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immobilier, Perrette et le pot au lait ...!!!

immobilier, Perrette et le pot au lait  ...!!! | INNOVATION | Scoop.it

Appuyé sur l'inébranlable certitude de son succès, l'investisseur, tout comme la Perrette du pot de lait, s'en va Comptant dans sa pensée tout le prix de son immobilier, en emploie l'argent pour faire de plus en plus coquet, de plus en grand. Autrement, il n'investirait pas n'est-ce pas ? Le bon La Fontaine n'est pas qu'un excellent moraliste, il est aussi, dés qu'on veut bien lire entre les lignes, un avisé économiste, un observateur hors pair des jeux de pouvoir et des relations sociales, un spécialiste de l'industrie de la tromperie et de la séduction, qui sont ingrédients de première nécessité dans la cuisine immobilière de nos temps. Suivons donc notre Perrette ainsi joliment troussée, notre Perrette la laitière, déjà propriétaire fortunée, bientôt milliardaire....

Un mot sur les sources

Esope d'abord, fort au fait des affaires de son temps, auguste grand-père de Perette. "Tout le récit de la vie d'Ésope est parcouru par la thématique du rire, de la bonne blague au moyen de laquelle le faible, l'exploité, prend le dessus sur les maîtres, les puissants. En ce sens, Ésope est un précurseur de l'antihéros, laid, méprisé, sans pouvoir initial, mais qui parvient à se tirer d'affaire par son habileté à déchiffrer les énigmes"

Vous ? moi ! Encore que pour la beauté et l'intelligence, à défaut de la puissance, nous ne soyons plutôt gâtés.

Il ne nous en faut pas moins cependant, tant notre monde actuel, et celui de l'immobilier en particulier, est sous le contrôle de très-puissants, de Groosa Schäffs : groupes et gros syndicats professionnels, notaires, banquiers, Etat. Cheminons donc résolument sous les auspices d'un si haut caractère si nous voulons avec profit conduire notre enquête dans les arcanes périlleuses des affaires immobilières et éventuellement éviter d'être pris pour une bille.

Bien évidemment, à tout seigneur tout honneur, La Fontaine : Quel esprit ne bat la campagne ? Qui ne fait châteaux en Espagne ? Vous voyez, nous sommes en plein dans le sujet.

Mentionnons Goncourt aussi, Edmond de, qui, pour écrire son "Chérie" ne recula devant rien : il fit parvenir des milliers de lettres aux jeunes filles de la bonne société pour leur demander de lui dire comment elle pensaient. C'est à partir de leurs réponses qu'il bâtit son Chérie, un succès.

Le rapport avec le sujet ? De la même façon, et pour étendre la portée de ce texte, le lecteur avisé se reportera aux commentaires du billet précédent "Immobilier, croissance et extravagance", ainsi qu’à ceux du présent où l'on trouvera un trésor de conseils avisés et prudents et une foule d'excellentes contributions sur la question.

Je ne peux les évoquer tous, les commentateurs, ma gratitude s'exprime collectivement. Mention toute spéciale à Lephenix, si proche-parent de la Fontaine, que Perrette aurait été avisée de prendre comme conseiller avant de s'embarquer dans ses plans, et mon compatriote alsacien très spitz, espiègle, un rien impertinent. Pour comprendre l'immobilier aujourd'hui, il faut effectivement être un rien iconoclaste, un rien espiègle. "Un rien" comme répète souvent Goncourt. Il faut aussi garder la tête près du bonnet, autant de qualités dont nous ne manquons pas à Schtrosbura ou à Keschteholz.

Citons enfin l'un de ces commentaires, essentiel pour l'établissement de vérités majeures et l'invitation à la prudence pour notre laitière : Immobilier en Allemagne -24% - Immobilier au Japon -22% - Benêtland : x 2,5 ... **

Deux magazines doivent être présentés ici puisqu’on parle de l’immobilier et de ses pièges : Premièrement, Notaires. J'ai dans les mains l'édition récente de l'Ain qui, par la plume de sa présidente Maitre Barbara Breuil en appelle à la nécessité de "restaurer la confiance" ! Y'aurait-il urgence ? Deuxièmement, le magazine Lisette, notamment la livraison du 23 octobre 1925, intitulée "dans la forêt", rappel d'une opportunité et d'un recours s'il en est lorsqu'on parle économie, lorsqu'on parle immobilier.

On ne pourra ignorer pour terminer le discours psychotropique et sucré du vaste dispositif de la publicité mis en place par les banques, les professionnels de l'immobilier, voire l'Etat, sans le secours duquel tout s'écroulerait dans un fracas d'apocalypse.

Mes billets ne sont pas polémiques, même s'ils se veulent légèrement ironiques parfois, ils ne traitent pas de l'actualité" au jour le jour, filon qu’il convient de laisser à Voici à Voilà. L'immobilier est affaire de profondes perspectives, de perspicaces et détachées analyses, d'observation longues et discrètes. Par ailleurs, sur Agoravox, il est facile de s'apercevoir que, lorsque les esprits ne s'échauffent pas au point d'entrer en transes, les commentaires enrichissent considérablement les textes. Voilà quelques raisons qui expliquent le parti que j'ai pris de n'intervenir pas en dehors des lignes qui m’ont été validées par la Modération. Tout cela évoluera plus tard vers un observatoire indépendant de l'immobilier et de la transaction. Ce serait hors sujet d'en dire le moindre mot maintenant. D'ailleurs, à trop échafauder, je risquerait les déboires de mon héroïne.

Perrette, elle n'a pas besoin de se tordre les méninges pour rêver d'immobilier

Des rêves, elle en est gavée. Tout le monde l'invite à rêver et l'encourage à passer à l'acte ... notarié ! Agents, promoteurs, banquiers, notaires, lois de l'état, Scellier, Duflot après Chalendon, lois dites de « défiscalisation ».

D'abord, les taux sont bas et par conséquent très incitatifs à l'achat.

Pour une capacité de remboursement de 1 000 euros par mois durant vingt ans, un ménage peut désormais emprunter 181 620 euros au taux actuel de 2,92%, par opposition à seulement 166 466 euros au taux de 3,9% en vigueur en janvier 2012 - 15 154 euros de moins, 15154 euros d egagnés ! Si la tendance devait s'inverser, « Les primo-accédants modestes seraient les plus pénalisés », prédit une note de conjoncture des notaires de France publiée en juillet. Elle observe que les taux bas ont permis « de maintenir un certain niveau de volume de ventes » et « d’enrayer » du coup une baisse des prix qui aurait été plus forte si le nombre de transactions s’était effondré.

Ensuite, la promesse jamais démentie de doubler sa mise en quelques petites années.

Depuis une quinzaine d’années, les tarifs de la pierre ont triplé en Ile-de-France et plus que doublé en moyenne nationale. Même à force de flamber, le marché ne s’est pas essoufflé.

La demande ne faiblit pas, tout le monde se rue à l'achat.

"Des studios très recherchés. La demande locative est à flux tendu. Les studios se louent rapidement ", indique Yann Livet. Un deux-pièces de 30 mètres carrés se loue, en moyenne, 650 euros. En plein centre-ville, Nexity commercialise un programme neuf à 300 mètres de la gare. Comptez 170 000 euros pour un F2 de 40 mètres carrés et 260 000 euros pour un F3 de 63 mètres carrés avec parking et balcon.

Les conseils ne vous manqueront pas, paroles d'experts !

"...sa localisation qui semble être le premier facteur de prix ; à Paris, le mètre carré d’un studio, par exemple, est évidemment plus cher qu’à Trifouilly les oies, un certain nombre de fois"

Les raisons absolues non plus.

« Entre les emplacements pour les Vélib’, les Autolib’, les transports de fonds, les vélos et cyclomoteurs, les personnes handicapées, on ne trouvera bientôt plus de place en surface pour se garer à Paris ou dans les grandes villes de France. Investir dans un parking, ce n’est donc pas idiot », confiait récemment un notaire, car ce placement malin peut « valoir de l’or », selon la société Wall-market.com.

Non seulement la citation ci-dessus nous renseigne immédiatement sur les grossiers stratagèmes des marchands. Observez bien, le notaire se fend d'un conseil, Wall-market en renforce l'intérêt puisque ça peut "valoir de l’or". Parfait. Parfait. Mais que fait Wall-market ? Il - ou elle - vend des parkings ! Cette collusion des pouvoirs de contrôle, qui ne manque pas d'inclure les media, pourra se trouver illustrée par bien d'autres exemples.

Mais, de plus, là, attention ! L'Ultima ratio Imobiliarum ouvre la cage de Pandore ! Les problèmes les plus graves du systèmes se trouvent rameutés comme arguments à l'investissement, il faut oser ! ça sent le va-tout. Là, Perrette devrait sentir la puce lui monter à l'oreille et la moutarde au nez. Il lui faut se gratter la tête, bien vérifier qu'elle a encore son lait, s'arrêter et bien tâter le terrain si elle ne veut pas sauter, car il est visiblement miné. .

Lorsque les manoeuvres ne sont pas dolosives, elles relèvent purement et simplement d'un art consommé du truisme, de la tautologie et des vérités toutes faites et toutes plates, mais il faut bien occuper le terrain, emplir le paysage de personnages patentés, experts et rassurants.

Pas plus tard que le 7 août, Nicolas Costes : L'évolution du pouvoir d'achat immobilier n'est effectivement pas homogène sur l'ensemble du territoire ; ceci s'explique par les évolutions locales des prix d'une part et par l'évolution des taux d'intérêt d'autre part.

Y'aurait pas d'autres facteurs Nicolas ? Que ces deux là ?

Pollution en augmentation, insécurité en augmentation, menaces de crise, voir d'effondrement économique, dé-protection de son investissement .. chômage, accidents sociaux, et puis .. ennui ! ennui de vivre dans les bruyantes et inconfortables mégapoles, petite épidémie de coups de blues dés la rentrée 

A taux d'intérêt et revenu du ménage constants, une baisse des prix immobilier se traduit par une hausse du pouvoir d'achat immobilier des ménages.

Read more athttp://www.atlantico.fr/decryptage/... ;

"La question de savoir où acheter dépend de la finalité de votre acquisition immobilière : voulez-vous faire un investissement locatif, acheter une résidence secondaire pour vos vacances ou votre résidence principale ? A chacune de ces finalités sont attachées différentes problématiques : "Vais-je trouver facilement des locataires ? Vais-je passer toutes mes vacances là-bas ? "

C'est le B - A BA. Faut-il vraiment être un expert, un économiste, spécialiste pour sortir ça, vous ne croyez pas ? 

Des niaiseries en n'en plus finir, qui bien souvent n'hésitent pas à se contredire, des sottises en enfilades, aussi serrées que les sinistres signaux des foreclosures streets en la U.S.A  :

S'il y a un bon moment pour acheter, c'est peut-être celui au cours duquel la demande est faible (parce qu'en vacances par exemple, comme un mois d'août à Paris...) : moins de visites, donc moins d'acheteurs concurrents, donc un pouvoir de négociation accru auprès du vendeur (surtout s'il est pressé de vendre).

Les fondamentaux économiques de la France ne devraient pas subir de changement majeur dans les mois à venir (le taux des OAT10 devrait donc rester relativement stable) et la demande immobilière ne devrait pas non plus connaître de sursaut majeur avant que la reprise économique et une baisse sensible du chômage n'interviennent (la concurrence entre banques pour capter les emprunteurs peu nombreux devraient donc se poursuivre et contenir leurs hausses de taux).

A propos de Perette et du pot au lait, c'est plutôt du pot aux roses qu'il nous faudrait parler.

Perette, elle, elle commence à pressentir des embûches sur le chemin du rêve immobilier

Perette, elle commence à voir le danger, à comprendre la réalité empirée, comme il y a une réalité augmentée, qui n'en finit pas d'augmenter, comme l'immobilier qui sert d'alibi à toute une partie de l'économie, comme la tour de Babel, même si on va chercher l'epsylon d'augmentation avec les dents. Elle se dit « prudence ma mie », elle s'arrête à nouveau, regarde, écoute, découvre qu'on lui ment bien souvent, qu'on lui a menti, qu'on la somme de jouer au bonneteau, avec la complicité de l'établissement, qu'on veut lui voler son lait, que les choses sentent l'aigre.

Le nombre de transactions immobilières a chuté en France. En 2012, le secteur des agences immobilières aurait perdu plus de 10.000 emplois en France. la faiblesse du nombre de transactions cette année ne laisse pas beaucoup d’espoir pour 2013. Plus de 3.000 agences immobilières auraient fermé leur porte, c’est le triste constat que fait la FNAIM en début d’année 2013.

Dans une étude consacrée à l’immobilier en Europe, Standard & Poor’s attribue à trois facteurs le maintien à un niveau élevé des prix de l’immobilier en France : taux d’intérêt bas, ouverture des vannes du crédit par les banques et déséquilibre entre l’offre et la demande de logements. L’agence de notation qualifie de « très cher » l’immobilier français qui « n’est qu’au début de sa phase de correction ». Pour 2013, elle prédit une baisse de 4%.

Bernard Cadeau, le sémillant patron du réseau ORPI, a lancé cet hiver son pavé dans la mare en déclarant au plus fort de la dernière phase de la dernière crise immobilière : « les prix demandés par les vendeurs sont surestimés, peut-être de 15% » !

Pour certains économistes, Londres entretient une bulle immobilière à un moment où les particuliers britanniques restent très endettés par rapport à ceux des autres pays occidentaux. Selon ces critiques, il le fait par dépit parce qu’il n’arrive pas à faire repartir l’investissement des entreprises. Exactement comme Paris.

Que de constats et de prévisions alarmantes ! On en serait là ?

C'est impossible voyons ! L'immobilier est la principale fortune des Français, ce qui reste quand on a tout épuisé. 20 % de volume de transactions en moins, 20 % de chute des prix, c'est une chute de plus de 30 % du revenu des agents, des banquiers, des notaires, de l'Etat, des régies publicitaires, la ruine des Groosa Schäff ! L'immobilier, tout comme la terre, ne saurait mentir.

Ressaisissez vous, écoutez !

"Ce mardi, le Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS) a indiqué que son indice très suivi mesurant les anticipations de prix des biens signalait une hausse à venir d’une ampleur jamais vue depuis 2006."

"Glacière 37 m2 318 000 / Neuilly Bois Sablon 1.2 millions ..97 m2"

Alors, convaincue ?

La nôtre de Perette, pourtant, elle ne devrait pas se laisser distraire si facilement. Elle ne va pas sauter si étourdiment. Son lait, elle ne va pas le renverser, elle n'ira peut-être même pas le vendre au marché, elle le boira et le distribuera autour d'elle. Et quand les myriades de cigales encouragées en cela par tous les forces de l'administration et de l'état ruiné à raz viendront frapper à son huis, elle leur dira, forte de ses économies, avec le bon sourire de ceux qui se tiennent loin de l'orgie : dansez maintenant.

 

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L’usage de l’innovation ouverte au sein des entreprises semble s’être généralisé : 78% des entreprises européennes et américaines déclarent l’utiliser, souvent et depuis des années. Ce sont en effet les conclusions d’une étude menée par le Centre Gardwood pour l’innovation en entreprise de l’Université de Californie et la Fraunhofer-Gesellshaft, un organisme allemand spécialisé dans la recherche en sciences appliquées sur 2800 grandes entreprises. Mais tous ses aspects n’ont pas la même importance aux yeux des entreprises. Ainsi, la co-création avec le consommateur, l’utilisation informelle des réseaux sociaux et la collaboration avec la recherche universitaire serait favorisées.


Via fduport, Philippe Crêteur
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