Japan Tsunami
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8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,  <br>Earthquake & Tsunami aftermath,  <br>Fukushima
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Japon : brève alerte au tsunami après un séisme près de Fukushima

Japon : brève alerte au tsunami après un séisme près de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
Un tremblement de terre de magnitude 6,8 a secoué la région où se trouve la centrale nucléaire accidentée en mars 2011. Tepco n'a pour l'instant relevé « aucune anomalie nouvelle ».


Un avis de risque de tsunami a été émis pendant quelques heures, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 juillet, dans le nord-est du Japon, après un violent séisme au large de Fukushima, le site de la centrale nucléaire accidentée en 2011.

Une forte secousse de magnitude 6,8 s'est produite samedi vers 4h20 (vendredi 21h20 à Paris) au large des côtes de Fukushima à une profondeur de 10 kilomètres, a précisé l'agence de météorologie nippone.

Les autorités ont mis en garde contre un possible raz-de-marée d'une hauteur d'un mètre ou plus sur les côtes de Fukushima ainsi que de préfectures voisines d'Iwate et Miyagi, les mêmes que celles qui ont été touchées le 11 mars 2011. Une montée des eaux de 20 cm a été mesurée moins d'une heure après le séisme à Ishinomaki, la ville côtière la plus meurtrie il y a trois ans et demi, puis l'alerte a été levée vers 6h15 (23h15 à Paris).

Lire notre récit : Fukushima an III : sur la côte dévastée, la peur et la colère

Un conseil d'évacuation avait immédiatement été donné aux habitants de localités de la préfecture d'Iwate plus au nord. La chaîne de télévision publique NHK a interrompu ses programmes pour transmettre les informations, comme le veut sa mission d'intérêt général. « N'approchez surtout pas des côtes, n'allez pas voir comment est le niveau de la mer », répétait sans arrêt le présentateur tandis qu'était en permanence affichée en bas de l'écran la carte du Japon, sur laquelle où la côte menacée par une brusque montée des eaux clignotait en jaune.

« INCROYABLE SÉISME »

L'alarme des téléphones portables des journalistes de l'AFP avait retenti une trentaine de secondes avant le tremblement de terre pour prévenir de sa probable survenue, grâce à un système de détection précoce et d'informations de l'agence de météorologie.

Peu après apparaissaient les premiers témoignages sur Twitter, dont celui d'un travailleur de Fukushima qui a évoqué un « incroyable séisme ».

Quelques minutes après le séisme, la compagnie gérant les deux centrales nucléaires de Fukushima, Fukushima-Daiichi et Fukushima-Daini, a indiqué qu'« aucune anomalie nouvelle n'[avait] pour l'heure été rapportée dans les installations », ce qu'elle a confirmé par la suite. Elle avait rapidement ordonné aux travailleurs du site de quitter la zone côtière mais, finalement, le niveau de l'eau n'a augmenté ponctuellement que de 30 cm environ dans le port de la centrale, a-t-elle ajouté.

SOUS-SOLS CONTAMINÉS

Ce séisme et alerte au tsunami ont frappé une partie de la région dévastée par le gigantesque tsunami du 11 mars 2011 qui avait fait directement plus de 18 000 morts. Le tremblement de terre de samedi survient en outre alors que l'autorité de régulation nucléaire a justement souhaité cette semaine que la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) prenne des mesures supplémentaires dans la centrale accidentée Fukushima Daiichi face au risque permanent de nouvelle catastrophe.

De son côté, Tepco a affirmé depuis des mois déjà que les installations étaient capables de résister à un fort séisme et que des dispositions avaient été prise face au risque de tsunami. Toutefois, tout le monde se demande ce qu'il adviendrait de l'eau ultracontaminée dont regorgent les sous-sols du site si la mer arrivait jusque-là. La même question se pose pour le millier de réservoirs qui stockent des centaines de milliers de mètres cubes d'eau radioactive. Sans compter les tuyauteries, les câbles et autres équipements qui jonchent le terrain autour des bâtiments des réacteurs.

Lire notre reportage : Voyage au cœur de la centrale de Fukushima

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Le déroulement de l'accident de Fukushima Daiichi

Ce film détaille le déroulement de l'accident de la centrale de Fukushima Daiichi en mars 2011.
Il explique le fonctionnement des réacteurs à eau bouillante exploités au Japon, détaille le scénario de l'accident et présente les interventions d'urgence menées durant la crise et depuis.


Pour plus d'information: http://www.irsn.fr/fuku-lecons/

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Fukushima évacué suite à un tremblement de terre

Fukushima évacué suite à un tremblement de terre | Japan Tsunami | Scoop.it

Un séisme de magnitude 7,1 s'est produit dans la nuit de vendredi à samedi au large de la côte est du Japon, a annoncé le Centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique. Le personnel de la centrale de Fukushima a reçu l'ordre d'évacuer. Le séisme a eu lieu à 02h10 heure locale samedi à une profondeur de 10 kilomètres et à 320 kilomètres au large de la ville d'Ishinomaki, dans la préfecture de Miyagi, selon l'institut américain de géophysique, l'USGS, qui a pour sa part évalué sa magnitude à 7,5.

Un tsunami de faible ampleur a touché la côte nord-est du Japon après le puissant séisme, a annoncé samedi matin la télévision publique NHK. Cette vague de 30 centimètres a atteint Ishinomaki, dans la préfecture de Miyagi, une ville détruite par le tsunami géant du 11 mars 2011. Elle a aussi touché d'autres endroits de la préfecture et les villes d'Ofunate et Kamaishi dans la préfecture voisine d'Iwate, a précisé la chaîne.

Les habitants de ces deux préfectures se sont vus conseiller d'évacuer les environs immédiats du littoral. "Les vagues sont en train de monter à Ishinomaki", a expliqué un commentateur de la NHK. "Le tsunami pourrait gagner en puissance, restez en alerte", a conseillé la chaîne aux habitants de la région.

D'après la compagnie d'électricité Tohoku Electric Power, citée par la chaîne, une vague de 55 cm a atteint le port d'Onagawa où se trouve une centrale nucléaire. Le personnel de la centrale nucléaire de Fukushima, sérieusement accidentée par le tsunami du 11 mars 2011, a reçu un ordre d'évacuation, a rapporté par ailleurs l'agence de presse Kyodo, citant la compagnie TEPCO qui gère la centrale, et selon laquelle aucune nouvelle anomalie n'a été observée.

Le personnel de la centrale nucléaire de Fukushima, sérieusement accidentée par le tsunami d'il y a deux ans et demi dans la même région, a reçu un ordre d'évacuation, a indiqué la NHK, citant la compagnie TEPCO qui gère la centrale, et selon laquelle aucune nouvelle anomalie n'a été observée.

La chaîne a précisé qu'aucune montée des niveaux de radioactivité n'avait été constatée dans la zone. Elle a ajouté qu'aucun problème n'avait été constaté dans les autres centrales nucléaires de la région, toutes à l'arrêt par précaution à cause de la catastrophe de Fukushima.

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Fukushima: des militaires américains poursuivent en justice l'opérateur Tepco

Fukushima: des militaires américains poursuivent en justice l'opérateur Tepco | Japan Tsunami | Scoop.it
La société japonaise Tepco est poursuivie en justice par des militaires américains. Ils étaient jusqu’à présent neuf, ils sont désormais 26 et le nombre pourrait encore augmenter. Tous ont un point commun : être intervenus au Japon après la catastrophe nucléaire de Fukushima.
 
Jacques Le Bris's insight:

Aujourd’hui, tous affirment avoir contracté des maladies dues à leur exposition aux radiations : cancers, tumeurs, problèmes de tyroïde ou maux de tête. Ils réclament au total plus de deux milliards de dollars de dommages et intérêts ainsi que l’ouverture d’un fonds d’indemnisation de plus d’un milliard supplémentaire.

La société Tepco n’a pas souhaité faire de commentaire ce vendredi 15 mars. Interrogé par le journal spécialisé Stars and Stripes, le Pentagone a rappelé que, selon lui, les radiations auxquelles ces personnes ont été exposées ne posent pas de risque majeur pour leur santé.

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Radioactivité record pour des poissons à proximité de Fukushima

Radioactivité record pour des poissons à proximité de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
Des quantités record de caesium, un élément radioactif, ont été découvertes dans des poissons pêchés à 20 km de distance de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, au nord-est du Japon, a déclaré mercredi aux médias japonais l'opérateur électrique Tepco, qui exploite la centrale en question.

L'opérateur a indiqué avoir découvert des niveaux de radioactivité de 25.800 becquerels de caesium par kilo dans les poissons pêchés à proximité de la centrale, soit un niveau 258 fois plus élevé que les normes de sécurité dans l'alimentation fixées par les autorités. Le précédent record de radioactivité, soit 18 700 becquerels de caesium par kg, avait été enregistré à l'occasion de mesures pratiquées sur des saumons au large de Fukushima, selon l'Agence nationale des Pêcheries.

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Corinne Lepage : "Fukushima, accident d’origine humaine. Le nucléaire français souffre des mêmes faiblesses”

Corinne Lepage : "Fukushima, accident d’origine humaine. Le nucléaire français souffre des mêmes faiblesses” | Japan Tsunami | Scoop.it
La commission, mandatée par le Parlement japonais, a rendu public son rapport sur l'accident nucléaire de Fukushima jeudi. L'origine de la catastrophe serait humaine et non due au tsunami géant. Une affirmation que partage Corinne Lepage.

 

e moins que l’on puisse dire est que le rapport - plus qu'accablant - que la commission indépendante japonaise vient de rendre public sur les causes du drame de Fukushima, tranche avec la chape de plomb et la langue de bois habituelles du lobby nucléaire, dont l’Autorité de sûreté (ASN) vient d’administrer une nouvelle preuve durant son audition devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale ce matin.

Que dit en résumé ce rapport ? Contrairement à ce que les ministres en place à l’époque - à commencer par M. Besson - nous ont asséné, la catastrophe de Fukushima n’est pas d’origine naturelle mais humaine. C’est une catastrophe nucléaire d’origine industrielle résultant de plusieurs facteurs :

La connaissance d’un risque par les autorités exploitantes et de contrôle qui n’a pas été pris en compte, et ce, délibérément (depuis 2006 le risque était parfaitement identifié) ;

L’affirmation que des mesures de prévention ont été mises en place, alors qu’elles ne l’étaient pas et que les autorités de contrôle fermaient les yeux ;

Le refus de mettre en place des améliorations pour de faux prétextes ;

Le déni de réalité de TEPCO qui, pour couvrir sa faute, a invoqué l'extrême violence du tsunami, alors que les installations n’étaient pas en capacité - comme elles l’auraient dû - de résister à un tremblement de terre ;

L’impotence à réagir, alors qu’une réponse efficace était possible ;

Un management du système de crise en complet dysfonctionnement, qu’il s’agisse de TEPCO, des organes de contrôle ou des autorités publiques ;

L’incapacité de prendre les mesures d’évacuation et de protection de la population adaptées, ainsi que la désinformation de la population ;

La non prise en compte de l'effet des faibles doses dans l'anticipation d'une contamination nucléaire.


Le rapport propose également une réforme globale du système qui ne saurait être cosmétique et qui montre une réelle évolution.

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Protest as Japan restarts reactor

Protest as Japan restarts reactor | Japan Tsunami | Scoop.it
Hundreds of protesters gather as Japan restarts the first nuclear reactor since the crisis at Fukushima last year.

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Safety tests

On Friday, tens of thousands took part in anti-nuclear rallies in Tokyo outside Prime Minister Yoshihiko Noda's official residence, chanting "Saikado hantai," or "No to nuclear restarts", in what correspondents say was a rare show of dissent in Japan.

The BBC's Mariko Oi, who is in the capital, says it was one of the largest demonstrations seen since the crippling of reactors at the Fukushima plant over a year ago.

Reports differ on the number of attendees, but organisers say 200,000 people took part, our correspondent says.

The restart of Ohi's No 3 reactor - expected at 2100 local time (midday GMT) - follows an order by Mr Noda, who last month called for support for the move.

Mr Noda said that he had approved the reactivation of two reactors at Ohi, in an attempt to bolster the economy and prevent energy shortages over the summer.

The No 3 reactor at Ohi, in Fukui prefecture, is expected to start supplying electricity on Wednesday, according to the operator, Kansai Electric Power Co (Kepco). Reactor No 4 is to be restarted on 14 July.

The government is continuing to assess whether other nuclear plants are safe to be reactivated.

The decision was welcomed by businesses who had voiced concern over the lack of power for industry.

But demonstrators say they are not convinced by assurances over safety, and argue that Japan should take the opportunity to move to alternative energy sources.

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Japon: quelque 20.000 antinucléaires devant la résidence du Premier ministre

Japon: quelque 20.000 antinucléaires devant la résidence du Premier ministre | Japan Tsunami | Scoop.it

Au moins 20.000 opposants à l'utilisation de l'énergie nucléaire manifestaient bruyamment vendredi soir à Tokyo devant la résidence du Premier ministre qui a décidé la semaine dernière d'autoriser le redémarrage de deux réacteurs alors que les 50 du pays étaient arrêtés.

"Saikado hantai !" ("Non à la relance !") hurlaient les manifestants, parmi lesquels le journaliste dénonciateur de scandales Satoshi Kamata, un des meneurs du mouvement "Adieu l'énergie nucléaire !" au côté de l'écrivain prix Nobel Kenzaburo Oe, à l'origine d'une pétition rassemblant à l'heure actuelle plus de 7,5 millions de signatures.

Samedi 16 juin, le chef du gouvernement, Yoshihiko Noda, a donné son feu vert à la remise en exploitation de deux réacteurs de l'ouest du pays, Ohi 3 et 4, les premiers à pouvoir redémarrer depuis l'accident atomique de Fukushima provoqué par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.

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Former Japanese leader: 'I felt fear' during nuclear crisis

Former Japanese leader: 'I felt fear' during nuclear crisis | Japan Tsunami | Scoop.it
Former Japanese Prime Minister Naoto Kan said he was overwhelmed and afraid during last year's nuclear meltdown.

 

Former Japanese Prime Minister Naoto Kan said he was overwhelmed and afraid during last year's nuclear meltdown at the Fukushima Daiichi plant, acknowledging that little has been done since then to ensure that another nuclear disaster will not occur.

Sounding like a fiery anti-nuclear activist, Kan Monday testified before a panel appointed by parliament to investigate the nuclear disaster.

"There wasn't much information coming to me" from the government regulatory agency, NISA, or the plant's operator, TEPCO, Kan said. "I thought I couldn't make any countermeasures in this crisis. I felt fear."

During his testimony, Kan turned a critical finger on himself, Japan's bureaucrats and TEPCO, saying all were hoping the situation would not spiral more out of control. He said all often were more worried about protecting their jobs and turf than public safety.

 

Kan specifically pointed to a request from TEPCO to evacuate the Fukushima plant -- a request he refused.

"The worst case scenario was that 30 million people would have to evacuate from the capital (Tokyo)," Kan told the panel. "That would come to within one inch of the end of this nation."

Kan said he did his best to share information with the public, but admitted there weren't many verified facts to share.

Over the weekend, Yukio Edano, Kan's former chief cabinet secretary, testified that his office rejected a U.S. offer to supply nuclear experts, saying it was "not appropriate." Kan told the panel that he heard about the U.S. offer after the fact, but supported Edano's decision.

Kan also spoke about Japan's so-called "nuclear village." That's the term used to describe the utilities, nuclear regulators, bureaucrats and academics who support the usage of nuclear energy in Japan. It's a group Kan said shows no remorse for the disaster.

The first priority of Japan's new nuclear policy should be to dismantle the power of the nuclear village, along with all nuclear power plants, Kan said.

"I would like to say to the Japanese and to the world -- the safest nuclear policy is not to have any nuclear plants."

 

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JAPON. Ce que l'on sait sur l'état de la centrale de Fukushima

JAPON. Ce que l'on sait sur l'état de la centrale de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it
Fusion des cœurs de trois réacteurs, perte de refroidissement de plusieurs piscines d’entreposage de combustibles usés, explosions dans les bâtiments des réacteurs 1 à 4… Quatre des six réacteurs de la centrale de Fukushima-Daiïchi, ravagés tour à tour par le tremblement de terre puis par le tsunami des 11 et 12 mars 2011, sont désormais des ruines. Mais des ruines actives.

Selon Jacques Repussard, directeur général de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) :

Il est actuellement impossible d’approcher du cœur des réacteurs. La radioactivité est tellement élevée que même les robots ont des difficultés"

Autre problème: les capteurs de températures, qui n’ont pas été conçus pour être exposés si longtemps à de si forts taux de radioactivité, et déraillent. "Le diagnostic est encore faisable aujourd’hui, mais il est délicat, commente Thierry Charles, directeur général adjoint à l’IRSN, chargé de la sûreté des installations et des systèmes nucléaires. Et il faudra pallier dans la durée la perte des capteurs". Comment ? On ne sait pas.

 

Piscines et réacteurs sont-ils stabilisés ?

Qu'en est-il aujourd'hui dans les réacteurs ? D’après les informations livrées par Tokyo Electric Power Company (Tepco), la fusion des cœurs a entraîné un écoulement de corium (mélange de combustibles et de matériaux d’assemblage) qui a percé la cuve et atteint le fond en béton de l’enceinte de confinement. Selon Tepco, le corium pourrait avoir attaqué le béton dans le réacteur 1 sur une épaisseur de 80cm -"sachant que celui-ci a une épaisseur de 1,90 mètre", rassure Francis Sorin, de la Société française d'énergie nucléaire (SFEN), proche des exploitants.

 

Les réacteurs sont théoriquement "arrêtés à froid" depuis début janvier, même si pour l’occasion, Tepco a joué avec les mots.

 

Disons que la température interieure est stabilisée en dessous de 100°C, grâce à des injections d’eau douce (10 m3/h), et d’azote pour maintenir leur inertage et éviter tout risque de combustion d’hydrogène.

Du côté des piscines – y compris de celle qui venait de recevoir les combustibles chauds du réacteur 4- la situation serait également stabilisée. Elles sont refroidies en circuit fermé, et l’on n’observerait pas de dégradation importante des combustibles entreposés. Selon l'IRSN :

Malgré divers événements apparemment inquiétants –présence de xenon, dérive de mesures de températures, fuite de circuits d’eau…- les installations n’auraient pas connu ces derniers mois d’évolution significative de la situation"

Reste qu'il manque encore "un retour d’expérience scientifique et technique de l’accident": sur les causes exactes des ruptures d’alimentation, les organes qui ont failli les premiers, l'explosion du réacteur 4 malgré l'absence de combustible…

 

 

Y a-t-il encore des rejets radioactifs ?

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La contamination post-Fukushima jugée "chronique et pérenne"

La contamination post-Fukushima jugée "chronique et pérenne" | Japan Tsunami | Scoop.it
L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français (IRSN) a rendu ses premières estimations sur les conséquences de la catastrophe.

 

Un an après la catastrophe qui a touché la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, la contamination radioactive a fortement décru, mais elle est désormais "chronique et pérenne", a indiqué, mardi, l'Insitut de radioprotection et de sûreté nucléaire français (IRSN). "Les rejets principaux se sont produits du 12 au 25 mars 2011, en une quinzaine d'épisodes dont les plus importants auraient eu lieu avant le 17 mars", résume l'IRSN dans son bilan.

Selon les estimations, encore provisoires, réalisées par l'Institut depuis la catastrophe, les rejets d'iodes radioactifs dans l'atmosphère ont atteint 408 millions de milliards de becquerels, un chiffre impressionnant, mais qui reste dix fois inférieur à celui de l'explosion de la centrale de Tchernobyl, en Ukraine, en 1986. Ces iodes ont une "période radioactive" très courte, autrement dit leur radioactivité décroît de moitié rapidement (de quelques heures à huit jours selon le type d'iode), et ils ont surtout représenté un risque pour l'environnement et la santé durant les premières semaines après l'accident.

 

Trente ans de radioactivité

Mais les trois réacteurs accidentés et les explosions d'hydrogène dans les bâtiments de la centrale ont aussi libéré de grandes quantités de césium radioactif, à la durée de vie beaucoup plus longue : 58 millions de milliards de becquerels (environ trois fois moins que pour Tchernobyl). Le césium 137 ayant une période radioactive de 30 ans, il reste aujourd'hui 98 % de sa radioactivité initiale dans l'environnement, un taux qui sera encore de 81 % en 2020, souligne Didier Champion, directeur de la crise à l'IRSN.

"La contamination initiale liée à l'accident a fortement décru. Cela ne veut pas dire qu'il n'y en a plus, loin s'en faut. Aujourd'hui, et pour de nombreuses années, nous sommes dans un état de contamination chronique et pérenne de l'environnement", résume Didier Champion. "Il y a des risques d'exposition chronique, à des faibles doses, certes, mais qui peuvent s'accumuler au cours du temps si l'on n'y prend pas garde", ajoute-t-il, insistant sur la nécessité de suivre la contamination d'un certain nombre de denrées alimentaires (fruits, lait, champignons, gibiers, poissons).

 

Dispersion dans le Pacifique

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Le Japon apprend à se passer du nucléaire

Le Japon apprend à se passer du nucléaire | Japan Tsunami | Scoop.it
Près d'un an après le drame de Fukushima, l'archipel n'a presque plus de réacteurs nucléaires en activité. Sans drame. Chacun a su réduire sa consommation.

 

Le Japon pourrait bien se réveiller un beau matin d'avril sans le moindre réacteur nucléaire en service. Sur les 54 construits depuis le début des années 1970, seuls trois fonctionnaient encore à la mi-février, et pour seulement quelques semaines. Dans l'archipel, un réacteur est arrêté pour inspection après treize mois de fonctionnement. Depuis l'accident de Fukushima, le 11 mars 2011, le gouvernement a ajouté à ces contrôles réguliers une double batterie de tests de résistance et n'a pour l'instant délivré aucune autorisation de redémarrage.


Si aucun réacteur n'était relancé, le Japon se trouverait privé de 30% de ses capacités de production d'électricité. De quoi faire craindre au ministre de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie, Yukio Edano, "des difficultés pour passer l'été", saison au cours de laquelle la consommation de courant est la plus importante dans le pays.
Une inquiétude justifiée? Pas sûr, car rien n'indique, aujourd'hui, que l'absence du nucléaire menace le quotidien des Japonais et le fonctionnement des grandes entreprises. "En raison des inspections régulières des réacteurs, les compagnies d'électricité avaient déjà construit des centrales thermiques, afin de compenser leurs arrêts", observe Junichi Sato, directeur exécutif de Greenpeace Japon. Le plus souvent à l'arrêt ou sous-exploitées avant le séisme et le tsunami du 11 mars, elles ont été relancées et assurent, à présent, un approvisionnement stable en électricité.

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Fukushima : niveaux très élevés de radioactivité dans des municipalités de la zone évacuée

Fukushima : niveaux très élevés de radioactivité dans des municipalités de la zone évacuée | Japan Tsunami | Scoop.it

Un rapport d'étape du ministère de l'environnement japonais, rendu public vendredi 24 février, confirme des niveaux très élevés de radioactivité dans des municipalités de la zone évacuée autour de la centrale nucléaire de Fukushima, théâtre d'un accident après le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars. Ce document, qui se fonde sur des mesures effectuées entre le début de novembre 2011 et la mi-janvier 2012, vient corroborer les résultats antérieurs.
Le rapport met en avant des niveaux de radioactivité pouvant atteindre 470 millisieverts par an, comme dans la ville de Futaba, au nord de Fukushima, alors que la norme habituelle en conditions normales n'excède pas 1 millisiervert par an. Toutefois, précise le rapport, les taux enregistrés varient énormément, même au sein de la même commune, ce qui prouve une dispersion très hétérogène de la contamination. Ainsi certaines mesures prises à Futaba mettent en avant des niveaux parfois proches de la normale.

 

RAPPORT FINAL DANS LES PROCHAINES SEMAINES

La zone interdite et évacuée s'étend aujourd'hui sur un rayon de 20 kilomètres autour du complexe atomique de Fukushima-Daïchi, à laquelle s'ajoutent quelques localités plus distantes mais fortement touchées. Le gouvernement japonais entend redécouper cet ensemble en fonction des niveaux de contamination réellement constatés à chaque endroit. Le rapport final du ministère de l'environnement est attendu dans les prochaines semaines. Il devrait déclarer inhabitables les lieux qui présentent une radioactivité supérieure à 50 millisieverts par an.

Une zone dite "de préparation au retour" devrait également être créée là où la dose d'exposition aux radiations est comprise entre 1 et 20 millisieverts par an. Cette aire sera en priorité décontaminée, pour s'approcher le plus possible de 1 millisievert par an, limite légale habituelle. Toutefois, pour rendre les lieux vivables, il faudra aussi remettre en état les infrastructures, fortement endommagées par le séisme et le tsunami et laissées à l'abandon pendant neuf mois.

Une zone "d'habitat limité" est également en projet. Elle devrait voir le jour là où la dose de radiations se situe entre 20 et 50 millisieverts par an. Les localités concernées seront encore interdites plusieurs années, mais la décontamination y sera entreprise pour ramener le niveau en deçà de 20 millisieverts annuels et permettre à plus long terme le retour des résidents.

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Frayeur au Japon après une alerte au tsunami près de Fukushima

Frayeur au Japon après une alerte au tsunami près de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Une photo de la centrale nucléaire de Fukushima prise le 11 mars 2012


Un fort séisme de magnitude 6,8 sur l’échelle de Richter selon le US Geological Surveys’est produit au nord-est du Japon, non loin de Fukushima. Les autorités ont immédiatement émis un avis de risque de Tsunami.

La forte secousse s’est produite samedi vers 04h20 locales (vendredi 21h20 en Belgique) en face des côtes de Fukushima à une profondeur de 10 km, a précisé l’agence de météorologie nippone sur son site internet. Une montée des eaux de 20 cm a été mesurée à Ishinomaki, la ville côtière la plus meurtrie il y a trois ans et demi, lors du passage du tsunami qui a provoqué l’un des plus graves accidents nucléaires de l’histoire. Quelques minutes après le séisme, la compagnie gérant les deux centrales nucléaires de Fukushima, Fukushima Daiichi et Daini, a indiqué qu’«  aucune anomalie nouvelle n’(avait) pour l’heure été rapportée dans les installations  ».

L’alerte a été levée un peu après 23h (heure belge).

« N’approchez surtout pas des côtes »

La chaîne de télévision publique NHK a immédiatement interrompu ses programmes pour transmettre les informations, comme le veut sa mission d’intérêt général.

« N’approchez surtout pas des côtes, n’allez pas voir comment est le niveau de la mer », répétait sans arrêt le présentateur tandis qu’était en permanence affichée en bas de l’écran la carte du Japon, sur laquelle où la côte menacée par une brusque montée des eaux clignotait en jaune.

L’opérateur de la centrale de Fukushima a aussi demandé aux travailleurs du site de ne pas rester à proximité de l’océan Pacifique voisin du complexe atomique, selon la NHK.

Cette mise en garde frappe une partie de la région dévastée par le gigantesque tsunami du 11 mars 2011 qui avait fait directement plus de 18.000 morts.

Séisme et tsunami, le scénario du pire

Le tremblement de terre de samedi survient en outre alors que l’autorité de régulation nucléaire a justement souhaité cette semaine que la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) prenne des mesures supplémentaires dans la centrale accidentée Fukushima Daiichi face au risque permanent de nouvelle catastrophe.

De son côté, Tepco a affirmé depuis des mois déjà que les installations étaient capables de résister à un fort séisme et que des dispositions avaient été prises face au risque de tsunami.

Toutefois, tout le monde se demande ce qu’il adviendrait de l’eau ultra-contaminée dont regorgent les sous-sols du site si la mer arrivait jusque-là. La même question se pose pour le millier de réservoirs qui stockent des centaines de milliers de mètres cubes d’eau radioactive. Sans compter les tuyauteries, les câbles et autres équipements qui jonchent le terrain autour des bâtiments des réacteurs.

Le Japon subit chaque année 20 % des séismes les plus violents enregistrés sur Terre.

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Face à la catastrophe de Fukushima, par Naoto Kan, ancien premier Ministre du Japon

Face à la catastrophe de Fukushima, par Naoto Kan, ancien premier Ministre du Japon | Japan Tsunami | Scoop.it

Traduction de l'article écrit par Naoto Kan dans le Huffington Post en date du 28 octobre 2013.

Face à la catastrophe de Fukushima

L'accident qui s'est produit dans la centrale de Fukushima Daiichi est le plus grave de l'histoire de l'humanité. Dans le réacteur N° 1, les barres de combustible ont fondu en cinq heures environ après le séisme ; le combustible a fondu entièrement et percé la cuve du réacteur. Les cœurs ont également fondu dans les réacteurs 2 et 3 dans la centaine d'heures qui a suivi l'accident. À peu près au même moment, des explosions d'hydrogène ont eu lieu dans les réacteurs 1, 3 et 4. Chaque bâtiment de réacteur comporte une piscine de combustibles pour stocker le combustible usé. À un moment donné, on a aussi failli avoir une fusion des combustibles nucléaires de ces piscines. Une fusion survenant dans une piscine de désactivation, à l'extérieur d'un réacteur, entraîne le rejet direct dans l'atmosphère d'une quantité phénoménale de matières radioactives. Qu'un tel rejet se prolonge, et le scénario du pire se met en place : une situation où 50 millions de personnes dans un rayon de 250 kilomètres autour de Fukushima, dont Tokyo et sa région métropolitaine, auraient dû être évacuées. Par chance, grâce aux efforts infatigables et à l'abnégation des travailleurs de TEPCO, des Forces d'autodéfense, des pompiers et de la police pour alimenter en eau de refroidissement les réacteurs et les piscines de combustibles ça n'a pas été jusque-là. En fait, nous sommes passés à deux doigts du pire scénario. Si c'était arrivé, le Japon aurait basculé pour longtemps dans le chaos et l'énorme quantité de matières radioactives émises aurait également touché d'autres pays. Avant l'accident de Fukushima, persuadé qu'aucun accident nucléaire ne pourrait arriver tant que les mesures de sécurité étaient correctement observées, j'avais favorisé l'énergie nucléaire. Mais après avoir été confronté à un accident véritable et, en tant que Premier ministre, avoir été à deux doigts d'ordonner l'évacuation de 50 millions de personnes, mon point de vue a radicalement changé aujourd'hui. De graves accidents d'avion peuvent faire des centaines de victimes, mais, à part une guerre, aucun autre événement n'est susceptible de provoquer l'évacuation de dizaines de millions de personnes. Quelles que soient les mesures prises pour éviter les accidents, elles n'empêcheront jamais un accident de se produire, en particulier si des facteurs humains comme le terrorisme sont pris en compte. En fait, ce n'est pas si difficile d'éviter un accident dans une centrale nucléaire : il suffit de supprimer les centrales. Et cette décision appartient à tous les citoyens. Il y a un autre problème. Exploiter des centrales nucléaires signifie aussi produire des déchets nucléaires. Il faut d'énormes ressources financières et énormément de temps pour traiter les déchets nucléaires. Cela signifie que nous laissons cet immense problème des déchets nucléaires à la charge des générations futures. Pour nos enfants et petits-enfants, nous n'avons pas d'autres options qu'abandonner totalement l'énergie nucléaire Nous, les humains, avons créé des armes nucléaires capables de nous exterminer - c'est un paradoxe fondamental de notre existence. Beaucoup a été fait pour prévenir les guerres nucléaires. Un exemple en est le Traité de non- prolifération des armes nucléaires. D'un autre côté, les lois qui régissent les centrales nucléaires, hormis celles qui interdisent le nucléaire à des fins militaires, sont essentiellement laissées à la discrétion de chaque pays. Je crois qu'on a besoin aussi d'avoir des règles internationales sur la construction des centrales nucléaires. Il y aura des accidents nucléaires un jour, quelque part, même si personne ne peut dire ni où, ni quand. Pourrons-nous éviter une telle situation catastrophique où de nombreuses personnes seront obligées d'évacuer à cause d'un accident ? Est-il possible de traiter les déchets nucléaires en toute sécurité ? Nous avons besoin de règles internationales pour répondre à ces inquiétudes. L'humanité peut obtenir suffisamment d'énergie sans avoir recours à l'électricité d'origine nucléaire --en utilisant des énergies naturelles comme l'énergie solaire, l'éolienne et la biomasse. Pour aider à freiner le réchauffement climatique, nous devons arrêter aussi bien l'utilisation de l'énergie nucléaire que celle des combustibles fossiles. Si tous les pays faisaient vraiment des efforts pour développer de nouvelles technologies, je suis certain qu'il serait parfaitement possible, d'ici cinquante ans, de couvrir tous nos besoins en énergie avec des énergies naturelles. Au nom de l'humanité et de notre planète Terre, nous devons résolument nous tourner vers le zéro nucléaire. J'en suis fermement convaincu.

Naoto Kan

 

Traduit par Janick Magne et Mimi Mato.

Article original en anglais: http://www.huffingtonpost.com/naoto-kan/japan-nuclear-energy_b_4171073.html

Jacques Le Bris's insight:

Il me semble très important de communiquer un article de Naoto Kan, ancien premier ministre du Japon, qui prend une position très clairement antinucléaire.

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Séisme au Japon : la centrale de Fukushima évacuée, l'alerte au tsunami levée

Séisme au Japon : la centrale de Fukushima évacuée, l'alerte au tsunami levée | Japan Tsunami | Scoop.it

Un séisme de magnitude 7,1 [ou 7,3 sur la carte] s'est produit dans la nuit de vendredi à samedi au large de la côte est du Japon, au niveau de la ville de Fukushima. Un ordre d'évacuation a été donné aux personnels de la centrale. L'alerte au tsunami a été levée quelques heures plus tard, le tremblement de terre n'ayant entraîné que de faibles vagues d'un mètre de hauteur.

Aucune victime et aucun dégât ne sont pour l'heure à déplorer.

La compagnie Tepco qui gère la centrale du Fukushima, sérieusement accidentée par le tsunami d'il y a deux ans et demi dans la même région, a précisé qu'aucune montée des niveaux de radioactivité n'avait été constatée dans la zone. Elle a ajouté qu'aucun problème n'avait été constaté dans les autres centrales nucléaires de la région, toutes à l'arrêt par précaution depuis la catastrophe de Fukushima.

Le séisme a eu lieu à 03H10 heure locale samedi (18H10 heure française vendredi) à une profondeur de 10 kilomètres et à 320 kilomètres au large de la ville d'Ishinomaki, dans la préfecture de Miyagi. La magnitude du séisme a été évaluée à 7,5, entraînant l'émission d'une alerte verte, qui correspond à une faible probabilité de décès ou de pertes économiques.

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La catastrophe de Fukushima expliquée en 3D

La catastrophe de Fukushima expliquée en 3D | Japan Tsunami | Scoop.it
Le 11 mars 2010, une vague de 14 mètres déferle sur la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Du 12 au 16 mars, le monde entier est tourné vers elle, les réacteurs explosant les uns après les autres. Retour en infographie animée sur cette catastrophe.

Il est 14h46 heure française lorsqu'un violent tremblement de terre de magnitude 8.9 se produit le 11 mars dans le nord-est du Japon. Au moment du séisme, trois des six réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi sont en service. L'arrêt de sécurité fonctionne, mais cette secousse est suivie d'un tsunami : une vague de 14 mètres déferle sur la centrale, bâtie de façon à résister à un tsunami de 5.7 mètres.

Une vague de 14 mètres déferle sur Fukushima Vidéo LCIWAT sélectionnée dans Actualité

Aux coupures d'électricité provoquées par le tremblement de terre s'ajoute la panne des générateurs de secours. Le réacteur 1 restera sans refroidissement pendant plus de 14 heures. Au bout de 6 heures, la hausse de la température atteint 2 800 degrès et toutes les barres de combustible ont déjà fondu. Le combustible s'effondre dans le fond de la cuve, où il perce un trou.

Fukushima : le combustible s'effondre dans le fond de la cuve Vidéo LCIWAT sélectionnée dans Actualité

L'injection d'eau évite le pire. Mais le lendemain, soit le 12 mars, la situation s'aggrave. Pour lutter contre la hausse de la pression dans le bâtiment du réacteur 1, Tepco procède à des rejets volontaires de vapeur. L'opération entraîne une explosion, accompagnée de rejets radioactifs "très importants".

(...)

Deux ans après la tragédie de Fukushima, qui a forcé plus de 160.000 personnes à fuir leurs foyers, des centaines de tonnes d'eaux souterraines s'infiltrent chaque jour dans les bâtiments des réacteurs endommagés et se mélangent à l'eau envoyée dans les installations pour les refroidir. Les réacteurs 1, 2 et 3 sont maintenus à une température comprise entre 20° et 50°C par injection permanente d'eau douce.

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Bon Marché, l'énergie nucléaire ? Plus au Japon en tous cas...

Bon Marché, l'énergie nucléaire ? Plus au Japon en tous cas... | Japan Tsunami | Scoop.it

Un an après la catastrophe de Fukushima, l'entreprise Tepco a été nationalisée...et autorisée à faire exploser la facture du contribuable.

 

Comme chacun sait, c’est traditionnellement dans la torpeur de l’été qu’ont lieu les augmentations les plus vicieuses des tarifs publics. Chez nous, le débat, encore à fleuret moucheté sur l’évolution du coût de l’énergie électrique à attendre dans les années à venir promet de jolis crêpages de chignons…

Rien de sérieux néanmoins et de comparable à ce que vont subir nos amis japonais dans le prolongement de la catastrophe de Fukushima.

L’augmentation estivale des tarifs de l’électricité à Tokyo ne risque pas de passer inaperçue cette année et va faire sacrément tousser au pays du Soleil Levant. Pas à cause des radiations toxiques mais plutôt de l’ampleur du plan d’aide consenti par le gouvernement nippon à Tokyo Electric Power Co (TEPCO) l’opérateur privé de la centrale qui n’a pas survécu au tsunami géant ayant suivi le séisme de magnitude 9.0 de mars 2011 qui a ravagé la cote  Nord-Est de l’archipel en provoquant 19 000 morts ou disparus et des milliards de Yen de dégâts. 

 

Tepco nationalisé

Mardi 31 juillet, dans la résignation et avec le sens du sacrifice dont le Japonais sait faire preuve dans les grandes occasions, TEPCO a en effet été nationalisée de fait, en recevant le trillion de Yen (12,8 milliards de dollars) destiné à lui éviter de sombrer définitivement. 

En échange de sa dotation exceptionnelle en capital, le gouvernement obtient en effet 50,11% des droits de vote. Une disposition du deal sur laquelle les autorités locales ne se sont pas appesanties, permettrait en outre à l’Etat de monter jusqu’à 75,84% au cas ou TEPCO traînerait les pieds pour engager les réformes nécessaires.

Plein d’humour malgré les circonstances, Yukio Edano, Ministre de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie a annoncé à ses concitoyens que le premier fournisseur d’énergie du pays « resterait sous le contrôle de l’état pour une période d’une durée considérable mais qu’il serait convenable que TESCO se rétablisse et rembourse ses dettes comme le ferait une entreprise privée… » 

 

Les comptes du fournisseur d’énergie arrêtés à fin mars 2012 font évidemment grise mine : 781 milliards de Yen de pertes. Un gouffre qui s’explique d’abord par les importations massives d’énergie fossile consécutives à l’arrêt complet de tous les réacteurs nucléaires du pays. Seuls, deux d’entre eux ont été remis en marche à ce jour. S’y ajoutent les lourdes charges de nettoyage des villages détruits et les indemnisations de leurs habitants et des familles des victimes.

 

Les Nippons ont la niaque

Pour sauver la face et manifestant si l’on peut dire, une énergie à toute épreuve doublée d’un optimisme décoiffant, le président de TEPCO, Naomi HIROSE a complété les annonces de son ministre en affirmant que son entreprise « était temporairement ( !) placé sous le contrôle de l’état et qu’elle bénéficiait d’une ultime chance pour donner naissance à une nouvelle TEPCO qui ferait tout ce qui est en son pouvoir pour indemniser toutes les victimes du désastre, pour détruire et remplacer les réacteurs endommagés en rétablissant une fourniture stable d’électricité… »

 

A mi juillet, le gouvernement a autorisé l’opérateur à relever ses tarifs de 8,48% en moyenne alors qu’HIROSE menaçait de se faire hara-kiri en public s’il ne parvenait pas à majorer ses factures au ménages japonais qu’il alimente en électricité, d’au moins 10,28%. Perdu.

Pour lui éviter de commettre l’irréparable, son ministre l’a autorisé, outre le trillion de Yen évoqué ci-dessus, à emprunter un trillion supplémentaire auprès de ses principaux partenaires financiers. Le 1er août, les banquiers amis de TEPCO devaient se fendre d’une première tranche de 370 milliards de Yen contre la promesse de retour à l’équilibre financier dès mars 2014. Est-ce bien raisonnable… ?

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Fukushima. Le rapport qui accable l'homme

Fukushima. Le rapport qui accable l'homme | Japan Tsunami | Scoop.it
Le rapport d'une commission d'enquête japonaise publié jeudi accable le gouvernement japonais et l'entreprise Tepco.

 

Six mois de travail, plus de 900 heures d'audition et des entretiens avec plus de mille personnes: le rapport de la nouvelle commission d'enquête chargée par le parlement nippon de faire toute la lumière sur l'accident dit de la centrale nucléaire de Fukushima ne souffre d'aucune contestation possible. Sa conclusion est donc sans appel. "L'accident à la centrale nucléaire de Fukushima est le résultat d'une collusion entre le gouvernement, les agences de régulation et Tepco, et le manque de gouvernance de ces instances", peut-on lire dans le résumé en anglais du rapport de 641 pages. "La commission a relevé une ignorance et une arrogance impardonnable pour toute personne ou toute organisation travaillant dans le domaine du nucléaire. Nous avons découvert un mépris pour la sécurité du public", explique encore le texte, pour qui l'accident a été "créé par l'homme". La gestion de la crise de l'ancien Premier ministre Naoto Kan est notamment critiquée, de même que l'attitude des dirigeants de l'opérateur.

 

Des avertissements avant la catastrophe

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Fukushima: niveaux records de radiations dans le bâtiment du réacteur N°1

Fukushima: niveaux records de radiations dans le bâtiment du réacteur N°1 | Japan Tsunami | Scoop.it

La compagnie d’électricité Tokyo Electric Power (Tepco) a fait état mercredi de niveaux records de radiations dans le sous-sol du bâtiment du réacteur N°1 de la centrale accidentée de Fukushima, découverte qui risque de rudement compliquer les travaux de démantèlement.
Tepco a introduit une caméra et des instruments de mesures via un trou de canalisation depuis le plafond du sous-sol du bâtiment 1 pour y observer la situation et effectuer des relevés.
Les niveaux de radiations enregistrés juste au-dessus de l’eau radioactive présente dans le sous-sol atteignent jusqu’à 10.300 millisieverts/heure, soit une dose dans laquelle l’homme devient malade au bout de quelques minutes et meurt en peu de temps. Il ne faut qu’une vingtaine de secondes pour que soit dépassée la dose annuelle admissible en un an pour les ouvriers du site.
Les travailleurs ne peuvent pas pénétrer en ces lieux et nous devrons préparer le démantèlement à l’aide de robots, a expliqué Tepco.

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Fukushima plant operator: We weren't prepared for nuclear accident

Fukushima plant operator: We weren't prepared for nuclear accident | Japan Tsunami | Scoop.it
The operator of Japan's crippled Fukushima Daiichi power plant admitted Wednesday that it was not fully prepared for last year's nuclear accident.

 

The operator of Japan's crippled Fukushima Daiichi power plant admitted Wednesday that it was not fully prepared for the nuclear disaster spurred by last year's devastating earthquake and tsunami.

"All who were related to the nuclear plant could not predict an occurrence of the event which was far beyond our expectation," said Masao Yamazaki, executive vice president of Tokyo Electric Power Co. (TEPCO). "We did not have enough measures to prevent the accident."

Report: Japan to restart first nuclear reactors since Fukushima

Yamazaki, who also chairs a TEPCO committee investigating the disaster, spoke at a news conference announcing the company's final report on the crisis that spewed radiation and left tens of thousands of residents displaced.

The report acknowledged criticism that TEPCO took too long to disclose information and accusations that the company has been hiding information.

 

"Losing power caused less plant data (to be) available," which caused a delay in retrieving information, the report stated.

Residents call for criminal charges against nuclear officials

The company added, "We did not mean to hide information, but there was a lack of enough explanation."

"We recognize these points should be improved," Yamazaki said.

Though no deaths have been attributed to the nuclear accident, the earthquake and tsunami killed more than 15,000 people in northeastern Japan.

Yamazaki said the company considered evacuating some employees after the disaster, and it decided to leave staff members "who were working on the necessary measures. ... We were determined to continue dealing with the situation, even risking our lives at that time."

Evacuee's suicide sad reminder how Fukushima continues to claim victims

TEPCO's probe is one of several investigations into the worst nuclear accident since Chernobyl.

In December, a government-formed panel of investigators released an interim report saying poorly trained operators misread a key backup system and waited too long to start pumping water into overheating reactor units.

The government's 10-member panel, led by Tokyo University engineering professor Yotaro Hatamura, also said neither TEPCO nor government regulators were prepared for the chance that a tsunami could trigger a nuclear disaster.

Former Japanese leader: 'I felt fear' during nuclear crisis

 

 

 

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Des thons rouges contaminés par la radioactivité de Fukushima

Des thons rouges contaminés par la radioactivité de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Des thons rouges du Pacifique pêchés sur la côte californienne ont présenté une contamination radioactive en lien avec l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, en mars 2011, rapporte la BBC mardi.

Les poissons ont été contaminés alors qu'ils se trouvaient dans les eaux japonaises, avant de migrer beaucoup plus à l'est. Selon des tests, ils ne présentent pas de danger à la consommation par l'homme. Pour les chercheurs, cette situation est l'illustration que les espèces qui migrent sont susceptibles detransporter de la pollution sur de très vastes distances. "C'est une leçon pour nous quant à l'interconnexion d'écorégions, même lorsque les individus sont séparés par des milliers de kilomètres", a déclaré Nicholas Fisher, professeur à l'universitéStony Brook de New York.

Les chercheurs ont examiné les tissus musculaires de quinze thons rouges pêchés au large de San Diego en août 2011, quelques mois à peine après l'accident de Fukushima. Il s'agissait de poissons dont les parents auraient frayé dans les eaux japonaises avant de retourner vers les zones où ils se nourrissent, dans l'est du Pacifique.

Chaque thon observé présentait des taux élevés de césium 134 et 137. Le césium 137 est présent dans l'eau de mer en raison des essais nucléaires réalisés par différents pays. Mais la présence de césium 134, dont la durée de vie est très courte, deux ans, est probablement liée à l'accident de la centrale nucléaire japonaise. Les mesures de ces deux isotopes du césium étaient dix fois plus élevées que dans des populations de thons observées avant Fukushima.

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Retour sur la catastrophe de Fukushima en 10 vidéos

Retour sur la catastrophe de Fukushima en 10 vidéos | Japan Tsunami | Scoop.it
Le Japon subissait à Fukushima il y a un an, le 11 mars 2011, la plus grande catastrophe nucléaire au monde depuis l’accident de Tchernobyl. A l'origine, un séisme de magnitude 9 sur les côtes du Pacifique engendre un imposant tsunami qui va déferler sur la centrale.

L'accident va connaître plusieurs épisodes : incendies, fusion des réacteurs et hausse de la radioactivité. Il va provoquer des conséquences graves sur l'environnement et le déplacement de centaines de personnes.

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Fukushima : l'évacuation de Tokyo a été envisagée

Fukushima : l'évacuation de Tokyo a été envisagée | Japan Tsunami | Scoop.it

D'après un rapport d'enquête, Tepco a cherché, au pire de la crise, à évacuer le site atomique où ses employés tentaient de maîtriser le désastre. C'est le premier ministre Naoto Kan lui-même qui aurait forcé la société à continuer le travail sur place. Crédits photo : POOL/REUTERS

 

Le gouvernement japonais, dépassé par les évènements consécutifs à l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima, a travaillé secrètement sur un «scénario du pire», selon un nouveau rapport.

Le gouvernement de Naoto Kan avait bel et bien perdu le contrôle de la situation à Fukushima, en pleine crise consécutive au tsunami du 11 mars 2011. Selon la commission d'enquête indépendante Rebuild Japan Initiative Foundation (RJIF), dont la copie d'un rapport de 400 pages a fuité ce mardi dans la presse quelques jours avant sa publication, les autorités japonaises ont envisagé un temps un «scénario du pire» qui aurait conduit à une évacuation pure et simple de Tokyo. Soit 35 millions d'habitants en incluant l'agglomération, qui se situe à 220 kilomètres au sud-ouest de la centrale accidentée. Ce rapport s'appuie notamment sur le témoignage de Yukio Edano, porte-parole du gouvernement de l'époque, qui affirme avoir travaillé sur l'hypothèse d'une «réaction en chaîne diabolique» au cas où les réacteurs nucléaires du site auraient explosé les uns après les autres. «Si cela était arrivé, c'était tout à fait logique d'en conclure que nous aurions aussi perdu Tokyo», a-t-il déclaré aux enquêteurs, selon le New York Times .

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Fukushima, retour en zone rouge un an après le séisme

Fukushima, retour en zone rouge un an après le séisme | Japan Tsunami | Scoop.it
Encyclo, chaîne du groupe AB orientée vers la science, diffusera le dimanche 11 mars un documentaire sur Fukushima à 18H30.

Un an après le violent épisode qu'a connu le Japon (séisme+tsunami), la réalisatrice Marie Linton est retournée sur les lieux de la catastrophe.

 

http://www.encyclotv.com/

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