Japan Tsunami
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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima

Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
Vue de la centrale de Fukushima, le 11 mars 2016. 
 

La compagnie électrique Tepco dit avoir relevé des taux mortels de plus de 500 sieverts au niveau du réacteur 2 de la centrale nucléaire ravagée par le tsunami du 11 mars 2011.

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    Japon : pic de radiation et trou béant dans les entrailles de Fukushima

Dans son grand chantier de démantèlement de la centrale de Fukushima-daiichi, Tepco vient de faire des découvertes qui risquent de compliquer sa mission. Jeudi, la compagnie électrique qui gère le site endommagé par le tsunami et l’accident du nucléaire de mars 2011, a dit avoir relevé des taux de radiations records : 530 sieverts par heure dans la partie basse de l’enceinte de confinement du réacteur 2, l’un des plus endommagés sur les six unités du site installé en bordure du Pacifique. Il est possible que ce taux astronomique soit dû au fait qu'une partie du combustible fondu ne soit pas immergé dans les eaux de refroidissement, comme l'avance Miyano Hiroshi, professeur émérite de l’université Hôsei, à la NHK

Même si, comme l’a précisé Tepco à la presse japonaise, il faut tenir compte d’une marge d’erreur de 30%, le chiffre constaté reste très au-delà du précédent record de 73 sieverts établi en 2012 sur ce même réacteur. Avec de tels niveaux de rayonnement, «inimaginables» selon des experts japonais cités par l’agence Kyodo, la mort est quasi instantanée pour l’être humain.

Selon les recommandations de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), les ouvriers du nucléaire en milieu radioactif ne doivent pas être exposés à des doses efficaces et supérieures à 20 millisieverts (mSv) par an, «moyennées sur des périodes définies de cinq ans», indique la CPIR, soit 100 mSv. On s’est rendu compte qu’au-delà de ce seuil, le risque de leucémie s’accroît significativement.

 

Un magma très radioactif

Depuis la fin décembre, Tokyo Electric company a percé une petite ouverture dans l’enceinte de confinement du réacteur 2. La compagnie cherche à déterminer quel est l’état du cœur des réacteurs, ce magma extrêmement radioactif constitué de débris et de barres de combustibles qui ont fondu dans les heures qui ont suivi le 11 mars 2011. Selon des calculs de l’Institut international de recherche sur le démantèlement nucléaire, ce corium représenterait une masse globale de 880 tonnes réparties entre les unités 1,2 et 3 de Fukushima. Tepco cherche également à localiser où se situe précisément ce magma.

Fin janvier, elle a donc envoyé une petite caméra fixée sur un bras télescopique de guidage qui doit parcourir une dizaine de mètres. Avant d’expédier un robot d’ici à la fin du mois, la compagnie électrique a ainsi réalisé une petite vidéo (visible ici) qui permet d’apercevoir une petite partie des entrailles de réacteur.

 

Dans le flot d’images filmées, Tepco a publié des clichés où l’on voit nettement qu’un piédestal en forme de plateforme grillagée est nettement enfoncé sur une surface carrée d’un mètre sur un mètre environ. Ce trou pourrait être causé par la chute de structures, de barres de combustibles fondus. Si cette hypothèse devait se confirmer, ce serait la première fois que Tepco localise le corium au sein de l’un de ses réacteurs.

En début de semaine, la compagnie avait déjà publié des images - difficiles à lire pour des novices - tendant à montrer l’existence de ce combustible fondu. On y voyait des sortes de pâtés noirs éparpillés sur une structure métallique grillagée dans la partie inférieure de l’enceinte de confinement. Cela pourrait indiquer que le carburant a fondu et s’est répandu sur le plancher de cette enceinte.

 

Robots en rade

Le robot que Tepco prévoit d’envoyer dans les prochains jours dans cette partie de l’unité 2 permettra peut-être d’en apprendre plus. Censé supporter des radiations de l’ordre de 1000 sieverts, l’engin pourra fonctionner environ deux heures si l’on se fie au niveau de 530 sieverts relevés ces derniers jours. Ces derniers mois, deux robots expédiés en mission au sein des réacteurs sont déjà tombés en panne à cause de trop fortes radiations.

Celles-ci risquent de faire ralentir les travaux de démantèlement. Tepco ambitionne de commencer à retirer les combustibles fondus à partir de 2021. Mais elle doit encore finaliser la méthode pour y parvenir. Selon une étude du ministère de l’Economie, du commerce et de l’industrie (Meti) publiée en décembre, le seul démantèlement des réacteurs devrait coûter au minimum 8 trillions de yens (autour de 65,9 milliards d’euros), soit quatre fois ce qui était initialement envisagé. Au final, la facture atteindrait les 177 milliards d’euros pour démanteler, indemniser les riverains et décontaminer l'environnement. Ce retrait des combustibles reste la plus risquée de toutes les opérations de ce grand nettoyage de Fukushima-daiichi, prévu pour durer au moins quarante ans. 

 

 

Arnaud Vaulerin correspondant au Japon
 
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Japon : Un drone légèrement radioactif atterrit sur le toit du bureau du Premier ministre

Japon : Un drone légèrement radioactif atterrit sur le toit du bureau du Premier ministre | Japan Tsunami | Scoop.it

Un petit drone portant des traces de radioactivité a été découvert mercredi sur le toit de la résidence officielle du Premier ministre japonais Shinzo Abe à Tokyo.

 

L’engin motorisé de 50 centimètres a été retrouvé en milieu de matinée par des membres du personnel au sommet du bâtiment abritant les bureaux de M. Abe, après avoir apparemment atterri là, a confirmé un porte-parole de la police municipale.

Des dizaines de policiers se sont ensuite déployés sur le toit de cet immeuble de verre moderne de cinq étages, connu sous le nom de "Kantei", en plein cœur de la capitale nippone, selon des images aériennes de la chaîne de télévision locale NHK. Ils ont ensuite précautionneusement emporté le drone.

M. Abe était absent au moment de l’incident. Il participe mercredi à une conférence Asie-Afrique en Indonésie.

L’appareil était semble-t-il équipé d’une caméra et transportait une boîte en plastique, a déclaré le porte-parole de la police. Les enquêteurs ont détecté des niveaux très bas de radiation émanant de cette boîte, sur laquelle était indiqué qu’elle contenait des substances radioactives, possiblement du césium, mais dont la quantité était sans danger pour la santé humaine, ont précisé plusieurs médias. Les césiums 134 et 137 sont parmi les plus importants produits de la fission nucléaire mise en œuvre dans les centrales atomiques.

L’usage des drones est de moins en moins rare au Japon, notamment pour la photographie aérienne, et n’est sujet, pour le moment, à aucune restriction légale. Toutefois, l’incident de mercredi pourrait pousser le gouvernement à étudier la question, selon un haut responsable du cabinet.

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Fukushima : hausse phénoménale du taux de césium radioactif

Fukushima : hausse phénoménale du taux de césium radioactif | Japan Tsunami | Scoop.it

Photographie de la centrale de Fukushima prise le lundi 18 mars 2013.

 

Le gérant de la centrale accidentée de Fukushima a annoncé mardi 9 juillet avoir constaté une multiplication par 90 en trois jours du niveau de césium radioactif dans un puits de prélèvement situé entre les réacteurs et la mer.Cette énième mauvaise découverte suscite de nouvelles interrogations sur la propagation de l'eau souterraine contaminée.

Selon les prélèvements effectués le 8 juillet, l'eau souterraine en un point situé à environ 25 mètres de la mer contenait 9 000 becquerels de césium 134 par litre et 18 000 becquerels de césium 137, contre respectivement 99 becquerels/l et 210 becquerels/l trois jours auparavant. Le facteur de multiplication dans ce court laps de temps est de 91 fois dans le premier cas et 86 dans le second.

INCERTITUDES SUR UNE POSSIBLE CONTAMINATION

"Nous ne sommes pas pour le moment en mesure de dire si l'eau contaminée s'écoule ou non dans la mer", a déclaré Tepco à la presse. Le groupe promet toutefois de renforcer les contrôles et de prendre des dispositions pour empêcher de contaminer davantage l'océan Pacifique voisin.

Le 5 juillet, Tepco avait déjà découvert au même endroit un niveau phénoménal d'autres éléments radioactifs, en l'occurrence une quantité de strontium 90 et autres éléments produisant des rayons bêta, de 900 000 becquerels/litre. Le 8 juillet, le niveau de ces substances était à peu près identique, 890 000 becquerels/litre, soit plusieurs milliers de fois le plafond admis pour l'eau de mer.

Tepco avait expliqué que le point de prélèvement se situe là où passe un tuyau et où s'étaient déversées de grandes quantités d'eau contaminée le mois suivant la catastrophe atomique, soit en avril 2011. Cela n'explique toutefois pas l'augmentation soudaine des quantités de césium.

La centrale Fukushima Daiichi a été ravagée par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est de l'archipel. Du combustible a fondu dans trois des six réacteurs du site, d'où la présence de nombreux éléments radioactifs alentour.

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Fukushima : des saumons irradiés en Colombie-Britannique

Fukushima : des saumons irradiés en Colombie-Britannique | Japan Tsunami | Scoop.it

Des traces de radiation provenant de la catastrophe nucléaire de Fukushima ont été détectées pour la première fois dans des saumons en Colombie-Britannique, annonce l'Université de Victoria (UVic).

 

Le cesium-134 est précisément l’empreinte isotope de Fukushima, une sorte de carte d’identité permettant d’affirmer que la minuscule quantité de radiation trouvée dans des saumons sockeye britanno-colombiens provient bel et bien de la catastrophe nucléaire nipponne survenue en 2011.

C’est dans le lac Okanagan, durant l’été 2015, que les poissons irradiés ont été prélevés : un total de 8 sur 156 ont présenté des traces de radiation au cesium-137, un autre isotope radioactif généré par l’activité humaine, mais pas nécessairement rattaché à Fukushima. Assez, tout de même, pour tirer la sonnette d'alarme et éveiller la curiosité des chercheurs.

 

Des radiations présentes durant 60 ans

« Le cesium-137 se trouve dans l’environnement depuis une trentaine d’années. Il provient de Tchernobyl [en Ukraine] et des essais nucléaires menés au 20e siècle et devrait demeurer présent pendant encore 30 ans », explique Jay Cullen, l’océanographe de l’UVic à la tête de l'InFORM coastal network dont la mission est de surveiller la radioactivité marine sur les côtes britanno-colombiennes et américaines.

L’équipe de l’océanographe a utilisé les huit mêmes poissons irradiés pour conduire des analyses plus poussées, à la recherche de cesium-134. « Les mesures ont pris 60 fois plus de temps que nécessaire pour l’empreinte de Fukushima. C’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin », explique Jay Cullen, qui se veut rassurant.

À ce niveau de contamination, il vous faudrait manger 1000 à 1500 kg de saumon durant une très petite période de temps pour augmenter votre dose de radiation comme peut le faire un simple vol en avion de 5 heures.

Jay Cullen, océanographe UVic

Pas de risque de santé publique

Selon Jay Cullen, le niveau de cesium-134 relevé dans les saumons du lac Okanagan est 10 000 fois plus bas que les normes maximales imposées par Santé Canada, et ne pose donc aucun risque pour les consommateurs.

D’autres saumons sockeye prélevés en 2016 dans le lac Sproat, sur l’île de Vancouver, présentent des traces de cesium-137. Des tests sont en cours pour déterminer s’ils contiennent aussi du cesium-134 relatif à Fukushima.

 

Pic de radioactivité à venir

D’après les chercheurs de l’UVic, les traces de radioactivité de Fukushima ont atteint les côtes est du Pacifique, de l’Alaska à la Californie, depuis déjà quelque temps, mais le pic de concentration des particules radioactives est attendu cette année et l’année prochaine.

« Nous allons continuer de surveiller de très près les niveaux de radioactivité. Mais nous avons toutes les raisons de penser, au vu des niveaux observés jusqu’à présent, qu’il n’y aura aucun risque pour la santé publique ou la vie marine en Colombie-Britannique », conclut Jay Cullen.

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Fukushima : de la radioactivité décelée sur le littoral canadien

Fukushima : de la radioactivité décelée sur le littoral canadien | Japan Tsunami | Scoop.it

La centrale de Fukushima, au Japon, après le passage du tsunami qui avait fait fondre trois réacteurs 

 

Des traces de radioactivité dues à la catastrophe de Fukushima en 2011 ont été relevées sur une partie du littoral canadien. Mais les quantités relevées sont cependant trop faibles pour menacer la population ou la vie marine.

 

Du césium 134 et 137, un métal présent dans les déchets nucléaires, a été détecté dans des échantillons prélevés en février au large de la côte ouest du Canada, en Colombie britannique. Ces traces de radioactivité sont dues à la catastrophe de Fukushima de 2011, provoquée par un séisme et un tsunami au Japon. Et elles sont une première depuis ce drame.

D'après Ken Buesseler de l'institut océanographique Woods Hole, les échantillons d'eau prélevés par les scientifiques contenaient 1,4 becquerel par mètre cube de césium 134 et 5,8 becquerels de césium 137 par mètre cube.Un niveau de radioactivité qui est, en fait, très faible : nager tous les jours durant un an dans ces eaux exposerait à une dose de radiations mille fois inférieure à une radio des dents.

D'autres traces de césium attendues

"Nous devons surveiller attentivement les océans après ce qui a été sans doute le plus important déversement accidentel d'agents contaminants radioactifs dans l'océan, au cours de l'histoire" a néanmoins rajouté Ken Buesseler. Le scientifique s'attend à ce que des niveaux de césium similaires soient mesurés sur d'autres rivages nord américains, jusqu'à la côte californienne, par exemple.

En novembre dernier déjà, l'institut Woods Hole avait signalé des niveaux de radioactivité dus à Fukushima à 160 kilomètres des côtes du Nord de la Californie. Mais depuis, aucune autre radiation n'avait été relevée.

►►► À LIRE AUSSI Fukushima : où est passé le combustible du réacteur 1 ?

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