Japan Tsunami
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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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À la centrale nucléaire de Fukushima, un niveau record de radiation a été détecté

À la centrale nucléaire de Fukushima, un niveau record de radiation a été détecté | Japan Tsunami | Scoop.it

Six ans après la catastrophe de Fukushima, la centrale nucléaire japonaise présente des niveaux de radiations record, a annoncé, jeudi, l'opérateur Tepco. Les niveaux relevés sont tels qu'ils mèneraient à mort les hommes exposés.

Au Japon, la compagnie Tepco, opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima, a annoncé avoir observé des niveaux de radiations record à l'intérieur de l'enceinte de confinement du réacteur 2.

VOIR AUSSI : Un costume de robot géant pourrait servir à nettoyer la zone contaminée de Fukushima

Une petite caméra a été envoyée fin janvier dans cette unité et l'analyse des images filmées à l'intérieur permet de déduire que règne dans une partie de l'enceinte de confinement "des radiations qui peuvent atteindre 530 sieverts par heure". Un homme exposé à une telle radioactivité se dirigerait vers une mort certaine après d'atroces souffrances.

"Il y a une marge d'erreur qui fait que le niveau peut aussi être inférieur d'environ 30 %, mais il reste élevé", a confirmé par téléphone un porte-parole de Tokyo Electric Power (Tepco), Tatsuhiro Yamagishi. Le précédent relevé, constaté en 2012 en un autre endroit du réacteur 2, était de 73 sieverts. "Le niveau extrêmement élevé de radiation mesuré à un endroit, s'il est exact, peut indiquer que le combustible n'est pas loin et qu'il n'est pas recouvert d'eau", a déclaré à la chaîne publique NHK Hiroshi Miyano, professeur de l'Université Hosei qui préside une commission d'étude pour le démantèlement de la centrale ravagée. 

 

Le niveau élevé de radiation mesuré peut indiquer que le combustible n'est pas loin

Un trou dans une partie de l'enceinte de confinement

Par ailleurs, un trou carré d'un mètre de côté a été constaté sur une plateforme métallique située dans l'enceinte de confinement, sous la cuve qui contient le cœur du réacteur. "Il peut avoir été causé par la chute du combustible qui aurait fondu et percé la cuve, mais ce n'est à ce stade qu'une hypothèse", a souligné le porte-parole. "Nous estimons que les images recueillies cette fois constituent de précieuses informations, mais il nous faut encore investiguer, sachant qu'il est difficile de présupposer l'état réel à l'intérieur", a souligné M. Yamagishi.

 

VOIR AUSSi SUR FRANCE 24 : 5 ans après Fukushima, ils reviennent dans une ville fantôme

 

Tepco avait déjà présenté, en début de semaine, d'autres images prises le même jour dans le réacteur 2 montrant pour la première fois la présence possible de combustible fondu.

Le réacteur 2 est, à l'instar des 1 et 3, l'un des plus endommagés et responsables de dégagements massifs de substances radioactives dans la nature, après la mise en péril du site par le tsunami gigantesque de mars 2011. Jusqu'à présent, les examens n'ont pas permis de localiser précisément le combustible supposé fondu dans ces trois unités sur les six que compte la centrale.

 

– Avec AFP

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Fukushima Radiation Has Contaminated The Entire Pacific Ocean (And It's Going To Get Worse) 

Fukushima Radiation Has Contaminated The Entire Pacific Ocean (And It's Going To Get Worse)  | Japan Tsunami | Scoop.it

Credit – NOAA

 

The nuclear disaster has contaminated the world's largest ocean in only five years and it's still leaking 300 tons of radioactive waste every day.


 

What was the most dangerous nuclear disaster in world history? Most people would say the Chernobyl nuclear disaster in Ukraine, but they’d be wrong. In 2011, an earthquake, believed to be an aftershock of the 2010 earthquake in Chile, created a tsunami that caused a meltdown at the TEPCO nuclear power plant in Fukushima, Japan. Three nuclear reactors melted down and what happened next was the largest release of radiation into the water in the history of the world. Over the next three months, radioactive chemicals, some in even greater quantities than Chernobyl, leaked into the Pacific Ocean. However, the numbers may actually be much higher as Japanese official estimates have been proven by several scientists to be flawed in recent years.

 


Radioactive Debris from Fukushima approaching North America’s western coast       Credit – RT

 

If that weren’t bad enough, Fukushima continues to leak an astounding 300 tons of radioactive waste into the Pacific Ocean every day. It will continue do so indefinitely as the source of the leak cannot be sealed as it is inaccessible to both humans and robots due to extremely high temperatures.

It should come as no surprise, then, that Fukushima has contaminated the entire Pacific Ocean in just five years. This could easily be the worst environmental disaster in human history and it is almost never talked about by politicians, establishment scientists, or the news. It is interesting to note that TEPCO is a subsidiary partner with General Electric (also known as GE), one of the largest companies in the world, which has considerable control over numerous news corporations and politicians alike. Could this possibly explain the lack of news coverage Fukushima has received in the last five years? There is also evidence that GE knew about the poor condition of the Fukushima reactors for decades and did nothing. This led 1,400 Japanese citizens to sue GE for their role in the Fukushima nuclear disaster.

Even if we can’t see the radiation itself, some parts of North America’s western coast have been feeling the effects for years. Not long after Fukushima, fish in Canada began bleeding from their gills, mouths, and eyeballs. This “disease” has been ignored by the government and has decimated native fish populations, including the North Pacific herring. Elsewhere in Western Canada, independent scientists have measured a 300% increase in the level of radiation. According to them, the amount of radiation in the Pacific Ocean is increasing every year. Why is this being ignored by the mainstream media? It might have something to do with the fact that the US and Canadian governments have banned their citizens from talking about Fukushima so “people don’t panic.”

 

Credit – AP

 

Further south in Oregon, USA, starfish began losing legs and then disintegrating entirely when Fukushima radiation arrived there in 2013. Now, they are dying in record amounts, putting the entire oceanic ecosystem in that area at risk. However, government officials say Fukushima is not to blame even though radiation in Oregon tuna tripled after Fukushima. In 2014, radiation on California beaches increased by 500 percent. In response, government officials said that the radiation was coming from a mysterious “unknown” source and was nothing to worry about.

 

However, Fukushima is having a bigger impact than just the West coast of North America. Scientists are now saying that the Pacific Ocean is already radioactive and is currently at least 5-10 times more radioactive than when the US government dropped numerous nuclear bombs in the Pacific during and after World War II. If we don’t start talking about Fukushima soon, we could all be in for a very unpleasant surprise.

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Atom Heart Fucker (16) : qu'est-il arrivé à l'USS Reagan le 12 mars 2011 ?

Atom Heart Fucker (16) : qu'est-il arrivé à l'USS Reagan le 12 mars 2011 ? | Japan Tsunami | Scoop.it

C'est un événement qui était passé inaperçu, à un peu trop focaliser sur la centrale de Fukushima elle-même, qui devient lentement depuis un évènement historique pire que celui de Tchernobyl : aux dernières nouvelles, nous ne sommes plus loin du syndrome chinois, un (sinon peut-être même deux cœurs) ayant visiblement fondu, et a traversé son enveloppe d'acier pour percer ensuite celle de béton. Mais le jour de l'explosion qui avait suivi le tremblement de terre, je ne m'étais pas du tout intéressé au nuage radioactif échappé du corps de centrale N°4. Or un événement d'actualité vient de nous rappeler son existence, et ses dégâts : la découverte de maladies liées à une exposition aux radiations nucléaires sur un bon nombre de... marins américains. Ceux qui croisaient à proximité des côtes japonaises ce jour-là, à bord du porte-avions USS Ronald Reagan, venu apporter son aide au Japon dévasté par le tsunami. Et la suite de cette histoire incroyable, la voici... A bord du porte-avions USS Reagan, ce jour-là, il y avait... 5 500 marins à bord ! (...)

Jacques Le Bris's insight:

Confirmation également trois années plus tard chez CNN, avec l'exposé des diverses maladies découvertes chez ses occupants depuis son retour aux USA : leucémies, cancers, avortements ou naissances d'enfants difformes ("Baby A.G."), saignement divers, les exemples ne manquent pas."Aujourd'hui, trois ans plus tard, plus de 70 marins hommes et femmes de la mission ont déposé une plainte en milliards de dollars contre TEPCO, alléguant que l'entreprise dissimule des informations qui ont conduit à l'exposition aux rayonnements provoquant des maladies, et même le cancer. Les experts médicaux sont sceptiques sur une connexion, mais les cas sont des crève-cœurs. Lindsay Cooper et Kim Gieseking ayant une fois servis sur le Reagan ont dit que depuis leur retour ils sont confrontés à des problèmes débilitants de thyroïde. Thomas McCants était sur l'USS Germantown en juillet 2011 quand il a été envoyé au Japon. Quand il est revenu , il a été diagnostiqué avec la leucémie, a-t-il déclaré à CNN. Et puis il y a le l'officier Steve Simmons, qui a servi sur le Reagan. Avant de partir, c'était un randonneur passionné dans les montagnes de Hawaï, et il dit que sa santé était "très bonne" dans les mois qui ont précédé le déploiement . " L'été de 2010 ... quand nous sommes arrivés à Hawaii, je suis allé faire des courses de randonnée. Quelques jours plus tard, je suis allé à pied à Diamond Head. Le lendemain de Diamond Head, en fait je suis allé à pied et Stairway to Heaven," a déclaré Simmons à CNN. Mais Simmons dit que quelque chose lui est arrivé au large des côtes du Japon. Un an après son retour aux États-Unis, il a perdu tout contrôle de ses jambes. Les médecins disent de Simmons qu'ils n'ont aucune idée de ce qu'il lui arrive "Je ne sais pas non plus," dit Simmons. Deux moments au cours de son déploiement ont marqué Simmons. A un moment, le navire a cessé de prendre de l'eau de mer et la purifier à cause de contaminants, mais Simmons a dit qu'il en avait déjà bu ce jour-là. "L'eau fournit tout - les douches, les robinets d'eau, les machines à soda", a déclaré Simmons. La sécurisation de l'eau en raison de contaminants "était une première pour tout le monde à bord." Le Reagan a également navigué à travers le panache nucléaire du bâtiment en fusion pendant des heures, menant à une décontamination complète. Le navire a même verrouillé le système de ventilation, précise Simmons". Les balais et le savon n'auraient donc pas suffi ? (...)

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« Crime d’Etat » à Fukushima : « L’unique solution est la fuite » - Rue89

« Crime d’Etat » à Fukushima : « L’unique solution est la fuite » - Rue89 | Japan Tsunami | Scoop.it

Le 23 juin 2013, pour les deux ans d’existence de la première « station citoyenne de mesure de la radioactivité » à Fukushima, le réseau Citizen Radioactivity Measuring Station (CRMS) organisait une rencontre réunissant scientifiques et habitants, à laquelle nous avons assisté.

Le professeur Hiroaki Koide, physicien, spécialiste des réacteurs au Research Reactor Institute de l’université de Kyoto, y a prononcé une conférence et nous le remercions d’avoir accepté que, sur la base de son intervention orale et à partir de documents complémentaires, nous en éditions et diffusions le contenu

 

L’intervention du professeur Hiroaki Koide

(...)

 

 

« De nombreux travailleurs sont irradiés »

 

« Il faudra construire un sarcophage en béton »

 

« 300 ou 400 fois la bombe d’Hiroshima »

 

« L’unique solution est la fuite »

 

« Au centre d’expérimentation nucléaire de l’université de Kyoto, où je travaille, lorsque nous manipulons des matières radioactives, nous sommes contraints de le faire exclusivement dans ce que nous appelons des “ zones d’accès contrôlées ” [...]. Si, suite à une expérience, mon taux de contamination excède la limite des 40 000 becquerels/m2, je suis considéré comme un déchet radioactif, la porte ne s’ouvre pas, et je dois être “ jeté ” [...].

Selon la carte fournie par l’Etat, dans la ville de Fukushima, la radioactivité dépasse les 60 000 becquerels/m2. Or le gouvernement affirme que les habitants peuvent y habiter ! Il ne s’agit pas d’une de mes expériences de laboratoire, ce ne sont pas seulement mes mains ou mes habits qui sont contaminés, mais le bâtiment dans lequel nous sommes actuellement. La route, la gare, la place devant la gare, les bosquets, les montagnes, tout est contaminé [...]. Nous sommes tous ici, tranquillement réunis dans cette salle de conférence à Fukushima, à discuter comme si de rien n’était, alors que dans cette ville de 300 000 habitants, tout est irradié [...]. L’endroit où nous sommes actuellement devrait être classé “ zone d’accès contrôlée ” et être évacué [...]. L’unique solution est la fuite [...]. On ne laisse vivre personne dans une “ zone d’accès contrôlée ”, et surtout pas des enfants. [...]

C’est la responsabilité individuelle qui joue dans la décision de chacun. Je suis ici de mon propre fait et vous également. Mais pas les enfants. Ce n’est pas que je souhaiterais ne protéger que les enfants. C’est que si je ne les protège pas, je ne me le pardonnerais jamais. A chacun d’entre vous de décider en conséquence. »

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Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima

Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
Vue de la centrale de Fukushima, le 11 mars 2016. 
 

La compagnie électrique Tepco dit avoir relevé des taux mortels de plus de 500 sieverts au niveau du réacteur 2 de la centrale nucléaire ravagée par le tsunami du 11 mars 2011.

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    Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima

Dans son grand chantier de démantèlement de la centrale de Fukushima-daiichi, Tepco vient de faire des découvertes qui risquent de compliquer sa mission. Jeudi, la compagnie électrique qui gère le site endommagé par le tsunami et l’accident du nucléaire de mars 2011, a dit avoir relevé des taux de radiations records : 530 sieverts par heure dans la partie basse de l’enceinte de confinement du réacteur 2, l’un des plus endommagés sur les six unités du site installé en bordure du Pacifique. Il est possible que ce taux astronomique soit dû au fait qu'une partie du combustible fondu ne soit pas immergé dans les eaux de refroidissement, comme l'avance Miyano Hiroshi, professeur émérite de l’université Hôsei, à la NHK

Même si, comme l’a précisé Tepco à la presse japonaise, il faut tenir compte d’une marge d’erreur de 30%, le chiffre constaté reste très au-delà du précédent record de 73 sieverts établi en 2012 sur ce même réacteur. Avec de tels niveaux de rayonnement, «inimaginables» selon des experts japonais cités par l’agence Kyodo, la mort est quasi instantanée pour l’être humain.

Selon les recommandations de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), les ouvriers du nucléaire en milieu radioactif ne doivent pas être exposés à des doses efficaces et supérieures à 20 millisieverts (mSv) par an, «moyennées sur des périodes définies de cinq ans», indique la CPIR, soit 100 mSv. On s’est rendu compte qu’au-delà de ce seuil, le risque de leucémie s’accroît significativement.

 

Un magma très radioactif

Depuis la fin décembre, Tokyo Electric company a percé une petite ouverture dans l’enceinte de confinement du réacteur 2. La compagnie cherche à déterminer quel est l’état du cœur des réacteurs, ce magma extrêmement radioactif constitué de débris et de barres de combustibles qui ont fondu dans les heures qui ont suivi le 11 mars 2011. Selon des calculs de l’Institut international de recherche sur le démantèlement nucléaire, ce corium représenterait une masse globale de 880 tonnes réparties entre les unités 1,2 et 3 de Fukushima. Tepco cherche également à localiser où se situe précisément ce magma.

Fin janvier, elle a donc envoyé une petite caméra fixée sur un bras télescopique de guidage qui doit parcourir une dizaine de mètres. Avant d’expédier un robot d’ici à la fin du mois, la compagnie électrique a ainsi réalisé une petite vidéo (visible ici) qui permet d’apercevoir une petite partie des entrailles de réacteur.

 

Dans le flot d’images filmées, Tepco a publié des clichés où l’on voit nettement qu’un piédestal en forme de plateforme grillagée est nettement enfoncé sur une surface carrée d’un mètre sur un mètre environ. Ce trou pourrait être causé par la chute de structures, de barres de combustibles fondus. Si cette hypothèse devait se confirmer, ce serait la première fois que Tepco localise le corium au sein de l’un de ses réacteurs.

En début de semaine, la compagnie avait déjà publié des images - difficiles à lire pour des novices - tendant à montrer l’existence de ce combustible fondu. On y voyait des sortes de pâtés noirs éparpillés sur une structure métallique grillagée dans la partie inférieure de l’enceinte de confinement. Cela pourrait indiquer que le carburant a fondu et s’est répandu sur le plancher de cette enceinte.

 

Robots en rade

Le robot que Tepco prévoit d’envoyer dans les prochains jours dans cette partie de l’unité 2 permettra peut-être d’en apprendre plus. Censé supporter des radiations de l’ordre de 1000 sieverts, l’engin pourra fonctionner environ deux heures si l’on se fie au niveau de 530 sieverts relevés ces derniers jours. Ces derniers mois, deux robots expédiés en mission au sein des réacteurs sont déjà tombés en panne à cause de trop fortes radiations.

Celles-ci risquent de faire ralentir les travaux de démantèlement. Tepco ambitionne de commencer à retirer les combustibles fondus à partir de 2021. Mais elle doit encore finaliser la méthode pour y parvenir. Selon une étude du ministère de l’Economie, du commerce et de l’industrie (Meti) publiée en décembre, le seul démantèlement des réacteurs devrait coûter au minimum 8 trillions de yens (autour de 65,9 milliards d’euros), soit quatre fois ce qui était initialement envisagé. Au final, la facture atteindrait les 177 milliards d’euros pour démanteler, indemniser les riverains et décontaminer l'environnement. Ce retrait des combustibles reste la plus risquée de toutes les opérations de ce grand nettoyage de Fukushima-daiichi, prévu pour durer au moins quarante ans. 

 

 

Arnaud Vaulerin correspondant au Japon
 
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Des dauphins morts à Fukushima, les poumons irradiés

Des dauphins morts à Fukushima, les poumons irradiés | Japan Tsunami | Scoop.it

Les scientifiques japonais affirment n'avoir jamais rien vu de pareil après avoir autopsié un groupe de dauphins morts retrouvés échoués sur une plage non loin du site de la catastrophe de 2011 à Fukushima.

 

De nombreux dauphins ont été découverts échoués sur les côtes ces derniers temps. Le musée national des sciences a donc décidé d'enquêter. Trente chercheurs ont ainsi autopsié les 17 animaux retrouvés. Les poumons de ces dauphins étaient blancs, ce qui, d'après les scientifiques, est une indication du manque de sang acheminé vers les organes dû à un empoisonnement par radiation.

D'après Yuko Tajima, qui dirige les recherches, "les poumons de la majorité d'entre eux étaient blancs pour cause d'ischémie, une maladie vasculaire qui diminue l'apport sanguin vers un organe. Non traitée, elle peut mener à la mort". Il ajoute qu'il a été démontré que les radiations ionisantes à petites doses et sous certaines conditions sont considérées comme étant un des mécanismes de base des maladies ischémiques.

Les risques de cancer provoqués par les effets des radiations ont été révélés après l'accident de Tchernobyl, et récemment, on a découvert que le risque de maladie  ischémique lié aux radiations serait statistiquement plus grand que le nombre de cancers. En 1990, le ministère de la santé biélorusse avait déjà dévoilé dans un rapport l'aggravation du nombre de personnes affectées par ces maladies: "Le nombre d'adultes atteints par les maladies ischémiques cardiaques est de 2 à 4 fois plus élevé en comparaison avec les années précédentes".

On peut donc s'attendre à ce type de constatations dans la région de Fukushima dans les années à venir.


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Fukushima : Les transformations inquiétantes des légumes, fruits, fleurs et animaux exposés aux radiations

Fukushima : Les transformations inquiétantes des légumes, fruits, fleurs et animaux exposés aux radiations | Japan Tsunami | Scoop.it

Le 11 mars 2011, la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi avait libéré des particules radioactives suite à un séisme touchant l'Est du Japon. Aujourd'hui, les premières conséquences à cette exposition ont été remarquées notamment au niveau des fruits et des légumes mais également chez certaines fleurs et animaux.


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Les femmes de Fukushima

Les femmes de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
En cette journée de la femme, je pourrais vous parler de milliers de cas de détresse, d'humiliations, de violences ou de simples frustrations vécues par des femmes à tous les niveaux de la société:
des femmes sans domicile fixe pour lesquelles il n'existe aucun foyer d'accueil dédié, ce qui les soumet à la peine suprême de se voir enlever leurs enfants confiés à la DASS;

des femmes seules, retraitées, avec des pensions de misère parce qu'elles ont eu une vie professionnelle chaotique;

des femmes seules, élevant leurs enfants dans la précarité, qui, pour s'en sortir, cumulent des journées de travail de 15 heures, transports compris;

des femmes confrontées au plafond de verre dans les entreprises;

de toutes celles qui à travail égal n'ont pas de salaire égal etc...

 

En cette journée de la femme, je pourrais vous parler des lois de la République restées lettre morte faute de volonté politique pour les appliquer, des crédits pour le planning familial ou les centres d'IVG en chute libre, des trop faibles moyens consacrés à lutter contre les violences faites aux femmes, des viols collectifs transformés en "tournantes" restés impunis, ou encore de la pression toujours plus forte qui s'exerce sur nos concitoyennes des cités.

 

Tout ceci est connu mais ne change pas, essentiellement parce que les femmes ne pèsent pas suffisamment dans notre société pour infléchir la puissance masculine qui occupe le pouvoir à tous les niveaux, et compte le garder.

Parce que je considère que tous ces sujets méritent d'être abordés, tous les jours, et pas seulement aujourd'hui, j'ai choisi, en ce 8 mars, de vous parler des femmes de Fukushima, auxquelles j'avais fait une promesse lorsque je les avais rencontrées: parler de leur calvaire.

 

Ces femmes vivent dans la région de Fukushima au-delà des 20 kilomètres de la zone interdite, et pour la plupart à Fukushima City, située à 60km de la centrale. Elles se sont regroupées au sein d'une association qui comptait, en septembre 2011, environ 800 familles.

 

Faute de moyens financiers, elles n'ont pu partir, ni faire partir leurs enfants comme l'ont fait les familles plus aisées. Elles vivent le drame de n'avoir pu protéger leurs enfants il y a un an, faute d'avoir été incitées par les autorités à se confiner, et surtout faute d'avoir eu à leur disposition des pastilles d'iode qui auraient pu saturer la thyroïde des enfants.

 

Depuis, elles sont contraintes d'exposer leurs enfants à des doses de radiation équivalentes... à celle des travailleurs du nucléaire en France. Statistiquement, elles savent donc que leurs enfants, tout comme elles, risquent de développer une leucémie ou un cancer de la thyroïde à court terme, comme cela a été le cas à Tchernobyl.

Le risque de cancer ou de leucémie est d'autant plus aigü que la nourriture est plus ou moins contaminée, et que les doses maximales autorisées ont été multipliées par 10 après l'accident. Et elles ne possèdent, en tout et pour tout, qu'une casserole donnée par une association française pour mesurer la radioactivité des aliments. Que faire face à cette situation insupportable ?

 

Il faudrait leur permettre d'avoir accès, a minima, à une nourriture saine, leur assurer un suivi épidémiologique correct et surtout, ce qui relève d'un minimum de justice, leur fournir les moyens de quitter la région pour ceux qui souhaitent le faire. Mais l'industrie nucléaire n'est pas en mesure de le faire, car cette industrie n'est pas assurée à hauteur des dommages engendrés par une telle catastrophe... et ne risque pas de l'être de sitôt d'ailleurs, aucune compagnie d'assurance n'étant prête à assumer un tel risque.

Ces femmes vivent un cauchemar que chacune d'entre nous peut comprendre: en être réduites à devoir exposer, impuissantes, leurs enfants à un risque inéluctable, et être incapables de les protéger. Leur drame devrait être notre drame collectif, à toutes et à tous.

Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas!

 

C'est pourquoi, je souhaite dédier cette journée à toutes ces femmes qui se battent pour leurs enfants, leur combat devrait aussi être le nôtre.

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