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Inside THEODOR : Il était une fois... THEODOR, L'Insolent Parisien ! Une Maison de thé atypique avec un univers bien à elle, raffiné et contemporain, où le maître mot est l'excellence. Derrière les boîtes que vous chérissez à chaque tea-time, une histoire se cache, un parcours se dessine, des mains oeuvrent pour vous, pour votre plaisir, en France et dans d'autres latitudes du globe.
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Carnet de voyage - Vietnam - THEODOR

Carnet de voyage - Vietnam - THEODOR | Inside THEODOR | Scoop.it

ENGLISH VERSION available here: http://www.theodor.fr/en/content/102-carnet-de-voyage-vietnam

 

Après plusieurs jours à la rencontre des jardins de thé du Vietnam, l’Insolent Parisien nous revient et partage avec nous son carnet de voyage, à travers des photos qui nous transportent au cœur des plantations, celles où il sélectionne une partie de ses thés d’une grande qualité qui offrent des parfums fleuries, plus méconnues que la Chine ou le Japon.

 

Un voyage au fil des eaux du Mékong, qui l’ont promené jusqu’à Sa Đéc, plus au Sud, où il découvrit les lacs de Lotus qui servent à parfumer le thé vert de là-bas parmi les différentes fleurs utilisés…

 

Une escapade au cœur de l’Asie, d’où il ramènera dans ses valises ses futures inspirations pour ses prochaines créations, peut-être parfumé de ‘fleurs d’artichaut’ dont l’infusion là-bas est très populaire et boisson nationale.

 

Une balade pour sélectionner, comprendre, rencontrer, en résumé le métier d’un tea-taster dans ce pays où les plantations de thé côtoient celles du café, dans ce pays aux milles contrastes, bercée par les eaux de toute part.

 

Un Carnet de voyage comme seul Guillaume LELEU sait les partager…

 

 

 

JOUR 1 : DÉGUSTATION

 

Petit moment, d'un instant magique, dégustation d'un magnifique thé artisanal des monts de Dā Lat, au cœur du Vietnam...

 

Une véritable délicatesse en bouche, une note presque de miel, de bois clair, une belle légèreté et longueur tout en affirmant une jolie présence tant olfactive que gustative.

Juste un plaisir, un sourire, qui après un véritable périple pour arriver jusqu'ici réconforte tant mon cœur que mon âme.

 

Si je peux en ramener, je n'hésiterais sans nul pas...

 

 

 

JOUR 2 : AU COEUR DES PLANTATIONS DE THÉ

 

(Presque) à l'état sauvage ... Ici les jardins de thés côtoient, dans la montagne, les plantations de café.

 

Le parfum de leurs fleurs blanches dans l'air embaument les lieux, une fragrance proche de celle du jasmin... à 25km de Dā Lat environ, sur les hauteurs de la ville, on 'pick' encore à la main, un des derniers endroits au monde où la cueillette se fait encore ainsi... Certaines parcelles sont réservés aux théiers sauvages que l'on va laisser grimper, vieillir, pour en récolter les feuilles réservées aux Pu-erh.

 

Les autres sont celles dont seront issus, Wu-long, thé vert, thé noir...

Une partie de la récolte servira aux 'parfumés' qui a trouvé toute sa noblesse en Asie aux mêmes titres que les natures, tout comme en Chine, à Taïwan.

 

Les feuilles seront alors imprégnées des fleurs de lotus, jasmin, roses, d'autres mixés aux racines de Gingembre... mais la spécialité locale à Dā Lat, est le thé à la fleur d'artichaut et après la surprise de premières saveurs, on se laisse volontiers amadouer par la douceur suave de l'infusion.

 

Il reste ce que je ne saurais vous partager par des mots, le sourire des cueilleuses, l'accueil des farmers, les longues explications sur les techniques, le plaisir certain et aventurier de découvrir ces nouvelles terres de Camélia...

 

 

 

JOUR 4 : AU COEUR DES PLANTATIONS DE THÉ

 

Sélectionner une feuille, c'est comprendre sa terre, la philosophie de ses hommes et lever la tête vers le ciel pour en sentir ses caprices.

 

Il n'y a aucun hasard dans la recherche, la poursuite d'une quête et j'ai toujours eu besoin de ce contact, au fil des années, pour entendre la feuille.

 

Plus que la toucher, la croquer puis l'infuser, l'espace dans lequel elle prendra vie prend tout son sens dans le fait de l'écouter. J'aime particulièrement ces lignes qui forment les jardins de thés, qui comme des sillons vous poussent à regarder au-delà de l'horizon, ces horizons mêmes que certains ont cherché parfois à assombrir, par petitesse ou jalousie, ces horizons mêmes qui éclairent votre métier, ce que vous êtes, dans sa raison et son sens premier.

 

J'aime m'y perdre et m'y retrouver.

 

J'aime ces courbes, ces monts, ces arbres qui les ponctuent pour mieux s'y arrêter. J'aime en toucher le vert, qui n'a de cesse d'attraper la lumière, et j'aime l'idée qu'il n'en restera qu'une infusion, souriant du coin des lèvres pour les sourires qu'elle décrochera si loin de lui, d'eux, de ces horizons...

 

 

 

JOUR 7 : DÉCOUVERTE DU THÉ À LA FLEUR D'ARTICHAUT

 

{Cœur d'artichaut} Je les connaissais cuits à l'eau, jusqu'à que leurs chairs soient croquantes, que leurs cœurs livrent leurs tendresses, préparées par ma grand-mère…

 

J'en gardais le souvenir de la feuille que chacun suçait au mieux pour en extirper l'extrait... J'en conservais quelques images heureuses, des plats débordants encore plus après qu'avant que nous les entamions...

 

Et puis, il m'en restait ce sobriquet amical, lorsque j'étais plus jeune et que je m'émotionnais de quelques chagrins d'amour...

 

Mais j'ignorais encore jusqu'à lors que leurs délicates fleurs avaient un pouvoir curatif, des vertus d'apaisement, un goût délicat, une beauté d'infusion lorsqu'on les associait à quelques feuilles de thé vert... et pouvait être en bouche un bouquet de saveurs, un plaisir exotique...

 

C'est aussi cela le thé, cette association de plantes, de morceaux de fruits, de fleurs à quelques feuilles brutes, une cuisine d'infusions pour nourrir l'âme et l'esprit, une médecine naturelle d'une prescription préventive, une alchimie créative que l'on déconsidère bien trop souvent en les résumant à un illégitime visage du thé occidental, à de vulgaires sous breuvages sous l'appellation 'parfumé' alors que depuis toujours le thé 'cuisiné', le thé parfumé, ce thé-là fait entièrement partie de la culture du thé dans ses grandes origines.

 

N'en déplaise à quelques ayatollahs, en quête de quelques reconnaissances publiques.

Thé parfumé à la fleur d'artichaut, spécialité du Vietnam.

 

 

 

JOUR 8 : AUX BORDS DES LACS DE LOTUS

 

Voyage fleuri.

 

Lorsque j'importai mon premier thé au lotus du Vietnam, la méthode d'embaumement du thé que l'on m'avait décrite semblait presqu'irréelle, tel une légende qui se transmet, un mythe...

 

Il y aurait au Vietnam des grands lacs de lotus, qui s'ouvrent à la rosée, dans lesquels on y viendrait délicatement déposer au cœur de la fleur les feuilles de thés pour qu'elles s'imprègnent durant la nuit, pendant que les fleurs sont closes, du parfum des pistils.

 

Je n'avais pas de raison de douter, mais la curiosité et ma conscience professionnelle m'ont naturellement poussé à me rendre compte par moi-même de cette merveille...

 

Direction plus au sud alors, empruntant le même route que celle que prend le thé, vers Sa Đéc, dans un périple qui fut loin d'être désagréable puisque cela m'a valu une jolie balade sur les eaux du Mékong, dont j'espère vous reparler plus tard...

 

Arrivé sur place, je ne peux que constater la beauté autour de moi, des champs de lotus à perte de vue, cette jolie fleur dont j'aime tant emprunter les parfums délicats et dans laquelle le thé emprunte les saveurs... comme à découvrir dans le 'Blue Oolong Lotus' qu'importe Theodor Paris, mais également cette même fleur par laquelle je me suis laissé séduire dans ma dernière création 'J.C. Absolu Oolong' qui fêtera bientôt déjà son premier anniversaire...

 

La beauté de ces fleurs, devenues par le temps, symbole du Vietnam, me permet de définitivement dire de ce voyage, que l'amour à milles visages et que j'ai trouvé le mien à travers le thé.

 

 

 

JOUR 10 : SUR LES EAUX DU MÉKONG

 

Je me réveille sur les eaux du Mékong, tout est calme encore autour du moi, le silence parfois interrompu par le moteur d'un sampan, (sānbān) des premiers pêcheurs...

 

Le fleuve a l'air serein, les eaux apaisées par la nuit qui s'achève, la lumière de l'aurore dévoile le miroir de son étendue que l'on ne peut qu'admirer.

 

Ma tête est en alerte pour photographier à jamais ces merveilleux paysages qui m'entourent, essayer d'en conserver la douceur, le son, les parfums, les beautés, qui, ici et là, sont autant de stimulations pour demain.

 

Je déguste déjà ma première tasse de thé du jour, rapidement préparé avec les ustensiles que j'ai sous la main, mais les feuilles sont malgré cela délicieuses, j'en ai ponctionné quelques-unes de celles que je compte ramener.

 

Je me dis, en les portant à mes lèvres, que la présence ou l'absence de l'amertume, les parfums, le plaisir ou déplaisir que peut vous conférer une tasse, qu'avant toute préparation idéale, c'est la qualité des feuilles qui révèlent ce que sera la tasse et peu importe les règles que l'on impose parfois, qui ne sont là, que pour éventuellement sublimer une infusion mais non la faire.

 

Le Mékong m'extirpe de mes pensées, l'activité semble prendre vie, une émulsion dans l'air en quelques secondes se fait ressentir, plus de bateaux, de plus gros, le mien est encore accosté.

 

Alors avant que ce sentiment de quiétude m'échappe et que je me laisse à mes pensées parisiennes, je retourne de ce pas, regarder ce fleuve immense prendre vie et vous emmène avec moi.

 

 

 

JOUR 14 : DERNIER JOUR

 

Aux vagues de l'âme.

 

Je quitte les "yeux" du Mékong, ses eaux, ses rives pour naviguer vers d'autres destinations.

 

Et si j'en ai connu des flots, par tout temps et toutes mers, je reste un marin des terres qui doit rentrer à son port mais je garderai de ceux-là, leur calme, leurs vies, leurs beautés.

 

Je m'en vais de ces terres, riches de fruits insoupçonnés, riche d'humilité, que j'ai aimé explorer, découvrir, boire le thé.

 

J'ignore s’il est temps de rentrer, mais celui de "rallumer les étoiles" comme le disait Apollinaire est venu et cela je ne peux le faire que de mon petit bout de terre, avec les miens et ceux qui font mon quotidien.

 

Au revoir Vietnam, merci de ton accueil, merci de tant de gentillesses, on se reverra avec certitude, une tasse à la main comme on en a tant partagé ensemble.

 

Cam on ! (Merci !)

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Carnet de Voyage - Inde - THEODOR

Carnet de Voyage - Inde - THEODOR | Inside THEODOR | Scoop.it

ENGLISH VERSION available here: http://www.theodor.fr/en/content/105-carnet-de-voyage-inde

THEODOR | tea house - Paris 's insight:

Après le Vietnam, l’Insolent Parisien est parti à la découverte des terres parfumées d’Inde, et c’est le sourire aux lèvres qu’il nous conte ses aventures à travers son carnet de voyage. Il nous offre des récits et des photos empreints de la chaleur et de la beauté des lieux qu’il a traversés dans sa recherche des meilleurs thés Darjeeling de printemps, toujours pour notre plus grand plaisir.

Un voyage qui l’a conduit de New Delhi à Assam, en passant par les montagnes du Bengal pour des séances de tea tasting délicates, à travers un parcours parsemé de rencontres et d’imaginaire, d’aventures et de délices, de thés et de sourires.

Il nous est revenu les poches remplies de trésors indiens et la tête remplie d’idées, et nous avons hâte de déguster le résultat de ses sélections.

Prenons quelques instants pour nous plonger dans ce carnet de voyage authentique et sincère et partageons ces quelques jours intenses avec Guillaume LELEU, à travers ses trouvailles, son émerveillement, ses rêves, ses rencontres, ses souvenirs, et bien entendu ses tasses de thé.



JOUR 1 : UN INCONTOURNABLE TEATIME

 

Avant de fouler les terres de Darjeeling, halte à New Delhi qui m'accueille. Tout est là. Le bleu de ses portes, le rose des volutes de ses chapiteaux persans, l'ocre de ses ruelles et dans ses ombres son ‘Chaï’, quel bonheur de retrouver ces parfums, ces lumières et ces terres en ce dimanche d'avril.

Loin de nos clichés occidentaux, de nos jolies tasses en porcelaine, le ‘Chaï’ est en Inde la boisson de la rue, du pauvre comme du riche, que s'est approprié l'homme de la ville et des campagnes, comme un souvenir, un emprunt au passé colonial des britanniques, pour le faire sien.

La préparation de ce thé-là ne doit rien au hasard même si nous pouvons en trouver encore deux versions, le 'Masala Chaï' ou le 'Tea Masala' qui garde dans les racines de son nom pour le second sans nul doute la préférence ‘British’, au contraire du premier, plus simple, qui s'est nationalisé comme la version indienne.

Les deux partageront en commun la base d'un Assam de grade 'finest' ou 'premium' parfumé de cardamome, gingembre, clous de girofles, cannelle, infusé dans le lait.

Pour le 'Tea Masala' il vous faudra rajouter fenouil, anis et noix de muscade pour la recette originale.

Mais qu'il soit 'Chaï' ou seulement 'Tea' la meilleure façon d'en connaître toutes leurs subtilités est encore de choisir celui que vous trouverez sur le feu, dans les méandres des ruelles de 'l’Old Delhi' armé d'une pointe de courage et d'audace .... Le tout dans un simple verre.


JOUR 2 : 
 

 

EN ROUTE VERS LES PLANTATIONS

 

Je ne suis pas certain encore d'arriver ainsi, de cette manière, dans les hauteurs de Darjeeling, sur ses chemins escarpés de terre et de pierres, mais par précaution suis parti de bonne heure.

Telles des petites abeilles qui ont envahi la ville, se faufilant à droite et à gauche à excès de klaxon et de malice, parmi eux, mon 'rickshaw', ne fait pas déshonneur à la conduite locale de tous ces tuk-tuk ...

Je sens toutefois que la route qui m'emmènera jusqu'à mes 1st flush risque d'être plus longue et cahoteuse que prévue. Je verrais bien !

 

RENCONTRE AVEC UN (JEUNE) HOMME D'AFFAIRES

 

'Atikya' business boy en herbe et aléatoirement 'petit vendeur de Chaï' de rue...
"5 roupies pour le verre de ‘Chaï’ mais 20 pour une photo" me dit-il dans un anglais précaire, en me voyant prendre une photo de son père derrière lui en train de mixer le thé au lait en train de bouillir ...

Atikya a 11 ans et déjà un sens des affaires aiguisé, il parcourt la rue pour offrir aux commerçants et badauds le ‘Chaï’ de son papa à l'aide de son petit panier de fer blanc qu'il remplit préalablement de 6 verres bien pleins et mousseux.

Forcément son sourire et sa réplique ne m'ont pas laissé de marbre et cela m'en a coûté 100 roupies au total, somme que je me suis empressé d'honorer, pour régler les 4 photos précédentes en reliquats du papa, pas peu fier de son fiston, même si au final, c'est la sienne que je publie :)

Pour ce prix-là, vous prendrez bien une tasse avec moi ?

 

UN VOYAGE DES SENS

 

Tout comme peut l'être le thé, l'Inde éveille chacun de mes sens à chaque moment.

Elle s'adresse à mon regard de son architecture riche et variée, s'exprime à mon nez par les parfums de ses épices, les effluves de sa rue, se sublime au goûté de sa cuisine qui enveloppe le palais de ses essences uniques, se laisse écouter sans tendre l'oreille par ses chants et ses bruits de chaque instant et enfin interpelle l'esprit de ses contrastes et de ses beautés.

Multi sensorielle, tout comme traduite ici, dans les ombres et lumières de cette dernière photo de Delhi où je n'amalgamerai ni contexte ni situation mais dont la sérénité évidente m'a paru tellement bienvenue à partager.

Hâte d'être à demain au cœur des plantations après les merveilleuses rencontres du jour...


JOUR 3 : COUCHER DE SOLEIL À DARJEELING
 

 

Fin de journée dans les montagnes du Bengal.

Le soleil tombe sur les plantations, au cœur desquelles je passerai la nuit, dans le bungalow de réception des hôtes, du dernier jardin qui m'a accueilli et où l'on vient de clore les derniers tastings du jour.

Si la fatigue se fait sentir, si la journée fut riche en travail, ce n'est que de ses émotions multiples et merveilleuses que ma mémoire en gardera trace.

Il y a tant à dire que l'on ne peut décrire, qu'il s'agisse du thé, des hommes, des cueilleuses ou de ces paysages qui m'entoure, ici, perché à quelques 3000 mètres d'altitude.

Et puis il y a un peu également de cette pression non-écrite de faire les meilleurs choix, à chaque tasse, qu'elles soient népalaises ou indiennes, pour tous ceux qui les attendent.

Le soleil se couche dans les montagnes du Bengal, pour laisser place à la promesse d'un autre lendemain à 3/4 heures de route, plus haut vers Darjeeling dans d'autres Tea Estates...


JOUR 4 : DÉGUSTATION
 

 

Premières séances en préparation en ce matin sur Mirik, chaque lot des récoltes quotidiennes doit être testé pour identifier les parfums qui les distinguent, la qualité qui les diffère, et pour comprendre les paramètres du jour qui seront à changer en fonction des feuilles du jour...

Il y a dans ces moments comme un temps suspendu, une fierté, une prise de conscience de la chance qu'il m' a été offerte d'exercer ce métier, où dans l'ombre, le détail de chaque chose prend son sens... en harmonie avec la mère nature..., loin de tous les bruits, de ces retours parfois tellement violents, des critiques auxquelles on s'expose lorsque l'on est face au goût personnel de chacun, des novices et de ceux bien sûr dont la bienveillance est relative et qui leur offre un rôle.

Les tasses s'alignent à présent, la roupie qui sert de pesée est dans la balance de cuivre, l'eau est dans la bouilloire... Enfin ce nouveau jour commence.


JOUR 5 : 
 

 

TRÉSORS DE DARJEELING

 

Contrairement à celles visitées hier, plus éloignées de la ville et celles tout au long de la route qui mène à Darjeeling, où il faudra se sourcer à défaut, pour y trouver son bonheur dans les jours à venir. Situés en contrebas de la ville les entrepôts et les fabriques des plus prestigieuses plantations qui ont fait la renommée de Darjeeling sont quasi vides ...

Les récoltes ont cessé après le début de ces dernières vers la mi-mars, pas de cueilleuses autour des pieds de théiers, très abîmés et dépourvus des précieuses feuilles...

Ce, suite à un très violent orage de grêlons le 31 mars dernier.

Les First Flush de ces noms prestigieux; 'Bloomfield', 'Risheehat', 'Aria', 'Orange Valley', 'Singtom'... tous très impactés, sont donc quasi inexistant en quantité et particulièrement rares, puisque la meilleure espérance des propriétaires est de reprendre une vie normale que vers début juin au mieux... après la saison.

Malgré toute la tristesse palpable dans les Tea Estates, les tastings des récoltes d'avant tempête furent extraordinaires, les premières récoltes étaient extrêmement prometteuses en qualité. 

Parce que je suis tombé amoureux de deux lots mais aussi parce que c'est une façon de les soutenir, j'ai donc acheté aujourd'hui le lot DJ5/16 de Bloomfield et le DJ25/16 d’Orange Valley, qui me sont apparus comme de rares trésors.

Le second lot aura par ailleurs un goût particulier en plus en tasse puisqu'il s'agit de celui de la récolte du 31 mars, juste avant les événements, le dernier First flush des plantations en contrebas de la cité donc, comme un signe du destin.

Ils seront très vites à Paris.

 

UN APERCU DE DARJEELING

 

Traverser Darjeeling est un peu comme fermer les yeux quelques secondes, rêver et s'apercevoir que son rêve s'est réalisé lorsque l'on les rouvre ...

Il y a ici comme une atmosphère particulière, un sentiment d'être sur le sommet de la terre, perché au milieu d'un endroit que seul Kipling aurait sorti de son imagination.
Croiser le mythique petit train qui traverse la ville, contempler cette architecture en mouvement où tout ne forme qu'un tout avec le thé dont les nombreuses plantations bordent la cité, comme si son rêve vous avait emmené au-delà des nuages...

Je ne pouvais pas ne pas en partager une rue même si cela reste bien peu au nombre de lieux où mon regard s'est posé...


JOUR 6 : DERNIER REGARD SUR DARJEELING...
 

 

Dernier jour sur Darjeeling avant de reprendre la route pour Calcutta puis celle d'Assam où je vais rendre visite à nos jardins avec lesquels nous travaillons depuis de longues années.

Après la jachère de l'hiver, la saison a repris également pour eux depuis quelques jours et ces rencontres sont essentielles.

Je m'en vais donc laisser derrière moi ces visages des cueilleuses, dont les traits et la beauté te marquent à jamais, les petits monts mouchetés de verts de ces magnifiques montagnes de Bengale, la brume du matin qui berce les théiers, les feuilles de ce champagne précieux dont les récoltes vont se poursuivre...

Mais je ramène tant de choses avec moi que je poursuis ce chemin le cœur accroché aux petits bonheurs de mon quotidien. Tout comme à Bonnières, dans la fabrique de Gyabaree-Millikthong, ‘Making tea is an act of pleasure !


JOUR 7 : 
 

 

VISITE DANS LES JARDINS D'ASSAM

 

La terre d'Assam est une terre généreuse, ocre, rouge, gorgée d'eau offrant une nature flamboyante, nourricière d'une agriculture prolifique à ceux qui là cultivent, principalement de riz, de thé et de gingembre.

C'est de Silchar d'où je prends la route pour me rendre vers mes destinations finales à 3 - 4 heures de là de trek, mais déjà le chemin qui m'y emmène est bordé de théiers.

Petite anecdote, je ne compte plus, à présent le nombre de vaches, chiens, chèvres, porcs... en liberté, qui occupent l'espace goudronné et qu'il faut donc éviter, que ce soit ici ou depuis New Delhi.

Ici, la majorité des indiens sont de communauté musulmane, nous sommes en bordure du Bangladesh et nombreux sont ceux qui ont immigré sur ces terres prometteuses.

Le regard porté sur l'étranger, curieux, interrogateur, comme effrayé, sur l'homme blanc que je suis, me prouve s’il en était utile que nous ne sommes pas nombreux à venir à leurs rencontres, mais il me suffit de sourire pour en recevoir en retour et poursuivre mon chemin...

 

Ô TERRE D'ASSAM !  

 

Si vous vous demandiez comment était la terre d'Assam qui offre cette feuille de thé si particulière, aux parfums si spécifiques... je vais la partager avec vous.

Elle est comme une terre d'Afrique, que j'ai pu projeter, fantasmer, telle que je l'ai imaginé dans des rêves. Elle est comme une terre sauvage, ponctuée par l'eau qui s'y irrigue, les parcelles et les hauts arbres parasols. Elle est comme une terre d'accueil, où s'arrêtent des troupeaux, qu'escaladent les chevreaux et où la femme indienne y promène ses enfants, va y ramasser le bois mort pour le feu du soir.

Et elle a aussi cette géographie si particulière..., tout en courbes et en lumières...

Imaginez une plaine, dans laquelle se seraient endormis des centaines de gros diplodocus, créant sur elle, autant de petits monts de terres sur lesquels l'homme aurait planté quelques théiers.

La voilà, la terre d'Assam.
Cette terre rouge, splendide ou les Camélias s'épanouissent ...
Cette terre rouge que l'on voit pourtant comme vierge et à l'état de jungle.
Une terre de feu qui ne pouvait donner que naissance à ce thé si ‘British’, auquel on joint toujours un nuage de lait...pour l'apaiser.
Un nuage, l'un d'eux pleut justement et m'appelle à l'intérieur.


JOUR 8 :

DIMANCHE MATIN ENSOLEILLÉ

Je m'apprête déjà à quitter Assam après de longues heures de tasting et de sélection au cœur des plantations.

Alors que mon voyage s'achève, je sais qu'il se prolongera dans les nombreuses tasses que nous partagerons ensemble à l'avenir.

Je garderai avec moi à jamais ces parfums à l'image de la vie, colorée de rencontres et de bonheurs, pimentée de surprises et de nos différences, que quelques rayons de soleil viennent toujours caresser pour en rappeler chaque petits bonheurs.

L'Inde est à l'image de son peuple, immense et généreuse, composée d'un melting pot de savoirs et de richesses encore inexploitées.

Demain sera encore meilleur qu'hier, c'est certain, si nous savons, chacun de nous, garder au fond de nos âmes de la fraternité et de l'amour, car d'être ensemble est une chance et chaque voyage m'en apporte la plus belle des réponses.

 

AU REVOIR, ‘SHUKHRIYA’

Dernière photo de voyage avec ce joli couché de soleil sur le Gange prise à Calcutta.
Cette fois, je laisse derrière moi, les vieilles machines ‘Britania’ qui rythment encore de leurs cliquetis toutes les fabriques que j'ai pu visiter.

Ces 'petites mains' de l'ombre qui récoltent, prennent soin des feuilles tout au long de ses étapes de transformation, testent et qui nous offrent ces breuvages d'exception 'faits main'.

Ces rues colorées de Silchar, Darjeeling, Calcutta, New Delhi et de toutes ces autres villes et lieux qui m'ont accueilli.

Et bien entendu ces magnifiques plantations dont j'ai déjà hâte de ramener les trésors.

Au revoir India, Shukhriya ! (merci)


Et pour prolonger ce voyage, nous vous invitons à découvrir les Darjeeling, que l'Insolent Parisien a ramené dans ses valises... en commençant par le Darjeeling S.F.T.G.F.O.P. 'Jardin de Millikthong', puis le Darjeeling S.F.T.G.F.O.P. 'Jardin d'Orange Valley' pour finir toute en douceur avec le Darjeeling S.F.T.G.F.O.P. 'Jardin de Phuguri'.  


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{TRANSPARENCE #1 - les provenances} : les arrivages de thés

{TRANSPARENCE #1 - les provenances} : les arrivages de thés | Inside THEODOR | Scoop.it

© www.theodor.paris LES COULISSES - Part.1 - Oct 2015
ENGLISH VERSION available here:  http://www.theodor.fr/en/content/93-transparency-1-origin-of-the-products 

THEODOR | tea house - Paris 's insight:

{TRANSPARENCE #1 - les provenances}

D'ou viennent vos thés ? Comment sont faites vos sélections ? Quelles sont les spécificités de votre métier, de votre marque ? 

Ces questions, bien légitimes, nous sont posées ici et là, très régulièrement, lors de rencontres, que ce soit en boutique, ou bien encore sur des forums, blogs et autres supports.


Beaucoup de choses se racontent, se disent, à tort ou à travers ou à juste raison, et c'est pourquoi, pour notre 1er 'post' sur la 'transparence', nous souhaitions aborder avec vous la question de la provenance de nos thés.

Du jardin à la tasse...: 
Au contraire de la majorité des pratiques et méthodes existantes sur le marché par les marques de thés de négoce, la maison THEODOR, à travers les infrastructures mises en place de la Société Française des Thés et de l'Orient 1842 , située à Bonnières Sur Seine (à 40km de Paris) (NDLR: plus connu sous le sigle de S.F.T.O. 1842) est une marque de 'PRODUCTEUR - NEGOCIANT'.

En effet, et ceci dès sa naissance, THEODOR a affiché l'ambition et posé comme un socle impératif à son existence, de conserver la maîtrise pleine et entière du flux de ses produits de la plantation jusqu'à la tasse de nos consommateurs et clients, plus que de la simple "mission" que d'apposer son nom, à l'aide d'une simple étiquette, sur un produit de grossiste ou de sous-traitance.

Par 'PRODUCTEUR', il n'est , bien évidemment, pas entendu par ce terme, le fait d'être propriétaire de plantations, de jardins de thés, comme cela est quasi- impossible pour aucun acteur occidental. Bien souvent, propriété étatique ou conditionnée à l'appartenance d'un citoyen local, les terres d'agriculture du thé, les hectares de plantations, les 'mues', comme on les appelle en Chine, restent l'exploitations de petits agriculteurs, grâce à un savoir-faire acquis sur des générations, spécialistes d'une ou de variétés de thé ou d'une production liée à la situation géographique où elles se trouvent.

Par ailleurs, nous n'en aurions aucun intérêt, ceci serait à nous obliger à acheter la production ou s'imposer la production de nos plantations, comme critères économiques plus que par objectivité de la qualité de la récolte.


Non, notre métier de 'producteur' commence à la sélection, puis au contrôle de l'ensemble du chemin parcouru par le thé, que ce soit dans ses flux d'importation et d'exportation, ses analyses, son entreposage, jusqu'à sa fabrication (blendage, aromatisation...), son conditionnement et bien entendu sa distribution.

C'est ainsi depuis 2004, que THEODOR n'a eu de cesse d'investir et d'adapter ses infrastructures 'industrielles', afin de permettre ce cycle maîtrisé tant de la provenance de ses produits que de la qualité et du périmètre de l'offre qu'elle souhaite offrir, tout en restant un Artisan du thé.

Comment se passe alors nos arrivages ? D'où viennent nos thés ? 
A l'inverse des us et coutumes que l'on retrouve à travers le négoce, qui consiste à s'approvisionner par 'tonnages' à une date fixe définie dans l'année et définie sur la base de statistiques et données des ventes réalisées, auprès de grossistes et permettant une disponibilité de produits permanente, THEODOR a fait le choix d'une méthodologie toute particulière, privilégiant un 'flux le plus court possible'.

Nos achats et nos arrivages, se font de façon permanente et régulière, tenant compte de la disponibilité des 'cueillettes" de la qualité offerte, de la saisonnalité, directement auprès d'un ensemble de petits agriculteurs, tout au long de l'année, en fonction des origines et référencés au fur et à mesure des années.

Loin de tous approvisionnements issus de coopératives, où sont assemblés entre eux le thé récolté de plusieurs 'jardins', comme c'est malheureusement le cas de plus en plus fréquemment, cela offrant un débouché plus garanti pour les petites productions et les plus grandes, nos thés vont faire l'objet d'une sélection plantation par plantation, sur la base d'un cahier des charges très précis et faisant l'objet de nombreuses vérifications.
 

Nos arrivages* peuvent être que de quelques palettes du même 'jardin' (NDLR: tel qu'en illustre la photo de l'article) jusqu'au Container, qui consiste à procéder à un 'groupage' de plusieurs sélections de plusieurs plantations, rassemblées dans un port d'embarquement d'une même origine, pour faciliter l'importation des précieuses feuilles et arriver enfin jusqu'au entrepôts de dédouanement.
*En moyenne, 1 à 2 Containers/ mois et 1 à 3 arrivages / avion

L'avion sera quasiment systématiquement plus privilégié pour les thés verts, pour lesquels un timing de consommation le plus proche possible de celui des dates de récoltes, favorisera une bien plus grande qualité en bouche, la préservation de ses qualités organoleptiques et l'assurance de la conservation de ses parfums spécifiques, pour un consommateur averti.


Ce choix de 'flux le plus court possible' n'est bien évidemment pas sans conséquences. Il implique deux éléments complètement antinomiques avec les règles et le 'B.a.ba' du commerce;

- Tout d'abord, le parti-pris au risque de perdre quelques consommateurs ou leurs fidélités, d'accepter la rupture régulière de tel ou tel thé, 

- mais encore, celui de ne pas pouvoir offrir une régularité gustative et permanente des thés proposés, mais une variabilité tant dans l'offre que dans les qualités propres à un thé, en fonction de la saison, de la récolte et de la provenance.

Alors, pourquoi s'exposer à de telles conséquences, vis à vis de ses consommateurs ?  

Par souci de cohérence tout d'abord, entre un discours et ses actes ! 
Premièrement, Nous ne pouvons exiger dans un même temps: 

- de ne pas produire en agriculture intensive, de respecter les mises en jachères des terres, de ne pas utiliser d'engrais, de veiller aux meilleures périodes pour les récoltes, de conserver leur savoir-faire au delà des simples méthodes de cueillette, tout en demandant à nos plantations de nous approvisionner toute l'année   
 

Puis, parce que même si c'est au détriment du volume et que THEODOR a volontairement fait le choix du positionnement d'être un 'généraliste' et non un spécialiste d'une seule origine, nous pensons que nous pouvons être un généraliste - spécialiste de chaque origine, tentant d'offrir le meilleur dans sa sélection et que le point commun entre chaque thé soit celui d'une expertise pointue, dans une offre accessible et la plus cohérente possible avec son agriculture.

Cela va bien entendu à contre-courant de pouvoir retrouver son 'Ceylan' en permanence, mais permet d'offrir une plus grande diversité, souvent synonyme de découvertes, de bonheurs et respectueuse du message intrinsèquement lié au thé, celui de la richesse de ses variétés.

Mais, comment peut-on s'assurer que le thé que je trouve chez vous n'est pas le même de celui de tel confrère ?
Plusieurs possibilités se présentent à tout à chacun pour tirer quelques conclusions dans la profusion d'informations qui s'offrent à nous.
- En premier lieu, la comparaison de la sélection proposée entre 2 maisons.
C'est souvent en regardant de plus près l'offre que l'on peut facilement identifier, en étant un minimum averti, si tel thé est comparable à un autre.
Chez THEODOR, notre expertise de sélection nous permet d'offrir sur le marché une offre inégalée, sans équivalence, tout en étant restreinte.  Que ce soit en terme de thés, plus rares et difficiles d'importations que d'autres, (tel qu'un Y.Z. White Snow spiralhttp://www.theodor.fr/fr/thes-nature/151-yz-white-snow-spiral.html / ou bien encore un W.G. Silver Dragon / ou bien nos 'BAISEN-Cha' du Japon, etc, etc....
Ou que cela soit, en terme d'origines proposées, certaines bien plus confidentielles que d'autres. (de la Corée, à la Thaïlande, en passant par la Chine, le Japon, l'Inde, le Sri-Lanka, le Kenya ou bientôt l'Indonésie...)
Cette sélection, à la fois pointue et diverse, est une des preuves de notre savoir-faire et de ce 'sourcing' très en amont mis en place par nos équipes.
- En second lieu, un acteur authentique doit avoir 'pignon sur rue' et ses installations accessibles au public.
En ce sens, THEODOR a toujours invité ses consommateurs à pouvoir se rendre compte par eux-mêmes en visitant ses ateliers, loin de toute confidentialité ou secrets qu'il serait tenu de conserver (NDLR: comme lors des Journées du Patrimoine - http://sco.lt/5VSiFF ) 
- En dernier lieu, nous rajouterons que la meilleure façon, de juger d'une maison et de la provenance de ses thés, si nous en avons l'opportunité, est de tout simplement se préparer la tasse de son thé favori à l'aveugle que ce soit celle d'un Earl Grey ( http://www.theodor.fr/fr/thes-noirs-parfumes/19-earl-grey-royal.html ) 
ou d'un Wulong Milky ( http://www.theodor.fr/fr/thes-nature/5-je-oolong-milky.html ) que l'on peut retrouver dans de nombreuses maisons.
Le goût et la qualité, eux ne trompent pas, même si nos goûts peuvent être multiples et que la perception personnelle d'un thé n'est pas un critère incontestable, nous pouvons tous suffisamment être amateurs pour distinguer les nuances et les notes entre 2 thés qui semblent identiques soit dans leur noms, soit dans leurs origines.

Du coup, vous sélectionnez tous vos thés sur place, dans les jardins même ? Vous devez être tout le temps en voyage... !
Loin de trouver peu d'intérêts, dans son côté glamour et charmeur, de l'image de l'aventurier, qui les pieds dans la brume, à 5 heures du matin, sélectionne ses feuilles de thés, à la rosée de l'aube du jour.... NON ! 
Nous adorions entretenir ce fantasme du 'El Gringo' du caféier, de "l'Indiana Jones du thé" mais à plusieurs titres, cela serait ridicule.

Avant tout, sélectionner ses 'feuilles' sur pieds, à l'inverse de certains autres ingrédients, n'apporterait rien puisque ce ne sont pas les feuilles encore vivaces, que nous consommons, mais un thé ayant subi le processus de l'homme qui va soit le sublimer, soit l'appauvrir  mais dans tous les cas, le transformer en feuilles 'consommables'.

Bien que ce soit des opérations qui se font immédiatement après les cueillettes, ce seul critère ne suffirait pas à définir la qualité d'un thé.
 

Pour cela, La terre (on entend par là, la qualité de la terre mais aussi, la géographie où se trouve la plantation dans son altitude, dans sa région, ce que l'on pourrait appelé son 'terroir') a plus que son importance, elle va conférer ses notes au thé, son identité.

Mais seule, elle n'est aucunement la garantie d'un bon thé. Le Climat, ses caprices, ses saisons, vont jouer un rôle primordial sur la future qualité de la récolte. (Du fait du taux d'hydrométrie présent dans les feuilles, du temps d'exposition au soleil, au froid.. qui sont autant de paramètres essentiels propre à l'épanouissement de chaque plante)
Puis, vint l'action de la transformation, ou tout le savoir-faire de l'homme va prendre son sens, de la cueillette par sa précision aux étapes de séchages ou de fermentation.

Non, un tea-taster, un dégustateur de thé, va juger l'ensemble de ces éléments sur un échantillon après production. Et nous avons la chance, dans notre monde actuel, où les kilomètres ont été fortement réduits entre 2 pays, grâce aux transporteurs 'express spécialisés' de recevoir, selon les périodes, parfois tous les jours, un grand nombre d'échantillons du monde entier, des thés disponibles, sous 48h à 7 jours après les récoltes. C'est donc sur ces échantillons que nous allons procéder à nos sélections, puis aux analyses. Mais nous en reparlerons sûrement dans un autre post.

Cela n'empêche pas de nombreux voyages effectués sur place, mais si ils ne sont pas toujours de courtoisie, mais ceux de la formation continue, ceux du savoir, de la connaissance de la terre, de l'agriculteur, de son savoir-faire, tout simplement de la rencontre, ce sont aussi bien plus des voyages d'audit, de contrôles et de moments indispensables à lier des relations faites de confiance entre deux partenaires.

Pour un dernier mot de conclusion à ce post ? 
Il y aurait encore de nombreuses questions à répondre, de nombreuses choses à dire sur ce sujet de la provenance, et nous vous invitons à nous laisser vos questions à cm@sfto1842.com si nous avions omis un point essentiel à vos interrogations.
Mais c'est 'sans tabou' dans aucune question éludée que nous avons cherché à vous parler un peu plus de notre métier. 


à très vite, pour la suite de "Transparence" 
la maison THEODOR.
http://www.theodor.fr 

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Inside THEODOR #7 : Picorette THEODOR Granville, un des premiers comptoirs de thé de la maison.

Inside THEODOR #7 : Picorette THEODOR Granville, un des premiers comptoirs de thé de la maison. | Inside THEODOR | Scoop.it

Cap sur la Manche ! Halte gourmande à Granville, où se trouve l’un des premiers comptoirs de thé de la Maison THEODOR, Picorette THEODOR Granville.

Découverte d’un restaurant et salon de thé cher à la Maison THEODOR, à visiter lors d’une virée gourmande du côté du Mont Saint Michel.

 

Nous dévoilons dans cette série « Inside THEODOR » des pans de l’histoire de la Maison THEODOR. L’insolent Parisien, Guillaume LELEU, a souhaité présenter un des premiers comptoirs de thé de la Maison. Celui que tient Evelyne ADAM, la maîtresse des lieux« Je suis une maman, une Mamie qui aime le thé, la mer, la vie de tous les jours … » L’histoire d’amour avec THEODOR date de 2004. Un joli souvenir de mois de juillet quand le jeune créateur débutait son aventure Theodor. « Bavardages, échanges, écoutes...je découvre son projet, les valeurs qu'il veut défendre, l'enthousiasme et la grande implication, son talent, et au coeur de tout cela , et qui est essentiel pour moi, la très grande qualité des produits, des services, le haut de gamme proposé et accessible à tous. Guillaume Leleu, créatif, passionné et passionnant, le rencontrer nous a donné envie de participer à l'aventure de la Maison Théodor….. Je suis fière aujourd'hui de leur avoir fait confiance, et de leur confiance accordée. »

Et nous voici donc au cœur de Granville, cette station balnéaire fondée par un vassal d’un autre Guillaume… Guillaume Le Conquérant, Picorette THEODOR Granville se situe sur la rue piétonne qui mène au port de plaisance.

 

Pure gourmandise

Le caractère de l’Insolent parisien qui incarne le mieux cette maison enchanteresse ? « La Gourmandise très certainement puisque c'est  Picorette  pure gourmandise. Thés, fruits, vanille, amandes... on vient chercher toutes ces gourmandises chez nous » poursuit Evelyne avec le sourire. « Nos spécialités en salé, étant au bord de mer, le poisson bien sur, mais également les nombreuses quiches, tout cela variant au fil des saisons.

Et en sucré, les scones, le moelleux au chocolat, la tarte citron meringuée, les tartes tatin... »

Le tout accompagné d’un excellent thé. Et chez Picorette nous avons le choix : plus de 140 références trônent sur les étagères du comptoir de thé !

Devant ce choix impressionnant, on se demande bien que est le thé plébiscité par les hôtes de Picorette ? « Impossible d'en citer qu'un ! En ce moment les thés de Noël, les 25th  December sont de nouveau très demandés, sinon tout au long de l'année je dirai : Thé du loup, Péché mignon, Oolong milky, Si ling chi impérial, Earl Grey Royal, Lapsang souchong...c'est variable en fonction des saisons, du temps...un thé parfois semble oublié et puis pourquoi il redevient très demandé c'est le cas dernièrement de So Long par exemple… »

Et vous, Evelyne, quel est le thé favori parmi tous ceux qui sont présents ? « Difficile d’en citer qu’un ! Yunnan golden Pearls, Thé de Yamé, les 3 empires, Thés des Princes, Je suis désolée, Scandale, Tisane 25 décembre font partis de mes choix les plus fréquents en ce moment. »

 

 

Le thé THEODOR au cœur des lieux

Même si Picorette fonctionne comme un Restaurant du midi avec une cuisine où tout est fait maison (sauf glaces et pain), du jour et uniquement à base des produits frais, le salon de thé vous propose un très grand choix de thés, et  autres boissons chaudes et fraîches, et ses pâtisseries maison. Et la Maison de thé THEODOR est un lieu de découverte du thé où vous pouvez sentir, choisir, acheter des thés, rooibos, infusions, en vrac, en boîtes ­ ou en sachets précieux, sans oublier les théières, les accessoires.

« Au salon de thé comme à la boutique nous rencontrons des connaisseurs mais principalement des amateurs, curieux de découvrir le monde du thé, d'en apprendre davantage ou tout simplement de découvrir de nouveaux parfums. » Le thé, une passion qui se transmet en partageant.

« Exactement, tout simplement en parlant , racontant les petites choses que l'on sait sur l'origine, l'histoire, les feuilles, les parfums et puis le travail des producteurs, de la Maison THEODOR, mais aussi tout le bonheur de le préparer, de se l'approprier, d'inviter à le partager, d'offrir... De plus les dégustations quotidiennes  provoquent de multiples échanges et questions diverses. »

  

L'âme de Picorette THEODOR Granville

On pénètre dans ce lieu à travers la boutique, les couleurs choisies, celles des boîtes, leur packaging, les parfums des thés, accueillent le visiteur.  Ensuite les parfums des plats en préparation, des pâtisseries...une équipe qui aime son travail et l’exerce avec soin et talent...c’est tout un ensemble qui fait que ce lieu ait une âme.

Tous les âges trouvent place chez Picorette : jeunes et moins jeunes, beaucoup de familles le week-end et pendant les vacances, des groupes d'amis, de collègues...un lieu pour tous, où vous serez accueillis par le sourire et la gentillesse d’Evelyne avec seulement de l’excellence, en toute simplicité.

 

Merci à Evelyne ADAM de nous avoir accordé son temps pour la découverte de Picorette, pour le plaisir de vous partager ce lieu qui fait aussi partie de l’histoire de la Maison THEODOR.


Merci à Evelyne pour sa confiance depuis tant d’années… un vrai bonheur que de vous avoir à nos côtés.

 

 

Picorette - THEODOR Granville pratique

24, rue Saint Sauveur  50400 Granville
(40km du Mont Saint Michel)

Service restaurant le midi de 12h à 18h

salon de thé  et boutique THEODOR de 10h à 19h.

 

Suivez l’actualité de Picorette -THEODOR Granville sur facebook :    https://www.facebook.com/pages/Picorette-Theodor-Granville/166017970089034?fref=ts

Et sur Twitter : https://twitter.com/PicoretteTh


*Crédit photo : Picorette THEODOR Granville

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Inside THEODOR #5 : Au fil de la Seine...le laboratoire de Guillaume LELEU, secrets d'alchimiste.

Inside THEODOR #5 : Au fil de la Seine...le laboratoire de Guillaume LELEU, secrets d'alchimiste. | Inside THEODOR | Scoop.it

Il était une fois…. L’Insolent Parisien !

#5 Au fil de la Seine... Le laboratoire, secrets d’alchimiste

 

Si l’usine de Bonnières sur Seine est habitée par l’histoire, héritière de la richesse industrielle des Yvelines, on y trouve aussi LE laboratoire qui quand à lui abrite l’âme de son alchimiste, Guillaume LELEU.

Y pénétrer est découvrir le territoire où le maître des lieux , l’Insolent Parisien, exerce son talent "VUE" sur Seine et sur le village de Bennecourt.


{VISITE}


Après quelques pas dans les couloirs de l'usine où nous sommes en permanence saisis et envoutés par les parfums des thés qui s'y trouvent et se mélangent, nous quittons Edouard, ce jeune homme de 28 ans, rentré il y a 10 ans chez THEODOR, comme simple traducteur et qui veille aujourd'hui aux productions des lieux en qualité de DIrecteur d'Exploitation.. "Sans lui, rien ne serait, c'est lui, le Don de Dieu" nous précise Guillaume LELEU.
Nous arrivons devant une porte derrière laquelle se trouve un petit jardin japonais aux allures d’ailleurs, que nous traversons puis nous pénétrons enfin dans ce lieu immaculé situé au premier étage.


LABORATOIRE DE CREATEUR…

"La région est propice à l’inspiration et source de zénitude", lance Guillaume LELEU en nous accueillant. Tout près à quelques lieux de là, à Giverny, se trouve la maison, les jardins et ces champs de blé et coquelicots qui ont tant inspiré Claude Monet.

Tout d'abord, nous faisons "la rencontre" du  "mur des précieuses", le cœur de l’inspiration. L’invitation au voyage est lancée !. Il s’agit de centaines de petites fioles contenant des essences et huiles naturelles, la plupart extrêmement rares et qui servent aux compositions aromatiques des créations parfumées du magicien des lieux.


L’Insolent saisit une fiole pour nous la montrer, "celle-ci est l’une des plus étonnantes, il s’agit d’une huile essentielle d’un fruit provenant d’un arbre de la Forêt amazonienne, le graviola" précise Guillaume les yeux pétillants en nous parlant de ce voyage où il a rencontré et découvert ce parfum unique.

Ces essences utilisées pour les mélanges, surprennent par la diversité de leurs notes, de leurs qualités évidentes, nous avons le sentiment d'être chez un grand parfumeur de la place de Paris.

Souvent, les ingrédients étant « secrets » nous sommes loin d’imaginer être en train de déguster à ce point de l’exceptionnel !

L’Insolent poursuit, en saisissant une autre huile, celle-ci est incomparable, chère et précieuse, une huile essentielle de cactus, connue également comme figuier de Barbarie, qui a servi, entre autres pour une des plus belles créations de la Maison, Mélange Ô.

De mon côté, mon attention se porte plus particulièrement  sur un mélange plus connu, souvent qualifié du « meilleur » parmi ses pairs… le Earl Grey Royal. Je connais maintenant son secret; le mélange contient une essence de bergamote de Calabre  "Old England" qui a la particularité d’être vieillie selon un procédé que seul connait cette maison calabraise qui fournit THEODOR et qui donne ce parfum unique à l'Earl Grey de la maison.
 

Nous voici à présent, "côté épices" qui proviennent, tout comme le thé, des 4 coins du monde. La profusion de couleurs, d’arômes, de formes est indescriptible et parmi lesquelles nombreuses nous sont inconnues.
Ses préférées ? "J’aime beaucoup les cardamomes, les baies rouges qu'on retrouve régulièrement dans les mélanges". 

Puis nous passons, au "mur des fleurs" ... 

"Ma favorite ? Ce n’est pas forcément une fleur qui s’harmonise facilement avec tous les thés , mais je l'aime beaucoup" nous dit-il  en saisissant des pétales de Capucine. "Utilisées en cuisine, comestibles, j’aime son goût, même si elle a une incidence gustative trop importante sur le thé."

Mais il y en a d'autres, comme la la fleur de bleuet qui sert de liant entre le thé et les arômes dans de nombreuses créations, elle a donc une incidence "chimique" naturelle, mais peu gustative.

D'autres sont plus rares, moins usitées, comme c’est le cas de la création "Adèle H."  qui contient des pétales de "fleurs de camélia" (on parle bien de la fleur pas de l’arbuste bien entendu !) ou bien encore de la fleur de Carthame (la fleur du safran) qui est présente dans certaines créations assez complexes, comme dans "Tribute".

 

…ET DE TASTING

Si la création occupe une partie fondamentale de l’activité de Guillaume LELEU au sein de  THEODOR, n’oublions pas qu’il est également l’un des 5 tea-tasters d’Europe.

Ce lieu possède donc une bibliothèque de thés pour ainsi dire, référençant plus de 2000 échantillons de jardins de toutes origines…

Ce lieu de tasting de thés du monde entier, tant pour THEODOR que pour d’autres maisons de thés et clients de toutes latitudes, est un lieu de tests très variés selon les recherches que l’on souhaite mener : de la simple évaluation de qualité, jusqu’à des tests très poussés concernant le vieillissement, ou encore des test organoleptiques ou plus usuellement de la sélection des thés qui composeront le catalogue de la maison.

Chaque semaine, selon les saisons et les récoltes, Guillaume LELEU reçoit environ une cinquantaine d’échantillons pour analyse et tests.

Cette partie de mon métier est fondamentale et particulièrement enrichissante. La création n’est pas qu’inspiration et alchimie,  il faut également avoir une profonde connaissance du thé sous toutes ses coutures pour qu’une création soit réussie -nous confie t-il.

 

CONFIDENCES (chuuuut...)

La création la plus longue ? "Cocotte", un mélange a base de thé noir Darjeeling parfumé à la fleur de tomate et au citron, -la création la plus longue environ 18 mois pour arriver au résultat que l'insolent Parisien désirait.

La plus complexe ?  "Mélange Ô", conçue comme une véritable "eau de fleurs", un hommage aux parfumeurs, sans doute une des plus belles compositions.

La plus délicate ?  "Oh la là", peut-être d’où son nom…

La plus audacieuse ?  A mon sens, "Scandale" probablement le 1er pu erh parfumé du monde du thé, associé à des huiles essentielles de cannelle, vanille..) et sans doute  "Jour J." qui recrée l’illusion du champagne.

Après tout, l’illusion fait partie de ces instants où l’on attend avec une fausse patience ce moment où l’on trempera ses lèvres pour découvrir une nouvelle saveur, une nouvelle création.

Merci l’Insolent Parisien, nous avons eu l’illusion d’être des apprentis sorciers pendant quelques heures… Merci.

 

 

[En savoir plus sur Le Laboratoire de Bonnières sur Seine] :

 

=>Les créations de l’Insolent Parisien en images sur Pinterest :
http://www.pinterest.com/maisontheodor/les-cr%C3%A9ations-de-linsolent-parisien/ 

 

=> Des portraits de notre alchimiste préféré sur Pinterest :
http://www.pinterest.com/maisontheodor/guillaume-leleu-linsolent-parisien/ 

 

=>Les photos et états d’âmes de Guillaume LELEU abonnez-vous à son compte instagram @l_insolent_parisien:
http://statigr.am/viewer.php#/user/45125145/ 

 

=>Suivez l’Insolent Parisien sur twitter :
https://twitter.com/GLeleuTheodor 

 

 


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Inside THEODOR #3 : Parfum Belle Epoque à la boutique Theodor (Paris 16è)

Inside THEODOR  #3 : Parfum Belle Epoque à la boutique Theodor (Paris 16è) | Inside THEODOR | Scoop.it

Un parfum Belle-Epoque plane sur la boutique THEODOR du quartier de Trocadéro. Aujourd'hui, "il était une fois..." la boutique THEODOR sise au 28 rue des Sablons, dans le 16è arrondissement de Paris.


UN PARFUM BELLE EPOQUE
A l'occasion de l'Exposition Universelle de 1855, Paris s'est paré de ses plus beaux atours.
Les échoppes se sont transformées en véritables "petits salons". A cette adresse, s'installe une crèmerie sous l'enseigne d'époque "Beurre et Oeufs" "Fromages".  Les ornements (toiles fixées sur verre, émaux, peintures sur verre) signés des plus grands Ateliers de l'époque (Charles Anselm et A. Lebarque) sont encore présents, témoins de l'histoire des lieux *.
Le lait était peu prisé des Parisiens jusqu'à ce que la mode du café au lait à la fin du XVIIIe siècle réussisse à s'imposer.
Une crèmerie à l'origine, et y voir aujourd'hui une maison de thé est un joli clin d'oeil du destin, n'est-ce pas ?

C'est en septembre 2001 que les murs se libèrent et le bruit court dans le quartier qu'un kebab grec devait y voir le jour...
Guillaume LELEU, habitant en face, fort attaché à la pierre et au patrimoine décide sur un coup de tête d'y installer une maison de thé...
 

*La boutique est aujourd'hui inscrite à l'inventaire supplémentaire des bâtiments de France et monuments historiques de la Ville.


Ciel, les arômes !

Les angéliques arômes se font démon dès que l'on hume les boîtes du comptoir. Lequel choisir... ?  
Une sélection d'entre 120 à 180 thés selon les saisons et arrivages est proposée au détail.
La moitié des thés représente des thés nature, c'est à dire des thés purs d'origine, en provenance de jardins d'excellence, sélectionnés personnellement par Guillaume LELEU.
Les créations parfumées de l'Insolent Parisien à base de thés de très haute qualité également, aux arômes 100% naturels complètent l'offre de ce comptoir de thé contemporain.


Un véritable comptoir de thé
Ce n'est plus hélas l'Insolent Parisien qui tient ce comptoir comme à ses débuts en compagnie de son épouse.
Aujourd'hui les deux visages qui nous reçoivent sont ceux de Caroline et Sylvie, qui avec infinie patience accueillent les curieux, les novices, les connaisseurs de toutes les latitudes de la planète, pour leur donner envie de découvrir cette voie du thé, ce chemin que propose THEODOR avec son univers de créateur.

Un seul mot pour Sylvie quand il s'agit de décrire comment est travailler dans ce lieu hors du temps, zen : magique ! "Ce lieu a une âme, une atmosphère qui nous apaise, propice à la découverte tout en douceur". Et elle poursuit, "avant tout conseil, il faut bien cerner les préférences, l'envie du visiteur pour lui proposer de découvrir tel ou tel thé, une famille de thé plutôt qu'une autre".
Exercice difficile, mais aucun risque de décevoir car la maison THEODOR offre exclusivement l'excellence. Sylvie avoue avoir un faible pour les thés de Chine, "les Pu-Erh sont mon péché mignon lance-t-elle, tout comme le Wu-Long Dong Ding...".
"Si je ne devais  choisir qu'un seul thé, là à l'instant, je vous proposerai le Thé des Princes, un wu-long au ginseng absolument remarquable. Ou encore le Thé du Loup, la première création de Monsieur Guillaume LELEU, aux notes cacao". 


Voulez-vous les sentir.... ?

La boutique THEODOR au 28 rue des Sablons (Métro Trocadéro) vous accueille du lundi au samedi de 9h à 19h30, tél. 01 45 05 25 98


Un grand merci à l'Insolent Parisien pour la mise à disposition de l'ouvrage "Vitrines du passé" d'Aline Boutillon - Ed. ARTENA où est référencé le 28 rue des Sablons.
Ainsi qu'à Sylvie B. qui a eu la gentillesse de se prêter à cette mini-interview rien que pour vous.


[En savoir plus sur la Boutique THEODOR rue des Sablons ?]


:: Suivez le tableau Pinterest qui lui est consacré :
http://www.pinterest.com/maisontheodor/boutique-trocad%C3%A9ro-28-rue-des-sablons/pins/ 


:: Et partagez avec nous vos impressions, avis, photos sur le compte Four Square de Maison THEODOR :
https://fr.foursquare.com/v/maison-de-thé-theodor/4c74fad1db52b1f7bb5c77dc   

ou
http://fr.foursquare.com/maisontheodor

 

:: N'oubliez pas d'utiliser le tag #maisontheodor sur Instagram pour partager vos teatimes et emplettes :)


=> A SUIVRE # 4 : AU FIL DE LA SEINE : de Paris à Bonnières sur Seine


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Inside THEODOR #1 : Une maison de créateur

Inside THEODOR #1 : Une maison de créateur | Inside THEODOR | Scoop.it

Une maison de thé atypique car il s'agit d'une maison de Créateur. Fondée en 2002 par Guillaume LELEU, Tea-taster et Maître de thé, la maison THEODOR est une maison au charme haute-couture
Les maître-mots sont #caractères et #univers.
 


LES CARACTERES DE L'INSOLENT PARISIEN

Les caractères articulent tel des collections les créations de Guillaume LELEU, surnommé par la place parisienne "L'insolent" du fait de l'originalité de son concept.
Guillaume, grand "enfant terrible" du monde du thé, assume volontiers ce surnom et devient "L'Insolent parisien".
Plus qu'un classement, il s'agit d'un parcours proposé pour arpenter le vaste monde du thé autour de 16 caractères
Des humeurs où l'on se plaît à s'y retrouver : La Gourmandise, L'Impertinence, La Galanterie, La Prétention, Le Caprice, L'Audace, Le Toupet, L'Imprudence, L'insouciance, L'Exubérance, L'Utopie, La Paresse, Le Narcissisme, La Certitude, La Jalousie et l'Egoïsme.


LES UNIVERS THEODOR

Chaque caractère offre 4 déclinaisons selon l'univers : le gris (thés purs d'origine), le noir (thé noirs parfumés), le vert (thé verts parfumés), le rose (les "mauvaises herbes" ou infusions de fruits et rooibos).
Le luxe se doit de surprendre. Tous les détails comptent et font partie du vocabulaire visuel de la Maison THEODOR.
De la grâce en toute simplicité. Les boîtes rehaussées d’un ruban en satin de couleur, ses silhouettes pures et délicates nous dévoilent les mille visages de l’univers du thé. 
4 couleurs, 4 univers* à parcourir, conduisant à la source du thé, dans une ballade des sens. 
Gris, noir, vert, rose, les couleurs de la Maison THEODOR rendent évidente une classification imaginée pour répondre aux désirs du moment, à tous les désirs d’un moment.

Un parti-pris de créateur sur ce monde du thé où le défi est de le réenchanter, lui insuffler du sens, de la qualité, de la mémoire, un savoir-faire de créateur, de designer, d’artiste.
Un défi de taille que Guillaume LELEU, son créateur, a relevé sans artifices, avec succès et talent.


*Un univers "bleu" est venu récemment compléter le concept avec "les herbes fines" : verveine, camomille, honeybush, tilleul, et une création à base de plantes la "Tisane de l'Abbaye".


[ En savoir plus sur les caractères de l'Insolent Parisien ? ]
Lisez, relisez, savourez comme un délicieux thé cette belle plume du Carnet d'Opinion de L'Insolent Parisien :
http://www.theodor.fr/carnet/


=> (à suivre...)   #2 : PORTRAIT DE L'INSOLENT PARISIEN

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Carnet de voyage - JAPON - THEODOR

Carnet de voyage - JAPON - THEODOR | Inside THEODOR | Scoop.it

ENGLISH VERSION available here: http://www.theodor.fr/en/content/110-carnet-de-voyage-japon

 

On reste sur la route avec l'Insolent Parisien qui nous emmène au pays du soleil levant, qui le touche toujours particulièrement, à la rencontre des jardins japonais et de leurs First Flush exceptionnels.

 

Départ pour ce pays aux mille visages, empreint d'élégance et d'excellence dont une fois de plus, pour notre plus grand plaisir il nous a partagé son journal et quelques photos...

 

Conférences, visites, plantations, rencontres, tea times… C’est un carnet de voyage remplit de diversité et de découvertes qu’il nous présente.

 

Préparons-nous une belle tasse de thé avant de nous immerger dans ses récits riches en émotions, et profitons de ce moment d’évasion pour laisser nos sens voyager vers les contrées japonaises…



JOUR 1 : DÉCOLLAGE IMMINENT

 

Malgré la fatigue, la masse de travail pas encore traitée, les heures enchaînées, les nombreux e-mails qui attendent juste un signe de ma part, les plantations et les cueilleuses n'attendent pas.

 

Nouveau départ, pour les First Flush du Japon cette fois.

 

C'est un peu comme me rendre à la maison, avec un peu de stress néanmoins suite aux derniers événements qu'il y a eu la bas, même si nos amis japonais se relèvent toujours la tête haute, allant de l'avant.

Je vous emmène avec moi ?

 


JOUR 2 : 

 

ATTERRISSAGE AU PAYS DU SOLEIL LEVANT

 

Bonjour Paris,

 

Bien arrivé au pays du yuzu, de l'harmonie, du zen et du thé...

Dans chaque chose ici, il y a un je ne sais quoi dans la matière, de la douceur, de l'équilibre, de la sobriété, de l'élégance, qu'il me plait, à chaque fois, d'en retrouver la structure, à en être surpris, à en être interpellé.

 

C'est comme si tout n'était qu'invitation au repos de l'âme, au bien vivre, au juste et doux équilibre.

Les extrêmes se retrouvent alors dans les passions vécues, comme l'expression d'une revendication, d'une appartenance à un mouvement, à son adoration à transcender la vie sous un angle choisi.

 

Peut-être est-ce pour cette raison que j'aime tant ce pays qui a accueilli autant les thés de la maison que j'ai fondée, avec amour et succès que je me suis approprié les terres des plantations où je cueille les feuilles favorites de mes prochaines infusions.

Autant de bonnes raisons pour moi d'y retourner sans cesse.

 

INTERLUDE SUR FOND DE THÉ

 

Je me rends à l'évidence que je partage moins qu'ailleurs mes séjours au Japon.

 

Peut-être parce que j'en connais ici plus que nulle part, les recoins, les ruelles, les gens et l'atmosphère… Ou qu'en saisir les instants est plus difficile qu'ailleurs.

 

Mais je ne suis pas encore dans mes terres de thés.

Car si je reste plus discret sur cette partie de mon métier, les premiers jours sur place sont consacrés à quelques petites conférences pour lesquelles j'interviens, aux visites des lieux où l'on peut venir s'accorder une pause Theodorienne, à la rencontre simplement de Chefs où l'on papote cuisine et culture...

 

Il faut dire que THEODOR a la chance d'être considéré, ici, comme une maison de premier plan, qui a réussi le pari de mixer la culture du thé japonais à celle plus parisienne, tout en en conservant l'élégance, l'excellence et la précision, critères indispensables au Japon pour être reconnu et consacré.

 


JOUR 3 : CURIOSITÉ ET DIVAGATION
 

 

Les rues de Tokyo se sont enfin vidées du flot incessant de leurs passants, à l'heure présente, plus un bruit, juste une ombre au croisement d'un building, un taxi qui s'arrête visible par la lumière des quelques néons qui éclairent encore les grandes enseignes qui bordent l'avenue, le contraste avec le jour est saisissant...

Je m'apprête à rentrer après un dîner très théiné, en tête à tête avec 2 grands Chefs Japonais étoilés, l'un qui officie à Paris, l'autre qui fut notre hôte pour cette fabuleuse soirée...

 

Piqué par la curiosité, mes pas me dirigent vers l'ombre qui jouxte le building, non loin de là sur le trottoir d'en face.

J'ignorais alors que j'y croiserai Cupidon en personne, de dos, cul nu et tout de bronze, glissé derrière la façade de cette tour de verre, feignant de ne pas me voir et prêt à saisir l'instant pour tendre son arc à de futurs chanceux à qui il jettera son dévolu... dans cette pénombre Tokyoïte.

 

J'ai bien eu envie de lui expliquer que nul était besoin ainsi de se cacher pour offrir l'amour en cadeau aux inconnus, qu'il laisse faire les choses pour que les rencontres aient lieu, mais me suis ravisé me remémorant avec plaisir les coups de foudre de ma vie, en posant délicatement ma main sur ses cheveux blonds et qu'il me porte chance pour tous ceux à venir.

 

Ma rencontre avec le thé, après tout, fut l'un d'eux et depuis lors, tout comme ce soir et cette dernière tasse à la main, il faut bien l'avouer, je reste amoureux...

Bonne nuit très cher Cupidon !

 

 

 

JOUR 4 : 

 

EN ROUTE VERS LES PLANTATIONS

 

C’est aujourd’hui et dans les jours qui suivront que précisément les cueillettes commencent pour les meilleures plantations japonaises.

 

Quelques Sincha ont déjà été récoltés ici et là, la semaine passée mais nombreux sont les jardins qui ont attendus que le givre du matin disparaissent sur les grandes bâches noires qui couvrent les grands crus en sommeil, avant de les retirer et préserver ainsi les théiers.

 

Je suis sur l'ouest, entre Nara et Kyoto, sur les terres des Yamato, sur les terres d'Uji, à la frontière des deux territoires où l'on se dispute l'excellence, les méthodes pour obtenir les plus belles feuilles.

 

Le lever à 5h fut vite oublié ce matin à la vue du sourire et des yeux pétillants de mon hôte ravi de me recevoir. Il a déjà mis son 'kasa' qui le protégera du soleil et est prêt à partir pour récolter les feuilles, les premiers bourgeons. Il me tendra ensuite le mien afin que je le suive dans sa quête, lançant un premier regard vers son père, avec qui il me laissera négocier, j'en suis sûr, le prix des feuilles, après dégustation…

 

Plus de temps à perdre, direction la plantation du village de Minami Yamashiro, une parcelle très particulière que je suis de près et quim'intéresse, celle du nom merveilleux de 'Azumaya' (la cabane du côté Est), c'est là que se cache mon trésor, mais cette histoire-là, je vous la raconterais plus tard.

Mais vous conviendrez que la bouille de mon hôte, en dit long sur le côté prometteur de ce jardin-là, non ?

 


 LA CUEILLETTE DU PREMIER JOUR

 

1er jour de cueillette des 'Sin-cha' (nouvelles recoltes) à Minami Yama Shiro Mura - Japon.

Une passion naît d'une rencontre, celle qui est la mienne pour le thé, est né par l'écriture et se nourrit chaque jour des visages qui m'accueillent et m'honorent de leur quotidien, en me considérant comme l'un des leurs.

 

J'ai depuis toujours acheté dans des lieux extraordinaires, allant à la rencontre de jardins inconnus, que ce soit en Chine, en Inde ou tel qu'ici au Japon.

Mais aujourd'hui fut très particulier. Assister au picking du 1er jour (que l'on appelle le festival) est un honneur.

Nous étions 5, puis furent 10, 20, 50,… chaque villageois venant aider ce petit jardin familial dont j'aurais le plaisir de reparler très bientôt.

 

Je ne pourrais jamais oublier ces visages, le sourire sur le visage des enfants, la solidarité, la générosité dans l'accueil de mes hôtes et de chacun d'entre eux.

De la découverte des théiers de leurs bâches noires à la dégustation des feuilles fraîches justes frites à la poêle, de la pesée à l'ensemble des Process jusqu'à obtenir le Sencha final le plus parfait possible, j'ai ce plaisir immense de vous en partager quelques photos, car plus que les mots qui me manquent, ces images parlent d'elles-mêmes.

 

Belle journée à Paris chers Tea lovers.

 


JOUR 5 : 
MON AMI MITSUHIRO INOKURA 

 

Une journée sur les terres du meilleur thé Japonais produit depuis des années, en compagnie de son propriétaire et de mon ami à Nara – Japon.

 

Mitsuhiro Inokura n'est pas juste un ami, c'est un Farmer, fou de thé, comme il aime se présenter et un Maître en la matière.

Le meilleur thé japonais ? Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont tous les titres dont ses thés sont honorés chaque année parmi tous ceux produits au Japon. Les meilleurs Kabuse, le meilleur du Sencha, l'excellence, une qualité incomparable et inégalée, ce depuis plus de 40 ans.

 

Ce n'est pas l'affirmation d'une maison, ni le descriptif de notes dans un forum d'un pseudo expert, le jugement d'un groupe d'amateurs, non, c'est la très officielle association des producteurs Japonais qui décerne ces prix et la maison Inokura fait partie des 100 entreprises du patrimoine vivant japonais.

 

Ces trésors, je les ramène pour THEODOR depuis 7 ans à présent, en exclusivité, fondée sur l'amitié et la passion partagée.

C'est une chance, un honneur, mais aussi un devoir que d'offrir cette excellence tant les thés parfumés que les thés nature pour chaque amateur.

 

Grâce à lui, entre autres, mon métier est devenu un plaisir et notre maxime une réalité, la vie est pleine de petits bonheurs.

Il y a des hommes de valeur et il y a des hommes d'exception, d'une rare préciosité, d'une rare beauté. Cet homme en est l'un d'eux.

 

D'une humilité absolue, d'une discrétion incroyable, cet homme, aux côtés de son épouse et de ses enfants, produit le meilleur thé du Japon, depuis toujours.

 

Être son ami est le plus grand honneur qu'il m'a été fait, être sur ses terres c’est être à la maison, déguster ses thés, c'est récompenser tous les moments difficiles, d'impatience et de doutes que l'on peut avoir lorsque l'on est un petit artisan d'une petite entreprise.

 

Arigato gozaysmassss Mitsuhiro Inokura

 


JOUR 6 : DERNIÈRES PHOTOS DES JARDINS
 

 

Quelles que soient les terres, je ne me lasserai jamais de ces petits monts verts que forment les théiers et qui dans leurs lignes droites dessinent les silhouettes des paysages qui m'entourent en épousant les courbes et recoins.

 

Les feuilles de thé ici prennent vie, caressées par le vent qui fait frissonner les feuillages des jeunes pousses et qui sonnent à l'oreille comme une douce mélodie de Chopin.

 

Dans l'air les parfums des arbres qui bordent les plantations, ceux qui viennent de la mer ou des montagnes avoisinantes, viennent titiller votre olfactif comme la promesse d'une fragrance harmonieuse que nous retrouverons dans les feuilles.

 

Le plaisir des sens ne s'arrête pas là et guide tes pas à vouloir toujours s'enfoncer plus loin, pour y lire d'autres vues, y découvrir d'autres détails que vous ne pourrez capter que sur l'instant.

 

Il reste à ne pas oublier ces nombreuses mains jointes, de prières et de bienvenue des hommes et femmes qui de ces mêmes mains, d'une précision étonnante, donneront par leurs gestes vie aux tasses… mais comment retranscrire tout cela, si ce n'est de le vivre.

 


JOUR 7 : 
 

 

RETOUR À UNE AUTRE FORME DE CIVILISATION

 

Celle des rues peuplées des grandes villes, celle des abeilles, celle qui me fait dire que je vais devoir rentrer bientôt pour retrouver ma campagne de Bonnières (mais j'avoue, même si moins exotique, tout autant excitante des tasses qui m'y attendent).

 

Avant cela, je vais profiter quand même encore un peu, puisque le soleil est là !

 

TEA TIME AU SALON BAKE & TEA  

 

Prolonger son séjour en conservant les parfums d'un lieu magique.

Déguster à l'autre bout du monde un thé de la maison que l'on a fondée, dans THE Salon où tous les Tokyoïtes se donnent rendez-vous,

 

Échanger avec le grand Chef 松岡誠也 Seiya Matsuoka, qui a sélectionné vos thés, pour accompagner ses créations, les 'blender' harmonieusement de l'infusion de vos créations.

À Shinjuku, Tokyo, au cœur de la nouvelle tour NeWoman, le salon Bake & Tea a ouvert le 25 Mars dernier, et si vous y êtes de passage, ne passez pas à côté du plaisir d'y aller...

 

THEODOR Japon vous y accueillera avec cette Japan touch qui fait de l'accueil et du service quelque chose d'exceptionnel.

Rendez-vous très vite à Paris et bon dimanche à tous !

https://www.gotokyo.org/fr/tourists/topics_event/topics/160314/topics.html

 

 

 

Et pour prolonger ce voyage, nous vous invitons à découvrir les récoltes de printemps japonaises, que l'Insolent Parisien a sélectionné... le Y.K. Sencha 'Uraka' et le Karigane-cha 'Yamawrau'

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{TRANSPARENCE #2 - Une qualité Certifiée} : la norme CACHER

{TRANSPARENCE #2 - Une qualité Certifiée} : la norme CACHER | Inside THEODOR | Scoop.it

© www.theodor.paris LES COULISSES - part.2
ENGLISH VERSION available here: 

http://www.theodor.fr/en/content/94-transparency-2-kashrut-certificate

THEODOR | tea house - Paris 's insight:

Après le billet sur la provenance de nos thés (NDLR : sco.lt/4q70tN dans les coulisses de notre maison, ce sont les aspects de la confiance et de la qualité que nous souhaitions aborder avec vous, en vous parlant de la Sécurité alimentaire que nous conférons à nos produits.


Cela nous semble essentiel, car il y a plusieurs manières de faire du commerce et pour certains, cela passe par affirmer des choses inexactes, comme prétendre « fabriquer pour untel ou fournir untel » pas l’écrire, jamais ! mais le dire et surtout le « laisser-dire »


Il en restera toujours quelque chose, les rumeurs courent plus vite que les vérités et qu’importe la crédulité de ceux qui y croient, qui les colportent ensuite, (c’est forcément vrai, compte tenu de l’importance de la source que l’on ne peut remettre en question), qu’importe si de cette manière telle maison qui en est à l’origine, en tire une quelconque gloire dans ses résultats commerciaux et que nous partageons pas cette idée du commerce, tout est capitalisé sur le principe de la rumeur, invérifiable, non vérifiée. 

Cela est fait auprès « d’influenceurs » peu scrupuleux et « acquis à la cause d’une marque »  (journalistes, pseudo-journalistes, blogosphère, revendeurs…) qui à leur tour, friands d’informations et avides de ce qui pourrait faire un buzz, même éphémère et dont la responsabilité de « répétition » est faible puisque n’engageant pas leurs propres affirmations.
Bien heureusement, ils ne sont que minoritaires et la plupart des bloggers, journalistes...font preuve d’une grande intégrité dans la vérification des informations qu'ils publient.


Aussi, comme pour beaucoup de petits acteurs, artisans que craignent de plus importantes manufactures, qui ont peur de voir emerger un confrère en concurrent, installées sur leurs acquis et qui par leur puissance de parole, de visibilité, vont profiter de cet avantage pour entretenir des amalgames, défier la confiance naturelle des consommateurs, nous en avons été et continuons à en être victime.


Par ailleurs, par force de conviction, nous avons involontairement « entretenu » cela, car chez THEODOR, nous sommes opposés à toute forme de « labellisation ». 

La labellisation, que celle-ci soit ’bio’ ‘commerce équitable’ ‘saveur de l’année’ etc, etc…est à nos yeux, la plus belle réponse qu’ont trouvé les marques de négoce pour engager la responsabilité et la confiance des consommateurs sur des principes dont les règles ont été élaborées et définies par ces mêmes marques de négoce, plutôt que là leur. 

On appose ainsi « des étiquettes de façade » ou l’éthique importe peu et qui nous fait croire en un monde meilleur de ce qu’il est.


La labellisation consiste à s’exonérer, par principe, de faire par définition un produit naturellement de qualité, respectant des règles de commerce équitable, d’agriculture maitrisée et bon et dans toute son incohérence faire « payer » le consommateur de ce qu’il devrait naturellement pouvoir acquérir. 

À travers THEODOR, nous sommes donc partisans de cette maxime, aujourd’hui relayée par d’autres initiatives qui consiste à dire « C’est pas sur 'bio' qu’il faut écrire 'bio'. C’est sur la merde qu’il faut écrire 'merde' ».

Partisan d’un monde où l’industriel qui ne respecte pas les règles référantes d’un produit de qualité et respectueux des environnements économiques et sociaux, qu’il soit géographiques ou humains, se voient l’obligation d’apposer une pastille « rouge » sur leurs produits, plutôt que de conserver la liberté de continuer de les vendre. 

Mais le fait de ne pas labelliser, permet à certains d’entre nous qui font du commerce, de renforcer leurs rumeurs, car nos produits ne portent en eux aucun signe distinctif ‘marketing’ qui les différencie des leurs qu’ils prétendent nous vendre.


Néanmoins, si nous n’optons pour une forme ou une autre d’étiquetage ‘marketing’ qui cible une clientèle, qui à défaut de confiance, ne peut que se soumettre à ces nouvelles règles de labels, nous nous exonérons pas de faire en amont le nécessaire pour que nos thés soient, plus que synonymes de plaisirs et de qualité, des thés dont la confiance ne peut être remise en cause et en toute sécurité alimentaire.


"C’est la non qualité qui a un coût, pas la qualité."

Nous vivons dans un monde de plus en plus sauvage, où l’argent est roi et où tout le monde parle de qualité au départ et ne retient que le coût au final. Au détriment de la qualité et de la sécurité, c’est donc un prix qui sera privilégié.


Et bien que nous ne communiquons pas jusqu’à présent sur ce point, par égard à notre cohérence de l’évidence, en tant que marque référente, l’esprit de transparence qui nous  anime et nous pousse à communiquer et vous dévoiler nos coulisses, nous oblige à vous aborder les mesures que nous avons prises pour vous garantir de notre qualité et que nous privilégions systématiquement la qualité au détriment du prix. 


À l’exception de ceux en cours d’arrivages, de nouveautés, des dernières importations ou créations de thés parfumés et qui peuvent ne pas l’être provisoirement, la quasi-totalité des thés de la maison THEODOR sont certifiés CACHER

Cela est valable tant sur la totalité de nos thés natures que sur nos thés parfumés. (NDLR: comme on peut le distinguer légèrement sur la photo qui illustre l’article) (Certificat disponible ici:  http://theodor.fr/certificat-cacheroute.pdf )


Pourquoi Cacher ? Que cela veut-il dire ? pourquoi pas une autre norme ? 

Nous ne parlons des certifications relatives aux process industriels auquel nous nous soumettons également dans l’élaboration de nos productions (tel que la norme HACCP, par exemple…) et qui s’impose à nous, mais d’une certification choisie car reconnue, comme étant une des plus drastiques au monde et sécurisantes.


Par ailleurs, sous réserve d’une erreur de notre part, THEODOR est la seule maison de thé Européenne à bénéficier d’une telle certification, qui induit énormément de contraintes et fait l’objet chaque année d’audits dans nos installations. A notre connaissance, au niveau mondial, une seule autre marque de thé est certifiée Cacher et celle-ci se trouve en Israël pour des raisons bien légitimes locales.


Plus que pour des raisons de spiritualité ou religieuse à laquelle elle fait référence naturellement, nous avons choisi de nous imposer cette norme, dont il fallut attendre plusieurs années avant de l’obtenir, car cette certification nous oblige et oblige chaque acteur de la chaîne avec lequel nous travaillons à respecter de très handicapants principes de sécurité alimentaire.


Notre certification nous est délivrée par le BETH-DIN de Paris, réputé comme étant un des plus exigeants au monde et des plus contraignants en terme d’audits et de contrôle. 


Pouvez-vous nous expliquer? 

Bien entendu, mais ne soyez pas effrayés, cela reste un peu technique.


Ces dernières années, la sécurité alimentaire est devenue une préoccupation principale des consommateurs. 

Les crises de santé récentes (listeriosis, la salmonelle, la dioxine, la maladie de "la vache folle », « la fièvre aphteuse" « la grippe aviaire »..) a sensibilisé les consommateurs aux problèmes de sécurité alimentaire. 

L'industrie alimentaire a aussi un intérêt énorme dans la reconstitution de la pleine confiance des consommateurs, puisque l'industrie est le plus grand perdant potentiellement en cas d’incident de sécurité alimentaire. Les années de travail acharné, la bonne volonté et des marques de valeur peuvent être mises en danger subitement en sous-estimant ces risques potentiels.


La tendance actuelle dans le commerce mondial ne semble pas favoriser la sécurité alimentaire; Par exemple en émettant de nouveaux règlements d'inspections alimentaires faisant respecter des contrôles au point d'importation. 

La standardisation alimentaire mondiale peut être très en arrière sur les avances technologiques. Dans le contexte de mondialisation, le système de contrôle favorise la fluidité de la logistique d'échange, au détriment de la sécurité alimentaire. Son architecture compte sur la délégation des contrôles de sécurité aux producteurs.

Or, la certification par des laboratoires d'inspection de sécurité alimentaire situés dans des pays étrangers suppose que ces pays ont des niveaux équivalents de contrôle et de transparence des pays Occidentaux. Cependant, les révélations sur la gestion de la crise récente de Grippe aviaire en Asie jettent le doute sérieux sur cette supposition


Avec la consommation de viande (particulièrement le bœuf, le porc et la volaille) qui augmentent beaucoup dans nos sociétés actuelles, les déchets croissants des « fermes d'usine » sont une pression sur les abattoirs qui doivent trouver les moyens pratiques de disposer de carcasses en les vendant à d'autres fabricants alimentaires et cosmétiques. 

Beaucoup d'entreprises dissimulent des ingrédients d'origine animale pour éviter la préoccupation du client. Ainsi, certains produits d’origine animales n'apparaissent pas dans la liste des ingrédients, mais sont utilisés dans les procédés de fabrication. Par exemple, des produits animaux peuvent être utilisés dans le processus de blanchissant de sucre, ou comme un agent "de clarification" dans les processus divers de filtrage de vin. Le danger de contamination virale est plus important avec ces produits là. L'élimination de toutes les substances présentant un tel risque réduit donc le potentiel pour la contamination de la chaîne alimentaire.


La norme de certification délivrée par le Beth Din de Paris  interdit formellement l'utilisation de ces ingrédients d’origine animale. 

La ligne de produits du Beth Din de Paris va encore plus loin en éliminant les produits laitiers également. 

Le Beth Din Paris exige l'élimination totale de tous les composants animaux dans le processus de production et vérifie ceci très rigoureusement et strictement dans ses contrôles. 

Le contrôle de qualité CACHER induit "du champ à la table" (NDLR: de l’agriculteur à notre tasse de thé, si vous préférez ) il est donc est réalisé par l'adhésion à un ensemble d’un cahier des charges casher très détaillé et où toute la chaîne est impliquée. 

Des organismes tiers, choisis pour leurs hauts standards, contrôlent la chaîne alimentaire entière, "du champ à la table » ! 


Autre exemple, dans l'industrie de lait, le fromage est fait en coagulant le lait pour produire du lait caillé. Ceux-ci sont alors séparés du liquide, pour qu'ils puissent ensuite être traités et fermenté pour produire une large variété de fromages. Le lait est coagulé par l'addition de présure. La source traditionnelle de présure est  la chymosine, issu de l'estomac des veaux nouveau-nés (abattus). La sécurité de la chymosine ne peut pas être évaluée. Plus récemment, une enzyme se recombinant, produite par la levure, a fourni un remplaçant à la chymosine dans la production de fromage laitière. La majorité de fromages fabriqués en Europe et les États-Unis utilise maintenant cette enzyme. Des associations végétariennes les y ayant fortement  recommander. La crise de l’ESB a augmenté son utilisation, en raison de l'assurance de sécurité alimentaire supplémentaire apportée qu’offre ce procédé de fabrication. 
Ce type d'enzyme est Casher, tandis que la présure originale, à base de veau ne l’est pas. La certification casher assure que la présure utilisée est garantie et plus sûre.


Mais quel rapport avec le thé?  Peux-t-on trouver de produits d’origines animales ou laitiers, par exemple, dans le processus du thé ? 

Ce que nous désirons, c’est nous assurer que cela soit impossible, ni à la source chez nos agriculteurs, ni dans les arômes mêmes naturels que nous utilisons pour parfumer nos thés, ni chez un des acteurs avec lesquels nous sommes amenés à travailler et dont le circuit favoriserai une contamination de nos produits.


La confiance des consommateurs est très fragile.


La traçabilité joue un rôle clé dans les standards de Certification Casher. Les Informations sont rassemblées et les processus sont contrôlés à chaque étape du processus de production. Les installations sont vérifiées avec des méthodes de plus en plus précises.

La certification Kashrut du Beth Din de Paris garantie les inspections et la certification pour un produit respectant les exigences Casher et les normes du Beth Din Paris.
Les producteurs ‘Approuvés’ s'engagent à adhérer strictement à une série de directives qui dirigent l'utilisation, la production, l'emballage et l’étiquetage de produits alimentaires.


Les inspections rigoureuses, fiables et continuelles auxquelles les produits casher-certifiés sont soumis renforcent la perception des consommateurs de leur valeur et qualité. 


Les crises alimentaires diverses des années 1990 (dioxane, listeriosis et l'Encéphalopathie spongiforme bovine ("la vache folle" ou la maladie de l’ESB) aussi bien que la crainte d'une pandémie menaçante de Grippe aviaire asiatique (H5NI) ont eut pour conséquence supplémentaire de perdre ou de diminuer la confiance des consommateurs. et malheureusement nous découvrons les crises que trop tardivement.

Il y a ainsi une préoccupation plus grande  pour des informations sur l'origine et la composition de produits alimentaires. 

Le processus de certification casher garantie une nourriture saine, sécurisée. 

La certification casher différencie un produit pour les consommateurs qui veulent des informations fiables sur leur nourriture. 


Si elle n’évoque spontanément pas grand-chose pour un consommateur, si nous ne communiquons pas dessus, c’est tout simplement que tel qui nous accordent leurs confiances, nous croyons en nos clients qui savent distinguer un produit de qualité d’un autre et que cette certification que nous avons souhaité évoquer aujourd’hui n’est qu’une des mesures que s’imposent la maison THEODOR, à travers la société S.F.T.O. 1842.


Pour conclure ? 

Nous espérons que vous trouverez cette information utile, que ce billet vous permettra d’être convaincu de l’attention et de l’importance que nous portons à la sécurité alimentaire, et que cela vous lèvera tout doute quant à la production et à la maitrise de nos thés, qui quoique en disent certains industriels ne viennent pas de chez eux. Si tel était le cas, ils seraient par définition, certifiés CACHER.


N’hésitez pas à nous laisser vos commentaires et question ou informations complémentaires que vous souhaiteriez avoir en nous écrivant à cm@sfto1842.com


la maison THEODOR

http://www.theodor.paris 

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Inside THEODOR #8: Découvrez la Nouvelle signature de THEODOR, infusée par les Tealovers.

Nouvelle signature pour la Maison de thé THEODOR Paris. Parce que la vie est pleine de petits bonheurs..."
 

Après "4 minutes of Love",  "J'ai goûté à tes lèvres", " So sorry Georges" , THEODOR vous dévoile aujourd'hui sa nouvelle signature : "La vie est pleine de petits bonheurs...".
 
La Maison THEODOR a toujours signé différemment l'univers du thé. Une façon particulière de donner envie à ceux qui ne connaissent pas le thé, d’aller à sa rencontre.
Lui offrir un visage, l’incarner, lui insuffler du sens, afin d’éveiller le désir de le découvrir ou le redécouvrir, de la main de THEODOR, hors des chemins attendus.
Un parcours, une voie qui mène au bonheur, celui que l’on trouve grâce à une tasse de thé.
Pour la nouvelle signature de la maison, THEODOR souhaitait un message empreint de sens qui retrouve tout l'esprit du thé pour chacun.
Découvrir, s'évader, partager, faire une pause, être, se ressourcer, partir, bouger, pour toi, pour moi, vivre... et tant d’autres verbes qui expriment tout ce que le thé évoque en vous, que de nombreux Tealovers ont partagé lors d'une petite enquête online et qui furent donc l'inspiration de ce nouveau message.
Un moment de thé pour ceux qui le connaissent et l'apprécient au quotidien, cela exprime tant l'idée de l'évasion pour les uns (voyager, s'évader, rêver, partir...), l'idée du bien-être ( se relaxer, se pauser, se ressourcer, se cocooner, souffler...) ou encore celle du partage pour d’autres (recevoir, partager, découvrir, offrir.....). 

Oui, LA VIE EST PLEINE DE PETITS BONHEURS...
Et parce que le bonheur est un parcours, une trajectoire, pas une destination, nous trouvons le bonheur dans notre quotidien, dans nos expériences, entre elles, l'expérience THEODOR.
Celle de se voir dessiner en nous, grâce à une tasse de thé, de nouvelles sensations, de nouveaux visages, de nouveaux regards sur l’univers du thé.
L’expérience de se réserver pour soi ces petits moments qui nous réconcilient avec nous-mêmes, qui nous réconcilient avec les autres.
Nos petits bonheurs sont uniques et de ce fait différents, et pourtant, ils se ressemblent. Grâce à cet universel offert tel un cadeau par quelques feuilles de camélia, au cœur de notre bonheur quotidien.
 
Nous souhaitons que THEODOR puisse vous faire découvrir chaque jour un petit bonheur, chacun à sa manière, selon ses goûts, son caractère, ses humeurs… tout simplement dans une tasse de thé.
Parce que la vie est pleine de petits bonheurs… et que c'est positivement avec vous que nous la vivons.
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Inside THEODOR #6 : Rencontre avec Guillaume LELEU à l'origine de la Fête Internationale du thé.

Inside THEODOR #6 : Rencontre avec Guillaume LELEU à l'origine de la Fête Internationale du thé. | Inside THEODOR | Scoop.it

Un jour pour célébrer le thé partout dans le monde, sans vocation commerciale, juste un jour pour les amateurs de thé. 
Rencontre avec le Tea-taster Guillaume LELEU, à l'origine de cette Fête international du thé le 9 novembre 2007, il nous raconte cette célébration la veille de sa 7è édition.

 

Une mise en lumière du thé

Fêter le thé semblait une évidence pour la Maison THEODOR : le thé est vivant, est une boisson universelle aux mille visages comme les hommes. Il fait partie de la culture et histoire de nombreux pays, il fédère et cimente de nombreuses sociétés. En France, enthousiaste, Guillaume LELEU pose la couleur « j’ai souhaité que les feuilles de thé soient mises en valeur, en lumière, célébrer cet universel. Sortir des fêtes commerciales (promotions, nouveautés, offres…), souvent dépourvues de sens. Juste l’idée que ce jour là le thé aille à la rencontre des autres ».
Ainsi, la Maison THEODOR a choisi le 9 novembre, certes un petit clin d’œil avec un pointe d’insolence, la St. Théodore pour marquer ce jour, mais c’est également une date symbolique dans le cycle de production.
« Les jardins, de nombreux jardins débutent la mise en jachère jusqu’au printemps, un repos mérité, pour que la terre œuvre. N’oublions pas que le thé est le résultat de l’homme, le ciel et la terre » nous rappelle Guillaume LELEU. Début du repos donc, une douce mi-saison, entre l’automne et l’hiver dans le nord et le printemps et l’été dans le sud. Une période propice à la découverte.

 

Aimer le thé, faire aimer le thé

Ce n’est donc pas THEODOR qui fête le thé, THEODOR comme marque, mais on veut, poursuit Guillaume LELEU « que chacun, symboliquement s’approprie ce jour pour montrer son amour pour le thé et le partager. Car le thé n’est pas réservé à quelques uns, le thé est pour tous et tous les âges de la vie ». Découvrir, re-découvrir la richesse du monde du thé d’une façon conviviale, généreuse, spontanée.

« Les valeurs de cette fête ? Avant tout celles du plaisir, de la célébration, de la fête, de son amour pour le thé et aussi, celle de sa richesse, à travers la diversité de ses cultures et de ses consommateurs.

 

1è Fête du thé le 9/11/2007 à… La Réunion 

Surprenant de débuter cette fête outre-mer, en tant que « l’insolent parisien » Paris était un point de départ attendu. « Je voulais lancer cette fête en France, d’un coin de France, mais j’ai souhaité un lieu de melting-pot à l’image des couleurs du thé. La Réunion c’est la France et c’est un lieu merveilleux empreint d’arômes où de nombreuses cultures cohabitent harmonieusement, le thé étant un lien entre eux ».

Cette première édition fut marquée d’un défilé de haute-couture présentée par la styliste Isabelle Gastellier. Plus de 500 invités à l’Hôtel Le Palm en partenariat des sommeliers, des mixologistes, des gastronomes de l’île qui ont revisité le thé à travers des cocktails, de la cuisine au thé. «La robe de mariée qui a clôturé le défilé a été élaborée avec des sachets précieux de thé de la maison… une création éphémère qui a terminé dans la piscine de l’hôtel ». conclut Guillaume LELEU avec le sourire.

 

Le 9 novembre pour la Fête Internationale du thé nous sommes tous, amateurs du thé, invités à célébrer le thé, une sorte de communion du plaisir de découvrir et partager l’émerveillement quotidien que quelques feuilles de camélia nous offrent chaque jour.
 

Save the date pour 2014 ! Guillaume LELEU poursuit dans son rôle d’enfant terrible du thé et prépare dès cette année pour novembre 2014 un Flashmob géant mondial où il donne rendez-vous à tous les amateurs de thé, dans des lieux symboliques (Paris Trocadéro, Xitiandi à Shangai, Parc  de Polanco à Mexico, etc…) une tasse de thé à la main, à une heure dite, « pour montrer au monde entier que le thé est partage et nous sommes de millions à l’aimer au quotidien ».


Le rendez-vous est lancé. On n’y manquera pas ! 


En savoir plus sur la fête du thé ? Découvrez le tableau Pinterest qui lui est consacré : http://www.pinterest.com/maisontheodor/9-novembre-f%C3%AAte-internationale-du-th%C3%A9/


Retrouvez un aperçu des photos des Teatimes du monde entier, postées par les amateurs, lors de l'édition 2013, avec le hashtag #fdt9nov : http://statigr.am/viewer.php#/tag/fdt9nov/

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Inside THEODOR #4 : Au fil de la Seine... l'usine de Bonnières sur Seine fait revivre l'ancien site SINGER.

Inside THEODOR #4 : Au fil de la Seine... l'usine de Bonnières sur Seine fait revivre l'ancien site SINGER. | Inside THEODOR | Scoop.it

THEODOR s'est installé entre Seine et voie-ferrée, sur le vaste terre-plein qui fut depuis 1934 l'usine SINGER jusqu'à la fin des trente glorieuses dans les années 70.
L'histoire des lieux est présente encore aujourd'hui, et le témoigne cette architecture industrielle exceptionnelle conservée au plus proche de son état d'origine, et ce avant l'arrivée de Singer, puisque le site date du 19ès. C'est parce que justement ce lieu était habité par le passé, par l'âme de cette si belle usine, qu'elle fut choisie par l'Insolent Parisien.
Entre Seine et la voie ferrée Paris - Le Havre THEODOR occupe aujourd'hui plus de 5000 m² de ce site industriel qui fit vivre la région pendant plus de 30 ans.

Dans un premier temps, THEODOR a occupé un premier plateau, il s'agissait des anciens anciens ATELIERS d'ESSAYAGE où des ouvrières spécialisées essayaient avec minutie chaque machine, réglaient les dévidoirs, les tensions, exécutaient des essais de broderies, reprise.
Puis, THEODOR investit également la partie des "Decolletage / Etirage" des machines Singer.
Un lieu phare de l'industrie locale qui connaît aujourd'hui une seconde vie grâce à THEODOR et aux autres entreprises qui ont investie le site.

La Seine au coeur des lieux
Beau clin d'oeil du destin que de voir arriver grâce à THEODOR tant d'arômes venus d'ailleurs à ce lieu qui connut par sa situation privilégiée un véritable port : l'ancien site hébergeait un lieu d'embarquement et de déchargement avec un pont roulant dont les vestiges sont encore présents.
Aujourd'hui, des thés en provenance des pays producteurs trouvent place dans ces entrepôts pour être conditionnés, ou bien utilisés comme base des créations de la maison. 
Environ 100 tonnes de thé sous toutes ses formes sont traitées dans nos ateliers chaque année.
Les importations proviennent du monde entier, essentiellement d'Asie : Chine, Japon, Ceylan, Corée, mais aussi bien entendu, d'Inde, de Thaïlande, d'Afrique et nos matés du Brésil, d'Argentine...

La grande majorité de la production est du vrac à destination des détaillants revendeurs dans les différentes latitudes du globe, mais THEODOR produit également environ 200 à 250 000 boîtes annuelles, celle que vous avez chez vous, si joliment vêtues d'un ruban de satin et 5 millions de thés en sachets.

Malgré ces chiffres, la production reste très peu industrialisée, THEODOR veut perpétuer un travail quasi artisanal constitué de plusieurs petits Ateliers, sans chaîne d'assemblage, avec un processus de fabrication très peu industrialisé volontairement mais utilisant plus le savoir-faire de "petites mains" précieuses et spécialisées. Comme antan.

Demain, la suite de "Au fil de la Seine..."  nous restons à Bonnières sur Seine, nous rencontrerons celui qui rend possible cette production, véritable chef d'orchestre, le directeur de l'usine. A suivre...

 



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Inside THEODOR #2 : L'Insolent Parisien, portrait de Guillaume LELEU

Inside THEODOR #2 : L'Insolent Parisien, portrait de Guillaume LELEU | Inside THEODOR | Scoop.it

Il était une fois... L'Insolent Parisien. Portrait du créateur de THEODOR, un véritable artiste qui exprime son talent à tous les niveaux de ses créations : du design des boîtes de thé, en passant par la vaisselle, et bien entendu, ses créations de Maître. Rencontre.

L’empreinte d’un artiste insolent

Depuis 2002 Guillaume LELEU chahute le monde du thé avec l’insolence de son talent.

Il a gardé le regard de l’enfant espiègle et émerveillé, et avoue « La seule façon de prendre un thé, c’est de l’aimer ».

Pour Guillaume LELEU, le thé s’est imposé comme une évidence. Il prêtait sa plume à l’exercice complexe de décrire avec des mots les saveurs des thés envoyés par un grand Maître de thé.

C’est aujourd’hui dans le secret de son laboratoire, où opère l’alchimie dont lui seul détient le secret, qu’il exprime son talent dans ses créations.

Mélanges de maître, thés d’exception, détails délicats, l’empreinte de l’artiste surgit et nous fait voyager, porteuse de merveilleux.

Guillaume LELEU peut s’enorgueillir d’une exceptionnelle réussite, la Maison THEODOR est présente dans plus de 35 pays dans le monde.

« Dix ans, c’est la première date marquante », souligne-t-il, heureux et fier d’avoir su rester fidèle à lui-même, à ses rêves.

Heureux d’être libre dans ses créations, car sa liberté, comme son âme, n’a absolument aucun prix.

Nomade, L’Insolent Parisien aime voyager à travers le monde, et pas uniquement dans les jardins de thé et les villes du monde où la maison THEODOR est installée, voyager pour trouver l’inspiration.

Il a atteint l’inaccessible pour bon nombre d’artistes :  dessiner un sourire sur chaque visage, grâce à une tasse de thé, comme un trésor intime et personnel. « On ne peut rêver plus jolie récompense », avoue-t-il.


Pour vous, l’Insolent Parisien répond au célèbre « Questionnaire de Proust »

 

Le bonheur parfait, selon vous ?  
Vivre en harmonie avec soi-même

 

Où se trouve le meilleur endroit pour prendre un thé ?
Chez soi, au quotidien, dans notre environnement de tous les jours.

 

Le trait de caractère dont vous êtes le moins fier ?
La Certitude, je pense que l'on ne peut être sûr de rien.

 

La qualité que vous préférez chez un thé?
Sa puissance sensorielle

 

Et chez quelqu'un ?
L'humilité

 

Votre plus grande peur ?
Ne plus pouvoir aimer.

 

Que possédez-vous de plus cher ?
Je ne possède rien, absolument rien.

 

La couleur que vous aimez ?
Une couleur "velours"

 

La fleur que vous aimez ?
La fleur de Frangipanier

 

Les mots ou noms que vous préférez ?
Beauté, honnêteté, rêve, funambule, chuchoter, soupçon, plaisir. Paris, New-York, Shanghaï, Darejeeling, le Tibet. Tamaryoku-cha, souchong, jade.

 

Vos auteurs favoris ?
Baudelaire, Guitry, Nothomb, Suskind, Ionesco

 

Votre livre de chevet ?
Les fleurs du mal

 

Vos compositeurs préférés ?
Mozart, suis un fanatique de Wolfang

 

La chanson que vous sifflez sous votre douche ?
Soon, we'll be found (Sia)

 

Vos peintres favoris ?
Benharouche, Barradas, Rothko, Warhol, mais aussi St-Phalle, Degas

 

Votre film culte ?
La vie est belle, La liste de Schindler, Le voyage de Chihiro...

 

Votre famille de thé préférée?
les Wu-longs

 

Le talent que vous voudriez avoir ?
Le don d'ubiquité

 

Votre plus grand regret ?
de ne pas être le meilleur des pères

 

Les fautes qui vous inspirent le plus d'indulgence ?
La maladresse

 

Si vous deviez changer une chose dans votre apparence physique ? Presque tout.

 

Comment aimeriez-vous mourir ?
Par choix

 

Etat présent de votre esprit ?
Rester spontané

 

Votre devise ?
Il ne coûte rien de donner.

 


Merci Monsieur L'Insolent Parisien pour ces réponses, pour vous dévoiler un tout petit peu autrement que par l'âme de vos créations. 


 

 [ Envie d'en savoir plus sur L'Insolent Parisien ? ]

Suivez son compte Instagram où il partage aussi bien sa jolie plume que ses photos.
http://instagram.com/l_insolent_parisien 

 

Ou bien les tableaux Pinterest de la maison THEODOR dont un qui lui spécialement consacré :
http://www.pinterest.com/maisontheodor/guillaume-leleu-linsolent-parisien/ 

 

Ou encore son compte Twitter où il partage souvent ses états d'âme et quelques indiscrétions... :
http://twitter.com/GLeleuTheodor 


=> (à suivre) #3 AU COEUR DU 16è arrondissement de PARIS



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