Japan Tsunami
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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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La centrale de Fukushima, gravement endommagée, au centre d’une nouvelle polémique

La centrale de Fukushima, gravement endommagée, au centre d’une nouvelle polémique | Japan Tsunami | Scoop.it

La centrale de Fukushima Dai-ichi, gravement endommagée lors du tsunami de 2011, est au centre d’une nouvelle polémique: faut-il ou non rejeter les eaux contaminées par le tritium dans l’océan? Le matériel radioactif est presque impossible à retirer des énormes quantités d’eaux utilisées pour le refroidissement des réacteurs, et déjà nettoyées de leur césium et de leur strontium.Cette eau continue de s’accumuler dans d’énormes réservoirs, car la centrale a besoin chaque jour de 300 tonnes d’eau pour rafraîchir le réacteur en fusion. Une partie de cette eau fuit déjà dans l’océan Pacifique.La décontamination des eaux peut être réalisée en laboratoire, mais c’est une opération très couteuse en raison de la quantité d’eau à traiter. En outre, beaucoup de scientifiques pensent que les risques liés au déversement du tritium dans l’Océan Pacifique seraient minimes. Selon Rosa Yang, experte nucléaire californienne, les autorités japonaises devraient simplement boire publiquement un peu d’eau contaminée pour convaincre la population.Mais en ce qui concerne le nucléaire, les limites sont peu claires et les enfants sont les plus vulnérables. Selon Robert Daguillard, porte-parole de l’US Environmental Protection Agency, toute exposition au tritium comporte des dangers et une exposition prolongée augmente les risques de cancer.La nouvelle d’un déversement pourrait dévaster les pêcheries locales et les communautés, dans un Japon encore marqué par le désastre de 2011.La quantité totale de tritium de Fukushima est de 57 millilitres et se situe en-dessous des normes mondiales permises dans l’eau (??). Elle sera sans doute relâchée par étapes dans l’océan cette année.

 

Lire aussi : 

Fukushima a maintenant contaminé 1/3 de la surface des océans dans le monde ( 30/07/2015)

Japon – centrale nucléaire : Toutes les leçons de Fukushima n’ont pas été tirées (14/03/2016)

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A Fukushima, les souris sont aveugles et les oiseaux ne chantent plus

A Fukushima, les souris sont aveugles et les oiseaux ne chantent plus | Japan Tsunami | Scoop.it

Le Japon commémore ce vendredi les cinq ans de la catastrophe de Fukushima. Aujourd'hui, l'environnement reste très contaminé autour de la centrale comme l'ont expliqué à France Info plusieurs chercheurs.

 

Tim Mousseau de l'université de Columbia et Anders Moller de celle de Paris-sud ont enregistré les oiseaux de Fukushima en juin dernier. Là où la contamination est la plus forte, ils n’enregistrent plus rien comme si les oiseaux évitaient la radioactivité. "Nous avons aussi constaté, chez les rongeurs, une augmentation de la cataracte, a expliqué Anders Moller à France Info. Les petites souris sont aveugles comme les oiseaux d’ailleurs."

C'est dans les forêts que l'on trouve le plus haut niveau de contamination. "On trouve encore des champignons avec des taux de contamination dix fois voire cent fois supérieurs aux normes de commercialisation", ajoute Philippe Renault de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

 
A Fukushima, les souris sont aveugles et les oiseaux ne chantent plus - Anne-Laure Barral
 
 

Le 11 mars 2011, le nord-est du Japon était frappé par un séisme de magnitude 9, un tsunami dévastateur (près de 20.000 morts) et un accident majeur à la centrale nucléaire de Fukushima.

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Les forçats du nucléaire : "La Désolation" d'Arnaud Vaulerin

Les forçats du nucléaire : "La Désolation" d'Arnaud Vaulerin | Japan Tsunami | Scoop.it

 

Le sous-titre de l’enquête journalistique d’Arnaud Vaulerin condense en trois termes une réalité terrifiante. « Fukushima », tout d’abord, raccourci facilement prononçable dans toutes les langues du monde, et synonyme de catastrophe. La centrale de Fukushima-daiichi a été frappée, le 11 mars 2011, par les vagues du tsunami consécutif au séisme qui s’était produit au large du Japon moins d’une heure auparavant. Des vagues dépassant parfois 15 mètres de hauteur. « Humains » et « jetables », ensuite, deux mots que l’on voudrait antinomiques, mais en l’occurrence l’oxymore ici est d’actualité. Car après la catastrophe, et ses réactions en chaîne inévitables – arrêt des réacteurs, arrêt de l’alimentation électrique, groupes électrogènes noyés, combustible impossible à refroidir, température montant à 2300 °C, fuites dans l’enceinte de confinement, explosions, etc. –, il faut évacuer les zones proches, puis les zones plus éloignées. Il faut aussi, après avoir stabilisé au mieux, ou au moins mal, une situation que l’on décrète acceptable, démanteler la centrale. Les hommes employés au démantèlement subissent des niveaux de radioactivité élevés et sont bringuebalés d’un poste à l’autre. Ce sont eux, les « humains jetables ».

Arnaud Vaulerin est le correspondant au Japon du journal Libération. Il est allé à la rencontre de ces forçats du nucléaire, et en a rapporté une enquête qui tient du récit post-apocalyptique. Dans le livre, nous sommes plus de deux ans après le tsunami, mais ce n’est pas de l’histoire ancienne. C’est même de l’histoire à venir : le travail de démantèlement est prévu pour durer jusqu’en 2040. Autant dire que des hommes auront passé leur temps d’activité à détruire au lieu de construire, à vivre sur les ruines d’un désastre au péril de leur vie, quand le monde autour d’eux s’emploiera à oublier ou faire oublier, à faire comme si. En 2020, par exemple, se tiendront à Tokyo les Jeux Olympiques. C’est à ces anonymes soumis à « l’ennemi invisible », à ces sans-grades que l’on sacrifie pour sécuriser « le Titanic atomique », qu’Arnaud Vaulerin consacre son enquête. Même si les circonstances de la catastrophe sont très différentes, on ne peut s’empêcher de songer, par ricochet, aux sacrifiés de Tchernobyl.

Il n’est pas facile d’approcher les démolisseurs de Fukushima. Une chape de silence – de plomb – emprisonne la parole, due autant à la culture japonaise qu’aux injonctions de la Tepco (Tokyo Electric Power Company). La communication autour du nucléaire n’est jamais simple, toujours considérée comme biaisée. Le nucléaire fait peur et induit la paranoïa. Dans l’inconscient collectif, il a des résonances apocalyptiques, définitives comme une fin du monde annoncée et programmée. Le nucléaire, c’est la bombe. Fukushima rime avec Hiroshima. Tchernobyl, c’est un coup des Russes. Les coups de grisou, dans les mines de charbon, tuent encore de nos jours, mais sans autre conséquence que le deuil immédiat des familles des mineurs. L’accident nucléaire, lui, a des retombées invisibles qui terrifient. Dès lors, comment communiquer ? Arnaud Vaulerin souligne, à juste titre, que la filière française du nucléaire « n’est pas franchement réputée pour son ouverture et sa transparence. » Le premier ministre japonais affirme, lors de la candidature de Tokyo au J.O., que « la situation est sous contrôle » et que « aujourd’hui, sous le ciel bleu de Fukushima, il y a des petits garçons qui jouent au football et regardent l’avenir et pas le passé ». D’ailleurs, le slogan choisi par le Japon pour cette candidature est « Découvrir demain ».

La Désolation nous invite à découvrir non pas demain, mais aujourd’hui. Hic et nunc. Enfin, hic, c’est là-bas, au bord du Pacifique, là où des milliers d’hommes s’emploient, nunc, à nettoyer et décontaminer. Le temps du sauvetage est révolu, il s’agit à présent de balayer et de déblayer. Le premier de ces ouvriers que l’on rencontre est appelé Shota. Il a 20 ans, une femme et un enfant, est tout à fait conscient du travail qu’il effectue, et de sa dangerosité. Il fait plus vieux que son âge, il n’a rien d’un jeune homme insouciant, il n’y a presque plus rien de jeune en lui. Il dit : « Mon travail n’est pas dur, c’est pire. » Un autre de ces forçats se nomme Tetsuya Hayashi. Lui, il illustre les méandres de la sous-traitance et leurs corollaires : les infractions à la législation du travail. 800 sociétés travaillent sur le site de Fukushima, et emploient environ 7 000 ouvriers chaque jour. Tepco est incapable de superviser ce labyrinthe, dans les allées duquel s’insinue, bien entendu, la mafia. Sous-payés, surexposés, les ouvriers sont « embringués dans un labeur qui relève de l’abatage ». Au fil des mois, la situation n’évolue guère, ou alors en pire. Un avocat spécialisé dans le droit du travail, et qui s’occupe du cas de Tetsuya Hayashi, déclare que « Tepco est en état de mort cérébrale depuis des mois » et que « le gouvernement ne sait plus quoi faire avec Fukushima ».

Le lecteur sort sonné de l’enquête d’Arnaud Vaulerin, qui est peut-être le premier roman vrai de Fukushima. L’enquête se clôt sur le soudain silence de Shota, le jeune homme qui, le premier, avait osé parler. Un des mérites de La Désolation est de donner vie, corps et parole à des hommes invisibles et interchangeables. Vaulerin écrit en journaliste, sur des bases solides et vérifiées. Il écrit aussi en faisant entendre un « je » concerné et un « je » sensible. Le journaliste fouille l’obscurité pour découvrir la mer, trouve les mots justes pour évoquer l’odeur d’un wagon de train ou la solitude d’un parking de supermarché, et remercie « François Bon, Michaël Ferrier, Elisabeth Filhol et Daniel de Roulet pour leurs récits et romans qui [l]’ont accompagné ces dernières années ».

Extrait :

« Il ne devrait pas être face à nous, attablé devant un café brûlant d’un restaurant de quartier d’Ueda, cette bourgade éteinte à 20 kilomètres au sud d’Iwaki. Si la catastrophe du 11 mars 2011 n’avait pas eu lieu, Akihiro Yoshikawa serait sans doute encore employé par Tepco et, ce matin, probablement dans les murs de Fukushima-daiini, l’autre site géré par la compagnie électrique à 10 kilomètres au sud de Fukushima-daiichi.

Ces deux centrales établies sur la côte pacifique, cet homme les connaît comme sa poche. Il y a passé la moitié de sa vie à travailler. D’abord dix ans à Fukushima-daiichi, puis ensuite quatre à Fukushima-daiini. Des années qui comptent, qui forment une raison d’être, sinon une existence. Originaire d’Ibaraki, il s’est installé avec sa femme dans cette plaine boisée et horticole en lisière de l’océan. Il a emménagé d’abord à Futuba, puis à Namie, un gros bourg aux portes de cette zone nucléaire. Sa maison se situe à 7 kilomètres de la centrale. Jusqu’au 11 mars, Akihiro Yoshikawa a vécu là en ouvrier dévoué, puis en cadre très investi. La famille, le travail, les amis, la maison, la mer, la campagne, tout était là. Tout était simple. La centrale était au cœur de cette évidence. »

(Pages 153-154, chapitre « L’Enfant de Fukushima »)

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Japon: citant les leçons de Fukushima, la justice ordonne l'arrêt de réacteurs nucléaires

Japon: citant les leçons de Fukushima, la justice ordonne l'arrêt de réacteurs nucléaires | Japan Tsunami | Scoop.it

Tokyo - Un tribunal japonais a ordonné mercredi pour des raisons de sûreté l'arrêt de deux réacteurs nucléaires à peine relancés, appuyant son jugement sur les leçons tirées de l'accident de Fukushima survenu il y a cinq ans.

Sont visées par cette décision de justice les unités 3 et 4 de la centrale de Takahama (ouest), qui ont pourtant obtenu les feux verts techniques et politiques pour redémarrer.

A la lumière de l'accident de Fukushima (...) il reste des interrogations sur les mesures de protection vis-à-vis d'un tsunami et concernant les plans d'évacuation, a souligné le juge, selon des propos rapportés par la chaîne publique NHK.

On ne peut pas dire que la compagnie ait fourni suffisamment d'explications sur le plan de la sûreté, a estimé le juge.

Les plaignants, un groupe de 29 personnes de la préfecture de Shiga, contiguë à celle de Fukui où se trouvent les réacteurs de Takahama, ont crié leur joie devant les caméras à la sortie du tribunal, brandissant des banderoles où l'on pouvait lire nous sommes très heureux et saluons le courage du jury.

Ce rebondissement dans la saga judiciaire de Takahama constitue un revers pour le gouvernement du Premier ministre conservateur Shinzo Abe. Celui-ci assure que les installations nucléaires japonaises peuvent redémarrer sans craintes à partir du moment où l'Autorité nucléaire a délivré son certificat de conformité à de nouvelles normes durcies.

Le jugement (de l'Autorité nucléaire) selon lequel ces réacteurs répondent à des standards qui sont les plus stricts du monde ne change pas, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, lors de son point de presse régulier.

La compagnie exploitante, Kansai Electric Power, va devoir se conformer à cette injonction qu'elle a qualifiée de regrettable et inacceptable et qui vient perturber son calendrier de relance progressive, du moins en attendant un éventuel retournement de jugement en appel.

Nous allons faire notre possible pour prouver la sûreté des réacteurs Takahama 3 et 4, a insisté un porte-parole, réagissant par téléphone pour l'AFP.

- Un an de bataille judiciaire -

C'est la première fois qu'un ordre d'arrêt vise une installation nucléaire relancée.

Au grand dam des organisations écologistes, Takahama 3 avait été remis en service en janvier et l'électricité qu'il produit est utilisée depuis fin février sur le réseau commercial.

Takahama 4 a été réactivé fin février, mais a été victime d'un problème technique qui a entraîné un arrêt inopiné trois jours plus tard. De facto, il n'est pas opérationnel mais la compagnie était en train de poursuivre les opérations pour le ranimer au plus vite.

Le redémarrage de Takahama témoigne de l'échec total de l'autorité de réglementation nucléaire du Japon à faire de la sécurité du public une priorité, avait réagi le groupe antinucléaire Greenpeace lors de la remise en service de ces unités.

L'organisation s'est aussi inquiétée du fait qu'une partie du combustible des réacteurs 3 et 4 de Takahama soit un mélange d'oxydes (Mox) fabriqué par le groupe français Areva et en partie issu du recyclage.

Le redémarrage de Takahama 3 et 4 avait déjà été retardé de plusieurs mois à cause d'une précédente bataille juridique devant un tribunal de Fukui, procédures dont la compagnie Kansai Electric était sortie gagnante en décembre en appel.

L'Autorité de régulation avait confirmé en février 2015 que ces deux tranches répondaient aux critères plus sévères imposés aux centrales nucléaires pour faire face aux risques de catastrophes naturelles et d'accidents critiques.

Ce couple de deux unités de Takahama avait été le deuxième parmi les rares à avoir obtenu le certificat de sûreté après les deux unités Sendai 1 et 2 (sud-ouest), qui sont actuellement les seules autres à avoir été remises en exploitation au Japon. Il ne reste dans le pays que 43 unités potentiellement exploitables, contre 54 avant Fukushima.

Fervent partisan de l'atome pour des raisons économiques (l'industrie a besoin d'énergie et l'importer coûte cher), le gouvernement Abe plaide depuis trois ans pour que tous les réacteurs jugés sûrs par l'Autorité de régulation nucléaire soient relancés, en dépit d'une opinion publique majoritairement contre.

kap/uh/sg

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Nouvelle relance de réacteurs nucléaires au Japon

Nouvelle relance de réacteurs nucléaires au Japon | Japan Tsunami | Scoop.it
Malgré les doutes persistants sur la sûreté et les réticences de la population, le Japon poursuit son lent retour au nucléaire. La Compagnie d’électricité du Kansai (Kepco) a redémarré le 29 janvier le réacteur 3 de la centrale de Takahama, dans le département de Fukui (Centre). Elle devrait faire de même en février avec le réacteur 4 de la même centrale.

Après Sendai dans le département de Kagoshima (sud-ouest) en août 2015, Takahama est la première centrale à reprendre une activité depuis l’arrêt progressif du parc nucléaire nippon qui a suivi la catastrophe de Fukushima de mars 2011. A Takahama, la « nouveauté » est qu’il s’agit de réacteurs utilisant du MOX, un combustible constitué d’uranium et de plutonium produit pour le Japon en France et en Grande-Bretagne.

Lire aussi : Le Japon relance le nucléaire, malgré l’hostilité de sa population

Kepco a tout fait pour obtenir le droit de relancer son installation et travaille également au redémarrage de la centrale d’Ohi, également dans le département de Fukui. Parmi les neuf compagnies d’électricité du Japon, elle est celle qui dépend le plus du nucléaire. L’arrêt du parc a lourdement pesé sur ses finances. L’entreprise qui alimente des groupes comme Panasonic ou Sharp, basés dans la région d’Osaka, mais qui a vu la consommation reculer de 10 % en raison notamment des mesures d’économie d’énergie, avait accumulé des pertes nettes à 148 milliards de yens (1,1 milliard d’euros) à l’exercice clos fin mars 2015.

 

Appui du lobby industriel

Même si sa situation s’est améliorée par la suite avec la baisse des prix du pétrole, l’entreprise a augmenté les prix de 8,36 % entre juin et octobre 2015 pour les particuliers. Ses tarifs sont les plus élevés du Japon, un foyer moyen client de la compagnie ayant payé 8 058 yens (63 euros) pour son électricité en décembre 2015.

La relance des deux réacteurs entrés en service en 1985 devrait augmenter de 144 milliards de yens (1,1 milliard d’euros) ses profits opérationnels et l’entreprise envisage de réduire ses prix de 5 % à partir d’avril.

Le redémarrage de Takahama a été permis car l’Autorité de régulation du nucléaire (ARN) a estimé que le site respectait les nouvelles normes de sûreté. Kepco a par ailleurs obtenu l’aval du gouverneur de Fukui Issei Nishikawa et du maire de Takahama Yukata Nose. Le ministre de l’économie, du commerce et de l’industrie Motoo Hayashi est intervenu pour obtenir l’accord des autorités locales. Soucieux notamment d’exporter ses technologies, le gouvernement, avec l’appui du puissant lobby industriel nippon, fait tout pour relancer le nucléaire, qui générait 28 % de l’électricité nippone avant Fukushima.


Lire aussi : Fukushima : première reconnaissance d’un cancer

Kepco a également obtenu le feu vert de la justice. En décembre, une décision en appel du tribunal de Fukui a invalidé un jugement rendu en avril qui interdisait le redémarrage de Takahama. A l’époque, répondant à une plainte déposée par neuf opposants à la relance de ces installations, le tribunal avait considéré que les normes de sécurité établies en 2013 « manquaient de rationalité ». La sous-estimation du risque sismique par Kepco et l’absence plans d’évacuation en cas de catastrophe avaient également été évoquées pour justifier cette décision.

 

Concentration de réacteurs

Le tribunal avait pris une décision similaire en mai 2014 pour deux réacteurs de la centrale d’Ohi. Il avait qualifié les installations « de simples outils de production d’électricité, de ce fait moins importantes que le droit fondamental [à la vie] de la population ».

Au sujet de la relance de Takahama, le quotidien de centre gauche Asahi pointait dans un éditorial du 28 janvier les problèmes soulevés. Outre la défiance persistante d’une majorité de Japonais, il soulignait les limites des plans d’évacuation pour les 180 000 personnes habitants dans un rayon de 30 kilomètres autour du site, l’absence de réelle concertation avec les communautés locales et surtout les problèmes de Kepco pour un projet de site temporaire de stockage des déchets nucléaires. L’entreprise s’est engagée sur sa construction d’ici 2030 mais se heurte à l’opposition des municipalités.

L’Asahi soulignait également les risques liés à la situation de la centrale. « Quinze réacteurs sont installés dans la baie de Wakasa de Fukui, l’une des concentrations les plus importantes au monde », écrit le quotidien. Et le journal de s’interroger sur les risques en cas de catastrophe naturelle majeure. « La sinistre leçon de Fukushima est que des accidents nucléaires dépassant tous les scénarios envisagés peuvent survenir. »

Lire aussi : Nucléaire : le retour en arrière du Japon

L’ancien premier ministre Naoto Kan, en poste au moment de la catastrophe de Fukushima, a réagi le 26 janvier depuis Washington à l’annonce de la relance en rappelant que la catastrophe de Fukushima était « toujours d’actualité et loin d’être réglée ». Il a ajouté que le projet du gouvernement de porter la part du nucléaire à 20-22 % de la production d’électricité d’ici à 2030, comme prévu dans le projet gouvernemental de bouquet énergétique, était « irréalisable » à moins de construire de nouvelles centrales ou de prolonger la durée d’utilisation des réacteurs.



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Fukushima Tomioka the abandoned city

Ajoutée le 2 mai 2014

2011年の日本の大地震、大津波から3回めの春が来た。
津波によってひどく破壊された広い地域は、絶え間ない努力により少しずつ回復しつつあ­る。
だが、哀しいことに。
福島には、今は住めないと判断された地域が存在している。
放射線の数値の高さによって全く入れない地域と、
少しの立ち入りは許されるが、そこに居住することはできない地域が、ある。
そんな居住制限区域、福島県富岡町。
名所として有名な桜並木は、震災前と変わらない美しさで咲き誇る。
だがその下に楽しく集うはずの人々の影は、今はない。
でも、きっと、いつの日か。何年か何十年か……の後にきっと、人々は失われた故郷に帰­るだろう。
今は手を付けることのできない津波の爪痕を、いつかきれいに片付けて、桜の下に集うだ­ろう。
鎮魂と、未来への希望を込めて。 

2015Version
https://vimeo.com/126904080

In 2011 a magnitude 9 megathrust earthquake off the pacific coast of Japan known as" the Great East Japan Earthquake" hit Japan. It was the largest earthquake in Japanese history (4th largest in recorded world history) and its force moved the main Island (Honsu) 2.4 meters East shifting the earths axis 10 cm. The Quake triggered a tsunami which devastated north eastern Japan.
This footage of Fukashima is taken in Spring 3 years on.
Wide areas of the city were destroyed badly by the tsunami and although parts of the city are recovering gradually, there is little or no effort placed on the monumental effort to rebuild after such devastation.Sadly the Fukushima region has now been determined uninhabitable as nationally Japan comes to terms with the enormity of the decimation and loss of life.Some regions have lower numerical values of the radiation displayed on public indicators. There is still much official restrictive secrecy from the intrusive realisation of unhindered public cameras seeking truth.
Great tracts of the once busy landscape are desolate and uninhabitable. Residence is restricted to defined areas like Tomioka town, Fukushima Prefecture .The Famous cherry blossom trees, once admired by people celebrating their beauty in bloom before the disaster, now flourish in the stillness of the deserted post earthquake, apocalyptic landscape.
My hope is that one day after years or several decades people will return to their hometown that was lost to the fury of nature . The Traces of tsunami cannot by human hands be put neatly away , they gather under the beauty of the spring blossoming cherry tree as requiem and in great hope for the future.

Jacques Le Bris's insight:

The devastated Fukushima nuclear power plant in Japan has been releasing radioactive water into the Pacific Ocean for a number of years, and into the atmosphere as well. As of now there is still no concrete clean-up plan for dealing with the disaster.

As we noted last week with the Chernobyl disaster that occurred in 1986, the abandoned nuclear fallout zone has been retaken by nature, and recent drone footage from Fukushima shows another place where time has completely frozen.

Photographer Arkadiusz Podniesinski published the following video, and a series of photos through The Guardian, showing what the Fukushima area looks like now that it is uninhabited.

The photos and video show scenes of abandoned cars in traffic, entirely overgrown with grass and leaves. You can also see ghost towns with broken down buildings and businesses, and everything pretty much the same as it was left years ago, aside from the obvious wear and tear.



Read More: http://www.trueactivist.com/incredible-new-drone-footage-shows-the-abandoned-fukushima-wasteland/?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

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Au Japon, le Typhon Etau oblige 170000 personnes à être déplacées et menace la centrale de Fukushima

Au Japon, le Typhon Etau oblige 170000 personnes à être déplacées et menace la centrale de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Une ville de l'est du Japon a été brusquement envahie jeudi par les eaux d'une rivière en furie qui a détruit maisons et voitures sur son passage, tandis que des habitants appelaient désespérément à l'aide, selon des images diffusées en direct.

  

Le Typhon Etau qui traverse actuellement le Japon a provoqué des dégats extrêmement importants. Des pluies torrentielles continuaient de s'abattre ce jeudi sur le pays , faisant déborder des cours d'eau et provoquant des glissements de terrain. Une personne disparue a été déclarée par les autorités et des «alertes spéciales» ont été diffusées pour les préfectures de Tochigi et Ibaraki.

Plus de 170 000 personnes ont dû être évacuées d'urgence, y compris dans certains arrondissements de la capitale Tokyo, étaient déjà concernées depuis mercredi par des recommandations de quitter leur domicile.

La chaîne publique NHK a montré la rivière Kinugawa rompant une de ses rives dans la ville de Joso (65 000 habitants) et lâchant une gigantesque vague à travers une partie de l'agglomération, à la suite des pluies diluviennes cette semaine sur le pays.

Plusieurs vidéos amateurs montrent un gigantesque torrent de boue déferler dans les rues de la ville.

Des images aériennes montrent la ville envahie d'eau boueuse à perte de vue.

Des maisons ont été emportées par les cours d'eau, transformés en gigantesques torrents, ou renversées par des glissements de terrain, selon les autorités de Tochigi et d'après des images diffusées à la télévision.

«Ces intempéries sont d'une ampleur que nous n'avons encore jamais connue et elles présentent un danger immédiat», a averti un responsable de l'agence nationale de météorologie. 

«Il faut être aussi très vigilant aux alentours de ces régions même si l'alerte spéciale n'est émise que pour ces deux provinces», a-t-il insisté, ajoutant que «le danger de glissements de terrain est extrêmement important».

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Japon: Greenpeace appelle à différer le retour des habitants autour de Fukushima

Japon: Greenpeace appelle à différer le retour des habitants autour de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Un expert nucléaire de Greenpeace, Jan Vande Putte recueille des échantillons de terre dans le village de Iitate, qui s'est trouvé dans le sillage du nuage radioactif de Fukushima

 

L'organisation écologiste Greenpeace a exhorté mardi le gouvernement japonais à reporter la levée d'ordres d'évacuation qui rendrait possible le retour des habitants autour de Fukushima, particulièrement à Iitate, une commune évacuée où la population a été très exposée.

"Le gouvernement de Shinzo Abe est déterminé à essayer de normaliser les effets de la catastrophe nucléaire, créant le mythe que la vie des gens peut être restaurée quelques années seulement après la contamination radioactive à grande échelle provoquée par l'accident nucléaire du 11 mars 2011", écrit Greenpeace dans un rapport rendu public mardi.

Mais, s'appuyant sur des mesures sur le terrain, le groupe écologiste affirme que la zone évacuée n'est toujours pas habitable du point de vue sanitaire.

"Le gouvernement Abe a décidé de lever au plus tard en mars 2017 les restrictions d'habitat autour de Fukushima. Cela implique des efforts de décontamination qui s'avèrent déjà largement insuffisants et inefficaces. Aujourd'hui, les niveaux de radiation sont trop élevés pour permettre un retour des habitants", insiste le groupe écologiste.

Alors que les zones évacuées des bourgades de Tamura et Kawauchi sont déjà décrétées habitables, avant Naraha qui le sera en septembre, Greenpeace insiste sur le cas emblématique de la région d'Iitate, à une distance de 28 à 47 kilomètres au nord-est de la centrale.

Cette commune de quelque 6.000 âmes n'a pas été évacuée immédiatement après le désastre du 11 mars 2011, mais plus d'un mois plus tard, quand les autorités ont reconnu que les environs étaient autant sinon plus contaminés que les localités plus proches du complexe atomique Fukushima Daiichi.

"Il est clair que les niveaux de rayonnement dans Iitate restent trop élevés pour un retour en toute sécurité de ses citoyens. Cela a été confirmé par notre dernière enquête sur la contamination radiologique de cette communes de 200 km2", écrit Greenpeace.

"Même si des zones autour des habitations sont décontaminées, elles risquent d'être recontaminées par migration de la radioactivité depuis les forêts et montagnes qui ne sont pas nettoyées", a expliqué à l'AFP un expert nucléaire de Greenpeace, Jan Vande Putte, en déplacement à Iitate.

"Les résultats de l'analyse des échantillons prélevés sur place ont révélé des niveaux de rayonnement qui rendent un retour impossible du point de vue de la santé publique et de la sécurité", plaide l'organisation.

"Les plans du gouvernement japonais, s'ils sont appliqués, vont créer une prison à ciel ouvert de confinement autour des maisons et des routes", juge-t-elle.

Et M. Vande Putte d'insister sur le fait que les personnes "doivent avoir le choix de revenir ou non et être aidées financièrement si elles décident de poursuivre leur vie ailleurs".

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Radioactive water from Fukushima plant escapes

Radioactive water from Fukushima plant escapes | Japan Tsunami | Scoop.it

The operator of the crippled Fukushima Daiichi nuclear plant has found that radioactive water has overflowed from a drainage channel, spilling into the sea. This is due to heavy rain.

Workers at the complex discovered the leak at around 8:40 AM on Thursday.

The operator, Tokyo Electric Power Company, said rainwater samples taken from the channel about 2 hours later contained 830 becquerels per liter of radioactive cesium. That's above the government standard for water allowed to be released into the sea.

The water also had 1,100 becquerels of beta-ray emitting radioactive substances.

An approaching typhoon has been bringing intermittent heavy rain around the plant. The utility suspects that the rain has washed away mud and soil that also contains radioactive materials.

It also presumes the amount of rainwater has exceeded the pump's capacity.

The leak was continuing as of 5 PM. But the firm says it cannot stop the spill anytime soon and has been monitoring the density of the radioactive substances.

Radioactive rainwater spilled into the sea from the same channel in February. The company built a barrier at channel's downstream to pump up water before it leaks into the sea.

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What's ahead for Japan's Fukushima nuclear plant

What's ahead for Japan's Fukushima nuclear plant | Japan Tsunami | Scoop.it

TOKYO | Four years after an earthquake and tsunami destroyed Japan's Fukushima nuclear power plant, the road ahead remains riddled with unknowns.

The government approved a revised 30- to 40-year roadmap Friday that delays by three years the start of a key initial step — the removal of still-radioactive fuel rods in the three reactors that had meltdowns following the March 2011 disaster in northeast Japan.

Experts have yet to pinpoint the exact location of the melted fuel inside the three reactors and study it, and still need to develop robots capable of working safely in such highly radioactive conditions. And then there's the question of what to do with the waste.

Some of the uncertainties and questions:

 

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THE FUEL RODS: Kept cool in storage pools on the top floor of each of the three reactors, they need to be removed to free up space for robots and other equipment to go down to the containment chambers. The 1,573 bundles of fuel rods — mostly used but some new — are considered among the highest risks at the plant, because they are uncovered within the reactor building. To remove them, the building roofs must be taken off and replaced with a cover that prevents radioactive dust from flying out. Each building is damaged differently and requires its own cover design and equipment. The government and plant operator TEPCO hope to start the process in 2018, three years later than planned.

 

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THE MELTED FUEL: Once the spent fuel rods are out of the way, workers can turn their attention to what is expected to be the hardest part of the decommissioning: Removing the melted fuel from the three wrecked reactors. The biggest questions are where the melted fuel is and in what condition. Radiation levels are too high for humans to approach. Based on computer simulations and a few remote-controlled probes, experts believe the melted fuel has breached the cores and fallen to the bottom of the containment chambers, some possibly seeping into the concrete foundation.

A plan to repair the containment chambers and fill them with water so that the melted fuel can be handled while being kept cool may be unworkable, and experts are studying alternatives. How to reach the debris — from the top or from the side — is another question. A vertical approach would require robots and equipment that can dangle as low as 30 meters (90 feet) to reach the bottom. Experts are also trying to figure out how to obtain debris samples to help develop radiation-resistant robots and other equipment that can handle the molten fuel.

 

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CONTAMINATED WATER: The plant is still plagued with massive amounts of contaminated water — cooling water that must be added regularly, and subsequently leaks out of the reactors and mixes with groundwater that seeps into the reactor basements. The volume of water grows by 300 tons daily. TEPCO runs it through treatment machines to remove most radioactive elements, and then stores it in thousands of tanks on the compound. Water leaks pose environmental concerns and health risks to workers. Nuclear experts say controlled release of the treated water into the ocean would be the ultimate solution.

 

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RADIOACTIVE WASTE: Japan currently has no plan for the waste that comes out of the plant. Under the roadmap, the government and TEPCO are supposed to compile a basic plan by March 2018. Waste management is an extremely difficult task that requires developing technology to compact and reduce the toxicity of the waste, while finding a waste storage site is practically impossible considering public sentiment. This raises serious doubts about whether the cleanup can be completed within 40 years.

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Fukushima : 4 ans après, des centaines de milliers d’hectares impossible à décontaminer

Fukushima : 4 ans après, des centaines de milliers d’hectares impossible à décontaminer | Japan Tsunami | Scoop.it

Un technicien de l’agence de l’énergie atomique japonaise mesure la radioactivité dans la forêt à quelques kilomètres de la centrale de Fukushima-Daiichi

 

Après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le gouvernement japonais a décidé de décontaminer la zone irradiée. Une centaine de communes sont concernées, certaines situées à plus de 100 km de la centrale. Mais la tâche est insurmontable, en particulier parce que 65 % de cette zone est couverte par la forêt, où il est impossible de faire baisser à main d’homme la radioactivité prisonnière des feuilles et de l’humus.

 

Selon l’Agence de l’énergie atomique japonaise, la commune de Kawaguchi est un "modèle" : à une vingtaine de kilomètre de la centrale de Fukushima-Daiichi qui a explosé en mars 2011, le maire annonce avoir réussi sa décontamination.

Pendant deux ans, plus d’un millier de"décontamineurs" ont méthodiquement lessivé les toits et les routes, et retiré 5 cm de sol dans les jardins, les cours et les champs pour faire baisser la radioactivité emprisonnée dans le sol.

 

90 millions d’euros pour diminuer la radioactivité d’une commune

 

La tâche est immense : à titre d'exemples, une maison produit une quinzaine de m3 de déchets contaminés, une école 150 m3. À cela, il faut aussi ajouter les déchets verts élagués le long des routes, et les forêts abattues dans un rayon de 20 mètres autour des habitations pour limiter le rayonnement radioactif des arbres. Plus de 200 000 m3 de matières irradiées ont ainsi été entreposés sur la commune dans cinq kariokiba, ces centres provisoires de stockage des déchets radioactifs.

90 millions d’euros ont été nécessaires pour diminuer le taux de radioactivité de cette seule commune de 3000 habitants, une somme prise entièrement en charge par l’État. Et Kawaguchi n’est que l’une des cent communes concernées par le projet national de décontamination, certaines villes étant situées à plus de 100 km de la centrale.

Un an et demi après l’accident nucléaire, le gouvernement japonais a en effet pris la décision de décontaminer la zone irradiée. S’il est impossible de faire disparaitre la radioactivité, l’enjeu est de la faire baisser dans les zones évacuées sous la barre fatidique des 20 millisieverts par an (limite annuelle de radiation autorisée au Japon pour la population), afin de pouvoir rappeler à terme les 130 000 personnes évacuées.

 

La limite d’irradiation acceptable multipliée par 20

 

Mais l’effort de décontamination ne s’arrête pas là : il s’étend aussi aux huit régions où la radioactivité est supérieure à 1 mSv/an. En effet, c’est cette limite qui est importante aux yeux de la population, celle qui était en vigueur avant la catastrophe. Aujourd’hui, la limite d’irradiation acceptable japonaise est vingt fois plus élevée que celle recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le Japon l’a augmentée après la catastrophe, face à l’incapacité d’appliquer la règlementation sanitaire à la suite de l’explosion de la centrale. De nombreuses personnes, des "réfugiés volontaires", ont préféré s’exiler plutôt que de vivre dans des zones irradiées.

 

20 000 "décontamineurs" continuent de remplir des sacs

 

Quatre ans après la catastrophe, 20 000 "décontamineurs" continuent ainsi de remplir des grands sacs en plastique bleus ou noirs qui s’entassent le long des routes, dans les cours des maisons, sur les bords des champs et dans les kariokiba.  En tout, entre 30 et 55 millions de m3 de matière radioactive devraient émerger de la décontamination.

Pour ce qui est de l’efficacité de cette décontamination, les avis sont partagés : selon l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), elle permettrait de réduire la radioactivité entre 25 et 50 %.

Une autre difficulté est de gérer une radioactivité qui se déplace sans cesse. L’érosion et la pluie font en effet réapparaitre des particules radioactives. Il faut alors décontaminer à nouveau, et retirer 5 cm de sols supplémentaire.

 

Dans les sous-bois, le compteur Geiger s’emballe

 

Les forêts sont aujourd’hui la principale source de cette contamination secondaire. En effet, quand on rentre dans un sous-bois, le compteur Geiger s’emballe : la radioactivité double, voire quadruple si on la mesure à même le sol, car les arbres et l’humus ont largement fixé le césium radioactif libéré par l’explosion des réacteurs.

Or les forêts couvrent les deux tiers de la province de Fukushima. Et il est impossible d’y faire baisser à main d’homme la radioactivité. La solution de couper tous les arbres ou de retirer systématiquement la couche d'humus a été envisagée.  Mais pour l’instant, la consigne est de limiter l’accès aux forêts. Pour la population, ces espaces autrefois très prisés sont devenus des zones dangereuses.

Quant à la décontamination de la "zone de restriction" qui se trouve à proximité de la centrale, elle n’est pas à l’ordre du jour. Le gouvernement espère y entreposer dans les mois à venir tous les déchets contaminés.

Magali Reinert, reportage



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Dauphins Fukushimés... l'horreur Nucléaire !!!

Dauphins Fukushimés... l'horreur Nucléaire !!! | Japan Tsunami | Scoop.it

Les scientifiques japonais affirment n’avoir jamais rien vu de pareil après avoir autopsié un groupe de dauphins retrouvés morts , échoués sur une plage non loin du site de la catastrophe de 2011 à Fukushima.

De nombreux dauphins ont été découverts échoués sur les côtes ces derniers temps. Le musée national des sciences a donc décidé d’enquêter. Trente chercheurs ont ainsi autopsié les 17 animaux retrouvés. Les poumons de ces dauphins étaient blancs, ce qui, d’après les scientifiques, est une indication du manque de sang acheminé vers les organes dû à un empoisonnement par radiation.

 

D’après Yuko Tajima, qui dirige les recherches, « les poumons de la majorité d’entre eux étaient blancs pour cause d’ischémie, une maladie vasculaire qui diminue l’apport sanguin vers un organe. Non traitée, elle peut mener à la mort ». Il ajoute qu’il a été démontré que les radiations ionisantes à petites doses et sous certaines conditions sont considérées comme étant un des mécanismes de base des maladies ischémiques.

 

Les risques de cancer provoqués par les effets des radiations ont été révélés après l’accident de Tchernobyl, et récemment, on a découvert que le risque de maladie ischémique lié aux radiations serait statistiquement plus grand que le nombre de cancers. En 1990, le ministère de la santé biélorusse avait déjà dévoilé dans un rapport l’aggravation du nombre de personnes affectées par ces maladies: « Le nombre d’adultes atteints par les maladies ischémiques cardiaques est de 2 à 4 fois plus élevé en comparaison avec les années précédentes ».

On peut donc s’attendre à ce type de constatations dans la région de Fukushima dans les années à venir.

Dans la série nouveauté nucléaire on a aussi découvert l’année dernière ce joli spécimen à 2 têtes..


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Les dauphins pourraient annoncer les séismes

Les dauphins pourraient annoncer les séismes | Japan Tsunami | Scoop.it

Le 10 avril 2015, des dauphins échoués sur la plage d'Hokota, préfecture d'Ibaraki au Japon.


Les dauphins pourraient-ils prédire l'arrivée imminente de catastrophes majeures, comme les séismes (voire donc les tsunamis)? C'est ce que la récurrence de certains échouages de spécimens pourrait faire croire aux scientifiques.

 

Un séisme de 6,6 sur l'échelle de Richter

Ce lundi, un séisme est survenu à 10h43 (3h43, heure française) à 71 kilomètres des côtes est de Taïwan, d'une magnitude de 6,6 sur l'échelle de Richter, selon l'Institut américain de géophysique (USGS). Un tremblement de terre qui aurait pu entraîner une montée des eaux sur l'archipel d'Okinawa, au sud du Japon, juste en face.

 

156 dauphins échoués

Dix jours avant ce tremblement de terre, plus de 150 dauphins d'Electre ( appelés melon-headed whale en anglais) se sont échoués pour une raison encore inexpliquée, sur environ 10 km le long de la côte Pacifique, au nord de Tokyo. Pour les scientifiques, comme Tadasu Yamadao, chercheur au Musée japonais de la nature et des sciences, «les ultrasons qu'émettent les dauphins pour se repérer ont pu être absorbés par les bancs de sable, ce qui les aurait désorientés», expliquait-il au journal Yomiuri.

 

Un phénomène récurrent

Mais la récurrence du phénomène pose question: en  2011, une cinquantaine de dauphins d’Electre s’étaient échoués quasiment au même endroit, sur les côtes japonaises, six jours avant le terrible séisme de magnitude 9,9 qui allait déclencher la catastrophe de Fukushima et faire plus de 18.000 morts. En février 2011, 107 dauphins pilotes s'étaient également échoués en Nouvelle-Zélande, deux jours avant qu'un tremblement de terre ne touche la ville de Christchurch.

 

Science ou coïncidence ? 

Certains scientifiques avancent l’hypothèse que les dauphins seraient sensibles aux perturbations du champ magnétique terrestre, causées par le mouvement des plaques tectoniques. Interrogé par le Telegraph, Toshiaki Kishiro, chercheur au National Research Institute of Far Seas Fisheries (Institut national de recherche sur la pêche en haute mer), avait émis cette hypothèse.Tout en ajoutant : «C'est possible, mais il n'existe pas de preuve solide pour confirmer cette théorie.»

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11 nouvelles victimes des séismes au Japon

11 nouvelles victimes des séismes au Japon | Japan Tsunami | Scoop.it

Onze personnes sont décédées des suites de la dégradation de leurs conditions de vie dans le sud-ouest du Japon, après la série de séismes dans lesquels avaient déjà péri 47 personnes.

Selon la cellule de crise de la préfecture de Kumamoto (la plus touchée), ces personnes ont succombé à différents symptômes (stress, troubles circulatoires, manque de sommeil, etc.), du fait des changements brutaux survenus à la suite des tremblements de terre incessants.

Plus de 600 secousses, dont deux extrêmement fortes, ont été ressenties entre jeudi dernier et mercredi matin dans la préfecture de Kumamoto où des milliers d’habitations ont été détruites.

Près de 100.000 personnes vivent depuis hors de leur demeure, dans des conditions pénibles, à l’intérieur de refuges ou dans leur voiture.

Ont été signalés des cas (dont au moins un mortel) de thrombose veineuse, ou phlébite, dus à la position assise prolongée qui fait stagner le sang dans les membres inférieurs.

 

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Fukushima : il y a toujours des fuites radioactives dans l'océan. En voici la preuve

Fukushima : il y a toujours des fuites radioactives dans l'océan. En voici la preuve | Japan Tsunami | Scoop.it
5 ans après le tsunami, les mesures sur la radioactivité des eaux de l’océan Pacifique montrent un relargage continu de strontium et de césium par la centrale nucléaire japonaise de Fukushima.

 

INDICATEURS. Depuis le 11 mars 2011 – et uniquement sur fonds privés– le chercheur Ken Buesseler du Wood Hole Oceanographic Institution (WHOI) de Boston (Massachusetts)sillonne l’océan Pacifique pour quantifier les émissions radioactives dans l’eau. Il traque trois indicateurs. Le césium 137 a l’avantage d’avoir une radioactivité qui ne faiblit que de moitié sur une période de 30 ans, mais il a le désavantage de ne pas être spécifique à la catastrophe nucléaire de Fukushima puisque, sur une telle période, ce radioélément peut aussi provenir d’autres sources nucléaires. Le césium 134 est lui spécifique à Fukushima car sa rémanence dans l’environnement n’est que de deux ans. En l’absence de toute autre source possible d’émissions sur un laps de temps aussi court, seule la centrale nucléaire japonaise peut être à l'origine de la présence de cet élément. Enfin, le strontium 90 est un élément lui aussi spécifique de la catastrophe, mais ses teneurs sont 40 fois plus faibles que les deux isotopes du césium et donc plus difficilement détectable.

Ken Buesseler devant les côtes du Japon. © WHOI

Tous les ans depuis cinq ans, Ken Buesseler et son équipe prélèvent des échantillons d’eau près des côtes du Japon et en plein océan. Pour les côtes américaines, les chercheurs ont fait appel aux usagers de la mer. Baigneurs, plaisanciers, employés de la marine marchande, sont invités à remplir des bouteilles d’eau et à indiquer le lieu exact du prélèvement avant de l’envoyer au laboratoire via un site de science participative, "our radioactive ocean". En tout, plus d’un millier échantillons ont ainsi pu être collectés.

Une radioactivité en forte baisse mais des fuites toujours non contrôlées

Les résultats montrent que la radioactivité relâchée est aujourd’hui des centaines de fois plus faible qu’au moment de l’explosion des trois réacteurs. Cependant, les teneurs restent désormais constantes. "Nous ne constatons pas la baisse continue à laquelle on pourrait s’attendre si toutes les fuites avaient été stoppées, affirme Ken Buesseler dans une communication du 8 mars. Au contraire, nous trouvons encore des valeurs élevées ce qui confirme qu’il y a toujours des rejets en provenance de la centrale". Les émissions ne sont donc pas encore "sous contrôle" comme l’affirment les autorités japonaises qui s’appuient sur le fait que les teneurs relevées sont en dessous des limites réglementaires.

Au moment de la catastrophe, l’eau de mer en face de la centrale a contenu jusqu’à 50 millions de becquerels par m3 (Bq/m3). Les teneurs les plus élevées relevées en 2015 n’ont pas excédé 200 Bq/m3, et ce après le passage d’un typhon ayant provoqué d’importantes précipitations, soit dans des circonstances très particulières. Cette radioactivité est plus importante qu’avant l’accident nucléaire, mais elle reste cependant 40 fois inférieure aux limites réglementaires américaines pour l’eau potable et bien en dessous des normes de salubrité pour les bains de mer. Le césium provenant de Fukushima a été enregistré pour la première fois en février 2015 sur la côte ouest d'Amérique du nord. Les teneurs les plus élevées trouvées dans la zone est du Pacifique n’excèdent pas les 11 Bq/m3. C’est 50 fois plus que la situation antérieure à l’accident, mais 500 fois moins que les limites sanitaires américaines.

ÉROSION. Les chercheurs s’interrogent sur l’évolution du strontium 90. Ce radioélément pose un problème de santé publique important. Au contraire du césium qui est vite éliminé par l’organisme, le strontium se fixe dans les os. Il est donc difficilement éliminé par les poissons et coquillages et peut ainsi affecter la santé humaine. Or, les teneurs en strontium baissent beaucoup moins vite que celles du césium. Alors qu’il y avait 40 fois plus de césium que de strontium en 2011, il n’y en avait que dix fois plus en 2013. Ce strontium pourrait provenir de l’érosion des sols japonais contaminés par la pluie. Des quantités énormes de cet élément sont présentes dans les milliers de réservoirs d’eau radioactive qui se multiplient près de la centrale et dans les sols pollués.

Selon Ken Buesseler, la radioactivité des eaux du Pacifique devrait encore augmenter en 2016 avant de commencer à décroître. Pas question donc de stopper les mesures mêmes si les quantités retrouvées ne posent pas de problème sanitaire. Dès cet été, l’équipe du WHOI va proposer aux baigneurs et plaisanciers de la côte ouest des bracelets-capteurs capables d’enregistrer la radioactivité de l'eau en temps réel.

 

Par Loïc Chauveau

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Fukushima set to become hydrogen production center

Fukushima set to become hydrogen production center | Japan Tsunami | Scoop.it

The Yomiuri ShimbunPrime Minister Shinzo Abe on Saturday revealed a plan to make Fukushima Prefecture a center for the development of hydrogen energy technology in Japan.

According to his plan, dubbed “Fukushima new energy society initiative,” facilities will be developed in the prefecture by 2020 to produce enough hydrogen for annual consumption by 10,000 fuel-cell cars. Electricity to provide hydrogen would be generated by renewable energy sources such as wind power. Part of the hydrogen produced will be used for the 2020 Tokyo Olympic and Paralympic Games, he said.

A public-private task force for the initiative, with the addition of the Fukushima prefectural government and electric power companies, will be established by the end of March to work on details of the plan.

 

Water will be electrolyzed to produce hydrogen by using 10,000 kilowatts of electricity collected from renewable energy sources such as wind power stations, according to the plan. Technology for efficient transportation of liquefied hydrogen will also be developed. The liquefied hydrogen will be used to run fuel-cell cars transporting athletes at the Tokyo Olympics and generate electricity at the Olympic village.

Hydrogen does not emit carbon dioxide (CO2) when it burns. However, CO2 is emitted in the production process because fossil fuels are currently used. If renewable energy such as wind power is used instead, it will help to reduce CO2 emissions.

“I would like to make Fukushima a major place of hydrogen production,” said the prime minister when he visited Naraha in the prefecture for inspections. Since the prefecture is a suitable region for wind power generation, the government plans to help the development of wind power stations in its coastal areas and Abukuma mountains.

If realized, the initiative will help the promotion of fuel-cell cars that run on hydrogen. Toyota Motor Corp. put Mirai, the world’s first fuel-cell car, on sale in December last year, and the government is supporting the dissemination of such cars. Development of facilities for the stable supply of hydrogen is also said to be essential for the growth strategy of Japan.

However, there were only 41 hydrogen stations open around the country as of Feb. 17. If the hydrogen supply system is improved, it is expected that it will become easier to open more hydrogen stations. At present, hydrogen is made mainly from fossil fuels such as oil. If it is produced from water using wind power and other renewable energy sources, the impact will be significant. But the method still has many problems, including those related to technology and high production costs.

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Fukushima : trois ex-dirigeants de Tepco vont être jugés

Fukushima : trois ex-dirigeants de Tepco vont être jugés | Japan Tsunami | Scoop.it

Pour la première fois la justice japonaise va devoir se prononcer sur la culpabilité de plusieurs personnes dans le cadre de l’accident nucléaire de Fukushima, en mars 2011.

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Japon: Des robots «décontaminateurs» pour la centrale de Fukushima

Japon: Des robots «décontaminateurs» pour la centrale de Fukushima
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Le nombre de cancer de la thyroïde chez les enfants de Fukushima lié à la catastrophe nucléaire selon des chercheurs

Le nombre de cancer de la thyroïde chez les enfants de Fukushima lié à la catastrophe nucléaire selon des chercheurs | Japan Tsunami | Scoop.it

Quatre chercheurs japonais ont attribué la plupart des cas de cancer de la thyroïde détectés chez les enfants et les adolescents de la région de Fukushima à la crise nucléaire de mars 2011.

Le nombre de nouveaux cas de cancer de la thyroïde chaque année à Fukushima est 20 à 50 fois supérieur que la moyenne du Japon entier depuis 2011 qu'avant l'accident selon une équipe dirigée par Toshihide Tsuda, professeur d'épidémiologie environnementale à l'Université d'Okayama.

La conclusion se base sur le dépistage des 370,000 résidents de Fukushima âgés de 18 ans ou moins au moment de l'accident. "Il est peu probable que seul le grand nombre de personnes dépistées soit suffisant pour expliquer ces données», ajoutent les chercheurs, accusant l'exposition à une radioactivité importante d'être le facteur majeur de la hausse du nombre de cancer de la thyroïde.

Ces conclusions sont réfutées par d'autres experts en épidémiologie, y compris Shoichiro Tsugane du Centre national du cancer, qui a déclaré que les résultats de l'analyse des chercheurs d'Okayama étaient prématurées.

"A moins que les données d'exposition aux radiations ne soient vérifiés, toute relation spécifique entre le taux de cancer et la radioactivité ne peut être établie," a déclaré Tsugane, directeur du Centre de recherche pour la prévention et le dépistage du cancer. Il a également fait référence à une tendance mondiale de surdiagnostic du cancer de la thyroïde.

À la fin août, le gouvernement de la préfecture de Fukushima a identifié 104 cas de cancer de la thyroïde dans la préfecture.

Mais le gouvernement de la préfecture et de nombreux experts ont douté que ces cas soient liés à la catastrophe nucléaire car le volume d'iode radioactive (iode 131) libéré pendant la catastrophe a été plus faible comparé au niveau suivant l'accident nucléaire de Tchernobyl en 1986.

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Japon. Les réfugiés de Fukushima traînent des pieds

Japon. Les réfugiés de Fukushima traînent des pieds | Japan Tsunami | Scoop.it
A Naraha, vendredi dernier une veillée aux chandelles s'est tenue pour célébrer la levée de l'ordre d'évacuation de la localité évacuée après l'accident nucléaire du 11 mars 2011.
Photo : AFP
 
La commune de Naraha, située à une vingtaine de kilomètres de la centrale nucléaire sinistrée, a levé l’ordre d’évacuation. Seuls 10% des habitants seraient candidats au retour.

Il est de coutume de dire, parfois jusqu’à l’abus, que la résilience est un art de vivre au Japon. Le premier ministre Shinzo Abe en use lui-même à outrance afin de servir ses desseins politiques. Ainsi en va-t-il avec les réfugiés de Fukushima qui, à la suite du séisme de magnitude 9 et du tsunami du 11 mars 2011, durent faire face à un accident nucléaire majeur de niveau 7. Une réaction en chaîne qui entraîna la mort de 15 846 personnes et la disparition de 3317 autres.

7368 habitants de Nahara invités au retour

Depuis samedi, les 7368 habitants de la commune de Naraha, située dans la préfecture de Fukushima à une vingtaine de kilomètres de la centrale de Fukushima Daiichi, sont invités à faire le chemin du retour alors que l’ordre d’évacuation a été levé. Entièrement évacuée, la cité avait jusqu’alors tout de la ville-fantôme. Seulement 10% de la population se serait portée candidate au retour. « Même si on revient, on ne pourra pas travailler dans les champs, on ne pourra pas cultiver les rizières, on ne pourra pas non plus cueillir les légumes sauvages. Ce sera la même chose pour les produits de la mer ou des rivières », regrette Satoru Yamauchi, un restaurateur de Naraha.

Toutes les conditions sont loin d’être réunies

Selon les autorités, le niveau d’exposition à la radioactivité de Naraha est revenu à un seuil inférieur à 20 millisieverts par an. « Même si les autorités disent que nous sommes en sécurité, je reste anxieux car, par définition, la radiation ne se voit pas », plaide un habitant de la localité, interrogé par le quotidien japonais Asahi Shimbun. A cet égard, la défiance de la population envers ses responsables politiques reste prégnante. Les associations écologistes notent à leur tour que les conditions sont loin d’être réunies : « le niveau de contamination est très variable dans cette localité et selon les maisons, ce qui risque de créer des tensions entre les personnes », explique Jan Vande Putte de Greenpeace. L’eau serait en outre une source continue d’inquiétude alors que les niveaux de radiation restent élevés.

  

Pressions du gouvernement

S’adressant à la population, cet été, le maire de Naraha, Yukiei Matsumoto, a reconnu qu’une « montagne de problèmes » restait à « surmonter ». Pour convaincre les réfugiés de regagner la localité, les autorités locales et centrales s’appuient sur les importantes difficultés qu’entraine la vie de réfugiés notamment en terme de stress lié à la gestion du quotidien. De nombreux fermiers ont par ailleurs vu leur budget se restreindre, contraints d’acheter des aliments qu’ils produisaient avant la catastrophe. Pis, le gouvernement central exerce une pression sans nom en assurant que les réfugiés ne pourront bientôt plus bénéficier des logements gratuits mis à leur disposition.

  

Le très libéral Abe souhaite donner à voir un Japon qui va de l’avant

« Le gouvernement de Shinzo Abe est déterminé à essayer de normaliser les effets de la catastrophe nucléaire, créant le mythe que la vie des gens peut être restaurée quelques années seulement après la contamination radioactive à grande échelle provoquée par l'accident nucléaire du 11 mars 2011 », souligne Greenpeace dans un rapport de juillet dernier. Or, avec la perspective des Jeux Olympiques de Tokyo en 2020, le très libéral Shinzo Abe souhaite donner à voir un Japon qui va de l’avant. Le 11 août, il autorisait ainsi le redémarrage d’un réacteur nucléaire dans le complexe de Sendai malgré les manifestations d’hostilité de la population. Le Japon compterait 118 812 déplacés dont 73 077 à l’intérieur de la préfecture de Fukushima. 

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Fukushima: décontaminer les régions irradiées, tâche titanesque aux résultats incertains

Fukushima: décontaminer les régions irradiées, tâche titanesque aux résultats incertains | Japan Tsunami | Scoop.it

Sous un soleil de plomb en plein été, des milliersd'hommes transpirent sous leur combinaison en matière plastique pour décontaminer la région irradiée de Fukushima, une tâche titanesque et fastidieuse réalisée avec soin, mais aux effets jugés très incertains.

Des pelleteuses raclent la terre dans les champs, autour des habitations (sur une distance de 20 mètres), dans les cours d'établissements scolaires et autres lieux de vie de la population rurale.

Les maisons et bâtiments sont lavés, comme les routes et parkings.

Seules les aires où les personnes sont censées vivre et se déplacer fréquemment sont nettoyées. Les forêts et autres étendues non cultivables sont laissées ainsi, comme l'a recommandé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Cette stratégie pour aller plus vite fait néanmoins craindre aux écologistes une recontamination ultérieure par migration de la radioactivité.

La terre, les herbes ou feuilles souillées sont enfermées dans 2,5 millions de gros sacs noirs qui patientent sur place ou dans un des 795 lieux d'entreposage temporaire, en plein air, que l'on voit aux environs de toutes les bourgades affectées, parfois même à proximité de l'océan Pacifique, comme à Naraha, à 20 km de la centrale accidentée.

D'importants sites d'entreposage pour une durée de 30 ans sont en cours de construction dans les bourgades inhabitables les plus proches du complexe atomique.

 

Les quelque 20.000 "décontamineurs" (selon les chiffres du ministère de l'Environnement) ont souvent appris sur le tas mais sont soumis à des règles a priori strictes de radioprotection obligeant notamment au port de combinaisons spéciales, masques, gants, bottes. Ils sont appelés à se soumettre à un suivi sanitaire, comme les travailleurs du secteur nucléaire.

La radioactivité ambiante est extrêmement variable dans les régions évacuées autour de la centrale Fukushima Daiichi et la décontamination ne concerne que les zones touchées jugées potentiellement réhabilitables à court terme.

La zone dite interdite dans les premiers mois suivant l'accident a ensuite été redécoupée en fonction du niveau d'exposition à la radioactivité, afin d'organiser la décontamination puis le retour progressif des habitants.

 

Le périmètre où l'exposition dépasse 50 millisieverts/an est pour le moment laissé ainsi, inhabitable.

En revanche, la décontamination progresse dans les onze localités où le niveau était compris entre 20 et 50 millisieverts par an, afin de le faire passer sous le bas de cette fourchette, une dose que les autorités jugent admissibles pour les habitants, au grand dam des écologistes.

La décontamination de ces lieux, qui totalisaient environ 70.000 administrés sur 25.000 hectares, est conduite par l'Etat.

Par ailleurs, 39 autres communes, non évacuées car présentant une exposition inférieure à 20 mSv/an, doivent aussi être assainies, un travail confié aux autorités locales.

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Fukushima (61) 22 000 piscines olympiques de terre contaminée

Fukushima (61) 22 000 piscines olympiques de terre contaminée | Japan Tsunami | Scoop.it

Regardez bien l'image ci-dessus ! C’est l’un des grands sites d’entreposage de terre contaminée retirée des sols après la catastrophe de Fukushima. Elle a été publiée par le quotidien japonais Asahi Shimbun, (environ 7 millions d’exemplaires chaque jour) et je l’ai vue pour la première fois il y a un mois à Séoul, lors de la réunion bisannuelle des journalistes scientifiques du monde entier (WCSJ), pour laquelle j’avais organisé une table-ronde sur le nucléaire : « Comment informer de façon pertinente et juste sur le nucléaire ? » Elle était présentée dans son PowerPoint par notre confrère Toshihide Ueda, ancien responsable des actualités scientifiques  et médicales, qui a couvert pendant dix ans les questions nucléaires pour l’Asahi Shimbun. Une image impressionnante, quand on se rend compte de la taille du camion (au centre de la photo) et des grues. Ces petites choses noires entassées sur une paroi étanche bleue, ce sont des milliers de très gros sacs…

Crédit : Asahi Shimbun /getty images. Cette photo a été prise près de la ville de Tomioka.

 

Dans mon reportage-récit au coeur de la centrale de Fukushima, que j’ai visitée le 12 juin 2015, où de nombreux sacs jonchent aussi les lieux, je posais la question de savoir ce que deviendraient ces derniers ? Sachant qu’il y aurait environ une vingtaine de sites où ils viennent actuellement s’empiler. On les appelle ISF, non pas pour impôt sur la fortune, mais pour «  interim storage facility », lieu de stockage temporaire. Il est envisagé que leur contenu soit transféré « dans trente ans » sur un site définitif - qui ne pourra pas se trouver sur le territoire de la préfecture de Fukushima (suite à un accord entre le gouvernement et les autorités locales).  Peut-on y croire ? Quel lieu du Japon acceptera alors cet entreposage ? Alors que la radioactivité, liée essentiellement au césium n’aura diminué que de moitié (la demi-vie du césium 137 radioactif est de 30 ans). Et que le souvenir de Fukushima ne sera pas effacé…

Quelle forme ce stockage définitif  prendra-t-il ? La terre sera-t-elle compactée ? Car ce n’est pas d’un petit volume qu’il s’agit aujourd’hui. Selon l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) français, « les volumes de déchets liés à la décontamination sont estimés entre 28 et 55 millions de m3  ». Autrement dit, si l’on cherche un équivalent  un peu parlant, entre 11 000 et 22 000 piscines olympiques…  

Rappelons, pour comparaison en volume, qu’un centre comme celui de l’Aube en France, géré par l'Andra, réservé aux déchets de faible et moyenne activité à vie courte (en exploitation depuis 1992), a une capacité de 1 million de m3, et celui des très faibles activité est de 650 000 m3.

C’est toute une série d’autres questions que l’on pourrait aussi poser. Les sacs que l’on voit sur la photo tiendront-ils aussi longtemps sans être altérés et déverser leur contenu ? Les nappes phréatiques ne seront-elles alors pas menacées sous les zones d’entreposage, malgré les parois (en principe) étanches que l’on installe sur le sol ? Et que va-t-il advenir réellement des zones décapées ? Ne vont-elles pas se re-contaminer, au gré des précipitations qui gonflent les ruisseaux, drainant les particules venues des collines et montagnes alentour…

 

Crédit : Dominique Leglu. Séoul, 10 juin 2015, World congress of science journalists (WCSJ). Au pupitre, Toshihide Ueda (à droite) montre la photo du site d'entreposage de la ville de Tomioka, pendant la table-ronde consacrée au nucléaire. 

Je me suis souvenue d’une interview que le professeur Hiroaki Koide (assistant au laboratoire de recherche sur les réacteurs nucléaires à l’Université de Tokyo) avait accordée neuf mois après les débuts de la catastrophe de Fukushima (Le Monde, édition papier jeudi 8 décembre 2011). A la question de notre confrère Philippe Pons « Le gouvernement veut tourner la page : le leitmotiv est « reconstruire », « décontaminer »… »,  il avait répondu : « […] La décontamination est une nouvelle source de profit pour celui-ci et la reconstruction, une manne pour les entreprises de génie civil. Si on veut décontaminer, c’est tout le département de Fukushima qui doit l’être. Mais où transportera-t-on la terre irradiée ? »

Quand Shinzo Kimura, professeur associé à l’université Dokkyo est passé à Paris le 18 juin 2015 pour une conférence  consacrée aux conséquences sanitaires de la catastrophe, je lui ai posé la question de savoir ce qu’il pensait, quatre ans après, de cette entreprise de décontamination des sols. La réponse de ce spécialiste de radioprotection, qui se bat localement pour aider les populations face à la question de la contamination (lire aussi SetA n°805, mars 2014 et dans notre prochain n°822, août 2015), est une illustration de toute la difficulté de se prononcer sur la situation : « Je suis à la fois pour et contre. Il faut faire le maximum. Mais cette décontamination n’a qu’un impact limité. Ça ne peut pas aboutir. »

L’IRSN cite un exemple, celui du «  plan de décontamination de la portion de « special decontamination area » située sur le territoire de la municipalité de Tamura ».  […] Mené à son terme [il] a conduit notamment à diminuer l’ambiance radiologique dans les zones résidentielles de 28 à 56 %. »

En clair, c’est dans un engrenage infernal que se retrouve pris un gouvernement après une catastrophe du genre Fukushima – qui a contaminé une superficie équivalente à l’Ile de France. Qu’il ne fasse rien et il sera accusé de grave négligence (ou pire) vis-à-vis de sa population. Qu’il agisse et rien ne prouve que les résultats soient probants. Surtout dans la phase intermédiaire, comme actuellement autour de Fukushima, où se développent de multiples « petits entreposages » en attente de regroupement dans les ISF, avant l’hypothétique stockage définitif.  Et sans même mentionner les questions de sécurité que ces lieux, évidemment, ne manquent pas de poser. Un vrai casse-tête (japonais). 

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Le démantèlement de Fukushima totalement reprogrammé

Le démantèlement de Fukushima totalement reprogrammé | Japan Tsunami | Scoop.it
Tepco va d’abord retarder le retrait des barres de combustible toujours stockés dans les piscines de refroidissement situées près des cuves des réacteurs
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Pour la première fois en deux ans, l’électricien Tepco, qui gère le démantèlement des réacteurs détruits de Fukushima Daiichi a admis, ce matin, qu’il allait devoir profondément revoir le calendrier de son chantier pharaonique. Si le groupe, désormais public, assure toujours que le site sera totalement “nettoyé” d’ici 30 ou 40 ans, il a indiqué qu’il allait reporter de plusieurs années le complexe travail de retrait des combustibles bloqués dans les réacteurs 1, 2 et 3, où la radioactivité rend quasiment impossible le travail des humains.

Tepco va d’abord retarder le retrait des barres de combustible toujours stockés dans les piscines de refroidissement situées près des cuves des réacteurs. Sa nouvelle feuille de route évoque désormais une récupération de ces “crayons” à partir de l’année fiscale 2017, soit entre avril 2017 et mars 2018 pour le réacteur 3. Initialement, le groupe pensait entamer cette tâche dès 2015. Le retrait des combustibles usés des bassins situés dans les bâtiments des réacteurs 1 et 2 ne commencera lui qu’en 2020 ou 2021, soit avec trois ans de retard par rapport au calendrier initial. Du fait de ces décalages, l’électricien va également devoir repousser les tentatives de retrait des combustibles qui ont fondu, lors de la catastrophe de 2011, à l’intérieur même des cuves des réacteurs. Pour tous les analystes, cette étape est la plus dangereuse et la plus complexe de l’ensemble du processus de démantèlement car elle va nécessiter l’invention de nouvelles solutions technologiques.

2021

Pour l’instant, seul le travail des ingénieurs impliqués dans la récupération du combustible fondu du réacteur 2 de la centrale américaine de Three Mile Island peut servir de référence de départ aux travaux programmés à Fukushima. Mais le cas américain était beaucoup plus simple à gérer que celui qui se présente aux chercheurs japonais qui devront travailler dans des réacteurs totalement détruits et sur un combustible fondu (corium) qui a très probablement traversé l’enceinte du réacteur. Dans la feuille de route approuvée, ce matin, Tepco indique qu’il ne devrait se prononcer sur les méthodes de retrait de ce combustible fondu qu’en 2018 ou 2019 et envisagerait de lancer les travaux préparatoires à ce chantier dans le réacteur numéro un que vers 2021.

Afin de se concentrer sur ces défis complexes, Tepco voudrait “évacuer” rapidement le problème des eaux contaminées qui se sont accumulées sur le site de Fukushima. Espérant finir prochainement le “nettoyage” de la totalité de ces gigantesques volumes d’eau, l’électricien pourrait proposer de la relâcher en mer, avec l’accord probable du gouvernement. Mais il se heurte encore aux réticences des communautés locales qui notent que l’eau “nettoyée” de la quasi-totalité des radionucléides qui la composaient contient encore du tritium, qui est très difficile à retirer. Tepco tente d’expliquer que les pays exploitants des centrales nucléaires rejettent eux-aussi de l’eau tritiée en mer. Les négociations sur le devenir de cette eau seront lancées l’an prochain.


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Les enfants de Fukushima sont en train de mourir

Les enfants de Fukushima sont en train de mourir | Japan Tsunami | Scoop.it
Plus de 48 % des 375.000 jeunes – presque 200.000 enfants – testés par l’Université de Médecine de Fukushima vivant à proximité des réacteurs souffrent aujourd’hui d’anomalies pré-cancéreuses de la thyroïde, principalement de nodules et de kystes


Quelque 39 mois après les multiples explosions à Fukushima, le taux de cancers de la thyroïde chez les enfants des environs sont montés en flèche, dépassant de 40 fois la normale.

Plus de 48 % des 375.000 jeunes – presque 200.000 enfants – testés par l’Université de Médecine de Fukushima, vivant à proximité des réacteurs souffrent aujourd’hui d’anomalies pré-cancéreuses de la thyroïde, principalement de nodules et de kystes. Le taux est en voie d’accélération.


2011, Enfant qui passe un test de radioctivité



Plus de 120 cancers infantiles ont été relevés quand on ne s’attend qu’à trois seulement, déclare Joseph Mangano, directeur exécutif du Projet Radiation et Santé Publique.

L’industrie nucléaire et ses chantres continuent de nier cette tragédie sanitaire. Certains ont en fait affirmé que « pas une seule personne » n’a été affectée par la libération massive des radiations de Fukushima, qui, pour certains isotopes, a dépassé de presque 30 fois celle d’Hiroshima.

Mais l’épidémie mortelle de Fukushima concorde avec les impacts subis par les enfants après l’accident de Three Mile Island en 1979 et l’explosion de Tchernobyl en 1986, de même qu’avec les conclusions rapportées pour d’autres réacteurs commerciaux.

Les enfants à proximité ne sont pas les seules victimes de Fukushima. L’un des responsables de la centrale, Masao Yoshida est mort à 58 ans d’un cancer de l’œsophage. Masao a héroïquement refusé d’abandonner Fukushima au pire moment de la crise, sauvant probablement des millions de vies. Les ouvriers du site employés par des entrepreneurs indépendants – dont de nombreux sont dominés par des syndicats du crime (cf Des SDF recrutés pour nettoyer Fukushima) – sont souvent laissés sans aucune surveillance pour l’exposition aux radiations. La colère du public augmente avec les plans du gouvernement pour obliger les familles – dont certaines avec de nombreux enfants – à retourner dans la région lourdement contaminée autour de la centrale.

Par dessus tout, les terribles nouvelles de Fukushima ne peuvent que s’aggraver. Les radiations des trois cœurs fondus sont toujours charriées dans le Pacifique. La gestion des barres de combustible des piscines suspendues dans l’air et éparpillées autour du site reste périlleuse.

Le régime pro-nucléaire de Shinzo Abe veut rouvrir les 48 réacteurs restant (cf Japon, le retour du nucléaire ?). Il a fortement incité les familles qui ont fui la catastrophe à réoccuper les maisons et les villages irradiés.

Mais Three Mile Island, Tchernobyl et le fléau de mort et de maladie qui fait aujourd’hui surface près de Fukushima dit trop clairement que le coût humain de telles décisions continue de s’aggraver – avec nos enfants les premiers et les pires touchés.

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Des dauphins morts à Fukushima, les poumons irradiés

Des dauphins morts à Fukushima, les poumons irradiés | Japan Tsunami | Scoop.it

Les scientifiques japonais affirment n'avoir jamais rien vu de pareil après avoir autopsié un groupe de dauphins morts retrouvés échoués sur une plage non loin du site de la catastrophe de 2011 à Fukushima.

 

De nombreux dauphins ont été découverts échoués sur les côtes ces derniers temps. Le musée national des sciences a donc décidé d'enquêter. Trente chercheurs ont ainsi autopsié les 17 animaux retrouvés. Les poumons de ces dauphins étaient blancs, ce qui, d'après les scientifiques, est une indication du manque de sang acheminé vers les organes dû à un empoisonnement par radiation.

D'après Yuko Tajima, qui dirige les recherches, "les poumons de la majorité d'entre eux étaient blancs pour cause d'ischémie, une maladie vasculaire qui diminue l'apport sanguin vers un organe. Non traitée, elle peut mener à la mort". Il ajoute qu'il a été démontré que les radiations ionisantes à petites doses et sous certaines conditions sont considérées comme étant un des mécanismes de base des maladies ischémiques.

Les risques de cancer provoqués par les effets des radiations ont été révélés après l'accident de Tchernobyl, et récemment, on a découvert que le risque de maladie  ischémique lié aux radiations serait statistiquement plus grand que le nombre de cancers. En 1990, le ministère de la santé biélorusse avait déjà dévoilé dans un rapport l'aggravation du nombre de personnes affectées par ces maladies: "Le nombre d'adultes atteints par les maladies ischémiques cardiaques est de 2 à 4 fois plus élevé en comparaison avec les années précédentes".

On peut donc s'attendre à ce type de constatations dans la région de Fukushima dans les années à venir.


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