Nouveau scandale à Fukushima ? | Japan Tsunami | Scoop.it
Près d'un an après, le Japon ne semble pas avoir tiré les leçons de la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima le 11 mars 2001, à 220 km de Tokyo (équivalent à la distance séparant Paris du Havre). On retrouve la même improvisation, les mêmes erreurs pour le nettoyage des zones contaminées.

Kiyoshi Sakurai, un ancien chercheur de la Japan Atomic Energy Agency, qui supervise la phase de décontamination, résume la situation en une phrase lapidaire "l'industrie nucléaire japonaise est régie par le principe plus vous échouez, plus vous touchez d'argent".

Exemple frappant : les premiers contrats du programme de décontamination ont été donnés à trois géant du BTP, qui n'ont pas d'expérience dans la décontamination de la radioactivité, mais ont très largement profité du programme de construction de centrales nucléaires.

Ces trois compagnies ont, en effet, construit 45 des 54 installations nucléaires, y compris le batiment des réacteurs de Fukushima qui n'a pas pu résister aux conséquences du tsunami.

A Iitate, un village de 6 500 habitants situé à une trentaine de kilomètres de la centrale, un journaliste du New York Times a vu 500 ouvriers en tenue avec des superviseurs qui s'interrogent ouvertement : faut-il creuser à 10 ou 20 centimètres de profondeur ? Faut-il décontaminer ce bâtiment ? Ne va-t-il pas être démoli ? tandis qu'un des ouvriers dit "Nous sommes tous des amateurs".

Cela n'empêche pas le gouvernement de distribuer les premiers contrats d'un programme de décontaminatione stimé à 13 milliards de dollars, dans une région aussi étendue que l'état du New Jersey (plus de 22 000 kilomètres carrés).

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