Japan Tsunami
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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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Entre quatre murs, la vie des enfants de Fukushima

Entre quatre murs, la vie des enfants de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Un compteur geiger placé en face de la gare de Koriyama mesure le taux de radioactivité de l'air...


Echographie

bilan thyroïdien, analyses d'urines, et biopsie… tous ces examens font partie d’une large étude épidémiologique sur la santé des milliers d’enfants ayant vécu ou étant nés aux alentours de la centrale nucléaire.


Les enfants sont plus facilement sujets à des infections, car leur système immunitaire est plus faible. Le risque de cancers de la thyroïde, comme les pathologies cardio-vasculaires, peuvent être accrus.


L'Organisation des Nations Unies a déclaré en mai 2013 que les rayonnements après l'accident de Fukushima ne semblent pas avoir causé, dans l’immédiat, de dommages pour la santé des gens, comme une augmentation des cas de cancers.


Les professionnels de la santé expliquent qu’il faut, comme dans le cas de l’explosion de Tchernobyl, attendre au moins cinq ans pour qu’apparaissent des cancers de la thyroïde.


Cependant en février 2014, seulement trois ans après la catastrophe, l’université médicale de Fukushima rapportait que sur les 254.000 enfants suivis, 75 ont été diagnostiqués pour un cancer thyroïdien. La norme est d’un à trois pour un million d'enfants.


Jean-René Jourdain, directeur adjoint de l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire, confirme qu’il est difficile pour l’instant de se prononcer. «Il n’existe aucune donnée sur les cancers de la thyroïde de ces enfants avant l’accident… On ne peut donc pas comparer la situation actuelle avec une situation normale.»


Les études sur l’impact de la radioactivité, qui restent donc contradictoires, sèment le trouble et alimentent l’angoisse des habitants et particulièrement des jeunes couples.


Après la catastrophe, les autorités avaient demandé aux parents et aux responsables des établissements scolaires de ne pas laisser les enfants de moins de deux ans plus de quinze minutes dehors. Pour ceux âgés de trois à cinq ans, la limite ne devait pas dépasser trente minutes.


Même si les consignes ont été assouplies en 2013, les parents ont demandé aux écoles maternelles de continuer d’appliquer les restrictions. Nombre d’enfants ne sortent plus jamais dehors. 


Un autre problème inquiète les médecins, celui de la santé mentale des enfants. Ils risquent de pâtir des conséquences de ce climat anxiogène et de cet enfermement. L’université de Tôhoku a remarqué qu’un quart des trois à cinq ans ayant vécu le tsunami souffrent de troubles comportementaux. Un chiffre trois fois supérieur à la moyenne.


Pour ces enfants, les comportements des adultes vis-à-vis d’eux restent mystérieux et inquiétants. «Sur-surveillés», ils vivent constamment avec une peur indicible au ventre sans en comprendre les raisons. Se rouler par terre leur est interdit, car ils ne doivent pas toucher le sol. L’air est devenu un danger ainsi que l’alimentation.


Les plus âgés vivent dans l’inquiétude constante de développer une maladie grave. S’ils sont équipés d’un doseur de radioactivité, ils ne comprennent pas à quoi sert réellement cet instrument.  


Ce sentiment d’angoisse diffus peut entraîner des effets nocifs sur leur développement psychologique. Fatigue chronique, insomnie, agressivité et repli sur soi sont des troubles du comportement fréquemment constatés par les personnels de santé. Concentration et coordination des gestes sont difficiles pour certains et beaucoup ont tendance à prendre du poids.


Le chef d’établissement note également davantage de conflits et de stress chez les plus jeunes. «Il y a beaucoup plus d'enfants qui ne sont pas du tout alertes. Ils n'ont rien envie de faire… Je me demande vraiment parfois si c'est une bonne idée de les laisser vivre à Fukushima. Mais il y a ceux qui ne peuvent pas partir, et je ressens fortement le devoir de tout faire pour les aider.»


D’ici une dizaine d’années, le risque est grand de voir nombre de ces enfants, selon les spécialistes, développer des comportements asociaux ou, plus grave pour certains, de se suicider.

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Au-delà de 20km de Fukushima : pas d'augmentation du risque de cancer ?

Au-delà de 20km de Fukushima : pas d'augmentation du risque de cancer ? | Japan Tsunami | Scoop.it

L’OMS rend ses conclusions sur l’impact des radiations provoquée lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Greenpeace a immédiatement contesté l’étude de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), d’après laquelle il n’y aurait pas de hausse du risque de cancer dès que l’on est éloigné de plus de 20 km de la centrale.

Intitulé « Évaluation des risques pour la santé de l'accident nucléaire survenu après le grand tremblement de terre et le tsunami qui ont touché l'est du Japon en 2011 (sur la base d'une estimation préliminaire des doses), il s’agit du premier rapport de l’OMS qui étudie les conséquences sur la santé de l’homme du drame de Fukushima. Et celui-ci se veut particulièrement rassurant puisqu’il stipule que « Les risques sont faibles pour la population en général au Japon et à l’extérieur du Japon. Pour cette dernière, aucune augmentation observable des taux de cancer n'est prévue par rapport aux taux de référence.» Soit.

 

L’OMS note cependant une augmentation des risques de cancer pour « certaines catégories de la population de la préfecture de Fukushima » et préconise une surveillance à long terme.

Au plus proche de la centrale, les femmes et les enfants de moins de un an à l’époque du drame voient leur risque de cancer majoré de 4%. Plus précisément, les risques de cancer du sein augmentent de 6%, ceux de leucémie de 7%. En revanche, le risque de développer un cancer de la thyroïde explose de 70% pour passer à 1.25% contre 0.75% normalement. Les personnes vivant dans la deuxième zone la plus contaminée voient aussi une augmentation du risque de développer un cancer, bien que « les risques estimés sont inférieurs de moitié environ à ceux de la zone aux doses les plus élevées. »

Les plus touchés sont les ouvriers venus travailler sur la centrale au moment de l’accident. Ceux-ci ont été les plus exposés aux radiations et voient leur risque de cancer grimper de 20%.

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Nucléaire : les énormes mensonges de Tepco sur les conséquences de la catastrophe de Fukushima

Nucléaire : les énormes mensonges de Tepco sur les conséquences de la catastrophe de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

La société Tepco a longtemps sous-estimé les conséquences des radiations sur ses employés.

La catastrophe nucléaire survenue en mars 2011 au Japon ne cesse depuis de provoquer des remous au sein l’industrie nucléaire autrefois omniprésente et omnipotente – mais également parmi les agences gouvernementales qui l’ont aidée et soutenue. Pourtant, ces dernières continuent à rester discrètes et à minimiser les conséquences de la triple explosion des réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi. Dernière révélation en date : le nombre d’ouvriers ayant développé des cancers - induits par l’inhalation de substances radioactives ayant affecté leur glande thyroïdienne dans les premiers temps survenus après la catastrophe - serait en fait onze fois supérieure à celui annoncé en décembre. Ce ne sont pas 178 employés, comme l’a affirmé la multinationale TEPCO, renflouée et contrôlée en partie par l’Etat, mais 1973 employés qui auraient déclarés un cancer, selon les informations apprises par l’Asahi Shimbun. En dépit de son prestige et de sa puissance d’autrefois, couacs et imprévus se sont accumulés pour TEPCO, laissant l’opérateur désÅ“uvré. Par exemple, à la mi-mars, TEPCO a révélé qu’un mois plus tôt, un poisson avec un taux de 740 000 becquerels de césium radioactif par kilo a été retrouvé à proximité de la centrale. C’est 7 400 fois la limite officielle imposée par les règles gouvernementales en matière de sécurité alimentaire, un niveau jamais mesuré par TEPCO. Le précédent record enregistré par l’entreprise sur un poisson s’élevait à 510 000 becquerels. Et dire qu’ils font partie de la chaîne alimentaire… Plus tôt dans la semaine, des chercheurs ont établi que plusieurs loups de mer péchés au large des côtes d’Hitachi, une ville située à une centaine de kilomètres de la centrale – non loin de Tokyo – présentaient un niveau de césium de 1 037 becquerels par kilo, soit plus de 10 fois la limite officielle fixée par les autorités en charge de la sécurité alimentaire. C’est la première fois depuis avril 2011 que de tels niveaux de contamination ont été enregistrés dans la région. Les chercheurs ont reconnu n’avoir aucune idée de ce qui pourrait expliquer la hausse de ce niveau, plus de deux ans après l’accident. Hélas, le niveau de césium-134 et de césium-137 dans les nappes phréatiques sous la centrale a commencé à augmenter début juillet. Mesurés le 8 juillet, les niveaux de radioactivité étaient 90 fois supérieurs à ceux enregistrés trois jours auparavant et ont dépassé de 200 fois la limite autorisée pour ce qui est des nappes phréatiques. TEPCO a bien été embarrassé. « Nous ne savons pas si de l’eau radioactive se déverse la mer », a déclaré un membre de la compagnie. Le 19 juin, TEPCO avait déjà admis que la teneur en strontium-90 des nappes phréatiques avait augmenté de plus de 100 fois entre décembre et mai, le strontium était un dérivé très toxique issu de la fission de l’uranium et du plutonium ; et que le niveau de tritium, un agent radioactif moins dangereux, avait augmenté de 17 fois. Lorsque les niveaux de césium ont atteint leur pic au début du mois, TEPCO a admis du même coup que le niveau de tritium dans la mer avait atteint 2 300 becquerels par litre, le plus haut taux jamais détecté, soit le double de celui mesuré deux semaines auparavant. Tout ceci est survenu à un bien mauvais moment : TEPCO refroidit les réacteurs grâce à un flot continu d’eau - 400 tonnes de mètres cube d’eau par jour – et stocke ensuite l’eau contaminée dans des réservoirs installés sur le site. Mais certains d’entre eux présentant des fissures ont permis à une partie de l’eau de s’échapper, conséquence d’un travail bâclé. De plus, TEPCO ne peut pas construire de réservoirs à l’infini afin de stocker un flot sans fin d’eau. La multinationale cherche donc à obtenir l’autorisation de déverser l’eau contaminée dans le Pacifique. Du moins, tout ce qui ne s’est pas encore déversé dedans. Telle est ce qui sous-tend la révélation reconnaissant que l’affirmation de TEPCO en décembre dernier, selon laquelle l’entreprise affirmait que seulement 178 employés présentaient un taux de radioactivité supérieur au maximum autorisé de 100 millisieverts – leurs taux ayant grimpé jusqu’à 11 800 millisieverts – était un mensonge. TEPCO n’a même pas pris la peine d’étudier la question. En dépit des avertissements lancés par des experts internationaux sur les risques d’exposition aux radiations, l’entreprise n’a ouvert aucune enquête au sujet des doses radioactives contenues dans les glandes thyroïdiennes. Il a fallu attendre que s’exerce la pression internationale pour qu’une telle initiative soit enfin lancée. Après avoir finalement collecté les données sur 522 employés – sur les 19 592 ayant travaillé à la centrale depuis sa mise en service, parmi lesquels 16 302 ont souvent été embauchés par des employeurs et des sous-traitants peu scrupuleux. Les résultats ont été transmis à l’OMS l’année dernière, alors TEPCO refusait encore de les révéler publiquement, du moins pas avant que l’OMS ne déclare son intention de les publier. Ceci explique donc l’annonce faite en décembre dernier. Cependant, personne ne crut aux résultats. Le Comité scientifique de l’ONU sur les effets des radiations nucléaires a remis en cause la fiabilité des données ; et le ministre japonais de la Santé pressa TEPCO de revoir la présentation de ses données. Ce qu’elle fit au final. Selon l’Asahi Shimbun
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La bataille des chiffres de Fukushima ne fait que commencer

La bataille des chiffres de Fukushima ne fait que commencer | Japan Tsunami | Scoop.it
Selon l’Université de Stanford (USA), jusqu’à 1300 Japonais pourraient mourir d’un cancer radio-induit dans un délai de 50 années

Une étude publiée récemment par le Professeur Mark Jacobson et ses collègues de l’Université de Stanford prédit que les irradiations engendrées par la catastrophe de Fukushima-Daiichi pourraient engendrer de 15 à 1300 décès par cancer directement imputable à l’accident (moyenne : 642).

Toujours selon la même étude, la morbidité (1) par cancer radio-induit s’établirait entre 25 et 2500 pathologies (moyenne : 1237). La plupart de ces pathologies seraient limitées au Japon.

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