Japan Tsunami
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Japan Tsunami
8.8, 8.9, 9.0 and even 9.1 earthquake in Japan March 11th 2011,
Earthquake & Tsunami aftermath,
Fukushima
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1 Earthquake 2 Tsunami 3 Nuclear plant blast 4 Volcano eruption 5 Game over 6 stock market fall 7 What else in Japan ?

1 Earthquake 2 Tsunami 3 Nuclear plant blast 4 Volcano eruption 5 Game over 6 stock market fall 7 What else in Japan ? | Japan Tsunami | Scoop.it

[Note du Curateur] :

 

http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/map/

remplace la liste mise à jour en temps réel des tremblements de Terre enregistrés dans la zone asiatique dont le Japon :
http://on.doi.gov/aIqFNL

 

 

Aïe ! Aïe ! Aïe ! Devrai-je dire. Ou même, Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe !... Hou la la !
En effet, le 11 03 2011 sera une date qui marquera l'Histoire de l'Humanité en ce début de XXI° siècle, comme précédemment le 11 09 2001...*

 

♺ N'oubliez pas d'utiliser les tags disponibles pour retrouver les informations particulières - Don't forget to use the tags to get specific informations. ♺

Tous les chiffres diffusés sur la situation au Japon, radioactivité, séismes, etc.
http://fleep.com/earthquake/

Epic pics made in Japan http://bit.ly/ia78UA Photographies impressionnantes faites sur le terrain

Si vous vous proposez de faire quelque chose d'utile pour le peuple japonais actuellement dans la tourmente, allez sur cette page entièrement consacrée à recueillir vos bonnes idées
http://www.scoop.it/t/japan-tragedy-how-to-help
If you intend to do something useful for the Japan people really under turmoil, go on the page dedicated to receive your good ideas.

Cette page n'est peut-être pas au top de la requête "Japan Tsunami" sur Google. Mais il est sûr que cet article n'attendra pas un second pour prendre la tête de 2° Tsunami, car c'est déjà le cas !

http://www.google.com/search?q=2%C2%B0%20tsunami


♺ Pour mémoire, la plaque signalétique du tremblement de terrre du 11 mars :
This event has been reviewed by a seismologist.
Magnitude
9.0
Date-Time
Friday, March 11, 2011 at 05:46:23 UTC
Friday, March 11, 2011 at 02:46:23 PM at epicenter
Time of Earthquake in other Time Zones
Location
38.322°N, 142.369°E
Depth
32 km (19.9 miles) set by location program
Region
NEAR THE EAST COAST OF HONSHU, JAPAN
Distances
129 km (80 miles) E of Sendai, Honshu, Japan
177 km (109 miles) E of Yamagata, Honshu, Japan
177 km (109 miles) ENE of Fukushima, Honshu, Japan
373 km (231 miles) NE of TOKYO, Japan
Location Uncertainty
horizontal +/- 13.5 km (8.4 miles); depth fixed by location program
Parameters
NST=350, Nph=351, Dmin=416.3 km, Rmss=1.46 sec, Gp= 29°,
M-type=centroid moment magnitude (Mw), Version=A
Source
USGS NEIC (WDCS-D)
Event ID
usc0001xgp

Depuis, il y a des répliques jusqu'à 5 fois par jour, elles continuent de secouer la centrale de #Fukushima pour mieux disperser ses merdes radioactives dans le silence des médias à la solde des lobbies nucléaires.

♺ Je ne fais mention ici que des répliques de plus de 6 de magnitude :

http://www.scoop.it/t/japan-tsunami?tag=R%C3%A9pliques

 

♺ Retrouvez toute l'année sismique 2011 résumée en 9 minutes :

http://www.scoop.it/t/japan-tsunami/p/1267255310/2011-world-earthquakes-2011-visualization-map-2012-01-01

 

 

* D'aucuns ont déjà remarqué que 11 09 01 + 11 03 11 = 22 12 12 soit, le jour d'après la fin du Monde selon le calendrier Maya. Mais cela est une autre histoire à suivre par ici :

http://www.scoop.it/t/bugarach ;

 

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Cette nuit en Asie : le Japon officialise le retour du nucléaire

Cette nuit en Asie : le Japon officialise le retour du nucléaire | Japan Tsunami | Scoop.it

Dans la nouvelle politique énergétique du Japon, le nucléaire redevient une “importante source d’électricité. - DR-Tepco

L’administration du premier ministre Shinzo Abe a validé ce vendredi sa nouvelle politique énergétique, dans laquelle le nucléaire redevient une “importante source d’électricité”. Et ce 3 ans après la catastrophe de Fukushima.

Trois ans après la catastrophe de Fukushima, le gouvernement japonais vient d’officialiser le retour du nucléaire dans le pays. Ce matin, l’administration du premier ministre Shinzo Abe a validé sa nouvelle politique énergétique, dans laquelle le nucléaire redevient une “importante source d’électricité”. Si les gouvernements de centre-gauche, au pouvoir pendant la catastrophe, avaient opté, après moult tergiversations, pour un arrêt définitif de toutes les centrales nucléaires du pays, l’actuel exécutif conservateur bataillait depuis son retour au pouvoir fin 2012 pour convaincre l’ensemble du parti majoritaire (LDP) ainsi que ses alliés du centre droit d’accepter un redémarrage de plusieurs dizaines des 48 réacteurs de l’archipel, qui sont actuellement tous à l’arrêt. Le gouvernement explique qu’il va pousser la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique mais que le nucléaire reste indispensable pour assurer un approvisionnement en courant régulier et bon marché. Si Shinzo Abe a réussi à faire plier son allié politique du parti New Komeito, qui affiche encore sur son site officiel ses grandes campagnes contre le nucléaire, il va peiner dans les prochains mois à obtenir une relance massive des réacteurs. La nouvelle autorité de régulation, qui a imposé d’importants travaux de rénovation et de modernisation aux opérateurs de centrales, devrait valider quelques redémarrages de tranches dans l’été et à l’automne mais certains sites, jugés trop obsolètes ou situés sur des zones sismiques trop périlleuses, apparaissent définitivement condamnés. Les experts estiment que seule une vingtaine de réacteurs pourraient redémarrer dans le pays. Dans son plan validé ce matin, le gouvernement semble toutefois laisser ouverte la possibilité de construire de nouvelles centrales dans l’archipel.

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Fukushima: des travailleurs en colère après la mort d’un des leurs

Fukushima: des travailleurs en colère après la mort d’un des leurs | Japan Tsunami | Scoop.it

Des employés de la centrale de Fukushima manifestent devant le siège de l'opérateur Tepco à Tokyo le 14 mars 2014


Des travailleurs de la centrale accidentée de Fukushima ont fait savoir leur colère après le décès vendredi de l’un des leurs, blâmant l’absence de moyens de secours rapides pour venir à l’aide de blessés.

L’un d’eux, qui se fait appeler TS-san, s’est énervé sur internet dès qu’il a appris la mort de son collègue sur le site de la centrale.

«C’est insupportable, combien de fois faudra-t-il que cela arrive ?», a-t-il écrit.

«Ce qui est le plus tragique, ce n’est pas tant que le démantèlement coûte cher, que les travaux n’avancent guère, qu’il y ait de l’eau contaminée, non, ce qui est le plus tragique, c’est qu’on ne sauve pas la vie de ceux qui oeuvrent là», a-t-il ajouté.

Un ouvrier est décédé vendredi après-midi à Fukushima Daiichi après la chute de terre et de béton dans le trou d’une profondeur de deux mètres environ dans lequel il se trouvait pour renforcer les fondations d’un bâtiment.

«Il a été transporté inconscient à l’hôpital où son décès a été confirmé», a expliqué Tepco.

Mais pour TS-san et d’autres, les moyens de secours affectés sont insuffisants. Et les mêmes de réclamer l’emploi d’un hélicoptère médicalisé.

Lors de l’accident de vendredi, le blessé, un quinquagénaire, a été transporté par ambulance dans un hôpital à plus de 40 kilomètres de la centrale isolée dans une zone désertée. Il a fallu plus d’une heure de route pour atteindre l’établissement où son décès a été confirmé. Il s’était alors écoulé plus de trois heures depuis l’accident.

«Quand ce genre d’accident mortel arrive, que dire ? Tristesse, colère, abattement», témoigne aussi Happy, un vétéran qui oeuvre à Fukushima depuis avant le tsunami du 11 mars 2011.

D’autres décès d’ouvriers avaient eu lieu auparavant, mais pas nécessairement sur le site et pas à cause d’un problème matériel lié à leur activité à ce moment-là.

Quelque 3.000 personnes de centaines d’entreprises oeuvrent chaque jour à la centrale Fukushima Daiichi, ravagée le 11 mars 2011 par un gigantesque tsunami.

Les conditions de travail y sont le plus souvent très rudes, à cause notamment du port obligatoire de masques et combinaisons et en raison de l’état déplorable du site détruit.

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M6.3 - 13km N of Kunisaki-shi, Japan 2014-03-13 17:06:51 UTC

M6.3 - 13km N of Kunisaki-shi, Japan 2014-03-13 17:06:51 UTC | Japan Tsunami | Scoop.it

Event Time

2014-03-13 17:06:51 UTC


2014-03-14 02:06:51 UTC+09:00 at epicenter


2014-03-13 18:06:51 UTC+01:00 system time



Location

33.683°N 131.737°E depth=82.9km (51.5mi)


Nearby Cities

13km (8mi) N of Kunisaki-shi, Japan


30km (19mi) ENE of Bungo-Takada-shi, Japan


31km (19mi) NNE of Kitsuki, Japan


36km (22mi) SSW of Hikari, Japan


609km (378mi) SE of Seoul, South Korea

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M6.5 - 110km NW of Nago, Japan 2014-03-02 20:11:22 UTC

M6.5 - 110km NW of Nago, Japan 2014-03-02 20:11:22 UTC | Japan Tsunami | Scoop.it
Event Time
  1. 2014-03-02 20:11:22 UTC
  2. 2014-03-03 04:11:22 UTC+08:00 at epicenter
  3. 2014-03-02 21:11:22 UTC+01:00 system time
Location

27.405°N 127.335°E depth=111.2km (69.1mi)

Nearby Cities
  1. 110km (68mi) NW of Nago, Japan
  2. 119km (74mi) NNW of Ishikawa, Japan
  3. 127km (79mi) NNW of Okinawa, Japan
  4. 127km (79mi) NNW of Gushikawa, Japan
  5. 1127km (700mi) S of Seoul, South Korea
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Pièces à conviction - Fukushima : vers une contamination planétaire ? - 26-02-2014

Pièces à conviction - Fukushima : vers une contamination planétaire ? - 26-02-2014 | Japan Tsunami | Scoop.it

Trois ans après la catastrophe nucléaire de la centrale de Fukushima Daiichi, une autre catastrophe se profile. Sanitaire celle là. Les premiers cas de cancer sont apparus. 26 déjà, tous chez des enfants de 0 à 18 ans. Plus d’une trentaine de cas sont suspects, et des dizaines de milliers d’enfants n’ont pas encore été testés. Le gouvernement tente de minimiser l’ampleur du drame. Mais les familles s’angoissent, et des mères sont en colère. La contamination s’étend, au-delà du Japon.

Tous les jours, des centaines de tonnes d’eau hautement contaminée sont déversées dans le Pacifique. Sur les plages de Californie les chercheurs, témoins de l’arrivée quotidienne de déchets du tsunami sur leurs plages, tentent par tous les moyens d’alerter les autorités. Les scientifiques du monde entier redoutent les effets incalculables sur la santé des populations si les poissons du pacifique continuent à être consommés sans aucun contrôle : un laboratoire d’analyses suisse vient de découvrir du césium 131 et 134 dans des barquettes de poisson dans un supermarché, ou dans du thé vert venant du Japon !!

Quelle est l’ampleur réelle de la contamination, humaine et environnementale ? Les contrôles sont-ils efficaces ? Sommes-nous au bord d’une catastrophe sanitaire à l’échelle mondiale ?

Enquête sur le premier scandale nucléaire de l’ère de la mondialisation.

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Les conséquences de la catastrophe de Fukushima dépassent largement les frontières du Japon et personne n'en parle - CAP 2012... et après?

Les conséquences de la catastrophe de Fukushima dépassent largement les frontières du Japon et personne n'en parle - CAP 2012... et après? | Japan Tsunami | Scoop.it
Sur PRORUSSIATV Les conséquences de la catastrophe de Fukushima dépassent largement les frontières du Japon et personne n'en parle ...

 

 

Une catastrophe sans précédent semble se dérouler dans le Pacifique nord dans une indifférence quasi générale. Depuis le 12 mars 2011, soit presque trois ans déjà, des quantités importantes de matières radioactives s’échappent de la centrale nucléaire de Fukushima, suite au tremblement de terre et au tsunami qui ont balayé cette région du Japon et détruit une partie des installations. L’accident a été classé au plus haut niveau de dangerosité, soit le niveau 7, identique à celui de Tchernobyl. Cependant, il semblerait que la radioactivité soit bien plus importante et la catastrophe qui s’annonce plus terrible encore. Malgré des déclarations, qui se veulent rassurantes, de la part du gouvernement japonais, la situation n’est absolument pas sous contrôle et ne permet toujours pas le redémarrage des réacteurs et cela 3 ans après les faits.
 
Les observations démontrent au contraire, une augmentation anormale du niveau de rayonnement sur le site, depuis le mois d’août dernier. Il est à ce jour, près de 8 fois plus élevé que la norme. Le taux autorisé de radionucléides émetteurs de rayons bêta dans l'eau est de 10 becquerels par litre. Il avoisinerait aujourd’hui le niveau record de 2,1 millions de becquerels par litre, pour les eaux souterraines qui se déverseraient dans l’océan. L’entreprise TEPKO tente d’expliquer cette hausse, par les pluies torrentielles qui se sont abattues cet été et qui auraient provoqué de nouvelles fuites d’eau radioactive, malgré les cuves souterraines de stockage spécifiquement adaptées. Une explication qui ne convint guère les spécialistes, notamment les spécialistes russes, qui s’inquiètent des conséquences d’une mauvaise gestion de la situation par les techniciens japonais, visiblement dépassés par l’ampleur de l’accident.
 
Apparemment, quelque chose s'est passé au sein de l’usine depuis le mois d’août dernier, quelque chose qui n’a pas été révélé au public. Le Ministère de la Défense russe affirme avoir détecté le 31 décembre 2013, deux explosions atomiques souterraines de «  bas niveau » dans la zone de la catastrophe de Fukushima. La première explosion mesurée à 5.1 d’intensité, a été suivie d'une plus petite évaluée elle, à 3,6 sur l'échelle de Richter. A titre de comparaison, la bombe atomique larguée sur Hiroshima en 1945 par les Etats-Unis, représente 16 kilotonnes de TNT, soit un séisme de magnitude 6 sur l’échelle de Richter. Ce rapport rappelle en outre, que l'architecte du réacteur 3 de Fukushima, avait averti dès le 17 Novembre 2011 qu'une explosion hydro-volcanique  était « inévitable » en raison du combustible atomique fondu qui s’échappe de la cuve de stockage.
 
Alors comment expliquer le silence des médias traditionnels sur un sujet aux conséquences si dramatiques pour l’humanité ? Certainement en raison des consignes émanant des pouvoirs politiques qui, comme à l’époque de Tchernobyl, tente d’éviter la panique des populations. Souvenez-vous que lors de cette catastrophe, qui a coûté tant de vies, les pouvoirs publics occidentaux avaient nié la dangerosité du nuage radioactif qui s’était propagé sur l’Europe, se refusant même à publié officiellement les études à posteriori, traitant de l’apparition des tumeurs ou des pics de cancers divers (sang, poumons, foie, gorge, thyroïde, et ainsi de suite) qui s’étaient déclarés dans les années qui suivirent. A quoi bon paniquer des populations et céder à un quelconque « catastrophisme ». En témoigne une vidéo saisissante, postée sur Youtube pendant le réveillon de Noël, d’un homme utilisant un compteur Geiger dans une ville côtière de la côte ouest américaine. Le rayonnement mesuré atteint jusqu'à cinq fois le niveau normal. Réalité ou faux grossier, les agences officielles qui ont effectué de nouveaux tests ont annoncé qu’elles n’avaient pas constaté de « danger pour le public ». Un bel euphémisme. A noter, que la faune maritime directement touchée, comme les poissons ou les crustacés consommés par les populations, ne rentraient pas dans le cadre de ces études.
 
Un fait troublant demeure cependant. Les Etats-Unis semblent avoir passé commande, dès le 6 décembre, de près de 14 millions de doses d'iodure de potassium, un composé qui protège le corps contre l'empoisonnement radioactif à la suite d'accidents nucléaires graves. Un nombre de doses, qui est loin de couvrir les besoins de la population entière. Elles seront livrées en février 2014, et pourraient être utilisées préventivement pour une partie de la population, directement exposée aux déchets nucléaires et aux eaux radioactives rejetées dans l’océan.
Les grands médias, pourtant si prompts à exploiter la moindre vidéo sur internet, dès lors qu’elle sert à illustrer la version officielle en cours, ont été remarquablement silencieux et ne l’ont même pas mentionné. Surtout pas de panique ! La décontamination de la centrale nucléaire de Fukushima devrait prendre au moins trente ans et coûter 125 milliards de dollars (environ 100 milliards d’euros). De quoi recruter tous les sans-domicile-fixe de la planète, en plus de ceux du Japon, déjà engagés pour nettoyer le site. Une solution comme une autre de résoudre un problème l’un après l’autre.

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À Fukushima Daichi, trois ans après la catastrophe

À Fukushima Daichi, trois ans après la catastrophe | Japan Tsunami | Scoop.it

DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE | Cela fait bientôt trois ans, que les ingénieurs de TEPCO tentent de reprendre en main la situation à la centrale nucléaire. Ils n'arrivent toujours pas à stopper les fuites d'eau contaminée stockées sur le site. Mais ils ont pu commencer certains travaux de démantèlement. Visite de cette centrale.

Visite de la centrale de Fukushima Daichi © / IRSN - Recoquillé-Bression

C'est harnaché d'un masque et de chaussons de sécurité, depuis un bus que l'on peut parcourir la centaine d'hectare de ce site nucléaire. "Il ne faut pas prendre en photo ces containers", précisent les responsables de TEPCO qui organisent la visite.

Ce que l'on voit immédiatement ce sont les mille réservoirs gris qui ont été construits pour stocker l'eau qui sert à refroidir les réacteurs. Pour l'instant, il y a 300.000 m3 d'eau stockée sur place mais TEPCO prévoit de doubler cette capacité encore d'ici 2015. Même s'il ne sait toujours pas comment s'écoule l'eau des réservoirs jusqu'en contrebas sous les bâtiments réacteurs.

Depuis plus de deux ans, dans une cellule de crise, située sur les hauteurs de la centrale, des dizaines d'agents scrutent sur six grands écrans ce que leur indiquent les caméras de surveillance. Trente cinq mètres plus bas, au bord de l'eau, il y a ceux qui vont chaque jour travailler près des bâtiments qui ont explosés et où la radioactivité peut en quelques heures atteindre une dose fatale.

4.000 personnes travaillent chaque jour sur le site

"Au début il y a eu un peu de confusion parce que les travaux étaient compliqués. Souvent, on les faisait pour la première fois. Maintenant nous avons mis en place des meetings et des enseignements même pour les entreprises sous traitantes", explique Keiichi Yoshida, responsable des plannings chez TEPCO.

Il faut dire que chaque jour 4.000 personnes travaillent sur ce site dont une centaine d'entreprises sous traitantes. TEPCO commence  même à manquer de bras et devrait d'ailleurs reprendre des recrutements massifs dès l'an prochain.

 

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Plaidoirie - Marouchka Froment - Après Fukushima, quel avocat pour la terre ?

Finale régionale du concours de plaidoirie des lycéens pour les droits de l'homme 2013 Lycée Champagnat, Saint-Symphorien-sur-Coise
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Encore fumante, une nouvelle île découverte au Japon

Encore fumante, une nouvelle île découverte au Japon | Japan Tsunami | Scoop.it

Une nouvelle petite île encore fumante a été découverte mercredi après-midi dans l'océan Pacifique à un millier de kilomètres au sud de Tokyo, selon d'étonnantes images diffusées par les autorités japonaises.

L'émergence de cet îlot de 200 mètres de diamètre est due à une intense activité volcanique.

Située au sud-sud-est de l'île volcanique inhabitée Nishinoshima du petit archipel Ogasawara, elle a été aperçue pour la première fois mercredi à 16h17 (heure locale) par un avion des garde-côtes.

«L'éruption volcanique se poursuit toujours», ont expliqué ces derniers qui ont filmé l'îlot.

C'est la première fois que cela se produit dans cette zone depuis 40 ans. En septembre 1973 était apparue une nouvelle île appelée Shinshima-Nishinoshima qui a en grande partie été mangée par les vagues depuis mais dont il reste encore un bout aujourd'hui.

Depuis 1945, fin de la Guerre du Pacifique, quatre ou cinq îles auraient de la sorte été découvertes, a expliqué un commandant des garde-côtes à la télévision Fuji TV.

Celle apparue ces derniers jours pourrait toutefois disparaître sous le niveau de la mer, indique la même source.

Les garde-côtes appellent néanmoins les bateaux à la prudence dans la région où l'activité volcanique risque de se poursuivre.

«Nous allons tout faire pour assurer la sécurité des navires et suivre attentivement l'activité volcanique», a commenté le porte-parole du gouvernement interrogé sur cette question durant son point de presse matinal quotidien.

Si elle ne disparaît pas sous les flots, «nos eaux territoriales vont s'étendre», a-t-il déclaré.

Ces mots sont d'autant moins neutres que le gouvernement japonais est très attaché à ses eaux territoriales qu'il protège jalousement tandis que les bateaux des garde-côtes chinois s'ingénient à tourner autour d'un autre petit archipel inhabité administré par le Japon, les îles Senkaku, mais revendiqué par Pékin sous l'appellation Diaoyu.

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Sign the petition: Fukushima is Not Just Japan’s Problem: An International Group of Nuclear Experts Must Be Assembled

Sign the petition: Fukushima is Not Just Japan’s Problem: An International Group of Nuclear Experts Must Be Assembled | Japan Tsunami | Scoop.it
I just signed a petition to Allison MacFarlane, Chair, U.S. Nuclear Regulatory Commission, Gregory Jaczko, former Chair, U.S. Nuclear Regulatory Commission, John Kerry, U.S. Secretary of State, Caroline Kennedy, U.S.

 

Removal of about 1500 damaged fuel rods from a damaged tank hovering 100 feet (30m) above ground, inside the shell of what is left of the Reactor 4 Building at Fukushima, is imminent. The bomb that fell on Hiroshima held less than 64 kg of uranium. Should anything go wrong at Fukushima, the damage will be equal to 15,000 Hiroshimas. Hundreds of tons of nano-sized uranium and plutonium particles will be released into the upper atmosphere in an explosion that will affect most of the world. We ask President Obama, through our advocates in Congress and others, to convene a panel of the world’s foremost scientists and engineers to intervene at the stricken plant to immediately assess the situation, stabilize the plant, and avert further damage to the Earth and its inhabitants.

Jacques Le Bris's insight:

Petition Background

The danger of huge releases of radiation during impending operations at the Fukushima Dai'ichi Nuclear Power Plant requires the utmost cooperation, skill, and finesse of the finest scientific and engineering minds from around the world. The United States must take the lead at this critical time to see that such a group is gathered and in place when the fuel rods are moved. The continued viability of life on Earth is at stake. It is a global issue.

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Après Fukushima, un tsunami d’espèces invasives menace les Etats-Unis

Après Fukushima, un tsunami d’espèces invasives menace les Etats-Unis | Japan Tsunami | Scoop.it
Certains scientifiques s'attendent à voir un continent de déchets débouler à la fin de l'année sur la côte ouest américaine. Avec, à leur bord, des espèces invasives.

 

On l’appelle déjà le 51e État des Etats-Unis. Il n’a pas encore relié le continent américain, mais diverses projections estiment qu’il devrait arriver sur la côte ouest à la fin de l’année. Cette énorme masse flottante qui, depuis les airs, ressemble à un amas de rouille, est constituée d’une quantité phénoménale de débris dus au tsunami qui a frappé le Japon en mars 2011.

La vague surpuissante, provoquée par un séisme au large de Fukushima, a pénétré à 10 km à l’intérieur des terres et a tout balayé sur une surface de 560 km2. Sur les 5 millions de tonnes de débris arrachés de la surface de la terre, on estime que près des trois-quarts ont coulé. Reste 1,5 million de tonnes de déchets flottant dans l’océan Pacifique. Si les scientifiques polémiquent sur l’aspect de ce continent de vestiges (certains estiment qu’ils forment une énorme masse compacte de 700 000 km2 – soit autant que la France –, d’autres qu’il s’agit d’une multitude de petites îles à la dérive), tous s’accordent sur la menace qu’il représente pour la biodiversité marine américaine.

En effet, sur certains des nombreux débris qui ont déjà fait la traversée – comme une Harley Davidson débarquée sur une île canadienne, ou deux énormes morceaux de quais du port de Misawa arrivés l’un en Oregon l’autre dans l’Etat de Washington courant 2012 – on a dénombré quantité de passagers clandestins : oursins, étoiles de mer, anémones, crabes, moules, huîtres, palourdes, algues, etc. Au total, ce sont plus de 90 organismes marins, dont bon nombre sont spécifiques aux eaux japonaises, qui ont recouvert les parois de ces débris.

Certains font partie des espèces invasives, et trois inquiètent plus particulièrement les chercheurs américains : la moule bleue, l’algue brune connue sous le nom de wakamé, et l’étoile de mer Asterias amurensis, à l’appétit d’ogre. Les deux dernières figurent sur la liste des cent espèces exotiques envahissantes parmi les plus néfastes au monde, établie en 2000 par l’Union internationale pour la conservation de la nature (pdf). L’introduction de ce type d’espèces dans un écosystème est considéré comme une cause majeure de régression de la biodiversité.

Voilà pourquoi l’Etat de l’Oregon n’a voulu prendre aucun risque : les petits passagers du quai – dont le poids s’élevait tout de même à deux tonnes – ont été arrachés, brûlés ou enfouis dans la terre. Mais qu’adviendra-t-il quand le 51e Etat abordera la côte ouest, probablement par vagues, se déversant sur plusieurs milliers de kilomètres et dans des endroits parfois isolés ? Pour limiter les risques, la NOAA (administration américaine de protection des océans) a lancé un appel à la population américaine afin qu’elle prévienne les autorités dès qu’elle trouve un objet rejeté par les flots.

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Offres d’emploi à Fukushima : travailleurs exploités, risques élevés et mafia

Offres d’emploi à Fukushima : travailleurs exploités, risques élevés et mafia | Japan Tsunami | Scoop.it

En regardant les conditions de travail à Fukushima, Reuters a interviewé plus de 80 ouvriers, employeurs et officiels participant à ce nettoyage nucléaire sans précédent. Plainte courante : la dépendance des opérations à un réseau tentaculaire et peu regardant de sous-traitants – dont beaucoup sont inexpérimentés concernant le travail du nucléaire et dont certains, dit la police, ont des liens avec le crime organisé.

Tepco siège au sommet d’une pyramide de sous-traitants qui peut se composer de sept niveaux ou plus et qui inclut au premier niveau des géants du bâtiment comme Kajima Corp et Obayashi Corp. L’exploitant en difficulté reste responsable du travail de démantèlement des réacteurs endommagés de Fukushima, travail subventionné par l’état, prévu durer au moins 30 ans.

En dehors de la centrale, les « quatre grandes « entreprises de construction japonaises – Kajima, Obayashi, Shimizu Corp et Taisei Corp – supervisent des centaines de petites sociétés travaillant sur contrat financés par le gouvernement pour l’enlèvement de la terre et des débris radioactifs dans les villages et entreprises agricoles pour que les évacués puissent rentrer chez eux.

Tokyo Electric, largement connu sous le nom de Tepco, dit qu’il ne pouvait surveiller complètement les sous-traitants mais qu’il a pris des dispositions pour limiter les abus envers les ouvriers et juguler l’implication du crime organisé.

« Les contrats que nous signons avec les sociétés sont basés sur le coût nécessaire pour effectuer une tâche », a dit à Reuters Masayuki Ono, responsable général de l’énergie nucléaire chez Tepco. « Les sociétés embauchent ensuite leur propres employés en prenant en compte notre contrat. Il nous est très difficile d’aller vérifier leurs contrats ».

Le nettoyage nucléaire sans précédent de Fukushima aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du site fait face à une pénurie d’ouvriers. Il y a environ 25 % plus de postes que de candidats dans la préfecture de Fukushima, selon les données du gouvernement.

Augmenter les salaires pourrait encourager davantage d’ouvriers mais ce ne fut pas le cas, montrent les données. Tepco est sous pression pour faire ressortir un bénéfice pour l’année fiscale allant jusqu’à mars 2014 en vertu du plan de redressement de grandes banques japonaises qui l’ont récemment financé à hauteur de 5,9 milliards de dollars en nouveaux prêts et refinancement. En 2011, à la suite de la catastrophe, Tepco a diminué de 20 % le salaire de ses ouvriers.

Avec les salaires bas et une pénurie d’ouvriers, les bureaux de placement ont pris la relève, recrutant des gens dans l’impasse ou qui ont du mal à trouver du travail en dehors de la zone sinistrée.

Ce qui a donné une prolifération de petites sociétés – de nombreuses n’étant pas enregistrées. Quelque 800 sociétés sont actives au sein de la centrale de Fukushima et des centaines d’autres travaillent à l’effort de décontamination en dehors du site, selon Tepco et des documents passés en revue par Reuters.

Tepco, le plus gros fournisseur d’énergie de l’Asie, a longtemps apprécié des liens étroits avec les régulateurs et une supervision laxiste du gouvernement. Ce qui a fait l’objet d’un examen rigoureux après le séisme de 9 et le tsunami qui ont frappé la centrale en mars 2011. La catastrophe a déclenché le meltdown de 3 réacteurs, une série d’explosions et une fuite de radiations qui ont forcé 150.000 personnes à fuir les villages des alentours.

Les efforts malchanceux de Tepco pour stabiliser la situation ont fait penser à une séquence du « tonneau des Danaïdes », a déclaré Toshimitsu Motegi, ministre de l’économie, du commerce et de l’industrie.

 

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Fukushima. L'autorité nucléaire renforce la surveillance

Fukushima. L'autorité nucléaire renforce la surveillance | Japan Tsunami | Scoop.it
La compagnie Tepco va renforcer la surveillance des installations de la centrale accidentée Fukushima Daiichi, suite à un incident.

L'autorité de régulation nucléaire a prévenu mercredi qu'elle allait ordonner à la compagnie Tepco de renforcer la surveillance des installations de la centrale accidentée Fukushima Daiichi après la découverte d'un problème qui pourrait être dû à une action erronée délibérée.

« Il est nécessaire de renforcer la gestion des équipements » afin de prévenir les mauvaises manipulations, a insisté un membre de l'instance, Toyoshi Fuketa.

La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) pourrait être amenée à installer des caméras et autres systèmes de contrôle près des équipements cruciaux, comme les armoires électriques.

Inondation la semaine dernière

En fin de semaine dernière, quatre pompes, qui fonctionnaient par erreur, ont répandu d'importantes quantités d'eau hautement radioactive dans divers bâtiments de la centrale accidentée à la suite du tsunami du 11 mars 2011.Ces pompes qui ne devaient pas être en service ont été arrêtées dimanche après-midi, mais entre-temps les sous-sols de deux bâtiments ont été inondés.

Nul ne sait pour le moment quand, comment et par qui elles ont été activées.Tepco a évalué à 203 mètres cubes la quantité de liquide qui s'est répandue dans ces lieux d'incinération situés non loin des réacteurs mais censés rester secs.

Cette eau a une teneur énorme en césium radioactif, évaluée à 37 millions de becquerels par litre.Tepco, qui a assuré que l'eau n'est pas sortie des bâtiments, a promis d'enquêter pour comprendre les raisons de cette erreur.La gestion de l'eau contaminée est le plus gros problème auquel est actuellement confrontée la compagnie qui ne sait que faire des centaines de milliers de tonnes accumulées dans les bâtiments et des réservoirs installés sur le site ravagé.

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Les nourrissons de Californie ont été atteints par les retombées de Fukushima

Les nourrissons de Californie ont été atteints par les retombées de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

En Californie, chez les nouveaux-nés des femmes qui étaient enceintes au moment du passage du nuage radioactif de Fukushima, les cas d’hypothyroïdie ont augmenté de 7 fois par rapport aux périodes précédentes sans pollution radioactive.

Les doses d’Iode radioactif qu’ont reçu les mères de Californie devaient être assez faibles. L’Iode radioactif a été dispersé au cours de son trajet de 6 jours au dessus du Pacifique et son activité radioactive diminue de moitié en 8 jours.

L’étude

L’étude a été publiée dans l’Open Journal of Pediatrics (J. Mayano, J. Sherman, Christopher Busby).

L’état de Californie, sur la côte pacifique des USA pratique depuis des années sur tous les nouveaux nés un test permettant le diagnostic de l’Hypothyroïdie (manque ou absence de production d’hormone thyroïdienne par la Thyroïde). Le manque d’hormone thyroïdienne a de graves conséquences sur le développement physique et le développement intellectuel de l’enfant.

Si on additionne, en Californie, les cas limites et les cas confirmés, les cas d’hypothyroïdie à la naissance ont augmenté de 7 fois chez les enfants soumis à la pollution intra-utérine, pendant la grossesse de leur mère. Les cas « limite » ont plus augmenté que les cas confirmés.

Aucune autre cause que le passage du nuage radioactif de Fukushima au printemps 2011 n’est décelable.

Notes et commentaire

L’étude montre, contrairement à ce qu’affirme le lobby nucléaire, la nocivité des faibles doses de radioactivité et la rapide dispersion des éléments radioactifs de Fukushima.

Il faut souligner que la glande thyroïde est la première glande à apparaître chez l’embryon humain, vers le 70° jour de gestation. Le développement du cerveau dépend d’un fonctionnement thyroïdien normal.

Je ne sais pas quel est l’avenir de ces enfants. Leur thyroïde se remettra-t-elle à fonctionner ? Resteront-ils dépendants leur vie durant d’un traitement ? Y a-t-il un risque que se développent des tumeurs bénignes ou malignes ?

Le nuage radioactif a traversé le Pacifique et atteint la côte Ouest des USA en 6 jours. Il a vraisemblablement fait le tour de l’hémisphère nord. Donc beaucoup de gens ont été exposés à des doses relativement faibles de la radioactivité de Fukushima.

De nombreuses études prouvent la nocivité des faibles doses de radioactivité

L’institut US de médecine et le National Research Council estiment que au moins 212.000 américains ont développé un cancer de la thyroïde suite à leur exposition, pendant la période foetale ou l’enfance, aux doses relativement basses d’Iode 131 relâchées par les essais nucléaires dans le désert du Nevada.

Des études récentes montrent la nocivité des faibles doses sur les travailleurs du nucléaire. Les faibles doses reçues de façon chronique semblent plus dangereuses que la même dose reçue en une fois.

D’autres études montrent que les faibles doses provoquent des translocations chromosomiques (cassure des chromosomes suivies d’une mauvaise réparation). Ces translocations chromosomiques sont considérées comme la cause primaire des cancers.

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Entre quatre murs, la vie des enfants de Fukushima

Entre quatre murs, la vie des enfants de Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Un compteur geiger placé en face de la gare de Koriyama mesure le taux de radioactivité de l'air...


Echographie

bilan thyroïdien, analyses d'urines, et biopsie… tous ces examens font partie d’une large étude épidémiologique sur la santé des milliers d’enfants ayant vécu ou étant nés aux alentours de la centrale nucléaire.


Les enfants sont plus facilement sujets à des infections, car leur système immunitaire est plus faible. Le risque de cancers de la thyroïde, comme les pathologies cardio-vasculaires, peuvent être accrus.


L'Organisation des Nations Unies a déclaré en mai 2013 que les rayonnements après l'accident de Fukushima ne semblent pas avoir causé, dans l’immédiat, de dommages pour la santé des gens, comme une augmentation des cas de cancers.


Les professionnels de la santé expliquent qu’il faut, comme dans le cas de l’explosion de Tchernobyl, attendre au moins cinq ans pour qu’apparaissent des cancers de la thyroïde.


Cependant en février 2014, seulement trois ans après la catastrophe, l’université médicale de Fukushima rapportait que sur les 254.000 enfants suivis, 75 ont été diagnostiqués pour un cancer thyroïdien. La norme est d’un à trois pour un million d'enfants.


Jean-René Jourdain, directeur adjoint de l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire, confirme qu’il est difficile pour l’instant de se prononcer. «Il n’existe aucune donnée sur les cancers de la thyroïde de ces enfants avant l’accident… On ne peut donc pas comparer la situation actuelle avec une situation normale.»


Les études sur l’impact de la radioactivité, qui restent donc contradictoires, sèment le trouble et alimentent l’angoisse des habitants et particulièrement des jeunes couples.


Après la catastrophe, les autorités avaient demandé aux parents et aux responsables des établissements scolaires de ne pas laisser les enfants de moins de deux ans plus de quinze minutes dehors. Pour ceux âgés de trois à cinq ans, la limite ne devait pas dépasser trente minutes.


Même si les consignes ont été assouplies en 2013, les parents ont demandé aux écoles maternelles de continuer d’appliquer les restrictions. Nombre d’enfants ne sortent plus jamais dehors. 


Un autre problème inquiète les médecins, celui de la santé mentale des enfants. Ils risquent de pâtir des conséquences de ce climat anxiogène et de cet enfermement. L’université de Tôhoku a remarqué qu’un quart des trois à cinq ans ayant vécu le tsunami souffrent de troubles comportementaux. Un chiffre trois fois supérieur à la moyenne.


Pour ces enfants, les comportements des adultes vis-à-vis d’eux restent mystérieux et inquiétants. «Sur-surveillés», ils vivent constamment avec une peur indicible au ventre sans en comprendre les raisons. Se rouler par terre leur est interdit, car ils ne doivent pas toucher le sol. L’air est devenu un danger ainsi que l’alimentation.


Les plus âgés vivent dans l’inquiétude constante de développer une maladie grave. S’ils sont équipés d’un doseur de radioactivité, ils ne comprennent pas à quoi sert réellement cet instrument.  


Ce sentiment d’angoisse diffus peut entraîner des effets nocifs sur leur développement psychologique. Fatigue chronique, insomnie, agressivité et repli sur soi sont des troubles du comportement fréquemment constatés par les personnels de santé. Concentration et coordination des gestes sont difficiles pour certains et beaucoup ont tendance à prendre du poids.


Le chef d’établissement note également davantage de conflits et de stress chez les plus jeunes. «Il y a beaucoup plus d'enfants qui ne sont pas du tout alertes. Ils n'ont rien envie de faire… Je me demande vraiment parfois si c'est une bonne idée de les laisser vivre à Fukushima. Mais il y a ceux qui ne peuvent pas partir, et je ressens fortement le devoir de tout faire pour les aider.»


D’ici une dizaine d’années, le risque est grand de voir nombre de ces enfants, selon les spécialistes, développer des comportements asociaux ou, plus grave pour certains, de se suicider.

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Naoto, le dernier homme de Fukushima, vient à Paris

Naoto, le dernier homme de Fukushima, vient à Paris | Japan Tsunami | Scoop.it
Naoto Matsumura, le dernier homme de Fukushima


A l’occasion du 3e anniversaire de la catastrophe de Fukushima, Naoto Matsumura, surnommé « Le dernier homme de Fukushima », arrivera à Paris le 4 mars 2014. Son périple en France durera 10 jours et le mènera de la capitale à la centrale nucléaire de Fessenheim. Sa venue en Europe est un évènement extraordinaire et majeur.

Peu de temps après avoir pris la fuite suite à l’accident, Naoto Matsumura retourne à la ferme du nord du Japon où sa famille vit depuis au moins cinq générations.

Il trouve partout des animaux abandonnés et les libère quand ils sont attachés ou enfermés : chiens, chats, animaux de fermes, et même 2 autruches. Les propriétaires étaient partis en hâte en suivant les ordres d’évacuation.

C’est là qu’il décide de rester définitivement dans la zone évacuée et interdite et commence à nourrir les animaux et à les soigner.

En mai 2012, fort de soutiens extérieurs qui lui apportent des denrées non contaminées, il fonde une association pour mener son combat en toute légalité.

Le périple de Naoto Matsumura

Dans la continuité de son courageux combat, Naoto viendra en France en portant le témoignage de ce qu’une catastrophe nucléaire peut détruire dans la vie d’un homme et dans son environnement.

Son passage à Fessenheim sera le point central, hautement symbolique, de ce périple de deux semaines entre le 5 et le 20 mars 2014. Il veut pouvoir raconter sa douloureuse expérience de l’explosion de la centrale de Fukushima Daii Ichi, véritable « sœur jumelle » de Fessenheim. Sa rencontre avec les agriculteurs, les habitants de cette région sera l’occasion de faire comprendre aux gens que la vie peut basculer du jour au lendemain et qu’on peut tout perdre. Qu’une explosion nucléaire peut détruire toute une région durablement : sa terre, ses animaux, ses habitants.

La parole lui sera donnée au Parlement Européen dans une conférence de presse, pour faire l’état des lieux à Fukushima, le jour du triple anniversaire de la triple catastrophe.

En homme ayant toujours vécu en harmonie avec sa terre, Naoto désire au cours de son voyage prendre le temps de pauses dans la nature : dans les vignes et les forêts de l’Est alsacien et vosgien, ainsi que dans les Alpes Suisses.

Il sera accompagné tout au long de son périple par une petite équipe franco-japonaise : Ren Yabuki, une traductrice, Antonio Pagnotta, Pierre Fetet et Catherine Connan.

Les étapes du périple

4 mars : arrivée à Paris de Naoto Matsumura et Ren Yabuki.

5 mars : visite du Jardin des plantes.

6 mars : 18h Conférence de presse, dans la mairie du 2ème arrondissement, en présence de Michèle Rivasi et Jacques Boutault.

7 mars : visite du site ciblé d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure (Haute Marne) et rencontre avec les acteurs locaux

8 mars : visite des forêts vosgiennes autour d’Épinal et rencontre des militants anti-nucléaires de Vosges Alternative au Nucléaire.

9 mars : grand événement anti-nucléaire dans la vallée du Rhin, manifestation à 14h sur le pont de Fessenheim, 15h30 rassemblement devant la centrale.

10 mars : soirée de clôture de l’exposition inter-lycée (Molsheim, Obernai et Barr) des photos d’Antonio Pagnotta au lycée Schuré de Barr

11 mars : Ce jour marque le troisième anniversaire de la cascade de catastrophes naturelles et nucléaires au Japon et pour le commémorer, la parole lui sera donnée au Parlement Européen de Strasbourg.

12 mars : Strasbourg, (soirée) grande table ronde sur les leçons de Fukushima en présence de conférenciers spécialistes de Fukushima.

13 mars : visite de la centrale photovoltaïque de Feldkirch puis il sera accueilli par des élus signataires  de « l’appel à la fermeture de Fessenheim. »

14 mars : rencontre à la mairie de Fessenheim

15 au 20 mars : périple en Suisse et Allemagne

21 mars : retour au Japon

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[A voir] Pièces à conviction : Fukushima : vers une contamination planétaire ?

[A voir] Pièces à conviction :  Fukushima : vers une contamination planétaire ? | Japan Tsunami | Scoop.it

Si vous avez manqué cette excellente enquête suivi d'un débat avec un représentant de l'ASN et de Greenpeace, c'est ici :

(pour quelques jours seulement !)

Partout, les scientifiques voient se profiler une catastrophe sanitaire mondiale. Chaque jour, des centaines de tonnes d'eau hautement contaminée se déversent dans le Pacifique, puis sur les plages californiennes, contaminant les poissons qui sont consommés sans aucun contrôle.


Via Pascal Faucompré
Jacques Le Bris's insight:

Si vous avez manqué cette excellente enquête suivi d'un débat avec un représentant de l'ASN et de Greenpeace, c'est ici :

(pour quelques jours seulement !)
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Pascal Faucompré's curator insight, February 27, 11:35 PM

Si vous avez manqué cette excellente enquête suivi d'un débat avec un représentant de l'ASN et de Greenpeace, c'est ici :

(pour quelques jours seulement !)
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Fukushima: Des «cochons-sangliers» radioactifs menacent les habitations — 20minutes.fr

Fukushima: Des «cochons-sangliers» radioactifs menacent les habitations — 20minutes.fr | Japan Tsunami | Scoop.it
JAPON - Ces animaux hybrides saccagent les biens des habitants qui reviennent progressivement dans la région...

Tout n'est pas bon dans le cochon. Alors que le gouvernement japonais tente de repeupler la région de Fukushima, théâtre d'une catastrophe nucléaire en mars 2011, les habitants côtoient depuis quelques semaines de bien étranges voisins, rapporte le site des Echos.

Des «cochongliers», ou «inobuta», s'en prennent en effet à leurs habitations, à la recherche de denrées, saccageant dans leur quête tout ce qu'ils trouvent sur leur passage. Au moins cinq municipalités seraient concernées.

Viande radioactive

Ces animaux hybrides seraient nés du croisement entre des sangliers occupant les bois voisins, et des porcs, dont les élevages ont été lâchés dans la précipitation au moment de la catastrophe. Les «cochongliers», qui ont en partie hérité leurs gênes du cochon, n'ont pas peur de l'homme, et il est ainsi très difficile pour les habitants de les faire fuir. Leur viande étant hautement radioactive, leur consommation est également proscrite.

La menace est prise très au sérieux par les autorités, qui organisent des battues pour éradiquer l'espèce.

D'autres cas de «cochongliers» ont été signalés ailleurs dans le monde, où les deux espèces ont pu cohabiter.

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Plight of homeless in Fukushima cleanup

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Fukushima : le niveau de radiation sera mesuré par des drones

Fukushima : le niveau de radiation sera mesuré par des drones | Japan Tsunami | Scoop.it

Le Japon a présenté un prototype de drone qui serait utilisé pour mesurer le niveau de radiation dans la région de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima.

L'appareil a été développé par des spécialistes de l'AIEA. Il a une forme arrondie et est propulsé par 6 moteurs. Il est équipé de plusieurs caméras et dosimètres. L'exploitation du drone qui sera capable de réaliser les vols en régime complètement automatique doit commencer en 2015.

A l'heure actuelle la radiation dans les endroits d'accès difficile sur la centrale est mesurée par un hélicoptère spécial. Mais à l'opposé du drone, il ne peut pas s'approcher des bâtiments et des ligne

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Au Japon, une nouvelle île se créée après une éruption volcanique

Publiée le 21 nov. 2013

Une éruption volcanique au large du Japon a fait émerger une nouvelle île ... Lîle située dans le sud de Tokyo est encore en formation, et le volcan reste toujours en activité.

Les vulcanologues et les gardes-côtes japonais ont tout de même signalé que l' îlot pouvait disparaître aussi vite qu'il est apparu.

Les gardes-côtes ont également mis en garde les habitants voisins de la subsistance d'une épaisse fumée noire tout ce mercredi.

La dernière éruption en date de volcans dans cette zone date des années 70.

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Japon : les propositions du parti au pouvoir pour Tepco et Fukushima

Japon : les propositions du parti au pouvoir pour Tepco et Fukushima | Japan Tsunami | Scoop.it

Tepco a déjà dépensé 27 milliards de dollars depuis l'accident et doit faire face à de nouvelles obligations pour déclasser la centrale et la mettre hors service, indemniser les 160 000 personnes évacuées et assumer les coûts de la décontamination de la région entourant le site.

 

Pour tourner la page Fukushima, une commission du Parti libéral démocrate (PLD), le parti au pouvoir au Japon, recommande une scission de l'entreprise Tokyo Electric Power (Tepco) en raison des défaillances affichées dans sa gestion des opérations de nettoyage à la centrale endommagée par le tsunami consécutif au tremblement de terre du 11 mars 2011.

Tepco est empêtrée depuis deux ans et demi dans des opérations de nettoyage et de contingentement de l'usine de Fukushima dont les quatre réacteurs ont été endommagés dans le plus grave accident nucléaire depuis celui survenu à la centrale ukrainienne de Tchernobyl en 1986.

Les membres du PLD proposent une séparation financière complète des opérations à Fukushima et de l'opérateur de la centrale et souhaite la constitution d'une agence administrative indépendante, précisent les journaux Nikkei et Yomiuri.

Tepco a déjà dépensé 27 milliards de dollars depuis l'accident et doit faire face à de nouvelles obligations pour déclasser la centrale et la mettre hors service, indemniser les 160 000 personnes évacuées et assumer les coûts de la décontamination de la région entourant le site. Le processus de nettoyage du site pourrait prendre au moins trente ans et coûter plus de 100 milliards de dollars. Après des mois de démenti, Tepco a reconnu en juillet que de l'eau contaminée se déversait de la centrale dans l'océan Pacifique.

Le gouvernement a procédé à la nationalisation de Tepco l'an passé. Cette implication directe des autorités dans la compagnie a provoqué des débats animés notamment pour savoir s'il fallait retirer à l'opérateur le nettoyage et le laisser se concentrer sur la fourniture d'électricité à la région de Tokyo. Le premier ministre Shinzo Abe a promis que son gouvernement va prendre en charge la responsabilité de la gestion des eaux contaminées employées au refroidissement des réacteurs.

Tepco a dit ne pas être mesure de s'exprimer sur son avenir. Elle travaille à une révision nécessaire de ses projets d'activités, n'ayant pas atteint ses objectifs financiers.

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Le moment le plus dangereux pour l'humanité depuis la crise des missiles cubains

Le moment le plus dangereux pour l'humanité depuis la crise des missiles cubains | Japan Tsunami | Scoop.it

Note: Ne pas oublier de lire les commentaires qui apportent des précisions sur la véracité de cet article.

Nous sommes actuellement à deux mois du moment le plus dangereux peut-être pour l'humanité depuis la crise des missiles cubains.

Il n'y a aucune excuse à ne pas agir. Toutes les ressources que notre espèce peut rassembler doivent se focaliser sur la piscine de l'unité 4 de Fukushima.

Le propriétaire de Fukushima, Tokyo Electric (Tepco), dit que d'ici 60 jours va commencer une tentative pour enlever plus de 1300 barres de combustible usagé d'une piscine en très mauvais état perchée à 30 mètres du sol. La piscine repose sur un édifice sévèrement endommagé qui penche, s'enfonce et qui pourrait facilement s'effondrer avec un autre séisme, si ce n'est pas de lui-même.

 

Pour un regroupement international visant à donner les moyens à Tepco et au Japon de résoudre cette crise, vous pouvez signer la pétition ici : http://www.nukefree.org/crisis-fukushima-4-petition-un-us-global-response

 

Les quelques 400 tonnes de combustible de cette piscine pourraient libérer 15.000 fois plus de radiations qu'Hiroshima.

Une chose est sûre concernant cette crise, c'est que Tepco n'a les ressources ni scientifiques, ni techniques, ni financières pour la gérer. Pas plus que le gouvernement. La situation demande un effort mondial coordonné des meilleurs scientifiques et ingénieurs que notre espèce peut rassembler.

Pourquoi est-ce aussi sérieux ?

Nous savons déjà que des milliers de tonnes d'eau largement contaminée s'écoulent sur le site de Fukushima, entraînant un brouet diabolique d'isotopes à longue vie vers le Pacifique. Des thons irradiés par des retombées imputables à Fukushima ont déjà été pêchés au large de la Californie.

Nous pouvons nous attendre à bien pire.

Tepco continue à déverser toujours plus d'eau sur un site proche de trois cœurs de réacteur en fusion qu'il doit continuer à refroidir coûte que coûte. Des panaches de vapeur indiquent qu'une fission pourrait se poursuivre quelque part en souterrain. Mais personne ne sait exactement où se trouvent exactement ces coriums.

Une grande partie de cette eau irradiée se trouve maintenant dans un millier d'immenses mais fragiles réservoirs qui ont été assemblés à-la-va-vite et éparpillés autour du site. Plusieurs fuient déjà. Ils pourraient tous être fracassés par un prochain séisme, libérant des milliers de tonnes de poisons permanents dans le Pacifique.

L'eau qui coule à travers le site déstabilise aussi les structures subsistantes de Fukushima, dont celle supportant la piscine de l'unité 4.

Plus de 6000 assemblages de combustible reposent dans la piscine commune à juste 50 mètres de l'unité 4. Certains contiennent du plutonium. La piscine ne possède aucun confinement au-dessus. Elle est vulnérable à une perte de refroidissement, à l'effondrement d'un bâtiment proche, à un autre séisme, à un autre tsunami.

Au total, plus de 11.000 assemblages de combustible sont dispersés sur le site de Fukushima. Selon Robert Alvarez, expert de longue date et ancien responsable du département de l'énergie, il y a 85 fois plus de césium léthal sur le site qu'il n'y en a eu de libéré par Tchernobyl.

On continue de trouver des "points chauds" de radioactivité un peu partout au Japon. On entend parler d'une intensification des taux de problèmes thyroïdiens parmi les enfants de la région.

Dans l'immédiat, l'essentiel est que ces barres de combustible doivent sortir de la piscine de l'unité 4 dès que possible.

Juste avant le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 qui ont détruit le site de Fukushima, le cœur de l'unité 4 avait été enlevé pour maintenance et rechargement de routine. Comme quelques deux douzaines de réacteurs aux US et d'autres biens trop nombreux dans le monde, la piscine conçue par General Electric dans laquelle repose aujourd'hui le cœur se trouve à 30 mètres en l'air.

On doit toutefois garder immergé le combustible usagé. C'est son revêtement, un alliage de zirconium, qui s'enflammerait spontanément s'il était exposé à l'air. Longtemps utilisé dans les ampoules de flash des appareils photos, le zirconium brûle avec une flamme chaude extrêmement vive.

Toute barre exposée émet suffisamment de radiations pour tuer en quelques minutes quiconque se trouve à côté. Un embrasement pourrait obliger tout le personnel à quitter le site et rendrait inopérable la machinerie électronique.

Selon Arnie Gundersen, ingénieur depuis 40 ans dans l'industrie nucléaire pour laquelle il fabriquait autrefois des barres de combustible, celles du cœur de l'unité 4 sont inclinées, endommagées et fragilisées au point de s'effriter. Les caméras ont montré d'inquiétantes quantités de débris dans la piscine, qui est elle-même endommagée. [Dans une interview, Arnie disait : "Ils ont admis que tout le bore s'était désintégré. Cela peut enclencher une réaction en chaîne nucléaire si les barres arrivent en contact les unes des autres dans la piscine."]

Les risques techniques et scientifiques pour le vidage de la piscine de l'unité 4 sont spécifiques et redoutables, dit Gundersen. Mais ce doit être fait avec 100 % de perfection.

Que la tentative échoue, les barres pourraient se retrouver exposées à l'air et prendre feu, dégageant d'horribles quantités de radiations dans l'atmosphère. La piscine pourrait même s'écraser au sol, déversant les barres dans un tas qui pourrait entrer en fission et peut-être exploser. Le nuage radioactif qui en résulterait menacerait la santé et la sécurité de nous tous.

La première retombée de Tchernobyl en 1986 a atteint la Californie en dix jours. Fukushima en 2011 est arrivé en moins d'une semaine. Un nouvel incendie de l'unité 4 déverserait un flot continu de poisons mortels radioactifs pendant des siècles.

L'ancien ambassadeur Mitsuhei Murata dit que des rejets à grande échelle de Fukushima "détruiraient l'environnement mondial et notre civilisation. Ce n'est pas compliqué, ça dépasse tout débat sur les centrales nucléaires. C'est un problème de survie humaine."

Ni Tokyo Electric, ni le gouvernement du Japon ne peuvent faire cela tout seuls. Il n'y a aucune excuse au déploiement concerté d'une équipe coordonnée des meilleurs scientifiques et ingénieurs de la planète.

Nous avons tout au plus deux mois pour agir.

Pour le moment, nous envoyons une pétition aux Nations-Unies et au président Obama pour mobiliser la communauté mondiale scientifique et technique afin qu'elle prenne en charge Fukushima et le travail de la mise en sécurité de ces barres de combustible.

Vous pouvez signer la pétition à : http://www.nukefree.org/crisis-fukushima-4-petition-un-us-global-response

Si vous avez une meilleure idée, donnez-y une suite s'il vous plaît. Mais faites quelque chose et faites-le maintenant.
Partagez cet article le plus largement possible et faites tourner la pétition. 

L'heure tourne.

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Face à la catastrophe de Fukushima, par Naoto Kan, ancien premier Ministre du Japon

Face à la catastrophe de Fukushima, par Naoto Kan, ancien premier Ministre du Japon | Japan Tsunami | Scoop.it

Traduction de l'article écrit par Naoto Kan dans le Huffington Post en date du 28 octobre 2013.

Face à la catastrophe de Fukushima

L'accident qui s'est produit dans la centrale de Fukushima Daiichi est le plus grave de l'histoire de l'humanité. Dans le réacteur N° 1, les barres de combustible ont fondu en cinq heures environ après le séisme ; le combustible a fondu entièrement et percé la cuve du réacteur. Les cœurs ont également fondu dans les réacteurs 2 et 3 dans la centaine d'heures qui a suivi l'accident. À peu près au même moment, des explosions d'hydrogène ont eu lieu dans les réacteurs 1, 3 et 4. Chaque bâtiment de réacteur comporte une piscine de combustibles pour stocker le combustible usé. À un moment donné, on a aussi failli avoir une fusion des combustibles nucléaires de ces piscines. Une fusion survenant dans une piscine de désactivation, à l'extérieur d'un réacteur, entraîne le rejet direct dans l'atmosphère d'une quantité phénoménale de matières radioactives. Qu'un tel rejet se prolonge, et le scénario du pire se met en place : une situation où 50 millions de personnes dans un rayon de 250 kilomètres autour de Fukushima, dont Tokyo et sa région métropolitaine, auraient dû être évacuées. Par chance, grâce aux efforts infatigables et à l'abnégation des travailleurs de TEPCO, des Forces d'autodéfense, des pompiers et de la police pour alimenter en eau de refroidissement les réacteurs et les piscines de combustibles ça n'a pas été jusque-là. En fait, nous sommes passés à deux doigts du pire scénario. Si c'était arrivé, le Japon aurait basculé pour longtemps dans le chaos et l'énorme quantité de matières radioactives émises aurait également touché d'autres pays. Avant l'accident de Fukushima, persuadé qu'aucun accident nucléaire ne pourrait arriver tant que les mesures de sécurité étaient correctement observées, j'avais favorisé l'énergie nucléaire. Mais après avoir été confronté à un accident véritable et, en tant que Premier ministre, avoir été à deux doigts d'ordonner l'évacuation de 50 millions de personnes, mon point de vue a radicalement changé aujourd'hui. De graves accidents d'avion peuvent faire des centaines de victimes, mais, à part une guerre, aucun autre événement n'est susceptible de provoquer l'évacuation de dizaines de millions de personnes. Quelles que soient les mesures prises pour éviter les accidents, elles n'empêcheront jamais un accident de se produire, en particulier si des facteurs humains comme le terrorisme sont pris en compte. En fait, ce n'est pas si difficile d'éviter un accident dans une centrale nucléaire : il suffit de supprimer les centrales. Et cette décision appartient à tous les citoyens. Il y a un autre problème. Exploiter des centrales nucléaires signifie aussi produire des déchets nucléaires. Il faut d'énormes ressources financières et énormément de temps pour traiter les déchets nucléaires. Cela signifie que nous laissons cet immense problème des déchets nucléaires à la charge des générations futures. Pour nos enfants et petits-enfants, nous n'avons pas d'autres options qu'abandonner totalement l'énergie nucléaire Nous, les humains, avons créé des armes nucléaires capables de nous exterminer - c'est un paradoxe fondamental de notre existence. Beaucoup a été fait pour prévenir les guerres nucléaires. Un exemple en est le Traité de non- prolifération des armes nucléaires. D'un autre côté, les lois qui régissent les centrales nucléaires, hormis celles qui interdisent le nucléaire à des fins militaires, sont essentiellement laissées à la discrétion de chaque pays. Je crois qu'on a besoin aussi d'avoir des règles internationales sur la construction des centrales nucléaires. Il y aura des accidents nucléaires un jour, quelque part, même si personne ne peut dire ni où, ni quand. Pourrons-nous éviter une telle situation catastrophique où de nombreuses personnes seront obligées d'évacuer à cause d'un accident ? Est-il possible de traiter les déchets nucléaires en toute sécurité ? Nous avons besoin de règles internationales pour répondre à ces inquiétudes. L'humanité peut obtenir suffisamment d'énergie sans avoir recours à l'électricité d'origine nucléaire --en utilisant des énergies naturelles comme l'énergie solaire, l'éolienne et la biomasse. Pour aider à freiner le réchauffement climatique, nous devons arrêter aussi bien l'utilisation de l'énergie nucléaire que celle des combustibles fossiles. Si tous les pays faisaient vraiment des efforts pour développer de nouvelles technologies, je suis certain qu'il serait parfaitement possible, d'ici cinquante ans, de couvrir tous nos besoins en énergie avec des énergies naturelles. Au nom de l'humanité et de notre planète Terre, nous devons résolument nous tourner vers le zéro nucléaire. J'en suis fermement convaincu.

Naoto Kan

 

Traduit par Janick Magne et Mimi Mato.

Article original en anglais: http://www.huffingtonpost.com/naoto-kan/japan-nuclear-energy_b_4171073.html

Jacques Le Bris's insight:

Il me semble très important de communiquer un article de Naoto Kan, ancien premier ministre du Japon, qui prend une position très clairement antinucléaire.

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