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Ver tueur de lombrics : une catastrophe écologique majeure

Ver tueur de lombrics : une catastrophe écologique majeure | info | Scoop.it

Voici une nouvelle et très grave menace qui pèse sur notre équilibre écologique. Cette fois, c'est sous nos pieds, dans le sol de nos jardins, dans les pots de fleurs qu'elle se cache sous la forme de vers. Des plathelminthes terrestres invasifs viennent d'être découverts en France.

 

Ce ver est originaire de Nouvelle-Zélande et est probablement arrivé en France dans des pots de fleurs, indirectement, via l'Angleterre victime de ce fléau depuis plusieurs années.

 

Car les plathelminthes terrestres invasifs sont de redoutables prédateurs qui dévorent nos vers de terres, les lombrics. Or, les lombrics sont un maillon essentiel de la biodiversité. Les chercheurs n'hésitent pas à parler de catastrophe écologique majeure...


Il y a quelques temps, des élèves d'une école maternelle découvraient dans la cour de jeux plusieurs "bêtes", ressemblant à des reptiles d'une quarantaine de centimètres de long... Un spectacle qui fait froid dans le dos.

 

Il ne s'agissait pas de serpent mais de l'une des quatre espèces de Plathelminthe découvertes en France depuis quelques mois. Car, il y a six mois, personne ne savait que ce ver s'était installé en France. Il a fallu la perspicacité d'entomologistes amateurs pour donner l'alerte. Le professeur Jean-Lou Justine du Muséum National d'histoire naturelle a rapidement ouvert une page web consacré à cet animal. Au fil des mois, les témoignages se sont multipliés, confirmant que les plathelminthes étaient bien installés en France, avec deux régions particulièrement touchées, la Bretagne et le midi.

 

Aujourd'hui les scientifiques ont acquis la conviction que les plathelminthes terrestres sont probablement présents sur tout le territoire national. Chez nous, ils n'ont ni prédateurs, ni parasites et peuvent donc se reproduire et se répandre sans limites. Le problème, c'est qu'au moins l'un des quatre espèces se nourrit de nos bons vieux vers de terre, les lombrics qui sont sans défense face à cet ennemi redoutable.

 

En Angleterre où ce ver est présent depuis plusieurs années, les lombrics ont totalement disparu de certaines localités. C'est la perspective de la disparition des lombrics qui constitue une "catastrophe écologique majeure". Car ce sont eux qui fertilisent le sol, l'aère et permettent donc aux végétaux de se développer normalement.

 

L'autre problème c'est le fait qu'on ne sait aujourd'hui presque rien sur ces vers, qui pourraient même être toxiques pour l'homme. On ignore même le nom de deux des espèces recensées en France. Les recherches ne font que commencer. Les chercheurs cherchent d'abord à établir une carte de la présence de ces animaux dans l'hexagone. Ils lancent un appel urgent pour cela aux jardiniers amateurs.

 

"Ces bêtes vivent dans le sol. On a vraiment besoin du public et notamment des jardiniers amateurs. Ce sont eux qui ont les mains dans la terre, qui travaillent le sol et qui sont capables de les repérer...", insiste le professeur Justine.

 

Le ver plat invasif est assez facile à reconnaître. Il est un peu aplati, noir avec deux vagues bandes dorées. Il arrive qu’on le rencontre en amas emmêlé. C’est un organisme d’apparence anodine, mais d’un impact majeur pour l’environnement. Il n’est pas venimeux, mais peut être toxique si on l’ingère (et ne peut donc se substituer au lombric dans la chaîne alimentaire).

 

Nous lançons donc un appel à témoin afin de réaliser une cartographie de son implantation.

 

Si vous avez observé un tel animal, contactez le Professeur Jean-Lou JUSTINE.


Téléphone : 01 71 21 46 47.


Adresse courriel : jean-lou.justine@mnhn.fr


Via Damoclès , Karl Buléon
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FUKUSHIMA: Des "liquidateurs" témoignent de l'enfer sur terre

FUKUSHIMA: Des "liquidateurs" témoignent de l'enfer sur terre | info | Scoop.it

Conditions de travail déplorables, sous-équipement, rafistolage... L'inventaire interdit de ces ouvriers en première ligne face aux radiations.

 

En décembre 2011, le gouvernement japonais soutenait que la situation était stabilisée à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, victime d'un tremblement de terre doublé d'un tsunami neuf mois plus tôt. Pourtant, deux ans et demi après la catastrophe, il n'en est toujours rien. Il ne se passe pas un mois sans un nouvel incident.

Enfin... quand l'information filtre hors de la zone de quarantaine.

 

Car il est extrêmement difficile de savoir ce qui se passe sur place, les 3 000 employés - ou "liquidateurs" - étant tenus contractuellement à un devoir de réserve. Mais après des mois de non-dits et de mensonges, le mur de l'opacité s'est fissuré. Trois d'entre eux ont témoigné anonymement en avril dernier dans l'hebdomadaire Shukan Spa ! En France, Courrier International s'est fait l'écho de cet article, traduit dans la langue de Molière, dans son édition du 20 septembre (lien payant). Des propos inédits, qui en disent long sur l'ampleur de la catastrophe toujours en cours au Japon.

 

"Chauffeurs de bus ou poissonniers"

 

Ce qui frappe, d'abord, c'est la non-qualification des ouvriers envoyés sur place : "de la chair à canon", se plaignent-ils. Car si le bon sens voudrait que des techniciens hautement qualifiés s'occupent du sinistre, c'est tout le contraire qui se produit. "Ceux qui opèrent sur le site étaient auparavant chauffeurs de bus ou poissonniers", rapporte Gobo. Sans emploi depuis le ravage de leur région, ils se sont tournés vers Tepco, l'opérateur de la centrale, qui avait besoin de bras.

 

En tout, près de 20 000 travailleurs ont défilé sur le site. Près de 1 000 ont été exposés à des radiations supérieures à cinquante fois la dose admissible en France. "La faiblesse des rémunérations, les risques sanitaires et la précarité de l'emploi sont autant de raisons qui éloignent les ouvriers qualifiés. J'ai vu des équipes constituées de débutants, incapables de serrer ne serait-ce qu'un boulon !" enrage un autre employé. Résultat, dans les lieux très exposés, c'est parfois le chef d'équipe, seul à même de mener les opérations à bien, qui travaille... pendant que ses collègues observent.

 

Irradiés, humiliés, mal payés

 

Tout aussi grave, les témoins décrivent comment les entreprises employées par Tepco sous-traitent elles-mêmes au quatrième voire au cinquième degré les tâches de réparation ou de démantèlement qui leur sont commandées. Une fois leurs marges déduites, les opérations sont donc menées au rabais, et les techniciens ne se sentent pas respectés : leurs vêtements de travail sont "froissés, tachés", voire "malodorants". "Les casquettes en coton ont tellement rétréci au lavage qu'on ne peut plus les porter", dénonce l'un d'entre eux.

 

Et alors qu'il faudrait utiliser des canalisations en fer, plus solides, on se contente d'en poser en plastique. Du "rafistolage", s'écrient-ils. Quant aux robots envoyés sur place, leurs processeurs grillent les uns après les autres. Finalement, c'est encore et toujours un humain qui va en première ligne, en dernier ressort.

 

On pourrait s'attendre à ce que ce travail aux portes de l'enfer - la température à l'intérieur de certains bâtiments atteints parfois 40 °C, avec combinaison intégrale sur soi - soit au moins correctement payé... Il n'en est rien : les techniciens touchent à peine l'équivalent de notre SMIC. Tous sont unanimes : si les choses ne changent pas (plus d'investissements, de vraies formations), il ne faudra pas s'étonner que "des accidents se reproduisent". Encore.

 

Lire la totalité de ces incroyables témoignages sur le site de Courrier International


Via Damoclès
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