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A la veille du débat que Mediapart organise, jeudi 29 mars au Théâtre national de Chaillot sur le thème « Des économistes au-dessus de tous soupçons ? » en présence de nombreux économistes ou chercheurs, je voudrais apporter ici, par avance, une première pierre à cet échange. Et à cette fin, je voudrais expliquer les raisons qui m’ont conduit à mener une longue enquête sur les économistes français, consignée dans un livre, intitulé Les imposteurs de l’économie (Editions Gawsewitch).
Débat autour du livre de L. Mauduit, 29/03/2012. « L’OPA de la finance sur le monde des économistes a-t-elle réussi ? », c’était tout l’enjeu du débat organisé jeudi 29 mars au Théâtre national de Chaillot devant près de trois cents personnes. Une discussion qui a fait émerger un enjeu important pour l'avenir: permettre aux théories économiques critiques de trouver une caisse de résonance dans le débat public. On peut écouter l'ensemble des interventions sur ce site de Mediapart.
Le livre de Laurent Mauduit sur les conflits d’intérêts des économistes suscite pas mal de débats. Il attaque, les intéressés répondent. Au-delà des dénonciations individuelles, il paraît important de poser 3 questions : ce problème est-il typique de notre époque ou des périodes d’euphorie financière ? Est-ce que ce sont uniquement les économistes individuels qu’il faut blâmer ou la « science économique » dominante ? Est-ce les économistes se sont déjà saisis du problème ou pas ?
Un livre, un documentaire et plusieurs articles pointent les conflits d'intérêts des économistes médiatiques, et dénoncent une pensée unique. Réactions de Patrick Artus, économiste à Natixis, et de Dominique Plihon, d'Attac.
Editoriaux, matinales radiophoniques, plateaux de télévision : en pleine campagne présidentielle, une poignée d'économistes quadrillent l'espace médiatique : leurs diagnostics seraient-ils aussi crédibles si ces « experts » rendaient publiques...
Pourquoi des économistes de tout bord, politiques et théoriques, ont-ils décidé de créer l'Association française d'économie politique ?
At its meeting on January 5, the Executive Committee of the American Economic Association adopted extensions to its principles for authors' disclosures of potential conflicts of interest in the AEA's publications.
Le débat fait rage en ce moment autour de la probité des économistes. La question est la suivante : les économistes universitaires qui exercent également dans le privé sont-ils de ce fait influencés dans leurs analyses théoriques et dans les conseils qu’ils prodiguent ? Par ailleurs, les économistes médiatiques sont-ils compétents ? Enfin, les économistes les plus influents ont-ils une responsabilité dans la cécité de la profession face à la crise ?
Mis en cause sur le blog d'Alternatives économiques par Jean Gadrey, Christian de Boissieu et Jean-Hervé Lorenzi ont souhaité répondre.
Dans un article de 2009 de son blog, Jean Gadrey s'exprimait à la suite d'un article paru dans Le Monde, sur les liens forts entre les économistes en vue et les acteurs de la finance : certains membres du CAE (C. de Boissieu, H. Lorenzi en tête) étaient alors pointés du doigt pour leurs "liaisons dangereuses".
Le 5 septembre 2009 un article du Monde s'interroge sur l'incapacité des économistes financiers et macroéconomistes à prévoir cette crise financière.
Wikipedia : Inside Job est un film documentaire américain produit, écrit et réalisé par Charles H. Ferguson sorti en 2010. Il analyse les causes de la crise financière mondiale débutant en 2007 et a remporté l'Oscar du meilleur film documentaire en 2011. En particulier, le film éclaire le lien incestueux d'universitaires prestigieux qui, du fait de la réputation de sérieux scientifique, ont fourni une garantie (articles, rapports à la chambre de commerce d'Islande) mais ont été rémunérés (grassement) et on fait, ou font encore, partie des conseils d'administration de grandes entreprises financières mises en cause : Banques financières (Merrill Lynch, Morgan Stanley, Lehman Brothers, assurances (AIG), agences de crédit immobilier (y compris gouvernementales: Freddie Mac & Fannie Mae) et agences de notation financière (Standard & Poor's, Fitch Ratings, Moody's).
Synopsis : Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations prémâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur. En 1932, Paul Nizan publiait Les Chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi. Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, Les Nouveaux chiens de garde dressent l’état des lieux d’une presse volontiers oublieuse des valeurs de pluralisme, d’indépendance et d’objectivité qu’elle prétend incarner. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information pervertie en marchandise.
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Les bonnes feuilles du Livre de L. Mauduit. Première partie : "l'OPA des grandes banques et compagnies d’assurances françaises sur les pôles d’excellence de l’enseignement supérieur et de la recherche économique en France. Ces extraits sont complétés par la mise en ligne dans leur version intégrale de deux rapports confidentiels de la Cour des comptes sur l’Ecole d’économie de Paris et sur l’Ecole d’économie de Toulouse."
La suite des bonnes feuilles du livre de Laurent Mauduit.
C'est la thèse que développe Laurent Mauduit dans un livre où il attaque personnellement une poignée d'experts français très médiatisés. Voici les pièces de l'accusation et les réactions des intéressés.
La profession, mise en cause pour ses connivences avec la finance et les médias, cherche à élaborer de nouvelles règles déontologiques.
Avril : la fête des poissons, des œufs en chocolat… et des économistes ? Dernier en date à s’interroger sur cette science suspectée de dogmatisme et de conflit d’intérêts : le Monde économie. Et d’essayer de répondre à la question posée en 2008 par la reine d’Angleterre aux économistes britanniques : "Pourquoi personne n'avait-il prévu (cette) crise ?
Les attaques légitimes contre les économistes, incapables de prévoir la crise, prennent soudain une tournure nauséabondes. Le président du Cercle des économistes s'insurge contre des procédés dignes des années 1930.
Quelques semaines après la parution d’une enquête consacrée à la collusion entre économistes et institutions financières privées dans les colonnes du Monde diplomatique, l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) vient d’adopter une nouvelle charte déontologique.
Communiqué du Bureau de l'Association Française de Science Economique Le 29 mars 2012 "Le Bureau de l'Association Française de Science Economique est pleinement conscient que les turbulences économiques actuelles, les attentes de solution qu'elles suscitent et donc les sollicitations auxquelles sont exposés les économistes, en particulier universitaires et chercheurs des organismes publics de recherche, rendent nécessaire une réflexion rapide sur les questions éthiques et la déontologie des économistes. Le Bureau a décidé de créer un groupe de travail chargé de recenser les dispositifs d'encadrement des pratiques des économistes, en particulier universitaires et chercheurs, et de proposer des recommandations de "bonne conduite". Une table-ronde consacrée à ces questions sera organisée lors du prochain congrès de l'association qui se tiendra à Paris en juillet 2012. Par ailleurs, le Bureau a pris contact avec l'AJEF pour une réflexion commune sur l'analyse économique et ses débats, et les conditions de leurs diffusions par les médias." Communiqué validé par le président de l'Association Française de Science Economique, Hubert Kempf.
L’OFCE a adopté une charte déontologique pour l’ensemble de ses publications. Dorénavant, tous les auteurs seront tenus de révéler à l’OFCE leurs conflits d’intérêt potentiels.
Haro sur les économistes. Dans son numéro consacré au "scandale des élites", Le Point s'interroge sur l'indépendance de certains économistes et leurs prédictions à géométrie variable. Le Conseil d'Analyse économique (CAE), officiellement chargé d'"éclairer les choix du gouvernement" est notamment dans le collimateur. Quand certains de ses membres ne sont pas dans une situation de conflit d'intérêts potentiel, d'autres se démultiplient dans les médias quittent à émettre des analyses contradictoires.
What Were They Thinking? - Francis Fukuyama & Seth Colby - The American Interest (September/October 2009 issue). The ideas of economists and political philosophers, both when they are right and when they are wrong, are more powerful than is commonly understood. Article complet réservé aux abonnés.
Suite à la crise économique dite de la Grande Récession (2008 et après), le rôle des économistes financiers1 a été remis en question sur plusieurs points, notamment sur leur incapacité à prévoir cette crise financière et sur l'existence de possibles conflit d'intérêts avec l'industrie bancaire et financière. Des économistes (qu'ils soient macroéconomistes ou économistes spécialistes de la finance) occupant des postes rémunérés au sein d'institutions financières peuvent en effet être influencés dans leurs travaux et recommandations qu'ils présentent aux gouvernements et au grand public.
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