Le Japon ferme une nouvelle centrale nucléaire | Japan Tsunami | Scoop.it
La centrale de Hamaoka fournit de l’électricité pour la moitié des 18 centrales alimentant les usines Toyota au Japon et pour quatre des usines de Suzuki Motor Corp.

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Suite à la catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima Daiichi au Japon, le gouvernement a décidé de faire fermer une autre centrale présentant des risques de sécurité.

La compagnie japonaise Chubu Electric a accepté lundi de fermer l'une de ses centrales nucléaires jusqu’à ce qu’elle soit mieux protégée contre le genre de tsunami qui a provoqué en Mars la pire crise atomique en 25 ans.

La fermeture temporaire de la centrale Hamaoka, qui fournit en éléctricité le centre du Japon –et abrite de nombreux fabricants dont Toyota Motor Corp- est un sujet d’inquiétude supplémentaire concernant les pénuries d’électricité faisant suite à la crise qui a touchée l’autre centrale du nord-est du Japon, fortement ébranlée par le séisme et le tsunami du 11 Mars dernier.

La décision de Chubu Electric fait suite à une requête sans précédent de la part du Premier Ministre japonais Naoto Kan la semaine dernière, qui a demandé à faire cesser tous les réacteurs encore en activité à Hamaoka, en arguant un risque élevé de séisme puissant qui pourrait frapper la région dans les années à venir.

Dans une annonce qui pourrait venir s’ajouter aux inquiétudes de l’opinion publique dans ce pays, une autre compagnie, Japan Atomic Power, a déclaré qu’elle avait bouché une petite fuite radioactive dans sa centrale nucléaire de Tsuruga sur la côte ouest du Japon, la première fuite depuis l’inauguration de la centrale en 1987. La compagnie affirme que la fuite n’a eu aucun impact sur l’environnement.

Le Ministère du commerce et de l’industrie du Japon, Banri Kaieda a déclaré que la fermeture de Hamaoka, à 200 kilomètres de Tokyo, était un cas spécial du fait de sa localisation, et a rappelé que la fermeture d’autres centrales serait requise.

Un proche du Premier Ministre Naoto Kan a déclaré que d’autres mesures seraient prises si d’autres centrales nucléaires étaient jugées à risque immédiat, mais il a ajouté que le gouvernement n’avait pas encore envisagé de réformer sa politique énergétique sur le long terme.

« Nous optons pour la sûreté et avons décidé de faire cesser les activités à Hamaoka » a déclaré Goshi Hosono. « Le débat sur le long terme sur l’énergie nucléaire et la politique énergétique auront lieu après cela ».
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Les experts s’interrogent pour savoir si la fermeture de la centrale Hamoka marque un point tournant dans la politique nucléaire du Japon à la suite de la catastrophe du 11 Mars dernier, qui a fait 26 000 morts et a provoqué la pire crise nucléaire depuis Tchernobyl en 1986.