Le Japon adopte un budget pour la reconstruction post-séisme | Japan Tsunami | Scoop.it
- Le Monde :

Le Parlement japonais a définitivement adopté, lundi 25 juillet, un collectif budgétaire de 2 000 milliards de yens (17 milliards d'euros environ) pour financer la reconstruction des zones dévastées par le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars (cinq jours après son adoption par la chambre basse).

Cette allocation de crédits supplémentaires est perçue comme un compromis d'attente, après une première de 4 000 milliards de yens (35 milliards d'euros) et avant les discussions afférentes à une troisième qui devrait se monter à environ 10 000 milliards de yens (87,5 milliards d'euros). Les dégâts provoqués par le séisme sont estimés par le gouvernement à 16 900 milliards de yens (150 milliards d'euros). Mais ce coût n'inclut pas les conséquences économiques indirectes (perturbations des transports, du réseau électrique, du fonctionnement des entreprises, etc.) ni les dépenses afférentes à l'accident nucléaire de Fukushima.

UN DÉPART CONDITIONNÉ
Pour financer cette rallonge budgétaire, le gouvernement envisage d'émettre des emprunts d'Etat courant sur cinq ans, et réduire parallèlement d'autres dépenses publiques. Mais les incertitudes sur le sort du premier ministre, Naoto Kan, risquent d'en reporter la préparation. Le chef du gouvernement japonais, très critiqué pour sa gestion de la catastrophe et de l'accident dans la centrale nucléaire de Fukushima Dai-Ichi, a promis de démissionner une fois passé l'essentiel de la crise. Il est cependant resté vague sur le calendrier.

Deux autres projets de loi vont être examinés ces prochaines semaines : l'un sur l'émission d'obligations, l'autre sur le développement des énergies renouvelables. Naoto Kan a indiqué qu'il s'effacerait lorsque ces deux lois, de même que le collectif budgétaire adopté lundi, auront été entérinées par le Parlement. Au sein de son Parti démocratique (PDJ), les plus optimistes pensent que cela sera chose faite d'ici à la mi-août.
Mais la coopération nécessaire de l'opposition parlementaire n'est pas assurée. Elle réclame notamment, en échange de son soutien, une réduction des dépenses consacrées aux subventions à la petite enfance.