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[Note du Curateur] : http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/map/ remplace la liste mise à jour en temps réel des tremblements de Terre enregistrés dans la zone asiatique dont le Japon : http://on.doi.gov/aIqFNL Aïe ! Aïe ! Aïe ! Devrai-je dire. Ou même, Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe !... Hou la la ! En effet, le 11 03 2011 sera une date qui marquera l'Histoire de l'Humanité en ce début de XXI° siècle, comme précédemment le 11 09 2001...* ♺ N'oubliez pas d'utiliser les tags disponibles pour retrouver les informations particulières - Don't forget to use the tags to get specific informations. ♺
Tous les chiffres diffusés sur la situation au Japon, radioactivité, séismes, etc. http://fleep.com/earthquake/
Epic pics made in Japan http://bit.ly/ia78UA Photographies impressionnantes faites sur le terrain
Si vous vous proposez de faire quelque chose d'utile pour le peuple japonais actuellement dans la tourmente, allez sur cette page entièrement consacrée à recueillir vos bonnes idées http://www.scoop.it/t/japan-tragedy-how-to-help If you intend to do something useful for the Japan people really under turmoil, go on the page dedicated to receive your good ideas.
Cette page n'est peut-être pas au top de la requête "Japan Tsunami" sur Google. Mais il est sûr que cet article n'attendra pas un second pour prendre la tête de 2° Tsunami, car c'est déjà le cas !
http://www.google.com/search?q=2%C2%B0%20tsunami
♺ Pour mémoire, la plaque signalétique du tremblement de terrre du 11 mars : This event has been reviewed by a seismologist. Magnitude 9.0 Date-Time Friday, March 11, 2011 at 05:46:23 UTC Friday, March 11, 2011 at 02:46:23 PM at epicenter Time of Earthquake in other Time Zones Location 38.322°N, 142.369°E Depth 32 km (19.9 miles) set by location program Region NEAR THE EAST COAST OF HONSHU, JAPAN Distances 129 km (80 miles) E of Sendai, Honshu, Japan 177 km (109 miles) E of Yamagata, Honshu, Japan 177 km (109 miles) ENE of Fukushima, Honshu, Japan 373 km (231 miles) NE of TOKYO, Japan Location Uncertainty horizontal +/- 13.5 km (8.4 miles); depth fixed by location program Parameters NST=350, Nph=351, Dmin=416.3 km, Rmss=1.46 sec, Gp= 29°, M-type=centroid moment magnitude (Mw), Version=A Source USGS NEIC (WDCS-D) Event ID usc0001xgp
Depuis, il y a des répliques jusqu'à 5 fois par jour, elles continuent de secouer la centrale de #Fukushima pour mieux disperser ses merdes radioactives dans le silence des médias à la solde des lobbies nucléaires.
♺ Je ne fais mention ici que des répliques de plus de 6 de magnitude : http://www.scoop.it/t/japan-tsunami?tag=R%C3%A9pliques ♺ Retrouvez toute l'année sismique 2011 résumée en 9 minutes : http://www.scoop.it/t/japan-tsunami/p/1267255310/2011-world-earthquakes-2011-visualization-map-2012-01-01 * D'aucuns ont déjà remarqué que 11 09 01 + 11 03 11 = 22 12 12 soit, le jour d'après la fin du Monde selon le calendrier Maya. Mais cela est une autre histoire à suivre par ici : http://www.scoop.it/t/bugarach ;
Event Time 2013-05-18 05:47:59 UTC 2013-05-18 14:47:59 UTC+09:00 at epicenter 2013-05-18 07:47:59 UTC+02:00 system time Location 37.745°N 141.494°E depth=34.3km (21.3mi) Nearby Cities 52km (32mi) NE of Namie, Japan 65km (40mi) ESE of Watari, Japan 66km (41mi) ESE of Marumori, Japan 67km (42mi) ESE of Kakuda, Japan 279km (173mi) NE of Tokyo, Japan
Une équipe d'inspection de la centrale, le 27 mai 2011 Le système de refroidissement du combustible nucléaire usé stocké dans la piscine du réacteur numéro 3 de la centrale ravagée de Fukushima s'est brutalement arrêté ce vendredi pour une raison inconnue, a indiqué la compagnie exploitante Tokyo Electric Power (Tepco). Une alarme a retenti à 14h27 (05h27 GMT) et les techniciens ont constaté que le dispositif était stoppé. La compagnie espère remettre le système en service dans la journée. Dans l'immédiat, la situation n'est pas jugée alarmante, la température de l'eau de la piscine étant de 15,1° Celsius. Toutefois, ce nouvel incident souligne la vulnérabilité des installations. La piscine du réacteur 3, totalement saccagé par une explosion d'hydrogène, contient un peu plus de 500 assemblages de combustible usé. Ce nouvel incident est le deuxième gros problème de refroidissement survenu en moins d'un mois à Fukushima. Le 19 mars, les systèmes de refroidissement des piscines 1, 3 et 4 ainsi que d'un bassin commun s'étaient arrêtés à cause d'une panne de courant. On a appris que le court circuit à l'origine de la panne avait été provoqué... par un rat. La situation de la centrale de Fukushima est considérée comme stabilisée depuis décembre 2011, mais le site reste très fragile, notamment en cas de nouveau séisme et tsunami comme ceux qui ont mis en péril ce complexe atomique le 11 mars 2011.
Les séismes ou tremblement de terre sont plus que fréquent au Japon. Il s’en produit tous les jours, d’intensité plus ou moins faible. Mais sauriez-vous quoi faire si vous étiez confronté ? Et savez-vous vous préparer pour les gérer ? Je vous propose ici de quoi anticiper vos besoins et des conseils pour gérer ce genre de situation. (...) Que faire lors d’un tremblement de terre ?: guide des gestes et pratiques à suivre La terre tremble sous vos pieds ? Vous ne vous êtes pas préparés à cela ? Cela pourrait être réellement dangereux. De nombreux étrangers voyageant au Japon minimisent le risque des tremblements de terre. Mais ce n’est pas le genre de choses avec lesquelles il faut rigoler. C’est donc pour cela que je vous donne une série de choses à faire pour anticiper et gérer un éventuel séisme de grande intensité. Prenez cette menace au sérieux. (...) [Conseils qu'il faut suivre avant, pendant et après un séisme]
Une partie des systèmes de refroidissement avait été paralysée de lundi à mercredi matin.Cette panne est sans doute la plus grave depuis que la centrale a été déclarée en état stable mi-décembre 2011 Et si la panne électrique provenait de la présence d’un rongeur ? C’est l’explication qui est désormais avancé pour expliquer le court-circuit, celui-ci ayant entraîné la panne de distributeurs d'électricité qui a paralysé, de lundi soir à mercredi matin, une partie des systèmes de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima. "Nous avons confirmé la présence d'un petit animal", a expliqué un porte-parole de la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) en présentant une photo prise du dessus sur laquelle le cadavre du "petit animal" en question ressemble clairement à un rat d'une quinzaine de centimètres. Le rat, conducteur, aurait pu faire jonction entre deux connexions électriques et faire disjoncter les équipements. Lundi, vers 19h, le courant s'était brutalement interrompu dans une partie des installations de Fukushima Daiichi, stoppant les dispositifs de refroidissement des piscines de désactivation des réacteurs 1, 3 et 4, et d'un bassin commun, dans lesquels sont immergés des milliers d'assemblages de combustible usé. Les équipements en question se trouvent dans un camion garé au pied des bâtiments. En sortent des câbles destinés à l'alimentation des systèmes de refroidissement, selon les photos publiées par Tepco. La compagnie avait précisé que la panne provenait de plusieurs tableaux de distribution électrique. Le rétablissement s'est fait progressivement, et a été achevé à la première heure du matin, mercredi. Cette panne, sans doute la plus grave depuis que la centrale a été déclarée en état stable dit "d'arrêt à froid" mi-décembre 2011, a révélé la précarité des dispositifs actuellement en place dans ce complexe atomique mis en péril par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.
La société japonaise Tepco est poursuivie en justice par des militaires américains. Ils étaient jusqu’à présent neuf, ils sont désormais 26 et le nombre pourrait encore augmenter. Tous ont un point commun : être intervenus au Japon après la catastrophe nucléaire de Fukushima.
À quoi ressemble la vie des gens dans la région de Fukushima deux ans après la catastrophe nucléaire ?
11 mars 2011. À l’heure de la surmédiatisation, à une époque où tout un chacun dispose d’un téléphone permettant de prendre des photos et des vidéos, la planète découvre avec horreur et quasiment en direct les images d’un Japon ravagé par le tremblement de terre le plus meurtrier de son histoire moderne, suivi d’un tsunami destructeur. Au-delà de la grande Histoire, que tous ont vue, ce moment a révélé aussi le courage des hommes, leur capacité à se fédérer face à l’inéluctable, et cette volonté farouche typiquement japonaise de ne jamais cesser de reconstruire ce qui fut détruit, de toujours remporter cette ultime victoire face à un destin implacable. Santetsu, de Koji Yoshimoto, qui vient de paraitre chez Glénat manga, raconte ainsi les efforts immenses déployés par les équipes du chemin de fer japonais afin de rétablir les voies de communications, et donc la vie, d’une région ravagée par la nature. Entièrement tiré d’une histoire vraie, ce manga s’offre comme un témoignage poignant et efficace de la détermination d’individus faisant la force d’un peuple. Un ouvrage en one-shot, complété de nombreuses pages de bonus, témoignage recueillis, cartes et photos.
Le 11 mars 2010, une vague de 14 mètres déferle sur la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Du 12 au 16 mars, le monde entier est tourné vers elle, les réacteurs explosant les uns après les autres. Retour en infographie animée sur cette catastrophe. Il est 14h46 heure française lorsqu'un violent tremblement de terre de magnitude 8.9 se produit le 11 mars dans le nord-est du Japon. Au moment du séisme, trois des six réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi sont en service. L'arrêt de sécurité fonctionne, mais cette secousse est suivie d'un tsunami : une vague de 14 mètres déferle sur la centrale, bâtie de façon à résister à un tsunami de 5.7 mètres. Une vague de 14 mètres déferle sur Fukushima Vidéo LCIWAT sélectionnée dans Actualité Aux coupures d'électricité provoquées par le tremblement de terre s'ajoute la panne des générateurs de secours. Le réacteur 1 restera sans refroidissement pendant plus de 14 heures. Au bout de 6 heures, la hausse de la température atteint 2 800 degrès et toutes les barres de combustible ont déjà fondu. Le combustible s'effondre dans le fond de la cuve, où il perce un trou. Fukushima : le combustible s'effondre dans le fond de la cuve Vidéo LCIWAT sélectionnée dans Actualité L'injection d'eau évite le pire. Mais le lendemain, soit le 12 mars, la situation s'aggrave. Pour lutter contre la hausse de la pression dans le bâtiment du réacteur 1, Tepco procède à des rejets volontaires de vapeur. L'opération entraîne une explosion, accompagnée de rejets radioactifs "très importants". (...) Deux ans après la tragédie de Fukushima, qui a forcé plus de 160.000 personnes à fuir leurs foyers, des centaines de tonnes d'eaux souterraines s'infiltrent chaque jour dans les bâtiments des réacteurs endommagés et se mélangent à l'eau envoyée dans les installations pour les refroidir. Les réacteurs 1, 2 et 3 sont maintenus à une température comprise entre 20° et 50°C par injection permanente d'eau douce.
Parameter Value Uncertainty Magnitude : 6.9 MwpNot Specified Location : 42.812°N, 143.078°E± 14.6 km Depth : 103.1 km ± 8.9 km Number of Stations Used : 583 Number of Phases Used : 583 Minimum Distance : 89.1 km (0.80°) Travel Time Residual : 0.67 sec Azimuthal Gap : 40° Review Status : REVIEWED Event ID : usc000f03a Nearby Cities : 15km (9mi) SW of Obihiro, Japan 22km (14mi) SSW of Otofuke, Japan 78km (48mi) NE of Shizunai, Japan 82km (51mi) SE of Shimo-furano, Japan 842km (523mi) NNE of Tokyo, Japan
La probabilité qu’un séisme de magnitude supérieure à 7,5 touche Tokyo dans les 30 prochaines années est estimée par les scientifiques à plus de 80%. Elle est de plus de 70% autour de San Francisco, et de 70% à Istanbul. L’exposition aux séismes identifiée L’ampleur du séisme de Tohoku, qui a provoqué un tsunami géant autour de Fukushima et causé la mort de près de 20.000 personnes au Japon en mars 2011, était-elle prévisible? Sans doute. Les zones exposées au risque de très grands séismes sont bien identifiées. La plupart ont lieu le long des zones de subduction, ces zones de contact qui absorbent le mouvement des plaques tectoniques. "Une plaque coulisse sous une autre et plonge vers l’intérieur de la terre. Ce mouvement relatif induit une accumulation d’énergie qui dépend du frottement entre les deux plaques. Cette énergie est relâchée lors des séismes, des épisodes brusques de glissement", résume Jean- Pierre Vilotte, sismologue à l’Institut de physique du globe de Paris. Pour identifier les points rouges de la planète, il a fallu traquer ces zones de subduction et les principales failles actives au sein des plaques, quantifier les déplacements passés, décrypter d’anciens séismes à partir des couches géologiques… En Californie, le risque sismique le plus élevé se situe le long des failles qui absorbent la convergence de la plaque Pacifique vers la plaque nord-américaine (d’environ 5 cm par an). En Amérique du Sud, c’est le long de la zone de subduction andine, du Chili jusqu’en Colombie, en incluant le Pérou et l’Équateur. Au Japon, c’est désormais autour de Tokyo et sur la côte sud. Près de nous, en Turquie, "des segments successifs de la faille nordanatolienne rompent peu à peu, progressant vers l’ouest. Une zone bloquée accumulant de l’énergie est aujourd’hui identifiée en bordure sud d’Istanbul", précise Jean-Pierre Vilotte. Une magnitude 9 au Japon prévisible Savoir où un "big one" (de magnitude supérieure à 8) peut se produire est important. Cela permet d’évaluer les risques et d’adopter des mesures préventives : surveillance, normes de construction, éducation de la population, organisation des secours… Savoir quand, ce serait mieux. Mais ce type de prévision reste un défi. Il faut pour cela observer des phénomènes sismiques entre 20 et 70 km de profondeur. "On ne peut pas dire que tel événement surviendra dans deux ans à Los Angeles. Et ce ne sera sans doute jamais le cas!", selon Jean-Pierre Vilotte. Les scientifiques livrent donc des cartes d’aléas sismiques des probabilités à trente ans : il existe ainsi plus de 70% de risque qu’un séisme de magnitude supérieure à 7,5 survienne autour de San Francisco, à peine moins près de Los Angeles. À Tokyo, à la suite du séisme de Tohoku, cette probabilité a été revue à la hausse, à plus de 80%. à Istanbul, elle s’élève à 70%. (...)
Selon Fukushima Diary, le Japon prévoit de monter une équipe consultative internationale pour le démantèlement de la centrale de Fukushima. Le 11 janvier 2013, Tepco a annoncé qu’ils se préparaient à établir un IAT (International Advisory Team) pour le démantèlement de la centrale nucléaire de Fukushima, en coopération avec le gouvernement nippon. Manquant d’expérience en la matière, ils vont créer un organisme consultatif rassemblant des experts américains, anglais, français, russes et ukrainiens afin de recueillir des avis techniques, choisir les technologies les plus appropriées et obtenir de l’aide sur le site. Ce nouvel organisme devrait être opérationnel dès avril 2013. On ne peut que se réjouir de cette nouvelle qui va dans le bon sens. Il est évident que l’industrie nucléaire fait face aujourd’hui à un problème majeur inédit et multiple, celui de la fusion de trois cœurs sur le même site et de piscines suspendues fragilisées par le méga séisme du 11 mars 2011 et ébranlées régulièrement par des tremblements de terre. Le premier démantèlement consistera à retirer les 1533 assemblages de combustible de la piscine de l’unité 4 dont la structure a le plus souffert. Depuis 2012, Tepco est soumis à une pression internationale face au danger majeur que représente le contenu de cette piscine qui, si elle s’effondrait ou se vidait rapidement, mettrait le Japon dans une situation radiologique intenable qui aurait des conséquences mondiales irréversibles. C’est la raison pour laquelle Tepco a communiqué son intention d’accélérer la prise en charge du transfert du combustible de la piscine 4 qu’elle prévoit de terminer fin 2014.
(...)
Idéogramme japonais de l’année 2012 : Kin
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Madame Kowata devant son logement provisoire à Aizu Wakamatsu Les autorités vont rouvrir discrètement la zone interdite entourant la centrale nucléaire. Les réfugiés pourront retrouver leur domicile, à leurs risques et périls. Repeupler pour relancer l’économie « Nous n’y arrivons pas » « Même les corbeaux sont partis » « Les chiens savent » « Notre génération ne retournera pas à Okuma »
Des policiers, en tenue anti-radiations, proches de la centrale de Fukushima, le 11 mars 2013, à l'occasion du deuxième anniversaire du tremblement...
Preferred Location Parameters Parameter Value Uncertainty Magnitude 6.0 Mwc ± 0.06 Location 39.528°N, 143.196°E ± 16.9 km Depth 12.5 km ± 5.6 km Number of Stations Used137 Number of Phases Used137 Minimum Distance 277.2 km (2.49°) Travel Time Residual 0.73 sec Azimuthal Gap 87° Review Status REVIEWED Event ID usb000fxh7
Antonio Pagnotta a rencontré Naoto Matsumura, le dernier habitant de Fukushima, qui refuse d'évacuer la zone interdite autour de la centrale. Extrait de "Le dernier homme de Fukushima" : Lorsque le séisme a frappé, Matsumura était en train de vérifier, clope au bec, le mélange du ciment, du gravier et du sable. Sur le site, ils étaient une trentaine d’ouvriers. La puissante secousse les prit par surprise. Son impact fut si brutal que les oreilles de Matsumura cessèrent d’entendre. Tout ce dont il se rappellerait plus tard serait visuel : la force qui secouait la haute construction d’acier tel un éventail, les meubles violemment ballotés d’un endroit à l’autre, tels des dés secoués au creux de la paume, les murs se fendaient de haut en bas, les uns après les autres, et toutes les vitres volaient en éclats avec fracas. Les profonds ancrages de la structure métallique, pourtant à norme antisismique, émergeaient peu à peu du sol. Les longues barres d’acier qui plongeaient dans la terre n’étaient plus que de vulgaires clous que les chocs arrachaient sans effort. Matsumura eut un éclair de lucidité ; une certitude s’imposa à son esprit. Si la secousse se prolongeait, la catastrophe allait se produire. La haute tour de la bétonnière flambant neuve allait s’écraser au sol et s’aplatir avec la mollesse d’une boîte de conserve. Au cours de leur existence, les hommes de Tomioka avaient connu des secousses de toutes les intensités. Une de plus ne les inquiétait pas outre mesure, habitués qu’ils étaient à travailler sous la mousson et, à la saison des gels, à pierre fendre. Ces hommes sont de petite corpulence mais durs à la besogne. Et infatigables. Or, ce tremblement de terre s’annonçait exceptionnel. Rien de ce qu’ils avaient vu ne pouvait se comparer à cette longue et infinie secousse. Sa durée paraissait d’autant plus infinie que sa puissance était véritablement démesurée. Depuis six minutes qu’ils sentaient la terre gronder sans frein, ils ne savaient plus à quel kami se vouer. En cet instant, tous l’ignoraient encore, mais ils étaient les témoins d’infortune du plus grand tremblement de terre de l’histoire du Japon. Tandis que les secondes s’égrenaient dans une effroyable lenteur, les hommes prenaient conscience que ce séisme serait impitoyable. Il n’y avait aucune honte à avoir peur. Matsumura et ses hommes, finalement gagnés par la terreur, comprirent que la fin de leur monde était arrivée, que tous devaient se préparer à mourir. Le monstrueux rugissement de la terre retentit de la plage à la colline en ébranlant les constructions de bois de Tomioka. En quelques minutes, la secousse venait anéantir son héritage et la mémoire de son passé. La demeure des aïeux Matsumura, une construction traditionnelle de deux étages, s’écroula au fond du jardin dans un fracas de tuiles et un nuage de poussière si grand qu’il ressemblait à la fumée d’un incendie. Sa ferme, en revanche, située à l’intérieur des terres sur un flanc de colline, et dans laquelle il vivait avec ses parents, ne craignait pas la vague d’un tsunami. Son père travaillait dans les champs, sa mère dans la cuisine. Excepté une immense frayeur, tous deux étaient indemnes. Sur les trois édifices de la ferme, un seul avait été détruit. Le soir, privés d’électricité, ils avaient néanmoins eu le privilège de s’endormir dans leur futon. Le téléphone de la maison fonctionnerait encore pendant deux jours avant d’être temporairement coupé. Dans l’usine à béton, les ouvriers étaient isolés du reste du monde ; les téléphones mobiles n’étaient plus actifs. Mais personne ne devait abandonner l’usine – le responsable avait sommé les hommes de rester sur place. Les installations n’étant pas rodées, un incendie pouvait se déclarer à tout moment et il était vital de nettoyer et réparer les dégâts au plus vite. Avec ses collègues, Matsumura allait rester deux heures confiné dans un petit conteneur préfabriqué. Sans fondations, le refuge était fiable ; il résisterait aux prochaines secousses. Des soubresauts de force 3 et 4 se succédèrent en rafales. Matsumura put rentrer chez lui vers 16 heures. Encore quelques jours de tranquillité et le printemps fleurirait avec son cortège de matsuri, ces fêtes traditionnelles qui égayent la vie des communautés. Puis, dans un mois, le symbole de Tomioka, l’avenue des cerisiers, serait en pleine floraison ; l’occasion de célébrer la jeunesse et sa beauté fugace en buvant du saké entre amis dans ce tunnel de fleurs qui fait la fierté de la ville. Tout le long de la route qui mène jusqu’à sa ferme, Matsumura prit la mesure des dégâts. Ils paraissaient mineurs. Les tuiles des toits, de lourdes kawara grises, avaient été projetées à terre. Les murs extérieurs des jardins s’étaient écroulés, découvrant ainsi de beaux arbres et des massifs de pierre décorative. En revanche, les nombreuses crevasses qui s’ajoutaient aux effondrements de la chaussée rendaient les voies impraticables. La circulation était paralysée et, dans l’immense embouteillage, la tension due au puissant séisme commençait à retomber doucement. D’habitude, il lui suffisait d’une vingtaine de minutes pour accomplir le trajet de son lieu de travail à la ferme. Ce jour- là, il mit une heure, en empruntant les sentiers qui cheminent au travers des rizières, afin d’éviter les routes principales engorgées de véhicules. Alors que les images du tsunami qui dévorait maisons, usines, rizières, routes et camions étaient transmises en direct sur les écrans du monde entier grâce à un hélicoptère de la télévision NHK, ni Matsumura ni personne à l’usine ne reçut d’informations sur le déferlement de cette vague géante qui avait suivi la secousse sismique. L’électricité ayant été coupée, il n’y avait plus aucun moyen de regarder les journaux télévisés. Il ne restait que le bouche-à-oreille.
Le gouvernement japonais va verser 1 million $ au Canada et à la Colombie pour nettoyer les débris qui ont échoué sur la côte de la Colombie-Britannique après le tsunami de 2011. Le consul général du Japon, Seiji Okada, au nom de M. H.E. Kaoru Ishikawa, ambassadeur du Japon au Canada, a indiqué mercredi que cette annonce démontrait la bonne volonté de son pays à l’égard d’une nation qui a été parmi les premières à offrir son aide. M. Okada a souligné que les Canadiens ont délié les cordons de leurs bourses et ont donné des millions de dollars pour aider le Japon. Le financement sera affecté à des activités exercées aux fins suivantes : aider les collectivités côtières et les Premières nations à planifier, à gérer et à réaliser les mesures de nettoyage des débris ; effectuer une surveillance du littoral et collecter et éliminer les gros objets laissés par le tsunami ; tenir des séances de formation et d’information sur l’identification et l’élimination des débris du tsunami ; soutenir les efforts de nettoyage des débris du tsunami menés dans les parcs côtiers provinciaux et fédéraux. (...)
Le site de TV5MONDE chaîne internationale de télévision francophone : Les émissions, les programmes, l'information en continu, la météo, la musique, les ressources pédagogiques, le guide des voyageurs et les cultures du monde. Le Japon va se figer lundi après-midi à 14H46 locales en souvenir du séisme et du tsunami meurtriers dans le nord-est du pays qui, le 11 mars 2011, ont emporté près de 19.000 vies et provoqué une catastrophe nucléaire sans précédent depuis un quart de siècle. Le gouvernement organise une cérémonie nationale à Tokyo, en présence de l'empereur Akihito et l'impératrice Michiko, à la mémoire des 15.881 personnes tuées auxquelles s'ajoutent 2.668 disparus. De nombreuses cérémonies du souvenir sont également prévues sur la côte ravagée. Tout le pays va observer une minute de silence à 14H46 très précises (05H46 GMT), heure à laquelle il y a deux ans un séisme géant d'une magnitude 9 secouait le fond de l'océan Pacifique à quelques dizaines de kilomètres de la côte nord-est du Japon, déclenchant un terrible raz-de-marée. Moins d'une heure après le tremblement de terre, une vague gigantesque dépassant 20 mètres de haut par endroits s'abattait sur le littoral, emportant toute vie sur son passage et détruisant ports, maisons, écoles et usines. A la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, les systèmes de refroidissement tombaient en panne sous le choc et les réacteurs chauffèrent jusqu'à entraîner un accident majeur, sans précédent depuis celui de Tchernobyl 25 ans plus tôt. Deux ans après, les efforts de reconstruction des zones ravagées avancent lentement, et plus de 315.000 personnes habitent toujours dans des logements provisoires. Depuis cette terrible journée de 2011, le pays a enregistré environ 10.000 secousses consécutives au séisme, dont 736 dépassant une magnitude 5. Les autorités japonaises affirment que la situation est désormais stabilisée à la centrale de Fukushima, mais il faudra environ 40 ans pour démanteler les réacteurs saccagés du site. Depuis cet accident, seuls deux des cinquante réacteurs nucléaires du Japon ont été remis en service, et le pays doit décider ce qu'il compte faire de ses centrales atomiques dans les années à venir. Alors que la précédente équipe de centre-gauche au pouvoir prônait un abandon progressif de l'énergie nucléaire d'ici 30 à 40 ans, l'actuel Premier ministre conservateur, Shinzo Abe, aux affaires depuis décembre, pencherait au contraire pour le redémarrage prochain de certaines unités sous conditions de sécurité.
Alain Morvan, journaliste au Républicain Lorrain, revient de Fukushima, au Japon, où il y a deux ans, pratiquement jour pour jour, le 11 mars 2011, un tsunami a ravagé la côte nord-est. Pendant une heure, il est entré dans la zone interdite... Durant son périple de cinq jours sur place, il s'est également arrêté sur les lieux clés de la catastrophe, du tsunami jusqu'à la crise nucléaire. Ses reportages sont à retrouver les 10, 11, 12 et 13 mars dans notre journal et sur notre site.
La décontamination des zones des environs, elle, ne viendra sans doute jamais. La centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi est composée de six réacteurs nucléaires assortis de piscines de stockage. Lorsque le tremblement de terre de magnitude 9 frappe le Japon et engendre un tsunami, le 11 mars 2011, trois de ces réacteurs sont en marche. Les réacteurs 1, 2 et 3 perdent leur refroidissement et verront leurs cœurs fondre. Les piscines de stockage qui accueillent les combustibles usés des réacteurs 1 à 4 perdent elles aussi leur refroidissement, mais les combustibles resteront globalement intacts. Les bâtiments qui recouvrent piscines et réacteurs 1 à 4, eux, explosent du fait de la production d’hydrogène causée par la détérioration des combustibles dans les réacteurs. Refroidir les cœurs en urgence A ce moment précis, les piscines sont à l’air libre et la fusion des cœurs des réacteurs entraîne d’importants rejets de matières radioactives dans l’environnement. L’urgence consiste à refroidir les cœurs et les combustibles plongés dans les piscines pour éviter la surchauffe et limiter les rejets. "Cette phase de refroidissement est désormais stable et assurée par des moyens fixes", analyse Thierry Charles, Directeur général adjoint de l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire. "Les Japonais ont repris le contrôle des réacteurs et des piscines. Ils doivent maintenant retirer les combustibles pour pouvoir démanteler les infrastructures". Durée totale de l’opération : 30 à 40 ans, au mieux. "Tepco (nationalisé depuis lors par le gouvernement japonais, NdlR) doit d’abord sécuriser les infrastructures pour minimiser les fuites et permettre le début du démantèlement. L’opération consiste notamment à recouvrir les bâtiments à l’aide de superstructures pour pouvoir récupérer les déchets qui s’y trouvent et les évacuer." Les piscines, d’abord, sont davantage accessibles mais plus vulnérables en cas de séisme du fait de leur position dans la partie haute des bâtiments. La piscine du réacteur n°4, surchargée car elle abrite le cœur entier du réacteur, a été consolidée entre-temps pour éviter tout effondrement, mais "on ne sait pas jusqu’où les bâtiments résisteraient en cas de nouveau séisme violent", ajoute Thierry Charles. "Tepco a simulé des tremblements pour tester la résistance des bâtiments qui a été jugée "convenable". Un mur a également été construit sur l’océan pour protéger la centrale de tsunamis éventuels, mais ici non plus, on ne sait pas jusqu’à quel niveau on pourra les retenir". D’où l’urgence de décharger les piscines : personne, aujourd’hui, ne semble en mesure de déterminer avec précision la résistance des bassins, et les dernières photos communiquées par Tepco indiquent qu’une certaine quantité de débris tombés lors de l’explosion des bâtiments vont encore venir compliquer l’extraction des combustibles. Besoin de nouvelles technologies Officiellement, Tepco se donne deux ans pour décharger la piscine n°4. Après quoi, il faudra encore s’attaquer aux trois autres piscines, et enfin, aux réacteurs. "Les combustibles stockés dans les piscines ne sont pas dégradés", précise Thierry Charles. "L’intervention est donc facilitée. Par contre, pour pouvoir intervenir dans les réacteurs, ils vont devoir concevoir et mettre en place des moyens robotisés qui n’existent pas encore. Aucun individu ne peut y accéder et on ne sait pas, à l’heure actuelle, quelle est la situation à l’intérieur". Selon les données communiquées par le gouvernement japonais, le cœur du réacteur N°1 a totalement fondu et percé la cuve pour se répandre dans le fond de l’enceinte de confinement. Les réacteurs 2 et 3 ont, eux, subi d’importantes dégradations qui ont potentiellement conduit à une relocalisation significative de Corium dans le fond de la cuve et un écoulement dans le fond de l’enceinte de confinement. "La situation est la même que l’an dernier", conclut Thierry Charles, "personne ne peut dire quelle quantité de combustibles a fondu et où il se trouve exactement. On va très certainement découvrir des éléments inattendus. Les Japonais prévoient de commencer à récupérer les combustibles des réacteurs d’ici 10 ans, mais les progrès vont prendre énormément de temps".
L’OMS rend ses conclusions sur l’impact des radiations provoquée lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Greenpeace a immédiatement contesté l’étude de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), d’après laquelle il n’y aurait pas de hausse du risque de cancer dès que l’on est éloigné de plus de 20 km de la centrale. Intitulé « Évaluation des risques pour la santé de l'accident nucléaire survenu après le grand tremblement de terre et le tsunami qui ont touché l'est du Japon en 2011 (sur la base d'une estimation préliminaire des doses), il s’agit du premier rapport de l’OMS qui étudie les conséquences sur la santé de l’homme du drame de Fukushima. Et celui-ci se veut particulièrement rassurant puisqu’il stipule que « Les risques sont faibles pour la population en général au Japon et à l’extérieur du Japon. Pour cette dernière, aucune augmentation observable des taux de cancer n'est prévue par rapport aux taux de référence.» Soit. L’OMS note cependant une augmentation des risques de cancer pour « certaines catégories de la population de la préfecture de Fukushima » et préconise une surveillance à long terme. Au plus proche de la centrale, les femmes et les enfants de moins de un an à l’époque du drame voient leur risque de cancer majoré de 4%. Plus précisément, les risques de cancer du sein augmentent de 6%, ceux de leucémie de 7%. En revanche, le risque de développer un cancer de la thyroïde explose de 70% pour passer à 1.25% contre 0.75% normalement. Les personnes vivant dans la deuxième zone la plus contaminée voient aussi une augmentation du risque de développer un cancer, bien que « les risques estimés sont inférieurs de moitié environ à ceux de la zone aux doses les plus élevées. » Les plus touchés sont les ouvriers venus travailler sur la centrale au moment de l’accident. Ceux-ci ont été les plus exposés aux radiations et voient leur risque de cancer grimper de 20%.
Publiée le 2 févr. 2013 2 février 2013
Un séisme de forte magnitude a frappé aujourd'hui l'île d'Hokkaido dans le nord du Japon, rapporte l'institut de veille géologique américain (USGS). Le tremblement de terre, d'une magnitude de 6,9, s'est produit près de la ville d'Obihiro, a déclaré l'USGS après avoir indiqué dans un premier temps que le séisme avait eu lieu en mer.
Selon l'USGS, l'épicentre du séisme était situé à 15 km au sud-ouest d'Obihiro. Son hypocentre a été détecté à 103 km de profondeur. Il n'y aurait pas de risque de stunami.
Aucun dégât ni blessé n'a été rapporté dans l'immédiat, selon la police de Hokkaido citée par la chaîne publique NHK.
Peu avant les secousses, une alerte a retenti à la télévision et à la radio, prévenant de la survenue imminente du séisme, grâce à un système de détection précoce mis en place par l'agence de météo.
Un poisson Murasoi (Izuzuki / Wikimedia, licence CC) De quoi relancer les inquiétudes sur la contamination radioactive au Japon. Un poisson pêché à des fins de contrôle présente un niveau impressionnant de contamination radioactive, plus de 2.500 fois supérieur à la limite légale fixée par le Japon, a annoncé vendredi l'opérateur du site. La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) a déclaré avoir mesuré dans un poisson appelé "murasoi" une quantité de césium radioactif égale à 254.000 becquerels par kilogramme, soit 2.540 fois la limite de 100 becquerels/kg définie pour les produits de la mer par le gouvernement. Pêché près de Fukusima Le poisson, proche des sébastes, a été capturé dans la baie à proximité de la centrale Fukukshima Daiichi située sur la côte nord-est du Japon, au bord du Pacifique. Ce complexe nucléaire a été victime le 11 mars 2011 d'un gigantesque tsunami qui a saccagé quatre des six réacteurs, dispersant dans la nature d'importantes quantités de substances radioactives. Pour éviter que les poissons hautement contaminés ne partent trop loin au risque d'être consommés par d'autres espèces ou pêchés, Tepco va installer de nouveaux filets alentour. Plusieurs restrictions ont frappé ou concernent encore des aliments de la préfecture de Fukushima et de province voisines, le gouvernement ayant durci l'an passé les normes légales. Les quantités de césium radioactif prélevées sur ce poisson sont 2.540 fois supérieures à la limite autorisée.
Dr. Helen Caldicott est pédiatre, spécialiste en fibrose kystique et présidente fondatrice de Physicians for Social Responsibility qui, au nom d’un groupe de coordination plus grand, a reçu le prix Nobel pour la Paix en 1985. Il semble que ce texte n’a pas été assez diffusé, c’est pourquoi j’en reproduis ici la traduction française, ainsi que les liens vers les versions anglaise, allemande et japonaise. Que devrait-il donc se passer au Japon ? Voici mes recommandations : 1. Toutes les régions du Japon doivent faire l’objet d’une évaluation de la radioactivité du sol et de l’eau car les vents peuvent déplacer la pollution radioactive à des centaines de kilomètres du point d’origine à Fukushima. 2. Les déchets et les débris radioactifs ne doivent en aucun cas être incinérés pour éviter que les isotopes ne se reconcentrent dans les aliments et le poisson, se répandant ainsi davantage. 3. Tous les lots d’aliments doivent être adéquatement analysés au moyen de spectromètres afin de déceler les éléments radioactifs précis qu’ils renferment. 4. Aucun aliment radioactif ne doit être vendu ou consommé, ni dilué dans de la nourriture non-radioactive pour les besoins de la vente car les composants radioactifs ont cette faculté de pouvoir se reconcentrer dans divers organes du corps. 5. Toute l’eau destinée à la consommation humaine doit faire l’objet d’une analyse hebdomadaire. 6. Tout le poisson capturé au large de la côte est doit être analysé pendant plusieurs années à venir. 7. Toutes les personnes, surtout les enfants, les femmes enceintes et celles qui sont en âge de procréer qui continuent à vivre dans les zones de haute irradiation doivent immédiatement être évacuées vers les zones non-radioactives du Japon. 8. Toute la population qui a été exposée à l’irradiation de Fukushima – notamment les bébés, les enfants, les immunosuppressifs, les personnes âgées et autres – doivent faire l’objet de visites médicales régulières afin de détecter tout/e malignité, dépression médullaire osseuse, diabète, anomalie thyroïdienne, maladie cardiovasculaire, vieillissement prématuré et cataractes. Ils doivent aussi bénéficier de traitements adaptés pour le restant de leur vie. La leucémie commencera à se manifester dans les deux prochaines années et atteindra son pic dans cinq ans. Les cancers solides commenceront à faire leur apparition 10 à 15 ans après l’accident avec une fréquence croissante pour cette génération au cours des 70 à 90 années à venir. 9. Tous les médecins et prestataires de soins médicaux au Japon se doivent de lire et d’approfondir leur examen de « Tchernobyl – Conséquences de la Catastrophe pour l’homme et la nature », rédigé par l’Académie de Sciences de New York, afin de bien saisir la gravité de la situation qui les confronte. 10. Je propose aussi en toute humilité que les médecins en particulier, mais aussi les hommes politiques et le public, consultent ma page web nuclearfreeplanet.orgpour plus d’informations, qu’ils écoutent également les entretiens relatifs à Fukushima et à Tchernobyl dans mon émission radio à ifyoulovethisplanet.org et qu’ils lisent mon livre NUCLEAR POWER IS NOT THE ANSWER (La puissance nucléaire n’est pas la solution). 11. La communauté médicale internationale et en particulier l’OMS doivent être mobilisées immédiatement pour venir en aide à la profession médicale et aux hommes politiques japonais, afin notamment de lancer la tâche monumentale à laquelle il est fait référence ci-dessus. 12. Le gouvernement japonais se doit d’être disposé à écouter les avis et à recevoir l’aide proposée par la communauté internationale. 13. Le Japon doit, de toute urgence, demander et recevoir les avis et l’aide internationale par le truchement de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) et de la NRC (Commission de Règlementation Nucléaire) aux Etats-Unis, des spécialistes nucléaires situés au Canada, en Europe, etc. afin d’éviter l’effondrement de l’unité 4 de la centrale de Fukushima Daiichi et du bassin de combustible usé, au cas où surviendrait un tremblement de terre d’ampleur de plus de 7 à l’échelle de Richter. Si ce bassin s’effondrait, cela engendrerait une chaleur et un feu qui pourrait libérer des substances radioactives 10 fois plus importantes que celles de Tchernobyl. Il n’y a pas de temps à perdre alors que, en ce moment la communauté mondiale attend passivement que la catastrophe arrive. 14. Les médias internationaux et japonais doivent immédiatement rapporter les faits relatifs au Japon qui sont énoncés ci-dessus. Ne pas le faire, c’est courir à la catastrophe mondiale. »
Fukushima : exprimer ses craintes semble être devenu au Japon un délit d’opinion Masaki Shimoji, professeur associé à l’Université de Hannan (Osaka) est détenu en prison depuis le 9 décembre 2012 (http://www.hannan-u.ac.jp/english/index.html). (http://enenews.com/crackdown-japanese-professors-arrest-e...) Il est accusé d’avoir violé la loi, en particulier, d’avoir traversé les voies de chemin de fer du Japan Railways dans la station d’Osaka le 17 octobre 2012 lors d’une manifestation contre l’incinération de déchets contaminés provenant de la région de Fukushima (http://keepcivicactivity.jimdo.com/english/). Il s’insurge contre la politique menée par les autorités en ce qui concerne l’évacuation, l’élimination et la dissémination des déchets produits par la catastrophe nucléaire de Fukushima. Masaki Shimoji dénonce depuis des mois le danger de la reprise de l’activité nucléaire civile japonaise et la lenteur du démantèlement des différentes unités du site nucléaire dévasté, en particulier, la piscine 4 qui demeure selon lui une menace pour le Japon et le monde entier. En tant que citoyen japonais vivant à Osaka, il a manifesté régulièrement contre le projet d’incinération de déchets contaminés à proximité de la deuxième mégapole japonaise. Les motifs de l’incarcération de Masaki Shimoji sont apparemment fallacieux ou pour le moins très douteux. Monsieur Shimoji sera jugé par une cour de justice, le 18 décembre 2012. Il est entre-temps détenu en prison ainsi que d’autres opposants aux autorités japonaises comme un vulgaire criminel. Ces faits semblent démontrer de la part de ces autorités nipponnes la volonté de briser toute opposition au redémarrage du parc électronucléaire de l’archipel. De même, la population de Fukushima se voit systématiquement empêchée d’exprimer publiquement ses craintes face aux dangers de la dissémination radioactive. Les autorités nipponnes sont bien décidées de poursuivre la production d’électricité d’origine nucléaire en incluant une filière MOX locale. En effet, elles ont décidé de construire une usine de fabrication de MOX identique à celle de Melox (France). Le but est de valoriser le dangereux et encombrant déchet nucléaire, le Pu-239 que le Japon détient en grande quantité. Pour mémoire, le MOX produit par Areva fait partie des dangers majeurs contenus dans les piscines de Fukushima. En cas de tremblement de terre d’intensité supérieure à 8,0 sur l’échelle de Richter, les différentes unités ne résisteraient pas, ce qui entraînerait une catastrophe bien plus grave que celle du 11 mars 2011.
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