Japan Tsunami
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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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Nouvelle relance de réacteurs nucléaires au Japon

Nouvelle relance de réacteurs nucléaires au Japon | Japan Tsunami | Scoop.it
Malgré les doutes persistants sur la sûreté et les réticences de la population, le Japon poursuit son lent retour au nucléaire. La Compagnie d’électricité du Kansai (Kepco) a redémarré le 29 janvier le réacteur 3 de la centrale de Takahama, dans le département de Fukui (Centre). Elle devrait faire de même en février avec le réacteur 4 de la même centrale.

Après Sendai dans le département de Kagoshima (sud-ouest) en août 2015, Takahama est la première centrale à reprendre une activité depuis l’arrêt progressif du parc nucléaire nippon qui a suivi la catastrophe de Fukushima de mars 2011. A Takahama, la « nouveauté » est qu’il s’agit de réacteurs utilisant du MOX, un combustible constitué d’uranium et de plutonium produit pour le Japon en France et en Grande-Bretagne.

Lire aussi : Le Japon relance le nucléaire, malgré l’hostilité de sa population

Kepco a tout fait pour obtenir le droit de relancer son installation et travaille également au redémarrage de la centrale d’Ohi, également dans le département de Fukui. Parmi les neuf compagnies d’électricité du Japon, elle est celle qui dépend le plus du nucléaire. L’arrêt du parc a lourdement pesé sur ses finances. L’entreprise qui alimente des groupes comme Panasonic ou Sharp, basés dans la région d’Osaka, mais qui a vu la consommation reculer de 10 % en raison notamment des mesures d’économie d’énergie, avait accumulé des pertes nettes à 148 milliards de yens (1,1 milliard d’euros) à l’exercice clos fin mars 2015.

 

Appui du lobby industriel

Même si sa situation s’est améliorée par la suite avec la baisse des prix du pétrole, l’entreprise a augmenté les prix de 8,36 % entre juin et octobre 2015 pour les particuliers. Ses tarifs sont les plus élevés du Japon, un foyer moyen client de la compagnie ayant payé 8 058 yens (63 euros) pour son électricité en décembre 2015.

La relance des deux réacteurs entrés en service en 1985 devrait augmenter de 144 milliards de yens (1,1 milliard d’euros) ses profits opérationnels et l’entreprise envisage de réduire ses prix de 5 % à partir d’avril.

Le redémarrage de Takahama a été permis car l’Autorité de régulation du nucléaire (ARN) a estimé que le site respectait les nouvelles normes de sûreté. Kepco a par ailleurs obtenu l’aval du gouverneur de Fukui Issei Nishikawa et du maire de Takahama Yukata Nose. Le ministre de l’économie, du commerce et de l’industrie Motoo Hayashi est intervenu pour obtenir l’accord des autorités locales. Soucieux notamment d’exporter ses technologies, le gouvernement, avec l’appui du puissant lobby industriel nippon, fait tout pour relancer le nucléaire, qui générait 28 % de l’électricité nippone avant Fukushima.


Lire aussi : Fukushima : première reconnaissance d’un cancer

Kepco a également obtenu le feu vert de la justice. En décembre, une décision en appel du tribunal de Fukui a invalidé un jugement rendu en avril qui interdisait le redémarrage de Takahama. A l’époque, répondant à une plainte déposée par neuf opposants à la relance de ces installations, le tribunal avait considéré que les normes de sécurité établies en 2013 « manquaient de rationalité ». La sous-estimation du risque sismique par Kepco et l’absence plans d’évacuation en cas de catastrophe avaient également été évoquées pour justifier cette décision.

 

Concentration de réacteurs

Le tribunal avait pris une décision similaire en mai 2014 pour deux réacteurs de la centrale d’Ohi. Il avait qualifié les installations « de simples outils de production d’électricité, de ce fait moins importantes que le droit fondamental [à la vie] de la population ».

Au sujet de la relance de Takahama, le quotidien de centre gauche Asahi pointait dans un éditorial du 28 janvier les problèmes soulevés. Outre la défiance persistante d’une majorité de Japonais, il soulignait les limites des plans d’évacuation pour les 180 000 personnes habitants dans un rayon de 30 kilomètres autour du site, l’absence de réelle concertation avec les communautés locales et surtout les problèmes de Kepco pour un projet de site temporaire de stockage des déchets nucléaires. L’entreprise s’est engagée sur sa construction d’ici 2030 mais se heurte à l’opposition des municipalités.

L’Asahi soulignait également les risques liés à la situation de la centrale. « Quinze réacteurs sont installés dans la baie de Wakasa de Fukui, l’une des concentrations les plus importantes au monde », écrit le quotidien. Et le journal de s’interroger sur les risques en cas de catastrophe naturelle majeure. « La sinistre leçon de Fukushima est que des accidents nucléaires dépassant tous les scénarios envisagés peuvent survenir. »

Lire aussi : Nucléaire : le retour en arrière du Japon

L’ancien premier ministre Naoto Kan, en poste au moment de la catastrophe de Fukushima, a réagi le 26 janvier depuis Washington à l’annonce de la relance en rappelant que la catastrophe de Fukushima était « toujours d’actualité et loin d’être réglée ». Il a ajouté que le projet du gouvernement de porter la part du nucléaire à 20-22 % de la production d’électricité d’ici à 2030, comme prévu dans le projet gouvernemental de bouquet énergétique, était « irréalisable » à moins de construire de nouvelles centrales ou de prolonger la durée d’utilisation des réacteurs.



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Le Japon privé d'énergie nucléaire

Le Japon privé d'énergie nucléaire | Japan Tsunami | Scoop.it
L'archipel arrête dimanche son seul réacteur nucléaire en service pour maintenance. Les réacteurs devraient être relancés dans quelques mois.

 

Une compagnie d'électricité de l'ouest du Japon doit arrêter dimanche soir pour maintenance le seul réacteur en service dans l'archipel, lequel sera de nouveau totalement privé d'énergie nucléaire pendant plusieurs mois. Kansai Electric Power (Kepco) doit effectuer les premières manipulations requises dimanche vers 17 heures locales (8 heures GMT), et le réacteur n° 4 de la centrale d'Ohi (ou Oi, ouest) devrait être totalement stoppé lundi matin.

Toutes les centrales nippones avaient progressivement été mises hors service sine die par précautions supplémentaires à la suite de l'accident de Fukushima causé par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon. Kepco avait toutefois reçu en juin 2012 l'autorisation des autorités locales et du Premier ministre d'alors, Yoshihiko Noda, pour remettre en exploitation les réacteurs 3 et 4 d'Ohi, juste avant l'installation de la nouvelle autorité de régulation il y a tout juste un an.

L'unité 3 avait été relancée le 1er juillet 2012. Il s'agissait du premier redémarrage réel depuis l'accident de Fukushima en mars 2011 et de la fin d'une brève période sans énergie atomique. Ce réacteur a été de nouveau stoppé le 2 septembre dernier, également pour entretien régulier. Les réacteurs nippons doivent obligatoirement être arrêtés pour une session de maintenance après 13 mois de fonctionnement en continu. L'unité 4 avait pour sa part été réactivée le 19 juillet 2012. Une fois le réacteur coupé dimanche, le Japon se retrouvera de nouveau totalement privé d'énergie nucléaire.

Déjà en 2012

Il est matériellement impensable que d'autres réacteurs japonais soient relancés sous peu, même si des compagnies ont postulé pour que la sûreté de plusieurs installations soit certifiée par l'autorité de régulation à l'aune de nouvelles normes plus strictes entrées en vigueur le 8 juillet dernier.

Du coup, le Japon, qui avait connu une période "zéro nucléaire" (malgré un parc de 50 unités) de mai à juillet 2012, va se retrouver dans la même situation. Si les compagnies parviennent néanmoins à fournir assez d'électricité, c'est qu'elles font turbiner à plein régime des centrales thermiques (dont une partie a même été réactivée spécialement) et que les consommateurs font des économies. Aucun réacteur nucléaire ne peut désormais redémarrer tant que l'autorité nucléaire ne s'est pas prononcée sur sa sûreté.

Kansai Electric a d'ores et déjà déposé des dossiers pour que la sûreté des réacteurs 3 et 4 d'Ohi soit certifiée au plus vite afin de les relancer après les opérations d'entretien régulier. Des travaux sont prévus pour qu'ils soient mis en conformité avec les nouvelles normes imposées par l'autorité elle-même. Le rôle de cette dernière n'est toutefois pas de décider de relancer des réacteurs, mais d'établir un jugement sur leur sûreté. La décision finale d'autoriser le redémarrage revient au pouvoir politique. Le gouvernement de droite de Shinzo Abe est pour sa part favorable à la réactivation des réacteurs du pays, mais il assure qu'il se conformera à l'avis de l'autorité, statutairement indépendante.

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Le Japon entame une nouvelle période «zéro nucléaire»

Le Japon entame une nouvelle période «zéro nucléaire» | Japan Tsunami | Scoop.it

Déchargement d'un container à la compagnie Kansai Electric Power le 27 juillet 2013 à Fukui

 

Tokyo - Le seul réacteur nucléaire en service au Japon était dimanche en train d'être stoppé pour maintenance, une opération certes prévue mais qui va totalement priver l'archipel d'énergie atomique pendant une période inconnue que les militants antinucléaires voudraient infinie.

«Les procédures d'arrêt du réacteur 4 d'Ohi (ou Oi, ouest) ont débuté dimanche vers 16H40 (07H40 GMT) et son arrêt sera effectif lundi matin», a annoncé à l'AFP un porte-parole de la compagnie Kansai Electric Power (Kepco)

Toutes les centrales nippones avaient été progressivement mises hors service sine die par précaution supplémentaire à la suite de l'accident de Fukushima causé par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon.

Kepco avait toutefois reçu en juin 2012 des élus locaux et du Premier ministre d'alors, Yoshihiko Noda, l'autorisation de remettre en exploitation les réacteurs 3 et 4 d'Ohi.

L'unité 3 avait été relancée le 1er juillet 2012. Elle a été de nouveau stoppée le 2 septembre dernier, également pour un entretien régulier, obligatoire après environ 13 mois de fonctionnement en continu.

L'unité 4 avait pour sa part été réactivée le 19 juillet 2012. Une fois celle-ci coupée, le Japon se retrouvera de nouveau totalement privé d'énergie nucléaire plusieurs mois.

Il est en effet matériellement impensable que d'autres réacteurs japonais soient relancés sous peu, même si des compagnies, dont Kepco, ont postulé pour que la sûreté de plusieurs installations soit vite certifiée par l'autorité de régulation à l'aune de nouvelles normes plus strictes entrées en vigueur le 8 juillet dernier.

Du coup, le Japon, qui avait connu une période «zéro nucléaire» (malgré un parc de 50 unités) de mai à juillet 2012, va se retrouver à partir de lundi dans la même situation, alors que les réacteurs nucléaires du pays fournissaient environ un quart de la production électrique du pays avant le drame de Fukushima. Il y avait alors 54 réacteurs exploitables.

Si les compagnies parviennent néanmoins à fournir assez d'électricité sans qu'aucun ne fonctionne, c'est qu'elles font turbiner à plein régime des centrales thermiques (dont une partie ont même été réactivées spécialement) et que les consommateurs font des économies.

Cette situation ne satisfait toutefois nullement le gouvernement actuel ni les industriels, car la facture d'importation d'hydrocarbures a explosé et le déficit commercial s'est creusé.

Pourtant, aucun réacteur nucléaire ne peut redémarrer tant que l'autorité nucléaire (statutairement indépendante) ne s'est pas prononcée sur sa sûreté.

Plusieurs dossiers sont en cours d'évaluation, mais des travaux sont prévus dans toutes les centrales pour que les équipements soient mis en conformité avec les nouvelles normes imposées par l'autorité elle-même, tant vis-à-vis des catastrophes naturelles que des actions terroristes.

Même si cette instance pourrait accorder des délais de grâce pour les modifications nécessaires, son rôle n'est toutefois pas de décider de relancer des réacteurs mais d'établir un jugement sur leur sûreté.

La décision finale d'autoriser la redémarrage revient au pouvoir politique, les gouverneurs des préfectures hébergeant les installations nucléaires concernées ayant même un quasi droit de veto sur la décision.

Le gouvernement de droite de Shinzo Abe est pour sa part favorable à la réactivation des réacteurs du pays, mais assure qu'il se conformera à l'avis de l'autorité.

Les organisations antinucléaires et une partie de la population aimeraient au contraire que l'arrêt des centrales soit définitif, puisque la situation actuelle prouve selon elles que le Japon peut se passer de l'atome.

Beaucoup, tel le gouverneur de la préfecture de Niigata (qui héberge la plus importante centrale du Japon), estiment en outre que le pays ne doit pas réautoriser l'exploitation de réacteurs tant que n'est pas résolu l'accident de Fukushima provoqué par le tsunami du 11 mars 2011.

Même si le Premier ministre japonais a affirmé que la situation était «sous contrôle», de nombreux incidents (dont des fuites d'eau radioactive en mer) se produisent quotidiennement sur le site en péril où oeuvrent 3.000 ouvriers qui se sentent parfois dépassés par les événements, comme l'a d'ailleurs reconnu un responsable de la compagnie Tepco vendredi, mettant sa hiérarchie et le gouvernement dans l'embarras.

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