Plus de maladies cardio-vasculaires après le séisme au Japon | Japan Tsunami | Scoop.it

Le 11 mars 2011, le Japon subissait un terrible tremblement de terre, suivi d'un tsunami causant plus de 15 000 décès et près de 400 000 habitats détruits.

 

Le 11 mars 2011, le Japon subissait un terrible tremblement de terre, suivi d'un tsunami causant plus de 15 000 décès et près de 400 000 habitats détruits. Suivant des enquêtes dans la zone la plus touchée, la préfecture Miyagi, les cardiologues japonais ont établi que 5 problèmes de santé ont augmenté de façon importante après le tremblement de terre. Parmi ces problèmes, on retrouve les insuffisances cardiaques, les syndromes coronaires aigus (comme l'angine de poitrine ou l'infarctus aigu du myocarde), les attaques, les arrêts cardiorespiratoires et la pneumonie.

Ces apparitions de problèmes cardio-vasculaires faisant suite à des catastrophes ont déjà été recensées en Chine et aux États-Unis. Ces études recensant des augmentations du nombre de cas travaillaient sur le court terme. La présente étude a étudié tous les transports des secours dans la préfecture Miyagi entre le 11 février et le 30 juin de chaque année entre 2008 et 2011. Pour être plus précis, 4 semaines avant le 11 mars et 16 semaines après. Cela représente quelque 124 152 informations. Les enregistrements avant et après le tremblement de terre ont été comparés. Toutes les répliques sismiques qui ont suivi ont été prises en compte, à partir du moment où elles dépassaient une magnitude de 1.



Durant les 6 semaines postérieures à la catastrophe, les répliques dans la préfecture de Miyagi ont été nombreuses. Le second pic a été noté, le 7 avril 2011, avec un tremblement de magnitude 7. En comparant avec les 3 années précédant le séisme, les insuffisances cardiaques ont sensiblement augmenté. Les pneumonies, elles, ont eu tendance à se prolonger au-delà des 6 semaines. Les attaques et les arrêts cardio-respiratoires ont été plus nombreux juste après chacun des deux pics sismiques. L'augmentation rapide du nombre de cas de syndromes coronaires aigus et d'arrêts cardio-respiratoires a été suivie par un déclin important.

L'âge, le sexe ou le lieu de résidence des victimes n'a pas eu d'impact sur les résultats. A priori, c'est la première étude à prendre en compte l'évolution des problèmes cardio-vasculaires et de la pneumonie sur le moyen terme, dans une population aussi importante, à la suite d'un séisme. Elle permet de mettre en évidence le fait que les nombres d'accidents de santé de ce type continuent d'être plus importants que la normale sur le moyen terme. Il faut savoir que la pneumonie est connue pour accroitre les maladies cardiaques.

Les mesures de la pression artérielle ont présenté des chiffres perturbés par le séisme. La pression moyenne des patients est plus élevée, après la catastrophe. Évidemment, les jours et les semaines qui ont suivi n'ont pas permis la livraison régulière de médicaments. Cette rupture dans les traitements réguliers peut être à l'origine d'un bon nombre d'accidents vasculaires. Les cas de tachycardies ventriculaires ont eux aussi augmenté chez les patients portant des défibrillateurs automatiques.

Le docteur Shimokawa, cardiologue, résume ainsi l'étude : on considéré que l'arrêt des traitements réguliers, activation du système nerveux sympathique, l'augmentation de la pression artérielle, et l'augmentation du nombre d'infection et de tachycardies sont tous des causes de l'augmentation des accidents cardio-vasculaire, après le séisme survenu le 11 mars 2011, au Japon.

http://www.todaytopics.com/japanese-earthquake-2011-leads-to-increased-cardiovascular-incidence/2549/