« La ville afro-américaine qui rétrécit » - Le Monde diplomatique | jalar@resshg | Scoop.it

Dans le ghetto de Detroit, la ville se consume et disparaît peu à peu. Elle ne subsiste que par fragments. Dans certains blocs ne restent que deux ou trois demeures habitées. La ville prend alors des allures de cité engloutie : les carcasses carbonisées, les parkings abandonnés, les usines désaffectées l’ont transformée en une vaste friche. A l’horizon désert, herbes et arbres arasent les maisons désolées. L’urbain se décompose. Les densités se font rurales. Le paysage s’ensauvage lorsque s’y mêle le chant du coq ou les stridulations incessantes des sauterelles. A Detroit, les sons de la nature résonnent dans la ville.


Via HG Académie de Rennes