normes : 0,4 becquerel par kilogramme, pour une limite fixée à 1.250 becquerels par kilogramme. Mais plusieurs experts rappellent qu'en matière de radioactivité, il n'y a pas de seuil d'innocuité, écrivait l'année dernière le Huffington Post français.

Par Antoine Vidua

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Fukushima : une catastrophe sans fin

Fukushima : une catastrophe sans fin | Japan Tsunami | Scoop.it

Le 11 mars 2015 marque un terrible « anniversaire » : il y a quatre ans, un séisme et un tsunami dévastateurs frappaient le Japon, et une catastrophe nucléaire majeure débutait avec la fusion de trois réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, exploitée par Tepco.

 

Quatre ans plus tard, la catastrophe nucléaire continue de se dérouler sous nos yeux, entraînant à la fois une contamination de l’environnement et une souffrance humaine intolérables.
Même le Premier ministre Shinzo Abe – fervent partisan d’une relance du parc nucléaire japonais à l’arrêt depuis la catastrophe – semble hésiter face à l’ampleur de la crise de l’eau contaminée. Naoto Kan, son prédécesseur en fonction pendant les premiers mois de la catastrophe, estime quant à luiqu’il faut « arrêter le nucléaire le plus tôt possible« .

 

Le tonneau des Danaïdes de l’eau contaminée

L’eau de Fukushima est contaminée par des éléments radioactifs hautement toxiques et persistants, comme le dangereux césium ou le cancérigène strontium 90.
Le 25 février dernier, Tepco a annoncé que de l’eau hautement radioactive (à des concentrations 50 à 70 fois supérieures aux niveaux déjà très élevés mesurés sur le site) s’écoulait dans l’océan. L’exploitant avait connaissance de cette fuite depuis près d’un an.

« Tepco a tendance à cacher les choses qui la gênent. »

Naoto Kan, ancien premier ministre du Japon (lire l’intégralité de l’interview sur le site de Reporterre)

 

Les chiffres exponentiels de l’eau contaminée
  • En décembre 2014, 320 000 tonnes d’eau hautement radioactive étaient stockées dans environ 1 000 énormes réservoirs sur site, dans l’attente d’être traitées et débarrassées des 62 éléments radioactifs qui la contaminent (sauf le tritium, pour lequel aucune solution de traitement n’a été trouvée).
  • Chaque jour, 300 tonnes d’eau sont déversées sur les cuves des réacteurs des unités 1, 2 et 3 pour les refroidir. On ne sait même pas à quelle profondeur se trouvent les cœurs des réacteurs…
  • Chaque jour, 800 tonnes d’eaux souterraines s’écoulent sur le site, dont 300 à 400 tonnes deviennent radioactives.
  • Chaque jour, 400 tonnes d’eau hautement radioactive se déversent dans l’océan Pacifique. À noter que ce chiffre ne comprend pas la dernière fuite annoncée en février par Tepco. On estime que 11 000 tonnes d’eau hautement radioactive sont stockées dans des tranchées, que Tepco a essayé de pomper avec un succès limité.
 Des solutions qui risquent de prendre l’eau

Pour résoudre le problème, deux pistes sont à l’étude : la construction d’une digue pour contrôler les fuites massives d’eau radioactive dans l’océan, ou l’édification d’un mur de glace pour réduire les quantités d’eau qui s’écoulent chaque jour sur le site. Tepco espère qu’à une certaine profondeur, le sous-sol du site soit composé de roche imperméable et puisse servir de réservoir naturel pour empêcher l’eau de s’écouler.

Cependant, les chances de réussite de ces travaux sont compromises : d’après des études géologiques, le site nucléaire est construit sur un sol spongieux et hautement perméable, composé de sable et de ponce, jusqu’à une profondeur de… 200 mètres.

 L’extérieur du site continue aussi d’être contaminé…

Là aussi, les chiffres sont vertigineux. D’importantes quantités de déchets radioactifs se sont accumulées au fur et à mesure des travaux de décontamination. Ces déchets sont stockés dans d’immenses sacs noirs, entreposés temporairement dans pas moins de 54 000 décharges à ciel ouvert dispersées aux alentours de la centrale, y compris dans les jardins de particuliers, des parkings ou des parcs. D’après les estimations officielles, le volume de stockage nécessaire pour mettre à l’abri ces montagnes de déchets serait de 15 à 28 millions de mètres cubes.

Sacs de sol, de boue et d’herbe contaminés, stockés dans le village d’Iitate – © Noriko Hayashi / Greenpeace


En d’autres termes, les efforts de décontamination n’ont pas permis d’éliminer le problème des déchets radioactifs : ils n’ont fait que le déplacer et l’éparpiller.

Dans la ville hautement contaminée d’Iitate (à 40 km de la centrale), des milliers d’ouvriers s’activent pour décontaminer les espaces publics. Certains nettoient les trottoirs à l’aide de brosses à dents. Malgré leur détermination et leur courage, leur tâche semble insurmontable…

 

… Et la radioactivité ne décroît pas aussi vite qu’espéré

Les experts en radioprotection de Greenpeace se sont rendus à Fukushima à 23 reprises depuis le début de la catastrophe. Les taux de radioactivité relevés en octobre 2014 à Iitate et dans d’autres villes avoisinantes montrent qu’en de nombreux endroits, le niveau de contamination n’a pas suffisamment diminué pour atteindre les objectifs fixés par le gouvernement japonais à long terme. Dans le village de Kawauchi, par exemple, 59 % des mesures effectuées par Greenpeace dépassaient le plafond fixé par le gouvernement – alors que les habitants viennent en partie d’être autorisés à regagner le village.

A l’heure actuelle, 120 000 habitants sont encore « déplacés » ou vivent dans des logements temporaires dans d’autres régions du Japon. Le processus de réparation est loin s’être satisfaisant : toutes les victimes ne sont pas forcément éligibles, le traitement des demandes d’indemnisation a pris du retard, les versements mensuels ne permettent pas aux personnes déplacées de vivre décemment, ni de compenser intégralement la perte de leurs biens, encore moins de démarrer une nouvelle vie. Beaucoup ont perdu espoir de regagner un jour leur domicile.

(Re)lire notre rapport : Fukushima, des victimes livrées à elles-mêmes
Pour un état des lieux détaillés de l’état de la situation, voir le travail exemplaire réalisé par le laboratoire indépendant de l’ACRO (Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest) sur le site : http://fukushima.eu.org/

Compteur Geiger à Fukushima – © Masaya Noda / Greenpeace


Un clou de plus dans le cercueil du nucléaire

Avant la catastrophe de Fukushima, l’industrie du nucléaire était déjà en déclin à l’échelle mondiale. Depuis les années 1990, plus de centrales ont été fermées que de nouveaux réacteurs construits.
Depuis Fukushima, la tendance s’est accélérée. De nombreux pays ont décidé de sortir progressivement du nucléaire (Allemagne, Suisse, Belgique, Suède…), d’annuler leurs plans de relance (Italie, Égypte, Koweït, Thaïlande…) ou de mettre leurs projets en stand-by (Bangladesh, Belarus, Jordanie, Turquie, Lituanie, Pologne, Arabie saoudite, Vietnam).

Par ailleurs, le « retour d’expérience » de Fukushima contraint les pays nucléarisés à apporter des mesures correctives de grande envergure à leurs installations nucléaires. À ces travaux « post-Fukushima » viennent s’ajouter ceux du « lifting » des centrales, rendus nécessaires par le vieillissement du parc nucléaire. En France, les coûts de l’ensemble de ces travaux atteindraient la bagatelle de 4,4 milliards d’euros par réacteur, rendant le nucléaire bien moins compétitif que les énergies renouvelables.

On peut se demander comment l’industrie nucléaire française va provisionner ces coûts, ses finances étant déjà mal en point. AREVA a confirmé le 4 mars dernier une perte record de 4,8 milliards d’euros, en grande partie imputable aux retards à répétition et surcoûts des chantiers EPR.

À contre-courant de la tendance mondiale d’investissement dans les énergies renouvelables et de prise de conscience du non-sens économique et sécuritaire du nucléaire, nos Sénateurs ont choisi de « renucléariser » la loi sur la transition énergétique… Un choix qui a été bloqué en commission mixte paritaire, alors que François Hollande lui même a rappelé deux fois sa promesse publiquement ces derniers jours.

Alors que les habitants de Fukushima continuent de panser leurs plaies quatre ans après le début de la catastrophe, le Premier ministre Manuel Valls, interrogé le 4 mars dernier à l’Assemblée nationale sur le sort de la filière nucléaire française, a déclaré : « Le nucléaire est une filière d’avenir« . Oui, mais lequel ?


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Le corium disparu de Fukushima

Le corium disparu de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Jusqu'à présent, Tepco et les experts du secteur avaient certes la quasi-certitude que le combustible avait fondu, mais sur la base de calculs et simulations

 

Le combustible du réacteur 1 de la centrale accidentée de Fukushima a à coup sûr totalement fondu et est tombé on ne sait où, selon des tests de localisation par rayons cosmiques dont les résultats viennent d'être communiqués.

Ces dernières semaines, le gérant du complexe atomique, Tokyo Electric Power (Tepco), ainsi que des chercheurs du laboratoire KEK, de l'Université de Tsukuba et d'un établissement universitaire de Tokyo, ont utilisé un dispositif spécial qui permet de voir où se trouve le combustible nucléaire. Ils ont ainsi réussi à situer le combustible de la piscine de désactivation du réacteur 1, mais pas le combustible du coeur du même réacteur à l'endroit où il aurait pourtant dû être s'il n'avait pas fondu.

Pour se faire ont été utilisées les propriétés de particules de haute énergie et charge négative appelées muons. Lesdits muons, des cousins des électrons, ne sont pas faciles à arrêter: ils traversent librement de nombreux matériaux, au point d'ailleurs de gêner parfois des expériences scientifiques. Pourtant, ils peuvent être stoppés par des substances à haute densité. En traquant les muons bloqués, il est ainsi possible de produire une image de la présence du combustible nucléaire dans le réacteur.

C'est cette particularité que les chercheurs ont utilisée en mesurant les flots de muons depuis plusieurs endroits à l'extérieur du réacteur nucléaire examiné.

« On devrait voir une ombre sur les images à l'endroit du coeur, or elle n'est pas là, ce qui signifie très probablement que tout le combustible est tombé », a expliqué à la télévision le professeur du KEK Fumihiko Takasaki qui a conçu et dirigé ces tests.

Jusqu'à présent, Tepco et les experts du secteur avaient certes la quasi-certitude que le combustible avait fondu, mais sur la base de calculs et simulations. Cette fois, des mesures en donnent une quasi-preuve, sans dire cependant exactement où se trouve ledit combustible: au fond de la cuve sous pression ou plus bas encore? La même question se pose en outre pour les cœurs des réacteurs 2 et 3 dont on suppute qu'ils ont aussi subi peu ou prou un sort identique.

En tout état de cause, la tâche d'extraction des débris de ce combustible fondu ne s'en trouvera pas facilitée. La récupération de ce corium constituera l'opération la plus délicate et la plus longue du processus de démantèlement engagé. Selon les prévisions actuelles, il faudra entre 20 et 30 ans uniquement pour procéder à ce retrait qui, dans le meilleur des cas, ne pourra pas débuter avant 2020.

« En tant que scientifiques, nous ressentons cependant la responsabilité d'utiliser nos connaissances et compétences pour aider à procéder au démantèlement le plus rapidement possible », avait déclaré il y quelques mois M. Takasaki.

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Japon: Le débat sur la relance du nucléaire passe par la case judiciaire

Japon: Le débat sur la relance du nucléaire passe par la case judiciaire | Japan Tsunami | Scoop.it

TOKYO, 5 mars (Reuters) - La bataille autour de la relance de la production nucléaire au Japon, progressivement stoppée après la catastrophe de Fukushima en mars 2011, va se poursuivre devant les tribunaux, saisis par des opposants à l'énergie atomique.

Quatre des 48 réacteurs à l'arrêt ont passé avec succès ces derniers mois les tests renforcés de sûreté nucléaire et pourraient donc être relancés, conformément au voeux de l'exécutif soucieux d'alléger la facture des importations énergétiques.

Le nucléaire japonais représentait, avant Fukushima, un tiers de la consommation d'énergie. Le gouvernement de Shinzo Abe juge une relance de la production nucléaire cruciale pour la croissance économique du pays et espère un premier redémarrage autour du mois de juin prochain.

Mais des opposants au nucléaire ont saisi la justice.

Jusqu'à la catastrophe de 2011, les tribunaux japonais ont quasi systématiquement pris le parti des opérateurs des centrales japonaises. Il n'est pas exclu que les conséquences de Fukushima conduisent à un changement radical, estime l'ancien magistrat Hiroshi Segi.

L'opinion publique est très majoritairement hostile à l'énergie atomique. Les sondages mesurent que deux Japonais sur trois s'opposent à une relance du secteur.

Les décisions des tribunaux, qui pourraient être annoncées d'ici la fin du mois, pourraient repousser le redémarrage des réacteurs et pénaliser les finances des opérateurs Kansai Electric Power et Kyushu Electric Power, prêts à redémarrer leurs réacteurs de Takahama et Sendai.

"A mesure que nous nous rapprochons d'un redémarrage, la justice est la seule entité encore à même de le stopper", souligne l'avocat Yuichi Kaido, qui participe au recours contre la relance des deux réacteurs de Sendai et de deux réacteurs de Takahama.

Les plaignants reprochent aux compagnies d'électricité de sous-estimer le risque sismique et de ne pas respecter pleinement les nouvelles normes de sûreté édictées après Fukushima, où la catastrophe de mars 2011 a suivi un séisme de magnitude 9 et un tsunami.

Ils dénoncent aussi l'insuffisance des plans d'évacuation préparés par les pouvoirs publics en cas d'accident nucléaire.

"Les juges doivent comprendre que leur décision pourrait empêcher un nouvel accident nucléaire", insiste Yuichi Kaido.

Le juge principal de la plainte déposée contre Takahama, Hideaki Higuchi, s'est opposé en mai dernier au redémarrage d'un réacteur nucléaire de la centrale d'Ohi, également gérée par Kansai.

Il avait jugé à l'époque que les impératifs de santé publique et de protection de la population l'emportaient sur les avantages financiers d'une relance de l'énergie nucléaire. (voir ) (Mari Saito et Kentaro Hamada; Henri-Pierre André pour le service français)

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Fukushima: la justice renonce à poursuivre d’ex-dirigeants de Tepco

Fukushima: la justice renonce à poursuivre d’ex-dirigeants de Tepco | Japan Tsunami | Scoop.it


Un employé de Tepco le 12 novembre 2014 dans la centrale Fukushima Daiichi (Photo Shizuo Kambayashi. AFP)


 

La justice japonaise a décidé jeudi de ne pas poursuivre d’anciens dirigeants de la compagnie Tepco, exploitante de la centrale accidentée Fukushima Daiichi, en dépit du souhait d’un panel civil qui les rend responsables du drame.

«Nous avons estimé que les preuves n’étaient pas suffisantes pour conclure qu’ils auraient pu prévoir ou éviter» l’accident, a déclaré Ryoichi Nakahara, procureur général adjoint du parquet de Tokyo.

 
 

Cette décision intervient en réponse à un comité juridique indépendant composé de citoyens qui avaient souhaité en juillet dernier que ces trois ex-responsables de Tokyo Electric Power (Tepco) soient jugés pour ne pas avoir pris en amont des dispositions ayant pu permettre d’éviter que le tsunami du 11 mars 2011 ne saccage le site atomique.

En vertu d’une disposition juridique un peu particulière qui permet à un comité de citoyens de contester une décision de première instance, les juges ont été obligés de reconsidérer leur choix initial de ne pas donner suite à des plaintes à l’encontre de dirigeants de la compagnie.

Le parquet a interrogé un groupe plus large d’experts que la première fois, mais est parvenu à la même analyse: Tepco ne pouvait imaginer un séisme et un tsunami de cette ampleur, même si des documents et études plaident en sens contraire.

Le tremblement de terre au large des côtes nord-est du Japon avait atteint la magnitude 9 et le tsunami avait largement dépassé les dix mètres de haut.

Toutefois, si le comité de citoyens conteste la décision des procureurs une deuxième fois, un groupe d’avocats commis d’office serait alors obligé de déposer des accusations formelles envers les personnes visées: l’ex-président Tsunehisa Katsumata, et les deux anciens vice-présidents Sakae Muto et Ichiro Takekuro.

Les militants et les résidents qui vivaient près de la centrale en péril avaient appelé les autorités à inculper une trentaine de responsables de l’entreprise pour n’avoir pas pris les mesures appropriées afin de protéger le site contre un raz-de-marée de grande ampleur, mais aucun n’a été poursuivi pour l’heure.

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Fukushima : l'audition du directeur de la centrale divulguée

Fukushima : l'audition du directeur de la centrale divulguée | Japan Tsunami | Scoop.it

Protégés par une combinaison et un masque, des travailleurs tentent de décontaminer un bassin de rétention de fuel dans la centrale de Fukushima, en mars.

 


Le gouvernement japonais a rendu public, trois ans et demi exactement après l'accident de Fukushima, le contenu des auditions de protagonistes du drame.


La publication jeudi par le gouvernement japonais du contenu des auditions de protagonistes du drame qui a eu lieu trois ans et demi exactement après l'accident de Fukushima – dont celle très attendue de celui qui était alors directeur de la centrale – répond à l'appel de médias et citoyens qui veulent connaître la vérité sur cette catastrophe.

Dans la liste des transcriptions en japonais accessibles sur un site gouvernemental, figurent notamment les déclarations de l'ex-premier ministre Naoto Kan, de l'ancien ministre de l'industrie Banri Kaieda, du porte-parole du gouvernement à l'époque, Yukio Edano, et de feu Masao Yoshida, alors aux commandes du complexe Fukushima Daiichi saccagé par le tsunami du 11 mars 2011.

Les comptes rendus des entretiens avec ce dernier s'étendent sur plusieurs centaines de pages.
M. Yoshida, mort l'an passé d'un cancer, avait été interrogé de longues heures entre juillet et novembre 2011 sur les opérations entreprises dans la centrale pour en reprendre le contrôle alors que les cœurs de trois des six réacteurs étaient en fusion et que s'étaient produites plusieurs déflagrations.

 

Il était l'interface entre les techniciens sur le terrain et le siège tokyoïte de son entreprise, Tokyo Electric Power (Tepco). Le bureau du premier ministre lui donnait aussi directement des ordres, sans compter la présence d'une Autorité de sûreté nucléaire qui multipliait les interventions pas toujours jugées bien placées.

« INSENSÉ »

« Pourquoi est-ce que j'étais obligé de parler directement avec le gouvernement, qu'est-ce que faisait le siège, et l'autorité ? J'ai toujours trouvé ça insensé », s'est-il plaint, jugeant de plus en plus difficile de répondre à des injonctions incohérentes venues d'en haut. D'où parfois une désobéissance quand ce qu'on lui enjoignait lui semblait incompréhensible voire dangereux. C'est ainsi par exemple qu'il continua à arroser les réacteurs avec de l'eau de mer et évita sans doute le pire, même si ponctuellement « Tokyo » lui avait demandé d'arrêter.

De par sa longue expérience dans les installations atomiques, M. Yoshida avait en outre vite compris que le problème de l'eau contaminée, aujourd'hui encore énorme et irrésolu, allait très vite se poser.
M. Yoshida disait avoir souffert de ne jamais avoir pu faire entendre ce danger à la direction de Tepco et au gouvernement, de même qu'il pressait le siège de s'occuper correctement des habitants de la région qu'on forçait à partir sans qu'ils comprennent pourquoi. Trois ans et demi jour pour jour après le drame, des dizaines de milliers de personnes n'ont pas retrouvé leur domicile et vivent pour beaucoup dans des logements provisoires peu confortables.

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Le typhon Neoguri épargne Tokyo

Le typhon Neoguri épargne Tokyo | Japan Tsunami | Scoop.it
Le typhon Neoguri est passé près de Tokyo, sans trop de dégâts, après avoir balayé une grande partie du Japon. Rétrogradé vendredi matin au rang de dépression tropicale, le typhon se dirige désormais vers le nord-est.


Le cœur de Neoguri est passé de l’ouest à l’est dans la nuit de jeudi à vendredi (heure locale) accompagné de fortes bourrasques en bord de mer et d’importantes vagues de plusieurs mètres, selon les images de la chaîne de télévision NHK. Paradoxalement, à Tokyo, de violentes précipitations ont eu lieu ponctuellement par endroits à partir de jeudi soir, mais la situation était redevenue normale le lendemain.
Moins puissant qu’au départ, Neoguri se déplace désormais à environ 35km/h, se dirige vers le nord-est où se concentre actuellement le front pluvieux et l’instabilité, a indiqué la chaîne. Soulagement pour les autorités, la région de Fukushima, où se situe la centrale nucléaire endommagé par le tsunami du 11 mars 2011 et où l’eau contaminée reste un problème majeur, n’est pas passée en alerte. Des mesures spéciales ont été prises pour gérer les débordements et éviter des chutes d’équipements, a indiqué dans un communiqué la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco).
Globalement, Neoguri a balayé la partie la plus méridionale du Japon, à Okinawa, distante de plusieurs centaines de kilomètres des îles principales de Kyushu, Shikoku, Honshu et d’Hokkaido. Durant plusieurs jours de déluge, des dégâts ont été recensé dans de nombreuses régions où des glissements de terrains ont fait plusieurs morts et où les cours d’eau ont largement dépassé le niveau alarmant.
D’après le dernier bilan, Neoguri et les intempéries locales ont fait près de sept morts et une cinquantaine de blessés en diverses régions. Plus de 680 maisons ont été détruites ou inondées dans diverses zones rurales. Et fait plus grave, à Nagano (centre-nord), une énorme coulée de boue a tout entrainant sur son passage, dont une famille de quatre personnes.

Céline Tabou

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Début du 1er procès de la catastrophe de Fukushima

Début du 1er procès de la catastrophe de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

L'ex-président du conseil d'administration de Tepco, Tsunehisa Katsumata, arrive au tribunal, le 30 juin 2017 à Tokyo.

 

Trois ex-dirigeants de la compagnie exploitante de la centrale de Fukushima saccagée en 2011 par un gigantesque tsunami ont plaidé non coupables vendredi à l'ouverture du premier procès pénal lié à cette catastrophe.

 

TSUNAMI. Le 11 mars 2011, un séisme suivi d'un tsunami frappait la côte Est du Japon et un mur d'eau de 14 mètres de haut atteignait la centrale nucléaire Fukushima Daiichi. Parce qu'elle est alors privée de courant, les coeurs non refroidis de trois de ses six réacteurs entrent en fusion. S'ensuivra une série d'explosions dans les bâtiments des réacteurs et un dégagement massif de substances radioactives dans l'environnement. Une catastrophe technologique classée au niveau 7 (comme Tchernobyl) dont les effets sont encore loin d'être contenus. 

 

L'ex-président du conseil d'administration de Tepco, Tsunehisa Katsumata, arrive au tribunal, le 30 juin 2017 à Tokyo. Crédit : JIJI PRESS/AFP.

Les dirigeants de Tepco en accusation

Dès 2012, une plainte est déposée par des citoyens contre des responsables de Tepco, des représentants de l'Autorité de sûreté nucléaire et des experts. Elle sera classée sans suite pour la plupart des personnes visées mais en 2015, au terme d'une procédure complexe, un comité juridique composé de citoyens estime que les trois anciens dirigeants de Tepco doivent être inculpés "pour négligence" ayant entraîné la mort. Il s'agit du président du conseil d'administration du groupe Tokyo Electric Power (Tepco) au moment du drame, Tsunehisa Katsumata (77 ans), ainsi que deux ex-vice-PDG, Sakae Muto (66 ans) et Ichiro Takekuro (71 ans).

Ce vendredi 30 juin 2017, leur procès vient de s'ouvrir et les trois ex-dirigeants ont décidé de plaider non coupable. Il est reproché aux trois hommes l'absence de dispositions supplémentaires face au risque d'un raz-de-marée dépassant les standards de construction initiaux de la centrale. "Je présente mes excuses pour les énormes soucis causés aux résidents de la région et à travers le pays", a déclaré M. Katsumata devant les magistrats, tout en réfutant toute responsabilité pénale.

"Il était impossible de prévoir l'accident", a-t-il plaidé. M. Takekuro, qui supervisait les opérations nucléaires, a tenu des propos similaires, et Sakae Muto a renchéri : "Quand je me souviens de ce moment-là, je pense toujours qu'un accident comme celui-ci n'était pas prévisible". Dans une déclaration préliminaire, le procureur a indiqué qu'il entendait démontrer que le risque de tsunami était pourtant connu mais que les dispositions nécessaires n'ont pas été prises. Et de présenter devant la cour 230 documents selon lui probants, dont des courriels échangés entre deux des accusés et des spécialistes suggérant des craintes grandissantes et la nécessité de prendre des mesures anti-tsunami.

 

De la fumée s'échappe des réacteurs 3 et 4 de la centrale quelques jours après le tsunami. Crédit : AIR PHOTO SERVICE/ AFP

Un risque de tsunami évoqué dès 2008

Les trois accusés étaient en outre, selon le procureur,"présents lors de réunions de sécurité" où les experts ont présenté des simulations faisant état de la possibilité d'un tsunami atteignant 15,7 mètres près de la centrale, zone où celui du 11 mars 2011 a été de 14 mètres. Une étude interne à Tepco datant de 2008, révélée ultérieurement, évoquait cette hypothèse d'un raz-de-marée dépassant de loin la hauteur prise en compte pour construire la centrale, "mais la diffusion de ce rapport s'est arrêtée à la direction de la division nucléaire et il n'est pas remonté jusqu'à moi", a assuré par le passé M. Katsumata. "Si ces trois dirigeants avaient assumé pleinement leur devoir en matière de sécurité, l'accident ne se serait jamais produit", a asséné le procureur.

Ces mots sont proches de ceux de la meneuse des plaignants, Ruiko Muto, résidente de la préfecture de Fukushima, présidente de l'association à l'origine des poursuites. Avec elle, une centaine de personnes étaient présentes tôt vendredi matin devant le tribunal. "Qui est fautif, quel enchaînement de faits ont conduit à cet accident ? On ne le sait toujours pas", a-t-elle a déclaré à l'AFP. Les opérations d'évacuation conduites dans l'urgence, sans préparation, ont causé le décès de 44 personnes de l'hôpital de Futaba, à quelques kilomètres du site. Treize autres personnes (des militaires et personnels de Tepco) ont été blessées. C'est sur ces éléments que s'appuie essentiellement la plainte.

Mais "au-delà, la vie de nombreuses personnes a été bouleversée, et je veux que les prévenus prennent conscience de leur colère et chagrin", a insisté Mme Muto, qui porte le même nom qu'un des prévenus sans qu'il y ait de lien de parenté. "Ce que j'ai perdu le 11 mars 2011, c'est une vie normale. Moi, qui ignorais tout du danger des réacteurs nucléaires, en suis à ma septième année d'évacuation", a témoigné pour l'AFP une autre victime patientant devant le tribunal, Yoshiko Furukawa, qui habitait près de la centrale.

"Assurément, les trois personnes visées ne sont pas les seules responsables, mais il est extrêmement important qu'elles aient à répondre sur le rôle qu'elles ont joué", a réagi Hisayo Takada, de Greenpeace Japon, cité dans un communiqué. Les autorités, elles, insistent sur le fait qu'aucun mort n'est directement dû aux radiations dégagées par les trois réacteurs entrés en fusion à la centrale Fukushima Daiichi. Mais elles reconnaissent officiellement des "décès liés" aux évacuations qui s'en sont suivies

 

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À la centrale nucléaire de Fukushima, un niveau record de radiation a été détecté

À la centrale nucléaire de Fukushima, un niveau record de radiation a été détecté | Japan Tsunami | Scoop.it

Six ans après la catastrophe de Fukushima, la centrale nucléaire japonaise présente des niveaux de radiations record, a annoncé, jeudi, l'opérateur Tepco. Les niveaux relevés sont tels qu'ils mèneraient à mort les hommes exposés.

Au Japon, la compagnie Tepco, opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima, a annoncé avoir observé des niveaux de radiations record à l'intérieur de l'enceinte de confinement du réacteur 2.

VOIR AUSSI : Un costume de robot géant pourrait servir à nettoyer la zone contaminée de Fukushima

Une petite caméra a été envoyée fin janvier dans cette unité et l'analyse des images filmées à l'intérieur permet de déduire que règne dans une partie de l'enceinte de confinement "des radiations qui peuvent atteindre 530 sieverts par heure". Un homme exposé à une telle radioactivité se dirigerait vers une mort certaine après d'atroces souffrances.

"Il y a une marge d'erreur qui fait que le niveau peut aussi être inférieur d'environ 30 %, mais il reste élevé", a confirmé par téléphone un porte-parole de Tokyo Electric Power (Tepco), Tatsuhiro Yamagishi. Le précédent relevé, constaté en 2012 en un autre endroit du réacteur 2, était de 73 sieverts. "Le niveau extrêmement élevé de radiation mesuré à un endroit, s'il est exact, peut indiquer que le combustible n'est pas loin et qu'il n'est pas recouvert d'eau", a déclaré à la chaîne publique NHK Hiroshi Miyano, professeur de l'Université Hosei qui préside une commission d'étude pour le démantèlement de la centrale ravagée. 

 

Le niveau élevé de radiation mesuré peut indiquer que le combustible n'est pas loin

Un trou dans une partie de l'enceinte de confinement

Par ailleurs, un trou carré d'un mètre de côté a été constaté sur une plateforme métallique située dans l'enceinte de confinement, sous la cuve qui contient le cœur du réacteur. "Il peut avoir été causé par la chute du combustible qui aurait fondu et percé la cuve, mais ce n'est à ce stade qu'une hypothèse", a souligné le porte-parole. "Nous estimons que les images recueillies cette fois constituent de précieuses informations, mais il nous faut encore investiguer, sachant qu'il est difficile de présupposer l'état réel à l'intérieur", a souligné M. Yamagishi.

 

VOIR AUSSi SUR FRANCE 24 : 5 ans après Fukushima, ils reviennent dans une ville fantôme

 

Tepco avait déjà présenté, en début de semaine, d'autres images prises le même jour dans le réacteur 2 montrant pour la première fois la présence possible de combustible fondu.

Le réacteur 2 est, à l'instar des 1 et 3, l'un des plus endommagés et responsables de dégagements massifs de substances radioactives dans la nature, après la mise en péril du site par le tsunami gigantesque de mars 2011. Jusqu'à présent, les examens n'ont pas permis de localiser précisément le combustible supposé fondu dans ces trois unités sur les six que compte la centrale.

 

– Avec AFP

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Fukushima : Tokyo craint une envolée de la facture

Fukushima : Tokyo craint une envolée de la facture | Japan Tsunami | Scoop.it

Les travaux sur le site de Fukushima-Daiichi doivent durer de trente à quarante ans. - AFP

 

Le gouvernement japonais estime que le coût du chantier débordera largement les 17 milliards d’euros.

Lorsqu'il avait nationalisé Tepco en 2012 pour l'aider à surmonter la catastrophe de Fukushima Daiichi, l'Etat japonais avait promis de se désengager rapidement du plus grand électricien de l'Archipel. Mais cette perspective semble de plus en plus hypothétique, tant sa situation se dégrade. Dans un rapport intermédiaire sur Tepco publié mardi, un panel d'experts a pointé la grave envolée du coût du démantèlement de la centrale ravagée en 2011 par un tsunami.

Avare en chiffre sur ce dossier sensible, Tokyo a, pour l'instant, travaillé sur l'hypothèse d'une facture supérieure à 2.000 milliards de yens (soit 17,6 milliards d'euros) pour Tepco. Ces montants, qui incluent le démantèlement de quatre réacteurs ainsi que la gestion des eaux contaminées, ne prennent pas en compte les 9.000 milliards de yens nécessaires au paiement des compensations pour les populations victimes de la catastrophe et au programme de décontamination des territoires irradiés, qui sont financés pour le moment par des prêts de l'Etat.

 

Un chantier pharaonique

Selon le panel, c'est le montant des travaux dans la centrale elle-même qui devrait enfler. Tepco avait planifié une facture de 80 milliards de yens par an (700 millions d'euros), mais le ministère de l'Industrie, qui suit les travaux des experts, évoque maintenant des coûts annuels supérieurs à plusieurs centaines de milliards de yens, soit plusieurs milliards d'euros, sur les trente ou quarante ans que doit durer ce chantier pharaonique. Ils estiment que la récupération du corium dans les trois réacteurs dont le coeur avait fondu en mars 2011 va nécessiter des dépenses colossales que Tepco ne pourra pas affronter seul.

Si l'électricien continue d'alimenter en courant la partie du nord de l'Archipel et se développe même à l'international, il ne retrouve pas ses niveaux de revenus passés. Le groupe souffre du lent redémarrage du parc nucléaire. Il a investi massivement dans la modernisation de ses autres réacteurs pour suivre le durcissement des standards de sûreté, mais il se heurte à l'opposition d'autorités locales.

 

A la mi-octobre, Tepco a appris avec dépit que les électeurs avaient élu un gouverneur très hostile à la relance du nucléaire dans la préfecture de Niigata, où il contrôle la plus grande centrale du monde. Jusqu'à ce scrutin, le groupe avait espéré bénéficier financièrement d'un rallumage partiel de certaines des 7 tranches du site de Kashiwazaki-Kariwa. Un blocage prolongé sur ce dossier risque d'accélérer le débat sur une restructuration du groupe, sur laquelle le gouvernement planche déjà.

 

Yann Rousseau (Correspondant à Tokyo)

 

 

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TEPCo doit indemniser des évacués « volontaires » selon la justice

Une famille de cinq « auto-évacués » ou « évacués volontaires » a saisi la justice pour obtenir une indemnisation de TEPCo. La Cour du district de Kyôto vient de leur donner raison. TEPCo va devoir verser 30,46 millions de yens (240 000 euros) à un couple en dédommagement de la détérioration de situation économique de la famille et de la santé.

La famille a fini par s’installer à Kyôto en mai 2015. Le mari a perdu son emploi et a développé une pleurésie. Il souffre aussi d’insomnie et de dépression. Les enfants ont souffert de discrimination à l’école. La Cour a reconnu que l’accident nucléaire était à l’origine de ces maux et que la décision de partir était légitime étant donné que les risques liés à l’accident demeurent et que les informations étaient contradictoires.

TEPCo avait dû verser 2,92 millions de yens à la famille, selon les critères d’indemnisation. La structure de conciliation chargée des indemnisations avait proposé 11 millions de yens. Le couple avait demandé 180 millions de yens.

La famille est partie dans les premiers jours de l’accident. La Cour a ordonné à TEPCo de l’indemniser jusqu’en août 2012, date à partir de laquelle l’exposition aux radiations est passée sous un certain niveau et l’information est devenue plus « stable » et précise. La somme de 30 millions de yens comprend les salaires du couple durant cette période. En ce qui concerne les enfants, la Cour a estimé qu’ils avaient déjà été indemnisés par TEPCo.

C’est la première fois que TEPCo est obligée d’indemniser des « auto-évacués », à savoir des personnes qui sont parties à cause de la radioactivité sans en avoir reçu l’ordre. Environ 10 000 « auto-évacués » ont déposé une plainte. Ils sont encore 180 000 à bénéficier d’un logement gratuit, selon les autorités régionales de Fukushima. Les autres, qui se sont relogés par eux-mêmes, ne sont pas comptés.

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What's ahead for Japan's Fukushima nuclear plant

What's ahead for Japan's Fukushima nuclear plant | Japan Tsunami | Scoop.it

TOKYO | Four years after an earthquake and tsunami destroyed Japan's Fukushima nuclear power plant, the road ahead remains riddled with unknowns.

The government approved a revised 30- to 40-year roadmap Friday that delays by three years the start of a key initial step — the removal of still-radioactive fuel rods in the three reactors that had meltdowns following the March 2011 disaster in northeast Japan.

Experts have yet to pinpoint the exact location of the melted fuel inside the three reactors and study it, and still need to develop robots capable of working safely in such highly radioactive conditions. And then there's the question of what to do with the waste.

Some of the uncertainties and questions:

 

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THE FUEL RODS: Kept cool in storage pools on the top floor of each of the three reactors, they need to be removed to free up space for robots and other equipment to go down to the containment chambers. The 1,573 bundles of fuel rods — mostly used but some new — are considered among the highest risks at the plant, because they are uncovered within the reactor building. To remove them, the building roofs must be taken off and replaced with a cover that prevents radioactive dust from flying out. Each building is damaged differently and requires its own cover design and equipment. The government and plant operator TEPCO hope to start the process in 2018, three years later than planned.

 

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THE MELTED FUEL: Once the spent fuel rods are out of the way, workers can turn their attention to what is expected to be the hardest part of the decommissioning: Removing the melted fuel from the three wrecked reactors. The biggest questions are where the melted fuel is and in what condition. Radiation levels are too high for humans to approach. Based on computer simulations and a few remote-controlled probes, experts believe the melted fuel has breached the cores and fallen to the bottom of the containment chambers, some possibly seeping into the concrete foundation.

A plan to repair the containment chambers and fill them with water so that the melted fuel can be handled while being kept cool may be unworkable, and experts are studying alternatives. How to reach the debris — from the top or from the side — is another question. A vertical approach would require robots and equipment that can dangle as low as 30 meters (90 feet) to reach the bottom. Experts are also trying to figure out how to obtain debris samples to help develop radiation-resistant robots and other equipment that can handle the molten fuel.

 

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CONTAMINATED WATER: The plant is still plagued with massive amounts of contaminated water — cooling water that must be added regularly, and subsequently leaks out of the reactors and mixes with groundwater that seeps into the reactor basements. The volume of water grows by 300 tons daily. TEPCO runs it through treatment machines to remove most radioactive elements, and then stores it in thousands of tanks on the compound. Water leaks pose environmental concerns and health risks to workers. Nuclear experts say controlled release of the treated water into the ocean would be the ultimate solution.

 

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RADIOACTIVE WASTE: Japan currently has no plan for the waste that comes out of the plant. Under the roadmap, the government and TEPCO are supposed to compile a basic plan by March 2018. Waste management is an extremely difficult task that requires developing technology to compact and reduce the toxicity of the waste, while finding a waste storage site is practically impossible considering public sentiment. This raises serious doubts about whether the cleanup can be completed within 40 years.

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Fukushima mon amour #DATAGUEULE 32

Ajoutée le 4 avr. 2015

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Alors que le Japon cherche à relancer certaines centrales nucléairesPrès de 4 ans après la catastrophe de Fukushima, la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi continue à être une source d'inquiétude pour les autorités japonaises et un puit sans fond pour Tepco, l'entreprise à qui elle appartient.


Le détail des évènements du 11 mars 2011 : http://is.gd/Qp1rOn

"De mars à août 2011, la quantité de Cesium 137 relâchée dans l'atmosphère est 168 fois supérieure à celle de la bombe atomique lâchée sur Hiroshima en 1945" : http://is.gd/5ETeTE

"Chaque jour, 300 tonnes d'eau de mer sont déversées pour éviter la surchauffe" : http://is.gd/jXtZDK

"En 2014, 1.200 réservoirs avaient poussés aux alentours de la centrale, stockant 300.000 tonnes d'eau radioactive" : http://is.gd/xpqn2s

"300 tonnes d'eau contaminée s'en échappent ainsi chaque jour" : http://is.gd/FnY31V

"Tepco mettra 2 ans à admettre qu'une partie s'écoule dans l'océan pacifique tout proche" : http://is.gd/YzhPOP

"Quelques mois plus tard, la société reconnaitra aussi que l'un de ses réservoirs de stockage fuit, libérant à lui seul 300 autres tonnes de liquide radioactif" : http://is.gd/F2vuUY

Les conditions des employés travaillant dans la zone de Fukishima : http://is.gd/OjoiI3

"D'autres cachent leurs dosimètres pour continuer à travailler au-delà des limites d'exposition autorisées" : http://is.gd/5NqScl

"D'après la NISA, l'agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle, entre 1978 et 2002, 97 incidents, dont 19 jugés « crititques » avaient été mis sous le tapis par 10 entreprises d'électricité différentes" : http://is.gd/62hIGk

"Entre 2002 et 2003, le géant japonais aurait dissimulé trois incidents survenus sur deux de ses centrales en falsifiant pas moins d'une trentaine de rapports d'inspection" : http://is.gd/57ZJzm

"En 2012, l'entreprise avoue même avoir minimisé les risques de tsunami sur Fukushima Daiichi afin d'éviter de fermer la centrale pour travaux" : http://is.gd/kdAvqs

"Avant 2011, il générait 28% de l'électricité japonaise" : http://is.gd/04iifg

"le pays importe 84% de ses besoins en énergie. Le Japon est devenu le plus gros importateur au monde de gaz naturel, le second pour le charbon et le troisième pour le pétrole" : http://is.gd/SuDlUp

"La facture grimpe et la balance commerciale, elle, s'effondre. Passant d'un solde positif de 91 milliards de dollars en 2010 à -109 milliards de dollars en 2013" : http://is.gd/yxiWc5

Shinzo Abe et la promotion du nucléaire Japonais : http://is.gd/XPttrk

"Et ça marche : la Turquie projette la construction d'une nouvelle centrale de 5.000 MW" : http://is.gd/2nTeWz

Et sinon, France 4 c'est aussi :
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http://www.youtube.com/user/france4

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Un robot serpent au coeur des réacteurs de Fukushima

Un robot serpent au coeur des réacteurs de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Après des mois de développement, les techniciens de l’électricien Tepco et les ingénieurs d’Hitachi-GE Nuclear Energy vont faire entrer, ce vendredi, pour la première fois, un petit robot “serpent” à l’intérieur du coeur du réacteur numéro un de la centrale de Fukushima-Daiichi. Ils espèrent pouvoir mesurer avec précision l’étendue des destructions à l’intérieur de la tranche qui va rester pendant des décennies innacessible aux humains, tant les taux de radioactivité y sont élevés. La petite machine de 7,5 kilos, qui est capable de changer de forme au fil du parcours, va d’abord ramper en ligne dans un tuyau de 10 centimètres de diamètre jusqu’à l’enceinte de confinement où se sont accumulés des débris lors de la destruction en mars 2011. Descendue ensuite lentement à l’intérieur de l’enceinte, elle adoptera une forme repliée en “U” et filmera en direct l’intérieur de la structure, tout en mesurant les températures et les taux de radioactivité. Les experts espèrent que cette visite leur permettra d’avoir une première idée de l’état du combustible qui avait fondu lors de l’accident et probablement glissé au fond de la cuve avant de se mélanger à d’autres éléments de la structure. La récupération de ce “matériel”, appelé “corium” est, de l’avis de tous les experts, l’opération la plus délicate et la plus dangereuse du gigantesque chantier de démantèlement de la centrale détruite. Les informations du robot serpent ne sont que la première étape d’un long travail d’analyse qui débouchera sur l’invention de nouvelles machines capables de pénétrer et de travailler autour de corium dans les prochaines décennies. Le retrait de ce combustible fondu pourrait nécessiter vingt ans de travail.

Pour avoir une meilleure estimation de la répartition et des volumes de corium, les ingénieurs testent aussi actuellement au nord et à l’est du réacteur numéro 1 deux larges machines mesurant la pénétration de rayons cosmiques dans le cœur du bâtiment. Les deux engins, développés notamment par Toshiba, des chercheurs de l’université de Tsukuba et l’IRID – un groupe de recherche international mis en place après la catastrophe -, comptent particulièrement traquer le passage dans la structure des “muons”. Ces particules, qui baignent en permanence notre environnement, traversent librement de nombreux matériaux sans interagir avec eux mais peuvent, en revanche, être freinés par les éléments les plus denses, tel que le plutonium ou l’uranium. Les chercheurs espèrent qu’en “photographiant” le parcours des muons dans le réacteur, ils vont pouvoir dresser une carte plus précise du combustible fondu, dont l’ombre se dessinera sur leurs mesures. Une technique semblable de mesure de densité avait déjà été utilisée pour révéler des pièces secrètes à l’intérieur de la pyramide égyptienne de Khéphren.


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/asie-pacifique/0204289271619-cette-nuit-en-asie-bons-baisers-de-la-bourse-de-hong-kong-1109665.php?vb76xg9Eka6xJq5e.99#xtor=CS1-31

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- The Road ahead for TEPO-first step of reform-

- The Road ahead for TEPO-first step of reform- | Japan Tsunami | Scoop.it

Today we want to introduce you the video that shows how we have changed reflecting on what we have learnt from the accident on March 11, 2011

By easy-to-understand animation and movie, please let us explain our new safety measures and the detail of reforms. It also includes interviews of TEPCO President, Plant Chief, and other staff.

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Nucléaire: le Japon se lance dans une série de démantèlements précipités par Fukushima

Nucléaire: le Japon se lance dans une série de démantèlements précipités par Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it


Des travailleurs de Tepco retirent les restes de combustible d'une piscine d'un des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi, dans le nord du Japon, le 20 décembre 2014 (Photo Japan Pool. AFP)


 

Privé depuis des mois d’énergie nucléaire, le Japon se lance dans le démantèlement d’installations atomiques, précipité par le désastre de mars 2011 qui a déjà condamné les six réacteurs de la centrale accidentée Fukushima Daiichi.

Mardi, la compagnie d’électricité Kansai Electric Power, qui alimente une partie de l’ouest de l’archipel, a opté pour la démolition de deux de ses réacteurs trop vieux et dont la prorogation de durée de vie, en théorie possible, serait trop coûteuse.

Kansai Electric prévoit de déconstruire les unités Mihama 1 et 2 respectivement mises en exploitation en 1970 et 1972 dans la région de Fukui (ouest) où se trouvent plusieurs centrales atomiques.

La société Japan Atomic Power Company a aussi décidé mardi le démantèlement de Tsuruga 1 (datant de 1970), également dans l’ouest.

Deux autres compagnies régionales, Chubu Electric Power et Kyushu Electric Power, pourraient sous peu annoncer des résolutions similaires pour leurs unités respectives Shimane 1 (1974) et Genkai 1 (1975).

 

- Une première depuis Fukushima -

C’est la première fois qu’une telle décision est prise depuis l’accident de Fukushima qui entraîne de facto le démantèlement de toutes les tranches du complexe exploité par Tokyo Electric Power (Tepco) dans le nord-ouest de l’archipel.

Le ministre japonais de l’Industrie, Yoichi Miyazawa, a déclaré mardi étudier des dispositions particulières pour aider les localités qui hébergent les réacteurs concernés par ces décisions.

«En tant que pionnier dans le développement de moyens de démantèlement des réacteurs à eau pressurisée (PWR), nous poursuivons les recherches avec le concours des entreprises, universités et centres de recherches de la région», a souligné Kansai Electric.

Depuis le drame de Fukushima provoqué par un tsunami en mars 2011, les réacteurs nucléaires au Japon ne doivent pas fonctionner plus de quatre décennies. Mais, moyennant des contrôles poussés et modifications techniques, ils peuvent en théorie obtenir une dérogation pour 20 ans supplémentaires.

Le gouvernement a demandé l’an passé à tous les producteurs d’électricité du pays de déclarer rapidement leurs intentions au sujet des installations atteignant la limite d’âge, à savoir grosso modo les unités lancées dans les années 1970, au nombre d’une douzaine en plus des six de Fukushima Daiichi.

Tous doivent faire de savants calculs pour comparer les différentes options (démantèlement, travaux de mise en conformité...) en fonction des avantages et inconvénients matériels et financiers qu’il y a à faire tourner ou non chacun de leurs réacteurs.

Pour les cinq, dont le démantèlement est décidé ou en voie de l’être, le coût d’une éventuelle prolongation serait trop élevé au regard de leurs capacités, car il s’agit de modèles de faible puissance (moins de 600 mégawatts pour chaque).

A l’inverse, trois autres tranches, d’un âge voisin, Takahama 1 et 2 et Mihama 3, pourraient bénéficier d’un prolongement d’activité. C’est le souhait de Kansai Electric qui devrait déposer une demande en ce sens mardi après-midi auprès de l’autorité de régulation nucléaire.

 

- Priorité au redémarrage -

Actuellement, les 48 réacteurs de l’archipel (sans compter les 6 condamnés de Fukushima-Daiichi) sont arrêtés. Si tous étaient définitivement stoppés au bout de 40 ans, la capacité potentielle nucléaire de l’archipel chuterait à 15% de l’électricité produite à horizon 2030, selon les calculs des organismes spécialisés, soit deux fois moins qu’avant le sinistre de mars 2011.

D’où la volonté de proroger l’usage des plus puissants à défaut d’en construire de nouveaux.

Dans l’immédiat, la priorité du gouvernement de Shinzo Abe est le redémarrage des réacteurs jugés sûrs.

Deux, Sendai 1 et 2 (sud-ouest), qui ont obtenu un feu vert relatif à leur sûreté de la part de l’Autorité de régulation et l’accord indispensable des autorités locales, sont censés reprendre du service dans l’année.

Deux autres, Takahama 3 et 4, exploités par Kansai Electric, ont reçu l’imprimatur technique de l’autorité, mais il leur manque encore l’approbation politique des élus de la région.

Si, selon tous les sondages, la majorité des citoyens japonais sont opposés à l’énergie nucléaire, la mobilisation contre leur relance s’est notablement affaiblie après un pic atteint dans les mois suivant le désastre de Fukushima, au grand dam des organisations écologiques.

AFP
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Japon: accidents mortels à Fukushima, les promesses non tenues de Tepco

Japon: accidents mortels à Fukushima, les promesses non tenues de Tepco | Japan Tsunami | Scoop.it

Au Japon, à Fukushima, les centrales nucléaires numéro 1 et 2 ont fait deux nouvelles victimes : deux ouvriers, tués dans deux accidents distincts, hier et aujourd’hui, mardi 20 janvier. Depuis le tsunami et la catastrophe sur la centrale de Fukushima Daichi, les conditions de sécurité des employés font régulièrement l’objet de vives critiques.

Le premier employé, qui travaillait à Fukushima Daichi, la centrale numéro 1, est tombé dans une citerne vide dont il tentait de décoincer le couvercle, couvercle qui s’est détaché et est tombé avec lui. L’autre ouvrier, qui travaillait dans la deuxième centrale de la région, a eu la tête coincée dans une machine rotative. Elle s’est mise à tourner alors qu’il serrait un boulon.

A en croire le quotidien Japan Times, les accidents à la centrale numéro 1 ont presque doublé. Depuis avril dernier, il y en a eu 55. Tepco tente de tenir sa promesse faite en septembre 2013 au Premier ministre de décontaminer toute l’eau stockée sur le site d’ici la fin du mois de mars, il a donc doublé le nombre d’ouvriers pour atteindre les 7 000. Mais du coup les sous-traitants, qui emploient la majorité de ces ouvriers, engagent du personnel qui n’est pas forcément qualifié : le harnais que portait le premier ouvrier hier n’était accroché nul part.

En mars dernier, un autre travailleur était déjà mort enterré sous des sédiments lors de travaux d’excavation. Aujourd’hui le directeur de la centrale numéro 1 s’est engagé à améliorer les conditions de sécurité sur le site, une promesse régulièrement faite par Tepco.

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Fukushima: les révélations posthumes de l'ex-directeur de la centrale

Fukushima: les révélations posthumes de l'ex-directeur de la centrale | Japan Tsunami | Scoop.it
Tokyo ( AFP ) - Trois ans et demi exactement après l'accident de Fukushima, le gouvernement japonais a rendu public le contenu des auditions de protagonistes du drame, dont les propos de celui qui était alors directeur de la centrale, coincé entre le marteau gouvernemental et l'enclume nucléaire.

Dans la liste des transcriptions en japonais publiées sur un site gouvernemental, figurent notamment les déclarations de l'ex-Premier ministre Naoto Kan, de l'ancien ministre de l'Industrie Banri Kaieda, du porte-parole du gouvernement à l'époque, Yukio Edano, et de feu Masao Yoshida, alors aux commandes du complexe Fukushima Daiichi saccagé par le tsunami du 11 mars 2011.

M. Yoshida, décédé l'an passé d'un cancer, avait été interrogé de longues heures entre juillet et novembre 2011 sur les opérations entreprises dans la centrale pour en reprendre le contrôle, alors que les coeurs de trois des six tranches étaient en fusion et que s'étaient produites plusieurs déflagrations.

"Quand a explosé le bâtiment du réacteur 3, nous n'avions sur le coup plus de nouvelles de 40 personnes. A cet instant, je me suis dit que s'il leur était arrivé quelque chose, je me trancherais le ventre sur place. Heureusement, personne n'est mort: c'était une chance dans le malheur, sans doute grâce à Dieu".

Dans ce marasme, a-t-il suggéré "d'abandonner" le site en furie ?

Réponse de l'intéressé: "à la fin des fins, si la situation était devenue vraiment horrible et qu'il ait fallu fuir, j'aurais laissé le minimum de personnes indispensables. Moi, j'avais l'intention de rester".

Il n'a pas, dit-il, donné l'ordre de se réfugier dans l'autre centrale de Fukushima, Daini, même si 650 ouvriers ont décampé.

M. Yoshida était l'interface entre les techniciens sur le terrain et le siège tokyoïte de son entreprise, Tokyo Electric Power (Tepco). Le bureau du Premier ministre lui donnait aussi directement des ordres, sans compter la présence d'une Autorité de sûreté nucléaire qui multipliait les interventions pas toujours jugées bien placées.

"Pourquoi est-ce que j'étais obligé de parler directement avec le gouvernement, qu'est-ce que faisait le siège, et l'autorité ? J'ai toujours trouvé ça insensé", s'est-il plaint, trouvant de plus en plus difficile de répondre à des injonctions incohérentes venues d'en haut.

D'où parfois une désobéissance quand ce qu'on lui enjoignait lui semblait incompréhensible voire dangereux. C'est ainsi par exemple qu'il continua à arroser les réacteurs avec de l'eau de mer et évita sans doute le pire, même si ponctuellement "Tokyo" lui avait demandé d'arrêter.

- Eau contaminée, danger vu dès le départ -

La façon dont le siège a géré l'approvisionnement en équipements (par exemple des batteries) l'a tout autant mis en colère: "il fallait qu'on trie nous-mêmes et, sous prétexte que le niveau de radioactivité était élevé, qu'on envoie des gars récupérer le matériel, alors qu'on était déjà ric-rac".

De par sa longue expérience dans les installations atomiques, M. Yoshida avait en outre rapidement compris que la question de l'eau contaminée allait très vite se poser.

"J'ai prévenu dès le mois de mars 2011 que si l'on ne s'occupait pas correctement du traitement urgent de l'eau, on aurait du mal à stabiliser la situation", a-t-il insisté.

Trois ans et demi plus tard, les faits lui donnent raison et prouvent que le problème des centaines de milliers de tonnes de liquide souillé n'a pas été pris à bras le corps au moment où il a été pointé du doigt.

M. Yoshida disait avoir souffert de ne jamais avoir pu faire entendre le danger à la direction de Tepco et au gouvernement, de même qu'il pressait le siège de s'occuper correctement des habitants de la région qu'on forçait à partir sans qu'ils comprennent pourquoi.

Avant de mourir, il avait dit souhaiter que cet accident serve à améliorer grandement les normes des centrales nucléaires.

"Parmi les sismologues et spécialistes des tsunamis, qui avait prédit que se produirait là un tremblement de terre de magnitude 9 ?". Pour lui, il était facile de critiquer après coup, moins de prévoir et de se préparer en connaissance de cause.

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Fukushima : Tepco reconnaît un rejet massif de matière radioactive en août dernier

Fukushima : Tepco reconnaît un rejet massif de matière radioactive en août dernier | Japan Tsunami | Scoop.it
La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima, Tepco, a reconnu que d'importantes quantités de poussières radioactives s'étaient échappées en août 2013 du réacteur 3.

La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima, Tepco, a reconnu que d'importantes quantités de poussières radioactives s'étaient échappées en août 2013 du réacteur 3 lors du déblaiement de ferrailles et détritus accumulés au-dessus. D'après les calculs de Tokyo Electric Power (Tepco) expliqués mercredi aux membres de l'Autorité de régulation nucléaire (NRA), le 19 août 2013, 280 milliards de becquerels de césium 134/137 ont été rejetés du site par heure, contre 10 millions de becquerels/h habituellement, et ce durant quatre heures. Cela porte le surcroît total à quelque 1 120 milliards de becquerels.

Tepco, qui promet désormais de renforcer la surveillance et de mieux évaluer mensuellement le surplus de rejets, n'avait rien dit publiquement jusqu'à ce que le ministère de l'Agriculture ne l'interpelle en mars après avoir constaté une nouvelle pollution radioactive dans la région de Minamisoma, à un peu plus de 20 kilomètres de la centrale. Le ministère avait alors émis l'hypothèse que la contamination de rizières alentour ait pu être causée par le déblayage d'une forêt de ferrailles enchevêtrées sur la partie supérieure du réacteur 3. "Cette possibilité existe, nous ne pouvons pas l'écarter même si elle n'est pas prouvée", avait déclaré la semaine passée un porte-parole de Tepco, sans toutefois donner de précisions chiffrées. 

Le riz prélevé en 14 endroits de la région de Minamisoma présentait un niveau de contamination en césium radioactif de plus de 100 becquerels par kilogramme, la limite légale 

Les bâtiments de trois des six tranches de la centrale Fukushima Daiichi avaient été emportés par des explosions d'hydrogène dans les jours suivant l'accident provoqué le 11 mars 2011 par un gigantesque tsunami, dû à un violent séisme de magnitude 9 au nord-est de l'archipel. Quelque temps après les opérations de nettoyage sur le réacteur 3, le riz prélevé en 14 endroits de la région de Minamisoma présentait un niveau de contamination en césium radioactif de plus de 100 becquerels par kilogramme, la limite légale. Ce riz n'a pas été mis sur le marché, mais le ministère en a informé Tepco et a souhaité que des mesures supplémentaires soient prises.

"Nous avons renforcé la surveillance et la façon dont nous tentons d'empêcher le rejet de poussières radioactives", a assuré le porte-parole de Tepco qui affirme que le maximum sera fait lors des travaux de nettoyage du dessus du réacteur 1 qui doivent débuter prochainement. Dans le cas présent cependant, ni le ministère de l'Agriculture ni Tepco n'avaient prévenu la municipalité de Minamisoma des risques encourus lors de ce genre d'intervention. "Ils avaient le devoir de donner des explications à la municipalité", s'est plaint un responsable de Minamisoma sur la chaîne de TV publique NHK.

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