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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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Fukushima : Tepco reconnaît un rejet massif de matière radioactive en août dernier

Fukushima : Tepco reconnaît un rejet massif de matière radioactive en août dernier | Japan Tsunami | Scoop.it
La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima, Tepco, a reconnu que d'importantes quantités de poussières radioactives s'étaient échappées en août 2013 du réacteur 3.

La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima, Tepco, a reconnu que d'importantes quantités de poussières radioactives s'étaient échappées en août 2013 du réacteur 3 lors du déblaiement de ferrailles et détritus accumulés au-dessus. D'après les calculs de Tokyo Electric Power (Tepco) expliqués mercredi aux membres de l'Autorité de régulation nucléaire (NRA), le 19 août 2013, 280 milliards de becquerels de césium 134/137 ont été rejetés du site par heure, contre 10 millions de becquerels/h habituellement, et ce durant quatre heures. Cela porte le surcroît total à quelque 1 120 milliards de becquerels.

Tepco, qui promet désormais de renforcer la surveillance et de mieux évaluer mensuellement le surplus de rejets, n'avait rien dit publiquement jusqu'à ce que le ministère de l'Agriculture ne l'interpelle en mars après avoir constaté une nouvelle pollution radioactive dans la région de Minamisoma, à un peu plus de 20 kilomètres de la centrale. Le ministère avait alors émis l'hypothèse que la contamination de rizières alentour ait pu être causée par le déblayage d'une forêt de ferrailles enchevêtrées sur la partie supérieure du réacteur 3. "Cette possibilité existe, nous ne pouvons pas l'écarter même si elle n'est pas prouvée", avait déclaré la semaine passée un porte-parole de Tepco, sans toutefois donner de précisions chiffrées. 

Le riz prélevé en 14 endroits de la région de Minamisoma présentait un niveau de contamination en césium radioactif de plus de 100 becquerels par kilogramme, la limite légale 

Les bâtiments de trois des six tranches de la centrale Fukushima Daiichi avaient été emportés par des explosions d'hydrogène dans les jours suivant l'accident provoqué le 11 mars 2011 par un gigantesque tsunami, dû à un violent séisme de magnitude 9 au nord-est de l'archipel. Quelque temps après les opérations de nettoyage sur le réacteur 3, le riz prélevé en 14 endroits de la région de Minamisoma présentait un niveau de contamination en césium radioactif de plus de 100 becquerels par kilogramme, la limite légale. Ce riz n'a pas été mis sur le marché, mais le ministère en a informé Tepco et a souhaité que des mesures supplémentaires soient prises.

"Nous avons renforcé la surveillance et la façon dont nous tentons d'empêcher le rejet de poussières radioactives", a assuré le porte-parole de Tepco qui affirme que le maximum sera fait lors des travaux de nettoyage du dessus du réacteur 1 qui doivent débuter prochainement. Dans le cas présent cependant, ni le ministère de l'Agriculture ni Tepco n'avaient prévenu la municipalité de Minamisoma des risques encourus lors de ce genre d'intervention. "Ils avaient le devoir de donner des explications à la municipalité", s'est plaint un responsable de Minamisoma sur la chaîne de TV publique NHK.

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Japon : brève alerte au tsunami après un séisme près de Fukushima

Japon : brève alerte au tsunami après un séisme près de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
Un tremblement de terre de magnitude 6,8 a secoué la région où se trouve la centrale nucléaire accidentée en mars 2011. Tepco n'a pour l'instant relevé « aucune anomalie nouvelle ».


Un avis de risque de tsunami a été émis pendant quelques heures, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 juillet, dans le nord-est du Japon, après un violent séisme au large de Fukushima, le site de la centrale nucléaire accidentée en 2011.

Une forte secousse de magnitude 6,8 s'est produite samedi vers 4h20 (vendredi 21h20 à Paris) au large des côtes de Fukushima à une profondeur de 10 kilomètres, a précisé l'agence de météorologie nippone.

Les autorités ont mis en garde contre un possible raz-de-marée d'une hauteur d'un mètre ou plus sur les côtes de Fukushima ainsi que de préfectures voisines d'Iwate et Miyagi, les mêmes que celles qui ont été touchées le 11 mars 2011. Une montée des eaux de 20 cm a été mesurée moins d'une heure après le séisme à Ishinomaki, la ville côtière la plus meurtrie il y a trois ans et demi, puis l'alerte a été levée vers 6h15 (23h15 à Paris).

Lire notre récit : Fukushima an III : sur la côte dévastée, la peur et la colère

Un conseil d'évacuation avait immédiatement été donné aux habitants de localités de la préfecture d'Iwate plus au nord. La chaîne de télévision publique NHK a interrompu ses programmes pour transmettre les informations, comme le veut sa mission d'intérêt général. « N'approchez surtout pas des côtes, n'allez pas voir comment est le niveau de la mer », répétait sans arrêt le présentateur tandis qu'était en permanence affichée en bas de l'écran la carte du Japon, sur laquelle où la côte menacée par une brusque montée des eaux clignotait en jaune.

« INCROYABLE SÉISME »

L'alarme des téléphones portables des journalistes de l'AFP avait retenti une trentaine de secondes avant le tremblement de terre pour prévenir de sa probable survenue, grâce à un système de détection précoce et d'informations de l'agence de météorologie.

Peu après apparaissaient les premiers témoignages sur Twitter, dont celui d'un travailleur de Fukushima qui a évoqué un « incroyable séisme ».

Quelques minutes après le séisme, la compagnie gérant les deux centrales nucléaires de Fukushima, Fukushima-Daiichi et Fukushima-Daini, a indiqué qu'« aucune anomalie nouvelle n'[avait] pour l'heure été rapportée dans les installations », ce qu'elle a confirmé par la suite. Elle avait rapidement ordonné aux travailleurs du site de quitter la zone côtière mais, finalement, le niveau de l'eau n'a augmenté ponctuellement que de 30 cm environ dans le port de la centrale, a-t-elle ajouté.

SOUS-SOLS CONTAMINÉS

Ce séisme et alerte au tsunami ont frappé une partie de la région dévastée par le gigantesque tsunami du 11 mars 2011 qui avait fait directement plus de 18 000 morts. Le tremblement de terre de samedi survient en outre alors que l'autorité de régulation nucléaire a justement souhaité cette semaine que la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) prenne des mesures supplémentaires dans la centrale accidentée Fukushima Daiichi face au risque permanent de nouvelle catastrophe.

De son côté, Tepco a affirmé depuis des mois déjà que les installations étaient capables de résister à un fort séisme et que des dispositions avaient été prise face au risque de tsunami. Toutefois, tout le monde se demande ce qu'il adviendrait de l'eau ultracontaminée dont regorgent les sous-sols du site si la mer arrivait jusque-là. La même question se pose pour le millier de réservoirs qui stockent des centaines de milliers de mètres cubes d'eau radioactive. Sans compter les tuyauteries, les câbles et autres équipements qui jonchent le terrain autour des bâtiments des réacteurs.

Lire notre reportage : Voyage au cœur de la centrale de Fukushima

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Japon : La contamination de l’eau continue à Fukushima

Japon : La contamination de l’eau continue à Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
La semaine dernière, un petit robot envoyé pour explorer un réacteur de la centrale accidentée a pu filmer l'origine d'une fuite d'eau radioactive.

Avant même de se lancer dans la construction d'un rempart de glace souterrain de 1,5 kilomètre tout autour des quatre réacteurs accidentés, la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) est en train d'employer la même technologie au pied du réacteur 2 pour stopper les fuites d'eau contaminée vers la mer depuis des tranchées souterraines. Le pan de mur construit avec des tuyaux verticaux emplis d'un liquide réfrigérant pour congeler le sol ne prend pas comme prévu, bien que les opérations aient débuté il y a maintenant un mois et demi. «Nous ne parvenons pas à faire baisser partout la température de l'eau pour qu'elle se transforme en glace», a expliqué un porte-parole de Tepco. Outre des déchets solides qui feraient obstacle, le courant empêcherait la prise du mur. «Nous sommes en retard sur le calendrier, mais nous prenons des dispositions supplémentaires», a-t-il insisté. Tepco cherche notamment comment mieux contrôler les flux et augmente le nombre de tuyaux pour favoriser la glaciation de l'eau.

Séisme de magnitude 5,8

Des experts extérieurs avaient d'emblée souligné la difficulté de mise en oeuvre de cette technologie, arguant notamment que la longueur du mur prévu risquait de constituer un vrai défi technique. L'eau contaminée dont le volume augmente chaque jour représente un des plus gros problèmes qu'aient à gérer Tepco et les autorités. Plus d'un millier de gigantesques réservoirs de stockage plus ou moins fiables ont déjà été installés sur le site et un système de décontamination est censé nettoyer les centaines de milliers de mètres cubes de liquide souillé, mais il est régulièrement en panne et ne parvient pas à suivre le rythme. La semaine dernière, un petit robot envoyé pour explorer un réacteur de la centrale accidentée a pu filmer l'origine d'une fuite d'eau radioactive. Ce petit robot, construit par les entreprises Hitachi et General Electric, a pris les premières images de ce tuyau dont les fuites inquiètent les autorités. Au total, d'après Tepco, l'opérateur de la centrale, il s'écoule chaque heure pas moins de 1,5 tonne d'eau depuis le réacteur 1 de Fukushima.

Ce constat d’échec intervient alors qu’un séisme de magnitude 5,8 s'est produit lundi dernier au large de la préfecture de FukushimaIl, a été faiblement ressenti à Tokyo, la capitale, un peu plus à l'ouest, et ne présentait pas de risque de tsunami, a indiqué l'Agence de météo japonaise.
Depuis quelques semaines, les forts séismes sont relativement fréquents dans le nord-est de l'archipel déjà dévasté le 11 mars 2011 par un tremblement de terre de magnitude 9 au large, suivi d'un gigantesque tsunami qui a directement tué plus de 18.000 personnes. Le Japon est situé au confluent de quatre plaques tectoniques et enregistre chaque année plus de 20% des tremblements de terre les plus puissants recensés sur la planète. 

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Fukushima. L'autorité nucléaire renforce la surveillance

Fukushima. L'autorité nucléaire renforce la surveillance | Japan Tsunami | Scoop.it
La compagnie Tepco va renforcer la surveillance des installations de la centrale accidentée Fukushima Daiichi, suite à un incident.

L'autorité de régulation nucléaire a prévenu mercredi qu'elle allait ordonner à la compagnie Tepco de renforcer la surveillance des installations de la centrale accidentée Fukushima Daiichi après la découverte d'un problème qui pourrait être dû à une action erronée délibérée.

« Il est nécessaire de renforcer la gestion des équipements » afin de prévenir les mauvaises manipulations, a insisté un membre de l'instance, Toyoshi Fuketa.

La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) pourrait être amenée à installer des caméras et autres systèmes de contrôle près des équipements cruciaux, comme les armoires électriques.

Inondation la semaine dernière

En fin de semaine dernière, quatre pompes, qui fonctionnaient par erreur, ont répandu d'importantes quantités d'eau hautement radioactive dans divers bâtiments de la centrale accidentée à la suite du tsunami du 11 mars 2011.Ces pompes qui ne devaient pas être en service ont été arrêtées dimanche après-midi, mais entre-temps les sous-sols de deux bâtiments ont été inondés.

Nul ne sait pour le moment quand, comment et par qui elles ont été activées.Tepco a évalué à 203 mètres cubes la quantité de liquide qui s'est répandue dans ces lieux d'incinération situés non loin des réacteurs mais censés rester secs.

Cette eau a une teneur énorme en césium radioactif, évaluée à 37 millions de becquerels par litre.Tepco, qui a assuré que l'eau n'est pas sortie des bâtiments, a promis d'enquêter pour comprendre les raisons de cette erreur.La gestion de l'eau contaminée est le plus gros problème auquel est actuellement confrontée la compagnie qui ne sait que faire des centaines de milliers de tonnes accumulées dans les bâtiments et des réservoirs installés sur le site ravagé.

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Sign the petition: Fukushima is Not Just Japan’s Problem: An International Group of Nuclear Experts Must Be Assembled

Sign the petition: Fukushima is Not Just Japan’s Problem: An International Group of Nuclear Experts Must Be Assembled | Japan Tsunami | Scoop.it
I just signed a petition to Allison MacFarlane, Chair, U.S. Nuclear Regulatory Commission, Gregory Jaczko, former Chair, U.S. Nuclear Regulatory Commission, John Kerry, U.S. Secretary of State, Caroline Kennedy, U.S.

 

Removal of about 1500 damaged fuel rods from a damaged tank hovering 100 feet (30m) above ground, inside the shell of what is left of the Reactor 4 Building at Fukushima, is imminent. The bomb that fell on Hiroshima held less than 64 kg of uranium. Should anything go wrong at Fukushima, the damage will be equal to 15,000 Hiroshimas. Hundreds of tons of nano-sized uranium and plutonium particles will be released into the upper atmosphere in an explosion that will affect most of the world. We ask President Obama, through our advocates in Congress and others, to convene a panel of the world’s foremost scientists and engineers to intervene at the stricken plant to immediately assess the situation, stabilize the plant, and avert further damage to the Earth and its inhabitants.

Jacques Le Bris's insight:

Petition Background

The danger of huge releases of radiation during impending operations at the Fukushima Dai'ichi Nuclear Power Plant requires the utmost cooperation, skill, and finesse of the finest scientific and engineering minds from around the world. The United States must take the lead at this critical time to see that such a group is gathered and in place when the fuel rods are moved. The continued viability of life on Earth is at stake. It is a global issue.

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Le moment le plus dangereux pour l'humanité depuis la crise des missiles cubains

Le moment le plus dangereux pour l'humanité depuis la crise des missiles cubains | Japan Tsunami | Scoop.it

Note: Ne pas oublier de lire les commentaires qui apportent des précisions sur la véracité de cet article.

Nous sommes actuellement à deux mois du moment le plus dangereux peut-être pour l'humanité depuis la crise des missiles cubains.

Il n'y a aucune excuse à ne pas agir. Toutes les ressources que notre espèce peut rassembler doivent se focaliser sur la piscine de l'unité 4 de Fukushima.

Le propriétaire de Fukushima, Tokyo Electric (Tepco), dit que d'ici 60 jours va commencer une tentative pour enlever plus de 1300 barres de combustible usagé d'une piscine en très mauvais état perchée à 30 mètres du sol. La piscine repose sur un édifice sévèrement endommagé qui penche, s'enfonce et qui pourrait facilement s'effondrer avec un autre séisme, si ce n'est pas de lui-même.

 

Pour un regroupement international visant à donner les moyens à Tepco et au Japon de résoudre cette crise, vous pouvez signer la pétition ici : http://www.nukefree.org/crisis-fukushima-4-petition-un-us-global-response

 

Les quelques 400 tonnes de combustible de cette piscine pourraient libérer 15.000 fois plus de radiations qu'Hiroshima.

Une chose est sûre concernant cette crise, c'est que Tepco n'a les ressources ni scientifiques, ni techniques, ni financières pour la gérer. Pas plus que le gouvernement. La situation demande un effort mondial coordonné des meilleurs scientifiques et ingénieurs que notre espèce peut rassembler.

Pourquoi est-ce aussi sérieux ?

Nous savons déjà que des milliers de tonnes d'eau largement contaminée s'écoulent sur le site de Fukushima, entraînant un brouet diabolique d'isotopes à longue vie vers le Pacifique. Des thons irradiés par des retombées imputables à Fukushima ont déjà été pêchés au large de la Californie.

Nous pouvons nous attendre à bien pire.

Tepco continue à déverser toujours plus d'eau sur un site proche de trois cœurs de réacteur en fusion qu'il doit continuer à refroidir coûte que coûte. Des panaches de vapeur indiquent qu'une fission pourrait se poursuivre quelque part en souterrain. Mais personne ne sait exactement où se trouvent exactement ces coriums.

Une grande partie de cette eau irradiée se trouve maintenant dans un millier d'immenses mais fragiles réservoirs qui ont été assemblés à-la-va-vite et éparpillés autour du site. Plusieurs fuient déjà. Ils pourraient tous être fracassés par un prochain séisme, libérant des milliers de tonnes de poisons permanents dans le Pacifique.

L'eau qui coule à travers le site déstabilise aussi les structures subsistantes de Fukushima, dont celle supportant la piscine de l'unité 4.

Plus de 6000 assemblages de combustible reposent dans la piscine commune à juste 50 mètres de l'unité 4. Certains contiennent du plutonium. La piscine ne possède aucun confinement au-dessus. Elle est vulnérable à une perte de refroidissement, à l'effondrement d'un bâtiment proche, à un autre séisme, à un autre tsunami.

Au total, plus de 11.000 assemblages de combustible sont dispersés sur le site de Fukushima. Selon Robert Alvarez, expert de longue date et ancien responsable du département de l'énergie, il y a 85 fois plus de césium léthal sur le site qu'il n'y en a eu de libéré par Tchernobyl.

On continue de trouver des "points chauds" de radioactivité un peu partout au Japon. On entend parler d'une intensification des taux de problèmes thyroïdiens parmi les enfants de la région.

Dans l'immédiat, l'essentiel est que ces barres de combustible doivent sortir de la piscine de l'unité 4 dès que possible.

Juste avant le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 qui ont détruit le site de Fukushima, le cœur de l'unité 4 avait été enlevé pour maintenance et rechargement de routine. Comme quelques deux douzaines de réacteurs aux US et d'autres biens trop nombreux dans le monde, la piscine conçue par General Electric dans laquelle repose aujourd'hui le cœur se trouve à 30 mètres en l'air.

On doit toutefois garder immergé le combustible usagé. C'est son revêtement, un alliage de zirconium, qui s'enflammerait spontanément s'il était exposé à l'air. Longtemps utilisé dans les ampoules de flash des appareils photos, le zirconium brûle avec une flamme chaude extrêmement vive.

Toute barre exposée émet suffisamment de radiations pour tuer en quelques minutes quiconque se trouve à côté. Un embrasement pourrait obliger tout le personnel à quitter le site et rendrait inopérable la machinerie électronique.

Selon Arnie Gundersen, ingénieur depuis 40 ans dans l'industrie nucléaire pour laquelle il fabriquait autrefois des barres de combustible, celles du cœur de l'unité 4 sont inclinées, endommagées et fragilisées au point de s'effriter. Les caméras ont montré d'inquiétantes quantités de débris dans la piscine, qui est elle-même endommagée. [Dans une interview, Arnie disait : "Ils ont admis que tout le bore s'était désintégré. Cela peut enclencher une réaction en chaîne nucléaire si les barres arrivent en contact les unes des autres dans la piscine."]

Les risques techniques et scientifiques pour le vidage de la piscine de l'unité 4 sont spécifiques et redoutables, dit Gundersen. Mais ce doit être fait avec 100 % de perfection.

Que la tentative échoue, les barres pourraient se retrouver exposées à l'air et prendre feu, dégageant d'horribles quantités de radiations dans l'atmosphère. La piscine pourrait même s'écraser au sol, déversant les barres dans un tas qui pourrait entrer en fission et peut-être exploser. Le nuage radioactif qui en résulterait menacerait la santé et la sécurité de nous tous.

La première retombée de Tchernobyl en 1986 a atteint la Californie en dix jours. Fukushima en 2011 est arrivé en moins d'une semaine. Un nouvel incendie de l'unité 4 déverserait un flot continu de poisons mortels radioactifs pendant des siècles.

L'ancien ambassadeur Mitsuhei Murata dit que des rejets à grande échelle de Fukushima "détruiraient l'environnement mondial et notre civilisation. Ce n'est pas compliqué, ça dépasse tout débat sur les centrales nucléaires. C'est un problème de survie humaine."

Ni Tokyo Electric, ni le gouvernement du Japon ne peuvent faire cela tout seuls. Il n'y a aucune excuse au déploiement concerté d'une équipe coordonnée des meilleurs scientifiques et ingénieurs de la planète.

Nous avons tout au plus deux mois pour agir.

Pour le moment, nous envoyons une pétition aux Nations-Unies et au président Obama pour mobiliser la communauté mondiale scientifique et technique afin qu'elle prenne en charge Fukushima et le travail de la mise en sécurité de ces barres de combustible.

Vous pouvez signer la pétition à : http://www.nukefree.org/crisis-fukushima-4-petition-un-us-global-response

Si vous avez une meilleure idée, donnez-y une suite s'il vous plaît. Mais faites quelque chose et faites-le maintenant.
Partagez cet article le plus largement possible et faites tourner la pétition. 

L'heure tourne.

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Fukushima évacué suite à un tremblement de terre

Fukushima évacué suite à un tremblement de terre | Japan Tsunami | Scoop.it

Un séisme de magnitude 7,1 s'est produit dans la nuit de vendredi à samedi au large de la côte est du Japon, a annoncé le Centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique. Le personnel de la centrale de Fukushima a reçu l'ordre d'évacuer. Le séisme a eu lieu à 02h10 heure locale samedi à une profondeur de 10 kilomètres et à 320 kilomètres au large de la ville d'Ishinomaki, dans la préfecture de Miyagi, selon l'institut américain de géophysique, l'USGS, qui a pour sa part évalué sa magnitude à 7,5.

Un tsunami de faible ampleur a touché la côte nord-est du Japon après le puissant séisme, a annoncé samedi matin la télévision publique NHK. Cette vague de 30 centimètres a atteint Ishinomaki, dans la préfecture de Miyagi, une ville détruite par le tsunami géant du 11 mars 2011. Elle a aussi touché d'autres endroits de la préfecture et les villes d'Ofunate et Kamaishi dans la préfecture voisine d'Iwate, a précisé la chaîne.

Les habitants de ces deux préfectures se sont vus conseiller d'évacuer les environs immédiats du littoral. "Les vagues sont en train de monter à Ishinomaki", a expliqué un commentateur de la NHK. "Le tsunami pourrait gagner en puissance, restez en alerte", a conseillé la chaîne aux habitants de la région.

D'après la compagnie d'électricité Tohoku Electric Power, citée par la chaîne, une vague de 55 cm a atteint le port d'Onagawa où se trouve une centrale nucléaire. Le personnel de la centrale nucléaire de Fukushima, sérieusement accidentée par le tsunami du 11 mars 2011, a reçu un ordre d'évacuation, a rapporté par ailleurs l'agence de presse Kyodo, citant la compagnie TEPCO qui gère la centrale, et selon laquelle aucune nouvelle anomalie n'a été observée.

Le personnel de la centrale nucléaire de Fukushima, sérieusement accidentée par le tsunami d'il y a deux ans et demi dans la même région, a reçu un ordre d'évacuation, a indiqué la NHK, citant la compagnie TEPCO qui gère la centrale, et selon laquelle aucune nouvelle anomalie n'a été observée.

La chaîne a précisé qu'aucune montée des niveaux de radioactivité n'avait été constatée dans la zone. Elle a ajouté qu'aucun problème n'avait été constaté dans les autres centrales nucléaires de la région, toutes à l'arrêt par précaution à cause de la catastrophe de Fukushima.

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Séisme au Japon : la centrale de Fukushima évacuée, l'alerte au tsunami levée

Séisme au Japon : la centrale de Fukushima évacuée, l'alerte au tsunami levée | Japan Tsunami | Scoop.it

Un séisme de magnitude 7,1 [ou 7,3 sur la carte] s'est produit dans la nuit de vendredi à samedi au large de la côte est du Japon, au niveau de la ville de Fukushima. Un ordre d'évacuation a été donné aux personnels de la centrale. L'alerte au tsunami a été levée quelques heures plus tard, le tremblement de terre n'ayant entraîné que de faibles vagues d'un mètre de hauteur.

Aucune victime et aucun dégât ne sont pour l'heure à déplorer.

La compagnie Tepco qui gère la centrale du Fukushima, sérieusement accidentée par le tsunami d'il y a deux ans et demi dans la même région, a précisé qu'aucune montée des niveaux de radioactivité n'avait été constatée dans la zone. Elle a ajouté qu'aucun problème n'avait été constaté dans les autres centrales nucléaires de la région, toutes à l'arrêt par précaution depuis la catastrophe de Fukushima.

Le séisme a eu lieu à 03H10 heure locale samedi (18H10 heure française vendredi) à une profondeur de 10 kilomètres et à 320 kilomètres au large de la ville d'Ishinomaki, dans la préfecture de Miyagi. La magnitude du séisme a été évaluée à 7,5, entraînant l'émission d'une alerte verte, qui correspond à une faible probabilité de décès ou de pertes économiques.

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Les«humains jetables» de Fukushima

Les«humains jetables» de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
Mercredi, un accident a blessé 6 des 3 000 ouvriers du site de la centrale. Des forçats de la décontamination qui œuvrent jour et nuit, perdus dans le maquis des sous-traitants peu soucieux de leurs droits et de leur santé. Amers ou résignés, ils bravent les risques de peur d’être chassés pour avoir parlé ou franchi le seuil limite de radiations. Certains brisent le silence.
L’épuisement a pris le pas sur la colère. Restent deux yeux rougis de fatigue qui vous fixent régulièrement pour raconter un quotidien «infernal» à la centrale de Fukushima Daichi, défiant la peur de l’accident irréparable, le stress de la fuite radioactive sur ce site rafistolé et bringuebalant depuis mars 2011

(...)

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Deux ans d'impuissance et d'incidents à Fukushima

Deux ans d'impuissance et d'incidents à Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
L'autorité de régulation nucléaire du Japon a évalué au "niveau 3" – correspondant à un "incident grave" sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) – la fuite de 300 tonnes d'eau hautement radioactive survenue dans un réservoir ces derniers jours à la centrale de Fukushima.

Lire : Fukushima : la dernière fuite de réservoir classée en "incident grave"

C'est la première fois depuis la catastrophe du 11 mars 2011 que l'autorité de sûreté nucléaire nippone diffuse une alerte INES. Pourtant, depuis deux ans, les incidents se sont multipliés dans la centrale accidentée.

 

11 mars 2011

(...)

 

7 août 2013

Le gouvernement japonais finit par publier une estimation de la quantité des fuites d'eau radioactive : ce sont 300 tonnes d'eau contaminée qui se déversent chaque jour dans l'océan Pacifique. Tepco les estime, en termes de radioactivité, entre 20 000 milliards et 40 000 milliards de becquerels entre mai 2011 et juillet 2013.

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Mystery objects with high radiation found on Fukushima coast

Mystery objects with high radiation found on Fukushima coast | Japan Tsunami | Scoop.it

In a coastal area long silent due to the Fukushima nuclear accident, the only sounds of human activity on June 18 were from workers removing rubble and continuing their decontamination efforts. But soon, their supervisor discovered something that broke up the monotony of the work and added to the eeriness of the atmosphere.

After a call to the Environment Ministry, Takeshi Kato, 55, a ministry specialist, immediately headed to the location about 15 kilometers south of the crippled Fukushima No. 1 nuclear power plant.

As he slowly walked around with a dosimeter, he reached a hot spot where radiation levels nearly doubled those of the surrounding areas. Using a fallen branch to clear away dirt, Kato uncovered a grayish pile about 3 centimeters long, about 1.5 cm wide and about 0.5 cm thick.

The surface of the pile, which looked like soil, had gamma ray readings of about 85 microsieverts per hour. The total reading, including beta rays, came to 1 millisievert per hour.

It was the first of four mysterious objects with high radiation levels found near the mouth of the Idegawa river in Naraha, Fukushima Prefecture.

Officials at the government and Tokyo Electric Power Co., the plant’s operator, do not know where these objects came from or why they have high radiation levels. In fact, they are not sure what these objects actually are or were used for.

Kato thought the gray pile might have been radioactive materials used at a medical institution. That thought came to mind because of the incident in October 2011, when bottles of radium were found under the floor of an abandoned residence in Tokyo’s Setagaya Ward.

Under the special measures law to deal with pollution by radioactive materials, TEPCO is responsible for processing any waste emerging from the grounds of the Fukushima No. 1 nuclear plant. Based on the law, the Environment Ministry asked TEPCO to gather up and study the mystery pile.

TEPCO workers later checked the Naraha area and discovered the other objects with high radiation readings. All three objects were small enough to be held in one hand.

On July 2, a fluffy object that looked like tree bark was found, followed by what looked like a black plastic sheet and wood chips with no elasticity on July 5.

One hypothesis is that the objects flowed down the Idegawa river, but that theory is highly implausible because all four objects were found at least 100 meters from the river.

Another theory is that the objects were swept out to sea from the Fukushima No. 1 plant and eventually washed ashore. The coastal levee that was once located in the area was destroyed by the tsunami that followed the Great East Japan Earthquake on March 11, 2011.

“Rubble likely was blown out into the ocean by the hydrogen explosions that occurred at the Fukushima No. 1 plant,” an official with the Naraha municipal government said. “There is the possibility that lighter objects were washed back ashore.”

Rumors are circulating among local residents that the objects were reactor building pieces that were blown away in the hydrogen explosions. But no similar objects have been found in areas further north that are closer to the nuclear plant.

The area of Naraha had been designated a no-entry zone due to its proximity to the nuclear plant. No residents currently live there, but the government has designated it as a place where preparations can begin to lift the evacuation order.

Trucks continue to navigate the narrow streets as part of efforts to decontaminate the area of radioactive fallout. The gray pile was discovered during work to prepare a space for the construction of wave-dissipating blocks.

TEPCO officials are studying the four objects at the Fukushima No. 1 plant.

The gray pile appears to be made of rubber.

The fragile object that looked like part of a black plastic sheet had an extremely high radiation reading of 36 millisieverts per hour when combining beta and gamma rays, TEPCO officials said.

Its ratio of radioactive cesium-134 and -137 was close to 1:2, leading TEPCO officials to conclude that cesium generated by the Fukushima nuclear accident likely attached to the object.

However, it is still unclear where and how the objects were contaminated by radiation. A further study will be required to determine what the materials were originally used for.

Tetsuji Imanaka, assistant professor of nuclear engineering at the Kyoto University Research Reactor Institute, said reliable experts should handle the study.

“Rather than leave the investigation up to TEPCO, which has lost the public’s trust, a more appropriate agency, such as the Japan Atomic Energy Agency, should conduct a thorough investigation,” Imanaka said.

TEPCO sources said they were considering asking an outside agency to conduct a detailed analysis, citing limitations on what the utility could investigate.

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Fukushima : un rat serait à l’origine de la panne de la centrale nucléaire

Fukushima : un rat serait à l’origine de la panne de la centrale nucléaire | Japan Tsunami | Scoop.it
Une partie des systèmes de refroidissement avait été paralysée de lundi à mercredi matin.Cette panne est sans doute la plus grave depuis que la centrale a été déclarée en état stable mi-décembre 2011
 

 

Et si la panne électrique provenait de la présence d’un rongeur ? C’est l’explication qui est désormais avancé pour expliquer le court-circuit, celui-ci ayant entraîné la panne de distributeurs d'électricité qui a paralysé, de lundi soir à mercredi matin, une partie des systèmes de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima. "Nous avons confirmé la présence d'un petit animal", a expliqué un porte-parole de la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) en présentant une photo prise du dessus sur laquelle le cadavre du "petit animal" en question ressemble clairement à un rat d'une quinzaine de centimètres.

Le rat, conducteur, aurait pu faire jonction entre deux connexions électriques et faire disjoncter les équipements. Lundi, vers 19h, le courant s'était brutalement interrompu dans une partie des installations de Fukushima Daiichi, stoppant les dispositifs de refroidissement des piscines de désactivation des réacteurs 1, 3 et 4, et d'un bassin commun, dans lesquels sont immergés des milliers d'assemblages de combustible usé. Les équipements en question se trouvent dans un camion garé au pied des bâtiments. En sortent des câbles destinés à l'alimentation des systèmes de refroidissement, selon les photos publiées par Tepco.

La compagnie avait précisé que la panne provenait de plusieurs tableaux de distribution électrique. Le rétablissement s'est fait progressivement, et a été achevé à la première heure du matin, mercredi. Cette panne, sans doute la plus grave depuis que la centrale a été déclarée en état stable dit "d'arrêt à froid" mi-décembre 2011, a révélé la précarité des dispositifs actuellement en place dans ce complexe atomique mis en péril par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.

 

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Il faudra 40 ans pour vider et démonter la centrale

Il faudra 40 ans pour vider et démonter la centrale | Japan Tsunami | Scoop.it
La décontamination des zones des environs, elle, ne viendra sans doute jamais.

 

La centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi est composée de six réacteurs nucléaires assortis de piscines de stockage. Lorsque le tremblement de terre de magnitude 9 frappe le Japon et engendre un tsunami, le 11 mars 2011, trois de ces réacteurs sont en marche. Les réacteurs 1, 2 et 3 perdent leur refroidissement et verront leurs cœurs fondre. Les piscines de stockage qui accueillent les combustibles usés des réacteurs 1 à 4 perdent elles aussi leur refroidissement, mais les combustibles resteront globalement intacts. Les bâtiments qui recouvrent piscines et réacteurs 1 à 4, eux, explosent du fait de la production d’hydrogène causée par la détérioration des combustibles dans les réacteurs.

 

Refroidir les cœurs en urgence

 

A ce moment précis, les piscines sont à l’air libre et la fusion des cœurs des réacteurs entraîne d’importants rejets de matières radioactives dans l’environnement. L’urgence consiste à refroidir les cœurs et les combustibles plongés dans les piscines pour éviter la surchauffe et limiter les rejets. "Cette phase de refroidissement est désormais stable et assurée par des moyens fixes", analyse Thierry Charles, Directeur général adjoint de l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire. "Les Japonais ont repris le contrôle des réacteurs et des piscines. Ils doivent maintenant retirer les combustibles pour pouvoir démanteler les infrastructures". Durée totale de l’opération : 30 à 40 ans, au mieux. "Tepco (nationalisé depuis lors par le gouvernement japonais, NdlR) doit d’abord sécuriser les infrastructures pour minimiser les fuites et permettre le début du démantèlement. L’opération consiste notamment à recouvrir les bâtiments à l’aide de superstructures pour pouvoir récupérer les déchets qui s’y trouvent et les évacuer."

Les piscines, d’abord, sont davantage accessibles mais plus vulnérables en cas de séisme du fait de leur position dans la partie haute des bâtiments. La piscine du réacteur n°4, surchargée car elle abrite le cœur entier du réacteur, a été consolidée entre-temps pour éviter tout effondrement, mais "on ne sait pas jusqu’où les bâtiments résisteraient en cas de nouveau séisme violent", ajoute Thierry Charles. "Tepco a simulé des tremblements pour tester la résistance des bâtiments qui a été jugée "convenable". Un mur a également été construit sur l’océan pour protéger la centrale de tsunamis éventuels, mais ici non plus, on ne sait pas jusqu’à quel niveau on pourra les retenir". D’où l’urgence de décharger les piscines : personne, aujourd’hui, ne semble en mesure de déterminer avec précision la résistance des bassins, et les dernières photos communiquées par Tepco indiquent qu’une certaine quantité de débris tombés lors de l’explosion des bâtiments vont encore venir compliquer l’extraction des combustibles.

 

Besoin de nouvelles technologies

 

Officiellement, Tepco se donne deux ans pour décharger la piscine n°4. Après quoi, il faudra encore s’attaquer aux trois autres piscines, et enfin, aux réacteurs. "Les combustibles stockés dans les piscines ne sont pas dégradés", précise Thierry Charles. "L’intervention est donc facilitée. Par contre, pour pouvoir intervenir dans les réacteurs, ils vont devoir concevoir et mettre en place des moyens robotisés qui n’existent pas encore. Aucun individu ne peut y accéder et on ne sait pas, à l’heure actuelle, quelle est la situation à l’intérieur".

Selon les données communiquées par le gouvernement japonais, le cœur du réacteur N°1 a totalement fondu et percé la cuve pour se répandre dans le fond de l’enceinte de confinement. Les réacteurs 2 et 3 ont, eux, subi d’importantes dégradations qui ont potentiellement conduit à une relocalisation significative de Corium dans le fond de la cuve et un écoulement dans le fond de l’enceinte de confinement. "La situation est la même que l’an dernier", conclut Thierry Charles, "personne ne peut dire quelle quantité de combustibles a fondu et où il se trouve exactement. On va très certainement découvrir des éléments inattendus. Les Japonais prévoient de commencer à récupérer les combustibles des réacteurs d’ici 10 ans, mais les progrès vont prendre énormément de temps".

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Le typhon Neoguri épargne Tokyo

Le typhon Neoguri épargne Tokyo | Japan Tsunami | Scoop.it
Le typhon Neoguri est passé près de Tokyo, sans trop de dégâts, après avoir balayé une grande partie du Japon. Rétrogradé vendredi matin au rang de dépression tropicale, le typhon se dirige désormais vers le nord-est.


Le cœur de Neoguri est passé de l’ouest à l’est dans la nuit de jeudi à vendredi (heure locale) accompagné de fortes bourrasques en bord de mer et d’importantes vagues de plusieurs mètres, selon les images de la chaîne de télévision NHK. Paradoxalement, à Tokyo, de violentes précipitations ont eu lieu ponctuellement par endroits à partir de jeudi soir, mais la situation était redevenue normale le lendemain.
Moins puissant qu’au départ, Neoguri se déplace désormais à environ 35km/h, se dirige vers le nord-est où se concentre actuellement le front pluvieux et l’instabilité, a indiqué la chaîne. Soulagement pour les autorités, la région de Fukushima, où se situe la centrale nucléaire endommagé par le tsunami du 11 mars 2011 et où l’eau contaminée reste un problème majeur, n’est pas passée en alerte. Des mesures spéciales ont été prises pour gérer les débordements et éviter des chutes d’équipements, a indiqué dans un communiqué la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco).
Globalement, Neoguri a balayé la partie la plus méridionale du Japon, à Okinawa, distante de plusieurs centaines de kilomètres des îles principales de Kyushu, Shikoku, Honshu et d’Hokkaido. Durant plusieurs jours de déluge, des dégâts ont été recensé dans de nombreuses régions où des glissements de terrains ont fait plusieurs morts et où les cours d’eau ont largement dépassé le niveau alarmant.
D’après le dernier bilan, Neoguri et les intempéries locales ont fait près de sept morts et une cinquantaine de blessés en diverses régions. Plus de 680 maisons ont été détruites ou inondées dans diverses zones rurales. Et fait plus grave, à Nagano (centre-nord), une énorme coulée de boue a tout entrainant sur son passage, dont une famille de quatre personnes.

Céline Tabou

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Frayeur au Japon après une alerte au tsunami près de Fukushima

Frayeur au Japon après une alerte au tsunami près de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Une photo de la centrale nucléaire de Fukushima prise le 11 mars 2012


Un fort séisme de magnitude 6,8 sur l’échelle de Richter selon le US Geological Surveys’est produit au nord-est du Japon, non loin de Fukushima. Les autorités ont immédiatement émis un avis de risque de Tsunami.

La forte secousse s’est produite samedi vers 04h20 locales (vendredi 21h20 en Belgique) en face des côtes de Fukushima à une profondeur de 10 km, a précisé l’agence de météorologie nippone sur son site internet. Une montée des eaux de 20 cm a été mesurée à Ishinomaki, la ville côtière la plus meurtrie il y a trois ans et demi, lors du passage du tsunami qui a provoqué l’un des plus graves accidents nucléaires de l’histoire. Quelques minutes après le séisme, la compagnie gérant les deux centrales nucléaires de Fukushima, Fukushima Daiichi et Daini, a indiqué qu’«  aucune anomalie nouvelle n’(avait) pour l’heure été rapportée dans les installations  ».

L’alerte a été levée un peu après 23h (heure belge).

« N’approchez surtout pas des côtes »

La chaîne de télévision publique NHK a immédiatement interrompu ses programmes pour transmettre les informations, comme le veut sa mission d’intérêt général.

« N’approchez surtout pas des côtes, n’allez pas voir comment est le niveau de la mer », répétait sans arrêt le présentateur tandis qu’était en permanence affichée en bas de l’écran la carte du Japon, sur laquelle où la côte menacée par une brusque montée des eaux clignotait en jaune.

L’opérateur de la centrale de Fukushima a aussi demandé aux travailleurs du site de ne pas rester à proximité de l’océan Pacifique voisin du complexe atomique, selon la NHK.

Cette mise en garde frappe une partie de la région dévastée par le gigantesque tsunami du 11 mars 2011 qui avait fait directement plus de 18.000 morts.

Séisme et tsunami, le scénario du pire

Le tremblement de terre de samedi survient en outre alors que l’autorité de régulation nucléaire a justement souhaité cette semaine que la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) prenne des mesures supplémentaires dans la centrale accidentée Fukushima Daiichi face au risque permanent de nouvelle catastrophe.

De son côté, Tepco a affirmé depuis des mois déjà que les installations étaient capables de résister à un fort séisme et que des dispositions avaient été prises face au risque de tsunami.

Toutefois, tout le monde se demande ce qu’il adviendrait de l’eau ultra-contaminée dont regorgent les sous-sols du site si la mer arrivait jusque-là. La même question se pose pour le millier de réservoirs qui stockent des centaines de milliers de mètres cubes d’eau radioactive. Sans compter les tuyauteries, les câbles et autres équipements qui jonchent le terrain autour des bâtiments des réacteurs.

Le Japon subit chaque année 20 % des séismes les plus violents enregistrés sur Terre.

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Atom Heart Fucker (16) : qu'est-il arrivé à l'USS Reagan le 12 mars 2011 ?

Atom Heart Fucker (16) : qu'est-il arrivé à l'USS Reagan le 12 mars 2011 ? | Japan Tsunami | Scoop.it

C'est un événement qui était passé inaperçu, à un peu trop focaliser sur la centrale de Fukushima elle-même, qui devient lentement depuis un évènement historique pire que celui de Tchernobyl : aux dernières nouvelles, nous ne sommes plus loin du syndrome chinois, un (sinon peut-être même deux cœurs) ayant visiblement fondu, et a traversé son enveloppe d'acier pour percer ensuite celle de béton. Mais le jour de l'explosion qui avait suivi le tremblement de terre, je ne m'étais pas du tout intéressé au nuage radioactif échappé du corps de centrale N°4. Or un événement d'actualité vient de nous rappeler son existence, et ses dégâts : la découverte de maladies liées à une exposition aux radiations nucléaires sur un bon nombre de... marins américains. Ceux qui croisaient à proximité des côtes japonaises ce jour-là, à bord du porte-avions USS Ronald Reagan, venu apporter son aide au Japon dévasté par le tsunami. Et la suite de cette histoire incroyable, la voici... A bord du porte-avions USS Reagan, ce jour-là, il y avait... 5 500 marins à bord ! (...)

Jacques Le Bris's insight:

Confirmation également trois années plus tard chez CNN, avec l'exposé des diverses maladies découvertes chez ses occupants depuis son retour aux USA : leucémies, cancers, avortements ou naissances d'enfants difformes ("Baby A.G."), saignement divers, les exemples ne manquent pas."Aujourd'hui, trois ans plus tard, plus de 70 marins hommes et femmes de la mission ont déposé une plainte en milliards de dollars contre TEPCO, alléguant que l'entreprise dissimule des informations qui ont conduit à l'exposition aux rayonnements provoquant des maladies, et même le cancer. Les experts médicaux sont sceptiques sur une connexion, mais les cas sont des crève-cœurs. Lindsay Cooper et Kim Gieseking ayant une fois servis sur le Reagan ont dit que depuis leur retour ils sont confrontés à des problèmes débilitants de thyroïde. Thomas McCants était sur l'USS Germantown en juillet 2011 quand il a été envoyé au Japon. Quand il est revenu , il a été diagnostiqué avec la leucémie, a-t-il déclaré à CNN. Et puis il y a le l'officier Steve Simmons, qui a servi sur le Reagan. Avant de partir, c'était un randonneur passionné dans les montagnes de Hawaï, et il dit que sa santé était "très bonne" dans les mois qui ont précédé le déploiement . " L'été de 2010 ... quand nous sommes arrivés à Hawaii, je suis allé faire des courses de randonnée. Quelques jours plus tard, je suis allé à pied à Diamond Head. Le lendemain de Diamond Head, en fait je suis allé à pied et Stairway to Heaven," a déclaré Simmons à CNN. Mais Simmons dit que quelque chose lui est arrivé au large des côtes du Japon. Un an après son retour aux États-Unis, il a perdu tout contrôle de ses jambes. Les médecins disent de Simmons qu'ils n'ont aucune idée de ce qu'il lui arrive "Je ne sais pas non plus," dit Simmons. Deux moments au cours de son déploiement ont marqué Simmons. A un moment, le navire a cessé de prendre de l'eau de mer et la purifier à cause de contaminants, mais Simmons a dit qu'il en avait déjà bu ce jour-là. "L'eau fournit tout - les douches, les robinets d'eau, les machines à soda", a déclaré Simmons. La sécurisation de l'eau en raison de contaminants "était une première pour tout le monde à bord." Le Reagan a également navigué à travers le panache nucléaire du bâtiment en fusion pendant des heures, menant à une décontamination complète. Le navire a même verrouillé le système de ventilation, précise Simmons". Les balais et le savon n'auraient donc pas suffi ? (...)

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Les conséquences de la catastrophe de Fukushima dépassent largement les frontières du Japon et personne n'en parle - CAP 2012... et après?

Les conséquences de la catastrophe de Fukushima dépassent largement les frontières du Japon et personne n'en parle - CAP 2012... et après? | Japan Tsunami | Scoop.it
Sur PRORUSSIATV Les conséquences de la catastrophe de Fukushima dépassent largement les frontières du Japon et personne n'en parle ...

 

 

Une catastrophe sans précédent semble se dérouler dans le Pacifique nord dans une indifférence quasi générale. Depuis le 12 mars 2011, soit presque trois ans déjà, des quantités importantes de matières radioactives s’échappent de la centrale nucléaire de Fukushima, suite au tremblement de terre et au tsunami qui ont balayé cette région du Japon et détruit une partie des installations. L’accident a été classé au plus haut niveau de dangerosité, soit le niveau 7, identique à celui de Tchernobyl. Cependant, il semblerait que la radioactivité soit bien plus importante et la catastrophe qui s’annonce plus terrible encore. Malgré des déclarations, qui se veulent rassurantes, de la part du gouvernement japonais, la situation n’est absolument pas sous contrôle et ne permet toujours pas le redémarrage des réacteurs et cela 3 ans après les faits.
 
Les observations démontrent au contraire, une augmentation anormale du niveau de rayonnement sur le site, depuis le mois d’août dernier. Il est à ce jour, près de 8 fois plus élevé que la norme. Le taux autorisé de radionucléides émetteurs de rayons bêta dans l'eau est de 10 becquerels par litre. Il avoisinerait aujourd’hui le niveau record de 2,1 millions de becquerels par litre, pour les eaux souterraines qui se déverseraient dans l’océan. L’entreprise TEPKO tente d’expliquer cette hausse, par les pluies torrentielles qui se sont abattues cet été et qui auraient provoqué de nouvelles fuites d’eau radioactive, malgré les cuves souterraines de stockage spécifiquement adaptées. Une explication qui ne convint guère les spécialistes, notamment les spécialistes russes, qui s’inquiètent des conséquences d’une mauvaise gestion de la situation par les techniciens japonais, visiblement dépassés par l’ampleur de l’accident.
 
Apparemment, quelque chose s'est passé au sein de l’usine depuis le mois d’août dernier, quelque chose qui n’a pas été révélé au public. Le Ministère de la Défense russe affirme avoir détecté le 31 décembre 2013, deux explosions atomiques souterraines de «  bas niveau » dans la zone de la catastrophe de Fukushima. La première explosion mesurée à 5.1 d’intensité, a été suivie d'une plus petite évaluée elle, à 3,6 sur l'échelle de Richter. A titre de comparaison, la bombe atomique larguée sur Hiroshima en 1945 par les Etats-Unis, représente 16 kilotonnes de TNT, soit un séisme de magnitude 6 sur l’échelle de Richter. Ce rapport rappelle en outre, que l'architecte du réacteur 3 de Fukushima, avait averti dès le 17 Novembre 2011 qu'une explosion hydro-volcanique  était « inévitable » en raison du combustible atomique fondu qui s’échappe de la cuve de stockage.
 
Alors comment expliquer le silence des médias traditionnels sur un sujet aux conséquences si dramatiques pour l’humanité ? Certainement en raison des consignes émanant des pouvoirs politiques qui, comme à l’époque de Tchernobyl, tente d’éviter la panique des populations. Souvenez-vous que lors de cette catastrophe, qui a coûté tant de vies, les pouvoirs publics occidentaux avaient nié la dangerosité du nuage radioactif qui s’était propagé sur l’Europe, se refusant même à publié officiellement les études à posteriori, traitant de l’apparition des tumeurs ou des pics de cancers divers (sang, poumons, foie, gorge, thyroïde, et ainsi de suite) qui s’étaient déclarés dans les années qui suivirent. A quoi bon paniquer des populations et céder à un quelconque « catastrophisme ». En témoigne une vidéo saisissante, postée sur Youtube pendant le réveillon de Noël, d’un homme utilisant un compteur Geiger dans une ville côtière de la côte ouest américaine. Le rayonnement mesuré atteint jusqu'à cinq fois le niveau normal. Réalité ou faux grossier, les agences officielles qui ont effectué de nouveaux tests ont annoncé qu’elles n’avaient pas constaté de « danger pour le public ». Un bel euphémisme. A noter, que la faune maritime directement touchée, comme les poissons ou les crustacés consommés par les populations, ne rentraient pas dans le cadre de ces études.
 
Un fait troublant demeure cependant. Les Etats-Unis semblent avoir passé commande, dès le 6 décembre, de près de 14 millions de doses d'iodure de potassium, un composé qui protège le corps contre l'empoisonnement radioactif à la suite d'accidents nucléaires graves. Un nombre de doses, qui est loin de couvrir les besoins de la population entière. Elles seront livrées en février 2014, et pourraient être utilisées préventivement pour une partie de la population, directement exposée aux déchets nucléaires et aux eaux radioactives rejetées dans l’océan.
Les grands médias, pourtant si prompts à exploiter la moindre vidéo sur internet, dès lors qu’elle sert à illustrer la version officielle en cours, ont été remarquablement silencieux et ne l’ont même pas mentionné. Surtout pas de panique ! La décontamination de la centrale nucléaire de Fukushima devrait prendre au moins trente ans et coûter 125 milliards de dollars (environ 100 milliards d’euros). De quoi recruter tous les sans-domicile-fixe de la planète, en plus de ceux du Japon, déjà engagés pour nettoyer le site. Une solution comme une autre de résoudre un problème l’un après l’autre.

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Japon : les propositions du parti au pouvoir pour Tepco et Fukushima

Japon : les propositions du parti au pouvoir pour Tepco et Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Tepco a déjà dépensé 27 milliards de dollars depuis l'accident et doit faire face à de nouvelles obligations pour déclasser la centrale et la mettre hors service, indemniser les 160 000 personnes évacuées et assumer les coûts de la décontamination de la région entourant le site.

 

Pour tourner la page Fukushima, une commission du Parti libéral démocrate (PLD), le parti au pouvoir au Japon, recommande une scission de l'entreprise Tokyo Electric Power (Tepco) en raison des défaillances affichées dans sa gestion des opérations de nettoyage à la centrale endommagée par le tsunami consécutif au tremblement de terre du 11 mars 2011.

Tepco est empêtrée depuis deux ans et demi dans des opérations de nettoyage et de contingentement de l'usine de Fukushima dont les quatre réacteurs ont été endommagés dans le plus grave accident nucléaire depuis celui survenu à la centrale ukrainienne de Tchernobyl en 1986.

Les membres du PLD proposent une séparation financière complète des opérations à Fukushima et de l'opérateur de la centrale et souhaite la constitution d'une agence administrative indépendante, précisent les journaux Nikkei et Yomiuri.

Tepco a déjà dépensé 27 milliards de dollars depuis l'accident et doit faire face à de nouvelles obligations pour déclasser la centrale et la mettre hors service, indemniser les 160 000 personnes évacuées et assumer les coûts de la décontamination de la région entourant le site. Le processus de nettoyage du site pourrait prendre au moins trente ans et coûter plus de 100 milliards de dollars. Après des mois de démenti, Tepco a reconnu en juillet que de l'eau contaminée se déversait de la centrale dans l'océan Pacifique.

Le gouvernement a procédé à la nationalisation de Tepco l'an passé. Cette implication directe des autorités dans la compagnie a provoqué des débats animés notamment pour savoir s'il fallait retirer à l'opérateur le nettoyage et le laisser se concentrer sur la fourniture d'électricité à la région de Tokyo. Le premier ministre Shinzo Abe a promis que son gouvernement va prendre en charge la responsabilité de la gestion des eaux contaminées employées au refroidissement des réacteurs.

Tepco a dit ne pas être mesure de s'exprimer sur son avenir. Elle travaille à une révision nécessaire de ses projets d'activités, n'ayant pas atteint ses objectifs financiers.

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Offres d’emploi à Fukushima : travailleurs exploités, risques élevés et mafia

Offres d’emploi à Fukushima : travailleurs exploités, risques élevés et mafia | Japan Tsunami | Scoop.it

En regardant les conditions de travail à Fukushima, Reuters a interviewé plus de 80 ouvriers, employeurs et officiels participant à ce nettoyage nucléaire sans précédent. Plainte courante : la dépendance des opérations à un réseau tentaculaire et peu regardant de sous-traitants – dont beaucoup sont inexpérimentés concernant le travail du nucléaire et dont certains, dit la police, ont des liens avec le crime organisé.

Tepco siège au sommet d’une pyramide de sous-traitants qui peut se composer de sept niveaux ou plus et qui inclut au premier niveau des géants du bâtiment comme Kajima Corp et Obayashi Corp. L’exploitant en difficulté reste responsable du travail de démantèlement des réacteurs endommagés de Fukushima, travail subventionné par l’état, prévu durer au moins 30 ans.

En dehors de la centrale, les « quatre grandes « entreprises de construction japonaises – Kajima, Obayashi, Shimizu Corp et Taisei Corp – supervisent des centaines de petites sociétés travaillant sur contrat financés par le gouvernement pour l’enlèvement de la terre et des débris radioactifs dans les villages et entreprises agricoles pour que les évacués puissent rentrer chez eux.

Tokyo Electric, largement connu sous le nom de Tepco, dit qu’il ne pouvait surveiller complètement les sous-traitants mais qu’il a pris des dispositions pour limiter les abus envers les ouvriers et juguler l’implication du crime organisé.

« Les contrats que nous signons avec les sociétés sont basés sur le coût nécessaire pour effectuer une tâche », a dit à Reuters Masayuki Ono, responsable général de l’énergie nucléaire chez Tepco. « Les sociétés embauchent ensuite leur propres employés en prenant en compte notre contrat. Il nous est très difficile d’aller vérifier leurs contrats ».

Le nettoyage nucléaire sans précédent de Fukushima aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du site fait face à une pénurie d’ouvriers. Il y a environ 25 % plus de postes que de candidats dans la préfecture de Fukushima, selon les données du gouvernement.

Augmenter les salaires pourrait encourager davantage d’ouvriers mais ce ne fut pas le cas, montrent les données. Tepco est sous pression pour faire ressortir un bénéfice pour l’année fiscale allant jusqu’à mars 2014 en vertu du plan de redressement de grandes banques japonaises qui l’ont récemment financé à hauteur de 5,9 milliards de dollars en nouveaux prêts et refinancement. En 2011, à la suite de la catastrophe, Tepco a diminué de 20 % le salaire de ses ouvriers.

Avec les salaires bas et une pénurie d’ouvriers, les bureaux de placement ont pris la relève, recrutant des gens dans l’impasse ou qui ont du mal à trouver du travail en dehors de la zone sinistrée.

Ce qui a donné une prolifération de petites sociétés – de nombreuses n’étant pas enregistrées. Quelque 800 sociétés sont actives au sein de la centrale de Fukushima et des centaines d’autres travaillent à l’effort de décontamination en dehors du site, selon Tepco et des documents passés en revue par Reuters.

Tepco, le plus gros fournisseur d’énergie de l’Asie, a longtemps apprécié des liens étroits avec les régulateurs et une supervision laxiste du gouvernement. Ce qui a fait l’objet d’un examen rigoureux après le séisme de 9 et le tsunami qui ont frappé la centrale en mars 2011. La catastrophe a déclenché le meltdown de 3 réacteurs, une série d’explosions et une fuite de radiations qui ont forcé 150.000 personnes à fuir les villages des alentours.

Les efforts malchanceux de Tepco pour stabiliser la situation ont fait penser à une séquence du « tonneau des Danaïdes », a déclaré Toshimitsu Motegi, ministre de l’économie, du commerce et de l’industrie.

 

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Fukushima: une deuxième unité de décontamination d'eau radioactive fonctionne

Fukushima: une deuxième unité de décontamination d'eau radioactive fonctionne | Japan Tsunami | Scoop.it

Des membres de l’Autorité de régulation nucléaire du Japon inspectent les réservoirs d’eau contaminée à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, le 23 août 2013
© Autorité de régulation nucléaire du Japon/AFP/Archives Nuclear

 

Tokyo (AFP) – La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima a indiqué avoir remis en service lundi une deuxième unité de décontamination de liquide radioactif, un système-clef pour tenter d’en finir avec la crise de l’eau contaminée.

L’unité A du « système avancé de traitement liquide (ALPS) » a été remise en exploitation (encore sous forme de tests à chaud) après avoir été stoppée plusieurs semaines à cause de divers problèmes.

Une autre unité similaire fonctionne aussi depuis la fin du mois de septembre, avec quelques soucis de temps à autre.

Une troisième unité devrait entrer en exploitation courant novembre, a précisé Tokyo Electric Power (Tepco).

En attendant, ces deux unités (A et C) couplées doivent permettre de traiter au total 500 mètres cubes d’eau contaminée par jour pour en extraire 62 des 63 éléments radioactifs restants, après l’extraction en amont avec un autre dispositif des césium 134 et 137.

Une fois passé par ALPS, le liquide résultant ne contient plus a priori que du tritium, mais en quantité encore trop importante pour rejeter l’eau en mer.

Il faudra réduire sa teneur avant d’envisager de relâcher l’eau dans l’océan Pacifique voisin, ce qui deviendra un jour inévitable, selon le président de l’Autorité de régulation nucléaire, Shunichi Tanaka.

ALPS, conçu avec le groupe japonais Toshiba, est un des rouages-clefs de la stratégie de Tepco pour traiter les quelque 400.000 tonnes d’eau radioactive accumulées du site de Fukushima, dont 300.000 dans des réservoirs, une quantité qui augmente de jour en jour et qui ne pourra pas être stockée indéfiniment, d’autant que certaines des citernes utilisées ne sont pas fiables.

Le gouvernement a déjà prévu d’affecter des fonds à la mise en place l’année prochaine de moyens additionnels et plus puissants de décontamination car ALPS ne saurait de toute façon suffire.

 

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La centrale de Fukushima s'effondre et s'enfonce à cause du dernier typhon, aucun communiqué

La centrale de Fukushima s'effondre et s'enfonce à cause du dernier typhon, aucun communiqué | Japan Tsunami | Scoop.it
© Kyodo Kyodo / REUTERS

Deux travailleurs de Fukushima ont déclaré sur Twitter que le typhon « WIPHA » a provoqué un glissement de terrain dans la centrale de Fukushima.
La pente est en face de la rue principale et la terre et le sable ont bloqué le passage par cette rue. Il y a eu également une partie qui a fait subsidence (effondrement vertical de tout un terrain).

Ces travailleurs sont surpris parce qu’il n’y a eu aucun communiqué de presse de Tepco dessus.

Un travailleur ajoute qu’il y a d’autres pentes dans la centrale et qu’elles peuvent parfaitement s’effondrer durant le prochain typhon qui frappera l’Est du Japon ce week-end. (cf. Le typhon suivant frappera l’Est japonais ce week-end / encore un « très fort »)

https://twitter.com/Happy11311/status/391573832160403456
https://twitter.com/Happy11311/status/391577467770511360

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Fukushima : Tepco démuni face à la colère des pêcheurs

Fukushima : Tepco démuni face à la colère des pêcheurs | Japan Tsunami | Scoop.it

Les pêcheurs japonais se sont mis en colère face au patron de la compagnie d'électricité Tepco, qui tentait en vain de leur expliquer les mesures prises face aux fuites en mer d'eau radioactive de la centrale ravagée de Fukushima. "Nous pensons que la façon dont votre entreprise gère l'eau contaminée a failli", s'est agacé Hiroshi Kishi, chef de JF Zengyoren, fédération de plus de 1 000 coopératives de pêche du Japon. "Nous sommes extrêmement inquiets de l'impact incommensurable [de cette gestion] sur l'avenir de notre industrie", a-t-il poursuivi face à un patron de Tokyo Electric Power (Tepco) démuni. "Nous sommes réellement désolés, nous allons prendre les dispositions maximum", a répondu ce dernier, Naomi Hirose.

Il était venu présenter la façon dont son groupe compte remédier aux graves problèmes de fuites d'eau bourrée de césium, strontium et autres éléments dangereux dans l'océan Pacifique, voisin de la centrale saccagée par le tsunami du 11 mars 2011. Tepco a notamment décidé de monter une cellule de crise et de renforcer les équipes sur le terrain pour éviter que ne se reproduise un "incident grave" comme la récente fuite de 300 tonnes d'eau hautement radioactive d'un réservoir de stockage. Une partie de ce liquide souillé a coulé jusqu'à l'océan.

 

Les promesses du gouvernement japonais

La pêche, qui avait partiellement été relancée depuis juin 2012 au large de Fukushima, sera de nouveau stoppée le 1er septembre à cause des risques accrus de contamination dus aux fuites dont certaines, depuis le sous-sol de la centrale, durent en réalité depuis plus de deux ans. Face aux inquiétudes croissantes non seulement chez les pêcheurs mais dans l'ensemble de la population nippone et à l'étranger, le gouvernement japonais ne cesse de promettre ces derniers jours qu'il va intervenir directement pour aider Tepco à venir à bout de ce dramatique problème d'eau contaminée. "Nous voulons que l'État prenne sérieusement en charge la conduite des opérations", a insisté le représentant des pêcheurs.

Au total, Tepco doit déjà faire face à quelque 400 000 tonnes d'eau polluée enfouie dans le sous-sol ou stockée dans des réservoirs, un volume qui augmente chaque jour de 400 tonnes, sans compter les 300 tonnes environ qui filent quotidiennement en mer. "Notre premier devoir est de protéger l'environnement et les personnes, en prenant des mesures pour minimiser les risques d'accident et, le cas échéant, pour éviter une aggravation", a pour sa part déclaré jeudi lors d'une conférence de presse le patron de l'autorité indépendante de régulation nucléaire, Shunichi Tanaka.

 

La confiance rompue

"Nous ne sommes certes pas dans une situation où toutes les ressources marines sont contaminées par la radioactivité, mais je pense qu'il est nécessaire de suivre ce qui se passe de façon systématique et de fournir les informations au public. C'est ce que nous allons commencer à faire", a assuré M. Tanaka. Jusqu'à présent, des prélèvements et contrôles d'eau de mer sont effectués par différentes institutions et personne ne sait à quel saint se vouer. Mercredi, Tepco avait publié les plus récents résultats de ses propres tests sur diverses espèces de poissons pêchés dans un rayon de 20 kilomètres au large de la centrale, mais ces mesures sont extrêmement limitées et n'inspirent aucune confiance au public.

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Japan nuclear body says radioactive water at Fukushima an 'emergency'

Japan nuclear body says radioactive water at Fukushima an 'emergency' | Japan Tsunami | Scoop.it

(Reuters) - Highly radioactive water seeping into the ocean from Japan's crippled Fukushima nuclear plant is creating an "emergency" that the operator is struggling to contain, an official from the country's nuclear watchdog said on Monday.

This contaminated groundwater has breached an underground barrier, is rising toward the surface and is exceeding legal limits of radioactive discharge, Shinji Kinjo, head of a Nuclear Regulatory Authority (NRA) task force, told Reuters.

Countermeasures planned by Tokyo Electric Power Co are only a temporary solution, he said.

Tepco's "sense of crisis is weak," Kinjo said. "This is why you can't just leave it up to Tepco alone" to grapple with the ongoing disaster.

"Right now, we have an emergency," he said.

Tepco has been widely castigated for its failure to prepare for the massive 2011 tsunami and earthquake that devastated its Fukushima plant and lambasted for its inept response to the reactor meltdowns. It has also been accused of covering up shortcomings.

It was not immediately clear how much of a threat the contaminated groundwater could pose. In the early weeks of the disaster, the Japanese government allowed Tepco to dump tens of thousands of metric tons of contaminated water into the Pacific in an emergency move.

The toxic water release was however heavily criticized by neighboring countries as well as local fishermen and the utility has since promised it would not dump irradiated water without the consent of local townships.

"Until we know the exact density and volume of the water that's flowing out, I honestly can't speculate on the impact on the sea," said Mitsuo Uematsu from the Center for International Collaboration, Atmosphere and Ocean Research Institute at the University of Tokyo.

"We also should check what the levels are like in the sea water. If it's only inside the port and it's not flowing out into the sea, it may not spread as widely as some fear."

NO OTHER OUTLET FOR WATER

Tepco said it is taking various measures to prevent contaminated water from leaking into the bay near the plant. In an e-mailed statement to Reuters, a company spokesman said Tepco deeply apologized to residents in Fukushima prefecture, the surrounding region and the larger public for causing inconveniences, worries and trouble.

The utility pumps out some 400 metric tons a day of groundwater flowing from the hills above the Fukushima Daiichi nuclear plant into the basements of the destroyed buildings, which mixes with highly irradiated water that is used to cool the reactors in a stable state below 100 degrees Celsius.

Tepco is trying to prevent groundwater from reaching the plant by building a "bypass" but recent spikes of radioactive elements in sea water has prompted the utility to reverse months of denials and finally admit that tainted water is reaching the sea.

In a bid to prevent more leaks into the bay of the Pacific Ocean, plant workers created the underground barrier by injecting chemicals to harden the ground along the shoreline of the No. 1 reactor building. But that barrier is only effective in solidifying the ground at least 1.8 meters below the surface.

By breaching the barrier, the water can seep through the shallow areas of earth into the nearby sea. More seriously, it is rising toward the surface - a break of which would accelerate the outflow.

"If you build a wall, of course the water is going to accumulate there. And there is no other way for the water to go but up or sideways and eventually lead to the ocean," said Masashi Goto, a retired Toshiba Corp nuclear engineer who worked on several Tepco plants. "So now, the question is how long do we have?"

Contaminated water could rise to the ground's surface within three weeks, the Asahi Shimbun said on Saturday. Kinjo said the three-week timeline was not based on NRA's calculations but acknowledged that if the water reaches the surface, "it would flow extremely fast."

A Tepco official said on Monday the company plans to start pumping out a further 100 metric tons of groundwater a day around the end of the week.

The regulatory task force overseeing accident measures of the Fukushima Daiichi nuclear power station, which met Friday, "concluded that new measures are needed to stop the water from flowing into the sea that way," Kinjo said.

Tepco said on Friday that a cumulative 20 trillion to 40 trillion becquerels of radioactive tritium had probably leaked into the sea since the disaster. The company said this was within legal limits.

Tritium is far less harmful than cesium and strontium, which have also been released from the plant. Tepco is scheduled to test strontium levels next.

The admission on the long-term tritium leaks, as well as renewed criticism from the regulator, show the precarious state of the $11 billion cleanup and Tepco's challenge to fix a fundamental problem: How to prevent water, tainted with radioactive elements like cesium, from flowing into the ocean.

 

 

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Nucléaire : les énormes mensonges de Tepco sur les conséquences de la catastrophe de Fukushima

Nucléaire : les énormes mensonges de Tepco sur les conséquences de la catastrophe de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

La société Tepco a longtemps sous-estimé les conséquences des radiations sur ses employés.

La catastrophe nucléaire survenue en mars 2011 au Japon ne cesse depuis de provoquer des remous au sein l’industrie nucléaire autrefois omniprésente et omnipotente – mais également parmi les agences gouvernementales qui l’ont aidée et soutenue. Pourtant, ces dernières continuent à rester discrètes et à minimiser les conséquences de la triple explosion des réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi. Dernière révélation en date : le nombre d’ouvriers ayant développé des cancers - induits par l’inhalation de substances radioactives ayant affecté leur glande thyroïdienne dans les premiers temps survenus après la catastrophe - serait en fait onze fois supérieure à celui annoncé en décembre. Ce ne sont pas 178 employés, comme l’a affirmé la multinationale TEPCO, renflouée et contrôlée en partie par l’Etat, mais 1973 employés qui auraient déclarés un cancer, selon les informations apprises par l’Asahi Shimbun. En dépit de son prestige et de sa puissance d’autrefois, couacs et imprévus se sont accumulés pour TEPCO, laissant l’opérateur désœuvré. Par exemple, à la mi-mars, TEPCO a révélé qu’un mois plus tôt, un poisson avec un taux de 740 000 becquerels de césium radioactif par kilo a été retrouvé à proximité de la centrale. C’est 7 400 fois la limite officielle imposée par les règles gouvernementales en matière de sécurité alimentaire, un niveau jamais mesuré par TEPCO. Le précédent record enregistré par l’entreprise sur un poisson s’élevait à 510 000 becquerels. Et dire qu’ils font partie de la chaîne alimentaire… Plus tôt dans la semaine, des chercheurs ont établi que plusieurs loups de mer péchés au large des côtes d’Hitachi, une ville située à une centaine de kilomètres de la centrale – non loin de Tokyo – présentaient un niveau de césium de 1 037 becquerels par kilo, soit plus de 10 fois la limite officielle fixée par les autorités en charge de la sécurité alimentaire. C’est la première fois depuis avril 2011 que de tels niveaux de contamination ont été enregistrés dans la région. Les chercheurs ont reconnu n’avoir aucune idée de ce qui pourrait expliquer la hausse de ce niveau, plus de deux ans après l’accident. Hélas, le niveau de césium-134 et de césium-137 dans les nappes phréatiques sous la centrale a commencé à augmenter début juillet. Mesurés le 8 juillet, les niveaux de radioactivité étaient 90 fois supérieurs à ceux enregistrés trois jours auparavant et ont dépassé de 200 fois la limite autorisée pour ce qui est des nappes phréatiques. TEPCO a bien été embarrassé. « Nous ne savons pas si de l’eau radioactive se déverse la mer », a déclaré un membre de la compagnie. Le 19 juin, TEPCO avait déjà admis que la teneur en strontium-90 des nappes phréatiques avait augmenté de plus de 100 fois entre décembre et mai, le strontium était un dérivé très toxique issu de la fission de l’uranium et du plutonium ; et que le niveau de tritium, un agent radioactif moins dangereux, avait augmenté de 17 fois. Lorsque les niveaux de césium ont atteint leur pic au début du mois, TEPCO a admis du même coup que le niveau de tritium dans la mer avait atteint 2 300 becquerels par litre, le plus haut taux jamais détecté, soit le double de celui mesuré deux semaines auparavant. Tout ceci est survenu à un bien mauvais moment : TEPCO refroidit les réacteurs grâce à un flot continu d’eau - 400 tonnes de mètres cube d’eau par jour – et stocke ensuite l’eau contaminée dans des réservoirs installés sur le site. Mais certains d’entre eux présentant des fissures ont permis à une partie de l’eau de s’échapper, conséquence d’un travail bâclé. De plus, TEPCO ne peut pas construire de réservoirs à l’infini afin de stocker un flot sans fin d’eau. La multinationale cherche donc à obtenir l’autorisation de déverser l’eau contaminée dans le Pacifique. Du moins, tout ce qui ne s’est pas encore déversé dedans. Telle est ce qui sous-tend la révélation reconnaissant que l’affirmation de TEPCO en décembre dernier, selon laquelle l’entreprise affirmait que seulement 178 employés présentaient un taux de radioactivité supérieur au maximum autorisé de 100 millisieverts – leurs taux ayant grimpé jusqu’à 11 800 millisieverts – était un mensonge. TEPCO n’a même pas pris la peine d’étudier la question. En dépit des avertissements lancés par des experts internationaux sur les risques d’exposition aux radiations, l’entreprise n’a ouvert aucune enquête au sujet des doses radioactives contenues dans les glandes thyroïdiennes. Il a fallu attendre que s’exerce la pression internationale pour qu’une telle initiative soit enfin lancée. Après avoir finalement collecté les données sur 522 employés – sur les 19 592 ayant travaillé à la centrale depuis sa mise en service, parmi lesquels 16 302 ont souvent été embauchés par des employeurs et des sous-traitants peu scrupuleux. Les résultats ont été transmis à l’OMS l’année dernière, alors TEPCO refusait encore de les révéler publiquement, du moins pas avant que l’OMS ne déclare son intention de les publier. Ceci explique donc l’annonce faite en décembre dernier. Cependant, personne ne crut aux résultats. Le Comité scientifique de l’ONU sur les effets des radiations nucléaires a remis en cause la fiabilité des données ; et le ministre japonais de la Santé pressa TEPCO de revoir la présentation de ses données. Ce qu’elle fit au final. Selon l’Asahi Shimbun
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Fukushima: des militaires américains poursuivent en justice l'opérateur Tepco

Fukushima: des militaires américains poursuivent en justice l'opérateur Tepco | Japan Tsunami | Scoop.it
La société japonaise Tepco est poursuivie en justice par des militaires américains. Ils étaient jusqu’à présent neuf, ils sont désormais 26 et le nombre pourrait encore augmenter. Tous ont un point commun : être intervenus au Japon après la catastrophe nucléaire de Fukushima.
 
Jacques Le Bris's insight:

Aujourd’hui, tous affirment avoir contracté des maladies dues à leur exposition aux radiations : cancers, tumeurs, problèmes de tyroïde ou maux de tête. Ils réclament au total plus de deux milliards de dollars de dommages et intérêts ainsi que l’ouverture d’un fonds d’indemnisation de plus d’un milliard supplémentaire.

La société Tepco n’a pas souhaité faire de commentaire ce vendredi 15 mars. Interrogé par le journal spécialisé Stars and Stripes, le Pentagone a rappelé que, selon lui, les radiations auxquelles ces personnes ont été exposées ne posent pas de risque majeur pour leur santé.

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